<FILE-date="2018/03/23/19">

<article-nb="2018/03/23/19-1">
<filnamedate="20180323"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180323"><AAMMJJHH="2018032319">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ L’assaut a été donné contre un Super U, où une prise d’otages était en cours dans l’Aude. L’organisation Etat islamique a revendiqué les attaques qui ont fait trois morts.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Un homme armé, connu pour des faits de petite délinquance, a été abattu dans l'après-midi par le GIGN dans un supermarché Super U de Trèbes, à 10 kilomètres de Carcassonne, où il était retranchéIl avait auparavant "braqué" une voiture et tiré sur des CRS de Marseille – cantonnés à Carcassonne"Notre pays a subi une attaque terroriste islamiste", a déclaré Emmanuel Macron vendredi soir, lors d'une brève allocution après les attaques survenues dans l'Aude. "Tous les moyens nécessaires" seront mobilisés pour apporter des réponses aux questions suivantes sur l'assaillant, a poursuivi le chef de l'Etat : "quand et comment s'est-il radicalisé, où s'est-il procuré cette arme ?"Le dernier bilan provisoire fait état de trois morts, dont deux dans le supermarché, et de seize blessés, dont deux dans un état graveL’organisation Etat islamique (EI) a revendiqué l’attaqueLa section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie de l’affaire. Le procureur de la République de Paris, François Molins, donnera une conférence de presse à 19 h 30 à Carcassonne.

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     class="post post- post-1126824709"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 18:34


Une perquisition est en cours à Carcassonne au domicile du suspect.  Par Ulrich Lebeuf / Myop pour « Le Monde » 

     class="post post- post-1126823971"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 18:24


Le président français rend hommage au gendarme qui s'est substitué à un otage : Il a sauvé des vies, et fait honneur à son arme et notre pays. Il lutte actuellement contre la mort, et toutes nos pensées vont à lui et à sa famille.

     class="post post- post-1126823620"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 18:19


Emmanuel Macron a fait une très courte allocution, précisant que le bilan des attaques dans l'Aude est à l'heure actuelle de trois morts et seize blessés, dont deux se trouvent dans un état grave. 
Notre pays a subi une attaque terroriste (...) Le terroriste a été identifié. Il a été abattu pendant l'assaut et l'enquête devra apporter des réponses à un certain nombre de questions importantes : quand s'est-il radicalisé ? quand et comment s'est-il procuré cette arme ?

     class="post post- post-1126823337"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 18:15


Emmanuel Macron s'exprime depuis le ministère de l'intérieur.

     class="post post- post-1126822192"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 17:59


Le point sur la situation à 18 heures : Un homme armé a été abattu vendredi après-midi par des militaires du GIGN alors qu'il s'était retranché dans un supermarché Super U de Trèbes, dans l'Aude.Dans la matinée, l'homme avait "braqué" un véhicule à Carcassonne, tuant l'un des occupants et blessant un autre, avant de s'enfuir avec la voiture. Il a ensuite tiré sur un groupe de CRS de Marseille cantonnés à Carcassonne, blessant l'un d'entre eux.L'homme s'est ensuite retranché dans un supermarché Super U à Trèbes, à quelques kilomètres de là, où il a abattu deux personnes. Les militaires de l'antenne toulousaine du GIGN ont encerclé les lieux, évacuant les clients. Un lieutenant-colonel de gendarmerie s'est alors porté volontaire pour remplacer un des otages. Le gendarme avait laissé son téléphone ouvert. Quand des coups de feu ont retenti, une colonne d'assaut du GIGN est intervenue. L'officier qui s'était proposé comme otage a été grièvement blessé, a dit le ministre de l'intérieur, Gérard Collomb, ainsi que deux autres gendarmes.L'assaillant de 26 ans, qui a agi seul, s'appelait Redouane Lakdim, a annoncé M. Collomb. Il était connu pour des faits de petite délinquance : détention et trafic de stupéfiants. "Nous l'avions suivi et nous pensions qu'il n'y avait pas de radicalisation. (…) Il est passé à l'acte brusquement."L'attaque a été revendiquée par l'organisation Etat islamique par son canal de propagande habituel. 

Ce que l’on sait des attaques à Trèbes et CarcassonneLe Monde.frL’organisation Etat islamique a revendiqué les attaques qui ont fait trois morts dans l’Aude. Le preneur d’otages a été abattu.

     class="post post- post-1126822039"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 17:57




En images, l'allocution du ministre de l'intérieur, Gérard Collomb, à l'issue de l'opération du GIGN : 

     class="post post- post-1126819909"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 17:26


Plusieurs personnalités politiques ont réagi à la prise d'otages sur Twitter ou par communiqué. A l'instar de Richard Ferrand, président du groupe La République en marche à l'Assemblée nationale :  

 ... ou de Gérard Larcher, le président du Sénat :  


     class="post post- post-1126818752"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 17:12


Le procureur de la République de Paris, François Molins, donnera une conférence de presse à 19 h 30 à Carcassonne.

     class="post post- post-1126818401"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 17:07


A ce stade, nous disposons de peu d'éléments sur le profil de l'assaillant, identifié par le ministère de l'intérieur comme étant Redouane Lakdim, âgé de 26 ans, et connu jusque-là des forces de l'ordre pour des faits de petite délinquance.Des interrogations subsistent notamment sur la façon dont il a pu se procurer l'arme dont il s'est servi pour abattre ses victimes. Selon nos informations, il n’y avait en effet aucune autorisation de port ou de détention d’arme connue le concernant.

     class="post post- post-1126818021"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 17:01


Emmanuel Macron et Edouard Philippe se trouvent actuellement au ministère de l'intérieur pour faire "un point sur la situation" en liaison avec Gérard Collomb.

     class="post post- post-1126815383"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 16:26


Le ministère de l'intérieur a établi un bilan provisoire des victimes, faisant état de :3 victimes mortes, dont deux dans le supermarché ;3 urgences absolues, dont l'officier de gendarmerie qui s'était volontairement substitué à une femme qui était prise en otage ;2 urgences blessées par balle, dont un gendarme de la colonne d'assaut du GIGN et un CRS.

     class="post post- post-1126812967"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 15:59


Les attaques revendiquéesDans un communiqué, l'Etat islamique a revendiqué les attaques de Carcassonne et Trèbes.  


     class="post post- post-1126812039"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 15:47


Fin de l'alerte : la préfecture de l'Aude a levé les mesures de confinement pour les établissements scolaires de Carcassonne et Trèbes.  

     class="post post- post-1126811798"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 15:44


L'application SAIP (Système d'alerte et d'information des populations) n'a, semble-t-il, pas fonctionné.   


     class="post post- post-1126811565"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 15:41


Le ministre de l'intérieur, Gérad Collomb, a fait une déclaration dans laquelle il a confirmé que l'assaillant a été abattu lors de l'intervention du GIGN.  Le ministre est revenu sur la chronologie des faits.  Le terroriste a "braqué" une voiture : le chauffeur et son passager, l'un tué, l'autre blessé. Ensuite, il s'en est pris aux CRS qui faisaient leur jogging, blessant grièvement l'un d'entre eux.Il s'est ensuite rendu au Super U de Trèbes où il a tué deux personnes. Les gendarmes sont arrivés sur les lieux et ont évacué les clients. Un lieutenant-colonel de gendarmerie s'est échangé contre un otage. Il avait laissé son téléphone "allumé" sur une table. Quand des coups de feu ont retenti, les gendarmes du GIGN sont intervenus. L'officier a été grièvement blessé, a dit Gérard Collomb L'assaillant, qui a agi seul, s'appelait Redouane Lakdim, âgé de 26 ans, venu de Carcassonne. Il était connu pour des faits de petite délinquance : détention et trafic de stupéfiants. "Nous l'avions suivi et nous pensions qu'il n'y avait pas de radicalisation. (...) Il est passé à l'acte brusquement". L'assaillant avait formulé "une revendication a posteriori" pour "la libération de détenus". 

     class="post post- post-1126811306"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 15:38


 Le ministre de l’intérieur a confirmé lors d’une conférence de presse que l’assaillant était Redouane Lakdim. Le jeune homme de 26 ans, qui résidait à Carcassonne, était connu pour des faits de petite délinquance. Il aurait agi seul, selon ministre de l’intérieur Gérard Collomb.

     class="post post- post-1126810846"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 15:31



A quelques centaines de mètres du Super U de Trèbes, vers 15 heures (Ulrich Lebeuf/Myop pour "Le Monde"). 

     class="post post- post-1126809464"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 15:10


Précisions. Le Monde peut confirmer 3 victimes : une des deux personnes présentes à bord de la voiture Opel Corsa carjackée est décédée. La deuxième personne à bord de la voiture a été blessée et transportée à l'hôpital de Perpignan.Deux personnes ont été tuées dans le Super U dont le boucher.  Pendant l'assaut deux gendarmes de l'antenne toulousaine du GIGN ont été blessés. Ils étaient une petite quinzaine à intervenir (une colonne d'assaut). Le lieutenant-colonel qui avait pris la place d'un otage a été également blessé. 

     class="post post- post-1126808204"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 14:53


Depuis Bruxelles, Emmanuel Macron a évoqué la situation à Carcassonne et Trèbes      Jean-Claude Junker, le président de la Commission européenne a déclaré que l'UE exprime son "émotion" et son "plein soutien" au peuple Français.

     class="post post- post-1126808005"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 14:51


L'assaut a été donné et le preneur d'otages abattu.  


     class="post post- post-1126807268"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 14:40


 La préfecture de l’Aude a mis en place une cellule d’information. Les personnes « impactées par les événements en cours » peuvent appeler au 04 68 10 29 00. La préfecture a également mis en place une cellule d’urgence médico-psychiatrique au 1, avenue Pierre-et-Marie-Curie à Trèbes.

     class="post post- post-1126807103"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 14:37


Vous êtes nombreux à nous demander des informations sur le nombre de victimes et d'otages sur place, dans le Super U de Trèbes. Nous sommes en train de procéder à des vérifications sur tous ces points et ne donnons que des informations confirmées par nos sources.

     class="post post- post-1126806206"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 14:24



A Trèbes, sur la route de Carcassonne, à quelques centaines de mètres du supermarché. Les forces de l'ordre ont formé un large périmètre de sécurité (Ulrich Lebeuf/Myop pour "Le Monde"). 

     class="post post- post-1126805274"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 14:10


Situation des établissements scolaires : selon le rectorat de Montpellier, les élèves des quatre écoles et collèges de Trèbes ont été confinés.  
 

     class="post post- post-1126805003"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 14:06


François Molins, le procureur de Paris, se rend à Trèbes, annonce le parquet antiterroriste. Deux magistrats de la section antiterroriste du parquet de Paris sont déjà partis sur place.

     class="post post- post-1126804266"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 13:57


Bilan : le ministère de l'intérieur confirme le premier bilan connu des médias, faisant état de deux morts.  
"Le bilan n'est que provisoire et pourrait hélas s'alourdir. Trois personnes ont par ailleurs été blessées, dont l'une très gravement. L'opération n'est pas terminée. Nous demandons aux médias de veiller à ne pas propager d'information qui pourraient influer sur l'intervention en cours des unités d'intervention de la gendarmerie nationale et invitons à la prudence sur les informations relayées". 

     class="post post- post-1126804053"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 13:54


Selon les informations que nous avons pu recueillir, le lien entre les deux attaques est très probable, même s'il est encore impossible de le confirmer de manière tout à fait certaine. Une voiture a effectivement été retrouvée sur le parking et a bien été identifiée comme appartenant à un Marocain connu de la DGSI. Le fait que cet homme soit l'auteur de la prise d'otages est fortement possible, mais pas encore confirmé de manière certaine.

     class="post post- post-1126803518"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 13:43


Un homme qui était à l'intérieur du supermarché a témoigné auprès de BFM-TV. Il dit avoir entendu des tirs, mais n'a pas vu l'assaillant.  
J'ai entendu des coups de feu mais je n'ai rien vu ; je me suis sauvé."


     class="post post- post-1126803102"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 13:36


Vous êtes plusieurs à nous demander des confirmations d'informations parues chez nos confrères ou sur Twitter. Nous ne publions ici que les informations que nous avons pu confirmer nous-mêmes, grâce à nos journalistes spécialisés sur ces questions, qui sont en lien direct avec leurs sources dans les secteurs de la police et de la justice. Si vous ne voyez pas l'information que vous cherchez dans ce suivi en direct, c'est que nous n'en avons pas, à ce stade, la confirmation.

     class="post post- post-1126802317"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 13:25


Sur Europe 1, Yves Lefebvre, du syndicat Unité SGP Police, fait le lien entre les tirs essuyés par les CRS et la prise d'otages de Trèbes :
 Nous sommes sur un périple terroriste : cet homme a d'abord tenté de tuer des policiers, et ensuite il s'attaque à une des cibles les plus faciles, un supermarché en milieu rural." 

     class="post post- post-1126801843"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 13:18


La déclaration d'Edouard Philippe, premier ministre, à 13 heures ​

     class="post post- post-1126801684"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 13:15


Est-ce qu'il y a des informations sur le nombre d'otages?-Alex

 Bonjour Alex. Vous êtes nombreux à nous demander des informations sur le nombre d'otages sur place, dans le Super U. Nous ne sommes hélas pas en mesure de vous donner plus de détails ; nous ne savons pas, à ce stade, combien de personnes sont dans le magasin ni ne connaissons leur état de santé.

     class="post post- post-1126801592"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 13:14


Les forces sur place : A Trèbes, au-delà des effectifs de gendarmerie locaux, l'antenne toulousaine du GIGN est sur place depuis 12 h 15. Elle comprend une vingtaine de personnes. Il y a aussi le PSIG (peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie, l 'équivalent pour la gendarmerie de la BAC) de Castelnaudary et celui de Carcassonne, ainsi que le PSIG Sabre (davantage formé à l'intervention) de Narbonne, soit une trentaine de personnes. Du côté de la sécurité civile, 80 pompiers et équipes médicales sont sur place, avec deux hélicoptères pour évacuations médicales éventuelles.  La préfecture a par ailleurs ouvert son centre de crise et mis en place un périmètre de circulation restreint.   


     class="post post- post-1126801374"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 13:11


Sait-on si la personne qui a tiré sur les CRS est la même que celle qui a affectué la prise d'otages?-Antoine

 Bonjour Antoine. C'est possible mais, à ce stade, aucune source officielle (parquet, gouvernement, force de l'ordre...) n'a établi de lien formel entre les deux faits, ni confirmé qu'il s'agissait d'une seule et même personne.

     class="post post- post-1126801080"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 13:06


Vous êtes plusieurs à nous poser des questions sur les revendications de l'assaillant ; selon le parquet de Carcassonne, il se revendique de l’organisation Etat islamique.

     class="post post- post-1126801075"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 13:06


L'attaque contre les CRS Quatre CRS de la CRS 53 de Marseille ont été pris pour cible aux environs de 9 h 30-10 heures sur l'avenue du Général-Leclerc en rentrant de leur jogging.Un CRS a été blessé au niveau de l'épaule, ses jours ne sont pas en danger, selon le premier ministre.La personne a tiré au moyen d'une arme de poing.  
  


     class="post post- post-1126800847"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 13:03


Barrage de gendarmerie à proximité de Trèbes. 

     class="post post- post-1126800318"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 12:57


"La situation n'est pas stabilisée" sur la scène de la prise d'otages à Trèbes, a déclaré le général de gendarmerie Jean-Valéry Lettermann, en se rendant sur place. "On s'attend malheureusement à découvrir d'autres victimes", a déclaré l'adjoint au commandant de la région Occitanie.

     class="post post- post-1126800281"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 12:56


Edouard Philippe, le premier ministre a déclaré que toutes les "informations laissent penser que les attaques sont terroristes".

     class="post post- post-1126799951"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 12:50


La police sur les lieux de la prise d'otages (LA VIE A TREBES/via REUTERS).Des CRS à Trèbes, à proximité du supermarché où a lieu la prise d'otages.

     class="post post- post-1126799690"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 12:46


L'Elysée signale que le président de la République et le premier ministre sont tenus informés en temps réel de la situation. Le ministre de l’intérieur se rend sur place.

     class="post post- post-1126799552"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 12:43


Premier bilan : un mort a été confirmé (source parquet de Paris).

     class="post post- post-1126799433"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 12:41


Le GIGN (groupe d'intervention de la gendarmerie nationale) est arrivé sur place, ainsi que le préfet de l'Aude, annonce la Place Beauvau.

     class="post post- post-1126798952"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 12:33


L'enquête :  Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste et tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste, séquestration sous conditions en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroristes criminelle. L'enquête est confiée à la sous-direction antiterroriste, la direction générale de la sécurité intérieure et de la direction interrégionale de la police judiciaire de Montpellier.

     class="post post- post-1126798897"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 12:32


   

     class="post post- post-1126798758"
>


Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 12:30


"Une présomption de décès", selon la gendarmerieUne à deux personnes ont été touchées par balle, lors de la prise d'otages dans le Super U de Trèbes (Aude), fait état le commandant de gendarmerie de Languedoc-Roussillon. 
"On a malheureusement une présomption de décès, mais on ne peut pas faire venir de médecin sur place pour le vérifier", a ajouté le général Jean-Valéry Letterman

     class="post post- post-1126798652"
>


Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 12:28


 

     class="post post- post-1126798631"
>


Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 12:28


 

     class="post post- post-1126798451"
>


Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 12:24


Le ministre de l'intérieur, Gérard Collomb, annonce qu'il se rend à Trèbes.

     class="post post- post-1126798411"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 12:24


Le ministère de l'intérieur met en garde contre la diffusion de fausses informations  

     class="post post- post-1126798222"
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Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 12:20


Ce que l'on sait :Un individu armé circulant à bord d'un véhicule a tiré vendredi sur des CRS, blessant l'un d'eux, non loin de Carcassonne, dans l'Aude.L'homme s'est réfugié dans un supermarché (Super U) de Trèbes dans le même département.Interrogé lors d'un déplacement à Mulhouse, le premier ministre, Edouard Philippe, a déclaré : "Un homme est retranché dans un supermarché avec des otages. C'est une situation sérieuse."Selon la gendarmerie, une à deux personnes ont été touchées par balle.Le parquet antiterroriste de Paris s'est saisi des tirs contre les CRS et de la prise d'otages.

     class="post post- post-1126797917"
>


Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 12:14




Prise d’otages dans un supermarché de l’AudeUn homme s’est retranché dans le supermarché Super U de Trèbes, dans l’Aude. Selon le parquet de Carcassonne le preneur d’otages du supermarché se revendique de l’organisation Etat islamique.

     class="post post- post-1126797890"
>


Le Monde
vendredi 23 mars 2018 à 12:13


Bonjour, bienvenue sur ce live consacré à la prise d'otages dans le Super U de Trèves, dans l'Aude.










