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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Au lendemain des attaques qui ont fait quatre morts, l’heure est au recueillement. Si, pour les victimes, l’émotion déborde régulièrement, la volonté d’apaisement est quasi générale.
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A Trèbes, « ce matin, c’est encore plus dur qu’hier »

Au lendemain des attaques qui ont fait quatre morts, l’heure est au recueillement. Si, pour les victimes, l’émotion déborde régulièrement, la volonté d’apaisement est quasi générale.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 18h41
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 18h50
    |

            Yann Bouchez (envoyé spécial) et 
                                Gilles Rof (envoyé spécial)








                        



                                


                            

Une pluie fine et tenace tombe sur l’Aude, samedi 24 mars, ajoutant encore à la tristesse ambiante. Les grilles du Super U de Trèbes, le magasin où Radouane Lakdim a tué deux personnes et blessé mortellement le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, restent gardées par des gendarmes. L’imposant dispositif de la veille a été allégé, alors que les agents de la police scientifique travaillent toujours à l’intérieur.
Un par un, les clients qui ont réussi, vendredi, à fuir l’arrivée du tueur, se font déposer sur le parking. Comme Magdeleine, retraitée de Malves-en-Minervois, un village situé à une dizaine de kilomètres, ils viennent récupérer leurs voitures, abandonnées la veille. Comme d’autres victimes, cette habituée du supermarché a trouvé refuge dans un frigo à l’arrière du magasin. « Je n’ai pas vraiment compris ce qu’il se passait… Je pense que mon mari, devant la télé, était plus inquiet que moi », raconte-t-elle avant de filer.

A la mairie de Trèbes, où a été installée dès la veille la cellule d’aide psychologique aux victimes, l’émotion est plus prégnante et déborde à intervalles réguliers. Sitôt passé le seuil, certains des habitants venus partager leur expérience fondent en larmes. Postés au bas des escaliers de ce bâtiment art déco, les agents de la sécurité civile encaissent le trop-plein.
Vendredi, à 19 heures, deux psychologues et deux juristes de la fédération France Victimes sont arrivés de Montpellier pour renforcer la petite équipe de leurs collègues de Carcassonne. Clients, employés du Super U, simples témoins des attentats défilent toute la matinée. Jacques, lui, partageait depuis quinze ans le quotidien du rayon boucherie du supermarché avec Christian Medves, une des trois victimes du terroriste, tué à l’entrée du magasin. Sur le perron de la mairie, Jacques est sorti fumer une cigarette, larmes aux yeux, pour laisser retomber la pression. « C’était mon patron, mon ami… Ce matin, c’est encore plus dur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Des engins explosifs artisanaux ont été retrouvés dans le magasin visé par le terroriste et des documents aux allures de testament à son domicile.
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Attentat dans l’Aude : des notes « faisant allusion » à l’EI trouvées au domicile du tueur

Des investigations sont en cours afin de déterminer la provenance de l’arme utilisée par l’assaillant ainsi que les éventuelles complicités dont il a pu bénéficier.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 15h46
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 17h01
   





                        



   


L’essentiel
Radouane Lakdim a été abattu, vendredi 23 mars dans l’après-midi, par des militaires du groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) alors qu’il s’était retranché dans un supermarché Super U de Trèbes (Aude), localité située à 10 kilomètres de Carcassonne.Peu avant, il avait braqué une voiture et attaqué quatre CRS qui revenaient d’un jogging à Carcassonne.L’attaque a fait quatre morts – dont trois dans le supermarché, en comptant le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, qui a succombé à ses blessures samedi – et quinze blessés, dont un se trouve toujours dans un état grave.L’organisation Etat islamique (EI) a revendiqué l’attaque. La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie de l’affaire.
Les investigations se poursuivaient, samedi 24 mars, au lendemain des attaques djihadistes de Trèbes et Carcassonne perpétrées par Radouane Lakdim. Les enquêteurs cherchent à déterminer les raisons du passage à l’acte de ce Français d’origine marocaine de 25 ans, à déterminer la provenance de l’arme utilisée et à trouver d’éventuelles complicités.
Emmanuel Macron a convoqué samedi un conseil restreint de défense, qui devait se tenir à 17 h 30 à l’Elysée, a annoncé la présidence de la République. Le point sur l’avancée de l’enquête.

   



        Lire le récit :
         

          Attaques à Trèbes et Carcassonne : récit d’un itinéraire sanglant



Deux placements en garde à vue
La compagne de Radouane Lakdim a été placée en garde à vue, vendredi vers 19 heures, du chef d’association de malfaiteur en lien avec une entreprise terroriste, a annoncé le procureur de Paris, François Molins.
Dans la nuit de vendredi à samedi, un deuxième individu a été placé en garde à vue pour le même chef d’accusation, selon le parquet de Paris. Selon une source proche du dossier, il s’agit d’un mineur né en 2000, ami de Radouane Lakdim.

        Lire aussi :
         

                Attaques de Carcassonne et Trèbes : ce que l’on sait




   


Des notes « faisant allusion » à l’EI et s’apparentant à un testament
La perquisition réalisée au domicile de Radouane Lakdim a permis de trouver des « notes faisant allusion à l’[organisation] Etat islamique » et s’apparentant à un testament, ainsi que des supports numériques, a fait savoir une source judiciaire, samedi.
Radouane Lakdim ne s’est toutefois jamais rendu en zone irako-syrienne.
Des investigations autour d’éventuelles complicités
Né au Maroc le 11 avril 1992, naturalisé français à l’âge de 12 ans, en même temps que son père, Radouane Lakdim vivait à Carcassonne. Il était fiché S depuis 2014, avec un signalement « actif » car il était considéré comme en lien avec des islamistes appartenant au « haut du spectre » de la radicalisation.

        Lire les explications :
         

          Attaques dans l’Aude : Radouane Lakdim, un terroriste suivi par la DGSI



Mais il n’avait manifesté aucun « signe précurseur pouvant laisser présager un passage à l’acte terroriste », a relevé François Molins. Radouane Lakdim était connu de la justice pour des faits de droit commun. Son casier judiciaire affiche deux condamnations : la première en 2011 à une peine d’un mois de prison avec sursis pour « port d’arme prohibée », la seconde en 2015 pour « usage de stupéfiants et refus d’obtempérer » à un mois de prison, peine effectuée en août 2016. Les investigations se poursuivent pour déterminer s’il a pu bénéficier de complicités.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Commercialisé depuis 2002 par l’Allemand Bayer, le dispositif est soupçonné d’être à l’origine d’effets secondaires très graves.
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Action de groupe contre les implants contraceptifs Essure

Commercialisé depuis 2002 par l’Allemand Bayer, le dispositif est soupçonné d’être à l’origine d’effets secondaires très graves.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 15h30
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 16h38
    |

            Patricia Jolly








                        



                                


                            
L’association Resist (Réseau d’entraide, de soutien et d’informations sur la stérilisation tubaire) n’est pas disposée à désarmer face au géant pharmaceutique allemand Bayer HealthCare, qui commercialise depuis 2002 le dispositif contraceptif définitif Essure, soupçonné d’être à l’origine de graves effets secondaires. Au contraire, selon nos informations, elle prépare de nouveaux recours en justice.
Dans le cadre d’une procédure de demande d’indemnisation déposée en décembre 2016 devant le TGI de Bobigny (Seine-Saint-Denis), trois femmes porteuses d’Essure – dont Marielle Klein, présidente de Resist – ont bien obtenu la désignation d’un expert médical, mais les frais d’expertises demeurent à leur charge et le dossier végète. Aussi, le 8 mars, l’association créée en 2016 et forte de 2 330 membres a-t-elle assigné le laboratoire devant le TGI de Paris pour « faute de vigilance » et « commercialisation d’un produit défectueux » dans le cadre d’une action de groupe.
Ce type de recours collectif permet à des associations de consommateurs – ou d’usagers du système de santé – s’estimant victimes d’un même préjudice de la part d’un professionnel, d’agir conjointement en justice et de se défendre au sein d’un même dossier avec un seul avocat.
Un million d’exemplaires dans le monde
« Resist reproche à Bayer de ne pas avoir informé les utilisatrices de la composition du dispositif Essure et de ses effets secondaires liés à la présence de métaux lourds, explique Charles Joseph-Oudin, avocat de l’association. Ce défaut d’information caractérise la défectuosité du produit qui n’offre pas la sécurité à laquelle on peut légitimement s’attendre. De plus, dès la commercialisation, le laboratoire avait l’obligation de continuer à réaliser sur le dispositif des études qui auraient permis de mettre au jour des effets indésirables graves. »
Implanté par les voies naturelles, le dispositif...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Le site Mediapart a publié, vendredi, des éléments issus de la garde à vue de l’ancien président de la République, à l’issue de laquelle il a été mis en examen.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Face aux policiers, Nicolas Sarkozy a souvent plaidé l’ignorance

Le site Mediapart a publié, vendredi, des éléments issus de la garde à vue de l’ancien président de la République, à l’issue de laquelle il a été mis en examen.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 15h02
   





                        


Deux jours après la garde à vue de Nicolas Sarkozy dans l’affaire du possible financement libyen de sa campagne de 2007, le site Mediapart, qui avait révélé l’affaire en 2012, a publié , vendredi 23 mars, des éléments issus des auditions de l’ancien chef de l’Etat devant les enquêteurs de l’Office anticorruption (OCLCIFF).
Finalement mis en examen pour « corruption passive », « financement illicite de campagne électorale » et « recel de détournements de fonds publics libyens », Nicolas Sarkozy a réfuté, devant les enquêteurs, toutes les accusations, ou a systématiquement avancé ne pas avoir connaissance des faits évoqués. Quitte à rejeter la faute sur deux de ses collaborateurs les plus proches, Brice Hortefeux, son ancien ministre de l’intérieur (2009-2011), et Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée sous Nicolas Sarkozy puis ministre de l’intérieur (2011-2012).

