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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Des centaines de milliers d’Américains défilent dans plusieurs villes du pays, samedi, plus d’un mois après un fusillade dans un lycée de Floride qui avait fait 17 morts.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Philippe Pétel avait été mis en cause après que des hommes cagoulés ont violemment expulsé des étudiants qui occupaient la faculté, jeudi soir.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Montpellier : le doyen de la faculté de droit démissionne après la violente évacuation d’étudiants

Philippe Pétel avait été mis en cause après que des hommes cagoulés ont violemment expulsé des étudiants qui occupaient la faculté, jeudi soir.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 13h47
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 18h15
    |

            Eric Nunès et 
Camille Stromboni








                        


Le doyen de la faculté de droit de Montpellier, Philippe Pétel, a démissionné, vendredi 23 mars au soir, a annoncé dans un communiqué le président de l’université, Philippe Augé, confirmant une information donnée au Monde. M. Augé a nommé un administrateur provisoire à compter de samedi.
M. Pétel avait été directement mis en cause par des étudiants après que des hommes cagoulés ont violemment expulsé, dans la nuit de jeudi à vendredi, des étudiants qui occupaient un amphithéâtre.

        Lire le récit :
         

          A Montpellier, des étudiants violemment expulsés de la fac de droit par des individus cagoulés



Le professeur de gestion et vice-président du conseil d’administration, Bruno Fabre, sera chargé d’assurer le bon fonctionnement de la faculté, jusqu’à l’élection d’un nouveau doyen. « La démission du doyen est un premier élément qui doit contribuer à l’apaisement sur le site », espère Philippe Augé.
La faculté, fermée à la suite des événements, doit rouvrir en début de semaine, « quand les conditions de sécurité seront réunies », indique le président, qui ira, avec l’administrateur provisoire, à la rencontre des personnels et des étudiants à la réouverture du site.
Une démission dont a pris acte la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, alors qu’elle avait « condamné avec la plus grande fermeté ces actes de violence » et missionné sur place l’Inspection générale de l’administration de l’Education nationale et de la recherche (IGAENR), afin qu’une enquête débute. « L’inspection que j’ai missionnée sera sur place lundi, et elle rendra publiques ses conclusions », a-t-elle précisé.

J'ai pris acte de la démission du Doyen de la Faculté de droit de @umontpellier . L'inspection que j'ai missionnée… https://t.co/fYP0PEX7Je— VidalFrederique (@Frédérique Vidal)


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Retour sur les faits
L’occupation de l’amphithéâtre par des étudiants, jeudi 22 mars, avait été décidée lors d’une assemblée générale qui avait réuni des participants de la manifestation opposés à la loi modifiant les règles d’accès à l’université, dont la nouvelle plate-forme Parcoursup. Ils avaient alors voté la tenue d’une nouvelle AG, vendredi 23 mars à 8 heures, et choisi d’occuper les locaux dans l’intervalle pour s’assurer d’y avoir toujours accès.
Alors qu’une cinquantaine d’étudiants étaient « tranquillement en train de manger » jeudi soir, un groupe « d’une dizaine d’individus, cagoulés et armés de bâtons et de morceaux de palettes de bois brisés se sont introduits dans l’amphithéâtre par les portes annexes, alors que les agents de sécurité de l’université gardaient les portes principales », d’après les témoignages recueillis par Le Monde. « Ils nous ont bousculés, frappés, relate Axel Pessemier, étudiant en troisième année de licence de l’université Montpellier-III-Paul-Valéry, qui faisait partie des occupants. Certains d’entre nous sont tombés à terre, ils ont encore été frappés. »
Alors que l’amphithéâtre était calme et sous le contrôle de la sécurité de l’université, « le groupe d’agresseurs est entré sans difficulté », affirme Thomas Levy, qui fait partie du personnel administratif de l’université Paul-Valéry et qui participe à la mobilisation. L’une des vidéos prises durant l’agression montre, en effet, des personnels de sécurité présents dans le haut de la salle alors que les agresseurs évacuent violemment les occupants en partant du bas ou des côtés de l’amphithéâtre.
Selon plusieurs témoignages, les grilles de la faculté ont été refermées dès l’expulsion des manifestants. Les occupants expulsés, les gardiens comme les agresseurs sont restés ensemble à l’intérieur de l’établissement.
Certains étudiants présents ont alors accusé le doyen de la faculté de droit de Montpellier, Philippe Pétel, d’avoir laissé faire cette évacuation musclée. Ce dont il s’est défendu avec vigueur, assurant auprès de CheckNews, le site de fact checking de Libération, qu’il n’était pas « à l’initiative de la venue de ces hommes en noir » et que « parmi les personnes cagoulées, oui, c’est possible qu’il y ait eu un prof de droit ».
Egalement interrogé par France 3, Philippe Pétel a affirmé qu’il n’avait fait « entrer personne » et évoque « une cinquantaine d’étudiants qui étaient là et qui ont voulu se défendre », avant d’ajouter que les étudiants en droit présents étaient « tous contre l’occupation ». Quant à la tenue des « défenseurs », « si certains étaient cagoulés, je n’en sais rien. Des cagoulés, j’en ai vu de temps en temps, mais ils étaient dans le clan des occupants. Je suis assez fier de mes étudiants. Je les approuve totalement », a ainsi déclaré le doyen. Plusieurs jeunes ont été blessés et hospitalisés.
Une enquête ouverte
Le parquet de Montpellier « a ouvert une enquête pour des faits de violences en réunion et avec arme », a annoncé vendredi le procureur de la République de Montpellier, Christophe Barret, précisant que cette enquête « visait également l’intrusion ».
Le président de l’université de Montpellier, M. Augé, a quant à lui annoncé qu’il avait porté plainte contre X « afin que la lumière soit faite sur ces événements ». 


Des étudiants lillois appellent à une mobilisation nationale mercredi
Des étudiants de l’Université Lille 2 ont appelé samedi 24 mars à une mobilisation nationale mercredi dans les facultés contre la réforme de l’université et les « interventions policières » sur les campus, en référence notamment à l’expulsion violente qui s’est déroulée à Montpellier.
Environ 150 étudiants de Lille 2 se sont rassemblés vendredi soir devant l’université, avant de s’installer dans un amphithéâtre. Une partie d’entre eux y a passé la nuit. « Lors de l’assemblée générale, on a décidé d’appeler à une manifestation nationale le mercredi 28 mars, à Lille et dans les autres universités, contre la sélection et mais aussi contre les expulsions des étudiants lorsqu’ils occupent un amphithéâtre, par exemple », a expliqué samedi à l’Agence France-Presse (AFP) Nicolas Heyn, membre des Jeunes Insoumis et étudiant en master de sciences politiques à Lille 2.
Une décision prise « en réaction aux multiples interventions policières partout en France sur les campus universitaires se mobilisant (Nantes, Bordeaux, Paris, Dijon, Strasbourg, Lille, Toulouse, Grenoble pour ne citer qu’eux) », peut-on lire dans un communiqué des étudiants.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Des engins explosifs artisanaux ont été retrouvés dans le magasin visé par le terroriste et des documents aux allures de testament à son domicile.
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Attentat dans l’Aude : des notes « faisant allusion » à l’EI trouvées au domicile du tueur

Des investigations sont en cours afin de déterminer la provenance de l’arme utilisée par l’assaillant ainsi que les éventuelles complicités dont il a pu bénéficier.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 15h46
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 17h01
   





                        



   


L’essentiel
Radouane Lakdim a été abattu, vendredi 23 mars dans l’après-midi, par des militaires du groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) alors qu’il s’était retranché dans un supermarché Super U de Trèbes (Aude), localité située à 10 kilomètres de Carcassonne.Peu avant, il avait braqué une voiture et attaqué quatre CRS qui revenaient d’un jogging à Carcassonne.L’attaque a fait quatre morts – dont trois dans le supermarché, en comptant le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, qui a succombé à ses blessures samedi – et quinze blessés, dont un se trouve toujours dans un état grave.L’organisation Etat islamique (EI) a revendiqué l’attaque. La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie de l’affaire.
Les investigations se poursuivaient, samedi 24 mars, au lendemain des attaques djihadistes de Trèbes et Carcassonne perpétrées par Radouane Lakdim. Les enquêteurs cherchent à déterminer les raisons du passage à l’acte de ce Français d’origine marocaine de 25 ans, à déterminer la provenance de l’arme utilisée et à trouver d’éventuelles complicités.
Emmanuel Macron a convoqué samedi un conseil restreint de défense, qui devait se tenir à 17 h 30 à l’Elysée, a annoncé la présidence de la République. Le point sur l’avancée de l’enquête.

   



        Lire le récit :
         

          Attaques à Trèbes et Carcassonne : récit d’un itinéraire sanglant



Deux placements en garde à vue
La compagne de Radouane Lakdim a été placée en garde à vue, vendredi vers 19 heures, du chef d’association de malfaiteur en lien avec une entreprise terroriste, a annoncé le procureur de Paris, François Molins.
Dans la nuit de vendredi à samedi, un deuxième individu a été placé en garde à vue pour le même chef d’accusation, selon le parquet de Paris. Selon une source proche du dossier, il s’agit d’un mineur né en 2000, ami de Radouane Lakdim.

