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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ Réduction des effectifs, développement d’une production propre, renouvellement des outils… La radio-télévision belge francophone s’est métamorphosée. Avec succès.
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En Belgique, la transformation réussie de la RTBF

Réduction des effectifs, développement d’une production propre, renouvellement des outils… La radio-télévision belge francophone s’est métamorphosée. Avec succès.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 11h06
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



                                


                            

Jadis, on l’appelait la « Casa Kafka », pour souligner sa complexité, ou « l’église des frères prêcheurs », en raison du ton docte adopté par bon nombre de ses journalistes, « gauchistes » et « donneurs de leçons », selon ses contempteurs.
Certes, la radio-télévision belge francophone (RTBF) occupe toujours le même bâtiment bruxellois, caricature de la Belgique fédérale : deux entrées, l’une pour les néerlandophones, l’autre pour les francophones. Un immeuble coupé en deux par une frontière linguistique invisible.
Mais, pour le reste, elle s’est profondément transformée, sous l’impulsion de Jean-Paul Philippot, son administrateur général depuis 2002. Ce haut fonctionnaire étiqueté socialiste a su habilement gommer cette référence, aussi nécessaire pour accéder à une haute fonction qu’encombrante pour qui veut adopter le style managérial.
Fort de son idée de base, selon laquelle le service public a « un devoir d’adaptation et de modernité », cet ingénieur de formation a lancé dès 2002 un vaste plan, dit « Magellan », censé fixer le cap : une radio et une télévision s’adaptant à la concurrence du secteur privé – la chaîne RTL-TVI, filiale du groupe Bertelsmann –, mais aussi à celle des chaînes françaises, TF1 en tête.
Clarification de l’offre
Depuis, les effectifs de la RTBF ont été réduits d’environ 30 %, et la direction a misé sur le développement d’une production propre, le renouvellement complet des outils, un marketing judicieux et une offre se démarquant de celle du privé, sans renier l’élément « divertissement ».
Jean-Paul Philippot et ses équipes sont peut-être en train de remporter leur pari. Même si TF1 a lancé sa propre régie sur le marché belge, aspirant une partie de ses ressources publicitaires et même si RTL-TVI accapare une partie de l’audience, sans toutefois engranger autant de bénéfices que le souhaiteraient ses actionnaires… Le groupe RTL-TVI, qui compte trois chaînes de télévision...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ Dans un entretien au « Monde », Jean-Paul Philippot, patron de la radio-télévision belge francophone depuis 2002, estime qu’un effort d’adaptation est nécessaire, à l’heure où les formats et les usages se transforment.
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« Le service public de l’audiovisuel doit être l’acteur d’une société moderne »

Dans un entretien au « Monde », Jean-Paul Philippot, patron de la radio-télévision belge francophone depuis 2002, estime qu’un effort d’adaptation est nécessaire, à l’heure où les formats et les usages se transforment.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 11h07
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



                                


                            

Ingénieur de formation, Jean-Paul Philippot, âgé de 57 ans, est adminis­trateur général de la radio-télévision belge francophone (RTBF) depuis 2002 et président de l’Union européenne de radio-télévision (UER), la plus grande alliance de médias de service public au monde, depuis 2009.
En Europe, l’audiovisuel public est sous pression. Quelle est votre analyse de cette situation ?
Dans certains pays, les contraintes budgétaires prédominent ; ailleurs, c’est la question de l’indépendance par rapport au pouvoir qui est posée. Lors de la crise financière de 2008, par exemple, l’audiovisuel public a été durement frappé au Portugal, à Malte, en Grèce et aux Pays-Bas. Pour d’autres raisons [plus politiques], les débats sont vifs en ­Hongrie et en Pologne. A différents moments – et nous en vivons un –, les sou­bresauts ou les crises ont aussi été liés à l’adaptation du service public à sa valeur ajoutée, ainsi qu’à sa capacité à revoir son modèle d’organisation. Aujourd’hui, l’audiovisuel public a l’obligation de se moderniser.
A-t-il toujours une place dans la grande mutation actuelle, caractérisée par l’émergence de plates-formes comme Netflix ?
Il est indispensable de se poser la question. Le service public est fort là où il peut démontrer son rôle. Il faut d’ailleurs redéfinir sa « valeur culturelle ajoutée », alors que les formats et les usages se transforment. Nous assistons à une crise de confiance généralisée envers les médias d’information qui est d’autant plus forte dans les pays où le service public est faible ou inexistant.
Nous observons parallèlement la naissance d’un espace dans lequel on peut colporter des rumeurs, désinformer, faire de la propagande sans le filtre d’un média, ce qui endommage le tissu social. Histori­quement, c’est pour empêcher ce cas de figure qu’on a inventé le journalisme, qui s’appuie sur des professionnels et des règles déon­tologiques. Les plates-formes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ Un milliardaire proche du président Erdogan a mis la main sur Dogan Holding, le plus gros groupe d’information du pays.
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Turquie : le gouvernement renforce son contrôle sur les médias

Un milliardaire proche du président Erdogan a mis la main sur Dogan Holding, le plus gros groupe d’information du pays.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 06h46
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



                                


                            
Avide de contrôler la totalité du paysage médiatique à dix-huit mois des élections de novembre 2019 – législatives et présidentielle –, le gouvernement turc (islamo-conservateur) vient de jeter son dévolu sur Dogan Holding, le plus gros groupe de médias de Turquie. Ce dernier vient en effet d’être racheté par le milliardaire Erdogan Demirören, un proche du président Recep Tayyip Erdogan.
Désormais, « 90 % des médias [du pays] sont entre les mains de l’exécutif », constate la journaliste Aysenur Arslan, une ancienne collaboratrice de Dogan Holding.
Après des négociations discrètes, le groupe Demirören, présent dans l’énergie, la construction, le tourisme, a acquis pour 1,1 milliard de dollars (890 millions d’euros) les quotidiens Hürriyet, Posta, Fanatik, ainsi que l’agence de presse Dogan et les chaînes de télévision Kanal D et CNN-Türk. Selon le site d’information T24, pour finaliser son acquisition, la holding de M. Demirören a bénéficié d’un crédit venu d’un consortium bancaire, dont l’établissement public Ziraat Bank.
Dans le viseur des autorités
Après avoir dominé la scène médiatique turque pendant quarante ans, le milliardaire Aydin Dogan, fondateur du groupe du même nom, a tiré sa révérence, jeudi 22 mars. « J’ai 81 ans. A ce stade, j’ai décidé, de mon propre chef, de cesser mes activités dans les médias », a-t-il déclaré lors d’un discours d’adieu à ses salariés. En insistant sur le caractère volontaire de la cession, le magnat comptait visiblement faire taire les rumeurs selon lesquelles il aurait finalement cédé ses actifs sous la pression du gouvernement.
« S’il ne vendait pas la branche médias de son groupe, il risquait d’être emprisonné dans le cadre d’une enquête sur les événements du 28 février [le 28 février 1997, les militaires avaient évincé le gouvernement dirigé alors par l’islamiste Necmettin Erbakan]. On lui a montré le bâton, il a compris le message », a assuré...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ Les représentants de Vivendi ont démissionné en bloc du conseil d’administration de l’opérateur italien, obligeant le fonds activiste Elliott à abattre son jeu. L’assemblée générale du 4 mai élira les nouveaux administrateurs.
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Vincent Bolloré joue son va-tout chez Telecom Italia

Les représentants de Vivendi ont démissionné en bloc du conseil d’administration de l’opérateur italien, obligeant le fonds activiste Elliott à abattre son jeu. L’assemblée générale du 4 mai élira les nouveaux administrateurs.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 11h30
    |

            Sandrine Cassini








                        



                                


                            

Connu pour ses talents d’activiste, Vincent Bolloré a décidé de jouer un coup de poker chez Telecom Italia, dont Vivendi détient 24 % du capital. Pris en étau entre l’establishment italien, qui critique le pouvoir du Français au sein de l’ancien monopole public local, et le hedge fund Elliott, entré par irruption au capital, Vivendi et ses alliés ont démissionné du conseil d’administration de l’opérateur italien. Sept administrateurs, parmi lesquels le président Arnaud de Puyfontaine, mais aussi Hervé Philippe, Frédéric Crépin et Félicité Herzog, ont rendu leur mandat.

