<FILE-date="2018/03/22/19">

<article-nb="2018/03/22/19-1">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ 47 800 personnes ont manifesté jeudi à Paris, selon le premier comptage indépendant réalisé pour des médias, dont « Le Monde ». Ils étaient 49 000 selon la préfecture de police, 65 000 selon la CGT.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ 
<article-nb="2018/03/22/19-2">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Cette entreprise britannique, utilisée par Donald Trump durant sa campagne pour la présidentielle de 2016 aux Etats-Unis, a analysé les données de dizaines de millions d’utilisateurs à leur insu.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Ce qu’il faut savoir sur Cambridge Analytica, la société au cœur du scandale Facebook

Cette entreprise britannique, utilisée par Donald Trump durant sa campagne pour la présidentielle de 2016 aux Etats-Unis, a analysé les données de dizaines de millions d’utilisateurs à leur insu.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 11h51
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 12h27
    |

            William Audureau








                        



   


Elle devait changer les règles du jeu politique ; voilà qu’elle est au centre d’une affaire de vol de données révélée par le Guardian, le New York Times et The Observer, qui éclabousse autant la Maison Blanche que Facebook, le plus grand réseau social du monde. Création, objectifs, fonctionnement… que sait-on de l’entreprise Cambridge Analytica ?

        Lire :
         

          Comment une entreprise proche de Trump a siphonné les données de millions d’utilisateurs de Facebook



Qu’est-ce que Cambridge Analytica ? 
« Data drives all we do » (« Les données déterminent tout ce que nous faisons »). Tel est le slogan de cette entreprise de nouvelles technologies fondée à Londres en 2013. Spécialisée dans l’analyse de données à grande échelle et le conseil en communication, elle se donne pour mission « de changer le comportement grâce aux données » et fonctionne en mélangeant le traitement quantitatif de données, la psychométrie et la psychologie comportementale.
Il s’agit d’une « société fille » de SCL Group, entreprise britannique spécialisée dans le conseil en communication et l’analyse de données, qui compte les ministères de la défense anglais et américain parmi ses clients.
Que vend exactement Cambridge Analytica ?
Essentiellement des outils d’influence. Parmi les produits qu’elle commercialise :
- Siphon, un outil d’analyse de l’efficacité des publicités en ligne ;
- Validity, un service de sondage d’opinions à grande échelle ;
- Data Models, un catalogue de types d’électeurs et de consommateurs ;
- Custom Data Manipulation, un système de visualisation des centres d’intérêt du public étudié, ou psychographics.
Sur quelle méthode s’appuie-t-elle ?
Cambridge Analytica s’appuie sur le modèle psychologique des Big Five, une construction empirique des principaux types de personnalités. Inventé dans les années 1980, ce modèle fait relativement consensus, notamment dans les services de relations humaines, mais n’est pas exempt de défauts : son manque de rigueur et la place laissée à l’interprétation sont notamment critiqués.
Par ailleurs, l’efficacité des conseils que l’entreprise prodigue à partir de ses domaines d’expertise est loin de faire l’unanimité, tant auprès d’experts indépendants que d’anciens clients.
A qui vend-elle ses services ?
Cambridge Analytica revendique un réseau de clients parmi les organisations gouvernementales et non gouvernementales, des entreprises privées de toutes tailles, et « des clients politiques issus de tout le spectre idéologique ».
Est-elle politiquement engagée ?
Sur son site officiel, Cambridge Analytica se présentait en 2016 comme « une organisation non partisane ». Elle appartient toutefois en grande partie à la famille du célèbre homme d’affaires de Wall Street Robert Mercer, pionnier du trading algorithmique et principal donateur du républicain Ted Cruz. Les principaux clients politiques de la société britannique sont tous issus des rangs républicains.
Au moins trois candidats républicains à la Maison Blanche ont fait appel à ses services : Ben Carson et Ted Cruz durant la course à l’investiture en 2015, puis Donald Trump durant l’élection présidentielle de 2016. La campagne du magnat de l’immobilier a versé à Cambridge Analytica près de 6 millions de dollars en « gestion de données » et « services de gestion de données ».
Par ailleurs, Cambridge Analytica compte parmi ses fondateurs Steve Bannon, ancien président du site d’extrême droite Breitbart et stratège de Donald Trump durant sa campagne pour la présidence américaine.
Le lanceur d’alerte Christopher Wylie, qui a conçu la partie technologie de l’entreprise, présente Cambridge Analytica comme « la machine à retourner le cerveau de la guerre psychologique de Steve Bannon ». Elle a notamment été employée durant la campagne du Brexit par le camp eurosceptique, selon Christopher Wylie ; ce que Cambridge Analytica réfute.

        Lire aussi :
         

                Quelle a été l’importance réelle de Cambridge Analytica dans la campagne de Trump ?



Pourquoi est-elle dans la tourmente ? 
Cambridge Analytica est accusée d’avoir utilisé des données de 30 millions à 70 millions d’utilisateurs de Facebook, recueillies sans leur consentement, en passant par un quiz développé par un universitaire anglais, Aleksandr Kogan, et sa société Global Science Research (GSR).
Samedi 17 mars, le Guardian, The Observer et le New York Times ont révélé que les données récoltées par GSR pour le compte de Cambridge Analytica l’ont été à l’insu des internautes concernés, en présentant le quiz comme un simple exercice académique, alors que celui-ci absorbait les données non seulement des participants, mais aussi de leurs « amis » Facebook.
Par ailleurs, la chaîne britannique Channel 4 a révélé lundi dans un reportage en caméra cachée que les pratiques de Cambridge Analytica s’étendent à la diffusion volontaire de fausses informations, à l’espionnage d’adversaires politiques, au recours à des prostituées et à la corruption pour manipuler l’opinion publique à l’étranger, selon les mots de son propre dirigeant, Alexander Nix, filmé à son insu.
Ces révélations sont-elles nouvelles ?
Pas totalement. Dès la fin de 2015, au moment de la course à l’investiture républicaine qui a précédé l’élection présidentielle américaine de 2016, le Guardian évoquait l’origine douteuse des données exploitées par la firme.

        Lire notre enquête de 2017 sur
         

          Cambridge Analytica, la start-up qui influence les électeurs



L’entreprise était-elle au courant que ses données avaient été obtenues de manière malhonnête ? 
Dans sa page de politique de confidentialité, Cambridge Analytica assume collecter des informations personnelles sur les internautes grâce à des applications tierces, soit d’entreprises extérieures qui leur revendent les données, soit par des formulaires diffusés pour son compte – ce que faisait GSR.
Néanmoins, il n’est pas possible d’affirmer que la firme britannique savait avant la publication de l’enquête du Guardian, à la fin de 2015, que ces données avaient été obtenues sans le consentement des utilisateurs concernés.
L’entreprise a contesté la véracité des enquêtes publiées à son propos et assure ne pas avoir utilisé les données Facebook volées durant la campagne de Donald Trump. Cambridge Analytica a néanmoins suspendu son dirigeant, Alexander Nix, au lendemain de la diffusion de ses propos sur Channel 4.

        Lire aussi :
         

                L’affaire Cambridge Analytica plonge Facebook dans une crise historique






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-3">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ L’historienne Michelle Zancarini-Fournel rappelle que le mouvement des étudiants de Nanterre, menés par Daniel Cohn-Bendit, s’inscrivait dans un contexte plus large de contestation étudiante.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Mai 68 : « Le mouvement du 22 mars à Nanterre peut être perçu comme un détonateur »

L’historienne Michelle Zancarini-Fournel rappelle que le mouvement des étudiants de Nanterre, menés par Daniel Cohn-Bendit, s’inscrivait dans un contexte plus large de contestation étudiante.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 16h27
    |

                            Jérémie Lamothe








                        



   


Il y a cinquante ans, le 22 mars 1968, près de cent cinquante étudiants, menés par Daniel Cohn-Bendit, décident d’occuper la tour centrale administrative de la faculté de Nanterre, dans les Hauts-de-Seine. Cette action sera analysée comme le point de départ du mouvement de Mai 68, qui bloquera la France durant plusieurs semaines.
L’historienne Michelle Zancarini-Fournel, auteure de nombreux ouvrages sur Mai 68*, explique toutefois qu’il est compliqué de déterminer un point de départ précis à ces événements, d’autant que la contestation étudiante, en cette année 1968, avait fait son apparition depuis plusieurs mois déjà dans plusieurs facultés françaises. Elle considère que le mouvement né dans la faculte de Nanterre plutôt « comme un détonateur, comme une mèche allumée d’un feu qui se consumait déjà ».

        Lire aussi :
         

                Six idées reçues sur Mai 68



Quelles sont les raisons de l’occupation de la faculté de Nanterre, ce 22 mars 1968 ?
Le mouvement avait démarré à la rentrée universitaire précédente, en 1967. Il y avait cette idée, chez les militants étudiants, que des listes noires avait été constituées par des appariteurs pour dénoncer les agitateurs. L’occupation du 22 mars devait aussi notamment servir à dénoncer ça.
Mais la première revendication était la libération d’un militant du Comité Vietnam (CVN) qui avait été arrêté quelques jours avant lors d’une manifestation anti-américaine contre l’American Express à Paris. Et les étudiants souhaitaient également la libre circulation des filles et des hommes dans les résidences universitaires. Ils le percevaient comme un droit à l’égalité et à la liberté de la sexualité.
Mais cette revendication était déjà portée depuis quelques mois dans d’autres facultés, comme Aix-en-Provence, Grenoble ou Nantes.
L’occupation de la faculté de Nanterre peut-elle être considérée comme le point de départ du mouvement de Mai 68, comme cela est généralement expliqué ?
Je suis toujours méfiante sur le mythe des origines d’un événement. On ne peut pas dater à un moment précis l’origine du mouvement. Mais on peut le percevoir comme un détonateur, comme une mèche allumée d’un feu qui se consumait déjà.

        Lire aussi :
         

                Les slogans résument-ils l’esprit de Mai 68 ?



