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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Après quatre jours de blocage à Onet-le-Château, un protocole d’accord a été signé pour assurer l’avenir de l’usine aveyronnaise.
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Bosch et les syndicats en passe de trouver une solution pour le site de Rodez

Après quatre jours de blocage à Onet-le-Château, un protocole d’accord a été signé pour assurer l’avenir de l’usine aveyronnaise.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 17h13
    |

            Philippe Jacqué








                        



   


A l’issue d’âpres tractations qui se sont ouvertes il y a deux mois, la direction et les quatre syndicats de l’usine Bosch de Rodez (Aveyron) ont signé, vendredi 23 mars, un protocole d’accord pour un nouveau projet industriel couvrant la période 2018-2021, assorti de garanties de volumes de production. Depuis deux ans, cette usine spécialisée dans la fabrication de composants pour moteurs diesel est fragilisée par la chute continue des ventes de véhicules diesel.
L’accord intervient après une semaine de paralysie du site, qui emploie 1 600 salariés. Mercredi, la venue de Jean-Pierre Floris, le délégué interministériel aux restructurations d’entreprise, a permis d’accélérer les négociations. Vendredi, l’assemblée générale sur le site d’Onet-le-Château a voté l’arrêt des blocages et la reprise du travail, à la demande de l’intersyndicale.
Jean-Louis Chauzy, le président du conseil économique et social régional et ancien syndicaliste de l’usine, a salué un accord qui « permet de mettre en œuvre les 14 millions d’euros d’investissement de Bosch pour une nouvelle fabrication d’injecteurs de haute technologie et de préserver les conditions de travail des salariés en mettant en œuvre les accords internes sur la flexibilité si besoin. »
La société se dit également prête à assurer au site 8 % de la production européenne d’injecteurs, « quelle que soit l’évolution de la technologie », au cours des trois ans et demi à venir, selon Yannick Anglarès, délégué syndical de la CGT, cité par Reuters.

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Des moyens financiers pour la diversification industrielle
« Ces volumes assurent une charge à 100 % de la ligne de production, qui doit être modernisée. Nous avons également obtenu, pour la même période, une garantie de volumes portant sur 5,5 millions de buses d’injection et 20 millions de bougies de préchauffage », complète Pascal Raffanel, délégué syndical CFE-CGC. Ces engagements permettent de sauvegarder près de 300 emplois menacés à l’horizon 2020.
En cas de baisse de charge, la direction s’est engagée à ne pas assortir une éventuelle activité partielle d’un gel des salaires. « La contrepartie des salariés sera discutée chaque début d’année en fonction du coût réel de l’activité partielle sur l’année précédente », précise M. Raffanel à Reuters. Les syndicats doivent encore négocier avec la direction sur le « mécanisme de prise en charge » de cette activité partielle.
Selon Jean-Louis Chauzy, l’accord « prévoit également de dégager des moyens financiers pour des projets de diversification industrielle qui sortiront ainsi le site de Rodez de la mono activité et de l’intégrer dans les évolutions et mutations technologiques de la filière automobile, mais aussi dans la diversification des produits par le biais de nouveaux partenariats dans la Mecanic Vallée et en Occitanie. »
Concrètement, jusqu’à 30 millions d’euros pourraient être investis pour adapter le parc de machines à de nouveaux débouchés dans l’aéronautique, l’horlogerie, le secteur médical et les activités liées à l’hydrogène. Selon M. Chauzy, « la diversification des activités sera assurée au sein du Groupe Bosch pour faire, à terme, du site de Rodez un vrai campus industriel, avec des activités de formation par apprentissage, d’innovation et de transfert de technologie. » Si cela se concrétisait, ce serait une sortie par le haut pour ce site en difficulté.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Le président français a déclaré, vendredi, que « l’exemption très temporaire » de taxes sur l’acier et l’aluminium accordée à l’Union européenne par l’administration américaine n’était « pas satisfaisante ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Commerce : Macron avertit Trump que l’Europe réagira « sans faiblesse » si elle est « attaquée »

Le président français a déclaré, vendredi, que « l’exemption très temporaire » de taxes sur l’acier et l’aluminium accordée à l’Union européenne par l’administration américaine n’était « pas satisfaisante ».



Le Monde
 |    23.03.2018 à 16h49
   





                        


Une mise en garde vient d’être envoyée aux Etats-Unis par la voix d’Emmanuel Macron. Le président français a assuré, vendredi 23 mars à l’issue d’un sommet européen à Bruxelles, que l’Union européenne (UE) réagirait « sans faiblesse » si elle était « attaquée » sur le plan commercial.
Il a estimé que « l’exemption très temporaire » de taxes américaines sur l’acier et l’aluminium accordée à l’UE par Donald Trump n’était « pas apparue satisfaisante » aux Européens. « La stratégie américaine est une mauvaise stratégie, qui répond à un vrai problème, celui du dumping comme des surcapacités dans le secteur de l’acier », a-t-il dit.
« L’UE doit être unie et déterminée, elle n’est pas la variable d’ajustement du commerce mondial, elle n’en est pas non plus le maillon faible ou le défenseur naïf », a-t-il insisté, ajoutant que les Européens ne cherchaient pas « de guerre commerciale ».
La chancelière allemande, Angela Merkel, a appuyé ses propos, disant que « Nous continuerons à être farouchement opposés au protectionnisme ».

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Une liste de produits américains taxables en guise de représailles
Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a autorisé dans la nuit de jeudi à vendredi la suspension jusqu’au 1er mai des taxes de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium de plusieurs des partenaires importants des Etats-Unis, dont l’Union européenne.
Donald Trump avait imposé au début de mars, des taxes sur les importations d’acier et d’aluminium aux Etats-Unis, ignorant les mises en garde répétées de nombre de ses alliés, Union européenne (UE) en tête, sur les risques d’une guerre commerciale aux conséquences imprévisibles.
Les 28 chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union ont « pris note » de cette exemption temporaire dans leurs conclusions de vendredi matin, mais réclament que celle-ci soit « permanente ». L’Union européenne « se réserve le droit, en accord avec l’Organisation mondiale du commerce (OMC), de répondre aux mesures américaines de manière appropriée et proportionnée », ont-ils ajouté.
Bruxelles a ainsi préparé une liste de produits américains emblématiques, comme le beurre de cacahuète ou les motos, qui pourraient être visés à leur tour par des taxes si celles envisagées par les Etats-Unis entraient en application.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Nicolas Chapuis, chef du service politique du « Monde », a répondu à vos questions sur la journée de mobilisation de jeudi.
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Fonction publique, SNCF : après la grève et les manifestations, « l’exécutif reste sur la même ligne »

Nicolas Chapuis, chef du service politique du « Monde », a répondu à vos questions sur la journée de mobilisation de jeudi.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 16h46
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 17h25
   





                        


Quelques centaines de milliers de personnes ont défilé, jeudi 22 mars, dans des manifestations, émaillées de heurts à Paris, pour défendre le service public, le statut des fonctionnaires et des cheminots, qui se sont fortement mobilisés, face à un gouvernement déterminé. Le leader de la CGT, Philippe Martinez, a salué sur Cnews une « forte mobilisation », ajoutant que « la balle est dans le camp du gouvernement ». Face à ce test social d’envergure, quelle est la réponse du gouvernement ? Nicolas Chapuis, chef du service politique du « Monde », a répondu à vos questions au cours d’un tchat, vendredi 23 mars.
Rosy : Finalement, [jeudi] était un jour de grèves-manifestations très classique. A ce stade, le gouvernement n’a pas vraiment de raisons de trembler, non ?
Comme l’a noté notre journaliste spécialisée dans le suivi des syndicats, Raphaëlle Besse Desmoulières, « le 22 mars marque un étiage plutôt haut » en ce qui concerne la mobilisation dans la rue. Alors même que la CFDT et l’UNSA (2e et 4e syndicats dans la fonction publique) n’avaient pas appelé à manifester.
On peut donc dire que les syndicats ont plutôt réussi leur journée… Mais cela ne fait pour autant pas bouger le gouvernement, qui attend surtout de voir si d’autres syndicats entrent dans la danse et s’il y a un effet de contagion avec le mouvement perlé à la SNCF qui se profile.
Majorité silencieuse : Pourquoi dites-vous que les syndicats ont plutôt réussi leur journée ? Pourquoi les médias parlent-ils d’une journée de mobilisation réussie ?
Les syndicats ont plutôt réussi leur journée, parce qu’ils ont rassemblé plus de personnes à travers la France qu’en octobre 2017, sans l’appui de la CFDT et de l’UNSA (qui étaient partie prenante du mouvement en octobre). De leur point de vue, cela peut être perçu comme un succès.

