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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Le groupe, longtemps incontournable dans les ports du continent, a été liquidé à l’été 2017. Son dernier PDG réclame 1,5 million d’euros à la fille du fondateur, qui se dit ruinée.
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Récit

Necotrans, le naufrage d’un empire français en Afrique

Le groupe, longtemps incontournable dans les ports du continent, a été liquidé à l’été 2017. Son dernier PDG réclame 1,5 million d’euros à la fille du fondateur, qui se dit ruinée.

Par                                            Xavier Monnier et 
Joan Tilouine
    



LE MONDE
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        Le 25.03.2018 à 17h30

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        Mis à jour le 25.03.2018 à 17h37






                        

Crédits : ISSOUF SANOGO / AFP


                    

Le courrier est arrivé mi-février. Il a été reçu comme une claque par Sophie Talbot. L’ancienne actionnaire majoritaire du groupe de logistique portuaire, pétrolière et minière Necotrans se voit réclamer par Grégory Quérel, dernier PDG de la compagnie, près de 1,5 million d’euros. Qu’un dirigeant d’une entreprise disparue se retourne contre son actionnaire est une procédure rare dans le monde des multinationales. Elle est d’autant plus mal vécue que nombre d’anciens salariés de Necotrans considèrent M. Quérel comme le fossoyeur du groupe. « C’est la famille Talbot qui a fait Grégory Quérel, qu’il se retourne maintenant contre elle est tout simplement incroyable et indécent ! », fulmine l’un des anciens grognards du groupe. Tous connaissent la situation financière désastreuse de Sophie Talbot.
Sa famille figurait toujours dans le classement des 500 plus grandes fortunes de France en 2017. L’héritière du fondateur de Necotrans se dit pourtant ruinée. « Je n’ai jamais été à découvert de ma vie et je vais me retrouver en commission de surendettement », raconte-t-elle d’une voix blanche. A 42 ans, cette ancienne tradeuse ne s’est pas remise de la disparition de l’empire familial, très actif en Afrique. Le groupe français de 6 000 employés, 90 filiales dans 40 pays, qui générait un milliard d’euros de chiffre d’affaires, s’est éteint sans bruit, à l’été 2017, au tribunal de commerce de Paris. La majorité des actifs ont été récupérés pour moins de 20 millions d’euros par un consortium mené par l’éternel rival, Vincent Bolloré.

De son défunt père, l’atypique entrepreneur Richard Talbot, elle a hérité la holding Sofingest, actionnaire majoritaire de Necotrans dont elle a présidé le conseil d’administration. Une structure criblée de dettes : 80 millions d’euros de garanties bancaires en plus des 4 millions d’euros exigés par les impôts pour solder un héritage réduit à peau de chagrin par la liquidation judiciaire. A cela s’ajoute...



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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Pour relancer l’industrie française, les pouvoirs publics tentent de convaincre les entreprises de revoir d’urgence leur appareil de production vieillissant à l’aune des technologies numériques pour se relancer durablement. Si de nouveaux spécialistes émergent déjà, la transformation sera longue et difficile.
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Mobilisation pour l’usine du futur, dernière chance pour l’industrie française

Pour relancer l’industrie française, les pouvoirs publics tentent de convaincre les entreprises de revoir d’urgence leur appareil de production vieillissant à l’aune des technologies numériques pour se relancer durablement. Si de nouveaux spécialistes émergent déjà, la transformation sera longue et difficile.



Le Monde
 |    25.03.2018 à 17h00
    |

Pierre-Olivier Rouaud







                        



                                


                            

Au pied du mont Blanc, le décolletage connaît un spectaculaire regain. Dans la vallée de l’Arve (Haute-Savoie), où se concentre 60 % de cette industrie française qui fabrique, au micron près, des pièces métalliques tournées pour l’horlogerie, l’automobile et l’aérospatiale, le moral revient après la récession du début de la décennie.
« Notre secteur a connu en 2017 près de 6 % de croissance, effaçant les effets de la crise. On le doit aux efforts technologiques, qui nous placent au rang des meilleurs au monde. D’ailleurs, nous exportons plus de la moitié de notre activité », se félicite Lionel Baud, vice-président du pôle Mont-Blanc Industries et patron de Baud Industries, l’une des plus grosses entreprises de la spécialité avec 500 salariés.
L’investissement bien orienté
Du coup, le microcosme du décolletage fourmille de projets, tel celui d’un futur centre technique de 12 millions d’euros à Cluses ou un rapprochement avec le cluster (groupement d’entreprises et d’institutions) Auvergne Efficience industrielle. Quant à Baud Industries, son usine de Vougy a reçu en avril 2017 le label « Vitrine industrie du futur » pour une cellule robotisée, fruit de cinq ans de développement.
Alors qu’Emmanuel Macron doit inaugurer à Villepinte (Seine-Saint-Denis), mardi 27 mars, le salon des technologies et des équipements de production Global Industrie, tout le secteur manufacturier, à l’image du décolletage, relève la tête. Sur un an, à fin 2017, la production a bondi de 4,9 %, selon l’Insee ; et en janvier, le taux d’utilisation des capacités était à son plus haut niveau depuis 2008. Le cabinet Trendeo a recensé plus d’ouvertures d’usines que de fermetures en 2017.

Autre facteur encourageant, l’investissement est lui aussi bien orienté (environ 4 %), avec des envolées surprenantes comme celle des ventes de robots qui, selon le Symop, le syndicat du secteur, ont augmenté de 30 % en 2017. Le signe que les lignes bougent ? Il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Industrie et recherche appliquée s’imbriquent dans l’écosystème régional autour du pôle de compétitivité EMC2 et de l’IRT Jules-Verne.
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A Bouguenais, les anticipations bien réelles de l’Institut Jules-Verne

Industrie et recherche appliquée s’imbriquent dans l’écosystème régional autour du pôle de compétitivité EMC2 et de l’IRT Jules-Verne.