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                Comprendre l’affaire de Sarkozy et la Libye en 2007



Sur Ziad Takieddine, intermédiaire et témoin clé de l’affaire
Comme il l’a souvent déclaré publiquement, Nicolas Sarkozy a qualifié M. Takieddine de « menteur doublé d’un fou » devant les enquêteurs. Les juges ont pourtant avancé l’existence de documents tendant « à montrer que celui-ci a joué un rôle dans les négociations entre la France et la Libye dans le cadre de vos visites en Libye comme ministre de l’intérieur, puis président de la République ». Ils ont également évoqué, selon Mediapart, plusieurs éléments matériels prouvant l’intervention de Ziad Takieddine au profit de Claude Guéant dans le dossier libyen.
Alors que les enquêteurs ont assuré que Ziad Takieddine était « en contact avec Claude Guéant et Brice Hortefeux », Nicolas Sarkozy s’est départi de ses deux proches.
« Que Brice Hortefeux à titre personnel ait pu le fréquenter, c’est sa décision », a-t-il lancé, avant de certifier qu’il ne savait pas « quand, et combien de fois, [Ziad Takieddine] a vu M. Guéant, il s’en expliquera ».
« Et si jamais Brice Hortefeux ou Claude Guéant disait “c’est Nicolas Sarkozy qui nous l’a demandé”, vous pourriez considérer que cela relève de ma responsabilité, mais ce n’est pas vrai, ils ne l’ont jamais dit », a avancé Nicolas Sarkozy, tandis que les enquêteurs lui rétorquaient que Claude Guéant et Brice Hortefeux avaient agi « dans le cadre de leurs fonctions et alors qu’ils étaient sous [son] autorité hiérarchique. »

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                L’affaire Sarkozy et les millions présumés de la Libye en 2007 en dix dates-clés



Sur Abdallah Senoussi, ancien chef des services de renseignement militaire
Abdallah Senoussi avait déclaré en 2012 devant le procureur général du Conseil national de transition libyen avoir envoyé cinq millions d’euros en liquide pour financer la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 ; propos plus tard confirmé par Ziad Takieddine. Il est aussi visé par un mandat d’arrêt international pour ne pas s’être présenté devant la justice française malgré sa condamnation dans l’affaire de l’attentat contre l’avion de ligne DC-10 d’UTA.
Devant les juges, l’ancien chef de l’Etat a reconnu que la situation judiciaire de M. Senoussi avait été abordée avec Mouammar Kadhafi lors de leur rencontre en 2006. Il a également reconnu que le militaire libyen avait « tenté de bénéficier des compétences de Thierry Herzog », avocat personnel de Nicolas Sarkozy, pour tenter de rendre inopérant le mandat d’arrêt international, mais a nié toute intervention en ce sens.
Or, les enquêteurs disposent de plusieurs éléments le contredisant, notamment un document issu des archives de Ziad Takieddine mentionnant une réunion sur la question à l’Elysée en mai 2009. « Vous me l’apprenez », a assuré M. Sarkozy, niant toute implication.  
Par ailleurs, si Nicolas Sarkozy a affirmé qu’il n’avait jamais rencontré M. Senoussi, Brice Hortefeux a, lui, reconnu dans son audition, avoir rencontré le militaire libyen, et en présence de Ziad Takieddine. « Vous me l’apprenez. Moi, je ne savais pas », a, là encore, répondu l’ancien chef de l’Etat aux enquêteurs.

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                Financement libyen  : le spectre d’une affaire d’Etat



Sur les virements d’argents évoqués par MM. Senoussi et Takieddine
Le premier a assuré que Mouammar Kadhafi avait accepté de financer la campagne de Nicolas Sarkozy à hauteur de 7 millions d’euros, et le second a affirmé avoir déposé cinq millions d’euros en espèces au ministère de l’intérieur, à l’époque occupé par Nicolas Sarkozy.
Au-delà de ces déclarations, les enquêteurs, cités par Mediapart, ont souligné devant M. Sarkozy l’existence d’un « virement de 2 millions d’euros […] adressé le 21 novembre 2006 depuis un compte de la Libyan Foreign bank. Il s’agit de la banque citée par M. Senoussi. Ce virement a été crédité sur le compte d’une société offshore, la société Rossfield Trading Limited dont le bénéficiaire économique était Ziad Takieddine », précisant que « les déclarations de M. Senoussi semblent confirmer les éléments matériels recueillis et sans qu’il n’ait pu en avoir connaissance, étant détenu depuis plusieurs années ».
Là encore, Nicolas Sarkozy a déclaré n’avoir « aucun commentaire à faire. C’est une association de voyous et de malfaiteurs. »
Interrogé sur la location, par Claude Guéant, d’une chambre forte à la banque BNP Paribas durant la campagne présidentielle de 2007, dans laquelle celui-ci s’est rendu « à sept reprises entre mars et juillet 2007 », Nicolas Sarkozy a répondu : « Je n’en ai aucune idée. Il ne m’en informait pas. » 
Quant aux questions sur les sommes en liquide qui avaient circulé durant sa campagne, confirmées par Eric Woerth, M. Sarkozy a répondu : « Je n’ai aucun élément à vous fournir sur le sujet […]. M. Woerth a toute ma confiance. Je suis sûr que tout cela est conforme aux règles et tant que l’on ne me démontre pas le contraire, je lui conserve ma confiance ».
Sur Bechir Saleh, ancien directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi
Les enquêteurs ont questionné Nicolas Sarkozy sur les conditions dans lesquelles Bechir Saleh avait été exfiltré de la Libye en guerre en 2011. L’ancien président de la République assure, là encore, ne « rien savoir ». Les enquêteurs évoquent notamment des notes déclassifiées de la DGSE dans lesquelles Bechir Saleh remercie Nicolas Sarkozy pour tout ce qu’il a fait pour lui, l’ancien chef de l’Etat assure qu’il ne « s’en souvient plus ».
« Il semble difficilement concevable que le ministre de l’intérieur [Claude Guéant] et le directeur du renseignement [Bernard Squarcini, chef des services impliqués dans l’exfiltration de Bechir Saleh] aient pu organiser entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2012 l’exfiltration du territoire français de Bechir Saleh, ancien directeur de cabinet de Kadhafi, sans que vous l’ayez su, au moment même où vous proclamiez dans les médias qu’il serait arrêté s’il était découvert en France ? […] Nous vous rappelons qu’il serait parti avec l’aide des autorités alors que vous étiez chef de l’État. »
La réponse de Nicolas Sarkozy est à nouveau inflexible : « Quelles autorités ? Pas la mienne. […] Et quelqu’un a-t-il dit que j’avais demandé ou autorisé cette exfiltration. Bien sûr que non ! » Il fait également valoir que « à la minute où [Claude Guéant] est nommé ministre de l’intérieur, il n’est plus mon collaborateur […]. Il avait dès lors sa propre existence politique, sa propre marge de manœuvre opérationnelle comme ministre. »
Sur Choukri Ghanem, ancien ministre du pétrole libyen
Mort dans des circonstances troubles en 2012, il a consigné dans des carnets de 2007 des versements d’argent à destination de M. Sarkozy. Or, une partie de la défense de ce dernier repose sur l’idée d’un complot ourdi par les dignitaires du régime Kadhafi après la guerre de 2011.
Les policiers ont toutefois souligné durant l’audition que le carnet ne leur avait pas été remis spontanément. « Il a été saisi par les autorités autrichiennes qui l’ont évoqué auprès des Norvégiens et il nous a été transmis par les Hollandais. Donc vraisemblablement, ces affirmations sont faites avant le déclenchement de la guerre en 2011 par un individu qui, à ce moment-là, ne vous en voulait pas. » 
L’ancien chef de l’Etat a malgré tout contesté « l’idée selon laquelle ce carnet aurait été rédigé avant le déclenchement des hostilités. Rien ne permet de l’affirmer ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Philippe Pétel avait été mis en cause après que des hommes cagoulés ont violemment expulsé des étudiants qui occupaient la faculté, jeudi soir.
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Montpellier : le doyen de la faculté de droit démissionne après la violente évacuation d’étudiants

Philippe Pétel avait été mis en cause après que des hommes cagoulés ont violemment expulsé des étudiants qui occupaient la faculté, jeudi soir.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 13h47
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 18h15
    |

            Eric Nunès et 
Camille Stromboni








                        


Le doyen de la faculté de droit de Montpellier, Philippe Pétel, a démissionné, vendredi 23 mars au soir, a annoncé dans un communiqué le président de l’université, Philippe Augé, confirmant une information donnée au Monde. M. Augé a nommé un administrateur provisoire à compter de samedi.
M. Pétel avait été directement mis en cause par des étudiants après que des hommes cagoulés ont violemment expulsé, dans la nuit de jeudi à vendredi, des étudiants qui occupaient un amphithéâtre.

