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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ L’équipe américaine du MIT CSAIL a conçu SoFi, un poisson-robot, qui peut nager et descendre au fond des mers.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ A Montauban, l’application « Actif » vise à mieux quantifier et géolocaliser les ressources des entreprises afin de leur permettre de les échanger ou de les mutualiser.
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Les déchets des entreprises, nouvelle matière première

A Montauban, l’application « Actif » vise à mieux quantifier et géolocaliser les ressources des entreprises afin de leur permettre de les échanger ou de les mutualiser.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 14h31
    |

            Rémi Barroux








                        



                                


                            

C’est à Montauban (Tarn-et-Garonne), à la chambre de commerce et d’industrie (CCI), que l’idée est née, il y a une dizaine d’années : créer un outil, une application, pour quantifier et géolocaliser les ressources des entreprises et leur permettre de les échanger ou de les mutualiser. Les déchets et résidus de production des uns deviennent alors les ressources des autres. « N’allez pas chercher loin ce qui, peut-être, existe près de chez vous », résume l’un des concepteurs, Olivier Aspe, responsable de l’espace « entreprises et réseaux » à la CCI. Ce projet, soutenu par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et baptisé « Actif », commence à être diffusé sur l’ensemble du territoire.
Pour bien comprendre, prenons l’exemple d’un bassin économique où se situent une entreprise utilisant des cagettes en bois, une menuiserie, un fabricant de jeux d’extérieur en bois et un projet de chaufferie au bois. Grâce à cette application, le porteur du projet aura une donnée quantifiée, le nombre de tonnes de déchets de bois disponibles à une échéance précise, et saura si son projet est viable. « Cette maîtrise permet de lutter contre les pollutions, le gâchis, et d’aider les entreprises engagées dans une démarche environnementale », plaide M. Aspe.

Les PME en profitent le plus
L’application est utilisée par 3 000 entreprises, dont 27,2 % dans les Pays de la Loire, 19 % en Occitanie, 11,5 % dans les Hauts-de-France, 11,4 % en Nouvelle-Aquitaine… Un quart appartient au secteur du commerce et du tourisme, 15 % à l’agroalimentaire, 10 % à la métallurgie, 6 % au secteur « papier, carton, bois ». Les données collectées par la CCI de Montauban montrent aussi que ce sont des petites et moyennes entreprises qui en profitent le plus : 64 % d’entre elles comptent moins de 50 salariés.
La saisie des données est réalisée par les différentes entreprises. Elles sont ensuite quantifiées, géolocalisées, puis la mise...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Un collectif de maires, dont Anne Hidalgo (Paris) et Alain Juppé (Bordeaux), regrette dans une tribune au « Monde » que l’essentiel des leviers de la politique de l’énergie reste aux mains de l’Etat ou d’opérateurs nationaux en situation de monopole.
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Anne Hidalgo et Alain Juppé : « L’efficacité et la transition énergétique dépendent d’abord de l’initiative locale »

Un collectif de maires, dont Anne Hidalgo (Paris) et Alain Juppé (Bordeaux), regrette dans une tribune au « Monde » que l’essentiel des leviers de la politique de l’énergie reste aux mains de l’Etat ou d’opérateurs nationaux en situation de monopole.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 18h39
   





                        



                                


                            
Tribune. Alors que s’ouvre le débat public pour la programmation pluriannuelle de l’énergie et que la Commission européenne va publier sa feuille de route « Climat et Energie EU 2025 », nous appelons au fléchage vers les collectivités d’une partie de la hausse de la contribution climat énergie et à l’adoption d’une loi d’orientation pour la décentralisation de la politique énergétique. L’efficacité de notre action, son acceptation sociale et la cohésion des territoires en dépendent.
sur le terrain, tout démontre que l’approche technique et centralisée a atteint ses limites
En 2015, l’accord de Paris et la loi pour la transition énergétique nous ont donné le chemin à suivre pour limiter la hausse des températures à moins de 2 °C et, dans l’idéal, à moins d’1,5 °C d’ici à 2100. L’atteinte de ces objectifs dépend très largement des politiques territoriales.
Or, en matière de politique énergétique, l’essentiel des leviers reste aux mains de l’Etat ou d’opérateurs nationaux en situation de monopole. Pourtant, sur le terrain, tout démontre que l’approche technique et centralisée a atteint ses limites : les infrastructures de production d’énergies renouvelables peinent à se mettre en place, les rénovations énergétiques ambitieuses sont rares et le véhicule individuel, avec moins de deux personnes à bord, reste le mode de déplacement dominant. Pour y remédier, il faut faire évoluer la gouvernance du système énergétique vers davantage de décentralisation et de démocratie locale.
Construire une autre façon de vivre
Le fléchage vers les collectivités d’une partie de la hausse de la contribution climat énergie, défendue aujourd’hui par la plupart des associations de collectivités, des ONG et des fédérations professionnelles, est indispensable. La mise en œuvre de l’accord de Paris à l’échelle de chaque territoire doit mobiliser près de 300 euros par habitant et par an. Affecter 5 % des 8 milliards de recettes de la contribution climat pour...




                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-4">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Une estimation de l’ONU et de l’Union européenne publiée jeudi montre une hausse sensible du nombre femmes et d’hommes victimes de l’insécurié alimentaire.
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124 millions de personnes touchées par la crise alimentaire en 2017

Une estimation de l’ONU et de l’Union européenne publiée jeudi montre une hausse sensible du nombre femmes et d’hommes victimes de l’insécurié alimentaire.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 11h45
   





                        


Les conflits et la sécheresse ont engendré un pic de famine au cours des derniers mois. Une estimation de Organisation des Nations unies (ONU) et de l’Union européenne, publiée jeudi 22 mars, montre une hausse sensible du nombre de personnes jugées à la merci d’une famine. Cent vingt-quatre millions de personnes étaient concernées en 2017, contre 108 millions en 2016 et 80 millions en 2015, selon le Rapport mondial sur les crises alimentaires 2018. Soit + 15 % en un an et + 55 % en deux ans.
Parmi les pays les plus touchés par une situation « aiguë », on trouve des pays engagés dans des conflits ou en situation de « grave insécurité », comme « le Yémen, le nord du Nigeria, la RD Congo [République démocratique du Congo], le Soudan du Sud et le Myanmar [Birmanie] », relève le rapport.
Par ailleurs, en Afrique orientale et australe, la « sécheresse persistante a également joué un rôle majeur, soulignent les auteurs, entraînant des réductions importantes des récoltes dans des pays déjà confrontés à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire ».
Le Yémen, pays le plus gravement touché
Les conflits et l’insécurité resteront « probablement les principales causes de crise alimentaire » en 2018 touchant l’Afghanistan, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, le nord-est du Nigeria, la région du lac Tchad, le Soudan du Sud, la Syrie et le Yémen, ainsi que la Libye, et le Sahel central (Mali et Niger).
Selon le document, le Yémen continuera d’être « le pays confronté à la plus grande crise alimentaire au niveau mondial ». La situation devrait même « se détériorer », en raison « de l’accès restreint, de l’effondrement économique et des épidémies ».

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                Famine en Afrique et au Yémen : « Mourir de faim aujourd’hui, c’est mourir des conséquences de la guerre »



En Afrique, l’impact de la sécheresse sur les cultures vivrières et le bétail augmentera aussi l’insécurité alimentaire dans les zones pastorales de la Somalie, le sud-est de l’Ethiopie, l’est du Kenya, ainsi que dans certains pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel, tels le Sénégal, le Tchad, le Niger, le Mali, la Mauritanie, et le Burkina Faso.
« Nous avons une obligation morale de faire mieux »
Seul répit, en Afrique australe une amélioration est prévue grâce à l’augmentation de la production céréalière en 2017 et à la baisse des prix des denrées alimentaires.
« Nous avons une obligation morale de faire mieux, et nous avons les outils et le savoir pour y parvenir. Nous devons briser les murs qui séparent depuis trop longtemps les acteurs de l’aide humanitaire et ceux du développement », affirme Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, cité dans le rapport.