« Incapable d’avancer des arguments, le conseil a simplement abandonné son poste pour gagner du temps. Pour Elliott, cette action est cynique et égoïste. C’est une nouvelle preuve que les droits des actionnaires minoritaires de Telecom Italia sont abrogés », a commenté le fonds.
Ce coup de théâtre est une réponse à Elliott qui, fort de 5,75 % du capital, demandait la révocation de 6 administrateurs de Vivendi pour placer ses propres candidats. Plutôt que lui faire une place, le groupe de médias français préfère remettre ses pouvoirs en jeu. C’est donc l’assemblée générale du 4 mai qui votera pour un nouveau conseil d’administration.
Démantèlement de l’entreprise
Vivendi présentera aux actionnaires une liste de 10 administrateurs et les contours de sa stratégie pour Telecom Italia. Elliott devra faire de même, et devra convaincre les actionnaires de son projet pour l’entreprise. Selon Bloomberg, le fonds présidé par Paul Singer a déjà rencontré une douzaine de candidats prêts à l’épauler. Il se montrerait confiant dans sa capacité de gagner les deux tiers du conseil, même si Vivendi, avec un quart du capital, est en meilleure posture.
Ces prochaines semaines, les deux groupes vont batailler ferme pour rallier les actionnaires à leurs vues. Selon le site Internet de Telecom Italia, les institutionnels italiens ne pèsent que 3,78 % du capital, et les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ A l’occasion de la semaine de la presse à l’école, tour d’horizon de quelques questions récurrentes que les élèves de tout âge nous posent sur notre métier.
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Fiche Décodex : les questions qu’on nous pose souvent sur le métier de journaliste

A l’occasion de la semaine de la presse à l’école, tour d’horizon de quelques questions récurrentes que les élèves de tout âge nous posent sur notre métier.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 16h57
    |

                            Les Décodeurs








                        



   


« Qui décide des sujets ? » ; « Est-ce que vous donnez votre avis ? » ; « Est-ce que vous écrivez ce que vous voulez ? » Ces questions sont régulièrement posées aux journalistes bénévoles qui interviennent dans le cadre de notre projet d’éducation aux médias porté par l’association Entre les lignes. Certaines l’ont été lors de l’accueil, au Monde, d’une classe de 4e de Meaux (Seine-et-Marne), à l’occasion de la semaine de la presse à l’école, organisée par le Centre de l’éducation aux médias et à l’information (Clemi) du 19 au 24 mars 2018.
Certaines de ces questions reviennent régulièrement dans nos échanges avec des élèves de tout âge ou même avec des adultes. Nous vous proposons ici nos réponses aux plus fréquentes, qui permettent de démystifier certains aspects du travail des médias.
1. Comment trouvez-vous vos sujets ?
2. Qui décide des sujets ?
3. D’où viennent vos infos ?
4. Est-ce que vous écrivez ce que vous voulez ?
5. Est-ce que vous cachez des informations ?
6. Est-ce que vous pouvez donner votre avis ?
7. Alors, c’est quoi votre avis ?
8. Comment devenir journaliste ?
9. C’est bien payé ?
 
1. Comment trouvez-vous vos sujets ?
Cela dépend des cas.
Une partie des sujets est impossible à prévoir : une catastrophe naturelle ou un accident par exemple.D’autres sont plus attendus : par exemple, le vote d’une loi à l’Assemblée nationale, un match de football, une manifestation…Il y a aussi ce qu’on appelle l’investigation : ce sont des informations qui ne sont pas connues du grand public et que le journaliste va chercher à révéler.
Le travail d’un journaliste et de raconter, expliquer, décortiquer tous ces événements qui constituent ce qu’on appelle « l’actualité ». Son travail au quotidien vise à se plonger dans le détail dans tous ces sujets et à réfléchir à des manières originales de les aborder. Souvent, les journalistes sont spécialisés dans le suivi d’un secteur plus ou moins large, ce qui les aide à trouver de nouvelles informations à apporter à leurs lecteurs.

        Lire aussi :
         

                Décodex : notre kit pour vérifier l’information à destination des enseignants (et des autres)



2. Qui décide des sujets ?
Un journaliste ne décide pas tout seul de ses sujets. Il fait partie d’une rédaction, qui a ce qu’on appelle une « ligne éditoriale », c’est-à-dire des règles collectives qui définissent les sujets qu’elle va traiter ou non, et la manière dont elle va le faire.
En général, un journaliste va proposer son sujet à sa rédaction et ses chefs vont valider ou non sa proposition. Il existe aussi le circuit inverse : la hiérarchie du journal peut demander à un de ses journalistes de se saisir d’un sujet précis.
L’une des spécificités du métier est que ces discussions se font souvent de manière collective, lors de ce que l’on appelle la « conférence de rédaction ». Le nombre d’informations qui circulent est tellement important que les journalistes ne peuvent ni être au courant de chacune d’entre elles et encore moins les traiter. D’où la nécessité de faire des choix éditoriaux.
3. D’où viennent vos infos ?
Les journalistes vont chercher les informations d’abord en essayant d’être au plus près, en étant eux-mêmes sur place lors d’un événement. Ils vont aussi chercher à les recueillir auprès des sources qu’on dit « primaires », c’est-à-dire de première main. Cela peut être un témoin d’un événement, une personne participant à une réunion, un enregistrement vidéo, etc.
En complément, les journalistes utilisent aussi des « sources secondaires », qui font appel à un ou plusieurs intermédiaires : cela peut par exemple être le récit des faits par un autre média, comme l’Agence France-Presse (AFP), un enregistrement audio ou vidéo d’une scène…
Tout au long de sa carrière, un rédacteur cultive son réseau de sources pour essayer d’avoir accès aux meilleures informations.

        Lire aussi la fiche Décodex :
         

          Qu’est-ce qu’une source d’information ?