        Lire le récit :
         

          A Montpellier, des étudiants violemment expulsés de la fac de droit par des individus cagoulés



Le professeur de gestion et vice-président du conseil d’administration, Bruno Fabre, sera chargé d’assurer le bon fonctionnement de la faculté, jusqu’à l’élection d’un nouveau doyen. « La démission du doyen est un premier élément qui doit contribuer à l’apaisement sur le site », espère Philippe Augé.
La faculté, fermée à la suite des événements, doit rouvrir en début de semaine, « quand les conditions de sécurité seront réunies », indique le président, qui ira, avec l’administrateur provisoire, à la rencontre des personnels et des étudiants à la réouverture du site.
Une démission dont a pris acte la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, alors qu’elle avait « condamné avec la plus grande fermeté ces actes de violence » et missionné sur place l’Inspection générale de l’administration de l’Education nationale et de la recherche (IGAENR), afin qu’une enquête débute. « L’inspection que j’ai missionnée sera sur place lundi, et elle rendra publiques ses conclusions », a-t-elle précisé.

J'ai pris acte de la démission du Doyen de la Faculté de droit de @umontpellier . L'inspection que j'ai missionnée… https://t.co/fYP0PEX7Je— VidalFrederique (@Frédérique Vidal)


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Retour sur les faits
L’occupation de l’amphithéâtre par des étudiants, jeudi 22 mars, avait été décidée lors d’une assemblée générale qui avait réuni des participants de la manifestation opposés à la loi modifiant les règles d’accès à l’université, dont la nouvelle plate-forme Parcoursup. Ils avaient alors voté la tenue d’une nouvelle AG, vendredi 23 mars à 8 heures, et choisi d’occuper les locaux dans l’intervalle pour s’assurer d’y avoir toujours accès.
Alors qu’une cinquantaine d’étudiants étaient « tranquillement en train de manger » jeudi soir, un groupe « d’une dizaine d’individus, cagoulés et armés de bâtons et de morceaux de palettes de bois brisés se sont introduits dans l’amphithéâtre par les portes annexes, alors que les agents de sécurité de l’université gardaient les portes principales », d’après les témoignages recueillis par Le Monde. « Ils nous ont bousculés, frappés, relate Axel Pessemier, étudiant en troisième année de licence de l’université Montpellier-III-Paul-Valéry, qui faisait partie des occupants. Certains d’entre nous sont tombés à terre, ils ont encore été frappés. »
Alors que l’amphithéâtre était calme et sous le contrôle de la sécurité de l’université, « le groupe d’agresseurs est entré sans difficulté », affirme Thomas Levy, qui fait partie du personnel administratif de l’université Paul-Valéry et qui participe à la mobilisation. L’une des vidéos prises durant l’agression montre, en effet, des personnels de sécurité présents dans le haut de la salle alors que les agresseurs évacuent violemment les occupants en partant du bas ou des côtés de l’amphithéâtre.
Selon plusieurs témoignages, les grilles de la faculté ont été refermées dès l’expulsion des manifestants. Les occupants expulsés, les gardiens comme les agresseurs sont restés ensemble à l’intérieur de l’établissement.
Certains étudiants présents ont alors accusé le doyen de la faculté de droit de Montpellier, Philippe Pétel, d’avoir laissé faire cette évacuation musclée. Ce dont il s’est défendu avec vigueur, assurant auprès de CheckNews, le site de fact checking de Libération, qu’il n’était pas « à l’initiative de la venue de ces hommes en noir » et que « parmi les personnes cagoulées, oui, c’est possible qu’il y ait eu un prof de droit ».
Egalement interrogé par France 3, Philippe Pétel a affirmé qu’il n’avait fait « entrer personne » et évoque « une cinquantaine d’étudiants qui étaient là et qui ont voulu se défendre », avant d’ajouter que les étudiants en droit présents étaient « tous contre l’occupation ». Quant à la tenue des « défenseurs », « si certains étaient cagoulés, je n’en sais rien. Des cagoulés, j’en ai vu de temps en temps, mais ils étaient dans le clan des occupants. Je suis assez fier de mes étudiants. Je les approuve totalement », a ainsi déclaré le doyen. Plusieurs jeunes ont été blessés et hospitalisés.
Une enquête ouverte
Le parquet de Montpellier « a ouvert une enquête pour des faits de violences en réunion et avec arme », a annoncé vendredi le procureur de la République de Montpellier, Christophe Barret, précisant que cette enquête « visait également l’intrusion ».
Le président de l’université de Montpellier, M. Augé, a quant à lui annoncé qu’il avait porté plainte contre X « afin que la lumière soit faite sur ces événements ». 


Des étudiants lillois appellent à une mobilisation nationale mercredi
Des étudiants de l’Université Lille 2 ont appelé samedi 24 mars à une mobilisation nationale mercredi dans les facultés contre la réforme de l’université et les « interventions policières » sur les campus, en référence notamment à l’expulsion violente qui s’est déroulée à Montpellier.
Environ 150 étudiants de Lille 2 se sont rassemblés vendredi soir devant l’université, avant de s’installer dans un amphithéâtre. Une partie d’entre eux y a passé la nuit. « Lors de l’assemblée générale, on a décidé d’appeler à une manifestation nationale le mercredi 28 mars, à Lille et dans les autres universités, contre la sélection et mais aussi contre les expulsions des étudiants lorsqu’ils occupent un amphithéâtre, par exemple », a expliqué samedi à l’Agence France-Presse (AFP) Nicolas Heyn, membre des Jeunes Insoumis et étudiant en master de sciences politiques à Lille 2.
Une décision prise « en réaction aux multiples interventions policières partout en France sur les campus universitaires se mobilisant (Nantes, Bordeaux, Paris, Dijon, Strasbourg, Lille, Toulouse, Grenoble pour ne citer qu’eux) », peut-on lire dans un communiqué des étudiants.





                            


                        

                        


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Quand l’assurance automobile ne veut plus de vous

S’ils coûtent plus cher qu’ils ne rapportent, les assurés sont mis dehors. Et ne retrouvent pas de couverture à un prix raisonnable. Dans sa chronique bimensuelle, la journaliste Rafaële Rivais donne des solutions alternatives.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 11h02
    |

            Rafaële Rivais








                        



                                


                            
SOS Conso. Jusqu’en 2016, Bernard X., cadre retraité, est un conducteur apprécié de son assureur, la Macif : non seulement il ne cause jamais d’accidents, mais, en outre, il ne déclare que très rarement de « sinistres », c’est-à-dire de faits dommageables couverts par son contrat – juste une rayure, due à une main malveillante, sur sa petite Toyota Yaris, au cours des trois années qui précèdent. Du coup, il a droit à un « bonus » et ne paie que la moitié de sa prime.
Cela change le jour où il décide de voyager, avec sa compagne, Liliane. Il achète un luxueux camping-car, au prix de 67 000 euros. Le véhicule, qui, selon Bernard, « suscite une certaine jalousie », est victime de nombreux actes de vandalisme, partout où il stationne (on le raie, l’accroche, l’emboutit…). A Rome, des cambrioleurs forcent sa porte et le dévalisent, s’emparant d’une télévision. La malchance s’y ajoute : au Maroc, un fort coup de vent projette un objet sur le pare-brise et le casse ; une fuite se produit sous l’évier et détruit le système électronique qui commande le chauffage.
En deux ans, Bernard fait donc… sept déclarations de sinistres. Le 19 janvier, la Macif l’informe qu’elle va résilier son contrat à sa date anniversaire, le 31 mars. « Nous devons préserver l’équilibre de la mutuelle dans l’intérêt de l’ensemble de ses sociétaires », lui explique-t-elle. Bernard saisit la commission de recours, explique qu’il n’est responsable que d’un seul des sept sinistres : en se déportant sur la gauche pour éviter un cycliste, en Italie, il a renversé un scooter, qui tentait de le doubler ; les dégâts, seulement matériels, n’ont été que légers. Peine perdue : pour l’assureur, qu’il soit l’auteur ou la victime des dommages, il coûte désormais trop cher.
Contrat exorbitant
Bernard rejoint les « radiés des assurances », dont le magazine 60 Millions de consommateurs a dénoncé le « scandale », en janvier 2017. S’ils...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Editorial. L’attentat commis vendredi 23 mars, qui a fait quatre morts et quinze blessés, prouve que, malgré les défaites de l’EI en Syrie et en Irak, la lutte contre le djihadisme doit se poursuivre, en France.
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Djihadisme : un projet et une idéologie mortifères