Pendant plusieurs semaines ensuite, il y aura des débats qui vont être organisés à Nanterre, des commissions vont être créées par les étudiants pour évoquer la suite.
Le mouvement de contestation était déjà parti de la faculté de Strasbourg, en 1963, dans le département de sociologie : les revendications portaient notamment sur la fin des examens, la suppression des notations, l’établissement d’un contrôle continu.
Quand les situationnistes (organisation révolutionnaire contre le capitalisme notamment) prennent le contrôle de la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF) à Strasbourg, ils diffusent des textes qui circulent dans les milieux militants d’extrême gauche des universités françaises.
Les étudiants contestataires à Nanterre avaient-ils des relations avec d’autres universités en France ou à l’étranger ?
Oui, ce n’était pas un mouvement nombriliste. Ils avaient des liens avec des étudiants et des ouvriers à Prague, à Varsovie, avec aussi les Provos hollandais (mouvement révolutionnaire, libertarien) et des groupes libertaires en Italie, des étudiants sur les campus américains… Ce n’était pas seulement un mouvement contre l’impérialisme américain mais c’était aussi contre l’impérialisme soviétique, contre le système administratif et politique et la bureaucratie communiste en Europe de l’Est.

        Lire aussi :
         

                Alain Touraine en 1968 : « Une nouvelle lutte des classes »



Par ailleurs, en avril, il y a eu aussi des manifestations en Europe, en Italie et en Allemagne notamment, qui avaient fait l’objet d’un reportage à la télévision française. Ce mouvement français n’était donc pas isolé.
Qu’est-ce qui va faire que le mouvement étudiant va prendre de l’ampleur dans tout le pays ?
C’est au moment où, lors de la tenue d’un meeting dans la cour de la Sorbonne, des étudiants de Nanterre et de la Sorbonne ont été emmenés par la police, le vendredi 3 mai. Près de six cents personnes vont alors être arrêtées.
Les premiers affrontements ont lieu au Quartier latin, à Paris. Il est tout de suite question de la « répression » et de violences policières contre le mouvement étudiant. Un mot d’ordre est ensuite constant : « Libérez nos camarades ».

        Lire aussi :
         

                Etudiants et ouvriers ont-ils fait la jonction en Mai 68 ?



Le mouvement prend également dans d’autres régions de France, le 6 mai, par exemple, avec l’occupation de la faculté des sciences de Lyon. Dans certaines facs, le mouvement ne démarre pas immédiatement : c’est le cas lorsque le syndicat UNEF est dirigé par des étudiants communistes, comme au collège universitaire de Saint-Etienne. Ces derniers étaient, au début, très réticents contre ce mouvement considéré comme « gauchiste ».
Comment va réagir le pouvoir en place à ce mouvement ?
Il n’a pas pris la mesure tout de suite de la gravité de la situation, de la diffusion du mouvement dans la France entière. Le ministre de l’éducation nationale, Alain Peyrefitte, disait au départ que c’était « une poignée d’enragés ». A Strasbourg, une « université autonome » avait pourtant été déclarée dès le 9 mai.

        Lire aussi :
         

                Mai 68 a-t-il été un mouvement essentiellement parisien ?



Le premier ministre, Georges Pompidou, se rend compte de la situation à son retour d’un voyage en Iran, le 11 mai. Il va alors prononcer un discours d’apaisement à l’Assemblée nationale et évoquer une « crise de civilisation ».
Le général de Gaulle, alors président de la République, n’intervient pas publiquement. Il ne reprend véritablement la main que le 30 mai, avec un discours à la radio dénonçant un danger totalitaire et annonçant la dissolution de l’Assemblée nationale et de nouvelles élections.
* Philippe Artières et Michelle Zancarini-Fournel, 68, une histoire collective, (La Découverte, 2008).
         data-ui="carousel"
         data-module="portfolio"
         data-wrapper=".gallery"
         data-interval="false"
         data-is-atom
         tabindex="10"
>


                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Un cortège de manifestants passe devant la Sorbonne, à Paris, le 29 mai 1968."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Dans la cour d’honneur de la Sorbonne, à Paris, en mai 1968."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Dans le Quartier latin, à Paris, au matin du 11 mai 1968."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Manifestation parisienne du 13 mai 1968. Au premier plan, le leader étudiant Henri Weber."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="A la suite du discours du général de Gaulle, le 30 mai, des centaines de milliers de Parisiens lui manifestent leur soutien en défilant sur les Champs-Elysées."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="A la fenêtre du restaurant « Le Colisée » (Paris 8e), pendant la marche de soutien au général de Gaulle, le 30 mai 1968."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Devant l’usine Renault de Boulogne-Billancourt occupée par ses travailleurs, en mai 1968."
            data-slide-item-lie=""

        


Précedent

1/7

Suivant







Un cortège de manifestants passe devant la Sorbonne, à Paris, le 29 mai 1968.

BRUNO BARBEY/MAGNUM PHOTOS
› Accéder au portfolio



require(['lmd/ui/carousel', 'lmd/module/portfolio']);





                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-4">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Le quintuple champion olympique a remporté, jeudi, le classement général de la Coupe du monde de biathlon pour la septième fois d’affilée.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Biathlon : Martin Fourcade remporte son septième globe de cristal

Le quintuple champion olympique a remporté, jeudi, le classement général de la Coupe du monde de biathlon pour la septième fois d’affilée.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 16h22
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 16h55
   





                        



   


Martin Fourcade a bouclé un peu en avance son hiver doré. Le quintuple champion olympique français a remporté, jeudi 22 mars, son septième globe de cristal consécutif de Coupe du monde de biathlon, en s’imposant en patron lors du sprint de Tyumen, en Russie. Alors que deux courses doivent encore se dérouler ce week-end, le patron du biathlon mondial ne peut plus être rejoint par son rival norvégien, Johannes Boe.
« C’est une immense fierté d’être pour la septième fois d’affilée le meilleur athlète du monde dans sa discipline », a déclaré le porte-drapeau de la délégation française lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Pyeongchang. Auteur du meilleur temps de ski et d’un 10/10 au tir, le Français a réalisé la course parfaite et a devancé son compatriote tricolore Simon Desthieux et le Suédois Fredrik Lindstroem.
Son grand rival pour le titre, le Norvégien Johannes Boe a totalement craqué avec deux fautes au tir et une décevante 14e place à l’arrivée, laissant Martin Fourcade s’adjuger son septième titre d’affilée. Ainsi que le petit globe du sprint.

        Lire aussi :
         

                Martin Fourcade : « Si j’ai envie, je continuerai à dominer »



D’une régularité à toute épreuve au cours de la saison, le champion français a signé son 19e podium cette saison en autant de courses. Avec désormais 73 victoires à son actif en Coupe du monde, le Pyrénéen a dans son viseur le record d’Ole-Einar Bjoerndalen (95 victoires en carrière). Ayant signé 24 victoires lors des deux dernières saisons, le biathlète de 29 ans peut espérer rejoindre le Norvégien.
Cette septième Coupe du monde, une première pour un biathlète, vient couronner la saison exceptionnelle de celui qui avait été le héros des Jeux d’hiver à Pyeongchang avec trois médailles d’or, devenant le Français le plus titré de l’histoire aux JO avec cinq sacres au total.

        Lire aussi :
         

                JO 2018 : la perfection contagieuse de Martin Fourcade






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-5">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ L’ancien président Nicolas Sarkozy a été mis en examen mercredi 21 mars pour « corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de détournement de fonds publics » libyens.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Financement libyen  : le spectre d’une affaire d’Etat

L’ancien président Nicolas Sarkozy a été mis en examen mercredi 21 mars pour « corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de détournement de fonds publics » libyens.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 13h59
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 18h00
    |

            Simon Piel, 
Joan Tilouine et 
Matthieu Goar








                        



                                


                            

C’est une affaire aux personnages multiples, où les indices d’un financement d’une campagne présidentielle française par un agent de l’étranger s’accumulent, faute pour l’heure de preuves formelles. Et pas n’importe quel étranger : l’homme accusé d’avoir fait sauter le vol Pan Am de Lockerbie – 270 morts en 1988 –, le dictateur excentrique qui a financé la plupart des mouvements terroristes dans le monde, Mouammar Kadhafi. Il y a six ans, le site d’information Mediapart révélait le scandale, dans une incrédulité générale, tant l’affaire semble incroyable. En début de soirée pourtant, mercredi 21 mars, le personnage principal du dossier, l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy, a été mis en examen pour « corruption passive, financement illégal de campagne électoral et recel de détournement de fonds publics » libyens et placé sous contrôle judiciaire par trois juges du pôle financier, après une garde à vue de quarante-huit heures, où il était assisté de son ami et avocat historique Thierry Herzog. L’ancien chef de l’Etat a interdiction d’entrer en contact avec plusieurs protagonistes de l’affaire, et de se rendre dans certains pays.
Une véritable déflagration, d’autant que le chef de file de la droite est déjà soupçonné, mis en examen et renvoyé devant le tribunal pour le financement de sa campagne de 2012, qui a dépassé le plafond autorisé des dépenses de plus de 20 millions d’euros à travers un système de dissimulation impliquant la société Bygmalion. L’affaire du financement libyen est plus grave encore, et nombreux sont ceux qui s’interrogent sur les raisons qui ont poussé la France de Nicolas Sarkozy à déclarer la guerre au colonel Kadhafi, éliminé physiquement dans des conditions toujours floues. Entre raison d’Etat, enrichissement personnel et manœuvre de basse politique, récit d’une incroyable enquête, qui touche aux plus hauts sommets de l’Etat.


Le « baiser de la mort » pour la France
L’histoire officielle...




