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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Des centaines de milliers d’Américains manifestent samedi pour réclamer des restrictions à l’achat d’armes à feu, après la tuerie de Parkland qui a fait 17 morts.
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Aux Etats-Unis, les jeunes Américains défilent pour mettre fin à la libre circulation des armes à feu

Des centaines de milliers d’Américains manifestent samedi pour réclamer des restrictions à l’achat d’armes à feu, après la tuerie de Parkland qui a fait 17 morts.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 17h45
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 18h28
   





                        


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            data-slide-description="Près d’un demi-million de personnes défilent, samedi 24 mars, contre les armes à feu à Washington."
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            data-slide-description="Le mot d’ordre des manifestants : « Plus jamais ça. » Depuis la fusillade au lycée de Parkland, en Floride, les jeunes tentent de mobiliser et de sensibiliser l’opinion publique contre la libre circulation des armes à feu."
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            data-slide-description="L’événement national, baptisé « March for Our Lives » – « Marchons pour nos vies » –, est une réaction spontanée au massacre le 14 février de 17 personnes dans un lycée de Floride."
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            data-slide-description="Plus de 800 manifestations sont prévues à travers le pays, comme ici à New York."
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            data-slide-description="Des manifestants à New York, samedi 24 mars, montrent les visages de jeunes victimes mortes sous les balles."
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            data-slide-description="Le puissant lobby des armes, la National Rifle Association (NRA), est au centre de toutes les critiques des manifestants, comme ici à Cincinnati."
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            data-slide-description="Les manifestants, comme ici à Houston, au Texas, demandent un contrôle plus strict des antécédents psychiatriques pour les personnes qui souhaitent acheter une arme."
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            data-slide-description="Les armes font plus de 30 000 morts par an aux Etats-Unis, où la jeunesse scolarisée est parfois présentée comme la « génération mass shooting » ou la « génération Columbine », du nom d’une école secondaire du Colorado où deux élèves ont tué douze de leurs camarades de classe et un professeur en 1999."
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            data-slide-description="Plusieurs centaines de milliers de personnes défilent samedi dans tout le pays, comme ici à Miami."
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Rassemblement à Parkland, en Floride, d’où la contestation est partie après le massacre qui a fait 17 morts mi-février dans l’établissement scolaire."
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Près d’un demi-million de personnes défilent, samedi 24 mars, contre les armes à feu à Washington.

ALEX EDELMAN / AFP
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« Plus jamais ça ! » Depuis la tuerie dans un lycée de Parkland, qui a fait 17 morts mi-février, les jeunes Américains, menés par les rescapés de la fusillade en Floride, prônent la fin de la libre circulation des armes à feu dans le pays.
Pour faire entendre leur voix, ils sont des centaines de milliers à se rassembler dans plusieurs villes des États-Unis, samedi 24 mars. Près d’un demi-million de personnes sont notamment attendues à Washington, dont des lycéens de Parkland.
Avant le coup d’envoi de la marche, des milliers de personnes se massaient déjà aux abords de la Maison Blanche. « Nous sommes les gens qui ont peur d’aller à l’école tous les jours parce que nous ne savons pas si nous serons les prochains », a expliqué Lauren Tilley, 17, venue spécialement de Californie pour le rassemblement.
Gilles Paris et Stéphanie Le Bars, correspondants du Monde aux Etats-Unis, se trouvent actuellement dans le rassemblement.

Jour de marche anti-guns à Washington, le Congrès (au loin) refuse pour l’instant de bouger sur les demandes des ly… https://t.co/oDzvMw6hf6— Gil_Paris (@Gilles Paris)


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#MarchForOurLives avertissement politique https://t.co/5EjlOHif6w— SLeBars (@Stéphanie Le Bars)


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Le mouvement de protestation contre la libre circulation des armes à feu ne retombe pas depuis le massacre de Parkland. « Cette marche n’aurait pas lieu sans la fusillade dans mon école, donc cela va être un moment difficile, a confié Carlos Rodriguez, l’un des rescapés du lycée de Floride. Mais je me sens fier d’être l’un des élèves qui ont lancé ce mouvement. » Les jeunes manifestants ont notamment reçu le soutien de Barack Obama qui a publié un tweet samedi en fin d’après-midi.
« Michelle et moi sommes tellement inspirés par tous les jeunes qui ont organisé les marches aujourd’hui (…) Rien ne peut se mettre en travers de millions de voix qui appellent au changement. »

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Donald Trump, défenseur du droit de port d’armes
Les jeunes Américains dénoncent notamment la collusion entre les élus et le puissant lobby des armes, la National Rifle Association (NRA). Ils réclament également un cadre législatif plus contraignant pour l’obtention d’armes à feu, comme le contrôle des antécédents. Mais le président des États-Unis, Donald Trump, reste un partisan du droit de port d’arme. Il avait évoqué un renforcement du contrôle des armes à feu avant de reculer quelques jours après.

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                En Virginie, l’Amérique qui ne veut pas désarmer



M. Trump n’envisage pour l’instant qu’une amélioration du système permettant de vérifier si un client potentiel n’est pas interdit d’achat d’armes compte tenu d’antécédents judiciaires ou psychologiques, de même que des mesures visant la protection des établissements scolaires. Deux réponses soutenues par la NRA.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Des centaines de milliers d’Américains défilent dans plusieurs villes du pays, samedi, plus d’un mois après un fusillade dans un lycée de Floride qui avait fait 17 morts.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Une proche de Silvio Berlusconi présidera le Sénat italien, tandis que la Chambre des députés sera dirigée par un des pionniers du Mouvement 5 étoiles.
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A Rome, accord in extremis entre la droite et les Cinq Etoiles pour pourvoir les présidences des deux assemblées