        Lire aussi :
         

                Attaques de Carcassonne et Trèbes : ce que l’on sait




   


Des notes « faisant allusion » à l’EI et s’apparentant à un testament
La perquisition réalisée au domicile de Radouane Lakdim a permis de trouver des « notes faisant allusion à l’[organisation] Etat islamique » et s’apparentant à un testament, ainsi que des supports numériques, a fait savoir une source judiciaire, samedi.
Radouane Lakdim ne s’est toutefois jamais rendu en zone irako-syrienne.
Des investigations autour d’éventuelles complicités
Né au Maroc le 11 avril 1992, naturalisé français à l’âge de 12 ans, en même temps que son père, Radouane Lakdim vivait à Carcassonne. Il était fiché S depuis 2014, avec un signalement « actif » car il était considéré comme en lien avec des islamistes appartenant au « haut du spectre » de la radicalisation.

        Lire les explications :
         

          Attaques dans l’Aude : Radouane Lakdim, un terroriste suivi par la DGSI



Mais il n’avait manifesté aucun « signe précurseur pouvant laisser présager un passage à l’acte terroriste », a relevé François Molins. Radouane Lakdim était connu de la justice pour des faits de droit commun. Son casier judiciaire affiche deux condamnations : la première en 2011 à une peine d’un mois de prison avec sursis pour « port d’arme prohibée », la seconde en 2015 pour « usage de stupéfiants et refus d’obtempérer » à un mois de prison, peine effectuée en août 2016. Les investigations se poursuivent pour déterminer s’il a pu bénéficier de complicités.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Le site Mediapart a publié, vendredi, des éléments issus de la garde à vue de l’ancien président de la République, à l’issue de laquelle il a été mis en examen.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Face aux policiers, Nicolas Sarkozy a souvent plaidé l’ignorance

Le site Mediapart a publié, vendredi, des éléments issus de la garde à vue de l’ancien président de la République, à l’issue de laquelle il a été mis en examen.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 15h02
   





                        


Deux jours après la garde à vue de Nicolas Sarkozy dans l’affaire du possible financement libyen de sa campagne de 2007, le site Mediapart, qui avait révélé l’affaire en 2012, a publié , vendredi 23 mars, des éléments issus des auditions de l’ancien chef de l’Etat devant les enquêteurs de l’Office anticorruption (OCLCIFF).
Finalement mis en examen pour « corruption passive », « financement illicite de campagne électorale » et « recel de détournements de fonds publics libyens », Nicolas Sarkozy a réfuté, devant les enquêteurs, toutes les accusations, ou a systématiquement avancé ne pas avoir connaissance des faits évoqués. Quitte à rejeter la faute sur deux de ses collaborateurs les plus proches, Brice Hortefeux, son ancien ministre de l’intérieur (2009-2011), et Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée sous Nicolas Sarkozy puis ministre de l’intérieur (2011-2012).

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                Comprendre l’affaire de Sarkozy et la Libye en 2007



Sur Ziad Takieddine, intermédiaire et témoin clé de l’affaire
Comme il l’a souvent déclaré publiquement, Nicolas Sarkozy a qualifié M. Takieddine de « menteur doublé d’un fou » devant les enquêteurs. Les juges ont pourtant avancé l’existence de documents tendant « à montrer que celui-ci a joué un rôle dans les négociations entre la France et la Libye dans le cadre de vos visites en Libye comme ministre de l’intérieur, puis président de la République ». Ils ont également évoqué, selon Mediapart, plusieurs éléments matériels prouvant l’intervention de Ziad Takieddine au profit de Claude Guéant dans le dossier libyen.
Alors que les enquêteurs ont assuré que Ziad Takieddine était « en contact avec Claude Guéant et Brice Hortefeux », Nicolas Sarkozy s’est départi de ses deux proches.
« Que Brice Hortefeux à titre personnel ait pu le fréquenter, c’est sa décision », a-t-il lancé, avant de certifier qu’il ne savait pas « quand, et combien de fois, [Ziad Takieddine] a vu M. Guéant, il s’en expliquera ».
« Et si jamais Brice Hortefeux ou Claude Guéant disait “c’est Nicolas Sarkozy qui nous l’a demandé”, vous pourriez considérer que cela relève de ma responsabilité, mais ce n’est pas vrai, ils ne l’ont jamais dit », a avancé Nicolas Sarkozy, tandis que les enquêteurs lui rétorquaient que Claude Guéant et Brice Hortefeux avaient agi « dans le cadre de leurs fonctions et alors qu’ils étaient sous [son] autorité hiérarchique. »

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                L’affaire Sarkozy et les millions présumés de la Libye en 2007 en dix dates-clés



Sur Abdallah Senoussi, ancien chef des services de renseignement militaire
Abdallah Senoussi avait déclaré en 2012 devant le procureur général du Conseil national de transition libyen avoir envoyé cinq millions d’euros en liquide pour financer la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 ; propos plus tard confirmé par Ziad Takieddine. Il est aussi visé par un mandat d’arrêt international pour ne pas s’être présenté devant la justice française malgré sa condamnation dans l’affaire de l’attentat contre l’avion de ligne DC-10 d’UTA.
Devant les juges, l’ancien chef de l’Etat a reconnu que la situation judiciaire de M. Senoussi avait été abordée avec Mouammar Kadhafi lors de leur rencontre en 2006. Il a également reconnu que le militaire libyen avait « tenté de bénéficier des compétences de Thierry Herzog », avocat personnel de Nicolas Sarkozy, pour tenter de rendre inopérant le mandat d’arrêt international, mais a nié toute intervention en ce sens.
Or, les enquêteurs disposent de plusieurs éléments le contredisant, notamment un document issu des archives de Ziad Takieddine mentionnant une réunion sur la question à l’Elysée en mai 2009. « Vous me l’apprenez », a assuré M. Sarkozy, niant toute implication.  
Par ailleurs, si Nicolas Sarkozy a affirmé qu’il n’avait jamais rencontré M. Senoussi, Brice Hortefeux a, lui, reconnu dans son audition, avoir rencontré le militaire libyen, et en présence de Ziad Takieddine. « Vous me l’apprenez. Moi, je ne savais pas », a, là encore, répondu l’ancien chef de l’Etat aux enquêteurs.

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                Financement libyen  : le spectre d’une affaire d’Etat



Sur les virements d’argents évoqués par MM. Senoussi et Takieddine
Le premier a assuré que Mouammar Kadhafi avait accepté de financer la campagne de Nicolas Sarkozy à hauteur de 7 millions d’euros, et le second a affirmé avoir déposé cinq millions d’euros en espèces au ministère de l’intérieur, à l’époque occupé par Nicolas Sarkozy.
Au-delà de ces déclarations, les enquêteurs, cités par Mediapart, ont souligné devant M. Sarkozy l’existence d’un « virement de 2 millions d’euros […] adressé le 21 novembre 2006 depuis un compte de la Libyan Foreign bank. Il s’agit de la banque citée par M. Senoussi. Ce virement a été crédité sur le compte d’une société offshore, la société Rossfield Trading Limited dont le bénéficiaire économique était Ziad Takieddine », précisant que « les déclarations de M. Senoussi semblent confirmer les éléments matériels recueillis et sans qu’il n’ait pu en avoir connaissance, étant détenu depuis plusieurs années ».
Là encore, Nicolas Sarkozy a déclaré n’avoir « aucun commentaire à faire. C’est une association de voyous et de malfaiteurs. »
Interrogé sur la location, par Claude Guéant, d’une chambre forte à la banque BNP Paribas durant la campagne présidentielle de 2007, dans laquelle celui-ci s’est rendu « à sept reprises entre mars et juillet 2007 », Nicolas Sarkozy a répondu : « Je n’en ai aucune idée. Il ne m’en informait pas. » 
Quant aux questions sur les sommes en liquide qui avaient circulé durant sa campagne, confirmées par Eric Woerth, M. Sarkozy a répondu : « Je n’ai aucun élément à vous fournir sur le sujet […]. M. Woerth a toute ma confiance. Je suis sûr que tout cela est conforme aux règles et tant que l’on ne me démontre pas le contraire, je lui conserve ma confiance ».
Sur Bechir Saleh, ancien directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi
Les enquêteurs ont questionné Nicolas Sarkozy sur les conditions dans lesquelles Bechir Saleh avait été exfiltré de la Libye en guerre en 2011. L’ancien président de la République assure, là encore, ne « rien savoir ». Les enquêteurs évoquent notamment des notes déclassifiées de la DGSE dans lesquelles Bechir Saleh remercie Nicolas Sarkozy pour tout ce qu’il a fait pour lui, l’ancien chef de l’Etat assure qu’il ne « s’en souvient plus ».
« Il semble difficilement concevable que le ministre de l’intérieur [Claude Guéant] et le directeur du renseignement [Bernard Squarcini, chef des services impliqués dans l’exfiltration de Bechir Saleh] aient pu organiser entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2012 l’exfiltration du territoire français de Bechir Saleh, ancien directeur de cabinet de Kadhafi, sans que vous l’ayez su, au moment même où vous proclamiez dans les médias qu’il serait arrêté s’il était découvert en France ? […] Nous vous rappelons qu’il serait parti avec l’aide des autorités alors que vous étiez chef de l’État. »
La réponse de Nicolas Sarkozy est à nouveau inflexible : « Quelles autorités ? Pas la mienne. […] Et quelqu’un a-t-il dit que j’avais demandé ou autorisé cette exfiltration. Bien sûr que non ! » Il fait également valoir que « à la minute où [Claude Guéant] est nommé ministre de l’intérieur, il n’est plus mon collaborateur […]. Il avait dès lors sa propre existence politique, sa propre marge de manœuvre opérationnelle comme ministre. »
Sur Choukri Ghanem, ancien ministre du pétrole libyen
Mort dans des circonstances troubles en 2012, il a consigné dans des carnets de 2007 des versements d’argent à destination de M. Sarkozy. Or, une partie de la défense de ce dernier repose sur l’idée d’un complot ourdi par les dignitaires du régime Kadhafi après la guerre de 2011.
Les policiers ont toutefois souligné durant l’audition que le carnet ne leur avait pas été remis spontanément. « Il a été saisi par les autorités autrichiennes qui l’ont évoqué auprès des Norvégiens et il nous a été transmis par les Hollandais. Donc vraisemblablement, ces affirmations sont faites avant le déclenchement de la guerre en 2011 par un individu qui, à ce moment-là, ne vous en voulait pas. » 
L’ancien chef de l’Etat a malgré tout contesté « l’idée selon laquelle ce carnet aurait été rédigé avant le déclenchement des hostilités. Rien ne permet de l’affirmer ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Commercialisé depuis 2002 par l’Allemand Bayer, le dispositif est soupçonné d’être à l’origine d’effets secondaires très graves.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Action de groupe contre les implants contraceptifs Essure