4. Est-ce que vous écrivez ce que vous voulez ?
Oui et non. De la même manière qu’il doit faire valider ses sujets, un journaliste fait valider le contenu de ses articles à ses chefs. Il y a tout un circuit de relecture qui fait que plusieurs personnes vérifient que l’article respecte les règles de déontologie (donne la parole aux personnes mises en cause, mentionne ses sources, etc.), est suffisamment compréhensible, est intéressant ou ne comporte pas de fautes d’orthographe.
A la fin, le travail des journalistes est public. Ils peuvent rendre compte de leur travail auprès de leurs lecteurs, qui peuvent leur écrire par e-mail ou par courrier, mais également auprès de la justice. Les personnes mentionnées dans un article peuvent, par exemple, porter plainte pour diffamation si elles s’estiment injustement mises en cause. Ce sera alors au tribunal de dire si le journaliste a correctement fait son travail ou non.
5. Est-ce que vous cachez des informations ?
Les médias suscitent souvent des fantasmes, mais ils ne « cachent » pas volontairement des informations à proprement parler. La base du travail de journaliste est bien en effet de porter des informations à la connaissance du public.
Il peut arriver qu’ils disposent d’informations partielles qu’ils ne peuvent pas publier, parce qu’elles ne sont pas suffisamment « recoupées », c’est-à-dire confirmées. Il peut aussi arriver qu’ils ne publient pas des informations vérifiées parce qu’ils ne les jugent pas intéressantes ou inappropriées (par exemple, des rumeurs sur la vie privée d’une personnalité, sans intérêt informatif pour le lecteur).
Cette évaluation de ce qui est intéressant ou pas est parfois difficile, mais c’est le cœur du métier de journaliste. Elle est aussi influencée par la manière dont un média se définit lui-même par rapport à son histoire, son éthique, l’intérêt qu’il porte ou non à tel ou tel sujet, ses valeurs… C’est qu’on appelle sa ligne éditoriale.
6. Est-ce que vous pouvez donner votre avis ?
Pas vraiment. En général, les journalistes publient des articles s’appuyant sur des faits et ils s’efforcent de les rapporter d’une manière la plus équitable possible, en mettant de côté ses opinions et ses préjugés. Ce n’est pas parce que le journaliste s’efforce de ne pas prendre parti qu’il serait totalement neutre : évidemment, chacun a sa propre sensibilité (ses origines, sa perception, etc.) qui fait qu’une même histoire peut donner lieu à des articles complètement différents, où l’on n’insiste pas sur les mêmes choses.
Il existe cependant un petit nombre de journalistes dont le métier consiste au contraire à donner son avis : on les appelle les éditorialistes, qui doivent en principe être clairement identifiés dans les journaux.

        Lire aussi la fiche Décodex :
         

          Tribune, édito, chronique... comment faire la différence ?



7. Alors, c’est quoi votre avis ?
Etre confronté à des sujets compliqués permet de constater qu’il y a toujours des arguments pour et des arguments contre qui peuvent être pertinents les uns comme les autres. Il n’existe souvent pas de vérité absolue ou de sujets sur lesquels un seul avis ou une seule opinion se défende. Et dans le fond, ce n’est pas l’opinion du journaliste qui est intéressante, mais les différents arguments qu’il identifie pour aider le lecteur à se faire une idée par lui-même.
8. Comment devenir journaliste ?
Il existe 14 établissements de formation initiale au journalisme reconnus par la profession, dont 5 à Paris ou en région parisienne (voir la liste sur le site de la Conférence nationale des métiers du journalisme). Sur 35 294 journalistes titulaires de la carte de presse en 2016, seuls 19 % environ en sont issus (28,1 % chez les 26-34 ans), selon l’Observatoire des métiers de la presse.
9. C’est bien payé ?
Oui, plutôt. Le salaire médian des journalistes en contrat durée indéterminée (CDI) était de 3 549 euros bruts (c’est-à-dire, avant les cotisations chômage, retraite, etc.) par mois en 2016, d’après l’Observatoire des métiers de la presse. Cela veut dire que la moitié gagne plus et l’autre moitié gagne moins. 3 500 euros bruts mensuels environ, cela fait environ 1,6 fois plus que le salaire moyen en France, qui était de 1 710 euros nets par mois en 2015 (environ 2150 euros bruts), selon l’Institut national de la statistique (Insee).
Mais attention, plus d’un quart des journalistes ne sont pas en CDI : 3,2 % sont en contrat à durée déterminée (CDD) et 18,7 % relèvent d’un statut d’indépendant, dit « pigiste », selon l’Observatoire des métiers de la presse. Et leurs revenus sont nettement moins confortables : le revenu médian d’un journaliste en CDD est de 1 896 euros bruts par mois, et celui d’un journaliste pigiste 1 969 euros.
Pour faire simple, un journaliste en CDI a en général un salaire comparable à celui d’un cadre d’entreprise, sans atteindre des sommets. Mais une partie non négligeable de la profession est précaire et est loin d’avoir des revenus confortables.

Décodex : nos outils contre les fausses informations
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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ En Allemagne, le Bayerischer Rundfunk s’est progressivement transformé, pour devenir un média global. Une mue amorcée il y a six ans, qui ne s’est pas faite sans résistances.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
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Le grand aggiornamento de la radio-télévision bavaroise

En Allemagne, le Bayerischer Rundfunk s’est progressivement transformé, pour devenir un média global. Une mue amorcée il y a six ans, qui ne s’est pas faite sans résistances.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 10h57
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 11h32
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Les faibles taux d’intérêt ont parfois du bon, même dans l’opulente Bavière. A Munich, capitale du Land (Etat-région), ils ont permis au Bayerischer Rundfunk (BR), la radio-télévision publique régionale, de financer les 160 millions d’euros nécessaires à la construction d’un nouveau bâtiment, sans écorner son budget contraint.
A Freimann, dans la banlieue nord de Munich, où se trouvent déjà les studios de télévision de BR, les nouveaux locaux ancreront dans le béton, à partir de 2022, sa transformation en un grand média public global. Une mue amorcée en 2012.
Au cœur de ce nouveau bâtiment : la newsroom, c’est-à-dire la salle de rédaction commune. C’est là que seront prises toutes les décisions : quel sujet couvrir, sous quel format, et ce quel que soit le support de sa diffusion finale (télévision, radio, réseaux sociaux ou application mobile).

Cette salle sera la traduction architecturale de la mission que s’est fixée BR il y a six ans : n’avoir qu’un seul média et non deux, comme autrefois – une station de radio et une télévision régionales –, travaillant indépendamment, dans des sièges séparés. La production du contenu est aujourd’hui totalement détachée du support. Cette transformation s’est faite sans moyen supplémentaire : la redevance, qui comme en France finance l’audiovisuel public, n’a pas été augmentée.
Le sport a été la première rubrique à s’engager dans la réforme. Les journalistes spécialisés dans ce domaine à la radio, à la télévision et sur le Web ont commencé à travailler ensemble en mai 2015, avant d’être regroupés dans les mêmes locaux, fin 2016. Pourquoi commencer par le sport ? « Les journalistes sportifs sont pionniers. A intervalles réguliers, ils se sont retrouvés pour la Coupe du monde de football ou les Jeux olympiques. Ils ont appris très tôt à travailler de façon trimédia », explique au Monde Thomas Hinrichs, directeur de l’information de BR.
Adaptation...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ Plusieurs éditeurs de presse écrite accusent les chaînes publiques de leur faire concurrence avec un produit non audiovisuel qui ne correspondrait plus à la mission qui leur échoit.
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Outre-Rhin, la redevance sous le feu des critiques

Plusieurs éditeurs de presse écrite accusent les chaînes publiques de leur faire concurrence avec un produit non audiovisuel qui ne correspondrait plus à la mission qui leur échoit.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 10h56
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 11h31
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Lorsque les Suisses ont voté, le 4 mars, en faveur du maintien de la redevance pour l’audiovisuel public, les directeurs des chaînes publiques allemandes ont poussé un soupir de soulagement. Outre-Rhin, un refus aurait fourni de nouveaux arguments aux pourfendeurs de la fameuse redevance, vilipendée depuis des années.
« L’ambiance avec les collègues de la presse écrite est devenue difficile. C’est la première fois que je ressens cela dans ma carrière », confie au Monde un journaliste connu de Deutschlandradio, l’équivalent allemand de France Inter. Le début du conflit remonte à 2013. Les stations publiques obtiennent que la redevance (actuellement de 17,50 euros par mois) ne soit plus fondée sur la possession d’une télévision, mais qu’elle puisse être imposée à tous les foyers disposant d’un appareil connecté à Internet, ordinateur ou smartphone.
Le niveau de la redevance reste inchangé, mais son produit augmente. Il atteint aujourd’hui 7,9 milliards d’euros par an, finance le groupe ARD et ses huit chaînes locales, la ZDF et les chaînes cofinancées avec d’autres acteurs publics comme 3sat, Arte, Phoenix, KiKA (pour les enfants), Deutschlandradio ainsi que 66 programmes radio.