Le Monde
 |    25.03.2018 à 17h00
    |

Pierre-Olivier Rouaud (A Bouguenais, Loire-Atlantique)







                        



                                


                            

Planté tout au fond d’une zone industrielle de l’aéroport de Nantes Atlantique, à Bouguenais (Loire-Atlantique), le bâtiment ne passe pas inaperçu. Paré de bleu ciel, le technocentre Ocean s’étend sur 17 000 m2. Il y abrite des activités de recherche d’entreprises comme Naval Group, CEA Tech ou General Electric, ainsi qu’une plate-forme de recherche mutualisée.
Un « cobot », qui aide à assembler la carrosserie d’un fourgon, côtoie une énorme machine de formage à chaud de pièces aéronautiques, un étrange robot à 6 axes mû par câbles ou encore un prototype de robot de soudage sur chenille pour coque de navire. Sans oublier une imprimante 3D. Un cabinet de curiosités qu’aurait adoré l’auteur de Vingt mille lieues sous les mers.
Le bâtiment Océan, inauguré en 2015, constitue, avec le technocampus Composites, tout proche et de dimension comparable, l’un des points d’appui de l’IRT Jules-Verne. Cet institut de recherche technologique (IRT) est l’un des huit nés du plan d’investissements d’avenir. Il s’est vite coulé dans les habits, plus récents, de l’ « industrie du futur », déclinée en plan régional en Pays de la Loire.
Logique, selon Stéphane Cassereau, le directeur général de cet IRT : « Notre mission est d’accompagner l’accélération technologique des filières et de contribuer à mettre les usines de la région au meilleur niveau. C’est ce que nous faisons au quotidien à travers des projets de recherche mutualisés associant des sociétés comme Airbus, Renault, Fives ou Daher, et aussi des PME au sein du GIE [groupement d’intérêt économique] Albatros. »
« Montée en cadence et flexibilité »
Avec un budget de 25 millions d’euros par an, provenant pour moitié de subventions, 110 employés et un cumul de 75 projets à ce jour, l’IRT a trouvé sa place, avec une très forte spécialisation en composites. L’écosystème régional associe, à travers le pôle de compétitivité EMC2, près de 300 entreprises,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Vous avez dit « cobot », « fabrication additive », « jumeau numérique » ?… L’industrie du futur génère tout un nouveau vocabulaire.
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Ces technologies qui façonnent l’industrie 4.0

Vous avez dit « cobot », « fabrication additive », « jumeau numérique » ?… L’industrie du futur génère tout un nouveau vocabulaire.



Le Monde
 |    25.03.2018 à 17h00
    |

Pierre-Olivier Rouaud







                        



                                


                            

L’industrie du futur est aussi qualifiée de 4e révolution industrielle, succédant ainsi à celle du charbon, de l’acier et de l’électricité, à celle de la production de masse et, enfin, à celle de l’électronique. Les technologies, qui ont des degrés divers de maturité, reposent pour beaucoup sur le numérique, mais aussi sur de nouvelles méthodes de fabrication.
Robot et cobot
Les bras articulés sont largement utilisés dans l’assemblage automobile ou le soudage, mais il s’agit de généraliser leur emploi. Pour cela, les « cobots », ou robots collaboratifs, peuvent cohabiter sans danger dans le même espace qu’un opérateur, par exemple pour l’assister dans des tâches pénibles.
En France, divers pôles travaillent sur ce sujet (Cetim, cluster Coboteam en Auvergne-Rhône-Alpes, IRT Jules-Verne…).
Fabrication additive
Développée de longue date pour les prototypes, la fabrication additive, ou impression en 3D, a fait d’importants progrès en prix et en performance. Différentes technologies coexistent, comme la création d’un objet par dépôts de couches successives ou par fusion laser de poudre de matériaux plastiques, métalliques ou céramiques. Ces machines ne sont pas vouées à fabriquer des grandes séries mais des pièces au design complexe, personnalisées ou demandant jusque-là de nombreuses opérations industrielles. AddUp (Fives-Michelin) et Prodways (groupe Gorgé) sont deux champions français.
Internet des objets
La généralisation des capteurs à faible coût et leur connectivité, par Wi-Fi ou ethernet, permettent d’équiper facilement toute machine ou mécanisme, y compris anciens, et d’en mesurer la performance. Cet Internet des objets (IoT) génère une somme, inconnue jusque-là, de données au niveau des lignes.
Données massives
L’énorme somme de données recueillies sur le fonctionnement des machines permet par l’analyse massive (big data) d’en tirer des informations...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ La commodité serait devenue à la fois un idéal, une valeur et un mode de vie. Reste qu’elle n’est pas toujours bonne.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ La société française d’affichage, qui avait remporté le marché, devait déployer 5 000 Vélib’ électriques dans la capitale suédoise. Les concurrents évincés ont déposé un recours devant le tribunal administratif.
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A Stockholm, des bâtons dans les roues de JCDecaux

La société française d’affichage, qui avait remporté le marché, devait déployer 5 000 Vélib’ électriques dans la capitale suédoise. Les concurrents évincés ont déposé un recours devant le tribunal administratif.



Le Monde
 |    25.03.2018 à 06h41
    |

                            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



   


Les 5 000 Vélib’ électriques, flambant neufs et hyperconnectés de JCDecaux auraient dû être déployés le 1er avril dans la capitale suédoise. Un joli lot de consolation pour l’entreprise française, qui a perdu le marché parisien. Mais à la place de ces nouveaux deux-roues, les Stockholmois devront se contenter des vieux City Bikes noirs de Clear Channel. Mises au rebut à l’automne, les bécanes vont reprendre du service, le temps que le tribunal administratif de Stockholm statue sur le recours déposé par deux sociétés contre l’attribution du marché au Français.
Depuis 2006, il était contrôlé par le champion américain du mobilier urbain et de l’affichage publicitaire, Clear Channel. Il inclut la gestion d’un système de vélos en libre-service, ainsi que l’exploitation de 350 panneaux publicitaires. Au total, un contrat qui devrait rapporter 250 millions de couronnes (environ 25 millions d’euros) sur dix ans, estime le patron de JCDecaux en Suède, Magnus Heljeberg.

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Cinq compagnies avaient déposé un dossier dans le cadre de l’appel d’offres organisé par la mairie de Stockholm. Parmi elles, deux favorites : JCDecaux, déjà présent à Göteborg, la deuxième ville de Suède, et dans la cité universitaire de Lund, dans le sud du pays ; et Clear Channel qui, pour l’occasion, s’est associée à l’espagnol Movienta, un des quatre actionnaires du consortium Smovengo, qui a remporté la bataille parisienne contre JCDecaux.
« Le cahier des charges était exigeant et l’appel d’offres très compliqué Nous avons donc choisi de ne pas y aller seul » Ola Klingenborg, président de Clear Channel
« Nous aimons les vélos, mais nous sommes avant tout spécialistes de l’affichage publicitaire, explique Ola Klingenborg, président de Clear Channel en Suède. Or le cahier des charges était particulièrement exigeant et l’appel d’offres très compliqué Nous avons donc choisi de ne pas y aller seul. » Jusque-là, sa société mettait à disposition des usagers un millier de bicyclettes, disponibles uniquement dans le centre, entre 6 et 22 heures, du 1er avril au 31 octobre. En 2017, 40 000 usagers avaient souscrit un abonnement.
« La Tesla du vélo »
Cette fois, la mairie veut un système qui s’étend au-delà du centre, accessible jour et nuit, toute l’année. L’usager doit pouvoir s’abonner avec son téléphone portable en deux minutes au maximum et récupérer son vélo en moins de dix secondes. Selon Johan Sundman, directeur de projet à la direction du trafic à Stockholm, JCDecaux et Movienta ont « décroché la note maximale ». Mais la firme espagnole a été éliminée d’office, en raison d’un vice de forme : « Deux personnes ont rédigé le dossier, mais une seule a apporté la preuve qu’elle était habilitée à le faire », précise M. Sundman.
« C’est notre plus gros contrat dans les pays nordiques. Ce nouveau contrat nous permet de doubler le nombre de nos panneaux publicitaires dans la capitale »  Magnus Heljeberg, JC Decaux
Pour le Français, la victoire est importante : « C’est notre plus gros contrat dans les pays nordiques, commente Magnus Heljeberg. En 2014, nous avons remporté celui de l’affichage dans les toilettes publiques à Stockholm. Ce nouveau contrat nous permet de doubler le nombre de nos panneaux publicitaires dans la capitale. » Le 26 septembre, Jean-François Decaux, directeur général de l’entreprise avec son frère Jean-Charles, pose pour les photographes avec le Vert Daniel Helldén, adjoint aux transports, sur le parvis de la mairie de Stockholm, devant le prototype, qui doit rapidement entrer en production. « La Tesla du vélo », savoure Magnus Heljeberg : un deux-roues électrique et intelligent, connecté à une application mobile, sans borne d’attache physique, à localiser grâce à son téléphone portable, capable d’alerter les techniciens quand sa batterie est à moins de 50 % de sa capacité.

