<FILE-date="2018/03/22/19">

<article-nb="2018/03/22/19-1">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Pour Luc Rouban, chercheur à Sciences Po, les réformes d’Emmanuel Macron s’inscrivent dans la continuité des réformes néolibérales et créent une perte de sens chez les fonctionnaires.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤                     
                                                

Fonction publique : avec les réformes successives, les agents « ont perdu leurs repères »

Pour Luc Rouban, chercheur à Sciences Po, les réformes d’Emmanuel Macron s’inscrivent dans la continuité des réformes néolibérales et créent une perte de sens chez les fonctionnaires.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 17h12
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 17h26
    |

                            Eléa Pommiers








                        



   


La fonction publique est descendue dans la rue pour la deuxième fois en six mois, jeudi 22 mars. Près de dix mois après l’entrée en fonction d’Emmanuel Macron, les fonctionnaires ne taisent plus leur sentiment d’être les « boucs émissaires » du gouvernement. Hausse de la CSG non compensée, gel du point d’indice, suppression de 120 000 postes de fonctionnaires et recours accru aux contractuels, les griefs sont nombreux.

        Lire aussi :
         

                Grève du 22 mars : fonctionnaires et cheminots en marche contre Macron



Pour Luc Rouban, chercheur au Cevipof à Sciences Po et spécialiste de la réforme de l’Etat et des transformations du secteur public, les réformes que le gouvernement veut mettre en œuvre s’inscrivent dans la « continuité » de celles des gouvernements précédents et créent une « réelle incertitude sur ce que l’on veut faire du modèle social français ».
Y a-t-il un malaise profond chez les fonctionnaires ?
Je le crois, oui. Depuis plusieurs mois, nous voyons bien que différents secteurs traversent des crises aiguës : l’hôpital, les Ehpad [établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes]… On a également vu la tension dans les prisons ou encore la perte des contrats aidés, qui a mis à mal les collectivités territoriales.
La fonction publique fait face à un problème de moyens. C’est frappant à l’hôpital ou dans la police, et cela se traduit par une dégradation des conditions de travail dont témoigne l’augmentation des problèmes psychosociaux et du nombre de suicides.
Le service aux usagers en est affecté et on voit de plus en plus de fonctionnaires qui cherchent à rejoindre le service libéral parce qu’ils n’arrivent plus à faire leur métier en conformité avec leurs valeurs.
Or, à travers le discours et les mesures du gouvernement, l’idée qui ressort est celle que les fonctionnaires sont des privilégiés, et qu’ils doivent accepter des sacrifices à ce titre.
La source de ce malaise est donc économique ?
La revendication salariale est importante. A qualification égale, surtout pour les plus qualifiés, le privé paye mieux que le public.
C’est aussi une question de reconnaissance. Les métiers de fonctionnaires sont souvent dévalorisés : l’enseignant de 2018 n’est plus celui de 1950. Le discours politique valorise beaucoup les start-uppers, les créateurs d’entreprise. On constate comme une volonté de minimiser le rôle et la place du service public.
Mais il n’y a pas que cela. Les agents du service public ne sont pas fonctionnaires pour rien. Ils ont souvent été attirés par des valeurs comme l’absence d’attrait pour l’argent, l’altruisme, la solidarité, l’égalité. Or, ils se voient de plus en plus imposer des normes financières, des ratios, des objectifs à atteindre… Une logique désincarnée qui ne correspond pas à leur pratique professionnelle.
Finalement, les agents ont perdu leurs repères, ils ne retrouvent pas l’univers de référence qui est le leur ; d’où leur sentiment de malaise.

        Lire aussi :
         

                « Nous avons la garantie de l’emploi, mais on la paye cher »



Cela signifie-t-il que la réforme de l’Etat et de la fonction publique présentée par Emmanuel Macron est d’un genre nouveau ?
Non. Supprimer des postes, Nicolas Sarkozy l’a déjà fait après la crise de 2008, et de manière plus brutale. Quant aux contractuels, ils sont déjà 17 % dans la fonction publique. Ces mesures sont déjà connues.
Les réformes d’Emmanuel Macron s’inscrivent dans la continuité de celles qui sont menées depuis les années 1980-1990, sur le modèle néolibéral anglo-saxon inspiré de Margaret Thatcher. L’idée sous jacente est aussi celle qui consiste à dire que le pouvoir politique doit reprendre le pas sur le pouvoir administratif.
Déjà en 1995, une circulaire d’Alain Juppé consistait à dire qu’il fallait réduire les coûts, chercher les gisements de rentabilité, instaurer des normes d’évaluation… On a ainsi fait entrer la logique commerciale dans le service public, et cela a continué sous le gouvernement Raffarin à partir de 2002, où on réduisait les effectifs, avec cette idée qu’il fallait faire plus avec moins.
En quoi ces réformes affectent-elles la conception du service public des agents ?
Le service public en France s’est construit sur une logique de progrès social, en s’appuyant sur des valeurs de solidarité, de positivisme et d’égalité qui nourrissent la culture des fonctionnaires encore aujourd’hui. Les réformes proposées par le gouvernement s’inspirent d’autres pays européens qui ont réformé leur fonction publique mais n’avaient pas cette culture.
Le vrai problème, c’est qu’avec les annonces de février [plan de départ volontaire pour supprimer 120 000 postes, recours accru aux contractuels dans la fonction publique], le gouvernement présente une perspective d’évolution de la fonction publique qui rompt avec ce qu’on connaît depuis 1945, mais dont on ne connaît pas les contours.
Il y a une réelle incertitude sur ce que l’on veut faire du modèle social français et sur la conception du service public. Cela crée de l’anxiété.

        Lire aussi :
         

                Cinq questions à propos de la réforme de l’Etat voulue par le gouvernement



Les contractuels, par exemple, sont souvent des contrats précaires, pour des personnels « d’appoint ». C’est contraire à l’esprit de la fonction publique où la stabilité de l’emploi protège des pressions politiques. Il a d’ailleurs été construit ainsi pour rompre avec le modèle qui prévalait à la fin du XIXe siècle, où les « petits » fonctionnaires étaient contractuels et où le clientélisme tournait à plein régime.
Selon le gouvernement, des économies sont indispensables et réformer la fonction publique est un moyen de baisser les dépenses publiques.
L’argument « ça coûte trop cher » est un argument facile, mille fois utilisé, et qui empêche de regarder les vrais problèmes. Ce ne sont pas tant les dépenses de personnel qui coûtent cher que le montant des prestations sociales (chômage, assurance maladie…).
Par ailleurs, les comparaisons internationales utilisées pour justifier la baisse du nombre de fonctionnaire sont faussées. Cela n’a aucun sens de comparer la France, dont l’économie est très socialisée, avec des pays dont les modèles sociaux sont différents, comme les Etats-Unis ou le Royaume-Uni. Si on compare la France avec les pays scandinaves, qui ont des modèles similaires, on a beaucoup moins de fonctionnaires ramenés à notre population.
Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a aucun problème dans notre fonction publique. La sclérose y est réelle, il y a de vrais enjeux de mobilité professionnelle, de réforme du mode de recrutement…
Beaucoup de fonctionnaires avaient pourtant soutenu Emmanuel Macron à la présidentielle…
C’est vrai, mais le macronisme gouvernemental n’est pas celui de la campagne. Emmanuel Macron avait aussi promis de revaloriser les carrières, de les ouvrir, par exemple en supprimant le classement de sortie de l’ENA, ou les grands corps. Il a gagné beaucoup de voix de fonctionnaires grâce à cela.
Il ne l’a pas fait, donnant l’impression que le sommet de l’Etat était verrouillé. La réforme qu’il présente est d’inspiration libérale. Mais elle ne libéralise pas les sommets de l’Etat, seulement les emplois les plus modestes !



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-2">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ L’historienne Michelle Zancarini-Fournel rappelle que le mouvement des étudiants de Nanterre, menés par Daniel Cohn-Bendit, s’inscrivait dans un contexte plus large de contestation étudiante.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤                     
                                                

Mai 68 : « Le mouvement du 22 mars à Nanterre peut être perçu comme un détonateur »

L’historienne Michelle Zancarini-Fournel rappelle que le mouvement des étudiants de Nanterre, menés par Daniel Cohn-Bendit, s’inscrivait dans un contexte plus large de contestation étudiante.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 16h27
    |

                            Jérémie Lamothe








                        



   


Il y a cinquante ans, le 22 mars 1968, près de cent cinquante étudiants, menés par Daniel Cohn-Bendit, décident d’occuper la tour centrale administrative de la faculté de Nanterre, dans les Hauts-de-Seine. Cette action sera analysée comme le point de départ du mouvement de Mai 68, qui bloquera la France durant plusieurs semaines.
L’historienne Michelle Zancarini-Fournel, auteure de nombreux ouvrages sur Mai 68*, explique toutefois qu’il est compliqué de déterminer un point de départ précis à ces événements, d’autant que la contestation étudiante, en cette année 1968, avait fait son apparition depuis plusieurs mois déjà dans plusieurs facultés françaises. Elle considère que le mouvement né dans la faculte de Nanterre plutôt « comme un détonateur, comme une mèche allumée d’un feu qui se consumait déjà ».

        Lire aussi :
         

                Six idées reçues sur Mai 68



Quelles sont les raisons de l’occupation de la faculté de Nanterre, ce 22 mars 1968 ?
Le mouvement avait démarré à la rentrée universitaire précédente, en 1967. Il y avait cette idée, chez les militants étudiants, que des listes noires avait été constituées par des appariteurs pour dénoncer les agitateurs. L’occupation du 22 mars devait aussi notamment servir à dénoncer ça.
Mais la première revendication était la libération d’un militant du Comité Vietnam (CVN) qui avait été arrêté quelques jours avant lors d’une manifestation anti-américaine contre l’American Express à Paris. Et les étudiants souhaitaient également la libre circulation des filles et des hommes dans les résidences universitaires. Ils le percevaient comme un droit à l’égalité et à la liberté de la sexualité.
Mais cette revendication était déjà portée depuis quelques mois dans d’autres facultés, comme Aix-en-Provence, Grenoble ou Nantes.
L’occupation de la faculté de Nanterre peut-elle être considérée comme le point de départ du mouvement de Mai 68, comme cela est généralement expliqué ?
Je suis toujours méfiante sur le mythe des origines d’un événement. On ne peut pas dater à un moment précis l’origine du mouvement. Mais on peut le percevoir comme un détonateur, comme une mèche allumée d’un feu qui se consumait déjà.

        Lire aussi :
         

                Les slogans résument-ils l’esprit de Mai 68 ?



Pendant plusieurs semaines ensuite, il y aura des débats qui vont être organisés à Nanterre, des commissions vont être créées par les étudiants pour évoquer la suite.
Le mouvement de contestation était déjà parti de la faculté de Strasbourg, en 1963, dans le département de sociologie : les revendications portaient notamment sur la fin des examens, la suppression des notations, l’établissement d’un contrôle continu.
Quand les situationnistes (organisation révolutionnaire contre le capitalisme notamment) prennent le contrôle de la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF) à Strasbourg, ils diffusent des textes qui circulent dans les milieux militants d’extrême gauche des universités françaises.
Les étudiants contestataires à Nanterre avaient-ils des relations avec d’autres universités en France ou à l’étranger ?
Oui, ce n’était pas un mouvement nombriliste. Ils avaient des liens avec des étudiants et des ouvriers à Prague, à Varsovie, avec aussi les Provos hollandais (mouvement révolutionnaire, libertarien) et des groupes libertaires en Italie, des étudiants sur les campus américains… Ce n’était pas seulement un mouvement contre l’impérialisme américain mais c’était aussi contre l’impérialisme soviétique, contre le système administratif et politique et la bureaucratie communiste en Europe de l’Est.

        Lire aussi :
         

                Alain Touraine en 1968 : « Une nouvelle lutte des classes »



Par ailleurs, en avril, il y a eu aussi des manifestations en Europe, en Italie et en Allemagne notamment, qui avaient fait l’objet d’un reportage à la télévision française. Ce mouvement français n’était donc pas isolé.
Qu’est-ce qui va faire que le mouvement étudiant va prendre de l’ampleur dans tout le pays ?
C’est au moment où, lors de la tenue d’un meeting dans la cour de la Sorbonne, des étudiants de Nanterre et de la Sorbonne ont été emmenés par la police, le vendredi 3 mai. Près de six cents personnes vont alors être arrêtées.
Les premiers affrontements ont lieu au Quartier latin, à Paris. Il est tout de suite question de la « répression » et de violences policières contre le mouvement étudiant. Un mot d’ordre est ensuite constant : « Libérez nos camarades ».