L’extrême droite brocarde le « journalisme d’Etat »
Le poids de la redevance a soulevé des critiques, qui se sont amplifiées avec le passage des groupes audiovisuels publics au numérique. L’application Tagesschau, qui fournit depuis 2010 aux utilisateurs une information sous forme écrite gratuite, financée par la redevance, est montrée du doigt. Plusieurs éditeurs de presse écrite – dont celui du quotidien Süddeutsche Zeitung, ainsi que le groupe Frankfurter Allgemeine Zeitung et le groupe Axel Springer –, accusent les chaînes publiques de leur faire concurrence avec un produit non audiovisuel qui ne correspondrait plus à la mission qui leur échoit. Ils attaquent donc l’ARD en justice.
Le procès, qui dure depuis des années,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ Le plan de départs volontaires vise 27 postes à la rédaction, 30 dans les services administratifs et 20 dans les services techniques, sur un effectif global de 500 personnes.
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Le quotidien régional « Le Progrès » envisage la suppression de 77 postes

Le plan de départs volontaires vise 27 postes à la rédaction, 30 dans les services administratifs et 20 dans les services techniques, sur un effectif global de 500 personnes.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 13h23
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 14h03
   





                        


Un plan de départs volontaires prévoit la suppression de 77 postes au quotidien régional Le Progrès, a appris l’AFP, jeudi 22 mars, auprès du SNJ du journal. Le syndicat détaille les différentes suppressions de postes et les regroupements de certains services dans les rédactions centrale et locales du journal, au lendemain de la présentation du plan aux représentants du personnel. Le plan vise 27 postes à la rédaction, 30 dans les services administratifs et 20 dans les services techniques, sur un effectif global d’environ 500 personnes.
Ce plan de départs volontaires (PDV) intervient trois semaines après la présentation au comité d’entreprise de la nouvelle stratégie du Progrès et, plus largement, du groupe Ebra (Crédit mutuel), propriétaire du titre, qui mise sur le développement du Web. Dans ce cadre, quatre créations de poste sont envisagées : deux de community managers, un de webmaster et un de monteur vidéo, tous non journalistes.
« Surévaluation des gains de productivité »
Selon le SNJ, les négociations vont s’ouvrir le 27 mars, un accord étant attendu mi-juin par la direction. « Les premiers départs commenceraient à partir de septembre. Le PDV s’étalerait sur dix mois. »
Le syndicat assure avoir « déjà alerté la direction sur plusieurs points » comme « le risque d’engorgement des services de secrétariat de rédaction centralisés (nouvellement baptisés éditeurs), l’empilement des tâches » ou encore « l’augmentation de la fréquence des permanences de week-end et/ou des horaires de nuit dans certains services », en soulignant aussi une « surévaluation des gains de productivité » issus de cette réorganisation.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ Un administrateur judiciaire va être nommé et l’hebdomadaire ne paraîtra plus, laissant un sentiment de frustration parmi les journalistes.
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Le journal « Ebdo » s’arrête : un sentiment « d’amateurisme » et de « gâchis »

Un administrateur judiciaire va être nommé et l’hebdomadaire ne paraîtra plus, laissant un sentiment de frustration parmi les journalistes.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 13h01
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 06h33
    |

            Alexandre Piquard








                        


« Cela aura été un crash vraiment rapide… Et un gâchis spectaculaire », regrette un journaliste, amer. Les difficultés d’Ebdo étaient connues depuis quelques semaines, mais son équipe gardait le silence. Jeudi 22 mars, ses fondateurs ont mis fin au faux suspense : un peu plus de deux mois après son lancement, l’hebdomadaire va cesser de paraître, faute de lecteurs, et être mis en cessation de paiement. Un administrateur va être bientôt nommé pour la société Rollin, éditrice d’Ebdo mais aussi des revues XXI et 6Mois, que les actionnaires espèrent vendre pour poursuivre leur activité.

Demain sortira notre dernier numéro. L’aventure d’@ebdolejournal s’arrête là, l’esprit continue. Merci à vous d'avo… https://t.co/AShiUnRJyt— ebdolejournal (@ebdolejournal)


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« Notre projet se voulait à contre-courant de la fatalité et du déclin de la presse : un hebdomadaire papier, indépendant, sans publicité, généraliste et accessible au plus grand nombre. »
C’est l’oraison funèbre qu’écrivent dans leur communiqué les deux associés majoritaires Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry, qui reconnaissent « un échec commercial », en raison de ventes décevantes qui se sont ajoutées au retrait d’investisseurs et de deux banques. Selon nos informations, les ventes en kiosques (hors abonnements) sont passées de 53 000 pour le premier numéro, le 12 janvier, à 21 000 le 2 février, puis à 13 000 le 16 février et, enfin de 8 000 à 10 000 exemplaires. Le nombre des abonnés, lui, plafonnait à 8 000, pour un objectif de 70 000.
Une ligne ambiguë
Dans la rédaction, encore sonnée, certains journalistes ont des regrets, voire du ressentiment, malgré la conviction d’avoir réalisé des choses intéressantes. « Il y a eu un triple amateurisme : éditorial, managérial et entrepreneurial », juge l’un d’eux, pour qui la ligne était ambiguë : « Ni une politique de l’offre ni une politique de la demande. » En somme, la direction n’aurait pas cherché à faire un journal pour une cible identifiée, mais elle n’aurait pas non plus proposé un regard original, sans se soucier du marketing.
Le financement participatif avait créé une base d’abonnés issus des lecteurs de XXI et de 6Mois, plutôt « intellos de gauche, très informés, pour caricaturer », alors que, lors du lancement, les dirigeants avaient assuré vouloir aller à la rencontre des « gens qui ne lisent plus la presse », davantage « classes moyennes » et plus « grand public », poursuit ce membre de l’équipe. De fait, quand il est sorti, le journal a surpris, car il ne recourait pas aux longs formats de reportages qui ont fait la réputation de XXI ou de 6Mois, par exemple. Il n’était ni vraiment proche ni vraiment éloigné de l’actualité.
Parmi les quatre dirigeants de l’équipe, aucun n’avait été cadre dans un hebdomadaire, hormis Constance Poniatowski, ex-rédactrice en chef de Version Femina, un magazine féminin grand public. Laurent Beccaria était éditeur de livres (Les Arènes), Patrick de Saint-Exupéry, ex-grand reporter et patron du trimestriel XXI, et Thierry Mandon, une ancienne figure du Parti socialiste. L’équipe était aussi assez hétéroclite, mêlant des anciens de XXI ou de 6Mois et des enquêteurs. « Dans le détail, personne n’avait la même vision », analyse un journaliste avec le recul.
La couverture sur Nicolas Hulot a fait débat
La couverture sur Nicolas Hulot – relatant anonymement une plainte pour viol déposée en 2008 à propos de faits datés de 1997, donc classée sans suite – a fait débat dans l’équipe, a raconté Laurent Beccaria. Selon lui, la polémique a même fait fuir un investisseur, empêchant la levée de fonds de 2 millions d’euros prévue en février.
« Cet argument est un alibi, rétorque un membre de l’équipe. Laurent Beccaria a débauché des journalistes en CDI [contrat à durée indéterminée] en disant qu’Ebdo avait deux ans devant lui. C’était faux. Il nous a fait assumer un risque sans qu’on le sache. » Un autre rappelle que, dans cette affaire, les fondateurs y perdent aussi, tout en jugeant que « penser amener un journal papier à l’équilibre financier en trois mois, c’est un peu naïf ».
Aujourd’hui, les dirigeants cherchent un repreneur pour les revues XXI et 6Mois, afin qu’elles ne soient pas emportées dans la débâcle. Les journalistes, eux, vont être contraints de rechercher du travail.