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                Une nouvelle offre de vélos en libre-service à l’assaut des villes



Mais le triomphe est de courte durée. Movienta n’apprécie pas de s’être fait évincer de la course et dépose un recours devant le tribunal administratif de Stockholm. L’espagnol est rejoint par une société polonaise, qui argue que les conditions de l’appel d’offres étaient telles qu’elles l’ont empêchée de participer.
A la mairie, Johan Sundman tempère : « La quasi-totalité des appels d’offres sont contestés devant un tribunal. Le problème, c’est qu’il faut attendre entre huit et neuf mois pour une décision, qui peut encore faire l’objet d’un appel. » Il est toutefois convaincu que la mairie l’emportera et que les Stockholmois auront leurs Vélib’ d’ici à la fin de l’année. Des promesses à faire sourire un cycliste parisien.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Les marques de montres de luxe sont confrontées à une chute des ventes, qui les oblige à revoir leurs tarifs et leur stratégie. Certaines proposent des modèles plus modestes, quand d’autres rognent sur leurs marges.
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Les montres veulent plus qu’une poignée de clients


                      Les marques de montres de luxe sont confrontées à une chute des ventes, qui les oblige à revoir leurs tarifs et leur stratégie. Certaines proposent des modèles plus modestes, quand d’autres rognent sur leurs marges.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 20h30
    |

                            David Chokron








   


Au rendez-vous de la haute horlogerie à Genève, en janvier, la montre qui a fait le plus de buzz, c’était elle. Une pièce modeste, loin des grandes complications, des innovations de rupture et des nouvelles stars de grandes marques. Car la Clifton Baumatic de Baume & Mercier a entériné un état de fait : le temps est venu des montres plus abordables, aussi bien dotées et tout autant designées.
Avec un tout nouveau mouvement mécanique, cinq jours d’autonomie au lieu de deux, une précision de niveau chronométrique et une fiabilité supérieure grâce à des matériaux high-tech comme le silicium, cette pièce classique est pourtant facturée de 30 à 50 % moins cher que ses concurrentes, soit 2 600 euros, le même prix… qu’une autre Clifton tout à fait basique lancée il y a sept ans.
Chute du tourisme d’achat chinois
Confrontée depuis 2015 à une baisse historique de ses ventes, due notamment à la chute du tourisme d’achat chinois, l’industrie de la montre de luxe n’avait plus vraiment le choix. Elle devait se reconnecter à son client. Lui-même, justement connecté aux réseaux sociaux et à Internet, a gagné en maturité et en capacité à comparer.

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                La montre ne tourne plus en rond



« A l’été 2017, lors de l’effondrement de la livre sterling à la suite du vote du Brexit, il y a eu un effet d’aubaine », se souvient Arnaud Cymerman, directeur général des boutiques Heurgon à Paris. Des ventes qui auraient pu se faire en France, ou ailleurs en Europe, se sont reportées sur Londres. « Le segment des montres de 5 000 à 10 000 euros a beaucoup moins flanché que celui au-delà des 30 000 euros », poursuit Arnaud Cymerman.

   


Résultat, pour les marques, qui n’avaient eu de cesse de monter en prestige et en prix ces quinze dernières années, l’heure est à la baisse de prix, seules les stratégies varient. Certaines misent sur la simplification du produit. Bracelet en veau plutôt qu’en crocodile, boucle épurée, cadran lisse, mouvement sans date… et le tarif chute de 400 à 600 euros.
D’autres encore, sous pression, ont repensé leur offre. A produit comparable, TAG Heuer a baissé ses prix de 10 à 20 % grâce à des efforts industriels… et en rognant sur les marges. Le mot d’ordre qui émane de la quasi-totalité des marques consiste en tout cas à remettre le client et ses préoccupations financières au cœur de la définition des produits.

   


De l’or à l’acier
Cela aboutit à renoncer à certains dogmes, et, par exemple, à imaginer en acier des modèles qui n’existaient qu’en or. Cartier propose ainsi sa Drive Extra-Plate en acier 65 % moins chère que le modèle de 2017, en or gris. En apparence, les deux montres restent toutefois identiques, très fines, parfaitement proportionnées et élégantes.

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                Horlogerie : Genève remonte le temps



Les seules marques qui peuvent échapper à cette nouvelle donne sont celles qui ont toujours su se modérer. Le géant Swatch Group, dont les marques milieu de gamme comme Longines ou Hamilton sont d’une constance rare, profite ainsi de l’aubaine avec des montres souvent situées entre 900 et 2 000 euros.
« Deux mille euros représentent un seuil psychologique majeur, confirme Vincent Coquet, directeur marketing et communication d’Oris France. L’important est de proposer un rapport qualité/prix élevé, en particulier sur la montre dame. » La sous-enchère n’est donc pas terminée et le client n’a pas fini d’y gagner.

   


Clifton Baumatic, Baume & Mercier, certifiée chronomètre, cinq jours de marche, amagnétique, 2 600 €.
Drive Extra-Plate, Cartier, désormais disponible en acier, 5 400 €.
Date Diamonds, Oris Artelier, avec mouvement automatique et une lunette sertie de diamants, 3 000 €.



