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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Plusieurs centaines de personnes ont assisté, dimanche, à une messe en l’honneur des victimes de l’attentat de vendredi.
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A Trèbes, l’hommage aux victimes des attaques : « On est avec eux par le cœur et les sentiments »

Plusieurs centaines de personnes ont assisté, dimanche, à une messe en l’honneur des victimes de l’attentat de vendredi.



Le Monde
 |    25.03.2018 à 16h19
 • Mis à jour le
25.03.2018 à 18h09
    |

            Yann Bouchez (envoyé spécial)








                        



   


Ils sont nombreux à ne pas avoir pu entrer. Alors, en ce dimanche matin, quelque 200 personnes restent dehors, mélangées aux journalistes, dans cette rue dont le nom – « du 14-Juillet » – semble donner une résonance nationale à l’atmosphère de deuil. Deux jours après l’attentat commis dans cette commune de la banlieue de Carcassonne, la petite église Saint-Etienne de Trèbes (Aude) est pleine à craquer. Il a fallu se serrer sous la nef. Et, malgré les efforts de chacun et les médias restés à l’extérieur, la capacité de 350 places s’est révélée insuffisante.
« Nous découvrons d’un seul coup notre précarité, mais ces événements ont aussi soudé les gens », a commenté l’archevêque du diocèse de Carcassonne et Narbonne, Mgr Alain Planet, avant le début de la cérémonie. « Ils ont aussi été l’occasion de voir un geste exceptionnel de dévouement, a-t-il poursuivi, en référence au lieutenant-colonel Beltrame, qui s’est substitué à la dernière otage de l’assaillant du Super U de Trèbes, vendredi. La France tout entière a été marquée par ce geste, comme la communauté chrétienne, puisque Arnaud Beltrame en était membre. Ce geste a un sens particulier en début de semaine sainte. »

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En ce dimanche des Rameaux, qui voit des fidèles tenir une branche d’olivier à la main, l’émotion était contenue, silencieuse, comme si réaliser l’ampleur du drame de vendredi restait difficile. Trébéens de naissance et habitants de la région étaient là par « solidarité », pour montrer leur « soutien » aux familles des quatre personnes mortes – Jean Mazières, Christian Medves, Hervé Sosna et Arnaud Beltrame – et de la quinzaine de blessés qui ont croisé l’itinéraire sanglant de Radouane Lakdim. « Même si on ne peut pas savoir ce que cela fait de perdre un membre de sa famille dans ces circonstances, on est là pour dire qu’on est avec eux par le cœur et les sentiments », résumait Michel Gaillard, un retraité de la ville.

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La cérémonie s’est tenue sous un imposant dispositif sécuritaire. Dès le début de la matinée, la commune était quadrillée par des dizaines de CRS. A l’entrée de chacune des petites rues donnant accès à l’église, on apercevait des policiers lourdement armés. Le préfet de l’Aude, Alain Thirion, ainsi que le maire de Trèbes, Eric Ménassi, et son épouse, Samia, par ailleurs directrice du Super U, figuraient parmi les personnalités présentes.

   


Avant d’entrer dans le lieu de culte, les habitués de la messe ont côtoyé ceux qui sont venus « par devoir », ou tout simplement parce que c’était pour eux « une évidence ». « J’ai vécu beaucoup de choses, mais c’est triste d’en arriver là, dans une ville comme ici, très mélangée, avec des Arabes, des Gitans… », disait Gisèle Hieramente, une retraitée aux petites lunettes rouges et aux cheveux courts et blancs. Depuis qu’elle s’est installée à Trèbes, il y a quelques mois, elle vient à la messe « tous les dimanches ». « Ici il y a de la pauvreté, c’est une petite ville qui a du mal à émerger », explique-t-elle pour remettre en contexte le choc subi par cette commune à l’est de Carcassonne. « On est un petit village, ce qui est arrivé est exceptionnel, incroyable », confirmait Michel Gaillard, la soixantaine, venu avec son épouse « par amitié, par connaissance ».
A l’image de Danielle Testa, une autre retraitée présente et qui « connaît la directrice du Super U », la plupart des 5 500 habitants de Trèbes se sont dit qu’ils auraient pu être dans le supermarché au moment de l’attaque meurtrière. Pourtant, jusqu’à récemment, beaucoup n’imaginaient pas qu’une commune rurale puisse être l’objet d’un tel événement dramatique. « Tous les gens se disent : ç’aurait pu nous arriver à nous. Ils sont choqués, tristes et solidaires avec ceux qui souffrent », résumait le curé de la paroisse, Philippe Guitart. Avant de prévenir : « Il faut éviter tout amalgame, aider les gens à vivre ensemble, pas malgré les différences mais avec les différences. Cette semaine va être remplie de tristesse mais aussi d’espoir, et c’est ce que nous célébrons aujourd’hui. »
Avec Mgr Planet, le curé a tenu à souligner la présence des fidèles de la mosquée Salam de Carcassonne, comme une illustration de cette volonté de rassemblement. Parmi la foule restée à l’extérieur figuraient une vingtaine de membres de l’association culturelle de l’Aiguille, un quartier populaire de Trèbes jouxtant le Super U. « En tant que citoyens français, pour nous, c’était une évidence d’être ici, pour montrer notre solidarité, a expliqué Mourad El Bitaoui, le président de l’association, après la cérémonie qu’il a écoutée grâce à des haut-parleurs installés pour la foule. Et puis, en tant que citoyen musulman, avec tout ce qui se dit déjà et ce qui va se dire, c’était important de montrer notre soutien et de partager la peine et le deuil des familles présentes aujourd’hui. »

   


L’assaillant du Super U ayant été présenté « en relation avec la mouvance islamiste radicale », M. El Bitaoui craint les amalgames. Des musulmans de la cité de l’Aiguille qui ont travaillé pour l’enseigne, à un moment ou un autre, il y en a beaucoup. « Bien sûr que nous condamnons avec la plus grande fermeté, nous désavouons et nous nous désolidarisons de tout ce qui a pu se faire vendredi 23 mars et lors des autres attaques par le passé, dit-il. On le répète et on ne cessera de le dire : l’islam que nous prônons et que nous défendons n’a rien à voir avec ce qui a pu se faire. C’est évident, ça devient fatigant de le répéter, mais même s’il faut faire un million de fois, on le fera. Ce genre de personnes, je les qualifie plus de fous, d’aliénés, d’assassins que d’islamistes. »

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« On est des musulmans audois, tout ce qui arrive dans l’Aude nous concerne et nous peine », ajoute à ses côtés Mohammed El Habchi, président du regroupement des associations islamiques de l’Aude. Lui a parcouru plus de 60 kilomètres, depuis Quillan, à une soixantaine de kilomètres de là, dans le sud du département.
Puis, sur les coups de midi, la foule s’est dispersée, l’église s’est vidée. Quelques proches des victimes se sont enlacés, submergés par l’émotion. Pour la première fois de la journée, des sanglots et des cris de tristesse ont résonné sous un ciel gris, devant l’église. Une « marche pour la paix » devrait avoir lieu, probablement samedi 31 mars, à Carcassonne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Le premier salon du survivalisme se tient pour la première fois en France jusqu’à dimanche, au Paris Event Center de La Villette.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Le cancer du col de l’utérus compte 3 000 nouveaux cas par an et cause plus d’un millier de décès chaque année.
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Agnès Buzyn annonce que le dépistage du cancer du col de l’utérus sera pris en charge à 100 %

Le cancer du col de l’utérus compte 3 000 nouveaux cas par an et cause plus d’un millier de décès chaque année.



Le Monde
 |    25.03.2018 à 14h59
   





                        


Le gouvernement va proposer la prise en charge à 100 % du dépistage du cancer du col de l’utérus, dans le cadre du volet « prévention » de la stratégie santé qui sera présentée lundi, a annoncé la ministre de la santé, dimanche 25 mars.
« Nous sommes très mauvais en prévention en France, nous avons un système de santé qui ne finance que les soins une fois qu’on est malade et qui finance très mal les actions de prévention », a justifié Agnès Buzyn dans l’émission « Questions politiques » de France Inter, Franceinfo et Le Monde.
« Donc demain, avec le premier ministre, nous allons lancer un grand plan de prévention avec des mesures extrêmement concrètes, qui vont permettre aux Français de moins tomber malades et de préserver des vies », a-t-elle ajouté. Edouard Philippe et Agnès Buzyn doivent présenter lundi matin ce plan de prévention lors d’un comité interministériel dans les locaux de Santé publique France dans le Val-de-Marne.