                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-6">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Des centaines de combattants et de civils ont commencé à quitter l’enclave située à l’est de Damas jeudi, alors que les frappes du régime se poursuivent.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Syrie : début de l’évacuation des rebelles de la Ghouta orientale

Des centaines de combattants et de civils ont commencé à quitter l’enclave située à l’est de Damas jeudi, alors que les frappes du régime se poursuivent.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 15h58
   





                        



   


Des centaines de combattants rebelles et de civils ont commencé à quitter la Ghouta orientale, l’enclave située à l’est de la capitale syrienne, jeudi 22 mars. Au moins 1 334 personnes, dont 237 combattants, ont pris place à bord de bus en fin de matinée dans le secteur rebelle de Harasta, selon la télévision d’Etat syrienne. Une première depuis le lancement, le 18 février, de l’offensive du régime, déterminé à reconquérir l’ultime bastion des insurgés aux portes de Damas.
« Les bus se sont garés sur la ligne de démarcation » entre les territoires rebelles et ceux du régime, selon une source militaire sur le terrain, précisant qu’ils doivent à terme « se rendre dans la province d’Idleb » (Nord-Ouest), la dernière a échappé encore entièrement au régime. Selon une autre source militaire, près de 2 000 personnes, dont 700 combattants, doivent sortir dans la journée de Harasta, la plus petite et la moins peuplée des trois poches rebelles qui subsistent dans la Ghouta orientale.

        Lire aussi :
         

                A Damas, « tout le monde veut que l’offensive de la Ghouta orientale finisse au plus vite »



Un accord entre les rebelles et le régime
Ces départs interviennent en vertu d’un accord passé avec le pouvoir du président Bachar Al-Assad. Le pouvoir syrien et son allié russe ont passé un accord avec le groupe rebelle islamiste Ahrar Al-Cham pour l’évacuation de cette zone.
L’opération pourrait durer plusieurs jours, selon le porte-parole d’Ahrar Al-Cham, Munzer Fares. Au total, quelque 1 500 combattants et 6 000 membres de leur famille doivent quitter Harasta, en plusieurs vagues, selon l’agence officielle syrienne SANA.
En plus d’un mois de bombardements aériens et de combats au sol, l’enclave rebelle s’est réduite comme peau de chagrin et les forces du régime en ont déjà reconquis plus de 80 %. Le déluge de feu quotidien a tué plus de 1 500 civils, selon l’OSDH.
« Harasta a été entièrement détruite, la situation des habitants était dramatique », a confirmé à l’AFP le chef du conseil local du secteur rebelle de Harasta, Hossam Al-Beyrouthi. « Cette dernière semaine, la moitié des familles n’avaient rien à manger, les maladies font des ravages dans les sous-sols », où les gens vivent terrés pour échapper aux bombardements du régime, a-t-il déploré. En représailles à l’offensive dans la Ghouta, les rebelles tirent obus et roquettes sur Damas, et deux personnes sont mortes dans la capitale jeudi, selon SANA.
Une situation qui rappelle celle d’Alep à la fin de 2016
L’évolution dans la Ghouta rappelle ce qui s’est passé dans d’autres fiefs rebelles reconquis ces dernières années par le régime, dont celui dans la ville d’Alep (nord) fin 2016. A l’issue de bombardements intenses et de sièges asphyxiants, les insurgés de ces localités et les civils les soutenant avaient été mis dans des bus, direction Idleb. Amnesty International avait dénoncé des déplacements forcés de populations.
Multipliant ainsi les victoires face aux rebelles, mais aussi face aux djihadistes, le pouvoir d’Assad, appuyé par ses alliés russe et iranien, a déjà reconquis plus de la moitié de la Syrie.
Dans la Ghouta, l’offensive meurtrière du régime a fait plus de 80 000 déplacés au total. Pour la seule journée de jeudi, plus de 4 000 civils ont fui la grande ville rebelle de Douma, selon l’OSDH. Ces derniers n’ont jusqu’à présent pas eu d’autre choix que de rejoindre des secteurs du gouvernement, malgré la crainte de représailles pour certains.

        Lire notre éditorial :
         

          Sept ans d’enfer syrien






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-7">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Pour Iñigo Errejon, l’un des penseurs du parti espagnol Podemos, l’avenir de l’Europe se résume à un affrontement entre populisme progressiste et populisme réactionnaire.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Europe : « Les courants populistes ont cessé d’être des exceptions pour devenir la règle »

Pour Iñigo Errejon, l’un des penseurs du parti espagnol Podemos, l’avenir de l’Europe se résume à un affrontement entre populisme progressiste et populisme réactionnaire.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 10h47
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 18h38
    |

            Alain Salles








                        



                                


                            
Iñigo Errejon, ancien numéro 2 de Podemos, où il est secrétaire chargé de la politique et des analyses, commente les résultats des dernières élections en Europe. Auteur avec la philosophe Chantal Mouffe de Construire un peuple (éditions du Cerf, 2017), il s’est opposé à Pablo Iglesias, notamment sur la question des alliances avec le Parti socialiste espagnol.
Comment interprétez-vous le résultat des élections italiennes ?
Avec les élections en Italie se termine une période d’élections, en Espagne, en France, en Allemagne, qui montre que le système politique traditionnel est en train de s’effondrer. Les principales victimes sont les partis sociaux-démocrates et les vainqueurs sont les courants populistes qui ont désormais cessé d’être des exceptions pour devenir la règle. Les forces qui ont continué à coller à la « troïka » européenne ont payé un lourd prix électoral. Le progressisme politique doit s’éloigner de la politique économique européenne inspirée par l’Allemagne.
Peut-on mettre dans le même sac le Mouvement 5 étoiles, la Ligue du Nord et Podemos ?
Le grand débat sera autour de la direction que prendra ce moment populiste en Europe. Le point commun est qu’il y a un besoin d’ordre et de sécurité au sein de la communauté nationale. Mais il y a une différence cruciale entre les progressistes et les réactionnaires. Pour les progressistes, la communauté nationale est un projet civique, une construction autour des citoyens, alors que, pour les réactionnaires, il s’agit surtout d’une communauté ethnique.
L’autre différence entre les deux courants populistes porte sur les institutions et la République. Il s’agit de trouver le bon équilibre entre les institutions, la séparation des pouvoirs et le principe de contrôle entre eux, alors que, pour les réactionnaires, il faut annuler les différences, limiter la séparation des pouvoirs et les moyens de contrôle.

Dans...




                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-8">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Un administrateur judiciaire va être nommé et l’hebdomadaire ne paraîtra plus, laissant un sentiment de frustration parmi les journalistes.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Le journal « Ebdo » s’arrête : un sentiment « d’amateurisme » et de « gâchis »

Un administrateur judiciaire va être nommé et l’hebdomadaire ne paraîtra plus, laissant un sentiment de frustration parmi les journalistes.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 13h01
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 17h24
    |

            Alexandre Piquard








                        


« Cela aura été un crash vraiment rapide… Et un gâchis spectaculaire », regrette un journaliste, amer. Les difficultés d’Ebdo étaient connues depuis quelques semaines, mais son équipe gardait le silence. Jeudi 22 mars, ses fondateurs ont mis fin au faux suspense : deux mois seulement après son lancement, l’hebdomadaire va cesser de paraître, faute de lecteurs, et être mis en cessation de paiement. Un administrateur va être bientôt nommé pour la société Rollin, éditrice d’Ebdo mais aussi des revues XXI et 6 Mois, que les actionnaires espèrent vendre pour poursuivre leur activité.

Demain sortira notre dernier numéro. L’aventure d’@ebdolejournal s’arrête là, l’esprit continue. Merci à vous d'avo… https://t.co/AShiUnRJyt— ebdolejournal (@ebdolejournal)


require(["twitter/widgets"]);

« Notre projet se voulait à contre-courant de la fatalité et du déclin de la presse : un hebdomadaire papier, indépendant, sans publicité, généraliste et accessible au plus grand nombre. »
C’est l’oraison funèbre qu’écrivent dans leur communiqué les deux associés majoritaires Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry, qui reconnaissent un « échec commercial », en raison de ventes décevantes qui se sont ajoutées au retrait d’investisseurs et de deux banques. Selon nos informations, les ventes en kiosques (hors abonnements) sont passées de 53 000 pour le premier numéro, le 12 janvier, à 21 000 le 2 février, puis 13 000 le 16 février et, enfin 8 000 à 10 000 exemplaires. Les abonnés plafonnaient eux à 8 000, pour un objectif de 70 000.
Une ligne ambiguë
Dans la rédaction, encore sonnée, certains journalistes ont des regrets, voire du ressentiment, malgré la conviction d’avoir réalisé des choses intéressantes. « Il y a eu un triple amateurisme : éditorial, managérial et entrepreneurial », juge l’un d’eux. Selon lui, la ligne était ambiguë : « Ni une politique de l’offre, ni une politique de la demande. ». En somme, la direction n’aurait pas cherché à faire un journal pour une cible identifiée, mais elle n’aurait pas non plus proposé un regard original sans se soucier du marketing.
Le financement participatif avait créé une base d’abonnés issus des lecteurs de XXI et 6 Mois, plutôt « intellos de gauche, très informés, pour caricaturer », alors que lors du lancement, les dirigeants ont assuré aller à la rencontre des « gens qui ne lisent plus la presse », davantage « classes moyennes » et plus « grand public », poursuit ce membre de l’équipe. De fait, le journal a surpris, quand il est sorti, car il ne recourait pas aux longs formats de reportages qui ont fait la réputation de XXI ou 6 Mois, par exemple. Il n’était ni vraiment proche ni vraiment éloigné de l’actualité.
Parmi les quatre leaders de l’équipe, aucun n’avait été cadre dans un hebdomadaire, à part Constance Poniatowski, ex-rédactrice en chef de Version Femina, un magazine grand public féminin. Laurent Beccaria était éditeur de livres (Les Arènes), Patrick de Saint-Exupéry ex-grand reporter et dirigeant du trimestriel XXI, Thierry Mandon une ancienne figure du Parti socialiste. L’équipe était aussi assez hétéroclite, mêlant des anciens de XXI ou 6 Mois et des enquêteurs, par exemple. « Dans le détail, personne n’avait la même vision », analyse avec le recul un journaliste.
La couverture sur Nicolas Hulot a fait débat
La couverture sur Nicolas Hulot – relatant anonymement une plainte pour viol déposée en 2008 à propos de faits datés en 1997, donc classée sans suite – a fait débat dans l’équipe, a raconté Laurent Beccaria. Selon lui, la polémique a même fait fuir un investisseur, empêchant la levée de fonds de deux millions prévue en février.
« Cet argument est un alibi, rétorque un membre de l’équipe. Laurent Beccaria a débauché des journalistes en CDI en disant qu’Ebdo avait deux ans devant lui. C’était faux. Il nous a fait assumer un risque sans qu’on le sache. » Un autre rappelle que les fondateurs y perdent aussi dans cette affaire, tout en jugeant que « penser amener un journal papier à l’équilibre financier en trois mois, c’est un peu naïf ». Aujourd’hui, les dirigeants cherchent un repreneur pour XXI et 6 Mois, afin qu’elles ne soient pas emportées dans la débâcle. Les journalistes, eux, vont être contraints de rechercher du travail.