Voir plus








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En Continu







require(["jquery","lmd/module/alerte"],function(b,a){new a({$el:b("#bandeau_bas .conteneur_alerte")})});
require(["jquery","lmd/module/encontinu"],function(b,a){new a({$el:b("#bandeau_bas .conteneur_en_continu")})});
require(["jquery","lmd/module/lives"],function(b,a){(new a).attach("#bandeau_bas .conteneur_lives")});






require(['lmd/core/dfp']);

require(["lmd/core/ux/widget-position"], function(a) { a.init(); });
    

// will inject https://a-ssl.ligatus.com/?ids=101140&t=js&s=1 as script
require(['lmd/module/ligatus'], function (ligatus) {
    ligatus.load('101140');
});



    if (window.xtparam) {
        window.xtparam += '&x3=';
    } else {
        window.xtparam = '&x3=';
    }



    var blockAdBlock = (function (lmd) {
        'use strict';

        var blockAdBlock;
        var fnCallback;
        var status;
        // AT Internet x4 values : 1 and 2 are used in script, 3 for noscript and 4 not used here.
        var adblockStatus = {
            'YES': 1,
            'NO': 2,
            'NOSCRIPT': 3,
            'NSP': 4
        };

        var send = function () {
            require(['lmd/module/xiti/hit'], function (xiti) {
                if (!xiti.has_hit('Ad_Block::Actif')) {
                    xiti.hit(this, 'C', '0', 'Ad_Block::Actif', 'A');
                }
            });
        };

        var callXiti = function (adbStatus) {
            status = adbStatus;
            if (status === adblockStatus.YES) {
                send();
            }

            if (fnCallback) {
                fnCallback(status);
            }
        };

        require(['xitistatus'], function () {
            blockAdBlock = new BlockAdBlock({
                checkOnLoad: false,
                resetOnEnd: true
            });

            if (blockAdBlock === undefined) {
                callXiti(adblockStatus.YES);
            } else {
                blockAdBlock.onDetected(function () {
                    callXiti(adblockStatus.YES);
                });

                blockAdBlock.onNotDetected(function () {
                    callXiti(adblockStatus.NO);
                });

                blockAdBlock.check();
            }
        }, function (err) {
            callXiti(adblockStatus.NSP)
        });

        return {
            getStatus: function (fn) {
                if (status) {
                    fn(status);
                } else {
                    fnCallback = fn;
                }
            }
        };
    }(lmd));




        var xiti = (function (blockAdBlock) {
            var loadAfter = function (e, fn) {
                var rs = e.readyState;
                if (rs && rs !== 'complete' && rs !== 'loaded') {
                    return;
                }
                try {
                    fn.apply(this);
                } catch (ex) {

                }
            },

            loadJs = function (src, onload) {
                var a = document.createElement('script');
                a.type = 'text/javascript';
                a.async = false;
                a.src = src;
                if (typeof onload === 'function') {
                    if (a.addEventListener) {
                        a.addEventListener('load', function () {
                            loadAfter(a, onload);
                        });
                    } else {
                        a.attachEvent && a.attachEvent('onreadystatechange', function () {
                            loadAfter(a, onload);
                        });
                    }
                }
                (document.getElementsByTagName('head')[0] || document.getElementsByTagName('body')[0] || document.getElementsByTagName('script')[0].parentNode).insertBefore(a, null);
            },

            loadCore = function () {
                loadJs(lmd.conf.medias.location.base_url_version + '/js/lib/xiti/4.6.4/xtcore.js', function () {
                    require(['lmd/module/xiti/hit'], function (hit_xiti) {
                        hit_xiti.resolve();
                    });
                });
                lmd.context.page.xiti_call = true;
            };

            return {
                type: {
                    inscrits: 'INSCRIT'
                },
                init: function () {
                    require(['lmd/ui/refresh'], function (refresh) {
                        window.xtcustom.ir = refresh.isAutoRefreshed().toString();
                        if (window.xtparam === undefined || window.xtparam === null) {
                            window.xtparam = '';
                        }

                        blockAdBlock.getStatus(function (status) {
                            window.xtparam += '&ac=' + window.xt_ac + '&an=' + window.xt_an + window.xt_multc + '&x4=' + status;
                            loadJs(lmd.conf.medias.location.base_url_version + '/js/lib/xiti/4.4.007/xtclicks.js', loadCore);
                        });
                    })
                }
            };
        })(blockAdBlock);

        xtnv = document;
        xtsd = (document.location.protocol === 'http:') ? 'http://logc2' : 'https://logs13';
        xtsite = function() {
            var viewPortWitdh = Math.max(document.documentElement.clientWidth, window.innerWidth || 0);
            var breakpoints = lmd.context.page.xiti.xtbreakpoints || {};
            var xtsite = lmd.context.page.xiti.xtsite;

            for (var device in breakpoints) {
                var isValidBreakpoint = true;

                if (breakpoints[device]['min']) {
= breakpoints[device]['min'];
                }

                if (isValidBreakpoint && breakpoints[device]['max']) {
                    isValidBreakpoint = viewPortWitdh                 }

                if (isValidBreakpoint) {
                    xtsite = lmd.context.page.xiti.xtsites[device];
                    break;
                }
            }

            lmd.context.page.xiti.xtsite = xtsite;

            return xtsite;
        }();
        xtn2 = lmd.context.page.xiti.xtn2; 
        xtcustom = lmd.context.page.xiti.xtcustom; 
        xtpage = lmd.context.page.xiti.xtpage; 
        xtergo = lmd.context.page.xiti.xtergo ? '1' : '0'; 
        xtdi ='';
        window.xt_an = ''; 
        window.xt_ac = ''; 

        window.xt_multc = lmd.context.page.xiti.xt_multc;
        if (window.xt_multc === null) {
            window.xt_multc = '';
        }

        xt_tag = lmd.context.page.xiti.xt_tag; 
        if (xt_tag != null) {
            if (window.xtparam != null) {
                window.xtparam += '&tag=' + xt_tag;
            } else {
                window.xtparam = '&tag=' + xt_tag;
            }
        }
        var x12 = lmd.context.page.xiti.x12;
        if (x12 != null) {
            if (window.xtparam != null) {
                window.xtparam += '&x12=' + x12;
            } else {
                window.xtparam = '&x12=' + x12;
            }
        }

        var x5 = lmd.context.page.xiti.x5;
        if (x5 != null) {
            if (window.xtparam != null) {
                window.xtparam += '&x5=' + x5;
            } else {
                window.xtparam = '&x5=' + x5;
            }
        }

        var element = false;
        var restreint = false;
        var tdb_user_id = '';

        if (typeof lmd === 'undefined' || lmd === '') {
            xiti.init();
        } else {
            if (lmd.context !== undefined && lmd.context !== null && lmd.context.element !== undefined && lmd.context.element !== null && lmd.context.element.restreint !== undefined) {
                element = true;
                restreint = lmd.context.element.restreint;
            }

            tdb_user_id = (document.cookie.match('(^|; )tdb_user_id=([^;]*)') || 0)[2];
            if (tdb_user_id === undefined || tdb_user_id === '') {
                if (element) {
                    window.xt_multc += '&x8=' + (restreint ? '24' : '13');
                }
                xiti.init();
            } else {
                require(['jquery', 'lmd/core/auth'], function ($, a) {
                    a.loadUser().done(function () {
                        var params;
                        var user = a.user;
                        if (user !== null) {
                            if (typeof user.magento_id !== "undefined" && user.magento_id) {
                                window.xt_an = user.magento_id;
                            } else {
                                window.xt_an = '';
                            }

                            if ('inscrit' === user.type) {
                                window.xt_ac = xiti.type.inscrits;

                                if (element) {
                                    params = { 'item_id': lmd.context.element.id };
                                    $.getJSON('/ws/1/restreint/verif_item/', params).done($.proxy(function (response) {
 0;
                                        window.xt_multc += '&x8=' + (restreint ? (achat_acte ? '23' : '24') : '13');

                                        xiti.init();
                                    }, this));
                                } else {
                                    xiti.init();
                                }
                            }

                            else if (user.type === 'abonne') {
                                if (typeof user.selection_code !== "undefined" && user.selection_code) {
                                    window.xt_ac = user.selection_code;
                                }

                                if (element) {
                                    window.xt_multc += '&x8=' + (restreint ? '23' : '13');
                                }

                                xiti.init();
                            }
                        } else {
                            xiti.init();
                        }
                    });
                });
            }
        }








        (function (w) {
            require(
                ['lmd/module/xiti/navigation'],
                function (xiti) {

                    switch(w.lmd.context.pageType) {
                        case 'Rubrique_Une': {
                            xiti.trackHome();
                            break;
                        }
                        case 'Element': {
                            var type = w.lmd.context.element.type.nom;

                            if (type === 'live') {
                                xiti.trackLive();
                            } else if (type === 'article') {
                                if (w.lmd.context.application === "abonnes") {
                                    xiti.trackArticleAbonne();
                                } else if (w.lmd.context.element.restreint) {
                                    xiti.trackArticleRestreint();
                                } else {
                                    xiti.trackArticle();
                                }
                            }

                            break;
                        }
                    }
                });
        }(window));




    if (lmd.conf.fsw.google_analytics) {
        var _gaq = _gaq || [];
        _gaq.push(['_setAccount', 'UA-15394037-2']);
        _gaq.push(['_setDomainName', '.lemonde.fr']);
        _gaq.push(['_setVisitorCookieTimeout', 86400 * 30 * 13 * 1000]); // 13 months in milliseconds
        _gaq.push(['_trackPageview']);
        _gaq.push(['_trackPageLoadTime']);
        var ga_src_require = ('https:' == document.location.protocol) ? 'https://ssl' : 'http://www';
        require([ga_src_require + '.google-analytics.com/ga.js']);
    }



if(lmd.conf.fsw.chartbeat){_sf_async_config={uid:12231,domain:"lemonde.fr"};lmd.onload(function(){window._sf_endpt=(new Date).getTime();require([document.location.protocol+"//static.chartbeat.com/js/chartbeat.js"])});}

lmd.conf.fsw.ownpage && lmd.onload(function(){ require(['lmd/core/metrics/ownpage'], function(op){ op.init(); }); });

 require(['lmd/core/footer-tracking']); 

    




<article-nb="2018/03/23/19-2">
<filnamedate="20180323"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180323"><AAMMJJHH="2018032319">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ L’organisation Etat islamique a revendiqué les attaques qui ont fait trois morts dans l’Aude. Le preneur d’otages a été abattu.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Ce que l’on sait des attaques à Trèbes et Carcassonne

L’organisation Etat islamique a revendiqué les attaques qui ont fait trois morts dans l’Aude. Le preneur d’otages a été abattu.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 11h46
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 18h24
   





                        



   


L’essentiel à 18 heures
Un homme armé a été abattu vendredi 23 mars dans l’après-midi par des militaires du GIGN alors qu’il s’était retranché dans un supermarché Super U de Trèbes, à 10 kilomètres de Carcassonne, dans l’Aude.Il s’est retranché dans la matinée dans ce supermarché, prenant des individus en otages. Peu avant, il avait braqué une voiture et attaqué quatre CRS qui revenaient d’un jogging à Carcassonne.Un bilan du ministère de l’intérieur fait état de trois morts et 16 blessés blessés, dont trois graves.L’organisation Etat islamique (EI) a revendiqué l’attaque. La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie de l’affaire.

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          Prise d’otage dans un supermarché à Trèbes, dans l’Aude



Le récit des événements
Vendredi 23 mars, un individu armé a braqué une voiture dans laquelle se trouvaient deux personnes. L’une a été tuée, l’autre gravement blessée. L’assaillant s’en est ensuite pris, aux alentours de 9 h 30, à quatre CRS de Marseille – cantonnés à Carcassonne – qui faisaient un jogging dans la cité médiévale, blessant sérieusement l’un d’eux à l’épaule avec une arme de poing. Il s’est ensuite réfugié dans un supermarché (Super U) de Trèbes, prenant plusieurs personnes en otages.
Les gendarmes sont arrivés sur les lieux et ont évacué les clients du magasin. Un lieutenant-colonel de gendarmerie s’est substitué à un otage. Il avait laissé son téléphone « ouvert » sur une table, afin de faciliter l’assaut. Quand des coups de feu ont retenti, les membres du groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) ont donné l’assaut, en début d’après-midi.
Pendant l’assaut, le preneur d’otages a été abattu et deux membres de l’antenne toulousaine du GIGN ont été blessés. Le lieutenant-colonel qui avait pris la place d’un otage a également été blessé.
Quelques minutes après l’assaut, l’organisation Etat islamique a revendiqué l’attaque.

   


Les victimes
Le ministère de l’intérieur a établi un bilan provisoire des victimes, faisant état de :
3 victimes mortes : deux personnes ont été tuées dans le supermarché de Trèbes (le boucher et un client), le passager de la voiture qui a été volée a également été abattu ;3 urgences absolues, dont l’officier de gendarmerie qui s’était volontairement substitué à une femme qui était prise en otage et le conducteur du véhicule qui a été volé ;13 autres blessés, dont un gendarme de la colonne d’assaut du GIGN et un CRS.
Le profil de l’assaillant
Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a confirmé que l’assaillant était Redouane Lakdim, un homme de 26 ans qui résidait à Carcassonne. Il était connu pour des faits de petite délinquance – détention et trafic de stupéfiants. « Nous l’avions suivi et nous pensions qu’il n’y avait pas de radicalisation. (…) Il est passé à l’acte brusquement », a expliqué Gérard Collomb.
Le ministre de l’intérieur a ajouté que l’assaillant aurait agi seul.
Des interrogations subsistent notamment sur la façon dont l’assaillant a pu se procurer l’arme dont il s’est servi pour abattre ses victimes. Selon nos informations, il n’y avait en effet aucune autorisation de port ou de détention d’arme connue le concernant.
Les réactions
Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, s’est aussitôt rendu sur les lieux de la prise d’otages. Il a salué « l’acte d’héroïsme » du lieutenant-colonel de gendarmerie qui s’est livré au suspect en échange d’un otage dans le Super U de Trèbes. « La rapidité d’intervention des gendarmes a sans doute évité un massacre », a-t-il dit.

Interrogé lors d’un déplacement à Mulhouse, qu’il a décidé d’écourter, le premier ministre, Edouard Philippe, avait déclaré plus tôt que la situation était « sérieuse ». « Toutes les informations laissent penser que les attaques sont terroristes », a ajouté le premier ministre, qui a précisé que le « pronostic vital » du CRS blessé à Carcassonne n’était « pas engagé ».
« Tout porte à croire qu’il s’agit d’une attaque terroriste (…), a également déclaré Emmanuel Macron depuis Bruxelles. Je ne dresserai à cette heure aucun bilan officiel (…). Je veux assurer les habitants de Trèbes de l’entière mobilisation des services de l’Etat. » 
Le président du Sénat, Gérard Larcher, a réagi sur Twitter : « Les attaques de l’Aude, si elles s’avèrent être d’origine terroriste islamiste, nous rappellent le haut degré de menaces pesant sur notre pays ». Jean-Claude Junker, le président de la Commission européenne, a, lui, exprimé au nom de l’Union européenne son « émotion » et son « plein soutien » au peuple français.

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                Attaques dans l’Aude : les élus expriment leur solidarité et saluent le travail des forces de l’ordre






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Le ministre de l’intérieur a pointé « l’acte d’héroïsme » du lieutenant-colonel de gendarmerie qui s’est substitué à un otage à Trèbes.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Attaques dans l’Aude : les élus expriment leur solidarité et saluent le travail des forces de l’ordre

Le ministre de l’intérieur a pointé « l’acte d’héroïsme » du lieutenant-colonel de gendarmerie qui s’est substitué à un otage à Trèbes.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 18h16
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 18h34
   





                        



Après les attaques survenues à Trèbes et Carcassonne, dans l’Aude, vendredi 23 mars, les élus de toute la France ont témoigné leur soutien aux familles des victimes et aux forces de l’ordre. Redouane Lakdim a été abattu avoir pris en otage des clients et employés d’un supermarché de Trèbes, attaqué des CRS à Carcassonne ainsi que le chauffeur et le passager d’une voiture. Trois personnes ont été tuées.
Depuis Bruxelles, le président de la République, Emmanuel Macron, a assuré aux « habitants de Trèbes l’entière solidarité et mobilisation des services de l’Etat et de ses forces de l’ordre ». Jean-Claude Junker, le président de la Commission européenne, a, lui, exprimé au nom de l’Union européenne son « émotion » et son « plein soutien » au peuple français.

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          Attaque à Trèbes : le preneur d’otages tué par les forces de l’ordre



Hommage au travail des forces de l’ordre
Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, s’est aussitôt rendu sur les lieux de la prise d’otages. Il a salué « l’acte d’héroïsme » du lieutenant-colonel de gendarmerie qui s’est livré au suspect en échange d’un otage dans le Super U de Trèbes. « La rapidité d’intervention des gendarmes a sans doute évité un massacre », a-t-il dit.

Le preneur d’otages a été abattu par nos forces.Un lieutenant-colonel de @Gendarmerie s’est substitué à l’un des otages. Il est grièvement blessé. Son héroïsme et son courage forcent notre respect. pic.twitter.com/plbUmhYxfw— Gérard Collomb (@gerardcollomb) 23 mars 2018


Le président Les Républicains du Sénat, Gérard Larcher, a également salué le travail des forces de l’ordre.

Pensée pour les victimes de #Trèves et leurs familles.Hommage à nos forces de sécurité et leur travail remarquable pour protéger les Fçais— gerard_larcher (@Gérard Larcher)


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Même constat du président du groupe LRM à l’Assemblée nationale, Richard Ferrand :
« Au nom des députés LRM, j’adresse toute ma compassion aux victimes de l’ignoble attaque de Trèbes, ainsi qu’à leurs proches. »
Le président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, a également adressé ses pensées « aux victimes et à leurs familles ». « Le terrorisme islamiste, c’est le terrorisme de délinquants de droit commun qui basculent dans le fanatisme. Ne pas prendre en compte ces réalités serait une folie », a-t-il ajouté.

#Trèbes : Le terrorisme qui nous menace est le terrorisme islamiste, c’est le terrorisme de délinquants de droit commun qui basculent dans le fanatisme. Ne pas prendre en compte ces réalités serait une folie. pic.twitter.com/lt78mW4YDr— Bruno Retailleau ن (@BrunoRetailleau) 23 mars 2018


De son côté, le futur premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a affirmé qu’« une fois encore », le peuple français était « solidaire des victimes et uni dans la douleur comme dans la défense de la République. »

Une fois encore, une fois de trop la barbarie et la lâcheté. Une fois encore le courage de nos forces de sécurité.… https://t.co/5QmImPmdAz— faureolivier (@Olivier Faure)


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Benoît Hamon, ancien candidat PS à la présidence de la République, aujourd’hui à la tête du mouvement Génération.s, a, lui, appelé à l’unité :
« Mes pensées vont aux victimes de l’attentat terroriste de Trèbes et à leurs familles. En dépit des attaques répétées, nous restons unis par nos valeurs républicaines et notre démocratie. »

Mes pensées vont aux victimes de l'attentat terroriste de Trèbes et à leurs familles. En dépit des attaques répétée… https://t.co/VYkdxmlmZB— benoithamon (@Benoît Hamon)


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Le Pen dénonce « la responsabilité » des députés
Après avoir envoyé ses pensées « aux victimes et à leurs familles », la présidente du Front national (FN) a souligné la « responsabilité » des responsables politiques. « Si le profil d’étranger fiché pour radicalisation se confirme, ceux qui ont refusé la proposition des députés FN d’expulser immédiatement les étrangers fichés “S” porteront une responsabilité politique dans ce drame », a tweeté Marine Le Pen.
A ce stade, il n’a pas été confirmé si l’assaillant, Redouane Lakdim, était bien de nationalité marocaine. Par ailleurs, il avait été suivi par les renseignements, mais il n’est pas confirmé qu’il était fiché « S ». « Nous pensions qu’il n’y avait pas de radicalisation. (…) Il est passé à l’acte brusquement », a expliqué Gérard Collomb, vendredi.