        Lire aussi :
         

                Etudiants et ouvriers ont-ils fait la jonction en Mai 68 ?



Le mouvement prend également dans d’autres régions de France, le 6 mai, par exemple, avec l’occupation de la faculté des sciences de Lyon. Dans certaines facs, le mouvement ne démarre pas immédiatement : c’est le cas lorsque le syndicat UNEF est dirigé par des étudiants communistes, comme au collège universitaire de Saint-Etienne. Ces derniers étaient, au début, très réticents contre ce mouvement considéré comme « gauchiste ».
Comment va réagir le pouvoir en place à ce mouvement ?
Il n’a pas pris la mesure tout de suite de la gravité de la situation, de la diffusion du mouvement dans la France entière. Le ministre de l’éducation nationale, Alain Peyrefitte, disait au départ que c’était « une poignée d’enragés ». A Strasbourg, une « université autonome » avait pourtant été déclarée dès le 9 mai.

        Lire aussi :
         

                Mai 68 a-t-il été un mouvement essentiellement parisien ?



Le premier ministre, Georges Pompidou, se rend compte de la situation à son retour d’un voyage en Iran, le 11 mai. Il va alors prononcer un discours d’apaisement à l’Assemblée nationale et évoquer une « crise de civilisation ».
Le général de Gaulle, alors président de la République, n’intervient pas publiquement. Il ne reprend véritablement la main que le 30 mai, avec un discours à la radio dénonçant un danger totalitaire et annonçant la dissolution de l’Assemblée nationale et de nouvelles élections.
* Philippe Artières et Michelle Zancarini-Fournel, 68, une histoire collective, (La Découverte, 2008).
         data-ui="carousel"
         data-module="portfolio"
         data-wrapper=".gallery"
         data-interval="false"
         data-is-atom
         tabindex="10"
>


                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Un cortège de manifestants passe devant la Sorbonne, à Paris, le 29 mai 1968."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Dans la cour d’honneur de la Sorbonne, à Paris, en mai 1968."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Dans le Quartier latin, à Paris, au matin du 11 mai 1968."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Manifestation parisienne du 13 mai 1968. Au premier plan, le leader étudiant Henri Weber."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="A la suite du discours du général de Gaulle, le 30 mai, des centaines de milliers de Parisiens lui manifestent leur soutien en défilant sur les Champs-Elysées."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="A la fenêtre du restaurant « Le Colisée » (Paris 8e), pendant la marche de soutien au général de Gaulle, le 30 mai 1968."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Devant l’usine Renault de Boulogne-Billancourt occupée par ses travailleurs, en mai 1968."
            data-slide-item-lie=""

        


Précedent

1/7

Suivant







Un cortège de manifestants passe devant la Sorbonne, à Paris, le 29 mai 1968.

BRUNO BARBEY/MAGNUM PHOTOS
› Accéder au portfolio



require(['lmd/ui/carousel', 'lmd/module/portfolio']);





                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-3">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ L’ancien président du territoire d’outre-mer espérait se présenter aux prochaines élections territoriales mais ses déboires judiciaires l’en empêchent.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤                     
                                                

Polynésie : la Cour de cassation valide l’inéligibilité de Gaston Flosse

L’ancien président du territoire d’outre-mer espérait se présenter aux prochaines élections territoriales mais ses déboires judiciaires l’en empêchent.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 16h21
   





                        



   


C’est la fin d’un ténor de la politique polynésienne. La Cour de cassation a validé, jeudi 22 mars, l’impossibilité pour Gaston Flosse de s’inscrire sur les listes électorales pour se présenter aux prochaines élections territoriales polynésiennes. Cette décision porte un coup d’arrêt à la carrière politique de l’ancien homme fort de la Polynésie française.

        Lire aussi :
         

                En Polynésie, l’effondrement de la « maison » Flosse



L’ex-président de Polynésie, plusieurs fois condamné, espérait pouvoir conduire de nouveau la liste de son parti aux élections territoriales, dont le premier tour aura lieu le 22 avril. Mais le juge des élections du tribunal de Papeete avait considéré, en janvier, qu’il resterait inéligible jusqu’en juillet 2019, et la Cour de cassation a rejeté, jeudi, le recours de Gaston Flosse contre cette décision.
Deux condamnations
L’homme de 86 ans fut le premier président de ce territoire du Pacifique sud devenu autonome en 1984 et il a présidé la collectivité à de nombreuses reprises. Elu aux dernières territoriales de 2013, il avait perdu le pouvoir en 2014 en raison d’une condamnation à trois ans d’inéligibilité prononcée dans une affaire d’emplois fictifs.
En 2016, il avait été condamné à deux ans d’inéligibilité supplémentaires pour détournement de fonds publics dans une autre affaire, portant cette fois sur des écoutes et filatures. Le tribunal de Papeete avait estimé que ces deux peines distinctes d’inéligibilité prenaient effet l’une après l’autre et qu’il était donc inéligible pendant cinq ans à compter de 2014, soit jusqu’en juillet 2019.
La défense de Gaston Flosse soutenait, au contraire, que ces deux périodes d’inéligibilité pouvaient se chevaucher et qu’il était donc à nouveau éligible à partir du début de mars, avant la date limite des dépôts de candidature fixée au 26 mars.
Gaston Flosse perd donc tout espoir d’affronter son ancien dauphin, l’actuel président de la Polynésie française, Edouard Fritch, qui lui avait succédé en 2014, devenu ensuite son principal adversaire.

        Lire aussi :
         

                Gaston Flosse : le diable de retour au paradis






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-4">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ A l’issue de deux jours de garde à vue, l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, a été mis en examen. En quoi cela consiste-t-il ? Peut-il s’y opposer ? Explications.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ 
<article-nb="2018/03/22/19-5">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Sous un soleil presque printanier, plus de 10 000 personnes (55 000 selon les organisateurs) ont défilé pour dénoncer la politique du président Macron.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤                     
                                                

Fonctionnaires, retraités et cheminots manifestent unis à Marseille

Sous un soleil presque printanier, plus de 10 000 personnes (55 000 selon les organisateurs) ont défilé pour dénoncer la politique du président Macron.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 14h52
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 15h51
    |

                            Gilles Rof








                        



   


« Aujourd’hui, c’est une bonne base pour la suite. » Olivier Mateu, secrétaire général de l’union départementale CGT des Bouches-du-Rhône affiche sa satisfaction à l’arrivée de la manifestation marseillaise. Et se projette déjà dans la suite d’une mobilisation, qu’il espère durable.
Plus de 10 000 personnes selon la police – 55 000 selon les organisateurs – ont défilé dès 10 heures du matin depuis le Vieux-Port, sous un soleil presque printanier, pour dénoncer la politique du président Macron : « casse du service public », réforme du code du travail et des retraites et mesures touchant le statut des cheminots. Un défilé unitaire où flottent notamment les bannières des syndicats SUD, FSU, UNSA, CFDT, mais où la CGT fournit visiblement le gros des troupes. Quelques centaines de manifestants des territoriaux Force ouvrière (FO) ont attendu le cortège lors de son arrivée à la place Castellane, dans le centre-ville.
« Il y a aussi beaucoup de personnes qui sont venues en individuel, sans bannière », estime Chantal Ginoux, ancienne directrice de crèche de 65 ans, venue avec sa pancarte « Pas LOL pour les retraitées ». Depuis le 1er janvier, la hausse de la CSG (contribution sociale généralisée) ampute sa pension de 20 euros par mois. « Il me reste 1 100 euros, avec un loyer à 150 euros… Je suis seule, c’est dur », dit-elle en souriant tristement. « On a l’impression qu’avoir travaillé toute sa vie n’est pas pris en compte », poursuit-elle avant d’expliquer qu’elle a dû retrouver un job : des animations dans les supermarchés qu’elle assure avec sa sœur, Claude Canu, retraitée du secteur privé, venue, elle aussi manifester.
« Nous serons les prochaines cibles »

   


Hôpitaux, fonction territoriale, éducation nationale, employés civils du ministère de la défense, fonctionnaires des finances publiques, avocats, magistrats et bon nombre de retraités… le défilé concentre les secteurs en colère contre la politique du gouvernement. Parti communiste français, Nouveau Parti anticapitaliste et La France insoumise ont également mobilisé leurs sympathisants.
« On soutient nos collègues de la SNCF et les retraités. M. Macron mène une politique qui favorise les plus riches et frappe les plus fragiles », rappelle Gérard Caminzuli, 57 ans, chasuble bleue de la CFDT sur le dos. Fonctionnaire du ministère de la jeunesse et des sports, il est venu avec ses homologues de l’agence régionale de santé (ARS). Tous dénoncent une « volonté explicite de recruter des contractuels au détriment des fonctionnaires » dans leurs différents services. « On essaie de nous amadouer en nous disant “votre statut ne change pas”, mais on se doute qu’après cette première étape, nous serons les prochaines cibles », prédit Olivier Pontal, 50 ans, salarié à l’ARS. « Moi, je dois partir à 62 ans, complète Gérard Caminzuli. Il n’est pas question qu’on remette en cause le calcul de ma retraite et qu’on nous aligne aujourd’hui sur le privé. »
« Le gouvernement nous stigmatise »

   


Didier Trabuc, syndiqué à SUD, et Rémy Reynaud, CGT-Education, enseignent dans le même lycée marseillais « où la moitié des professeurs, dénoncent-ils, sont des contractuels ». De concert, ils critiquent « une attaque contre la fonction publique, sur ses personnels, ses statuts qui, si elle s’inscrit dans un long processus, n’a jamais atteint une telle violence ». Dans la future réforme du bac, ils perçoivent également « une volonté de mettre en concurrence les établissements et de cloisonner encore plus la société ». 
Serge Cassaro, 52 ans, cumule deux particularités dans le défilé unitaire : il est délégué Force ouvrière et cheminot. « Notre train pour Paris a été annulé par la grève. Nous sommes victimes de notre succès », dit-il amusé. Plusieurs centaines de cheminots – 600, annonce la CGT – ont, eux, rejoint la capitale, privant d’autant de forces vives le cortège marseillais. Quant à la suite de la mobilisation, le délégué FO reste prudent : « On ne peut pas encore savoir si notre mouvement va prendre. Le gouvernement nous stigmatise et nous allons devoir faire de la pédagogie pour que les gens comprennent que nous ne sommes pas des privilégiés. »



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-6">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Limiter le « reste à charge » payé par les patients sans augmenter le coût des assurances complémentaires nécessitera des efforts des professionnels concernés, estime Bernard Spitz, président de la Fédération française de l’assurance, dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Nous, assureurs, sommes prêts à offrir à tous nos concitoyens des soins décents à un coût­ acceptable »

Limiter le « reste à charge » payé par les patients sans augmenter le coût des assurances complémentaires nécessitera des efforts des professionnels concernés, estime Bernard Spitz, président de la Fédération française de l’assurance, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    22.03.2018 à 14h00
    |

Bernard Spitz (Président de la Fédération française de l’assurance (FFA)







                        



                                


                            
Tribune. Depuis un demi-siècle, les Français se demandent, à raison, pourquoi la santé de leurs dents, de leur vue, de leur audition n’est pas ­couverte, à l’égal des autres ­affections. Etre en mesure de voir pour conduire, lire, travailler, d’entendre pour ne pas être coupé totalement de sa famille et du monde autour de soi : autant de conditions élémentaires pour mener une vie normale, pourtant inaccessibles aux plus modestes, alors que pointent déjà, à un ­horizon proche, les ­progrès dus à l’usage de nouvelles technologies.
Saluons donc l’objectif ­consis­tant à associer les organismes complémentaires à cette situation simple : des lunettes, des prothèses, des soins dentaires remboursés, en totalité, ce que l’on appelle le « reste à charge zéro ».
Une démarche d’intérêt général
Que la Sécurité sociale se retire ou pas de ce qu’elle finance aujourd’hui ne changera rien à la réalité : ce sont les assureurs qui prennent en charge l’essentiel de ces remboursements. Il importe donc, dans une démarche d’in­térêt général sur laquelle nous nous retrouvons pleinement avec ­l’ensemble des organismes complémentaires, de s’entendre sur ce qu’il serait raisonnable d’offrir à tous.
« Raisonnable » signifie ici une offre claire, médicalement justifiée, acceptable socialement et économiquement soutenable.
« Médicalement justifiée » ­sup­pose que l’on puisse offrir une prise en charge intégrale des dépenses sur les soins essentiels s’agissant des trois domaines concernés, et d’agir dès le plus jeune âge sur l’éducation et la ­prévention.
« Socialement acceptable » reconnaît la nécessité de ne pas ­réduire les prestations au point de discriminer les bénéficiaires. Pas question, par exemple, de ­perpétuer ce qui fut pendant des décennies le jugement ironique sur les « montures Sécu » des ­lunettes d’entrée de gamme. Il ne serait pas plus acceptable aujourd’hui de ne couvrir que des prothèses dentaires en métal, comme...