        Lire aussi :
         

                « Ebdo », en grande difficulté, cherche des investisseurs






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-9">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ La tolérance à l’égard des musulmans s’améliore un peu mais reste bien inférieure à celle concédée aux Noirs, aux juifs et aux Maghrébins, en raison notamment d’une méfiance accrue vis-à-vis de l’islam.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Racisme et discriminations : les musulmans, l’une des minorités les moins acceptées en France

La tolérance à l’égard des musulmans s’améliore un peu mais reste bien inférieure à celle concédée aux Noirs, aux juifs et aux Maghrébins, en raison notamment d’une méfiance accrue vis-à-vis de l’islam.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 12h14
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 12h20
    |

            Mathilde Damgé








                        


Les Français sont plus tolérants avec les musulmans qu’avant, indique l’indice de tolérance à l’altérité mesuré par la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH). Présidée par Christine Lazerges, professeure de droit et ancienne députée socialiste, la Commission souligne cependant une méfiance grandissante à l’endroit de l’islam.
Remis mercredi 21 mars au premier ministre, ce rapport annuel mesure la perméabilité de la société aux opinions racistes, antisémites et xénophobes, grâce à une batterie de questions posées par sondage. Il en ressort notamment que l’évolution récente de l’opinion à l’égard des musulmans va dans le sens d’un moindre rejet.
Comme pour l’indice (général) de tolérance à l’altérité, qui affiche une quatrième année de hausse, cette plus grande tolérance à l’égard des musulmans en particulier trouve deux explications :
le renouvellement des générations, chaque nouvelle cohorte interrogée ayant grandi dans un environnement plus éduqué et mondialisé que la précédente ;la façon dont un événement est « cadré » par les responsables politiques et les médias. Ainsi, l’indice avait chuté entre 2004 et 2005, alors que les émeutes en banlieue avaient donné lieu à une couverture parfois jugée caricaturale.
Les musulmans « restent cependant l’une des minorités les moins acceptées, le rejet s’étendant souvent de l’islam à l’ensemble de ses fidèles », souligne la CNCDH, qui évoque même le terme de « cristallisation ».


	#container_15216414275{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15216414275{
		height:500px;
	}
	#container_15216414275 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15216414275 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15216414275.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15216414275.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15216414275 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Racisme et discrimination : les musulmans plus tolérés qu’avant, mais loin derrière les autres minorités
Les premiers sondages sur le racisme pour la CNCDH, dans les années 1990, comportent surtout des questions sur les immigrés, les Maghrébins… Le fait qu’une large partie d’entre eux soient musulmans n’apparaît alors comme un élément central ni de leur identité, ni de l’image qu’ils ont dans la société française.

Source : CNCDH



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15216414275",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "line",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} ",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:"Evolution de l'indice de tolérance par minorités"
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "datetime",
		 categories:null,
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value:%Y}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Juifs",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        631234800000,
        63
      ],
      [
        662770800000,
        64
      ],
      [
        694306800000,
        62
      ],
      [
        725929200000,
        68
      ],
      [
        757465200000,
        66
      ],
      [
        789001200000,
        66
      ],
      [
        820537200000,
        65
      ],
      [
        852159600000,
        69
      ],
      [
        883695600000,
        69
      ],
      [
        915231600000,
        63
      ],
      [
        946767600000,
        65
      ],
      [
        978390000000,
        67
      ],
      [
        1009926000000,
        76
      ],
      [
        1041462000000,
        76
      ],
      [
        1072998000000,
        75
      ],
      [
        1104620400000,
        73
      ],
      [
        1136156400000,
        74
      ],
      [
        1167692400000,
        75
      ],
      [
        1199228400000,
        76
      ],
      [
        1230850800000,
        78
      ],
      [
        1262386800000,
        77
      ],
      [
        1293922800000,
        77
      ],
      [
        1325458800000,
        74
      ],
      [
        1357081200000,
        71
      ],
      [
        1388617200000,
        71
      ],
      [
        1420153200000,
        75
      ],
      [
        1451689200000,
        76
      ],
      [
        1483311600000,
        78
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Musulmans",
    "color": "#FFc832",
    "data": [
      [
        631234800000,
        44
      ],
      [
        662770800000,
        43
      ],
      [
        694306800000,
        50
      ],
      [
        725929200000,
        50
      ],
      [
        757465200000,
        53
      ],
      [
        789001200000,
        48
      ],
      [
        820537200000,
        null
      ],
      [
        852159600000,
        null
      ],
      [
        883695600000,
        null
      ],
      [
        915231600000,
        48
      ],
      [
        946767600000,
        49
      ],
      [
        978390000000,
        55
      ],
      [
        1009926000000,
        55
      ],
      [
        1041462000000,
        61
      ],
      [
        1072998000000,
        60
      ],
      [
        1104620400000,
        54
      ],
      [
        1136156400000,
        57
      ],
      [
        1167692400000,
        58
      ],
      [
        1199228400000,
        62
      ],
      [
        1230850800000,
        61
      ],
      [
        1262386800000,
        60
      ],
      [
        1293922800000,
        59
      ],
      [
        1325458800000,
        55
      ],
      [
        1357081200000,
        52
      ],
      [
        1388617200000,
        52
      ],
      [
        1420153200000,
        54
      ],
      [
        1451689200000,
        61
      ],
      [
        1483311600000,
        61
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Maghrébins",
    "color": "#ff3232",
    "data": [
      [
        631234800000,
        60
      ],
      [
        662770800000,
        56
      ],
      [
        694306800000,
        61
      ],
      [
        725929200000,
        60
      ],
      [
        757465200000,
        62
      ],
      [
        789001200000,
        59
      ],
      [
        820537200000,
        64
      ],
      [
        852159600000,
        72
      ],
      [
        883695600000,
        72
      ],
      [
        915231600000,
        62
      ],
      [
        946767600000,
        61
      ],
      [
        978390000000,
        61
      ],
      [
        1009926000000,
        61
      ],
      [
        1041462000000,
        61
      ],
      [
        1072998000000,
        57
      ],
      [
        1104620400000,
        56
      ],
      [
        1136156400000,
        61
      ],
      [
        1167692400000,
        61
      ],
      [
        1199228400000,
        68
      ],
      [
        1230850800000,
        70
      ],
      [
        1262386800000,
        67
      ],
      [
        1293922800000,
        64
      ],
      [
        1325458800000,
        62
      ],
      [
        1357081200000,
        58
      ],
      [
        1388617200000,
        63
      ],
      [
        1420153200000,
        66
      ],
      [
        1451689200000,
        72
      ],
      [
        1483311600000,
        71
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Noirs",
    "color": "#F19300",
    "data": [
      [
        631234800000,
        80
      ],
      [
        662770800000,
        77
      ],
      [
        694306800000,
        80
      ],
      [
        725929200000,
        82
      ],
      [
        757465200000,
        83
      ],
      [
        789001200000,
        83
      ],
      [
        820537200000,
        83
      ],
      [
        852159600000,
        89
      ],
      [
        883695600000,
        86
      ],
      [
        915231600000,
        82
      ],
      [
        946767600000,
        78
      ],
      [
        978390000000,
        78
      ],
      [
        1009926000000,
        78
      ],
      [
        1041462000000,
        77
      ],
      [
        1072998000000,
        72
      ],
      [
        1104620400000,
        71
      ],
      [
        1136156400000,
        75
      ],
      [
        1167692400000,
        75
      ],
      [
        1199228400000,
        77
      ],
      [
        1230850800000,
        77
      ],
      [
        1262386800000,
        76
      ],
      [
        1293922800000,
        76
      ],
      [
        1325458800000,
        77
      ],
      [
        1357081200000,
        73
      ],
      [
        1388617200000,
        73
      ],
      [
        1420153200000,
        77
      ],
      [
        1451689200000,
        81
      ],
      [
        1483311600000,
        78
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: true,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " points",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Un rejet qui se reflète dans certains mouvements d’expression, comme la tribune signée par 100 intellectuels sur le site du Figaro lundi, qui alertait sur un prétendu « totalitarisme islamiste ».
Hausse des actes les plus violents
Certes, 81 % des personnes interrogées jugent que « les Français musulmans sont des Français comme les autres » et 82 % des sondés estiment qu’« il faut permettre aux musulmans de France d’exercer leur religion dans de bonnes conditions ». Et, dans les faits, la tendance des actes islamophobes est à la baisse depuis trois ans, retrouvant un niveau proche des années précédant la vague d’attentats de 2015.
Mais on observe en 2017 une légère hausse (+ 7,5 %) des « actions » (homicides, attentats et tentatives, incendies, dégradations, violences) comptabilisées par le service central du renseignement territorial (SCRT). Les actions concernent homicides, attentats et tentatives, incendies, dégradations, violences et voies de fait. Les menaces regroupent propos, gestes menaçants et démonstrations injurieuses, inscriptions, tracts et courriers.