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                Grèves et manifestations du 22 mars : comment savoir si un mouvement social a réussi ?



En même temps, le rapport de force ne leur permet pas pour le moment d’ébranler la position du gouvernement. C’est l’ambiguïté de ce résultat que nous essayons de rendre à travers le titre du Monde : « La journée d’action du 22 mars, une réussite pour les syndicats, n’a pas ébranlé l’exécutif. »
Et les « médias » ne parlent pas tous de réussite. Nous avons dans notre pays une pluralité de médias, et c’est tant mieux, avec des interprétations différentes. Une rapide revue de presse des titres de ce matin serait la meilleure démonstration :
Le Parisien : « Ça ne prend pas »
Le Figaro : « Divisés, les syndicats peinent à mobiliser »
Libération : « Le réveil de la rue »
Les Echos : « Réforme de la SNCF : l’avertissement des cheminots »
SK : Pourquoi la CFDT et l’UNSA ne se sont-elles pas jointes à l’appel de défense du service public jeudi ?
Les deux syndicats étaient jusqu’à présent sur des stratégies différentes de la CGT notamment, avec l’espoir d’infléchir la position du gouvernement dans les discussions. Cela pourrait changer rapidement.
Laurent Berger, le patron de la CFDT, a prévenu sur RTL jeudi matin : « Soit ils écoutent et ce sera un coup de semonce et il n’y aura pas de suite, soit ils n’écoutent pas, et là, je vous le dis, les fonctionnaires, y compris les militants de la CFDT des fonctions publiques, seront extrêmement mobilisés. » L’entrée dans la danse de la CFDT serait une mauvaise nouvelle pour le gouvernement.
Mais le syndicat prévient aussi qu’il ne veut pas se lancer dans un grand mouvement transversal. « La convergence des luttes, ce n’est pas la tasse de thé de la CFDT, pour une raison simple, c’est que la convergence des luttes, elle ne permet jamais d’avoir des résultats concrets », avait aussi dit, sur RTL, M. Berger.
Parisien : Le gouvernement compte-t-il utiliser les effets négatifs de la grève sur la vie quotidienne pour continuer à monter des catégories de Français les unes contre les autres ?
Il est certain qu’un mouvement social est avant tout une bataille d’opinions. Beaucoup d’observateurs notent que la grève de 1995 a réussi, parce que les grévistes avaient globalement le soutien de la population, même si leur grève provoquait des difficultés dans le quotidien des gens.
Impossible de savoir à l’heure actuelle de quel côté le vent va tourner sur cette mobilisation. Ce qui est certain, c’est que la SNCF pâtit d’une mauvaise réputation avec des retards, des prix élevés (qui ne sont pas le fait des cheminots), et que donc beaucoup de Français sont favorables à une réforme de cette entreprise.
BGMVI : En imaginant qu’aucun accord ne soit trouvé entre syndicats et gouvernement, pouvons-nous imaginer une grève autre que sur le papier ?
La grève n’existe pas que sur le papier. Hier, le taux national de grévistes était de 12,8 % pour la fonction publique d’Etat, 8,11 % pour la territoriale et 10,9 % dans l’hospitalière, selon le ministère (en léger recul, cependant, par rapport à octobre). Et il était de 35,4 % chez les cheminots, selon la direction.
J’ajoute que, côté SNCF, les syndicats ont la ferme intention de la mener à partir du 3 avril, deux jours sur cinq.
Maria : Peut-on s’attendre à un nouveau « printemps social », comme nous en avions connu il y a deux ans contre la loi El Khomri ?
La CGT propose d’ores et déjà aux autres syndicats une journée de mobilisation, le 19 avril. Mais c’est surtout la grève à la SNCF et sa forme inédite (deux jours sur cinq par semaine) qui risque de rythmer le printemps.
La question, comme dans chaque mouvement social, est la suivante : les différents manifestants et cortèges défilent pour des raisons diverses, arriveront-ils à trouver un mot d’ordre fédérateur, autour du « pouvoir d’achat » ou de « la défense des services publics » par exemple ?
Isa : Existe-t-il une sorte de « cellule de veille sociale » à l’Elysée, qui prendrait la température des contestations, des possibilités de diffusion-coagulation des mouvements ?
Comme toutes les présidences, celle d’Emmanuel Macron comporte des conseillers sociaux chargés de discuter avec les syndicats mais aussi de remonter les éventuels risques de coagulation, etc. Le ministère du travail joue également ce rôle.
J’ajoute que, par rapport à des temps plus anciens (1995, par exemple), la surveillance des réseaux sociaux, qui sont devenus des relais majeurs de mobilisation, est absolument cruciale pour le pouvoir.
Antoine : L’exécutif a-t-il déjà prévu des leviers pour lâcher du lest et tenter de calmer le mouvement social ?
Pour l’instant, l’exécutif reste sur la même ligne : « On continue de discuter, mais on ira au bout des réformes. » En clair : le dialogue n’est pas rompu avec les organisations syndicales, mais la marge de négociation est très faible.
Debelineen : A gauche, qui sort gagnant de cette mobilisation en demi-teinte programmée au départ par les fonctionnaires des fonctions publiques ?
Difficile de savoir qui sort « gagnant ». Les différentes organisations de gauche ont montré qu’elles étaient capables de discuter entre elles. En revanche, on peut identifier un « perdant » : le Parti socialiste, dont le nouveau leader, Olivier Faure, a été copieusement hué dans le cortège.
Cela montre le chemin que le PS doit parcourir pour regagner en crédibilité auprès d’une partie de l’électorat de gauche.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Contrairement à d’autres manifestations, la différence entre les chiffres des syndicats et ceux de la police n’est pas exagérément grande pour celle du 22 mars.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Grèves et manifestations du 22 mars : comment savoir si un mouvement social a réussi ?

Contrairement à d’autres manifestations, la différence entre les chiffres des syndicats et ceux de la police n’est pas exagérément grande pour celle du 22 mars.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 13h29
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 15h20
    |

            Mathilde Damgé et 
Samuel Laurent








                        


Pour défendre la SNCF et la fonction publique, plusieurs centaines de milliers de personnes ont manifesté en France, jeudi 22 mars : 323 000 selon le ministère de l’intérieur, plus de 500 000 selon la CGT. Des écarts qu’on retrouve dans la principale ville française : à Paris, ce sont 47 800 personnes qui ont défilé à l’appel des syndicats de fonctionnaires et de la SNCF, selon le décompte réalisé par le cabinet d’études Occurrence pour plusieurs médias français, dont Le Monde.
La Préfecture de police de Paris a, pour sa part, annoncé le chiffre de 49 000 manifestants pour les deux défilés parisiens, la CGT parlant, elle, de 65 000 participants. Ces différences de chiffres, moins importantes que lors de précédents mouvements sociaux, ne remettent pas en cause la réussite de ce premier défi lancé à Emmanuel Macron.
Un premier défi de grande ampleur
Du côté des cheminots, les quatre syndicats de la SNCF ont fait savoir qu’ils ont réuni 25 000 personnes pour cette manifestation nationale dans la capitale, presque un cheminot sur cinq.
Chez les fonctionnaires, c’est un peu plus mitigé si l’on compare avec les chiffres de la précédente mobilisation : ils étaient 40 000 à Paris selon la CGT, soit moins que le 10 octobre, où ils étaient 45 000, selon le syndicat… Sauf qu’à cette date les neuf syndicats représentatifs de la fonction publique appelaient à la mobilisation, contre sept seulement cette fois (CFTC, CFE-CGC, CGT, FAFP, FO, FSU et Solidaires).