        Lire aussi :
         

                « Ebdo », en grande difficulté, cherche des investisseurs






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ L’audiovisuel public en Europe 3/5. Critiqué par les médias privés et le gouvernement libéral-conservateur, le groupe Danmarks Radio s’inquiète pour son avenir.
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La radio-télévision danoise sous pression populiste

L’audiovisuel public en Europe 3/5. Critiqué par les médias privés et le gouvernement libéral-conservateur, le groupe Danmarks Radio s’inquiète pour son avenir.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 11h38
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 15h49
    |

                            Anne-Françoise Hivert (envoyée spéciale à Copenhague)








                        



                                


                            

L’imposante statuette dorée trône sur une étagère, au fond de son bureau, logé dans l’énorme cube en verre de Danmarks Radio (DR), l’organisme danois de radio-télévision publique, sis dans le sud de Copenhague. Ancienne directrice de son département juridique, Maria Rorbye Ronn, 54 ans, en assure la direction depuis 2011.

L’Emmy lui a été décerné lors d’une cérémonie qui s’est tenue à New York, en 2016. Un moment charnière de sa carrière. « J’ai réalisé à quel point nos séries, qui ont été vues par plus de 250 millions de téléspectateurs, avaient contribué à faire connaître notre pays et notre style de vie à l’étranger, assurant ainsi la mission de service public qui est la nôtre », explique-t-elle.
Supprimée, la redevance annuelle sera remplacée par un impôt progressif
L’argument semble avoir laissé de marbre le gouvernement libéral-conservateur de Lars Lokke Rasmussen et son allié populiste au Parlement, le Parti du peuple danois (Dansk Folkeparti, DF). Engagés dans des négociations sur le financement public des médias, ils ont annoncé, vendredi 16 mars, qu’ils étaient parvenus à un accord prévoyant notamment une réduction de 20 % du budget de l’entreprise danoise sur cinq ans, ainsi que la suppression de la redevance annuelle de 2 343 couronnes (315 euros), qui sera remplacée par un impôt progressif.

« L’objectif est de réduire le coût de l’audiovisuel public pour les Danois et de rétablir la ­diversité dans les médias », souligne Alex Ahrendtsen, responsable des questions culturelles chez DF. L’idée n’est pas neuve. Elle a été émise vers 2010 par Danske Medier, l’Association des médias danois, qui regroupe 300 éditeurs.
« DR se trouve en situation de monopole »
La presse écrite traverse alors une crise profonde. Le coupable est tout trouvé : l’audiovisuel public. « Les dirigeants des groupes privés ont lancé une campagne politique contre DR, en disant qu’elle détruisait la ­concurrence,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ « The Killing », « Borgen », « Bron », « Les Héritiers »... Le monde entier s’arrache les séries danoises, ainsi que leurs scénaristes et acteurs, désormais sollicités sur de grands projets internationaux.
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Danmarks Radio, la fabrique de séries à succès

« The Killing », « Borgen », « Bron », « Les Héritiers »... Le monde entier s’arrache les séries danoises, ainsi que leurs scénaristes et acteurs, désormais sollicités sur de grands projets internationaux.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 11h35
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 11h47
    |

                            Anne-Françoise Hivert (envoyée spéciale à Copenhague)








                        



                                


                            

Une série en cinq épisodes sur la communauté danoise en Tanzanie, dans les années 1970, inspirée de la trilogie africaine de l’écrivain Jakob Ejersbo. Le sujet de la dernière grosse production de DR, diffusée depuis le 25 février, le dimanche à 20 heures, aurait pu décourager les téléspectateurs. Surtout que la chaîne concurrente TV2 sortait l’artillerie lourde avec sa nouvelle série à suspense, Greyzone.

Pourtant, 860 000 Danois se sont postés devant leur petit écran pour suivre le premier épisode de Liberty et plus de 200 000 l’ont regardée en télévision de rattrapage sur le site de DR1. Soit plus d’un million de personnes, dans un pays de 5,7 millions d’habitants. Un chiffre moins élevé serait considéré comme un échec pour la chaîne, qui, dans le contrat de ses scénaristes et producteurs, s’est fixé comme objectif le million de téléspectateurs.
Le record a été atteint en février 2004, lors de la diffusion d’un épisode de Kroniken, qui raconte la vie de quatre Danois après la seconde guerre mondiale (2,7 millions de personnes devant leur télévision à 20 heures). Ce soir-là, le trafic à l’entrée de Copenhague a été divisé par deux, et aucun appel d’urgence n’a été enregistré dans la capitale danoise.
« Nous encourageons la prise de risque artistique »
Le dépoussiérage de la fiction chez DR a commencé dans les années 1980. Ses dirigeants se sont rendus aux Etats-Unis pour y puiser leur inspiration. Ils y ont découvert le rôle du scénariste. Le budget de la fiction – 276 millions de couronnes (37 millions d’euros) en 2016, soit environ 9 % des programmes de DR – est négocié sur quatre ans. Le scénariste est embauché pour toute la durée du projet, y compris la phase de développement. Afin d’attirer les meilleurs, DR leur propose de venir accompagnés de leur équipe.
En 2007, la série policière The Killing, coproduite avec les Allemands de la ZDF, révolutionne le genre : vingt épisodes pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ La Chine a annoncé la fusion de la CCTV et de deux radios chinoises pour mieux porter sa voix à l’étranger.
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Pékin crée un super-média d’Etat pour porter la « Voix de la Chine »

La Chine a annoncé la fusion de la CCTV et de deux radios chinoises pour mieux porter sa voix à l’étranger.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 10h50
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

Il s’appellera « Voix de la Chine » (Zhong Guo Zhisheng). Pékin a annoncé mercredi 22 mars la création d’un média audiovisuel géant, issu de la fusion de trois médias d’Etat : CCTV, la télévision nationale, Radio Chine Internationale et la Radio nationale chinoise. Le nom n’est pas sans rappeler Voice of America, ce média créé pendant la seconde guerre mondiale pour porter la voix des Etats-Unis dans le monde.
L’objectif est similaire, alors que la deuxième puissance économique mondiale s’implique de plus en plus à l’étranger, notamment à travers son vaste projet diplomatico-économique de la « nouvelle route de la soie » (rebaptisé « Initiative de la ceinture et de la route »). La CCTV a déjà 70 bureaux dans le monde, tandis que Radio Chine Internationale diffuse dans plus de 60 langues. Le but de ce changement est de s’assurer que le nouveau média « joue le rôle de porte-parole du parti », indique le communiqué officiel.
« Département de la propagande »
La fusion, annoncée en fin de session de l’Assemblée nationale populaire, s’inscrit dans le cadre d’une vaste réorganisation institutionnelle visant à renforcer le contrôle du Parti communiste chinois (PCC) sur les institutions étatiques. Le nouveau média, qui sera officiellement appelé « Réseau central de radio et de télévision », et « Voix de la Chine » pour sa communication extérieure, passera ainsi directement sous la houlette du Conseil des affaires d’Etat, le bras exécutif du gouvernement.
Jusqu’ici, CCTV était sous la direction de l’administration générale de la presse, des publications, de la radio, des films et de la télévision, qui dépendait du Conseil des affaires d’Etat. Après la réforme, Voix de la Chine sera directement supervisée par le département central de la communication (appelé en chinois « département de la propagande »). Les autorités chinoises contrôlent ainsi de plus près leur principal organe de communication.
Cette mesure illustre la volonté de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a annoncé mercredi que six candidatures avaient été déclarées recevables pour la succession de Mathieu Gallet, révoqué en janvier.
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Le CSA valide six candidatures à la présidence de Radio France

