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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Cinq mois après avoir fui son pays, l’ex-président catalan a été arrêté par la police allemande en vertu d’un mandat d’arrêt international émis par l’Espagne.
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De la destitution à l’arrestation de Puigdemont, retour sur les moments forts de la crise catalane

Cinq mois après avoir fui son pays, l’ex-président catalan a été arrêté par la police allemande en vertu d’un mandat d’arrêt international émis par l’Espagne.



Le Monde
 |    25.03.2018 à 17h19
 • Mis à jour le
25.03.2018 à 18h06
   





                        


« Nous ne renoncerons pas », assurait-il encore au début de mars dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux depuis la Belgique, où il s’était exilé, en s’engageant à rendre « possible » cette « République catalane » symboliquement proclamée le 27 octobre 2017. Cinq mois après avoir fui son pays, l’ex-président catalan Carles Puigdemont a été arrêté, dimanche 25 mars, par la police allemande, en vertu d’un mandat d’arrêt international émis par l’Espagne.
De la destitution du leadeur indépendantiste à la fin d’octobre, à son arrestation dimanche par la police allemande, retour sur les temps forts de la crise catalane.
Proclamation unilatérale d’indépendance et destitution
Le 27 octobre, le Parlement catalan proclame unilatéralement l’indépendance, votée par 70 députés sur 135. La riposte annoncée de Madrid arrive sans tarder : mise sous tutelle de la Catalogne, destitution du gouvernement de Carles Puigdemont, dissolution du Parlement et convocation d’élections régionales le 21 décembre.

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Le 29 octobre, des centaines de milliers de personnes manifestent à Barcelone pour l’unité de l’Espagne, criant « Puigdemont en prison ».
Puigdemont se réfugie en Belgique

Le 30 octobre, Carles Puigdemont se réfugie à Bruxelles, avec quatre membres de son gouvernement destitué, après avoir quitté secrètement la Catalogne.
Le 2 novembre, son ancien vice-président, Oriol Junqueras, et sept autres « ministres » indépendantistes, sont emprisonnés pour « rébellion et sédition ».
Mandats d’arrêt européens contre Puigdemont
Le lendemain, l’Espagne émet des mandats d’arrêt européens contre Carles Puigdemont et les quatre anciens ministres qui l’ont suivi en Belgique, puis les retire le 5 décembre. Mais s’ils reviennent en Espagne, les cinq hommes, inculpés de rébellion et sédition, risquent d’être arrêtés. M. Puigdemont lance depuis la Belgique sa campagne pour les régionales.

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Des élections régionales atypiques

Le 21 décembre, les Catalans votent en masse et donnent une majorité aux indépendantistes au Parlement régional, au terme d’un scrutin atypique, avec trois parlementaires en détention pour leur rôle dans la tentative de sécession et cinq autres, dont Puigdemont, en exil.
Le 29 décembre, le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy annonce qu’il convoque la première session du nouveau Parlement le 17 janvier. Le premier tour de scrutin pour élire le président de la région devra suivre dans les dix jours, rappelle-t-il, jugeant « absurde » que Carles Puigdemont gouverne la Catalogne depuis l’étranger, comme le suggère son parti. Le lendemain, Puigdemont exige une négociation politique et la restauration par Madrid de son gouvernement.
Puigdemont désigné candidat à la tête de la région
Le 5 janvier 2018, la Cour suprême s’oppose à la libération de son ancien numéro deux Oriol Junqueras. La Catalogne restera sous la tutelle de Madrid si Puigdemont tente de la gouverner de Bruxelles, prévient Rajoy. Le futur président de la Catalogne devra « prendre ses fonctions » « physiquement » affirme-t-il mi-janvier.
Le 17 janvier, l’indépendantiste Roger Torrent est élu à la présidence du Parlement catalan et entame les consultations pour proposer un candidat à la présidence régionale.
Le 22 janvier, Carles Puigdemont est officiellement désigné par le Parlement candidat à la présidence de la région. Le ministre de l’intérieur assure le lendemain que les forces de l’ordre sont sur le qui-vive « partout » pour empêcher un retour de Puigdemont incognito « en hélicoptère, ULM ou bateau » voire « dans le coffre d’une voiture ». Le dirigeant indépendantiste dit souhaiter pouvoir rentrer en Espagne pour son investiture sans risquer une incarcération.
Suspension de la réélection de Puigdemont
Le 27 janvier, la Cour constitutionnelle suspend la réélection prévue trois jours plus tard de Puigdemont comme président de la Catalogne, estimant qu’une investiture à distance n’est pas légale. Elle pose la condition qu’il se présente « en personne au Parlement, muni d’une autorisation judiciaire préalable ».
Le 30 janvier, le président du parlement catalan décide d’ajourner la session d’investiture. Puigdemont maintient sa candidature.
Le 13 février le Parlement catalan annonce qu’il va saisir la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) pour que Puigdemont puisse être réinvesti comme président de la région.
Puigdemont renonce à briguer la présidence catalane
Le 1er mars Carles Puigdemont renonce à briguer la présidence catalane, assurant qu’il défendra la cause de sa « république » partout, y compris en saisissant le comité des droits de l’homme de l’ONU.
La justice espagnole assène un coup de massue à l’indépendantisme catalan
Le 23 mars, un juge espagnol met formellement en examen 25 dirigeants indépendantistes pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne, dont 13 pour « rébellion », et lance des mandats d’arrêt européens et internationaux contre les six qui ont fui à l’étranger dont Carles Puigdemont. La sixième, Marta Rovira, est partie le jour même.

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Puigdemont est arrêté en Allemagne
Le 25 mars, M. Puigdemont est arrêté par la police allemande à la frontière, au moment où il arrivait en voiture depuis le Danemark. Son avocat précise que son client a été interpellé alors qu’il rentrait en Belgique après un séjour en Finlande.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Il a développé le concept millénaire « tianxia », qui voit le monde comme un tout, supprimant toute idée d’étranger ou d’ennemi. Une théorie politique perçue par certains comme un levier du nationalisme chinois.
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Zhao Tingyang, philosophe de l’utopie inclusive

Il a développé le concept millénaire « tianxia », qui voit le monde comme un tout, supprimant toute idée d’étranger ou d’ennemi. Une théorie politique perçue par certains comme un levier du nationalisme chinois.



Le Monde
 |    25.03.2018 à 14h00
    |

            Frédéric Lemaître








                        



                                


                            

De passage à Paris, mi-mars, Zhao Tingyang est formel : sa philosophie n’a « rien à voir » avec la politique chinoise actuelle. « En fait, je n’ai aucun lien avec le pouvoir. Je suis un rat de bibliothèque qui a inventé une théorie de la philosophie politique », confie-t-il, quelques heures avant de retrouver, à Sciences Po, l’un de ses interlocuteurs occidentaux privilégiés : le philosophe Régis Debray.
De fait, ­considérer comme un porte-parole officieux du Parti communiste chinois cet élégant intellectuel, dont seuls quelques poils de barbe blancs laissent deviner la soixantaine proche, constituerait une erreur. Mais, reconnaissons-le, la tentation est grande, tant sa pensée semble offrir le cadre conceptuel idéal au « rêve chinois » du président Xi Jinping. Début février, le Washington Post a d’ailleurs présenté « Tianxia », sa philosophie, comme l’exact ­contraire de l’« America first » de Donald Trump.
Tianxia signifie « tout ce qui existe sous le ciel ». C’est un système inclusif qui tente de penser le monde comme un tout, supprimant même l’idée d’étranger ou d’ennemi. Comme l’écrit Zhao Tingyang dans la longue préface de l’édition française de son ouvrage, Tianxia, tout sous un même ciel (Cerf, 336 p., 22 euros) :
« Qu’il s’agisse de conflits entre les chrétiens et les païens, (…) de l’hypothèse de la jungle de Hobbes, de la théorie de la lutte des classes de Marx, des théories de politique internationale fondées sur les Etats-nations ou du choc des civilisations de Huntington, toutes ces luttes sont étroitement liées au concept d’antagonismes politiques entre ennemis et amis. Contrairement à tout cela, le concept de Tianxia pose comme ­hypothèse qu’il existe nécessairement des méthodes qui permettraient d’incorporer n’importe quel Autre dans l’ordre de la coexistence et que même si un tel Autre refusait catégoriquement d’entrer dans le système Tianxia, il existerait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Des médias britanniques ont publié, samedi 24 mars, le témoignage d’un ancien militant de la campagne du « Leave ».
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Les partisans du Brexit accusés d’avoir contourné le plafond de dépenses durant la campagne de 2016

Des médias britanniques ont publié, samedi 24 mars, le témoignage d’un ancien militant de la campagne du « Leave ».