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Parmi ces mesures concrètes, « nous allons prendre en charge à 100 %, c’est-à-dire rendre accessible à toutes les femmes le dépistage du cancer du col de l’utérus, a expliqué la ministre. Nous allons l’organiser et toutes les femmes qui n’auront pas fait de frottis pendant trois ans seront amenées à faire un frottis pris en charge à 100 % par la Sécurité sociale ».
Premier axe de la stratégie nationale de santé
Le cancer du col de l’utérus compte 3 000 nouveaux cas par an et cause plus d’un millier de morts chaque année.
La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018, adoptée en décembre, prévoit une prise en charge à 100 % par l’assurance-maladie d’une consultation unique de prévention des cancers du sein et du col de l’utérus pour les assurées à l’âge de 25 ans.
Les mesures qui seront présentées lundi concrétisent, selon Matignon, « le premier axe » de la stratégie nationale de santé, qui porte l’action du gouvernement en matière de santé d’ici à la fin du quinquennat.
Agnès Buzyn a déjà annoncé fin février la concrétisation d’une promesse de campagne d’Emmanuel Macron : la mise en place d’un « service sanitaire ».

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« Dès septembre 2018, 48 000 étudiants infirmiers, kinésithérapeutes, pharmaciens, médecins, vont aller dans des écoles expliquer notamment les maladies sexuellement transmissibles » et faire de l’éducation à la santé, a rappelé la ministre dimanche, précisant qu’il s’agirait d’un service de trois mois obligatoire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Pour le philosophe et fondateur du département d’études cognitives de l’ENS, il faut découvrir la meilleure com­binaison d’approches pour le traitement des difficultés les plus criantes dans l’éducation nationale.
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édition abonné


Daniel Andler : « Les inquiétudes concernant l’entrée des sciences cognitives à l’école sont injustifiées »

Pour le philosophe et fondateur du département d’études cognitives de l’ENS, il faut découvrir la meilleure com­binaison d’approches pour le traitement des difficultés les plus criantes dans l’éducation nationale.



Le Monde
 |    25.03.2018 à 14h00
   





                        



                                


                            
Par Daniel Andler
Les sciences cognitives sont-elles désormais chargées de dire comment l’école doit s’y prendre pour bien enseigner ? C’est ce que fait craindre à certains la présence de spécialistes de ce domaine au sein et à la tête du nouveau Conseil scientifique de l’éducation nationale. Ces inquiétudes peuvent étonner : l’apprentissage n’est-il pas un processus cognitif, largement tributaire du fonctionnement cérébral ? Elles sont surtout injustifiées, et s’expliquent par une série ­d’incompréhensions.
Il faut, d’abord, distinguer sciences cognitives et neurosciences. Ces dernières parlent du cerveau, quand les premières traitent de la cognition, ou, si l’on veut, du mental. Pour comprendre le mental, il ne suffit pas de comprendre le cerveau – si c’est souvent très utile, ce n’est pas toujours nécessaire.
Les sciences cognitives mobilisent d’autres disciplines, de la psychologie cognitive à l’anthropologie en passant par la linguistique et la philosophie, dont les ressources permettent notamment de se saisir de ce qui touche au sens, aux valeurs, à la communication. ­Elles s’articulent de ce fait aux sciences de l’homme et de la ­société, qu’on leur oppose parfois à tort, mais dont on souligne avec raison l’importance pour l’éducation.

En second lieu, les nouvelles approches scientifiques de l’éducation ne se conçoivent pas sans l’observation systématique, sur le terrain, des effets de toute disposition prise à grande échelle – ce qu’on appelle, sur le modèle de la ­médecine, l’éducation « fondée sur les preuves ». Peuvent être ainsi pris en compte des facteurs, notamment écono­miques, sociologiques, culturels, sur lesquels les sciences cognitives n’ont pas de prise directe.
Passer à une logique d’inclusion
Enfin, entre les travaux menés dans ce domaine et les pratiques éducatives, le rapport n’est pas celui d’une science pure à une science appliquée. Bien d’autres facteurs que la cognition des élèves et des professeurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Stéphane Poussier s’était félicité, sur les réseaux sociaux, de la mort du gendarme Arnaud Beltrame, qui s’était substitué à des clients lors de la prise d’otages de Trèbes.
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Stéphane Poussier, ex-candidat de La France insoumise, en garde à vue pour « apologie d’actes terroristes »

Stéphane Poussier s’était félicité, sur les réseaux sociaux, de la mort du gendarme Arnaud Beltrame, qui s’était substitué à des clients lors de la prise d’otages de Trèbes.



Le Monde
 |    25.03.2018 à 13h19
 • Mis à jour le
25.03.2018 à 18h18
   





                        


Stéphane Poussier, ancien candidat de La France insoumise aux élections législatives dans le Calvados, a été placé en garde à vue, dimanche 25 mars, pour « apologie d’actes terroristes », a annoncé le procureur de la République de Lisieux, David Pamart. M. Poussier s’était félicité, sur les réseaux sociaux, de la mort du gendarme Arnaud Beltrame, qui a succombé à ses blessures, samedi, à la suite de l’attaque terroriste survenue vendredi dans l’Aude.

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Dans des publications sur Facebook et Twitter, Stéphane Poussier avait écrit samedi : « A chaque fois qu’un gendarme se fait buter, et c’est pas tous les jours, je pense à mon ami Rémi Fraisse [jeune militant écologiste mort sur le site du barrage de Sivens en octobre 2014 dans des échauffourées avec la police], là c’est un colonel, quel pied ! Accessoirement, un électeur de Macron en moins. »
La peine maximale encourue pour apologie d’actes terroristes est de sept ans de prison et de 100 000 euros d’amende.
« Intolérable »
Le syndicat Unité SGP Police a réagi dès samedi soir, qualifiant ces propos d’« intolérables » et appelant à des sanctions.

«Il est intolérable qu’un ex-candidat aux élections législatives puissent se féliciter de la mort d’un représentant… https://t.co/MhmI2tkOK5— UNITESGPPOLICE (@UNITÉ SGP POLICE)


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Le parti La France insoumise a également estimé que les dires de son ancien candidat étaient « honteux et abjects » et les a « fermement » condamnés. Jean-Luc Mélenchon, président du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale, a, lui aussi, jugé les tweets de l’ancien candidat « repoussants ». Selon le tweet du parti politique, Stéphane Poussier a été « retiré de la plate-forme de La France insoumise ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ La commodité serait devenue à la fois un idéal, une valeur et un mode de vie. Reste qu’elle n’est pas toujours bonne.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Beauty, une Nigériane de 31 ans, avait été déposée à la frontière avec l’Italie en pleine nuit par les gendarmes français. Elle est morte un mois plus tard à Turin.
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Polémique autour d’une migrante enceinte et malade reconduite à la frontière

Beauty, une Nigériane de 31 ans, avait été déposée à la frontière avec l’Italie en pleine nuit par les gendarmes français. Elle est morte un mois plus tard à Turin.



Le Monde
 |    25.03.2018 à 03h19
 • Mis à jour le
25.03.2018 à 06h39
   





                        


Une information judiciaire a été ouverte samedi 24 mars à Turin après la mort d’une migrante nigériane enceinte et malade qui avait tenté en vain de gagner la France avec son mari, rapportent la presse et des associations italiennes.
Beauty, 31 ans, est morte la semaine dernière dans un hôpital de Turin. Son bébé, né par césarienne juste avant, est un grand prématuré mais se porte plutôt bien, selon les médecins.
La jeune femme et son mari vivaient près de Naples. Quand Beauty a réalisé qu’elle souffrait d’un lymphome, elle a souhaité finir sa grossesse auprès de sa sœur en France, mais les gendarmes français ont bloqué le couple à la frontière le 9 février.
Déposée devant la gare
Alors que Beauty était enceinte de 6 mois et peinait à respirer à cause du lymphome, les gendarmes l’ont juste déposée en pleine nuit devant la gare de Bardonnèche, selon Rainbow4Africa. « Les courriers traitent mieux leurs paquets », a dénoncé Paolo Narcisi, un responsable de cette association qui participe à l’aide aux migrants du côté italien des Alpes.

