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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Avant la reprise de la saison de F1, dimanche à Melbourne, le champion du monde a regretté d’être toujours, onze ans après ses débuts, le seul noir pilote de F1.
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F1 : Lewis Hamilton lance un appel à la diversité

Avant la reprise de la saison de F1, dimanche à Melbourne, le champion du monde a regretté d’être toujours, onze ans après ses débuts, le seul noir pilote de F1.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 17h22
    |

            Catherine Pacary








                        



   


Premier sur la grille de départ, premier à passer sous le drapeau à damier. Le quadruple champion du monde de formule 1, le Britannique Lewis Hamilton, accumule les « premières » depuis quatre ans. Le pilote Mercedes a encore terminé premier, vendredi 23 mars, des deux premières séances d’essais sur le circuit Albert-Park de Melbourne où se court, dimanche 25 mars, le Grand Prix inaugural de la saison. La veille, Lewis Hamilton a voulu rappeler une autre première fois : c’est ici, à Melbourne en 2006, que le jeune Britannique est devenu « le premier pilote noir de la formule 1 ». Onze ans plus tard, il reste le seul.

"There is barely any diversity in F1, still nothing's changed in 11 years I've been here. Kids, people, there's so… https://t.co/FbUF87FUP3— LH44updates (@Lewis Updates)


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« Rien n’a changé en onze ans »
Un manque de diversité que le champion en titre a dénoncé, jeudi 22 mars, sur les réseaux sociaux, en s’appuyant sur une vidéo de ses débuts, chez McLaren, au côté du double champion d’alors, l’Espagnol Fernando Alonso. « Il n’y a presque pas de diversité en F1, rien n’a changé en onze ans que je suis ici », commente-t-il à la fin de sa vidéo publiée sur Instagram. Avant d’interpeller : « Il y a tellement d’emplois dans ce sport [la F1] que n’importe qui, peu importe son ethnie et son origine, peut l’exercer et s’intégrer. #diversity #youcandoit. »
Le pilote âgé de 33 ans a déjà utilisé les réseaux sociaux au moment du Grand Prix d’Austin, le 22 octobre, pour se rapprocher des sportifs du mouvement #Takeaknee, littéralement « mets un genou à terre ». Né de l’initiative du footballeur américain Colin Kaepernick, des 49ers de San Francisco, en août 2016, lorsqu’il a refusé de se lever au moment de l’hymne national et a posé un genou à terre. « Je ne vais pas me lever pour prouver ma fierté envers le drapeau d’un pays qui opprime les Noirs et les personnes de couleur », avait-il expliqué alors.

   


« Je suis ici pour gagner une course »
Le mouvement protestataire a pris de l’ampleur à l’automne, après que le président américain, Donald Trump, a demandé à la Ligue américaine de football américain, la NFL, de renvoyer ces joueurs, arguant : « Quand des joueurs manquent de respect à notre drapeau, n’aimeriez-vous pas voir les propriétaires dégager ces fils de pute ? »
Des sportifs d’autres disciplines sportives, des entraîneurs ont symboliquement mis genou à terre lors de compétitions fortement médiatisées. Toutefois, Lewis Hamilton n’a pas souhaité les imiter avant le départ de la course à Austin le 22 octobre. Il a expliqué avoir parlé avec des Américains noirs et blancs, au sujet des inégalités sociales et des discriminations raciales aux Etats-Unis mais a pris ses distances. « Je ne veux pas être rattrapé par toutes les discussions autour de cette question. Je suis ici pour gagner une course et remporter le championnat. » Ce qu’il a fait. Victorieux à Austin, il était sacré pour la quatrième fois à Mexico la semaine suivante.

   


Toto Wolff : « Plus nous pouvons avoir de diversité en formule 1, mieux c’est »
De retour à Melbourne, le pilote Mercedes a reçu l’appui indéfectible de son patron d’écurie Toto Wolff, en conférence de presse, vendredi 23 mars : « Je pense que c’est une chose [la diversité] très importante et pas seulement pour Lewis, mais pour nous tous. Plus nous pouvons avoir de diversité en formule 1, mieux c’est. »
Le patron de Mercedes en a profité pour rappeler le lancement du mouvement Osez être différent en Australie, programme initié par son épouse, Susie Wolff, pilote d’essais chez Williams en 2016, afin d’encourager les jeunes filles à tenter leur chance en formule 1. « Cela a été un beau succès. Je pense globalement que nous avons besoin que des personnes d’origines ethniques différentes ou des filles entrent dans le sport automobile. Ainsi, au final, le mouvement va s’amplifier et un meilleur équilibre va s’établir à l’avenir. »

   



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Sur la grille, dimanche 25 mars, vingt pilotes vont s’aligner, de quinze nationalités différentes venues de quatre continents, dont la moitié d’Europe. Le seul pays à aligner trois pilotes est la France.

Formule 1 : 20 pilotes, 10 écuries
Lewis Hamilton (GBR, 33 ans), Mercedes.
Valtteri Bottas (FIN, 28 ans), Mercedes.
Sebastian Vettel (ALL, 30 ans), Ferrari.
Kimi Räikkönen (FIN, 38 ans), Ferrari.
Daniel Ricciardo (AUS, 28 ans), Aston Martin Red Bull, moteur Renault.
Max Verstappen (HOL, 20 ans), Aston Martin Red Bull, moteur Renault.
Sergio Perez (MEX, 28 ans), Sahara Force India, moteur Mercedes.
Esteban Ocon (FRA, 21 ans), Sahara Force India, moteur Mercedes.
Carlos Sainz Jr. (ESP, 23 ans), Renault.
Nico Hülkenberg (ALL, 30 ans), Renault.
Lance Stroll (CAN, 19 ans), Williams Martini, moteur Mercedes.
Sergey Sirotkin (RUS, 22 ans), Williams Martini, moteur Mercedes.
Pierre Gasly (FRA, 22 ans), Red Bull-Toro Rosso, moteur Honda.
Brendon Hartley (NZL, 28 ans), Red Bull-Toro Rosso, moteur Honda.
Romain Grosjean (FRA, 31 ans), Haas, moteur Ferrari.
Kevin Magnussen (DAN, 25 ans), Haas, moteur Ferrari.
Fernando Alonso (ESP, 36 ans), McLaren, moteur Renault.
Stoffel Vandoorne (BEL, 25 ans), McLaren, moteur Renault.
Marcus Ericsson (SUE, 27 ans), Alfa Romeo Sauber, moteur Ferrari.
Charles Leclerc (MCO, 20 ans), Alfa Romeo Sauber, moteur Ferrari.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Tony Chapron s’était rendu coupable d’un croche-pied sur le défenseur nantais Diego Carlos, après avoir été bousculé involontairement par le joueur.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Football : l’arbitre Tony Chapron suspendu six mois ferme

Tony Chapron s’était rendu coupable d’un croche-pied sur le défenseur nantais Diego Carlos, après avoir été bousculé involontairement par le joueur.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 16h07
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 16h11
   





                        



   


L’arbitre Tony Chapron, qui avait taclé un joueur mi-janvier lors de Nantes-PSG, a écopé d’une suspension de six mois ferme et deux avec sursis en appel, vendredi 23 mars, selon des sources proches du dossier, confirmant une information du Dauphiné libéré.
M. Chapron pourrait donc ne plus refouler un terrain de Ligue 1 ou de Ligue 2, puisqu’il avait annoncé son intention de prendre sa retraite sportive en fin de saison.

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Sanction alourdie en appel
Le 14 janvier, dans les dernières secondes du match Nantes-PSG (0-1), Tony Chapron s’était rendu coupable d’un croche-pied sur le défenseur nantais Diego Carlos, après avoir été bousculé involontairement par le joueur.
Il avait présenté ses excuses au joueur le lendemain en évoquant un « geste maladroit » et « inapproprié ». Son geste rarissime avait suscité de nombreuses réactions dans le monde du football et fait le tour des réseaux sociaux.
Le 1er février, il avait été suspendu trois mois ferme et trois avec sursis par la commission de discipline de la Ligue de football professionnel. Mais l’arbitre de 45 ans avait fait appel de cette sanction, dans l’espoir de revenir plus tôt sur les terrains. La commission d’appel de la FFF a, finalement, alourdi la sanction.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Les Bleus disputent un match amical face à la Colombie (ce soir à 21 heures) qui pourrait dessiner les contours de l’équipe qui débutera le Mondial en Russie.
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Coupe du monde 2018 : la France affronte la Colombie avec la Russie en ligne de mire

Les Bleus disputent un match amical face à la Colombie (ce soir à 21 heures) qui pourrait dessiner les contours de l’équipe qui débutera le Mondial en Russie.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 12h34
   





                        



   


Comme un avant-goût de Coupe du monde : le onze de départ des Bleus face à la Colombie en match amical, vendredi au Stade de France (21 heures), pourrait dessiner celui de leur premier match au Mondial, contre l’Australie. Après Saint-Denis, il restera aux 24 joueurs convoqués par Didier Deschamps la rencontre face à la Russie, mardi à Saint-Pétersbourg, pour rendre encore plus compliqué le casse-tête du sélectionneur. Avec comme horizon la liste du 15 mai pour la Coupe du monde (14 juin-15 juillet). Mais, de manière plus aiguë, se pose déjà la question du onze.
Rembobinage : entre le onze du premier match amical de mars 2016 (3-2 face aux Pays-Bas) et celui de l’entrée en lice à l’Euro 2016 (2-1 contre la Roumanie), il y a eu quatre changements. Or deux étaient commandés par les circonstances de mars (Lloris, très sollicité, remplacé par Mandanda obtenant du temps de jeu ; Sagna, ménagé en raison d’un pépin physique, profitant à Jallet), puis par les blessures (Varane et L. Diarra forfait pour l’Euro, suppléés par Rami et Kanté dans le onze).

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Un doute sur Pogba
En 2014, c’était quasiment copie conforme, avec un seul changement entre l’unique match amical de mars (2-0 face aux Néerlandais) et le premier de la Coupe du monde au Brésil (1-0 contre le Honduras), Mangala prenant la place en mars d’un Sakho encore convalescent. Sauf blessure ou méforme ultérieure, et si Deschamps maintient sa logique, le onze de vendredi pourrait donc être très proche de celui du début du Mondial 2018, en garantir en tout cas l’ossature.
Avec un gros doute concernant Paul Pogba, apparu au sein de l’équipe des remplaçants dans la mise en place tactique de jeudi au « SdF », alors que les deux autres milieux Blaise Matuidi et N’Golo Kanté étaient dans celle des titulaires. Corentin Tolisso est, a priori, forfait : il n’a pas pris part à l’entraînement collectif depuis lundi en raison d’une contusion tibiale. Absent des deux derniers rassemblements sur blessure, Pogba revient dans le groupe alors qu’il traverse des turbulences à Manchester United, auteur de contre-performances et victime de la défiance de la part de son entraîneur José Mourinho.
Associé à Antoine Griezmann, qui devrait honorer sa 50e sélection, Olivier Giroud connaît un enjeu personnel bien différent : s’il inscrivait son 30e but, il rejoindrait deux attaquants légendaires, Just Fontaine et Jean-Pierre Papin, au 5e rang des meilleurs buteurs en bleu. En cas de 31e but, il égalerait une autre idole, Zinédine Zidane. Sur les ailes, Kylian Mbappé et Thomas Lemar devraient être titularisés, plutôt qu’Ousmane Dembélé, Florian Thauvin et Anthony Martial. Mbappé, au passage, portera pour la première fois le prestigieux numéro 10.
Première pour Ben Yedder ?
En défense, devant le gardien et capitaine Hugo Lloris, les couloirs sont promis à Djibril Sidibé et Lucas Digne, et la charnière centrale à Raphaël Varane et Samuel Umtiti, sachant que Laurent Koscielny se remet d’un pépin physique. L’enjeu se situera aussi sur le banc et la manière d’en sortir. Notamment pour Wissam Ben Yedder, buteur convoqué pour la première fois à 27 ans et qui, en l’absence d’Alexandre Lacazette, doit faire valoir la « capacité à marquer quand il rentre » en cours de match que lui a reconnue Deschamps, et qui est rare en bleu.
« Ce n’est pas un examen de passage pour certains plutôt que d’autres, s’ils sont là, c’est que j’ai confiance en eux », a insisté Deschamps, mais la liste du 15 mais reste lancinante dans les esprits… La France compte trois victoires en autant de confrontations face à la Colombie. Mais les Bleus version « DD » ont du mal face aux équipes sud-américaines, avec un seul succès (5-0 face au Paraguay en juin dernier) en huit confrontations.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Qui peut rivaliser avec Fangio ? Avec Prost ? Les monoplaces vont-elles toujours plus vite ? Comment suivre le championnat qui s’ouvre en Australie ce week-end ?
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Formule 1 : pourquoi cette 69e saison sera plus excitante que prévu

Qui peut rivaliser avec Fangio ? Avec Prost ? Les monoplaces vont-elles toujours plus vite ? Comment suivre le championnat qui s’ouvre en Australie ce week-end ?