Si le profil d'étranger fiché pour radicalisation se confirme, ceux qui ont refusé la proposition des députés FN d'… https://t.co/N67LmHQTZ2— MLP_officiel (@Marine Le Pen)


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ L’application mobile, censée alerter ses utilisateurs en cas d’attentat, n’a pas été déclenchée à l’occasion de l’attaque perpétrée dans l’Aude.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

L’application SAIP muette lors de la prise d’otages à Trèbes

L’application mobile, censée alerter ses utilisateurs en cas d’attentat, n’a pas été déclenchée à l’occasion de l’attaque perpétrée dans l’Aude.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 17h52
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 18h13
   





                        


L’application pour téléphone mobile SAIP (Système d’alerte et d’information des populations), destinée à diffuser une alerte notamment en cas d’attentat, n’a pas été déclenchée lors de la prise d’otages dans un supermarché de Trèbes, dans l’Aude, au cours de laquelle deux personnes ont été tuées, vendredi 23 mars.

Et à chaque fois la même question: à quoi sert ce truc?!? #SAIP https://t.co/40PaXcYmkP— Mettout (@Eric Mettout)


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Cette application mobile, développée après les attentats du 13 novembre 2015 en prévision de l’Euro de football, est censée afficher une alerte mobile lorsqu’un attentat est commis dans la zone où se trouve l’utilisateur, s’il a activé la géolocalisation et à l’initiative de la préfecture du département correspondant.
Contactée vendredi en fin d’après-midi, la préfecture de l’Aude n’était pas en mesure de dire si elle avait déclenché le mécanisme d’alerte. Elle a cependant utilisé son compte Twitter tout l’après-midi pour diffuser des messages d’alerte, demandant notamment aux riverains d’éviter la zone de la prise d’otages, un message qui pourrait avoir sa place dans l’application SAIP.
Deveryware, l’entreprise responsable du développement et du fonctionnement de cette dernière, n’a jusqu’ici pas donné suite aux sollicitations du Monde.

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Une application déjà critiquée
L’application a déjà connu des dysfonctionnements. Le premier lors de l’attentat de Nice, le 14 juillet 2016, où l’alerte avait mis plusieurs heures avant d’être envoyée.
Deux mois plus tard, l’application avait affiché une alerte alors qu’il s’agissait d’un canular.
S’il ne s’agit pas d’un couac, elle avait également été critiquée en avril 2017 : aucune alerte ne s’était affichée chez les utilisateurs parisiens de l’application alors qu’une fusillade avait lieu sur les Champs-Elysées. La préfecture avait, dans un second temps, expliqué qu’elle avait fait le choix de ne pas diffuser d’alerte par ce biais.
L’application avait été jugée « imparfaite » et « réalisée dans un calendrier trop contraint », dans un rapport sénatorial de juin 2017. Ce dernier regrettait que les systèmes d’alertes basés sur les réseaux téléphoniques, utilisés dans de nombreux pays, notamment les Etats-Unis, n’aient pas été privilégiés.

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                Le système national d’alerte en cas d’attentat est « obsolète », selon un rapport sénatorial






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Les attentats qui ont fait trois morts vendredi dans l’Aube s’ajoutent à une longue liste d’attaques qui ont touché le continent, en particulier depuis 2015.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Emmanuel Macron a réagi à la prise d’otages de Trèbes, près de Carcassonne, en région Occitanie, survenue vendredi 23 mars.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Le point sur le fonctionnement et les missions de ces unités d’élite, appelées à intervenir lors des attentats terroristes.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

RAID, GIGN, BRI : qui fait quoi ?

Le point sur le fonctionnement et les missions de ces unités d’élite, appelées à intervenir lors des attentats terroristes.



Le Monde
 |    18.11.2015 à 18h54
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 14h58
    |

            Pierre Breteau








                        



   


Hyper Cacher en janvier 2015, église à Saint-Etienne du Rouvray en juillet 2016 et tant d’autres situations de crise : plusieurs unités d’élite peuvent être mobilisées pour intervenir régulièrement.
Nous faisons point sur les différentes unités d’intervention en France.
1. Le RAID, une force d’intervention policière
Créé en 1985, le RAID a pour mission de lutter contre le grand banditisme, la criminalité organisée et le terrorisme. Il est directement rattaché à la Direction générale de la police nationale. C’est cette unité qui avait mis fin à la prise d’otage de l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, le 9 janvier, et qui avait assuré la « neutralisation » de Mohamed Merah en 2012, ou encore l’arrestation des membres d’Action directe en 1987.
Selon les zones de compétence de la police et de la gendarmerie, le RAID intervient plus volontiers dans les zones urbaines, comme c’était le cas à Saint-Denis mercredi 18 novembre.
Depuis le mois d’avril 2015, le RAID a intégré comme des antennes locales les sept GIPN (Groupes d’intervention de la police nationale) situés en métropole. Le GIPN ne concerne désormais plus que l’outre-mer.
2. Le GIGN, une unité militaire
Le GIGN (groupe d’intervention de la gendarmerie nationale) est l’équivalent militaire du RAID, mais c’est lui qui est le plus ancien. Créé en 1972 après la prise d’otage d’athlètes israéliens lors des Jeux olympiques de Munich, le GIGN a plutôt pour vocation d’intervenir dans les zones rurales, mais l’unité a travaillé main dans la main avec le RAID lors des attentats de janvier 2015.
Le GIGN a acquis une réputation d’unité d’élite lors de son intervention dans la prise d’otage de l’avion Air France 8969 sur l’aéroport de Marignane en 1994. De manière générale, les gendarmes du groupe interviennent prioritairement sur les missions suivantes :
détournement d’avion (Piratair) ;détournement de bateau (Piratmer) ;attaque nucléaire (Piratome) ;attaque chimique ou biologique (Piratox) ;prise d’otage de ressortissants français à l’étranger (Piratext).
Enfin, depuis une réorganisation de ses services en 2007, le GIGN peut parfois faire un travail plus classique de police jusqu’à des interpellations dans des dossiers d’envergure des gendarmes.
3. La BRI, une unité d’enquête et d’intervention
La brigade de recherche et d’intervention (BRI) a un fonctionnement différent du RAID ou du GIGN : c’est une unité de police judiciaire, fédérée avec le RAID au sein de la FIPN, la force d’intervention de la police nationale.
Créée en 1964 à Paris, elle est installée au 36 quai des Orfèvres dans le 1er arrondissement et dépend directement de la direction régionale de la police judiciaire de la préfecture de police de Paris. A partir de 1977, d’autres BRI ont été créées dans les grandes villes de France : on en compte quinze aujourd’hui qui dépendent de l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO).
Cette brigade est mise à disposition des directions régionales ou interrégionales de police judiciaire. Elle est la seule à cumuler des fonctions judiciaires (filatures, collecte de preuves) et à mener des interventions spéciales dans ce cadre, alors que le RAID et GIGN n’ont qu’une mission d’intervention.
Elle est par exemple intervenue aux côtés du RAID lors de la prise d’otages de l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes. C’est également la BRI qui a neutralisé les terroristes lors de l’assaut du Bataclan.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ La présidente du MJS a décidé de rejoindre le mouvement de Benoît Hamon, Génération.s.
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Roxane Lundy : « Le Mouvement des jeunes socialistes va prendre son indépendance vis-à-vis du PS »

La présidente du MJS a décidé de rejoindre le mouvement de Benoît Hamon, Génération.s.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 17h58
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 18h19
    |

                            Astrid de Villaines








                        



   


C’est un petit coup de tonnerre dans la galaxie socialiste. En plein entre-deux-tours du congrès du Parti socialiste (PS) et avant la désignation officielle d’Olivier Faure comme prochain premier secrétaire, la présidente du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), Roxane Lundy, a décidé de quitter le parti pour rejoindre Génération.s, le mouvement de Benoît Hamon. Elle est suivie par 25 membres sur 30 du bureau national, ainsi que de nombreux militants.
Pourquoi quittez-vous le PS ?
Je quitte le PS sans haine, c’est un désaccord politique. Je fais le choix avec des milliers de jeunes socialistes de partir, car je considère que le Parti socialiste n’est pas l’outil qui permettra de transformer la société. J’ai voulu croire que l’esprit de synthèse d’Epinay pouvait encore exister, que le PS allait comprendre les échecs du précédent quinquennat, qu’il allait se remettre en question, mais ce n’est pas le cas.

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En avez-vous parlé avec Olivier Faure, le futur premier secrétaire du PS ?
Je n’ai pas encore eu l’occasion d’en parler avec lui. Je l’ai félicité pour son élection, je lui ai proposé un rendez-vous, mais je n’ai pas encore eu de suite. Aujourd’hui, nous avons un désaccord politique avec sa ligne et celle de Stéphane Le Foll arrivé deuxième. Nous ne parlons plus la même langue. Je pense que le PS n’est pas en mesure de se relever.

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Partez-vous avec le nom et le logo du MJS, aujourd’hui rattaché au Parti socialiste ?
Le Mouvement des jeunes socialistes va prendre son indépendance vis-à-vis du PS. Je le dis simplement, ce n’est pas une question d’étiquette. Si des sociaux-démocrates ou sociaux-libéraux veulent un outil de jeunesse pour continuer à s’engager au sein du PS, je n’y vois pas de problème. Nous leur laisserons le nom s’ils le souhaitent.
Resterez-vous à la tête du mouvement ?
Je reste présidente et je deviens militante de Génération.s. L’objectif est de faire une réforme statutaire lors de notre prochain congrès. Je ne serai plus salariée du PS, nous ne toucherons plus d’argent du PS, nous ne dépendrons plus d’eux.
Le congrès du MJS à Bondy (Seine-Saint-Denis), le 10 février, au cours duquel vous avez été élue est contesté. Plusieurs militants dénoncent des fraudes. Que répondez-vous à ceux qui contestent votre légitimité ?
Je vis très mal ces accusations. Ce congrès s’est passé dans les règles. Ma sensibilité l’emporte à une très large majorité : 70 % des voix. Il y a eu des enjeux qui nous ont dépassés et qui sont le fruit de désaccords politiques. Je veux tourner cette page.
Avez-vous eu des discussions avec Benoît Hamon avant de prendre cette décision ?
Benoît Hamon ne m’a pas démarchée. Je constate qu’il y a une dynamique derrière lui. Je lui ai annoncé que je le rejoignais. Il voit cela d’un bon œil. L’objectif est de se mobiliser pour changer l’avenir. Cinquante ans après Mai 68, le PS est devenu un Ephad.

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Vous organisez un congrès le premier week-end d’avril, date du 78e congrès du PS où Olivier Faure doit être intronisé, est-ce une façon de venir le perturber ?
Non. C’est un hasard de calendrier. Nous allons créer une dynamique avec Génération.s. On prévient à l’avance, ce n’est pas un mauvais coup ni un règlement de compte. Je pars tranquille vis-à-vis du PS et je respecte les sociaux-libéraux et démocrates.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Une douzaine d’hommes cagoulés ont agressé, dans la nuit, des étudiants qui occupaient un amphithéâtre.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

A Montpellier, des étudiants violemment expulsés de la fac de droit par des individus cagoulés

Une douzaine d’hommes cagoulés ont agressé, dans la nuit, des étudiants qui occupaient un amphithéâtre.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 15h40
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 18h10
    |

            Eric Nunès








                        



Des étudiants qui occupaient, jeudi 22 mars dans la soirée, un amphithéâtre de l’université de Montpellier, ont été violemment agressés et expulsés de la faculté par un groupe d’hommes cagoulés.
L’occupation de l’amphithéâtre Urbain-V de la faculté de droit avait été décidée quelques heures plus tôt, lors d’une assemblée générale qui avait réuni des participants de la manifestation contre la réforme du bac et de l’accès aux études supérieures. Ils avaient alors voté la tenue d’une nouvelle AG, vendredi à 8 heures, et choisi d’occuper les locaux dans l’intervalle pour s’assurer d’y avoir toujours accès.
Axel Pessemier, étudiant en troisième année de licence de l’université Montpellier-III Paul-Valéry, faisait partie des occupants. Interrogé par Le Monde, il témoigne : 
« Peu après minuit, nous étions tranquillement en train de manger, d’écouter de la musique. Nous étions encore 40 à 50 sur place, quand un groupe d’une dizaine d’individus, cagoulés et armés de bâtons et de morceaux de palettes de bois brisés se sont introduits dans l’amphithéâtre par les portes annexes, alors que les agents de sécurité de l’université gardaient les portes principales. Ils nous ont bousculés, frappés. Certains d’entre nous sont tombés à terre, ils ont encore été frappés. »
Un témoignage qui corrobore celui d’une étudiante, recueilli par France 3 Occitanie.
Alors que l’amphithéâtre était calme et sous le contrôle de la sécurité de l’université, « le groupe d’agresseurs est entré sans difficulté », souligne Thomas Levy, personnel administratif de l’université Paul-Valéry qui participe à la mobilisation. L’une des vidéos prises durant l’agression montre, en effet, des personnels de sécurité présents dans le haut de la salle alors que les agresseurs évacuent violemment les occupants en partant du bas ou des côtés de l’amphithéâtre.

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Le doyen de la faculté mis en cause par les étudiants
Selon plusieurs témoignages, les grilles de la faculté ont été refermées dès l’expulsion des manifestants, mais les gardiens comme les agresseurs sont restés ensemble à l’intérieur de l’établissement. Des étudiants présents accusent le doyen de la faculté de droit de Montpellier, Philippe Pétel, d’avoir laissé faire cette évacuation musclée.
Interrogé par France 3, l’universitaire assure qu’il n’a fait « entrer personne » et évoque « une cinquantaine d’étudiants qui étaient là et qui ont voulu se défendre », avant d’ajouter que les étudiants en droit présent étaient « tous contre l’occupation ». Quant à la tenue des « défenseurs », « si certains étaient cagoulés, je n’en sais rien. Des cagoulés, j’en ai vu de temps en temps, mais ils étaient dans le clan des occupants. Je suis assez fier de mes étudiants. Je les approuve totalement », a ainsi déclaré le doyen. Plusieurs jeunes ont été blessés et hospitalisés.



Une enquête missionnée par Frédérique Vidal
« Comment ces individus ont-ils pu pénétrer dans la faculté, menacer et commettre des actes violents sans que personne n’intervienne ? », interroge dans un communiqué Muriel Ressiguier, députée (La France insoumise) de l’Hérault. Le syndicat Solidaires étudiant·e·s réclame dans un communiqué que « des poursuites judiciaires soient prises », ainsi que le « renvoi » de Philippe Pétel.
Un appel partiellement entendu, puisque le président de l’université de Montpellier, Philippe Augé, a déclaré au Monde qu’il porterait plainte contre X. « Les vidéos de la scène sont surprenantes, concède le professeur de droit, je m’en remets à l’autorité judiciaire. » La ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a, pour sa part, « condamné avec la plus grande fermeté ces actes de violence ». Elle rappelle « que l’université est et doit rester le lieu du dialogue et du débat » et indique avoir missionné sur place l’Inspection générale de l’administration de l’Education nationale et de la recherche (IGAENR), afin qu’elle débute une enquête.
La présidence de l’université de Montpellier a annoncé la fermeture de l’établissement jusqu’au lundi 26 mars. L’Université de Montpellier-III-Paul-Valéry (lettres et sciences humaines) avait de son côté suspendu les cours juqu’à la même date, en début de semaine, après le vote d’un blocage en AG d’étudiants.

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                L’université de Montpellier-III a suspendu les cours jusqu’à lundi, sur fond de blocage






                            


                        

                        


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Fonction publique, SNCF : après la grève et les manifestations, « l’exécutif reste sur la même ligne »

Nicolas Chapuis, chef du service politique du « Monde », a répondu à vos questions sur la journée de mobilisation de jeudi.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 16h46
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 17h25
   





                        


Quelques centaines de milliers de personnes ont défilé, jeudi 22 mars, dans des manifestations, émaillées de heurts à Paris, pour défendre le service public, le statut des fonctionnaires et des cheminots, qui se sont fortement mobilisés, face à un gouvernement déterminé. Le leader de la CGT, Philippe Martinez, a salué sur Cnews une « forte mobilisation », ajoutant que « la balle est dans le camp du gouvernement ». Face à ce test social d’envergure, quelle est la réponse du gouvernement ? Nicolas Chapuis, chef du service politique du « Monde », a répondu à vos questions au cours d’un tchat, vendredi 23 mars.
Rosy : Finalement, [jeudi] était un jour de grèves-manifestations très classique. A ce stade, le gouvernement n’a pas vraiment de raisons de trembler, non ?
Comme l’a noté notre journaliste spécialisée dans le suivi des syndicats, Raphaëlle Besse Desmoulières, « le 22 mars marque un étiage plutôt haut » en ce qui concerne la mobilisation dans la rue. Alors même que la CFDT et l’UNSA (2e et 4e syndicats dans la fonction publique) n’avaient pas appelé à manifester.
On peut donc dire que les syndicats ont plutôt réussi leur journée… Mais cela ne fait pour autant pas bouger le gouvernement, qui attend surtout de voir si d’autres syndicats entrent dans la danse et s’il y a un effet de contagion avec le mouvement perlé à la SNCF qui se profile.
Majorité silencieuse : Pourquoi dites-vous que les syndicats ont plutôt réussi leur journée ? Pourquoi les médias parlent-ils d’une journée de mobilisation réussie ?
Les syndicats ont plutôt réussi leur journée, parce qu’ils ont rassemblé plus de personnes à travers la France qu’en octobre 2017, sans l’appui de la CFDT et de l’UNSA (qui étaient partie prenante du mouvement en octobre). De leur point de vue, cela peut être perçu comme un succès.

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                Grèves et manifestations du 22 mars : comment savoir si un mouvement social a réussi ?