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Le mari a ensuite précisé à des médias italiens que c’est lui qui avait été bloqué à la frontière, et que Beauty, autorisée à entrer en France, avait choisi de rester avec lui. Hospitalisée à Rivoli, au pied du Val de Suse, puis dans un service spécialisé à Turin, elle n’a survécu que quelques semaines.
Précédent
Son bébé, Israël, né le 15 mars à 29 semaines de grossesse, pesait alors 700 grammes. En une semaine, passée essentiellement sur le ventre de son père, il a atteint près de 1 kg, selon les services médicaux.
L’histoire est largement reprise dans les médias italiens, qui rappellent les déboires en France d’un bénévole convoqué après avoir porté assistance à une famille nigériane, dont une femme enceinte.

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Selon ce bénévole, Benoît Ducros, les douaniers français ont tardé à appeler les pompiers pour aider la femme et ont aussi envisagé un temps de renvoyer le père et deux enfants de 2 et 5 ans en Italie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ L’ancien président de la République, mis en examen dans le cadre d’une enquête sur le financement de sa campagne présidentielle de 2007, a précisé ses axes de défense dans un entretien au « JDD », dimanche.
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/03/2018
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Financement libyen : Sarkozy dénonce une « manipulation d’une ampleur inédite »

L’ancien président de la République, mis en examen dans le cadre d’une enquête sur le financement de sa campagne présidentielle de 2007, a précisé ses axes de défense dans un entretien au « JDD », dimanche.



Le Monde
 |    25.03.2018 à 01h59
 • Mis à jour le
25.03.2018 à 12h21
   





                        


Nicolas Sarkozy ne se départit pas de son ton combatif. Après avoir été mis en examen pour « corruption passive », « financement illégal de campagne électorale » et « recel de détournement de fonds publics libyens », l’ancien chef de l’Etat a affirmé au Journal du dimanche du 25 mars n’avoir « aucune raison de douter » que Claude Guéant et Brice Hortefeux n’aient « jamais été mêlés au prétendu financement libyen » de sa campagne de 2007. Son contrôle judiciaire lui interdit désormais de rencontrer les deux hommes, qui ont notamment été ses ministres de l’intérieur.
« Brice Hortefeux est mon plus vieil ami. Claude Guéant a été un excellent collaborateur », a-t-il rappelé dans le Journal du dimanche. Jeudi soir sur TF1, il avait semblé prendre ses distances avec ces deux proches ; tout comme lors de sa garde à vue des 20 et 21 mars.

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À propos de M. Guéant, son bras droit durant la campagne victorieuse de 2007, il avait ainsi asséné sur TF1 : « Si des faits lui sont reprochés, il a droit comme les autres à la présomption d’innocence, il s’en expliquera. Pas en tant qu’ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy, mais en tant que Claude Guéant lui-même. »
Quant à M. Hortefeux, un ami proche « depuis tant d’années », M. Sarkozy avait dit : « S’il a eu des rapports avec tel ou tel, il s’en expliquera, et je lui fais confiance. »
« Manipulation d’ampleur inédite »
Comme il l’avait répété à la télévision et devant les juges, l’ancien président de la République a assuré : « Quel que soit le temps que ça prendra, je briserai les auteurs de la machination honteuse qui porte atteinte, au-delà de moi-même, à la fonction que j’ai exercée et à notre pays ». Nicolas Sarkozy a ainsi répété qu’il « ferai [t] usage de toutes les voies de recours ».

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Victime, selon lui, d’une « manipulation d’une ampleur inédite », Nicolas Sarkozy dénonce à la fois la machination d’« une bande d’assassins […] qui entouraient Kadhafi », qui souhaite se venger d’avoir été évincée du pouvoir ; des « gens de Mediapart et leurs comparses » qui se « comportent […] en militants politiques » et dont « l’objectif était de [lui] faire perdre […] la présidentielle de 2012 puis la primaire de la droite en 2016 » ; et des « affidés du régime déchu de Kadhafi, dont le plus visible est Ziad Takieddine », pour des motifs « financiers ». Tous auraient « intérêt à [le] salir ».
Nicolas Sarkozy a également répété que sa mise en examen n’était fondée que sur des « élucubrations » de Ziad Takieddine, dont l’ancien président dit démontrer les mensonges. Il souligne notamment l’aspect « délirant » de l’affirmation de M. Takieddine qui assure qu’il pouvait entrer au ministère de l’intérieur « sans même donner son identité », ou encore les incohérences temporelles de plusieurs de ses accusations en s’appuyant sur son agenda de l’époque.
Sur les sommes d’argent en liquide ayant circulé durant sa campagne, Nicolas Sarkozy a expliqué au Journal du dimanche que les enquêteurs lui avaient parlé d’un montant de 38 000 euros sur « une campagne qui a coûté 21 millions d’euros ». Une somme éloignée des millions évoqués par les témoins libyens et « aisément justifiable », « eu égard au budget de la campagne », a estimé l’ancien président.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Au lendemain des attaques qui ont fait quatre morts, l’heure est au recueillement. Si, pour les victimes, l’émotion déborde régulièrement, la volonté d’apaisement est quasi générale.
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A Trèbes, « ce matin, c’est encore plus dur qu’hier »

Au lendemain des attaques qui ont fait quatre morts, l’heure est au recueillement. Si, pour les victimes, l’émotion déborde régulièrement, la volonté d’apaisement est quasi générale.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 18h41
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 20h23
    |

            Yann Bouchez (envoyé spécial) et 
                                Gilles Rof (envoyé spécial)








                        



                                


                            

Une pluie fine et tenace tombe sur l’Aude, samedi 24 mars, ajoutant encore à la tristesse ambiante. Les grilles du Super U de Trèbes, le magasin où Radouane Lakdim a tué deux personnes et blessé mortellement le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, restent gardées par des gendarmes. L’imposant dispositif de la veille a été allégé, alors que les agents de la police scientifique travaillent toujours à l’intérieur.
Un par un, les clients qui ont réussi, vendredi, à fuir l’arrivée du tueur, se font déposer sur le parking. Comme Magdeleine, retraitée de Malves-en-Minervois, un village situé à une dizaine de kilomètres, ils viennent récupérer leurs voitures, abandonnées la veille. Comme d’autres victimes, cette habituée du supermarché a trouvé refuge dans un frigo à l’arrière du magasin. « Je n’ai pas vraiment compris ce qu’il se passait… Je pense que mon mari, devant la télé, était plus inquiet que moi », raconte-t-elle avant de filer.

A la mairie de Trèbes, où a été installée dès la veille la cellule d’aide psychologique aux victimes, l’émotion est plus prégnante et déborde à intervalles réguliers. Sitôt passé le seuil, certains des habitants venus partager leur expérience fondent en larmes. Postés au bas des escaliers de ce bâtiment art déco, les agents de la sécurité civile encaissent le trop-plein.
Vendredi, à 19 heures, deux psychologues et deux juristes de la fédération France Victimes sont arrivés de Montpellier pour renforcer la petite équipe de leurs collègues de Carcassonne. Clients, employés du Super U, simples témoins des attentats défilent toute la matinée. Jacques, lui, partageait depuis quinze ans le quotidien du rayon boucherie du supermarché avec Christian Medves, une des trois victimes du terroriste, tué à l’entrée du magasin. Sur le perron de la mairie, Jacques est sorti fumer une cigarette, larmes aux yeux, pour laisser retomber la pression. « C’était mon patron, mon ami… Ce matin, c’est encore plus dur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ L’officier est mort samedi après avoir pris la place d’une femme retenue en otage par Radouane Lakdim, vendredi, dans un supermarché à Trèbes (Aude).
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/03/2018
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Attentat à Trèbes : un hommage national sera rendu au gendarme Arnaud Beltrame

L’officier est mort samedi après avoir pris la place d’une femme retenue en otage par Radouane Lakdim, vendredi, dans un supermarché à Trèbes (Aude).



Le Monde
 |    24.03.2018 à 18h39
 • Mis à jour le
25.03.2018 à 12h38
   





                        


Un hommage national sera organisé en l’honneur du lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, a annoncé samedi 24 mars l’Elysée à l’issue d’un conseil restreint de défense.

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L’officier de 44 ans, qui est mort samedi après avoir pris la place d’une femme retenue en otage par Radouane Lakdim vendredi dans un supermarché à Trèbes (Aude), « a fait le don de sa vie pour protéger nos concitoyens », a salué le président de la République Emmanuel Macron dans un communiqué.