Commercialisé depuis 2002 par l’Allemand Bayer, le dispositif est soupçonné d’être à l’origine d’effets secondaires très graves.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 15h30
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 16h38
    |

            Patricia Jolly








                        



                                


                            
L’association Resist (Réseau d’entraide, de soutien et d’informations sur la stérilisation tubaire) n’est pas disposée à désarmer face au géant pharmaceutique allemand Bayer HealthCare, qui commercialise depuis 2002 le dispositif contraceptif définitif Essure, soupçonné d’être à l’origine de graves effets secondaires. Au contraire, selon nos informations, elle prépare de nouveaux recours en justice.
Dans le cadre d’une procédure de demande d’indemnisation déposée en décembre 2016 devant le TGI de Bobigny (Seine-Saint-Denis), trois femmes porteuses d’Essure – dont Marielle Klein, présidente de Resist – ont bien obtenu la désignation d’un expert médical, mais les frais d’expertises demeurent à leur charge et le dossier végète. Aussi, le 8 mars, l’association créée en 2016 et forte de 2 330 membres a-t-elle assigné le laboratoire devant le TGI de Paris pour « faute de vigilance » et « commercialisation d’un produit défectueux » dans le cadre d’une action de groupe.
Ce type de recours collectif permet à des associations de consommateurs – ou d’usagers du système de santé – s’estimant victimes d’un même préjudice de la part d’un professionnel, d’agir conjointement en justice et de se défendre au sein d’un même dossier avec un seul avocat.
Un million d’exemplaires dans le monde
« Resist reproche à Bayer de ne pas avoir informé les utilisatrices de la composition du dispositif Essure et de ses effets secondaires liés à la présence de métaux lourds, explique Charles Joseph-Oudin, avocat de l’association. Ce défaut d’information caractérise la défectuosité du produit qui n’offre pas la sécurité à laquelle on peut légitimement s’attendre. De plus, dès la commercialisation, le laboratoire avait l’obligation de continuer à réaliser sur le dispositif des études qui auraient permis de mettre au jour des effets indésirables graves. »
Implanté par les voies naturelles, le dispositif...




                        

                        


<article-nb="2018/03/24/19-6">
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Dans la nuit de samedi 24 à dimanche 25 mars, il faudra ajouter une heure à sa montre. Heure d’été, heure d’hiver... une modification de rythme souvent décriée.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Passage à l’heure d’été : qu’est-ce qui justifie le changement ?

Dans la nuit de samedi 24 à dimanche 25 mars, il faudra ajouter une heure à sa montre. Heure d’été, heure d’hiver... une modification de rythme souvent décriée.



Le Monde
 |    25.03.2016 à 17h30
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 08h29
    |

            Alexandre Pouchard








                        



   


Le changement d’heure, s’il est habituel pour nous, ne l’est pas dans la plupart des pays du monde. Destiné à économiser de l’énergie, il est majoritairement impopulaire parmi les Français. Pour le passage à l’heure d’été, dimanche 25 mars, à 3 heures du matin, il faudra ajouter soixante minutes, il sera alors déjà 4 heures.
Pourquoi change-t-on d’heure ?
+ 1 heure
Ce changement est conçu pour économiser de l’énergie en profitant des périodes de jour plus longues l’été et en se rapprochant du rythme du soleil l’hiver. Ainsi, une étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) publiée en 2010 (la dernière disponible sur le sujet) a montré que le passage à l’heure d’été entraînait :
une consommation d’électricité plus importante le matin, avec notamment un pic à 6 heures (équivalent à 5 heures en heure d’hiver) ;une consommation beaucoup moins importante le soir, notamment entre 20 heures et 21 heures (équivalent à la période entre 19 heures et 20 heures en hiver).
Autrement dit, les foyers paient, en moyenne, un peu plus en électricité le matin mais économisent finalement le soir. Pour avoir un ordre d’idée, une heure d’éclairage en moins permet d’économiser environ 10 centimes d’euros.
En 2009 (année prise en compte par l’étude), la demande moyenne en électricité à 19 heures a ainsi été diminuée de 3,5 gigawatts (GW). Au total, l’économie d’énergie cette année-là a été chiffrée à 440 gigawatts heure (GWh), principalement sur l’éclairage public (en rose dans le graphique ci-dessous), l’équivalent d’un an d’éclairage d’une ville de 800 000 habitants, comme Marseille.

   


Des impacts négatifs ?
54 % de Français opposés
Selon un sondage OpinionWay pour Comprendre Choisir, réalisé en octobre 2015, les Français seraient majoritairement contre cette pratique du changement d’heure (54 %). Seul un peu moins d’un sur cinq y seraient favorables (19 %) et un peu plus d’un sur quatre indifférents (27 %). Ils ignorent notamment que cela leur permet de faire des économies (59 %) et mettent en avant un impact négatif sur « le sommeil, l’alimentation ou l’humeur » (75 %).
Ce dernier constat est régulièrement appuyé par des études sur l’impact du changement d’heure. La dernière en date, publiée en septembre 2015, a été réalisée par la Commission européenne, qui écrit que « la santé peut être affectée par le changement de biorythme du corps, avec de possibles troubles du sommeil et de l’humeur ». En 2008, une étude suédoise publiée dans le New England Journal of Medicine, s’appuyant sur des statistiques du pays entre 1987 et 2006, constatait « une augmentation statistiquement significative du risque de crise cardiaque » dans la semaine suivant le changement d’heure, notamment lors du passage à l’heure d’été.


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Evolution du risque cardiaque après le changement d'heure
La probabilité d'avoir un infarctus est augmenté de 0,10 point le mardi suivant le passage à l'heure d'été, selon une étude publiée dans le New England Journal of Medecine.

Source : New England Journal of Medecine



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En 1997, un rapport du Sénat assurait que « le monde médical [restait] très partagé sur l’existence de troubles imputables à l’heure d’été » mais que « 19 % des médecins [faisaient] état d’une augmentation de la consommation de médicaments et singulièrement de tranquillisants, au moment du changement d’heure, encore qu’aucune étude scientifique ne puisse l’attribuer à ce seul facteur ».
Parmi les possibles impacts négatifs, l’Association contre l’heure d’été double (Ached) évoque également « des augmentations des accidents de la circulation ». Elle invoque pour cela des chiffres de… 1976 (après le rétablissement du changement d’heure), affirmant qu’il y a eu 661 morts sur les routes en plus, entre avril et octobre, qu’en 1975.
Dans son rapport publié en septembre, la Commission européenne, qui a passé en revue plusieurs études sur le sujet, relève des « résultats souvent contradictoires », certains rapports « suggérant que le changement améliore la sécurité routière » grâce à une meilleure visibilité à certaines périodes de l’année et de la journée (comme l’indique une étude écossaise en 2010), d’autres « démontrant une augmentation potentielle des accidents de la route à cause des troubles du sommeil ».
Qui applique le changement d’heure ?
L’impact sur les accidents de la circulation a été un des arguments en Russie pour mettre fin au changement d’heure en 2011. Avant le vote de la loi actant ce retour, des députés russes ont cité des rapports médicaux faisant état d’une augmentation des accidents de la route le matin et affirmé que l’heure d’été permanente créait « des problèmes de stress et de santé, en particulier pour les populations dans le nord de la Russie, où les matinées restent noires plus longtemps pendant les durs mois d’hiver ».
70 pays concernés
En même temps que la Russie, d’autres pays ont cessé en 2011 de changer d’heure, comme l’Ukraine et l’Egypte (où le changement a finalement été réintroduit en 2014). Au total, environ soixante-dix pays dans le monde changent d’heure deux fois par an. Dans certains d’entre eux sous régime fédéral, les Etats ou provinces peuvent choisir de changer ou pas (au Canada ou en Australie, par exemple).