Le Monde
 |    25.03.2018 à 13h57
   





                        



   


Les partisans du Brexit auraient dépassé le plafond des dépenses autorisées par la loi britannique durant la campagne de 2016, selon un militant ayant participé à la campagne, Shahmir Sanni, dans des interviews à Channel 4 News et à The Observer, publiées samedi 24 mars. L’accusation implique de nombreux membres du gouvernement de Theresa May, à commencer par Boris Johnson, le ministre des affaires étrangères et fer de lance de la campagne du Brexit.

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Selon M. Sanni, le groupe baptisé « Vote Leave », principal acteur de la campagne en faveur de la sortie de l’Union européenne, aurait versé des fonds à un autre groupe faisant campagne en faveur du Brexit, afin d’éviter de dépasser le plafond légal des dépenses.
Selon les éléments rapportés par The Observer et Channel 4 News, « Vote Leave » était proche de la limite légale de 7 millions de livres sterling (8 millions d’euros) lorsque, dans les derniers jours de la campagne, il a fait une donation de 625 000 livres sterling au fondateur du groupe BeLeave, Darren Grimes.
« Ce n’était pas légal »
Or, alors que la loi électorale britannique interdit la coordination entre des campagnes supposées être indépendantes, M. Sanni assure que Darren Grimes n’a eu aucun contrôle sur la manière dont cet argent a été dépensé. Toutes les décisions concernant ces 625 000 livres seraient passées par Stephen Parkinson, ancien coordinateur de la campagne du Brexit et aujourd’hui conseiller spécial de la première ministre, Theresa May.
« Ils ont utilisé BeLeave pour dépasser le plafond des dépenses, et pas juste pour un petit moment… Deux tiers d’un million de livres font toute la différence, et ce n’était pas légal », affirme l’ancien militant, qui a précisé avoir rapporté ses allégations à la commission électorale jeudi.
L’affaire fait suite aux révélations concernant l’entreprise britannique Cambridge Analytica, qui a notamment travaillé pour la campagne électorale numérique de Donald Trump et est accusée d’avoir siphonné en 2013 les données de 50 millions d’utilisateurs de Facebook sans leur consentement. Car Shahmir Sanni affirme que la majeure partie de cette donation a été versée à l’entreprise canadienne Aggregate IQ (AIQ), dont The Observer a montré qu’elle était liée à Cambridge Analytica.

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« Totalement ridicule »
Le directeur de Vote Leave, Dominic Cummings, a démenti ces accusations en assurant qu’il avait demandé l’avis de la commission électorale avant d’effectuer le virement au groupe BeLeave. Il a également nié tout lien entre sa campagne et Cambridge Analytica, dénonçant des accusations « factuellement fausses, désespérément confuses, ou sans aucun sens ». Stephen Parkinson a, lui aussi, démenti toutes les allégations de M. Sanni, tout comme le fondateur de BeLeave, Darren Grimes.
Le ministre des affaires étrangères Boris Johnson a également vivement réagi, condamnant des affirmations « totalement ridicules ». « #VoteLeave a gagné de manière honnête – et légalement. Nous quittons l’Union européenne dans un an », a écrit le ministre sur Twitter. Quant à la Commission électorale, elle a déclaré qu’elle menait plusieurs enquêtes au sujet de la campagne de 2016 et qu’elle ne « comment[ait] pas des enquêtes en cours ». 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Visé par un mandat d’arrêt européen, le leadeur indépendantiste s’était réfugié en Belgique à la fin d’octobre pour échapper aux poursuites de la justice espagnole.
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Catalogne : Carles Puigdemont arrêté par la police allemande, des milliers de personnes manifestent

Visé par un mandat d’arrêt européen, le leadeur indépendantiste s’était réfugié en Belgique à la fin d’octobre pour échapper aux poursuites de la justice espagnole.



Le Monde
 |    25.03.2018 à 13h03
 • Mis à jour le
25.03.2018 à 17h55
   





                        



   


C’est la fin d’une longue poursuite. Cinq mois après avoir fui son pays, l’ex-président indépendantiste catalan Carles Puigdemont, sous le coup d’un mandat d’arrêt européen lancé par l’Espagne, a été arrêté dimanche 25 mars par la police allemande près de la frontière avec le Danemark. Il sera présenté lundi à un juge en Allemagne, a annoncé le parquet.
« Cette comparution n’aura pour but que de vérifier l’identité de la personne arrêtée. Le tribunal régional du Schleswig-Holstein à Schleswig aura ensuite à décider si Monsieur Puigdemont doit être placé en détention en vue d’une remise » à l’Espagne, a fait savoir le parquet dans un communiqué
En réaction à cette arrestation, des milliers de manifestants se sont rassemblés dimanche après-midi à Barcelone à l’appel des séparatistes catalans. Brandissant des drapeaux indépendantistes, ils se sont retrouvés sur les Ramblas et se dirigent vers la délégation de la Commission européenne en criant : « Liberté pour les prisonniers politiques » ou « Puigdemont, notre président ».
Le dirigeant indépendantiste « a été arrêté aujourd’hui à 11 h 19 par la police autoroutière du Schleswig-Holstein », a déclaré un porte-parole de la police allemande. « Il est maintenant sous la garde de la police », a-t-il ajouté, précisant avoir agi dans le cadre d’un mandat d’arrêt européen.
Cette arrestation a été confirmée par la porte-parole du parti de M. Puigdemont, Anna Grabalosa : « Cela s’est passé au moment où il franchissait la frontière germano-danoise. Il a été bien traité et ses avocats sont là-bas. C’est tout ce que je peux dire. »  Carles Puigdemont s’était réfugié à Bruxelles fin octobre 2017, anticipant des poursuites pour « rébellion » et « sédition » déclenchées par la justice espagnole à la suite de la tentative ratée de sécession de la Catalogne l’automne dernier.
Infraction passible de trente ans de prison
M. Puigdemont a été arrêté deux jours après que le juge de la Cour suprême espagnole, Pablo Llarena, eut confirmé des poursuites pour « rébellion » contre 13 indépendantistes catalans, dont Carles Puigdemont, et émis ou réactivé des mandats d’arrêt européens et internationaux contre six dirigeants indépendantistes catalans partis à l’étranger.

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          La justice espagnole assène un coup de massue à l’indépendantisme catalan



Cette infraction est passible de trente ans de prison. Le juge a notamment accusé M. Puigdemont d’avoir organisé le référendum d’autodétermination du 1er octobre malgré son interdiction et « le grave risque d’incidents violents ».
L’avocat de M. Puigdemont, Jaume Alonso Cuevillas, a précisé sur Twitter que son client avait été interpellé alors qu’il rentrait en Belgique après un séjour en Finlande. Il s’y était rendu jeudi et vendredi pour y rencontrer des parlementaires et participer à un séminaire à l’université d’Helsinki.
La police finlandaise avait fait savoir samedi qu’elle était prête à l’arrêter. Mais, dans la soirée, un député finlandais qui avait organisé sa visite dans le pays, Mikko Karna, a affirmé que le leadeur indépendantiste avait quitté le territoire dès vendredi soir pour la Belgique.
D’après plusieurs médias espagnols dont El Pais, les services secrets espagnols ont suivi M. Puigdemont depuis sa sortie – en ferry, puis en voiture – de Finlande, vendredi après-midi jusqu’à ce dimanche matin, en collaborant avec les autorités allemandes.
Auparavant, M. Puigdemont s’était déjà rendu au Danemark en janvier sans être inquiété, ainsi qu’en Suisse en mars.
Un chef d’accusation très controversé
Le juge Llarena reproche à l’ancien exécutif catalan d’avoir ignoré « les déclarations répétées d’inconstitutionnalité et de nullité », et évoqué particulièrement une manifestation tendue, dix jours avant le référendum interdit, où des milliers de militants séparatistes ont assiégé pendant plusieurs heures un bâtiment public où la garde civile menait une perquisition.
Le magistrat estime alors que les dirigeants catalans « savaient que ce type d’agissement était indispensable pour mener à bien un référendum interdit par les tribunaux, dont dépendait la déclaration d’indépendance ». Pour autant, le chef d’accusation de « rébellion » est très controversé, car il suppose un « soulèvement violent » qui, selon de nombreux juristes, ne s’est jamais produit.
Vendredi, le magistrat a également envoyé en détention préventive cinq indépendantistes dont Jordi Turull, candidat à la présidence de la Generalitat (exécutif catalan), plongeant encore un peu plus la Catalogne dans l’impasse politique. Vendredi soir, 37 personnes ont été légèrement blessées dans les rues de Barcelone lors de manifestations contre la décision du magistrat.
Après l’incarcération de M. Turull, le Parlement a ajourné la séance de désignation du nouveau chef de l’exécutif. C’est la troisième fois que les indépendantistes, qui disposent de la majorité absolue au Parlement, échouent à faire investir un nouveau président pour la Catalogne en raison de décisions de justice, après Carles Puigdemont et l’activiste Jordi Sanchez, incarcéré.