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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ L’étoile montante du pétrole en Chine, qui fait l’objet d’une enquête, devrait abandonner ses fonctions et ses actions dans l’entreprise qu’il a créée.
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Ye Jianming, le fondateur du conglomérat chinois CEFC, a disparu

L’étoile montante du pétrole en Chine, qui fait l’objet d’une enquête, devrait abandonner ses fonctions et ses actions dans l’entreprise qu’il a créée.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 15h00
    |

            Harold Thibault








                        



                                


                            

Le conglomérat China Energy Fund Committee (CEFC) n’ayant jamais été transparent, il ne fallait pas s’attendre à la clarté, lorsque son flamboyant patron, Ye Jianming, est tombé. « Il y a des rumeurs sur lui, mais je n’ai pas le droit de vous dire où il est », se contentait de répondre, vendredi 23 mars, un cadre du groupe au sujet du fondateur de CEFC.
Ce sont plus que des rumeurs, en vérité. Après le magazine financier chinois Caixin, l’agence britannique Reuters écrivait, début mars, que Ye Jianming, 40 ans, est « suspecté de crimes économiques » par les autorités chinoises. Puis, vendredi, la confirmation est venue non pas de Chine, mais de République tchèque. L’homme d’affaires voyait Prague comme une porte d’entrée bienveillante en Europe sous la présidence de Milos Zeman, particulièrement favorable aux investissements russes et chinois. CEFC y détient un club de football, un brasseur et est actionnaire de trois groupes de médias et de communication.
Il est « très bon pour faire croire qu’il fait partie de la famille »

Le président Zeman a dépêché une délégation à Shanghaï, au siège du groupe, pour savoir ce qu’il était advenu du Chinois que le chef de l’Etat tchèque avait nommé « conseiller ». Ses envoyés ont été informés sur place que M. Ye est bien sous le coup d’une enquête et devrait abandonner ses fonctions et ses actions dans l’entreprise qu’il a créée.
Ye Jianming, pour grimper, s’est appuyé sur la politique des « nouvelles routes de la soie » du président chinois, Xi Jinping, et n’a cessé de chanter les louanges du Parti communiste. Il porte le même nom de famille « Ye » qu’un maréchal de l’Armée populaire de libération, Ye Jianying, qui avait mené la Longue Marche au côté de Mao. Sans que l’on sache s’il existe un lien de parenté. Mais, en Chine, être associé – même par homonymie – à la « noblesse rouge » ouvre de nombreuses portes. Jouant un peu plus de l’ambiguïté, l’homme d’affaires...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ La confiance dans les bienfaits des échanges avec la Chine est en train de s’effondrer outre-Rhin.
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L’Allemagne s’inquiète de l’insatiable appétit des groupes chinois

La confiance dans les bienfaits des échanges avec la Chine est en train de s’effondrer outre-Rhin.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 14h00
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Jusqu’où l’Allemagne acceptera-t-elle les investissements chinois dans les joyaux de son économie ? Deux ans après la prise de contrôle de l’emblématique constructeur de robots allemand Kuka par Midea, Berlin hésite sur l’attitude à adopter face à l’insatiable appétit chinois.
Les dernières semaines ont donné un aperçu de l’accélération des ambitions chinoises outre-Rhin : fin février, au terme d’une opération financière peu transparente, dans laquelle Pékin pourrait avoir joué un rôle déterminant, Li Shufu, patron du groupe automobile Geely, a pris le contrôle de près de 10 % du capital de Daimler, symbole du savoir-faire automobile allemand. Un investissement de 7 milliards d’euros.
Mardi 20 mars, Tencent, un des géants de l’Internet chinois, dont la messagerie WeChat a récemment passé le cap du milliard d’utilisateurs, s’est invité au capital de la start-up berlinoise N26. Tencent a été l’un des deux principaux investisseurs (avec le fonds d’investissement de l’assureur Allianz) de la collecte de 160 millions d’euros effectuée par cette néobanque sur mobile, qui est considérée comme une des réussites de la fintech allemande, ces nouvelles technologies numériques du secteur financier.
« L’extrême importance du marché chinois »

N26 s’est « réjouie », mardi, de l’arrivée dans son capital du groupe chinois, « passé de pionnier à leadeur dans les domaines des réseaux sociaux, du jeu en ligne, de l’e-commerce et du paiement mobile en Chine ». Le patron de Kuka, Till Reuter, a, lui, souligné « l’extrême importance du marché chinois », lors de la conférence de presse du groupe, jeudi 22 mars. Deux exemples qui illustrent la montée en puissance de la Chine, qui a, en 2016, racheté 100 entreprises allemandes, pour un total de 11 milliards d’euros.
Jusqu’ici, les Allemands voyaient dans leurs partenaires chinois des alliés précieux pour se développer, en leur offrant un accès privilégié à un marché gigantesque...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Pour son premier jour de cotation au Nasdaq, vendredi, l’action du spécialiste du stockage de documents en ligne a grimpé de 36 %. Le groupe a 500 millions d’inscrits.
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L’américain Dropbox signe une entrée réussie en Bourse

Pour son premier jour de cotation au Nasdaq, vendredi, l’action du spécialiste du stockage de documents en ligne a grimpé de 36 %. Le groupe a 500 millions d’inscrits.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 13h00
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            

Débuts boursiers réussis pour Dropbox. Vendredi 23 mars, pour son premier jour de cotation au Nasdaq, son action a grimpé de 36 %. Signe de l’intérêt des investisseurs, la plate-forme américaine de stockage de documents en ligne avait, cette semaine, relevé par deux fois son prix d’introduction, le portant à 21 dollars contre une fourchette initiale allant de 16 à 18 dollars. Un signe encourageant pour les autres sociétés technologiques qui espèrent suivre la même voie.
Grâce à cette opération, Dropbox a récolté 756 millions de dollars (612 millions d’euros), auxquels s’ajoutent les 100 millions investis par Salesforce, l’éditeur de logiciels de relation client. La société compte utiliser ces fonds pour « continuer d’investir dans [sa] croissance ». Sa capitalisation boursière s’élève à 12,4 milliards de dollars. Mais le plus dur reste à faire : satisfaire les exigences de Wall Street, ce que Snapchat, entré en Bourse il y un an, n’a pas encore réussi.
L’introduction de Dropbox était attendue depuis plusieurs années. Mais au lieu de se précipiter, la société a pris le temps de bâtir son activité, notamment pour les entreprises. Elle revendique plus de 500 millions d’inscrits – sans préciser toutefois combien sont encore actifs –, dont 11 millions d’utilisateurs payants. En 2017, elle a réalisé un chiffre d’affaires de 1,1 milliard de dollars, soit une progression de 31 % sur un an.
Des flux de trésorerie positifs depuis deux ans
Parallèlement, Dropbox s’est lancé dans un contrôle de ses dépenses, par exemple en réduisant les nombreux avantages en nature qu’elle accordait à ses salariés. Le groupe explique aussi avoir économisé en deux ans 75 millions de dollars en construisant ses propres centres de données, au lieu d’utiliser ceux d’Amazon Web Services. Résultat : elle affiche des flux de trésorerie positifs depuis deux ans. Et ses pertes ont été divisées par deux en 2017, passant de 210 millions à 112 millions de dollars. Ses...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Libérée des contraintes liées à sa carrière de tenniswoman professionnelle qui a pris fin en 2009, l’ex-numéro un mondiale s’est découvert une passion pour le vin. Au point d’en faire commerce…
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Amélie Mauresmo : « Je revendique le plaisir de boire du vin »