   


En Europe, le changement d’heure est harmonisé pour l’ensemble des Etats membres de l’Union européenne depuis 1998 afin de faciliter les communications et les transports.


Depuis l’Occupation, la France est en « double heure d’été » entre mars et septembre
Contrairement à ce qu’on peut beaucoup lire, le tout premier changement d’heure en France n’a pas eu lieu en 1976, mais… en 1923, quand la loi a défini que l’heure légale était « avancée de soixante minutes du dernier samedi de mars à 23 heures au premier samedi d’octobre à 24 heures ». La France, alors alignée sur le méridien de Greenwich (GMT), avait une heure de décalage avec l’Allemagne, située plus à l’est. Quand les troupes nazies ont envahi la France, en 1940, elles ont instauré « leur » heure, pour des raisons pratiques (lire à ce sujet l’étude « La France à l’heure allemande », d’Yvonne Poulle, ou bien le roman Mon village à l’heure allemande, de Jean-Louis Bory (J’ai lu, 2009).
A la Libération, le retour au fuseau GMT est prévu en deux temps par le gouvernement provisoire par un décret pour revenir à l’heure d’été en avril, puis par un autre pour revenir à l’heure d’hiver à la fin de l’année. Mais le second passage sera finalement annulé pour une raison floue, maintenant la France à GMT + 1 – autrement dit, l’heure d’été qu’elle avait avant 1939, d’où l’expression « double heure d’été » entre mars et octobre, quand l’Hexagone est à GMT + 2. Le changement d’heure bisannuel, lui, sera rétabli en 1976 par Valéry Giscard d’Estaing pour des raisons d’économie après la première crise pétrolière.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Le couple de danseurs sur glace français a remporté samedi 24 mars son troisième titre de champions du monde à Milan après ceux obtenus en 2015 et 2016.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Patinage artistique : troisième titre de champions du monde pour Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron en danse sur glace

Le couple de danseurs sur glace français a remporté samedi 24 mars son troisième titre de champions du monde à Milan après ceux obtenus en 2015 et 2016.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 18h49
   





                        



   


Et de trois pour Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron. Le couple de danseurs sur glace français a remporté samedi 24 mars son troisième titre de champions du monde à Milan après ceux obtenus en 2015 et 2016.
Médaillés d’argent aux Jeux olympiques de Pyeongchang, ils partaient favoris de la compétition. Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron sont également quadruples champions d’Europe - 2015, 2016, 2017 et 2018.

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                Patinage artistique : Papadakis et Cizeron en reconquête






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ De nouvelles observations semblent confirmer une étape importante dans le processus qui permet aux nuages interstellaires de donner naissance aux étoiles.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Editorial. Les nouvelles barrières douanières fixées par Donald Trump et la nomination d’un conseiller à la sécurité nationale au profil peu rassurant contribuent à installer un mauvais climat dans le monde entier.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Relations internationales : un vent mauvais venu de Washington

Editorial. Les nouvelles barrières douanières fixées par Donald Trump et la nomination d’un conseiller à la sécurité nationale au profil peu rassurant contribuent à installer un mauvais climat dans le monde entier.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 12h38
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Il l’avait promis, il le fait : America first. Les dernières mesures prises par le président Donald Trump, jeudi 22 mars, confirment sa volonté de se donner tous les moyens de mettre en œuvre son agenda unilatéraliste et protectionniste. La nomination de John Bolton, un partisan de la force dans les relations internationales, en remplacement du général H. R. McMaster comme conseiller à la sécurité nationale, sert l’objectif unilatéraliste. La décision d’imposer des barrières douanières aux importations de certains produits chinois relève de l’objectif protectionniste. L’un comme l’autre sont de mauvaises nouvelles pour le reste du monde.
Après une série de déclarations incohérentes sur les cibles des nouvelles barrières douanières, M. Trump a tranché : l’Union européenne, le Mexique, le Canada, le ­Brésil et la Corée du Sud sont épargnés – pour l’instant – par les taxes punitives sur l’acier et l’aluminium annoncées le 8 mars ; c’est bien la Chine qui est visée, comme il s’y était engagé pendant la campagne électorale. L’allié japonais n’est pas exempté d’office et devra négocier. Des taxes à l’importation aux Etats-Unis seront appliquées sur des produits chinois d’un montant ­total de 60 milliards de dollars (près de 50 milliards d’euros) relevant de dix secteurs considérés comme stratégiques par Pékin, parmi lesquels la haute technologie, l’aéronautique et les véhicules électriques. Washington présentera dans les deux semaines une liste des produits spécifiques frappés d’une hausse de 25 % des droits d’importation.
La chute des marchés asiatiques
Donald Trump a justifié ces mesures par le déséquilibre commercial entre les deux géants économiques, qui est réel, ainsi que par la volonté des Etats-Unis de protéger la propriété intellectuelle de ses avances technologiques. Cette préoccupation face à une puissance chinoise avide de transferts technologiques est partagée par les Européens, mais l’augmentation des barrières douanières n’est pas forcément le meilleur moyen de s’en prémunir.
La Chine a réagi avec fermeté, faisant savoir qu’elle n’avait « pas peur d’une guerre commerciale », même si elle ne la souhaitait pas. « Nous sommes tout à fait prêts à défendre nos intérêts », a averti le ministère du commerce à Pékin. La crainte d’une guerre commerciale a aussitôt fait chuter les marchés financiers en Asie. L’assurance de M. Trump, selon lequel « les guerres commerciales sont bonnes et faciles à gagner », pourrait bien être mise à l’épreuve rapidement.

        Lire aussi :
         

                Taxes américaines sur l’acier et l’aluminum : un nouveau délai pour les Européens



Ce n’est, cependant, que l’un des nuages noirs qui se profilent à l’horizon. Le choix de John Bolton pour compléter l’équipe diplomatique et de sécurité de la Maison Blanche a de quoi accroître les inquiétudes des alliés des Etats-Unis, aussi bien en Europe qu’en Asie, dix jours après le remplacement de Rex Tillerson par Mike Pompeo. Le nouveau conseiller à la sécurité nationale, qui succède au plus classique McMaster, renvoie aux heures les plus sombres de l’interventionnisme américain du premier mandat de George W. Bush. Farouche opposant de la cour pénale internationale, John Bolton a été un difficile ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU.
Radical et doctrinaire, M. Bolton est profondément hostile à l’accord nucléaire conclu avec l’Iran en 2015, que les Européens s’évertuent actuellement à sauver. Il était également, ces dernières années, favorable au recours à des frappes préventives contre la Corée du Nord. Le vent mauvais qui souffle de Washington n’est pas près de s’apaiser.

        Lire aussi :
         

                La guerre commerciale contre la Chine, l’« Afghanistan économique » de Trump






                            


                        

                        


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<filnamedate="20180324"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180324"><AAMMJJHH="2018032419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Nommé à la défense par Donald Trump, admiratif devant la réputation de dureté et de franc-parler de l’ex-général, James Mattis s’est démarqué, de façon inattendue, par sa personnalité discrète et sa fermeté, pour défendre ses convictions, souvent aux antipodes de celles du président américain.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Etats-Unis : James Mattis, « moine soldat » du Pentagone

Nommé à la défense par Donald Trump, admiratif devant la réputation de dureté et de franc-parler de l’ex-général, James Mattis s’est démarqué, de façon inattendue, par sa personnalité discrète et sa fermeté, pour défendre ses convictions, souvent aux antipodes de celles du président américain.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 12h33
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            
Dans l’atmosphère de guerre intestine perpétuelle que fait régner Donald Trump à la Maison Blanche, la performance relève du prodige. Le marine James Mattis, nommé secrétaire à la défense en janvier 2017, a traversé sans la moindre égratignure quatorze mois de mitraille ininterrompue sur Twitter et de « fuites » produites à une échelle industrielle par une administration minée par les divisions.
L’ancien général quatre étoiles, âgé de 67 ans, sec comme un marine justement, tient son rang, mais plie sans rompre lorsqu’il ne parvient pas à imposer des vues qui dépassent souvent la seule gestion de la plus puissante armée au monde. Selon une autre échelle de mesure, propre à la gouvernance particulière du président des Etats-Unis, l’hypothèse de son départ du Pentagone n’a jamais été évoquée. Ils sont rares, autour de Donald Trump, à pouvoir en dire autant. Un autre général, H.R. McMaster, limogé jeudi 22 mars de son poste de conseiller à la sécurité nationale, est le dernier en date à pouvoir en témoigner.