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Grève du 22 mars : à Paris, 65 000 manifestants pour les syndicats, 49 000 pour la police
Selon le décompte réalisé par le cabinet d’études Occurrence pour plusieurs médias français, dont Le Monde, ils étaient moins de 48 000.

Source : Le Monde, syndicats, police



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Le ratio police/syndicats se réduit
Il y a toujours eu un écart entre les chiffres de la police et ceux des syndicats, le plus flagrant en date étant celui du 14 juin 2016 contre la loi travail, avec une différence de 1 à 10. Le ratio est cette fois de 1,5 pour la mobilisation de jeudi.
Voici les principaux cortèges qu’a connus la France depuis 1944. On le voit, le 14 juin 2016 marque un record absolu pour l’écart entre les chiffres. Il faut remonter aux « manifs pour tous » ou à 1952 pour trouver des différences d’importance comparable.


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Manifestations : les chiffres des syndicats en moyenne trois fois supérieurs à ceux de la police
Parmi les grandes mobilisations depuis 1944, la manifestation du 14 juin marque le plus important écart entre chiffres de la police et des syndicats.





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      ],
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Contrairement à une idée répandue, il est tout sauf aisé de compter les participants dans une foule, surtout lorsqu’elle dépasse la dizaine de millier d’individus. Une foule peut être compacte ou plus dispersée, et avoir des densités très différentes selon les endroits. Le faire sur des photos aériennes, ou à partir d’une impression, comme c’est le cas sur les réseaux sociaux, est généralement peu pertinent.

        Faites le test :
         

          Compter les manifestants ? Essayez par vous-même (mais c’est difficile)



Ce chiffre, très incertain, est pourtant une arme pour les deux camps, le pouvoir et les manifestants : ces derniers doivent prouver que « la mobilisation ne faiblit pas », selon l’expression consacrée, quand le camp d’en face vise à montrer l’inverse.

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Nombre de manifestants, taux de grève
Autre chiffre permettant de cerner le succès de cette mobilisation, le taux de grévistes au niveau national : un peu plus d’un salarié de la SNCF sur trois, selon l’entreprise. Dans la fonction publique, le taux de participation au mouvement de grève s’est élevé de 11 à 12 %, « un peu en recul par rapport à la dernière journée de mobilisation du mois d’octobre », a confirmé le secrétaire d’Etat à la fonction publique, Olivier Dussopt.
Les syndicats, tout en se félicitant de la mobilisation de jeudi, ont prévenu qu’il s’agissait d’un « coup de semonce ». La CGT, par la voix de Philippe Martinez, n’a pas exclu un élargissement du mouvement après cette « première étape » et a prôné une « convergence des luttes ». Elle propose une journée nationale de mobilisation interprofessionnelle le 19 avril, ce qui coïncide avec une journée de grève des syndicats de la SNCF.
Si le gouvernement ne croit pas à un mouvement social dur et large qui paralyserait le pays, une majorité de Français (55 %) trouvent justifiée la grande journée de mobilisation de la fonction publique de jeudi, selon un sondage Odoxa publié mercredi. Le soutien est quasi unanime (82 %) chez les salariés du service public, qui envisagent pour près d’un tiers d’aller manifester.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ De « Donkey Kong Country » au récent « Sea of Thieves », parcours d’un ancien cancre qui a donné vie à ses rêveries.
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Gregg Mayles, le pirate des mers du jeu vidéo

De « Donkey Kong Country » au récent « Sea of Thieves », parcours d’un ancien cancre qui a donné vie à ses rêveries.





Le Monde
 |    23.03.2018 à 13h07
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 14h01
    |

            William Audureau





Gregg Mayles est un homme pas comme les autres. Est-ce parce qu’il est britannique, obsédé par les pirates, ou directeur créatif et vétéran d’un studio de jeu vidéo mythique, Rare (Donkey Kong Country, GoldenEye, Perfect Dark) ? A moins que ce soit juste son petit grain à lui…
Voyez donc : Gregg Mayles est capable de faire de l’humour et de l’autodérision sur LinkedIn – le réseau social le plus premier degré qui soit. A l’école, y explique-t-il, « je trouvais que les cours ennuyeux et les périodes de révision étaient très utiles pour rêvasser et imaginer des trucs. J’ai eu de la chance, j’en ai fait mon métier. » Et de fait, dans le classique Banjo-Kazooie (1998), il était crédité au générique comme « chef des idées ».
Clins d’œil permanents à la flibusterie
Gregg Mayles a une obsession : les pirates. Mardi 20 mars, il a lancé sa dernière production, Sea of Thieves, sur Xbox One et PC, un authentique jeu de flibuste invitant plusieurs joueurs à embarquer dans le même navire.
Pourtant, comme le révèle un document de 2014 décrivant le concept initial du projet, il n’était au départ question que de faire émerger des histoires en poussant les utilisateurs à collaborer, sans thème assigné. « Dans quel monde allions-nous plonger les joueurs ? Nous avions plein d’idées différentes sur le mur, mais dès que nous y avons placé celle des pirates, c’était la bonne », explique-t-il à US Gamer. 

Il ne cache pas sa satisfaction. Sur Twitter, Gregg Mayles pose un bandana sur les cheveux, avec plusieurs galions en arrière-plan. Sur Facebook, sa photo de profil est celle de Captain Blackeye, tricorne noir et pinte de bière à la main, un personnage secondaire d’un classique de 2000 qu’il a supervisé, Banjo-Tooie. « Un jour, je ferais peut-être un jeu qui n’a aucun lien de quelque sorte que ce soit avec la piraterie », promet-il sur Twitter en se moquant de lui.
Assis (et parfois debout)
D’où lui vient cet amour de la flibuste ? Peut-être du jeu Super Mario Bros. 3, dans lequel le héros de Nintendo explore pour la première fois des navires boucaniers volants, en 1988. « J’étais tellement captivé par Mario 3, à tellement point que j’ai laissé une NES constamment en marche pendant plusieurs jours jusqu’à l’avoir terminé », relatait-il au Monde en 2016, via Twitter. Le jeu reste pour lui un travail d’orfèvre inégalé.

Gregg Mayles est alors un jeunot. Dans la foulée, il débute le jeu vidéo en autodidacte, en 1989, à 18 ans. Depuis, il décrit sur LinkedIn sa carrière comme un éternel contact entre son fessier et une chaise. Ses débuts comme testeur, jusqu’en 1991 ? « Assis pendant des heures et des heures à essayer de trouver des trucs qui n’allaient pas dans nos jeux », explique-t-il.
Sa période dorée, de 1991 à 2002, quand Rare est le plus prestigieux des partenaires de Nintendo, celui qui signe des chefs-d’œuvre comme Donkey Kong Country (1994), GoldenEye 007 (1997) et Banjo-Kazooie ? « Assis (et parfois debout) pendant des heures et des heures à essayer de rendre nos jeux aussi agréables que possible. » A l’entendre, rien ne semble moins aventureux que son quotidien. Et pourtant. Au cours de sa carrière, Gregg Mayles a dû livrer quelques batailles.
Expliquer le sarcasme à Nintendo
Lorsque le projet Donkey Kong Country débute, Rare est pour Nintendo un partenaire apprécié pour ses compétences technologiques en 3D et images de synthèse. Ce à quoi la firme japonaise n’est pas encore préparée, c’est à ses revendications créatives, qui demandent un certain temps d’adaptation culturelle, comme le raconte Gregg Mayles à Pixels :
« Nous voulions un jeu fun et bourré d’humour. Je me souviens avoir essayé d’expliquer à Nintendo ce que c’était que le sarcasme et l’autodérision, le genre d’humour pour lequel la Grande-Bretagne est connue. »
Il prend notamment un malin plaisir à écrire les dialogues de Cranky, le papy gorille inventé pour les besoins de l’histoire. Mais c’est surtout dans l’univers des ennemis du jeu, des crocodiles pirates bipèdes dirigés par l’infâme King K. Rool, et dessinés par son petit frère Steve Mayles, que se retrouve le plus ce goût de la flibuste, que sa suite poussera encore plus loin. 