En même temps, le rapport de force ne leur permet pas pour le moment d’ébranler la position du gouvernement. C’est l’ambiguïté de ce résultat que nous essayons de rendre à travers le titre du Monde : « La journée d’action du 22 mars, une réussite pour les syndicats, n’a pas ébranlé l’exécutif. »
Et les « médias » ne parlent pas tous de réussite. Nous avons dans notre pays une pluralité de médias, et c’est tant mieux, avec des interprétations différentes. Une rapide revue de presse des titres de ce matin serait la meilleure démonstration :
Le Parisien : « Ça ne prend pas »
Le Figaro : « Divisés, les syndicats peinent à mobiliser »
Libération : « Le réveil de la rue »
Les Echos : « Réforme de la SNCF : l’avertissement des cheminots »
SK : Pourquoi la CFDT et l’UNSA ne se sont-elles pas jointes à l’appel de défense du service public jeudi ?
Les deux syndicats étaient jusqu’à présent sur des stratégies différentes de la CGT notamment, avec l’espoir d’infléchir la position du gouvernement dans les discussions. Cela pourrait changer rapidement.
Laurent Berger, le patron de la CFDT, a prévenu sur RTL jeudi matin : « Soit ils écoutent et ce sera un coup de semonce et il n’y aura pas de suite, soit ils n’écoutent pas, et là, je vous le dis, les fonctionnaires, y compris les militants de la CFDT des fonctions publiques, seront extrêmement mobilisés. » L’entrée dans la danse de la CFDT serait une mauvaise nouvelle pour le gouvernement.
Mais le syndicat prévient aussi qu’il ne veut pas se lancer dans un grand mouvement transversal. « La convergence des luttes, ce n’est pas la tasse de thé de la CFDT, pour une raison simple, c’est que la convergence des luttes, elle ne permet jamais d’avoir des résultats concrets », avait aussi dit, sur RTL, M. Berger.
Parisien : Le gouvernement compte-t-il utiliser les effets négatifs de la grève sur la vie quotidienne pour continuer à monter des catégories de Français les unes contre les autres ?
Il est certain qu’un mouvement social est avant tout une bataille d’opinions. Beaucoup d’observateurs notent que la grève de 1995 a réussi, parce que les grévistes avaient globalement le soutien de la population, même si leur grève provoquait des difficultés dans le quotidien des gens.
Impossible de savoir à l’heure actuelle de quel côté le vent va tourner sur cette mobilisation. Ce qui est certain, c’est que la SNCF pâtit d’une mauvaise réputation avec des retards, des prix élevés (qui ne sont pas le fait des cheminots), et que donc beaucoup de Français sont favorables à une réforme de cette entreprise.
BGMVI : En imaginant qu’aucun accord ne soit trouvé entre syndicats et gouvernement, pouvons-nous imaginer une grève autre que sur le papier ?
La grève n’existe pas que sur le papier. Hier, le taux national de grévistes était de 12,8 % pour la fonction publique d’Etat, 8,11 % pour la territoriale et 10,9 % dans l’hospitalière, selon le ministère (en léger recul, cependant, par rapport à octobre). Et il était de 35,4 % chez les cheminots, selon la direction.
J’ajoute que, côté SNCF, les syndicats ont la ferme intention de la mener à partir du 3 avril, deux jours sur cinq.
Maria : Peut-on s’attendre à un nouveau « printemps social », comme nous en avions connu il y a deux ans contre la loi El Khomri ?
La CGT propose d’ores et déjà aux autres syndicats une journée de mobilisation, le 19 avril. Mais c’est surtout la grève à la SNCF et sa forme inédite (deux jours sur cinq par semaine) qui risque de rythmer le printemps.
La question, comme dans chaque mouvement social, est la suivante : les différents manifestants et cortèges défilent pour des raisons diverses, arriveront-ils à trouver un mot d’ordre fédérateur, autour du « pouvoir d’achat » ou de « la défense des services publics » par exemple ?
Isa : Existe-t-il une sorte de « cellule de veille sociale » à l’Elysée, qui prendrait la température des contestations, des possibilités de diffusion-coagulation des mouvements ?
Comme toutes les présidences, celle d’Emmanuel Macron comporte des conseillers sociaux chargés de discuter avec les syndicats mais aussi de remonter les éventuels risques de coagulation, etc. Le ministère du travail joue également ce rôle.
J’ajoute que, par rapport à des temps plus anciens (1995, par exemple), la surveillance des réseaux sociaux, qui sont devenus des relais majeurs de mobilisation, est absolument cruciale pour le pouvoir.
Antoine : L’exécutif a-t-il déjà prévu des leviers pour lâcher du lest et tenter de calmer le mouvement social ?
Pour l’instant, l’exécutif reste sur la même ligne : « On continue de discuter, mais on ira au bout des réformes. » En clair : le dialogue n’est pas rompu avec les organisations syndicales, mais la marge de négociation est très faible.
Debelineen : A gauche, qui sort gagnant de cette mobilisation en demi-teinte programmée au départ par les fonctionnaires des fonctions publiques ?
Difficile de savoir qui sort « gagnant ». Les différentes organisations de gauche ont montré qu’elles étaient capables de discuter entre elles. En revanche, on peut identifier un « perdant » : le Parti socialiste, dont le nouveau leader, Olivier Faure, a été copieusement hué dans le cortège.
Cela montre le chemin que le PS doit parcourir pour regagner en crédibilité auprès d’une partie de l’électorat de gauche.



                            


                        

                        


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Scandale de la viande frelatée en Belgique

Une perquisition de la société Veviba a révélé une gigantesque fraude : sur 200 palettes contrôlées, 133 comportaient des substances douteuses.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 12h14
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 18h40
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



                                


                            
Veviba est le nom d’un nouveau scandale alimentaire majeur en Belgique. Cette entreprise implantée à Bastogne, dans la province du Luxembourg, est une filiale du groupe flamand Verbist, le principal acteur du marché de la viande dans le pays. Il gère un tiers de l’activité et possède une vingtaine de fermes d’élevage.
Début mars, une perquisition dans un atelier de découpe et un surgélateur industriel révélait une gigantesque fraude : falsification des dates de congélation, usage inapproprié du label bio pour des viandes de piètre qualité, parties interdites à la consommation mélangées à de la viande hachée, présence de bactéries dans des déchets… Sur deux cents palettes contrôlées, 133 comportaient des substances douteuses.
L’action d’une véritable « mafia », allait affirmer le ministre de l’agriculture, Denis Ducarme, devant une commission parlementaire convoquée en urgence. M. Ducarme s’est constitué partie civile et réclame des dommages et intérêts, comme la Fédération wallonne de l’agriculture. Deux grandes chaînes de magasins, Delhaize et Colruyt, ont suspendu leur collaboration avec le groupe Verbist, déjà mis en cause en septembre 2017 pour le traitement infligé à des animaux dans l’un de ses abattoirs. Le patron du groupe, Louis Verbist, 73 ans, s’est défendu de toute pratique frauduleuse, soulignant qu’il livrait les deux chaînes en question depuis quarante ans. « La concurrence veut me nuire pour racheter tout mon groupe », a affirmé l’industriel.
Epais rapport
Rapidement, l’autorité de contrôle a été mise en cause : l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) n’aurait pas pris les mesures nécessaires après une première information datant de septembre 2016. A l’époque, les autorités du Kosovo avaient prévenu les services vétérinaires belges que des étiquettes apposées sur une grosse cargaison ne correspondaient pas à son contenu. Cette information aurait été longtemps négligée, selon la députée socialiste...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Les Bleus disputent un match amical face à la Colombie (ce soir à 21 heures) qui pourrait dessiner les contours de l’équipe qui débutera le Mondial en Russie.
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Coupe du monde 2018 : la France affronte la Colombie avec la Russie en ligne de mire

Les Bleus disputent un match amical face à la Colombie (ce soir à 21 heures) qui pourrait dessiner les contours de l’équipe qui débutera le Mondial en Russie.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 12h34
   





                        



   


Comme un avant-goût de Coupe du monde : le onze de départ des Bleus face à la Colombie en match amical, vendredi au Stade de France (21 heures), pourrait dessiner celui de leur premier match au Mondial, contre l’Australie. Après Saint-Denis, il restera aux 24 joueurs convoqués par Didier Deschamps la rencontre face à la Russie, mardi à Saint-Pétersbourg, pour rendre encore plus compliqué le casse-tête du sélectionneur. Avec comme horizon la liste du 15 mai pour la Coupe du monde (14 juin-15 juillet). Mais, de manière plus aiguë, se pose déjà la question du onze.
Rembobinage : entre le onze du premier match amical de mars 2016 (3-2 face aux Pays-Bas) et celui de l’entrée en lice à l’Euro 2016 (2-1 contre la Roumanie), il y a eu quatre changements. Or deux étaient commandés par les circonstances de mars (Lloris, très sollicité, remplacé par Mandanda obtenant du temps de jeu ; Sagna, ménagé en raison d’un pépin physique, profitant à Jallet), puis par les blessures (Varane et L. Diarra forfait pour l’Euro, suppléés par Rami et Kanté dans le onze).

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                Equipe de France : les dernières hésitations de Didier Deschamps pour sa liste des 23



Un doute sur Pogba
En 2014, c’était quasiment copie conforme, avec un seul changement entre l’unique match amical de mars (2-0 face aux Néerlandais) et le premier de la Coupe du monde au Brésil (1-0 contre le Honduras), Mangala prenant la place en mars d’un Sakho encore convalescent. Sauf blessure ou méforme ultérieure, et si Deschamps maintient sa logique, le onze de vendredi pourrait donc être très proche de celui du début du Mondial 2018, en garantir en tout cas l’ossature.
Avec un gros doute concernant Paul Pogba, apparu au sein de l’équipe des remplaçants dans la mise en place tactique de jeudi au « SdF », alors que les deux autres milieux Blaise Matuidi et N’Golo Kanté étaient dans celle des titulaires. Corentin Tolisso est, a priori, forfait : il n’a pas pris part à l’entraînement collectif depuis lundi en raison d’une contusion tibiale. Absent des deux derniers rassemblements sur blessure, Pogba revient dans le groupe alors qu’il traverse des turbulences à Manchester United, auteur de contre-performances et victime de la défiance de la part de son entraîneur José Mourinho.
Associé à Antoine Griezmann, qui devrait honorer sa 50e sélection, Olivier Giroud connaît un enjeu personnel bien différent : s’il inscrivait son 30e but, il rejoindrait deux attaquants légendaires, Just Fontaine et Jean-Pierre Papin, au 5e rang des meilleurs buteurs en bleu. En cas de 31e but, il égalerait une autre idole, Zinédine Zidane. Sur les ailes, Kylian Mbappé et Thomas Lemar devraient être titularisés, plutôt qu’Ousmane Dembélé, Florian Thauvin et Anthony Martial. Mbappé, au passage, portera pour la première fois le prestigieux numéro 10.
Première pour Ben Yedder ?
En défense, devant le gardien et capitaine Hugo Lloris, les couloirs sont promis à Djibril Sidibé et Lucas Digne, et la charnière centrale à Raphaël Varane et Samuel Umtiti, sachant que Laurent Koscielny se remet d’un pépin physique. L’enjeu se situera aussi sur le banc et la manière d’en sortir. Notamment pour Wissam Ben Yedder, buteur convoqué pour la première fois à 27 ans et qui, en l’absence d’Alexandre Lacazette, doit faire valoir la « capacité à marquer quand il rentre » en cours de match que lui a reconnue Deschamps, et qui est rare en bleu.
« Ce n’est pas un examen de passage pour certains plutôt que d’autres, s’ils sont là, c’est que j’ai confiance en eux », a insisté Deschamps, mais la liste du 15 mais reste lancinante dans les esprits… La France compte trois victoires en autant de confrontations face à la Colombie. Mais les Bleus version « DD » ont du mal face aux équipes sud-américaines, avec un seul succès (5-0 face au Paraguay en juin dernier) en huit confrontations.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Le président des Etats-Unis a annoncé sur Twitter le limogeage de son conseiller à la sécurité nationale, H. R. McMaster, et son remplacement par ce partisan d’une ligne diplomatique dure et belliqueuse.
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Article sélectionné dans La Matinale du 22/03/2018
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John Bolton, un « faucon » pour Donald Trump en politique étrangère

Le président des Etats-Unis a annoncé sur Twitter le limogeage de son conseiller à la sécurité nationale, H. R. McMaster, et son remplacement par ce partisan d’une ligne diplomatique dure et belliqueuse.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 04h41
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 07h49
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



   


Neuf jours après avoir renvoyé son chef de la diplomatie, Donald Trump a annoncé dans la soirée du jeudi 22 mars, sur Twitter le limogeage de son conseiller à la sécurité nationale, H. R. McMaster, et son remplacement par John Bolton.
Si le locataire de la Maison Blanche n’est pas réputé pour son goût pour les dossiers, il connaît sans doute dans le détail les positions de son nouveau conseiller. L’ancien – et bref – ambassadeur américain aux Nations unies est en effet un chroniqueur régulier de la chaîne conservatrice Fox News, régulièrement encensée publiquement par le président des Etats-Unis.
En nommant John Bolton, M. Trump s’adjoint donc en toute connaissance de cause les services d’un « faucon » assumé, grand défenseur des guerres préventives. Ses positions maximalistes auraient pu contrarier une nomination à un poste pour lequel une confirmation par le Sénat était requise. Le poste de conseiller à la sécurité nationale, cependant, ne relève que du bon plaisir du locataire de la Maison Blanche.
Militant actif pour l’invasion de l’Irak en 2003
Au cours des derniers mois, l’ancien diplomate de choc a souhaité publiquement l’emploi de la manière forte à propos de l’Iran comme de la Corée du Nord, même s’il s’est félicité du projet de rencontre entre le président des Etats-Unis et son homologue nord-coréen, Kim Jong-un.
Après le remplacement du modéré Rex Tillerson par le « faucon » Mike Pompeo au département d’Etat, le retour aux affaires de John Bolton ne peut qu’inquiéter les signataires européens de l’accord sur le nucléaire iranien forgé par le prédécesseur démocrate de Donald Trump, Barack Obama. A quelques semaines seulement de la date butoir du 12 mai, le camp des partisans d’une sortie périlleuse de ce compromis est renforcé au sein de l’administration républicaine.

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                Avec le départ de Tillerson, Trump impose une ligne dure en diplomatie



Le choix de M. Bolton peut surprendre compte tenu du rôle joué par cet autre « faucon » dans l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis en 2003. Pendant la campagne des primaires républicaines, Donald Trump n’avait pas eu de mots assez durs pour qualifier l’initiative du président républicain George W. Bush. « La pire des pires décisions jamais prises », n’avait-il cessé d’assener, insistant sur les « quatre mille milliards de dollars dépensés pour rien ». « Nous avons rendu un très mauvais service au Moyen-Orient, et un très mauvais service à l’humanité », ajoutait encore M. Trump, alors suspecté de tentations isolationnistes.
John Bolton avait milité activement à l’époque en faveur du renversement du dictateur irakien, Saddam Hussein, avec le courant néoconservateur qui s’était imposé aux côtés de M. Bush. Il a pu regretter par la suite certaines des décisions prises après l’effondrement du régime. Il n’a jamais remis en cause, en revanche, le bien-fondé d’une intervention étayée par des accusations sans fondement à propos de programmes d’armes de destruction massive.
Anticommunisme virulent et bellicisme constant
Ce bellicisme est une constante chez John Bolton. A Yale, l’université prestigieuse intégrée par ce fils de famille modeste, anticommuniste virulent, il ne manifeste pas contre la guerre au Vietnam comme la majorité de ses condisciples, dont Bill Clinton et Hillary Rodham. Devenu avocat, il exerce dans plusieurs cabinets tout en militant dans les rangs conservateurs. Il se rapproche du puissant sénateur républicain de Caroline du Nord Jesse Helms, un nostalgique de la ségrégation raciale. Ce dernier le parraine auprès des administrations de Ronald Reagan et de George H. Bush.
John Bolton défend avec constance une ligne dure républicaine au département d’Etat – l’équivalent du ministère des affaires étrangères –, comme à celui de la justice. Après les deux mandats du démocrate Bill Clinton, il retrouve la diplomatie à la faveur de la victoire sur le fil de George W. Bush, en 2000, à nouveau épaulé par Jesse Helms, devenu président de l’influente commission des affaires étrangères. Il est alors secrétaire d’Etat adjoint chargé du contrôle des armes.
Sous son impulsion, les Etats-Unis mettent en échec une convention bannissant les armes chimiques sous l’égide des Nations unies, au nom de leurs intérêts de sécurité. John Bolton avance également l’argument de la souveraineté américaine pour justifier le retrait de Washington de la Cour pénale internationale créée en 2002. Après sa réélection, en 2005, M. Bush l’impose au poste d’ambassadeur aux Nations unies en dépit de la défiance du Sénat, en profitant d’un congé du Congrès. Faute d’un feu vert des sénateurs, John Bolton est contraint de quitter ses fonctions au bout d’un an.
Après le retour aux affaires d’une administration démocrate à la suite de la victoire de Barack Obama, John Bolton se replie sur l’une de ses bases, l’American Enterprise Institute, un think-tank conservateur, et caresse à deux reprises une candidature à l’investiture républicaine, en 2012 puis en 2016, sans succès. Sur Fox News, il étrille inlassablement les choix diplomatiques de la Maison Blanche et toute concession au multilatéralisme. Il se félicite bruyamment du Brexit, ce « poignard dirigé vers le cœur du projet de l’Union européenne ». Autant de prises de positions que Donald Trump partage, au point de laisser flotter l’idée de sa nomination au poste de secrétaire d’Etat après sa victoire, en novembre 2016.
Une administration particulièrement instable
Cette troisième nomination à un poste stratégique en un peu plus d’un an établit un nouveau record pour une administration particulièrement instable dont plus de 40 % des postes clefs ont été renouvelés selon la comptabilité d’une experte en gouvernance de la Brookings Institution, Kathryn Dunn Tenpas. Le premier titulaire, l’ancien général Michael Flynn, récompensé pour un engagement précoce aux côtés de Donald Trump pendant la campagne présidentielle avait été obligé de démissionner après seulement trois semaines à la Maison Blanche pour avoir menti au vice-président sur ses conversations avec l’ambassadeur russe alors en poste à Washington.