  #container_15216473759{
    padding:5px 5px 0px 10px;
    width:100%;
    background-color:#f5f6f8;
  }
  #graphe_15216473759{
    height:500px;
  }
  #container_15216473759 .titre{
    position:relative;margin: 10px 0;
    font-size: 1.5rem;
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
    font-weight: bold;
    position: relative;
    }
  #container_15216473759 .subtitle{
    display:block;
    margin: 10px 0;
    font-size: 1.3rem;
}
  .highcharts-tooltip span {
    height: auto;
    min-width: 170px;
    z-index: 9998!important;
    overflow: auto;
    opacity: 1;
    white-space: normal !important;
  }
  #container_15216473759.highcharts-xaxis-labels text
  {
    font-size: 10px!important;
}
  #container_15216473759.highcharts-legend-item text
  {
    font-size: 11px!important;
  }
  .tooltiplarge {
    width: 230px;
  }
  #container_15216473759 .credits{
    text-align: right;
    margin-right: 5px;
    padding-bottom: 5px;
  }



Les actions islamophobes et antisémites en hausse en 2017
Les données du SCRT sont ventilées en trois catégories : antisémites, antimusulmans et « autres », catégorie dans laquelle sont répertoriés les actes contre les maghrébins et, de façon très minoritaire, ceux contre les chrétiens. Seuls les faits ayant donné lieu à un dépôt de plainte ou à une intervention de police, suivie d’un constat des forces de l’ordre, sont intégrés dans les statistiques.

Source : Service central du renseignement territorial (SCRT)



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
  Highcharts.setOptions({
    lang: {
      decimalPoint: ',',
      thousandsSep: ' ',
      months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
      shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
      weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
      noData: 'Pas de données à afficher', 
      numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
    }
  });
  var annotation_spe = [];

  var chart = new Highcharts.Chart({
  chart:{
    renderTo:"graphe_15216473759",
    backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
    borderRadius: 0,
    alignTicks:false,
    type: "column",
    spacingBottom: 10
  },
  colors:["#608a32","#28beaa","#2c59a8","#2e91db","#b50b11","#ff3232","#821400","#191919"],
  credits:{
    enabled:false},
  title: {
    text: ""
  },
  subtitle: {
    text: ""
  },
  plotOptions: {
    series: {
      dataLabels: {
        inside: false,
        allowOverlap: true,
        format: "{y} ",
        style: {
          textShadow: 'none',
          color: '#333'
        }
      },
      connectNulls:true,
      stacking:"normal",
      marker:{
        symbol:"circle",
        fillColor:"#FFF",
        lineWidth: 2,
        radius:3,
        lineColor:null
      },
      states:{
        hover:{
          lineWidthPlus : 0
        }
      }
    },
    pie:{
      dataLabels:{
        distance:30, 
        softConnector:false
      }
    }
  },
  yAxis:[{
    id:"0",
    allowDecimals:false,
    type:"linear",
    title: {
      text:""
    },
    labels: {
      useHTML: false,
      format: "{value} ",
      zIndex: -1
    },
    min: null,
    max: null,
    startOnTick: true,
    endOnTick:true,
    reversed:false,
    plotLines: [{
      color: "#ccc",
      width: "",
      value: "" ,
      label: {
        useHTML: false,
        text:"",
        align: "left",
        x: -3
      }
    }],
    plotBands: [{
      color: "#ccc",
      from: "",
      to: "",
      label: {
        useHTML: false,
        text: "",
        textAlign: "",
        align: "left",
        verticalAlign: "top",
        x: "",
        y: -5
      }
    }]
  },{
    id:"1",
    allowDecimals:false,
    type:"linear",
    title: {
      text:""
    },
    labels: {
      useHTML: false,
      format: "{value} ",
      zIndex: -1
    },
    min: null,
    max: null,
    startOnTick: true,
    endOnTick:true,
    reversed:false,
    opposite:true
  }],
  xAxis: {
    type: "linear",
     categories:["2016","2017"],
    title: {
      text: ""
    },
    labels: {
      useHTML: false,
      step: "",
      format: "{value}"
    },
    plotLines: [{
      color: "#ccc",
      width: "",
      value: "",
      label: {
        useHTML: false,
        text: "",
        textAlign: "",
        verticalAlign: "top",
        x: 5,
        y: ""
      }
    }],
    plotBands: [{
      color: "#ccc",
      from: "",
      to: "",
      label: {
        useHTML: false,
        text: "",
        textAlign: "",
        align: "left",
        verticalAlign: "top",
        x: "",
        y: 10
      }
    }]
  },
  legend:{
    enabled:1,
    layout:"vertical", 
    verticalAlign:"middle", 
    align:"right",
    y:-10
  },

  series:[
  {
    "name": "actions antimusulmans",
    "color": "#608a32",
    "data": [
      [
        "",
        67
      ],
      [
        "",
        72
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "menaces antimusulmans",
    "color": "#28beaa",
    "data": [
      [
        "",
        118
      ],
      [
        "",
        59
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "actions antisémites",
    "color": "#2c59a8",
    "data": [
      [
        "",
        77
      ],
      [
        "",
        97
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "menaces antisémites",
    "color": "#2e91db",
    "data": [
      [
        "",
        258
      ],
      [
        "",
        214
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "actions autres",
    "color": "#b50b11",
    "data": [
      [
        "",
        84
      ],
      [
        "",
        85
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "menaces autres",
    "color": "#ff3232",
    "data": [
      [
        "",
        524
      ],
      [
        "",
        433
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
  tooltip: {
    useHTML: true,
    shared: true,
    valueDecimals: 0,
    valuePrefix: "",
    valueSuffix: "",
    backgroundColor: '#FFF',
    borderColor: '#ccd0d3',
    borderRadius: 8,
    borderWidth: 0,
    dateTimeLabelFormats: {
      hour: "",
    },
    shadow: false,
    style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
    hideDelay: 200,
    borderWidth: 1,
    borderColor: "#AAA",
    formatter: function(tooltip) {
      return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
    },
  }
});

  function findLength(str) {
 100) {
      el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
      if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
      else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
    } 
  }

});


Plusieurs associations, souligne la Commission, font par ailleurs état d’une intensification des messages de haine sur Internet, et dénoncent l’émergence d’une « islamophobie sécuritaire » ainsi que les dérives de la politique de sécurité.

        Lire aussi :
         

                Racisme sur Internet : les plaintes ont doublé en un an



Pour la laïcité… ou contre l’immigration
« L’essor de l’islamisme radical, la multiplication des attentats commis en son nom, les débats autour des signes religieux dans l’espace public ont progressivement mis l’islam au cœur du débat politique, en contribuant à créer, au sein de la société, un malaise général », reconnaît la Commission.
Ce malaise se traduit, dans le baromètre de la CNCDH, par la prédominance d’opinions comme : « L’islam est une menace pour l’identité de la France » (44 % des sondés). Dans le détail, 61 % estiment que le port du voile (non intégral) peut « poser problème pour vivre en société » (61 %), et à moindre titre que le sacrifice du mouton lors de l’Aïd El-Kébir (33 %) et les prières (30 %) ne sont pas compatibles avec la société française.
« Prises une à une, ces opinions ne sont pas racistes, c’est la cohérence des réponses négatives, le rejet systématique de cette religion et de ses pratiques, qui permet de détecter chez une personne un préjugé envers l’islam et ses fidèles », explique la Commission.
Finalement, ce ne sont pas tant un attachement à la laïcité ou aux droits des femmes qui sont avancés pour justifier un sentiment anti-islam, mais plus souvent une méfiance envers les immigrés : « Certes, il existe des sondés que les pratiques de l’islam rebutent sans être hostiles aux immigrés pour autant, mais ils sont minoritaires (15 % de l’échantillon total) et deux fois moins nombreux que ceux qui rejettent à la fois les immigrés et l’islam », détaille la CNCDH.
Un autre paradoxe puisque, dans les faits, des sources convergentes montrent la surreprésentativité des personnes issues de l’immigration parmi les victimes d’actes racistes. « Les personnes étrangères ressortissantes d’un pays d’Afrique n’ayant pas acquis la nationalité française sont les plus concernées : elles représentent à elles seules plus d’une victime sur six (17 %) alors qu’elles sont moins de 3 % dans l’ensemble de la population. »



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-10">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ La direction de l’université Paul-Valéry de Montpellier a décidé de suspendre les cours jusqu’à l’assemblée générale étudiante, opposée à la réforme de l’accès à l’université, prévue lundi.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

L’université de Montpellier-III a suspendu les cours jusqu’à lundi, sur fond de blocage

La direction de l’université Paul-Valéry de Montpellier a décidé de suspendre les cours jusqu’à l’assemblée générale étudiante, opposée à la réforme de l’accès à l’université, prévue lundi.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 12h55
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 17h12
   





                        



   


« Les cours sont suspendus jusqu’à la prochaine assemblée générale des étudiants prévue lundi 26 mars » pour choisir la suite de la mobilisation contre la réforme de l’accès aux études supérieures, a décidé mardi la direction de l’université Paul-Valéry de Montpellier, spécialisée dans les lettres, les sciences humaines et sociales, les langues et les arts, et qui accueille 20 000 étudiants.
Le mouvement de protestation contre la nouvelle loi changeant les règles d’accès à l’université, dont la nouvelle plateforme d’inscription Parcoursup, a été lancé à la mi-février au sein de l’université. Mais il est marqué par des « désaccords sur les modalités d’action » au sein des étudiants, et plus particulièrement sur le blocage, décidé à nouveau en AG le 15 mars, reconnait Augustin, de Solidaires Etudiants.