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a annoncé mercredi que six candidatures avaient été déclarées recevables pour la succession de Mathieu Gallet, révoqué en janvier.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 11h21
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 14h16
   





                        


Les candidatures de cinq hommes et d’une femme à la présidence de Radio France ont été déclarées « recevables » par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), a annoncé l’instance dans un communiqué mercredi 21 mars. Deux autres candidatures ont été écartées pour « non-respect des critères de recevabilité » prévus dans la résolution publiée le 14 février qui fixe les modalités de la nomination du ou de la future dirigeante du groupe.
Les six candidats retenus sont :
Jérôme Batout (directeur général de Publicis Media),Bruno Delport (directeur de la radio TSF Jazz),François Desnoyers (ancien directeur des antennes de Radio France),Guillaume Klossa (président fondateur du centre de réflexion EuropaNova),Christophe Tardieu (directeur général du Centre national du cinéma)Sibyle Veil (directrice déléguée en charge des finances et des opérations de Radio France).
Leurs projets stratégiques doivent être publiés mercredi 21 mars sur le site du CSA, et la liste des candidats auditionnés doit être publiée le 4 avril.
Selon la résolution du 14 février, les auditions de ces candidats se dérouleront entre le 9 et le 13 avril, et le CSA nommera la future présidente ou le futur président de Radio France « au plus tard le 14 avril 2018 ».

        Lire l’éditorial du « Monde » :
         

          Eviction de Mathieu Gallet : Radio France dans la tourmente



Une procédure déclenchée par la révocation de Mathieu Gallet
Radio France se cherche aujourd’hui un nouveau dirigeant depuis la révocation de Mathieu Gallet à la fin de janvier par le CSA en raison de la condamnation de celui-ci pour favoritisme le 15 janvier. L’affaire en question remonte à l’époque où l’intéressé dirigeait l’Institut national de l’audiovisuel (INA), de 2010 à 2014. M. Gallet a fait appel de ce jugement.
C’est la première fois que le CSA, créé en janvier 1989, prenait une telle décision de démettre un président de l’audiovisuel public de ses fonctions. Le CSA l’a justifiée par le fait qu’il « importe » que les relations entre l’Etat et le président de Radio France soient « denses, confiantes et permanentes, dans un contexte de réforme majeure de l’audiovisuel public annoncée par le pouvoir exécutif », ajoutant que « le Conseil est particulièrement sensible aux questions de déontologie, de prévention des conflits d’intérêts et de moralisation de la vie publique ».

        Lire notre enquête :
         

          Réforme de l’audiovisuel public : les scénarios du big bang






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ Pionnier du genre, le service de télévision et radio de rattrapage de la « Beeb » rivalise pour l’instant avec les plates-formes américaines comme Netflix. Mais jusqu’à quand ?
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iPlayer, l’arme de la BBC face aux géants américains du Net

Pionnier du genre, le service de télévision et radio de rattrapage de la « Beeb » rivalise pour l’instant avec les plates-formes américaines comme Netflix. Mais jusqu’à quand ?



Le Monde
 |    21.03.2018 à 10h38
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Mise à mal depuis longtemps par ITV et Sky News, la toute-puissance de BBC Television en matière de programmes se heurte désormais aux GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon). Face aux géants californiens, l’audiovisuel public britannique est engagé dans « le combat de David contre Goliath » pour sa survie, s’est alarmé le PDG de la « Beeb », Tony Hall, mercredi 7 mars, lors d’un discours devant le personnel.
Faisant référence aux tentatives de Disney et du câblo-opérateur Comcast pour s’emparer de Sky, M. Hall a prédit un avenir dominé par quatre ou cinq mastodontes américains « exploitant la moindre parcelle de données personnelles pour créer de la croissance et du profit ».
Il n’a pas mâché ses mots pour dénoncer leur stratégie, fondée sur « le pillage des talents reconnus » et un usage des médias sociaux qui « déforme l’opinion que nous avons les uns des autres », « aggrave l’impression de malaise et de division sociale » et « sape la confiance dans les médias, y compris la BBC ». 

3,3 milliards de consultations en 2017
Le prestigieux groupe ne continuera à prospérer que s’il se réforme en profondeur, a poursuivi M. Hall, appelant à la mobilisation autour des valeurs du service public. Le fait que la majorité des contenus visionnés sur Netflix ou Amazon continue d’être britannique, même chez les jeunes, constitue un motif de satisfaction. D’où l’appel à une « collaboration entre concurrents » comme ITV et la BBC, lancé le 8 mars par l’Ofcom, le régulateur des communications, « afin de bâtir un nouvel âge d’or de la production qui préserve notre identité britannique ». 
Dans la bataille qui l’oppose aux GAFA, la BBC dispose d’une arme très efficace : son service de télévision et radio de rattrapage. Pionnier du genre, iPlayer, bien conçu, populaire et gratuit, rivalise pour l’instant avec les plates-formes américaines. Avec 3,3 milliards de consultations en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ L’audiovisuel public en Europe 2/5. La « Beeb » est souvent montrée en exemple pour son autonomie vis-à-vis du pouvoir politique. Elle n’est pourtant pas exempte de reproches.
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La BBC, monument à l’indépendance proverbiale

L’audiovisuel public en Europe 2/5. La « Beeb » est souvent montrée en exemple pour son autonomie vis-à-vis du pouvoir politique. Elle n’est pourtant pas exempte de reproches.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 15h30
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            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

A l’heure où la défiance à l’égard des médias atteint son acmé et où les dysfonctionnements de l’audiovisuel public se multiplient, la British Broadcasting Corporation (BBC) a de quoi faire des jaloux en France. En effet, 81 % des Britanniques estiment qu’elle accomplit « bien » ou « très bien » la mission qui lui échoit depuis sa création, en 1927 : « Informer, éduquer, divertir. »

Dans un Royaume-Uni où la plupart des services publics ont été confiés au privé, « Auntie » (« tantine »), comme elle est surnommée affectueusement, fait figure d’exception, au même titre que le système de santé (NHS). Avec la monarchie et William Shakespeare, elle compte parmi les symboles de l’identité nationale. Plus de 50 % des citoyens font confiance à ses deux mille journalistes « pour dire la vérité », contre 33 % aux députés et 6 % aux reporteurs des tabloïds. Temple du rigorisme éditorial et de l’information équilibrée, la « Beeb », qui produit des documentaires prestigieux, des séries culte et des shows ultrapopulaires, est aussi l’un des vecteurs de l’influence britannique dans le monde.
De prime abord, ce monument national pourrait donc représenter une référence, ­sinon un exemple, pour une réforme de l’audiovisuel public français. Mais s’inspirer des seules structures de la BBC — une « charte royale » qui définit ses obligations pour onze ans et lui garantit des revenus ainsi qu’un conseil d’administration (neuf membres sont nommés par la BBC et cinq autres, dont le président, par le gouvernement) — ne saurait suffire. Proverbiale, son indépendance est davantage le fruit de sa longue histoire et de l’absence de publicité que de la manière de nommer ses dirigeants.
Accusations de Thatcher et de Blair
« L’après-guerre a été un moment d’extra­ordinaire épanouissement du journalisme au sein de la BBC, explique Roy Greenslade, chroniqueur média du Guardian et pro­fesseur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ Ce nouveau média veut se distinguer en prenant du recul avec l’actualité immédiate, pour mettre en valeur des formats longs.
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Un nouvel hebdo qui veut « Vraiment » faire la différence dans les kiosques mercredi