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S’ils n’y arrivent pas avant le 22 mai, de nouvelles élections seront automatiquement convoquées. Et tant qu’un président régional ne sera pas désigné, la Catalogne restera sous la tutelle de Madrid, qui a pris cette mesure après la déclaration d’indépendance mort-née du 27 octobre.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ La campagne est ouverte pour la succession de Mahmoud Abbas à la tête de l’Autorité palestinienne, ainsi qu’à celle de l’OLP et du Fatah.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ La société française d’affichage, qui avait remporté le marché, devait déployer 5 000 Vélib’ électriques dans la capitale suédoise. Les concurrents évincés ont déposé un recours devant le tribunal administratif.
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A Stockholm, des bâtons dans les roues de JCDecaux

La société française d’affichage, qui avait remporté le marché, devait déployer 5 000 Vélib’ électriques dans la capitale suédoise. Les concurrents évincés ont déposé un recours devant le tribunal administratif.



Le Monde
 |    25.03.2018 à 06h41
    |

                            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



   


Les 5 000 Vélib’ électriques, flambant neufs et hyperconnectés de JCDecaux auraient dû être déployés le 1er avril dans la capitale suédoise. Un joli lot de consolation pour l’entreprise française, qui a perdu le marché parisien. Mais à la place de ces nouveaux deux-roues, les Stockholmois devront se contenter des vieux City Bikes noirs de Clear Channel. Mises au rebut à l’automne, les bécanes vont reprendre du service, le temps que le tribunal administratif de Stockholm statue sur le recours déposé par deux sociétés contre l’attribution du marché au Français.
Depuis 2006, il était contrôlé par le champion américain du mobilier urbain et de l’affichage publicitaire, Clear Channel. Il inclut la gestion d’un système de vélos en libre-service, ainsi que l’exploitation de 350 panneaux publicitaires. Au total, un contrat qui devrait rapporter 250 millions de couronnes (environ 25 millions d’euros) sur dix ans, estime le patron de JCDecaux en Suède, Magnus Heljeberg.

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Cinq compagnies avaient déposé un dossier dans le cadre de l’appel d’offres organisé par la mairie de Stockholm. Parmi elles, deux favorites : JCDecaux, déjà présent à Göteborg, la deuxième ville de Suède, et dans la cité universitaire de Lund, dans le sud du pays ; et Clear Channel qui, pour l’occasion, s’est associée à l’espagnol Movienta, un des quatre actionnaires du consortium Smovengo, qui a remporté la bataille parisienne contre JCDecaux.
« Le cahier des charges était exigeant et l’appel d’offres très compliqué Nous avons donc choisi de ne pas y aller seul » Ola Klingenborg, président de Clear Channel
« Nous aimons les vélos, mais nous sommes avant tout spécialistes de l’affichage publicitaire, explique Ola Klingenborg, président de Clear Channel en Suède. Or le cahier des charges était particulièrement exigeant et l’appel d’offres très compliqué Nous avons donc choisi de ne pas y aller seul. » Jusque-là, sa société mettait à disposition des usagers un millier de bicyclettes, disponibles uniquement dans le centre, entre 6 et 22 heures, du 1er avril au 31 octobre. En 2017, 40 000 usagers avaient souscrit un abonnement.
« La Tesla du vélo »
Cette fois, la mairie veut un système qui s’étend au-delà du centre, accessible jour et nuit, toute l’année. L’usager doit pouvoir s’abonner avec son téléphone portable en deux minutes au maximum et récupérer son vélo en moins de dix secondes. Selon Johan Sundman, directeur de projet à la direction du trafic à Stockholm, JCDecaux et Movienta ont « décroché la note maximale ». Mais la firme espagnole a été éliminée d’office, en raison d’un vice de forme : « Deux personnes ont rédigé le dossier, mais une seule a apporté la preuve qu’elle était habilitée à le faire », précise M. Sundman.
« C’est notre plus gros contrat dans les pays nordiques. Ce nouveau contrat nous permet de doubler le nombre de nos panneaux publicitaires dans la capitale »  Magnus Heljeberg, JC Decaux
Pour le Français, la victoire est importante : « C’est notre plus gros contrat dans les pays nordiques, commente Magnus Heljeberg. En 2014, nous avons remporté celui de l’affichage dans les toilettes publiques à Stockholm. Ce nouveau contrat nous permet de doubler le nombre de nos panneaux publicitaires dans la capitale. » Le 26 septembre, Jean-François Decaux, directeur général de l’entreprise avec son frère Jean-Charles, pose pour les photographes avec le Vert Daniel Helldén, adjoint aux transports, sur le parvis de la mairie de Stockholm, devant le prototype, qui doit rapidement entrer en production. « La Tesla du vélo », savoure Magnus Heljeberg : un deux-roues électrique et intelligent, connecté à une application mobile, sans borne d’attache physique, à localiser grâce à son téléphone portable, capable d’alerter les techniciens quand sa batterie est à moins de 50 % de sa capacité.

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                Une nouvelle offre de vélos en libre-service à l’assaut des villes



Mais le triomphe est de courte durée. Movienta n’apprécie pas de s’être fait évincer de la course et dépose un recours devant le tribunal administratif de Stockholm. L’espagnol est rejoint par une société polonaise, qui argue que les conditions de l’appel d’offres étaient telles qu’elles l’ont empêchée de participer.
A la mairie, Johan Sundman tempère : « La quasi-totalité des appels d’offres sont contestés devant un tribunal. Le problème, c’est qu’il faut attendre entre huit et neuf mois pour une décision, qui peut encore faire l’objet d’un appel. » Il est toutefois convaincu que la mairie l’emportera et que les Stockholmois auront leurs Vélib’ d’ici à la fin de l’année. Des promesses à faire sourire un cycliste parisien.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Loi de finances, contrôle des armes, cabinet… Donald Trump dit tout puis fait son contraire. A la Maison Blanche, le changement de pied est un art consommé.
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Trump, an II : le président qui dit oui, puis non, puis oui, puis…

Loi de finances, contrôle des armes, cabinet… Donald Trump dit tout puis fait son contraire. A la Maison Blanche, le changement de pied est un art consommé.



Le Monde
 |    25.03.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
25.03.2018 à 06h52
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            
Donald Trump n’a pas entendu les échos de la foule immense qui s’est rassemblée à Washington, samedi 24 mars, pour demander de vraies mesures contre les armes à feu. Le président était en Floride, à quelques dizaines de kilomètres seulement du théâtre de la dernière tuerie, celle qui a tout déclenché. Il s’est rendu dans la matinée à son golf de Palm Beach, non loin de sa résidence de luxe de Mar-a-Lago. Comme c’est désormais la règle, la Maison Blanche a refusé de dire s’il l’avait arpenté un club à la main.
Un mois plus tôt, le 28 février, il avait convoqué des élus du Congrès et des caméras pour se mettre en scène, déterminé à braver le lobby des armes, la National Rifle Association (NRA). « Vous en avez peur », avait assuré le président à un sénateur. On allait voir ce qu’on allait voir. Le lendemain soir, il avait dîné avec les responsables de la NRA. Et il n’avait plus été question que de mesures cosmétiques.