Le Monde
 |    23.03.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 11h38
    |

            Catherine Pacary








                        



   


Depuis trop longtemps, la seule question à l’entame d’une nouvelle saison de formule 1 était : « Quelqu’un peut-il battre Mercedes ? » Qui succédait à : « Quelqu’un peut-il battre Ferrari » ? Mais voilà qu’en un an, trois événements majeurs viennent de modifier la donne : l’arrivée d’un nouveau propriétaire, Liberty Media en janvier 2017 à la tête de la F1 mondiale ; l’émergence d’une nouvelle génération de pilotes au côté de trentenaires charismatiques ; et l’ouverture, enfin, de la F1 à la connectique, qui rend l’élite du sport automobile à nouveau accessible. A la veille du Grand Prix inaugural d’Australie, le 25 mars à Melbourne, cette 69e saison suscite un regain d’intérêt et des interrogations inédites.
Des voitures toujours plus rapides ? 

   


Le premier choc de la piste enneigée passé, la révélation des essais hivernaux de Barcelone a été la vitesse à laquelle les monoplaces ont surgi du virage pour entrer dans la ligne droite des stands. L’Allemand Sebastian Vettel sur Ferrari a pulvérisé le record du tour (1 min 17 s 182’pour couvrir 4,655 km) détenu depuis 2008 par le Brésilien Felipe Massa (1 min 18 s 339’). Un chrono à relativiser puisque Pirelli inaugurait là un pneu encore plus tendre et donc le plus rapide jamais utilisé, l’hyper-tendre rose. De plus le revêtement neuf était particulièrement accrocheur. Ces tests restent néanmoins prometteurs, sans pour autant faire craindre pour la sécurité des pilotes. C’est l’autre découverte hivernale, le fameux halo inauguré cette saison. Sorte de fourche à deux dents placée au-dessus des cockpits, il protège la tête des concurrents qui, rappelons-le, n’ont pas de pare-brise en F1. Critiqué pour son esthétique et la gêne visuelle occasionnée, le halo a déjà obligé les instances de course à déplacer une partie des feux de départ du Grand Prix d’Australie.

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Qui va rivaliser avec Fangio ?
Et si leur patronyme entrait aussi dans le langage commun ? Aux manettes des monoplaces les plus rapides et les plus sécures de l’histoire donc, deux quadruples champions du monde des pilotes peuvent décrocher une 5e couronne et égaler le palmarès de l’Argentin Juan Manuel Fangio, champion en 1951, 1954, 1955, 1956 et 1957. Le Britannique et tenant du titre Lewis Hamilton, pour Mercedes, et Sebastian Vettel sur Ferrari. Avec en bonus pour l’Allemand, l’option d’enfin remporter un titre avec la Scuderia pour sa cinquième saison.
Que peuvent espérer les Français ?
Trois pilotes français s’alignent sur la grille à Melbourne. Le plus expérimenté, Romain Grosjean, 31 ans, passé par Renault et Lotus, a choisi de tenter l’aventure américaine en 2016. Avec une 5e place comme meilleur résultat en deux saisons, il vise le milieu de tableau et un peu mieux si l’ouverture se présente sur une course. Le plus prometteur, Esteban Ocon, débute sa deuxième année chez Force India au côté de Sergio Perez, avec lequel il forme le duo le plus explosif du plateau. Révélation 2017, hyperrégulier avec 18 courses dans les points sur 20, 8e au classement officiel, mais 5e dans celui des patrons d’écurie, il vise le podium raté de peu l’an dernier, et le baquet de Valtteri Bottas chez Mercedes en 2019. Le rookie normand, ce n’est plus lui mais Pierre Gasly, 22 ans, avec lequel il a débuté le kart à 5 ans. A son tour d’apprendre et de convaincre Toro Rosso, l’écurie réserve de Red Bull Racing où débuta un certain Vettel. Les trois pilotes auront à cœur de briller, le 24 juin, à domicile, au Castellet pour le retour du Grand Prix de France après dix ans d’absence – vingt-huit sur le circuit varois et la victoire en 1990 d’Alain Prost.

   


Une 4e place convoitée…
La bataille s’annonce rude derrière le top 3 Mercedes-Ferrari-Red Bull. Parmi les postulants, les trois directeurs d’équipe français. « Nous ne visons pas un podium », affirmait le directeur général de Renault Sport Cyril Abiteboul, le 8 mars à Barcelone, qui, plutôt que des coups d’éclat compte sur la régularité, à l’image de Force India de 2017. Chez Alfa Romeo Sauber, Fred Vasseur affiche à l’inverse de grandes ambitions et compte sur l’appui logistique de son motoriste Ferrari. Chez McLaren, tous les espoirs sont permis, le responsable de course Eric Boulier ayant réussi après trois années de galère à évincer son motoriste Honda au profit de Renault. Parmi les prétendants étrangers, Force India fait passer le message qu’il lui sera très difficile de réitérer l’exploit de sa 4e place de 2017, quand Haas rappelle qu’elle demeure une jeune écurie et mérite donc toutes les indulgences.
Règlement : qu’est-ce qui change cette année ?
La principale évolution réglementaire visible est le halo (voir ci-dessus). Un autre changement, qui ne lui ne saute pas aux yeux, pourrait néanmoins s’avérer décisif dans la bataille de peloton qui s’annonce. Les écuries sont, désormais, limitées à trois moteurs par monoplace et par saison, contre quatre l’an dernier. Facteur aggravant, 2018 compte 21 Grands Prix contre 20 en 2017. La fiabilité sera donc plus que jamais cruciale, à défaut de quoi les rétrogradations en fond de grille vont se multiplier. Et peut-être provoquer de spectaculaires « remontadas ».
Pourquoi va-t-on parler de Fernando Alonso ?
A 36 ans, le doyen des pilotes de la grille court, comme l’an passé, après la Triple Couronne – pour triple victoire, au Grand Prix de Monaco, aux 24 Heures du Mans et aux 500 Miles d’Indianapolis. Vainqueur en 2005 et 2006 sur le Rocher, il s’est donc inscrit au championnat du monde d’Endurance pour être présent au Mans les 16-17 juin, et se rendra à Indianapolis, le 27 mai. Ce qui, si l’on additionne, l’oblige à courir 27 épreuves en 36 week-ends, sans compter les dizaines d’heures de décalage horaire. Même au top de sa forme, est-ce réaliste ? Soutenu par son écurie McLaren, son public et même par les instances internationales, Fernando Alonso tente le tout pour le tout, avec le panache qui le caractérise.

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Les Grid Kids vont-ils se faire accepter ? 
La décision est lourde de symbole. Les Grid Girls, ces « filles de la grille » au look sexy qui portaient les pancartes numérotées des voitures sur la grille de départ disparaissent. Jugées « clairement en contradiction avec les normes sociétales modernes » par Sean Bratches, directeur général des opérations commerciales de la F1, elles sont remplacées par les Grid Kids, de jeunes pilotes de kart ou de formule juniors. A eux d’user de charmes différents pour séduire un public plus large et donner une nouvelle image de la F1.

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Comment suivre un Grand Prix ?
En France, les abonnés de Canal+ peuvent, comme d’habitude depuis 2013 et juqu’en 2020, suivre les Grands Prix grâce à 10 heures de direct pour chaque (30 heures pour celui de France). La nouveauté est ailleurs, avec le retour de TF1, diffuseur historique jusqu’en 2012. La chaîne propose gratuitement, mais avec des coupures publicitaires, quatre Grands Prix, dont ceux de Monaco le 27 mai et du Castellet le 24 juin. Il sera aussi bientôt possible de se connecter à la nouvelle plate-forme payante de streaming F1 TV, mais pas tout de suite. Les dirigeants de la F1 ont, en effet, annoncé le report de son lancement, jeudi 22 mars, à une date ultérieure. Prévue dans 24 pays, elle doit permettre une immersion totale grâce à 20 caméras embarquées et cible un public rajeuni.

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Qu’attend-on de Melbourne ?

   


La fin du Poker menteur caractéristique de la trêve hivernale. Attenant à l’Albert Park, le circuit de Melbourne (5,303 km, à parcourir 58 fois) a le charme bucolique du printemps – même si c’est l’automne en Australie – et la symbolique du renouveau. Alors que les essais débutent, jeudi 22 mars, les premières vérités sont tombées. F1 TV ne sera pas prêt tout de suite, et le halo gêne bien la visibilité. Pour preuve, la FIA a fait déplacer des feux de départ au dernier moment et les 20 pilotes vont procéder exceptionnellement à des simulations de départ le 23 mars. Ce qui ne semble pas trop déranger Daniel Ricciardo, tout sourire au milieu des fans. L’Australien de Red Bull profite pleinement de « sa » course.

Formule 1 : 20 pilotes, 10 écuries
Lewis Hamilton (GBR, 33 ans), Mercedes.
Valtteri Bottas (FIN, 28 ans), Mercedes.
Sebastian Vettel (ALL, 30 ans), Ferrari.
Kimi Räikkönen (FIN, 38 ans), Ferrari.
Daniel Ricciardo (AUS, 28 ans), Aston Martin Red Bull, moteur Renault.
Max Verstappen (HOL, 20 ans), Aston Martin Red Bull, moteur Renault.
Sergio Perez (MEX, 28 ans), Sahara Force India, moteur Mercedes.
Esteban Ocon (FRA, 21 ans), Sahara Force India, moteur Mercedes.
Carlos Sainz Jr. (ESP, 23 ans), Renault.
Nico Hülkenberg (ALL, 30 ans), Renault.
Lance Stroll (CAN, 19 ans), Williams Martini, moteur Mercedes.
Sergey Sirotkin (RUS, 22 ans), Williams Martini, moteur Mercedes.
Pierre Gasly (FRA, 22 ans), Red Bull-Toro Rosso, moteur Honda.
Brendon Hartley (NZL, 28 ans), Red Bull-Toro Rosso, moteur Honda.
Romain Grosjean (FRA, 31 ans), Haas, moteur Ferrari.
Kevin Magnussen (DAN, 25 ans), Haas, moteur Ferrari.
Fernando Alonso (ESP, 36 ans), McLaren, moteur Renault.
Stoffel Vandoorne (BEL, 25 ans), McLaren, moteur Renault.
Marcus Ericsson (SUE, 27 ans), Alfa Romeo Sauber, moteur Ferrari.
Charles Leclerc (MCO, 20 ans), Alfa Romeo Sauber, moteur Ferrari.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Médaillés d’argent aux Jeux olympiques de Pyeongchang, le couple de danseurs sur glace français aborde les championnats du monde en favoris.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Patinage artistique : Papadakis et Cizeron en reconquête

Médaillés d’argent aux Jeux olympiques de Pyeongchang, le couple de danseurs sur glace français aborde les championnats du monde en favoris.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 08h15
    |

            Clément Martel








                        



   


Eux le savent, l’argent ne fait pas le bonheur. Surtout lorsqu’il a l’âpre saveur de l’inachevé. Un mois après leur déception de Pyeongchang, où ils avaient échoué dans leur conquête du titre olympique en danse sur glace – mais décroché leur première médaille d’argent –, Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron rechaussent les patins. A Milan, le couple français aborde, vendredi 23 mars (à 11 heures), les championnats du monde de la discipline en favoris, et semble décidé à retrouver leur couronne mondiale perdue l’an passé.
L’hiver dernier, à Helsinki, le couple de revenants Tessa Virtue et Scott Moir avaient ôté aux jeunes Bleus leurs rêves d’un troisième titre mondial d’affilée. De retour sur le devant de la scène après une préretraite, les Canadiens, devenus entre-temps les camarades d’entraînement du duo français à Montréal, ont remis ça en Corée, remportant leur deuxième médaille d’or olympique au terme d’un concours de haut vol, mais marqué par un accroc technique lors du programme court des Français. Pour « une sombre histoire de fermeture Eclair », selon les mots de Didier Gailhaguet, le président de la Fédération française des sports de glace (FFSG), un point du tour de cou de la patineuse qui retenait son costume a sauté, dévoilant par moments un téton. Et dérangeant un peu la parfaite ordonnance de leur danse.