Une proche de Silvio Berlusconi présidera le Sénat italien, tandis que la Chambre des députés sera dirigée par un des pionniers du Mouvement 5 étoiles.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 14h18
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 14h57
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Ils ont finalement trouvé un accord. Après des jours de guerre des nerfs et de signaux contradictoires, ponctués d’éclats de voix et de menaces – vite oubliées – de rupture définitive, les deux grands vainqueurs du scrutin du 4 mars, la droite et le Mouvement 5 étoiles, sont parvenus à se répartir équitablement les postes de présidents de la Chambre des députés et du Sénat italiens, samedi 24 mars à la mi-journée. Maria Elisabetta Alberti Casellati, 71 ans, a donc été élue au poste de présidente du Sénat, avec 240 voix (sur 315). Quelques minutes plus tard, c’est Roberto Fico, 43 ans, qui recevait la présidence de la Chambre des députés, avec 422 voix (sur 630).
Magistrate de formation, parlementaire depuis 1994 et par deux fois secrétaire d’Etat à la présidence du Conseil de Silvio Berlusconi (un rouage particulièrement important dans l’appareil de gouvernement italien), Maria Elisabetta Alberti Casellati est une proche du fondateur de Forza Italia. Ce choix, entériné par toutes les composantes de la coalition de droite au terme d’une nuit de tractations, est une bonne manière envers l’ancien président du Conseil, alors que les dernières heures ont surtout démontré l’extrême faiblesse de sa position. Par ailleurs, le symbole de renouvellement est parfait : Maria Elisabetta Alberti Casellati est également la première femme à occuper le poste de présidente du Sénat.
Quant à Roberto Fico, c’est un des partisans de la première heure du Mouvement 5 étoiles, et, auprès de sa base militante, le garant d’une certaine pureté originelle teintée d’activisme, assez éloignée de la « normalisation » incarnée par le très lisse Luigi Di Maio. Originaire de Naples, c’est là qu’il a fondé, en 2005, l’un des quarante « meetup des amis de Beppe Grillo », qui seront la matrice originelle des Cinq Etoiles. Elu à la Chambre en 2013, il a obtenu la présidence de la commission de surveillance de la RAI, ce qui lui a offert une très importante visibilité.
Incertaines...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Une voiture piégée a explosé samedi dans la deuxième ville d’Egypte, tuant un policier et faisant quatre blessés, à l’avant-veille de l’élection présidentielle. Aucune revendication n’a pour l’heure été faite.
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Egypte : explosion d’une voiture piégée à Alexandrie, un policier tué

Une voiture piégée a explosé samedi dans la deuxième ville d’Egypte, tuant un policier et faisant quatre blessés, à l’avant-veille de l’élection présidentielle. Aucune revendication n’a pour l’heure été faite.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 12h46
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 13h21
   





                        


C’est un incident qui survient à deux jours du début de l’élection présidentielle égyptienne, au terme de laquelle le chef de l’Etat sortant, Abdel Fattah Al-Sissi, devrait être aisément réélu pour un second mandat.
Un policier a été tué, samedi 24 mars, dans l’explosion d’une voiture piégée à Alexandrie, dans le nord de l’Egypte, au passage d’un convoi transportant le directeur de la sécurité de la ville, a annoncé un responsable média au sein des services de sécurité. L’engin explosif a été déclenché au passage de ce convoi, provoquant « la mort d’un membre de la police et en blessant quatre autres », a précisé la même source.
Le corps du policier et les quatre personnes blessées, dont l’identité n’a pas été divulguée, ont été transportés vers un hôpital militaire de la ville, a dit dans un communiqué le porte-parole du ministère de la santé, Khaled Megahed.
Aucune revendication
Le directeur de la sécurité d’Alexandrie, le général Mostafa Al-Nemr, est indemne, ont par ailleurs indiqué ses services, cités par le journal d’Etat Al-Ahram. Une des sources citées évoque « une explosion terroriste qui a visé le convoi [du directeur de la sécurité] ».
L’explosion s’est produite près d’un commissariat. Les photos circulant sur Internet montrent une épaisse fumée noire s’élevant d’une rue. Plusieurs voitures stationnées à proximité paraissent endommagées, voire elles aussi calcinées.
Aucune revendication n’a pour l’heure été faite. Les services de sécurité ont assuré être sur place pour faire la lumière sur les circonstances de l’explosion.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Dans un entretien au « Monde », l’ancien ministre des affaires étrangères et européennes estime qu’il est impensable que Nicolas Sarkozy ait pu faire financer sa campagne de 2007 par Mouammar Kadhafi.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
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Bernard Kouchner : « Je ne crois pas Nicolas Sarkozy capable d’intervenir en Libye pour couvrir le financement occulte d’une campagne électorale »

Dans un entretien au « Monde », l’ancien ministre des affaires étrangères et européennes estime qu’il est impensable que Nicolas Sarkozy ait pu faire financer sa campagne de 2007 par Mouammar Kadhafi.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 12h02
    |

Nicolas Truong







                        



                                


                            

Cofondateur de Médecins sans frontières et de Médecins du monde, haut représentant de l’ONU au Kosovo et ancien ministre des affaires étrangères et européennes, de 2007 à 2010, Bernard Kouchner revient sur la mise en examen de Nicolas Sarkozy, l’intervention de la France en Libye et l’échec du droit d’ingérence.
Croyez-vous possible que l’intervention française en Libye de 2011 puisse avoir été menée pour empêcher Mouammar Kadhafi de révéler que son régime avait financé la campagne de Nicolas Sarkozy ?
Non, je n’y crois pas. Et si par malheur un lien était un jour établi, ma surprise serait bien douloureuse. Je ne crois pas Nicolas Sarkozy capable de se servir du droit d’ingérence pour couvrir le financement occulte d’une campagne électorale. Non, l’intervention en Libye visait à empêcher la démolition de Benghazi et le massacre d’une population qui se soulevait, dans la foulée des « printemps arabes ». Et puis, quel intérêt Sarkozy aurait-il eu à s’impliquer dans ces affaires ? On parle d’un financement de 50 millions d’euros alors que sa campagne n’en a coûté que 20 millions… Mais que notre pays ait mis tout ce temps à se poser la question, c’est là que réside le problème.
Donc, pour vous, il n’y a pas eu de financement de la campagne présidentielle par Kadhafi, en dépit des documents versés au dossier ?
Je ne peux pas le croire mais je ne connais ni les multiples intermédiaires ni les détails de leurs embrouilles.
Pour quelles raisons Kadhafi a-t-il été invité en grande pompe en France, en décembre 2007 ?
Nicolas Sarkozy a invité Kadhafi à Paris après la libération des infirmières bulgares qui étaient emprisonnées depuis neuf ans. Une libération qui avait été particulièrement difficile à obtenir, Cécilia Sarkozy et Claude Guéant se déplaçant spécialement en Libye pour cela. Tout le monde avait essayé auparavant, sans succès. Sarkozy, lui, avait affirmé dans sa campagne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Le journal britannique dénonce une « tentative d’intimidation » en « ligne avec l’environnement oppressant créé par le président Sissi contre la presse ».
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Le « Times » dénonce l’expulsion de sa correspondante en Egypte

Le journal britannique dénonce une « tentative d’intimidation » en « ligne avec l’environnement oppressant créé par le président Sissi contre la presse ».



