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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ L’étoile montante du pétrole en Chine, qui fait l’objet d’une enquête, devrait abandonner ses fonctions et ses actions dans l’entreprise qu’il a créée.
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Ye Jianming, le fondateur du conglomérat chinois CEFC, a disparu

L’étoile montante du pétrole en Chine, qui fait l’objet d’une enquête, devrait abandonner ses fonctions et ses actions dans l’entreprise qu’il a créée.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 15h00
    |

            Harold Thibault








                        



                                


                            

Le conglomérat China Energy Fund Committee (CEFC) n’ayant jamais été transparent, il ne fallait pas s’attendre à la clarté, lorsque son flamboyant patron, Ye Jianming, est tombé. « Il y a des rumeurs sur lui, mais je n’ai pas le droit de vous dire où il est », se contentait de répondre, vendredi 23 mars, un cadre du groupe au sujet du fondateur de CEFC.
Ce sont plus que des rumeurs, en vérité. Après le magazine financier chinois Caixin, l’agence britannique Reuters écrivait, début mars, que Ye Jianming, 40 ans, est « suspecté de crimes économiques » par les autorités chinoises. Puis, vendredi, la confirmation est venue non pas de Chine, mais de République tchèque. L’homme d’affaires voyait Prague comme une porte d’entrée bienveillante en Europe sous la présidence de Milos Zeman, particulièrement favorable aux investissements russes et chinois. CEFC y détient un club de football, un brasseur et est actionnaire de trois groupes de médias et de communication.
Il est « très bon pour faire croire qu’il fait partie de la famille »

Le président Zeman a dépêché une délégation à Shanghaï, au siège du groupe, pour savoir ce qu’il était advenu du Chinois que le chef de l’Etat tchèque avait nommé « conseiller ». Ses envoyés ont été informés sur place que M. Ye est bien sous le coup d’une enquête et devrait abandonner ses fonctions et ses actions dans l’entreprise qu’il a créée.
Ye Jianming, pour grimper, s’est appuyé sur la politique des « nouvelles routes de la soie » du président chinois, Xi Jinping, et n’a cessé de chanter les louanges du Parti communiste. Il porte le même nom de famille « Ye » qu’un maréchal de l’Armée populaire de libération, Ye Jianying, qui avait mené la Longue Marche au côté de Mao. Sans que l’on sache s’il existe un lien de parenté. Mais, en Chine, être associé – même par homonymie – à la « noblesse rouge » ouvre de nombreuses portes. Jouant un peu plus de l’ambiguïté, l’homme d’affaires...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ La confiance dans les bienfaits des échanges avec la Chine est en train de s’effondrer outre-Rhin.
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L’Allemagne s’inquiète de l’insatiable appétit des groupes chinois

La confiance dans les bienfaits des échanges avec la Chine est en train de s’effondrer outre-Rhin.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 14h00
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Jusqu’où l’Allemagne acceptera-t-elle les investissements chinois dans les joyaux de son économie ? Deux ans après la prise de contrôle de l’emblématique constructeur de robots allemand Kuka par Midea, Berlin hésite sur l’attitude à adopter face à l’insatiable appétit chinois.
Les dernières semaines ont donné un aperçu de l’accélération des ambitions chinoises outre-Rhin : fin février, au terme d’une opération financière peu transparente, dans laquelle Pékin pourrait avoir joué un rôle déterminant, Li Shufu, patron du groupe automobile Geely, a pris le contrôle de près de 10 % du capital de Daimler, symbole du savoir-faire automobile allemand. Un investissement de 7 milliards d’euros.
Mardi 20 mars, Tencent, un des géants de l’Internet chinois, dont la messagerie WeChat a récemment passé le cap du milliard d’utilisateurs, s’est invité au capital de la start-up berlinoise N26. Tencent a été l’un des deux principaux investisseurs (avec le fonds d’investissement de l’assureur Allianz) de la collecte de 160 millions d’euros effectuée par cette néobanque sur mobile, qui est considérée comme une des réussites de la fintech allemande, ces nouvelles technologies numériques du secteur financier.
« L’extrême importance du marché chinois »

N26 s’est « réjouie », mardi, de l’arrivée dans son capital du groupe chinois, « passé de pionnier à leadeur dans les domaines des réseaux sociaux, du jeu en ligne, de l’e-commerce et du paiement mobile en Chine ». Le patron de Kuka, Till Reuter, a, lui, souligné « l’extrême importance du marché chinois », lors de la conférence de presse du groupe, jeudi 22 mars. Deux exemples qui illustrent la montée en puissance de la Chine, qui a, en 2016, racheté 100 entreprises allemandes, pour un total de 11 milliards d’euros.
Jusqu’ici, les Allemands voyaient dans leurs partenaires chinois des alliés précieux pour se développer, en leur offrant un accès privilégié à un marché gigantesque...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Pour son premier jour de cotation au Nasdaq, vendredi, l’action du spécialiste du stockage de documents en ligne a grimpé de 36 %. Le groupe a 500 millions d’inscrits.
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L’américain Dropbox signe une entrée réussie en Bourse

Pour son premier jour de cotation au Nasdaq, vendredi, l’action du spécialiste du stockage de documents en ligne a grimpé de 36 %. Le groupe a 500 millions d’inscrits.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 13h00
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            