Blocage en cours à l'université #paulvalery de #Montpellier . AG à 10h à l'amphi A https://t.co/l3MzbWZ603— _JayNada (@Calamity Jay)


require(["twitter/widgets"]);

Abrogation de la loi
« La fac est ouverte différemment, il y a un programme de cours substitutifs par des enseignants mobilisés », assure-t-il, dénonçant le « discours clivant » du président de l’université, Patrick Gilli. « Nous réclamons l’abrogation de la loi et la validation automatique du semestre », précise le syndicaliste étudiant.
« Ne souhaitant pas durcir le conflit par des méthodes radicales telles que l’évacuation du campus et la fermeture administrative de l’université, le président et les vice-présidents dialoguent depuis le début du mouvement avec le comité de mobilisation et les organisations syndicales », indiquait lundi soir la présidence dans un communiqué.

        Lire aussi :
         

                Faible mobilisation contre la réforme du lycée et de l’université



Elle ajoutait que ses services « se mobilisent » pour que soit assurés la préparation aux concours (notamment le Capes), le maintien de cours pour les stagiaires de la formation continue afin d’assurer leur paiement et pour les étudiants internationaux, la transmission des notes et des conventions permettant aux étudiants de partir en stage, le paiement des salaires des vacataires.
Les opposants à la loi portée par la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, l’accusent d’introduire le principe de sélection pour l’entrée à l’université. A Montpellier, les étudiants mobilisés contre cette loi participeront aux grèves et manifestations prévues jeudi 22 mars dans toute la France.

        Lire aussi :
         

                Université Toulouse-II : le ministère dissout le conseil d’administration






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-11">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ En 2016, plus de 2 300 interrogations et signalements ont été adressés à la Miviludes, selon un rapport publié jeudi.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

La santé et le bien-être, des domaines particulièrement sujets au risque de dérives sectaires

En 2016, plus de 2 300 interrogations et signalements ont été adressés à la Miviludes, selon un rapport publié jeudi.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 14h36
   





                        


Les risques sectaires restent un phénomène tenace. La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) annonce avoir reçu 2 322 interrogations et signalements en 2016, dont 500 pour des « situations préoccupantes », dans un rapport remis jeudi 22 mars à Matignon. L’instance y dresse un état des lieux des différents courants sectaires, qui incluent certaines mouvances religieuses, une frange de promoteurs de thérapies alternatives fantaisistes, ainsi que des médiums.
Dans l’introduction du rapport, le président de la Miviludes, Serge Blisko, insiste sur « la nécessaire défense de la pensée rationnelle », notamment face aux « dérives sectaires dans le domaine de la santé où les pseudothérapeutes déviants sont toujours plus nombreux et imaginatifs ».
Des offres « potentiellement sectaires » dans le domaine de la santé
Les signalements liés au domaine de la santé ressortent en effet fortement, selon les chiffres communiqués par la Miviludes. En 2016, « plus de 40 % concernent le développement d’offres trompeuses dans le domaine de la santé et du bien-être ainsi que d’abus par des psychothérapeutes déviants », a détaillé Serge Blisko.
Les médecines complémentaire et alternative (609 cas sur la période 2015-2016) et la psychothérapie et le développement personnel (359 cas) arrivent nettement en tête des signalements, avec la mouvance évangélique (407 cas) :


	#container_15217163078{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15217163078{
		height:500px;
	}
	#container_15217163078 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15217163078 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15217163078.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15217163078.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15217163078 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Les risques sectaires liés à la santé en tête des signalements à la Miviludes
Signalement adressés à la Miviludes par type de mouvements (seules 65 % des demandes peuvent être ventilées car elles identifient clairement le groupe ou la personne visée).

Source : Miviludes (Rapport d’activité 2016 et premier semestre 2017)



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15217163078",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "bar",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#1f89ba","#0193d8","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} ",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:"normal",
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Médecine alternative","Mouvance évangélique","Psychothérapie/développement personnel","Spiritualité orientale","Mouvance New Age","Psycho-spiritualité","Témoins de Jéhovah","Mouvements divers","Scientologie","Mouvance catholique","Ventes pyramidales","Islam rigoriste, salafisme et radicalisation djihadiste","Magnétisme et médiumnité","Néochamanisme"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": 2015,
    "color": "#1f89ba",
    "data": [
      [
        "",
        214
      ],
      [
        "",
        195
      ],
      [
        "",
        170
      ],
      [
        "",
        112
      ],
      [
        "",
        81
      ],
      [
        "",
        86
      ],
      [
        "",
        59
      ],
      [
        "",
        53
      ],
      [
        "",
        54
      ],
      [
        "",
        38
      ],
      [
        "",
        55
      ],
      [
        "",
        60
      ],
      [
        "",
        24
      ],
      [
        "",
        25
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": 2016,
    "color": "#0193d8",
    "data": [
      [
        "",
        395
      ],
      [
        "",
        212
      ],
      [
        "",
        189
      ],
      [
        "",
        126
      ],
      [
        "",
        86
      ],
      [
        "",
        68
      ],
      [
        "",
        67
      ],
      [
        "",
        72
      ],
      [
        "",
        69
      ],
      [
        "",
        60
      ],
      [
        "",
        42
      ],
      [
        "",
        36
      ],
      [
        "",
        47
      ],
      [
        "",
        28
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: 1,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " signalements",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Dans le détail, le rapport donne un coup de projecteur sur deux méthodes de soins qui semblent « particulièrement inquiétantes » : le reiki, technique japonaise de « guérison » par imposition des mains, et la kinésiologie, discipline « psychocorporelle » inspirée par la médecine chinoise. Ces techniques « connaissent un développement sans précédent en France, alors qu’elles sont porteuses de risques et non éprouvées », alerte la Miviludes.
Au rayon bien-être, le rapport attire l’attention sur la hausse de fréquentation des salons « bio-zen », où sont présentés notamment des stages « jeûnes et randonnées » qui « peuvent s’avérer dangereux pour des personnes porteuses de pathologies ou de fragilités ». Sans parler des « régimes alimentaires extrêmes », comme le « crudivorisme », qui proscrit toute cuisson des aliments, et le « respirianisme » affirmant que l’être humain peut se nourrir d’air et de lumière…
Des déviances religieuses
La mouvance évangélique, notamment pentecôtiste, en croissance, est pourvoyeuse d’un grand nombre de signalements (212 en 2016) visant le « discours » ou le « comportement » de tel ou tel pasteur, à la tête d’une Eglise souvent sans lien avec une instance reconnue.
La Scientologie et les Témoins de Jéhovah suscitent aussi des commentaires critiques « du fait de leur prosélytisme actif ». Et pour les seconds, le refus de transfusion sanguine n’est pas seul en cause : la Miviludes rapporte, pour 2016 et le début de 2017, « 12 témoignages extrêmement poignants sur le chantage et la souffrance que représente l’interdiction absolue pour tous les membres de la communauté (…) de maintenir des relations avec un adepte qui souhaite quitter le mouvement ».
Certains mouvements catholiques intégristes, comme la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX) fondée par Mgr Lefebvre, provoquent aussi des interrogations en raison, là encore, de prises de distance avec l’entourage, au-delà de propos pouvant relever du racisme ou de l’antisémitisme.
De manière plus inattendue, le rapport met en lumière, dans l’étude d’une chercheuse, une troublante corrélation entre la diffusion géographique des premiers foyers de rougeole de l’épidémie de 2008-2012 et l’implantation des établissements de la FSSPX, en faisant l’hypothèse d’une couverture vaccinale insuffisante dans la communauté.

        Lire aussi :
         

                Faut-il craindre un retour de la rougeole ?



Des médiums qui jouent au gourou
En 2016, la Miviludes a reçu 47 signalements dans le domaine des médiums ou de la « canalisation des êtres supérieurs ». Les séances peuvent avoir lieu sur la plate-forme de communication vidéo Skype, où des médiums pratiquent la « lecture d’âme ».
« L’utilisation des réseaux sociaux et les consultations à distance engendrent des risques nouveaux », note la mission, qui constate que « des personnes perdent pied avec la réalité sans que leur entourage comprenne qu’elles subissent une influence constante ».
Parmi les stars du secteur, aux identités parfois multiples : Auset Nefer et Laura Marie, qui, toutes deux, devisent sur « l’ascension » planétaire ou cosmique.
Moins de signalements liés au djihadisme en 2016
Si la Miviludes est toujours associée à la prévention de la radicalisation, les interrogations sur les courants radicaux et leurs liens avec le djihadisme ont été moins nombreuses en 2016 qu’en 2015.
Mais des questions demeurent, rappelle la mission, sur des cas de conversion à un islam fondamentaliste de type salafiste ou tabligh, mais aussi plus spiritualiste (soufi).
« Les proches font part de leur inquiétude face à un changement total de mode de vie, à l’arrêt des études, à un repli, aux nombreux voyages d’études et à la très grande difficulté de maintenir des relations familiales », s’alarme le rapport.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-12">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ L’autorité chargée des données personnelles juge « très intrusif » et « non proportionné » le dispositif participatif testé par la Ville de Nice.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

La CNIL défavorable à l’utilisation de l’application de sécurité Reporty à Nice

L’autorité chargée des données personnelles juge « très intrusif » et « non proportionné » le dispositif participatif testé par la Ville de Nice.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 11h24
    |

            Claire Legros








                        


Jusqu’où une collectivité a-t-elle le droit de s’engager dans la lutte contre le terrorisme ? A l’heure des réseaux sociaux et de la généralisation des smartphones, une municipalité peut-elle promouvoir un dispositif participatif d’enregistrements vidéos pour inciter ses administrés à l’alerter sur des situations qu’ils jugeraient anormales ?
A ces questions, la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) vient d’apporter une première réponse, claire et motivée, à propos du dispositif d’origine israélienne Reporty, que la ville de Nice avait commencé à déployer. Testée du 10 janvier au 10 mars sur 2 000 habitants, cette application pour smartphone permet d’alerter le centre de supervision de la police municipale en lui adressant un enregistrement vidéo et sonore géolocalisé, pour signaler « une incivilité grave (dépôt sauvage d’encombrants ou de déchets sur la voie publique, tags conséquents sur un bien public) ou une “situation critique” (actes de violence, vol, enlèvement, attentat, effondrement, inondation, incendie, accident) ».
La CNIL dénonce le caractère « très intrusif » d’un tel système, qui peut collecter des informations instantanées, mais permet aussi « l’enregistrement de données, telles que l’image et la voix de tiers présents sur la voie publique ». Un dispositif que l’instance chargée de protéger la vie privée des Français ne juge pas « proportionné », compte tenu qu’il s’applique à « un champ très large d’incidents ou d’événements, allant d’incivilités jusqu’à des infractions délictuelles et criminelles graves ».
L’institution met également en avant « la fragilité de la base légale » du dispositif, la loi sur la vidéoprotection en France ne prenant pas en compte « l’intégration de terminaux mobiles des particuliers dans un dispositif public, sous la responsabilité de la police ».
L’expérimentation de l’application Reporty suscitait un débat à Nice, ville la plus « vidéosurveillée » de France avec 1 962 caméras, soit 27 au kilomètre carré. Un collectif « anti-Reporty » s’était constitué, dénonçant en février « un risque de délation généralisée et une atteinte grave à la vie privée ». La CNIL leur a donné raison.