   


Alors que Radouane Lakdim venait d’abattre deux personnes, le lieutenant-colonel Beltrame « a fait le choix, au péril de sa vie, de prendre la place des otages retenus à l’intérieur du supermarché », avait expliqué vendredi le procureur de la République de Paris, François Molins, lors d’une conférence de presse. Le gendarme « avait laissé son téléphone ouvert sur la table (…) et c’est lorsque nous avons entendu les coups de feu que le GIGN est intervenu », abattant l’auteur de l’attaque qui se réclamait de l’organisation Etat islamique (EI), avait auparavant détaillé M. Collomb
« Il est parti en héros »
Le sacrifice de M. Beltrame suscitait, samedi, un hommage unanime en France, au lendemain des attaques djihadistes de Trèbes et Carcassonne. Entre autres nombreux hommages, celui du chef de l’Etat, qui a déclaré qu’il était « tombé en héros » et méritait « respect et admiration de la nation tout entière ». « Mort pour la patrie. Jamais la France n’oubliera son héroïsme, sa bravoure, son sacrifice », avait tweeté peu avant le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb.

   


La grande mosquée de Paris, à l’unisson des représentants musulmans, a salué son « courage » et « son engagement ». « Il est parti en héros », il « savait certainement qu’il n’avait pratiquement aucune chance » et « il n’a pas hésité une seconde », a souligné son frère Cédric Beltrame sur RTL. Marié sans enfants, Arnaud Beltrame devait se marier religieusement cette année.
Les drapeaux et étendards de la gendarmerie ont été mis en berne samedi, a tweeté la gendarmerie nationale, dont le directeur général, Richard Lizurey, a aussi rendu hommage à l’héroïsme d’Arnaud Beltrame.
Les drapeaux ont également été mis en berne au Palais Bourbon, en hommage aux victimes, avant un « hommage solennel » des députés la semaine prochaine, a annoncé François de Rugy, président de l’Assemblée nationale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Des engins explosifs artisanaux ont été retrouvés dans le magasin visé par le terroriste et des documents aux allures de testament à son domicile.
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Attentat à Trèbes et Carcassonne : les enquêteurs tentent de percer les mystères de Radouane Lakdim

Des engins explosifs artisanaux ont été retrouvés dans le magasin visé par le terroriste et des documents aux allures de testament à son domicile.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 15h46
 • Mis à jour le
25.03.2018 à 12h39
   





                        



   


L’essentiel
Radouane Lakdim a été abattu, vendredi 23 mars dans l’après-midi, par des militaires du groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) alors qu’il s’était retranché dans un supermarché Super U de Trèbes (Aude), localité située à 10 kilomètres de Carcassonne.Peu avant, il avait braqué une voiture et attaqué quatre CRS qui revenaient d’un jogging à Carcassonne.L’attaque a fait quatre morts – dont trois dans le supermarché, en comptant le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, qui a succombé à ses blessures samedi – et quinze blessés, dont un se trouve toujours dans un état grave.L’organisation Etat islamique (EI) a revendiqué l’attaque. La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie de l’affaire.
Les investigations se poursuivaient, samedi 24 mars, au lendemain des attaques djihadistes de Trèbes et Carcassonne perpétrées par Radouane Lakdim. Les enquêteurs cherchent à déterminer les raisons du passage à l’acte de ce Français d’origine marocaine de 25 ans, à déterminer la provenance de l’arme utilisée et à trouver d’éventuelles complicités.
Au cours d’un conseil restreint de défense à l’Elysée qui s’est tenu samedi en fin d’après-midi, le président de la République Emmanuel Macron a « demandé la convocation cette semaine par les préfets de l’ensemble des groupes d’évaluation départementale suivant les individus ayant fait l’objet de signalements pour radicalisation ». Le point sur l’avancée de l’enquête.

   



        Lire le récit :
         

          Attaques à Trèbes et Carcassonne : récit d’un itinéraire sanglant



Deux placements en garde à vue
La compagne de Radouane Lakdim a été placée en garde à vue, vendredi vers 19 heures, du chef d’association de malfaiteur en lien avec une entreprise terroriste, a annoncé le procureur de Paris, François Molins.
Dans la nuit de vendredi à samedi, un deuxième individu a été placé en garde à vue pour le même chef d’accusation, selon le parquet de Paris. Selon une source proche du dossier, il s’agit d’un mineur né en 2000, ami de Radouane Lakdim.

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Des notes « faisant allusion » à l’EI et s’apparentant à un testament
La perquisition réalisée au domicile de Radouane Lakdim a permis de trouver des « notes faisant allusion à l’[organisation] Etat islamique » et s’apparentant à un testament, ainsi que des supports numériques, a fait savoir une source judiciaire, samedi.
Une source judiciaire a également indiqué que les enquêteurs ont découvert à l’intérieur du Super U trois engins explosifs de confection artisanale, une arme de poing de calibre 7,65 et un couteau de chasse. La veille, M. Molins avait déclaré que les enquêteurs avaient retrouvé sur place « six douilles ».
Des investigations autour d’éventuelles complicités
Les enquêteurs tentent de comprendre les raisons du passage à l’acte de Radouane Lakdim, alors qu’il ne semblait pas être une menace aux yeux des autorités. Le tueur s’est présenté vendredi comme « un soldat » de l’EI – laquelle a, peu après, revendiqué les attaques. Radouane Lakdim ne s’est jamais rendu en zone irako-syrienne.
« Nous avions suivi » Radouane Lakdim « et nous pensions qu’il n’y avait pas de radicalisation », mais « il est passé à l’acte brusquement », a concédé le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb.
Né au Maroc le 11 avril 1992, naturalisé français à l’âge de 12 ans, en même temps que son père, Radouane Lakdim vivait à Carcassonne. Il était fiché S depuis 2014, avec un signalement « actif » car il était considéré comme en lien avec des islamistes appartenant au « haut du spectre » de la radicalisation.

        Lire les explications :
         

          Attaques dans l’Aude : Radouane Lakdim, un terroriste suivi par la DGSI



Mais il n’avait manifesté aucun « signe précurseur pouvant laisser présager un passage à l’acte terroriste », a relevé François Molins. Radouane Lakdim était connu de la justice pour des faits de droit commun. Son casier judiciaire affiche deux condamnations : la première en 2011 à une peine d’un mois de prison avec sursis pour « port d’arme prohibée », la seconde en 2015 pour « usage de stupéfiants et refus d’obtempérer » à un mois de prison, peine effectuée en août 2016. Les investigations se poursuivent pour déterminer s’il a pu bénéficier de complicités.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Commercialisé depuis 2002 par l’Allemand Bayer, le dispositif est soupçonné d’être à l’origine d’effets secondaires très graves.
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Action de groupe contre les implants contraceptifs Essure

Commercialisé depuis 2002 par l’Allemand Bayer, le dispositif est soupçonné d’être à l’origine d’effets secondaires très graves.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 15h30
 • Mis à jour le
25.03.2018 à 14h49
    |

            Patricia Jolly








                        



                                


                            
L’association Resist (Réseau d’entraide, de soutien et d’informations sur la stérilisation tubaire) n’est pas disposée à désarmer face au géant pharmaceutique allemand Bayer HealthCare, qui commercialise depuis 2002 le dispositif contraceptif définitif Essure, soupçonné d’être à l’origine de graves effets secondaires. Au contraire, selon nos informations, elle prépare de nouveaux recours en justice.
Dans le cadre d’une procédure de demande d’indemnisation déposée en décembre 2016 devant le TGI de Bobigny (Seine-Saint-Denis), trois femmes porteuses d’Essure – dont Marielle Klein, présidente de Resist – ont bien obtenu la désignation d’un expert médical, mais les frais d’expertises demeurent à leur charge et le dossier végète. Aussi, le 8 mars, l’association créée en 2016 et forte de 2 330 membres a-t-elle assigné le laboratoire devant le TGI de Paris pour « faute de vigilance » et « commercialisation d’un produit défectueux » dans le cadre d’une action de groupe.
Ce type de recours collectif permet à des associations de consommateurs – ou d’usagers du système de santé – s’estimant victimes d’un même préjudice de la part d’un professionnel, d’agir conjointement en justice et de se défendre au sein d’un même dossier avec un seul avocat.
Un million d’exemplaires dans le monde
« Resist reproche à Bayer de ne pas avoir informé les utilisatrices de la composition du dispositif Essure et de ses effets secondaires liés à la présence de métaux lourds, explique Charles Joseph-Oudin, avocat de l’association. Ce défaut d’information caractérise la défectuosité du produit qui n’offre pas la sécurité à laquelle on peut légitimement s’attendre. De plus, dès la commercialisation, le laboratoire avait l’obligation de continuer à réaliser sur le dispositif des études qui auraient permis de mettre au jour des effets indésirables graves. »
Implanté par les voies naturelles, le dispositif...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Le site Mediapart a publié, vendredi, des éléments issus de la garde à vue de l’ancien président de la République, à l’issue de laquelle il a été mis en examen.
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Face aux policiers, Nicolas Sarkozy a souvent plaidé l’ignorance