                      Libérée des contraintes liées à sa carrière de tenniswoman professionnelle qui a pris fin en 2009, l’ex-numéro un mondiale s’est découvert une passion pour le vin. Au point d’en faire commerce…



Le Monde
 |    24.03.2018 à 12h15
    |

            Rémi Barroux








                              

                        

Amélie Mauresmo, 39 ans le 5 juillet, est une icône du tennis français. Elle a remporté vingt-cinq tournois, dont deux titres du Grand Chelem, l’Open d’Australie et Wimbledon la même année 2006. Elle est devenue ensuite l’entraîneuse du joueur écossais Andy Murray et capitaine de l’équipe de France de Fed Cup de 2012 à 2016. Après avoir respecté une discipline de sportive de très haut niveau, peu compatible avec la consommation du jus de la treille, Amélie Mauresmo, maman de deux jeunes enfants, Aaron et Ayla, aime déguster un bon verre de vin.
Du reste, c’est une amatrice avertie, qui possède une cave impressionnante. Elle a même fait de l’achat de vins une activité professionnelle en créant, en février 2017, sa société, La Cave de l’insolente. Amélie Mauresmo a ouvert au Monde les portes de sa maison à Anglet, près de Biarritz (Pyrénées-Atlantiques).
Amélie Mauresmo, championne de tennis et passionnée de vins, ce n’est pas évident au premier abord, non ?
Attention, je ne bois pas tous les jours, mais j’aime bien partager entre amis un bon vin, faire découvrir, découvrir moi-même. Le vin, c’est un moment de convivialité facile, autour d’une bouteille, un moment de vie avec des amis. J’adore quand des gens me disent qu’ils n’aiment pas une région viticole et que je les fais changer d’avis.
Quel est l’élément déclencheur pour ouvrir une bouteille ?
Cela dépend. Ce peut être une envie particulière, je me dis « tiens, j’ai envie de goûter cela », un vin que je n’ai pas goûté depuis longtemps, ou parce que c’est le temps d’ouvrir une bouteille, car il y a un moment où il faut boire un vin.
Facile, mais tout le monde ne possède pas une telle cave…
C’est vrai, je suis privilégiée, j’ai dans ma cave personnelle 3 500 à 4 000 bouteilles [on a aperçu quelques belles quilles, comme un Château d’Yquem 1909, des caisses de romanée-conti…]. J’achète, c’est...




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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Le pays pourrait écouler 180 000 tonnes d’huile d’olive sur la saison 2017-2018. Le troisième exportateur mondial du précieux jus mise sur un prix moins élévé que la concurrence et joue désormais la carte du bio.
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La Tunisie veut mieux valoriser son huile d’olive

Le pays pourrait écouler 180 000 tonnes d’huile d’olive sur la saison 2017-2018. Le troisième exportateur mondial du précieux jus mise sur un prix moins élévé que la concurrence et joue désormais la carte du bio.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 12h00
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Chronique. Quel est le point commun entre le lablabi, la chakchouka et la salade méchouia ? Ce sont des spécialités culinaires tunisiennes, direz-vous sans hésiter. Avec raison. Mieux encore, ces plats nécessitent une bonne rasade d’huile d’olive. Et pour cause. La délicieuse cuisine du pays du jasmin et de la harissa ne peut guère se passer de cet ingrédient précieux. Mais le bon coup de fourchette de la population et des touristes ne suffit pas à tarir la source. Il est vrai que l’arbre aux feuilles argentées prend ses aises sur 1,8 million d’hectares. De quoi positionner la Tunisie comme troisième exportateur mondial d’huile d’olive cette année, derrière l’Espagne et l’Italie.
Selon les chiffres du Conseil oléicole international, la Tunisie pourrait en écouler 180 000 tonnes sur la saison 2017-2018. Oubliée la récolte maigrelette de l’année précédente, quand le flux avait été réduit de moitié. Dame Nature avait aussi frappé durement l’Italie, faisant flamber le prix du jus pressé en Toscane, en Ombrie ou dans les Pouilles. Cette année, si l’Italie et la Tunisie ont fait tourner les moulins à plein régime, la potion est plus amère pour l’Espagne. Même si le pays de Don Quichotte reste le premier producteur mondial avec 1,09 million de tonnes, le niveau des citernes a baissé de 15 %.

Une culture capricieuse
L’olivier est une culture capricieuse. Les fortes variations de niveau d’une année sur l’autre ont contribué au jeu des vases communicants entre les pays. L’huile suinte d’une frontière à l’autre et ne coule pas toujours de source sûre. En France, Puget, la marque la plus connue, s’abreuve essentiellement en Espagne. Il est vrai que la production hexagonale ne représente qu’une goutte de la collecte mondiale. Soit 2 800 tonnes estimées pour 2018. La rareté des oliveraies en France dope les prix. Les AOP – Corse, Nyons, vallée des Baux-de-Provence ou Aix-en-Provence – se négocient à près de 20 euros le litre....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Les développeurs d’applications, les capteurs et la blockchain menacent le modèle économique des plates-formes numériques, explique dans une tribune au « Monde » Denis Barrier, le PDG du fonds Cathay Innovation.
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« L’Internet pourrait redevenir décentralisé, transparent et ouvert »

Les développeurs d’applications, les capteurs et la blockchain menacent le modèle économique des plates-formes numériques, explique dans une tribune au « Monde » Denis Barrier, le PDG du fonds Cathay Innovation.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 11h44
 • Mis à jour le
25.03.2018 à 01h30
    |

Denis Barrier (PDG du fonds d’investissement Cathay Innovation)







                        



                                


                            

Tribune. L’idéal initial de l’Internet était d’apporter la connaissance de façon transparente et collaborative. De la deuxième moitié des années 1990 jusqu’à l’arrivée de l’iPhone, nous avons pu avoir accès de façon ouverte à un ensemble de connaissances beaucoup plus important qu’avant, et à une foule de nouveaux services. Cependant, le succès des smartphones a ensuite changé la donne, et a concentré la valeur sur quelques plates-formes fermées qui disposent aujourd’hui de moyens humains, technologiques et financiers exceptionnels, et représentent une puissance jamais détenue par des entités privées dans l’histoire de l’humanité.
La puissance des plates-formes, alliée à la perspective d’une nouvelle révolution industrielle induite par l’intelligence artificielle, amène les acteurs économiques et étatiques à reconsidérer leur positionnement par rapport à ces enjeux perçus comme vitaux. Sans la capacité d’anticiper et de comprendre les évolutions futures de la technologie, les décideurs sont aujourd’hui des joueurs de casino forcés de faire rouler les dés.
Or, une troisième forme de l’Internet est en train d’émerger très rapidement, et elle semble fondamentalement différente et encore plus transformante que la précédente.
Créer un nouvel ordre
De la même façon que Microsoft a été bousculé par la concurrence à un moment où sa puissance monopolistique semblait inébranlable, le cœur technologique du nouvel Internet actuellement en gestation devrait significativement impacter les équilibres actuels et créer un nouvel ordre. Si l’interface mobile a transformé la nature de l’Internet, le changement actuel des interfaces d’accès, par le biais de tous les types de capteurs, a le potentiel d’entraîner un bouleversement de plus grande ampleur encore que celui initié par l’iPhone. Et la « blockchain », qui permet de relier entre eux les différents acteurs d’un même processus sans avoir besoin d’un tiers de confiance, a déjà enclenché...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ La riposte réglementaire et fiscale aux Gafam ne servira à rien si des concurrents européens ne surgissent pas à court terme, explique dans une tribune au « Monde » Thomas Fauré, entrepreneur du numérique.
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/03/2018
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Affaire Facebook : « Il faut développer des plates-formes européennes souveraines »