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Cette fois, le proverbe « jamais deux sans trois » ne s’appliquera pas. Non que les Français aient l’immodestie de penser battre aisément leurs concurrents canadiens ; mais le duo Virtue-Moir n’est pas présent à Milan. Après avoir célébré leur titre de Pyeongchang comme il se doit, les désormais doubles champions olympiques devraient annoncer leur mise en retrait – définitive cette fois – des patinoires. « Ils vont nous manquer », souriait d’un air entendu Gabriella Papadakis après la fin du concours olympique.
Pour cette « célébration post-olympique » proche – géographiquement – de la France et de son public, les Montréalais d’adoption aspirent à décrocher un troisième titre mondial. « Ça va nous faire du bien de refaire les programmes avec la même préparation, mais avec moins de pression, a relevé Papadakis, y voyant une belle manière de finir la saison. »
Réasseoir leur domination sur la glace mondiale
Elle qui avait vécu son « pire cauchemar » sur la glace de Pyeongchang espère avoir « une autre chance de performer, de la façon dont on voulait le faire. » Après les Jeux olympiques, la jeune femme (elle a 22 ans) confiait à L’Equipe s’être sentie « comme [dans] un cauchemar où t’es à l’école, tu vois que tout le monde te regarde et tu te rends compte que t’es tout nu. Mais celle qui expliquait au Monde avant les Jeux être « quasiment née sur des patins » – sa mère est entraîneuse de patinage – s’agaçait, outre que « [sa] robe se soit ouverte et qu’[elle] ait fini à moitié à poil », que cet épisode les « ait empêchés de bien patiner ».
A Milan, le couple français ne partagera plus leur entraîneur, Romain Haguenauer, avec leurs principaux rivaux. Une nouvelle donne dont les danseurs clermontois espèrent profiter pour réasseoir leur domination sur la danse mondiale. Un mérite souligné par leur coach, qu’ils ont suivi à Montréal lorsqu’il a choisi de quitter la France, qui estimait aux JO que les juges avaient reconnu « leur infime supériorité » en leur accordant d’excellente notes (en dépit de leur mésaventure costumière), « mais le sort en [avait] décidé autrement. »

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Couple au « très gros potentiel » mais dont l’« ascension assez fulgurante » a surpris jusqu’à leur entraîneur et « conseiller matrimonial » – c’est une image, comme Virtue et Moir, que l’Internet canadien rêve de voir en couple, les Français comparent leur relation à celle d’un frère et d’une sœur – les doubles champions du monde (2015 et 2016) et quadruples champions d’Europe (2015, 2016, 2017 et 2018) entament leur reconquête vendredi à Milan. Et tenteront, lorsque retentiront les premières notes de Shape of you d’Ed Sheeran lors de leur programme court, de ne pas penser à ce tour de cou qui les a laissés à un fil de l’or olympique.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 22/03/2018
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Dopage : sang trouble dans le ski de fond français

Au cours de la décennie 2000, une majorité des fondeurs français présentait des profils sanguins laissant supposer des pratiques dopantes.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 15h34
    |

            Clément Guillou








                        



                                


                            

Avant de s’imposer dans cette décennie comme l’une des cinq meilleures nations mondiales en ski de fond, la France n’existait pas. Au siècle précédent, ni victoire en Coupe du monde ni médaille olympique, deux podiums seulement aux championnats du monde. En 2018, deux médailles aux Jeux (JO) de Pyeongchang.
Entre les deux, il y eut la décennie 2000, durant laquelle les Français ont découvert les podiums puis les victoires. Une véritable explosion. Comment ? On a vanté le travail d’un entraîneur charismatique, l’Italien Roberto Gal, les progrès techniques ou ceux de la lutte antidopage, après une décennie 1990 marquée par l’émergence de l’EPO.
Avant les derniers JO, un article du Sunday Times a semé le doute. Le journal britannique, s’appuyant sur la base de données des échantillons sanguins recueillis par la Fédération internationale de ski (FIS) entre 2001 et 2010, estime que 29 % des spécialistes français de ski de fond et de combiné nordique présentaient des valeurs sanguines douteuses.
Un chiffre énorme, qui plaçait la France en deuxième position du peloton des nations suspectes, derrière la Russie, aux pratiques désormais connues. Trop gros pour être vrai ? Le Monde s’est procuré cette base de données, initialement envoyée à la télévision allemande ARD et authentifiée par elle. Verdict : c’est pire.
Nous avons isolé les treize athlètes, hommes et femmes, présentant le plus grand nombre d’échantillons – huit au minimum –, afin que l’expertise soit la plus fiable possible. Le docteur James Stray-Gundersen, pionnier de la lutte antidopage, a analysé l’évolution de leurs valeurs (anonymisées), comme le font aujourd’hui les experts du passeport biologique, outil utilisé pour cibler les sportifs suspects de manipulations sanguines.
« Une enquête devrait être menée »
Selon lui, neuf des treize Français présentent un profil « suspect ». Soit 69 % de cas problématiques – parmi lesquels ne figure pas...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Vainqueur du sprint de Tioumen, le Français revient sur la façon dont il a dominé le classement général de la Coupe du monde pour la 7e fois.
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Biathlon : Martin Fourcade est fier d’avoir remporté sa bataille contre Boe

Vainqueur du sprint de Tioumen, le Français revient sur la façon dont il a dominé le classement général de la Coupe du monde pour la 7e fois.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 20h10
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 11h19
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


On va appeler ça la force de l’habitude, mais Martin Fourcade a une certaine facilité quand il s’agit d’analyser ses victoires, mais aussi les comparer, les soupeser et leur attribuer des mots-clés. Ce septième gros globe du classement général de la Coupe du monde, le Français en parle comme d’« un sentiment de plénitude, de paix intérieure loin de l’adrénaline d’une victoire aux JO ou aux Mondiaux ». Fourcade est bien placé pour comparer avec cinq titres olympiques et onze sacres mondiaux.
Sous la neige sibérienne de Tioumen, le Catalan a mis fin ce jeudi 22 mars au feuilleton qui tenait le monde du biathlon en haleine, à savoir son duel avec Johannes Boe. Sa victoire dans le sprint (devant son compatriote Simon Desthieux) cumulée à la contre-performance du Norvégien (14e) lui offre le petit globe de la spécialité et celui du général avant même la poursuite de samedi et la mass-start dimanche. Et tant pis pour la dramaturgie :

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« Je sais que certains rêvaient d’un dénouement final lors de cette dernière course, mais moi, je ne faisais pas partie de ces gens-là. Alors pas du tout. Je suis heureux de plus avoir le sentiment que je pouvais rater quelque chose dimanche. »
Il y a bien sûr les chiffres, les records, le vertige de dépasser la légende Ole Einar Bjoerndalen et ses six globes, la satisfaction d’« être le meilleur biathlète du monde sur sept années consécutives », mais la cuvée 2017-2018 a un goût particulier. Surtout en repensant au début de saison, quand Boe semblait prendre l’ascendant en décembre. « Remporter cette bataille est ma satisfaction, concède celui qui n’est toujours pas descendu du podium de l’hiver. J’ai répété que Johannes était alors à un niveau exceptionnel. »
Redevenu chasseur, Fourcade a attendu son heure, persuadé que la terrible mécanique norvégienne allait bien finir par se gripper. « Sa stratégie de tir en début de saison ne pouvait pas passer tout le temps. Il était dans une dynamique incroyable, avec une réussite folle – qui n’a rien à voir avec de la chance – mais je savais que ça serait compliqué de maintenir ce niveau de performances au tir. »
« Juste envie de rentrer à la maison »
Bien vu. Au fil des semaines, sa régularité derrière la carabine l’emporte sur la vitesse de tir du Lucky Luke de Markane. Et, si les courses olympiques ne comptent pas pour le classement de la Coupe du monde, Fourcade parle de Pyeongchang comme du moment de bascule. « La dynamique s’est clairement inversée en ma faveur à ce moment-là et je savais que j’étais capable de continuer à garder ce niveau de performance. »
La suite ? Quand on lui parle du record de victoires de Bjoerndalen en Coupe du monde (95), Fourcade (73 succès) coupe tout de suite. « Je dois avouer que je n’ai pas du tout d’objectifs. J’ai juste envie de rentrer à la maison, de profiter de mes filles, de prendre le temps de respirer, de reconstruire un projet sur les deux ans à venir. Je n’ai pas du tout la tête à ça. »

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Ni aux Jeux de Pékin, en 2022, lui qui a prévu de pousser jusqu’à 2020 sans fermer la porte, cependant, à une nouvelle aventure olympique. « Depuis longtemps, j’ai le sentiment profond que si j’ai envie, je serai capable de continuer à dominer mon sport », disait-il à ce sujet lors d’un entretien au Monde. Martin Fourcade n’en a peut-être fini d’analyser les victoires de Martin Fourcade.

Je ne pensais jamais que l’on pouvait réussir 7 fois avec la même émotion que la première.

— martinfkde (@Martin Fourcade)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Le quintuple champion olympique a remporté, jeudi, le classement général de la Coupe du monde de biathlon pour la septième fois d’affilée.
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Biathlon : Martin Fourcade remporte son septième globe de cristal

Le quintuple champion olympique a remporté, jeudi, le classement général de la Coupe du monde de biathlon pour la septième fois d’affilée.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 16h22
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 11h19
   





                        



   


Martin Fourcade a bouclé un peu en avance son hiver doré. Le quintuple champion olympique français a remporté, jeudi 22 mars, son septième globe de cristal consécutif de Coupe du monde de biathlon, en s’imposant en patron lors du sprint de Tyumen, en Russie. Alors que deux courses doivent encore se dérouler ce week-end, le patron du biathlon mondial ne peut plus être rejoint par son rival norvégien, Johannes Boe.
« C’est une immense fierté d’être pour la septième fois d’affilée le meilleur athlète du monde dans sa discipline », a déclaré le porte-drapeau de la délégation française lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Pyeongchang. Auteur du meilleur temps de ski et d’un 10/10 au tir, le Français a réalisé la course parfaite et a devancé son compatriote tricolore Simon Desthieux et le Suédois Fredrik Lindstroem.
Son grand rival pour le titre, le Norvégien Johannes Boe a totalement craqué avec deux fautes au tir et une décevante 14e place à l’arrivée, laissant Martin Fourcade s’adjuger son septième titre d’affilée. Ainsi que le petit globe du sprint.