Ce nouveau média veut se distinguer en prenant du recul avec l’actualité immédiate, pour mettre en valeur des formats longs.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 03h34
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 07h04
   





                        



   


Après les débuts agités d’Ebdo, un autre hebdomadaire débarque dans les kiosques mercredi 21 mars, Vraiment. « Comme informer vraiment », explique Julie Morel, membre du trio à l’initiative de ce nouveau média qui veut se détacher de l’actualité brûlante. Le premier numéro a été tiré à 150 000 exemplaires, et sera disponible en France, Suisse, Belgique, et au Luxembourg au prix de 4,50 euros.
L’équipe de Vraiment réserve à ses futurs lecteurs la primeur des sujets abordés dans son 1er numéro. Le magazine de 84 pages se partagera entre une moitié information (France, économie, monde) et une partie magazine (bien-être, culture). La maquette accorde une grande place à la photographie et a été réalisée par l’agence Funny Bones (M Le magazine du Monde, L’Equipe Magazine, So Film). Le tout en offrant un regard plus détaché par rapport à la course à l’information qui sature l’espace médiatique, d’autant que chaque édition sera bouclée le vendredi, pour une parution le mercredi, obligeant le titre à prendre du recul par rapport à l’actualité immédiate.
Pas d’information partisane
« On ne cherche pas à réinventer la roue, mais à s’inspirer du journalisme au temps long, et à faire un journal qui creuse le plus possible avec des reportages fouillés sur des sujets qui nous touchent directement », explique à l’Agence France-Presse (AFP) le directeur de la rédaction, Jules Lavie, qui travaillait à Franceinfo, seul journaliste du trio de cofondateurs.

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                « Vraiment », un nouvel hebdo dans les kiosques en mars 2018



Les deux autres créateurs, Julien Mendez et Julie Morel, sont d’anciens conseillers ministériels d’Emmanuel Macron à Bercy, puis de Michel Sapin. Mais Vraiment se défend d’être l’organe officiel des « marcheurs », et assure qu’il sera politiquement indépendant, conformément à sa promesse de faire toujours primer les faits sur les opinions. « Nous ne dirons pas aux lecteurs pour qui voter, ni même s’ils doivent voter », assure Jules Lavie.
« Le journal n’est pas partisan, il n’est pas là pour défendre une personne ou un parti mais pour donner des éléments de compréhension et d’information et laisser le soin au lecteur d’en conclure ce qu’il souhaite », abonde Julien Mendez, directeur de la publication.
Objectif de 40 0000 exemplaires vendus par semaine
Pour affiner sa formule, l’hebdomadaire a envoyé il y a plusieurs semaines à ses abonnés fondateurs un numéro test, vendu également chez une vingtaine de marchands de journaux. Les retours de ce « prélancement » ont permis à la rédaction de procéder à une série de changements, en optant par exemple pour un papier de meilleure qualité ou en revoyant la composition de la couverture, qui ne comportait qu’un seul titre dans la version d’essai. Et la partie « culture et bien-être » a été refondue.
Une dizaine de journalistes, dont des anciens du Parisien, travaillent actuellement sur le numéro zéro dans des bureaux sis dans le 10e arrondissement de Paris. A terme, l’équipe pourrait comprendre une quarantaine de personnes. Désireux de conserver la maîtrise et l’indépendance du projet, le trio cherche malgré tout des investisseurs pour lever 2 millions d’euros nécessaires.

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                « Ebdo », en grande difficulté, cherche des investisseurs



Pour l’instant, il a levé des fonds auprès d’investisseurs de tous horizons, et lancé une campagne de souscription auprès du grand public. Ses dirigeants visent 40 000 exemplaires vendus par semaine, un score synonyme de l’équilibre financier et qu’ils espèrent atteindre d’ici douze à dix-huit mois. « Je pense qu’on peut y arriver, voire même dépasser ce niveau-là. Sachant que la condition pour se lancer aujourd’hui dans le papier, c’est d’arriver à équilibrer les projets avec des diffusions assez basses », note Julien Mendez.
Un pari tout de même risqué, vu la chute globale des ventes en kiosques. Alors qu’Ebdo, hebdomadaire rival qui s’est lancé il y a quelques semaines en promettant aussi un traitement différent de l’actualité, connaît des débuts difficiles (moins de 20 000 exemplaires après un premier tirage à 200 000), les créateurs de Vraiment mettent en avant la spécificité de leur propre projet. « Nous avons des projets assez différents, on ne s’adresse pas au même public et on ne propose pas la même chose, à chaque projet de vivre sa vie », explique Julien Mendez.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤ Un collectif de journalistes, de syndicats et d’associations se mobilise dans une tribune au « Monde » contre une proposition de loi qui pourrait empêcher à l’avenir de révéler des affaires comme celles du Mediator ou les « Panama Papers ».
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« L’intérêt général et le droit des citoyens à l’information remis en cause »

Un collectif de journalistes, de syndicats et d’associations se mobilise dans une tribune au « Monde » contre une proposition de loi qui pourrait empêcher à l’avenir de révéler des affaires comme celles du Mediator ou les « Panama Papers ».



Le Monde
 |    20.03.2018 à 18h57
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 10h26
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. L’Assemblée nationale et le Sénat s’apprêtent à remettre en cause nos libertés fondamentales en votant, selon une procédure accélérée, une proposition de loi portant sur le secret des affaires.
Ce texte, qui sera étudié en séance publique à l’Assemblée nationale le 27 mars et qui porte sur « la protection des savoir-faire et des informations commerciales non divulgués contre l’obtention, l’utilisation et la divulgation illicites », est la transposition d’une directive européenne adoptée en 2016 malgré les mises en garde des ONG, des syndicats, des journalistes et l’opposition massive des citoyens.
Sanctions pénales
Cette directive a été élaborée par les lobbies des multinationales et des banques d’affaires qui souhaitaient un droit plus protecteur pour leurs secrets de fabrication et leurs projets stratégiques, alors que le vol de documents et la propriété intellectuelle sont déjà encadrés par la loi.
La France dispose de marges de manœuvre importantes pour la transposition de la directive dans notre droit national, et peut préserver les libertés tout en respectant le droit européen. Pourtant, le gouvernement et la majorité semblent avoir choisi, en catimini, de retenir une option qui remet gravement en cause l’intérêt général et le droit des citoyens à l’information. La proposition de loi sur le secret des affaires a des implications juridiques, sociales, environnementales et sanitaires graves. De fait, ce texte pourrait verrouiller l’information à la fois sur les pratiques et les produits commercialisés par les entreprises.
En effet, la définition des « secrets d’affaires » est si vaste que n’importe quelle information interne à une entreprise peut désormais être classée dans cette catégorie. L’infraction au secret des affaires aurait lieu dès lors que ces informations seraient obtenues ou diffusées, et leur divulgation serait passible de sanctions pénales.
Les dérogations instituées par...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ Alors que la ministre de la culture veut engager la lutte contre la désinformation, il est temps de s’interroger sur la place qu’occupent ces rubriques dans les journaux estime, dans une tribune au « Monde », Serge Bret-Morel, président de l’Observatoire zététique.
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Fake news : « Il faut exiger du CSA qu’il s’exprime sur le sujet des horoscopes ! »