Le Monde
 |    24.03.2018 à 11h56
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 12h14
   





                        



   


Elle vivait dans le pays depuis sept ans. Le journal britannique The Times a annoncé, samedi 24 mars, l’expulsion de sa correspondante en Egypte, Bel Trew. La journaliste « a été arrêtée il y a trois semaines après avoir interviewé un parent d’un homme décédé sur un bateau de migrants à destination de l’Europe », explique le quotidien. Elle a été ensuite détenue « sans explication », puis « conduite à l’aéroport par la police et obligée de prendre un vol pour Londres », ajoute le Times.
« Le Times déplore cette tentative d’intimidation et de suppression de notre couverture », a déclaré une porte-parole du journal. « C’est malheureusement en ligne avec l’environnement oppressant créé par le président [Abdel Fattah] Al-Sissi contre la presse ».
Menacée d’un procès militaire
Revenant sur son expulsion dans les pages du journal, Bel Trew affirme que son matériel lui a été confisqué, qu’elle a été détenue sans charges et menacée d’un « procès militaire, une procédure souvent utilisée contre les suspects de terrorisme ou les dissidents ».
« En ce qui concerne les autorités du Caire, je suis sur une liste de “personnes indésirables”, et si je tente de revenir, je serai à nouveau arrêtée. »

I've lived in #Egypt for 7 years, it's my beloved home and I'm not sure when I can return. I was arrested after doi… https://t.co/yXdjErq3h8— Beltrew (@Bel Trew)


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L’affaire est remontée jusqu’au ministre britannique des affaires étrangères, Boris Johnson, qui s’en est entretenu avec son homologue égyptien, Sameh Choukri, selon un porte-parole de l’ambassade britannique en Egypte cité par le Times. « Les autorités égyptiennes n’ont fourni aucune preuve d’actes répréhensibles. Nous continuerons à faire pression sur elles à ce sujet », ajoute-t-il.
Les autorités égyptiennes n’étaient pas joignables dans l’immédiat pour réagir à l’expulsion qui intervient dans un contexte de défiance accrue contre les médias étrangers, régulièrement accusés de diffuser de « fausses informations » sur l’Egypte et de ne pas respecter les règles déontologiques.
Les Egyptiens votent à partir de lundi pour élire leur président dans un scrutin sans surprise qui devrait donner à Abdel Fattah Al-Sissi un deuxième mandat.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ La riposte réglementaire et fiscale aux Gafam ne servira à rien si des concurrents européens ne surgissent pas à court terme, explique dans une tribune au « Monde » Thomas Fauré, entrepreneur du numérique.
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Affaire Facebook : « Il faut développer des plates-formes européennes souveraines »

La riposte réglementaire et fiscale aux Gafam ne servira à rien si des concurrents européens ne surgissent pas à court terme, explique dans une tribune au « Monde » Thomas Fauré, entrepreneur du numérique.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 11h35
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 12h46
    |

Thomas Fauré (Fondateur du réseau social Whaller)







                        



                                


                            

Tribune. Facebook connaît une crise majeure, que des signaux faibles laissaient présager depuis longtemps. Le scandale Cambridge Analytica oblige le réseau tentaculaire à livrer aujourd’hui son vrai visage. Ce qui est présenté comme une fuite de données personnelles par son fondateur relève bien plus certainement du modèle économique de l’entreprise : l’exploitation de ces données à des fins commerciales.
Pour autant, l’enjeu est-il exclusivement économique ? C’est davantage sur le terrain politique qu’il faut agir, en développant des plates-formes européennes souveraines.
Nous autres, Européens, sommes condamnés à œuvrer tels les métayers des Etats-Unis. Les data que nous cédons nolens volens sont collectées sur les plates-formes des Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), puis elles nous sont revendues comme par magie sous forme de propositions de biens ou de services personnalisés.

Nos choix, nos comportements, nos achats, nos échanges, nos convictions politiques et religieuses alimentent constamment leurs gigantesques bases de données d’où émergeront, un jour prochain, des formes d’intelligence artificielle (IA) – suggestions pertinentes ou intrusives. Nous sommes la matière première d’une économie de l’attention qui peut virer assez rapidement au viol des consciences.
Le tapis rouge est déroulé
L’Europe s’est, tardivement, mise en ordre de bataille. Mais au lieu d’investir massivement dans de potentiels champions, le Vieux Continent s’est contenté de jouer la carte défensive des fourches Caudines du règlement général sur la protection des données (RGPD). Tout bon connaisseur de ces enjeux sait pertinemment qu’aucun des puissants acteurs sciemment visés par ces règles n’aura finalement à s’en inquiéter.
Parallèlement, les pouvoirs publics français et européens ont glosé pendant des mois pour déterminer le montant approprié d’une taxe applicable aux ventes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Le président sortant, Abdel Fattah Al-Sissi, affronte du 26 au 28 mars un faire-valoir dans un scrutin joué d’avance.
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Compte rendu

L’abstention, seul enjeu de la présidentielle égyptienne

Le président sortant, Abdel Fattah Al-Sissi, affronte du 26 au 28 mars un faire-valoir dans un scrutin joué d’avance.