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D’une régularité à toute épreuve au cours de la saison, le champion français a signé son 19e podium cette saison en autant de courses. Avec désormais 73 victoires à son actif en Coupe du monde, le Pyrénéen a dans son viseur le record d’Ole-Einar Bjoerndalen (95 victoires en carrière). Ayant signé 24 victoires lors des deux dernières saisons, le biathlète de 29 ans peut espérer rejoindre le Norvégien.
Cette septième Coupe du monde, une première pour un biathlète, vient couronner la saison exceptionnelle de celui qui avait été le héros des Jeux d’hiver à Pyeongchang avec trois médailles d’or, devenant le Français le plus titré de l’histoire aux JO avec cinq sacres au total.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Directeur général de l’Agence mondiale antidopage, Olivier Niggli salue les progrès de la Russie, mais déplore que Moscou ne reconnaisse pas la triche du passé.
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« L’antidopage en Russie va dans le bon sens », estime l’AMA

Directeur général de l’Agence mondiale antidopage, Olivier Niggli salue les progrès de la Russie, mais déplore que Moscou ne reconnaisse pas la triche du passé.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 13h13
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 13h29
    |

            Clément Guillou








                        



   


L’Agence mondiale antidopage (AMA) ne voit pas encore le bout du tunnel russe. Le Comité olympique russe a certes retrouvé sa place au Comité international olympique après une courte suspension de deux mois pour avoir mis en place, durant plusieurs années, un programme de dopage organisé avec l’aide de services de l’Etat. L’Agence russe antidopage (Rusada) a certes repris du service dans le pays et gère, sous la surveillance d’experts étrangers, un programme de contrôles qui monte en puissance. A la tête depuis septembre 2017 d’une direction renouvelée, le quinquagénaire Youri Ganus lui donne une façade plus crédible.
Mais la Rusada n’est toujours pas jugée conforme par l’AMA, faute de remplir deux critères : la reconnaissance officielle du rapport de Richard McLaren, qui en 2016 détaillait la triche organisée, et l’accès au laboratoire de Moscou, où seraient mis sous scellés plusieurs milliers d’échantillons qui pourraient permettre de confondre des sportifs russes dopés. Face à cette situation de blocage, la question russe a de nouveau été au centre du symposium annuel de l’AMA, mercredi 21 mars à Lausanne, et de l’interview accordée par son directeur général, Olivier Niggli, au Monde.
La Coupe du monde de football commence dans trois mois en Russie, un pays qui reste mis au ban de l’Agence mondiale antidopage. Cela vous pose-t-il un problème ?
Evidemment, ce serait mieux si la Russie était de retour en conformité et que les problèmes étaient résolus. Mais la Coupe du monde a été attribuée à la Russie bien avant que l’affaire sorte. Donc ce qui se passe n’est pas contraire aux règles, d’un point de vue strictement légal.
Et du point de vue de la personne chargée du respect de la lutte antidopage dans le monde ?
Oui, je trouve dommage que la Russie ne voie pas l’importance du message que ça pourrait envoyer si elle était de retour en conformité avant cette Coupe du monde.
Que pensez-vous de la réintégration rapide du comité olympique russe par le CIO, après les JO de Pyeongchang ?
Il n’y avait pas de surprise dans cette décision, qui était annoncée dès le mois de décembre. C’était attendu. Les deux cas positifs russes à Pyeongchang ne proviennent pas du système, ce sont probablement des cas individuels. Maintenant, j’espère que le CIO va continuer à nous soutenir dans l’accomplissement de notre feuille de route pour la réintégration de la Rusada.
« Grosso modo, la Rusada est une bonne agence »
Avez-vous confiance dans les contrôles qui sont faits aujourd’hui en Russie ?
Le paradoxe de la situation actuelle, c’est que beaucoup de travail a été fait pour remettre la Rusada sur les rails. Il a été bien fait, financé par les Russes, et aujourd’hui la Rusada, même si des experts internationaux sont encore là-bas et que l’Agence britannique antidopage les aide, fait du bon travail. Grosso modo, c’est une bonne agence. Les tests effectués là-bas, les nouveaux contrôleurs formés, nous satisfont. Ils ont réglé le problème des cités fermées [villes à l’accès restreint, voire interdit, aux étrangers en raison de leur rôle militaire], donc il n’y a plus d’endroit où les contrôleurs ne peuvent pas aller.
Mais la Rusada reste en non-conformité, car certaines conditions fixées depuis le début ne sont toujours pas remplies. Tout va dans le bon sens, il faut maintenant régler les deux derniers points.
Le système interne du laboratoire de Moscou, que l’AMA a récupéré, contenait un millier d’échantillons suspects concernant 60 fédérations internationales. Parmi elles, la FIFA, qui a en main des cas de footballeurs russes. Pouvez-vous être certain que ces cas seront traités d’ici au début de la Coupe du monde ?
La FIFA, sur cette question russe, a été proactive. Elle a été la première fédération à nous approcher quand on a annoncé que Grigory Rodchenkov [ancien directeur du laboratoire de Moscou, qui a servi de lanceur d’alerte dans l’affaire de dopage russe] serait potentiellement disponible pour aider. Ils ont leur propre commission d’enquête. On va voir ce qu’ils vont faire des cas, mais je n’ai pas de raison de penser qu’ils ne font pas les choses comme il faut avant la Coupe du monde.

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Pour un certain nombre d’athlètes, l’information dans le LIMS [Laboratory Information Management System – système de gestion de l’information du laboratoire] pourra suffire à sanctionner. Pour d’autres, il faudra d’autres indices, de nouveaux tests sur d’autres échantillons peut-être. Pour certains athlètes, enfin, il n’y aura pas assez d’éléments.
« Christopher Froome joue dans les règles »
Le cycliste britannique Christopher Froome fait depuis six mois l’objet d’une procédure pour un contrôle antidopage anormal et pourrait malgré tout disputer les plus grandes courses avant qu’une décision soit rendue. N’est-ce pas un échec du code mondial antidopage ?
Non, il faut respecter les droits des athlètes. Il y a un processus disciplinaire avec un droit de se défendre et d’être jugé. C’est un cas pour lequel il n’y a pas de suspension provisoire obligatoire, à partir de là tout le monde joue dans les règles, c’est comme ça.

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Ne devrait-il pas y avoir un délai maximal pendant lequel le cas doit être tranché, au moins en première instance ?
Ce serait bien, dans l’idéal, mais on a renoncé, quand on a écrit le code, à fixer un délai maximal. Car certains cas demandent plus d’investigation, plus d’expertise. Il ne faut pas que le système soit abusé, qu’il y ait des manœuvres dilatoires mises en place, et c’est le rôle des arbitres de gérer leur procédure de façon adéquate pour éviter que ça traîne de façon injustifiée. Mais il faut aussi respecter le droit de l’athlète à se défendre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ L’UCI annonce qu’elle va procéder à ces nouveaux contrôles dès ce week-end dans les courses du World Tour.
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Cyclisme : des contrôles par rayons X pour lutter contre les vélos à moteur

L’UCI annonce qu’elle va procéder à ces nouveaux contrôles dès ce week-end dans les courses du World Tour.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 10h53
   





                        



   


La chasse aux moteurs est déclarée. L’Union cycliste internationale (UCI) met en place dès ce week-end un contrôle par rayons X, dans le cadre d’un vaste plan de lutte contre la fraude technologique. Il s’agit d’abord de « protéger les coureurs contre les rumeurs » et démontrer que le peloton roule à la force du vent et des mollets.
Même s’il n’existe aucun cas avéré de présence de moteur dans un le vélo d’un grand coureur actuel (malgré de nombreuses rumeurs), l’UCI veut aller plus loin et répondre aux critiques sur la présumée absence de fiabilité de ses systèmes de contrôle utilisés jusqu’à maintenant. Le Français David Lappartient, qui a succédé en septembre à l’Anglais Brian Cookson à la tête du cyclisme mondial, avait fait du combat contre le dopage technologique une des priorités de sa campagne électorale.

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Quatre mois plus tard, il passe à l’acte. « Le rôle de l’UCI, c’est de garantir la fiabilité du résultat, de protéger les athlètes, mais aussi de les protéger contre de nombreuses rumeurs », a insisté M. Lappartient à Genève, lors de la présentation de son plan d’action. « Nous souhaitons démontrer que nos coureurs n’utilisent pas de moteur. Le but est de démontrer qu’il n’y en a pas et que tout le monde se bat à armes égales. Il nous est apparu important d’élaborer des documents et des méthodes pour lutter efficacement », a-t-il ajouté.
Péraud en expert
Pour ce faire, une unité de contrôle des vélos par rayons X va être « mise en œuvre dès ce week-end » dans une course du WorldTour. Un tel système de contrôle par rayons X avait déjà été utilisé sur le Tour de France 2010. Cette unité mobile, sorte de gros cube installé sur une remorque et construit par la société VJ Technologies et dont l’UCI ne possède pour le moment qu’un seul exemplaire, est « une solution indéniable, qui permet de lire dans le vélo comme dans un livre ouvert et évite le démontage », a expliqué Jean-Christophe Péraud, ancien coureur professionnel français et ingénieur en génie énergétique.
Vice-champion olympique de VTT et 2e du Tour de France 2014, Péraud a été recruté en novembre par l’UCI pour diriger la commission « matériel et lutte contre la fraude technologique » de l’UCI. « Nous serons présents avec cette technologie sur les cinq continents et dans 18 pays. Nous allons couvrir 50 % du calendrier WorldTour, mais aussi d’autres disciplines, comme le mountain bike [VTT] ou la piste », a-t-il affirmé.
L’UCI va continuer dans le même temps à utiliser son système de tablettes magnétométriques, mais souhaite développer avec le Commissariat français à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) un outil plus abordable « à destination des fédérations nationales », a annoncé M. Lappartient.
Le précédent Van den Driessche
« Nous conservons aussi la possibilité d’utiliser les caméras thermiques et on n’exclut pas non plus de faire des démontages physiques des vélos, comme on l’a fait aux Mondiaux de cyclo-cross », a-t-il ajouté. « La crédibilité n’a pas de prix, mais elle a un coût », a relevé le président breton de l’UCI, précisant que l’instance avait pour le moment investi « 500 000 euros » dans ce nouvel outil à rayons X, ainsi que sur la recherche fondamentale et sur la future tablette à magnétométrie.
Le CEA, qui développe le nouveau système de détection à magnétométrie, devrait livrer une étude de faisabilité « d’ici à neuf mois », a expliqué son directeur général adjoint, Gabriele Fioni. L’UCI souhaite aussi à terme avoir recours à la technologie RFID qui permet grâce à des « tags » de marquer et d’identifier tous les éléments présents dans le peloton et ensuite de lire les « tags ». Cela peut être utile en cas de changement « intempestif » de vélo par un coureur, explique l’UCI.
Un premier cas prouvé d’un vélo aidé par un moteur dissimulé, en janvier 2016 aux Mondiaux de cyclo-cross, avait valu à la Belge Femke Van den Driessche une suspension de six ans par l’UCI. En France, le premier cas avéré d’une telle fraude technologique a été détecté en octobre lors d’une course amateur, sur le vélo d’un coureur de 43 ans.

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                Six ans de suspension pour la jeune cycliste belge qui avait mis un moteur dans son vélo



Par ailleurs, le parquet national financier (PNF) français a lancé des investigations sur des soupçons d’escroquerie et de corruption dans le cyclisme professionnel, notamment au moyen de moteurs dissimulés dans les vélos. Il n’y a pas que le contrôle « anormal » de Chris Froome au salbutamol qui risque d’animer les prochaines discussions du peloton.



                            


                        

                        


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Non, Mathieu Flamini n’est pas le footballeur le plus riche du monde

Le milieu de terrain français a été présenté comme milliardaire par de nombreux médias, qui ont valorisé de manière extravagante l’entreprise de biochimie du sportif.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 10h24
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 11h02
    |

            Maxime Vaudano








                        



   


Si vous n’êtes pas un fan des Gunners d’Arsenal ou un bon connaisseur du football français, il y a peu de chances pour que vous ayez entendu parler de Mathieu Flamini avant mars 2018. Malgré une belle carrière, le joueur de 34 ans n’est pas une star à la mesure de Zinédine Zidane ou de Michel Platini. Et pourtant, le milieu de terrain du petit club de Getafe, en Espagne, a fait l’objet de centaines d’articles dans la presse française et internationale ces dernières semaines.
Sur un ton souvent chauvin, il y est décrit comme « le footballeur le plus riche du monde », largement devant Messi, Neymar ou Beckham. Un véritable petit miracle… qui s’étiole largement quand on dégonfle la bulle médiatique autour de cette histoire, comme l’ont fait nos collègues de 20 Minutes.

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Une estimation de 2015 jamais vérifiée
Tout part d’un article du quotidien sportif espagnol As. Le 2 février, le journaliste sportif Javier Hernandez profite de la signature de Mathieu Flamini à Getafe pour tirer un petit portrait du footballeur-businessman, qui a mené sa carrière de front avec la création d’une véritable poule aux œufs d’or, GFBiochemicals. Une société de biochimie qui s’est lancée en 2008 sur le créneau très prometteur de l’acide lévulinique – une molécule issue de déchets végétaux, présentée comme un potentiel substitut au pétrole. Dans l’article, As affirme – sans citer ses sources – que cette société est valorisée à hauteur de « 30 000 millions d’euros ».
Il n’en fallait pas plus pour affoler l’écosystème médiatique français. En mars, Le Parisien reprend à son compte ce chiffre pour placer Flamini parmi les deux footballeurs les plus riches du monde, et une bonne partie de la presse française embraye, sans vérifier le chiffre à aucun moment – ni préciser que Mathieu Flamini ne possède que 50 % de la société miraculeuse.
D’où vient donc ce fameux chiffre de « 30 000 millions d’euros » ? On le retrouve en 2015 dans un article du quotidien espagnol ABC, qui se basait lui-même sur un tweet dans lequel Mathieu Flamini annonçait que sa société pourrait un jour valoir « jusqu’à 20 milliards de livres sterling » – soit environ 30 milliards d’euros.