                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-7">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ L’ancien président Nicolas Sarkozy a été mis en examen mercredi 21 mars pour « corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de détournement de fonds publics » libyens.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Financement libyen  : le spectre d’une affaire d’Etat

L’ancien président Nicolas Sarkozy a été mis en examen mercredi 21 mars pour « corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de détournement de fonds publics » libyens.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 13h59
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 18h00
    |

            Simon Piel, 
Joan Tilouine et 
Matthieu Goar








                        



                                


                            

C’est une affaire aux personnages multiples, où les indices d’un financement d’une campagne présidentielle française par un agent de l’étranger s’accumulent, faute pour l’heure de preuves formelles. Et pas n’importe quel étranger : l’homme accusé d’avoir fait sauter le vol Pan Am de Lockerbie – 270 morts en 1988 –, le dictateur excentrique qui a financé la plupart des mouvements terroristes dans le monde, Mouammar Kadhafi. Il y a six ans, le site d’information Mediapart révélait le scandale, dans une incrédulité générale, tant l’affaire semble incroyable. En début de soirée pourtant, mercredi 21 mars, le personnage principal du dossier, l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy, a été mis en examen pour « corruption passive, financement illégal de campagne électoral et recel de détournement de fonds publics » libyens et placé sous contrôle judiciaire par trois juges du pôle financier, après une garde à vue de quarante-huit heures, où il était assisté de son ami et avocat historique Thierry Herzog. L’ancien chef de l’Etat a interdiction d’entrer en contact avec plusieurs protagonistes de l’affaire, et de se rendre dans certains pays.
Une véritable déflagration, d’autant que le chef de file de la droite est déjà soupçonné, mis en examen et renvoyé devant le tribunal pour le financement de sa campagne de 2012, qui a dépassé le plafond autorisé des dépenses de plus de 20 millions d’euros à travers un système de dissimulation impliquant la société Bygmalion. L’affaire du financement libyen est plus grave encore, et nombreux sont ceux qui s’interrogent sur les raisons qui ont poussé la France de Nicolas Sarkozy à déclarer la guerre au colonel Kadhafi, éliminé physiquement dans des conditions toujours floues. Entre raison d’Etat, enrichissement personnel et manœuvre de basse politique, récit d’une incroyable enquête, qui touche aux plus hauts sommets de l’Etat.


Le « baiser de la mort » pour la France
L’histoire officielle...




                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-8">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Un administrateur judiciaire va être nommé et l’hebdomadaire ne paraîtra plus, laissant un sentiment de frustration parmi les journalistes.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤                     
                                                

Le journal « Ebdo » s’arrête : un sentiment « d’amateurisme » et de « gâchis »

Un administrateur judiciaire va être nommé et l’hebdomadaire ne paraîtra plus, laissant un sentiment de frustration parmi les journalistes.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 13h01
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 17h24
    |

            Alexandre Piquard








                        


« Cela aura été un crash vraiment rapide… Et un gâchis spectaculaire », regrette un journaliste, amer. Les difficultés d’Ebdo étaient connues depuis quelques semaines, mais son équipe gardait le silence. Jeudi 22 mars, ses fondateurs ont mis fin au faux suspense : deux mois seulement après son lancement, l’hebdomadaire va cesser de paraître, faute de lecteurs, et être mis en cessation de paiement. Un administrateur va être bientôt nommé pour la société Rollin, éditrice d’Ebdo mais aussi des revues XXI et 6 Mois, que les actionnaires espèrent vendre pour poursuivre leur activité.

Demain sortira notre dernier numéro. L’aventure d’@ebdolejournal s’arrête là, l’esprit continue. Merci à vous d'avo… https://t.co/AShiUnRJyt— ebdolejournal (@ebdolejournal)


require(["twitter/widgets"]);

« Notre projet se voulait à contre-courant de la fatalité et du déclin de la presse : un hebdomadaire papier, indépendant, sans publicité, généraliste et accessible au plus grand nombre. »
C’est l’oraison funèbre qu’écrivent dans leur communiqué les deux associés majoritaires Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry, qui reconnaissent un « échec commercial », en raison de ventes décevantes qui se sont ajoutées au retrait d’investisseurs et de deux banques. Selon nos informations, les ventes en kiosques (hors abonnements) sont passées de 53 000 pour le premier numéro, le 12 janvier, à 21 000 le 2 février, puis 13 000 le 16 février et, enfin 8 000 à 10 000 exemplaires. Les abonnés plafonnaient eux à 8 000, pour un objectif de 70 000.
Une ligne ambiguë
Dans la rédaction, encore sonnée, certains journalistes ont des regrets, voire du ressentiment, malgré la conviction d’avoir réalisé des choses intéressantes. « Il y a eu un triple amateurisme : éditorial, managérial et entrepreneurial », juge l’un d’eux. Selon lui, la ligne était ambiguë : « Ni une politique de l’offre, ni une politique de la demande. ». En somme, la direction n’aurait pas cherché à faire un journal pour une cible identifiée, mais elle n’aurait pas non plus proposé un regard original sans se soucier du marketing.
Le financement participatif avait créé une base d’abonnés issus des lecteurs de XXI et 6 Mois, plutôt « intellos de gauche, très informés, pour caricaturer », alors que lors du lancement, les dirigeants ont assuré aller à la rencontre des « gens qui ne lisent plus la presse », davantage « classes moyennes » et plus « grand public », poursuit ce membre de l’équipe. De fait, le journal a surpris, quand il est sorti, car il ne recourait pas aux longs formats de reportages qui ont fait la réputation de XXI ou 6 Mois, par exemple. Il n’était ni vraiment proche ni vraiment éloigné de l’actualité.
Parmi les quatre leaders de l’équipe, aucun n’avait été cadre dans un hebdomadaire, à part Constance Poniatowski, ex-rédactrice en chef de Version Femina, un magazine grand public féminin. Laurent Beccaria était éditeur de livres (Les Arènes), Patrick de Saint-Exupéry ex-grand reporter et dirigeant du trimestriel XXI, Thierry Mandon une ancienne figure du Parti socialiste. L’équipe était aussi assez hétéroclite, mêlant des anciens de XXI ou 6 Mois et des enquêteurs, par exemple. « Dans le détail, personne n’avait la même vision », analyse avec le recul un journaliste.
La couverture sur Nicolas Hulot a fait débat
La couverture sur Nicolas Hulot – relatant anonymement une plainte pour viol déposée en 2008 à propos de faits datés en 1997, donc classée sans suite – a fait débat dans l’équipe, a raconté Laurent Beccaria. Selon lui, la polémique a même fait fuir un investisseur, empêchant la levée de fonds de deux millions prévue en février.
« Cet argument est un alibi, rétorque un membre de l’équipe. Laurent Beccaria a débauché des journalistes en CDI en disant qu’Ebdo avait deux ans devant lui. C’était faux. Il nous a fait assumer un risque sans qu’on le sache. » Un autre rappelle que les fondateurs y perdent aussi dans cette affaire, tout en jugeant que « penser amener un journal papier à l’équilibre financier en trois mois, c’est un peu naïf ». Aujourd’hui, les dirigeants cherchent un repreneur pour XXI et 6 Mois, afin qu’elles ne soient pas emportées dans la débâcle. Les journalistes, eux, vont être contraints de rechercher du travail.

        Lire aussi :
         

                « Ebdo », en grande difficulté, cherche des investisseurs






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-9">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Plusieurs personnes ont répondu à un appel à témoignages diffusé par « Le Monde » pour raconter leurs souvenirs de ce mouvement qui a bouleversé la société française.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤                     
                                                

Collégiens, étudiants, syndicalistes... Cinquante ans après, ils racontent leur Mai 68

Plusieurs personnes ont répondu à un appel à témoignages diffusé par « Le Monde » pour raconter leurs souvenirs de ce mouvement qui a bouleversé la société française.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 12h21
    |

                            Jérémie Lamothe








                        




    #generateur_histoire{
        padding:10px 30px 0 30px;
        margin-bottom:40px;
    }
    #generateur_histoire #intro{
        padding-top: 20px;
        margin-left:40px;
    }
    #generateur_histoire img{
        border: none!important;
    }
    #generateur_histoire #intro .titre_intro{
        margin:40px auto;
        margin-bottom:40px;
        line-height:120%;
    }
    #generateur_histoire #intro p{
        width:100%;
        text-align:left;
    }
    #generateur_histoire #intro p#media_intro{
        width:90%;
        text-align:left;
    }
    #generateur_histoire #intro p.bouton{
        margin-top:50px;
        text-align:center;
    }
    #generateur_histoire #temoignage .tt5{
        margin-bottom:30px;
    }
    #generateur_histoire #ancre_reload{
        height: 1px;
        padding: 0;
        margin: 0;
    }
    #generateur_histoire .titre{
        text-align:center!important;
        width:100%;
    }
    #generateur_histoire .lien{
        font-style:normal!important;
    }
    #generateur_histoire .media{
        width: 100%;
        display:block;
        margin:20px auto 0 0;
    }
    #generateur_histoire .media img{
        width: 100%;
    }
    #generateur_histoire .media .legende{
        width: 100%;
        font-size: 12px;
        color: #666;
        margin: 6px 0 12px;
        padding: 0 5px;
    }
    #generateur_histoire .identite,#generateur_histoire .ancienne_fonction,#generateur_histoire .resume{
        margin:4px 0px;
    }
    #generateur_histoire .identite{
        padding-top:20px;
    }
    #generateur_histoire .texte_temoignage{
        margin-top:25px;
    }
    #generateur_histoire iframe{
        display:block;
        margin:0 auto;
    }
    #generateur_histoire #progress{
        width:100%;
        height:20px;
        margin:15px auto;
        display:inline-block;
        text-align:center;
    }
    #generateur_histoire .bulle{
        border-radius: 10px;
        width: 10px;
        height: 10px;
        border: 1px solid rgba(0, 0, 0, 0.5);
        display: inline-block;
        margin: 3px;
        vertical-align: middle;
        cursor: default;
        fill:white;
        background-color:white;
    }
    #generateur_histoire .bulle.noir{
        fill:#555;
        background-color:#555;
    }







Parcourir les témoignages















Un autre témoignage





    require(['jquery'], function($){

        var i = 0;
        var intro;
        var histoires_mai68 = [];

0},this.load=function(e,i){if(""==n.key||"string"!=typeof n.key)return!1;if(""==n.worksheet||"string"!=typeof n.worksheet)return!1;var r="https://spreadsheets.google.com/feeds/list/"+n.key+"/"+n.worksheet+"/public/values?alt=json&callback=?";return $.getJSON(r,function(){}).done(function(n){o=n,t.parse()&&"function"==typeof e&&e.call(t)}).fail(function(){"function"==typeof i&&i.call(t)}),t},this.parse=function(){return"object"!=typeof o||"object"!=typeof o.feed||"object"!=typeof o.feed.entry||0==o.feed.entry.length?!1:(i=[],$.each(o.feed.entry,function(e,t){var n={};$.each(t,function(e,t){"gsx$"===e.slice(0,4)&&(n[e.slice(4)]=t.$t)}),i.push(n)}),t)},this.get=function(e){return"undefined"==typeof e?t.isLoaded()?i:!1:"number"==typeof e&&e
        $('#explore').hide();
        $('.media').hide();

        var doc = new Gselper({
            key: "1d9cpAOdjDI0BB_93jv5a1Uxo0870cr2pk-FO86bvIoU",
            worksheet: "od6",
            onComplete: function(data){
                $.each(doc.get(), function(i, line) {
                    console.log(line)
                    if(i == 0)
                        intro = line ;
                    else
                        histoires_mai68.push(line)
                });

                console.log(histoires_mai68)