Dans la Maison Blanche de Donald Trump, la parole présidentielle est devenue indéfinissable, incertaine, comme à l’état gazeux. Le 30 novembre, le New York Times fait état du projet de remplacer le secrétaire d’Etat Rex Tillerson par le directeur de la CIA Mike Pompeo. « Une question de semaines », jauge le quotidien. « Informations bidons », tonne en réponse le président, qui se dédit quatorze semaines plus tard, le 13 mars, en procédant au changement annoncé.
Washington retient son souffle
Le 15 mars, c’est au tour du Washington Post d’annoncer le départ précipité du conseiller à la sécurité nationale, H.R. McMaster. Une nouvelle fois, la Maison Blanche dément avec superbe. « Je viens de parler avec@POTUS [le président des Etats-Unis] et le général H.R. McMaster, contrairement aux informations, ils ont une bonne relation de travail et il n’y a pas de changement au conseil de sécurité nationale », écrit sur Twitter la porte-parole, Sarah Sanders. Une relation à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Beauty, une Nigériane de 31 ans, avait été déposée à la frontière avec l’Italie en pleine nuit par les gendarmes français. Elle est morte un mois plus tard à Turin.
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Polémique autour d’une migrante enceinte et malade reconduite à la frontière

Beauty, une Nigériane de 31 ans, avait été déposée à la frontière avec l’Italie en pleine nuit par les gendarmes français. Elle est morte un mois plus tard à Turin.



Le Monde
 |    25.03.2018 à 03h19
 • Mis à jour le
25.03.2018 à 06h39
   





                        


Une information judiciaire a été ouverte samedi 24 mars à Turin après la mort d’une migrante nigériane enceinte et malade qui avait tenté en vain de gagner la France avec son mari, rapportent la presse et des associations italiennes.
Beauty, 31 ans, est morte la semaine dernière dans un hôpital de Turin. Son bébé, né par césarienne juste avant, est un grand prématuré mais se porte plutôt bien, selon les médecins.
La jeune femme et son mari vivaient près de Naples. Quand Beauty a réalisé qu’elle souffrait d’un lymphome, elle a souhaité finir sa grossesse auprès de sa sœur en France, mais les gendarmes français ont bloqué le couple à la frontière le 9 février.
Déposée devant la gare
Alors que Beauty était enceinte de 6 mois et peinait à respirer à cause du lymphome, les gendarmes l’ont juste déposée en pleine nuit devant la gare de Bardonnèche, selon Rainbow4Africa. « Les courriers traitent mieux leurs paquets », a dénoncé Paolo Narcisi, un responsable de cette association qui participe à l’aide aux migrants du côté italien des Alpes.

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Le mari a ensuite précisé à des médias italiens que c’est lui qui avait été bloqué à la frontière, et que Beauty, autorisée à entrer en France, avait choisi de rester avec lui. Hospitalisée à Rivoli, au pied du Val de Suse, puis dans un service spécialisé à Turin, elle n’a survécu que quelques semaines.
Précédent
Son bébé, Israël, né le 15 mars à 29 semaines de grossesse, pesait alors 700 grammes. En une semaine, passée essentiellement sur le ventre de son père, il a atteint près de 1 kg, selon les services médicaux.
L’histoire est largement reprise dans les médias italiens, qui rappellent les déboires en France d’un bénévole convoqué après avoir porté assistance à une famille nigériane, dont une femme enceinte.

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Selon ce bénévole, Benoît Ducros, les douaniers français ont tardé à appeler les pompiers pour aider la femme et ont aussi envisagé un temps de renvoyer le père et deux enfants de 2 et 5 ans en Italie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Alors que la question de la frontière entre les deux Irlande est revenue dans le débat avec le Brexit, le Sinn Fein a décidé de porter samedi à Londres, au cours d’un meeting, sa revendication historique : la réunification de l’île.
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Au cœur de Londres, le Sinn Fein défend la réunification de l’Irlande

Alors que la question de la frontière entre les deux Irlande est revenue dans le débat avec le Brexit, le Sinn Fein a décidé de porter samedi à Londres, au cours d’un meeting, sa revendication historique : la réunification de l’île.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 22h13
 • Mis à jour le
25.03.2018 à 17h24
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Devant l’entrée, une poignée d’anciens combattants britanniques brandissent avec colère des pancartes où des mains dégoulinantes de sang illustrent le mot « Sinn Fein ». Ce n’est pas un meeting comme un autre qui a lieu ce samedi 24 mars à la maison des syndicats, à deux pas du British Museum à Londres. Le vieux parti républicain irlandais a décidé de porter au cœur de la capitale de l’ancienne puissance coloniale, sa revendication historique : la réunification de l’île divisée depuis 1921 entre l’Irlande du Nord, province du Royaume-Uni, et, au sud, la République.
« Vers une Irlande unie », proclame, en anglais et en gaélique, le grand écran bleu ciel devant lequel les orateurs s’expriment. « Ne laissons pas à la prochaine génération le soin de réaliser la promesse de 1916 [la proclamation de la République irlandaise] ! Faisons de l’unité de l’Irlande une réalité de notre temps ! », conclura, aux termes de trois heures de débats, Gerry Adams, 69 ans, le président du parti qui vient de passer la main. Aucune envolée lyrique pour le vieux dirigeant, largement reconnu comme un haut dirigeant de l’Armée républicaine irlandaise (IRA) – ce qu’il a toujours nié – dont le Sinn Fein était l’aile politique. Mais l’invocation tranquille de « la dynamique de l’histoire » accélérée de façon inespérée par un événement extérieur : le Brexit.

« Le Brexit a de sombres conséquences pour les habitants de toute l’île d’Irlande, c’est une menace directe pour la paix. L’Irlande doit s’unir pour défendre l’accord du Vendredi Saint [qui, en 1998, a mis fin à trente années sanglantes] », a déclaré M. Adams, l’un des principaux artisans de l’accord de paix dont le vingtième anniversaire va être commémoré en avril. Les 250 auditeurs, « immigrés » irlandais de Londres, l’acclament lorsqu’il agite l’espoir de leur retour dans une « Irlande libre et unifiée ».
Le Brexit bouscule le paysage politique irlandais

Pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Plus d’un million d’Américains ont manifesté samedi pour réclamer des restrictions à l’achat d’armes à feu, après la tuerie de Parkland, qui a fait 17 morts en février.
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/03/2018
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A Washington, manifestation historique pour mettre fin à la libre circulation des armes

Plus d’un million d’Américains ont manifesté samedi pour réclamer des restrictions à l’achat d’armes à feu, après la tuerie de Parkland, qui a fait 17 morts en février.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 17h45
 • Mis à jour le
25.03.2018 à 10h07
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant) et 
Stéphanie Le Bars (Washington, correspondance)








                        


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            data-slide-description="Plus d’un demi-million de personnes défilent, le 24 mars, contre les armes à feu à Washington."
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            data-slide-description="Le mot d’ordre des manifestants : « Plus jamais ça. » Depuis la fusillade au lycée de Parkland, en Floride, les jeunes tentent de mobiliser et de sensibiliser l’opinion publique contre la libre circulation des armes à feu."
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            data-slide-description="Des milliers de manifestants se sont retrouvés dans le coeur de Los Angeles."
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            data-slide-description="L’événement national, baptisé « March for Our Lives » – « Marchons pour nos vies » –, est une réaction spontanée au massacre le 14 février de 17 personnes dans un lycée de Floride."
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            data-slide-description="Lycéen à Parkland, David Hogg est devenu l’un des porte-voix du mouvement. Il s’est exprimé samedi à Washington."
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            data-slide-description="Des manifestants à New York, le 24 mars, montrent les visages de jeunes victimes mortes sous les balles."
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            data-slide-description="A New York environ 175 000 personnes ont battu le pavé."
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            data-slide-description="A Los Angeles également les photos des victimes de la tuerie de Floride sont mises en avant."
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            data-slide-description="Les manifestants, comme ici à Houston, au Texas, demandent un contrôle plus strict des antécédents psychiatriques pour les personnes qui souhaitent acheter une arme."
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            data-slide-description="« Ecoutez les enfants » réclament les manifestants de Seattle."
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            data-slide-description="Le puissant lobby des armes, la National Rifle Association (NRA), est au centre de toutes les critiques des manifestants, comme ici à Cincinnati."
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            data-slide-description="Plusieurs milliers de personnes défilent à Miami."
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            data-slide-description="Rassemblement à Parkland, en Floride, d’où la contestation est partie après le massacre qui a fait 17 morts mi-février dans l’établissement scolaire."
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            data-slide-description="« Des livres, pas des balles » réclament les manifestants de Round Rock, au Texas."
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            data-slide-description="Les armes font plus de 30 000 morts par an aux Etats-Unis, où la jeunesse scolarisée est parfois présentée comme la « génération mass shooting » ou la « génération Columbine », du nom d’une école secondaire du Colorado où deux élèves ont tué douze de leurs camarades de classe et un professeur en 1999."
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Plus d’un demi-million de personnes défilent, le 24 mars, contre les armes à feu à Washington.