Mathieu Flamini has revealed that his energy firm GF Biochemicals could now potentially be worth "up to £20billion". https://t.co/oqZvOo5qD1— afcstuff (@afcstuff)


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Cette valorisation à 30 milliards d’euros (qui s’est transformée comme par magie en 30 milliards de dollars dans un article de Forbes France) est pourtant largement extravagante.
Pas de bénéfices pour l’instant
GFBiochemicals n’étant pas cotée en Bourse, elle n’a pas de valorisation officielle. Sa valeur ne peut donc reposer que sur des supputations, liées au potentiel de sa technologie. Ce que Mathieu Flamini reconnaît d’ailleurs auprès de 20 Minutes : « Ce n’est pas notre compagnie qui est estimée à 20 milliards de dollars, et encore moins ma fortune personnelle, mais celle du marché global sur lequel nous nous positionnons. Ce n’est tout de même pas la même chose ! »
Et le chercheur en chimie thérapeutique Janos Sapi de préciser à nos confrères que « ces 20 ou 30 milliards dont on parle, c’est la valeur potentielle du marché, à condition qu’on arrive à lever les verrous technologiques » qui empêchent pour l’instant l’acide lévulinique d’apparaître comme une alternative rentable au pétrole. On parle donc de maximum 30 milliards de « chiffre d’affaires », et non de « bénéfices ». En plus de cela, selon Janos Sapi, GFBiochemicals n’occupe aujourd’hui qu’un tiers du marché.
Dans le cadre de l’enquête « Paradise Papers », en novembre 2017, Le Monde avait déjà établi que des circuits offshore avaient permis à Mathieu Flamini et son associé dans GFBiochemicals de recevoir au moins 7 millions d’euros de financement de sociétés proches de l’oligarque russe Alicher Usmanov. A cette occasion, pour se défendre d’avoir choisi de s’implanter à Malte pour des raisons fiscales, le porte-parole de sa société nous avait assuré qu’elle n’avait jamais enregistré de bénéfices.
A supposer que Mathieu Flamini soit assis sur une poule aux œufs d’or, il n’en a donc pas encore tiré les dividendes, et n’est probablement pas encore milliardaire.

Catch me if you can!! #workout #feelinggood 🏃🏻‍♂️🏃🏻‍♂️ https://t.co/ExMBkgoyCe— mathieuflamini (@Mathieu flamini)


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SNCF : menace sur le sport cheminot

Désertés par les agents de l’entreprise ferroviaire, les clubs corporatistes redoutent les conséquences économiques de la prochaine réforme.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 07h00
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


Une bien étrange ambiance régnait sur le complexe des Fillettes, samedi 17 mars, porte de la Chapelle, à Paris. Sur le terrain d’honneur, les vingt-deux joueurs peinaient à aligner quelques passes, pris au piège de la tempête qui a recouvert la pelouse de neige en quelques minutes. Dans un coin de la petite tribune de béton, une quinzaine de supporters débitaient leurs chants d’une seule voix, fumigènes et bombes agricoles à l’appui. Un soutien baroque pour une rencontre d’un championnat interentreprise de second rang.
« Des ultras parisiens ont profité de notre match pour venir s’entraîner en attendant la prochaine sortie du PSG », désigne Michel Rousseaux, président des Cheminots Paris-Nord (CAP Nord). Vainqueurs de la partie dantesque face à l’équipe bis de Franprix AS, ses joueurs n’ont plus guère de « cheminot » que le nom. Trois agents de la SNCF seulement composaient le glorieux effectif. « Et encore, dans d’autres équipes du club il n’en reste pas un », tient bon de préciser le dirigeant.
Le CAP Nord compte parmi les deux cents clubs affiliés à l’Union sportive des cheminots de France (USCF), l’association chargée dès les années 1930 du sport d’entreprise des chemins de fer tricolores. Si l’organisation subit une baisse du nombre d’adhérents (70 000, dont un quart d’extérieurs, contre 100 000 dans les années 1980), elle propose toujours près de vingt-sept activités, du handball au ski, en passant par la pétanque et les échecs.
Sport et bataille syndicale
Parmi les derniers « vrais cheminots » de la section football du CAP Nord : Belghacem, « opérateur voie depuis trois ans, sur les chantiers, de nuit comme de jour ». Inscrit au club dès son arrivée dans l’entreprise publique, il décrit le terrain comme vecteur d’intégration :
« T’arrives, tu connais personne. Le fait d’être cheminot ça rapproche direct : on a des choses en commun. Tu sympathises plus facilement. Le club permet aussi de mieux comprendre l’entreprise, de découvrir d’autres postes que le sien. »
Si Mehdi, son capitaine, dépeint un « club familial où la SNCF est très présente, dans les têtes et les esprits » et des « joueurs, cheminots ou non, qui se sont tous approprié l’image de l’entreprise », d’autres habitués du complexe des Fillettes témoignent d’un zèle tout relatif pour la société dirigée par Guillaume Pepy. Plusieurs licenciés confieront ainsi apprendre le lien entre les couleurs qu’ils défendent chaque week-end et le rail.
Le reflet d’un désinvestissement progressif de la SNCF pour la chose sportive ? La prochaine réforme du ferroviaire, contre laquelle les syndicats ont appelé à une mobilisation, jeudi 22 mars, pourrait mettre à mal un sport d’entreprise déjà affecté par les transformations successives de la compagnie publique.
Retour dans les années 1980. Maître des « œuvres sociales », devenues un puissant levier politique, économique et de communication, la direction de la SNCF consent à en transférer la gérance aux comités d’entreprise (CE). Une concession arrachée de haute lutte par plusieurs organisations syndicales. A compter du 1er janvier 1986, la politique sportive du rail français sera donc principalement l’affaire de trente et un CE, répartis sur l’ensemble du territoire et dotés d’une fraction de la masse salariale (1,721 %) pour financer les activités sociales du groupe.
« Délitement d’une culture d’après-guerre »
Agent à la retraite, Michel Rousseaux regrette le « désengagement progressif de la SNCF pour le sport cheminot » depuis 1986 et les arbitrages politiques qui présideraient désormais au financement des clubs : « Les dotations aux associations dépendent largement de la couleur syndicale des CE dont elles relèvent. Les uns considèrent encore le sport comme un moyen de rassembler les agents et de favoriser un esprit de corps ; les autres n’y voient qu’un surplus accessoire. »
Témoins impuissants, comme nombre d’associations, de la désertion des bénévoles et de subventions aléatoires, les clubs cheminots pâtissent parfois d’un CE troquant le sport corporatiste contre une affectation plus individualiste du budget dédié aux œuvres sociales.
Ardent défenseur d’un sport d’entreprise « pour tous, pas élitiste, offrant l’éventail le plus large d’activités », Christophe Parel, président de l’USCF, pourfend l’application dans certaines régions d’une « simple redistribution individuelle de subventions » :
« Certains syndicats préfèrent les chéques-sport ou le paiement d’une partie de la licence dans un club extérieur [sans lien avec la SNCF]. Cette pratique renforce les inégalités. On revient au système d’avant 1986, quand n’accédait au sport qu’une certaine catégorie de cheminots. Et pas la plus basse. »
Dans le viseur du patron de la plus importante association sportive du rail : l’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA). Deuxième syndicat derrière la CGT lors des dernières élections professionnelles, l’organisation est tout de même aux commandes de plusieurs CE, où elle assume une vision « plus adaptée aux évolutions de la société ». « A la carte » et « élitiste » requalifient certains.
Reconnaissant une « menace sur le sport d’entreprise » et le « délitement d’une culture qui datait d’après-guerre », Roland Cotillard, vice-trésorier UNSA du comité central d’entreprise de la SNCF, défend le choix de son syndicat, au risque d’affaiblir des clubs cheminots déjà en sursis : « L’évolution démographique et géographique du groupe fait que la population n’est plus rassemblée autour des sites ferroviaires, où ont émergé la plupart des clubs corporatistes. On veut que l’USCF survive, mais on doit aussi aider ceux qui préfèrent adhérer dans des associations extérieures. »
« L’esprit de corps a disparu »
Désertées par un nombre croissant d’agents et soumises à régime sec, les associations sportives cheminotes survivent grâce à l’adhésion de personnes extérieures et au dévouement de bénévoles retraités, dont la première licence coïncide souvent avec l’arrivée dans l’entreprise publique.
Préposé au drapeau de touche lors du match apocalyptique entre le CAP Nord et Franprix, Michel Rousseaux alerte :
« Dans peu de temps, les clubs vont tomber par manque d’encadrement, d’argent et de bénévoles. Fut un temps où les équipes étaient entièrement composées d’agents. C’est fini. L’esprit de corps et d’équipe a presque disparu maintenant. »
L’épée de Damoclès qui flotte au-dessus de près de deux cents structures s’explique-t-elle par la seule vision « individualiste » de quelques CE ? Ou n’est-elle que la conséquence logique d’une entreprise n’ayant jamais développé de réelle politique sportive ?
« La SNCF a aidé historiquement le sport via l’USCF, mais pas plus qu’elle n’a soutenu d’autres associations cheminotes, dédiées au jardinage, aux arts ou à la musique », relativise Georges Ribeill. L’historien et sociologue, spécialiste du ferroviaire, ne discerne pas de véritable « identité d’entreprise par le sport », « sauf jadis dans les cités cheminotes du Nord, après la Grande Guerre, où l’on pratiquait l’hébertisme [philosophie de vie développée par Georges Hébert, comprenant une méthode d’éducation physique] : des plateaux sportifs avec stade et piscine étaient créés pour mettre en œuvre les huit commandements de la doctrine — marcher, courir, sauter, grimper, lever, lancer, se défendre, nager. »
Un siècle après le pari sportif de la disparue Compagnie du Nord, la réforme du ferroviaire, à peine dévoilée, fait redouter une énième banderille aux bénévoles. « Le risque est d’avoir toujours moins de cheminots, moins de masse salariale et donc moins de subventions, résume Christophe Parel. C’est aussi simple que malheureux. »



                            


                        

                        


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Enquête

Maintenant qu’il tourne rond, le football malgache rêve de Coupe d’Afrique des nations

Avec un nouveau sélectionneur, des joueurs binationaux motivés et une fédération mieux organisée, les « Barea » visent une qualification à la CAN 2019.

Par                                            Alexis Billebault (contributeur Le Monde Afrique)




LE MONDE
              datetime="2018-03-21T17:46:55+01:00"

        Le 21.03.2018 à 17h46






    
L’équipe de Madagascar célèbre un but lors d’une victoire face à Sao Tomé-et-Principe (3-2), le 26 mars 2017, à Antananarivo.
Crédits : LD


Dans un an, l’équipe mauricienne de football ne sera peut-être plus la seule sélection de l’océan Indien à avoir participé à une phase finale de Coupe d’Afrique des nations (CAN), en 1974 en Egypte. L’île voisine de Madagascar, stimulée par sa victoire (3-1) contre le Soudan en juin 2017 lors de son premier match de qualification pour la CAN 2019 au Cameroun, veut croit son heure venue.
Le passage de 16 à 24 participants, décidé en juillet 2017 par le président de la Confédération africaine de football (CAF), le Malgache Ahmad Ahmad, permettra aux deux premiers de chaque poule d’être présents au Cameroun à l’été 2019. Dans celle de Madagascar figure, outre le Soudan, la Guinée équatoriale et le Sénégal, son prochain adversaire lors du deuxième match de qualification pour la CAN 2019, en septembre à Antananarivo.