Hélène Sallon (Le Caire, envoyée spéciale)
    



LE MONDE
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        Le 24.03.2018 à 10h43

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        Mis à jour le 24.03.2018 à 10h55






    
Une affiche de campagne pour Abdel Fatah Al-Sissi, au Caire, le 19 mars.
Crédits : Nariman El-Mofty / AP


La place Tahrir et les rues du centre-ville du Caire sont saturées d’affiches du président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi. Ici, un commerçant de la rue, là un homme d’affaires important du pays ont fait déployer une bannière pour soutenir la candidature de l’homme fort de l’Egypte à un second mandat, lors du scrutin qui se tient du 26 au 28 mars. La profusion d’affiches masque pourtant mal l’apathie de la population face à une élection jouée d’avance. Le président Sissi concourt face à… l’un de ses partisans, Moussa Mostafa Moussa, homme politique méconnu venu sauver les apparences d’une élection pluraliste.
L’abstention, le président Sissi l’a bien compris, est son seul défi. Ses opposants, les islamistes et les révolutionnaires de 2011, ont été neutralisés et les candidats qui auraient pu capter leur vote écartés de la course. « La campagne n’est pas sur qui va gagner mais, qui va voter ? Le régime veut une forte participation pour réaffirmer sa légitimité à l’étranger. L’objectif est de faire autour de 47 % comme en 2014 », analyse le sociologue égyptien Saïd Sadek. Depuis six mois, M. Sissi martèle à l’attention des 60 millions de votants l’importance de participer pour la stabilité et la reconstruction du pays.

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« Son défi est de convaincre les indécis. Les gens l’ont élu par peur en 2014. Ils l’ont vu comme un sauveur face aux Frères musulmans. Aujourd’hui, il y a la stabilité, ils ne se sentent pas obligés d’aller voter », poursuit M. Sadek. Dans l’entretien qu’il a accordé, le 20 mars, sur la chaîne privée Al-Nahar, le président Sissi a courtisé son électorat favori - les femmes et la minorité copte – en recevant la réalisatrice copte Sandra Nashat dans les jardins du palais présidentiel. En 2014, 53 % des femmes avaient voté pour lui et une majorité de la communauté copte, qui représente quelque 10 % de la population.
« Il est loyal »
Cet électorat, qu’il a choyé pendant quatre ans, pourrait à nouveau être un réservoir de votes. « C’est le premier à nous donner nos droits, bien sûr que l’on va voter pour lui, réagit Nihal, une fonctionnaire de 48 ans qui cite la présence de sept femmes au gouvernement. Il est loyal. Il a réalisé de grandes choses, on doit lui donner quatre ans supplémentaires pour poursuivre son action. » Les grands projets d’infrastructures, la réforme de l’économie et la sécurité figurent en tête des réalisations citées par ses partisans les plus convaincus. « Il a réalisé beaucoup de choses : les programmes sociaux, le doublement du canal de Suez et la nouvelle capitale. Il a hérité d’un Etat failli et a sacrifié sa popularité pour le remettre debout », assène Gamal Eddin Morsi, 65 ans, un retraité du secteur pétrolier, aujourd’hui ébéniste dans le quartier de Dokki.
Dans ce quartier de la classe moyenne cairote, rares sont ceux qui partagent cet enthousiasme. Les réformes économiques, qui se sont traduites par des coupes dans les subventions et une inflation de plus de 30 %, sont vues comme un échec. L’absence d’enjeu électoral suscite, au mieux l’apathie, au pire l’amertume. Abou Ahmed, un coursier, se dit prêt à payer 5 000 livres égyptiennes (229 euros) d’amende – au lieu des 500 livres prévues par la loi – plutôt que d’aller voter. « Il n’y a personne qui aime ce pays. Les prix sont multipliés par trois. Il y a de la corruption partout, tout le monde cherche son propre intérêt. Les petits comme nous sont piétinés », explique ce père de deux enfants.
Profusion d’affiches
L’homme dénonce une mascarade électorale. « Quel choix a-t-on ? Même l’autre candidat a dit qu’il irait voter Sissi car sa femme l’aime tellement ! On nous dit de choisir entre Sissi de face, de profil gauche ou de profil droit ! », poursuit-il, moquant la profusion d’affiches électorales du président. Moussa Mostafa Moussa a beau s’en défendre, rares sont ceux qui le voient en candidat crédible. Le président du petit parti d’opposition Al-Ghad, a en effet été un soutien de campagne du président Sissi jusqu’à la dernière heure.

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« Quand j’ai vu que les autres candidats se retiraient, j’ai compris le danger d’un référendum sur la personne de Sissi. Cela donne des arguments aux Frères musulmans et à ceux qui appellent au boycott. L’abstention risquait d’être élevée, maintenant je suis là, il y a un choix », explique-t-il au Monde. L’homme a pourtant fait une campagne plus que discrète et hormis quelques critiques sur les réformes économiques, il prend soin de préciser : « Je ne me présente pas en ennemi, nous sommes sur la même voie. »
Les médias, les hommes de religion et les associations de femme se mobilisent pour pousser la population à aller voter. Si cela ne suffit pas, estime le sociologue Saïd Sadek, « le régime peut jouer un peu sur le taux de participation dans des régions où personne ne regarde. Dans les campagnes, l’appareil sécuritaire va demander aux maires et à la police de mobiliser les gens en affrétant des bus gratuits et en faisant le tour des commerces. »


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Plus de 600 000 personnes sont installées dans un camp de fortune alors que la saison humide va débuter en avril, porteuse de pluies diluviennes.
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La mousson, épreuve à venir pour les Rohingya réfugiés au Bangladesh

Plus de 600 000 personnes sont installées dans un camp de fortune alors que la saison humide va débuter en avril, porteuse de pluies diluviennes.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 10h36
    |

            Harold Thibault








                        



                                


                            

Ils ont fui leurs villages incendiés, abandonné leurs terres et dû laisser derrière eux les corps de leurs proches pour trouver refuge au Bangladesh voisin. Ici, ils ne sont plus menacés par les balles birmanes. Mais les réfugiés rohingya voient approcher une nouvelle épreuve : la saison de la mousson et ses pluies diluviennes qui menaceront d’emporter leurs tentes de fortune.
La saison humide au Bangladesh débute doucement en avril et mai pour voir les pluies grimper au cours de l’été – avec 1 060 mm d’eau dans l’est du pays en juillet, à comparer aux 282 mm d’eau en janvier 2018 en France, record depuis les débuts des relevés météorologiques.
C’est peu dire que le principal camp où sont installés les Rohingya n’est pas préparé à ce déluge. Les réfugiés ont commencé à affluer après le 25 août 2017 lorsque, en réponse à l’attaque de postes de police par une nouvelle guérilla disant défendre les intérêts de cette minorité musulmane victime de ségrégation, l’armée birmane a lancé une campagne de la terre brûlée d’une brutalité inédite.
Entre colère et empathie
Mais le Bangladesh, avec ses 163 millions d’habitants sur un territoire dont la superficie ne dépasse pas un quart de celui de la France métropolitaine, est l’un des pays les plus densément peuplés de la planète. Son gouvernement voit se profiler des élections générales qui auront lieu à la fin de l’année. Il craint la colère des citoyens de la région, qui déplorent la dégradation des terres et la présence d’une main-d’œuvre potentiellement concurrente, même s’ils éprouvent de l’empathie pour ces victimes.