ALEX EDELMAN / AFP
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Lori Levy s’est posée avec sa pancarte au pied de l’hôtel Trump, sur le trajet de la « Marche pour nos vies », qui a vu déferler dans les rues de Washington, samedi 24 mars, des centaines de milliers d’Américains. « Je suis une enseignante, pas un sniper », proclame son affiche. Pas vraiment habituée des manifestations, elle ne voulait pas rater cette mobilisation lancée à l’appel des lycéens de Parkland (Floride) après la tuerie du 14 février, au cours de laquelle Nikolas Cruz, un ancien élève, a tué 17 personnes.
Dans son école de Richmond (Virginie), seule la moitié de ses collègues partage son point de vue ; l’autre estime, avec le président américain Donald Trump et la National Riffle Association (NRA) qu’armer les enseignants serait une bonne réponse aux fusillades de masse qui endeuillent régulièrement les écoles du pays. « C’est la pire idée du monde. Plus il y a d’armes, plus il y a de violence », juge Mme Levy, à l’unisson des milliers de personnes qui l’entourent.

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Dans la foule compacte, qui tente de s’approcher du Capitole, devant lequel une scène accueille les discours des jeunes de Parkland, les témoignages de proches de victimes et des intermèdes musicaux assurés par des personnalités comme Miley Cyrus, la jeunesse américaine côtoie des adultes rompus à l’activisme anti-armes, des familles inquiètes, des grands-parents concernés. Plusieurs minutes de silence (le temps de la tuerie), imposées par Emma Gonzalez, l’une des élèves de Parkland, plonge l’assistance dans le recueillement.

Plus d’un million de manifestants dans tous les Etats-Unis
Plus d’un million de personnes, surtout des jeunes, se sont rassemblées samedi 24 mars dans plusieurs villes des Etats-Unis pour réclamer un encadrement plus strict de la vente d’armes à feu après une série de tueries de masse en milieu scolaire. Plus de 800 rassemblements ont été recensés à travers le pays et à l’étranger.
A New York, ils étaient 175 000 dans les rues, selon le maire Bill de Blasio. A Atlanta, Chicago, Dallas, Houston, Nashville, Seattle, Las Vegas, La Nouvelle-Orléans ou Los Angeles, des milliers de personnes sont descendues dans les rues. A Washington, le nombre de manifestants a atteint 800 000 personnes.
A l’étranger, les habitants sont aussi sortis en nombre à Londres, Montréal, Ottawa, Edimbourg. A Paris, une trentaine de personnes se sont réunies au Trocadéro pour soutenir cette cause.


« Il faut que le Congrès bouge »
Les collégiennes Renata Belhaj-Mendez et son amie Sayera Shaverdi sont venues de Virginie, pour leur première manifestation. « La deuxième », corrige Renata, après celle du 14 mars, organisée dans les établissements scolaires en hommage aux victimes de Parkland. « Il faut que le Congrès bouge, assure Renata, il faut remonter l’âge légal pour avoir le droit d’acheter une arme à 21 ans au moins, interdire les fusils d’assaut qui sont faits pour les militaires et renforcer les vérifications des antécédents pour éviter que des armes tombent dans les mains de malades mentaux ». « On ne peut pas attendre », assurent-elles. Les deux jeunes filles ne pourront pas voter avant cinq ans.

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Mais tout au long du cortège, l’avertissement est clairement politique et des pancartes mettent en garde : « 222 jours seulement avant les élections de mi-mandat ! » Originaires de Floride, Ken, Nick, Dan et Phil portent haut des affiches mettant en cause le laxisme des élus de l’Etat où a eu lieu la tuerie, la ministre de l’éducation et le président Trump.
« Ces jeunes sont formidables, ils ont tout de suite dit : “les prières et les pensées, ça ne suffit pas” et ils ont fait le lien avec la politique. Cette fois, les choses vont peut-être bouger, car la génération qui s’engage est celle qui a grandi avec les fusillades. »
Les orateurs aussi mettent l’accent sur le poids politique de la mobilisation, invitant la foule à « dégager » les élus qui ne prendraient aucune initiative contre les armes.
« Qui a besoin d’un fusil d’assaut pour sa sécurité personnelle ? »
Des appels sont lancés aux plus jeunes pour qu’ils s’inscrivent en masse sur les listes électorales. Jamie Harvie n’a que 16 ans, mais il sait déjà pour quel camp il votera dans deux ans. « Pour l’instant, même si je ne suis que lycéen, ma voix compte : j’ai le droit de ne pas mourir en classe », explique-t-il en brandissant son affiche où l’on peut lire : « Je veux juste survivre au cours d’algèbre. » Ben, 14 ans, est venu du Maryland avec sa mère. Lui aussi a participé dans son collège à la manifestation du 14 mars. « Tout le monde ne l’a pas fait, mais nous étions nombreux », assure-t-il. « Le mot d’ordre était d’éviter tout ce qui pouvait apparaître comme politique, nous vivons au milieu d’un bastion républicain », explique la mère d’un air entendu.
Izzy, lycéenne qui manifeste aussi avec sa mère, a fait le voyage de Chicago. « C’est important d’être là. Pour la première fois, il se passe quelque chose. Ceux de Parkland sont extraordinaires. Je me sens tellement proche d’eux, je m’identifie tellement à ce qu’ils demandent », assure-t-elle avec passion. Elle veut croire que des compromis sont possibles avec les défenseurs du deuxième amendement de la Constitution, qui autorise la possession et le port d’armes.

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« Ce que l’on demande ne remet pas en cause le droit de porter une arme, à condition qu’elle soit dans de bonnes mains, c’est-à-dire pas celles de jeunes instables ou de malades, et à condition que cela ne soit pas une arme de guerre. Les semi-automatiques, ce n’est pas fait pour chasser, ce n’est pas vrai », assure-t-elle. Un avis partagé par Hope Rohrbach, une consultante de 23 ans.
« Qui a besoin d’un fusil d’assaut pour sa sécurité personnelle ? Les contrôles doivent devenir obligatoires ; une personne condamnée pour violences ne devrait pas pouvoir acheter une arme. »
D’autres ont des revendications plus radicales. Pour Amber Paige, une étudiante de 19 ans originaire de Georgie, les propositions actuelles sur les contrôles des antécédents ou l’âge limite pour acheter une arme ne vont pas assez loin.
« Il faut abolir le deuxième amendement ; on n’en a plus besoin aujourd’hui. »

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Absent de la capitale fédérale, samedi, Donald Trump ne s’est guère exprimé sur le sujet. Il avait répété, vendredi, sa volonté d’interdire les « bump stocks », ces accessoires permettant de tirer en rafale et de transformer des armes semi-automatiques en armes automatiques. L’interdiction des fusils d’assaut, en revanche, n’est pas à l’ordre du jour. Joanna, une collégienne de 14 ans, estime, fataliste : « Les changements prendront du temps, quel que soit le président, mais il y aura des changements. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Plus d’un million d’Américains ont défilé dans plusieurs villes du pays, samedi, plus d’un mois après une fusillade dans un lycée de Floride qui avait fait 17 morts.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Une proche de Silvio Berlusconi présidera le Sénat italien, tandis que la Chambre des députés sera dirigée par un des pionniers du Mouvement 5 étoiles.
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A Rome, accord in extremis entre la droite et les Cinq Etoiles pour pourvoir les présidences des deux assemblées