        Lire aussi :
         

                A Nice, l’application sécuritaire Reporty divise les habitants



Le président de la métropole, Christian Estrosi, a annoncé dans un communiqué avoir saisi le ministre de l’intérieur, « pour qu’une base légale puisse être trouvée afin de pouvoir expérimenter ce type de technologie ». Pour lui, « ce sont les terroristes et ceux qui veulent porter atteinte à notre démocratie qui bénéficient de cette décision (…) ».
La décision de la CNIL survient alors qu’elle a publié en octobre 2017 une synthèse des travaux de son laboratoire d’innovation numérique sur les « données personnelles au cœur de la fabrique de la smart city », où elle alertait sur les risques pour la vie privée du développement des technologies numériques urbaines. Les principes d’information et de consentement, pourtant inscrits dans la loi sont « particulièrement affaiblis dans les technologies de la smart city », notaient les auteurs.
Une autre collectivité, la ville de Marseille, s’est elle aussi engagée dans une démarche de smart city sécuritaire. Elle est en train de déployer un outil de collecte et d’analyse à grande échelle des données des habitants pour « garantir de manière plus efficace la sécurité et la tranquillité publique des citoyens ». Le dispositif prévoit également la participation des habitants, qui pourront « fournir en temps réel des informations (texto, vidéo, photo, vitesse de déplacement, niveau de stress…) grâce à une application sur smartphone ou des objets connectés », comme le stipule le cahier des clauses techniques mis en ligne par l’association de défense des libertés individuelles sur Internet La Quadrature du Net, qui organisait mardi 20 mars une réunion publique sur le sujet. Pour le moment, la CNIL ne s’est pas exprimée publiquement sur le projet marseillais.

        Lire aussi :
         

                A Marseille, un algorithme pour « anticiper la sécurité »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-13">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ L’ex-pilote militaire avait passé deux ans en prison en Russie avant d’être libérée et de devenir députée en Ukraine. Ses positions populistes attisaient les controverses.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Accusée de préparer un coup d’Etat, l’ancienne héroïne ukrainienne Nadia Savtchenko a été arrêtée

L’ex-pilote militaire avait passé deux ans en prison en Russie avant d’être libérée et de devenir députée en Ukraine. Ses positions populistes attisaient les controverses.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 17h21
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 17h26
    |

            Benoît Vitkine








                        



   


La chute est brutale pour celle qui fut élevée au rang d’héroïne nationale dans son pays, l’Ukraine. Jeudi 22 mars, la députée Nadia Savtchenko, célèbre pour avoir été emprisonnée durant deux années en Russie, a été arrêtée en plein Parlement par les services de sécurité ukrainiens, avant d’être conduite en prison, ukrainienne celle-là.
Quelques minutes auparavant, les députés avaient voté en faveur de la levée de l’immunité parlementaire de l’ancienne pilote militaire, accusée d’avoir préparé « un attentat terroriste de grande échelle » et planifié « l’assassinat des dirigeants du pays ». Dans la foulée, un officier du SBU, les services de sécurité, s’est présenté dans l’enceinte de la Rada inpour lire à Mme Savtchenko les charges retenues contre elle. Gardant son éternel air de défi, la jeune femme de 36 ans a été conduite hors du bâtiment.
La scène est aussi spectaculaire que les accusations portées contre cette personnalité hors du commun. Le procureur général d’Ukraine, Iouri Loutsenko, les avait détaillées le 16 mars : selon lui, le plan de Nadia Savtchenko prévoyait de « détruire à l’aide de grenades » la loge du gouvernement au Parlement, d’« abattre la coupole de l’hémicycle par des tirs de mortiers », puis d’« achever les survivants à la mitraillette ». Le plan aurait également consisté à tuer des civils pour « créer le chaos ».
Scepticisme
Ces accusations avaient suscité un certain scepticisme, le parquet général étant réputé proche du pouvoir, voire prompt à utiliser la justice à des fins politiques. Jeudi, des écoutes téléphoniques et des vidéos tournées en caméra cachée ont été diffusées aux députés. On y voit une personne ressemblant à Nadia Savtchenko discuter d’approvisionnement en armes et des modalités d’une attaque contre le quartier gouvernemental. « Je propose un coup d’Etat, dit cette personne. Il faut les liquider physiquement. Tous et en un seul moment. »

        Lire aussi :
         

                Ukraine : Nadejda a soldate ukrainienne, la soldate qui se rêve présidente



Son complice serait le général Volodymyr Ruban, une autre figure de la vie publique ukrainienne, célèbre pour ses médiations avec les séparatistes du Donbass pour obtenir la libération de prisonniers ukrainiens. Selon Iouri Loutsenko, le parti politique de l’homme d’affaires Viktor Medvedtchouk, le Choix ukrainien, serait également partie au complot. L’homme, qui n’est pas cité nommément, est un proche du président russe Vladimir Poutine (celui-ci est le parrain de sa fille) et l’un des négociateurs ukrainiens dans les différentes discussions menées avec Moscou.
Une icône en Ukraine
Depuis l’éclatement de l’affaire, Nadia Savtchenko entretient elle-même une certaine ambiguïté. Jeudi, elle a affirmé qu’elle avait simplement « joué le jeu » auprès d’agents provocateurs envoyés pour la discréditer, dans le but de les dénoncer ensuite publiquement. Son objectif aurait été de « ridiculiser les autorités », a-t-elle affirmé mardi dernier à des journalistes. Mais à l’issue d’une audition par le SBU, la semaine passée, elle avait publiquement mis en garde dans une déclaration publique contre le fait que « beaucoup de militaires (…) sont d’accord avec l’idée d’un coup d’Etat en Ukraine ».
L’arrestation de Mme Savtchenko constitue une nouvelle étape dans la déchéance de celle qui fut érigée au rang d’icône dans son pays. Première femme pilote de l’armée ukrainienne, engagée volontaire en 2014 dans le Donbass, la jeune femme était apparue sur le devant de la scène en juin de cette même année, après sa capture par les séparatistes prorusses. Transférée en Russie, elle s’était vue accusée, sur la foi de preuves douteuses, d’être responsable de la mort de deux journalistes russes tués par un tir de mortier dans le Donbass.
Remarques antisémites
Sa hargne à se défendre, son patriotisme chevillé au corps et son éloquence face aux juges russes en avaient fait une héroïne, le parti de l’ancienne première ministre Ioulia Timochenko allant jusqu’à la faire élire députée en son absence. Condamnée à vingt-deux ans de prison, elle avait finalement été libérée au bout de deux ans, en 2016, à la faveur d’un échange de prisonniers. Elle avait alors décidé de se consacrer pleinement à la politique.

        Lire aussi :
         

                Ukraine : l’ex-pilote Nadia Savtchenko fonde un mouvement d’opposition



Mais son inexpérience évidente et ses envolées radicales ou populistes avaient rapidement déçu. La jeune femme s’était aussi attiré les foudres des franges nationalistes de l’opinion en prenant des positions jugées trop tendres envers les chefs séparatistes de Donetsk et de Louhansk, avec lesquels elle négociait directement des libérations de prisonniers ukrainiens. Elle s’était aussi fait critiquer pour des remarques antisémites, et avait été exclue de la fraction parlementaire de Ioulia Timochenko.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-14">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ De nombreux clandestins, employés comme ouvriers, manœuvres ou femmes de ménage, se terrent alors que les autorités multiplient les arrestations.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤         

Reportage

En Algérie, la vie cachée des travailleurs subsahariens

De nombreux clandestins, employés comme ouvriers, manœuvres ou femmes de ménage, se terrent alors que les autorités multiplient les arrestations.

Par                                            Zahra Chenaoui (Alger, correspondance)




LE MONDE
              datetime="2018-03-22T16:03:45+01:00"

        Le 22.03.2018 à 16h03

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-03-22T16:08:04+01:00"

        Mis à jour le 22.03.2018 à 16h08






                        

Crédits : FAROUK BATICHE / AFP


                    

Assis sur des tabourets de plastique, six Camerounais se regardent en silence dans une pièce qui fait office de bar-restaurant à Alger. La télévision est branchée sur une chaîne de dessins animés japonais, l’ambiance est morose. Comme chaque semaine, ils se retrouvent pour parler des dépouilles de migrants à rapatrier et de malades à soutenir.
Une femme, vêtue d’une large robe d’intérieur, évoque le cas d’une compatriote : « Elle est hospitalisée depuis une semaine déjà ! Qu’est-ce qu’on fait ? On ne sait même pas si elle a besoin qu’on aille lui acheter des médicaments ! Je devais aller la voir à l’hôpital aujourd’hui, mais les gens m’ont fait peur avec leurs histoires de police. »

Depuis le début de l’année, le quotidien des migrants subsahariens en Algérie s’est considérablement dégradé. Dans la capitale, les arrestations sont de plus en plus fréquentes, si bien qu’ils limitent leurs déplacements. Dans le bar-restaurant clandestin, en cette mi-mars, la clientèle d’ouvriers immigrés a diminué. Ils craignent d’être arrêtés sur la route.
« La nuit, on fait le guet »
A une dizaine de kilomètres de là, des milliers de logements sont en construction. Des camions font des allers-retours sur les routes rendues boueuses par la pluie. Des ouvriers subsahariens, bottes en caoutchouc aux pieds et balais à la main, se dirigent vers un bâtiment, suivant les instructions d’un chef de chantier turc. Un peu plus haut, deux préfabriqués servent de dortoir.
« En principe, on travaille comme manœuvres sur le chantier et on dort ici le soir. C’est pratique pour le patron et ça nous permet d’économiser le prix du logement », explique Issa, un Guinéen arrivé en Algérie à l’été 2017. Le jeune homme a l’air épuisé : « Depuis plusieurs mois, les gendarmes viennent la nuit pour arrêter des gens et les refouler. Alors on ne dort plus là, on se cache dans les chantiers. »

Assis sous une plaque de tôle pour...