Dans ce contexte, hors de question pour les autorités bangladaises d’envisager des solutions durables. Elles soulignent que concentrer les réfugiés sur un seul site permet de leur offrir des services, de santé notamment, de meilleure qualité que sur des sites éloignés, mais souhaitent aussi éviter que ces populations ne s’éparpillent dans le pays en allant chercher...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Les députés libéraux des circonscriptions rurales ne veulent pas déplaire aux chassseurs et aux collectionneurs.
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Le Canada prend de timides mesures pour mieux contrôler les armes à feu

Les députés libéraux des circonscriptions rurales ne veulent pas déplaire aux chassseurs et aux collectionneurs.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 10h34
    |

            Anne Pélouas (Montréal, correspondance)








                        



   


« Bien que le Canada soit un des pays les plus sûrs au monde, l’augmentation de la criminalité liée aux armes à feu a causé trop de violence et pris trop de vies dans diverses collectivités. » C’est ainsi que le ministre canadien de la sécurité publique, Ralph Goodale, a justifié, mardi 20 mars, le dépôt d’un projet de loi sur le contrôle des armes à feu. Le premier ministre, Justin Trudeau, avait promis, lors de sa campagne électorale de 2015, de resserrer ce contrôle en restaurant plusieurs mesures abolies par son prédécesseur conservateur Stephen Harper. Il ne rétablit pas cependant le registre national des armes à feu créé en 2005 sous les libéraux mais supprimé en 2012 par les conservateurs.
A dix-huit mois d’une nouvelle échéance électorale, le gouvernement fédéral marche sur des œufs, plusieurs députés libéraux, représentant des circonscriptions rurales, craignant de ne pas être réélus s’il adoptait des mesures déplaisant aux chasseurs et aux collectionneurs. Exit donc un registre des armes et place à des règles moins controversées afin, a précisé M. Goodale, d’être « juste envers les propriétaires et les entreprises d’armes à feu responsables et respectueux des lois ».

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Le projet de loi apporte plusieurs modifications au régime actuel. Il renforce les vérifications des antécédents – judiciaires et de violence pour cause de maladie mentale – de tout demandeur d’un permis de port d’armes. Sa détention devra aussi être vérifiée par tous les vendeurs auprès de la gendarmerie, qui gardera ainsi trace des acheteurs. Les commerçants devront tenir un inventaire et un registre de leurs ventes. Enfin, est rétablie l’interdiction de transporter sans autorisation spécifique une arme « prohibée ou à autorisation restreinte », sauf pour l’emporter du magasin à son domicile ou du domicile au stand de tir.
Les conservateurs ont exprimé leur crainte de voir le gouvernement « restaurer le registre des armes à feu par la porte de derrière » en obligeant les commerçants à consigner leurs ventes. La Coalition canadienne pour le droit aux armes à feu clame sa déception. Son président, Rod Giltaca, estime que le gouvernement « ne s’attaque pas au problème grandissant de la violence commise avec des armes sans permis et perpétrée par des gangs de rue », alors qu’il impose de nouveaux « tracas administratifs » aux honnêtes propriétaires d’armes. L’examen du projet de loi au Parlement dans les mois qui viennent promet d’être houleux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Lors du conseil européen, le président français a tenté d’avancer sur la nouvelle architecture de la zone euro et sur la taxe digitale.
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Eurozone, GAFA : la politique des petits pas de Macron à Bruxelles

Lors du conseil européen, le président français a tenté d’avancer sur la nouvelle architecture de la zone euro et sur la taxe digitale.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 10h17
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 10h36
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Preuve que le couple « Merkron » (pour Merkel et Macron) et sa capacité à entraîner le reste des Européens suscitent encore des espoirs : la conférence de presse commune entre la chancelière allemande et le président français, vendredi 23 mars, en clôture d’un conseil européen de deux jours à Bruxelles, a fait le plein de journalistes.
Emmanuel Macron, qui avait déjà rencontré Angela Merkel, tout juste intronisée pour un quatrième mandat la semaine dernière, s’y est déclaré « confiant » dans sa capacité à parvenir à une « feuille de route européenne de réformes » commune avec Berlin en juin. En décembre 2017, il avait déjà promis de « converger » avec Berlin sur la poursuite de l’intégration de la zone euro dès ce conseil de mars.
Mais les difficultés de l’Allemagne à se doter d’un gouvernement de coalition, à la suite des élections fédérales de septembre 2017, ont eu raison de cet agenda hexagonal. Et dans l’intervalle, certaines de ses idées les plus ambitieuses – un ministre des finances de la zone euro, un Parlement de la zone euro, un budget conséquent de la zone euro – ont été battues en brèche par les moins enthousiastes des Etats membres, Pays-Bas en tête.
 estime  Donald Tusk, le président du Conseil européen
Paris semble en avoir déjà tiré les conséquences. A l’issue d’une discussion de deux heures sur ces réformes macroniennes « de long terme », vendredi, le président français n’a pas une fois mentionné le terme « budget européen » lors de sa conférence. La chancelière a pour sa part surtout insisté sur les priorités allemandes : l’achèvement de l’union bancaire, une réforme pourtant sur la table depuis… 2013, à propos de laquelle elle a jugé nécessaires « des progrès très rapides ». Et l’évolution du Mécanisme européen de stabilité (MES, mis en place pendant la crise pour éviter la faillite à la Grèce ou l’Irlande),...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Révélé par une attaque en octobre 2017, un groupe d’islamistes radicaux reste actif près de la Tanzanie.
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Au Mozambique, un péril djihadiste venu du nord