Donkey Kong Country 2, Donkey Kong Country 3, Banjo-Kazooie, Donkey Kong 64, Banjo-Tooie, Conker’s Bad Fur Day… Gregg Mayles dirige dès lors chacun des jeux de plateforme que Rare développe pour Nintendo. Parfois, ceux-ci semblent faire doublon avec Super Mario, Kirby, Wario et compagnie. Mais ils se démarquent à chaque fois par leur univers plus exotique, imprégné de l’imagerie des romans d’aventure de la fin du XIXe siècle.
« Nous avons eu des personnages de pirates dans presque chaque jeu sur lequel nous avons travaillé, c’est vrai… », sourit son petit frère Steve Mayles, qui ne se souvient pourtant d’aucune fascination d’enfance. Derrière ce motif récurrent, il voit surtout l’influence du mentor de Gregg Mayles, Tim Stamper, le fondateur et dirigeant de la fantasque boîte britannique. « Tim adorait la navigation et les pirates, et Tim et Gregg ont travaillé ensemble de manière très proche pendant des années. Ils étaient obsédés ! » 
Dans les années 1990, se souvient-il, l’une de leurs envies folles était déjà de faire un jeu de sur le sujet :
« Après avoir mis un bon thème pirate dans “Donkey Kong Country 2”, nous avons travaillé sur le projet “Dream”, un jeu d’aventure entièrement dédié aux pirates, mais il était trop ambitieux pour l’époque, a été annulé, et est devenu “Banjo-Kazooie”. Mais les pirates continuaient à se glisser dans les jeux : Captain Bubbler, Zombie Pirate dans “Grabbed by the Ghoulies”, etc. Comment ne pas les aimer ? »
Une chanson dédiée dans « Sea of Thieves »
Gregg Mayles n’est toutefois pas enfermé dans un imaginaire. Pour Viva Piñata, un jeu de gestion loufoque sorti en 2006 sur Xbox 360, il emprunte à la tradition mexicaine de boîtes à bonbons sous forme d’animaux en papier bariolés. « On est juste tombé dessus quand nous cherchions un style visuel qui nous distingue. Le jeu était en projet depuis un bout de temps et les idées étaient prêtes, mais nous avions juste besoin d’un look immanquable », expliquait-il à l’époque au Guardian. Et que dire de la série de jeux sportifs Kinect Sports, qui fut en 2010 la réponse de Microsoft à Wii Sports de Nintendo ?
Sea of Thieves, exigeant et atypique exercice collaboratif de piraterie, signe sinon l’aboutissement de trente ans de carrière, du moins le concentré le plus pur de l’univers dans lequel Gregg Mayles a si souvent aimé baigner, disséminant sa passion à coups de facétieux clins d’œil. Robin Beanland, compositeur de la musique de Sea of Thieves, lui a même dédié une chanson présente dans l’aventure, Grogg Mayles.

Son travail depuis le rachat de Rare, en 2002, par Microsoft, le « chef des idées » de Rare le décrit toujours de la même façon : « Continuer à être assis (et parfois debout). » Cela fait bientôt trente ans, mais assis (et parfois debout), Gregg Mayles continue d’arpenter les sept mers.




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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Editorial. Les nouvelles barrières douanières fixées par Donald Trump et la nomination d’un conseiller à la sécurité nationale au profil peu rassurant contribuent à installer un mauvais climat dans le monde entier.
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Relations internationales : un vent mauvais venu de Washington

Editorial. Les nouvelles barrières douanières fixées par Donald Trump et la nomination d’un conseiller à la sécurité nationale au profil peu rassurant contribuent à installer un mauvais climat dans le monde entier.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 12h38
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Il l’avait promis, il le fait : America first. Les dernières mesures prises par le président Donald Trump, jeudi 22 mars, confirment sa volonté de se donner tous les moyens de mettre en œuvre son agenda unilatéraliste et protectionniste. La nomination de John Bolton, un partisan de la force dans les relations internationales, en remplacement du général H. R. McMaster comme conseiller à la sécurité nationale, sert l’objectif unilatéraliste. La décision d’imposer des barrières douanières aux importations de certains produits chinois relève de l’objectif protectionniste. L’un comme l’autre sont de mauvaises nouvelles pour le reste du monde.
Après une série de déclarations incohérentes sur les cibles des nouvelles barrières douanières, M. Trump a tranché : l’Union européenne, le Mexique, le Canada, le ­Brésil et la Corée du Sud sont épargnés – pour l’instant – par les taxes punitives sur l’acier et l’aluminium annoncées le 8 mars ; c’est bien la Chine qui est visée, comme il s’y était engagé pendant la campagne électorale. L’allié japonais n’est pas exempté d’office et devra négocier. Des taxes à l’importation aux Etats-Unis seront appliquées sur des produits chinois d’un montant ­total de 60 milliards de dollars (près de 50 milliards d’euros) relevant de dix secteurs considérés comme stratégiques par Pékin, parmi lesquels la haute technologie, l’aéronautique et les véhicules électriques. Washington présentera dans les deux semaines une liste des produits spécifiques frappés d’une hausse de 25 % des droits d’importation.
La chute des marchés asiatiques
Donald Trump a justifié ces mesures par le déséquilibre commercial entre les deux géants économiques, qui est réel, ainsi que par la volonté des Etats-Unis de protéger la propriété intellectuelle de ses avances technologiques. Cette préoccupation face à une puissance chinoise avide de transferts technologiques est partagée par les Européens, mais l’augmentation des barrières douanières n’est pas forcément le meilleur moyen de s’en prémunir.
La Chine a réagi avec fermeté, faisant savoir qu’elle n’avait « pas peur d’une guerre commerciale », même si elle ne la souhaitait pas. « Nous sommes tout à fait prêts à défendre nos intérêts », a averti le ministère du commerce à Pékin. La crainte d’une guerre commerciale a aussitôt fait chuter les marchés financiers en Asie. L’assurance de M. Trump, selon lequel « les guerres commerciales sont bonnes et faciles à gagner », pourrait bien être mise à l’épreuve rapidement.

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                Taxes américaines sur l’acier et l’aluminum : un nouveau délai pour les Européens



Ce n’est, cependant, que l’un des nuages noirs qui se profilent à l’horizon. Le choix de John Bolton pour compléter l’équipe diplomatique et de sécurité de la Maison Blanche a de quoi accroître les inquiétudes des alliés des Etats-Unis, aussi bien en Europe qu’en Asie, dix jours après le remplacement de Rex Tillerson par Mike Pompeo. Le nouveau conseiller à la sécurité nationale, qui succède au plus classique McMaster, renvoie aux heures les plus sombres de l’interventionnisme américain du premier mandat de George W. Bush. Farouche opposant de la cour pénale internationale, John Bolton a été un difficile ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU.
Radical et doctrinaire, M. Bolton est profondément hostile à l’accord nucléaire conclu avec l’Iran en 2015, que les Européens s’évertuent actuellement à sauver. Il était également, ces dernières années, favorable au recours à des frappes préventives contre la Corée du Nord. Le vent mauvais qui souffle de Washington n’est pas près de s’apaiser.