Editorial. L’attentat commis vendredi 23 mars, qui a fait quatre morts et quinze blessés, prouve que, malgré les défaites de l’EI en Syrie et en Irak, la lutte contre le djihadisme doit se poursuivre, en France.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 10h58
   





                        


Editorial du « Monde ». Trois ans après les terribles attentats de Paris, contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher puis le Bataclan, deux ans après la tuerie de la promenade des Anglais à Nice, l’assassinat du père Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray et celui de deux policiers à Magnanville, l’on pouvait espérer que la menace du terrorisme djihadiste s’était estompée. L’on pouvait croire que la défaite militaire de l’organisation Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak, en 2017, face à la coalition internationale, dont la France était partie prenante, aurait coupé les racines de la « guerre sainte » que le djihadisme voulait porter contre l’Occident en général et la France en particulier.
L’attentat commis, vendredi 23 mars, dans la banlieue de Carcassonne (Aude), les quatre morts et les quinze blessés qu’il a laissés derrière lui avant que le terroriste qui en était l’auteur ne soit abattu par les forces de gendarmerie, démontrent, hélas, qu’il n’en est rien. L’EI a perdu une bataille en Syrie et en Irak. Mais le djihadisme, lui, n’a pas renoncé à la guerre contre les « infidèles », les « juifs », les « croisés » et contre les libertés des sociétés démocratiques qu’il exècre.

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La chute de l’entité territoriale fondée par l’Etat islamique, le « califat » autoproclamé à cheval sur la Syrie et l’Irak, a certes tari le mouvement des départs vers le Levant et les ressources du mouvement, donc la capacité à former des combattants aguerris, à l’instar du réseau complexe et étendu qui a commis les attentats de Paris, Saint-Denis et Bruxelles. Mais la force de l’EI, contrairement à Al-Qaida, est de savoir transformer ses défaites – comme il l’a fait par le passé de ses victoires – en puissant moteur de recrutement et de passage à l’action.
Désir de vengeance
La chute de Mossoul, en Irak, puis de Rakka, en Syrie, les deux « capitales » du « califat », accompagnées de destructions considérables, alimentent désormais le martyrologe du groupe et le désir de vengeance de ses adeptes. L’EI avait anticipé ses défaites militaires sur le terrain syro-irakien et adapté son discours en appelant ses sympathisants à le venger partout où ils le pourraient.
Il ne suffira pas, pour venir à bout de l’idéologie et du projet mortifères de l’EI, de le priver de son territoire et de le défaire militairement au Moyen-Orient. Le combat se jouera désormais, pour ce qui nous concerne, en France. Et ce sera un combat de longue haleine. Il passe évidemment par une vigilance incessante des forces de sécurité. Si le dispositif antiterroriste a été constamment renforcé depuis trois ans, si la surveillance a permis de déjouer une dizaine de projets d’attentats ces derniers mois, il n’empêche – et ce n’est pas s’y résigner – que le risque zéro n’existe pas en la matière.

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Après celui de la gare Saint-Charles à Marseille (qui a fait deux victimes en octobre 2017) et les tentatives, entre février et août 2017, à Levallois-Perret, Notre-Dame de Paris, Orly, les Champs-Elysées ou le Carrousel du Louvre, l’attentat de Carcassonne démontre que le terrorisme artisanal, si l’on ose dire, suffit pour tuer.
Ce combat passe également par l’organisation de l’islam de France. Il est urgent de l’encourager à dénoncer vigoureusement le djihadisme – cette maladie dégénérative de l’islam –, de lui donner les moyens de l’isoler, avant de l’éradiquer. Cette entreprise, annoncée par le président de la République, est complexe. Mais elle doit être menée sans relâche. C’est une des clés de la sécurité du pays.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ L’association Sidaction a publié un sondage selon lequel 21 % des 15-24 ans pensent à tort que le virus peut se transmettre en embrassant un séropositif, soit 6 % de plus qu’en 2015.
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Lancement du Sidaction, dans un contexte de baisse des dons et « d’idées fausses » sur le sida

L’association Sidaction a publié un sondage selon lequel 21 % des 15-24 ans pensent à tort que le virus peut se transmettre en embrassant un séropositif, soit 6 % de plus qu’en 2015.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 10h35
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 12h09
   





                        


Coup d’envoi pour le Sidaction. Cet événement caritatif annuel relayé à la radio et la télévision, a démarré vendredi 23 mars et s’achèvera dimanche, dans un contexte global de baisse des dons aux associations et de progression des « idées fausses » sur le sida.
L’association Sidaction a publié mercredi un sondage selon lequel 21 % des 15-24 ans pensent à tort que le virus peut se transmettre en embrassant un séropositif, soit 6 % de plus qu’en 2015.
« Nous sommes un peu inquiets de cette méconnaissance des jeunes envers l’infection au VIH », déclare Françoise Barré-Sinoussi, Prix Nobel de médecine en 2008 avec Luc Montagnier pour la découverte du virus du sida en 1983. Elle a été nommée en novembre présidente de l’association Sidaction pour succéder à l’homme d’affaires et mécène Pierre Bergé, mort le 8 septembre. « Françoise Barré-Sinoussi porte l’historique de la lutte contre le sida », explique la directrice générale de Sidaction, Florence Thune.
« Elle symbolise le lien entre la recherche et les personnes qui vivent avec le VIH car elle a été parmi les premiers à recevoir dans son laboratoire des personnes infectées par le VIH. »

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Baisse des dons qui inquiète
Cofondée en 1994 par Pierre Bergé et Line Renaud, qui en est toujours vice-présidente, l’association finance des programmes de recherche et de prévention. Les dons peuvent être faits par téléphone (au 110, jusqu’au 14 avril), en ligne (www.sidaction.org), par SMS en envoyant le mot DON au 92 110 (pour un petit don de 5 euros) ou par courrier à Sidaction, 228, rue du Faubourg Saint-Martin 75010 Paris.

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L’an dernier, le Sidaction s’était achevé sur un total de 4,07 millions d’euros de promesses de dons. « Une éventuelle baisse des dons, qu’on a déjà constatée au cours de ces dernières années, nous inquiète. C’est le cas pour le milieu associatif de façon globale et c’est extrêmement préoccupant », selon Françoise Barré-Sinoussi.
Organisée début décembre, la dernière édition du Téléthon, le plus gros événement caritatif de France, a recueilli moins de dons que les années précédentes, avec un bilan final de 89 millions d’euros (contre près de 93 millions en 2016). Pendant tout le week-end, les chaînes de télévision affichent dans un coin de l’écran le ruban rouge du Sidaction.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Vendredi, dans l’Aude, un terroriste qui s’est présenté comme un soldat de l’Etat islamique a tué quatre personnes et fait quinze blessés avant d’être abattu.
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Attaques à Trèbes et Carcassonne : récit d’un itinéraire sanglant

Vendredi, dans l’Aude, un terroriste qui s’est présenté comme un soldat de l’Etat islamique a tué quatre personnes et fait quinze blessés avant d’être abattu.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 10h29
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 18h03
    |

            Julia Pascual, 
Yann Bouchez (envoyé spécial) et 
                                Gilles Rof (envoyé spécial)








                        



                                


                            

Il est près de minuit, vendredi 23 mars, et la mairie de Trèbes (Aude), ville de 5 500 habitants à huit kilomètres de Carcassonne et de sa cité médiévale, brille d’une étrange lumière. Police judiciaire, gendarmes, équipes de soutien psychologique aux victimes s’activent encore dans les deux étages du bâtiment bourgeois, alors que les personnels municipaux, sonnés, tentent de réaliser la journée qu’ils viennent de vivre.
« C’est un cauchemar ! Ici, c’est une petite ville calme », lâche le maire PS Eric Menassi, solide gars du terroir, la cinquantaine, ébranlé. Dans le prolongement de la porte de son bureau, Samia, sa femme, a le regard hors du temps. C’est elle qui dirige le Super U dans lequel Radouane Lakdim a terminé, en fin de matinée, son itinéraire sanglant, qui a fait quatre morts et quinze blessés, avant d’être abattu par les hommes du GIGN. L’homme de 25 ans, résident à Carcassonne et signalé pour radicalisation, s’était présenté comme un « soldat de l’Etat islamique ».