Une proche de Silvio Berlusconi présidera le Sénat italien, tandis que la Chambre des députés sera dirigée par un des pionniers du Mouvement 5 étoiles.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 14h18
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 14h57
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Ils ont finalement trouvé un accord. Après des jours de guerre des nerfs et de signaux contradictoires, ponctués d’éclats de voix et de menaces – vite oubliées – de rupture définitive, les deux grands vainqueurs du scrutin du 4 mars, la droite et le Mouvement 5 étoiles, sont parvenus à se répartir équitablement les postes de présidents de la Chambre des députés et du Sénat italiens, samedi 24 mars à la mi-journée. Maria Elisabetta Alberti Casellati, 71 ans, a donc été élue au poste de présidente du Sénat, avec 240 voix (sur 315). Quelques minutes plus tard, c’est Roberto Fico, 43 ans, qui recevait la présidence de la Chambre des députés, avec 422 voix (sur 630).
Magistrate de formation, parlementaire depuis 1994 et par deux fois secrétaire d’Etat à la présidence du Conseil de Silvio Berlusconi (un rouage particulièrement important dans l’appareil de gouvernement italien), Maria Elisabetta Alberti Casellati est une proche du fondateur de Forza Italia. Ce choix, entériné par toutes les composantes de la coalition de droite au terme d’une nuit de tractations, est une bonne manière envers l’ancien président du Conseil, alors que les dernières heures ont surtout démontré l’extrême faiblesse de sa position. Par ailleurs, le symbole de renouvellement est parfait : Maria Elisabetta Alberti Casellati est également la première femme à occuper le poste de présidente du Sénat.
Quant à Roberto Fico, c’est un des partisans de la première heure du Mouvement 5 étoiles, et, auprès de sa base militante, le garant d’une certaine pureté originelle teintée d’activisme, assez éloignée de la « normalisation » incarnée par le très lisse Luigi Di Maio. Originaire de Naples, c’est là qu’il a fondé, en 2005, l’un des quarante « meetup des amis de Beppe Grillo », qui seront la matrice originelle des Cinq Etoiles. Elu à la Chambre en 2013, il a obtenu la présidence de la commission de surveillance de la RAI, ce qui lui a offert une très importante visibilité.
Incertaines...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Une voiture piégée a explosé samedi dans la deuxième ville d’Egypte, tuant un policier et faisant quatre blessés, à l’avant-veille de l’élection présidentielle. Aucune revendication n’a pour l’heure été faite.
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Egypte : explosion d’une voiture piégée à Alexandrie, un policier tué

Une voiture piégée a explosé samedi dans la deuxième ville d’Egypte, tuant un policier et faisant quatre blessés, à l’avant-veille de l’élection présidentielle. Aucune revendication n’a pour l’heure été faite.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 12h46
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 13h21
   





                        


C’est un incident qui survient à deux jours du début de l’élection présidentielle égyptienne, au terme de laquelle le chef de l’Etat sortant, Abdel Fattah Al-Sissi, devrait être aisément réélu pour un second mandat.
Un policier a été tué, samedi 24 mars, dans l’explosion d’une voiture piégée à Alexandrie, dans le nord de l’Egypte, au passage d’un convoi transportant le directeur de la sécurité de la ville, a annoncé un responsable média au sein des services de sécurité. L’engin explosif a été déclenché au passage de ce convoi, provoquant « la mort d’un membre de la police et en blessant quatre autres », a précisé la même source.
Le corps du policier et les quatre personnes blessées, dont l’identité n’a pas été divulguée, ont été transportés vers un hôpital militaire de la ville, a dit dans un communiqué le porte-parole du ministère de la santé, Khaled Megahed.
Aucune revendication
Le directeur de la sécurité d’Alexandrie, le général Mostafa Al-Nemr, est indemne, ont par ailleurs indiqué ses services, cités par le journal d’Etat Al-Ahram. Une des sources citées évoque « une explosion terroriste qui a visé le convoi [du directeur de la sécurité] ».
L’explosion s’est produite près d’un commissariat. Les photos circulant sur Internet montrent une épaisse fumée noire s’élevant d’une rue. Plusieurs voitures stationnées à proximité paraissent endommagées, voire elles aussi calcinées.
Aucune revendication n’a pour l’heure été faite. Les services de sécurité ont assuré être sur place pour faire la lumière sur les circonstances de l’explosion.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Dans un entretien au « Monde », l’ancien ministre des affaires étrangères et européennes estime qu’il est impensable que Nicolas Sarkozy ait pu faire financer sa campagne de 2007 par Mouammar Kadhafi.
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Bernard Kouchner : « Je ne crois pas Nicolas Sarkozy capable d’intervenir en Libye pour couvrir le financement occulte d’une campagne électorale »

Dans un entretien au « Monde », l’ancien ministre des affaires étrangères et européennes estime qu’il est impensable que Nicolas Sarkozy ait pu faire financer sa campagne de 2007 par Mouammar Kadhafi.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 12h02
    |

Nicolas Truong







                        



                                


                            

Cofondateur de Médecins sans frontières et de Médecins du monde, haut représentant de l’ONU au Kosovo et ancien ministre des affaires étrangères et européennes, de 2007 à 2010, Bernard Kouchner revient sur la mise en examen de Nicolas Sarkozy, l’intervention de la France en Libye et l’échec du droit d’ingérence.
Croyez-vous possible que l’intervention française en Libye de 2011 puisse avoir été menée pour empêcher Mouammar Kadhafi de révéler que son régime avait financé la campagne de Nicolas Sarkozy ?
Non, je n’y crois pas. Et si par malheur un lien était un jour établi, ma surprise serait bien douloureuse. Je ne crois pas Nicolas Sarkozy capable de se servir du droit d’ingérence pour couvrir le financement occulte d’une campagne électorale. Non, l’intervention en Libye visait à empêcher la démolition de Benghazi et le massacre d’une population qui se soulevait, dans la foulée des « printemps arabes ». Et puis, quel intérêt Sarkozy aurait-il eu à s’impliquer dans ces affaires ? On parle d’un financement de 50 millions d’euros alors que sa campagne n’en a coûté que 20 millions… Mais que notre pays ait mis tout ce temps à se poser la question, c’est là que réside le problème.
Donc, pour vous, il n’y a pas eu de financement de la campagne présidentielle par Kadhafi, en dépit des documents versés au dossier ?
Je ne peux pas le croire mais je ne connais ni les multiples intermédiaires ni les détails de leurs embrouilles.
Pour quelles raisons Kadhafi a-t-il été invité en grande pompe en France, en décembre 2007 ?
Nicolas Sarkozy a invité Kadhafi à Paris après la libération des infirmières bulgares qui étaient emprisonnées depuis neuf ans. Une libération qui avait été particulièrement difficile à obtenir, Cécilia Sarkozy et Claude Guéant se déplaçant spécialement en Libye pour cela. Tout le monde avait essayé auparavant, sans succès. Sarkozy, lui, avait affirmé dans sa campagne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Le journal britannique dénonce une « tentative d’intimidation » en « ligne avec l’environnement oppressant créé par le président Sissi contre la presse ».
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Le « Times » dénonce l’expulsion de sa correspondante en Egypte

Le journal britannique dénonce une « tentative d’intimidation » en « ligne avec l’environnement oppressant créé par le président Sissi contre la presse ».



Le Monde
 |    24.03.2018 à 11h56
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 12h14
   





                        



   


Elle vivait dans le pays depuis sept ans. Le journal britannique The Times a annoncé, samedi 24 mars, l’expulsion de sa correspondante en Egypte, Bel Trew. La journaliste « a été arrêtée il y a trois semaines après avoir interviewé un parent d’un homme décédé sur un bateau de migrants à destination de l’Europe », explique le quotidien. Elle a été ensuite détenue « sans explication », puis « conduite à l’aéroport par la police et obligée de prendre un vol pour Londres », ajoute le Times.
« Le Times déplore cette tentative d’intimidation et de suppression de notre couverture », a déclaré une porte-parole du journal. « C’est malheureusement en ligne avec l’environnement oppressant créé par le président [Abdel Fattah] Al-Sissi contre la presse ».
Menacée d’un procès militaire
Revenant sur son expulsion dans les pages du journal, Bel Trew affirme que son matériel lui a été confisqué, qu’elle a été détenue sans charges et menacée d’un « procès militaire, une procédure souvent utilisée contre les suspects de terrorisme ou les dissidents ».
« En ce qui concerne les autorités du Caire, je suis sur une liste de “personnes indésirables”, et si je tente de revenir, je serai à nouveau arrêtée. »