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Il y a quelques années encore, évoquer une participation de Madagascar, actuellement 109e au classement FIFA, à une compétition aussi prestigieuse que la CAN paraissait incongru. Les « Barea », certes capables de réaliser quelques coups, comme leurs deux victoires face à l’Egypte (1-0 en 1985 et en 2002) ou des matchs nuls contre la Côte d’Ivoire (0-0 en 2008) et le Sénégal (2-2 en 2015), faisaient rarement parler d’eux. La donne a changé. Peuvent-ils, par exemple, inquiéter le Togo, qu’ils affrontent mercredi 21 mars à Franconville, en France, en match amical ?
« La fédération ne bougeait pas beaucoup »
« Quand j’ai été nommé sélectionneur en 2010, j’ai compris que le manque de moyens et de volonté constituerait un frein à la progression de l’équipe, souligne le Français Jean-Paul Rabier, dont la mission s’est arrêtée fin 2011. Organiser des stages et des matchs amicaux était compliqué. La fédération, alors présidée par M. Ahmad, ne bougeait pas beaucoup. »
Entre le départ de Jean-Paul Rabier et l’arrivée de son compatriote Nicolas Dupuis au printemps 2016, plusieurs sélectionneurs locaux (Maurice Mosa, Auguste Raux et Franck Rajaonarisamba) se sont succédé. « J’ai fait un premier constat et j’en ai fait part à M. Ahmad, qui était toujours président de la fédération : sans matchs amicaux réguliers, sans stages, on ne peut pas avancer, précise Nicolas Dupuis. Il a compris qu’il fallait mettre des moyens pour que les dates FIFA soient utilisées. » Le message a semble-t-il été entendu puisque, après le Togo, la sélection malgache se mesurera au Kosovo le 24 mars.

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International depuis 2015, le milieu de terrain Zotsara Randriambololona, né en France et qui évolue en Ligue 2 belge, a vu le fonctionnement de la sélection évoluer : « C’est devenu plus professionnel depuis que Nicolas Dupuis est là. Tout s’améliore : les transports, l’hébergement, les équipements, les stages, les matchs amicaux. L’année dernière, on a affronté l’Ouganda en octobre et les Comores en novembre. Cette addition de détails permet de mieux travailler, de progresser et donc d’avoir des ambitions, à commencer par la qualification à la CAN 2019. »
Madagascar voue au football une passion que les rares matchs disputés à Antananarivo viennent confirmer. « Le stade de Mahamasina est quasiment toujours plein quand la sélection joue, reprend Nicolas Dupuis. Les gens sentent qu’il se passe quelque chose. L’équipe des locaux a manqué d’un rien de se qualifier pour la phase finale du Championnat d’Afrique des nations [auquel seuls les joueurs évoluant dans un club de leur pays peuvent participer], au Maroc en début d’année. La sélection A est invaincue depuis juin 2016. On va engager une équipe pour les qualifications aux Jeux olympiques de 2020, le foot féminin se développe… »
Des binationaux ont rejoint l’équipe
La fédération, où Ahmad Ahmad reste très influent, est plus active. Et l’arrivée de quelques sponsors privés améliore l’ordinaire. « Les choses bougent. Je suis international depuis 2004, je peux en témoigner. Les galères lors des voyages, avec des escales interminables, les problèmes avec des équipements pas adaptés, j’en ai connu, soupire le capitaine, Faneva Andriatsima, qui évolue au Havre, en Ligue 2 française. C’est d’ailleurs pour ça que j’avais pris du recul avec la sélection entre 2011 et 2013. »
Aidé par quelques « anciens » (Paulin Voavy, Carolus Andriamatsinoro), Faneva Andriastima s’est personnellement impliqué dans le projet mené par Nicolas Dupuis en prêchant la bonne parole auprès des binationaux nés en France : « Entre joueurs, on se parle. En tant que capitaine, je peux rassurer ceux qui hésitent en leur disant que s’ils acceptent de jouer pour leur pays d’origine, ils bénéficieront de bonnes conditions de travail. Et pour eux, c’est aussi l’occasion de venir à Madagascar, pour la première fois, à l’occasion d’un match »

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Ces derniers mois, plusieurs d’entre eux, qui jouent dans les championnats français ou belge, ont rejoint les Barea, tels Thomas Fontaine (Clermont Foot), Jérôme Mombris (GFC Ajaccio), Melvin Adrien (Amiens), Fabien Boyer (Créteil), Dimitry Caloin (Cholet) et Marco Ilaimaharitra (Charleroi). Un effectif que Nicolas Dupuis complète par quelques joueurs évoluant encore sur la Grande Île, notamment au Cnaps Sport (l’actuel meilleur club du pays, à Miarinarivo) ou à Fosa Juniors.
« Le championnat malgache n’est pas totalement professionnel, même si dans certaines équipes les joueurs ne font que du foot et peuvent gagner jusqu’à 500 euros par mois, reprend Nicolas Dupuis. La sélection peut leur permettre de se faire remarquer pour aller en Europe. Ils progresseront et cela bénéficiera à l’équipe. »


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ En concurrence avec TF1, qui retransmettra quatre Grand Prix en clair cette saison, et la plateforme payante F1 TV, la chaîne cryptée inaugure son nouveau dispositif ce week-end.
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Formule 1 : Canal+ « maximise le show »

En concurrence avec TF1, qui retransmettra quatre Grand Prix en clair cette saison, et la plateforme payante F1 TV, la chaîne cryptée inaugure son nouveau dispositif ce week-end.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 16h55
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 10h42
    |

            Catherine Pacary








                        



   


Officiellement, la diffusion en clair par TF1 de quatre Grand Prix au cours de la saison de formule 1 qui s’ouvre dimanche 25 mars à Melbourne (Australie) est une bonne nouvelle. Officiellement, l’arrivée de la plate-forme payante F1 TV, lancée par Liberty Média, propriétaire de la F1 mondiale n’est pas un problème. Officieusement, certains s’inquiètent pour Canal+, déjà en conflit ouvert avec TF1 sur les modalités financières de diffusion globale. C’est au Castellet, dans le Var, cadre historique du retour du Grand Prix de France après dix ans d’absence, que la chaîne cryptée a choisi de contre attaquer, en présentant le 12 mars sa programmation enrichie.
« On est en pleine mutation » admet le rédacteur en chef F1 de Canal+ Thomas Sénécal. Lorsque Canal, diffuseur exclusif en France de la F1 depuis 2012, a remporté en mai 2017 l’appel d’offres pour trois ans supplémentaires, la chaîne savait que quatre Grand Prix étaient attribués à TF1. Elle a même testé la diffusion mixte, en clair sur sa chaîne C8, du Grand Prix monégasque. Un « one shot » encourageant, avec 2 millions de téléspectateurs cumulés, soit le double de l’audience habituelle pour un Grand Prix, et une audience globale pour la F1 en hausse de 10 % en 2017.

   


Lancement du service de streaming F1 TV reporté
Chaînes payantes et gratuites ne ciblent pas le même public ; aux premières les fans, aux secondes les occasionnels, capables d’accepter des publicités en pleine course, comme sur TF1. Cela se vérifie dans les pays qui pratiquent déjà la double diffusion. En Australie, ce week-end, Channel Ten et Fox Sports se partagent le marché, sans compter l’offre de streaming en ligne, sur Foxtel Now. 
C’est l’autre nouveauté média hexagonale : l’arrivée de la plate-forme à la demande F1 TV, réalisée par Tata Communications. Elle doit permettre, pour un prix autour de 10 euros par mois, de visionner sur ordinateur – dans un premier temps – les Grand Prix de la saison en immersion, grâce à 20 caméras embarquées. Prévue initialement le 22 mars, les dirigeants de la F1 ont prévenu ce même jour qu’ils reportaient le lancement afin d’effectuer des tests complémentaires.

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Après avoir déboursé 4,7 milliards d’euros fin 2016 pour racheter la F1, Liberty Media tient à la valoriser. « On voit bien l’intérêt de proposer une offre alternative [F1 TV], stratégiquement pour toucher une nouvelle cible, et tactiquement pour avoir un levier dans la renégociation des droits traditionnels », décryptait Cyril Abiteboul, directeur général de Renault Sport, le 8 mars à Barcelone. Mais à plus long terme, on peut se demander quelle menace cela représente pour les diffuseurs historiques, « qui ont développé une vraie loyauté avec la Formule 1 en investissant depuis des années. » Canal paierait 29 millions d’euros de droits par an et 20 millions de frais de production.
10 heures de direct
« Finalement on a les mêmes problématiques [que la F1 mondiale], reprend Thomas Sénécal. On veut maximiser le show ! » Pour y parvenir, Canal+ a retravaillé « les protocoles d’avant et d’après course. » 
L’avant, c’est « La Grille », l’émission sur Canal+ et Canal + Sports qui précède le départ. Présentée par Thomas Sénécal, en alternance avec Margot Laffite, fille du pilote français de F1 Jacques Laffite, cette séquence s’étoffe ainsi de portraits, de reportages dans les stands, dans les motor-homes, et de rencontres avec les fans, anonymes ou people. Les entretiens menés par l’ex-pilote de F1 Jean Alesi sont maintenus.

   


L’après c’est le magazine « Formula One », présenté par Margot Laffite ou Thomas Sénécal, qui introduit la « note du Grand Prix », à l’image de celle du match de foot. C’est aussi un « On Board » du mercredi enrichi en tableaux et graphiques. Entre les deux, les commentaires en direct restent assurés par le duo très apprécié, constitué par l’ex-champion de F1 Jacques Villeneuve et Julien Fébreau.
Soit un total de dix heures de retransmission en direct par Grand Prix (30 heures pour Le Castellet), à voir sur sa télé, son ordinateur ou son smartphone via l’application My Canal. Point commun à toutes ces rubriques, la ligne éditoriale se recentre sur l’Hexagone. Avec un Grand Prix, trois patrons d’écurie, trois pilotes et une équipe, la France a en effet rarement été aussi présente en F1, ce qui devrait booster l’audience.
TF1 ne s’y est pas trompé. La chaîne diffusera en clair les Grand Prix de Monaco (27 mai) et de France (24 juin). On ignore toujours quelles seront les deux autres courses proposées gratuitement. Ce qui laisse deux mois à Canal pour s’habituer : la Formule 1 c’est sur Canal et c’est aussi ailleurs.



                            


                        

                        


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Alassane Plea, footballeur : « Mon engagement me ramène dans le monde réel »

Le Niçois Alassane Plea est le premier footballeur français à reverser 1 % de son salaire annuel à un fonds de dotation à visée caritative.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 13h28
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 15h24
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Brillant sur les pelouses de Ligue 1, l’attaquant niçois Alassane Plea, 25 ans, a décidé d’investir un autre terrain : celui de la philanthropie. Le buteur est le premier joueur français à s’engager à reverser 1 % (l’équivalent de 14 000 euros par an, selon nos estimations) de son salaire annuel à un fonds de dotation à visée caritative, en l’occurrence celui créé récemment par l’OGC Nice. Il explique sa démarche dans un entretien au Monde.