Pour le président milliardaire passé par la télé-réalité, la composition de son cabinet a souvent eu des allures de casting. Rex Tillerson, le secrétaire d’Etat écarté le 13 mars, « faisait diplomate » à ses yeux, par la grâce de sa crinière argentée, même s’il avait passé sa carrière chez ExxonMobil. Dans cette logique, l’évidence voulait qu’un militaire commande le Pentagone, même si, à l’origine, ce poste était réservé à un civil. Le Congrès a donc été contraint de voter une autorisation spéciale, l’une des premières entorses aux règles communément admises de gouvernance de l’Etat fédéral.
Mad Dog (« l’enragé »)
Comme le public de ses meetings de campagne a pu le vérifier à de nombreuses reprises, Donald Trump, grand admirateur de l’incommode général George Patton devenu célèbre pendant la seconde guerre mondiale, s’est entiché d’un surnom prêté à James Mattis,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ En réponse aux concerts organisés pendant les JO de Pyeongchang, des artistes du Sud se produiront en Corée du Nord entre le 31 mars et le 3 avril.
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Pyongyang va vibrer pour la pop sud-coréenne

En réponse aux concerts organisés pendant les JO de Pyeongchang, des artistes du Sud se produiront en Corée du Nord entre le 31 mars et le 3 avril.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 11h52
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 14h22
    |

            Philippe Mesmer (Séoul, envoyé spécial)








                        



   


La K-pop va faire danser Pyongyang. Alors que les négociations se poursuivent pour d’éventuels sommets entre les dirigeants des deux Corées et entre le leader nord-coréen, Kim Jong-un, et le président américain, Donald Trump – voire à trois, comme l’a indiqué mercredi 21 mars le président sud-coréen, Moon Jae-in –, Pyongyang a accepté l’organisation sur son sol de concerts d’artistes de la pop sud-coréenne.
Entre le 31 mars et le 3 avril, un public sélectionné pourra savourer les déclinaisons acidulées du groupe féminin Red Velvet, de la star Seohyun, ex-chanteuse des Girls’ Generation, ou encore les balades de Cho Yong-pil, véritable monument de la pop sud-coréenne qui fête cette année ses cinquante ans de carrière.
Ce dernier a déjà joué dans la capitale nord-coréenne, en 2005, en pleine politique du « rayon de soleil » de rapprochement intercoréen. Les 7 000 spectateurs n’avaient pas bougé, se bornant à applaudir les morceaux. Depuis, aucun artiste du Sud ne s’était produit au Nord.

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                Une pop star nord-coréenne se rend en Corée du Sud pour préparer les JO



Le principe de ces concerts a été acquis lors de la visite les 5 et 6 mars à Pyongyang d’une délégation sud-coréenne de haut niveau, qui avait alors rencontré Kim Jong-un. Il s’agit d’une réponse aux concerts organisés en février au Sud au moment des Jeux olympiques de Pyeongchang, par les groupes nord-coréens Samjiyon et Moranbong.
« Susciter l’émotion »
Il s’agit également de faire oublier l’échec d’un projet de concert de K-Pop, en février au mont Kumgang, en Corée du Nord. Pyongyang avait annulé, accusant la presse sud-coréenne de s’être montrée « insultante » en critiquant l’organisation d’un défilé militaire par le Nord à la veille de la cérémonie d’ouverture des Jeux d’hiver au Sud.
« Je pense que la tâche la plus importante pour nous sera de susciter la même émotion chez le public nord-coréen que chez celui du Sud, sans provoquer d’incompréhension », a déclaré Lee Yung-san, chanteur-compositeur qui fait partie de la délégation chargée de préparer l’événement. L’organisation de l’événement implique des consultations avec les Etats-Unis. Séoul veut éviter que les 160 Coréens du Sud, artistes, techniciens mais également journalistes, devant participer à cette tournée, tombent sous le coup des sanctions américaines.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Cette maladie concerne au moins une femme sur dix. Pourtant, malgré un nombre conséquent de cas, elle est encore méconnue.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le chercheur Michael Wade explique que les méthodes utilisées par l’entreprise de communication numérique apportent un changement majeur dans le marketing.
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Affaire Cambridge Analytica : « Choisir des images de “like” en dit long sur votre personnalité »

Dans une tribune au « Monde », le chercheur Michael Wade explique que les méthodes utilisées par l’entreprise de communication numérique apportent un changement majeur dans le marketing.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 12h40
    |

Michael Wade (Professeur à l'IMD, Lausanne)







                        



                                


                            

Tribune. L’association entre Cambridge Analytica (CA) et Facebook a tous les attributs d’un polar d’Hollywood – un PDG méchant digne d’un film de James Bond, un milliardaire solitaire, un lanceur d’alerte à la fois naïf et conflictuel, un spécialiste des données tendance qui devient politicard, un professeur tordu et, bien sûr, un président triomphant et son influente famille.
La grande majorité des articles de presse de ces derniers jours s’est concentrée sur la manière dont Cambridge Analytica avait été en mesure d’obtenir des données portant sur plus de 50 millions d’utilisateurs Facebook ; puis, sur la façon dont elle fut incapable de supprimer ces données lorsqu’on lui a demandé de le faire. Mais très peu d’intérêt a été porté sur ce que l’entreprise britannique a réellement fait avec ces données une fois celles-ci acquises.
La manière dont Cambridge Analytica a utilisé les données au cours de la dernière campagne présidentielle américaine est en réalité la partie la plus intéressante de l’histoire. Son approche de la segmentation et de l’analyse des données constitue en effet un changement majeur dans la manière dont le travail analytique peut être utilisé pour générer des connaissances et exercer de l’influence.

Les sondeurs utilisent depuis longtemps la segmentation pour cibler des groupes spécifiques d’électeurs selon des catégories telles que le sexe, l’âge, le revenu, le niveau d’éducation, le nombre de personnes dans le ménage, l’affiliation politique, les préférences d’achats… La machine d’analyse des données d’Hillary Clinton utilisait des techniques modernes de segmentation pour cibler des groupes d’électeurs pertinents selon la même méthode adoptée par Obama quatre ans plus tôt.
Les données psychographiques réalisent une segmentation en fonction de la personnalité
Or, Cambridge Analytica a fourni par contrat de toutes nouvelles armes à la machine électorale de Trump. Lui...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Une proche de Silvio Berlusconi présidera le Sénat italien, tandis que la Chambre des députés sera dirigée par un des pionniers du Mouvement 5 étoiles.
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A Rome, accord in extremis entre la droite et les Cinq Etoiles pour pourvoir les présidences des deux assemblées

Une proche de Silvio Berlusconi présidera le Sénat italien, tandis que la Chambre des députés sera dirigée par un des pionniers du Mouvement 5 étoiles.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 14h18
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 14h57
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Ils ont finalement trouvé un accord. Après des jours de guerre des nerfs et de signaux contradictoires, ponctués d’éclats de voix et de menaces – vite oubliées – de rupture définitive, les deux grands vainqueurs du scrutin du 4 mars, la droite et le Mouvement 5 étoiles, sont parvenus à se répartir équitablement les postes de présidents de la Chambre des députés et du Sénat italiens, samedi 24 mars à la mi-journée. Maria Elisabetta Alberti Casellati, 71 ans, a donc été élue au poste de présidente du Sénat, avec 240 voix (sur 315). Quelques minutes plus tard, c’est Roberto Fico, 43 ans, qui recevait la présidence de la Chambre des députés, avec 422 voix (sur 630).
Magistrate de formation, parlementaire depuis 1994 et par deux fois secrétaire d’Etat à la présidence du Conseil de Silvio Berlusconi (un rouage particulièrement important dans l’appareil de gouvernement italien), Maria Elisabetta Alberti Casellati est une proche du fondateur de Forza Italia. Ce choix, entériné par toutes les composantes de la coalition de droite au terme d’une nuit de tractations, est une bonne manière envers l’ancien président du Conseil, alors que les dernières heures ont surtout démontré l’extrême faiblesse de sa position. Par ailleurs, le symbole de renouvellement est parfait : Maria Elisabetta Alberti Casellati est également la première femme à occuper le poste de présidente du Sénat.
Quant à Roberto Fico, c’est un des partisans de la première heure du Mouvement 5 étoiles, et, auprès de sa base militante, le garant d’une certaine pureté originelle teintée d’activisme, assez éloignée de la « normalisation » incarnée par le très lisse Luigi Di Maio. Originaire de Naples, c’est là qu’il a fondé, en 2005, l’un des quarante « meetup des amis de Beppe Grillo », qui seront la matrice originelle des Cinq Etoiles. Elu à la Chambre en 2013, il a obtenu la présidence de la commission de surveillance de la RAI, ce qui lui a offert une très importante visibilité.
Incertaines...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Le quintuple champion olympique, déjà assuré du gain d’une septième Coupe du monde de biathlon d’affilée, a devancé son rival norvégien Johannes Boe.
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Biathlon : Martin Fourcade remporte la poursuite de Tioumen

Le quintuple champion olympique, déjà assuré du gain d’une septième Coupe du monde de biathlon d’affilée, a devancé son rival norvégien Johannes Boe.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 13h48
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 16h55
   





                        



   


Martin Fourcade, déjà assuré du gain d’une septième Coupe du monde de biathlon d’affilée, a remporté, samedi 24 mars, la poursuite de Tioumen, en Russie. Le quintuple champion olympique, vainqueur de sa 9e course de la saison et auteur de son 20e podium en vingt sorties, s’offre du même coup le Petit Globe de la poursuite, le 23e de sa carrière, après ceux de l’individuel et du sprint.
Alors qu’il ne reste plus que le titre de la mass start à distribuer, dimanche, le Français de 29 ans reste ainsi en lice pour un 4e Grand Chelem après ceux de 2013, 2016 et 2017, quand il était parvenu à soulever les quatre Petits Globes individuels mis en jeu. A Tioumen, Fourcade, auteur d’une petite faute au tir, a devancé son rival norvégien Johannes Boe et l’Italien Lukas Hofer. Il s’agit de la 74e victoire de sa carrière.