                $("#titre_intro").html(intro.titre);
                $("#media_intro img").attr("src",intro.image);
                $("#texte_intro").html(intro.texte);
                console.log(intro.lireaussiurl)
                console.log(intro.lireaussititre)
                if(intro.lireaussiurl!="" && intro.lireaussititre!="")
Lire aussi : '+intro.lireaussititre+'');


            },
            onFail: function(data) {
                temoigner();
            }
        });

        $('#commencer').click(function(){
            $('#intro').fadeOut(400, function(){
                 $('#explore').fadeIn(350);
            });

            for(var j=1;j                if(j==1)
 ");
                else
 ");
            }

            temoigner(histoires_mai68);
        });

        $("#generer_temoignage").click(function(){
                $('#temoignage').fadeOut(350, function(){
                    temoigner(histoires_mai68);
                });

        });

        function temoigner(data){

            var longueur = data.length;

            if(i == longueur)
                i = 0;

            $('#temoignage .titre').html(data[i]['titre']);

 0){
                $('#temoignage .media img').attr('src',data[i]['image']);
                $('#temoignage .media .legende').html(data[i]['legende']);
                $('#temoignage .media').show();
            }
            else{
                $('#temoignage .media img').attr('src','');
                $('#temoignage .media').hide();
            }
            $('#temoignage .texte_temoignage').html(data[i]['texte']);

 0){
Lire aussi : '+data[i]['lireaussititre']+'');
                $(".lireaussi").show();
            }
            else{
                $('#temoignage .lireaussi').html("");
                $(".lireaussi").show();
            }



            if(i                 $("#generer_temoignage").html("Voir le témoignage suivant");
            else if(i == longueur - 1)
                $("#generer_temoignage").html("Recommencer ↺");



            $("#progress .bulle").removeClass("noir");

            for(var j=1;j                $("#progress #bulle"+j).addClass("noir");
            }

            $('#temoignage').hide();

            var target = $("#explore").offset().top - 50;

            $('#temoignage').fadeIn(350,function(){
                setTimeout(function() {
                    $('html, body').stop().animate({
                        scrollTop: $("#explore").offset().top - 50
                    }, 700);
                }, 200);
            });
            i++;
        }
    });





                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-10">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Le patron du MoDem veut une Assemblée nationale avec 425 députés, dont 100 élus selon ce mode de scrutin.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Proportionnelle : François Bayrou met la pression sur Macron

Le patron du MoDem veut une Assemblée nationale avec 425 députés, dont 100 élus selon ce mode de scrutin.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 11h27
    |

            Alexandre Lemarié








                        



                                


                            
François Bayrou avait fait de la proportionnelle une condition de son soutien à Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle. Et l’un des quatre piliers de leur alliance, en février 2017. Treize mois plus tard, le président du MoDem demande à l’actuel chef de l’Etat de respecter sa promesse de garantir « le respect du pluralisme politique et de l’identité de chaque formation ». « Si on veut que le changement du mode de scrutin ait un réel effet, il faut que le nombre de sièges à la proportionnelle soit suffisant », affirme M. Bayrou au Monde, alors que M. Macron doit rendre ses ultimes arbitrages sur la réforme des institutions – et en particulier sur la dose de proportionnelle retenue – la semaine prochaine.
Le dirigeant centriste a eu l’occasion de rappeler ses priorités au chef de l’Etat, mercredi 21 mars, lors d’un déjeuner commun à l’Elysée, après le conseil des ministres, a appris Le Monde, confirmant une information de L’Opinion. Ce n’est pas la première fois que les deux hommes discutent des contours à donner à la réforme. « François Bayrou a des contacts réguliers avec le président de la République et le premier ministre sur le sujet », précise le chef de file des députés MoDem, Marc Fesneau. Mardi 20 mars, le maire de Pau avait déjà été reçu par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb.
« On ne changerait rien »
Dans ses pistes de réforme, l’exécutif a pour l’instant évoqué l’introduction d’une dose de proportionnelle de 10 à 25 % aux élections législatives. Pour M. Bayrou, cette dose doit s’établir « entre 20 et 25 % minimum ». « Autrement, cela veut dire que l’on ne changerait rien », tranche-t-il, en citant l’étude de Terra Nova, parue dans Le Monde lundi 19 mars, montrant qu’au-dessous de 25 % l’impact serait très limité sur la composition de l’Assemblée.

Pour rendre le mode de scrutin « plus équitable », François Bayrou juge nécessaire...




                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-11">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Editorial. Ce n’est pas d’acharnement, mais d’une remarquable ténacité, dont les juges du pôle financier ont fait preuve en mettant de nouveau en examen l’ancien président de la République.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤                     
                                                

Nicolas Sarkozy mis en examen : l’indispensable justice

Editorial. Ce n’est pas d’acharnement, mais d’une remarquable ténacité, dont les juges du pôle financier ont fait preuve en mettant de nouveau en examen l’ancien président de la République.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 10h55
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 16h22
   





                        



Editorial du « Monde ». Nicolas Sarkozy et ceux de ses « amis » qui lui restent fidèles ne manqueront pas de dénoncer une nouvelle fois l’acharnement de la justice et des médias contre l’ancien président de la République. Enquêtes à charge, accusations sans preuves, ont-ils systématiquement affirmé lorsque, à plusieurs reprises ces dernières années, M. Sarkozy a été mis en cause ou mis en examen par la justice. Ce dernier a notamment été mis en examen pour « corruption » et « trafic d’influence » (affaire dite « des écoutes », en lien avec le dossier Bettencourt) et il a été renvoyé devant le tribunal correctionnel pour « financement illégal » de sa campagne présidentielle de 2012 (affaire Bygmalion).
Ce n’est pourtant pas d’acharnement que les juges du pôle financier ont fait preuve en mettant de nouveau en examen l’ancien président, mercredi 21 mars. Mais d’une remarquable ténacité dans un dossier d’une tout autre gravité. Ils le soupçonnent, en effet, de « corruption passive et financement illégal de campagne électorale » – en l’occurrence celle de 2007, qui avait conduit à l’élection de M. Sarkozy.

        Lire aussi :
         

                Financement libyen de la campagne de 2007 : Nicolas Sarkozy est mis en examen



Ils y ont explicitement ajouté un motif sans précédent dans l’histoire de la Ve République : « recel de détournement de fonds publics libyens ». En clair, ils soupçonnent l’ancien président d’avoir bénéficié, pour financer cette campagne électorale, de fonds occultes versés par un Etat étranger, et pas n’importe lequel : la Libye du colonel Kadhafi, un dictateur excentrique mais implacable, financeur durant des décennies de nombreux mouvements terroristes dans le monde et qui fut accusé d’avoir fait exploser le vol Pan Am de Lockerbie en 1988.
Tué dans des conditions confuses au cours de l’intervention internationale menée par la France, la Royaume-Uni et les Etats-Unis en 2011, sous le couvert de l’ONU, pour mettre un terme à la guerre civile qui menaçait de tourner au bain de sang en Libye, M. Kadhafi n’est plus là pour témoigner dans cette affaire. Mais, au terme d’une enquête tentaculaire, menée depuis cinq ans, les juges ont estimé disposer d’éléments assez solides pour mettre en cause directement Nicolas Sarkozy.
Un champ d’investigations complexes
Initialement, c’est Mediapart qui a déclenché l’enquête. Le site avait notamment publié en avril 2012, entre les deux tours de l’élection présidentielle, une note de 2006 des services secrets libyens faisant état d’un accord entre MM. Kadhafi et Sarkozy pour financer la campagne (de 2007) à hauteur de 50 millions d’euros. Qualifié de faux grossier par la défense de l’ancien président, ce document a été, depuis, certifié par un collège d’experts. Et il a ouvert aux enquêteurs un champ d’investigations aussi complexes que stupéfiantes.

        Lire aussi :
         

                Comprendre l’affaire de Sarkozy et la Libye en 2007



Ce qui s’est précisé, au cours de l’enquête, est en effet un réseau d’intermédiaires internationaux douteux, rompus aux affaires de ventes d’armes et aux contrats commerciaux assortis de commissions occultes, en lien avec plusieurs des plus proches collaborateurs de M. Sarkozy lorsqu’il était ministre de l’intérieur et préparait sa campagne de 2007. C’est à ce titre que Claude Guéant, alors son directeur de cabinet avant de devenir secrétaire général de la présidence, ainsi que son conseiller Brice Hortefeux ont été interrogés par les juges sur les liens qu’ils entretenaient avec plusieurs responsables libyens, les voyages discrets qu’ils ont à l’époque effectués à Tripoli et les importantes sommes d’argent liquide qui semblent avoir irrigué la campagne électorale de 2007.
M. Sarkozy bénéficie, c’est l’évidence, de la présomption d’innocence. Nul doute qu’il ne cessera de dénoncer l’inanité des charges qui pèsent désormais contre lui. Et rien ne préjuge de la suite de l’enquête et de sa conclusion. Mais, pour que trois juges chevronnés aient pris la responsabilité de le mettre en examen pour ces motifs, il faut, à tout le moins, qu’ils disposent de très solides éléments. Si leurs soupçons sont fondés, l’opprobre jeté sur l’ancien président de la République sera indélébile.

        Lire aussi :
         

                Nicolas Sarkozy, une image de parrain de la droite écornée par les affaires






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-12">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ 47 800 personnes ont manifesté jeudi à Paris, selon le premier comptage indépendant réalisé pour des médias, dont « Le Monde ». Ils étaient 49 000 selon la préfecture de police, 65 000 selon la CGT.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ 
<article-nb="2018/03/22/19-13">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Le 22 mars 1968, l’occupation de l’université de Nanterre marquait le début d’un mouvement de protestation a fait évoluer et qui marque encore la société française.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤                     
                                                

Cinquante ans de Mai 68 : revivez les moments-clés du mouvement de protestation

Le 22 mars 1968, l’occupation de l’université de Nanterre marquait le début d’un mouvement de protestation a fait évoluer et qui marque encore la société française.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 09h39
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 11h33
   





                        



   


Le mouvement de Mai 68 fête ses 50 ans. Alors que la contestation étudiante émerge dès le début de l’année 1968, elle va se cristalliser à Nanterre le 22 mars 1968 avec l’occupation du campus de Nanterre. Le mouvement étudiant va ensuite prendre de l’ampleur au fil des semaines et s’étendre à toutes les universités parisiennes, puis françaises, avant que les syndicats et les ouvriers rejoignent cette protestation.

        Lire aussi :
         

                Six idées reçues sur Mai 68



Au plus fort du mouvement, près de sept millions de personnes feront grève, contre deux millions après la victoire du Front populaire en 1936. Mais le pouvoir en place, avec le général de Gaulle à l’Elysée et George Pompidou à Matignon, va résister malgré les revendications des manifestants qui demandent leur départ.
Plus de deux mois après le début de la contestation à Nanterre, la droite va se retrouver dans la rue pour soutenir le chef de l’Etat et l’emporter aux élections législatives de juin. Retour sur les moments forts de ce mouvement de Mai 68.