Révélé par une attaque en octobre 2017, un groupe d’islamistes radicaux reste actif près de la Tanzanie.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 10h16
    |

                            Adrien Barbier (Mocimboa da Praia (Mozambique), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Mocimboa da Praia, 5 octobre 2017, 1 heure du matin. Dans cette bourgade sans histoire située tout au nord du Mozambique, quatre jeunes en tunique se rendent au poste de police au beau milieu de la nuit. Les deux premiers tiennent fermement le troisième, qu’ils présentent comme un voleur tout juste attrapé. Tandis que l’officier de garde se retourne pour prendre leur déposition, le quatrième sort une machette de sous son vêtement.
Au même moment, leurs acolytes attaquent deux autres garnisons avec des mitraillettes. Pendant quarante-huit heures, la ville est prise en otage, le temps que des renforts de l’armée affluent de toute la région pour les déloger. A la fin des combats, le bilan de cette toute première attaque djihadiste est sans appel : deux morts chez la police, 14 parmi les assaillants, et d’innombrables blessés.
L’irruption d’un groupe armé de jeunes musulmans radicalisés a pris le Mozambique par surprise. Jusque-là, l’Afrique australe était épargnée par la menace islamiste qui touche le reste du continent. Ce groupe, la population les appelle les « Al-Shabab », de l’arabe, « les jeunes ». La plupart sont des Mozambicains issus du nord du pays, qui n’auraient, selon les autorités, pas de lien apparent avec les Chabab somaliens, le groupe terroriste qui contrôle une partie de la Somalie depuis 2006 et mène des attentats au Kenya.
Situation « calme et sous contrôle »
Chassés de Mocimboa par l’armée, les survivants se sont, depuis, réfugiés dans l’épaisse forêt qui borde cette ville côtière, d’où ils mènent des raids sporadiques mais sanglants contre les villages alentour. Assassinats de villageois à la machette, femmes enlevées puis mariées de force, maisons brûlées : la population est en première ligne. Depuis une relative accalmie fin janvier, les forces de police et le gouvernement assurent, au diapason, que la situation est « calme et sous contrôle ».
Sur place, le souvenir des « événements du 5 octobre » hante...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Le mouvement de lycéens né après la tuerie de Parkland s’inscrit dans la lignée des combats politiques ou sociaux menés, en premier lieu, par des adolescents ou des jeunes adultes.
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La génération « mass shooting », cette jeunesse américaine contre les ventes d’armes

Le mouvement de lycéens né après la tuerie de Parkland s’inscrit dans la lignée des combats politiques ou sociaux menés, en premier lieu, par des adolescents ou des jeunes adultes.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 10h00
    |

            Stéphanie Le Bars (Washington, correspondance)








                        



                                


                            

Y aurait-il un âge minimum requis pour s’engager en politique ? Plusieurs responsables et commentateurs américains conservateurs semblent le penser. Ces dernières semaines, ils ont mis en doute la légitimité des lycéens de Parkland (Floride), frappés, le 14 février, par la tuerie qui a fait 17 morts dans leur établissement, à mener la fronde contre les ventes d’armes aux Etats-Unis. « Trop jeunes », « trop secoués émotionnellement », « manipulés », ces adolescents ne seraient pas les mieux placés pour donner de la voix dans ce débat récurrent de la société américaine.
Ces lycéens ont pourtant marqué l’opinion par leur maturité et leur force de conviction lors de leurs nombreuses prises de parole. Désormais soutenus par des organisations militant de longue date pour le contrôle des armes, ils sont à l’origine de la « Marche pour nos vies », qui, samedi 24 mars, va voir déferler, dans les rues de Washington et de nombreuses villes américaines, des centaines de milliers de personnes.

Ce mouvement s’inscrit dans une lignée de combats politiques ou sociaux menés, en premier lieu, par des adolescents ou des jeunes adultes. Et, comme tous les combats récents à travers le monde, il est porté par la force des réseaux sociaux, gages de mobilisation rapide et massive. Pour Thomas Maher, maître de conférences à l’université Purdue (Indiana), spécialiste des mouvements sociaux, la mobilisation actuelle est en résonance avec les manifestations qui ont éclaté sur les campus puis dans la société américaine contre la guerre du Vietnam, à partir de 1964.
« Dans les années 1960, les jeunes Américains antiguerre s’indignaient de pouvoir être envoyés au combat alors qu’ils ne pouvaient pas voter. Cela leur donnait une légitimité à s’exprimer et à être entendus, explique l’enseignant. Les jeunes de Parkland sont les survivants d’une tuerie, mais ils représentent aussi la génération des mass shootings. Ces...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Alors que les établissements scolaires américains ont connu plus d’une trentaine de fusillades depuis le début de l’année, les jeunes se mobilisent en masse contre les armes à feu.
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Etats-Unis : une génération qui a grandi sous la menace des armes

Alors que les établissements scolaires américains ont connu plus d’une trentaine de fusillades depuis le début de l’année, les jeunes se mobilisent en masse contre les armes à feu.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 10h00
    |

            Flavie Holzinger et 
                                Xemartin Laborde








                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Dans un entretien au « Monde », l’universitaire Olivier Chopin estime que les services secrets devraient se préoccuper des menaces que les fake news et autres théories de conspiration font peser sur nos sociétés.
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Espionnage : « Les démocraties savent se défendre »

Dans un entretien au « Monde », l’universitaire Olivier Chopin estime que les services secrets devraient se préoccuper des menaces que les fake news et autres théories de conspiration font peser sur nos sociétés.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 11h26
    |

            Gaïdz Minassian








                        



                                