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                Alassane Plea, philanthrope de la Ligue 1



Pour quelles raisons avez-vous décidé de donner 1 % de votre salaire annuel au fonds de dotation à visée caritative fondé par votre club ?
C’est la suite logique de mon engagement citoyen depuis que je suis à l’OGC Nice. Dès que je suis arrivé, le club m’a présenté le programme « Gym Solidaire ». J’ai tout de suite accepté d’en être le parrain, car ça m’a plu de mener des actions concrètes, simples, et surtout efficaces. Cela fait maintenant trois ans que j’œuvre régulièrement pour des actions de ce programme (environ une fois par mois). Il s’agit d’un programme en faveur des personnes en situation de précarité qui vivent à Nice.
On lance des appels aux supporteurs pour des collectes de vêtements et de jouets mises en place à l’Allianz Riviera. On participe avec d’autres joueurs à un repas de Noël solidaire avec des personnes sans domicile. On remet chaque année un chèque à la Banque alimentaire dont la somme a été collectée par le club et nos supporteurs, et puis on va à la rencontre toute l’année de personnes dans la difficulté et des bénévoles d’associations, dans des centres d’accueil ou au club directement.
Le programme du Gym Solidaire m’a beaucoup apporté sur le plan humain. Aider les gens, donner de ma personne, ça m’a toujours plu. On se sent utile, quand on leur apporte le repas de Noël, on voit les sourires. Même si, parfois, c’est difficile… et quand je rentre chez moi, ça m’arrive d’être affecté par les histoires qu’ils m’ont racontées.
Reverser un pour cent de mon salaire apparaissait donc pour moi comme la continuité de mon engagement afin d’aller un peu plus loin. Et j’ai choisi le Fonds de dotation que l’OGC Nice vient de créer, car le club fait des choses magnifiques et je souhaitais donner un coup de pouce au club. De plus, j’ai entièrement confiance en la manière dont l’argent sera utilisé par le club ; ce qui est rassurant, car c’est important avant de faire un don comme celui-ci.
Dans quelle mesure l’initiative (par le projet « Common Goal » en 2017) de l’Espagnol Juan Mata de verser 1 % de son salaire annuel vous a-t-elle séduite ?
Je trouve l’initiative vraiment super. Juan Mata est un joueur qui a une forte notoriété, il est connu dans le monde entier et a une carrière honorable [il évolue à Manchester United], c’est un joueur très important. Je me suis informé et interrogé sur comment il avait mis en place son projet et pourquoi. C’est en partie lui qui m’a fait réfléchir à la possibilité de donner un pourcentage de mon salaire.
Simplement, de mon côté j’ai préféré le faire avec mon club. D’autant plus que je souhaitais que mon don profite avant tout à des Niçois, car ce sont eux qui nous soutiennent au quotidien et avec qui je suis en contact chaque jour. Je voulais que ça profite à ma ville. J’espère que c’est une initiative qui va être suivie par de nombreux joueurs. C’est un peu pour ça aussi que je vous en parle aujourd’hui. Pour faire connaître l’initiative au plus grand nombre et qu’elle soit reprise ! Si Juan Mata n’en avait pas parlé, je ne l’aurais peut-être pas fait. C’est donc important d’en parler pour éveiller certaines consciences.
Pensez-vous que votre initiative va convaincre vos collègues de Ligue 1 de faire de même, en redistribuant une partie de leur salaire annuel ?
Oui, je l’espère. Après c’est quelque chose de très personnel, il ne faut forcer personne. On n’est pas meilleur parce qu’on fait ça. Certains ont trouvé d’autres manières d’être utiles.
Selon vous, pourquoi les footballeurs ou sportifs de haut niveau hésitent-ils ou rechignent-ils à s’engager, durant leur carrière, dans des actions auprès d’associations, œuvres de charité, à verser une part de leur salaire à des causes caritatives, humanitaires ? 
Déjà, il faut savoir qu’il y a plus de joueurs qui agissent plus que ce que le public pense. On nous parle souvent d’une image « égoïste » des joueurs de football, mais c’est faux. Beaucoup agissent sans que leurs actions soient médiatisées.
Après, ça dépend aussi des clubs dans lesquels on passe. Certains nous y sensibilisent plus que d’autres… c’est le cas de l’OGC Nice, qui fait beaucoup au niveau sociétal et qui m’a accompagné sur ce terrain-là. Tout seul, on ne sait pas forcément vers qui se tourner et quoi faire. On a des idées, mais pour trouver la bonne association, c’est plus difficile… Puis il y a la question de la confiance et de la transparence. Comment être certain que c’est bien sérieux ?
Dans mon cas, c’est le club qui s’est chargé de mettre en place le programme avec les bons interlocuteurs. C’est plus facile et j’ai évidemment une entière confiance. Et concernant le fait de reverser une partie de son salaire, ce n’est pas propre aux footballeurs. Je pense que dans toutes les catégories de population, des plus pauvres aux plus riches, certains donnent et d’autres non. C’est une question de personnalité, pas de catégorie sociale.
Je suis quelqu’un de gentil, de généreux. C’est une question d’éducation : mes parents m’ont appris à aider les personnes dans le besoin.
Quel rôle les sportifs de haut niveau peuvent-ils avoir de manière générale sur un plan philanthropique ? 
La philanthropie est un mouvement qui arrive de plus en plus en Europe. L’engagement philanthropique des sportifs de haut niveau pourrait permettre de faire rentrer un peu plus le don dans les mœurs. Tout ce que fait un sportif de haut niveau est décortiqué et médiatisé. Nous sommes également des modèles pour les enfants. Donc, nous avons la possibilité de faire passer des messages, des idées… Plus nous serons nombreux à nous engager pour les autres, plus le reste de la société le fera.
Mais je pense que la question peut être posée dans les deux sens. Qu’est-ce que la philanthropie peut apporter aux sportifs ? Nous sommes dans un milieu qui est de plus en plus médiatisé, starifié. Mon engagement me ramène dans le monde réel. Ça me permet de relativiser les problèmes que je peux parfois rencontrer. Dans ma vie, j’ai énormément de chance et, parfois, quand tu te plains pour pas grand-chose, ça te remet les idées en place.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ A Lille, le 10 mars, une centaine de fans excédés ont envahi la pelouse afin de « s’expliquer » avec les footballeurs. Un moyen de protestation devenu récurrent pour demander des comptes à sa propre équipe ou en régler avec les adversaires.
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Quand les supporteurs envahissent le stade de foot


                      A Lille, le 10 mars, une centaine de fans excédés ont envahi la pelouse afin de « s’expliquer » avec les footballeurs. Un moyen de protestation devenu récurrent pour demander des comptes à sa propre équipe ou en régler avec les adversaires.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 09h15
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 16h01
   




Par leurs provocations, l’attaquant Nabil Fékir ou le gardien de but Geoffrey Jourdren ont fait descendre les supporteurs sur le terrain. Des débordements loin d’être uniques…
10 mars 2018 : Losc limité

   


Nouvel investisseur, jeunes joueurs talentueux, entraîneur de renom et slogan à la démesure des ambitions : « Losc Unlimited ». Des desseins de gloire pour un club qui se retrouve, huit mois plus tard, à l’agonie sportivement et en mal de garanties financières. Désabusés, une grosse centaine de supporteurs lillois envahissent le terrain pour s’en prendre à leurs joueurs, aux cris de « Si on descend, on vous descend ! ». Ambiance.
5 novembre 2017 : maillot agité

   


« Ce n’est peut-être pas un geste à faire, mais ça a mis un peu de piment. Si je m’excuse ? Non. » Après avoir inscrit le but du 5-0 contre l’ennemi juré, Saint-Étienne, le capitaine de Lyon Nabil Fékir enlève son maillot et le porte en étendard face aux tribunes adverses. Scène picturale qui provoquera la descente sur la pelouse de centaines de supporteurs stéphanois vexés et une interruption de trente minutes.
25 août : garde chassé

   


Déprécié pour sa confiance en soi jugée excessive et moqué pour sa syntaxe parfois nébuleuse, le gardien nancéen Geoffrey Jourdren est l’un des mal aimés du foot français. Insulté durant tout un match de Ligue 2 par des supporteurs brestois logés derrière son but, il craque et frappe un ballon en direction des tribunes. Une vingtaine d’ultras descendent sur la pelouse tandis que le gardien est évacué. Il sera suspendu dix matchs.

📽️⚽️ [CAMERA OPPOSÉE] C'est Noël à Brest, même les joueurs adverses envoient des ballons aux fans en tribune. 🎁😂… https://t.co/yq7VuKw0s8— StaditoFootball (@Stadito ⚽📝)


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19 août : président nargué

   


À Lens, l’équipe périclite et le vrai spectacle est dans les tribunes. Mais si le public du stade Bollaert est souvent salué comme le plus fidèle de France, lui aussi a ses limites. Après trois défaites inaugurales en Ligue 2, les fans n’attendent pas la fin de la quatrième, contre Brest, et percent le cordon de sécurité. Ils s’avancent sous la tribune présidentielle pour appeler au changement. Sur leurs banderoles : « Y a-t-il un pilote dans l’avion ? »

Les supporters sur la pelouse crient "démission" #RCLSB29 https://t.co/tymhik5noR— ElodieRabe (@Elodie Rabé)


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16 avril : rencontre corsée

   


Après un match à Lyon au terme duquel les Bastiais s’estiment lésés, leur entraîneur prévient : « Il ne faudra pas avoir la gastro quand ils viendront à Bastia, car cela va se régler comme d’habitude. Comme des Corses. » Le jour dit, à l’échauffement, une poignée de supporteurs et un stadier entrent sur la pelouse pour en découdre avec les Lyonnais. Coups donnés et reçus. Rebelote à la mi-temps, le match ne reprendra jamais.
Par Albert Marie



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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ L’attaquant niçois a décidé de reverser 1 % de son salaire annuel, soit autour de 14 000 euros, à un fonds de dotation caritatif créé par son club.
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Alassane Plea, philanthrope de la Ligue 1

L’attaquant niçois a décidé de reverser 1 % de son salaire annuel, soit autour de 14 000 euros, à un fonds de dotation caritatif créé par son club.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 09h10
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 12h35
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Depuis deux saisons, Alassane Plea a coutume d’enfiler les buts comme des perles. Avec dix réalisations à son actif depuis le début du championnat de France, l’attaquant de l’OGC Nice se distingue notamment par sa complicité sur les pelouses avec la star italienne Mario Balotelli. Sous les feux de la rampe, le joueur de 25 ans s’illustre sur un autre terrain, moins médiatique : la philanthropie. Le jeune homme est le premier footballeur français à s’être engagé à reverser 1 % de son salaire annuel à un fonds de dotation à visée caritative, en l’occurrence celui créé par son club au début du mois de mars.
Selon nos estimations, Alassane Plea redistribuera autour de 14 000 euros par an, les dirigeants azuréens n’ayant pas l’habitude de communiquer sur le niveau de rémunérations de leurs joueurs. Ses dons viendront donc alimenter le fonds de dotation de l’OGC Nice, initié pour mener des actions citoyennes, au niveau local, autour de « l’enfance et de la proximité avec les plus démunis ».
« Démarche personnelle »
« Cet outil va nous permettre de renforcer la visibilité et la lisibilité de l’engagement sociétal du club, explique-t-on à l’OGC Nice. Ce fonds de dotation représente un formidable levier pour générer des revenus dédiés à améliorer et étendre nos programmes citoyens, tout en créant des synergies renforçant nos liens avec nos partenaires. Le fait qu’Alassane choisisse notre fonds de dotation, son club, démontre la crédibilité de notre politique citoyenne. C’est un signal fort. » « C’est une démarche personnelle, précise le président du club, Jean-Pierre Rivère. Cette initiative est une première pour le football français, et nous sommes fiers que ce soit l’un des nôtres qui en soit à l’origine. »
Dès son arrivée à Nice, en 2014, Alassane Plea s’était déjà distingué en parrainant le programme de son club baptisé « Gym solidaire » en faveur des personnes en situation de précarité à Nice. Il participe ainsi régulièrement à des collectes de vêtements et de jouets au stade de l’Allianz Riviera, au repas de Noël avec des personnes sans domicile fixe, à la remise annuelle d’un chèque à la Banque alimentaire, à des rencontres toute l’année avec des personnes dans la difficulté et des bénévoles d’associations, dans des centres d’accueil ou au club directement. 
« Reverser un pourcentage de mon salaire apparaissait donc pour moi comme la continuité de mon engagement afin d’aller un peu plus loin », explique l’attaquant niçois. L’initiative de ce dernier fait écho au projet « Common Goal », lancé en 2017 par l’ailier de Manchester United Juan Mata. L’Espagnol avait alors décidé de verser 1 % de son salaire annuel (l’équivalent de 80 000 euros) à une fondation regroupant des œuvres de charité destinées aux jeunes défavorisés. D’autres joueurs de renommée mondiale, comme l’Allemand Mats Hummels et l’Italien Giorgio Chiellini, l’ont depuis imité.
« C’est en partie Mata qui m’a fait réfléchir à la possibilité de donner un pourcentage de mon salaire, reconnaît Alassane Plea. Simplement, de mon côté, j’ai préféré le faire par le biais de mon club car j’ai entièrement confiance en la manière dont l’argent sera utilisé. Ce qui est rassurant. » En outre, le joueur souhaitait que son don profite avant tout à sa ville et à ses habitants. « J’espère que cette initiative éveillera certaines consciences, poursuit-il. Après, c’est quelque chose de très personnel, il ne faut forcer personne. Certains ont trouvé d’autres manières d’être utile. »
Alassane Plea comprend la méfiance ressentie par la plupart de ses collègues footballeurs, peu désireux de reverser une partie de leurs émoluments annuels à des œuvres de charité ou des fonds de dotation sans garantie ni visibilité. « Tout seul, on ne sait pas forcément vers qui se tourner et quoi faire. On a des idées, mais pour trouver la bonne association, c’est plus difficile, estime-t-il. Puis il y a la question de la confiance et de la transparence. Comment être certain que c’est bien sérieux ? »
Image « égoïste » biaisée ?
Pionnier dans son registre en Ligue 1, l’attaquant formé à l’Olympique lyonnais entend aussi replacer les footballeurs, et plus globalement les sportifs de haut niveau, au centre des débats sur la philanthropie. « On nous parle souvent d’une image “égoïste” des joueurs de football, mais c’est faux. Beaucoup agissent sans que leurs actions soient médiatisées », développe-t-il.
Selon Alassane Plea, « l’engagement philanthropique des sportifs de haut niveau pourrait permettre de faire rentrer un peu plus le don dans les mœurs ». « Qu’est-ce que la philanthropie peut apporter aux sportifs ?, s’interroge-t-il à haute voix. Nous sommes dans un milieu qui est de plus en plus médiatisé, starifié. Mon engagement me ramène dans le monde réel, ça me permet de relativiser les problèmes que je rencontre parfois. Dans ma vie, j’ai énormément de chance et parfois, quand tu te plains pour pas grand-chose, ça te remet les idées en place. » L’attaquant espère que « de nombreux joueurs », rassurés ou séduits par son initiative, reverseront, à leur tour, un pourcentage de leur salaire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ La Française, qui veut renouer avec le tennis après avoir traversé plusieurs épreuves, a dû repousser sa reprise.
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Tennis : le retour contrarié de Marion Bartoli