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                Rex Tillerson, dernière victime de la « lessiveuse » de l’administration Trump



Le choix du général d’active H. R. McMaster avait rassuré les modérés. Il n’a pas su, cependant, nouer une relation de confiance avec le président. Les longs exposés dont il s’est rendu coutumier ont vite agacé Donald Trump. Il avait dû essuyer comme le secrétaire d’Etat Rex Tillerson, une humiliation publique lorsque le président avait critiqué sur son compte Twitter une partie du discours qu’il avait tenu au cours de la conférence de Munich sur la sécurité, en février. Son sort a été tranché de la même manière que celui de l’ancien patron du géant pétrolier ExxonMobil : également sur Twitter.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Sur TF1, l’ancien président a notamment assuré, à tort, que la note publiée par « Mediapart » avait été considérée comme fausse par la justice.
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Financement libyen : les arrangements de Nicolas Sarkozy avec les faits sur TF1

Sur TF1, l’ancien président a notamment assuré, à tort, que la note publiée par « Mediapart » avait été considérée comme fausse par la justice.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 15h22
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 17h41
    |

            Adrien Sénécat








                        



   


Nicolas Sarkozy a livré sa « vérité », jeudi 22 mars, au journal de 20 heures de TF1. Mis en examen pour « corruption passive », « financement illégal de campagne électorale » et « recel de détournement de fonds publics libyens », l’ex-chef de l’Etat a balayé les accusations dont il fait l’objet dans l’affaire de possibles financements illicites de sa campagne présidentielle en 2007. Un argumentaire offensif, dans la droite ligne de la défense, dont il avait déjà communiqué les grandes lignes au Figaro. Quitte à s’arranger avec les faits à plusieurs reprises.
Une intox sur la note révélée par « Mediapart »
Ce qu’il a dit : 
Nicolas Sarkozy a, une nouvelle fois, contesté l’authenticité de la note issue des archives des services secrets libyens datée du 10 décembre 2006 et publiée par Mediapart en 2012. Ce document, signé par Moussa Koussa, ancien chef des renseignements extérieurs de la Libye, évoquait un accord de financement de la campagne de 2007 du candidat de la droite à hauteur de 50 millions d’euros. Un « faux » document manifeste, assure Nicolas Sarkozy. Son interlocuteur a alors rappelé que la justice n’avait pas tranché en ce sens, ce que l’ancien chef de l’Etat a contesté :
Gilles Bouleau : « Vous aviez poursuivi “Mediapart” pour dire que ce document était un faux, et vous avez été débouté deux fois. »
Nicolas Sarkozy : « Non, ce n’est pas vrai. »
Gilles Bouleau : « La justice et les experts français ont dit : “Ce document n’est pas un faux évident.” »
Nicolas Sarkozy : « Non, non, non. “Mediapart” a bénéficié d’un non-lieu, car ils ont prétendu qu’ils n’étaient pas au courant de la fausseté du document. »
Et d’enfoncer le clou quelques minutes plus tard, évoquant un possible « complot » à son encontre, alimenté par « un document reconnu comme faux ».
POURQUOI C’EST FAUX
Il n’est pas étonnant que Nicolas Sarkozy conteste le contenu du document de Mediapart pour se défendre. Sa présentation des faits est, en revanche, mensongère.
L’ancien chef de l’Etat a bien porté plainte en 2012 contre Mediapart, pour « faux » et « usage de faux ». L’enjeu du dossier était de savoir si la note attribuée à Moussa Koussa pouvait être considérée comme un faux document, qui aurait, par exemple, été fabriqué de toutes pièces ou falsifié. L’enquête qui a suivi n’a pas permis d’étayer cette hypothèse, et Mediapart a donc bénéficié d’un non-lieu en première instance puis en appel – Nicolas Sarkozy s’est pourvu en cassation en 2017.
L’ordonnance de non-lieu en première instance, le 30 mai 2016, dit notamment ceci : « L’ensemble des investigations visant à déterminer si le document publié par Mediapart était un faux matériel, c’est-­à-dire, indépendamment de son contenu, un support fabriqué par montage ou tout autre moyen, ou altéré par des falsifications de toute nature, n’a pas permis de l’établir. »
La justice n’a donc pas considéré qu’il s’agissait d’un faux document, mais ne s’est pas prononcée sur le fond pour autant. Nicolas Sarkozy a donc bien tronqué les faits.

        Lire sur le sujet :
         

          Financement libyen : les angles morts de la défense de Nicolas Sarkozy



Un problème de calendrier qui n’en est pas vraiment un
Ce qu’il a dit :
Nicolas Sarkozy a contesté plusieurs déclarations du marchand d’armes franco-libanais Ziad Takieddine. Il a notamment affirmé pouvoir prouver qu’il était impossible qu’il l’ait « croisé » au ministère de l’intérieur le 26 janvier 2007, comme l’affirme M. Takieddine.
« Il dit, ce sinistre individu, qu’il m’aurait croisé au ministère de l’intérieur (…) autour du 27 janvier 2007 », rappelle l’ancien président. Le marchand d’armes assure avoir remis une valise avec 1,5 million d’euros à celui qui était alors candidat à l’élection présidentielle à ce moment précis – « voyez la crédibilité de la scène », ironise Nicolas Sarkozy.
Cette anecdote serait forcément fausse, car incompatible avec son agenda, a avancé l’ancien chef de l’Etat, évoquant un « ignoble mensonge, factuellement » :
« Mais il n’a pas de chance, cet escroc. (…) J’ai la preuve que, le 27 janvier, je n’étais pas à Paris, j’étais en Avignon. Que, le 28 janvier, je n’étais pas à Paris, j’étais en Avignon. Que, le 26 janvier, je n’étais pas à Paris, j’étais en Poitou-Charentes. Et que, le 25 janvier, dans l’après-midi, je n’étais pas à Paris, j’étais à Saint-Quentin. »
POURQUOI C’EST FAUX
Les déplacements évoqués par Nicolas Sarkozy sont bien réels. Ce qu’il ne dit pas, en revanche, c’est qu’il était bien présent à Paris le 26 janvier 2017. Il a ainsi assisté aux obsèques de l’abbé Pierre à la cathédrale Notre-Dame de Paris, comme le montrent des images d’un reportage de France 2 à l’époque :

Interrogé par BuzzFeed News, l’entourage de l’ex-chef de l’Etat a reconnu sa présence à Paris, le 26 janvier 2007, mais précise que « ce qu’il a voulu dire, c’est qu’il n’était pas à son bureau. Son agenda l’atteste. » 
Il n’est cependant pas complètement impossible que le ministre ait fait un détour place Beauvau ce jour-là. BuzzFeed News a d’ailleurs exhumé une lettre rédigée à « Paris, le 26 janvier 2007 » dans laquelle il s’excuse de son absence le lendemain pour une galette des rois au bureau UMP d’Asnières.
Un argument trompeur sur les sommes en jeu
Ce qu’il a dit :
Nicolas Sarkozy a également minimisé les soupçons qui pèsent sur le financement de sa campagne présidentielle :
« Connaissez-vous le chiffre qu’ont formulé les policiers (…) sur le liquide qui aurait circulé dans ma campagne de 2007 ? 38 000 euros, ce qui représente 0,0018 % sur une campagne qui a coûté 21 millions d’euros. On est bien loin des allégations folles de M. Khadafi et de “Mediapart” parlant de 50 millions d’euros. »
POURQUOI C’EST PLUS COMPLIQUÉ
Les interrogations sur le montant exact des sommes en jeu et sur leur destination sont au cœur de l’enquête sur le possible financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. La note publiée par Mediapart en 2012, mais qui remonte à 2006, évoque un accord de financement hauteur de 50 millions d’euros. Rien ne prouve aujourd’hui que de tels montants ont ensuite alimenté la campagne du candidat de la droite par la suite.
L’un des éléments de l’enquête porte sur des enveloppes en liquide, pour un montant de l’ordre de 30 000 à 35 000 euros, qui auraient circulé au QG du candidat ou au siège de l’UMP. Cet argent aurait ensuite été versé sous forme de primes à des membres de la campagne. Interrogé sur ces sommes, Eric Woerth, qui était le trésorier du candidat à l’époque, a évoqué des « dons anonymes » qui se seraient « répétés », racontait France info en octobre 2017, relevant que l’explication n’avait pas convaincu les enquêteurs.
C’est vraisemblablement à ce point du dossier que Nicolas Sarkozy a fait référence jeudi soir, tout en minimisant la portée. Ces 38 000 euros représentent effectivement une somme de l’ordre de 0,18 % (et pas 0,0018 % comme l’a déclaré l’ex-président) de son budget de campagne de l’époque.
Mais cette présentation des faits occulte des pans entiers de l’enquête sur le possible financement libyen. Les juges ont également rassemblé d’autres éléments qui pourraient attester de l’utilisation d’argent venu de Libye par l’entourage de Nicolas Sarkozy, en dehors de son QG de campagne.
Par exemple, l’ouverture suspecte d’un coffre-fort par Claude Guéant ou les virements d’argent libyen ayant profité à Claude Guéant et Ziad Takieddine. Sans oublier les témoignages de différents protagonistes de l’affaire qui évoquent des versements de l’ordre de plusieurs millions d’euros.

        Infographie interactive :
         

          Comprendre l’affaire de Sarkozy et la Libye en 2007






                            


                        

                        


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Harcèlement moral de jeunes filles au lycée militaire de Saint-Cyr : l’enquête édifiante de « Libération »

Le quotidien raconte dans une longue enquête comment un petit groupe de garçons ultraconservateurs et sexistes fait tout pour détruire psychologiquement les élèves filles.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 11h49
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 17h00
   





                        


Humiliations sexistes, insultes, jeux de rôle misogynes, harcèlement moral quotidien… « Une machine à broyer les femmes », titre Libération, qui, dans une longue enquête publiée vendredi 23 mars, raconte comment un noyau dur, composé d’élèves « tradis », impose sa loi aux filles et aux réfractaires au sein du lycée militaire de Saint-Cyr-l’Ecole (Yvelines), préparatoire aux grandes écoles militaires.
L’affaire a éclaté au début de décembre 2017, relate le quotidien, quand une élève de deuxième année a envoyé une lettre à Emmanuel Macron, dans laquelle elle dit « avoir honte d’avoir voulu aller dans une armée qui n’est pas prête à recevoir des femmes ». La jeune femme explique avoir été persécutée pendant deux ans par un petit groupe de garçons, résolus à lui faire abandonner ses études.
Une minorité ultraconservatrice
Extrêmement influents au sein de l’établissement, ces jeunes hommes gravitent dans la sphère catholique traditionaliste – ils assistent à la messe en latin le mercredi et le dimanche –, se disent souvent proches des milieux d’extrême droite et affichent ouvertement des positions contre les homosexuels et l’avortement. Les filles sont traitées de « grosses », car elles ne seraient « juste bonnes qu’à être engrossées ». « Les filles de classe prépa sont le diable, des pestiférées, des voleuses de concours, des ennemis à éliminer », témoigne ainsi un « tradi » repenti.
« On retrouve les filles en pleurs dans les couloirs, prêtes à tout arrêter du jour au lendemain »
Ce petit groupe ultraconservateur (une soixantaine d’élèves sur 230 que compte le lycée militaire de Saint-Cyr-l’Ecole) parviendrait à faire le vide autour de lui, en décourageant les filles, par un travail de sape mental, de poursuivre leurs études, et en marginalisant les garçons rebelles à leurs valeurs. Beaucoup de jeunes femmes craquent : « On retrouve les filles en pleurs dans les couloirs, prêtes à tout arrêter du jour au lendemain », raconte à Libération une source interne. Une ancienne élève de l’établissement se souvient :
« Je me sens humiliée dans mon identité de femme et bafouée dans mon droit d’être ici. Ça m’a rendue malade, j’ai longtemps eu des nausées, des maux de ventre. »
Le problème a été « résorbé »
Les témoignages recueillis décrivent des jeunes hommes « prêts à tout » pour éliminer toute forme de concurrence pour l’entrée à l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr – le Graal pour ces étudiants. Si bien qu’il n’est pas rare de voir arriver « les pires » à Coëtquidan (Morbihan), et par conséquent de les retrouver parmi les officiers de l’armée.
La direction de l’établissement qui, dans un premier temps, évoquait de simples « blagues potaches », remue depuis ciel et terre pour étouffer l’écho médiatique qu’a reçu l’affaire révélée par Libération. « Ici, on laisse les filles se faire opprimer et on ne sanctionne jamais les bourreaux », déplore une ancienne élève du lycée militaire.
L’inspection générale de l’armée de terre avait été mandatée par l’état-major en 2014 pour contrôler les six lycées militaires, après avoir eu connaissance de faits graves de harcèlement commis contre des élèves filles. Selon la hiérarchie militaire, toutefois, ces faits se seraient concentrés à Saint-Cyr-l’Ecole. En 2015, une classe préparatoire économique y a été fermée et les problèmes seraient désormais circonscrits à une seule autre classe.
La hiérarchie militaire, contactée par Le Monde, ajoute que des sanctions ont été prises contre les élèves « tradis » ou identifiés comme auteurs de violences. Cinq expulsions ont été prononcées en 2017, ainsi qu’une en 2018, pour non-respect des sanitaires des filles. Une procédure est en cours d’instruction pour un autre élève. Six autres décisions disciplinaires ont été prises en 2016 et trois en 2017, sous forme de non-autorisation à redoubler ou à passer dans la classe supérieure.
Selon l’état-major de l’armée de terre, l’inspection juge que le problème a été « résorbé » à Saint-Cyr-l’Ecole. « Les cadres de ces établissements sont triés sur le volet, pour que nous ayions la certitude qu’ils aient des comportements équilibrés vis-à-vis de jeunes gens et de jeunes filles, et qu’ils aient été exemplaires dans leur engagement militaire passé », assure un porte-parole. Depuis 2014, les lycées militaires sont visités chaque année par l’inspection générale.
« Tolérance zéro » pour la ministre
Invitée vendredi sur RTL, la ministre des armées, Florence Parly, qui dit avoir ordonné des enquêtes sur les agissements décrits à Saint-Cyr-l’Ecole, a répondu fermement :
« Pour ce qui me concerne, c’est tolérance zéro. On redoublera d’efforts pour que ce comportement de minorité cesse. Le problème est réel, des dysfonctionnements graves ont été constatés. Des mesures ont été mises en œuvre. »

Des cas de harcèlement sur des jeunes filles du lycée militaire de #SaintCyr : "Tolérance zéro, ce comportement de… https://t.co/JASTwMCzJw— RTLFrance (@RTL France)


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La ministre envisage des sanctions d’exclusion contre les élèves concernés, voire des « sanctions éventuelles contre le corps enseignant s’il ne prend pas les mesures qui conviennent ». « Il est inacceptable au XXIe siècle que des jeunes filles soient l’objet de pareilles discriminations », s’est indignée Florence Parly au micro de RTL.

        Lire aussi :
         

                Soixante-six cas de violences sexuelles signalés dans l'armée française






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ De l’usine, où il voulait semer la révolution il y a cinquante ans, à l’oraison funèbre de l’idole des jeunes le 9 décembre 2017, l’ancien maoïste devenu écrivain fut aussi journaliste, éditeur et diplomate.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤             
Daniel Rondeau, de Mai 68 à Johnny 
                  
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Le Monde
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                  23.03.2018 à 14h24
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 15h04


De l’usine, où il voulait semer la révolution il y a cinquante ans, à l’oraison funèbre de l’idole des jeunes le 9 décembre 2017, l’ancien maoïste devenu écrivain fut aussi journaliste, éditeur et diplomate.

Par             Philippe Ridet





                     
Il m’a recommandé de venir en voiture et expédié les consignes par SMS. « A4 jusqu’à La Ferté-sous-Jouarre. Traverser La Ferté en restant sur la nationale. » Après, ça devenait plus compliqué jusqu’à cette « allée d’arbres » en direction de Gionges. « C’est nous », avait-il précisé. J’ai suivi les instructions à la lettre cherchant dans ces prairies et ces bois traversés ce qu’il voulait faire voir de lui-même, dans le plissement d’un vallon, le secret d’une âme. Il est né et il vit désormais au cœur de ces paysages. Quand ses vies multiples l’ont mené ailleurs, il n’est jamais resté longtemps sans les parcourir.

En chemin, j’ai croisé des silos à grains élancés comme des cathédrales, des églises aux clochers d’ardoise, trapues et tassées sur elles-mêmes. Passé Montmirail, quatre biches ont traversé la route avec un petit toupet blanc au derrière. Champaubert, Montmort, Villers-aux-Bois… La Champagne apparaissait vaste, trouée d’étangs, un peu grise. A Villers-aux-Bois, la longue allée de hêtres nus dont il avait parlé n’était pas difficile à trouver. Daniel Rondeau faisait signe de la main.
Membre de la Gauche prolétarienne
Il y a trente ans, en 1988, un petit livre à couverture bleue paru aux éditions du Quai Voltaire, L’Enthousiasme (réédition « Les Cahiers rouges », Grasset), a décidé de mon admiration. L’incipit m’avait touché au cœur : « J’ai passé les années les plus vives de ma jeunesse dans une ville triste et étale qui jamais ne m’ennuya. »
Daniel Rondeau faisait le récit de sa révolte qui, au sortir de Mai 68, dont on fêtait alors les 20 ans, l’avait conduit à lâcher ses études pour « s’établir » pendant trois ans dans plusieurs usines de Lorraine. Le but était d’y fomenter sinon la « révolution », du moins quelques grèves. Rondeau suivait en cela un des préceptes de la Gauche prolétarienne (GP), le groupuscule maoïste, auquel il appartenait, était dirigé par le philosophe...





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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Le Conseil d’Etat, saisi par deux syndicats de magistrats, censure partiellement un décret du gouvernement pris en décembre 2016 au nom de l’indépendance de la justice.
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La Cour de cassation exclue du champ de compétence de l’inspection générale de la justice

Le Conseil d’Etat, saisi par deux syndicats de magistrats, censure partiellement un décret du gouvernement pris en décembre 2016 au nom de l’indépendance de la justice.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 16h21
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 16h41
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            Jean-Baptiste Jacquin








                        


La plus haute juridiction administrative vient au secours de la plus haute juridiction judiciaire. Le Conseil d’Etat a décidé, vendredi 23 mars, d’exclure la Cour de cassation du champ de compétence de l’inspection générale de la justice (IGJ) créée par la précédente majorité. Il était saisi par deux syndicats, FO-Magistrats et l’Union syndicale des magistrats, d’un recours en annulation contre un décret du 5 décembre 2016.