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                Conflits et climat : pourquoi les famines sont de retour






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ L’institution française ne fait pas partie des signataires du dernier rapport du Conseil des académies des sciences européennes portant sur les événements extrêmes et leur lien éventuel avec le réchauffement.
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Nouveau couac sur le climat à l’Académie des sciences

L’institution française ne fait pas partie des signataires du dernier rapport du Conseil des académies des sciences européennes portant sur les événements extrêmes et leur lien éventuel avec le réchauffement.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 11h21
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 12h34
    |

            Stéphane Foucart








                        



   


L’Académie des sciences française cultive-t-elle toujours, sur la question climatique, sa singularité ? Au cours de la dernière décennie, à rebours de toutes les expertises internationales, la vénérable institution a fréquemment fait montre d’une certaine réticence à accepter le consensus scientifique sur l’attribution aux activités humaines du changement climatique en cours.
Si la question se pose à nouveau, c’est que le dernier rapport du Conseil des académies des sciences européennes (European Academies Science Advisory Council, Easac), rendu public mercredi 21 mars et portant sur les événements extrêmes et leur lien éventuel avec le réchauffement, mentionne comme signataires toutes les académies des Etats membres de l’Union… sauf l’Académie des sciences française.
Le texte en question est une simple mise à jour d’une dizaine de pages du rapport publié en 2013. Il confirme essentiellement la tendance à la hausse de catastrophes (inondations, tempêtes, feux de forêts, etc.) potentiellement aggravées par le réchauffement, et leurs dégâts…
Un simple « oubli »
A l’Easac, on ne souhaite pas commenter l’absence de l’institution française parmi les signataires. « Il semble que les experts français aient exigé des niveaux de preuve très élevés à l’appui de certaines formulations du rapport, dit-on toutefois de source proche des experts commis par l’institution européenne. Du coup, ils n’ont pas souhaité l’endosser. »
L’Académie des sciences dément pourtant tout désaccord. Interrogé la veille de la publication du texte, un responsable de l’institution scientifique évoquait un simple « oubli ». Mercredi au matin, la société savante française demandait in fine au secrétariat de l’Easac, que son nom soit ajouté à la publication.
Trop tard en tout cas pour amender le fichier déjà diffusé sous embargo. « Nous n’avions pas de réticences sur ce texte, sinon qu’il n’apportait pas grand-chose au rapport initial de 2013, dit-on quai de Conti, à Paris. Il semble simplement que nous ayons eu des soucis de réactivité et d’organisation. » Ou le réveil de vieux démons climatosceptiques ?



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Cinq compagnies sont accusées d’avoir caché les risques liés à la combustion des hydrocarbures.
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Climat : San Francisco attaque les géants du pétrole

Cinq compagnies sont accusées d’avoir caché les risques liés à la combustion des hydrocarbures.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 10h51
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 10h52
    |

            Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)








                        



                                


                            

Comme pour un bon spectacle, la salle était pleine à craquer. Militants écologistes, journalistes, avocats en complet-veston, et tout le gratin des associations de défense de l’environnement se serraient, mercredi 21 mars, dans la salle 8 du palais de justice de San Francisco. A l’affiche, non pas encore un procès, a souligné le juge fédéral William Alsup, qui arborait pour l’occasion une cravate aux motifs de planétarium. Mais une séance pédagogique (« tutorial ») comme le magistrat en réclame parfois quand il est saisi de différends entre les entreprises technologiques. 
Saisi de la plainte déposée par les villes de San Francisco et Oakland contre cinq compagnies pétrolières, le juge Alsup avait ordonné aux parties de faire son « éducation » en lui présentant « les meilleures informations scientifiques disponibles actuellement sur le réchauffement climatique ». Il leur avait adressé huit questions auxquelles elles devaient répondre en cinq heures – par exemple : « Qu’est-ce qui a causé les différentes ères glaciaires ? » –, l’idée étant de rechercher d’éventuelles zones de consensus.
« Ces scientifiques sont brillants »
Les deux localités californiennes ont porté plainte le 20 septembre 2017 en vertu de la loi sur les nuisances publiques. Elles accusent les cinq compagnies (Chevron, ExxonMobil, ConocoPhillips, BP et Royal Dutch Shell) d’avoir caché qu’elles savaient depuis longtemps que la combustion des hydrocarbures présente de sérieux risques pour le climat, et d’avoir monté des campagnes pour discréditer la recherche sur le rôle de l’activité humaine dans le réchauffement. Elles réclament que ces entreprises soient condamnées à financer les coûts d’infrastructures encourus du fait de l’augmentation du niveau de la mer, un geste qui rappelle les poursuites intentées il y a vingt ans à l’industrie du tabac. La ville de New York et six autres collectivités de Californie ont intenté des poursuites...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Analyse. A l’occasion de la journée mondiale de l’eau, la journaliste du « Monde » Martine Valo revient sur le rapport de l’ONU-eau qui prône le développement des solutions fondées sur la nature pour préserver cette précieuse ressource.
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Crise de l’eau : la nature à la rescousse

Analyse. A l’occasion de la journée mondiale de l’eau, la journaliste du « Monde » Martine Valo revient sur le rapport de l’ONU-eau qui prône le développement des solutions fondées sur la nature pour préserver cette précieuse ressource.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 10h30
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 12h13
    |

            Martine Valo








                        



                                


                            
Analyse. La nature a mauvaise réputation. Ou du moins, elle n’a pas droit à une considération à la hauteur des services qu’elle rend. L’eau, par exemple, dont on célèbre la journée mondiale le 22 mars : qui mesure à quel point les écosystèmes sont capables de l’absorber, la filtrer, la stocker ? Peu de monde, mais l’ONU-eau – le programme mondial des Nations unies pour l’évaluation de la précieuse ressource – espère changer les regards des décideurs.
La pollution des rivières s’aggrave à une vitesse vertigineuse et alimenter certaines grandes villes tend à devenir une gageure
Son rapport mondial 2018 (lien vers PDF), consacré aux « Solutions fondées sur la nature pour la gestion de l’eau », vient d’être présenté au 8e Forum mondial de l’eau, qui se tient jusqu’au 23 mars à Brasilia. A cette rencontre organisée tous les trois ans à l’initiative du Conseil mondial de l’eau étaient attendus une dizaine de chefs d’Etat, plus d’une centaine de ministres, parlementaires, maires de grandes villes et cinq fois plus de représentants des industriels du secteur ; plus une poignée d’ONG pour faire bonne mesure.
Potabilisation, dessalement, distribution, irrigation, barrages ou réservoirs : au Brésil, il aura beaucoup été question de financements – fatalement jugés insuffisants – d’un secteur où la demande explose. Or rapporte l’ONU-eau, sur les investissements colossaux pour l’eau et l’assainissement, le soutien aux solutions fondées sur la nature ne dépasse pas 1 % du total, en comptant très large. Et prévient qu’à ce rythme-là « la sécurité hydrique ne sera pas atteinte ». Impossible de s’en tenir au statu quo et de miser uniquement sur l’industrie et ses « solutions grises » – canalisations, usines de traitement, infrastructures artificielles –, quand la pollution des rivières s’aggrave à une vitesse vertigineuse et qu’alimenter certaines grandes villes tend à devenir une gageure.
« Eaux fossiles »
La consommation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Le projet de fusion doit encore obtenir le feu vert des autorités américaines. Après l’opération, le nouveau géant jouera un rôle majeur sur l’ensemble de la chaîne de valeur agricole mondiale.
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Article sélectionné dans La Matinale du 21/03/2018
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Bruxelles donne son feu vert au controversé mariage Bayer-Monsanto

Le projet de fusion doit encore obtenir le feu vert des autorités américaines. Après l’opération, le nouveau géant jouera un rôle majeur sur l’ensemble de la chaîne de valeur agricole mondiale.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 09h25
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        


C’est un des projets de fusion les plus controversés qui a été avalisé, mercredi 21 mars, par la Commission européenne. Bruxelles a autorisé, sous d’importantes réserves, le principe du mariage entre le groupe allemand Bayer et l’américain Monsanto.
C’est une victoire d’étape majeure pour l’agrochimiste allemand, qui ambitionne de devenir le leader mondial des semences et des pesticides. Il doit toutefois encore obtenir le feu vert des autorités américaines. Après l’opération, qui coûtera à Bayer 51 milliards d’euros, le nouveau géant jouera un rôle majeur sur l’ensemble de la chaîne de valeur agricole mondiale, y compris dans la gestion des récoltes.
Bruxelles impose aux deux groupes, en particulier à Bayer, d’abandonner des parts importantes de leurs activités. « Nous avons autorisé le projet de rachat de Monsanto par Bayer parce que les mesures correctives proposées par les parties, qui dépassent largement les 6 milliards d’euros, répondent pleinement à nos préoccupations », a déclaré, mercredi matin à Bruxelles, la commissaire à la concurrence Margrethe Vestager, qui redoutait les effets de la concentration sur « la concurrence et l’innovation sur les marchés des semences, des pesticides et de l’agriculture numérique ».
Un nouveau leader mondial de l’agrochimie
Bayer doit ainsi céder presque toutes ses activités dans le domaine agronomique, sur lequel il est présent depuis des décennies. Dans le détail, il s’agit de la quasi-totalité de son département semences, y compris son organisation de recherche et développement ; certains de ses pesticides ; ainsi qu’une licence sur une copie de son offre actuelle et de ses produits en cours de développement en matière d’agriculture numérique. Cette dernière repose sur l’utilisation fine des données climatiques et hydrographiques afin de gérer au plus juste la consommation d’eau et de pesticides dans les plantations.
Sans les cessions imposées, les deux groupes auraient bénéficié d’une position jugée trop dominante sur certains secteurs clés : les semences de grande culture comme le colza, le coton, ou encore le soja et le blé, « qui revêtent une importance à l’échelle mondiale » ainsi que sur certaines semences potagères.
Sur les pesticides, Bruxelles a tenu à ce que soit maintenue « la course pour trouver des produits concurrents au glyphosate », actuellement le biocide le plus vendu dans le monde, très critiqué pour ses effets jugés nocifs sur l’environnement et la santé des êtres humains. Sur l’agriculture numérique, « la course pour devenir le premier fournisseur européen dans ce domaine émergent reste ouverte », a précisé la Commission.
« Décision toxique pour la démocratie européenne »
C’est BASF, le grand chimiste allemand de Ludwigshafen, qui doit reprendre les activités cédées par Bayer. Jusqu’ici absent du marché des semences, des pesticides non sélectifs et de l’agriculture numérique, le groupe aura désormais la tâche d’exercer une pression concurrentielle sur le nouveau leader mondial de l’agrochimie. S’il dispose d’une solidité financière jugée suffisante pour pouvoir le faire – son chiffre d’affaires était de 64,7 milliards d’euros en 2017 –, il doit encore démontrer sa capacité à gérer et à développer les activités cédées et jouer réellement son rôle de concurrent. « On ne saurait préjuger de l’issue de cette enquête à ce stade », a souligné Margrethe Vestager.
Ces restrictions n’ont pas suffi à rassurer les détracteurs de la fusion. Le député européen Vert allemand Sven Giegold a condamné, mardi, « une décision toxique pour la démocratie européenne » et une « fusion conduisant à une dangereuse concentration de pouvoir ».
AbL, une association allemande d’agriculteurs indépendants, redoute les conséquences de ce mariage pour les exploitants. « Il va conduire à davantage de dépendance, à une nouvelle réduction de la biodiversité et de la variété des espèces, à une réduction de la concurrence, à un diktat des prix, à une aggravation des problèmes de brevets [sur le vivant] ainsi qu’à la création d’un monopole dans le domaine de l’agriculture numérique, a déclaré le président de l’association, Martin Schulz, agriculteur en Basse-Saxe. A l’avenir, nous n’accepterons pas que les multinationales décident de ce qui arrive dans nos champs et dans nos assiettes. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Il leur a fallu cinq ans de ­recherches pour remonter la piste du bâtisseur de cette cité, le comte polono-hongrois Maurice Auguste Beniowski, au XVIIIe siècle.
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Enquête

Deux enseignants ont retrouvé les vestiges de la « cité idéale » à Madagascar

Il leur a fallu cinq ans de ­recherches pour remonter la piste du bâtisseur de cette cité, le comte polono-hongrois Maurice Auguste Beniowski, au XVIIIe siècle.

Par                                            Antoine Flandrin




LE MONDE
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        Le 22.03.2018 à 06h39

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        Mis à jour le 22.03.2018 à 15h56






                        

Crédits : ELODIE BOUEDEC


                    
Valambahoaka, un village ­ordinaire, au nord-est de ­Madagascar. Situé au bord d’un puissant fleuve, l’Antanambalana, il est entouré par une plaine rizicole peuplée de ­zébus. De l’autre côté de la rive s’élève une ­colline verdoyante.
Il y a encore deux mois, personne ici ne se doutait qu’au XVIIIe siècle un Européen avait fondé, sur ces hauteurs, une sorte de cité idéale, aujourd’hui disparue, engloutie par les cyclones et la végétation, avant d’être peu à peu oubliée par les habitants eux-mêmes. Pendant plus de deux cents ans, des explorateurs, des aventuriers, des écrivains ont bien essayé de la retrouver, certains passant même des mois à descendre et à remonter le fleuve, à l’affût du moindre ­indice. Tous sont repartis bredouilles. Jusqu’au 18 janvier 2018…
Ce jour-là, en haut de la colline, deux hommes se prennent en selfie, torse nu sous la pluie. On pourrait croire qu’il s’agit de randonneurs euphoriques ou de chasseurs de trésor. Ils ne sont ni l’un ni l’autre : Arnaud Léonard, 43 ans, est professeur agrégé d’histoire à l’université de La Réunion ; Albert Zieba, 45 ans, est professeur d’arts plastiques au lycée français d’Antananarivo et président de POLka, une association interculturelle ­polono-malgache.
Héros national polonais
Il leur a fallu cinq ans de ­recherches et deux expéditions sur place pour remonter la piste du bâtisseur de cette cité, le comte polono-hongrois Maurice Auguste Beniowski, proclamé roi de Madagascar en l’an 1776. « Cette découverte est le fruit d’une ­démarche d’historien et de géographe, explique Arnaud Léonard. J’ai eu la chance que n’ont pas eue ceux qui ont cherché, il y a un siècle. J’ai eu à ma disposition tout le corpus textuel de Beniowski, notamment ses Mémoires, sa correspondance et les carnets de son interprète, ­Nicolas Mayeur. J’ai également eu accès à tous les plans de la cité dessinés par ses cartographes. »
Originaire de Toulouse, Arnaud Léonard ­découvre...



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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Le site val-de-marnais, qui génère 78 000 tonnes de résidus par an, fournit de l’énergie à l’aéroport d’Orly, mais aussi à deux villes voisines.
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Article sélectionné dans La Matinale du 21/03/2018
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Le marché de Rungis, pourvoyeur de chaleur

Le site val-de-marnais, qui génère 78 000 tonnes de résidus par an, fournit de l’énergie à l’aéroport d’Orly, mais aussi à deux villes voisines.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 15h33
    |

            Rémi Barroux








                        



                                


                            
Il est 4 heures du matin, jeudi 15 mars, et l’immense marché de Rungis (Val-de-Marne) vibrionne au rythme trépidant des transactions. Au pavillon de la marée, où s’est ouvert le bal des achats deux heures plus tôt, c’est déjà la fin. Des centaines de boîtes en polystyrène, dont certaines peinent à contenir de gigantesques mérous, attendent, bien rangées, d’être chargées dans les camionnettes de poissonniers et de restaurateurs.
Dans les allées du Marché d’intérêt national (MIN), un territoire de 234 hectares plus vaste que la principauté de Monaco, l’agitation est générale. Des camions, néerlandais pour beaucoup, se pressent autour du pavillon des plantes et des fleurs pour livrer bulbes, plantes en pot… Sur les quais de la gare ferroviaire, on procède au déchargement du train quotidien de fruits et de légumes en provenance de Perpignan. Plus loin, les carcasses sont découpées dans le pavillon consacré à la boucherie – les volailles et les gibiers, la triperie, les porcs ayant leurs propres bâtiments.
Dans les cafés disséminés autour des vastes halles, les transactions vont bon train, au rythme des petits crèmes ou de casse-croûte plus roboratifs. Aucun prix n’est indiqué. C’est une vente de gré à gré. Chaque acheteur négocie son prix, discrètement.
Retour au bâtiment de la mer, signalé dans la nuit par d’immenses néons bleus. Là, 200 tonnes sont vendues chaque jour en moyenne, un chiffre qui atteint 500 à 600 tonnes à Noël. Tout est déjà propre, lavé à grande eau ; les déchets sont récupérés. « Il y a une vingtaine d’années, on jetait entre 600 et 800 tonnes par an dans ce seul pavillon ; la moyenne est aujourd’hui de 30 tonnes, c’est dire les progrès que nous avons faits dans ce domaine », note le responsable de la marée, Claude Toussac.
Dans ce pavillon, comme ailleurs, le plus grand marché de gros du monde, avec ses 1 201 sociétés, 12 000 salariés et 9 milliards d’euros de chiffre d’affaires, a pris le virage d’un développement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Le document, qui recense 500 mesures, a été adopté à l’unanimité. Il couvre des secteurs aussi divers que les transports ou l’alimentation.
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Un plan climat met Paris sur la voie de la neutralité carbone

Le document, qui recense 500 mesures, a été adopté à l’unanimité. Il couvre des secteurs aussi divers que les transports ou l’alimentation.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 00h07
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 11h12
    |

            Simon Roger








                        



A l’Assemblée nationale comme au Conseil de Paris, on a beaucoup parlé environnement, mercredi 21 mars, mais pas dans les mêmes termes ni avec les mêmes résultats. Pendant que le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, déplorait avec véhémence, devant les députés, que « la biodiversité, tout le monde s’en fiche », les élus de la capitale procédaient à une ultime revue de détail du Plan climat, air, énergie destiné à faire de Paris une ville neutre en carbone et alimentée 100 % par énergies renouvelables à l’horizon 2050.
En fin de journée, les conseillers parisiens ont adopté à l’unanimité le document de 500 mesures, qui couvre des secteurs aussi divers que l’énergie, les transports, l’alimentation, le cadre de vie ou la valorisation des déchets. Un premier vote, à l’unanimité lui aussi, était intervenu en novembre 2017. Le plan avait été transmis ensuite, pour avis, à l’Etat, la région et la Métropole du Grand Paris.
La COP21, un accélérateur d’ambition
Ce vaste plan est « la traduction en actes de l’accord de Paris », s’est félicitée Aurélie Solans, la conseillère déléguée environnement, qui a conclu les débats en l’absence de Célia Blauel, maire adjointe d’Anne Hidalgo et cheville ouvrière de ce programme d’actions. La neutralité carbone – aucune émission nette de gaz à effet de serre – que vise la capitale est « la condition sine qua non à atteindre le plus rapidement possible pour rester sous le seuil des 2 °C de réchauffement climatique », souligne la délibération adoptée mercredi soir, une référence explicite à l’accord international conclu pendant la conférence climat de décembre 2015 (COP21).

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                La France en retard sur tous ses objectifs de transition énergétique



Paris, qui se verrait bien en pionnière de la lutte contre le dérèglement climatique, réfléchit d’abord à son propre destin. Selon les projections de Météo-France, la capitale pourrait subir une forte augmentation du nombre de jours de canicule, jusqu’à 26 jours par an d’ici la fin du siècle, au lieu d’un jour en moyenne aujourd’hui, et des tensions sur les ressources en eau. Dans la stratégie parisienne, 2030 constitue un premier palier à franchir. La ville devra à cette échéance être en mesure d’afficher une baisse de 50 % de ses émissions de gaz à effet de serre, une réduction de 35 % de sa consommation d’énergie et une part de 45 % d’énergies renouvelables dont 10 % produites localement (objectifs définis par rapport à 2004).
Paris est engagée dans une « politique de longue haleine, assure Aurélie Solans. Nous n’avons pas attendu les obligations de la loi de transition énergétique [2015] pour agir, notre premier plan climat remonte à 2007 et a été révisé en 2012. » Mais la COP21 a fait l’effet d’un accélérateur d’ambition.
Un travail de plaidoyer
La rénovation énergétique et les transports sont deux chantiers majeurs de cette nouvelle feuille de route. « L’une des priorités de la ville est de réaliser des économies d’énergie, les bâtiments et la mobilité sont donc logiquement des enjeux-clés », confirme Anne Bringault, coordinatrice sur la transition énergétique pour le CLER et le RAC, deux réseaux d’ONG. Paris prévoit de rénover 110 000 immeubles (soit 1 million de logements et 50 millions de mètres carrés tertiaires), responsables de plus de 20 % des rejets carbonés de la ville, d’ici à 2050, et de limiter l’éclairage nocturne du parc tertiaire.
Elle se fixe un objectif de zéro véhicule diesel en 2024 et zéro véhicule à essence en 2030. Le volet transport prévoit aussi d’abaisser la vitesse de circulation à 30 km/h hors des grands axes et de construire une capitale 100 % cyclable dès 2020. Mais de nombreuses mesures, comme la baisse de la vitesse en ville, ou, dans un autre registre, l’installation de panneaux solaires sur près de 20 % des toitures parisiennes, supposent des évolutions réglementaires sur lesquelles la Ville n’a pas prise. Un travail de plaidoyer doit accompagner le plan, reconnaît la municipalité.
« Si ces objectifs sont atteints en 2050, je passe dans votre camp », a ironisé Marie-Laure Harel. Comme beaucoup d’élus, la conseillère La République en marche partage la finalité du plan, mais s’étonne de l’imprécision des moyens techniques et financiers. Le dernier bilan carbone de Paris, publié en 2016, fait état d’une baisse de 9 % seulement des émissions de gaz à effet de serre (sur la période 2004-2014). « On a accéléré le mouvement depuis, et on doit faire face à une augmentation des activités de la ville », plaide Aurélie Solans.

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          L’« impact limité » et mitigé de la fermeture des voies sur berge à Paris sur la pollution



« Comment ce plan très ambitieux va être suivi ? » s’interroge par ailleurs Anne Bringault, soucieuse de la place de la société civile dans ce processus. Un « comité citoyen digital » devrait voir le jour et les maires d’arrondissement seront mis à contribution, répond l’équipe d’Anne Hidalgo, qui indique aussi qu’une consultation publique, entre décembre 2017 et février 2018, a donné la parole aux habitants et permis de retenir quelques-unes de leurs propositions. Une votation est également prévue, fin mai début juin, pour mobiliser les Parisiens sur les grandes orientations du plan.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ A la veille d’un vote européen sur l’interdiction des néonicotinoïdes, un collectif de chercheurs européens rappelle, dans une tribune au « Monde », les dangers des néonicotinoïdes et souligne qu’il est tout à fait possible de s’en passer.
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« Il est temps d’arrêter le grand manège des pesticides ! »

A la veille d’un vote européen sur l’interdiction des néonicotinoïdes, un collectif de chercheurs européens rappelle, dans une tribune au « Monde », les dangers des néonicotinoïdes et souligne qu’il est tout à fait possible de s’en passer.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 19h15
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Les Etats membres de l’Union européenne (UE) se réunissent de nouveau jeudi 22 mars pour discuter d’une interdiction totale des néonicotinoïdes, les pesticides les plus utilisés au monde. C’est une opportunité unique pour protéger nos pollinisateurs, nos enfants, nos cultures et pour repenser notre système alimentaire.
Les humains ont besoin des abeilles. Sans le travail des abeilles à miel, des abeilles sauvages et autres pollinisateurs, près d’un tiers de nos ressources alimentaires disparaîtraient. On ne peut surestimer l’importance de ces insectes pour les écosystèmes naturels et pour notre propre survie.
Nombreux sont les gouvernements qui affirment que les normes actuelles de protection des pollinisateurs sont suffisantes. Mais, en tant que scientifiques ayant passé des dizaines d’années à étudier le monde fragile des insectes, l’environnement et les cultures dont nous dépendons pour notre survie, nous ne sommes pas d’accord.
Imidaclopride, thiaméthoxame et clothianidine
De nombreux pollinisateurs sauvages connaissent un grave déclin et certaines espèces ont même totalement disparu. Certes, les causes en sont complexes et incluent la perte d’habitat et la propagation de maladies non-indigènes. Toutefois, l’exposition aux pesticides apparaît de plus en plus vraisemblablement comme une source majeure de ce déclin. En particulier, il existe un important corpus – et toujours grandissant – de recherches scientifiques sur les insecticides néonicotinoïdes, qui suggère leurs nombreux effets négatifs sur les abeilles, allant de la toxicité létale à la perturbation de leur navigation dans l’espace, la baisse de fertilité et la disparition de leur système immunitaire.

En réponse à l’accumulation des preuves établissant un lien entre les néonicotinoïdes et le déclin des abeilles, la Commission européenne a lancé en 2012 une revue de la littérature scientifique. Publié en janvier 2013, ce document conclut...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Le ministre de la transition écologique a réclamé un « sursaut d’indignation » pour défendre la faune et la flore de la planète.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ La zoologue Kes Hillman-Smith a coordonné, pendant vingt ans, un programme visant à relancer la population de rhinocéros blanc du Nord.
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« La mort de Sudan nous rappelle que ces animaux peuvent disparaître à l’échelle d’une vie humaine »

La zoologue Kes Hillman-Smith a coordonné, pendant vingt ans, un programme visant à relancer la population de rhinocéros blanc du Nord.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 17h00
    |

                            Marion Douet (Nairobi, correspondance)








                        



   


Après le décès de Sudan au Kenya, le dernier rhinocéros blanc du Nord mâle connu, la zoologue spécialiste de cette sous-espèce Kes Hillman-Smith a répondu avec émotion aux questions du Monde. Cette Britannique devenue kényane a coordonné pendant vingt ans un programme visant à relancer leur population dans le parc de la Garamba, en République démocratique du Congo, leur dernier habitat naturel connu. Après une hausse, on estime aujourd’hui que la guerre a finalement eu raison d’eux au début des années 2000. Mais pour l’auteure de Garamba, Conservation in Peace & War (« Garamba, la préservation en temps de paix et de guerre », 2015, non traduit), il existe toujours, malgré tout, un espoir.
Que ressentez-vous après la mort de Sudan ?
Je suis profondément triste. Evidemment c’était attendu, tôt ou tard. Mais c’est un sentiment terrible d’avoir si bien connu un animal et qu’il soit parti, sachant qu’il est le dernier mâle recensé. J’ai assisté à leur arrivée [avec trois autres rhinocéros, en 2009] à la réserve d’Ol Pejeta. C’était incroyable, il y avait tellement d’espoir à cette époque. C’est frustrant de savoir combien nous avons essayé, par différents moyens, de préserver cette sous-espèce. Il faut en retenir que des animaux aussi extraordinaires peuvent disparaître à l’échelle de temps d’une vie humaine…
Comment en est-on arrivé là ?
C’est uniquement le résultat de la guerre, de la politique. Autrefois, les rhinocéros blancs du Nord vivaient dans l’actuelle République démocratique du Congo, l’actuel Soudan du Sud [notamment la réserve de Shambe, où Sudan a été capturé], la République centrafricaine et jusqu’au sud du Tchad. Prenons l’exemple du parc de la Garamba, en République démocratique du Congo. Dans les années 1960, il y en avait plus de 1 000. Environ 90 % sont morts au cours de la rébellion Simba, en 1964. Puis il y a eu la guerre civile au Soudan, juste de l’autre coté de la frontière, ainsi que de grandes vagues de braconnage en Afrique de l’Est et du Centre. En 1984, il n’y avait plus que 15 individus recensés à Garamba. Et l’on estimait déjà qu’il s’agissait de la principale population.
Sudan a été capturé en 1976, puis envoyé au zoo de Dvur Kralové, en République tchèque. Ces pratiques ont-elles contribué au déclin des populations ?
Pas vraiment, et cela a permis de mieux connaître les animaux. Et même si c’est terrible, il n’y aurait plus aucun individu vivant si elles n’avaient pas eu lieu. Il nous reste ses descendantes. De plus, il faut admettre que la préservation des espèces est un concept très éloigné des gens. La possibilité d’aller voir Sudan, Najin et Fatu [ses descendantes] en République tchèque, de les approcher, de les nommer a aussi œuvré à porter le message des défenseurs de la préservation. Nommer quelqu’un est beaucoup plus parlant que n’importe quelle statistique.

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                La mort de Sudan, dernier rhinocéros blanc du Nord mâle, symbole de la violence humaine



Quel a été le résultat de votre travail dans le parc de la Garamba, dans les années 1980 et 1990 ?
Nous sommes parvenus à doubler la population. De 15 individus au départ en 1984, nous sommes passés à 30 huit ans plus tard.
Que faut-il faire, finalement, pour amener des rhinocéros à se reproduire ?
Le travail consistait à protéger l’ensemble du parc, à le réhabiliter, car le déclin des populations de rhinos et d’éléphants avait entraîné son abandon. Il a fallu relancer les activités de lutte contre le braconnage, rendre du matériel aux rangers, les soutenir, comprendre où étaient les menaces, car des braconniers venaient du Soudan voisin. Ensuite, la nature marche très bien toute seule ! Il y avait constamment des naissances, nous pouvions les suivre dans leur vie, dans leur propre descendance. C’était une période incroyable.
Pourquoi n’a-t-il pas alors été envisagé de conduire une partie de cette population dans un pays plus sûr ?
Ils étaient bien protégés in situ : la préservation dans la nature reste le but ultime. Et si l’on enlevait les rhinos, plus personne n’allait protéger la Garamba dans son ensemble, où vivaient d’autres espèces comme les éléphants et les girafes. En outre, il a été prouvé que les animaux se reproduisent mieux dans la nature. D’ailleurs, à la même époque, ceux qui vivaient dans des zoos déclinaient.
Nous sommes parvenus à garder la population stable, même pendant la guerre en République démocratique du Congo, puis au Soudan, mais en 2004, après le cessez-le-feu, le départ de groupes armés installés près de la frontière a laissé la place à des chasseurs traditionnels, à cheval, venus du nord du Soudan. Ils sont entrés dans la Garamba et les rhinocéros ont été massacrés.
Aujourd’hui, un projet vise à tenter d’obtenir des bébés rhinocéros blancs du Nord via fécondation in vitro, mais les scientifiques ne pourront travailler que sur les gamètes de quelques individus. Est-il possible de relancer une espèce sur cette base ?
L’idée est, avant tout, de préserver autant que possible les adaptations génétiques qui différencient les rhinocéros blancs du Nord de ceux du Sud – elles ne sont d’ailleurs pas très grandes. Mais inévitablement, il va falloir, je pense, les croiser avec des rhinocéros blancs du Sud. Nous avons eu toutes ces avancées technologiques qui aujourd’hui nous permettent de faire des tentatives extrêmes de reproduction pour tenter de garder leur ADN.
Cela en vaut-il la peine ? Il y a peu, l’ONG Save the Rhino appelait à mobiliser l’argent pour d’autres espèces de rhinocéros qui comptent encore suffisamment d’animaux…
Je ne crois pas qu’il y ait de « détournement » de l’argent. Par exemple, les fonds utilisés par le Leibniz Institute for Zoo and Wildlife Research [un laboratoire allemand de zoologie qui travaille sur ce processus] pour ses recherches, ne seront jamais mis dans la préservation in situ. Ce n’est pas le même type de financements.
Pour répondre à votre question, oui, sans aucun doute. Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir. Cela implique aussi de continuer à chercher dans la nature.
L’espèce y est pourtant estimée éteinte depuis les dernières recherches à la Garamba, au milieu des années 2000…
Il n’y a pas vraiment d’espoir dans le parc. Mais il est entouré de larges forêts, des zones tampons, appelées les « domaines de chasse », un terme hérité de l’époque où cette pratique était encore autorisée. Il est toujours difficile d’être certain que tout a été vu, qu’il s’agisse d’un travail par avion ou au sol, notamment parce que ces domaines sont très boisés. Ensuite, pendant une longue période il n’y a plus eu beaucoup de patrouilles dans la zone. J’y suis retournée en 2016. Sur place, certains rangers étaient persuadés qu’il pouvait encore y avoir des rhinocéros. Le montant exact nécessaire pour reprendre des recherches n’a pas été établi clairement, mais l’on parle, dans un premier temps, d’une dizaine de milliers d’euros au plus. De même au Soudan du Sud, c’est toujours possible, mais complexe à prouver, car il est difficile de rejoindre certaines zones actuellement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Désormais, seuls les progrès de la science pourraient assurer la perpétuation de la sous-espèce décimée par le braconnage.
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Sudan, dernier rhinocéros mâle blanc du Nord, est mort



Le Monde.fr avec Reuters
              datetime="2018-03-21T16:54:21+01:00"

        Le 21.03.2018 à 16h54

     •
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        Mis à jour le 22.03.2018 à 10h25






Durée : 02:07 | 

Sudan, le dernier mâle rhinocéros blanc du Nord, est mort au Kenya à l’âge de 45 ans. Le mammifère souffrait depuis longtemps de complications de santé liées à son âge. L’équipe vétérinaire de la réserve d’Ol Pejeta au Kenya où il vivait depuis 2009 a donc décidé de l’euthanasier dimanche 18 mars.


                

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Cet ouvrage unique, qui rassemble toutes les législations en vigueur concernant les animaux, servira aux magistrats, procureurs, avocats ou encore aux vétérinaires.
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Le premier code juridique de l’animal voit le jour en France

Cet ouvrage unique, qui rassemble toutes les législations en vigueur concernant les animaux, servira aux magistrats, procureurs, avocats ou encore aux vétérinaires.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 15h06
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 15h38
    |

            Audrey Garric








                        



   


C’est un épais ouvrage bleu qui devrait de plus en plus accompagner les robes noires des prétoires. Un code de l’animal, rassemblant sur plus de 1 000 pages toutes les législations en vigueur concernant les animaux, sera publié jeudi 22 mars aux éditions LexisNexis, par une équipe de spécialistes du droit animalier et la Fondation 30 millions d’amis. Une première en France, mais aussi en Europe.
« Nous avons agrégé tous les textes – lois, décrets, arrêtés, règlements et directives – issus de sept codes officiels – civil, pénal, rural, environnemental, etc. –, de règles européennes, mais aussi des décisions de jurisprudence les plus significatives qui ont trait aux animaux de compagnie, d’élevage ou sauvages », explique Jean-Pierre Marguénaud, professeur de droit privé à l’université de Limoges, qui a codirigé, avec Jacques Leroy (université d’Orléans), ce travail colossal mené par quatre autres universitaires.
« C’est un code privé, c’est-à-dire qu’il ne crée pas de nouvelle législation, mais se contente de regrouper celles existantes, et qu’il laisse subsister les dispositions dans les textes où elles se trouvent à l’origine », précise-t-il, au même titre que le code de la montagne ou le code administratif.
Cet ouvrage, principalement destiné aux magistrats, procureurs, avocats, vétérinaires, étudiants ou enseignants, « facilitera le travail de ceux qui s’intéressent à la protection animale en leur permettant d’avoir une vision générale et complète de la question », complète Reha Hutin, la présidente de la Fondation 30 millions d’amis.
Etres vivants doués de sensibilité
Parmi les dispositions majeures, se retrouvent ainsi l’article 521-1 du code pénal, qui punit de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende les sévices graves et les actes de cruauté commis envers des animaux domestiques ou tenus en captivité ; l’article L214-1 du code rural (dont est tiré le nom de l’association L214 de lutte contre l’exploitation animale), qui prévoit que « tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce » ; ou encore l’article 515-14 du code civil, qui dispose, depuis une loi de 2015, que « les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité ».
C’est cette dernière évolution, inscrite dans le socle du droit français, « qui a fait progresser la condition animale et la sensibilisation croissante de l’opinion publique, ouvrant la voie à un code de l’animal, juge Reha Hutin, dont la fondation est à l’origine de la loi de 2015. Les projets ou propositions de loi ne débouchent sur rien de concret et la protection animale n’est pas dans les priorités de l’actuel gouvernement. Il faut donc passer par le législateur pour que les choses changent ».
Aujourd’hui, l’ONG, qui s’est portée partie civile dans une centaine de procès pour maltraitance animale l’an dernier, voit une évolution dans le traitement juridique réservé à cette question. « Avant, la moitié des cas étaient classés sans suite. Aujourd’hui, les magistrats sont moins frileux pour appliquer les lois : nous assistons régulièrement à des condamnations à de la prison ferme, ce qui était exceptionnel par le passé », assure sa présidente, citant notamment les six mois de prison ferme dont auxquels avait été condamné un homme de 28 ans, en septembre 2017, à Draguignan (Var), pour avoir tué un chat baptisé Chevelu.
« L’évolution du code civil est de plus en plus invoquée dans les jugements de tribunaux de première instance, voire de cours d’appel ; c’est une question de temps avant que la Cour de cassation ne s’en saisisse », confirme Jean-Pierre Marguénaud, qui a créé le premier diplôme universitaire en droit animalier de France.

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Personnalité juridique des animaux
Surtout, aux yeux du directeur de la revue semestrielle de droit animalier, cette réforme prépare la voie à une prochaine étape : la reconnaissance de la personnalité juridique des animaux, qui passerait par une nouvelle évolution du code civil. « Elle pourrait être calquée sur celle des personnes morales, comme les associations ou les syndicats, ce qui permettrait aux animaux d’être représentés en leur nom et démultiplierait l’efficacité de leur protection », détaille Jean-Pierre Marguénaud, qui rappelle que le tribunal de Mendoza, en Argentine, a reconnu le statut de personne juridique non humaine à un chimpanzé femelle, fin octobre.
« Ce basculement n’irait pas à l’encontre de leur exploitation, reconnaît-il, mais permettrait par exemple de respecter les droits édictés par la Convention européenne sur la protection des animaux dans les élevages, qui doivent leur éviter de souffrir inutilement. »
Protéger les animaux tout en les tuant : c’est le paradoxe « qui traverse tout le droit animalier », soulevé par la philosophe Florence Burgat dans sa préface du code animal. « Nous avons d’un côté une loi qui prévoit des peines très élevées contre la maltraitance animale, et de l’autre tout un ensemble de règles qui permettent la mise à mort des animaux pour la boucherie, la fourrure, la chasse ou l’expérimentation, grâce à la saignée, l’électrocution ou encore le gazage », relève-t-elle.
Pour la directrice de recherches à l’Institut national de la recherche agronomique, la reconnaissance des animaux au rang d’êtres sensibles participe d’un « changement de regard », mais il faudra d’autres évolutions, comme la sensibilisation des jeunes, l’apprentissage à l’école ou l’instauration d’un menu végétarien dans les lieux de restauration « pour arrêter de voir les animaux sous un angle commercial ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Deux employés de l’entreprise de produits chimiques Brenntag, classée Seveso 2, ont été blessés et hospitalisés en « urgence absolue » à la suite d’une explosion lors d’une opération de maintenance.
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Explosion dans un entreprise classée Seveso dans le Tarn, deux employés en « urgence absolue »

Deux employés de l’entreprise de produits chimiques Brenntag, classée Seveso 2, ont été blessés et hospitalisés en « urgence absolue » à la suite d’une explosion lors d’une opération de maintenance.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 12h45
   





                        


Deux employés de l’entreprise de produits chimiques Brenntag, classée Seveso 2, dans le Tarn, ont été blessés et hospitalisés en « urgence absolue » à la suite d’une explosion lors d’une opération de maintenance, a annoncé mercredi 21 mars la préfecture.
« Deux collaborateurs de l’entreprise en urgence absolue ont été évacués sur l’hôpital de Rangueil à Toulouse. Les douze autres collaborateurs de l’entreprise ont été placés en sécurité », écrit la préfecture dans un communiqué.
L’explosion s’est produite sur le site de Saint-Sulpice, entre Albi et Toulouse, peu avant 10 heures, et « deux employés de l’usine ont été blessés aux mains et à la tête. Ils ont été évacués par les pompiers », selon la gendarmerie.
« L’accident est intervenu à l’occasion d’une procédure de maintenance-nettoyage de la cuve enterrée de 35 m³, vide au moment de l’explosion, a précisé la préfecture. C’est probablement l’absence de ventilation suffisante de la cuve qui auparavant contenait de l’acétate d’éthyle qui serait à l’origine de l’explosion. L’enquête le déterminera. »

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Situation revenue à la normale
« Aucun incendie n’est à déplorer, ni pollution aux milieux naturels, a assuré la mairie. Il n’y a pas eu d’émanation de gaz ». Par précaution, la mairie a « prévenu toutes les structures accueillant des enfants pour les maintenir à l’intérieur ce matin. A midi, les parents peuvent venir récupérer leurs enfants à l’école sans souci ».
La circulation SNCF entre Albi et Toulouse a été brièvement interrompue. La situation est revenue à la normale à la mi-journée, selon la préfecture. Sollicitée par l’Agence France-Presse, la direction du site n’a pas souhaité réagir dans l’immédiat.
Le groupe allemand Brenntag revendique la place de leader mondial du marché de la distribution chimique, avec un chiffre d’affaires de 10,5 milliards d’euros en 2016, une présence dans 74 pays, dont la France, et un effectif mondial de plus de 15 000 personnes.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Cette autorisation de rachat est subordonnée à la cession d’un vaste ensemble d’activités par Bayer.
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L’Union européenne autorise le rachat de Monsanto par Bayer sous conditions

Cette autorisation de rachat est subordonnée à la cession d’un vaste ensemble d’activités par Bayer.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 11h45
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 14h39
   





                        


La Commission européenne a autorisé, mercredi 21 mars, le rachat sous conditions de l’américain Monsanto, spécialiste des pesticides et des organismes génétiquement modifiés, par le grand groupe allemand de la chimie Bayer.
Cette autorisation de rachat — contre laquelle se sont beaucoup mobilisées les associations écologistes — est subordonnée à la cession d’un vaste ensemble d’activités que Bayer a proposée à l’exécutif européen pour dissiper ses craintes quant à la concurrence dans l’Union européenne.

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« Nous avons autorisé le projet de rachat de Monsanto par Bayer parce que les mesures correctives proposées par les parties, qui dépassent largement les 6 milliards d’euros, répondent pleinement à nos préoccupations en matière de concurrence », a déclaré la commissaire à la concurrence européenne, Margrethe Vestager, citée dans un communiqué.
« Nos décisions permettent de garantir que la concurrence et l’innovation resteront effectives sur les marchés des semences, des pesticides et de l’agriculture numérique, même à l’issue de cette concentration », a-t-elle ajouté.
« Fusion impopulaire »
Pendant son enquête, la Commission européenne avait reçu de nombreuses pétitions envoyées par mails et courriers s’alarmant de cette union qui donnerait trop de pouvoir à un groupe fabriquant des OGM et le glyphosate, un désherbant controversé.
Dans une lettre à la commissaire Margrethe Vestager, publiée mardi, l’ONG Friends of the Earth Europe mettait en garde contre les conséquences de cette fusion sur l’environnement.
« Bloquer cette fusion profondément impopulaire serait un grand succès pour l’UE. Plus d’un million de citoyens ont exhorté Mme Vestager à bloquer cette fusion infernale », avait rappelé l’ONG.
Les équipes de Mme Vestager n’étaient chargées d’étudier les problèmes soulevés par cette union que du point de vue de la concurrence. Leur avis est susceptible d’être éventuellement soumis à la Cour européenne de justice.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Des experts veulent faire revivre cette espèce anéantie par l’homme lors des conflits africains.
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La mort de Sudan, dernier rhinocéros blanc du Nord mâle, symbole de la violence humaine

Des experts veulent faire revivre cette espèce anéantie par l’homme lors des conflits africains.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 10h37
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 17h42
    |

                            Marion Douet (Ol Pejeta (Kenya), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

C’était un vieux monsieur qui ne marchait presque plus. Lundi 12 mars, Sudan avait fait quelques pas, avec une infinie délicatesse, comme si ce mastodonte de trois tonnes craignait de s’écrouler définitivement. Une semaine plus tard, les soignants de la réserve d’Ol Pejeta, dans le nord du Kenya, ont décidé de mettre fin aux souffrances de ce rhinocéros de 45 ans (soit cinq de plus que son espérance de vie), dont l’état de santé s’était profondément dégradé en moins de vingt-quatre heures. Ces derniers mois, l’épais cuir grisâtre s’était couvert d’escarres. Malgré les soins, ces plaies liées au manque d’activité s’infectaient régulièrement, ­condamnant à terme le dernier mâle de son espèce. Sa mort, annoncée mardi 20 mars, a déclenché des salves de réactions au Kenya et à travers le monde, car Sudan était devenu le visage tangible de l’extinction d’une espèce. Avec, pour principale cause, la violence des hommes.
L’Afrique compte trois espèces de rhinocéros, une dite « noire », et deux dites « blanches » que certains classent comme sous-espèces. Tandis que son cousin du Sud vit dans les régions australes, l’habitat naturel du rhinocéros blanc du Nord se situe entre le Soudan, le Tchad, la Centrafrique et la République démocratique du Congo. Une vaste région qui fut le théâtre de multiples conflits armés où, encore plus qu’ailleurs, ces animaux ont été décimés par le braconnage, favorisé par l’instabilité politique. Cette dernière s’en est aussi nourrie : la revente des précieuses cornes a fourni des revenus substantiels aux groupes armés. Traqués, leur nombre s’est réduit dans les années 1980 à une quinzaine d’individus, confinés dans le parc congolais de la Garamba. Un programme de préservation avait alors permis de doubler ce chiffre, avant que la guerre n’ait raison de ces derniers survivants. Dans le milieu des années 2000, plus aucun individu n’y a été observé, et l’on estime ainsi la sous-espèce éteinte à l’état naturel.
« En République tchèque,...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, a réaffirmé, mardi, qu’il y aurait bien une évacuation partielle de la ZAD, « à partir du 1er avril ».
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Notre-Dame-des-Landes : quand le gouvernement rencontre les zadistes

Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, a réaffirmé, mardi, qu’il y aurait bien une évacuation partielle de la ZAD, « à partir du 1er avril ».



Le Monde
 |    20.03.2018 à 20h59
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 21h33
    |

            Rémi Barroux








                        



   


Nantes (envoyé spécial)
L’épreuve de force est annoncée. En venant rencontrer les différents protagonistes du « dossier de l’après-Notre-Dame-des-Landes », ainsi qu’il l’a nommé, Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, a réaffirmé, mardi 20 mars, à la préfecture de Nantes, qu’il y aurait bien une évacuation partielle de la ZAD (zone à défendre), à la fin de la trêve hivernale, soit « à partir du 1er avril ».
Pour autant, interrogé sur une échéance plus précise comme sur le nombre de personnes susceptibles d’être expulsées, M. Lecornu est resté plus vague. Le nombre pourrait fluctuer de quelques dizaines à une centaine, alors que le secrétaire d’Etat évalue à trois cents le nombre d’occupants de cette zone de 1 650 hectares (dont 1 200 de terres agricoles), qui avait été choisie pour accueillir le nouvel aéroport, un projet abandonné par le gouvernement le 17 janvier.
Dialogue avec les zadistes
Si la volonté du gouvernement de « rétablir l’Etat de droit » ne fait aucun doute dans les propos des différents ministres comme du premier ministre, Sébastien Lecornu a tenu, cependant, à souligner les vertus d’un dialogue ouvert avec tous les protagonistes. Et, de fait, c’est bien la première fois qu’une délégation du mouvement des opposants, intégrant trois représentants des zadistes, vient discuter, dans le palais nantais de la République, avec un membre du gouvernement.
Une évolution notable dont peut se féliciter la préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein, qui a tout fait et continue d’œuvrer, pour déminer un dossier susceptible de dégénérer en violences dans le bocage nantais, comme lors de l’opération d’évacuation, nommée « César », avortée en octobre 2012, voire de se conclure par un drame comme à Sivens (Tarn), avec la mort d’un manifestant, Rémi Fraisse, en octobre 2014, tué par l’explosion d’une grenade offensive lors d’une manifestation contre un projet de barrage.

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« C’est la première fois qu’un membre du gouvernement va à la rencontre des opposants historiques dans la maison de l’Etat », s’est ainsi félicité M. Lecornu, annonçant aussi qu’avait été acté « un certain nombre de désaccords ».
Le principal d’entre eux réside dans la stratégie adoptée par le gouvernement pour le futur des terres agricoles libérées par l’abandon du projet. « Les solutions seront individuelles, nous tournons le dos à toute gestion collective de ces terres, ce n’est pas le modèle du Larzac que l’Etat retiendra », a insisté le secrétaire d’Etat, rejetant, pour l’heure, une revendication portée par les occupants de la ZAD. Il a aussi, sans doute pour adoucir le propos, pointé le fait qu’il y aurait des « projets agricoles innovants, d’agroécologie, de bio… ce qui était le souhait de Nicolas Hulot ».
Quelques minutes avant la sortie de M. Lecornu et de la préfète, la délégation du mouvement d’opposition, composée de neuf membres (associations historiques d’opposants, de paysans, d’élus opposés au projet d’aéroport, naturalistes et habitants de la ZAD… mais une seule femme !), a ainsi rappelé sa volonté de voir émerger une solution collective, plutôt que les démarches individuelles de dépôt de projet agricole, exigées par l’Etat.
Des solutions individuelles ou une solution collective ?
« Les projets ne sont pas qu’agricoles, ils sont ruraux, ils peuvent être culturels, artisanaux, comme cela existait avant dans le bocage », a plaidé Dominique Fresneau de l’Acipa. Une rencontre donc, jugée plutôt positive par la délégation, qui a néanmoins regretté la menace réaffirmée par Sébastien Lecornu d’une évacuation partielle de la ZAD. « Il ne veut pas enlever cette épée de Damoclès, c’est dommage », a-t-il commenté.
« La menace n’est pas la meilleure manière de procéder à un dialogue apaisé », a jugé, pour sa part, l’un des trois représentants des zadistes, tout en concluant sur une note positive : « Sur les perspectives, nous avons des divergences, sur le transfert des terres notamment, mais aussi des convergences que nous avons hâte d’explorer. »
Mais il n’est pas sûr que ce dialogue entamé demeure en si bons termes, avec l’échéance d’ici deux semaines, d’une possible évacuation d’une partie des occupants, notamment autour de la route départementale 281, qui traverse la ZAD, et doit être rouverte à la circulation. Exigée par le gouvernement, lors de l’annonce de l’abandon du projet d’aéroport, la route symbole a bien été dégagée de ses nombreuses barricades et obstacles en tous genres, par les occupants de la ZAD et les agriculteurs. Au prix souvent de discussions houleuses au sein du mouvement et de franches engueulades.
Le casse-tête de la D281
Les services départementaux ont ensuite réparé la route. Mais deux trous ont ensuite été recreusés, signe de tensions toujours vives autour de la volonté du mouvement de négocier avec les autorités. « Ces dégradations sont inacceptables, il faut qu’elles cessent et que les enquêtes soient menées », a affirmé Sébastien Lecornu.

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Ce dossier de la route complique aussi la relation avec le président (PS) du conseil départemental de Loire-Atlantique, Philippe Grosvalet, qui était un ardent partisan du projet d’aéroport. A l’issue d’une rencontre avec le secrétaire d’Etat, mardi en début de soirée, M. Grosvalet a fait savoir son intention de reprendre les travaux interrompus. Ceux-ci pourraient redémarrer lundi 26 mars. « La condition pour la réouverture de la route, c’est la sécurité des usagers, donc la sécurité publique. C’est à l’Etat qu’il incombe d’apprécier et d’assurer cet élément, a-t-il déclaré. Mais il faut que l’Etat de droit soit rétabli dans la zone, ainsi que le gouvernement ne cesse de le proclamer. »
Mercredi matin, Sébastien Lecornu, accompagné de Nicole Klein, doit justement emprunter la D281 pour rejoindre le petit bourg de Notre-Dame-des-Landes et y rencontrer les élus locaux. Une visite de terrain qui lui fera peut-être découvrir la complexité d’une évacuation à grande échelle de la zone.



                            


                        

                        