Débuts boursiers réussis pour Dropbox. Vendredi 23 mars, pour son premier jour de cotation au Nasdaq, son action a grimpé de 36 %. Signe de l’intérêt des investisseurs, la plate-forme américaine de stockage de documents en ligne avait, cette semaine, relevé par deux fois son prix d’introduction, le portant à 21 dollars contre une fourchette initiale allant de 16 à 18 dollars. Un signe encourageant pour les autres sociétés technologiques qui espèrent suivre la même voie.
Grâce à cette opération, Dropbox a récolté 756 millions de dollars (612 millions d’euros), auxquels s’ajoutent les 100 millions investis par Salesforce, l’éditeur de logiciels de relation client. La société compte utiliser ces fonds pour « continuer d’investir dans [sa] croissance ». Sa capitalisation boursière s’élève à 12,4 milliards de dollars. Mais le plus dur reste à faire : satisfaire les exigences de Wall Street, ce que Snapchat, entré en Bourse il y un an, n’a pas encore réussi.
L’introduction de Dropbox était attendue depuis plusieurs années. Mais au lieu de se précipiter, la société a pris le temps de bâtir son activité, notamment pour les entreprises. Elle revendique plus de 500 millions d’inscrits – sans préciser toutefois combien sont encore actifs –, dont 11 millions d’utilisateurs payants. En 2017, elle a réalisé un chiffre d’affaires de 1,1 milliard de dollars, soit une progression de 31 % sur un an.
Des flux de trésorerie positifs depuis deux ans
Parallèlement, Dropbox s’est lancé dans un contrôle de ses dépenses, par exemple en réduisant les nombreux avantages en nature qu’elle accordait à ses salariés. Le groupe explique aussi avoir économisé en deux ans 75 millions de dollars en construisant ses propres centres de données, au lieu d’utiliser ceux d’Amazon Web Services. Résultat : elle affiche des flux de trésorerie positifs depuis deux ans. Et ses pertes ont été divisées par deux en 2017, passant de 210 millions à 112 millions de dollars. Ses...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Libérée des contraintes liées à sa carrière de tenniswoman professionnelle qui a pris fin en 2009, l’ex-numéro un mondiale s’est découvert une passion pour le vin. Au point d’en faire commerce…
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Amélie Mauresmo : « Je revendique le plaisir de boire du vin »


                      Libérée des contraintes liées à sa carrière de tenniswoman professionnelle qui a pris fin en 2009, l’ex-numéro un mondiale s’est découvert une passion pour le vin. Au point d’en faire commerce…



Le Monde
 |    24.03.2018 à 12h15
    |

            Rémi Barroux








                              

                        

Amélie Mauresmo, 39 ans le 5 juillet, est une icône du tennis français. Elle a remporté vingt-cinq tournois, dont deux titres du Grand Chelem, l’Open d’Australie et Wimbledon la même année 2006. Elle est devenue ensuite l’entraîneuse du joueur écossais Andy Murray et capitaine de l’équipe de France de Fed Cup de 2012 à 2016. Après avoir respecté une discipline de sportive de très haut niveau, peu compatible avec la consommation du jus de la treille, Amélie Mauresmo, maman de deux jeunes enfants, Aaron et Ayla, aime déguster un bon verre de vin.
Du reste, c’est une amatrice avertie, qui possède une cave impressionnante. Elle a même fait de l’achat de vins une activité professionnelle en créant, en février 2017, sa société, La Cave de l’insolente. Amélie Mauresmo a ouvert au Monde les portes de sa maison à Anglet, près de Biarritz (Pyrénées-Atlantiques).
Amélie Mauresmo, championne de tennis et passionnée de vins, ce n’est pas évident au premier abord, non ?
Attention, je ne bois pas tous les jours, mais j’aime bien partager entre amis un bon vin, faire découvrir, découvrir moi-même. Le vin, c’est un moment de convivialité facile, autour d’une bouteille, un moment de vie avec des amis. J’adore quand des gens me disent qu’ils n’aiment pas une région viticole et que je les fais changer d’avis.
Quel est l’élément déclencheur pour ouvrir une bouteille ?
Cela dépend. Ce peut être une envie particulière, je me dis « tiens, j’ai envie de goûter cela », un vin que je n’ai pas goûté depuis longtemps, ou parce que c’est le temps d’ouvrir une bouteille, car il y a un moment où il faut boire un vin.
Facile, mais tout le monde ne possède pas une telle cave…
C’est vrai, je suis privilégiée, j’ai dans ma cave personnelle 3 500 à 4 000 bouteilles [on a aperçu quelques belles quilles, comme un Château d’Yquem 1909, des caisses de romanée-conti…]. J’achète, c’est...




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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Le pays pourrait écouler 180 000 tonnes d’huile d’olive sur la saison 2017-2018. Le troisième exportateur mondial du précieux jus mise sur un prix moins élévé que la concurrence et joue désormais la carte du bio.
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La Tunisie veut mieux valoriser son huile d’olive

Le pays pourrait écouler 180 000 tonnes d’huile d’olive sur la saison 2017-2018. Le troisième exportateur mondial du précieux jus mise sur un prix moins élévé que la concurrence et joue désormais la carte du bio.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 12h00
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Chronique. Quel est le point commun entre le lablabi, la chakchouka et la salade méchouia ? Ce sont des spécialités culinaires tunisiennes, direz-vous sans hésiter. Avec raison. Mieux encore, ces plats nécessitent une bonne rasade d’huile d’olive. Et pour cause. La délicieuse cuisine du pays du jasmin et de la harissa ne peut guère se passer de cet ingrédient précieux. Mais le bon coup de fourchette de la population et des touristes ne suffit pas à tarir la source. Il est vrai que l’arbre aux feuilles argentées prend ses aises sur 1,8 million d’hectares. De quoi positionner la Tunisie comme troisième exportateur mondial d’huile d’olive cette année, derrière l’Espagne et l’Italie.
Selon les chiffres du Conseil oléicole international, la Tunisie pourrait en écouler 180 000 tonnes sur la saison 2017-2018. Oubliée la récolte maigrelette de l’année précédente, quand le flux avait été réduit de moitié. Dame Nature avait aussi frappé durement l’Italie, faisant flamber le prix du jus pressé en Toscane, en Ombrie ou dans les Pouilles. Cette année, si l’Italie et la Tunisie ont fait tourner les moulins à plein régime, la potion est plus amère pour l’Espagne. Même si le pays de Don Quichotte reste le premier producteur mondial avec 1,09 million de tonnes, le niveau des citernes a baissé de 15 %.

Une culture capricieuse
L’olivier est une culture capricieuse. Les fortes variations de niveau d’une année sur l’autre ont contribué au jeu des vases communicants entre les pays. L’huile suinte d’une frontière à l’autre et ne coule pas toujours de source sûre. En France, Puget, la marque la plus connue, s’abreuve essentiellement en Espagne. Il est vrai que la production hexagonale ne représente qu’une goutte de la collecte mondiale. Soit 2 800 tonnes estimées pour 2018. La rareté des oliveraies en France dope les prix. Les AOP – Corse, Nyons, vallée des Baux-de-Provence ou Aix-en-Provence – se négocient à près de 20 euros le litre....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Les développeurs d’applications, les capteurs et la blockchain menacent le modèle économique des plates-formes numériques, explique dans une tribune au « Monde » Denis Barrier, le PDG du fonds Cathay Pacific.
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« L’Internet pourrait redevenir décentralisé, transparent et ouvert »

Les développeurs d’applications, les capteurs et la blockchain menacent le modèle économique des plates-formes numériques, explique dans une tribune au « Monde » Denis Barrier, le PDG du fonds Cathay Pacific.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 11h44
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 11h57
    |

Denis Barrier (PDG du fonds d’investissement Cathay Pacific)







                        



                                


                            

Tribune. L’idéal initial de l’Internet était d’apporter la connaissance de façon transparente et collaborative. De la deuxième moitié des années 1990 jusqu’à l’arrivée de l’iPhone, nous avons pu avoir accès de façon ouverte à un ensemble de connaissances beaucoup plus important qu’avant, et à une foule de nouveaux services. Cependant, le succès des smartphones a ensuite changé la donne, et a concentré la valeur sur quelques plates-formes fermées qui disposent aujourd’hui de moyens humains, technologiques et financiers exceptionnels, et représentent une puissance jamais détenue par des entités privées dans l’histoire de l’humanité.
La puissance des plates-formes, alliée à la perspective d’une nouvelle révolution industrielle induite par l’intelligence artificielle, amène les acteurs économiques et étatiques à reconsidérer leur positionnement par rapport à ces enjeux perçus comme vitaux. Sans la capacité d’anticiper et de comprendre les évolutions futures de la technologie, les décideurs sont aujourd’hui des joueurs de casino forcés de faire rouler les dés.
Or, une troisième forme de l’Internet est en train d’émerger très rapidement, et elle semble fondamentalement différente et encore plus transformante que la précédente.
Créer un nouvel ordre
De la même façon que Microsoft a été bousculé par la concurrence à un moment où sa puissance monopolistique semblait inébranlable, le cœur technologique du nouvel Internet actuellement en gestation devrait significativement impacter les équilibres actuels et créer un nouvel ordre. Si l’interface mobile a transformé la nature de l’Internet, le changement actuel des interfaces d’accès, par le biais de tous les types de capteurs, a le potentiel d’entraîner un bouleversement de plus grande ampleur encore que celui initié par l’iPhone. Et la « blockchain », qui permet de relier entre eux les différents acteurs d’un même processus sans avoir besoin d’un tiers de confiance, a déjà enclenché...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ La riposte réglementaire et fiscale aux Gafam ne servira à rien si des concurrents européens ne surgissent pas à court terme, explique dans une tribune au « Monde » Thomas Fauré, entrepreneur du numérique.
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Affaire Facebook : « Il faut développer des plates-formes européennes souveraines »

La riposte réglementaire et fiscale aux Gafam ne servira à rien si des concurrents européens ne surgissent pas à court terme, explique dans une tribune au « Monde » Thomas Fauré, entrepreneur du numérique.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 11h35
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 12h46
    |

Thomas Fauré (Fondateur du réseau social Whaller)







                        



                                


                            

Tribune. Facebook connaît une crise majeure, que des signaux faibles laissaient présager depuis longtemps. Le scandale Cambridge Analytica oblige le réseau tentaculaire à livrer aujourd’hui son vrai visage. Ce qui est présenté comme une fuite de données personnelles par son fondateur relève bien plus certainement du modèle économique de l’entreprise : l’exploitation de ces données à des fins commerciales.
Pour autant, l’enjeu est-il exclusivement économique ? C’est davantage sur le terrain politique qu’il faut agir, en développant des plates-formes européennes souveraines.
Nous autres, Européens, sommes condamnés à œuvrer tels les métayers des Etats-Unis. Les data que nous cédons nolens volens sont collectées sur les plates-formes des Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), puis elles nous sont revendues comme par magie sous forme de propositions de biens ou de services personnalisés.

Nos choix, nos comportements, nos achats, nos échanges, nos convictions politiques et religieuses alimentent constamment leurs gigantesques bases de données d’où émergeront, un jour prochain, des formes d’intelligence artificielle (IA) – suggestions pertinentes ou intrusives. Nous sommes la matière première d’une économie de l’attention qui peut virer assez rapidement au viol des consciences.
Le tapis rouge est déroulé
L’Europe s’est, tardivement, mise en ordre de bataille. Mais au lieu d’investir massivement dans de potentiels champions, le Vieux Continent s’est contenté de jouer la carte défensive des fourches Caudines du règlement général sur la protection des données (RGPD). Tout bon connaisseur de ces enjeux sait pertinemment qu’aucun des puissants acteurs sciemment visés par ces règles n’aura finalement à s’en inquiéter.
Parallèlement, les pouvoirs publics français et européens ont glosé pendant des mois pour déterminer le montant approprié d’une taxe applicable aux ventes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ L’évolution de la réglementation et son application par les juges et les régulateurs menacent le socle économique des plates-formes numériques, estime l’avocate Muriel Assuline dans une tribune au « Monde », après le scandale Cambrigde Analytica.
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Affaire Facebook : « Une violation flagrante du droit à la protection des données personnelles  »

L’évolution de la réglementation et son application par les juges et les régulateurs menacent le socle économique des plates-formes numériques, estime l’avocate Muriel Assuline dans une tribune au « Monde », après le scandale Cambrigde Analytica.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 11h32
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Muriel Assuline (Avocate)







                        



                                


                            

Tribune. Le scandale Cambridge Analytica relance le débat juridique de la nécessité de renforcer la protection des données personnelles, à deux mois de l’application du règlement européen sur la protection des données (RGPD), le 25 mai 2018.
L’utilisation par l’élite politique du big data lors des campagnes électorales n’est pas nouvelle. Mais les données personnelles des utilisateurs Facebook ont été utilisées en flagrante violation du droit au respect de la vie privée et à la protection des données personnelles. Facebook et Cambridge Analytica font ainsi l’objet d’enquêtes de la part des autorités politiques et de contrôle, autant en Europe qu’aux Etats-Unis. La Federal Trade Commission (FTC) a ouvert une enquête le 20 mars.

En Europe, l’Information Commissioner’s Office (ICO, la CNIL du Royaume-Uni) a déjà ouvert en 2017 une enquête dans cette affaire, afin d’examiner le rôle d’entreprises comme Cambridge Analytica dans le référendum sur le Brexit. Au niveau de l’Union européenne, le G29, qui regroupe les autorités nationales de protection des données, a déclaré le 20 mars que ces dernières enquêteraient ensemble et en concertation avec l’ICO. Giovanni Buttarelli, le contrôleur européen de la protection des données, a indiqué qu’une action commune est nécessaire. Bien que le Parlement européen ne dispose pas d’un pouvoir de sanction dans ce type d’affaires, il a invité Mark Zuckerberg à venir s’expliquer devant lui.
Action commune
La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a déjà donné son point de vue dans les affaires concernant Facebook. Son « arrêt Schrems » du 6 octobre 2015 a invalidé la décision de la Commission européenne de 2000, dite « Safe Harbor », qui permettait le transfert des données personnelles des citoyens européens vers des entreprises américaines comme Facebook. La Cour a notamment invoqué la violation par les autorités américaines du droit au respect de la vie privée et à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Face à la concurrence d’Amazon, les enseignes élargissent leur offre de services.
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La livraison en zone urbaine, nouveau terrain de jeu des distributeurs

Face à la concurrence d’Amazon, les enseignes élargissent leur offre de services.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 11h10
    |

            Cécile Prudhomme








                        



   


Après la guerre des prix, la livraison à domicile alimentaire en zone urbaine est devenue le nouveau terrain de jeu des enseignes de la grande distribution alimentaire. Leclerc entre dans la danse à Paris, le 26 mars, après avoir effectué une phase de test pendant quinze jours auprès de ses salariés.
Son nouveau service à domicile, « Leclerc chez moi », sera d’abord lancé dans le nord de Paris, puis dans le sud de la capitale, à partir du 15 mai. Il promet des tarifs inférieurs de 15 % à 20 % à la concurrence, pour des courses alimentaires livrées en vingt-quatre heures, et compte générer le chiffre d’affaires d’un grand hypermarché dès la première année. 

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Les commandes seront livrées depuis un nouveau site logistique de 6 000 m2, situé à Pantin (Seine-Saint-Denis). Mais Leclerc a aussi l’ambition d’ouvrir des magasins dans la capitale. Après un premier point de vente ouvert en 2016 dans le 19e arrondissement, un deuxième sera inauguré en avril 2020 dans le centre commercial du quartier de la Gaîté-Montparnasse, à deux pas de la gare.
Montant des frais de livraison, critère le plus important
Après avoir adopté le système du drive, où les consommateurs viennent récupérer eux-mêmes les courses commandées par Internet, les enseignes cherchent à compléter l’éventail de leurs services, avant que le géant américain Amazon ne se développe massivement. Pour le moment, ce dernier propose, depuis juin 2016, un service de livraison express de courses alimentaires sur Paris, baptisé Prime Now, qui repose sur un entrepôt situé dans le nord de Paris.
« Leclerc chez moi », sera lancé dans le nord de Paris, puis dans le sud de la capitale, à partir du 15 mai. Il promet des tarifs inférieurs de 15 % à 20 % à la concurrence
Mais, en plus de construire une nouvelle offre, les distributeurs doivent rivaliser avec l’image d’Amazon. Dans une étude pour Generix parue mi-février, 52 % des Français interrogés par OpinionWay estiment que le champion de l’e-commerce tient mieux ses engagements que les distributeurs français dans la ponctualité des délais de livraison. Et 48 % d’entre eux jugent le montant des frais de livraison comme étant le critère le plus important. D’ailleurs, 64 % des Français ont déjà abandonné un achat sur Internet en raison du coût de la livraison, d’après un baromètre de GS1 France et Sprint project, paru mi-mars.

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Le créneau attire les enseignes
Habitués à la gratuité par le géant américain, les consommateurs veulent de moins en moins payer la livraison, ce qui rend le service difficile à rentabiliser pour les distributeurs traditionnels. Ils évoquent un coût compris entre 15 et 18 euros pour livrer dans Paris à partir d’un entrepôt situé en périphérie. L’un des prestataires d’Amazon facturerait ainsi 15 euros le service. Une course qu’Amazon fait payer 5,90 euros à ses clients abonnés à son programme de fidélisation Amazon Premium, s’ils veulent être livrés en une heure, et qui est gratuite pour une livraison en deux heures.
Pourtant, le créneau attire les enseignes. Franprix livre, depuis novembre 2017, à Paris et en région parisienne, en trente minutes, avec les coursiers de Stuart, les commandes faites à partir d’une application sur téléphone mobile, et prélevées dans les magasins. Le service, gratuit au-delà de 30 euros d’achats, est aujourd’hui rentable, assure-t-on chez Franprix, dont l’application a été téléchargée 600 000 fois.
Occuper le terrain de la communication
Carrefour a, de son côté, lancé, il y a un an et demi, Carrefour Express dans 15 villes de France, également avec Stuart. Monoprix (groupe Casino) s’est rapproché, en décembre 2017, de la start-up Epicery, qui livre dans l’heure des produits issus de commerces de bouche de proximité. D’ici dix-huit à vingt-quatre mois, le groupe livrera ses commandes à partir d’un nouvel entrepôt automatisé, avec la technologie du distributeur alimentaire sur Internet Ocado. En attendant ce nouveau site logistique, Monoprix serait, selon le magasine LSA, sur le point de s’allier avec Amazon pour utiliser son service Prime Now de livraison express.
Chez Casino, on relativise l’arrivée de Leclerc, estimant que si celui-ci parvenait à récupérer 10 % du marché parisien, cela ne toucherait pas plus que 1 % du chiffre d’affaires de Monoprix et de Franprix. S’ils se disent sereins, les distributeurs cherchent néanmoins à occuper le terrain de la communication, à l’image de Carrefour et sa vaste campagne de publicité rappelant sa présence auprès des habitants de la capitale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le chercheur Michael Wade explique que les méthodes utilisées par l’entreprise de communication numérique apportent un changement majeur dans le marketing.
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Affaire Cambridge Analytica : « Choisir des images de “like” en dit long sur votre personnalité »

Dans une tribune au « Monde », le chercheur Michael Wade explique que les méthodes utilisées par l’entreprise de communication numérique apportent un changement majeur dans le marketing.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 12h40
    |

Michael Wade (Professeur à l'IMD, Lausanne)







                        



                                


                            

Tribune. L’association entre Cambridge Analytica (CA) et Facebook a tous les attributs d’un polar d’Hollywood – un PDG méchant digne d’un film de James Bond, un milliardaire solitaire, un lanceur d’alerte à la fois naïf et conflictuel, un spécialiste des données tendance qui devient politicard, un professeur tordu et, bien sûr, un président triomphant et son influente famille.
La grande majorité des articles de presse de ces derniers jours s’est concentrée sur la manière dont Cambridge Analytica avait été en mesure d’obtenir des données portant sur plus de 50 millions d’utilisateurs Facebook ; puis, sur la façon dont elle fut incapable de supprimer ces données lorsqu’on lui a demandé de le faire. Mais très peu d’intérêt a été porté sur ce que l’entreprise britannique a réellement fait avec ces données une fois celles-ci acquises.
La manière dont Cambridge Analytica a utilisé les données au cours de la dernière campagne présidentielle américaine est en réalité la partie la plus intéressante de l’histoire. Son approche de la segmentation et de l’analyse des données constitue en effet un changement majeur dans la manière dont le travail analytique peut être utilisé pour générer des connaissances et exercer de l’influence.

Les sondeurs utilisent depuis longtemps la segmentation pour cibler des groupes spécifiques d’électeurs selon des catégories telles que le sexe, l’âge, le revenu, le niveau d’éducation, le nombre de personnes dans le ménage, l’affiliation politique, les préférences d’achats… La machine d’analyse des données d’Hillary Clinton utilisait des techniques modernes de segmentation pour cibler des groupes d’électeurs pertinents selon la même méthode adoptée par Obama quatre ans plus tôt.
Les données psychographiques réalisent une segmentation en fonction de la personnalité
Or, Cambridge Analytica a fourni par contrat de toutes nouvelles armes à la machine électorale de Trump. Lui...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Le « Symphony of the seas » mesure 362 mètres de long et 66 mètres de large, vaut un milliard d’euros et peut accueillir plus de 8 000 personnes à son bord.
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Le plus gros paquebot du monde a quitté le chantier naval de Saint-Nazaire

Le « Symphony of the seas » mesure 362 mètres de long et 66 mètres de large, vaut un milliard d’euros et peut accueillir plus de 8 000 personnes à son bord.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 11h01
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 13h10
   





                        



   


Ils étaient plusieurs centaines à être venus assister au départ spectaculaire du plus gros paquebot du monde à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Le Symphony of the seas, livré par le chantier naval STX, a levé l’ancre, samedi 24 mars, du port de Saint-Nazaire. Il était livré à l’armateur américain Royal Caribbean Cruises Ltd (RCCL), client historique de STX France.
Le Symphony of the seas, qui mesure 362 mètres de long et 66 mètres de large pour 228 000 tonneaux de jauge brute, vaut un milliard d’euros et peut accueillir plus de 8 000 personnes à son bord, dont 2 200 membres d’équipage.
Les manœuvres de départ ont commencé comme prévu à 8 h 30. Le navire a quitté le port moins d’une heure plus tard pour se rendre à Malaga, en Espagne. Il effectuera sa saison inaugurale en mer Méditerranée, avant de rejoindre, à l’automne, son port d’attache, Miami (Floride).
Ce mastodonte des mers ravit à son jumeau, Harmony of the seas, livré à RCCL par STX en 2016, le titre du plus gros paquebot du monde pour quelques mètres et quelques cabines de plus.

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Véritable ville flottante, il comprend – comme le Harmony of the seas – plus de 66 000 m2 d’espaces de restauration et de divertissement, dont un Central Park, comme à New York, arboré de 12 000 espèces végétales. Parmi les innovations, on compte aussi une patinoire se transformant en « laser game » ou une suite familiale de luxe, avec un toboggan intérieur, un jacuzzi privé ou encore une machine à pop-corn.
900 embauches en 5 ans
Le Symphony of the seas est le treizième paquebot construit par le chantier naval de Saint-Nazaire pour RCCL. La commande du Harmony of the seas, en décembre 2012, avec en option celle du Symphony, avait constitué une bouffée d’oxygène pour les anciens Chantiers de l’Atlantique, après deux ans sans nouveau contrat.

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Depuis, les commandes se multiplient : STX France, dernier grand chantier naval français, doit livrer neuf paquebots d’ici à 2022, au rythme de deux par an, une situation inédite depuis le départ du Queen Mary 2 en 2003.
Pour faire face à ce plan de charge, le chantier a réalisé plus de 900 embauches en CDI en cinq ans. Il fait travailler actuellement 8 000 personnes, dont 3 000 salariés, et cherche à recruter 200 ingénieurs, techniciens et ouvriers.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Réduction des effectifs, développement d’une production propre, renouvellement des outils… La radio-télévision belge francophone s’est métamorphosée. Avec succès.
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En Belgique, la transformation réussie de la RTBF

Réduction des effectifs, développement d’une production propre, renouvellement des outils… La radio-télévision belge francophone s’est métamorphosée. Avec succès.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 11h06
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



                                


                            

Jadis, on l’appelait la « Casa Kafka », pour souligner sa complexité, ou « l’église des frères prêcheurs », en raison du ton docte adopté par bon nombre de ses journalistes, « gauchistes » et « donneurs de leçons », selon ses contempteurs.
Certes, la radio-télévision belge francophone (RTBF) occupe toujours le même bâtiment bruxellois, caricature de la Belgique fédérale : deux entrées, l’une pour les néerlandophones, l’autre pour les francophones. Un immeuble coupé en deux par une frontière linguistique invisible.
Mais, pour le reste, elle s’est profondément transformée, sous l’impulsion de Jean-Paul Philippot, son administrateur général depuis 2002. Ce haut fonctionnaire étiqueté socialiste a su habilement gommer cette référence, aussi nécessaire pour accéder à une haute fonction qu’encombrante pour qui veut adopter le style managérial.
Fort de son idée de base, selon laquelle le service public a « un devoir d’adaptation et de modernité », cet ingénieur de formation a lancé dès 2002 un vaste plan, dit « Magellan », censé fixer le cap : une radio et une télévision s’adaptant à la concurrence du secteur privé – la chaîne RTL-TVI, filiale du groupe Bertelsmann –, mais aussi à celle des chaînes françaises, TF1 en tête.
Clarification de l’offre
Depuis, les effectifs de la RTBF ont été réduits d’environ 30 %, et la direction a misé sur le développement d’une production propre, le renouvellement complet des outils, un marketing judicieux et une offre se démarquant de celle du privé, sans renier l’élément « divertissement ».
Jean-Paul Philippot et ses équipes sont peut-être en train de remporter leur pari. Même si TF1 a lancé sa propre régie sur le marché belge, aspirant une partie de ses ressources publicitaires et même si RTL-TVI accapare une partie de l’audience, sans toutefois engranger autant de bénéfices que le souhaiteraient ses actionnaires… Le groupe RTL-TVI, qui compte trois chaînes de télévision...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ S’ils coûtent plus cher qu’ils ne rapportent, les assurés sont mis dehors. Et ne retrouvent pas de couverture à un prix raisonnable. Dans sa chronique bimensuelle, la journaliste Rafaële Rivais donne des solutions alternatives.
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Quand l’assurance automobile ne veut plus de vous

S’ils coûtent plus cher qu’ils ne rapportent, les assurés sont mis dehors. Et ne retrouvent pas de couverture à un prix raisonnable. Dans sa chronique bimensuelle, la journaliste Rafaële Rivais donne des solutions alternatives.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 11h02
    |

            Rafaële Rivais








                        



                                


                            
SOS Conso. Jusqu’en 2016, Bernard X., cadre retraité, est un conducteur apprécié de son assureur, la Macif : non seulement il ne cause jamais d’accidents, mais, en outre, il ne déclare que très rarement de « sinistres », c’est-à-dire de faits dommageables couverts par son contrat – juste une rayure, due à une main malveillante, sur sa petite Toyota Yaris, au cours des trois années qui précèdent. Du coup, il a droit à un « bonus » et ne paie que la moitié de sa prime.
Cela change le jour où il décide de voyager, avec sa compagne, Liliane. Il achète un luxueux camping-car, au prix de 67 000 euros. Le véhicule, qui, selon Bernard, « suscite une certaine jalousie », est victime de nombreux actes de vandalisme, partout où il stationne (on le raie, l’accroche, l’emboutit…). A Rome, des cambrioleurs forcent sa porte et le dévalisent, s’emparant d’une télévision. La malchance s’y ajoute : au Maroc, un fort coup de vent projette un objet sur le pare-brise et le casse ; une fuite se produit sous l’évier et détruit le système électronique qui commande le chauffage.
En deux ans, Bernard fait donc… sept déclarations de sinistres. Le 19 janvier, la Macif l’informe qu’elle va résilier son contrat à sa date anniversaire, le 31 mars. « Nous devons préserver l’équilibre de la mutuelle dans l’intérêt de l’ensemble de ses sociétaires », lui explique-t-elle. Bernard saisit la commission de recours, explique qu’il n’est responsable que d’un seul des sept sinistres : en se déportant sur la gauche pour éviter un cycliste, en Italie, il a renversé un scooter, qui tentait de le doubler ; les dégâts, seulement matériels, n’ont été que légers. Peine perdue : pour l’assureur, qu’il soit l’auteur ou la victime des dommages, il coûte désormais trop cher.
Contrat exorbitant
Bernard rejoint les « radiés des assurances », dont le magazine 60 Millions de consommateurs a dénoncé le « scandale », en janvier 2017. S’ils...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Dans un entretien au « Monde », Jean-Paul Philippot, patron de la radio-télévision belge francophone depuis 2002, estime qu’un effort d’adaptation est nécessaire, à l’heure où les formats et les usages se transforment.
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« Le service public de l’audiovisuel doit être l’acteur d’une société moderne »

Dans un entretien au « Monde », Jean-Paul Philippot, patron de la radio-télévision belge francophone depuis 2002, estime qu’un effort d’adaptation est nécessaire, à l’heure où les formats et les usages se transforment.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 11h07
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



                                


                            

Ingénieur de formation, Jean-Paul Philippot, âgé de 57 ans, est adminis­trateur général de la radio-télévision belge francophone (RTBF) depuis 2002 et président de l’Union européenne de radio-télévision (UER), la plus grande alliance de médias de service public au monde, depuis 2009.
En Europe, l’audiovisuel public est sous pression. Quelle est votre analyse de cette situation ?
Dans certains pays, les contraintes budgétaires prédominent ; ailleurs, c’est la question de l’indépendance par rapport au pouvoir qui est posée. Lors de la crise financière de 2008, par exemple, l’audiovisuel public a été durement frappé au Portugal, à Malte, en Grèce et aux Pays-Bas. Pour d’autres raisons [plus politiques], les débats sont vifs en ­Hongrie et en Pologne. A différents moments – et nous en vivons un –, les sou­bresauts ou les crises ont aussi été liés à l’adaptation du service public à sa valeur ajoutée, ainsi qu’à sa capacité à revoir son modèle d’organisation. Aujourd’hui, l’audiovisuel public a l’obligation de se moderniser.
A-t-il toujours une place dans la grande mutation actuelle, caractérisée par l’émergence de plates-formes comme Netflix ?
Il est indispensable de se poser la question. Le service public est fort là où il peut démontrer son rôle. Il faut d’ailleurs redéfinir sa « valeur culturelle ajoutée », alors que les formats et les usages se transforment. Nous assistons à une crise de confiance généralisée envers les médias d’information qui est d’autant plus forte dans les pays où le service public est faible ou inexistant.
Nous observons parallèlement la naissance d’un espace dans lequel on peut colporter des rumeurs, désinformer, faire de la propagande sans le filtre d’un média, ce qui endommage le tissu social. Histori­quement, c’est pour empêcher ce cas de figure qu’on a inventé le journalisme, qui s’appuie sur des professionnels et des règles déon­tologiques. Les plates-formes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Si la convergence entre les économies des pays européens est réelle, localement, les déséquilibres peuvent parfois s’aggraver.
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Economie : l’inquiétant creusement des disparités régionales en Europe

Si la convergence entre les économies des pays européens est réelle, localement, les déséquilibres peuvent parfois s’aggraver.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 10h30
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 10h36
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Nord contre Sud. Les législatives italiennes du 4 mars ont, une fois encore, mis en lumière le fossé entre le nord industriel de la Péninsule et les régions pauvres du Mezzogiorno, où les populistes du Mouvement 5 étoiles ont battu des records. Quelques mois auparavant, le oui en faveur d’une autonomie financière renforcée l’avait emporté lors du référendum consultatif organisé en Lombardie et en Vénétie. « L’argent gagné en Vénétie doit rester en Vénétie », déclarait alors Matteo Salvini, le dirigeant de la Ligue du Nord.
Réduire la part des recettes locales reversées à l’Etat central, remettre en question une solidarité jugée excessive avec le Sud : en Espagne, les indépendantistes catalans, en pleine épreuve de force avec Madrid, ne souhaitent pas autre chose…
L’Europe a-t-elle un problème avec ses régions ? Peut-être bien. Début mars, dans un rapport consacré au Vieux Continent, la Banque mondiale résumait les choses ainsi : si l’Union européenne (UE) a été une formidable machine à fabriquer de la convergence entre les pays ces six dernières décennies, « le fossé entre les régions à l’intérieur des pays se creuse ». Dit autrement : la richesse moyenne des Etats les plus pauvres rattrape peu à peu celle de plus riches, et c’est un succès pour l’Europe. Mais, localement, les disparités n’ont pas disparu. Et, parfois, elles s’aggravent. Le phénomène est, bien sûr, très contrasté selon les Etats. Il n’empêche, les indicateurs économiques de richesse, d’emploi et de développement économique racontent tous la même histoire.

231 régions sur 275 ont vu leur taux d’emploi augmenter
A l’exemple des chiffres publiés, jeudi 22 mars, par Eurostat. Ils révèlent qu’en 2016 – les données locales sont longues à traiter –, grâce à la reprise, 231 régions européennes sur un total de 275 ont vu leur taux d’emploi augmenter, la palme revenant à la voïvodie des Basses-Carpates polonaise (+ 7,9 %). En revanche, il a baissé dans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Lors du conseil européen, le président français a tenté d’avancer sur la nouvelle architecture de la zone euro et sur la taxe digitale.
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Eurozone, GAFA : la politique des petits pas de Macron à Bruxelles

Lors du conseil européen, le président français a tenté d’avancer sur la nouvelle architecture de la zone euro et sur la taxe digitale.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 10h17
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 10h36
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Preuve que le couple « Merkron » (pour Merkel et Macron) et sa capacité à entraîner le reste des Européens suscitent encore des espoirs : la conférence de presse commune entre la chancelière allemande et le président français, vendredi 23 mars, en clôture d’un conseil européen de deux jours à Bruxelles, a fait le plein de journalistes.
Emmanuel Macron, qui avait déjà rencontré Angela Merkel, tout juste intronisée pour un quatrième mandat la semaine dernière, s’y est déclaré « confiant » dans sa capacité à parvenir à une « feuille de route européenne de réformes » commune avec Berlin en juin. En décembre 2017, il avait déjà promis de « converger » avec Berlin sur la poursuite de l’intégration de la zone euro dès ce conseil de mars.
Mais les difficultés de l’Allemagne à se doter d’un gouvernement de coalition, à la suite des élections fédérales de septembre 2017, ont eu raison de cet agenda hexagonal. Et dans l’intervalle, certaines de ses idées les plus ambitieuses – un ministre des finances de la zone euro, un Parlement de la zone euro, un budget conséquent de la zone euro – ont été battues en brèche par les moins enthousiastes des Etats membres, Pays-Bas en tête.
 estime  Donald Tusk, le président du Conseil européen
Paris semble en avoir déjà tiré les conséquences. A l’issue d’une discussion de deux heures sur ces réformes macroniennes « de long terme », vendredi, le président français n’a pas une fois mentionné le terme « budget européen » lors de sa conférence. La chancelière a pour sa part surtout insisté sur les priorités allemandes : l’achèvement de l’union bancaire, une réforme pourtant sur la table depuis… 2013, à propos de laquelle elle a jugé nécessaires « des progrès très rapides ». Et l’évolution du Mécanisme européen de stabilité (MES, mis en place pendant la crise pour éviter la faillite à la Grèce ou l’Irlande),...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Quelques établissements haut de gamme se sont dotés d’un département spécialisé dans la gestion de patrimoine et des services liés à l’art.
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Quand les banques vous conseillent en art

Quelques établissements haut de gamme se sont dotés d’un département spécialisé dans la gestion de patrimoine et des services liés à l’art.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 07h15
    |

                            Roxana Azimi








                        



                                


                            

Selon le rapport « Art et finance » publié en 2016 par Deloitte Luxembourg (lien vers PDF en anglais), en collaboration avec ArtTactic, 78 % des conseillers en patrimoine estiment que leurs activités de gestion devraient intégrer des services liés à l’art. C’est déjà le cas pour les grandes banques privées. Associée depuis près de dix ans avec la société londonienne de conseil en art 1858, la Société générale banque privée compte renforcer cette année son offre en interne. UBS, Neuflize OBC ou BNP Paribas, disposent, elles, depuis longtemps de services spécialisés intégrés.

Leur rôle ? Guider leurs clients, novices ou avertis, pour optimiser fiscalement leur patrimoine ; les accompagner dans l’achat et la vente d’œuvres, notamment en cas de succession ou de divorce. « Notre rôle, c’est d’être des facilitateurs », résume Mathilde Courteault, responsable du département art chez Neuflize OBC. Et d’ajouter : « On ne fait pas de conseil à l’achat. On ne leur dit pas achetez ça, vous gagnerez 10 % en dix ans, mais on pratique le sur-mesure. » Et la pédagogie. Car les questions affluent. Quel est le juste prix d’une œuvre d’art ? Doit-on vendre de gré à gré ou aux enchères ? Faut-il se délester vite d’un tableau ou est-il plus opportun d’attendre ?
Commissions dégressives
Pour y répondre, ces services doivent à la fois connaître le marché de l’art sur le bout des doigts, ou à défaut disposer d’un bon réseau d’experts référents. Plutôt que de courir tous les lièvres, certains se spécialisent. BNP Paribas ne se concentre par exemple que sur les beaux-arts. Si le conseil est inclus dans la prestation d’ensemble de la banque, toute transaction effective fait l’objet d’une commission. Chez BNP Paribas, celle-ci est dégressive de 10 % à 2,5 %, sachant que le montant minimum d’intervention s’élève à 60 000 euros en France et à 150 000 euros à l’international.

L’accompagnement ne s’arrête pas là. Pour se différencier,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Ce texte était notamment motivé par le conflit qui oppose Microsoft au gouvernement, depuis 2013, et que la Cour suprême avait examiné avec perplexité fin février.
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Aux Etats-Unis, une loi vise à encadrer la saisie d’e-mails à l’étranger

Ce texte était notamment motivé par le conflit qui oppose Microsoft au gouvernement, depuis 2013, et que la Cour suprême avait examiné avec perplexité fin février.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 02h46
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 13h42
   





                        



   


Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a ratifié, vendredi 23 mars, une loi donnant un cadre légal à la saisie d’e-mails à l’étranger. Ce sujet fait l’objet d’un long bras de fer entre les autorités et le groupe Microsoft. Le « Cloud Act », inséré dans la gigantesque loi de finances signée par la Maison Blanche vendredi, permet au ministère de la justice américain de signer des accords avec d’autres pays pour accélérer les demandes de ce type en certifiant que ces pays respectent les libertés individuelles et la vie privée. Ce qui permet de contourner le long processus diplomatique.
Fouiller un domicile dans un autre pays
Ce texte était notamment motivé par le conflit qui oppose Microsoft au gouvernement américain depuis 2013, et que la Cour suprême avait examiné avec perplexité fin février. L’affaire avait débuté sous la forme d’un mandat de perquisition enjoignant au géant technologique de remettre les contenus d’un compte e-mail utilisé par un trafiquant de drogue présumé.
Problème, les messages visés étaient stockés en Irlande. Microsoft gère une centaine de centres d’hébergement de données répartis dans 40 pays. Le groupe avait refusé de s’exécuter, en soutenant qu’effectuer une saisie dans un serveur à Dublin revenait à fouiller un domicile dans un autre pays que les Etats-Unis. Face à ce casse-tête, la magistrate de la Cour suprême Sonia Sotomayor avait suggéré d’attendre le « Cloud Act ». La haute cour doit rendre sa décision fin juin dans cette affaire.
Critiques des défenseurs de la vie privée
Si les groupes technologiques plaidaient en faveur d’une législation claire sur le sujet, certains défenseurs de la vie privée et des droits numériques estiment que la nouvelle loi ne prémunit pas assez contre les gouvernements qui enfreignent les droits humains, ce qui pourrait ouvrir la voie à une surveillance accrue et affaiblir la protection des défenseurs des droits civiques, de journalistes, etc.
« Les polices américaine et étrangères auront de nouveaux mécanismes pour saisir des données dans le monde entier », s’alarme notamment David Ruiz, de l’organisation Electronic Frontier Foundation.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Les deux grands groupes français et allemand de l’industrie ont désigné les dirigeants de la nouvelle entité.
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Transport ferroviaire : Alstom et Siemens signent leur accord de rapprochement

Les deux grands groupes français et allemand de l’industrie ont désigné les dirigeants de la nouvelle entité.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 21h35
   





                        


Le constructeur ferroviaire français Alstom et la division transport de l’industriel allemand Siemens ont signé vendredi 23 mars leur accord de rapprochement, dévoilé en septembre, ont annoncé les deux groupes dans un communiqué commun.

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L’annonce de ce rapprochement en septembre avait suscité une polémique en France, une partie de la classe politique dénonçant la prise de contrôle allemande d’un fleuron de l’industrie française. L’intersyndicale d’Alstom est opposée à ce projet, craignant des fermetures de sites et des suppressions de postes en France.
Les deux entreprises ont déjà réparti plusieurs postes entre plusieurs hommes. Siemens, qui aura la majorité du capital de la nouvelle entité, va proposer la nomination de Roland Busch, membre du directoire de Siemens, à la présidence du conseil d’administration de la nouvelle société, ajoutent les groupes dans le communiqué. Il cumulera cette fonction avec celle qu’il assure chez Siemens.
M. Busch « est un expert reconnu de la mobilité depuis de nombreuses années », a déclaré Joe Kaeser, président-directeur général de Siemens cité dans le communiqué. « En tant que membre du conseil d’administration d’Atos, il a également une grande expérience dans l’intégration et la gestion des groupes industriels franco-allemands », a-t-il ajouté.
11 membres au conseil d’administration
Les dirigeants d’Alstom ne seront pas en reste. Henri Poupart-Lafarge, le PDG d’Alstom, sera le patron opérationnel de cette future société qui doit devenir le numéro un mondial de la signalisation ferroviaire et le numéro deux du matériel ferroviaire roulant.
Par ailleurs, Yann Delabrière, actuellement administrateur référent au sein du conseil d’Alstom, sera proposé comme vice-président du conseil d’administration de la nouvelle entité, en tant qu’administrateur indépendant, détaille le communiqué. « Ces premières nominations témoignent de l’équilibre dans la gouvernance de la future entreprise », a affirmé M. Poupart-Lafarge, cité dans le communiqué.
Le conseil d’administration sera composé de 11 membres, dont six seront désignés par Siemens (le président inclus), quatre administrateurs indépendants et le directeur général.
Dans le cadre du rapprochement, Siemens apportera ses activités ferroviaires et de signalisation à Alstom, en échange de la moitié du capital du français, dont il pourra dépasser 50,5 % du capital après quatre ans. Alstom, qui fabrique notamment le TGV, emploie 32 800 salariés, dont 9 000 en France.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Cette affaire a mis en lumière un détournement massif de données collectées sur Facebook, à des fins de manipulation politique.
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