Le site Mediapart a publié, vendredi, des éléments issus de la garde à vue de l’ancien président de la République, à l’issue de laquelle il a été mis en examen.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 15h02
   





                        


Deux jours après la garde à vue de Nicolas Sarkozy dans l’affaire du possible financement libyen de sa campagne de 2007, le site Mediapart, qui avait révélé l’affaire en 2012, a publié , vendredi 23 mars, des éléments issus des auditions de l’ancien chef de l’Etat devant les enquêteurs de l’Office anticorruption (OCLCIFF).
Finalement mis en examen pour « corruption passive », « financement illicite de campagne électorale » et « recel de détournements de fonds publics libyens », Nicolas Sarkozy a réfuté, devant les enquêteurs, toutes les accusations, ou a systématiquement avancé ne pas avoir connaissance des faits évoqués. Quitte à rejeter la faute sur deux de ses collaborateurs les plus proches, Brice Hortefeux, son ancien ministre de l’intérieur (2009-2011), et Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée sous Nicolas Sarkozy puis ministre de l’intérieur (2011-2012).

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                Comprendre l’affaire de Sarkozy et la Libye en 2007



Sur Ziad Takieddine, intermédiaire et témoin clé de l’affaire
Comme il l’a souvent déclaré publiquement, Nicolas Sarkozy a qualifié M. Takieddine de « menteur doublé d’un fou » devant les enquêteurs. Les juges ont pourtant avancé l’existence de documents tendant « à montrer que celui-ci a joué un rôle dans les négociations entre la France et la Libye dans le cadre de vos visites en Libye comme ministre de l’intérieur, puis président de la République ». Ils ont également évoqué, selon Mediapart, plusieurs éléments matériels prouvant l’intervention de Ziad Takieddine au profit de Claude Guéant dans le dossier libyen.
Alors que les enquêteurs ont assuré que Ziad Takieddine était « en contact avec Claude Guéant et Brice Hortefeux », Nicolas Sarkozy s’est départi de ses deux proches.
« Que Brice Hortefeux à titre personnel ait pu le fréquenter, c’est sa décision », a-t-il lancé, avant de certifier qu’il ne savait pas « quand, et combien de fois, [Ziad Takieddine] a vu M. Guéant, il s’en expliquera ».
« Et si jamais Brice Hortefeux ou Claude Guéant disait “c’est Nicolas Sarkozy qui nous l’a demandé”, vous pourriez considérer que cela relève de ma responsabilité, mais ce n’est pas vrai, ils ne l’ont jamais dit », a avancé Nicolas Sarkozy, tandis que les enquêteurs lui rétorquaient que Claude Guéant et Brice Hortefeux avaient agi « dans le cadre de leurs fonctions et alors qu’ils étaient sous [son] autorité hiérarchique. »

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Sur Abdallah Senoussi, ancien chef des services de renseignement militaire
Abdallah Senoussi avait déclaré en 2012 devant le procureur général du Conseil national de transition libyen avoir envoyé cinq millions d’euros en liquide pour financer la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 ; propos plus tard confirmé par Ziad Takieddine. Il est aussi visé par un mandat d’arrêt international pour ne pas s’être présenté devant la justice française malgré sa condamnation dans l’affaire de l’attentat contre l’avion de ligne DC-10 d’UTA.
Devant les juges, l’ancien chef de l’Etat a reconnu que la situation judiciaire de M. Senoussi avait été abordée avec Mouammar Kadhafi lors de leur rencontre en 2006. Il a également reconnu que le militaire libyen avait « tenté de bénéficier des compétences de Thierry Herzog », avocat personnel de Nicolas Sarkozy, pour tenter de rendre inopérant le mandat d’arrêt international, mais a nié toute intervention en ce sens.
Or, les enquêteurs disposent de plusieurs éléments le contredisant, notamment un document issu des archives de Ziad Takieddine mentionnant une réunion sur la question à l’Elysée en mai 2009. « Vous me l’apprenez », a assuré M. Sarkozy, niant toute implication.  
Par ailleurs, si Nicolas Sarkozy a affirmé qu’il n’avait jamais rencontré M. Senoussi, Brice Hortefeux a, lui, reconnu dans son audition, avoir rencontré le militaire libyen, et en présence de Ziad Takieddine. « Vous me l’apprenez. Moi, je ne savais pas », a, là encore, répondu l’ancien chef de l’Etat aux enquêteurs.

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                Financement libyen  : le spectre d’une affaire d’Etat



Sur les virements d’argents évoqués par MM. Senoussi et Takieddine
Le premier a assuré que Mouammar Kadhafi avait accepté de financer la campagne de Nicolas Sarkozy à hauteur de 7 millions d’euros, et le second a affirmé avoir déposé cinq millions d’euros en espèces au ministère de l’intérieur, à l’époque occupé par Nicolas Sarkozy.
Au-delà de ces déclarations, les enquêteurs, cités par Mediapart, ont souligné devant M. Sarkozy l’existence d’un « virement de 2 millions d’euros […] adressé le 21 novembre 2006 depuis un compte de la Libyan Foreign bank. Il s’agit de la banque citée par M. Senoussi. Ce virement a été crédité sur le compte d’une société offshore, la société Rossfield Trading Limited dont le bénéficiaire économique était Ziad Takieddine », précisant que « les déclarations de M. Senoussi semblent confirmer les éléments matériels recueillis et sans qu’il n’ait pu en avoir connaissance, étant détenu depuis plusieurs années ».
Là encore, Nicolas Sarkozy a déclaré n’avoir « aucun commentaire à faire. C’est une association de voyous et de malfaiteurs. »
Interrogé sur la location, par Claude Guéant, d’une chambre forte à la banque BNP Paribas durant la campagne présidentielle de 2007, dans laquelle celui-ci s’est rendu « à sept reprises entre mars et juillet 2007 », Nicolas Sarkozy a répondu : « Je n’en ai aucune idée. Il ne m’en informait pas. » 
Quant aux questions sur les sommes en liquide qui avaient circulé durant sa campagne, confirmées par Eric Woerth, M. Sarkozy a répondu : « Je n’ai aucun élément à vous fournir sur le sujet […]. M. Woerth a toute ma confiance. Je suis sûr que tout cela est conforme aux règles et tant que l’on ne me démontre pas le contraire, je lui conserve ma confiance ».
Sur Bechir Saleh, ancien directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi
Les enquêteurs ont questionné Nicolas Sarkozy sur les conditions dans lesquelles Bechir Saleh avait été exfiltré de la Libye en guerre en 2011. L’ancien président de la République assure, là encore, ne « rien savoir ». Les enquêteurs évoquent notamment des notes déclassifiées de la DGSE dans lesquelles Bechir Saleh remercie Nicolas Sarkozy pour tout ce qu’il a fait pour lui, l’ancien chef de l’Etat assure qu’il ne « s’en souvient plus ».
« Il semble difficilement concevable que le ministre de l’intérieur [Claude Guéant] et le directeur du renseignement [Bernard Squarcini, chef des services impliqués dans l’exfiltration de Bechir Saleh] aient pu organiser entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2012 l’exfiltration du territoire français de Bechir Saleh, ancien directeur de cabinet de Kadhafi, sans que vous l’ayez su, au moment même où vous proclamiez dans les médias qu’il serait arrêté s’il était découvert en France ? […] Nous vous rappelons qu’il serait parti avec l’aide des autorités alors que vous étiez chef de l’État. »
La réponse de Nicolas Sarkozy est à nouveau inflexible : « Quelles autorités ? Pas la mienne. […] Et quelqu’un a-t-il dit que j’avais demandé ou autorisé cette exfiltration. Bien sûr que non ! » Il fait également valoir que « à la minute où [Claude Guéant] est nommé ministre de l’intérieur, il n’est plus mon collaborateur […]. Il avait dès lors sa propre existence politique, sa propre marge de manœuvre opérationnelle comme ministre. »
Sur Choukri Ghanem, ancien ministre du pétrole libyen
Mort dans des circonstances troubles en 2012, il a consigné dans des carnets de 2007 des versements d’argent à destination de M. Sarkozy. Or, une partie de la défense de ce dernier repose sur l’idée d’un complot ourdi par les dignitaires du régime Kadhafi après la guerre de 2011.
Les policiers ont toutefois souligné durant l’audition que le carnet ne leur avait pas été remis spontanément. « Il a été saisi par les autorités autrichiennes qui l’ont évoqué auprès des Norvégiens et il nous a été transmis par les Hollandais. Donc vraisemblablement, ces affirmations sont faites avant le déclenchement de la guerre en 2011 par un individu qui, à ce moment-là, ne vous en voulait pas. » 
L’ancien chef de l’Etat a malgré tout contesté « l’idée selon laquelle ce carnet aurait été rédigé avant le déclenchement des hostilités. Rien ne permet de l’affirmer ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Philippe Pétel avait été mis en cause après que des hommes cagoulés ont violemment expulsé des étudiants qui occupaient la faculté, jeudi soir.
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Montpellier : le doyen de la faculté de droit démissionne après la violente évacuation d’étudiants