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                Biathlon : Martin Fourcade est fier d’avoir remporté sa bataille contre Boe



Premier podium pour Bescond
Chez les dames, le suspense reste à son comble au classement général, Kaisa Makarainen ayant délogé pour 5 petits points la Slovaque et ex-Russe Anatasiya Kuzmina, peu en verve dans sa région natale et seulement 6e après sa piètre 12e place du sprint, en dominant sur le fil la Française Anaïs Bescond.
Auteur d’un beau 19/20 à la carabine, « Nanas » signe ainsi son premier podium de la saison, un mois après sa belle moisson des Jeux olympiques de Pyeongchang (médaille d’or en relais mixte et médaille de bronze en relais et en poursuite) et au lendemain de sa 4e position sur le sprint.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Cet Ecossais inspiré par Raymond Chandler était notamment l’auteur des « Bernie Gunther », une série romanesque située dans l’Allemagne de Hitler.
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Mort de l’écrivain Philip Kerr, figure du polar historique

Cet Ecossais inspiré par Raymond Chandler était notamment l’auteur des « Bernie Gunther », une série romanesque située dans l’Allemagne de Hitler.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 11h42
    |

                            Macha Séry








                        



   


L’écrivain Philip Kerr est mort le vendredi 23 mars, a annoncé sa famille sur le réseau social Twitter. La nouvelle a ensuite été confirmée par l’éditeur de l’Écossais, qui était âgé de 62 ans. Auteur d’une trentaine de livres, il avait été rendu célèbre dans le monde entier par le détective qu’il inventa, Bernie Gunther, inspecteur de la « Kripo », la police criminelle allemande, enquêtant tant bien que mal sous le régime nazi, et auquel il consacra douze romans.

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                Bernie Gunther, concierge de choc



Né en 1956 à Edimbourg dans une famille baptiste, fils d’un homme d’affaires, il confiait au Monde des livres lors d’une rencontre en 2014 : « L’Ecosse est un endroit misérable, noir, assez traumatisant, pas seulement à cause de ses bas-fonds et de ses ruelles sombres. C’est le pays de John Knox [fondateur de l’Église d’Écosse], qui a tout foutu en l’air par sa haine religieuse. L’histoire, là-bas, est pleine d’ombres et de fantômes. Il y a quelque chose de foncièrement morbide chez les Écossais. Ils n’aiment rien tant que la mort, la souffrance et l’hypocrisie. » 
Rejetant le rigorisme religieux de ses parents, le jeune garçon « vénère », en guise de « saints », les romanciers qui l’ont « aidé à vivre ». Après un double diplôme obtenu à l’université de Birmingham, il trouve un emploi de rédacteur publicitaire à Londres chez Saatchi & Saatchi. « On avait l’impression qu’ils écrivaient tous des romans, là-dedans », racontait-il. Alors il fait pareil, travaillant à son manuscrit pendant ses heures de bureau. Tous les jours, il se rend à la British Library ou à la bibliothèque Wiener, spécialisée dans l’histoire de la Shoah, pour se documenter sur la Seconde guerre mondiale, au prétexte de déjeuners d’affaires.
Une fresque glaçante
Sans avoir jamais inventé de slogan ni démarché aucun client, il abandonne cette sinécure lorsque paraît, en 1989, L’été de cristal (Le Masque, 1993) le premier des « Bernie Gunther », cet antinazi conduit par les circonstances à devenir un officier SS. L’idée, terriblement audacieuse, portée au sommet par un talent époustouflant, est née d’une question simple : qu’aurait écrit Raymond Chandler si, au lieu de quitter Londres pour Los Angeles, il s’était rendu à Berlin, et que Philip Marlowe avait assisté à l’ascension d’Hitler ? Encore fallait-il se montrer digne d’un tel postulat.
Non content d’avoir dépoussiéré le polar historique, Philip Kerr a brossé la fresque romanesque la plus documentée et glaçante de la vie quotidienne sous Hitler et dans l’immédiat après-guerre. C’est peu dire que Bernie Gunther navigue en eaux troubles et pratique l’ambivalence morale. Comment, en effet, enquêter sur un crime à l’heure des tueries de masse ? Comment mener des investigations policières quand la Kripo et la Gestapo sont censées servir les visées idéologiques du régime ? Enfin, pour le romancier, comment s’introduire dans l’Histoire sans la dénaturer par la fiction ?

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                Philip Kerr marque un deuxième but



En 2014, toujours, il nous expliquait : « J’essaie d’écrire entre les lignes de l’histoire connue et ne triche jamais avec les faits. Je ne ressens pas de responsabilité, en tant qu’écrivain, autre que celle que je me donne, autrement dit, un devoir d’honnêteté. » C’est précisément en respectant les noms, les événements avec un sens maniaque de la nuance et une obsession scrupuleuse du détail qu’il parvient à un surcroît d’authenticité.
Les trois premiers volumes achevés - une trilogie baptisée La Trilogie berlinoise -, Kerr pensait en avoir fini avec les fantômes du nazisme. Il éprouva le besoin d’écrire autre chose - reportages, thrillers, essais, livres jeunesse - pour retrouver la lumière après avoir plongé dans les ténèbres de la barbarie. Mais Bernie Gunther n’a cessé de rôder dans l’esprit de ses lecteurs. Le douzième épisode de la série, Bleu de Prusse, doit paraître au Seuil le 3 mai.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Si les vins du Languedoc connaissent un succès grandissant, leur avenir demeure incertain. Chaleur et temps sec menacent la production, obligeant les vinificateurs à repenser leurs pratiques. Etat des lieux d’un vignoble sous pression.
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Le vignoble languedocien en surchauffe


                      Si les vins du Languedoc connaissent un succès grandissant, leur avenir demeure incertain. Chaleur et temps sec menacent la production, obligeant les vinificateurs à repenser leurs pratiques. Etat des lieux d’un vignoble sous pression.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 12h45
    |

                            Laure Gasparotto








   


Si le dérèglement climatique touche, d’une manière ou d’une autre, l’ensemble du vignoble français, c’est de la sécheresse et de la chaleur dont souffre précisément l’Occitanie. Avec des effets qui deviennent fâcheux pour le vin comme pour les entreprises qui le produisent. En un siècle, la température a augmenté de 1 degré et, surtout, elle devrait monter de 2 degrés d’ici à 2050. Il n’est plus rare d’atteindre les 46 degrés au mois d’août en certaines terres du Languedoc. Il fait chaud et il fait sec. Dans la région, entre janvier 2011 et octobre 2017, 70 % des moyennes mensuelles de pluviométrie furent en dessous des normales de précipitations de ces trente dernières années, et 76 % des moyennes de température furent au-dessus de la normale.
Avec ce double facteur, chaleur et temps sec, c’est toute la vie du sol qui évolue au ralenti. Quand il ne subit pas quelques désordres inattendus… Les fenêtres saisonnières n’existent plus : les rythmes de la dormance hivernale suivie du réveil printanier ne se présentent plus. Les couloirs de gel ne sont plus jamais les mêmes, et il devient compliqué d’anticiper leur courant. Le manque d’eau bloque la vie microbienne, et donc le fonctionnement normal de la plante. Les plus fortes chaleurs surviennent en août, pendant le cycle de maturation de la vigne, ce qui la fragilise.
Les petites propriétés sont les plus touchées. Entre 2006 et 2016, le nombre des entreprises viticoles de la région a quasiment été divisé par deux.
Est-ce grave ? Oui. Le premier effet négatif de la chaleur est la baisse des rendements. Plus il fait chaud, moins il y a de raisin. L’année 2017 marque du reste un record, avec une production viticole régionale en chute de 40 %. La tendance est ancienne en Occitanie : de 18 millions d’hectolitres en 2006, elle est passée à un peu moins de 15 millions en 2016. Il est vrai que les vignerons du Languedoc ont tendance à produire moins et mieux, mais la chaleur joue fortement son rôle…
Degrés en hausse, acidité en baisse
Moins de raisin, moins de vin donc, et moins de bouteilles à vendre, ce qui induit une baisse des chiffres d’affaires des domaines. Sans situation financière solide, affronter ces événements climatiques devient une gageure, car les prix des vins ne peuvent, eux, augmenter en conséquence s’ils veulent trouver preneur. Surtout dans le Languedoc, une région ancrée dans des prix doux. Les petites propriétés sont les plus touchées, et nombre d’entre elles sont contraintes de mettre la clé sous la porte. En dix ans, entre 2006 et 2016, le nombre des entreprises viticoles de la région a quasiment été divisé par deux. Au profit des gros propriétaires, acteurs majeurs d’une concentration du vignoble.