I've lived in #Egypt for 7 years, it's my beloved home and I'm not sure when I can return. I was arrested after doi… https://t.co/yXdjErq3h8— Beltrew (@Bel Trew)


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L’affaire est remontée jusqu’au ministre britannique des affaires étrangères, Boris Johnson, qui s’en est entretenu avec son homologue égyptien, Sameh Choukri, selon un porte-parole de l’ambassade britannique en Egypte cité par le Times. « Les autorités égyptiennes n’ont fourni aucune preuve d’actes répréhensibles. Nous continuerons à faire pression sur elles à ce sujet », ajoute-t-il.
Les autorités égyptiennes n’étaient pas joignables dans l’immédiat pour réagir à l’expulsion qui intervient dans un contexte de défiance accrue contre les médias étrangers, régulièrement accusés de diffuser de « fausses informations » sur l’Egypte et de ne pas respecter les règles déontologiques.
Les Egyptiens votent à partir de lundi pour élire leur président dans un scrutin sans surprise qui devrait donner à Abdel Fattah Al-Sissi un deuxième mandat.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ La riposte réglementaire et fiscale aux Gafam ne servira à rien si des concurrents européens ne surgissent pas à court terme, explique dans une tribune au « Monde » Thomas Fauré, entrepreneur du numérique.
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/03/2018
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Affaire Facebook : « Il faut développer des plates-formes européennes souveraines »

La riposte réglementaire et fiscale aux Gafam ne servira à rien si des concurrents européens ne surgissent pas à court terme, explique dans une tribune au « Monde » Thomas Fauré, entrepreneur du numérique.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 11h35
 • Mis à jour le
25.03.2018 à 07h03
    |

Thomas Fauré (Fondateur du réseau social Whaller)







                        



                                


                            

Tribune. Facebook connaît une crise majeure, que des signaux faibles laissaient présager depuis longtemps. Le scandale Cambridge Analytica oblige le réseau tentaculaire à livrer aujourd’hui son vrai visage. Ce qui est présenté comme une fuite de données personnelles par son fondateur relève bien plus certainement du modèle économique de l’entreprise : l’exploitation de ces données à des fins commerciales.
Pour autant, l’enjeu est-il exclusivement économique ? C’est davantage sur le terrain politique qu’il faut agir, en développant des plates-formes européennes souveraines.
Nous autres, Européens, sommes condamnés à œuvrer tels les métayers des Etats-Unis. Les data que nous cédons nolens volens sont collectées sur les plates-formes des Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), puis elles nous sont revendues comme par magie sous forme de propositions de biens ou de services personnalisés.

Nos choix, nos comportements, nos achats, nos échanges, nos convictions politiques et religieuses alimentent constamment leurs gigantesques bases de données d’où émergeront, un jour prochain, des formes d’intelligence artificielle (IA) – suggestions pertinentes ou intrusives. Nous sommes la matière première d’une économie de l’attention qui peut virer assez rapidement au viol des consciences.
Le tapis rouge est déroulé
L’Europe s’est, tardivement, mise en ordre de bataille. Mais au lieu d’investir massivement dans de potentiels champions, le Vieux Continent s’est contenté de jouer la carte défensive des fourches Caudines du règlement général sur la protection des données (RGPD). Tout bon connaisseur de ces enjeux sait pertinemment qu’aucun des puissants acteurs sciemment visés par ces règles n’aura finalement à s’en inquiéter.
Parallèlement, les pouvoirs publics français et européens ont glosé pendant des mois pour déterminer le montant approprié d’une taxe applicable aux ventes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Le président sortant, Abdel Fattah Al-Sissi, affronte du 26 au 28 mars un faire-valoir dans un scrutin joué d’avance.
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Compte rendu

L’abstention, seul enjeu de la présidentielle égyptienne

Le président sortant, Abdel Fattah Al-Sissi, affronte du 26 au 28 mars un faire-valoir dans un scrutin joué d’avance.

Hélène Sallon (Le Caire, envoyée spéciale)
    



LE MONDE
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        Le 24.03.2018 à 10h43

     •
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        Mis à jour le 24.03.2018 à 10h55






    
Une affiche de campagne pour Abdel Fatah Al-Sissi, au Caire, le 19 mars.
Crédits : Nariman El-Mofty / AP


La place Tahrir et les rues du centre-ville du Caire sont saturées d’affiches du président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi. Ici, un commerçant de la rue, là un homme d’affaires important du pays ont fait déployer une bannière pour soutenir la candidature de l’homme fort de l’Egypte à un second mandat, lors du scrutin qui se tient du 26 au 28 mars. La profusion d’affiches masque pourtant mal l’apathie de la population face à une élection jouée d’avance. Le président Sissi concourt face à… l’un de ses partisans, Moussa Mostafa Moussa, homme politique méconnu venu sauver les apparences d’une élection pluraliste.
L’abstention, le président Sissi l’a bien compris, est son seul défi. Ses opposants, les islamistes et les révolutionnaires de 2011, ont été neutralisés et les candidats qui auraient pu capter leur vote écartés de la course. « La campagne n’est pas sur qui va gagner mais, qui va voter ? Le régime veut une forte participation pour réaffirmer sa légitimité à l’étranger. L’objectif est de faire autour de 47 % comme en 2014 », analyse le sociologue égyptien Saïd Sadek. Depuis six mois, M. Sissi martèle à l’attention des 60 millions de votants l’importance de participer pour la stabilité et la reconstruction du pays.

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« Son défi est de convaincre les indécis. Les gens l’ont élu par peur en 2014. Ils l’ont vu comme un sauveur face aux Frères musulmans. Aujourd’hui, il y a la stabilité, ils ne se sentent pas obligés d’aller voter », poursuit M. Sadek. Dans l’entretien qu’il a accordé, le 20 mars, sur la chaîne privée Al-Nahar, le président Sissi a courtisé son électorat favori - les femmes et la minorité copte – en recevant la réalisatrice copte Sandra Nashat dans les jardins du palais présidentiel. En 2014, 53 % des femmes avaient voté pour lui et une majorité de la communauté copte, qui représente quelque 10 % de la population.
« Il est loyal »
Cet électorat, qu’il a choyé pendant quatre ans, pourrait à nouveau être un réservoir de votes. « C’est le premier à nous donner nos droits, bien sûr que l’on va voter pour lui, réagit Nihal, une fonctionnaire de 48 ans qui cite la présence de sept femmes au gouvernement. Il est loyal. Il a réalisé de grandes choses, on doit lui donner quatre ans supplémentaires pour poursuivre son action. » Les grands projets d’infrastructures, la réforme de l’économie et la sécurité figurent en tête des réalisations citées par ses partisans les plus convaincus. « Il a réalisé beaucoup de choses : les programmes sociaux, le doublement du canal de Suez et la nouvelle capitale. Il a hérité d’un Etat failli et a sacrifié sa popularité pour le remettre debout », assène Gamal Eddin Morsi, 65 ans, un retraité du secteur pétrolier, aujourd’hui ébéniste dans le quartier de Dokki.
Dans ce quartier de la classe moyenne cairote, rares sont ceux qui partagent cet enthousiasme. Les réformes économiques, qui se sont traduites par des coupes dans les subventions et une inflation de plus de 30 %, sont vues comme un échec. L’absence d’enjeu électoral suscite, au mieux l’apathie, au pire l’amertume. Abou Ahmed, un coursier, se dit prêt à payer 5 000 livres égyptiennes (229 euros) d’amende – au lieu des 500 livres prévues par la loi – plutôt que d’aller voter. « Il n’y a personne qui aime ce pays. Les prix sont multipliés par trois. Il y a de la corruption partout, tout le monde cherche son propre intérêt. Les petits comme nous sont piétinés », explique ce père de deux enfants.
Profusion d’affiches
L’homme dénonce une mascarade électorale. « Quel choix a-t-on ? Même l’autre candidat a dit qu’il irait voter Sissi car sa femme l’aime tellement ! On nous dit de choisir entre Sissi de face, de profil gauche ou de profil droit ! », poursuit-il, moquant la profusion d’affiches électorales du président. Moussa Mostafa Moussa a beau s’en défendre, rares sont ceux qui le voient en candidat crédible. Le président du petit parti d’opposition Al-Ghad, a en effet été un soutien de campagne du président Sissi jusqu’à la dernière heure.