       




    	.tab_deroule img{
    		display: none;
    		width: 90%;
    		margin-left: 5%;
    	}



    var donnees_accordeon = [
{
"episode": "22-mars-point-de-depart-du-mouvement-a-nanterre",
"slug": "",
"slug_couleur": "",
"type": "titre",
"titre": "22 mars - Point de d\u00e9part du mouvement \u00e0 Nanterre",
"illustration": "",
Cela fait déjà plusieurs semaines que les étudiants sont mobilisés notamment pour protester contre le nouveau règlement des résidences universitaires. Mais le mouvement va prendre une plus grande ampleur avec l'occupation de la faculté de Nanterre (Hauts-de-Seine) le 22 mars. Près de 150 étudiants, menés par Daniel Cohn-Bendit ou Jean-Pierre Duteuil, décident d'occuper la tour centrale administrative de l'université située en banlieue parisienne au milieu de bidonvilles. Les protestataires exigent alors la libération de militants du « Comité Vietnam » arrêtés quelques jours avant à leur domicile pour avoir jeté des pierres contre le siège de l'American Express, place de l'Opéra à Paris, pour protester contre la guerre au Vietnam. Dans ce mouvement spontané qui n'est pas organisé par des syndicats, ils remettent également en cause la société de consommation, prônent la liberté sexuelle et réclament de mettre fin à la séparation entre les cités universitaires des filles et des garçons. Les cours sont suspendus jusqu'au 1er avril, et c'est de ce « mouvement des enragés » du 22 mars que partent ensuite les occupations des autres universités.",
"target": "accordeon_dcdr_les_moments_forts_du_mouvement_mai_68"
},
{
"episode": "2-mai-la-protestation-etudiante-prend-de-lampleur",
"slug": "",
"slug_couleur": "",
"type": "titre",
"titre": "2 mai - La protestation \u00e9tudiante prend de l\u2019ampleur",
"illustration": "",
Une dizaine de jours après le début de la contestation, alors que les cours ne sont plus assurés, le doyen de l'université de Nanterre, Pierre Grappin, décide de fermer la faculté. « Le campus était devenu, je n'ose pas dire un chaudron de sorcière, mais un espace clos replié sur lui-même, déclare alors ce dernier aux journalistes. Il régnait dans la faculté un étrange climat, un état d'esprit insupportable, une véritable psychose de guerre. » Mais le mouvement de protestation commence à prendre dans les autres universités parisiennes. Les étudiants de Nanterre se rendent dans la cour de l'université de la Sorbonne, le vendredi 3 mai, pour une journée de débat sur la liberté d'expression. Mais le recteur d'académie demande l'évacuation du campus par la police. Cette intervention va entraîner les premiers affrontements violents entre les policiers et les jeunes manifestants dans le Quartier latin : lancers de pavé, utilisation de gaz lacrymogène, mise en place des premières barricades, une centaine de personnes blessées. Près de 600 personnes sont interpellées et quelques-unes incarcérées. Les premiers « Libérez nos camarades » résonnent dans les rues de Paris. ",
"target": "accordeon_dcdr_les_moments_forts_du_mouvement_mai_68"
},
{
"episode": "10-mai-la-premiere-nuit-des-barricades",
"slug": "",
"slug_couleur": "",
"type": "titre",
"titre": "10 mai - La premi\u00e8re  \u00ab nuit des barricades \u00bb",
"illustration": "",
Au fil des jours, la protestation ne s'essouffle pas. Au contraire, dans la nuit du vendredi 10 au samedi 11 mai, la tension monte d'un cran entre étudiants et pouvoirs publics : c'est la première « nuit des barricades ». Les affrontements sont violents entre manifestants et policiers : voitures brûlées, pavés lancés, vitrines brisées, des centaines de personnes sont arrêtées. La police prend d'assaut 60 barricades. Bilan : 367 blessés graves hospitalisés dont 251 policiers.Le mouvement de protestation commence à prendre de l'ampleur dans toute la France : Nantes, Rennes, Bordeaux, Strasbourg, Lyon ... Les syndicats rejoignent alors le mouvement et appellent à une grève générale le lundi 13 mai.",
"target": "accordeon_dcdr_les_moments_forts_du_mouvement_mai_68"
},
{
"episode": "13-mai-les-syndicats-rejoignent-les-etudiants",
"slug": "",
"slug_couleur": "",
"type": "titre",
"titre": "13 mai - Les syndicats rejoignent les \u00e9tudiants",
"illustration": "",
A la révolte étudiante qui dure depuis plusieurs semaines, s'ajoute le mouvement de grève dans de nombreuses usines. Les syndicats ouvriers rejoignent les étudiants et les lycéens dans leur mouvement de protestation. A Paris, à l'appel de la CGT, de la CFDT et de FO, près d'un million de manifestants, selon les organisateurs, et 200 000 selon la préfecture de police, défilent durant près de cinq heures.Les manifestants qui longent le boulevard Magenta scandent : « De Gaulle assassin ! », « CRS-SS ! » ou encore « Le pouvoir est dans la rue ! », selon le compte rendu de l'époque dans Le Monde. Le départ du président de Gaulle fait partie des revendications des manifestants : « Dix ans, ça suffit » lancent-ils à destination du chef de l'Etat revenu au pouvoir en 1958. A la suite de cette manifestation, de nombreuses usines sont à l'arrêt, les grèves prennent de l'ampleur, la France se retrouve quasiment paralysée. En ce mois de mai, il y a près de dix millions de grévistes, alors qu'ils étaient deux millions après la victoire du Front populaire en 1936.",
"target": "accordeon_dcdr_les_moments_forts_du_mouvement_mai_68"
},
{
"episode": "14-mai-occupation-du-theatre-de-lodeon-a-paris",
"slug": "",
"slug_couleur": "",
"type": "titre",
"titre": "14 mai - Occupation du th\u00e9\u00e2tre de l\u2019Od\u00e9on \u00e0 Paris",
"illustration": "",
Près de deux mois après le début de la contestation, les manifestants réussissent un coup de force : près de 2 500 étudiants envahissent et occupent le théâtre de l'Odéon ainsi que l'Ecole nationale supérieur des beaux-arts, à Paris. A l'Odéon, à la fin d'un spectacle des ballets américains de Paul Taylor, un millier de personnes envahissent pacifiquement le théâtre. « La prise de l'Odéon est une mesure d'agitation révolutionnaire », lance alors un membre du mouvement du 22 Mars. Les manifestants y resteront près d'un mois et le théâtre, considéré comme un « lieu de la culture bourgeoise », devient une des places fortes du mouvement contestataire. ",
"target": "accordeon_dcdr_les_moments_forts_du_mouvement_mai_68"
},
{
"episode": "27-mai-signature-des-accords-de-grenelle",
"slug": "",
"slug_couleur": "",
"type": "titre",
"titre": "27 mai - Signature des accords de Grenelle",
"illustration": "",
Alors que les étudiants poursuivent leur mouvement, les syndicats commencent à négocier le 25 mai avec le gouvernement Pompidou pour sortir de la crise politique et sociale dans laquelle se trouve la France depuis plus de deux mois. Les tractations se déroulent au ministère des affaires sociales, rue de Grenelle à Paris. Après deux jours de négociation, les représentants du gouvernement, des syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, FEN) et des organisations patronales signent les accords dits de Grenelle le 27 mai 1968. Cela comprend notamment :Augmentation de 35 % du SMIG (ex-SMIC) ; les autres salaires augmentent de 7 %Réduction du temps de travail à 43 heures dans le but de parvenir à 40 heures hebdomadaireLibre exercice du droit syndicalAménagement des allocations familialesRécupération des journées de grève Mais ce texte n'est pas accepté par la base. Les salariés grévistes rejettent le fruit de ces négociations, la grève se poursuit.",
"target": "accordeon_dcdr_les_moments_forts_du_mouvement_mai_68"
},
{
"episode": "30-mai-les-gaullistes-se-rebiffent",
"slug": "",
"slug_couleur": "",
"type": "titre",
"titre": "30 mai - Les gaullistes se rebiffent",
"illustration": "",
Cette journée du 30 mai marque un tournant dans la protestation qui touche toujours tout le pays. La veille, le 29, Charles de Gaulle se rend en secret à Baden-Baden, quartier général des forces françaises en Allemagne, sans prévenir son premier ministre, Georges Pompidou, ni ses plus proches collaborateurs. Face à la contestation qui dure, le chef de l'Etat est alors fragilisé : les accords de Grenelle ont été rejetés par les ouvriers, Pierre Mendès-France (alors député de l'Isère sous l'étiquette du Parti socialiste unifié, ancien ministre et président du conseil des ministres français en 1954) apparaît de plus en plus comme un recours ; François Mitterrand (alors député de la Nièvre, à la tête de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste ), le 28, se dit prêt à se porter candidat à l'Elysée et le Parti communiste (PCF) rassemble dans la rue des dizaines de milliers de manifestants en faveur d'un \"gouvernement populaire\". Mais le 30 mai dans un discours radiodiffusé en milieu d'après-midi, M. De Gaulle se présente comme le « détenteur de la légitimité nationale et républicaine » et dénonce une nouvelle fois la « chienlit » (il l'avait déjà fait dans un discours le 15 mai), dans une formule restée célèbre. Il annonce qu'il reste à son poste, garde sa confiance en Georges Pompidou mais il décide de dissoudre l'Assemblée nationale et convoque de nouvelles élections législatives. Le même jour, une manifestation de soutien au pouvoir gaulliste rassemble sur les Champs-Elysées un million de personnes selon les organisateurs, 400 000 selon la préfecture. Le lendemain des manifestations en soutien au général de Gaulle ont lieu à Marseille, Lyon, Caen ou encore Toulouse. Ces rassemblements de la droite dans la rue marquent un sérieux coup d'arrêt au mouvement contestataire né le 22 mars à Nanterre.",
"target": "accordeon_dcdr_les_moments_forts_du_mouvement_mai_68"
},
{
"episode": "30-juin-ludr-de-de-gaulle-remporte-largement-les-elections-legislatives",
"slug": "",
"slug_couleur": "",
"type": "titre",
"titre": "30 juin  - L\u2019UDR de De Gaulle remporte largement les \u00e9lections l\u00e9gislatives",
"illustration": "",
En réponse au mouvement de contestation, le chef de l'Etat et ses alliés fondent l'Union pour la défense de République pour les élections législatives de juin 1968. Et ce scrutin est un succès pour le pouvoir en place. Trois mois après le début de la contestation à Nanterre, les gaullistes de l'UDR et les Républicains indépendants de Valéry Giscard d'Estaing rassemblent près de 46 % des voix au premier tour. La majorité (gaullistes et républicains indépendants) obtiennent 358 des 485 sièges de la nouvelle Assemblée nationale. Mais s'il a perdu dans les urnes, le mouvement de Mai 68 va provoquer de nombreux changements au sein de la société française dans les décennies qui suivront.",
"target": "accordeon_dcdr_les_moments_forts_du_mouvement_mai_68"
}
];
   require(["jquery","jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip"], function($, jqueryUICore) {
	
	var paras_photos = ["episode_2-mai-la-protestation-etudiante-prend-de-lampleur",
				"episode_10-mai-la-premiere-nuit-des-barricades",
				"episode_13-mai-les-syndicats-rejoignent-les-etudiants",
				"episode_27-mai-signature-des-accords-de-grenelle",
				"episode_30-mai-les-gaullistes-se-rebiffent"
	]

	function marcheDuMonde(str){  /* Espaces insécables et correction des liens */
« ").replace(/ »/g," »").replace(/ \!/g," !").replace(/ \?/g," ?").replace(/ \:/g," :").replace(/ \%/g," %").replace(/\    }

    function adjust_images(){

    }

    function generationAccordeon() {

        if ($(".fixed-header-content").height()) {
                hauteur_header = $(".fixed-header-content").height();
            } else if ($(".fixed-header").height()) {
                hauteur_header = $(".fixed-header").height()
            } else {
                hauteur_header = 0
            }

            var project_width = $(".accordeon_dcdr").width() /* Détermine la largeur du projet */
            var isitmobile = (project_width 



       urlpage = false;
        try{
            if(document.location.href.indexOf("les-decodeurs") != -1){ /* On cleane l'URL */
                 urlpage = document.location.href.replace(document.location.hash, "").replace(document.location.search, "");
                 urlpage = "http://www."+urlpage.substring(urlpage.indexOf("lemonde.fr"),urlpage.length)
            }
        }
        catch(err){
            urlpage = false;
        }
    

        $.each(donnees_accordeon, function(i, d) { /* On génère chaque élément à partir du tableau de données */
       
 \
' + d["date"] + '' : '')+' \
 \
' : '')+' \
 \
 \
« ' + d["titre"] + ' »' : '' + d["titre"] + '') +' \
 \
'+d["slug"]+' \
 \
 \
'+ marcheDuMonde(d["texte"]) + ' \
🔗   Partager cet élément : ' : '')
 \
 \
 \
'


            $("#"+d["target"]).append(html);
       