C’est la plus importante attaque terroriste sur le territoire depuis le début de mandat d’Emmanuel Macron. Et la première depuis l’attaque au couteau du 1er octobre 2017 sur le parvis de la gare Saint-Charles à Marseille, dans laquelle deux jeunes filles avaient été tuées. Dans un contexte de défaites militaires de l’organisation Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie, un sentiment d’accalmie commençait à gagner les esprits. Radouane Lakdim y a mis fin. Son périple meurtrier a été retracé vendredi soir lors d’une conférence de presse à Carcassonne par le procureur de la République François Molins, en charge de la section antiterroriste du parquet de Paris, saisie d’une enquête. C’est la troisième fois que le magistrat se déplace en province, après l’avoir fait en 2012 à Toulouse lors des attentats de Mohamed Merah et, en 2016, à Nice, après la tuerie de la promenade des Anglais.
« Il cherchait clairement à tuer les CRS »
Il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Le lieutenant-colonel, qui s’était substitué à un ou plusieurs otages du supermarché de Trèbes, a succombé à ses blessures samedi matin.
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Le gendarme Arnaud Beltrame, « un mec bien, humain avec ses troupes »

Le lieutenant-colonel, qui s’était substitué à un ou plusieurs otages du supermarché de Trèbes, a succombé à ses blessures samedi matin.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 10h20
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 11h44
    |

                            Gilles Rof (envoyé spécial), 
Julia Pascual et 
Yann Bouchez (envoyé spécial)








                        



                                


                            

La soutane n’a pas ralenti les grandes enjambées du prêtre. Vendredi 23 mars, la nuit était tombée depuis deux heures déjà lorsque le père Jean-Baptiste est arrivé au pas de course dans le hall moderne de l’hôpital de Carcassonne, comme s’il avait peur qu’il ne soit déjà trop tard. Le religieux, pas loin du double mètre, a demandé à voir Arnaud Beltrame, ce lieutenant-colonel de 44 ans dont le « courage » et l’« héroïsme » ont été unanimement salués par la classe politique et sur les réseaux sociaux pour s’être substitué à l’une des otages du supermarché de Trèbes. Touché par plusieurs tirs du terroriste Radouane Lakdim, le militaire est mort, quelques heures plus tard, samedi matin.
Voilà des semaines que le prêtre préparait l’union religieuse d’Arnaud et de Marielle, déjà mariés civilement. Le couple et l’homme d’Eglise avaient consacré « une trentaine d’heures » à la préparation de la cérémonie, prévue pour début juin. « Je prie pour que ce mariage ait lieu, confiait le père Jean-Baptiste après une heure passée au service de réanimation auprès du militaire et de sa compagne. Je lui ai donné le sacrement du mariage, et le sacrement des malades. »

« Mort pour la patrie »
Le gendarme et le prêtre s’étaient rencontrés à l’été 2016, lors d’une visite guidée du couple dans une abbaye. A l’époque, Arnaud Beltrame travaille à Paris, au ministère de l’écologie, après avoir commandé la compagnie de gendarmerie d’Avranches de 2010 à 2014. Mais il vient régulièrement dans le Sud, où il retrouve Marielle, vétérinaire à la réserve africaine de Sigean, tout près de Narbonne. « On a sympathisé, c’est un homme extrêmement intelligent et courageux, et le contact a tout de suite été excellent, résume le père Jean-Baptiste. C’est un homme qui avait retrouvé la foi. »
Diplômé de l’Ecole militaire interarmes Saint-Cyr Coëtquidan en 1999, officier depuis dix-huit ans, le lieutenant-colonel...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Emmanuel Macron a rappelé « sa détermination absolue » contre le terrorisme.
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Attentat de Trèbes : une première épreuve pour Macron

Emmanuel Macron a rappelé « sa détermination absolue » contre le terrorisme.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 10h19
    |

            Cédric Pietralunga, 
Elise Vincent et 
Bastien Bonnefous








                        



                                


                            

Au pouvoir depuis bientôt un an, Emmanuel Macron et le gouvernement ont déjà eu à connaître des attaques terroristes, comme le 1er octobre 2017 à Marseille avec la mort de deux femmes sur le parvis de la gare Saint-Charles, poignardées par un homme abattu dans la foulée par un militaire de l’opération Sentinelle. Mais les attaques survenues vendredi 23 mars dans l’Aude, et revendiquées par l’organisation Etat islamique (EI), peuvent apparaître comme la véritable épreuve du feu pour le pouvoir face au danger terroriste.
Le temps de quelques heures, le président de la République, Emmanuel Macron, le premier ministre, Edouard Philippe, et le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, ont ainsi reconstitué le trio régalien traditionnellement en première ligne lors de ce type d’événement, rappelant celui formé par leurs prédécesseurs François Hollande, Manuel Valls et Bernard Cazeneuve, durant la vague d’attentats des années 2015-2016. « Notre pays a subi une attaque terroriste islamiste », a déclaré le chef de l’Etat, vendredi, à l’issue d’une réunion de crise.
L’exécutif, informé dans la matinée des événements dans l’Aude, a tout de suite cherché à montrer qu’il était aux commandes. En visite dans une école de commissaires de police à Saint-Cyr-au-Mont-d’Or (Rhône), Gérard Collomb s’est immédiatement entretenu par vidéoconférence avec le directeur général de la gendarmerie nationale, le général Richard Lizurey, puis avec Emmanuel Macron.
Prévenir les critiques
Décision a été prise d’emblée d’envoyer le ministre de l’intérieur par hélicoptère à Trèbes. En déplacement à Mulhouse (Haut-Rhin), où il était venu parler banlieues, Edouard Philippe a décidé de son côté d’interrompre la table ronde à laquelle il assistait pour rentrer à Paris. Pas question de donner le sentiment d’un flottement à la tête du pays alors que le chef de l’Etat, présent à Bruxelles pour un conseil européen, indiquait lors d’une conférence de presse commune...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Dans une tribune au « Monde », la spécialiste européenne de la lutte anticorruption, Alina Mungiu-Pippidi, estime que le rôle des opinions publiques est plus déterminant que celui des juges pour contraindre les politiciens à renoncer à leurs pratiques, voire à changer de vie.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
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Alina Mungiu-Pippidi : « Les politiciens mis en cause pour leur intégrité doivent mettre fin à leur carrière »

Dans une tribune au « Monde », la spécialiste européenne de la lutte anticorruption, Alina Mungiu-Pippidi, estime que le rôle des opinions publiques est plus déterminant que celui des juges pour contraindre les politiciens à renoncer à leurs pratiques, voire à changer de vie.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 07h30
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 10h22
    |

Alina Mungiu-Pippidi (dirige un centre de recherche sur la corruption (http://www.againstcorruption.eu) à la  Hertie School of Governance à Berlin)







                        



                                


                            
Tribune. Comment expliquer qu’un pouvoir judiciaire, qui semble à moitié endormi pendant de nombreuses années dans un pays où la culture de l’impunité pour les puissants a toujours régné en maître, se réveille tout à coup ? C’est ce que j’ai demandé il y a quelques mois à Sergio Moro, le juge brésilien déjà entré dans la légende pour avoir mené l’opération « Lava Jato », qui a conduit à la destitution d’un chef d’Etat et à de nombreuses condamnations de politiciens pour corruption.
Après tout, le dossier judiciaire existait déjà depuis un certain temps et les magistrats brésiliens ont aussi des salaires élevés. Rien n’avait entre-temps changé au Brésil, m’a-t-il dit, absolument rien : pas de nouvelle loi, pas de ruse institutionnelle, seule la volonté du peuple avait changé. Les gens en avaient assez. Les attentes étaient très différentes de celles d’il y a dix ans, quand la corruption d’un président, par ailleurs grand champion de la justice sociale, n’intéressait personne. Du coup, un jour où un cas clair se présenta, les magistrats bougèrent.
Le rôle de la crise économique
La garde à vue de Nicolas Sarkozy pourrait-elle être le moment brésilien de la France ? Après tout, il suffit de regarder au-delà des Pyrénées où, entre juillet 2015 et septembre 2016, 1 378 fonctionnaires ou élus ont été jugés pour des accusations de corruption, selon le Conseil espagnol de la magistrature. Pour quoi ?
Pour les actes perpétrés au cours des deux dernières décennies, qui ont traîné jusqu’à ce qu’ils aient atteint la date à laquelle ils ne sont plus devenus supportables. L’austérité en Europe a contribué à rapprocher cet instant – et en fait, à le créer –, de la même manière que la crise économique mondiale a bouleversé les Brésiliens et mis en branle leur demande de responsabilité de la classe politique.
On aurait cru qu’en France, où au moins Emmanuel Macron a compris depuis longtemps que l’on ne peut combattre le populisme des masses...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ La cour d’assises de Haute-Garonne a retenu la thèse de l’homicide involontaire en faveur de cette mère de 31 ans, victime de violences conjugales, qui comparaissait pour le meurtre de son compagnon dont elle avait dissimulé le cadavre en le coulant dans une dalle de béton
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Edith Scaravetti, meurtrière jugée victime