        Lire aussi :
         

                Indépendance de la justice : des magistrats se rebiffent contre le gouvernement



En découvrant la nouvelle à la lecture de ce décret dans le Journal officiel, le sang de Bertrand Louvel, premier président de la Cour de cassation, et celui de Jean-Claude Marin, procureur général, n’avaient fait qu’un tour. Ils avaient, fait rarissime, adressé une lettre ouverte au premier ministre pour s’indigner de voir « la juridiction supérieure de l’autorité judiciaire (…) placée sous le contrôle direct du gouvernement par l’intermédiaire de l’inspection générale de la justice, en rupture avec la tradition républicaine observée jusqu’à ce jour ».
« Garant de l’Etat de droit »
A l’origine de cette crise se trouvait la décision de Jean-Jacques Urvoas, alors garde des sceaux, de fusionner en une inspection générale de la justice les trois services existants : l’inspection des services judiciaires, l’inspection des services pénitentiaires et celle de la protection judiciaire de la jeunesse. Une rationalisation des services du ministère de la justice que personne ne contestait. Mais, subrepticement, à l’occasion de cette création, a été glissée dans le décret l’intégration de la Cour de cassation et de ses hauts magistrats dans le champ d’intervention de l’inspection. Ils en étaient exclus depuis un décret de 1965 pris par le général De Gaulle.
La section du contentieux du Conseil d’Etat considère que compte tenu de sa dépendance à l’égard du garde des sceaux et donc du gouvernement, l’inspection générale de la justice ne doit pas avoir de droit de regard sur l’institution du quai de l’Horloge sans porter atteinte à l’indépendance de la justice. « Eu égard tant à la mission ainsi confiée par le législateur à la Cour de cassation, placée au sommet de l’ordre judiciaire, qu’aux rôles confiés par la Constitution à son premier président et à son procureur général, notamment à la tête du Conseil supérieur de la magistrature chargé par la Constitution d’assister le président de la République dans son rôle de garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire, le décret attaqué ne pouvait légalement inclure la Cour de cassation dans le champ des missions de l’inspection générale de la justice sans prévoir de garanties supplémentaires relatives, notamment, aux conditions dans lesquelles sont diligentées les inspections et enquêtes portant sur cette juridiction ou l’un de ses membres », peut-on lire dans la décision du Conseil d’Etat. Il annule en conséquence l’article 2 du décret attaqué.
« Par cette décision, le Conseil d’Etat montre qu’il est un garant de l’Etat de droit et un défenseur de la Cour de cassation et de l’ordre judiciaire », se félicite un conseiller d’Etat. Mais peut-être aussi la section du contentieux a-t-elle été sensible à un commentaire du rapporteur public à l’audience du 16 mars ? Louis Dutheillet de Lamothe avait notamment expliqué qu’une validation de cette inspection générale de la justice lèverait tout obstacle constitutionnel à un rattachement au ministère de la justice des inspections des juridictions administratives et financières actuellement attachées au Conseil d’Etat et à la Cour des comptes. Si à l’avenir une telle réforme survenait, le Conseil d’Etat resterait à l’abri d’une telle inspection par la chancellerie.
« Victoire en demi-teinte »
En revanche, les syndicats de magistrats n’ont pas obtenu gain de cause sur le reste de leurs demandes alors qu’ils souhaitaient l’annulation de la totalité du décret. Selon eux, le fait qu’une inspection dépendante d’un ministre puisse contrôler non seulement le fonctionnement d’une juridiction, mais également la pratique professionnelle d’un magistrat est une atteinte à l’indépendance de la justice. Le Conseil d’Etat estime que les garanties sont pourtant suffisantes. La France est le seul pays d’Europe dans ce cas de figure. Dans les pays où un service d’inspection existe auprès du ministre, il contrôle l’activité des juridictions, pas celle des magistrats.
Pour Patrice Spinosi, avocat de FO-Magistrats, la décision du Conseil d’Etat est une « victoire en demi-teinte », la distinction faite entre la Cour de cassation et les autres juridictions judiciaires lui paraissant « artificielle ». « Tous les magistrats doivent se voir garantir la même indépendance », souligne l’avocat.
Justifiant le bien-fondé de telles inspections puisque le gouvernement doit pouvoir contrôler les dépenses dont il est responsable devant le Parlement, le rapporteur public du Conseil d’Etat avait néanmoins reconnu que la publication d’un rapport d’inspection par le ministre « pourrait constituer un moyen de déstabiliser une juridiction ». Ce risque persiste.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Pour reprendre la main sur des décisions politiques dont nous sommes dépossédés, l’essayiste Vincent Message nous somme de démocratiser le débat sur notre fardeau collectif.
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« La dette est un ensemble de choix vis-à-vis desquels nous pouvons être critique »

Pour reprendre la main sur des décisions politiques dont nous sommes dépossédés, l’essayiste Vincent Message nous somme de démocratiser le débat sur notre fardeau collectif.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 11h47
    |

Vincent Message (Université Paris-VIII-Saint-Denis)







                        



                                


                            

La dette structure nos sociétés de part en part. Elle se rappelle à beaucoup d’entre nous chaque mois ; elle est très régulièrement convoquée dans le débat public ; mais à y réfléchir de près, nous en savons peu de chose. Nous savons que l’accès au réseau officiel du crédit est un signe d’inclusion, que devoir emprunter à des ­proches, au contraire, n’est pas de très bon augure, que ne plus pouvoir emprunter du tout marque un glissement vers la précarité et vers la marginalité.
Nous sentons que le sujet qui s’endette n’est pas mal vu a priori : il est celui qui fait une promesse qu’il s’estime capable de tenir, qui accepte de porter un poids sur son dos, de s’engager. Celui qui n’arrive plus à rembourser se retrouve au contraire sous le feu de regards réprobateurs, jusqu’à ce que ses préoccupations financières s’avivent d’un sentiment de faute.
Au-delà de ces expériences communes, la dette est une réalité terriblement opaque. On souscrit un emprunt auprès d’une banque sans savoir le plus souvent qu’une telle transaction est au cœur de la création ­monétaire, que l’argent nécessaire au crédit n’existe pas au préalable mais sera créé ad hoc par un jeu d’écriture dans un livre de comptes. On peut voter aux élections et suivre l’actualité sans savoir qui détient la dette publique, comment elle évolue, selon quels critères se décide la politique à mener en la matière. Et cette grande ignorance est liée à la difficulté de raconter la dette.
Un double visage
Le ­sujet est austère, presque indicible à force de technicité, si bien que les arts et la littérature tendront plutôt à en décrire les effets (la pauvreté ou les faillites) qu’à décrypter ses mécanismes. On sent pourtant, en ­particulier depuis la crise de 2008, qu’on ne peut pas abandonner au seul discours économique un phénomène aussi crucial pour la répartition des richesses et l’équilibre de nos démocraties.
A l’échelle individuelle, la dette a un double visage. Elle est ce qui...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Au-delà des déclarations de solidarité avec le Royaume-Uni, la France n’exclut pas de se joindre aux pays, comme le Danemark et l’Irlande, soucieux de répondre concrètement à l’empoisonnement de l’espion Sergueï Skripal.
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Des Etats européens examinent la possibilité de représailles supplémentaires contre la Russie

Au-delà des déclarations de solidarité avec le Royaume-Uni, la France n’exclut pas de se joindre aux pays, comme le Danemark et l’Irlande, soucieux de répondre concrètement à l’empoisonnement de l’espion Sergueï Skripal.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 17h44
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 18h17
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Des pays membres de l’Union européenne devraient adopter, lundi 26 mars, des mesures supplémentaires à l’égard de la Russie pour son implication « hautement probable » dans l’empoisonnement de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal sur le territoire britannique. Combien de pays ? « Plus qu’un, mais la réponse est prématurée », a expliqué Donald Tusk, le président du Conseil, à la fin du sommet qui réunissait, vendredi 23 mars, à Bruxelles, les chefs d’Etat et de gouvernement européens.
Quelles mesures ? « Additionnelles et concertées », ont expliqué plusieurs chefs d’Etat en célébrant la « démonstration d’unité » affichée, selon eux, la veille. À l’issue de plusieurs d’heures d’une discussion particulièrement brouillonne, selon des témoins, ils ont apporté leur soutien à la position de la première ministre britannique et décidé de rappeler, « pour consultation », l’ambassadeur de l’Union européenne à Moscou.
La surprise Orban
C’est Viktor Orban, le premier ministre hongrois, qui a introduit cette option dans le débat, créant une certaine surprise. Elle a fini par faire l’unanimité, malgré les réticences de la haute représentante Federica Mogherini et du président de la Commission, Jean-Claude Juncker. Ce dernier défend l’idée d’un dialogue avec Moscou en vue d’assurer la sécurité du continent. « Ce que j’ai dit n’a pas été contesté, expliquait-il vendredi. Nous avons besoin d’un canal ouvert pour discuter avec la Russie ».

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Certains Etats membres jugent cependant que le moment n’est pas propice au débat. Le Danemark, la République tchèque et l’Irlande font partie de ceux qui se disent prêts à prendre des mesures supplémentaires rapidement. A savoir, probablement, le rappel – temporaire ou prolongé – de leur ambassadeur, voire l’expulsion de diplomates, évoquée notamment par la présidente lituanienne Dalia Grybauskaité.
D’autres – Pays-Bas, Belgique, Italie – parlent de la nécessité de plus longues discussions et de ne pas rompre avec Moscou. La Grèce veut attendre le résultat définitif de l’enquête sur l’usage et l’origine du produit qui a empoisonné M. Skripal et sa fille.
Entretien téléphonique Macron-Poutine
Au cours d’une conférence de presse commune avec la chancelière allemande Angela Merkel, Emmanuel Macron a estimé, quant à lui, que l’affaire de Salisbury constituait « une atteinte à la souveraineté européenne ». Les deux dirigeants ont annoncé des décisions rapides. M. Macron n’a toutefois pas parlé du rappel de l’ambassadeur de France à Moscou, rumeur qui circulait à Bruxelles vendredi.
Le chef de l’Etat français a évoqué l’affaire de Salisbury avec Vladimir Poutine, au cours d’une conversation téléphonique, lundi 19 mars. Les deux hommes ont aussi discuté de la Syrie et de l’avenir des accords de Minsk, censés organiser un cessez-le-feu en Ukraine. Paris espère, enfin, favoriser une action collective de l’UE pour condamner l’usage des armes chimiques.

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La fermeté du ton adopté par les Européens, contrastant avec la division affichée lundi 19 mars par les ministres des affaires étrangères, a manifestement beaucoup agacé Moscou, où l’on accuse le Royaume-Uni de pousser ses alliés européens à la confrontation. Depuis le Vietnam, où il effectue une visite officielle, le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov a estimé que Londres a pris « le cap pour rendre la crise avec la Russie la plus profonde possible ». « Tout cela n’est qu’une provocation », a ajouté le ministre. Quant à l’UE, estime le ministère russe des affaires étrangères, elle devrait plutôt « encourager ses partenaires britanniques à commencer des consultations constructives » avec Moscou.

Moscou accuse Londres de pousser ses alliés européens à la « confrontation »
La Russie a accusé, vendredi 23 mars, le Royaume-Uni de pousser ses alliés européens à la confrontation. Les autorités britanniques « cherchent fiévreusement à forcer leurs alliés à prendre des mesures visant à la confrontation » avec Moscou, a déclaré le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, en visite à Hanoï.
Le ministère russe des affaires étrangères a réagi en appelant l’Union européenne à « encourager plutôt ses partenaires britanniques à entamer des consultations constructives » avec la Russie, et réitéré sa volonté de coopérer avec Londres dans le cadre de cette affaire.
« Tout cela n’est qu’une provocation », a jugé M. Lavrov, alors que la Russie se plaint de n’avoir toujours pas accès à la citoyenne russe Ioulia Skripal, hospitalisée avec son père « dans un état critique mais stable », selon Londres, ni aux échantillons de la substance utilisée selon les autorités britanniques pour l’empoisonnement.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne est prévue pour le 29 mars 2019. Les négociateurs sont loin d’avoir bouclé les modalités de la rupture.
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Un an avant la date fatidique, où en est-on du Brexit ?

La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne est prévue pour le 29 mars 2019. Les négociateurs sont loin d’avoir bouclé les modalités de la rupture.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 12h44
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 14h52
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant) et 
Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Les dirigeants des Vingt-Sept ont adopté, vendredi 23 mars à Bruxelles, leurs « lignes de négociation » pour la relation future avec Londres. Un peu plus tôt, ils avaient accordé à la première ministre britannique, Theresa May, la « période de transition » qu’elle réclamait ardemment depuis des mois. Ces avancées sont importantes, mais à un an du « D-Day » du Brexit, le 29 mars 2019, beaucoup reste encore à faire afin d’éviter une rupture trop brutale entre le Royaume-Uni et le continent.
Où en est-on dans le divorce ?
Le 29 mars 2019 à minuit, le Royaume-Uni sera formellement sorti de l’Union européenne, conformément au vote de 51,9 % des électeurs britanniques lors du référendum du 23 juin 2016. La procédure de retrait, décrite par l’article 50 du traité de Lisbonne, prévoit que les liens juridiques sont rompus deux ans après que l’Etat sortant a notifié sa décision. C’est ce que la première ministre Theresa May a fait, le 29 mars 2017.
Après avoir fixé les modalités du divorce, Européens et Britanniques doivent désormais ouvrir les pourparlers au sujet de leur « relation future ». Il s’agit entre autres de négocier un traité de libre échange, et des accords de coopération en matière de défense, de sécurité, ou de recherche. Londres et Bruxelles visent un compromis définitif en octobre, pour donner le temps aux Parlements – Westminster et le Parlement européen en premier lieu, ceux des Vingt-Sept éventuellement – de se prononcer avant le 29 mars 2019. A ce jour, Mme May entend toujours sortir son pays du marché intérieur et de l’union douanière constitués avec ses voisins européens, mais ne parle plus d’un « Brexit dur ».
L’enjeu est d’importance : une rupture brutale au « Jour-J » reviendrait, comme disent les Britanniques, à « sauter de la falaise ». Elle risque d’être catastrophique pour l’économie du Royaume-Uni, dont 45 % des exportations vont vers l’UE, et grave aussi pour celle de l’Europe continentale (17 % des exportations vers le Royaume-Uni), surtout si elle impliquait l’imposition de droits de douane. Un tel scénario serait aussi dramatique dans d’innombrables domaines, de la sécurité jusqu’à l’environnement en passant par l’aviation et l’énergie nucléaire, puisque cesseraient alors de s’appliquer les règles communes et les systèmes d’échange d’information.
Qu’est-ce que la période de transition ?
Pour éviter le « saut de la falaise », Londres a donc demandé et obtenu une période de transition (que Mme May préfère appeler « période de mise en œuvre ») qui doit durer vingt et un mois, entre le 30 mars 2019 et le 31 décembre 2020. Pendant cette période, le Royaume-Uni, devenu un pays tiers, restera soumis aux règles européennes, sans pouvoir plus peser sur les décisions communes.
Les modalités de la période de transition ne sont d’ailleurs pas totalement acquises. Elles sont destinées à être incluses dans le traité consacrant la rupture, en cours de négociation, qui doit être approuvé par le Parlement de Westminster et par le Parlement européen. A Westminster, il est peu probable – mais possible – que ce traité soit rejeté par une alliance entre le Labour et les « rebelles » conservateurs proeuropéens. Les ultra-brexiters menacent également de voter contre si la période de transition transforme le pays en « Etat vassal » de l’UE. Le feu vert du Parlement européen n’est pas non plus certain : celui-ci sera particulièrement sensible au sort des expatriés européens et à celui de l’Irlande.
Dès juin, un premier vote aux Communes sur une loi sur le commerce donnera le ton. Le Labour et les conservateurs « rebelles » pourraient voter de concert un amendement favorable au maintien du pays dans une union douanière européenne, ce que refuse Mme May. S’ils le font, la première ministre pourrait être mise en minorité. Les proeuropéens espèrent que cette crise débouche sur un second référendum. Mais l’opinion publique britannique, si elle penche désormais légèrement contre le Brexit, n’a pas changé notablement et le résultat d’une telle consultation, elle-même hypothétique, apparaît aléatoire.

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                Westminster estime que la sécurité européenne sera en danger après le Brexit



Qu’est-ce qui est déjà réellement agréé ?
Au-delà de la période de transition, tant que tous les détails n’ont pas été agréés, rien n’est définitivement acquis. Mais des accords politiques ont été trouvés sur des points essentiels, et, pour la plupart, Londres a dû s’aligner sur les exigences des Vingt-Sept. Le sort des expatriés, par exemple : avec leur famille, ils pourront continuer à bénéficier de tous leurs droits de résidence après le Brexit. Idem pour les expatriés européens arrivés durant la période de transition.
Les Britanniques ont aussi accepté de s’acquitter de toutes leurs obligations dans le cadre du budget de l’Union, y compris après la date du Brexit. lls se sont aussi engagés à continuer à prendre leur part du paiement des retraites des fonctionnaires européens. Le « chèque » de retrait pourrait atteindre entre 40 et 50 milliards d’euros.
Enfin, le Royaume-Uni a aussi admis que la relation future prendrait la forme d’un accord de libre-échange. Pas question, pour les Européens, d’octroyer une « relation spéciale » au pays, qui lui ménagerait un accès à son marché intérieur, sans qu’il n’en respecte plus les règles.
Quels droits pour les expatriés européens et britanniques après le Brexit ?
Rien ne changera donc en termes de droits, ni pour les continentaux expatriés au Royaume-Uni, ni pour les Britanniques installés sur le continent pendant la période de transition, soit entre le 30 mars 2019 et le 31 décembre 2020. Les Européens ayant l’intention de séjourner plus de trois mois au Royaume-Uni et arrivant pendant cette période devront toutefois s’enregistrer auprès du Home Office (ministère de l’intérieur). Une concession de taille de la part du Royaume-Uni, quand on se souvient que la campagne des partisans du Brexit, en 2016, a surtout consisté à dénoncer l’arrivée massive de citoyens européens, Polonais en tête, depuis l’élargissement de l’UE.
La règle générale est que les continentaux arrivés au Royaume-Uni avant le 30 mars 2019 et y ayant vécu « de façon continue et légale » pendant cinq ans pourront obtenir un statut de résident permanent, à durée illimitée. Comme aujourd’hui en tant que citoyens européens, les expatriés auront le droit aux prestations sociales britanniques et pourront demander la nationalité britannique.
Les personnes arrivées avant le 30 mars 2019 mais n’ayant pas vécu déjà cinq ans dans le pays auront le droit de rester jusqu’à ce qu’ils aient atteint ces cinq ans de résidence et puissent demander le statut de résident. Les proches (époux et partenaires, enfants et petits-enfants) pourront les rejoindre si leur lien est antérieur au 30 mars 2019. Alors que la procédure d’obtention du statut de résident permanent relève aujourd’hui du casse-tête, le gouvernement britannique promet un nouveau processus en ligne « simplifié, rapide et convivial ».
Mais selon la campagne « The 3 million », qui défend les trois millions d’Européens installés au Royaume-Uni, 10 % des intéressés pourraient en être exclus et perdre leurs droits aujourd’hui acquis sans démarche dans le cadre de l’UE, soit que leur dossier soit rejeté, soit qu’ils omettent d’en déposer un. A l’en croire, le flou entoure le statut des personnes pendant le temps d’attente des cinq années de résidence. Le cas des personnes au chômage, parents au foyer ou handicapés non couvertes par une assurance santé privée (Comprehensive Sickness Insurance, ou CSI) inquiète aussi l’association, car ils pourraient être privés d’accès au service de santé public. Quant au type de contrôle frontalier qui sera en vigueur à partir de 2021, une fois passée la « transition », il reste à négocier, et demeure donc dans le flou.