Alors que la ministre de la culture veut engager la lutte contre la désinformation, il est temps de s’interroger sur la place qu’occupent ces rubriques dans les journaux estime, dans une tribune au « Monde », Serge Bret-Morel, président de l’Observatoire zététique.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 16h00
    |

Serge Bret-Morel (Président de l’Observatoire Zététique)







                        



                                


                            

Tribune. Le sondage IFOP « Enquête sur le complotisme » (lien vers PDF) a fait couler beaucoup d’encre mais l’item de la page 11 a été injustement oublié. Il est pourtant, et de loin, le plus important de tous, que les étoiles en soient témoins ! 6 % seulement des personnes interrogées consultent leur horoscope « tous les jours », 11 % « une fois par semaine ». Preuve par le vide est (peut-être) faite d’une idée reçue bien installée, plaignons ceux qui en font un véritable outil marketing.
Des entreprises vendent des horoscopes clé en main qui résultent d’un simple tirage au sort informatique
S’il ne faisait pas vendre plus d’exemplaires à proprement parler, au moins pensait-on que, en tant que rubrique récurrente, il participait discrètement à la fidélisation du lectorat. Que nenni : voilà qu’il n’intéresse plus personne ! Il faut craindre un bouleversement du paysage médiatique et même pire. Qu’on ne puisse plus agrémenter son trajet dodo/boulot du matin en dénombrant le nombre d’étoiles attribuées scientifiquement à l’un ou l’autre de nos proches selon leurs signes astrologiques. L’enfer astral, en somme.
Ces chiffres sont-ils absurdes ? Pas forcément. Le sondage IFOP, comme la plupart aujourd’hui, a été réalisé en ligne afin d’éviter le jugement du sondeur mais, surtout, plusieurs reportages télévisés ont insisté depuis un an sur un contenu (au moins) abracadabrantesque.
Des entreprises vendent des horoscopes clé en main qui résultent d’un simple tirage au sort informatique. En effet, copiez/collez dans Google un bloc de texte et vous le retrouverez plusieurs fois, au mot près, dans les dix dernières années. Le recours aux services d’un astrologue est devenu optionnel !
Mauvaise farce
On connaissait déjà les compétences pointues indispensables au poste de rédacteur d’horoscope. Les témoignages d’étudiants, stagiaires, secrétaires, membres de rédaction et même cousins ou cousines sont légions. Mais la trouvaille...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤ La critique est aussi vieille que l’ORTF. La principale difficulté vient des divergences à propos de ce que doit être la mission du service public. Entretien
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L’absence d’ambition culturelle, critique récurrente envers l’audiovisuel public

La critique est aussi vieille que l’ORTF. La principale difficulté vient des divergences à propos de ce que doit être la mission du service public. Entretien



Le Monde
 |    20.03.2018 à 12h44
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Les critiques assassines émises par Emmanuel Macron, en décembre 2017 devant des députés, sur le manque d’ambition culturelle de l’audiovisuel public semblent avoir été entendues.

France Télévisions – où l’on s’était senti particulièrement visé – assure qu’il y aura des changements. « Il doit y avoir du jeu et du divertissement, même si aujourd’hui, quelquefois, il y a peut-être trop de jeux… », reconnaît son nouveau numéro deux, Takis Candilis.

Le directeur général délégué à l’antenne et aux programmes promet également « des grands marqueurs qui se voient de manière plus visible, des émissions référentielles, comme le fut “Le Grand Echiquier” [le grand rendez-vous culturel animé par Jacques Chancel entre 1972 et 1989] ». « C’est l’une des premières choses que nous ferons à la rentrée », affirme-t-il, même s’il s’empresse de préciser que « la culture sur le service public, il y en a à tout moment ».
« Un média populaire »
L’absence d’ambition culturelle est une critique aussi vieille que l’Office de radiodiffusion-télévision française. Elle hante le service public depuis ses débuts. Comme pris de remords, celui-ci a même accouché d’une chaîne franco-allemande, Arte, dévolue aux programmes culturels.
A la télévision, le dilemme entre course à l’audience et exigence culturelle a toujours existé. On ne compte plus le nombre de rapports rédigés sur le sujet dans l’histoire de la Ve République. Cependant, comme le souligne M. Candilis :
« La télévision est un média populaire et l’une de nos fonctions est aussi de répondre aux attentes populaires. On ne fera pas n’importe quoi, mais on doit aussi prendre en compte la France dans toutes ses composantes. »
La difficulté perdure, car personne ne parvient à s’entendre sur ce que doit être une politique culturelle sur le service public… « Lorsque l’on parle de magazine culturel, on a du mal à trouver...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤ Takis Candilis, nouveau directeur général chargé de la stratégie et des programmes de France Télévisions, croit des alliances possibles pour faire face à la concurrence des plates-formes américaines. Entretien
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Takis Candilis : « Seuls les services publics peuvent contrer Netflix ou Amazon »

Takis Candilis, nouveau directeur général chargé de la stratégie et des programmes de France Télévisions, croit des alliances possibles pour faire face à la concurrence des plates-formes américaines. Entretien



Le Monde
 |    20.03.2018 à 12h41
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            

Takis Candilis, directeur général délégué à l’antenne et aux programmes de France Télévisions, accorde son premier entretien depuis son entrée en fonctions, le 26 février. Ancien directeur de la fiction chez TF1, producteur passé par Lagardère ou Banijay, il est chargé de mettre en œuvre une nouvelle organisation, dans laquelle les chaînes lui sont hiérarchiquement rattachées.

Pourquoi avoir décidé de rejoindre le service public audiovisuel, qu’Emmanuel Macron a qualifié de « honte » ?
Cela fait trente ans que je suis dans ce métier et j’ai beaucoup travaillé à l’international. J’ai pu observer l’évolution de l’audiovisuel dans le monde, notamment des GAFAN [Google, Apple, Facebook, Amazon et Netflix]. Leurs investissements sont colossaux, leurs bataillons, impressionnants. Netflix est aujourd’hui le plus puissant et son challenger, Amazon, met les bouchées doubles pour le rattraper. Quant à Hulu ou Apple, ils ne vont pas rester les bras croisés.
Seuls les services publics peuvent contrer Netflix ou Amazon. Les chaînes privées sont confrontées à la baisse de leurs recettes publicitaires et au transfert des annonceurs vers le numérique. De plus, leur cible unique me semble trop resserrée. Enfin, une raison importante de ma venue est Delphine Ernotte elle-même [la présidente de France Télévisions depuis 2015], une femme que j’apprécie et qui a engagé des réformes essentielles.
L’audiovisuel public peut-il faire face aux géants du Net ?
Oui, en passant des alliances. Au niveau national, France Télévisions est le premier diffuseur en audience. Au niveau régional, notre maillage est très efficace. Enfin, au niveau européen, nous pouvons unir nos forces avec les autres services publics. Je travaille avec nos homologues pour lancer une grande politique de coproductions. Ce dispositif me semble être une réponse formidable qui, je l’espère, sera une alternative au raz de...




                        

                        