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                La guerre commerciale contre la Chine, l’« Afghanistan économique » de Trump






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Invitée jeudi du Club de l’économie du « Monde », Valérie Pécresse, présidente LR de la région Ile-de-France, a dénoncé les modalités de la grève des cheminots.
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Valérie Pécresse : « Je soutiens la réforme de la SNCF »

Invitée jeudi du Club de l’économie du « Monde », Valérie Pécresse, présidente LR de la région Ile-de-France, a dénoncé les modalités de la grève des cheminots.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 12h37
    |

            Françoise Fressoz et 
Philippe Escande








                        



                                


                            

Invitée jeudi 22 mars du Club de l’économie du Monde, Valérie Pécresse, présidente (LR) du conseil régional d’Ile-de-France, a exprimé son soutien à la réforme de la SNCF, évoqué les conséquences de la grève des cheminots et ses relations avec la maire de Paris, Anne Hidalgo. Morceaux choisis.
La réforme de la SNCF
« J’avais été choquée, il y a deux ans, que François Hollande et Manuel Valls renoncent à mettre en œuvre le plan de productivité que [le PDG] Guillaume Pepy et ses équipes avaient négocié. C’était renoncer à des économies considérables, à la fois pour le secteur ferroviaire et pour les voyageurs. C’est la raison pour laquelle je soutiens la réforme de la SNCF… La fin du statut des cheminots est un emblème mais le vrai contenu de la réforme se résume en une phrase : il faut de meilleurs transports à un meilleur coût. On ne peut plus vivre avec une société nationale qui fait payer 30 % de plus au kilomètre [par rapport à la concurrence] aux autorités organisatrices de transport – pas forcément aux voyageurs, c’est d’ailleurs toute la perversité du système ».
La réaction des Franciliens
« La grève est le prix à payer. Cela va être très dur, notamment pour les Franciliens. Les modalités de grève choisies par les syndicats sont particulièrement perverses, car elles consistent à plonger dans la galère, semaine après semaine, les voyageurs, avec le minimum de grévistes. Je trouve cela d’une inhumanité terrible pour les grands banlieusards dont je fais partie… C’est pourquoi j’essaie de trouver des modes alternatifs de fonctionnement de la société. Si de cette grève sortent plus de télétravail, plus de souplesse dans les horaires de travail, du lissage des heures de pointe, plus de covoiturage, on sera passé dans une logique d’économie beaucoup plus collaborative. Pour une région comme l’Ile-de-France, c’est vraiment la vision de l’avenir ».
La gratuité des transports parisiens
« La gratuité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, en annonçant la commande de 100 TGV à Alstom par « l’Etat », a grillé la politesse à la SNCF, alors que le principe de la réforme est de donner d’avantage d’autonomie à la société, estime Philippe Escande, éditorialiste économique du « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
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SNCF-Alstom : « L’Etat joue au train »

Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, en annonçant la commande de 100 TGV à Alstom par « l’Etat », a grillé la politesse à la SNCF, alors que le principe de la réforme est de donner d’avantage d’autonomie à la société, estime Philippe Escande, éditorialiste économique du « Monde ».



Le Monde
 |    23.03.2018 à 12h25
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. Pendant que les cheminots foulent le pavé dans l’espoir de faire dérailler la réforme de la SNCF, l’Etat, droit dans ses bottes, achète des trains. Au sortir d’une rencontre avec les dirigeants d’Alstom et de Siemens, le ministre de l’économie Bruno Le Maire n’a pu s’empêcher de distiller la bonne nouvelle : l’Etat commande 100 TGV à Alstom. L’Etat ? Conscient du lapsus, le ministre corrige. Ce sera la SNCF bien sûr, dont le conseil d’administration ne s’est pas encore réuni, mais qui avalisera la chose en avril. Un détail donc. Mais un détail qui en dit long.

Alors que le gouvernement jette la France cheminote dans la rue avec ses projets d’ouverture à la concurrence et de fin programmée du statut, il garde quelques vieux réflexes du temps d’avant. Celui béni où chaque filière industrielle était pilotée par une entreprise d’Etat dirigée par un haut fonctionnaire qui prenait ses instructions dans les palais de la République. Instructions dont le caractère politique primait sur le reste.
Ainsi, la SNCF a-t-elle longtemps été l’annexe du ministère de l’industrie et de celui de l’aménagement du territoire. A elle de sauver l’industrie mécanique française et la ruralité oubliée. Tous objectifs nobles et justifiés, mais aussi contradictoires avec la volonté, affichée par le gouvernement, de donner plus d’indépendance à l’entreprise nationale dans un souci de plus grande efficacité économique et de meilleur service.
Changement de statut
Fin 2016, il s’agissait de sauver Belfort, l’usine historique d’Alstom, menacée de fermeture par sa maison mère. En urgence, le pouvoir annonce une commande surprise de rames TGV pour une ligne qui n’existe pas (Bordeaux-Toulouse). La même année, Alstom gagne un appel d’offres taillé sur mesure pour concevoir le TGV du futur avec la SNCF. Depuis, les commandes se faisaient attendre. La pression des syndicats était forte pour accélérer la décision et remplir la charge des sites...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Invité jeudi du Club de l’économie du « Monde », le patron du groupe français spécialisé dans la gestion de l’eau, des déchets et de l’énergie a redit son soutien au projet de réforme du code civil sur l’objet social de l’entreprise.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
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Antoine Frérot, PDG de Veolia : « L’entreprise a besoin d’être utile »

Invité jeudi du Club de l’économie du « Monde », le patron du groupe français spécialisé dans la gestion de l’eau, des déchets et de l’énergie a redit son soutien au projet de réforme du code civil sur l’objet social de l’entreprise.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 12h20
    |

            Françoise Fressoz et 
Philippe Escande








                        



                                


                            

Invité du Club de l’économie du Monde, jeudi 22 mars, Antoine Frérot, PDG de Veolia et président du groupe de réflexion l’Institut de l’entreprise, est revenu sur les conclusions du rapport Notat-Senard qui plaide pour une inscription dans la loi des missions de l’entreprise et pour plus de salariés dans les conseils d’administration.
Le gouvernement s’apprête à inscrire dans la loi l’obligation pour une entreprise de définir sa « raison d’être ». En quoi est-ce important et n’est-ce pas une contrainte de plus face à la compétition internationale ?
Une entreprise, pour se développer, a besoin d’un projet, d’une utilité. C’est parce qu’une entreprise est utile qu’elle est prospère, et non l’inverse. Ce n’est pas une contrainte de définir l’entreprise par ce qu’elle est avant tout, les entreprises le font déjà, c’est juste mettre le droit à l’aune de la réalité. En revanche, il peut y avoir un risque de judiciarisation si des parties prenantes qui se trouveraient maltraitées pouvaient saisir le juge. Le rapport de Notat-Senard a prévu l’antidote. Il consiste à rappeler que le conseil d’administration est la seule instance qui doit arbitrer les intérêts en jeu au sein de l’entreprise. Ce n’est pas au juge de le faire.
Le ministre de l’économie Bruno Le Maire parle d’en finir avec la lutte des classes, vous, de la fin de l’opposition entre le capital et le travail. N’est-ce pas un peu exagéré ?
L’entreprise, c’est bien plus que la sempiternelle dialectique, depuis un siècle, entre le capital et le travail. C’est un projet collectif, une aventure humaine. Si les propositions du rapport Notat-Senard sont reprises dans la loi, je pense que cela rappellera à tous ceux qui contribuent à ce projet pourquoi ils le font, ce qu’ils en attendent et à trouver une meilleure harmonie dans le fonctionnement, la stratégie de l’entreprise et la répartition de ses fruits.
Cela signifie-t-il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Le scandale a fait vaciller le cours de Bourse du réseau social. Mais son activité ne devrait pas en pâtir à court terme.
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Affaire Cambridge Analytica : le business de Facebook résiste

Le scandale a fait vaciller le cours de Bourse du réseau social. Mais son activité ne devrait pas en pâtir à court terme.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 12h08
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 15h47
    |

            Sandrine Cassini et 
Alexandre Piquard








                        



   


Mark Zuckerberg a-t-il réussi à éteindre l’incendie allumé par l’exploitation indue des données personnelles de 50 millions des membres de Facebook ? Malgré un mea culpa et la promesse de mesures correctives, le jeune patron du réseau social n’a pas calmé toutes les inquiétudes. La dégringolade du cours de Bourse a continué jeudi 22 mars. Au lendemain des quatre interviews accordées par le dirigeant à la presse américaine, le titre Facebook a reculé de 2,66 %, soit une baisse de presque 11 % depuis le 16 mars. Ou l’équivalent de 58,4 milliards de dollars (47,3 milliards d’euros) de capitalisation boursière partie en fumée.
« A court terme, c’est la succession d’informations, de “une” consacrées au sujet, et l’implication des politiques qui pèsent sur le cours de Bourse », analyse Benoît Flamant, responsable des investissements dans le numérique de la société de gestion Finaltis. « Le cours remettra peut-être un ou deux trimestres à retrouver de la vigueur », corrobore Brent Thill, analyste au sein de la banque Jefferies.