Philippe Pétel avait été mis en cause après que des hommes cagoulés ont violemment expulsé des étudiants qui occupaient la faculté, jeudi soir.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 13h47
 • Mis à jour le
25.03.2018 à 06h36
    |

            Eric Nunès et 
Camille Stromboni








                        


Le doyen de la faculté de droit de Montpellier, Philippe Pétel, a démissionné, vendredi 23 mars au soir, a annoncé dans un communiqué le président de l’université, Philippe Augé, confirmant une information donnée au Monde. M. Augé a nommé un administrateur provisoire à compter de samedi.
M. Pétel avait été directement mis en cause par des étudiants après que des hommes cagoulés ont violemment expulsé, dans la nuit de jeudi à vendredi, des étudiants qui occupaient un amphithéâtre.

        Lire le récit :
         

          A Montpellier, des étudiants violemment expulsés de la fac de droit par des individus cagoulés



Le professeur de gestion et vice-président du conseil d’administration, Bruno Fabre, sera chargé d’assurer le bon fonctionnement de la faculté, jusqu’à l’élection d’un nouveau doyen. « La démission du doyen est un premier élément qui doit contribuer à l’apaisement sur le site », espère Philippe Augé.
La faculté, fermée à la suite des événements, doit rouvrir en début de semaine, « quand les conditions de sécurité seront réunies », indique le président, qui ira, avec l’administrateur provisoire, à la rencontre des personnels et des étudiants à la réouverture du site.
Une démission dont a pris acte la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, alors qu’elle avait « condamné avec la plus grande fermeté ces actes de violence » et missionné sur place l’Inspection générale de l’administration de l’Education nationale et de la recherche (IGAENR), afin qu’une enquête débute. « L’inspection que j’ai missionnée sera sur place lundi, et elle rendra publiques ses conclusions », a-t-elle précisé.

J'ai pris acte de la démission du Doyen de la Faculté de droit de @umontpellier . L'inspection que j'ai missionnée… https://t.co/fYP0PEX7Je— VidalFrederique (@Frédérique Vidal)


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Retour sur les faits
L’occupation de l’amphithéâtre par des étudiants, jeudi 22 mars, avait été décidée lors d’une assemblée générale qui avait réuni des participants de la manifestation opposés à la loi modifiant les règles d’accès à l’université, dont la nouvelle plate-forme Parcoursup. Ils avaient alors voté la tenue d’une nouvelle AG, vendredi 23 mars à 8 heures, et choisi d’occuper les locaux dans l’intervalle pour s’assurer d’y avoir toujours accès.
Alors qu’une cinquantaine d’étudiants étaient « tranquillement en train de manger » jeudi soir, un groupe « d’une dizaine d’individus, cagoulés et armés de bâtons et de morceaux de palettes de bois brisés se sont introduits dans l’amphithéâtre par les portes annexes, alors que les agents de sécurité de l’université gardaient les portes principales », d’après les témoignages recueillis par Le Monde. « Ils nous ont bousculés, frappés, relate Axel Pessemier, étudiant en troisième année de licence de l’université Montpellier-III-Paul-Valéry, qui faisait partie des occupants. Certains d’entre nous sont tombés à terre, ils ont encore été frappés. »
Alors que l’amphithéâtre était calme et sous le contrôle de la sécurité de l’université, « le groupe d’agresseurs est entré sans difficulté », affirme Thomas Levy, qui fait partie du personnel administratif de l’université Paul-Valéry et qui participe à la mobilisation. L’une des vidéos prises durant l’agression montre, en effet, des personnels de sécurité présents dans le haut de la salle alors que les agresseurs évacuent violemment les occupants en partant du bas ou des côtés de l’amphithéâtre.
« Des cagoulés, j’en ai vu de temps en temps, mais ils étaient dans le clan des occupants »
Selon plusieurs témoignages, les grilles de la faculté ont été refermées dès l’expulsion des manifestants. Les occupants expulsés, les gardiens comme les agresseurs sont restés ensemble à l’intérieur de l’établissement.
Certains étudiants présents ont alors accusé le doyen de la faculté de droit de Montpellier, Philippe Pétel, d’avoir laissé faire cette évacuation musclée. Ce dont il s’est défendu avec vigueur, assurant auprès de CheckNews, le site de fact checking de Libération, qu’il n’était pas « à l’initiative de la venue de ces hommes en noir » et que « parmi les personnes cagoulées, oui, c’est possible qu’il y ait eu un prof de droit ».
Egalement interrogé par France 3, Philippe Pétel a affirmé qu’il n’avait fait « entrer personne » et évoque « une cinquantaine d’étudiants qui étaient là et qui ont voulu se défendre », avant d’ajouter que les étudiants en droit présents étaient « tous contre l’occupation ». Quant à la tenue des « défenseurs », « si certains étaient cagoulés, je n’en sais rien. Des cagoulés, j’en ai vu de temps en temps, mais ils étaient dans le clan des occupants. Je suis assez fier de mes étudiants. Je les approuve totalement », a ainsi déclaré le doyen. Plusieurs jeunes ont été blessés et hospitalisés.
Une enquête ouverte
Le parquet de Montpellier « a ouvert une enquête pour des faits de violences en réunion et avec arme », a annoncé vendredi le procureur de la République de Montpellier, Christophe Barret, précisant que cette enquête « visait également l’intrusion ».
Le président de l’université de Montpellier, M. Augé, a quant à lui annoncé qu’il avait porté plainte contre X « afin que la lumière soit faite sur ces événements ». 


Des étudiants lillois appellent à une mobilisation nationale mercredi
Des étudiants de l’Université Lille 2 ont appelé samedi 24 mars à une mobilisation nationale mercredi dans les facultés contre la réforme de l’université et les « interventions policières » sur les campus, en référence notamment à l’expulsion violente qui s’est déroulée à Montpellier.
Environ 150 étudiants de Lille 2 se sont rassemblés vendredi soir devant l’université, avant de s’installer dans un amphithéâtre. Une partie d’entre eux y a passé la nuit. « Lors de l’assemblée générale, on a décidé d’appeler à une manifestation nationale le mercredi 28 mars, à Lille et dans les autres universités, contre la sélection et mais aussi contre les expulsions des étudiants lorsqu’ils occupent un amphithéâtre, par exemple », a expliqué samedi à l’Agence France-Presse (AFP) Nicolas Heyn, membre des Jeunes Insoumis et étudiant en master de sciences politiques à Lille 2.
Une décision prise « en réaction aux multiples interventions policières partout en France sur les campus universitaires se mobilisant (Nantes, Bordeaux, Paris, Dijon, Strasbourg, Lille, Toulouse, Grenoble pour ne citer qu’eux) », peut-on lire dans un communiqué des étudiants.