La riposte réglementaire et fiscale aux Gafam ne servira à rien si des concurrents européens ne surgissent pas à court terme, explique dans une tribune au « Monde » Thomas Fauré, entrepreneur du numérique.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 11h35
 • Mis à jour le
25.03.2018 à 07h03
    |

Thomas Fauré (Fondateur du réseau social Whaller)







                        



                                


                            

Tribune. Facebook connaît une crise majeure, que des signaux faibles laissaient présager depuis longtemps. Le scandale Cambridge Analytica oblige le réseau tentaculaire à livrer aujourd’hui son vrai visage. Ce qui est présenté comme une fuite de données personnelles par son fondateur relève bien plus certainement du modèle économique de l’entreprise : l’exploitation de ces données à des fins commerciales.
Pour autant, l’enjeu est-il exclusivement économique ? C’est davantage sur le terrain politique qu’il faut agir, en développant des plates-formes européennes souveraines.
Nous autres, Européens, sommes condamnés à œuvrer tels les métayers des Etats-Unis. Les data que nous cédons nolens volens sont collectées sur les plates-formes des Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), puis elles nous sont revendues comme par magie sous forme de propositions de biens ou de services personnalisés.

Nos choix, nos comportements, nos achats, nos échanges, nos convictions politiques et religieuses alimentent constamment leurs gigantesques bases de données d’où émergeront, un jour prochain, des formes d’intelligence artificielle (IA) – suggestions pertinentes ou intrusives. Nous sommes la matière première d’une économie de l’attention qui peut virer assez rapidement au viol des consciences.
Le tapis rouge est déroulé
L’Europe s’est, tardivement, mise en ordre de bataille. Mais au lieu d’investir massivement dans de potentiels champions, le Vieux Continent s’est contenté de jouer la carte défensive des fourches Caudines du règlement général sur la protection des données (RGPD). Tout bon connaisseur de ces enjeux sait pertinemment qu’aucun des puissants acteurs sciemment visés par ces règles n’aura finalement à s’en inquiéter.
Parallèlement, les pouvoirs publics français et européens ont glosé pendant des mois pour déterminer le montant approprié d’une taxe applicable aux ventes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ L’évolution de la réglementation et son application par les juges et les régulateurs menacent le socle économique des plates-formes numériques, estime l’avocate Muriel Assuline dans une tribune au « Monde », après le scandale Cambrigde Analytica.
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Affaire Facebook : « Une violation flagrante du droit à la protection des données personnelles  »

L’évolution de la réglementation et son application par les juges et les régulateurs menacent le socle économique des plates-formes numériques, estime l’avocate Muriel Assuline dans une tribune au « Monde », après le scandale Cambrigde Analytica.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 11h32
    |

Muriel Assuline (Avocate)







                        



                                


                            

Tribune. Le scandale Cambridge Analytica relance le débat juridique de la nécessité de renforcer la protection des données personnelles, à deux mois de l’application du règlement européen sur la protection des données (RGPD), le 25 mai 2018.
L’utilisation par l’élite politique du big data lors des campagnes électorales n’est pas nouvelle. Mais les données personnelles des utilisateurs Facebook ont été utilisées en flagrante violation du droit au respect de la vie privée et à la protection des données personnelles. Facebook et Cambridge Analytica font ainsi l’objet d’enquêtes de la part des autorités politiques et de contrôle, autant en Europe qu’aux Etats-Unis. La Federal Trade Commission (FTC) a ouvert une enquête le 20 mars.

En Europe, l’Information Commissioner’s Office (ICO, la CNIL du Royaume-Uni) a déjà ouvert en 2017 une enquête dans cette affaire, afin d’examiner le rôle d’entreprises comme Cambridge Analytica dans le référendum sur le Brexit. Au niveau de l’Union européenne, le G29, qui regroupe les autorités nationales de protection des données, a déclaré le 20 mars que ces dernières enquêteraient ensemble et en concertation avec l’ICO. Giovanni Buttarelli, le contrôleur européen de la protection des données, a indiqué qu’une action commune est nécessaire. Bien que le Parlement européen ne dispose pas d’un pouvoir de sanction dans ce type d’affaires, il a invité Mark Zuckerberg à venir s’expliquer devant lui.
Action commune
La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a déjà donné son point de vue dans les affaires concernant Facebook. Son « arrêt Schrems » du 6 octobre 2015 a invalidé la décision de la Commission européenne de 2000, dite « Safe Harbor », qui permettait le transfert des données personnelles des citoyens européens vers des entreprises américaines comme Facebook. La Cour a notamment invoqué la violation par les autorités américaines du droit au respect de la vie privée et à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Face à la concurrence d’Amazon, les enseignes élargissent leur offre de services.
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La livraison en zone urbaine, nouveau terrain de jeu des distributeurs

Face à la concurrence d’Amazon, les enseignes élargissent leur offre de services.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 11h10
    |

            Cécile Prudhomme








                        



   


Après la guerre des prix, la livraison à domicile alimentaire en zone urbaine est devenue le nouveau terrain de jeu des enseignes de la grande distribution alimentaire. Leclerc entre dans la danse à Paris, le 26 mars, après avoir effectué une phase de test pendant quinze jours auprès de ses salariés.
Son nouveau service à domicile, « Leclerc chez moi », sera d’abord lancé dans le nord de Paris, puis dans le sud de la capitale, à partir du 15 mai. Il promet des tarifs inférieurs de 15 % à 20 % à la concurrence, pour des courses alimentaires livrées en vingt-quatre heures, et compte générer le chiffre d’affaires d’un grand hypermarché dès la première année. 