La Française, qui veut renouer avec le tennis après avoir traversé plusieurs épreuves, a dû repousser sa reprise.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 09h22
    |

            Elisabeth Pineau








                        



                                


                            

Quand elle a annoncé sa retraite, en août 2013, prenant tout le monde de court, elle voulait prouver qu’elle pouvait s’accomplir ailleurs que sur un terrain de tennis. « Physiquement, je n’y arrive simplement plus. J’ai le droit de faire autre chose », disait Marion Bartoli, six semaines après avoir remporté Wimbledon à la stupéfaction générale. Aujourd’hui, près de cinq ans plus tard, elle répète avoir « besoin de [s]e prouver qu’[elle est] en vie », ce qu’elle ne conçoit pas autrement… qu’en retournant jouer au tennis.
Marion Bartoli avait fixé une date à son retour. Le 19 décembre 2017, dans la vidéo publiée sur son compte Instagram, elle officialisait sa reprise et espérait « être prête pour la mi-mars et le tournoi de Miami », qui se déroule jusqu’au 1er avril. La réalité l’a depuis rattrapée. Ses retrouvailles avec la compétition vont devoir attendre. Elles se résument pour le moment à un set exhibition, à New York le 5 mars, contre une autre revenante, la jeune maman Serena Williams (gagné par l’Américaine). Sa prestation ne l’a elle-même pas convaincue. « Il me manque encore pas mal de semaines d’entraînement », concédait ce jour-là la Française.
L’euphorie de la fin d’année a laissé place à l’incertitude : « Je ne sais pas si mon épaule et mes genoux vont tenir. Il y a tellement de points d’interrogation. J’essaye de prendre les choses au quotidien sans trop me projeter. » Jointe par Le Monde, son agent évoque, elle, une « blessure à la hanche » – en plus d’une contractée au pied –, et situe plutôt sa reprise « aux abords de Wimbledon ».
Embarras
Sa décision de revenir au plus haut niveau en a décontenancé plus d’un parmi les membres du tennis français. Il suffit de solliciter des interlocuteurs au sujet de ce come-back pour comprendre que l’embarras est palpable. On préfère ne pas s’attarder sur le sujet, ou bien en off. On se...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Modèle de stabilité et de résilience pendant deux décennies, les Spurs pourraient ne pas sortir d’une Conférence ouest particulièrement disputée. Qu’ils se qualifient ou non, le chantier de la reconstruction arrive.
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NBA : les Spurs de San Antonio pourraient rater les playoffs pour la première fois en vingt ans

Modèle de stabilité et de résilience pendant deux décennies, les Spurs pourraient ne pas sortir d’une Conférence ouest particulièrement disputée. Qu’ils se qualifient ou non, le chantier de la reconstruction arrive.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 18h51
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 09h59
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


En NBA, on mesure le succès aux titres et à la longévité. En se basant sur ces critères, on peut, sans trop de débat, qualifier les Spurs de San Antonio de meilleure équipe de basket-ball du XXIe siècle : en vingt ans, ils ont gagné cinq titres, sont allés six fois en finale et dix fois en finale de la conférence Ouest. Chaque année, ils étaient systématiquement bons pour au moins 60 % de victoires et une place en playoffs.
A quatre semaines de la fin de la saison 2017-2018, et compte tenu du peu d’écart qui séparent les équipes du ventre mou de la Conférence ouest, cette impressionnante série pourrait prendre fin cette saison. L’équipe de Tony Parker en est actuellement à 41 victoires et 30 défaites et occupe la 5e place de la Conférence ouest. Il y a une semaine, ils étaient tombés à la 10e place (seuls les huit premières équipes passent) après une série de onze défaites sur leurs 17 derniers matchs. Ils doivent leur remontée à une récente série de quatre victoires, mais leur position reste précaire. Un nouveau passage à vide, quelques victoires de ses poursuivants (une lutte acharnée oppose huit équipes pour les six dernières places qualificatives), et la 9e ou 10e place serait à nouveau d’actualité.
Ajouter à cela un calendrier particulièrement compliqué pour la quinzaine de matchs qui leur restent et la saison des Spurs pourrait bien être la pire depuis celle de 1996-1997. Une époque où Jacques Chirac décidait la dissolution de l’Assemblée nationale, Gregg Popovich était un tout jeune coach sans un seul cheveu blanc et Tony Parker, 15 ans, intégrait l’Insep. C’était la dernière fois que les Spurs rataient les playoffs.

   


Blessures, incompréhension et vieillesse
Tous les sports américains, basket comme football américain et baseball, sont faits de cycles : le système de la « draft » contribue à ce que les équipes médiocres puissent devenir meilleures et les meilleures ne pas le rester éternellement.
En 1996, les Spurs touchaient le fond de la NBA. Leur phase ascendante était amorcée en sélectionnant le légendaire Tim Duncan en premier choix de la « draft ». Plus de vingt ans plus tard, et après la retraite de Duncan, la trajectoire semble repiquer vers le bas. « C’est sûr que ça fait drôle de ne pas gagner. Ça fait bizarre de se dire qu’on ne va peut-être pas faire les playoffs », constatait récemment Tony Parker sur L’Equipe.
Il est sans doute prématuré de parler de fin de cycle. Si les Spurs avaient gagné trois matches de plus à ce stade, ils seraient confortablement installés à la 3e place de la Conférence et la question du déclin, symbolisé par une possible élimination des playoffs, ne se poserait pas… encore.
Leur spirale de février-mars est quand même symptomatique d’un modèle de constance qui s’étiole. Le temps qui passe, ennemi de chaque dynastie sportive, y contribue. Les Spurs sont un des effectifs le plus âgés de la NBA (Tony Parker a 35 ans, Pau Gasol a 37 ans, Manu Ginobili a encore une ou deux assists en velours par match dans les jambes, mais il a 40 ans). Son corollaire est l’accumulation de blessures : les Spurs ont jonglé avec 23 compositions d’équipe différentes depuis le début de la saison, leur effectif n’ayant été au complet que pour un seul match.

   


A 26 ans, Kawhi Leonard, pas vraiment un des anciens, est celui dont l’absence explique en grande partie le passage à vide. Le double All-Star et meilleur marqueur de la saison dernière (25,5 points par match) n’a joué que neuf matchs, entre le 12 décembre et le 13 janvier, et encore sur une jambe.
Le joueur, son entourage et la direction de l’équipe ont passé le reste du temps à débattre, souvent pas médias interposés, de la sévérité de la tendinopathie du quadriceps droit qui le maintient loin des terrains, et de la meilleure façon de la soigner. Son retour a été annoncé autant de fois qu’il a été repoussé. Interrogé une énième fois sur l’éventualité de voir à nouveau Kawhi jouer cette saison, Gregg Popovich a eu cette phrase renvoyant clairement la balle au joueur :
« Une fois qu’il aura reçu le feu vert, on va s’asseoir lui et moi à une table et discuter, on verra alors quand il pense qu’il pourra rejouer. »
Sans Kahwi, avec des Parker, Ginobili et Gasol diminués par les années passées sur les parquets, les Spurs se sont résolus à monter sur les épaules de LaMarcus Aldridge et, quand c’était possible, de grimper sur le dos de Rudy Gay. Le premier a haussé son jeu de plusieurs crans, atteignant le All-Star Game avec une moyenne de 22,2 points et 8,3 rebonds par match. Le second est revenu fort avec 11,1 points par match après une grave blessure au tendon d’Achille. Mais ils ont respectivement 32 et 31 ans. Ils ne représentent pas le futur.
Qu’ils aillent ou non en playoffs, ou que Leonard revienne ou non à 100 % la saison prochaine, le chantier de la reconstruction des Spurs, une équipe qui a évité d’en passer par là depuis vingt ans, se posera inévitablement. Tony Parker, qui sera libre de partir à l’intersaison, a dit que son « scénario rêvé serait de prolonger trois ans pour arriver à vingt saisons aux Spurs ». Pas sûr que les dirigeants accèdent à ces désirs quand on sait que 78,4 millions de dollars de salaires de joueurs sont déjà garantis en 2019, et ce avant que Kawhi Leonard ne prolonge son contrat.
Le futur, c’est davantage le meneur Dejounte Murray, qui supplanté Tony Parker dans le cinq de départ, qui le représente. C’est lui qui s’est récemment porté garant, du haut de ses 21 ans, de la qualification des Spurs en playoffs. Une prise de parole assez symbolique car, on le rappelle, la dernière fois qu’ils ont raté les playoffs, Dejounte Murray était à peine né.



                            


                        

                        


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Football : la plainte d’un élu des Patriotes contre trois joueurs lensois classée sans suite

Conseiller régional des Hauts-de-France, Guillaume Kaznowski avait porté plainte pour « violences » contre trois Sang et Or.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 17h02
   





                        



   


L’élu Les Patriotes s’était dit victime de « violences physiques et verbales » lors d’une altercation avec Abdellah Zoubir, Abdelrafik Gérard et Souleymane Diarra le 12 mars en marge de la rencontre de Ligue 2 entre Lens et Bourg-en-Bresse (0-1). La plainte de Guillaume Kaznowski a été classée sans suite, mardi 20 mars, par le parquet de Béthune. Le ministère public estime que « ces violences dénoncées par le plaignant ne sont absolument pas établies » et envisage, en revanche, des poursuites contre l’élu pour « injures racistes ».
Le 12 mars, après la défaite des Lensois, l’élu filmait un échange entre des supporteurs et les trois joueurs. Refusant d’être filmé, « l’un des joueurs a mis sa main devant l’écran du téléphone du plaignant qui refusait d’arrêter de filmer », a relaté le parquet.
« Propos à connotation raciste »
« Un agent de la sécurité est intervenu pour écarter l’élu et le mettre en sécurité, il a donné un coup dans son bras, mais ce n’était pas une volonté de faire mal », a poursuivi le parquet. « Les témoins indiquent que l’élu n’a pas perdu connaissance contrairement à ce qu’il indique ».
L’altercation a continué et, selon des témoins et les trois joueurs, « il y a eu des échanges et notamment des insultes à caractère raciste, comme “sale nègre”, qui auraient été tenues par M. Kaznowski ». Face à ces « propos à connotation raciste, le parquet envisage des poursuites ».
Le classement de la plainte déposée par Guillaume Kaznowski ne met pas fin aux tensions qui agitent le Racing Club de Lens, embourbé à la quinzième place de Ligue 2 malgré un budget taillé pour viser la montée dans l’élite.
L’Equipe rapporte, dans son édition du 20 mars, la demande formulée par le groupe de supporteurs des Red Tigers de ne plus voir Abdellah Zoubir porter le maillot sang et or, coupable selon eux d’insultes et de menaces. Le sang coule bien plus que l’or cette saison à Bollaert.



                            


                        

                        