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                L’affaire Cambridge Analytica plonge Facebook dans une crise historique



Si les investisseurs sanctionnent l’action, c’est aussi parce que l’affaire entourant les agissements du sous-traitant de la campagne de Donald Trump – Cambridge Analytica – représente une polémique de plus pour Facebook.
Les enquêtes sur les agissements d’agents russes ayant utilisé le réseau social pour diffuser des messages politiques et des « fake news » pendant les élections récentes a déjà entamé sa réputation. « La deuxième lame de rasoir fait toujours plus mal que la première », philosophe M. Flamant.
« Il n’y aura pas de conséquences à court terme »
Dans l’immédiat, Facebook est pourtant loin de la bérézina : sur un an, son cours de Bourse reste en croissance de 17,5 % et de 495 % sur cinq ans… L’entreprise affiche un chiffre d’affaires de 40 milliards de dollars en 2017, pour un bénéfice net de 15 milliards. Si, ces derniers jours, le hashtag #deletefacebook, a été énormément relayé dans les médias, il n’a été mentionné que 41 000 fois sur Twitter, dont 1 500 fois en France, selon Digimind. Des chiffres « faibles au regard des 1,4 milliard d’utilisateurs actifs chaque jour », euphémise l’institut. Combien de membres de Facebook ont-ils fermé leur compte ? « Pas un nombre significatif », a assuré Mark Zuckerberg. « Nous n’anticipons pas de défections importantes d’utilisateurs, relativise M. Thill, jugeant les réactions dans la presse exagérées. J’ai demandé à mes enfants et mes amis s’ils allaient supprimer leur compte Facebook, ils m’ont tous regardé avec des yeux ronds… » Quitter un réseau social si bien implanté dans la population n’est pas facile.

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                Facebook : les timides regrets de Mark Zuckerberg



Du côté des annonceurs, certains ont exprimé leur mécontentement. A l’image de Mozilla, l’éditeur du navigateur Firefox, qui a suspendu ses campagnes publicitaires. L’ISBA, l’organisme britannique qui représente 3 000 annonceurs, rencontre Facebook ce vendredi et attend des « garanties » de la part du réseau social, sans quoi les investissements publicitaires pourraient baisser.
Mais publicitairement, la crise que traverse Facebook n’a rien à avoir avec celle qui a frappé YouTube en 2017. A l’époque, des agences et des annonceurs avaient boycotté la plate-forme car des publicités y apparaissaient dans des vidéos violentes. Il y avait pour eux un risque d’image. « Cette fois-ci, il n’y aura pas de conséquences à court terme, au plus quelques semaines de fléchissement. Les plans marketing sont déjà calés pour 2018 », estime le cadre d’une grande agence.
Deux milliards d’utilisateurs
« L’affaire ne change rien pour nos annonceurs car nous respectons le cadre de la loi et il n’y a rien d’illégal dans ce que l’on fait », argumente Jean-Philippe Chevret, directeur général de l’agence de publicité en ligne Neo@Ogilvy, qui rappelle l’attractivité de Facebook, avec ses « plus de 300 de choix de ciblage ».
« On reviendra au “business as usual”, peut-être avec des garde-fous supplémentaires sur la gestion des données personnelles. Les annonceurs resteront accro aux 2 milliards d’utilisateurs de Facebook », prédit Jessica Liu, de Forrester Research.
A long terme, la succession de polémiques risque pourtant d’abîmer l’image de Facebook. « Ces affaires peuvent nourrir une forme de scepticisme et de doute sur le modèle de ces réseaux sociaux », met en garde un cadre du secteur de la publicité. Le « deal » au cœur de ces plates-formes – un service gratuit en échange d’un ciblage publicitaire – pourrait-il être rompu ? « Les gens pourraient-ils payer d’une autre manière ? Nous y avons réfléchi », a reconnu Mark Zuckerberg dans le New York Times. Avant de réaffirmer sa fois dans le modèle publicitaire : « C’est important qu’un service comme le nôtre puisse être utilisé par tout le monde sur la planète et la seule manière est qu’il soit gratuit ou très peu cher. »
Pour autant, les poursuites en « class action » et la pression du pouvoir politique, soucieux d’imposer une régulation, peut déstabiliser le management de Facebook, à l’image d’IBM ou de Microsoft, paralysés par les procédures antitrust, prévient M. Flamant. « Cela crée en interne une menace diffuse. La moindre décision remonte au PDG et l’entreprise devient moins compétitive, moins réactive, les avocats prennent le pouvoir. »
Il y a quelques jours, tout le monde dans le milieu a remarqué que la part de marché du « duopole » Facebook et Google allait pour la première fois baisser un peu en 2018 aux Etats-Unis, selon eMarketer : tous deux ne s’arrogeraient plus « que » 19,6 % et 37,2 % de la publicité. Mais cette inflexion s’expliquerait surtout par la montée en puissance d’Amazon (2,7 %) et Snap (1 %). Des géants du numérique en remplacent d’autres.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ L’administration Trump a accordé une exemption temporaire à l’Union européenne, se laissant ainsi jusqu’au 1er mai pour trouver un terrain d’entente.
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Taxes américaines sur l’acier et l’aluminum : un nouveau délai pour les Européens

L’administration Trump a accordé une exemption temporaire à l’Union européenne, se laissant ainsi jusqu’au 1er mai pour trouver un terrain d’entente.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 11h53
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Les incertitudes, couacs et improvisations du Conseil européen, jeudi 22 mars à Bruxelles, en disent long sur l’état de confusion dans lequel les dirigeants de l’Union européenne (UE) se trouvaient encore ces dernières heures, et surtout, sur leur absence totale de confiance dans l’administration Trump.
Auditionné jeudi au Sénat américain autour de 16 heures, heure de Bruxelles, le représentant spécial au commerce du président américain, Robert Lighthizer, avait pourtant confirmé que l’UE, tout comme l’Argentine, l’Australie, le Brésil, la Corée du Sud, le Canada et le Mexique, seraient exemptés des taxes à 25 % sur leurs exportations américaines d’acier et de 10 % sur leurs exportations d’aluminium.
Mais les responsables européens ont préféré aller se coucher, vers 2 heures du matin, et ajourner leur débat sur la question commerciale au vendredi 23 mars, plutôt que de prendre le risque d’adopter des conclusions communes trop – ou pas assez – optimistes, au cas où Donald Trump, jugé totalement imprévisible, aurait balayé d’un tweet rageur les dires de M. Lighthizer.

Un gros mois pour trouver un terrain d’entente
Le président américain a fini jeudi soir, heure de Washington, par confirmer officiellement des exemptions aux Européens sur les barrières douanières dont il les menaçait. Mais cette levée n’est que temporaire : elle ne court que jusqu’au 1er mai prochain. Une véritable épée de Damoclès au-dessus des Européens, à qui Washington donne un gros mois supplémentaire pour trouver un terrain d’entente.
Les dirigeants européens qui ont pris la parole vendredi matin ont quand même fait bonne figure. « Je suis très satisfait que nous ayons évité une situation qui aurait pu conduire à une grande incertitude pour l’industrie allemande de l’acier et de l’aluminium et ses employés », a déclaré Peter Altmaier, le ministre de l’économie allemande sur la radio Deutschlandfunk.