        Lire aussi :
         

                Leclerc ouvrira en 2020 un supermarché en plein Paris



Les commandes seront livrées depuis un nouveau site logistique de 6 000 m2, situé à Pantin (Seine-Saint-Denis). Mais Leclerc a aussi l’ambition d’ouvrir des magasins dans la capitale. Après un premier point de vente ouvert en 2016 dans le 19e arrondissement, un deuxième sera inauguré en avril 2020 dans le centre commercial du quartier de la Gaîté-Montparnasse, à deux pas de la gare.
Montant des frais de livraison, critère le plus important
Après avoir adopté le système du drive, où les consommateurs viennent récupérer eux-mêmes les courses commandées par Internet, les enseignes cherchent à compléter l’éventail de leurs services, avant que le géant américain Amazon ne se développe massivement. Pour le moment, ce dernier propose, depuis juin 2016, un service de livraison express de courses alimentaires sur Paris, baptisé Prime Now, qui repose sur un entrepôt situé dans le nord de Paris.
« Leclerc chez moi », sera lancé dans le nord de Paris, puis dans le sud de la capitale, à partir du 15 mai. Il promet des tarifs inférieurs de 15 % à 20 % à la concurrence
Mais, en plus de construire une nouvelle offre, les distributeurs doivent rivaliser avec l’image d’Amazon. Dans une étude pour Generix parue mi-février, 52 % des Français interrogés par OpinionWay estiment que le champion de l’e-commerce tient mieux ses engagements que les distributeurs français dans la ponctualité des délais de livraison. Et 48 % d’entre eux jugent le montant des frais de livraison comme étant le critère le plus important. D’ailleurs, 64 % des Français ont déjà abandonné un achat sur Internet en raison du coût de la livraison, d’après un baromètre de GS1 France et Sprint project, paru mi-mars.

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Le créneau attire les enseignes
Habitués à la gratuité par le géant américain, les consommateurs veulent de moins en moins payer la livraison, ce qui rend le service difficile à rentabiliser pour les distributeurs traditionnels. Ils évoquent un coût compris entre 15 et 18 euros pour livrer dans Paris à partir d’un entrepôt situé en périphérie. L’un des prestataires d’Amazon facturerait ainsi 15 euros le service. Une course qu’Amazon fait payer 5,90 euros à ses clients abonnés à son programme de fidélisation Amazon Premium, s’ils veulent être livrés en une heure, et qui est gratuite pour une livraison en deux heures.
Pourtant, le créneau attire les enseignes. Franprix livre, depuis novembre 2017, à Paris et en région parisienne, en trente minutes, avec les coursiers de Stuart, les commandes faites à partir d’une application sur téléphone mobile, et prélevées dans les magasins. Le service, gratuit au-delà de 30 euros d’achats, est aujourd’hui rentable, assure-t-on chez Franprix, dont l’application a été téléchargée 600 000 fois.
Occuper le terrain de la communication
Carrefour a, de son côté, lancé, il y a un an et demi, Carrefour Express dans 15 villes de France, également avec Stuart. Monoprix (groupe Casino) s’est rapproché, en décembre 2017, de la start-up Epicery, qui livre dans l’heure des produits issus de commerces de bouche de proximité. D’ici dix-huit à vingt-quatre mois, le groupe livrera ses commandes à partir d’un nouvel entrepôt automatisé, avec la technologie du distributeur alimentaire sur Internet Ocado. En attendant ce nouveau site logistique, Monoprix serait, selon le magasine LSA, sur le point de s’allier avec Amazon pour utiliser son service Prime Now de livraison express.
Chez Casino, on relativise l’arrivée de Leclerc, estimant que si celui-ci parvenait à récupérer 10 % du marché parisien, cela ne toucherait pas plus que 1 % du chiffre d’affaires de Monoprix et de Franprix. S’ils se disent sereins, les distributeurs cherchent néanmoins à occuper le terrain de la communication, à l’image de Carrefour et sa vaste campagne de publicité rappelant sa présence auprès des habitants de la capitale.



                            


                        

                        


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Affaire Cambridge Analytica : « Choisir des images de “like” en dit long sur votre personnalité »

Dans une tribune au « Monde », le chercheur Michael Wade explique que les méthodes utilisées par l’entreprise de communication numérique apportent un changement majeur dans le marketing.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 12h40
    |

Michael Wade (Professeur à l'IMD, Lausanne)







                        



                                


                            

Tribune. L’association entre Cambridge Analytica (CA) et Facebook a tous les attributs d’un polar d’Hollywood – un PDG méchant digne d’un film de James Bond, un milliardaire solitaire, un lanceur d’alerte à la fois naïf et conflictuel, un spécialiste des données tendance qui devient politicard, un professeur tordu et, bien sûr, un président triomphant et son influente famille.
La grande majorité des articles de presse de ces derniers jours s’est concentrée sur la manière dont Cambridge Analytica avait été en mesure d’obtenir des données portant sur plus de 50 millions d’utilisateurs Facebook ; puis, sur la façon dont elle fut incapable de supprimer ces données lorsqu’on lui a demandé de le faire. Mais très peu d’intérêt a été porté sur ce que l’entreprise britannique a réellement fait avec ces données une fois celles-ci acquises.
La manière dont Cambridge Analytica a utilisé les données au cours de la dernière campagne présidentielle américaine est en réalité la partie la plus intéressante de l’histoire. Son approche de la segmentation et de l’analyse des données constitue en effet un changement majeur dans la manière dont le travail analytique peut être utilisé pour générer des connaissances et exercer de l’influence.

Les sondeurs utilisent depuis longtemps la segmentation pour cibler des groupes spécifiques d’électeurs selon des catégories telles que le sexe, l’âge, le revenu, le niveau d’éducation, le nombre de personnes dans le ménage, l’affiliation politique, les préférences d’achats… La machine d’analyse des données d’Hillary Clinton utilisait des techniques modernes de segmentation pour cibler des groupes d’électeurs pertinents selon la même méthode adoptée par Obama quatre ans plus tôt.
Les données psychographiques réalisent une segmentation en fonction de la personnalité
Or, Cambridge Analytica a fourni par contrat de toutes nouvelles armes à la machine électorale de Trump. Lui...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Le « Symphony of the seas » mesure 362 mètres de long et 66 mètres de large, vaut un milliard d’euros et peut accueillir plus de 8 000 personnes à son bord.
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Le plus gros paquebot du monde a quitté le chantier naval de Saint-Nazaire

Le « Symphony of the seas » mesure 362 mètres de long et 66 mètres de large, vaut un milliard d’euros et peut accueillir plus de 8 000 personnes à son bord.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 11h01
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 13h10
   





                        



   


Ils étaient plusieurs centaines à être venus assister au départ spectaculaire du plus gros paquebot du monde à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Le Symphony of the seas, livré par le chantier naval STX, a levé l’ancre, samedi 24 mars, du port de Saint-Nazaire. Il était livré à l’armateur américain Royal Caribbean Cruises Ltd (RCCL), client historique de STX France.
Le Symphony of the seas, qui mesure 362 mètres de long et 66 mètres de large pour 228 000 tonneaux de jauge brute, vaut un milliard d’euros et peut accueillir plus de 8 000 personnes à son bord, dont 2 200 membres d’équipage.
Les manœuvres de départ ont commencé comme prévu à 8 h 30. Le navire a quitté le port moins d’une heure plus tard pour se rendre à Malaga, en Espagne. Il effectuera sa saison inaugurale en mer Méditerranée, avant de rejoindre, à l’automne, son port d’attache, Miami (Floride).
Ce mastodonte des mers ravit à son jumeau, Harmony of the seas, livré à RCCL par STX en 2016, le titre du plus gros paquebot du monde pour quelques mètres et quelques cabines de plus.