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Quid du casse-tête irlandais ?
Sans cesse débattue, jamais résolue, la question de la frontière entre les deux Irlandes menace de faire capoter toute la négociation sur le Brexit. Le Brexit va faire de cette frontière disparue depuis l’accord de paix de 1998 une frontière extérieure de l’Union européenne. Mais y réinstaller des postes frontières reviendrait à recréer autant de cibles pour les groupuscules terroristes résiduels et menacerait la paix. Londres prétend que des innovations technologiques permettent de contrôler les échanges commerciaux (reconnaissance des plaques d’immatriculation, drones) sans aucune installation visible. L’UE remarque qu’aucune frontière dans le monde n’a réalisé une telle prouesse, qui relève de la « pensée magique ».
Les Vingt-Sept souhaiteraient que l’Irlande du Nord – province du Royaume-Uni – s’aligne sur la réglementation européenne pour éviter les contrôles. Mais cette solution, qui conduirait à instaurer des contrôles entre l’Irlande du Nord et la Grande-Bretagne, relève de l’anathème pour le Parti démocratique unioniste (DUP), qui défend le Brexit (rejeté par 56 % des Irlandais du Nord). Or, il se trouve que Theresa May est tributaire de ce petit parti, dont les dix députés à Westminster lui fournissent l’appoint indispensable à sa majorité au Parlement.
Un premier accord entre Londres et les Vingt-Sept, signé en décembre 2017, envisage trois options, sans trancher : reporter la question au futur traité de libre-échange entre l’UE et le Royaume-Uni (option A), accepter une solution technologique proposée par Londres (option B) ou « aligner totalement » l’Irlande du Nord sur les règles européennes. L’accord sur la « période de transition » confirme que faute d’accord sur les options A et B, l’option C s’appliquera. Or, c’est celle dont Theresa May a dit qu’« aucun premier ministre britannique ne pourrait l’accepter ».
Quels sont les sujets de contentieux sur la relation future ?
La discussion sur la relation future n’a pas formellement commencé à Bruxelles. Le mandat obtenu vendredi 23 mars par Michel Barnier, le négociateur en chef de l’UE, précise que Bruxelles veut négocier un traité de libre-échange avec Londres, avec des droits de douane nuls pour les marchandises transitant entre le Royaume-Uni et les Vingt-Sept.
Pour ce qui est des services financiers, une question clé pour les Britanniques, soucieux de défendre les intérêts de la City, les Européens veulent imposer un système d’équivalences permettant aux établissements financiers britanniques d’avoir un large accès aux places continentales. Mais ces accès seraient révocables à tout moment, et unilatéralement, par Bruxelles.
En ce qui concerne la gouvernance, Bruxelles et Londres doivent encore mettre en place des mécanismes pour trancher leurs différents futurs, ou pour vérifier que leur accord sera bien respecté. La Cour de justice de l’UE aura t-elle le dernier mot ? Il n’en est pas question pour Londres. Doit-on adopter un système de règlement des différends, doté de juges indépendants, ou moitié européens, moitié britanniques ? Les négociateurs ont encore du pain sur la planche.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Avant la reprise de la saison de F1, dimanche à Melbourne, le champion du monde a regretté d’être toujours, onze ans après ses débuts, le seul noir pilote de F1.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤                     
                                                

F1 : Lewis Hamilton lance un appel à la diversité

Avant la reprise de la saison de F1, dimanche à Melbourne, le champion du monde a regretté d’être toujours, onze ans après ses débuts, le seul noir pilote de F1.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 17h22
    |

            Catherine Pacary








                        



   


Premier sur la grille de départ, premier à passer sous le drapeau à damier. Le quadruple champion du monde de formule 1, le Britannique Lewis Hamilton, accumule les « premières » depuis quatre ans. Le pilote Mercedes a encore terminé premier, vendredi 23 mars, des deux premières séances d’essais sur le circuit Albert-Park de Melbourne où se court, dimanche 25 mars, le Grand Prix inaugural de la saison. La veille, Lewis Hamilton a voulu rappeler une autre première fois : c’est ici, à Melbourne en 2006, que le jeune Britannique est devenu « le premier pilote noir de la formule 1 ». Onze ans plus tard, il reste le seul.

"There is barely any diversity in F1, still nothing's changed in 11 years I've been here. Kids, people, there's so… https://t.co/FbUF87FUP3— LH44updates (@Lewis Updates)


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« Rien n’a changé en onze ans »
Un manque de diversité que le champion en titre a dénoncé, jeudi 22 mars, sur les réseaux sociaux, en s’appuyant sur une vidéo de ses débuts, chez McLaren, au côté du double champion d’alors, l’Espagnol Fernando Alonso. « Il n’y a presque pas de diversité en F1, rien n’a changé en onze ans que je suis ici », commente-t-il à la fin de sa vidéo publiée sur Instagram. Avant d’interpeller : « Il y a tellement d’emplois dans ce sport [la F1] que n’importe qui, peu importe son ethnie et son origine, peut l’exercer et s’intégrer. #diversity #youcandoit. »
Le pilote âgé de 33 ans a déjà utilisé les réseaux sociaux au moment du Grand Prix d’Austin, le 22 octobre, pour se rapprocher des sportifs du mouvement #Takeaknee, littéralement « mets un genou à terre ». Né de l’initiative du footballeur américain Colin Kaepernick, des 49ers de San Francisco, en août 2016, lorsqu’il a refusé de se lever au moment de l’hymne national et a posé un genou à terre. « Je ne vais pas me lever pour prouver ma fierté envers le drapeau d’un pays qui opprime les Noirs et les personnes de couleur », avait-il expliqué alors.

   


« Je suis ici pour gagner une course »
Le mouvement protestataire a pris de l’ampleur à l’automne, après que le président américain, Donald Trump, a demandé à la Ligue américaine de football américain, la NFL, de renvoyer ces joueurs, arguant : « Quand des joueurs manquent de respect à notre drapeau, n’aimeriez-vous pas voir les propriétaires dégager ces fils de pute ? »
Des sportifs d’autres disciplines sportives, des entraîneurs ont symboliquement mis genou à terre lors de compétitions fortement médiatisées. Toutefois, Lewis Hamilton n’a pas souhaité les imiter avant le départ de la course à Austin le 22 octobre. Il a expliqué avoir parlé avec des Américains noirs et blancs, au sujet des inégalités sociales et des discriminations raciales aux Etats-Unis mais a pris ses distances. « Je ne veux pas être rattrapé par toutes les discussions autour de cette question. Je suis ici pour gagner une course et remporter le championnat. » Ce qu’il a fait. Victorieux à Austin, il était sacré pour la quatrième fois à Mexico la semaine suivante.

   


Toto Wolff : « Plus nous pouvons avoir de diversité en formule 1, mieux c’est »
De retour à Melbourne, le pilote Mercedes a reçu l’appui indéfectible de son patron d’écurie Toto Wolff, en conférence de presse, vendredi 23 mars : « Je pense que c’est une chose [la diversité] très importante et pas seulement pour Lewis, mais pour nous tous. Plus nous pouvons avoir de diversité en formule 1, mieux c’est. »
Le patron de Mercedes en a profité pour rappeler le lancement du mouvement Osez être différent en Australie, programme initié par son épouse, Susie Wolff, pilote d’essais chez Williams en 2016, afin d’encourager les jeunes filles à tenter leur chance en formule 1. « Cela a été un beau succès. Je pense globalement que nous avons besoin que des personnes d’origines ethniques différentes ou des filles entrent dans le sport automobile. Ainsi, au final, le mouvement va s’amplifier et un meilleur équilibre va s’établir à l’avenir. »

   



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Sur la grille, dimanche 25 mars, vingt pilotes vont s’aligner, de quinze nationalités différentes venues de quatre continents, dont la moitié d’Europe. Le seul pays à aligner trois pilotes est la France.

Formule 1 : 20 pilotes, 10 écuries
Lewis Hamilton (GBR, 33 ans), Mercedes.
Valtteri Bottas (FIN, 28 ans), Mercedes.
Sebastian Vettel (ALL, 30 ans), Ferrari.
Kimi Räikkönen (FIN, 38 ans), Ferrari.
Daniel Ricciardo (AUS, 28 ans), Aston Martin Red Bull, moteur Renault.
Max Verstappen (HOL, 20 ans), Aston Martin Red Bull, moteur Renault.
Sergio Perez (MEX, 28 ans), Sahara Force India, moteur Mercedes.
Esteban Ocon (FRA, 21 ans), Sahara Force India, moteur Mercedes.
Carlos Sainz Jr. (ESP, 23 ans), Renault.
Nico Hülkenberg (ALL, 30 ans), Renault.
Lance Stroll (CAN, 19 ans), Williams Martini, moteur Mercedes.
Sergey Sirotkin (RUS, 22 ans), Williams Martini, moteur Mercedes.
Pierre Gasly (FRA, 22 ans), Red Bull-Toro Rosso, moteur Honda.
Brendon Hartley (NZL, 28 ans), Red Bull-Toro Rosso, moteur Honda.
Romain Grosjean (FRA, 31 ans), Haas, moteur Ferrari.
Kevin Magnussen (DAN, 25 ans), Haas, moteur Ferrari.
Fernando Alonso (ESP, 36 ans), McLaren, moteur Renault.
Stoffel Vandoorne (BEL, 25 ans), McLaren, moteur Renault.
Marcus Ericsson (SUE, 27 ans), Alfa Romeo Sauber, moteur Ferrari.
Charles Leclerc (MCO, 20 ans), Alfa Romeo Sauber, moteur Ferrari.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-22"> ¤ Après quatre jours de blocage à Onet-le-Château, un protocole d’accord a été signé pour assurer l’avenir de l’usine aveyronnaise.
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Bosch et les syndicats en passe de trouver une solution pour le site de Rodez

Après quatre jours de blocage à Onet-le-Château, un protocole d’accord a été signé pour assurer l’avenir de l’usine aveyronnaise.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 17h13
    |

            Philippe Jacqué








                        



   


A l’issue d’âpres tractations qui se sont ouvertes il y a deux mois, la direction et les quatre syndicats de l’usine Bosch de Rodez (Aveyron) ont signé, vendredi 23 mars, un protocole d’accord pour un nouveau projet industriel couvrant la période 2018-2021, assorti de garanties de volumes de production. Depuis deux ans, cette usine spécialisée dans la fabrication de composants pour moteurs diesel est fragilisée par la chute continue des ventes de véhicules diesel.
L’accord intervient après une semaine de paralysie du site, qui emploie 1 600 salariés. Mercredi, la venue de Jean-Pierre Floris, le délégué interministériel aux restructurations d’entreprise, a permis d’accélérer les négociations. Vendredi, l’assemblée générale sur le site d’Onet-le-Château a voté l’arrêt des blocages et la reprise du travail, à la demande de l’intersyndicale.
Jean-Louis Chauzy, le président du conseil économique et social régional et ancien syndicaliste de l’usine, a salué un accord qui « permet de mettre en œuvre les 14 millions d’euros d’investissement de Bosch pour une nouvelle fabrication d’injecteurs de haute technologie et de préserver les conditions de travail des salariés en mettant en œuvre les accords internes sur la flexibilité si besoin. »
La société se dit également prête à assurer au site 8 % de la production européenne d’injecteurs, « quelle que soit l’évolution de la technologie », au cours des trois ans et demi à venir, selon Yannick Anglarès, délégué syndical de la CGT, cité par Reuters.

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Des moyens financiers pour la diversification industrielle
« Ces volumes assurent une charge à 100 % de la ligne de production, qui doit être modernisée. Nous avons également obtenu, pour la même période, une garantie de volumes portant sur 5,5 millions de buses d’injection et 20 millions de bougies de préchauffage », complète Pascal Raffanel, délégué syndical CFE-CGC. Ces engagements permettent de sauvegarder près de 300 emplois menacés à l’horizon 2020.
En cas de baisse de charge, la direction s’est engagée à ne pas assortir une éventuelle activité partielle d’un gel des salaires. « La contrepartie des salariés sera discutée chaque début d’année en fonction du coût réel de l’activité partielle sur l’année précédente », précise M. Raffanel à Reuters. Les syndicats doivent encore négocier avec la direction sur le « mécanisme de prise en charge » de cette activité partielle.
Selon Jean-Louis Chauzy, l’accord « prévoit également de dégager des moyens financiers pour des projets de diversification industrielle qui sortiront ainsi le site de Rodez de la mono activité et de l’intégrer dans les évolutions et mutations technologiques de la filière automobile, mais aussi dans la diversification des produits par le biais de nouveaux partenariats dans la Mecanic Vallée et en Occitanie. »
Concrètement, jusqu’à 30 millions d’euros pourraient être investis pour adapter le parc de machines à de nouveaux débouchés dans l’aéronautique, l’horlogerie, le secteur médical et les activités liées à l’hydrogène. Selon M. Chauzy, « la diversification des activités sera assurée au sein du Groupe Bosch pour faire, à terme, du site de Rodez un vrai campus industriel, avec des activités de formation par apprentissage, d’innovation et de transfert de technologie. » Si cela se concrétisait, ce serait une sortie par le haut pour ce site en difficulté.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-23"> ¤ Les caisses locales du Crédit mutuel Arkéa votent à partir de vendredi 23 mars pour ou contre l’indépendance de leur banque régionale.
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Arkéa chiffre le prix de sa rupture avec le Crédit Mutuel

Les caisses locales du Crédit mutuel Arkéa votent à partir de vendredi 23 mars pour ou contre l’indépendance de leur banque régionale.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 11h20
    |

                            Véronique Chocron








                        



                                


                            
L’heure du choix a sonné au Crédit Mutuel Arkéa, cette banque régionale de l’Ouest de la France dont les dirigeants veulent à tout prix qu’elle quitte le groupe mutualiste pour devenir indépendante. Du 23 mars au 14 avril, les caisses locales (qui représentent les clients-sociétaires de l’établissement) participent à un « vote d’orientation ». Elles devront choisir entre d’un côté la scission, en renonçant à la marque commerciale « Crédit mutuel » et aux mécanismes de solidarité financière prévue par la Confédération nationale du Crédit mutuel (CNCM), et de l’autre le maintien dans le giron de l’établissement mutualiste.

Les fédérations d’Arkéa en Bretagne, et dans une moindre mesure dans le Sud-Ouest, misent sur un plébiscite en faveur de la sécession. Et pourtant, nul ne peut dire à ce stade ce qu’il adviendra à l’issue de cette consultation.
Car le projet n’est pas encore ficelé. La Banque centrale européenne (BCE) et le gendarme français des banques (ACPR) ont retoqué le schéma que leur avait soumis le président d’Arkéa, Jean-Pierre Denis, pour préserver le fonctionnement actuel de son groupe, coopératif et mutualiste.
« En cours d’examen »
Le gouvernement ayant fait savoir qu’il n’envisageait pas de changer le code monétaire et financier afin de créer un nouvel organe central sur-mesure pour Arkéa, ce dernier ne pourrait plus bénéficier d’un agrément collectif s’il quittait la Confédération du Crédit mutuel. Or c’est justement cet agrément qui confère aux caisses locales leur statut et leurs pouvoirs. Sans agrément collectif, « vos caisses seraient donc réduites à être les simples porteurs des titres d’Arkéa », met en garde la CNCM dans un courrier envoyé avant le vote aux administrateurs des caisses.
Dans un « dossier d’aide à la décision » remis aux administrateurs des caisses locales, les dirigeants d’Arkéa préviennent d’ailleurs qu’en matière d’organisation du groupe, les travaux sont « en cours d’examen avec...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-24"> ¤ Le président français a déclaré, vendredi, que « l’exemption très temporaire » de taxes sur l’acier et l’aluminium accordée à l’Union européenne par l’administration américaine n’était « pas satisfaisante ».
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Commerce : Macron avertit Trump que l’Europe réagira « sans faiblesse » si elle est « attaquée »

Le président français a déclaré, vendredi, que « l’exemption très temporaire » de taxes sur l’acier et l’aluminium accordée à l’Union européenne par l’administration américaine n’était « pas satisfaisante ».



Le Monde
 |    23.03.2018 à 16h49
   





                        


Une mise en garde vient d’être envoyée aux Etats-Unis par la voix d’Emmanuel Macron. Le président français a assuré, vendredi 23 mars à l’issue d’un sommet européen à Bruxelles, que l’Union européenne (UE) réagirait « sans faiblesse » si elle était « attaquée » sur le plan commercial.
Il a estimé que « l’exemption très temporaire » de taxes américaines sur l’acier et l’aluminium accordée à l’UE par Donald Trump n’était « pas apparue satisfaisante » aux Européens. « La stratégie américaine est une mauvaise stratégie, qui répond à un vrai problème, celui du dumping comme des surcapacités dans le secteur de l’acier », a-t-il dit.
« L’UE doit être unie et déterminée, elle n’est pas la variable d’ajustement du commerce mondial, elle n’en est pas non plus le maillon faible ou le défenseur naïf », a-t-il insisté, ajoutant que les Européens ne cherchaient pas « de guerre commerciale ».
La chancelière allemande, Angela Merkel, a appuyé ses propos, disant que « Nous continuerons à être farouchement opposés au protectionnisme ».

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Une liste de produits américains taxables en guise de représailles
Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a autorisé dans la nuit de jeudi à vendredi la suspension jusqu’au 1er mai des taxes de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium de plusieurs des partenaires importants des Etats-Unis, dont l’Union européenne.
Donald Trump avait imposé au début de mars, des taxes sur les importations d’acier et d’aluminium aux Etats-Unis, ignorant les mises en garde répétées de nombre de ses alliés, Union européenne (UE) en tête, sur les risques d’une guerre commerciale aux conséquences imprévisibles.
Les 28 chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union ont « pris note » de cette exemption temporaire dans leurs conclusions de vendredi matin, mais réclament que celle-ci soit « permanente ». L’Union européenne « se réserve le droit, en accord avec l’Organisation mondiale du commerce (OMC), de répondre aux mesures américaines de manière appropriée et proportionnée », ont-ils ajouté.
Bruxelles a ainsi préparé une liste de produits américains emblématiques, comme le beurre de cacahuète ou les motos, qui pourraient être visés à leur tour par des taxes si celles envisagées par les Etats-Unis entraient en application.



                            


                        

                        


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Le déclin massif de la biodiversité menace l’humanité

L’érosion continue de la vie sauvage met en danger les conditions de vie des populations, alertent les experts mondiaux de l’IPBES, le « GIEC de la biodiversité ».



Le Monde
 |    23.03.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 18h23
    |

            Audrey Garric et 
Pierre Le Hir








                        



   


Partout sur la planète, le déclin de la biodiversité se poursuit, « réduisant considérablement la capacité de la nature à contribuer au bien-être des populations ». Ne pas agir pour stopper et inverser ce processus, c’est mettre en péril « non seulement l’avenir que nous voulons, mais aussi les vies que nous menons actuellement ». Tel est le message d’alerte délivré par la Plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), réunie du 17 au 24 mars à Medellin (Colombie), pour sa 6e session plénière.
Créée en 2012 sous la tutelle des Nations unies et rassemblant aujourd’hui 129 Etats, cette structure est qualifiée de « GIEC de la biodiversité », en référence au Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Sa mission est d’établir régulièrement la synthèse des connaissances disponibles sur la biodiversité (la variété des formes de vie sur la Terre), sur les impacts de son érosion et sur les pistes d’action possibles pour la préserver.
Elle livre le résultat d’un travail colossal, qui s’est étalé sur trois années. L’IPBES a divisé le globe en quatre régions : l’Afrique, les Amériques, l’Asie-Pacifique et l’Europe-Asie centrale – à l’exception, donc, des pôles et des océans. Chacune a fait l’objet d’un rapport de 800 à 1 000 pages, réalisé par plus de 550 experts bénévoles de 100 pays, à partir de plus de 10 000 publications scientifiques, mais aussi de sources gouvernementales ou non gouvernementales, ou encore de savoirs autochtones.
Pour chaque zone géographique, cette analyse est synthétisée dans un « résumé à l’intention des décideurs » d’une quarantaine de pages, négocié mot à mot et voté par les représentants des Etats membres. C’est ce document, qui constitue une sorte de consensus politique, qui doit servir de base à l’action des gouvernements, même s’il n’a pas de valeur contraignante.