« C’est plutôt...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Pékin a plus à perdre que les Etats-Unis d’un conflit commercial. Mais son économie est moins dépendante du commerce extérieur que par le passé.
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L’économie chinoise devrait pouvoir encaisser le choc des sanctions commerciales américaines

Pékin a plus à perdre que les Etats-Unis d’un conflit commercial. Mais son économie est moins dépendante du commerce extérieur que par le passé.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 11h50
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Des menaces, quelques avertissements chiffrés et toujours beaucoup de zones floues… Tancée par le président américain Donald Trump, jeudi 22 mars, la Chine va devoir tenter d’évaluer ce qu’il lui en coûtera si les Etats-Unis passent à l’acte et engagent contre elle des mesures commerciales punitives.
Washington dit se tenir prêt à imposer des droits de douanes à hauteur de 25 % sur un maximum de 50 à 60 milliards de dollars (41 à 49 milliards d’euros) d’importations chinoises. Un dommage que la deuxième puissance économique mondiale devrait pouvoir digérer. Ce montant – dans le haut de la fourchette – correspond à un huitième des exportations chinoises vers les Etats-Unis et 2,6 % de l’ensemble des exportations du géant asiatique, toutes destinations confondues.
« Les taxes annoncées ne représentent pas plus qu’une tape sur les doigts de la Chine », juge ainsi dans une note Mark Williams, du cabinet d’analyse Capital Economics. « Leur impact sur l’économie au sens large sera à peine perceptible », affirme l’économiste, qui calcule que les dégâts infligés ne dépasseront guère 0,1 % du produit intérieur brut (PIB). A condition que l’escalade soit évitée. Bref, que l’affrontement ne dégénère pas en véritable guerre commerciale. La plupart des spécialistes estiment que l’application de ces taxes entraînera une riposte chinoise relativement contenue.
Marchandages en tout genre
Beaucoup de choses peuvent encore évoluer au cours des deux mois prévus avant l’entrée en vigueur de ces barrières tarifaires. Cette période de consultation laisse augurer des marchandages en tout genre de la part du plus important lobby chinois : celui des milieux d’affaires américains. Ceux-là devraient œuvrer pour exclure une série de produits de la liste des importations ciblées, dont le détail doit désormais être précisé.
De fait, bon nombre de biens made in China contiennent de la valeur ajoutée américaine, et bien des secteurs aux Etats-Unis...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Les représentants de Vivendi ont démissionné en bloc du conseil d’administration de l’opérateur italien, obligeant le fonds activiste Elliott à abattre son jeu. L’assemblée générale du 4 mai élira les nouveaux administrateurs.
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Vincent Bolloré joue son va-tout chez Telecom Italia

Les représentants de Vivendi ont démissionné en bloc du conseil d’administration de l’opérateur italien, obligeant le fonds activiste Elliott à abattre son jeu. L’assemblée générale du 4 mai élira les nouveaux administrateurs.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 11h30
    |

            Sandrine Cassini








                        



                                


                            

Connu pour ses talents d’activiste, Vincent Bolloré a décidé de jouer un coup de poker chez Telecom Italia, dont Vivendi détient 24 % du capital. Pris en étau entre l’establishment italien, qui critique le pouvoir du Français au sein de l’ancien monopole public local, et le hedge fund Elliott, entré par irruption au capital, Vivendi et ses alliés ont démissionné du conseil d’administration de l’opérateur italien. Sept administrateurs, parmi lesquels le président Arnaud de Puyfontaine, mais aussi Hervé Philippe, Frédéric Crépin et Félicité Herzog, ont rendu leur mandat.

« Incapable d’avancer des arguments, le conseil a simplement abandonné son poste pour gagner du temps. Pour Elliott, cette action est cynique et égoïste. C’est une nouvelle preuve que les droits des actionnaires minoritaires de Telecom Italia sont abrogés », a commenté le fonds.
Ce coup de théâtre est une réponse à Elliott qui, fort de 5,75 % du capital, demandait la révocation de 6 administrateurs de Vivendi pour placer ses propres candidats. Plutôt que lui faire une place, le groupe de médias français préfère remettre ses pouvoirs en jeu. C’est donc l’assemblée générale du 4 mai qui votera pour un nouveau conseil d’administration.
Démantèlement de l’entreprise
Vivendi présentera aux actionnaires une liste de 10 administrateurs et les contours de sa stratégie pour Telecom Italia. Elliott devra faire de même, et devra convaincre les actionnaires de son projet pour l’entreprise. Selon Bloomberg, le fonds présidé par Paul Singer a déjà rencontré une douzaine de candidats prêts à l’épauler. Il se montrerait confiant dans sa capacité de gagner les deux tiers du conseil, même si Vivendi, avec un quart du capital, est en meilleure posture.
Ces prochaines semaines, les deux groupes vont batailler ferme pour rallier les actionnaires à leurs vues. Selon le site Internet de Telecom Italia, les institutionnels italiens ne pèsent que 3,78 % du capital, et les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Les caisses locales du Crédit mutuel Arkéa votent à partir de vendredi 23 mars pour ou contre l’indépendance de leur banque régionale.
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Arkéa chiffre le prix de sa rupture avec le Crédit Mutuel

Les caisses locales du Crédit mutuel Arkéa votent à partir de vendredi 23 mars pour ou contre l’indépendance de leur banque régionale.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 11h20
    |

                            Véronique Chocron








                        



                                


                            
L’heure du choix a sonné au Crédit Mutuel Arkéa, cette banque régionale de l’Ouest de la France dont les dirigeants veulent à tout prix qu’elle quitte le groupe mutualiste pour devenir indépendante. Du 23 mars au 14 avril, les caisses locales (qui représentent les clients-sociétaires de l’établissement) participent à un « vote d’orientation ». Elles devront choisir entre d’un côté la scission, en renonçant à la marque commerciale « Crédit mutuel » et aux mécanismes de solidarité financière prévue par la Confédération nationale du Crédit mutuel (CNCM), et de l’autre le maintien dans le giron de l’établissement mutualiste.

Les fédérations d’Arkéa en Bretagne, et dans une moindre mesure dans le Sud-Ouest, misent sur un plébiscite en faveur de la sécession. Et pourtant, nul ne peut dire à ce stade ce qu’il adviendra à l’issue de cette consultation.
Car le projet n’est pas encore ficelé. La Banque centrale européenne (BCE) et le gendarme français des banques (ACPR) ont retoqué le schéma que leur avait soumis le président d’Arkéa, Jean-Pierre Denis, pour préserver le fonctionnement actuel de son groupe, coopératif et mutualiste.
« En cours d’examen »
Le gouvernement ayant fait savoir qu’il n’envisageait pas de changer le code monétaire et financier afin de créer un nouvel organe central sur-mesure pour Arkéa, ce dernier ne pourrait plus bénéficier d’un agrément collectif s’il quittait la Confédération du Crédit mutuel. Or c’est justement cet agrément qui confère aux caisses locales leur statut et leurs pouvoirs. Sans agrément collectif, « vos caisses seraient donc réduites à être les simples porteurs des titres d’Arkéa », met en garde la CNCM dans un courrier envoyé avant le vote aux administrateurs des caisses.
Dans un « dossier d’aide à la décision » remis aux administrateurs des caisses locales, les dirigeants d’Arkéa préviennent d’ailleurs qu’en matière d’organisation du groupe, les travaux sont « en cours d’examen avec...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Pékin n’a « pas peur d’une guerre commerciale », a prévenu le ministère du commerce. Les investisseurs chinois s’inquiètent eux d’une escalade.
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La Chine réagit aux sanctions américaines par une première salve de taxes

Pékin n’a « pas peur d’une guerre commerciale », a prévenu le ministère du commerce. Les investisseurs chinois s’inquiètent eux d’une escalade.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 11h10
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

Pékin n’a pas attendu longtemps pour réagir à l’offensive commerciale déclenchée par Donald Trump, qui a annoncé des taxes sur 60 milliards de dollars de produits importés par les Etats-Unis. Avant 9 heures, vendredi matin, le ministère du commerce a publié une liste de droits de douane qu’elle pourrait imposer sur des importations de produits américains représentant 3 milliards de dollars.

Des taxes suspendues à la réaction américaine : pour l’instant, Pékin menace, mais ne ferme pas la porte à une solution négociée. « La Chine ne veut pas d’une guerre commerciale, a indiqué le ministère du commerce, dans un communiqué. Mais la Chine n’a en aucun cas peur d’une guerre commerciale. »
En d’autres termes : « La Chine est prête pour une guerre commerciale. Est-ce que celle-ci va éclater ? Cela dépend des Etats-Unis », explicite Mei Xinyu, chercheur à l’Académie chinoise du commerce international et de la coopération économique, un think tank du ministère du commerce chinois.
« Un moyen de pression »
La liste chinoise des importations frappées de droits de douanes contient surtout des produits alimentaires : vin, éthanol, fruits, noix, ginseng. En tout, 120 produits seraient taxés à 15 %, si Pékin ne parvient pas à une solution négociée avec les Etats-Unis. Ces marchandises ont représenté un milliard de dollars (soit 810 millions d’euros) en Chine en 2017.
Dans un second temps, « après avoir évalué l’impact des mesures américaines sur la Chine », Pékin appliquerait une taxe de 25 % sur un deuxième groupe de huit produits, principalement le porc et l’aluminium recyclé, dont la Chine a importé l’équivalent de 2 milliards de dollars de marchandises.