La cour d’assises de Haute-Garonne a retenu la thèse de l’homicide involontaire en faveur de cette mère de 31 ans, victime de violences conjugales, qui comparaissait pour le meurtre de son compagnon dont elle avait dissimulé le cadavre en le coulant dans une dalle de béton



Le Monde
 |    24.03.2018 à 06h46
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 08h43
    |

            Pascale Robert-Diard








                        



                                


                            

A l’appel de leur nom, lundi 19 mars, cinq femmes et un homme ont rejoint la tribune pour siéger aux côtés des deux magistrates et du président de la cour d’assises de Haute-Garonne à Toulouse, devant laquelle comparaissait Edith Scaravetti, 31 ans, accusée du meurtre de son compagnon. Une majorité de femmes – sept sur neuf – allaient donc juger une autre femme. Parmi les jurées – une caissière, une chercheuse au CNRS, une infirmière en psychiatrie, une assistante commerciale, une sans profession –, deux avaient le même âge que l’accusée, une autre dix ans de moins.
Edith Scaravetti encourait la réclusion criminelle à perpétuité, l’avocat général avait requis contre elle vingt ans d’emprisonnement. Vendredi 23 mars, elle a été condamnée à trois ans de prison pour « homicide involontaire » et devait quitter dans la foulée la maison d’arrêt où elle est détenue depuis novembre 2014.
La vie d’avant d’Edith Scaravetti, dix ans d’une histoire conjugale marquée par la violence et l’alcoolisme de son compagnon, a pesé plus lourd que le crime qui lui était reproché, la mort d’un homme d’une balle dans la tempe, tirée par une carabine 22 long rifle dans le huis clos d’un pavillon de Toulouse, suivie de trois mois de mensonges pendant lesquels elle a caché le cadavre du père de ses trois enfants sous une tonnelle, puis au fond du jardin, avant de le transporter dans les combles et de le couler sous une dalle de béton.
Femme humiliée et soumise, tel que l’ont rapporté plusieurs témoins, compagne « sous emprise et dans l’incapacité psychique d’être animée d’une volonté criminelle », comme l’ont soutenu ses deux avocats, Mes Laurent Bogué et Georges Catala, plus que manipulatrice et dissimulatrice, selon le portrait qu’en ont dressé l’avocat général et les avocats de la famille de Laurent Baca. Victime plus que meurtrière, ont tranché la cour et les jurés.
Affrontement de deux thèses
La motivation du verdict l’indique explicitement,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Fiché pour radicalisation, il faisait partie du « haut du spectre ». Mais aucun signe ne laissait envisager un « passage à l’acte », selon le procureur de la République de Paris
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Attaques dans l’Aude : Radouane Lakdim, un terroriste suivi par la DGSI

Fiché pour radicalisation, il faisait partie du « haut du spectre ». Mais aucun signe ne laissait envisager un « passage à l’acte », selon le procureur de la République de Paris



Le Monde
 |    23.03.2018 à 22h17
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 13h06
    |

            Soren Seelow et 
Julia Pascual








                        



   


Radouane Lakdim, l’auteur de l’attaque terroriste qui a fait quatre morts à Trèbes et Carcassonne, vendredi 23 mars dans l’Aude, était un petit délinquant de 25 ans vivant dans une cité de Carcassonne, né au Maroc et naturalisé français à l’âge de 12 ans. Condamné pour des délits de droit commun – port d’arme prohibé en 2011 et usage de stupéfiants et refus d’obtempérer en 2016 – il avait aussi été signalé pour sa radicalisation, en raison notamment de son activité sur des forums salafistes.

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A ce titre, il était inscrit au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) et avait fait l’objet d’un suivi par les services de renseignement en 2016 et 2017. « Nous l’avions suivi et nous pensions qu’il n’y avait pas de radicalisation », a déclaré vendredi le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, évoquant « un solitaire » qui serait « passé à l’acte brusquement ». Lors d’un point presse, le procureur de Paris, François Molins, a nuancé ce constat, expliquant que son « suivi » pour radicalisation « n’avait mis en évidence aucun signe précurseur laissant présager un passage à l’acte ».
La complexité de la tâche des services antiterroristes tient tout entière dans ces subtiles variations : à partir de quel degré de « radicalisation » un individu peut-il être considéré comme dangereux ? Près de 20 000 personnes sont aujourd’hui inscrites, comme Radouane Lakdim, au FSPRT. Sur ce total, 11 000, les plus sensibles, sont « prises en compte » par les services. Aucun Etat démocratique n’étant en mesure d’assurer la surveillance de plusieurs milliers de citoyens, l’analyse de leur dangerosité constitue dès lors une étape cruciale pour prévenir les passages à l’acte.

        Revivez le récit de la journée :
         

          Attaques dans l’Aude : la compagne de l’assaillant placée en garde à vue



Un objectif potentiellement dangereux
Or, selon les informations du Monde, Radouane Lakdim faisait justement partie des objectifs du FSPRT « pris en compte » par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Il correspondait donc au « haut du spectre », qui regroupe les individus potentiellement dangereux, les profils moins lourds étant suivis par le renseignement territorial. Le premier diagnostic sur sa dangerosité a donc été le bon. C’est durant son suivi que cet objectif semble avoir floué les services.
Radouane Lakdim est-il passé à l’acte sur un coup de tête, comme le laisse entendre le ministre de l’intérieur ? Etait-il passé maître dans l’art de la taqiya, la dissimulation de sa foi pour duper l’adversaire ? « Il y a encore une incompréhension des profils mixtes, analyse une source proche des services de renseignement. On semble continuer à penser qu’un petit dealeur ne peut pas être un dangereux djihadiste. »

   


D’après nos informations, Radouane Lakdim intéressait notamment le renseignement du fait de sa relation avec un délinquant plus chevronné, un certain Malik M. Originaire du même quartier, Malik M. était connu pour être « un des délinquants les plus actifs du secteur », d’après une fiche de renseignement de 2015 dont Le Monde a pris connaissance. Le renseignement territorial soupçonne alors ce jeune homme – condamné pour trafic de stupéfiants et violences envers des agents de la force publique – de participer à du trafic d’armes.
Lors d’une perquisition de son domicile à l’été 2015, son téléphone est fouillé et des échanges de SMS sont exhumés, qui évoquent des commandes de « cala » et de munitions de calibre « 7,62 » mm et « 5,56 » mm. Le renseignement territorial souligne surtout que Malik M. a été contrôlé à deux reprises, en 2014 et en 2015, en compagnie de Radouane Lakdim, déjà connu pour être « en relation avec la mouvance islamiste radicale ». Cette association hybride entre un trafiquant d’armes et un islamiste intrigue les services. A compter de 2016, Radouane Lakdim est suivi par la DGSI. Sans succès.
Son profil illustre la mutation d’une menace terroriste endogène, imbriquée dans les milieux délinquants et sans lien avéré avec la chaîne de commandement de l’organisation Etat islamique (EI). Parmi les auteurs des seize projets d’attentat conçus en France depuis juillet 2017, aucun n’avait ainsi mis les pieds en Syrie. Et aucun des deux derniers terroristes à être passés à l’acte – une attaque à la voiture bélier le 9 août contre des militaires à Levallois-Perret, et l’assassinat de deux femmes à Marseille, le 1er octobre – n’était connu des services de renseignement pour ses liens avec la mouvance djihadiste.
L’attaque de vendredi a rapidement été revendiquée par l’organe de presse semi-officiel de l’EI, AMAQ. Le texte, publié en arabe, en français et en anglais pour une publicité optimale, évoque un « soldat de l’Etat islamique » ayant répondu « à l’appel de l’Etat islamique à frapper les pays de la coalition ». Cette formulation désigne généralement les attentats inspirés par la propagande, et non pilotés depuis la Syrie. Un élément de langage qui confirme un des succès de l’organisation : si l’EI a perdu son projet territorial, il a conquis les esprits et n’a plus besoin de passer ses ordres pour susciter des vocations.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Le lieutenant-colonel de gendarmerie avait été blessé grièvement, vendredi. Avec son décès, le bilan des attaques dans l’Aude s’alourdit à quatre morts.
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Arnaud Beltrame, le gendarme qui s’est livré en échange des otages du supermarché, est mort

Le lieutenant-colonel de gendarmerie avait été blessé grièvement, vendredi. Avec son décès, le bilan des attaques dans l’Aude s’alourdit à quatre morts.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 21h55
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 13h24
   





                        



   


Le lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, qui s’était substitué aux otages, vendredi 23 mars lors de l’attaque d’un supermarché à Trèbes, dans l’Aude, a succombé à ses blessures. Il avait 44 ans. Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a annoncé son décès, dans la matinée de samedi, sur Twitter : « Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame nous a quittés. Mort pour la patrie. »
« Jamais la France n’oubliera son héroïsme, sa bravoure, son sacrifice. Le cœur lourd, j’adresse le soutien du pays tout entier à sa famille, ses proches et ses compagnons de la gendarmerie de l’Aude. »
Avec sa mort, le bilan des attaques commises par Radouane Lakdim s’alourdit à quatre morts et 15 blessés.

Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame nous a quittés.
Mort pour la patrie.
— gerardcollomb (@Gérard Collomb)


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Un officier qui « a sauvé des vies et fait honneur à son arme et à notre pays ». C’est en ces termes qu’Emmanuel Macron avait évoqué, vendredi, le lieutenant-colonel Beltrame, qui venait d’être très grièvement blessé. Le chef de l’Etat a réagi samedi matin, déclarant que l’officier était « tombé en héros » et méritait « respect et admiration de la nation tout entière ». Le gendarme a fait « preuve d’un courage et d’une abnégation exceptionnels », a ajouté Emmanuel Macron. « Son héroïsme marquera nos mémoires à jamais », a de son côté réagi le premier ministre Edouard Philippe sur Twitter.
Le frère du gendarme, Cédric Beltrame, a déclaré samedi sur RTL qu’Arnaud Beltrame était « parti en héros et c’est la réalité aujourd’hui », « ce qu’il a fait, ça va au-delà de l’engagement de son métier ».
Le recteur de la mosquée de Lyon, Kamel Kabtane, a condamné samedi l’assassinat « odieux et lâche » d’Arnaud Beltrame, un acte qui, selon lui, « vient une fois de plus jeter l’opprobre sur toute une communauté qui se bat chaque jour pour se prémunir contre les propagateurs de la haine », a-t-il écrit dans un communiqué.
« Acte d’héroïsme »
Alors que Radouane Lakdim venait d’abattre deux personnes, le lieutenant-colonel Beltrame « a fait le choix, au péril de sa vie, de prendre la place des otages retenus à l’intérieur du supermarché », avait expliqué la veille le procureur de la République de Paris, François Molins, lors d’une conférence de presse.

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                Attaques de Carcassonne et Trèbes : ce que l’on sait



Le gendarme « avait laissé son téléphone ouvert sur la table (…) et c’est lorsque nous avons entendu les coups de feu que le GIGN est intervenu », abattant l’auteur de l’attaque qui se réclamait de l’organisation Etat islamique (EI), avait auparavant détaillé M. Collomb. « Un acte d’héroïsme comme en sont coutumiers les gendarmes, les policiers qui s’engagent au service de la nation », a-t-il précisé. Quelques instants plus tard, alors qu’il sortait de l’hôpital où Arnaud Beltrame était soigné, M. Collomb a ajouté que l’acte de l’officier « méritait la reconnaissance de la nation ».

Participant à un exercice simulant une tuerie de masse
Nommé adjoint au commandement du groupement de gendarmerie de l’Aude en 2017, Arnaud Beltrame avait été commandant de compagnie au sein de la Garde républicaine et avait assuré la sécurité du palais de l’Elysée pendant quatre ans. En 2010, il avait pris le commandement de la compagnie d’Avranches (Manche) jusqu’en 2014, avant de devenir conseiller auprès du secrétaire général du ministère de l’écologie. Il a accédé au rang de lieutenant-colonel en 2016.
Comme l’a rappelé Emmanuel Macron samedi, Arnaud Beltrame était « sorti major de sa promotion de l’Ecole militaire de Saint-Cyr Coëtquidan » en 1999, ses supérieurs « notant en lui un militaire qui “se bat jusqu’au bout et n’abandonne jamais” ». Il était également sorti « major », en 2001, de l’Ecole des officiers de la gendarmerie nationale.
Le président de la République a aussi souligné qu’« en 2003, il fit partie des sept candidats sur 80 retenus pour intégrer le GSIGN [actuel GIGN] ». « Chuteur opérationnel, il fut déployé en Irak en 2005 où il fut décoré de la croix de la valeur militaire avec citation à l’ordre de la brigade », précise encore le communiqué de l’Elysée. L’officier, marié sans enfant, était décoré de l’ordre national du mérite.
En décembre 2017, il avait participé à un exercice simulant une tuerie de masse dans un supermarché, selon le quotidien régional La Dépêche du Midi, qui l’avait suivi ce jour-là. Les forces de l’ordre procèdent régulièrement à ce type d’entraînement pour améliorer leur mode d’intervention en cas d’attentat.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Des dizaines de milliers de personnes ont défilé vendredi contre un texte visant à interdire l’IVG en cas de pathologies graves ou de handicap constatés chez le fœtus.
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Manifestations en Pologne contre une proposition de loi visant à durcir la législation sur l’avortement

Des dizaines de milliers de personnes ont défilé vendredi contre un texte visant à interdire l’IVG en cas de pathologies graves ou de handicap constatés chez le fœtus.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 20h57
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 06h46
    |

                            Jakub Iwaniuk (Varsovie, correspondance)








                        


Les Polonaises réussiront-elles, une fois de plus, à faire barrage à un proposition de loi visant à durcir la législation encadrant l’avortement dans le pays ? Plus de 50 000 personnes ont manifesté à Varsovie, vendredi 23 mars, et plusieurs milliers dans d’autres villes de province, lors d’un « vendredi noir » qui a été particulièrement suivi. La mobilisation rappelait les manifestations de l’automne 2016, qui avaient déjà fait échouer une première offensive des associations antiavortement.
Un nouvelle proposition de loi d’initiative citoyenne déposé au Parlement, avec le soutien de l’épiscopat polonais, veut interdire les interruptions volontaires de grossesse (IVG) en cas de pathologies graves ou de handicap constatés chez le fœtus.
Si ce texte était adopté, il reviendrait à interdire 95 % des avortements légaux pratiqués en Pologne, un pays qui possède déjà une des législations les plus restrictives d’Europe en la matière. Les IVG ne seraient autorisées qu’en cas de menace pour la vie ou la santé de la mère, ou si la grossesse est le fruit d’un viol.
« Une manipulation des groupes “anti-choix” »
Pour les associations antiavortement et une partie de la droite proche de l’Eglise, il s’agit de lutter contre ce qu’ils nomment « l’avortement eugénique », c’est-à-dire celui qui concerne les embryons atteints de handicap, notamment de trisomie.
Mais pour Liliana Religa, de la Fédération pour les femmes et le Planning familial (Federa), « il y a une manipulation d’ampleur des groupes “anti-choix” sur cette question, qui voudraient que l’exemple de la trisomie monopolise ce débat ». Selon elle, « dans la plupart des cas qui tombent sous le coup de ce texte, nous avons affaire à des pathologies embryonnaires graves, qui peuvent rendre les enfants non viables ».
Comme en 2016, ce texte embarrasse la majorité ultraconservatrice du PiS (Droit et Justice), qui doit donner des gages à l’Eglise et à son électorat dur, mais qui se serait bien passé d’un dossier socialement explosif.
Après avoir obtenu le feu vert de la commission parlementaire de la justice et des droits de l’homme, le 19 mars, l’examen du texte en commission de la politique sociale et de la famille a été repoussé d’un mois, pour gagner du temps. « Il n’y a pas de position du gouvernement vis-à-vis de ce projet de loi citoyen, a déclaré la vice-ministre de la santé, Jozefa Szczurek-Zelazko. Mais nous restons pour la protection de la vie, de la conception jusqu’à la mort naturelle. »
« Un grave coup porté à la médecine prénatale »
« Nous voulons le choix, pas la terreur ! » « Mon corps est mon affaire, pas celle de M. Kaczynski ! », pouvait-on lire sur les bannières des manifestants. Pour Natalia Maria Wojciechowska, 35 ans, « si cette loi venait à passer, elle instaurerait un véritable climat de peur, une criminalisation des femmes et des médecins. Les fausses couches pourraient devenir suspectes. Ce serait aussi un grave coup porté à la médecine prénatale. »
De nombreuses femmes présentes à la manifestation sont venues non pas prôner une libéralisation de la loi, mais défendre la législation actuelle, fruit d’un compromis entre l’Eglise et l’Etat. « Je suis pour le maintien du compromis actuel, que je trouve optimal, affirme Ula Klein, 40 ans. Il permet d’avorter dans les cas les plus désespérés, et je reste contre une banalisation de l’avortement. Mais je suis venue manifester, car je veux que mes filles aient le droit de décider, lors de situations tragiques. »
Maria Kowalska, 63 ans, se dit « catholique », mais « pour que chacun puisse décider en son âme et conscience » : « Je suis contre le fait d’imposer aux femmes quoi que ce soit. Je suis mère d’un enfant trisomique et je sais ce que c’est que de prendre des décisions difficiles. La loi ne devrait pas interférer dans ces choix. »
Clause de conscience
Seuls 1 100 avortements légaux sont pratiqués chaque année en Pologne. L’avortement clandestin et « touristique » est quant à lui estimé à 150 000 cas par an. Sur les 400 hôpitaux polonais habilités à pratiquer l’avortement, seuls 46 établissements l’ont effectivement fait en 2016. Certaines régions du pays sont considérées comme de véritables déserts médicaux concernant l’IVG.
Les associations féministes dénoncent une pratique abusive de la clause de conscience par des médecins et des établissements hospitaliers, ou des allongements volontaires des procédures et des examens. L’accès à la contraception, surtout en milieu rural, pose également problème.
Selon une étude Ipsos de 2017, la société polonaise, même si elle reste profondément divisée sur la question de l’avortement, ne soutient pas de telles restrictions : 41 % des sondés seraient pour un maintien du compromis actuel, et 40 % pour une plus ample libéralisation de la législation. Seuls 11 % des interrogés se prononcent pour un durcissement de la loi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Le ministre de l’intérieur a salué « l’acte d’héroïsme » du lieutenant-colonel de gendarmerie qui s’est substitué à un otage à Trèbes.
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Attaques dans l’Aude : les élus expriment leur solidarité et saluent le travail des forces de l’ordre