        }); /* Fin du each */




        $(".accordeon_dcdr .urlepisode").on("click", function(e) { /* Champ de l'URL de partage */
            e.stopPropagation() /* Empêche que l'élément se replie */
            $(this).select(); /* Sélectionne le contenu au clic */
        })




        function toggleElement(IDelem, scroll, showhide, init) { /* Affiche/cache un élément puis scrolle comme il faut */

            elem = $("#episode_" + IDelem);

            if (showhide == "hide") {
                $(".tab_ligne#episode_" + IDelem).removeClass("deplie")
                $(".tab_ligne#episode_" + IDelem + " .tab_deroule").animate({
                    "height": 0
                }, function() {
                    if (scroll && (isitmobile || init)) { /* Sur mobile, on scrolle au bon endroit */
                        $('html, body').animate({
                                scrollTop: elem.offset().top - hauteur_header
                            },
                            300);
                    }
                })
            } else {
                elem.addClass("deplie")
                elem.children(".tab_deroule").animate({
                    "height": eval(parseInt(elem.children(".tab_deroule").attr("data-height")) + 2)
                }, function() {
                    if (scroll && (isitmobile || init)) { /* Sur mobile, on scrolle au bon endroit */
                        $('html, body').animate({
                                scrollTop: elem.offset().top - hauteur_header
                            },
                            300);
                    }
                })
            }



            /* On compte le nombre d'éléments dépliés pour modifier l'apparence des boutons */
 0){
                $("#replier_accordeon").removeClass("disabled")
            }
            else{
                $("#replier_accordeon").addClass("disabled")
            }
            if($(".tab_ligne.deplie").length == donnees_accordeon.length){
                $("#deplier_accordeon").addClass("disabled")
            }
            else{
                $("#deplier_accordeon").removeClass("disabled")
            }

        }



        var count = $(".tab_deroule").length;
        $(".tab_deroule").each(function(i, d) { /* Prépare les éléments */
            $(this).attr("data-height", $(this).outerHeight()) /* On stocke la hauteur naturelle de l'élément dans un paramètre */
            $(this).height(0) /* On remet tous les éléments à une hauteur de zéro */
             if (count == i + 1) { /* Après avoir traité le dernier élément */
 -1) { /* Si on trouve une ancre dans l'URL, on ouvre l'élement en question et on scrolle */
                     IDelem = document.location.hash.substring(9)                 
                     toggleElement(IDelem, true, "show", true)
                 } else { /* Sinon, par défaut, on ouvre le premier élément */
                     /* IDelem = donnees_accordeon[0].episode
                     toggleElement(IDelem, false, "show") */
                 }
             }
        })
	var check = false;

	$('.tab_deroule img:last-child').one('load', function(){
		if(check == false){
			check = true;

	        $(".tab_deroule").each(function(i, d) {
	        	var that = $(this)
	        	var imgs = that.find('img');
	        	
	        	var increment_height = 0;
	        	for(var z=0;z	        		increment_height += $(imgs[z]).outerHeight();
	        		$(imgs[z]).show();
	        	}
	        	var datah = parseInt(that.attr('data-height'))
	        	var somme = datah + increment_height	     
	        	that.attr('data-height', somme);

	        	
	        });
    	}
	})

        $(".tab_ligne").click(function() { /* Déplie/replie l'élément quand on clique dessus */
            IDelem = $(this).attr("id").substring(8)
            history.pushState(null, null, document.location.origin+document.location.pathname+"#"+"episode_"+IDelem); /* On change l'ancre dans la barre URL */
            if ($(this).hasClass("deplie")) {
                toggleElement(IDelem, true, "hide")
            } else {
                toggleElement(IDelem, true, "show")
            }

        });

        $(".embed_decodeurs #deplier_accordeon").on("click", function(e) { /* Bouton "tout déplier" */
            $(".tab_ligne").each(function(i, d) {
                IDelem = $(this).attr("id").substring(8)
                if (!$(this).hasClass("deplie")) {
                    toggleElement(IDelem, true, "show")
                }
            })
        })

        $(".embed_decodeurs #replier_accordeon").on("click", function(e) { /* Bouton "tout déplier" */
            $(".tab_ligne").each(function(i, d) {
                IDelem = $(this).attr("id").substring(8)
                if ($(this).hasClass("deplie")) {
                    toggleElement(IDelem, true, "hide")
                }
            })
        })

        $(".tab_deroule a, .tab_deroule").click(function(event) { /* Règle le problème des liens avec target _blank */
            event.stopImmediatePropagation()
        });


    } /* Fin de generationAccordeon() */


    generationAccordeon();
    });





                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-14">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Dix des douze membres ont quitté mercredi le Haut Comité des commémorations nationales.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤                     
                                                

Affaire Charles Maurras : démissions en bloc

Dix des douze membres ont quitté mercredi le Haut Comité des commémorations nationales.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 09h21
    |

            Raphaëlle Leyris








                        



   


Affaire Charles Maurras, suite. Mercredi 21 mars, dix des douze membres du Haut Comité des commémorations nationales ont annoncé qu’ils en démissionnaient, estimant, dans une lettre ouverte à la ministre de la culture, Françoise Nyssen, que la décision prise par celle-ci, le 28 janvier, de rappeler le Livre des commémorations nationales 2018 pour en retirer le nom du théoricien du « nationalisme intégral » (1868-1952), les empêchait de « continuer à siéger avec, en permanence, la menace soit de la censure, soit de l’autocensure ».

        Lire le document :
         

          La lettre de démission de dix des douze membres du Haut comité aux commémorations nationales



Pourquoi avoir attendu près de deux mois ? L’un des démissionnaires, l’historien et ancien secrétaire d’Etat Jean-Noël Jeanneney, affirme que les membres du Haut Comité ne voulaient rien précipiter, et ont considéré qu’une réunion prévue de longue date leur permettrait de réfléchir et d’agir avec « le recul de la sérénité », car ils estiment que le rôle « des réseaux sociaux et de leur immédiateté » fut prépondérant dans la décision prise par la ministre.

        Lire le compte-rendu :
         

          La référence à Maurras retirée du « Livre des commémorations nationales »



Dans un premier temps, celle-ci avait préfacé le Livre des commémorations nationales 2018, s’adressant ainsi au lecteur de cet ouvrage qui recense les dates marquantes dont l’année en cours est l’occasion de se souvenir : « A vous qui aimez l’histoire de France, à vous qui aimez la voir reprendre vie, je conseille chaleureusement la lecture du Livre des commémorations nationales de 2018. II vous apportera, j’en suis sûre, un grand plaisir et de belles émotions ! »
Débat d’historiens
Mais le 26 janvier, le site Bibliobs note la présence, parmi les événements répertoriés, de la naissance de Charles Maurras, l’écrivain et journaliste antisémite, anti-républicain, qui dirigea L’Action française, et fut condamné en 1945 à la réclusion à perpétuité et à la dégradation nationale pour haute trahison et intelligence avec l’ennemi.

        Lire le point de vue de l’historien Sébastien Ledoux :
         

          Il est difficile d’évoquer Maurras « dans le cadre de commémorations publiques »



Après les protestations d’associations antiracistes, et de celles du délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Dilcra), Frédéric Potier, notant sur Twitter « Commémorer, c’est rendre hommage », la ministre annonce le rappel du livre afin de « lever l’ambiguïté ». Dans Le Monde du 30 janvier, deux membres du Haut Comité, Jean-Noël Jeanneney et Pascal Ory, signent une tribune où ils expliquent : « Commémorer, ce n’est pas célébrer. C’est se souvenir ensemble d’un moment ou d’un destin. » – entraînant un débat d’historiens.

        Lire le point de vue de Pascal Ory et Jean-Noël Jeanneney, historiens :
         

          « Commémorer, ce n’est pas célébrer »



La lettre ouverte adressée à la ministre le 21 mars revient sur cette « distinction essentielle », et rappelle que le Haut Comité, créé en 1974, fut celui des « célébrations nationales » jusqu’en 2011. Date à laquelle la mention, parmi les événements de l’année, des cinquante ans de la mort de Louis-Ferdinand Céline entraîna une controverse, à l’issue de laquelle Frédéric Mitterrand choisit de faire de ce Haut Comité celui des « commémorations nationales ».

        Lire le point de vue du politologue Denis Lacorne :
         

          « Célébrer et commémorer sont synonymes ! »



En prenant acte de la démission des dix membres, Françoise Nyssen souligne pour sa part dans un communiqué que la polémique Maurras « a mis en lumière l’existence d’une ambiguïté persistante dans le débat public entre “célébration”, “commémoration” et “devoir de mémoire” » : « Il a donc été décidé de clarifier le statut, le fonctionnement et les publications du Haut Comité aux commémorations nationales. »
L’écrivaine et académicienne Danièle Sallenave, présidente du Haut Comité (non démissionnaire), est chargée de mener cette réflexion. En attendant, le cent cinquantenaire de la naissance de Maurras sera marqué le 19 avril par la publication chez Bouquins d’un recueil de textes intitulé L’Avenir de l’intelligence.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-15">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ A 63 ans, l’ancien chef de l’Etat jouit toujours d’un capital politique incomparable à droite. Mais sa mise en examen dans l’affaire libyenne est un nouveau coup dur.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 21/03/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Nicolas Sarkozy, une image de parrain de la droite écornée par les affaires

A 63 ans, l’ancien chef de l’Etat jouit toujours d’un capital politique incomparable à droite. Mais sa mise en examen dans l’affaire libyenne est un nouveau coup dur.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 09h24
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            
En apparence, tout repartait comme au bon vieux temps. « Acharnement incompréhensible », « spectacle pour alimenter les médias », ont chargé les grognards Christian Jacob et Nadine Morano en réaction au placement en garde à vue de Nicolas Sarkozy, mardi 20 mars, dans le cadre de l’enquête sur l’affaire libyenne, qui le voit accusé du financement illégal de sa campagne présidentielle de 2007 par le potentat Mouammar Kadhafi.

Comme aux grandes heures du sarkozysme judiciaire – période mêlant exercice ou reconquête du pouvoir et démêlés sur le terrain des affaires –, c’est tout un camp qui s’est levé pour soutenir l’ancien président de la République. Même Alain Juppé, l’adversaire de trente ans, a souhaité « bon courage » à l’ex-chef de l’Etat. Après tout, à 63 ans, le retraité Sarkozy jouit d’un capital politique incomparable à droite. « C’est la valeur refuge, comme l’or pendant la guerre », plaisante régulièrement son ami, le sénateur de Paris Pierre Charon.
Mais l’annonce en début de soirée, mercredi 21 mars, de sa mise en examen pour corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de fonds publics libyens est venue ternir la « sarkolâtrie » qui s’était emparée d’une partie de son camp ces dernières semaines. Comme un mauvais coup donné à l’idole.
Quelque chose était de toute façon déjà grippé au royaume du parti Les Républicains (LR). En théorie, les déboires de Nicolas Sarkozy ne devaient pas représenter un sujet pour la formation de droite. « Nous ne ferons aucune déclaration », assurait son porte-parole, Gilles Platret, trois heures après le placement en garde à vue de M. Sarkozy. « Je ne vois pas de lien avec LR, ajoutait de son côté Fabien Di Filippo, député de Moselle et secrétaire général adjoint du parti. Il ne faut pas exagérer ou interpréter chaque étape d’une procédure, mais laisser chacun travailler et/ou se défendre sereinement. Il ne faudrait...




                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-16">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Il y a peu de chance que la grande grève de 1995 se répète, analyse le philosophe Joël Roman dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« L’addition de mécontentements ne fait pas un “mouvement social” »

Il y a peu de chance que la grande grève de 1995 se répète, analyse le philosophe Joël Roman dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    22.03.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 10h55
    |

Joël Roman (philosophe, membre du comité de rédaction de la revue "Esprit". Il fut l'un des rédacteurs du texte "Pour une réforme de fond de la Séc...







                        



                                


                            
Tribune. Dans la mémoire collective, une grève à la SNCF évoque sans coup férir la grande grève de l’automne 1995, qui paralysa le pays pendant plus d’un mois et permit d’annexer au mouvement tous ceux qui furent empêchés de rejoindre leur travail, sous le nom de « grève par procuration ».

Rappelons le contexte : le premier ministre d’alors, Alain Juppé, proposait un plan de réforme de la Sécurité sociale, flanqué d’un certain nombre d’autres mesures, dont une réforme du régime de retraite des cheminots, qui devait mettre le feu aux poudres. Alors que le « plan Juppé », comme on l’appela, suscita un soutien assez largement répandu, et fut notamment salué par la CFDT, les mesures spécifiques à la SNCF déclenchèrent un mouvement de grève très spectaculaire.
Un certain nombre d’intellectuels et de responsables associatifs s’engagent alors dans un soutien à la réforme de la Sécurité sociale, qu’ils considèrent comme une réforme de fond, qui assure un financement pérenne de celle-ci et en consolide les principes de solidarité ; tandis qu’en réponse, un appel est lancé par d’autres intellectuels autour de Pierre Bourdieu pour soutenir le mouvement de grève, décrit comme un mouvement social dépassant les enjeux strictement corporatistes et mobilisant rien moins que « les acquis les plus universels de la République ».