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« Quand j’ai vu que les autres candidats se retiraient, j’ai compris le danger d’un référendum sur la personne de Sissi. Cela donne des arguments aux Frères musulmans et à ceux qui appellent au boycott. L’abstention risquait d’être élevée, maintenant je suis là, il y a un choix », explique-t-il au Monde. L’homme a pourtant fait une campagne plus que discrète et hormis quelques critiques sur les réformes économiques, il prend soin de préciser : « Je ne me présente pas en ennemi, nous sommes sur la même voie. »
Les médias, les hommes de religion et les associations de femme se mobilisent pour pousser la population à aller voter. Si cela ne suffit pas, estime le sociologue Saïd Sadek, « le régime peut jouer un peu sur le taux de participation dans des régions où personne ne regarde. Dans les campagnes, l’appareil sécuritaire va demander aux maires et à la police de mobiliser les gens en affrétant des bus gratuits et en faisant le tour des commerces. »


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Plus de 600 000 personnes sont installées dans un camp de fortune alors que la saison humide va débuter en avril, porteuse de pluies diluviennes.
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La mousson, épreuve à venir pour les Rohingya réfugiés au Bangladesh

Plus de 600 000 personnes sont installées dans un camp de fortune alors que la saison humide va débuter en avril, porteuse de pluies diluviennes.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 10h36
 • Mis à jour le
25.03.2018 à 06h40
    |

            Harold Thibault








                        



                                


                            

Ils ont fui leurs villages incendiés, abandonné leurs terres et dû laisser derrière eux les corps de leurs proches pour trouver refuge au Bangladesh voisin. Ici, ils ne sont plus menacés par les balles birmanes. Mais les réfugiés rohingya voient approcher une nouvelle épreuve : la saison de la mousson humide et ses pluies diluviennes qui menaceront d’emporter leurs tentes de fortune.
La saison humide au Bangladesh débute doucement en avril et mai pour voir les pluies grimper au cours de l’été – avec 1 060 mm d’eau dans l’est du pays en juillet, à comparer aux 282 mm d’eau en janvier 2018 en France, record depuis les débuts des relevés météorologiques.
C’est peu dire que le principal camp où sont installés les Rohingya n’est pas préparé à ce déluge. Les réfugiés ont commencé à affluer après le 25 août 2017 lorsque, en réponse à l’attaque de postes de police par une nouvelle guérilla disant défendre les intérêts de cette minorité musulmane victime de ségrégation, l’armée birmane a lancé une campagne de la terre brûlée d’une brutalité inédite.
Entre colère et empathie
Mais le Bangladesh, avec ses 163 millions d’habitants sur un territoire dont la superficie ne dépasse pas un quart de celui de la France métropolitaine, est l’un des pays les plus densément peuplés de la planète. Son gouvernement voit se profiler des élections générales qui auront lieu à la fin de l’année. Il craint la colère des citoyens de la région, qui déplorent la dégradation des terres et la présence d’une main-d’œuvre potentiellement concurrente, même s’ils éprouvent de l’empathie pour ces victimes.

Dans ce contexte, hors de question pour les autorités bangladaises d’envisager des solutions durables. Elles soulignent que concentrer les réfugiés sur un seul site permet de leur offrir des services, de santé notamment, de meilleure qualité que sur des sites éloignés, mais souhaitent aussi éviter que ces populations ne s’éparpillent dans le pays en allant chercher...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Les députés libéraux des circonscriptions rurales ne veulent pas déplaire aux chassseurs et aux collectionneurs.
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Le Canada prend de timides mesures pour mieux contrôler les armes à feu

Les députés libéraux des circonscriptions rurales ne veulent pas déplaire aux chassseurs et aux collectionneurs.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 10h34
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            Anne Pélouas (Montréal, correspondance)








                        



   


« Bien que le Canada soit un des pays les plus sûrs au monde, l’augmentation de la criminalité liée aux armes à feu a causé trop de violence et pris trop de vies dans diverses collectivités. » C’est ainsi que le ministre canadien de la sécurité publique, Ralph Goodale, a justifié, mardi 20 mars, le dépôt d’un projet de loi sur le contrôle des armes à feu. Le premier ministre, Justin Trudeau, avait promis, lors de sa campagne électorale de 2015, de resserrer ce contrôle en restaurant plusieurs mesures abolies par son prédécesseur conservateur Stephen Harper. Il ne rétablit pas cependant le registre national des armes à feu créé en 2005 sous les libéraux mais supprimé en 2012 par les conservateurs.
A dix-huit mois d’une nouvelle échéance électorale, le gouvernement fédéral marche sur des œufs, plusieurs députés libéraux, représentant des circonscriptions rurales, craignant de ne pas être réélus s’il adoptait des mesures déplaisant aux chasseurs et aux collectionneurs. Exit donc un registre des armes et place à des règles moins controversées afin, a précisé M. Goodale, d’être « juste envers les propriétaires et les entreprises d’armes à feu responsables et respectueux des lois ».

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Le projet de loi apporte plusieurs modifications au régime actuel. Il renforce les vérifications des antécédents – judiciaires et de violence pour cause de maladie mentale – de tout demandeur d’un permis de port d’armes. Sa détention devra aussi être vérifiée par tous les vendeurs auprès de la gendarmerie, qui gardera ainsi trace des acheteurs. Les commerçants devront tenir un inventaire et un registre de leurs ventes. Enfin, est rétablie l’interdiction de transporter sans autorisation spécifique une arme « prohibée ou à autorisation restreinte », sauf pour l’emporter du magasin à son domicile ou du domicile au stand de tir.
Les conservateurs ont exprimé leur crainte de voir le gouvernement « restaurer le registre des armes à feu par la porte de derrière » en obligeant les commerçants à consigner leurs ventes. La Coalition canadienne pour le droit aux armes à feu clame sa déception. Son président, Rod Giltaca, estime que le gouvernement « ne s’attaque pas au problème grandissant de la violence commise avec des armes sans permis et perpétrée par des gangs de rue », alors qu’il impose de nouveaux « tracas administratifs » aux honnêtes propriétaires d’armes. L’examen du projet de loi au Parlement dans les mois qui viennent promet d’être houleux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Lors du conseil européen, le président français a tenté d’avancer sur la nouvelle architecture de la zone euro et sur la taxe digitale.
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Eurozone, GAFA : la politique des petits pas de Macron à Bruxelles

Lors du conseil européen, le président français a tenté d’avancer sur la nouvelle architecture de la zone euro et sur la taxe digitale.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 10h17
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 10h36
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Preuve que le couple « Merkron » (pour Merkel et Macron) et sa capacité à entraîner le reste des Européens suscitent encore des espoirs : la conférence de presse commune entre la chancelière allemande et le président français, vendredi 23 mars, en clôture d’un conseil européen de deux jours à Bruxelles, a fait le plein de journalistes.
Emmanuel Macron, qui avait déjà rencontré Angela Merkel, tout juste intronisée pour un quatrième mandat la semaine dernière, s’y est déclaré « confiant » dans sa capacité à parvenir à une « feuille de route européenne de réformes » commune avec Berlin en juin. En décembre 2017, il avait déjà promis de « converger » avec Berlin sur la poursuite de l’intégration de la zone euro dès ce conseil de mars.
Mais les difficultés de l’Allemagne à se doter d’un gouvernement de coalition, à la suite des élections fédérales de septembre 2017, ont eu raison de cet agenda hexagonal. Et dans l’intervalle, certaines de ses idées les plus ambitieuses – un ministre des finances de la zone euro, un Parlement de la zone euro, un budget conséquent de la zone euro – ont été battues en brèche par les moins enthousiastes des Etats membres, Pays-Bas en tête.
 estime  Donald Tusk, le président du Conseil européen
Paris semble en avoir déjà tiré les conséquences. A l’issue d’une discussion de deux heures sur ces réformes macroniennes « de long terme », vendredi, le président français n’a pas une fois mentionné le terme « budget européen » lors de sa conférence. La chancelière a pour sa part surtout insisté sur les priorités allemandes : l’achèvement de l’union bancaire, une réforme pourtant sur la table depuis… 2013, à propos de laquelle elle a jugé nécessaires « des progrès très rapides ». Et l’évolution du Mécanisme européen de stabilité (MES, mis en place pendant la crise pour éviter la faillite à la Grèce ou l’Irlande),...




                        

                        