   


La canicule provoque la montée du taux d’alcool. « Cette augmentation est directement liée à la sécheresse de fin d’été qui provoque une forte concentration des raisins par manque d’apport en eau aux plantes », explique Jérôme Villaret, directeur du Conseil interprofessionnel des vins du Languedoc. La hausse est spectaculaire pour les rouges secs de la région : 11,2 degrés en 1984, 12 degrés en 1998, autour de 13,5 degrés aujourd’hui, et il n’est pas rare de voir des vins afficher 15 degrés. Sachant que le vigneron a droit à un demi-degré de différence entre ce qui est affiché sur l’étiquette et la réalité du produit.
Les vinificateurs doivent remettre en cause leurs pratiques s’ils ne veulent pas ringardiser leurs breuvages.
La flambée des degrés ne pose pas de problème par rapport à la réglementation – les vins doivent afficher un degré minimum (9 pour un vin de pays, et 12,5 pour une AOC) mais pas maximum. Non, le risque, c’est d’inquiéter le consommateur, et qu’il se tourne vers d’autres régions aux vins plus légers. Il y a aussi la question du goût : l’acidité des jus a énormément évolué, les rendant plus ronds et plus doux. Ils manquent donc de fraîcheur. Les vinificateurs doivent en conséquence remettre en cause leurs pratiques s’ils ne veulent pas ringardiser leurs breuvages. Ces deux écueils – degrés en hausse, acidité en baisse – touchent moins les appellations occitanes dont les vignes se situent en altitude.
Que faire face au réchauffement ? Déjà, vendanger plus tôt, ce qui est le cas depuis 2010, afin de contenir la hausse des degrés. Mais la réflexion est plus large, car il y a péril. « Nous avons tous le sentiment de subir un changement profond de climat, et il est clair qu’on ne reviendra pas enarrière », affirme Matthieu Dubernet, PDG du ­Laboratoire Dubernet à Montredon, dans les ­Corbières (Aude), spécialisé dans les analyses œnologiques. « La filière viticole est en route vers la mobilisation, vers un futur davantage à construire qu’à subir », renchérit le chercheur Hervé Hannin, de l’Institut national d’études supérieures agronomiques de Montpellier.
Une solution, l’irrigation
Aussi, en janvier, plus de 400 professionnels de la viticulture se sont réunis au Théâtre de Narbonne pour réfléchir à des solutions. On ne peut pas agir sur le ciel, mais sur le sol, oui. Les épisodes de pluie sont trop espacés et trop intenses pour enrichir le sol en eau. La solution, c’est l’irrigation. « L’irrigation du sol avec une vision agronomique s’impose comme une évidence », affirme Matthieu Dubernet, qui se fait le porte-parole des vignerons. « 83 % du vignoble mondial est irrigué, alors qu’on plafonne à 11 % dans le Languedoc », ajoute l’œnologue. Il s’agirait d’irriguer par aspersion au canon pour nourrir les couches d’humus du sol afin de favoriser son fonctionnement. Irriguer, donc, non pas pour produire plus mais juste pour éviter la désertification.
Le coût de la mise en place de cette opération est évalué entre 600 et 1 000 euros l’hectare. ­Sachant que le vignoble du Languedoc s’étend sur plus de 200 000 hectares, il n’est pas sûr que les pouvoirs publics entendent la demande, sauf peut-être pour les appellations de la région. Aussi les professionnels de la viticulture sont-ils en train de rédiger un Livre blanc en ce sens. « On sait où et comment agir », poursuit Matthieu Dubernet, pour qui il y a véritablement urgence. Même si un répit climatique survenait une année ou une autre.

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                Vins du Languedoc : la sélection du « Monde »






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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Si la convergence entre les économies des pays européens est réelle, localement, les déséquilibres peuvent parfois s’aggraver.
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Economie : l’inquiétant creusement des disparités régionales en Europe

Si la convergence entre les économies des pays européens est réelle, localement, les déséquilibres peuvent parfois s’aggraver.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 10h30
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 10h36
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Nord contre Sud. Les législatives italiennes du 4 mars ont, une fois encore, mis en lumière le fossé entre le nord industriel de la Péninsule et les régions pauvres du Mezzogiorno, où les populistes du Mouvement 5 étoiles ont battu des records. Quelques mois auparavant, le oui en faveur d’une autonomie financière renforcée l’avait emporté lors du référendum consultatif organisé en Lombardie et en Vénétie. « L’argent gagné en Vénétie doit rester en Vénétie », déclarait alors Matteo Salvini, le dirigeant de la Ligue du Nord.
Réduire la part des recettes locales reversées à l’Etat central, remettre en question une solidarité jugée excessive avec le Sud : en Espagne, les indépendantistes catalans, en pleine épreuve de force avec Madrid, ne souhaitent pas autre chose…
L’Europe a-t-elle un problème avec ses régions ? Peut-être bien. Début mars, dans un rapport consacré au Vieux Continent, la Banque mondiale résumait les choses ainsi : si l’Union européenne (UE) a été une formidable machine à fabriquer de la convergence entre les pays ces six dernières décennies, « le fossé entre les régions à l’intérieur des pays se creuse ». Dit autrement : la richesse moyenne des Etats les plus pauvres rattrape peu à peu celle de plus riches, et c’est un succès pour l’Europe. Mais, localement, les disparités n’ont pas disparu. Et, parfois, elles s’aggravent. Le phénomène est, bien sûr, très contrasté selon les Etats. Il n’empêche, les indicateurs économiques de richesse, d’emploi et de développement économique racontent tous la même histoire.

231 régions sur 275 ont vu leur taux d’emploi augmenter
A l’exemple des chiffres publiés, jeudi 22 mars, par Eurostat. Ils révèlent qu’en 2016 – les données locales sont longues à traiter –, grâce à la reprise, 231 régions européennes sur un total de 275 ont vu leur taux d’emploi augmenter, la palme revenant à la voïvodie des Basses-Carpates polonaise (+ 7,9 %). En revanche, il a baissé dans...




                        

                        


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Roxane Lundy : « Le Mouvement des jeunes socialistes va prendre son indépendance vis-à-vis du PS »

La présidente du MJS a décidé de rejoindre le mouvement de Benoît Hamon, Génération.s.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 17h58
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 18h19
    |

                            Astrid de Villaines








                        



   


C’est un petit coup de tonnerre dans la galaxie socialiste. En plein entre-deux-tours du congrès du Parti socialiste (PS) et avant la désignation officielle d’Olivier Faure comme prochain premier secrétaire, la présidente du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), Roxane Lundy, a décidé de quitter le parti pour rejoindre Génération.s, le mouvement de Benoît Hamon. Elle est suivie par 25 membres sur 30 du bureau national, ainsi que de nombreux militants.
Pourquoi quittez-vous le PS ?
Je quitte le PS sans haine, c’est un désaccord politique. Je fais le choix avec des milliers de jeunes socialistes de partir, car je considère que le Parti socialiste n’est pas l’outil qui permettra de transformer la société. J’ai voulu croire que l’esprit de synthèse d’Epinay pouvait encore exister, que le PS allait comprendre les échecs du précédent quinquennat, qu’il allait se remettre en question, mais ce n’est pas le cas.

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En avez-vous parlé avec Olivier Faure, le futur premier secrétaire du PS ?
Je n’ai pas encore eu l’occasion d’en parler avec lui. Je l’ai félicité pour son élection, je lui ai proposé un rendez-vous, mais je n’ai pas encore eu de suite. Aujourd’hui, nous avons un désaccord politique avec sa ligne et celle de Stéphane Le Foll arrivé deuxième. Nous ne parlons plus la même langue. Je pense que le PS n’est pas en mesure de se relever.

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Partez-vous avec le nom et le logo du MJS, aujourd’hui rattaché au Parti socialiste ?
Le Mouvement des jeunes socialistes va prendre son indépendance vis-à-vis du PS. Je le dis simplement, ce n’est pas une question d’étiquette. Si des sociaux-démocrates ou sociaux-libéraux veulent un outil de jeunesse pour continuer à s’engager au sein du PS, je n’y vois pas de problème. Nous leur laisserons le nom s’ils le souhaitent.
Resterez-vous à la tête du mouvement ?
Je reste présidente et je deviens militante de Génération.s. L’objectif est de faire une réforme statutaire lors de notre prochain congrès. Je ne serai plus salariée du PS, nous ne toucherons plus d’argent du PS, nous ne dépendrons plus d’eux.
Le congrès du MJS à Bondy (Seine-Saint-Denis), le 10 février, au cours duquel vous avez été élue est contesté. Plusieurs militants dénoncent des fraudes. Que répondez-vous à ceux qui contestent votre légitimité ?
Je vis très mal ces accusations. Ce congrès s’est passé dans les règles. Ma sensibilité l’emporte à une très large majorité : 70 % des voix. Il y a eu des enjeux qui nous ont dépassés et qui sont le fruit de désaccords politiques. Je veux tourner cette page.
Avez-vous eu des discussions avec Benoît Hamon avant de prendre cette décision ?
Benoît Hamon ne m’a pas démarchée. Je constate qu’il y a une dynamique derrière lui. Je lui ai annoncé que je le rejoignais. Il voit cela d’un bon œil. L’objectif est de se mobiliser pour changer l’avenir. Cinquante ans après Mai 68, le PS est devenu un Ephad.