                            
[La Grande-Bretagne a ­accusé la Russie d’avoir empoisonné le 4 mars un ex-agent double, Sergueï Skripal et sa fille Ioulia, retrouvés inconscients sur un banc à Salisbury, au sud-ouest de Londres. L’Allemagne, les Etats-Unis et la France ont soutenu Londres. Ils ont exprimé leur « consternation » et dénoncé « une menace pour la sécurité ». La Russie a nié toute responsabilité dans cette tentative d’empoisonnement, pourfendant un « numéro de cirque » du gouvernement britannique. En attendant les conclusions de l’enquête, Londres a riposté mi-mars par l’expulsion de 23 diplomates russes en poste en Grande-Bretagne. Le ministère des affaires étrangères russe a répondu en expulsant 23 diplomates britanniques. Jeudi 22 mars, les dirigeants européens ont rappelé « pour consultation » l’ambassadeur de l’UE à Moscou.]
Entretien. Spécialiste des études sur le renseignement à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), Olivier Chopin est l’auteur de l’ouvrage Renseignement et sécurité, chez Armand Colin, en 2016.
Quelle a été votre réaction après avoir appris l’empoisonnement, début mars, de l’ancien agent russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia en Grande-Bretagne ?
Olivier Chopin : Il s’agit d’un nouveau cas d’empoisonnement par des substances toxiques dans la lignée de ceux de Viktor Iouchtchenko, candidat en Ukraine et empoisonné à la dioxine en 2004, d’Alexandre Litvinenko, opposant notable du pouvoir russe et tué par ingestion de polonium 210 en 2006. Dans le cas de Sergueï Skripal et de sa fille, l’enquête indique l’existence d’une opération hostile dont les autorités britanniques attribuent la responsabilité au gouvernement de la Russie.
La réaction des Etats occidentaux vous semble-t-elle proportionnée ?
En paroles, la réaction de Theresa May est très ferme. Dans les faits, c’est difficile de juger. La responsabilité de définir le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Les deux Corées enverront chacune une délégation de trois membres dans le village frontalier de Panmujom, jeudi.
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Accord de Pyongyang pour des discussions avec Séoul la semaine prochaine

Les deux Corées enverront chacune une délégation de trois membres dans le village frontalier de Panmujom, jeudi.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 06h50
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 12h26
   





                        



   


La Corée du Nord a accepté, samedi 24 mars, de tenir la semaine prochaine des discussions de haut niveau avec la Corée du Sud afin de parler de questions logistiques en vue d’un prochain sommet entre les deux Etats, a annoncé le ministère sud-coréen de l’unification.

        Lire aussi :
         

                « La Corée du Nord est dans une nouvelle séquence diplomatique »



Les deux Corées enverront chacune une délégation de trois membres dans le village frontalier de Panmujom, jeudi 29 mars. Séoul a suggéré que les discussions aient lieu dans le Pavillon de l’unification situé du côté nord de la localité.
Détente extrêmement rapide
Le sommet intercoréen prévu fin avril pourrait être suivi par un face-à-face entre le président des Etats-Unis, Donald Trump, et le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un. Les Jeux olympiques d’hiver, qui se sont tenus en Corée du Sud, ont été le catalyseur d’une détente extrêmement rapide entre le Nord et le Sud.
Washington et Séoul ont annoncé jeudi que les exercices militaires conjoints annuels prévus à partir d’avril entre les deux pays auraient bien lieu, mais que la principale manœuvre serait raccourcie d’un mois.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Le mouvement de lycéens né après la tuerie de Parkland en Floride mobilise dans tous les Etats-Unis, samedi, pour réclamer un encadrement plus strict des armes à feu.
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La « shooting generation » demande des comptes aux élus américains

Le mouvement de lycéens né après la tuerie de Parkland en Floride mobilise dans tous les Etats-Unis, samedi, pour réclamer un encadrement plus strict des armes à feu.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 06h49
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 07h53
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

La marche « pour nos vies » du samedi 24 mars à Washington et dans des dizaines d’autres villes américaines, pour réclamer un encadrement plus strict des armes à feu, est l’histoire d’une surprise. Au lendemain de la tuerie (17 morts) perpétrée le 14 février dans un lycée de Parkland, en Floride, le fatalisme semblait pourtant devoir une nouvelle fois s’imposer. Comme après le plus grand massacre perpétré par un tireur isolé, à Las Vegas (Nevada) en octobre 2017 (58 morts) ; comme après celui qui avait ensanglanté une église du Texas le mois suivant (26 morts).
Mais cette fois, les rescapés ont refusé que l’émotion qui avait une nouvelle fois saisi un pays tout entier reste sans lendemain. La détermination et le pouvoir de conviction de ces adolescents des classes moyennes ou supérieures leur ont permis de prendre le contrôle de l’agenda politique, mettant en difficulté les défenseurs traditionnels d’un accès presque inconditionnel aux armes à feu, à commencer par la puissante National Rifle Association (NRA).
« J’ai été pris de court », avoue Ben Bowyer, politologue à la Santa Clara University (Californie) et membre d’un observatoire de la participation politique des jeunes Américains. Le chercheur souligne la qualité des premiers porte-parole, propulsés cette semaine en « une » du magazine Time, pour expliquer qu’après le drame leurs revendications ont continué à dicter l’agenda, contraignant le président Donald Trump et le Congrès à s’exprimer.
« Maîtrise des réseaux sociaux »
L’effet cumulatif des tueries d’élèves a sans doute également joué, depuis le lycée de Columbine, dans le Colorado, en 1999 (13 morts), l’université de Virginia Tech, en 2007 (32 morts), ou l’école primaire de Sandy Hook, dans le Connecticut, en 2012 (27 morts dont 20 enfants), pour ne parler que des plus meurtrières. Les lycéens de Parkland se définissent d’ailleurs comme « la génération des fusillades de masse », celle des exercices...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Après un mois de combats et de bombardements, l’enclave située sur le flanc oriental de Damas est presque entièrement repassée sous la coupe des troupes pro-régime.
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Syrie : les rebelles de la Ghouta hissent le drapeau blanc

Après un mois de combats et de bombardements, l’enclave située sur le flanc oriental de Damas est presque entièrement repassée sous la coupe des troupes pro-régime.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 06h47
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 07h03
    |

            Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)








                        



                                


                            