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Véritable ville flottante, il comprend – comme le Harmony of the seas – plus de 66 000 m2 d’espaces de restauration et de divertissement, dont un Central Park, comme à New York, arboré de 12 000 espèces végétales. Parmi les innovations, on compte aussi une patinoire se transformant en « laser game » ou une suite familiale de luxe, avec un toboggan intérieur, un jacuzzi privé ou encore une machine à pop-corn.
900 embauches en 5 ans
Le Symphony of the seas est le treizième paquebot construit par le chantier naval de Saint-Nazaire pour RCCL. La commande du Harmony of the seas, en décembre 2012, avec en option celle du Symphony, avait constitué une bouffée d’oxygène pour les anciens Chantiers de l’Atlantique, après deux ans sans nouveau contrat.

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Depuis, les commandes se multiplient : STX France, dernier grand chantier naval français, doit livrer neuf paquebots d’ici à 2022, au rythme de deux par an, une situation inédite depuis le départ du Queen Mary 2 en 2003.
Pour faire face à ce plan de charge, le chantier a réalisé plus de 900 embauches en CDI en cinq ans. Il fait travailler actuellement 8 000 personnes, dont 3 000 salariés, et cherche à recruter 200 ingénieurs, techniciens et ouvriers.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Réduction des effectifs, développement d’une production propre, renouvellement des outils… La radio-télévision belge francophone s’est métamorphosée. Avec succès.
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En Belgique, la transformation réussie de la RTBF

Réduction des effectifs, développement d’une production propre, renouvellement des outils… La radio-télévision belge francophone s’est métamorphosée. Avec succès.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 11h06
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



                                


                            

Jadis, on l’appelait la « Casa Kafka », pour souligner sa complexité, ou « l’église des frères prêcheurs », en raison du ton docte adopté par bon nombre de ses journalistes, « gauchistes » et « donneurs de leçons », selon ses contempteurs.
Certes, la radio-télévision belge francophone (RTBF) occupe toujours le même bâtiment bruxellois, caricature de la Belgique fédérale : deux entrées, l’une pour les néerlandophones, l’autre pour les francophones. Un immeuble coupé en deux par une frontière linguistique invisible.
Mais, pour le reste, elle s’est profondément transformée, sous l’impulsion de Jean-Paul Philippot, son administrateur général depuis 2002. Ce haut fonctionnaire étiqueté socialiste a su habilement gommer cette référence, aussi nécessaire pour accéder à une haute fonction qu’encombrante pour qui veut adopter le style managérial.
Fort de son idée de base, selon laquelle le service public a « un devoir d’adaptation et de modernité », cet ingénieur de formation a lancé dès 2002 un vaste plan, dit « Magellan », censé fixer le cap : une radio et une télévision s’adaptant à la concurrence du secteur privé – la chaîne RTL-TVI, filiale du groupe Bertelsmann –, mais aussi à celle des chaînes françaises, TF1 en tête.
Clarification de l’offre
Depuis, les effectifs de la RTBF ont été réduits d’environ 30 %, et la direction a misé sur le développement d’une production propre, le renouvellement complet des outils, un marketing judicieux et une offre se démarquant de celle du privé, sans renier l’élément « divertissement ».
Jean-Paul Philippot et ses équipes sont peut-être en train de remporter leur pari. Même si TF1 a lancé sa propre régie sur le marché belge, aspirant une partie de ses ressources publicitaires et même si RTL-TVI accapare une partie de l’audience, sans toutefois engranger autant de bénéfices que le souhaiteraient ses actionnaires… Le groupe RTL-TVI, qui compte trois chaînes de télévision...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ S’ils coûtent plus cher qu’ils ne rapportent, les assurés sont mis dehors. Et ne retrouvent pas de couverture à un prix raisonnable. Dans sa chronique bimensuelle, la journaliste Rafaële Rivais donne des solutions alternatives.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
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Quand l’assurance automobile ne veut plus de vous

S’ils coûtent plus cher qu’ils ne rapportent, les assurés sont mis dehors. Et ne retrouvent pas de couverture à un prix raisonnable. Dans sa chronique bimensuelle, la journaliste Rafaële Rivais donne des solutions alternatives.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 11h02
    |

            Rafaële Rivais








                        



                                


                            
SOS Conso. Jusqu’en 2016, Bernard X., cadre retraité, est un conducteur apprécié de son assureur, la Macif : non seulement il ne cause jamais d’accidents, mais, en outre, il ne déclare que très rarement de « sinistres », c’est-à-dire de faits dommageables couverts par son contrat – juste une rayure, due à une main malveillante, sur sa petite Toyota Yaris, au cours des trois années qui précèdent. Du coup, il a droit à un « bonus » et ne paie que la moitié de sa prime.
Cela change le jour où il décide de voyager, avec sa compagne, Liliane. Il achète un luxueux camping-car, au prix de 67 000 euros. Le véhicule, qui, selon Bernard, « suscite une certaine jalousie », est victime de nombreux actes de vandalisme, partout où il stationne (on le raie, l’accroche, l’emboutit…). A Rome, des cambrioleurs forcent sa porte et le dévalisent, s’emparant d’une télévision. La malchance s’y ajoute : au Maroc, un fort coup de vent projette un objet sur le pare-brise et le casse ; une fuite se produit sous l’évier et détruit le système électronique qui commande le chauffage.
En deux ans, Bernard fait donc… sept déclarations de sinistres. Le 19 janvier, la Macif l’informe qu’elle va résilier son contrat à sa date anniversaire, le 31 mars. « Nous devons préserver l’équilibre de la mutuelle dans l’intérêt de l’ensemble de ses sociétaires », lui explique-t-elle. Bernard saisit la commission de recours, explique qu’il n’est responsable que d’un seul des sept sinistres : en se déportant sur la gauche pour éviter un cycliste, en Italie, il a renversé un scooter, qui tentait de le doubler ; les dégâts, seulement matériels, n’ont été que légers. Peine perdue : pour l’assureur, qu’il soit l’auteur ou la victime des dommages, il coûte désormais trop cher.
Contrat exorbitant
Bernard rejoint les « radiés des assurances », dont le magazine 60 Millions de consommateurs a dénoncé le « scandale », en janvier 2017. S’ils...




                        

                        