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Vous organisez un congrès le premier week-end d’avril, date du 78e congrès du PS où Olivier Faure doit être intronisé, est-ce une façon de venir le perturber ?
Non. C’est un hasard de calendrier. Nous allons créer une dynamique avec Génération.s. On prévient à l’avance, ce n’est pas un mauvais coup ni un règlement de compte. Je pars tranquille vis-à-vis du PS et je respecte les sociaux-libéraux et démocrates.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Cinq dirigeants séparatistes ont été placés en détention provisoire à Madrid vendredi, conduisant le président du Parlement catalan à suspendre l’investiture samedi.
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Article sélectionné dans La Matinale du 23/03/2018
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La justice espagnole assène un coup de massue à l’indépendantisme catalan

Cinq dirigeants séparatistes ont été placés en détention provisoire à Madrid vendredi, conduisant le président du Parlement catalan à suspendre l’investiture samedi.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 21h26
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 14h08
    |

            Isabelle Piquer (Madrid, correspondance)








                        



   


La justice espagnole a assené un coup très dur à l’indépendantisme catalan en décidant, vendredi 23 mars, de placer en détention provisoire cinq de ses principaux dirigeants, dont le candidat à la présidence de la région, Jordi Turull. Ils sont accusés d’avoir organisé la tentative de sécession de la Catalogne le 27 octobre.
Le juge de la Cour suprême a notamment écroué l’ancienne présidente du Parlement catalan, Carme Forcadell, et trois anciens « ministres » du gouvernement régional – Raul Romeva, Josep Rull, et Dolors Bassa. Ils ont rejoint quatre autres responsables séparatistes, dont l’ancien vice-président Oriol Junqueras, incarcérés depuis le 2 novembre dans des centres pénitenciers madrilènes.
C’est tout le noyau dur de l’indépendantisme et de ses deux formations principales, Junts per Catalunya (Ensemble pour la Catalogne) et la Gauche Républicaine (ERC) qui se retrouvent désormais derrière les barreaux ou en « exil » avec le président déchu Carles Puigdemont – ce dernier est installé en Belgique depuis cinq mois. Marta Rovira, numéro deux d’ERC, qui, vendredi, à la surprise de tous, a préféré quitter le pays plutôt que de risquer la prison, serait pour sa part partie en Suisse, selon les médias espagnols.
Samedi 24 mars, au lendemain de cette décision, le président du Parlement catalan, Roger Torrent, a décidé de suspendre la session et le débat pour l’investiture du président régional. « Le pouvoir empêche que la volonté citoyenne exprimée dans les urnes puisse se manifester librement », a estimé M. Torrent, dénonçant « une situation d’injustice, de régression et de répression ».

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Vu de la gravité des chefs d’inculpation, ils sont loin d’être sortis d’affaire. Dans un arrêt méthodique de soixante-dix pages, le juge Pablo Llarena a longuement justifié des poursuites pour rébellion contre treize des vingt-cinq inculpés, une charge pouvant déboucher sur des peines allant jusqu’à trente ans de prison.
Des Barcelonais brûlent des photos de Felipe VI
En encourageant « des centaines de milliers de sympathisants » à résister à la police pour permettre le référendum d’autodétermination du 1er octobre, déclaré illégal par Madrid, les responsables catalans auraient cherché, selon le magistrat, à faire capituler l’Etat « face à la détermination violente » d’une partie de la population.
Certains ont également été accusés de détournement de fonds et ordonnés de verser, en tout, 2,1 millions d’euros, en remboursement des dépenses engagées pour l’organisation du référendum. D’autres, seront jugés pour désobéissance à l’Etat. Ils peuvent faire appel et la date du procès n’a pas encore été fixée.
Le juge a expliqué son ordre de détention provisoire en estimant que le risque de fuite était « élevé, au regard de la peine encourue ». Il a également émis des mandats d’arrêt européens et internationaux contre les six dirigeants enfuis, dont Carles Puigdemont.
En Catalogne des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour protester contre la décision judiciaire. Elles ont brûlé des photos du roi Felipe VI en réclamant la « liberté pour les prisonniers politiques ». A Barcelone, vingt-quatre manifestants ont été blessés légèrement dans des heurts avec la police régionale, selon les services de secours. Les rassemblements avaient été convoquées la veille par la puissante Assemblée nationale catalane et les Comités de défense de la République, plus radicaux.
Prendre de court la justice espagnole
A peine 24 heures avant la comparution des responsables séparatistes devant la Cour suprême, et voulant prendre de court la justice espagnole, les partisans de l’indépendance avaient essayé d’investir Jordi Turull président de la Catalogne en improvisant une séance parlementaire dans la soirée du jeudi 22 mars.
L’ancien porte-parole du gouvernement catalan avait été libéré sous caution début décembre, après avoir accepté la suspension de l’autonomie de la région par Madrid. Il était censé s’abstenir de toute activité politique, comme trois autres dirigeants également placés en détention préventive puis relâchés.
Finalement la Candidature d’unité populaire (CUP) un groupe anticapitaliste ultra-séparatiste, a décidé à la dernière minute qu’elle ne soutiendrait pas un candidat jugé trop proche de la vielle garde nationaliste catalane et de son chef historique, Jordi Pujol, éclaboussés par de nombreuses affaires de corruption.
Se sachant vaincu d’avance, Jordi Turull a lancé sans grande conviction des appels au dialogue avec Madrid lors d’un discours morne où il n’a parlé ni d’indépendance ni de république. Sa candidature a été rejetée par 64 voix contre 65, toutes celles de l’opposition, droite et gauche confondues. Un deuxième tour, purement symbolique, devait se tenir au Parlement, samedi 24 mars.
Puigdemont s’estime incontournable
C’est la CUP qui, en janvier 2016, avait permis l’investiture de Carles Puigdemont, alors maire de Gérone, pour couler la candidature du nationaliste conservateur Artur Mas. C’est elle qui semble maintenant enterrer, au nom d’une république catalane indépendante, les espoirs de deux grandes formations séparatistes, car elles ne demandent plus ouvertement la rupture unilatérale avec Madrid, soucieuses de ne pas risquer d’aggraver les poursuites judiciaires contre leurs responsables.
Sans le soutien de la CUP, qui dispose des quatre voix leur assurant la majorité absolue (70 députés sur 135), Junts Per Catalunya et la Gauche Républicaine, ne disposent que de 66 voix ; 64 en réalité car ni Carles Puigdemont ni l’un de ses anciens conseillers, Toni Comin, qui s’est aussi enfui en Belgique, n’ont renoncé à leur siège de député ; le faire redonnerait un certain avantage aux sécessionnistes mais M. Puigdemont risquerait alors de perdre la main mise sur un processus où il s’estime incontournable.
Les indépendantistes n’ont plus que deux mois pour essayer de trouver un nouveau candidat. Selon le calendrier parlementaire, si d’ici au 22 mai la Catalogne n’a toujours pas de président, de nouvelles élections devront être convoquées en juillet. L’autonomie de la région restera suspendue tant qu’il n’y aura pas de gouvernement.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Après un mois de combats et de bombardements, l’enclave située sur le flanc oriental de Damas est presque entièrement repassée sous la coupe des troupes pro-régime.
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Syrie : les rebelles de la Ghouta hissent le drapeau blanc

Après un mois de combats et de bombardements, l’enclave située sur le flanc oriental de Damas est presque entièrement repassée sous la coupe des troupes pro-régime.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 06h47
 • Mis à jour le
24.03.2018 à 07h03
    |

            Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)








                        



                                


                            

La scène a été filmée en lisière de la Ghouta, dans l’un des camps de fortune aménagés pour accueillir les familles qui fuient le pilonnage de cette banlieue rebelle de Damas par l’aviation russo-syrienne. Mohamed Qaband, un membre de l’Assemblée du peuple, la caisse d’enregistrement des décisions du régime Assad, apparaît à l’arrière d’une camionnette blanche, des bouteilles d’eau minérale à la main.
« Vous voulez boire ?, demande-t-il aux rescapés des bombardements qui se massent autour du véhicule. Alors dîtes “Bachar Al-Assad est notre président”. Allez, dites-le encore, “Bachar Al-Assad est notre président.” » Et pendant que la foule s’exécute et que les bouteilles circulent de main en main, le député poursuit son show : « A bas l’Arabie saoudite, à bas les Etats-Unis, La Syrie est victorieuse. »
Cette vidéo au goût d’humiliation, probablement tournée vendredi 23 mars et partagée sur les réseaux sociaux par des militants pro-gouvernement, est emblématique de la capitulation de la Ghouta. Après un mois d’offensive d’une brutalité effrénée, qui a causé la mort de 1 600 civils et fait près de 8 000 blessés, plus de 90 % de l’enclave, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), est repassée sous la coupe de l’armée syrienne et de ses supplétifs.
Depuis le milieu de la semaine, les groupes armés qui contrôlaient ce territoire depuis 2013, et qui ne défendent plus que de minuscules poches, isolées les unes des autres, hissent le drapeau blanc à tour de rôle. Après les salafistes de Ahrar Al-Cham, mercredi, les combattants de Faylaq Al-Rahman, une faction islamiste modérée, ont fini par signer, vendredi, l’accord d’évacuation imposé par la Russie.
« Négociations séparées »
Selon la télévision d’Etat syrienne, plus de 4 000 personnes – dont 1 400 hommes armés –, ont déjà été convoyées par bus vers la province rebelle d’Idlib, dans le nord du pays. Là-même...




                        

                        