                            


                        

                        


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Quand l’assurance automobile ne veut plus de vous

S’ils coûtent plus cher qu’ils ne rapportent, les assurés sont mis dehors. Et ne retrouvent pas de couverture à un prix raisonnable. Dans sa chronique bimensuelle, la journaliste Rafaële Rivais donne des solutions alternatives.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 11h02
    |

            Rafaële Rivais








                        



                                


                            
SOS Conso. Jusqu’en 2016, Bernard X., cadre retraité, est un conducteur apprécié de son assureur, la Macif : non seulement il ne cause jamais d’accidents, mais, en outre, il ne déclare que très rarement de « sinistres », c’est-à-dire de faits dommageables couverts par son contrat – juste une rayure, due à une main malveillante, sur sa petite Toyota Yaris, au cours des trois années qui précèdent. Du coup, il a droit à un « bonus » et ne paie que la moitié de sa prime.
Cela change le jour où il décide de voyager, avec sa compagne, Liliane. Il achète un luxueux camping-car, au prix de 67 000 euros. Le véhicule, qui, selon Bernard, « suscite une certaine jalousie », est victime de nombreux actes de vandalisme, partout où il stationne (on le raie, l’accroche, l’emboutit…). A Rome, des cambrioleurs forcent sa porte et le dévalisent, s’emparant d’une télévision. La malchance s’y ajoute : au Maroc, un fort coup de vent projette un objet sur le pare-brise et le casse ; une fuite se produit sous l’évier et détruit le système électronique qui commande le chauffage.
En deux ans, Bernard fait donc… sept déclarations de sinistres. Le 19 janvier, la Macif l’informe qu’elle va résilier son contrat à sa date anniversaire, le 31 mars. « Nous devons préserver l’équilibre de la mutuelle dans l’intérêt de l’ensemble de ses sociétaires », lui explique-t-elle. Bernard saisit la commission de recours, explique qu’il n’est responsable que d’un seul des sept sinistres : en se déportant sur la gauche pour éviter un cycliste, en Italie, il a renversé un scooter, qui tentait de le doubler ; les dégâts, seulement matériels, n’ont été que légers. Peine perdue : pour l’assureur, qu’il soit l’auteur ou la victime des dommages, il coûte désormais trop cher.
Contrat exorbitant
Bernard rejoint les « radiés des assurances », dont le magazine 60 Millions de consommateurs a dénoncé le « scandale », en janvier 2017. S’ils...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Editorial. L’attentat commis vendredi 23 mars, qui a fait quatre morts et quinze blessés, prouve que, malgré les défaites de l’EI en Syrie et en Irak, la lutte contre le djihadisme doit se poursuivre, en France.
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Djihadisme : un projet et une idéologie mortifères

Editorial. L’attentat commis vendredi 23 mars, qui a fait quatre morts et quinze blessés, prouve que, malgré les défaites de l’EI en Syrie et en Irak, la lutte contre le djihadisme doit se poursuivre, en France.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 10h58
 • Mis à jour le
25.03.2018 à 11h53
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Trois ans après les terribles attentats de Paris, contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher puis le Bataclan, deux ans après la tuerie de la promenade des Anglais à Nice, l’assassinat du père Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray et celui de deux policiers à Magnanville, l’on pouvait espérer que la menace du terrorisme djihadiste s’était estompée. L’on pouvait croire que la défaite militaire de l’organisation Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak, en 2017, face à la coalition internationale, dont la France était partie prenante, aurait coupé les racines de la « guerre sainte » que le djihadisme voulait porter contre l’Occident en général et la France en particulier.
L’attentat commis, vendredi 23 mars, dans la banlieue de Carcassonne (Aude), les quatre morts et les quinze blessés qu’il a laissés derrière lui avant que le terroriste qui en était l’auteur ne soit abattu par les forces de gendarmerie, démontrent, hélas, qu’il n’en est rien. L’EI a perdu une bataille en Syrie et en Irak. Mais le djihadisme, lui, n’a pas renoncé à la guerre contre les « infidèles », les « juifs », les « croisés » et contre les libertés des sociétés démocratiques qu’il exècre.

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La chute de l’entité territoriale fondée par l’Etat islamique, le « califat » autoproclamé à cheval sur la Syrie et l’Irak, a certes tari le mouvement des départs vers le Levant et les ressources du mouvement, donc la capacité à former des combattants aguerris, à l’instar du réseau complexe et étendu qui a commis les attentats de Paris, Saint-Denis et Bruxelles. Mais la force de l’EI, contrairement à Al-Qaida, est de savoir transformer ses défaites – comme il l’a fait par le passé de ses victoires – en puissant moteur de recrutement et de passage à l’action.
Désir de vengeance
La chute de Mossoul, en Irak, puis de Rakka, en Syrie, les deux « capitales » du « califat », accompagnées de destructions considérables, alimentent désormais le martyrologe du groupe et le désir de vengeance de ses adeptes. L’EI avait anticipé ses défaites militaires sur le terrain syro-irakien et adapté son discours en appelant ses sympathisants à le venger partout où ils le pourraient.
Il ne suffira pas, pour venir à bout de l’idéologie et du projet mortifères de l’EI, de le priver de son territoire et de le défaire militairement au Moyen-Orient. Le combat se jouera désormais, pour ce qui nous concerne, en France. Et ce sera un combat de longue haleine. Il passe évidemment par une vigilance incessante des forces de sécurité. Si le dispositif antiterroriste a été constamment renforcé depuis trois ans, si la surveillance a permis de déjouer une dizaine de projets d’attentats ces derniers mois, il n’empêche – et ce n’est pas s’y résigner – que le risque zéro n’existe pas en la matière.

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Après celui de la gare Saint-Charles à Marseille (qui a fait deux victimes en octobre 2017) et les tentatives, entre février et août 2017, à Levallois-Perret, Notre-Dame de Paris, Orly, les Champs-Elysées ou le Carrousel du Louvre, l’attentat de Carcassonne démontre que le terrorisme artisanal, si l’on ose dire, suffit pour tuer.
Ce combat passe également par l’organisation de l’islam de France. Il est urgent de l’encourager à dénoncer vigoureusement le djihadisme – cette maladie dégénérative de l’islam –, de lui donner les moyens de l’isoler, avant de l’éradiquer. Cette entreprise, annoncée par le président de la République, est complexe. Mais elle doit être menée sans relâche. C’est une des clés de la sécurité du pays.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ L’association Sidaction a publié un sondage selon lequel 21 % des 15-24 ans pensent à tort que le virus peut se transmettre en embrassant un séropositif, soit 6 % de plus qu’en 2015.
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Lancement du Sidaction, dans un contexte de baisse des dons et « d’idées fausses » sur le sida

L’association Sidaction a publié un sondage selon lequel 21 % des 15-24 ans pensent à tort que le virus peut se transmettre en embrassant un séropositif, soit 6 % de plus qu’en 2015.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 10h35
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 12h09
   





                        


Coup d’envoi pour le Sidaction. Cet événement caritatif annuel relayé à la radio et la télévision, a démarré vendredi 23 mars et s’achèvera dimanche, dans un contexte global de baisse des dons aux associations et de progression des « idées fausses » sur le sida.
L’association Sidaction a publié mercredi un sondage selon lequel 21 % des 15-24 ans pensent à tort que le virus peut se transmettre en embrassant un séropositif, soit 6 % de plus qu’en 2015.
« Nous sommes un peu inquiets de cette méconnaissance des jeunes envers l’infection au VIH », déclare Françoise Barré-Sinoussi, Prix Nobel de médecine en 2008 avec Luc Montagnier pour la découverte du virus du sida en 1983. Elle a été nommée en novembre présidente de l’association Sidaction pour succéder à l’homme d’affaires et mécène Pierre Bergé, mort le 8 septembre. « Françoise Barré-Sinoussi porte l’historique de la lutte contre le sida », explique la directrice générale de Sidaction, Florence Thune.
« Elle symbolise le lien entre la recherche et les personnes qui vivent avec le VIH car elle a été parmi les premiers à recevoir dans son laboratoire des personnes infectées par le VIH. »

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Baisse des dons qui inquiète
Cofondée en 1994 par Pierre Bergé et Line Renaud, qui en est toujours vice-présidente, l’association finance des programmes de recherche et de prévention. Les dons peuvent être faits par téléphone (au 110, jusqu’au 14 avril), en ligne (www.sidaction.org), par SMS en envoyant le mot DON au 92 110 (pour un petit don de 5 euros) ou par courrier à Sidaction, 228, rue du Faubourg Saint-Martin 75010 Paris.