Au bout d’un mois de conflit dur, la réforme des retraites des cheminots est abandonnée par le gouvernement, tandis que la réforme de la Sécurité sociale est adoptée, et sera conservée et approfondie par la gauche quand elle reviendra au pouvoir avec Lionel Jospin, quelques années plus tard, à l’occasion de la dissolution de l’Assemblée nationale par Jacques Chirac.
« Du conflit de 1995 est restée une fracture profonde à gauche, entre un courant réformiste et un courant “mouvementiste” »
De ce conflit est restée une fracture profonde à gauche, entre un courant réformiste, soucieux avant tout...




                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-17">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ La quasi-totalité de l’opposition, indignée par des propos de la garde des sceaux Nicole Belloubet, a quitté, mercredi, la séance de questions au gouvernement.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 21/03/2018
Découvrir l’application


                        

Le droit d’amendement provoque un incident à l’Assemblée nationale

La quasi-totalité de l’opposition, indignée par des propos de la garde des sceaux Nicole Belloubet, a quitté, mercredi, la séance de questions au gouvernement.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 21h50
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 08h34
    |

            Manon Rescan








                        



   


Le picotement salé des embruns en moins, l’hémicycle de l’Assemblée nationale ressemble parfois à un bord de mer. Une mer d’huile, par temps calme, qui peut rapidement virer à la tempête. Les connaisseurs le savent : le vent tourne vite au-dessus du Palais-Bourbon.
Ce mercredi 21 mars, c’est marée haute. Comme lors de chaque séance de questions au gouvernement, les bancs sont particulièrement fournis, peuplés de députés avides d’entendre les réponses des ministres à leurs interpellations. Nicole Belloubet, garde des sceaux, se présente au micro. Dans sa veste fuchsia, elle va répondre au député Les Républicains (LR) la Manche Philippe Gosselin.

        Lire aussi :
         

                Révision constitutionnelle : le piège du droit d’amendement



« C’est le peuple qui serait bâillonné »
L’élu avait commencé en énumérant les réformes impopulaires et les critiques de son camp à l’égard du gouvernement. « Je devrais vous parler de la hausse de la CSG [contribution sociale généralisée], de l’abandon des territoires ruraux, des 80 km/h », avait-il lancé. Mais il est un sujet de mécontentement propre au Parlement qu’il a préféré aborder : l’avenir du droit d’amendement. Cette question est devenue l’un des points de crispation de la réforme constitutionnelle en cours de rédaction.
Depuis que le premier ministre Edouard Philippe a, dans une première copie, proposé de limiter le dépôt d’amendements en fonction de la taille des groupes, les parlementaires d’opposition s’indignent contre ce qu’ils qualifient d’atteinte au pluralisme. Des doutes existent quant à l’intention de l’exécutif de mettre en place cette disposition, mais tant que la copie définitive de la réforme n’est pas dévoilée, les oppositions disposent toujours de ce bâton pour battre le gouvernement.
« Nous ne pouvons pas accepter que les oppositions soient bâillonnées. C’est le peuple qui serait bâillonné, c’est les Français qui seraient bâillonnés », a donc assené M. Gosselin, sous les applaudissements de ses collègues d’opposition. La semaine précédente déjà, Edouard Philippe avait répondu à une interpellation similaire d’André Chassaigne (Puy-de-Dôme), chef de file des communistes, sans apaiser les inquiétudes de ces derniers.
L’opposition déserte les bancs
« Je ne crois pas que le gouvernement ait pour ambition de bâillonner nos représentants », a rétorqué Nicole Belloubet, ancienne membre du Conseil constitutionnel, à M. Gosselin. Mais il y a un mais. Selon la ministre, si l’amendement « fait partie du droit d’initiative législative des députés », « il faut cesser de confondre la forme, c’est-à-dire le nombre, et le fond c’est-à-dire la qualité ».
En sous-entendant que les députés céderaient au quantitatif, mais surtout en mettant son grain de sel dans les affaires des députés, la garde des sceaux a trouvé la corde à tourner le vent parlementaire. En quelques secondes, accusée d’attenter à la séparation des pouvoirs, elle a provoqué le retrait de la marée, l’opposition désertant les bancs en signe de protestation.

   


En ce type de circonstances, le flot mène inévitablement les députés dans un même endroit. La salle des Quatre-Colonnes, lieu de rencontre des politiques et des journalistes, se peuple alors de présidents de groupes et de « gros » mots. « Déni de démocratie » (André Chassaigne). « C’est insupportable » (Olivier Faure, Nouvelle Gauche). « Mépris du gouvernement à l’égard de la démocratie » (Marine Le Pen, Front national). « Une incroyable agression » (Jean-Luc Mélenchon, La France insoumise).
La leçon d’histoire de Mélenchon
Richard Ferrand, chef de file de la majorité à l’Assemblée nationale, n’y voyant, lui, que « quelques potaches qui ont simplement voulu faire un incident pour faire parler d’eux ». Pour lui, la phrase de la ministre « est peut-être maladroite, mais c’est tellement vrai ». Elle a surtout ajouté de l’huile sur le feu auprès de parlementaires déjà remontés contre le gouvernement.
Quelques minutes plus tard, les travaux reprenaient normalement après quelques brefs rappels au règlement. M. Mélenchon a pour sa part pointé que, sous la IIIe République, un ministre avait démissionné pour avoir simplement applaudi un parlementaire. « A l’époque, on avait les nerfs très fragiles », a lancé le député des Bouches-du-Rhône dans une enceinte qui avait retrouvé une activité normale. Le calme avant la prochaine tempête.

        Lire aussi :
         

                Le gouvernement veut restreindre le droit d’amendement des parlementaires






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-18">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ L’ex-chef de l’Etat, poursuivi pour corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de détournements de fonds publics libyens, dénonce une « manipulation ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 21/03/2018
Découvrir l’application


                        

Financement libyen de la campagne de 2007 : Nicolas Sarkozy est mis en examen

L’ex-chef de l’Etat, poursuivi pour corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de détournements de fonds publics libyens, dénonce une « manipulation ».



Le Monde
 |    21.03.2018 à 19h50
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 16h22
   





                        



A l’issue de deux jours de garde à vue, l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, a été mis en examen, mercredi 21 mars, des chefs de corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de détournements de fonds publics libyens, selon les informations du Monde. Il a été placé sous contrôle judiciaire.

        Lire aussi :
         

                Les dix affaires dans lesquelles Nicolas Sarkozy est cité ou mis en cause



L’ancien chef de l’Etat avait été mis en garde à vue mardi en début de journée et entendu dans des locaux de la police judiciaire. Sa garde à vue s’est achevée en fin de journée mercredi. Alors qu’une information judiciaire avait été ouverte en avril 2013, M. Sarkozy était entendu pour la première fois dans cette enquête. L’un des juges d’instruction chargés du dossier, Serge Tournaire, l’avait déjà renvoyé devant le tribunal dans l’affaire Bygmalion, qui concerne sa campagne de 2012.
Le député européen Les Républicains (LR) Brice Hortefeux, ancien ministre de l’intérieur de Nicolas Sarkozy (2007-2012), a également été interrogé mardi toute la journée sous le statut de suspect libre.
5 millions d’euros en liquide
L’affaire avait été révélée en mai 2012 par le site Mediapart, qui avait publié un document libyen faisant état d’un financement par la Libye de la campagne de 2007 de M. Sarkozy. Depuis, les investigations ont considérablement avancé, notamment grâce à certains témoins-clés. En novembre 2016, l’intermédiaire Ziad Takieddine avait ainsi affirmé avoir transporté 5 millions d’euros en liquide de Tripoli à Paris entre la fin de 2006 et le début de 2007 pour les remettre à Claude Guéant, puis à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur.

        Lire aussi :
         

                Financement libyen : ce que Ziad Takieddine a dit aux juges



Les propos de M. Takieddine venaient confirmer ceux tenus, le 20 septembre 2012, par Abdallah Senoussi, l’ancien directeur du renseignement militaire du régime Kadhafi devant le procureur général du Conseil national de transition libyen. Les carnets d’un ancien ministre du pétrole libyen – Choukri Ghanem, mort en 2012 dans des circonstances encore troubles – récupérés par la justice française, mentionnaient également l’existence de ces versements. M. Takieddine a, depuis, été mis en examen pour « complicité de corruption d’agent public étranger » et pour « complicité de détournements de fonds publics en Libye ».
Opérations suspectes
Mais le dossier est tentaculaire et les enquêteurs doivent remonter la piste de nombreux flux financiers impliquant plusieurs protagonistes. Pour l’heure, ils pensent avoir remonté une piste de l’argent libyen à travers l’intermédiaire Alexandre Djouhri, alors proche de Bechir Saleh – ancien grand argentier de Kadhafi et homme des relations avec la France, récemment blessé par balle lors d’une agression à Johannesburg (Afrique du Sud) –, et de Claude Guéant. Ancien secrétaire général de l’Elysée de Nicolas Sarkozy, ce dernier a été mis en examen pour « faux et usage de faux » et pour « blanchiment de fraude fiscale ».

        Lire aussi :
         

                Les réseaux africains de « Monsieur Alexandre » Djouhri



De nouvelles preuves ont-elles été rassemblées pas les enquêteurs qui permettraient une mise en cause directe de M. Sarkozy ? Selon les informations du Monde, plusieurs anciens dignitaires du régime Kadhafi auraient livré de nouveaux éléments confirmant les soupçons de financement illicites. Depuis plusieurs semaines, la justice française dispose, en outre, de nombreux documents saisis lors d’une perquisition menée en 2015 au domicile suisse d’Alexandre Djouhri. Jusqu’ici, Nicolas Sarkozy a toujours contesté les accusations de financement illicite de sa campagne de 2007.

Nicolas Sarkozy : « Je vis l’enfer de cette calomnie »
Nicolas Sarkozy a dénoncé mercredi 21 mars lors de sa garde à vue une « manipulation », selon ses déclarations aux juges, que Le Figaro publie jeudi sur son site Internet. L’ancien président de la République dit être « accusé sans aucune preuve matérielle » par les déclarations de Mouammar Kadhafi et de ses proches. L’intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine l’accuse également sans preuves, avance aussi Nicolas Sarkozy, faisant valoir le « passé lourdement chargé » de l’intermédiaire franco-libanais et soulignant qu’« il est avéré à de multiples reprises qu’il a touché de l’argent de l’État libyen ». 
« Les faits dont on me suspecte sont graves, j’en ai conscience. Mais si comme je ne cesse de le proclamer avec la plus totale constance et la plus grande énergie, si c’est une manipulation du dictateur Kadhafi ou de sa bande, ou de ses affidés, dont Takieddine fait à l’évidence partie, alors je demande aux magistrats que vous êtes de mesurer la profondeur, la gravité, la violence de l’injustice qui me serait faite », a également déclaré l’ancien président devant les juges.
« Depuis le 11 mars 2011, je vis l’enfer de cette calomnie (…). J’ai d’ores et déjà payé un lourd tribut à cette campagne rarement égalée de boue, de calomnies et d’insanités »
A l’issue de sa déclaration, Nicolas Sarkozy demande aux juges de retenir, « comme la loi vous en donne la possibilité », un autre statut que celui de mis en examen, celui de témoin assisté.