La scène a été filmée en lisière de la Ghouta, dans l’un des camps de fortune aménagés pour accueillir les familles qui fuient le pilonnage de cette banlieue rebelle de Damas par l’aviation russo-syrienne. Mohamed Qaband, un membre de l’Assemblée du peuple, la caisse d’enregistrement des décisions du régime Assad, apparaît à l’arrière d’une camionnette blanche, des bouteilles d’eau minérale à la main.
« Vous voulez boire ?, demande-t-il aux rescapés des bombardements qui se massent autour du véhicule. Alors dîtes “Bachar Al-Assad est notre président”. Allez, dites-le encore, “Bachar Al-Assad est notre président.” » Et pendant que la foule s’exécute et que les bouteilles circulent de main en main, le député poursuit son show : « A bas l’Arabie saoudite, à bas les Etats-Unis, La Syrie est victorieuse. »
Cette vidéo au goût d’humiliation, probablement tournée vendredi 23 mars et partagée sur les réseaux sociaux par des militants pro-gouvernement, est emblématique de la capitulation de la Ghouta. Après un mois d’offensive d’une brutalité effrénée, qui a causé la mort de 1 600 civils et fait près de 8 000 blessés, plus de 90 % de l’enclave, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), est repassée sous la coupe de l’armée syrienne et de ses supplétifs.
Depuis le milieu de la semaine, les groupes armés qui contrôlaient ce territoire depuis 2013, et qui ne défendent plus que de minuscules poches, isolées les unes des autres, hissent le drapeau blanc à tour de rôle. Après les salafistes de Ahrar Al-Cham, mercredi, les combattants de Faylaq Al-Rahman, une faction islamiste modérée, ont fini par signer, vendredi, l’accord d’évacuation imposé par la Russie.
« Négociations séparées »
Selon la télévision d’Etat syrienne, plus de 4 000 personnes – dont 1 400 hommes armés –, ont déjà été convoyées par bus vers la province rebelle d’Idlib, dans le nord du pays. Là-même...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Un milliardaire proche du président Erdogan a mis la main sur Dogan Holding, le plus gros groupe d’information du pays.
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Turquie : le gouvernement renforce son contrôle sur les médias

Un milliardaire proche du président Erdogan a mis la main sur Dogan Holding, le plus gros groupe d’information du pays.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 06h46
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



                                


                            
Avide de contrôler la totalité du paysage médiatique à dix-huit mois des élections de novembre 2019 – législatives et présidentielle –, le gouvernement turc (islamo-conservateur) vient de jeter son dévolu sur Dogan Holding, le plus gros groupe de médias de Turquie. Ce dernier vient en effet d’être racheté par le milliardaire Erdogan Demirören, un proche du président Recep Tayyip Erdogan.
Désormais, « 90 % des médias [du pays] sont entre les mains de l’exécutif », constate la journaliste Aysenur Arslan, une ancienne collaboratrice de Dogan Holding.
Après des négociations discrètes, le groupe Demirören, présent dans l’énergie, la construction, le tourisme, a acquis pour 1,1 milliard de dollars (890 millions d’euros) les quotidiens Hürriyet, Posta, Fanatik, ainsi que l’agence de presse Dogan et les chaînes de télévision Kanal D et CNN-Türk. Selon le site d’information T24, pour finaliser son acquisition, la holding de M. Demirören a bénéficié d’un crédit venu d’un consortium bancaire, dont l’établissement public Ziraat Bank.
Dans le viseur des autorités
Après avoir dominé la scène médiatique turque pendant quarante ans, le milliardaire Aydin Dogan, fondateur du groupe du même nom, a tiré sa révérence, jeudi 22 mars. « J’ai 81 ans. A ce stade, j’ai décidé, de mon propre chef, de cesser mes activités dans les médias », a-t-il déclaré lors d’un discours d’adieu à ses salariés. En insistant sur le caractère volontaire de la cession, le magnat comptait visiblement faire taire les rumeurs selon lesquelles il aurait finalement cédé ses actifs sous la pression du gouvernement.
« S’il ne vendait pas la branche médias de son groupe, il risquait d’être emprisonné dans le cadre d’une enquête sur les événements du 28 février [le 28 février 1997, les militaires avaient évincé le gouvernement dirigé alors par l’islamiste Necmettin Erbakan]. On lui a montré le bâton, il a compris le message », a assuré...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Chaque année aux Etats-Unis, deux millions d’animaux prennent l’avion avec leurs maîtres. Les compagnies sont débordées, les clients grommellent.
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Quand les vols américains se transforment en Arche de Noé

Chaque année aux Etats-Unis, deux millions d’animaux prennent l’avion avec leurs maîtres. Les compagnies sont débordées, les clients grommellent.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 06h46
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 06h55
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            LETTRE DE NEW YORK
Les compagnies aériennes sont un peu aux Etats-Unis ce qu’est la SNCF à la France : l’objet de passions et d’anecdotes insensées. Dernière en date, la mort par étouffement d’un malheureux chien sur un vol Houston-New York d’United Airlines lundi 12 mars.
« C’est un chien, c’est un chien », a pourtant assuré la propriétaire Catalina Robledo, selon sa fille. L’hôtesse n’a rien compris ou rien voulu entendre, elle a enfermé le bouledogue français dans le compartiment à bagage : Kokito a longtemps aboyé, puis s’est tu. Définitivement.
L’affaire a fait plonger l’action d’United, qui a défendu une version contraire à celle de la famille et des autres passagers ; la justice du Texas a ouvert une enquête pour voir si les faits relevaient de la cruauté animale. Les sénateurs John Kennedy (Louisiane, républicain) et Catherine Cortez Masto (Nevada, démocrate) ont déposé une proposition de loi prohibant l’enferment des animaux dans les coffres. A l’avenir, a promis United, les couffins pour animaux porteront des badges de couleur.
Quelques jours avant, on avait appris qu’United avait expédié un berger allemand destiné à Kansas City… au Japon. L’animal a été retourné à ses maîtres sain et sauf.
Serpents, araignées, dindes, paon...
United est accablée, alors que la guerre des animaux fait rage sur les avions et finissent par envahir les cabines. Normalement, l’argent devrait être dissuasif : les grandes compagnies facturent 125 dollars (100 euros) le passage dans les airs de tout compagnon domestique.
Mais, il y a un mais : si l’animal est indispensable au passager, tel un chien guidant un aveugle ou un vétéran militaire, son voyage est gratuit. Des petits malins ont utilisé un concept judicieux pour ne pas payer, celui d’animal de « soutien affectif » : les personnes angoissées, traumatisées comme les vétérans de guerre, ont besoin d’un animal de compagnie.
En théorie, il faut fournir un certificat médical constatant...




                        

                        