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L’an dernier, le Sidaction s’était achevé sur un total de 4,07 millions d’euros de promesses de dons. « Une éventuelle baisse des dons, qu’on a déjà constatée au cours de ces dernières années, nous inquiète. C’est le cas pour le milieu associatif de façon globale et c’est extrêmement préoccupant », selon Françoise Barré-Sinoussi.
Organisée début décembre, la dernière édition du Téléthon, le plus gros événement caritatif de France, a recueilli moins de dons que les années précédentes, avec un bilan final de 89 millions d’euros (contre près de 93 millions en 2016). Pendant tout le week-end, les chaînes de télévision affichent dans un coin de l’écran le ruban rouge du Sidaction.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Vendredi, dans l’Aude, un terroriste qui s’est présenté comme un soldat de l’Etat islamique a tué quatre personnes et fait quinze blessés avant d’être abattu.
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Attaques à Trèbes et Carcassonne : récit d’un itinéraire sanglant

Vendredi, dans l’Aude, un terroriste qui s’est présenté comme un soldat de l’Etat islamique a tué quatre personnes et fait quinze blessés avant d’être abattu.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 10h29
 • Mis à jour le
25.03.2018 à 06h52
    |

            Julia Pascual, 
Yann Bouchez (envoyé spécial) et 
                                Gilles Rof (envoyé spécial)








                        



                                


                            

Il est près de minuit, vendredi 23 mars, et la mairie de Trèbes (Aude), ville de 5 500 habitants à huit kilomètres de Carcassonne et de sa cité médiévale, brille d’une étrange lumière. Police judiciaire, gendarmes, équipes de soutien psychologique aux victimes s’activent encore dans les deux étages du bâtiment bourgeois, alors que les personnels municipaux, sonnés, tentent de réaliser la journée qu’ils viennent de vivre.
« C’est un cauchemar ! Ici, c’est une petite ville calme », lâche le maire PS Eric Menassi, solide gars du terroir, la cinquantaine, ébranlé. Dans le prolongement de la porte de son bureau, Samia, sa femme, a le regard hors du temps. C’est elle qui dirige le Super U dans lequel Radouane Lakdim a terminé, en fin de matinée, son itinéraire sanglant, qui a fait quatre morts et quinze blessés, avant d’être abattu par les hommes du GIGN. L’homme de 25 ans, résident à Carcassonne et signalé pour radicalisation, s’était présenté comme un « soldat de l’Etat islamique ».

C’est la plus importante attaque terroriste sur le territoire depuis le début de mandat d’Emmanuel Macron. Et la première depuis l’attaque au couteau du 1er octobre 2017 sur le parvis de la gare Saint-Charles à Marseille, dans laquelle deux jeunes filles avaient été tuées. Dans un contexte de défaites militaires de l’organisation Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie, un sentiment d’accalmie commençait à gagner les esprits. Radouane Lakdim y a mis fin. Son périple meurtrier a été retracé vendredi soir lors d’une conférence de presse à Carcassonne par le procureur de la République François Molins, en charge de la section antiterroriste du parquet de Paris, saisie d’une enquête. C’est la troisième fois que le magistrat se déplace en province, après l’avoir fait en 2012 à Toulouse lors des attentats de Mohamed Merah et, en 2016, à Nice, après la tuerie de la promenade des Anglais.
« Il cherchait clairement à tuer les CRS »
Il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Le lieutenant-colonel, qui s’était substitué à un ou plusieurs otages du supermarché de Trèbes, a succombé à ses blessures samedi matin.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
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Le gendarme Arnaud Beltrame, « un mec bien, humain avec ses troupes »

Le lieutenant-colonel, qui s’était substitué à un ou plusieurs otages du supermarché de Trèbes, a succombé à ses blessures samedi matin.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 10h20
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 11h44
    |

                            Gilles Rof (envoyé spécial), 
Julia Pascual et 
Yann Bouchez (envoyé spécial)








                        



                                


                            

La soutane n’a pas ralenti les grandes enjambées du prêtre. Vendredi 23 mars, la nuit était tombée depuis deux heures déjà lorsque le père Jean-Baptiste est arrivé au pas de course dans le hall moderne de l’hôpital de Carcassonne, comme s’il avait peur qu’il ne soit déjà trop tard. Le religieux, pas loin du double mètre, a demandé à voir Arnaud Beltrame, ce lieutenant-colonel de 44 ans dont le « courage » et l’« héroïsme » ont été unanimement salués par la classe politique et sur les réseaux sociaux pour s’être substitué à l’une des otages du supermarché de Trèbes. Touché par plusieurs tirs du terroriste Radouane Lakdim, le militaire est mort, quelques heures plus tard, samedi matin.
Voilà des semaines que le prêtre préparait l’union religieuse d’Arnaud et de Marielle, déjà mariés civilement. Le couple et l’homme d’Eglise avaient consacré « une trentaine d’heures » à la préparation de la cérémonie, prévue pour début juin. « Je prie pour que ce mariage ait lieu, confiait le père Jean-Baptiste après une heure passée au service de réanimation auprès du militaire et de sa compagne. Je lui ai donné le sacrement du mariage, et le sacrement des malades. »

« Mort pour la patrie »
Le gendarme et le prêtre s’étaient rencontrés à l’été 2016, lors d’une visite guidée du couple dans une abbaye. A l’époque, Arnaud Beltrame travaille à Paris, au ministère de l’écologie, après avoir commandé la compagnie de gendarmerie d’Avranches de 2010 à 2014. Mais il vient régulièrement dans le Sud, où il retrouve Marielle, vétérinaire à la réserve africaine de Sigean, tout près de Narbonne. « On a sympathisé, c’est un homme extrêmement intelligent et courageux, et le contact a tout de suite été excellent, résume le père Jean-Baptiste. C’est un homme qui avait retrouvé la foi. »
Diplômé de l’Ecole militaire interarmes Saint-Cyr Coëtquidan en 1999, officier depuis dix-huit ans, le lieutenant-colonel...




                        

                        


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Attentat de Trèbes : une première épreuve pour Macron

Emmanuel Macron a rappelé « sa détermination absolue » contre le terrorisme.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 10h19
    |

            Cédric Pietralunga, 
Elise Vincent et 
Bastien Bonnefous








                        



                                


                            

Au pouvoir depuis bientôt un an, Emmanuel Macron et le gouvernement ont déjà eu à connaître des attaques terroristes, comme le 1er octobre 2017 à Marseille avec la mort de deux femmes sur le parvis de la gare Saint-Charles, poignardées par un homme abattu dans la foulée par un militaire de l’opération Sentinelle. Mais les attaques survenues vendredi 23 mars dans l’Aude, et revendiquées par l’organisation Etat islamique (EI), peuvent apparaître comme la véritable épreuve du feu pour le pouvoir face au danger terroriste.
Le temps de quelques heures, le président de la République, Emmanuel Macron, le premier ministre, Edouard Philippe, et le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, ont ainsi reconstitué le trio régalien traditionnellement en première ligne lors de ce type d’événement, rappelant celui formé par leurs prédécesseurs François Hollande, Manuel Valls et Bernard Cazeneuve, durant la vague d’attentats des années 2015-2016. « Notre pays a subi une attaque terroriste islamiste », a déclaré le chef de l’Etat, vendredi, à l’issue d’une réunion de crise.
L’exécutif, informé dans la matinée des événements dans l’Aude, a tout de suite cherché à montrer qu’il était aux commandes. En visite dans une école de commissaires de police à Saint-Cyr-au-Mont-d’Or (Rhône), Gérard Collomb s’est immédiatement entretenu par vidéoconférence avec le directeur général de la gendarmerie nationale, le général Richard Lizurey, puis avec Emmanuel Macron.
Prévenir les critiques
Décision a été prise d’emblée d’envoyer le ministre de l’intérieur par hélicoptère à Trèbes. En déplacement à Mulhouse (Haut-Rhin), où il était venu parler banlieues, Edouard Philippe a décidé de son côté d’interrompre la table ronde à laquelle il assistait pour rentrer à Paris. Pas question de donner le sentiment d’un flottement à la tête du pays alors que le chef de l’Etat, présent à Bruxelles pour un conseil européen, indiquait lors d’une conférence de presse commune...




                        

                        