Le ministre de l’intérieur a salué « l’acte d’héroïsme » du lieutenant-colonel de gendarmerie qui s’est substitué à un otage à Trèbes.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 18h16
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 06h25
   





                        



Après les attaques perpétrées à Trèbes et Carcassonne, dans l’Aude, vendredi 23 mars, les élus de toute la France ont témoigné leur soutien aux familles des victimes et aux forces de l’ordre. Redouane Lakdim a été abattu avoir pris en otages des clients et des employés d’un supermarché de Trèbes, attaqué des CRS à Carcassonne ainsi que le chauffeur et le passager d’une voiture. Quatre personnes ont été tuées.
Depuis Bruxelles, le président de la République, Emmanuel Macron, a assuré aux « habitants de Trèbes l’entière solidarité et mobilisation des services de l’Etat et de ses forces de l’ordre ». Jean-Claude Junker, le président de la Commission européenne, a, lui, exprimé au nom de l’Union européenne son « émotion » et son « plein soutien » au peuple français.
Hommage au travail des forces de l’ordre
Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, s’est aussitôt rendu sur les lieux de la prise d’otages. Il a salué « l’acte d’héroïsme » du lieutenant-colonel de gendarmerie qui s’est livré au suspect en échange d’un otage dans le Super U de Trèbes. « La rapidité d’intervention des gendarmes a sans doute évité un massacre », a-t-il dit.

Le preneur d’otages a été abattu par nos forces.Un lieutenant-colonel de @Gendarmerie s’est substitué à l’un des otages. Il est grièvement blessé. Son héroïsme et son courage forcent notre respect. pic.twitter.com/plbUmhYxfw— Gérard Collomb (@gerardcollomb) 23 mars 2018


Le président Les Républicains du Sénat, Gérard Larcher, a également salué le travail des forces de l’ordre.

Pensée pour les victimes de #Trèves et leurs familles.Hommage à nos forces de sécurité et leur travail remarquable pour protéger les Fçais— gerard_larcher (@Gérard Larcher)


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Même constat du président du groupe LRM à l’Assemblée nationale, Richard Ferrand :
« Au nom des députés LRM, j’adresse toute ma compassion aux victimes de l’ignoble attaque de Trèbes, ainsi qu’à leurs proches. »
Le président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, a également adressé ses pensées « aux victimes et à leurs familles ». « Le terrorisme islamiste, c’est le terrorisme de délinquants de droit commun qui basculent dans le fanatisme. Ne pas prendre en compte ces réalités serait une folie », a-t-il ajouté.

#Trèbes : Le terrorisme qui nous menace est le terrorisme islamiste, c’est le terrorisme de délinquants de droit commun qui basculent dans le fanatisme. Ne pas prendre en compte ces réalités serait une folie. pic.twitter.com/lt78mW4YDr— Bruno Retailleau ن (@BrunoRetailleau) 23 mars 2018


De son côté, le futur premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a affirmé qu’« une fois encore », le peuple français était « solidaire des victimes et uni dans la douleur comme dans la défense de la République. »

Une fois encore, une fois de trop la barbarie et la lâcheté. Une fois encore le courage de nos forces de sécurité.… https://t.co/5QmImPmdAz— faureolivier (@Olivier Faure)


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Benoît Hamon, ancien candidat PS à la présidence de la République, aujourd’hui à la tête du mouvement Génération.s, a, lui, appelé à l’unité :
« Mes pensées vont aux victimes de l’attentat terroriste de Trèbes et à leurs familles. En dépit des attaques répétées, nous restons unis par nos valeurs républicaines et notre démocratie. »

Mes pensées vont aux victimes de l'attentat terroriste de Trèbes et à leurs familles. En dépit des attaques répétée… https://t.co/VYkdxmlmZB— benoithamon (@Benoît Hamon)


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Le Pen dénonce « la responsabilité » des députés
Après avoir envoyé ses pensées « aux victimes et à leurs familles », la présidente du Front national (FN) a souligné la « responsabilité » des responsables politiques. « Si le profil d’étranger fiché pour radicalisation se confirme, ceux qui ont refusé la proposition des députés FN d’expulser immédiatement les étrangers fichés “S” porteront une responsabilité politique dans ce drame », a tweeté Marine Le Pen.
L’assaillant, Redouane Lakdim, est né au Marco mais de nationalité française. Il avait été suivi par les renseignements. « Nous pensions qu’il n’y avait pas de radicalisation. (…) Il est passé à l’acte brusquement », a expliqué Gérard Collomb, vendredi.

Si le profil d'étranger fiché pour radicalisation se confirme, ceux qui ont refusé la proposition des députés FN d'… https://t.co/N67LmHQTZ2— MLP_officiel (@Marine Le Pen)


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ L’application mobile, censée alerter ses utilisateurs en cas d’attentat, n’a pas été déclenchée à l’occasion de l’attaque perpétrée dans l’Aude.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

L’application SAIP muette lors de la prise d’otages à Trèbes

L’application mobile, censée alerter ses utilisateurs en cas d’attentat, n’a pas été déclenchée à l’occasion de l’attaque perpétrée dans l’Aude.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 17h52
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 18h13
   





                        


L’application pour téléphone mobile SAIP (Système d’alerte et d’information des populations), destinée à diffuser une alerte notamment en cas d’attentat, n’a pas été déclenchée lors de la prise d’otages dans un supermarché de Trèbes, dans l’Aude, au cours de laquelle deux personnes ont été tuées, vendredi 23 mars.

Et à chaque fois la même question: à quoi sert ce truc?!? #SAIP https://t.co/40PaXcYmkP— Mettout (@Eric Mettout)


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Cette application mobile, développée après les attentats du 13 novembre 2015 en prévision de l’Euro de football, est censée afficher une alerte mobile lorsqu’un attentat est commis dans la zone où se trouve l’utilisateur, s’il a activé la géolocalisation et à l’initiative de la préfecture du département correspondant.
Contactée vendredi en fin d’après-midi, la préfecture de l’Aude n’était pas en mesure de dire si elle avait déclenché le mécanisme d’alerte. Elle a cependant utilisé son compte Twitter tout l’après-midi pour diffuser des messages d’alerte, demandant notamment aux riverains d’éviter la zone de la prise d’otages, un message qui pourrait avoir sa place dans l’application SAIP.
Deveryware, l’entreprise responsable du développement et du fonctionnement de cette dernière, n’a jusqu’ici pas donné suite aux sollicitations du Monde.

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Une application déjà critiquée
L’application a déjà connu des dysfonctionnements. Le premier lors de l’attentat de Nice, le 14 juillet 2016, où l’alerte avait mis plusieurs heures avant d’être envoyée.
Deux mois plus tard, l’application avait affiché une alerte alors qu’il s’agissait d’un canular.
S’il ne s’agit pas d’un couac, elle avait également été critiquée en avril 2017 : aucune alerte ne s’était affichée chez les utilisateurs parisiens de l’application alors qu’une fusillade avait lieu sur les Champs-Elysées. La préfecture avait, dans un second temps, expliqué qu’elle avait fait le choix de ne pas diffuser d’alerte par ce biais.
L’application avait été jugée « imparfaite » et « réalisée dans un calendrier trop contraint », dans un rapport sénatorial de juin 2017. Ce dernier regrettait que les systèmes d’alertes basés sur les réseaux téléphoniques, utilisés dans de nombreux pays, notamment les Etats-Unis, n’aient pas été privilégiés.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Le ministre de l’intérieur s’est rendu sur les lieux de la prise d’otages à Trèbes, dans l’Aude. Le preneur d’otages a été tué dans l’assaut des forces de l’ordre.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ 