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Lanvin : Olivier Lapidus quitte ses fonctions de directeur artistique


                      Le créateur français était à ce poste depuis moins d’un an. L’annonce de la maison de haute couture fait suite à son rachat par le chinois Fosun.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 16h42
   




Une petite année et puis s’en va. Le créateur français Olivier Lapidus quitte ses fonctions de directeur artistique de Lanvin, moins d’un an après avoir été nommé en remplacement de Bouchra Jarrar, a annoncé, jeudi 22 mars, la maison Lanvin. Cette décision fait suite au rachat en février de la société, en difficulté financière, par le chinois Fosun.
« M. Olivier Lapidus quitte dès à présent ses fonctions de directeur artistique, et l’actuelle équipe de création Lanvin assumera temporairement la responsabilité des collections femmes », a fait savoir la maison Lanvin dans un communiqué. Le créateur français « se consacrera de nouveau pleinement à sa propre marque ».
Le couturier a présenté seulement deux collections pour Lanvin : une première faite dans l’urgence l’été dernier, qui avait été accueillie très froidement, et une autre misant sur les couleurs vives pour l’automne-hiver 2018-2019.

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                Fashion week de Paris : Lanvin se cherche un avenir



Haute couture et haute technologie
« Olivier a dirigé la maison pendant une période de transition, entre deux propriétaires. Nous l’en remercions et lui souhaitons beaucoup de succès avec sa marque et dans ses projets futurs », a déclaré Joann Cheng, nouvelle directrice générale de Lanvin par intérim, dont la nomination a été annoncée jeudi.
Diplômé de la chambre syndicale de la couture parisienne, Olivier Lapidus a été pendant onze ans directeur artistique de la maison Lapidus, jusqu’à l’arrêt de l’activité haute couture en 2000. En Chine où il a poursuivi son parcours, il a remporté des concours d’Etat et habillé l’aviation civile. De retour en France en 2003, il a dessiné ensuite diverses gammes d’objets, mobilier, matériaux lumineux, lunettes, travaillé pour Pronuptia, conçu un hôtel.
Olivier Lapidus prônait dès les années 1990 un mariage entre haute couture, artisanat et laboratoires de recherche industrielle, concevait robes à panneaux solaires, en fibres de fruits ou en poussière de pierres précieuses.

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Jeu vidéo : la contestation sociale s’internationalise

Créée à l’inspiration d’un syndicat français, la jeune Game Workers Unite veut « connecter militants syndicalistes, travailleurs exploités et alliés ».



Le Monde
 |    22.03.2018 à 16h36
    |

            William Audureau








                        



   


Quarante-six ans après ses débuts comme industrie, le jeu vidéo a-t-il enfin son « internationale » ? La Game Workers Unite (GWU), première structure mondiale de défense des intérêts des employés du secteur, a vu le jour le 19 mars en marge de la Game Developers Conference, le grand rassemblement annuel qui se tient chaque année à San Francisco.
« Game Workers Unite est une organisation à grande échelle qui cherche à connecter les militants syndicalistes, les travailleurs exploités, et les alliés sans limites de frontières ou d’idéologies, en vue de construire une industrie du jeu vidéo syndiquée », explique la GWU sur son site. 
Il s’agit de la première structure du genre, alors que le secteur est dominé par des lobbys représentant les intérêts des grands groupes. Les conditions de travail sont régulièrement contestées au sein de l’industrie, en raison notamment de la pratique du « crunch », des semaines pouvant atteindre 60, voire 80 heures de travail.

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          L’industrie du jeu vidéo attaquée sur plusieurs fronts



Protéger un métier passion
« Je suis là pour faire des jeux. Mais le truc, c’est que la passion est le levier idéal pour que les employeurs nous exploitent », relate au site spécialisé américain Polygon l’une des fondatrices de la GWU, la développeuse connue sous le pseudonyme d’Emma Kinema. « Nous ferions n’importe quoi pour travailler dans les jeux vidéo et faire des jeux, et ils savent que nous sommes prêts à tout. [Mais vous] pouvez être passionné par les jeux tout en étant défendu correctement. »
Sur son site, la GWU précise être dirigée exclusivement par des travailleurs ou des indépendants, mais « encourage activement les employeurs, les universitaires, et les autres à s’engager dans la communauté pour aider à soutenir les actions directes de l’organisation, tant matériellement qu’en termes de visibilité ». 
La GWU a été créée à la mi-mars de manière « organique et spontanée » par une centaine de professionnels réunis sur un canal de l’application Discord, relate au Monde un de ses fondateurs. Parmi eux, des développeurs issus des Etats-Unis, du Canada, de la Suède, d’Australie, du Brésil, ou encore d’Argentine.
L’organisation invite pour l’instant les « salariés exploités » et les « victimes du lieu de travail » à témoigner sous anonymat sur leurs « histoires d’horreur » et « leurs histoires de harcèlement et d’agression ». 
Précédent français
Si des réflexions sur la défense des salariés existent localement depuis des années, l’organisation est née en réaction à deux entretiens donnés par la présidente de la principale association de représentation des studios, l’International Game Developers Association (IGDA). Tout en reconnaissant les effets néfastes du crunch, Jean MacLean a mis en doute le 19 mars la capacité de l’industrie à se syndiquer, et estimé que l’accès au capital était plus urgent.
La création de la jeune organisation a été appuyée par le Syndicat des travailleurs du jeu vidéo français (STJV), le premier syndicat du genre, fondé à l’été 2017. Un cadre du STJV contacté par Le Monde évoque « un mouvement mondial qui est en train de se créer ». Selon Gal An, porte-parole du STJV, qui ne s’exprime que sous pseudonyme, le STJV « apporte son savoir-faire et son expérience » au GWU.

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          Le STJV, le syndicat qui bouscule l’industrie



Plusieurs affaires ont éclaté dans l’industrie du jeu vidéo française depuis l’automne 2017, dans la foulée du mouvement #metoo et de la création du STJV : enquête sur le sexisme du milieu, révélations sur les problèmes de management au sein du studio Quantic Dream, contestations et grève au sein d’Eugen Systems…
Le STJV ne fait toutefois pas l’unanimité. Certains, notamment chez les dirigeants, s’inquiètent d’un discours qualifié de « paléomarxiste » chez ce syndicat encore balbutiant, et au nombre d’adhérents encore flou, et mettent en doute l’efficacité de ses méthodes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ A l’appel de sept syndicats de fonctionnaires et des organisations représentatives de la SNCF, plus de 150 manifestations sont organisées en France.
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La carte de France des manifestations du 22 mars

A l’appel de sept syndicats de fonctionnaires et des organisations représentatives de la SNCF, plus de 150 manifestations sont organisées en France.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 16h23
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 18h03
   





                        


Fonctionnaires et agents de la SNCF étaient appelés à se mettre en grève et à manifester, jeudi 22 mars, pour protester contre les projets du gouvernement les concernant.

        Lire :
         

          Grève du 22 mars : fonctionnaires et cheminots en marche contre Macron



Nous recensons sur la carte ci-dessous les cortèges constatés dans de nombreuses villes en France, avec des estimations de participation.
Note : ces chiffres sont régulièrement mis à jour. Actualisez votre page pour voir les changements.


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        █▓▄ Γ▀▀▀▀▀ΓΓ ,  █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌  Σ▓▄,╙█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌   ▀█▓▄,Γ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓█       
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     ▄▓▓██▀Γ     ≈4▄▄, ▀▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▀█▓▓▓▓▓▓█▀Γ       
   ╙▓█Γ              █▓▄ ██▀            ▓▌ ██▀Γ             ▀█▄╦ ▀██▀           
                      ╙▀                ▀`                     ▀▀               



Carte des manifestations du 22 mars 2018
Cliquez sur les manifestations pour obtenir le détail des chiffres

 police
 syndicat
 médias




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    // What i want from lemonde.fr require config
    ['jquery', 'jquery-ui/core', 'jquery-ui/tooltip', 'jquery-ui/slider'].forEach(function(lib) {
        bundleConfig.paths[lib] = requirejs.s.contexts._.config.paths[lib];
        bundleConfig.shim[lib] = requirejs.s.contexts._.config.shim[lib];
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    return require.config(bundleConfig);
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    paths: {
        'd3': 'https://d3js.org/d3.v4.min',
        'd3-france-projection': 'https://s1.lemde.fr/assets-redaction/topojson/projection_custom_dept',
        'topojson': 'https://cdnjs.cloudflare.com/ajax/libs/topojson/3.0.0/topojson.min',
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        'd3-france-projection': {
            deps: ['d3']
        }
    }
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    "jquery", "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip", "d3", "topojson", "d3-france-projection", "jquery-ui/slider"
], function($, jqueryUICore, tooltip, d3, topojson, d3FranceProjection) { /* Amélioration de Jquery en mobile */

    ! function(a) {
        function f(a, b) {
 1)) {
                a.preventDefault();
                var c = a.originalEvent.changedTouches[0],
                    d = document.createEvent("MouseEvents");
                d.initMouseEvent(b, !0, !0, window, 1, c.screenX, c.screenY, c.clientX, c.clientY, !1, !1, !1, !1, 0, null), a.target.dispatchEvent(d)
            }
        }
        if (a.support.touch = "ontouchend" in document, a.support.touch) {
            var e, b = a.ui.mouse.prototype,
                c = b._mouseInit,
                d = b._mouseDestroy;
            b._touchStart = function(a) {
                var b = this;
                !e && b._mouseCapture(a.originalEvent.changedTouches[0]) && (e = !0, b._touchMoved = !1, f(a, "mouseover"), f(a, "mousemove"), f(a, "mousedown"))
            }, b._touchMove = function(a) {
                e && (this._touchMoved = !0, f(a, "mousemove"))
            }, b._touchEnd = function(a) {
                e && (f(a, "mouseup"), f(a, "mouseout"), this._touchMoved || f(a, "click"), e = !1)
            }, b._mouseInit = function() {
                var b = this;
                b.element.bind({
                    touchstart: a.proxy(b, "_touchStart"),
                    touchmove: a.proxy(b, "_touchMove"),
                    touchend: a.proxy(b, "_touchEnd")
                }), c.call(b)
            }, b._mouseDestroy = function() {
                var b = this;
                b.element.unbind({
                    touchstart: a.proxy(b, "_touchStart"),
                    touchmove: a.proxy(b, "_touchMove"),
                    touchend: a.proxy(b, "_touchEnd")
                }), d.call(b)
            }
        }
    }($);

    var largeur = document.getElementById("infog_dcdr").offsetWidth,
        mobileouaec = "",
        echelle = largeur * 5.1,
        hauteur = largeur * 1.2;

    /* Appli ou mobile, pour le tooltip */
    try {
        if (document.location.href.indexOf("les-decodeurs") != -1) {
            /* en vrai mobile html*/
            mobileouaec = " mobiledec"
        }
    } catch (err) {
        mobileouaec = ""
    }

    var projection = d3FranceProjection.geoFranceProjection()
        .scale(echelle)
        .translate([largeur / 2, hauteur / 2]);

    var path = d3.geoPath().projection(projection);

    var svg = d3.select("#infog_dcdr .carte").insert("svg:svg")
        .attr("width", "100%")
        .attr("viewBox", "0 0 " + largeur + " " + hauteur),
        fond = svg.append("g").attr("id", "fond"),
        syndicat = svg.append("g").attr("id", "syndicat")
    journaliste = svg.append("g").attr("id", "journaliste")
    police = svg.append("g").attr("id", "police")


    d3.json("//s1.lemde.fr/assets-redaction/grumpymap/json/fr_dept.json", function(error, fra) {
        if (error) throw error;
        fond.selectAll("path")
            .data(topojson.feature(fra, fra.objects.fr_dept).features)
            .enter().append("path")
            .attr("d", path)
            .attr("fill", "#eef1f5")
            .attr("stroke", "#fff")
    })

    function thousandsSeparator(n) {
        return n.toString().replace(/\B(?=(\d{3})+(?!\d))/g, " ")
    }


    function Gselper(e) { var t = this,
            n = { autoLoad: !0, key: "", worksheet: "", onComplete: null, onFail: null },
            o = {},
            i = [];
 0 }, this.load = function(e, i) { if ("" == n.key || "string" != typeof n.key) return !1; if ("" == n.worksheet || "string" != typeof n.worksheet) return !1; var r = "https://spreadsheets.google.com/feeds/list/" + n.key + "/" + n.worksheet + "/public/values?alt=json&callback=?"; return $.getJSON(r, function() {}).done(function(n) { o = n, t.parse() && "function" == typeof e && e.call(t) }).fail(function() { "function" == typeof i && i.call(t) }), t }, this.parse = function() { return "object" != typeof o || "object" != typeof o.feed || "object" != typeof o.feed.entry || 0 == o.feed.entry.length ? !1 : (i = [], $.each(o.feed.entry, function(e, t) { var n = {};
                $.each(t, function(e, t) { "gsx$" === e.slice(0, 4) && (n[e.slice(4)] = t.$t) }), i.push(n) }), t) }, this.get = function(e) { return "undefined" == typeof e ? t.isLoaded() ? i : !1 : "number" == typeof e && e 
    var importDonneesGoogleSpreadsheet = true;

    //https://docs.google.com/spreadsheets/d/1q3Pe_rdSrCTTiDKVJ99TyE6NATA_RWX7xQlMJ8Nn5IQ/edit?usp=sharing

    var manif = []

    if (importDonneesGoogleSpreadsheet) {

        function firstScrape() {
            console.log("ok")
            // Création de l'instance de Gselper
            var doc = new Gselper({
                // Identifiant du document
                key: "1q3Pe_rdSrCTTiDKVJ99TyE6NATA_RWX7xQlMJ8Nn5IQ",
                // Le worksheet du document
                worksheet: "od6", // Première feuille (parlementaires)
                // La fonction à appeler lorsque le document est chargé
                onComplete: function(data) {
                    manif = [];
                    // parcourir le document ligne après ligne
                    $.each(doc.get(), function(i, line) {
                        manif.push(line)
                    });
                    bingo();
                },
                // La fonction à appeler si une erreur survient lors du chargement
                onFail: function(data) {
                    bingo();
                }
            });
        }

        firstScrape();

    } else {
        bingo()
    }



    function bingo() {
        //console.log(manif)
        syndicat.selectAll("circle")
            .data(manif)
            .enter()
            .append("circle")
            .attr("fill-opacity", 1)
            .attr("id", function(d, i) {
                return "id" + d.id
            })
            .attr("r", function(d, i) {
                if (d.syn != "") {
                    return Math.sqrt(d.syn / 3.1415) / 8
                } else return 0
            })
            .attr("fill", "#dc2a1b")
            .attr("transform", function(d, i) {
                return "translate(" + projection([Number(d.long), Number(d.lat)]) + ")"
            })

        police.selectAll("circle")
            .data(manif)
            .enter()
            .append("circle")
            .attr("fill-opacity", 1)
            .attr("id", function(d, i) {
                return "id" + d.id
            })
            .attr("r", function(d, i) {
                if (d.pol != "") {
                    return Math.sqrt(d.pol / 3.1415) / 8
                } else return 0
            })
            .attr("fill", "#0386c3")
            .attr("transform", function(d, i) {
                return "translate(" + projection([Number(d.long), Number(d.lat)]) + ")"
            })

        journaliste.selectAll("circle")
            .data(manif)
            .enter()
            .append("circle")
            .attr("fill-opacity", 1)
            .attr("id", function(d, i) {
                return "id" + d.id
            })
            .attr("r", function(d, i) {
                if (d.journ != "") {
                    return Math.sqrt(d.journ / 3.1415) / 8
                } else return 0
            })
            .attr("fill", "#FFc832")
            .attr("transform", function(d, i) {
                return "translate(" + projection([Number(d.long), Number(d.lat)]) + ")"
            })
    }




    /*    La gestion du tooltip, ici sur la classe ".selecteur"    */
    $("#infog_dcdr").tooltip({
        show: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        hide: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        items: "circle",
        track: true,
        tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdecodeurs" + mobileouaec,
        position: {
            my: 'left-30 top+50',
            at: 'right+10 center'
        },
        content: function() {
            //return $(this).attr("title")
            num = $(this).attr("id").slice(2) - 1
            var man = manif[num]
            var ville = man.ville
" + thousandsSeparator(man.pol) + " selon la police" : ""
" + thousandsSeparator(man.syn) + " selon les syndicats" : ""
" + thousandsSeparator(man.journ) + " selon les médias" : ""
Source : " + (man.source) + "" : ""
" + (man.notes) + "" : ""

" + ville + "" + pol + syn + journ + "" + source + notes
        },
        open: function(event, ui) {
            /* permet de fermer le tooltip en tapant sur lui-même en mobile*/
            var elem = $(event.target);
            ui.tooltip.click(function() {
                elem.tooltip('close');
            });
        }

    });
    $("#infog_dcdr a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });

});


Les fonctionnaires protestent contre le gel du point d’indice, qui sert de base pour calculer leur rémunération, contre le rétablissement du jour de carence en cas d’arrêt maladie ou encore contre la simple compensation de la hausse de la CSG sans gain de pouvoir d’achat.

        Lire :
         

          Cinq questions à propos de la réforme de l’Etat voulue par le gouvernement



Les cheminots dénoncent, eux, la volonté de transformer la SNCF en société anonyme et l’abandon du statut de cheminots à l’embauche.

Notre sélection d’articles pour comprendre la réforme de la SNCF
Retrouvez les publications du Monde.fr concernant le « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire » présenté par le gouvernement, et ses conséquences :
La synthèse pour tout comprendre à la réforme en 9 pointsle contenu du projet de loi sur la réforme de la SNCFles explications : que signifie l’ouverture de la SNCF à la concurrence ?les détails du calendrier des perturbationsen données : effectif, statut, rémunération, trois questions sur les cheminotsle récit : comment s’est déroulée l’harmonisation des statuts à Orange comme à La Postele panorama (en édition abonnés) : comment l’ouverture du rail à la concurrence s’est faite en Europeles explications en cinq points sur la dette de la SNCFl’état des lieux sur la retraite des cheminots, un régime spécial déficitaire





                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-4">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ La « SNCF italienne » envisage, sous conditions, de proposer des TGV alternatifs à ceux du groupe public. Sa filiale française Thello serait notamment candidate à la reprise de lignes régionales en région PACA.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Trenitalia, premier concurrent de la SNCF à se déclarer officiellement

La « SNCF italienne » envisage, sous conditions, de proposer des TGV alternatifs à ceux du groupe public. Sa filiale française Thello serait notamment candidate à la reprise de lignes régionales en région PACA.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 16h17
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

Ils ont bien choisi leur moment. A la veille de la grande journée de grève et de manifestation contre la réforme ferroviaire du 22 mars, Thello, la seule société privée à faire aujourd’hui concurrence à la SNCF pour le transport ferroviaire de voyageurs, organisait une conférence de presse, gare de Lyon à Paris.
Officiellement, il s’agissait de présenter ses trains de nuit rénovés qui assurent quotidiennement la liaison Paris-Venise dans les deux sens. Mais, Roberto Rinaudo, le PDG de la petite entreprise française, filiale à 100 % de l’opérateur public historique transalpin Trenitalia, en a profité pour se positionner sur le futur marché français libéralisé du train.
« Nous étudions le fait de proposer des trains à grande vitesse depuis la France d’ici 2020 », a déclaré M. Rinaudo, qui s’exprimait au nom de Trenitalia, sa maison mère. Les premières lignes mises en service seraient probablement Paris-Milan et Paris-Bruxelles. Un choix qui ne dépend pas de la réforme en cours, les liaisons ferroviaires internationales étant ouvertes à la concurrence depuis 2009.
Un intérêt pour la région PACA
Mais l’accès à la grande vitesse à l’intérieur de l’Hexagone (début 2021 en théorie) intéresse aussi les cheminots italiens. M. Rinaudo a ainsi exprimé l’intérêt de Trenitalia pour la ligne Paris-Bordeaux. Sur l’ensemble de ces liaisons, il a expliqué être en train de réserver des créneaux de circulation (des « sillons » dans le jargon ferroviaire). Une déclaration peut-être un peu prématurée, car les sillons 2020 ne sont pas encore ouverts à la réservation par SNCF Réseau. De son côté, la société Lisea (filiale de Vinci), qui exploite la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux, confirme avoir des contacts commerciaux avec Trenitalia.

Et ce n’est pas tout. Thello s’est positionné sur un futur appel d’offres de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur (PACA) pour l’exploitation de lignes régionales. Selon M. Rinaudo, un « appel à manifestation...




                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-5">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Les télétravailleurs se posent fréquemment la question des conditions de déduction de leurs frais professionnels, particulièrement ceux concernant le transport. Frédéric Douet, professeur de droit fiscal à l’université de Rouen-Normandie, apporte au « Monde » quelques réponses.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Que déduire comme frais professionnels lorsqu’on fait du télétravail ?

Les télétravailleurs se posent fréquemment la question des conditions de déduction de leurs frais professionnels, particulièrement ceux concernant le transport. Frédéric Douet, professeur de droit fiscal à l’université de Rouen-Normandie, apporte au « Monde » quelques réponses.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 15h54
    |

                            Frédéric Douet (Professeur à l’université de Rouen-Normandie)








                        



   


Pour le calcul de l’impôt sur le revenu, les frais des salariés sont déduits de façon forfaitaire ou, sur option, pour leur montant réel.
Dans le premier cas, un abattement de 10 % est pratiqué sur le salaire brut après défalcation des cotisations sociales. Au titre de l’année 2017, le montant de la déduction forfaitaire pour frais professionnels est au minimum de 430 euros et au maximum de 12 305 euros. À l’égard des personnes inscrites en tant que demandeurs d’emploi depuis plus d’un an, le minimum est porté à 947 euros.
Dans le second cas, seuls les frais nécessités par l’exercice de la profession sont déductibles.
Le caractère nécessaire des dépenses limite le droit à déduction à celles qui sont étroitement liées à l’activité (exemples : vêtements spécifiques, documentation professionnelle, outils ou matériel non fourni par l’employeur).
Le sort des frais de transport
Les télétravailleurs qui choisissent la déduction de leurs frais professionnels pour leur montant réel se posent notamment la question du sort de leurs frais de transport entre leur lieu de travail et leur entreprise et des dépenses relatives à leur espace de travail (loyer, électricité, impôts locaux…).
Deux hypothèses doivent être distinguées.

        Lire aussi :
         

                Sept questions – et réponses – pour comprendre les règles de déduction des travaux pour les bailleurs



L’employeur peut laisser au salarié le choix de s’organiser comme il l’entend entre sa résidence (ou un autre endroit, comme un espace de coworking) et les locaux de l’entreprise. Les dépenses liées à l’espace de travail hors de ces locaux ne sont pas à proprement parler nécessaires puisque l’employeur offre aux salariés la possibilité de venir travailler dans l’entreprise. Le télétravail résulte de pures convenances personnelles. Seuls sont alors déductibles les frais de déplacement exposés par le salarié les jours où il se rend dans son entreprise.
Caractère nécessaire
Toutefois, certains salariés sont contraints de travailler loin de leur entreprise (tel peut notamment être le cas des commerciaux). Ces salariés doivent alors communiquer régulièrement des données à leur employeur (reporting).
Dans ce cas, il est nécessaire qu’ils aient un espace de travail situé dans leur résidence. Les frais liés à cet espace sont déductibles tout comme ceux nécessités par les déplacements dans les locaux de l’entreprise.
En cas de contrôle le salarié doit pouvoir prouver le caractère nécessaire de ces déplacements (convocations de l’employeur, attestation de l’employeur, comptes rendus des réunions…).

        Lire aussi :
         

                Vous avez un terrain à vendre : profitez d’un abattement exceptionnel en 2018



Mais le télétravail peut être imposé au salarié, soit exclusivement à sa résidence, soit dans des proportions variables entre sa résidence et les locaux de l’entreprise. Dans ce cas de figure, les frais afférents à l’espace de travail sont déductibles en raison de leur caractère nécessaire. Le télétravailleur peut également déduire ses frais de transport les jours où il doit se rendre dans les locaux de l’entreprise.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-6">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Le PDG de Facebook a reconnu « une faille de confiance » à la suite du scandale Cambridge Analytica. Mais, pour les observateurs, c’est le modèle même du réseau social qui est en cause.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

La presse anglo-saxonne ironise sur le « mea-culpa-mais-pas-trop » de Mark Zuckerberg

Le PDG de Facebook a reconnu « une faille de confiance » à la suite du scandale Cambridge Analytica. Mais, pour les observateurs, c’est le modèle même du réseau social qui est en cause.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 15h47
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 16h15
    |

            William Audureau








                        



   


Sa prise de parole était attendue, mais elle est loin d’avoir fait taire les critiques. Près d’une semaine après les enquêtes du Guardian et du New York Times, qui ont révélé le 17 mars que les données de plusieurs dizaines de millions d’utilisateurs Facebook avaient été exploitées à leur insu par Cambridge Analytica, une firme britannique proche de Donald Trump, Mark Zuckerberg s’est expliqué, mercredi 21 mars, par le biais d’un message Facebook et de plusieurs entretiens dans les médias. Une intervention qui a laissé la presse anglo-saxonne – pourtant habituellement bienveillante envers le fondateur du célèbre réseau social – sur sa faim.

        Lire aussi :
         

                Zuckerberg annonce des mesures centrées sur l’affaire Cambridge Analytica



Le magazine américain Wired relève ainsi que le « tour d’excuses » du patron de Facebook « reprend les bons vieux “mea-culpa-mais-pas-trop” » de la firme, en rappelant que Mark Zuckerberg avait en 2016 qualifié « d’idée assez folle » le fait que de fausses informations aient pu influencer les résultats de la présidentielle américaine. Cette fois, il a évoqué des erreurs passées et condamné Cambridge Analytica, tout en soulignant que les règles d’utilisation pour les entreprises tierces avaient été renforcées depuis 2014, à l’époque du siphonnage des données par la société britannique :
« C’est raisonnable, mais la grande question est de savoir si Facebook porte une responsabilité en ayant permis à des acteurs mal intentionnés comme Cambridge Analytica de fleurir. » 

        Lire aussi :
         

                Comment une entreprise proche de Trump a siphonné les données de millions d’utilisateurs de Facebook



« Un scandale que Facebook a construit lui-même »
L’analyse est similaire du côté du Guardian. Dans une chronique, le journaliste John Harris évoque « un scandale que Facebook a construit lui-même » :
« Ce bazar était inévitable. Facebook a travaillé sans relâche pour rassembler autant de données que possible sur ses utilisateurs et en tirer profit. » 
L’influent quotidien britannique reproche notamment au réseau social de ne pas avoir alerté ses utilisateurs de l’important siphonnage de données, et de ne pas être allé assez loin pour les protéger. Le double discours de Facebook, qui se vante de vouloir « rapprocher le monde » mais dont le modèle économique repose quasi exclusivement sur la collecte de données personnelles et leur exploitation à fins publicitaires, est un modèle vicié par essence, estime le journaliste du Guardian.
« Loin d’excuses à pleine gorge »
D’une manière générale, les explications du PDG de Facebook n’ont pas convaincu. Dubitatif, le site américain Quartz relève que Mark Zuckerberg « a oublié de s’excuser » dans son billet : « Il n’a pas explicitement présenté ses excuses pour avoir mis en danger les données de 50 millions d’utilisateurs Facebook, préférant dire que l’entreprise a enclenché depuis longtemps une mutation pour éviter une nouvelle débâcle similaire. » Le New York Times, dans un article très mesuré, prend également acte du fait que « la déclaration [de Mark Zuckerberg] en réponse à la salve de critiques n’était pas une véritable demande de pardon ». 

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                Facebook : les timides regrets de Mark Zuckerberg



Connu pour son ton satirique, proche d’un Canard enchaîné du numérique, The Register est plus cinglant : « La réponse tant attendue de Mark Zuckerberg : Tout va bien ! Grosso modo, c’est réparé ! Facebook est génial ! Tout va bien sous la capuche ! »
La veille de la prise de parole du PDG de Facebook, CNN relevait déjà que la vedette de la Silicon Valley était passée en un an de « chouchou pour 2020 [date de la prochaine élection présidentielle américaine, pour laquelle Mark Zuckerberg était pressenti comme candidat démocrate] à calamité politique ». Que faire désormais ? Pour The Verge, qui ironise sur le fait que Mark Zuckerberg compare les discours haineux sur sa plate-forme à la poussière autorisée dans du poulet industriel, « la question de la régulation est sur la table ». 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Le bailleur assigne la locataire qui nuit « à la tranquillité de tous les locataires » et obtient son expulsion. Dans une autre affaire, la Cour de cassation juge que le bailleur qui s’est contenté d’envoyer trois lettres recommandées à l’auteur de troubles anormaux de voisinage, n’a pas rempli ses obligations.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ 
<article-nb="2018/03/22/19-8">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ A Montauban, l’application « Actif » vise à mieux quantifier et géolocaliser les ressources des entreprises afin de leur permettre de les échanger ou de les mutualiser.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
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Les déchets des entreprises, nouvelle matière première

A Montauban, l’application « Actif » vise à mieux quantifier et géolocaliser les ressources des entreprises afin de leur permettre de les échanger ou de les mutualiser.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 14h31
    |

            Rémi Barroux








                        



                                


                            

C’est à Montauban (Tarn-et-Garonne), à la chambre de commerce et d’industrie (CCI), que l’idée est née, il y a une dizaine d’années : créer un outil, une application, pour quantifier et géolocaliser les ressources des entreprises et leur permettre de les échanger ou de les mutualiser. Les déchets et résidus de production des uns deviennent alors les ressources des autres. « N’allez pas chercher loin ce qui, peut-être, existe près de chez vous », résume l’un des concepteurs, Olivier Aspe, responsable de l’espace « entreprises et réseaux » à la CCI. Ce projet, soutenu par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et baptisé « Actif », commence à être diffusé sur l’ensemble du territoire.
Pour bien comprendre, prenons l’exemple d’un bassin économique où se situent une entreprise utilisant des cagettes en bois, une menuiserie, un fabricant de jeux d’extérieur en bois et un projet de chaufferie au bois. Grâce à cette application, le porteur du projet aura une donnée quantifiée, le nombre de tonnes de déchets de bois disponibles à une échéance précise, et saura si son projet est viable. « Cette maîtrise permet de lutter contre les pollutions, le gâchis, et d’aider les entreprises engagées dans une démarche environnementale », plaide M. Aspe.

Les PME en profitent le plus
L’application est utilisée par 3 000 entreprises, dont 27,2 % dans les Pays de la Loire, 19 % en Occitanie, 11,5 % dans les Hauts-de-France, 11,4 % en Nouvelle-Aquitaine… Un quart appartient au secteur du commerce et du tourisme, 15 % à l’agroalimentaire, 10 % à la métallurgie, 6 % au secteur « papier, carton, bois ». Les données collectées par la CCI de Montauban montrent aussi que ce sont des petites et moyennes entreprises qui en profitent le plus : 64 % d’entre elles comptent moins de 50 salariés.
La saisie des données est réalisée par les différentes entreprises. Elles sont ensuite quantifiées, géolocalisées, puis la mise...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Alors que l’objectif du gouvernement en matière de gestion des personnels reste un mystère, l’économiste Philippe Askenazy explique, dans cette chronique, que les syndicats du rail et les cheminots peuvent néanmoins trouver des raisons de se rassurer.
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SNCF : « La disparition des statuts ne signifie pas celle des avantages »

Alors que l’objectif du gouvernement en matière de gestion des personnels reste un mystère, l’économiste Philippe Askenazy explique, dans cette chronique, que les syndicats du rail et les cheminots peuvent néanmoins trouver des raisons de se rassurer.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 14h00
    |

                            Philippe Askenazy (Chercheur au CNRS/ENS/Centre Maurice Halbwachs)








                        



                                


                            

Tendances France. La réforme ferroviaire est inévitable dans le cadre européen de la libéralisation du transport de passagers. En France comme ailleurs en Europe, la fin des anciens monopoles d’Etat, du transport aérien à l’énergie, s’est traduite par une mutation des entreprises nationales en sociétés où s’impose la logique du profit. Les statuts des agents ont soit brusquement disparu, soit été éteints progressivement, tel celui de fonctionnaire des télécommunications en France.
Avant même la libéralisation, la France dispose de trois géants mondiaux du transport terrestre multimodal
Privatisation ou pas, la SNCF n’échappera pas à ces abandons quelle que soit la mobilisation des cheminots. Alors pourquoi donc bloqueraient-ils la France ? Parce qu’à ce jour, une multiplicité de paramètres est inconnue.
La libéralisation britannique affichait clairement le démantèlement de la société nationale. La libéralisation allemande a accompagné la transformation de la Deutschebahn en une multinationale du transport terrestre, avec en parallèle une stratégie lui permettant de continuer de détenir la quasi-totalité du marché des lignes commerciales germaniques.
La situation française est fort différente. Avant même la libéralisation, la France dispose de trois géants mondiaux du transport terrestre multimodal : Keolis (SNCF), RATP Groupe et Transdev. Transdev qui exploite des lignes de la Suède à la Nouvelle-Zélande vient justement, le 12 mars, d’obtenir le certificat de sécurité ferroviaire et ainsi de devenir le deuxième groupe à détenir le « statut d’entreprise ferroviaire de voyageurs » dans l’Hexagone.
Ouverture de la concurrence
Mais l’objectif du gouvernement français en matière de gestion des personnels dans ce contexte reste un mystère. Le projet de loi d’habilitation présenté la semaine dernière n’apporte guère de précisions.
Deux activités sont à distinguer. Dès 2020, la concurrence s’ouvre sur le marché des...




                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-10">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Limiter le « reste à charge » payé par les patients sans augmenter le coût des assurances complémentaires nécessitera des efforts des professionnels concernés, estime Bernard Spitz, président de la Fédération française de l’assurance, dans une tribune au « Monde ».
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« Nous, assureurs, sommes prêts à offrir à tous nos concitoyens des soins décents à un coût­ acceptable »

Limiter le « reste à charge » payé par les patients sans augmenter le coût des assurances complémentaires nécessitera des efforts des professionnels concernés, estime Bernard Spitz, président de la Fédération française de l’assurance, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    22.03.2018 à 14h00
    |

Bernard Spitz (Président de la Fédération française de l’assurance (FFA)







                        



                                


                            
Tribune. Depuis un demi-siècle, les Français se demandent, à raison, pourquoi la santé de leurs dents, de leur vue, de leur audition n’est pas ­couverte, à l’égal des autres ­affections. Etre en mesure de voir pour conduire, lire, travailler, d’entendre pour ne pas être coupé totalement de sa famille et du monde autour de soi : autant de conditions élémentaires pour mener une vie normale, pourtant inaccessibles aux plus modestes, alors que pointent déjà, à un ­horizon proche, les ­progrès dus à l’usage de nouvelles technologies.
Saluons donc l’objectif ­consis­tant à associer les organismes complémentaires à cette situation simple : des lunettes, des prothèses, des soins dentaires remboursés, en totalité, ce que l’on appelle le « reste à charge zéro ».
Une démarche d’intérêt général
Que la Sécurité sociale se retire ou pas de ce qu’elle finance aujourd’hui ne changera rien à la réalité : ce sont les assureurs qui prennent en charge l’essentiel de ces remboursements. Il importe donc, dans une démarche d’in­térêt général sur laquelle nous nous retrouvons pleinement avec ­l’ensemble des organismes complémentaires, de s’entendre sur ce qu’il serait raisonnable d’offrir à tous.
« Raisonnable » signifie ici une offre claire, médicalement justifiée, acceptable socialement et économiquement soutenable.
« Médicalement justifiée » ­sup­pose que l’on puisse offrir une prise en charge intégrale des dépenses sur les soins essentiels s’agissant des trois domaines concernés, et d’agir dès le plus jeune âge sur l’éducation et la ­prévention.
« Socialement acceptable » reconnaît la nécessité de ne pas ­réduire les prestations au point de discriminer les bénéficiaires. Pas question, par exemple, de ­perpétuer ce qui fut pendant des décennies le jugement ironique sur les « montures Sécu » des ­lunettes d’entrée de gamme. Il ne serait pas plus acceptable aujourd’hui de ne couvrir que des prothèses dentaires en métal, comme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Un collectif de maires, dont Anne Hidalgo (Paris) et Alain Juppé (Bordeaux), regrette dans une tribune au « Monde » que l’essentiel des leviers de la politique de l’énergie reste aux mains de l’Etat ou d’opérateurs nationaux en situation de monopole.
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Anne Hidalgo et Alain Juppé : « L’efficacité et la transition énergétique dépendent d’abord de l’initiative locale »

Un collectif de maires, dont Anne Hidalgo (Paris) et Alain Juppé (Bordeaux), regrette dans une tribune au « Monde » que l’essentiel des leviers de la politique de l’énergie reste aux mains de l’Etat ou d’opérateurs nationaux en situation de monopole.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 18h39
   





                        



                                


                            
Tribune. Alors que s’ouvre le débat public pour la programmation pluriannuelle de l’énergie et que la Commission européenne va publier sa feuille de route « Climat et Energie EU 2025 », nous appelons au fléchage vers les collectivités d’une partie de la hausse de la contribution climat énergie et à l’adoption d’une loi d’orientation pour la décentralisation de la politique énergétique. L’efficacité de notre action, son acceptation sociale et la cohésion des territoires en dépendent.
sur le terrain, tout démontre que l’approche technique et centralisée a atteint ses limites
En 2015, l’accord de Paris et la loi pour la transition énergétique nous ont donné le chemin à suivre pour limiter la hausse des températures à moins de 2 °C et, dans l’idéal, à moins d’1,5 °C d’ici à 2100. L’atteinte de ces objectifs dépend très largement des politiques territoriales.
Or, en matière de politique énergétique, l’essentiel des leviers reste aux mains de l’Etat ou d’opérateurs nationaux en situation de monopole. Pourtant, sur le terrain, tout démontre que l’approche technique et centralisée a atteint ses limites : les infrastructures de production d’énergies renouvelables peinent à se mettre en place, les rénovations énergétiques ambitieuses sont rares et le véhicule individuel, avec moins de deux personnes à bord, reste le mode de déplacement dominant. Pour y remédier, il faut faire évoluer la gouvernance du système énergétique vers davantage de décentralisation et de démocratie locale.
Construire une autre façon de vivre
Le fléchage vers les collectivités d’une partie de la hausse de la contribution climat énergie, défendue aujourd’hui par la plupart des associations de collectivités, des ONG et des fédérations professionnelles, est indispensable. La mise en œuvre de l’accord de Paris à l’échelle de chaque territoire doit mobiliser près de 300 euros par habitant et par an. Affecter 5 % des 8 milliards de recettes de la contribution climat pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Les acteurs du transport et de la mobilité urbaine sont tour à tour victimes et bénéficiaires de la révolution numérique ; à eux d’en reprendre la maîtrise, affirme, dans une tribune au Monde, Alain Bagnaud, organisateur de la Semaine internationale du transport et de la logistique.
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« La logistique est devenu un enjeu de compétitivité et de souveraineté nationale »

Les acteurs du transport et de la mobilité urbaine sont tour à tour victimes et bénéficiaires de la révolution numérique ; à eux d’en reprendre la maîtrise, affirme, dans une tribune au Monde, Alain Bagnaud, organisateur de la Semaine internationale du transport et de la logistique.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 14h00
    |

Alain Bagnaud (Directeur général de la Semaine internationale du transport et de la logistique (SITL)







                        



                                


                            
Tribune. Dire que la logistique a pris le virage du numérique est un euphémisme : peu de secteurs auront été autant impactés par les innovations technologiques et le numérique. Et pour cause : la logistique fait figure d’épine dorsale de nombreux modèles économiques, tant des géants du e-commerce que des start-up du numérique. Derrière le succès de ces nouveaux acteurs, c’est en effet la logistique qui a contribué à créer de nouveaux standards en matière d’expérience clients : livraison à J + 1, voire en moins d’une heure dans les zones urbaines, logistique des retours quasi gratuits, etc.
toutes les parties prenantes sont impactées par la déferlante numérique
Pour arriver à ce niveau de performance, le secteur s’est transformé. L’ancienne gestion de flux standards massifs et récurrents a fait place à des flux d’informations qui précèdent désormais les flux physiques. Dématérialisation, plates-formes numériques, robotisation, « blockchain »… les entreprises du transport et de la logistique sont devenues un laboratoire pour de très nombreuses technologies.
Mais si les champions du numérique ont bouleversé le modèle de la distribution traditionnelle, leur intégration verticale progressive est également une menace pour les opérateurs logistiques. Pour preuve, les investissements programmés par Amazon dans le fret maritime et aérien, dans les camions et les drones, ou encore l’arrivée aux portes de Paris des entrepôts du géant chinois de l’e-commerce Alibaba… Industriels, distributeurs, opérateurs de transports et logistique, territoires : toutes les parties prenantes sont impactées par la déferlante numérique dont ils peuvent être, tour à tour, les bénéficiaires ou les victimes.
Un enjeu de taille
Les territoires l’ont bien compris. Car, en dernière instance, cette révolution numérique se traduit bel et bien par des flux physiques sur le terrain. L’enjeu est de taille. Le secteur du transport et de la logistique représente...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ On comptait également 14,5 % de grévistes chez les enseignants jeudi, selon le ministère de l’éducation nationale.
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SNCF : 35,4 % de grévistes au niveau national, selon la direction

On comptait également 14,5 % de grévistes chez les enseignants jeudi, selon le ministère de l’éducation nationale.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 13h16
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 18h29
   





                        



   


Un peu plus d’un salarié de la SNCF sur trois est en grève, jeudi 22 mars. Le taux de participation au mouvement social est de 35,4 % précisément, selon l’entreprise ferroviaire, qui ajoute qu’il s’agit d’un « décompte réel à partir des prises de service ». La journée est marquée pas de fortes perturbations, notamment avec deux TGV sur cinq en circulation, et un Transilien sur trois.

        En ce moment :
         

          Grève du 22 mars 2018 : suivez en direct la mobilisation des fonctionnaires et cheminots



Les quatre organisations représentatives de la SNCF (CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT), soutenues par FO, ont appelé à la grève contre la réforme ferroviaire engagée par le gouvernement. Elles protestent notamment contre la volonté de transformer la SNCF en société anonyme et l’abandon du statut de cheminots à l’embauche. Pour elles, cette grève n’est que la première étape d’un mouvement social au rythme de « deux jours sur cinq », soit trente-six jours au cours des trois prochains mois.

        Lire aussi :
         

                Grève du 22 mars : fonctionnaires et cheminots en marche contre Macron




   


Des milliers de personnes à Marseille, Grenoble, Lyon...
Du côté des enseignants, qui manifestent dans le cortège de la fonction publique, on compte 14,54 % de grévistes, selon le ministère de l’éducation nationale. Environ 180 manifestations et rassemblements sont annoncés en France par les sept syndicats de la fonction publique (CGT, FO, FSU, CFTC, Solidaires, FA-FP et CFE-CGC) mobilisés pour réclamer, entre autres, une hausse du pouvoir d’achat.
Au-delà des cheminots et des enseignants, la mobilisation de jeudi regroupe aussi les agents publics dans leur ensemble, personnels de la santé compris, le personnel de la RATP, ainsi que celui de l’aviation civile (une seconde grève est également prévue à Air France pour des revendications salariales vendredi à l’initiative de onze syndicats, tous métiers confondus). Dans les cortèges, on trouve aussi des lycéens, des étudiants ainsi que des retraités.
Plus de 10 000 personnes selon la police – 55 000 personnes selon les organisateurs – défilaient en milieu de journée sur la Canebière à Marseille, 5 000 à Grenoble, près de 10 000 à Nantes et 9 500 à Lyon. On comptait également 1 300 personnes à Auch, 2 300 à Reims, 1 800 à Saint-Nazaire, 4 500 à Perpignan, 1 600 à Foix ou encore 4 800 à Rouen, toujours selon la police.

        Lire aussi :
         

                Fonctionnaires, retraités et cheminots manifestent unis à Marseille






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Un administrateur judiciaire va être nommé et l’hebdomadaire ne paraîtra plus, laissant un sentiment de frustration parmi les journalistes.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Le journal « Ebdo » s’arrête : un sentiment « d’amateurisme » et de « gâchis »

Un administrateur judiciaire va être nommé et l’hebdomadaire ne paraîtra plus, laissant un sentiment de frustration parmi les journalistes.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 13h01
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 17h24
    |

            Alexandre Piquard








                        


« Cela aura été un crash vraiment rapide… Et un gâchis spectaculaire », regrette un journaliste, amer. Les difficultés d’Ebdo étaient connues depuis quelques semaines, mais son équipe gardait le silence. Jeudi 22 mars, ses fondateurs ont mis fin au faux suspense : deux mois seulement après son lancement, l’hebdomadaire va cesser de paraître, faute de lecteurs, et être mis en cessation de paiement. Un administrateur va être bientôt nommé pour la société Rollin, éditrice d’Ebdo mais aussi des revues XXI et 6 Mois, que les actionnaires espèrent vendre pour poursuivre leur activité.

Demain sortira notre dernier numéro. L’aventure d’@ebdolejournal s’arrête là, l’esprit continue. Merci à vous d'avo… https://t.co/AShiUnRJyt— ebdolejournal (@ebdolejournal)


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« Notre projet se voulait à contre-courant de la fatalité et du déclin de la presse : un hebdomadaire papier, indépendant, sans publicité, généraliste et accessible au plus grand nombre. »
C’est l’oraison funèbre qu’écrivent dans leur communiqué les deux associés majoritaires Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry, qui reconnaissent un « échec commercial », en raison de ventes décevantes qui se sont ajoutées au retrait d’investisseurs et de deux banques. Selon nos informations, les ventes en kiosques (hors abonnements) sont passées de 53 000 pour le premier numéro, le 12 janvier, à 21 000 le 2 février, puis 13 000 le 16 février et, enfin 8 000 à 10 000 exemplaires. Les abonnés plafonnaient eux à 8 000, pour un objectif de 70 000.
Une ligne ambiguë
Dans la rédaction, encore sonnée, certains journalistes ont des regrets, voire du ressentiment, malgré la conviction d’avoir réalisé des choses intéressantes. « Il y a eu un triple amateurisme : éditorial, managérial et entrepreneurial », juge l’un d’eux. Selon lui, la ligne était ambiguë : « Ni une politique de l’offre, ni une politique de la demande. ». En somme, la direction n’aurait pas cherché à faire un journal pour une cible identifiée, mais elle n’aurait pas non plus proposé un regard original sans se soucier du marketing.
Le financement participatif avait créé une base d’abonnés issus des lecteurs de XXI et 6 Mois, plutôt « intellos de gauche, très informés, pour caricaturer », alors que lors du lancement, les dirigeants ont assuré aller à la rencontre des « gens qui ne lisent plus la presse », davantage « classes moyennes » et plus « grand public », poursuit ce membre de l’équipe. De fait, le journal a surpris, quand il est sorti, car il ne recourait pas aux longs formats de reportages qui ont fait la réputation de XXI ou 6 Mois, par exemple. Il n’était ni vraiment proche ni vraiment éloigné de l’actualité.
Parmi les quatre leaders de l’équipe, aucun n’avait été cadre dans un hebdomadaire, à part Constance Poniatowski, ex-rédactrice en chef de Version Femina, un magazine grand public féminin. Laurent Beccaria était éditeur de livres (Les Arènes), Patrick de Saint-Exupéry ex-grand reporter et dirigeant du trimestriel XXI, Thierry Mandon une ancienne figure du Parti socialiste. L’équipe était aussi assez hétéroclite, mêlant des anciens de XXI ou 6 Mois et des enquêteurs, par exemple. « Dans le détail, personne n’avait la même vision », analyse avec le recul un journaliste.
La couverture sur Nicolas Hulot a fait débat
La couverture sur Nicolas Hulot – relatant anonymement une plainte pour viol déposée en 2008 à propos de faits datés en 1997, donc classée sans suite – a fait débat dans l’équipe, a raconté Laurent Beccaria. Selon lui, la polémique a même fait fuir un investisseur, empêchant la levée de fonds de deux millions prévue en février.
« Cet argument est un alibi, rétorque un membre de l’équipe. Laurent Beccaria a débauché des journalistes en CDI en disant qu’Ebdo avait deux ans devant lui. C’était faux. Il nous a fait assumer un risque sans qu’on le sache. » Un autre rappelle que les fondateurs y perdent aussi dans cette affaire, tout en jugeant que « penser amener un journal papier à l’équilibre financier en trois mois, c’est un peu naïf ». Aujourd’hui, les dirigeants cherchent un repreneur pour XXI et 6 Mois, afin qu’elles ne soient pas emportées dans la débâcle. Les journalistes, eux, vont être contraints de rechercher du travail.

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Facebook : les timides regrets de Mark Zuckerberg

Le patron de Facebook a multiplié les interviews, mais n’entend pas changer le modèle du réseau social.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 12h09
    |

            Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)








                        



   


S’il y a crise à Facebook, la première interview donnée par Mark Zuckerberg, mercredi 21 mars, n’a pas donné le sentiment d’urgence auquel on aurait pu s’attendre, quatre jours après le déclenchement de la tempête sur le réseau social.

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Installé dans son bureau transparent, au siège de la compagnie à Menlo Park, le PDG de 33 ans a répondu aux questions de CNN sans se départir de la certitude, réaffirmée à chaque incident, que les problèmes ne sont que conjoncturels et qu’ils ont des solutions sur lesquelles Facebook travaille d’arrache-pied.
La « principale responsabilité » de la compagnie est le respect de la vie privée de ses utilisateurs, répète-t-il. Toute entorse à ce principe est « un gros problème qui mérite une grande indignation ». « Je suis désolé de ce qui est arrivé », ajoute-t-il.
« Problème majeur de confiance »
Mais s’il est indigné, il n’y paraît rien. Mark Zuckerberg est fidèle à lui-même, dans son tee-shirt de « patron-qui-ne-le-sera-jamais-tout-à-fait ». Il fuit les interviews, souligne CNN, le seul fait d’avoir accepté de répondre aux questions est une manifestation du sérieux qu’il accorde à l’affaire. D’ailleurs, il a aussi donné mercredi un entretien au New York Times, au site Recode et au magazine Wired.
Il y est interrogé sur l’épidémie de suppressions de comptes #DeleteFacebook qui s’est propagée dans le public depuis les révélations sur la manière dont la compagnie a laissé la firme privée Cambridge Analytica, liée à l’ex-éminence grise de Donald Trump, Steve Bannon, se procurer les données de 50 millions d’Américains. Selon lui, il ne s’agit pas d’un nombre « significatif » de désabonnements. « Mais ce n’est pas bon, reconnaît-il. C’est le signal qu’il y a un problème majeur de confiance pour les gens, et je le comprends. »

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Si Mark Zuckerberg admet qu’il devrait s’exprimer dans la presse plus régulièrement, il ne va pas jusqu’à s’engager formellement à apparaître devant le Congrès, où les élus, républicains comme démocrates, souhaitent entendre ses explications sur la manière dont le réseau social a été instrumentalisé à des fins politiques.
A l’automne 2017, il s’était abstenu d’apparaître à Washington, au plus fort des révélations sur les faux comptes russes, au grand dam des élus. Cette fois, « je serai heureux d’y aller si c’est la bonne chose à faire », répond-il sur la chaîne câblée, sans cacher qu’il préfère envoyer les spécialistes répondre sur les dossiers précis. « J’irai s’il s’agit d’un sujet sur lequel je suis la seule autorité. »
En revanche, il signale pour la première fois son accord sur le projet de loi à l’examen au Sénat (Honest Ads Act) qui prévoit d’imposer aux publicités politiques en ligne la même réglementation que dans la presse.
Un outil en chantier
Le jeune milliardaire, cinquième fortune mondiale, reste étonné lui-même du pouvoir de l’outil qu’il a créé dans son dortoir de potache en 2004. « Si on m’avait dit que je devrais m’occuper de protéger l’intégrité des élections sur la planète, je ne l’aurais pas cru », dit-il. S’il a été pris de court par les ingérences russes de 2016, il invoque des progrès.

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L’élection présidentielle en France, par exemple : « Grâce aux nouveaux outils d’intelligence artificielle que nous avons bâtis après l’élection de 2016, nous avons trouvé plus de 30 000 comptes liés à des sources russes qui essayaient les mêmes tactiques. » Et la dernière consultation en Alabama, en 2017, révèle-t-il dans le NYT : « Nous avons trouvé un nombre significatif de comptes macédoniens qui essayaient de répandre des fausses nouvelles. Nous avons pu les éliminer. »
Pour lui, la plateforme reste manifestement un outil en chantier, comme une start-up en perpétuelle correction de trajectoire. « Depuis les débuts, j’ai fait toutes sortes d’erreurs, que ce soit techniques, commerciales ou dans les recrutements », admet-il. La dernière étant celle qui entoure Cambridge Analytica.
Pas question de remettre en cause le modèle
Une nouvelle fois, « Zuck » promet de tout faire pour que « des problèmes comme celui-ci ne se reproduisent pas ». Le nombre de développeurs qui ont accès aux données sera réduit. Facebook va même finir par informer les 50 millions de victimes du siphonage des données : une information que le réseau possède depuis fin 2015, mais qui n’avait pas été communiquée.
Mais il n’est pas question de remettre en cause le modèle fondé sur la vente aux annonceurs des données des internautes, le problème structurel soulevé par un nombre croissant de spécialistes. La « mission » de Facebook de « rapprocher le monde » exige la gratuité du service, à savoir « un modèle économique soutenu par la publicité ». Pour les critiques, c’est aussi la faille du réseau.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ L’appel à la grève lancé par les syndicats n’a pas eu d’écho à la Régie des transports parisiens. Pour le moment, seules les nouvelles lignes sont ouvertes à d’autres opérateurs.
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A la RATP, la concurrence, c’est maintenant… et demain

L’appel à la grève lancé par les syndicats n’a pas eu d’écho à la Régie des transports parisiens. Pour le moment, seules les nouvelles lignes sont ouvertes à d’autres opérateurs.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 11h54
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 12h14
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

Pertes & profits. Elle a le sens du client, la Régie des transports parisiens ! C’est le printemps, et « pour fêter son arrivée, la RATP vous offre des fleurs », a-t-elle posté sur Twitter, mardi 20 mars. Il suffisait d’envoyer un émoji représentant un bouquet, puis d’aller le retirer dans la station de son choix. Mercredi, elle faisait encore une fleur aux Franciliens en leur promettant que le trafic serait « quasi normal » le 22 mars, la journée nationale de grève décidée par les syndicats de la fonction publique et de la SNCF.
La RATP, ce n’est pas la SNCF. L’appel à la grève lancé par la CGT, l’UNSA et SUD n’y a pas eu un grand écho. Métros et bus devaient rouler jeudi. Du propre aveu des syndicats, la direction a finement joué en s’affichant « rassurante » : il est exclu de transformer l’établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) en société anonyme, ou d’arrêter les recrutements au statut, qui s’élèveront à 4 600 en 2018, a-t-elle assuré. Ce n’est pas une surprise. Il y a dix ans, Bruxelles avait autorisé le maintien du monopole jusqu’à fin 2024 pour le bus, 2029 pour le tramway et… 2039 pour le métro et le RER. Seules les nouvelles lignes sont ouvertes à d’autres opérateurs.

Et pourtant, la peur de la concurrence taraude ses 60 000 agents. « Qui peut garantir qu’après la SNCF, ce ne sera pas notre tour ? », s’inquiète l’UNSA, quand la CGT assure que « l’avenir des cheminots est intimement lié au nôtre ». Une crainte justifiée ? Même le rapport Spinetta, qui a sonné la charge contre le statu quo à la SNCF, recommande une « grande prudence », conscient que les transports ferroviaires sont « un élément vital du fonctionnement de la métropole ». L’ouverture se fera, mais « progressivement » et « en coordination avec le réseau RATP ».

Améliorer l’efficacité
Les concurrents ne se sont pas bousculés...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ L’audiovisuel public en Europe 3/5. Critiqué par les médias privés et le gouvernement libéral-conservateur, le groupe Danmarks Radio s’inquiète pour son avenir.
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La radio-télévision danoise sous pression populiste

L’audiovisuel public en Europe 3/5. Critiqué par les médias privés et le gouvernement libéral-conservateur, le groupe Danmarks Radio s’inquiète pour son avenir.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 11h38
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 15h49
    |

                            Anne-Françoise Hivert (envoyée spéciale à Copenhague)








                        



                                


                            

L’imposante statuette dorée trône sur une étagère, au fond de son bureau, logé dans l’énorme cube en verre de Danmarks Radio (DR), l’organisme danois de radio-télévision publique, sis dans le sud de Copenhague. Ancienne directrice de son département juridique, Maria Rorbye Ronn, 54 ans, en assure la direction depuis 2011.

L’Emmy lui a été décerné lors d’une cérémonie qui s’est tenue à New York, en 2016. Un moment charnière de sa carrière. « J’ai réalisé à quel point nos séries, qui ont été vues par plus de 250 millions de téléspectateurs, avaient contribué à faire connaître notre pays et notre style de vie à l’étranger, assurant ainsi la mission de service public qui est la nôtre », explique-t-elle.
Supprimée, la redevance annuelle sera remplacée par un impôt progressif
L’argument semble avoir laissé de marbre le gouvernement libéral-conservateur de Lars Lokke Rasmussen et son allié populiste au Parlement, le Parti du peuple danois (Dansk Folkeparti, DF). Engagés dans des négociations sur le financement public des médias, ils ont annoncé, vendredi 16 mars, qu’ils étaient parvenus à un accord prévoyant notamment une réduction de 20 % du budget de l’entreprise danoise sur cinq ans, ainsi que la suppression de la redevance annuelle de 2 343 couronnes (315 euros), qui sera remplacée par un impôt progressif.

« L’objectif est de réduire le coût de l’audiovisuel public pour les Danois et de rétablir la ­diversité dans les médias », souligne Alex Ahrendtsen, responsable des questions culturelles chez DF. L’idée n’est pas neuve. Elle a été émise vers 2010 par Danske Medier, l’Association des médias danois, qui regroupe 300 éditeurs.
« DR se trouve en situation de monopole »
La presse écrite traverse alors une crise profonde. Le coupable est tout trouvé : l’audiovisuel public. « Les dirigeants des groupes privés ont lancé une campagne politique contre DR, en disant qu’elle détruisait la ­concurrence,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ « The Killing », « Borgen », « Bron », « Les Héritiers »... Le monde entier s’arrache les séries danoises, ainsi que leurs scénaristes et acteurs, désormais sollicités sur de grands projets internationaux.
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Danmarks Radio, la fabrique de séries à succès

« The Killing », « Borgen », « Bron », « Les Héritiers »... Le monde entier s’arrache les séries danoises, ainsi que leurs scénaristes et acteurs, désormais sollicités sur de grands projets internationaux.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 11h35
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 11h47
    |

                            Anne-Françoise Hivert (envoyée spéciale à Copenhague)








                        



                                


                            

Une série en cinq épisodes sur la communauté danoise en Tanzanie, dans les années 1970, inspirée de la trilogie africaine de l’écrivain Jakob Ejersbo. Le sujet de la dernière grosse production de DR, diffusée depuis le 25 février, le dimanche à 20 heures, aurait pu décourager les téléspectateurs. Surtout que la chaîne concurrente TV2 sortait l’artillerie lourde avec sa nouvelle série à suspense, Greyzone.

Pourtant, 860 000 Danois se sont postés devant leur petit écran pour suivre le premier épisode de Liberty et plus de 200 000 l’ont regardée en télévision de rattrapage sur le site de DR1. Soit plus d’un million de personnes, dans un pays de 5,7 millions d’habitants. Un chiffre moins élevé serait considéré comme un échec pour la chaîne, qui, dans le contrat de ses scénaristes et producteurs, s’est fixé comme objectif le million de téléspectateurs.
Le record a été atteint en février 2004, lors de la diffusion d’un épisode de Kroniken, qui raconte la vie de quatre Danois après la seconde guerre mondiale (2,7 millions de personnes devant leur télévision à 20 heures). Ce soir-là, le trafic à l’entrée de Copenhague a été divisé par deux, et aucun appel d’urgence n’a été enregistré dans la capitale danoise.
« Nous encourageons la prise de risque artistique »
Le dépoussiérage de la fiction chez DR a commencé dans les années 1980. Ses dirigeants se sont rendus aux Etats-Unis pour y puiser leur inspiration. Ils y ont découvert le rôle du scénariste. Le budget de la fiction – 276 millions de couronnes (37 millions d’euros) en 2016, soit environ 9 % des programmes de DR – est négocié sur quatre ans. Le scénariste est embauché pour toute la durée du projet, y compris la phase de développement. Afin d’attirer les meilleurs, DR leur propose de venir accompagnés de leur équipe.
En 2007, la série policière The Killing, coproduite avec les Allemands de la ZDF, révolutionne le genre : vingt épisodes pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ L’autorité chargée des données personnelles juge « très intrusif » et « non proportionné » le dispositif participatif testé par la Ville de Nice.
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La CNIL défavorable à l’utilisation de l’application de sécurité Reporty à Nice

L’autorité chargée des données personnelles juge « très intrusif » et « non proportionné » le dispositif participatif testé par la Ville de Nice.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 11h24
    |

            Claire Legros








                        


Jusqu’où une collectivité a-t-elle le droit de s’engager dans la lutte contre le terrorisme ? A l’heure des réseaux sociaux et de la généralisation des smartphones, une municipalité peut-elle promouvoir un dispositif participatif d’enregistrements vidéos pour inciter ses administrés à l’alerter sur des situations qu’ils jugeraient anormales ?
A ces questions, la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) vient d’apporter une première réponse, claire et motivée, à propos du dispositif d’origine israélienne Reporty, que la ville de Nice avait commencé à déployer. Testée du 10 janvier au 10 mars sur 2 000 habitants, cette application pour smartphone permet d’alerter le centre de supervision de la police municipale en lui adressant un enregistrement vidéo et sonore géolocalisé, pour signaler « une incivilité grave (dépôt sauvage d’encombrants ou de déchets sur la voie publique, tags conséquents sur un bien public) ou une “situation critique” (actes de violence, vol, enlèvement, attentat, effondrement, inondation, incendie, accident) ».
La CNIL dénonce le caractère « très intrusif » d’un tel système, qui peut collecter des informations instantanées, mais permet aussi « l’enregistrement de données, telles que l’image et la voix de tiers présents sur la voie publique ». Un dispositif que l’instance chargée de protéger la vie privée des Français ne juge pas « proportionné », compte tenu qu’il s’applique à « un champ très large d’incidents ou d’événements, allant d’incivilités jusqu’à des infractions délictuelles et criminelles graves ».
L’institution met également en avant « la fragilité de la base légale » du dispositif, la loi sur la vidéoprotection en France ne prenant pas en compte « l’intégration de terminaux mobiles des particuliers dans un dispositif public, sous la responsabilité de la police ».
L’expérimentation de l’application Reporty suscitait un débat à Nice, ville la plus « vidéosurveillée » de France avec 1 962 caméras, soit 27 au kilomètre carré. Un collectif « anti-Reporty » s’était constitué, dénonçant en février « un risque de délation généralisée et une atteinte grave à la vie privée ». La CNIL leur a donné raison.

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                A Nice, l’application sécuritaire Reporty divise les habitants



Le président de la métropole, Christian Estrosi, a annoncé dans un communiqué avoir saisi le ministre de l’intérieur, « pour qu’une base légale puisse être trouvée afin de pouvoir expérimenter ce type de technologie ». Pour lui, « ce sont les terroristes et ceux qui veulent porter atteinte à notre démocratie qui bénéficient de cette décision (…) ».
La décision de la CNIL survient alors qu’elle a publié en octobre 2017 une synthèse des travaux de son laboratoire d’innovation numérique sur les « données personnelles au cœur de la fabrique de la smart city », où elle alertait sur les risques pour la vie privée du développement des technologies numériques urbaines. Les principes d’information et de consentement, pourtant inscrits dans la loi sont « particulièrement affaiblis dans les technologies de la smart city », notaient les auteurs.
Une autre collectivité, la ville de Marseille, s’est elle aussi engagée dans une démarche de smart city sécuritaire. Elle est en train de déployer un outil de collecte et d’analyse à grande échelle des données des habitants pour « garantir de manière plus efficace la sécurité et la tranquillité publique des citoyens ». Le dispositif prévoit également la participation des habitants, qui pourront « fournir en temps réel des informations (texto, vidéo, photo, vitesse de déplacement, niveau de stress…) grâce à une application sur smartphone ou des objets connectés », comme le stipule le cahier des clauses techniques mis en ligne par l’association de défense des libertés individuelles sur Internet La Quadrature du Net, qui organisait mardi 20 mars une réunion publique sur le sujet. Pour le moment, la CNIL ne s’est pas exprimée publiquement sur le projet marseillais.

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                A Marseille, un algorithme pour « anticiper la sécurité »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ La Réserve fédérale table désormais sur une croissance de 2,7 % cette année aux Etats-Unis. Son président, Jerome Powell, n’a pas commenté le virage protectionniste de l’administration Trump.
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Confiante dans l’économie américaine, la Réserve fédérale relève ses taux

La Réserve fédérale table désormais sur une croissance de 2,7 % cette année aux Etats-Unis. Son président, Jerome Powell, n’a pas commenté le virage protectionniste de l’administration Trump.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 11h15
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Un peu plus de confiance, mais la prudence est toujours à l’ordre du jour. Mercredi 21 mars, à l’issue d’une réunion de deux jours sous la houlette de son nouveau président, Jerome Powell, la Réserve fédérale (Fed) a relevé ses taux directeurs d’un quart de point. Ils évoluent désormais dans une fourchette de 1,50 % à 1,75 %. Cette décision était largement anticipée par les investisseurs, dont l’attention s’est surtout portée sur les nouvelles prévisions de croissance de l’institution.
Celle-ci ne manque pas d’optimisme. Elle table désormais sur une croissance de 2,7 % cette année (contre 2,5 % jusque-là), et de 2,4 % l’an prochain (contre 2,1 %). Le signal est clair : la Fed prend désormais en compte l’incidence à court terme sur l’activité de la réforme fiscale du président Donald Trump. « Les perspectives économiques se sont renforcées ces derniers mois », indique-t-elle laconiquement dans son communiqué, soucieuse d’éviter toute déclaration à coloration politique.

Cette première réunion faisait figure de test pour le discret « Jay » Powell, nommé par Donald Trump en novembre dernier pour succéder à Janet Yellen. « Il a redoublé de prudence pendant sa conférence de presse, inhabituellement courte », résume Michael Pearce, de Capital Economics.
« Fièvre protectionniste »
Il faut dire que ce républicain modéré, juriste de formation, entame son mandat dans un contexte particulier : si l’économie américaine est en bonne forme, le risque de guerre commerciale soulevé par le virage protectionniste de l’administration Trump pourrait heurter l’activité… Mais celle-ci pourrait aussi frôler la surchauffe sous l’effet des baisses d’impôts massives accordées aux entreprises.

Interrogé sur la hausse des droits de douane sur l’acier (+ 25 %) et l’aluminium (+ 10 %) qui devaient entrer en vigueur vendredi 23 mars, « Jay » Powell a botté en touche. Il a reconnu que le sujet a été évoqué comme une « sorte...




                        

                        