   


« Au cœur de notre survie »
« La biodiversité et les contributions apportées par la nature aux populations semblent, pour beaucoup, éloignées de nos vies quotidiennes. Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité, observe le président de l’IPBES, le Britannique Robert Watson. Elles sont le socle de notre alimentation, de notre eau pure et de notre énergie. Elles sont au cœur non seulement de notre survie, mais aussi de nos cultures, de nos identités et de notre joie de vivre. »
On pourra juger restrictive cette approche, qui envisage la nature à l’aune des seuls services qu’elle rend à l’humanité, sans considérer que la survie des espèces animales et végétales est en elle-même précieuse. Mais l’objet des quatre rapports est de sensibiliser l’opinion et les décideurs à une chute de la biodiversité qui « met en danger les économies, les moyens d’existence, la sécurité alimentaire et la qualité de vie des populations partout dans le monde ». Aucune des régions étudiées n’échappe à une régression spectaculaire de sa faune et de sa flore, avec des projections alarmantes.
Afrique
« L’Afrique est le dernier endroit sur Terre avec un large éventail de grands mammifères, mais jamais par le passé il n’y a eu autant de plantes, poissons, amphibiens, reptiles, oiseaux et grands mammifères menacés qu’aujourd’hui, par une série de causes humaines et naturelles », note la chercheuse sud-africaine Emma Archer. Quelque 500 000 km2 de terres sont déjà dégradées du fait de la déforestation, de l’agriculture non durable, du surpâturage, des activités minières, des espèces invasives ou du réchauffement.
Cela, alors qu’en zone rurale, la subsistance de plus de 62 % des habitants dépend de la bonne santé des milieux naturels, et que la population du continent est appelée à doubler d’ici à 2050, pour atteindre 2,5 milliards de personnes. Le défi est immense : à la fin du siècle, certaines espèces de mammifères et d’oiseaux pourraient avoir perdu plus de la moitié de leurs effectifs, et la productivité des lacs (en poissons) avoir baissé de 20 % à 30 %, en raison du dérèglement climatique.
Asie-Pacifique
En Asie-Pacifique, la biodiversité est confrontée à des menaces sans précédent, allant des phénomènes météorologiques extrêmes et de l’élévation du niveau de la mer, aux espèces exotiques envahissantes, à l’intensification de l’agriculture, à la surpêche et à l’augmentation des déchets et de la pollution. Malgré quelques succès pour protéger ces écosystèmes vitaux – les aires marines protégées ont augmenté de 14 % en vingt-cinq ans et le couvert forestier a progressé de 23 % en Asie du Nord-Est –, les experts craignent qu’ils ne suffisent pas à enrayer le déclin de la biodiversité et des services que retirent les 4,5 milliards d’humains qui vivent dans ces pays.
Aujourd’hui, 60 % des prairies d’Asie sont dégradées, près de 25 % des espèces endémiques sont menacées et 80 % des rivières les plus polluées par les déchets plastiques dans le monde se trouvent dans cette zone. Si les pratiques de pêche se poursuivent au même rythme, la région ne comptera plus de stocks de poissons exploitables d’ici à 2048. Jusqu’à 90 % des coraux souffriront d’une grave dégradation avant le milieu du siècle.

   


Amériques
Sur le continent américain aussi, l’impact du dérèglement climatique sur la biodiversité va s’intensifier d’ici au milieu du siècle, devenant un facteur de déclin aussi puissant que le changement d’affectation des terres. Les populations d’espèces indigènes ont décru de 31 % depuis la colonisation par les Européens et ce taux pourrait monter à 40 % au milieu du siècle. Par rapport à leur état originel, plus de 95 % des prairies d’herbes hautes d’Amérique du nord, 50 % de la savane tropicale et 17 % de la forêt amazonienne en Amérique du sud ont été transformés en des paysages dominés par l’homme.
Les auteurs notent que jusqu’ici, « les peuples autochtones et les communautés locales ont créé une diversité de systèmes de polyculture et d’agroforesterie », qui ont bénéficié à la biodiversité. Mais ces savoirs locaux sont eux aussi en voie d’extinction.
Europe-Asie centrale
Enfin, en Europe et Asie centrale, la situation n’est guère meilleure : 42 % des animaux terrestres et des plantes ont enregistré un déclin de leurs populations au cours de la dernière décennie, de même que 71 % des poissons et 60 % des amphibiens.
La première cause de cette hécatombe réside dans l’intensification de l’agriculture et de l’exploitation forestière, et particulièrement dans l’usage excessif de produits agrochimiques (pesticides, engrais). Résultat : la région consomme plus de ressources naturelles renouvelables qu’elle n’en produit, l’obligeant à en importer massivement d’autres zones du monde. Le rapport souligne aussi le rôle du changement climatique, qui sera l’un des principaux fléaux pesant sur la biodiversité d’Europe et d’Asie centrale dans les prochaines décennies.

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Ces quatre rapports confirment que la Terre est en train de subir sa sixième extinction de masse : selon les scientifiques, les disparitions d’espèces ont été multipliées par 100 depuis 1900, soit un rythme sans équivalent depuis l’extinction des dinosaures il y a 66 millions d’années. Mardi 20 mars, une étude du Muséum national d’histoire naturelle et du Centre national de la recherche scientifique alertait sur la « disparition massive » des oiseaux dans les campagnes françaises – leurs populations se sont effondrées d’un tiers en quinze ans – tandis que fin 2017, des chercheurs montraient que le nombre d’insectes volants a décliné de 75 % à 80 % en Allemagne depuis le début des années 1990.

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Développer les aires protégées
N’y a-t-il donc aucun espoir ? Les scientifiques veulent croire qu’il est encore possible d’agir pour enrayer ce déclin. Ils appellent, pêle-mêle, à développer les aires protégées, à restaurer les écosystèmes dégradés (notamment les forêts), à limiter les subventions à l’agriculture et à l’exploitation forestière intensives, à intégrer la protection de la biodiversité dans toutes les politiques publiques, à sensibiliser davantage le grand public ou encore à poursuivre les efforts de conservation. En Europe, ces politiques ont par exemple conduit à sauver d’une extinction locale les populations de bisons ou de lynx ibériques, et à réhabiliter les régions boisées des Açores, de Madère et des Canaries.
« Pour la première fois, en Europe, nous indiquons qu’il faut une transformation plus radicale des modes de vie et de consommation, sans quoi nous n’atteindrons pas les objectifs de développement durable et de protection de la biodiversité », souligne Sandra Lavorel, écologue des écosystèmes (université de Grenoble), qui a participé à la rédaction du rapport. « L’un des chapitres importants de notre travail est celui de la gouvernance. La question de la biodiversité doit être prise en charge à tous les échelons, Etats, communautés, citoyens », complète Jérôme Chave, écologue au CNRS, qui a contribué à la synthèse sur les Amériques.
Un cinquième rapport sera publié lundi 26 mars, sur l’état des sols du monde, de plus en plus dégradés par la pollution, la déforestation, l’exploitation minière et les pratiques agricoles. Enfin, lors de sa prochaine réunion plénière en mai 2019, l’IPBES produira son bilan mondial de la biodiversité et non plus des analyses régionales. Une session que la France a proposé d’accueillir.

Conflits d’intérêts sur les pollinisateurs
L’IPBES a produit un premier rapport en 2016 sur la pollinisation, dont la publication avait été entachée de doutes. Deux de ses chapitres-clés étaient en effet sous la responsabilité de scientifiques salariés de Bayer et Syngenta, les deux principaux producteurs d’insecticides dits « néonicotinoïdes », fortement suspectés de décimer les populations d’abeilles, bourdons, papillons.

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Tous les experts doivent remplir un formulaire détaillant leurs liens d’intérêts, mais ces déclarations ne sont pas rendues publiques. De même, le financement du budget de la plateforme, qui s’élève à 5 millions de dollars (4 millions d’euros) en 2018, n’est pas connu dans le détail. Une vingtaine d’Etats y participent, en premier lieu l’Allemagne, la Norvège, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et la France.





                            


                        

                        


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Affaire Cambridge Analytica : le business de Facebook résiste

Le scandale a fait vaciller le cours de Bourse du réseau social. Mais son activité ne devrait pas en pâtir à court terme.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 12h08
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 15h47
    |

            Sandrine Cassini et 
Alexandre Piquard








                        



   


Mark Zuckerberg a-t-il réussi à éteindre l’incendie allumé par l’exploitation indue des données personnelles de 50 millions des membres de Facebook ? Malgré un mea culpa et la promesse de mesures correctives, le jeune patron du réseau social n’a pas calmé toutes les inquiétudes. La dégringolade du cours de Bourse a continué jeudi 22 mars. Au lendemain des quatre interviews accordées par le dirigeant à la presse américaine, le titre Facebook a reculé de 2,66 %, soit une baisse de presque 11 % depuis le 16 mars. Ou l’équivalent de 58,4 milliards de dollars (47,3 milliards d’euros) de capitalisation boursière partie en fumée.
« A court terme, c’est la succession d’informations, de “une” consacrées au sujet, et l’implication des politiques qui pèsent sur le cours de Bourse », analyse Benoît Flamant, responsable des investissements dans le numérique de la société de gestion Finaltis. « Le cours remettra peut-être un ou deux trimestres à retrouver de la vigueur », corrobore Brent Thill, analyste au sein de la banque Jefferies.

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Si les investisseurs sanctionnent l’action, c’est aussi parce que l’affaire entourant les agissements du sous-traitant de la campagne de Donald Trump – Cambridge Analytica – représente une polémique de plus pour Facebook.
Les enquêtes sur les agissements d’agents russes ayant utilisé le réseau social pour diffuser des messages politiques et des « fake news » pendant les élections récentes a déjà entamé sa réputation. « La deuxième lame de rasoir fait toujours plus mal que la première », philosophe M. Flamant.
« Il n’y aura pas de conséquences à court terme »
Dans l’immédiat, Facebook est pourtant loin de la bérézina : sur un an, son cours de Bourse reste en croissance de 17,5 % et de 495 % sur cinq ans… L’entreprise affiche un chiffre d’affaires de 40 milliards de dollars en 2017, pour un bénéfice net de 15 milliards. Si, ces derniers jours, le hashtag #deletefacebook, a été énormément relayé dans les médias, il n’a été mentionné que 41 000 fois sur Twitter, dont 1 500 fois en France, selon Digimind. Des chiffres « faibles au regard des 1,4 milliard d’utilisateurs actifs chaque jour », euphémise l’institut. Combien de membres de Facebook ont-ils fermé leur compte ? « Pas un nombre significatif », a assuré Mark Zuckerberg. « Nous n’anticipons pas de défections importantes d’utilisateurs, relativise M. Thill, jugeant les réactions dans la presse exagérées. J’ai demandé à mes enfants et mes amis s’ils allaient supprimer leur compte Facebook, ils m’ont tous regardé avec des yeux ronds… » Quitter un réseau social si bien implanté dans la population n’est pas facile.

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Du côté des annonceurs, certains ont exprimé leur mécontentement. A l’image de Mozilla, l’éditeur du navigateur Firefox, qui a suspendu ses campagnes publicitaires. L’ISBA, l’organisme britannique qui représente 3 000 annonceurs, rencontre Facebook ce vendredi et attend des « garanties » de la part du réseau social, sans quoi les investissements publicitaires pourraient baisser.
Mais publicitairement, la crise que traverse Facebook n’a rien à avoir avec celle qui a frappé YouTube en 2017. A l’époque, des agences et des annonceurs avaient boycotté la plate-forme car des publicités y apparaissaient dans des vidéos violentes. Il y avait pour eux un risque d’image. « Cette fois-ci, il n’y aura pas de conséquences à court terme, au plus quelques semaines de fléchissement. Les plans marketing sont déjà calés pour 2018 », estime le cadre d’une grande agence.
Deux milliards d’utilisateurs
« L’affaire ne change rien pour nos annonceurs car nous respectons le cadre de la loi et il n’y a rien d’illégal dans ce que l’on fait », argumente Jean-Philippe Chevret, directeur général de l’agence de publicité en ligne Neo@Ogilvy, qui rappelle l’attractivité de Facebook, avec ses « plus de 300 de choix de ciblage ».
« On reviendra au “business as usual”, peut-être avec des garde-fous supplémentaires sur la gestion des données personnelles. Les annonceurs resteront accro aux 2 milliards d’utilisateurs de Facebook », prédit Jessica Liu, de Forrester Research.
A long terme, la succession de polémiques risque pourtant d’abîmer l’image de Facebook. « Ces affaires peuvent nourrir une forme de scepticisme et de doute sur le modèle de ces réseaux sociaux », met en garde un cadre du secteur de la publicité. Le « deal » au cœur de ces plates-formes – un service gratuit en échange d’un ciblage publicitaire – pourrait-il être rompu ? « Les gens pourraient-ils payer d’une autre manière ? Nous y avons réfléchi », a reconnu Mark Zuckerberg dans le New York Times. Avant de réaffirmer sa fois dans le modèle publicitaire : « C’est important qu’un service comme le nôtre puisse être utilisé par tout le monde sur la planète et la seule manière est qu’il soit gratuit ou très peu cher. »
Pour autant, les poursuites en « class action » et la pression du pouvoir politique, soucieux d’imposer une régulation, peut déstabiliser le management de Facebook, à l’image d’IBM ou de Microsoft, paralysés par les procédures antitrust, prévient M. Flamant. « Cela crée en interne une menace diffuse. La moindre décision remonte au PDG et l’entreprise devient moins compétitive, moins réactive, les avocats prennent le pouvoir. »
Il y a quelques jours, tout le monde dans le milieu a remarqué que la part de marché du « duopole » Facebook et Google allait pour la première fois baisser un peu en 2018 aux Etats-Unis, selon eMarketer : tous deux ne s’arrogeraient plus « que » 19,6 % et 37,2 % de la publicité. Mais cette inflexion s’expliquerait surtout par la montée en puissance d’Amazon (2,7 %) et Snap (1 %). Des géants du numérique en remplacent d’autres.



                            


                        

                        


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En Italie, les parlementaires font leur rentrée, mais le gouvernement reste dans les limbes

Avec un Parti démocrate hors course, la droite et le Mouvement 5 étoiles, vainqueurs des législatives, doivent se répartir vendredi la présidence des deux Chambres.



Le Monde
 |    23.03.2018 à 11h59
 • Mis à jour le
23.03.2018 à 13h03
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



   


Des centaines de journalistes, un dispositif de sécurité maximal, toutes les manifestations interdites dans le centre de la ville : Rome retient son souffle, vendredi 23 mars au matin, pour l’ouverture des travaux des deux Chambres élues lors des élections législatives du 4 mars, qui ont débouché sur une configuration politique inédite, et particulièrement incertaine.
Depuis bientôt trois semaines, les observateurs en sont réduits à élaborer des hypothèses à partir des signaux envoyés par chaque camp, construisant des scénarios d’alliance plus ou moins réalistes sur la base de rumeurs et de confidences intéressées, diffusées par journaux interposés.

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Le Sénat et la Chambre des députés ouvriront la législature par l’élection des présidents qui succéderont à Pietro Grasso et Laura Boldrini, deux figures extérieures au monde politique italien (avant d’occuper ce poste, le premier était magistrat antimafia, la seconde porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés) élues avec le soutien du Parti démocrate (PD, centre gauche), qui, sans avoir à lui seul la majorité, était le principal groupe au sein des deux Chambres.
Le PD en position d’arbitre ?
Cette fois-ci, le PD est hors course. Avec moins de 20 % des voix, 112 députés (sur 630) et 54 sénateurs (sur 315), le parti a subi une défaite historique. Son secrétaire, Matteo Renzi, a été contraint à la démission, devenue effective le 12 mars, et l’ancien ministre de l’agriculture Maurizio Martina assure l’intérim, dans un contexte de règlements de compte et de discussions sans fin sur la ligne politique à adopter. Mais en l’absence de majorité claire, et même s’il ne sait pas où il va, le PD pourrait bien se retrouver en position d’arbitre, si la droite et le Mouvement 5 étoiles (M5S), vainqueurs du scrutin, échouent à se répartir les postes.

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Au départ, les choses étaient assez claires : aucun des deux blocs sortis vainqueurs du scrutin du 4 mars ne disposant d’une majorité, ils devaient se répartir les Chambres, le Sénat pour la droite et la Chambre des députés au M5S. Mais après ce point de départ, les choses se sont vite compliquées. En effet, la très droitière Ligue, de Matteo Salvini, sortie vainqueur des élections à droite, avait accepté de confier la candidature à la tête du Sénat à un proche de Silvio Berlusconi, Paolo Romani, dont le M5S ne veut pas entendre parler. De l’autre côté, le candidat voulu par le M5S à la tête de la Chambre des députés, Roberto Fico, compagnon de la première heure de Beppe Grillo et figure très populaire auprès des militants grillinistes, ne faisait franchement pas l’unanimité à droite…
Pour le Sénat, les choses se décanteront forcément dans les prochaines heures, l’élection du président se faisant, à partir du troisième tour, à la majorité simple des présents. Le poste sera donc pourvu au plus tard samedi. En ce qui concerne la Chambre des députés, le dénouement pourrait bien être un peu plus long.
Un brouillard complet
Une fois élus les présidents et les chefs de groupe, commencera enfin le temps des tractations en vue de la formation du gouvernement. En la matière, les choses sont encore plus complexes. Matteo Salvini, le leader de la Ligue, veut se voir attribuer la charge de former le gouvernement, en vertu du fait que son parti est arrivé en tête au sein de la coalition de droite, qui elle-même a remporté le plus de voix. Mais sa personne, son discours eurosceptique et le positionnement de plus en plus à droite de son parti compliquent la recherche d’une alliance. Salvini lui-même a exclu toute forme d’accord avec la gauche, tandis que le M5S n’accepte pas de traiter avec Silvio Berlusconi, et auraient tout à perdre à conclure le type d’accords contre-nature qu’ils dénoncent depuis des années chez leurs adversaires politiques. De plus, forts des 32 % des voix qu’ils ont obtenues, ils considèrent que la formation du gouvernement leur revient…
Les consultations menées par le président de la République, Sergio Mattarella, dont le rôle dans les prochains jours sera décisif, doivent s’ouvrir le 3 avril. Celui-ci a affirmé qu’il ferait tout pour éviter un retour aux urnes, sans en dire beaucoup plus, et chacune de ses déclarations, même les plus anodines, est décortiquée par les observateurs avec des subtilités de vaticanistes.
Vendredi matin, les quotidiens italiens titraient, dans une belle unanimité, que l’ouverture des Chambres se déroulait dans un brouillard complet. L’élection des présidents, à elle seule, ne parviendra sans doute pas à le dissiper.



                            


                        

                        