Les Bourses chinoises ont accusé le coup, les investisseurs s’inquiétant de cette escalade : Shanghaï a chuté vendredi de plus de 3 % en clôture, tandis que Shenzhen, deuxième place de Chine continentale, plongeait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Pour l’économiste Pierre-Yves Gomez, la loi du XXIe siècle, aussi rusée que les « lettres de marque » du XVIIIe siècle, sert les Etats assez puissants – et principalement les Etats-Unis – pour imposer leurs règles afin de protéger leur propre commerce.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
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Guerre commerciale : « Pirates et corsaires sont de retour sur la vaste mer des affaires »

Pour l’économiste Pierre-Yves Gomez, la loi du XXIe siècle, aussi rusée que les « lettres de marque » du XVIIIe siècle, sert les Etats assez puissants – et principalement les Etats-Unis – pour imposer leurs règles afin de protéger leur propre commerce.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 11h02
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                            Pierre-Yves Gomez (Professeur à l'Ecole de management de Lyon, EM Lyon)








                        



                                


                            

Chronique Entreprises. Au début de la mondiali­sation, au XVIe siècle, la guerre commerciale prenait une forme maritime. Le transfert de richesses de l’Amérique vers l’Europe se faisait par bateaux. Les convois étaient le cordon ombilical apportant les produits de l’exploitation des mines d’or et d’argent notamment vers l’Espagne, hyperpuissance du moment. Les intercepter avait un double avantage, économique en enrichissant ceux qui s’y adonnaient, et politique en affaiblissant la puissance adverse.
Deux acteurs intervenaient dans ces combats maritimes : les pirates et les corsaires. Le pirate agissait pour son propre compte en dehors de toute légalité ; c’était un hors-la-loi traqué par les polices des mers et pendu à l’occasion. Le corsaire, lui, exerçait une activité dûment autorisée par une « lettre de marque » de son gouvernement pour mener « la guerre de course » en s’attaquant au commerce ennemi au nom du droit de son pays.

Pour les Etats, c’était un précieux auxiliaire participant à la défense des intérêts géopolitiques des compagnies nationales. Le libre-échange mit un terme à cette forme de conflit : en 1856, par le traité de Paris, les Européens se sont interdits de s’y livrer. Ce fut la fin des corsaires après celle des pirates. Tout au moins sous ces formes anciennes. Car l’économie numérique a réactivé l’importance vitale des flux internationaux et des transferts d’information, si bien que pirates et corsaires sont de retour sur la vaste mer des affaires.
Gain abondant
Pirate se dit en anglais hacker. Le cyberpirate surfe sur les réseaux pour ouvrir une brèche dans les systèmes informatiques des entreprises. Si la victime est rarement coulée, les dégâts permettent de la fragiliser, de la rançonner en bloquant son système d’information ou de détourner des données précieuses pour les revendre à d’autres usagers. L’attaque de pirates utilisant le virus de rançon WannaCry a touché...




                        

                        


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Le grand aggiornamento de la radio-télévision bavaroise

En Allemagne, le Bayerischer Rundfunk s’est progressivement transformé, pour devenir un média global. Une mue amorcée il y a six ans, qui ne s’est pas faite sans résistances.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 10h57
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 11h32
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Les faibles taux d’intérêt ont parfois du bon, même dans l’opulente Bavière. A Munich, capitale du Land (Etat-région), ils ont permis au Bayerischer Rundfunk (BR), la radio-télévision publique régionale, de financer les 160 millions d’euros nécessaires à la construction d’un nouveau bâtiment, sans écorner son budget contraint.
A Freimann, dans la banlieue nord de Munich, où se trouvent déjà les studios de télévision de BR, les nouveaux locaux ancreront dans le béton, à partir de 2022, sa transformation en un grand média public global. Une mue amorcée en 2012.
Au cœur de ce nouveau bâtiment : la newsroom, c’est-à-dire la salle de rédaction commune. C’est là que seront prises toutes les décisions : quel sujet couvrir, sous quel format, et ce quel que soit le support de sa diffusion finale (télévision, radio, réseaux sociaux ou application mobile).

Cette salle sera la traduction architecturale de la mission que s’est fixée BR il y a six ans : n’avoir qu’un seul média et non deux, comme autrefois – une station de radio et une télévision régionales –, travaillant indépendamment, dans des sièges séparés. La production du contenu est aujourd’hui totalement détachée du support. Cette transformation s’est faite sans moyen supplémentaire : la redevance, qui comme en France finance l’audiovisuel public, n’a pas été augmentée.
Le sport a été la première rubrique à s’engager dans la réforme. Les journalistes spécialisés dans ce domaine à la radio, à la télévision et sur le Web ont commencé à travailler ensemble en mai 2015, avant d’être regroupés dans les mêmes locaux, fin 2016. Pourquoi commencer par le sport ? « Les journalistes sportifs sont pionniers. A intervalles réguliers, ils se sont retrouvés pour la Coupe du monde de football ou les Jeux olympiques. Ils ont appris très tôt à travailler de façon trimédia », explique au Monde Thomas Hinrichs, directeur de l’information de BR.
Adaptation...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Plusieurs éditeurs de presse écrite accusent les chaînes publiques de leur faire concurrence avec un produit non audiovisuel qui ne correspondrait plus à la mission qui leur échoit.
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Outre-Rhin, la redevance sous le feu des critiques

Plusieurs éditeurs de presse écrite accusent les chaînes publiques de leur faire concurrence avec un produit non audiovisuel qui ne correspondrait plus à la mission qui leur échoit.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 10h56
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 11h31
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                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Lorsque les Suisses ont voté, le 4 mars, en faveur du maintien de la redevance pour l’audiovisuel public, les directeurs des chaînes publiques allemandes ont poussé un soupir de soulagement. Outre-Rhin, un refus aurait fourni de nouveaux arguments aux pourfendeurs de la fameuse redevance, vilipendée depuis des années.
« L’ambiance avec les collègues de la presse écrite est devenue difficile. C’est la première fois que je ressens cela dans ma carrière », confie au Monde un journaliste connu de Deutschlandradio, l’équivalent allemand de France Inter. Le début du conflit remonte à 2013. Les stations publiques obtiennent que la redevance (actuellement de 17,50 euros par mois) ne soit plus fondée sur la possession d’une télévision, mais qu’elle puisse être imposée à tous les foyers disposant d’un appareil connecté à Internet, ordinateur ou smartphone.
Le niveau de la redevance reste inchangé, mais son produit augmente. Il atteint aujourd’hui 7,9 milliards d’euros par an, finance le groupe ARD et ses huit chaînes locales, la ZDF et les chaînes cofinancées avec d’autres acteurs publics comme 3sat, Arte, Phoenix, KiKA (pour les enfants), Deutschlandradio ainsi que 66 programmes radio.

L’extrême droite brocarde le « journalisme d’Etat »
Le poids de la redevance a soulevé des critiques, qui se sont amplifiées avec le passage des groupes audiovisuels publics au numérique. L’application Tagesschau, qui fournit depuis 2010 aux utilisateurs une information sous forme écrite gratuite, financée par la redevance, est montrée du doigt. Plusieurs éditeurs de presse écrite – dont celui du quotidien Süddeutsche Zeitung, ainsi que le groupe Frankfurter Allgemeine Zeitung et le groupe Axel Springer –, accusent les chaînes publiques de leur faire concurrence avec un produit non audiovisuel qui ne correspondrait plus à la mission qui leur échoit. Ils attaquent donc l’ARD en justice.
Le procès, qui dure depuis des années,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Nicolas Chapuis, chef du service politique du « Monde », répond à vos questions sur les conséquences politiques de la grève du 22 mars.
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