                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-19">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Dans son rapport annuel, la Commission nationale consultative des droits de l’homme relève que les signalements d’injures et de diffamations ont plus que doublé en 2017.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤                     
                                                

Racisme sur Internet : les plaintes ont doublé en un an

Dans son rapport annuel, la Commission nationale consultative des droits de l’homme relève que les signalements d’injures et de diffamations ont plus que doublé en 2017.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 19h28
    |

            Mathilde Damgé








                        


S’attaquer à la diffusion des contenus haineux et racistes sur Internet, c’est l’un des axes principaux du plan annoncé lundi 19 mars par le premier ministre. C’est aussi l’une des recommandations du rapport annuel de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) qu’Edouard Philippe reçoit officiellement mercredi 21 mars.
Dans ce rapport, qui compile les données de plusieurs instances, notamment la Plate-forme d’harmonisation, d’analyse, de recoupement et d’orientation des signalements (Pharos), la Commission observe elle aussi « un glissement des discours de haine des anciens supports (tracts, courriers, etc.) vers Internet ».
« La virulence et le déferlement des discours de haine dans l’espace virtuel confirment la place d’Internet comme média de choix pour les auteurs de tels discours, dans la mesure où il permet l’immédiateté tout en préservant un certain anonymat. »
Selon les données de la plate-forme, qui dépend du ministère de l’intérieur, les signalements de discriminations ont certes baissé en 2017 par rapport à 2016, année d’événements terroristes (Magnanville, Nice, Saint-Etienne-du-Rouvray). Mais, dans le détail, les injures et diffamations, qui s’adressent directement à une personne, contrairement à la provocation à la haine, ont plus que doublé (+ 108,5 %) en termes de contenus recoupés.
Ces derniers sont passés par le tamis de la cellule de policiers et gendarmes qui reçoivent, lisent, analysent, recoupent et stockent des centaines de milliers de signalements dans une base de données, pour ensuite générer des investigations plus techniques qui permettent d’identifier l’hébergeur, l’éditeur et ensuite l’auteur.


	#container_15215362414{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15215362414{
		height:650px;
	}
	#container_15215362414 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15215362414 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15215362414.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15215362414.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15215362414 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Internet : les injures et diffamations xénophobes ou discriminatoires ont presque doublé en 2017
L'ensemble des signalements est en baisse après deux années exceptionnelles marquées par les attentats. La plus forte proportion de signalements concerne, comme les années précédentes, les provocations à la haine et la discrimination raciale, ethnique ou religieuse (discours antisémites, antimusulmans, antiarabes, antichrétiens...). 

Source : CNCDH



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15215362414",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "column",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} ",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:"normal",
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:"Nombre de contenus recoupés chaque année"
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["2014","2015","2016","2017"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Provocation à la haine et la discrimination raciale, ethnique ou religieuse",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        4018
      ],
      [
        "",
        11040
      ],
      [
        "",
        6938
      ],
      [
        "",
        4409
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Provocation à la haine et la discrimination en raison d’orientations sexuelles",
    "color": "#FFc832",
    "data": [
      [
        "",
        578
      ],
      [
        "",
        578
      ],
      [
        "",
        633
      ],
      [
        "",
        420
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Injures et diffamations xénophobes ou discriminatoires",
    "color": "#ff3232",
    "data": [
      [
        "",
        1594
      ],
      [
        "",
        2497
      ],
      [
        "",
        1692
      ],
      [
        "",
        3528
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Provocation à la haine et la discrimination en raison d’un handicap",
    "color": "#F19300",
    "data": [
      [
        "",
        43
      ],
      [
        "",
        36
      ],
      [
        "",
        46
      ],
      [
        "",
        29
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Apologie et contestation de crime de guerre ou contre l'humanité",
    "color": "#28beaa",
    "data": [
      [
        "",
        202
      ],
      [
        "",
        490
      ],
      [
        "",
        445
      ],
      [
        "",
        365
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " contenus recoupés",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Problème : on ne sait pas ce qu’il est advenu de ces signalements (demandes de blocage, de référencement, de retrait…), le ministère de l’intérieur n’ayant pas communiqué ces données. En outre, la Commission regrette que les délais de traitement des signalements de propos haineux soient encore trop longs (près d’un an), les signalements liés aux questions de terrorisme et de radicalisation étant traités en priorité.
Le gouvernement a d’ores et déjà annoncé qu’il prévoyait de renforcer les effectifs de Pharos. Sur les 18 policiers et 7 gendarmes qui la composent, seuls 4 enquêteurs s’occupent spécifiquement des discriminations sur le Web.
La part du « chiffre noir »
3 % de plaintes pour les injures racistes
En France, plusieurs lois permettent de lutter contre le racisme sur Internet, mais trois grands obstacles s’y opposent. Le premier tient à l’autocensure : selon l’enquête de victimation de l’Insee, le taux de plainte est estimé à 3 % pour les injures racistes et à 17 % en cas de menaces (30 % en cas de violences). Le « chiffre noir », ces faits infractionnels non rapportés, s’expliquerait par « le double effet d’une accoutumance à une forme de “racisme du quotidien” et du déplacement du curseur dans la perception de la gravité d’un acte dans le contexte de la vague d’attentats qui a frappé le pays à partir de 2015 ».
Autre frein à la lutte contre les contenus haineux : même si la loi de 2004 encadrant l’activité des opérateurs et plates-formes numériques est claire, ces derniers « ne rendent pas suffisamment compte des moyens qu’[ils] consacrent à la lutte contre les contenus illicites sur le Web », estime la CNCDH.
Deux campagnes de tests ont été mises en place par l’Union européenne pour évaluer le degré de coopération et de réactivité des réseaux sociaux en matière de modération des contenus incitant à la haine : certes 66,5 % des notifications sur Facebook ont entraîné la suppression du contenu… mais seulement 37,4 % pour Twitter.
Enfin, dernier obstacle, les enquêtes en matière de discriminations se heurtent souvent à l’hébergement des contenus illicites aux Etats-Unis où ils sont protégés par le 1er amendement de la Constitution américaine, qui définit une conception extensive de la liberté d’expression.
Internet comme outil de « cosmopolitisme »
La CNCDH reconnaît toutefois qu’Internet n’est qu’un outil et que son usage participe aussi à un plus haut « degré de cosmopolitisme et d’ouverture au monde ». Elle l’intègre d’ailleurs dans sa méthodologie pour établir son propre indice de tolérance à l’altérité.
Ce dernier mesure la perméabilité de la société aux opinions racistes, antisémites et xénophobes, grâce à une batterie de questions posées par sondage. Il en ressort que « l’intolérance augmente avec l’âge, elle diminue avec le niveau d’études et le niveau d’ouverture au monde, mesuré par un indicateur de “cosmopolitisme” croisant usages d’Internet, fréquence des voyages et séjours à l’étranger ».
Si l’indice général de tolérance de la CNCDH est en hausse cette année, c’est notamment grâce au renouvellement des générations, chaque nouvelle cohorte interrogée ayant grandi dans un environnement plus éduqué et mondialisé que l’année précédente. In fine, les effets de ces variables se cumulent, affirme la Commission :
« Les nouvelles générations nées après-guerre, plus instruites, marquées par les valeurs permissives des mouvements des années 1960 et par la mondialisation, ont sur toutes nos échelles de préjugés des notes plus basses. »
Si la norme sociale antiraciste s’est imposée en France (la majorité de la population condamne par principe le racisme), les préjugés racistes eux sont loin d’avoir disparu.
« Le racisme, construction sociale qui fonctionne comme une division entre un “eux” et un “nous”, se renouvelle sans cesse autant dans sa nature que dans ses cibles et ses modes d’expression. » 
Evolution dont les réseaux sociaux, les forums et les sites Web ne sont que la partie émergée.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-20">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Saisis par plus de soixante députés de gauche, les sages ont censuré cinq mesures secondaires de la loi de ratification des ordonnances réformant le code du travail.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤                     
                                                

Loi travail : le Conseil constitutionnel valide l’essentiel de la réforme par ordonnances

Saisis par plus de soixante députés de gauche, les sages ont censuré cinq mesures secondaires de la loi de ratification des ordonnances réformant le code du travail.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 19h02
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 11h37
    |

            Bertrand Bissuel








                        



   


Réforme majeure du quinquennat d’Emmanuel Macron, la réécriture du code du travail entre dans une phase décisive : celle de son inscription dans le marbre de la loi. Mercredi 21 mars, le Conseil constitutionnel a validé la quasi-totalité du texte ratifiant les ordonnances qui avaient été prises en septembre 2017 pour refondre les règles régissant les relations entre salariés et employeurs. Jusqu’à présent, les ordonnances en question n’avaient qu’une valeur réglementaire ; elles montent d’un cran dans la hiérarchie des normes et auront désormais la force de mesures législatives. Ainsi s’achève un cycle, engagé depuis dix mois, puisque l’exécutif avait ouvert ce dossier à la fin mai 2017, en lançant une concertation avec les partenaires sociaux.

        Lire aussi :
         

                Droit du travail : la loi d’habilitation à légiférer par ordonnances validée par le Conseil constitutionnel



La principale disposition retoquée par le Conseil constitutionnel porte sur la situation où l’élection de certains salariés dans une instance représentative du personnel (IRP) est annulée, du fait du non-respect des règles « tendant à une [présence] équilibrée des hommes et des femmes » : dans ce cas de figure, la loi de ratification des ordonnances autorisait les patrons à ne pas organiser de scrutin partiel pour pourvoir les sièges vacants. Le Conseil a estimé que cette dérogation risquait de porter atteinte au « fonctionnement normal » des IRP et remettait en cause « le principe de participation des travailleurs » ; il l’a, par conséquent, censurée.
Une décision dont « [se] félicite » Véronique Descacq, la numéro de deux de la CFDT, car l’article incriminé tournait le dos à la volonté de promouvoir la parité parmi les élus du personnel.
Accord de « performance collective »
En revanche, plusieurs dispositions, critiquées par la centrale cédétiste ou par d’autres confédérations syndicales, subsistent, après avoir été introduites dans la dernière ligne droite – à un moment où l’attention accordée à cette réforme avait très nettement baissé. Parmi ces mesures ajoutées in extremis, au grand dam des syndicats, l’une concerne les réseaux de franchise – ces ensembles formées par plusieurs entreprises où l’une (le « franchiseur ») donne le droit à d’autres (les « franchisés ») d’utiliser son nom commercial, moyennant monnaie sonnante et trébuchante. Dans ce secteur, la loi El Khomri avait créé une instance de dialogue social – ce qui avait fortement mécontenté les fédérations patronales du monde de la distribution. Leur lobbying a fini par porter ses fruits : l’instance en question a été supprimée durant les débats sur la loi de ratification, à la faveur d’un amendement sénatorial.

        Lire aussi :
         

                Code du travail : recours des députés de gauche devant le Conseil constitutionnel



Une initiative condamnée par Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, et par les leadeurs d’autres centrales syndicales, la jugeant contraire à l’un des objectifs affichés dans l’intitulé même des ordonnances : le renforcement du dialogue social. Muriel Pénicaud, la ministre du travail, l’a, elle-même, regrettée, le 6 février, devant les députés : « Nous devrons (…) travailler avec la profession à trouver une solution satisfaisante, alors que des négociations avaient été engagées par les partenaires sociaux du secteur », a-t-elle indiqué.
Problème de consentement
Une autre mesure déplaît au plus haut point à plusieurs organisations de salariés : elle s’applique dans les entreprises où a été signé un accord dit de « performance collective » pour améliorer leur compétitivité. De tels « deals » peuvent modifier les conventions de forfaits jours – un dispositif dans lequel le temps de travail de certaines catégories de personnel (les cadres, en particulier) est comptabilisé en jours et non pas en heures ; dans cette hypothèse, le patron n’aura pas à recueillir le consentement de son salarié, si celui-ci est déjà au forfait jours. « Imposer de nouvelles règles sans demander l’avis de la personne est complètement inadmissible, confie Gilles Lecuelle (CFE-CGC). Nous sommes contre. »
« Ça signifie que l’on peut augmenter le nombre de jours travaillés dans une année, renchérit Didier Porte (Force ouvrière). Ce n’est quand même pas normal. Et c’est aussi une façon de faire prévaloir les accords collectifs sur le contrat de travail, alors que celui-ci est le dernier rempart protégeant les droits des salariés. »
Les ordonnances ayant été publiées en septembre 2017, elles commencent à produire leurs effets, notamment en matière de fusion des IRP. « Nous sommes déjà dans la mise en œuvre, avec nos équipes », explique Mme Descacq. Et certaines remontées du terrain ne sont guère encourageantes, selon elle : dans bon nombre d’entreprises, les directions abordent la simplification des instances uniquement sous l’angle des « économies » et de « la diminution du nombre d’élus et de réunions » qu’elle induit. « Le gouvernement tablait sur une revitalisation de la négociation collective avec cette réforme, rappelle la numéro deux de la CFDT. Pour le moment, on n’en voit guère la trace. »



                            


                        

                        