<article-nb="2018/03/22/19-15">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Bénédicte Savoy et Felwine Sarr ont été nommés par l’Elysée pour étudier la question des œuvres emportées en France pendant la période coloniale.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤         

Synthèse

Restitution du patrimoine africain : « Nous sommes face à un défi historique »

Bénédicte Savoy et Felwine Sarr ont été nommés par l’Elysée pour étudier la question des œuvres emportées en France pendant la période coloniale.

Pierre Lepidi
    



LE MONDE
              datetime="2018-03-22T17:08:03+01:00"

        Le 22.03.2018 à 17h08

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-03-22T17:55:33+01:00"

        Mis à jour le 22.03.2018 à 17h55






    
Felwine Sarr et Bénédicte Savoy, le 21 mars 2018, au Collège de France, à Paris.
Crédits : ALAIN JOCARD/AFP


« Nous sommes face à un défi historique, avec le sentiment que quelque chose est possible. » C’est ainsi que Bénédicte Savoy a qualifié, mercredi 21 mars, la mission que lui a confiée, au côté du Sénégalais Felwine Sarr, le président de la République française : étudier la question des restitutions, temporaires ou définitives, du patrimoine africain aux pays d’origine.

        Lire aussi :
         

                Le président Macron nomme deux experts pour la restitution du patrimoine africain



Nommés début mars par Emmanuel Macron, l’historienne de l’art et l’écrivain et universitaire, auteur du très remarqué essai Afrotopia, ont expliqué les enjeux de leur travail lors d’une conférence de presse au Collège de France. Leur mission mêle des domaines aussi variés que le droit, l’histoire, les techniques de conservation des œuvres et la diplomatie.
« Faire bouger la tectonique des plaques »
A qui appartiennent les œuvres d’art ? La question agite les milieux intellectuels en Europe et en Afrique. La France s’était jusque-là abritée derrière les principes d’inaliénabilité, d’imprescriptibilité et d’insaisissabilité des collections nationales, dont certaines pièces ont été emportées durant la période coloniale.
Faudra-t-il modifier la loi pour engager les restitutions ? La contourner en organisant des prêts à long terme ? Ce point juridique est complexe, mais s’avère crucial. « La tâche est difficile mais on doit rechercher ce désir de complexité, assure Bénédicte Savoy, qui occupe la chaire internationale d’histoire culturelle du patrimoine artistique en Europe (XVIII-XXe siècles) au Collège de France. La mission touche à plusieurs domaines, mais il faut avoir le courage intellectuel de s’y plonger afin de faire bouger la tectonique des plaques sur des questions qui sont restées longtemps figées. »

        Lire aussi :
         

                L’utopie africaine, selon Felwine Sarr



Les détracteurs du projet, qui craignent notamment de voir les musées français se vider de leurs œuvres, dénoncent les mauvaises conditions de conservation dans les musées africains. « Cet argument ne peut être un frein au retour des œuvres, répond Bénédicte Savoy. Plusieurs exemples ont montré que les conditions de conservation se créent ou s’améliorent dès que les biens reviennent. » 
« Nous allons affronter un point de l’histoire et on ne fera pas l’économie de toutes les questions que cela pose, promet de son côté Felwine Sarr, qui enseigne l’économie à l’université Gaston-Berger de Saint-Louis, au Sénégal. Nous ne sommes plus dans la colonialité. Ce qui m’intéresse, c’est l’avenir. C’est de voir comment on “solde” cette histoire difficile. »
Un rapport doit être rendu en novembre
C’est à l’occasion de la visite du président béninois, Patrice Talon, le 6 mars à Paris, que le binôme a été nommé. Le Bénin est le seul pays à avoir formulé officiellement une demande de restitution à la France, en août 2016, concernant les trônes des rois Ghézo, Glélé et Béhanzin, les statues anthropomorphes et symboliques les représentant ainsi que les ­regalia du roi Béhanzin.
« L’ambition culturelle de la France est de favoriser l’accès de tous aux œuvres de l’humanité, écrit Emmanuel Macron dans la feuille de route qui a été transmise. A l’Université de Ouagadougou, le 28 novembre 2017, j’ai souhaité lancer une action déterminée en faveur de la circulation des œuvres et du partage de la connaissance collective des contextes dans lesquels ces œuvres ont été créées, mais aussi prises, parfois pillées, sauvées ou détruites… S’agissant plus spécifiquement de l’Afrique, je me suis engagé pour que, d’ici à cinq ans, les conditions soient réunies pour des restitutions du patrimoine. »

        Lire aussi :
         

                Arts : restituer son patrimoine à l’Afrique ?



Bénédicte Savoy et Felwine Sarr pourront s’appuyer sur le concours des ministères de la culture, des affaires étrangères et de l’enseignement supérieur. Ils pourront également compter sur un inspecteur général des affaires culturelles spécialement nommé pour cette mission, dont l’objectif est de rendre en novembre « un rapport comprenant des propositions concrètes d’actions réalisables à court, moyen et long termes ».
Les deux universitaires entendent créer des ateliers rassemblant des chercheurs, des historiens, des juristes et des professionnels du marché de l’art. « Il nous faut associer beaucoup de monde, explique Bénédicte Savoy. Pour être efficace, on va devoir orchestrer la polyphonie entre ceux qui encouragent ces restitutions et ceux qui les freinent. Nos aptitudes d’universitaires vont nous aider à faire toutes ces synthèses. On ne veut exclure personne du débat. »
Pour le Ghana et le Sénégal, « la porte est entrouverte »
La mission ne saurait se priver d’un inventaire minutieux des œuvres africaines présentes sur le territoire de l’ancienne puissance coloniale. Même si les musées possèdent déjà des bases de données, la tâche n’est pas simple. Le Musée du quai Branly compte 70 000 objets d’Afrique subsaharienne, dont environ 6 000 venant du Bénin.
Si la réflexion sur la restitution des œuvres – elle ne concerne pas les restes humains, tels que les crânes – se limite aujourd’hui aux pièces d’origine africaine, elle « doit rassembler tous les pays européens et notamment l’Allemagne, où le débat est vif, actuellement, sur l’origine des œuvres exposées dans les musées, assure Bénédicte Savoy, qui est également professeure d’histoire de l’art à l’Université technique de Berlin. Je connais la douleur des pays qui ont perdu des guerres. Plus le temps passe, plus la douleur s’accroît. Les pays ne doivent plus laisser passer de temps. » 

        Lire aussi :
         

                Restitution des biens culturels mal acquis : à qui appartient l’art ?



Le Ghana et le Sénégal pourraient demander prochainement le retour de certaines œuvres. « Maintenant que la porte est entrouverte, des pays vont s’engager, veut croire Felwine Sarr. En Afrique, tout le patrimoine qui date de l’époque coloniale a disparu. » 
Mais ces restitutions se feront-elle sans contrepartie ? Comment garantir que les objets d’art de l’époque coloniale ne feront pas l’objet d’un marchandage ? La question étonne Felwine Sarr et Bénédicte Savoy : « Nous sommes dans une question de symboles, de sens et d’histoire, et pas dans une dimension économique, répond Felwine Sarr. Si je pensais que les biens seraient rendus en échange d’un TGV, je ne me serais pas engagé. »


<article-nb="2018/03/22/19-16">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Saisie pour la première fois sur un scandale d’agression sexuelle, la chambre basse du Parlement russe a disculpé un député accusé par trois journalistes femmes.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

En Russie, Douma et journalistes s’affrontent sur le premier cas public de harcèlement sexuel

Saisie pour la première fois sur un scandale d’agression sexuelle, la chambre basse du Parlement russe a disculpé un député accusé par trois journalistes femmes.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 16h03
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 16h17
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



   


Plusieurs médias indépendants, dont TV Dojd, RTVi, la radio Echo de Moscou ou le site d’information RBK ont annoncé, jeudi 22 mars, leur intention de boycotter la Douma, la chambre basse du Parlement russe, après la décision prise dans son enceinte de clore l’affaire Sloutski, du nom du député Leonid Sloutski, 50 ans, président de la commission des affaires étrangères et première figure publique accusé de harcèlement sexuel en Russie.
Les journaux Kommersant, Vedomosti et Novaïa Gazeta ont également indiqué qu’ils ne communiqueraient plus ni avec lui ni avec les membres de la commission éthique de la Douma. Le site Republic.ru a de son côté émis l’idée, reprise par d’autres, d’accoler au nom « Douma », la mention « organisme d’Etat qui justifie le harcèlement sexuel ». Pour toute réponse, Viatcheslav Volodine, président de l’Assemblée parlementaire, a laissé entendre que les accréditations des journalistes qui participent au boycottage ne seraient pas renouvelées.

        Lire aussi :
         

                Premiers témoignages en Russie sur des cas de harcèlement sexuel



Le bras de fer entre la Douma et les médias s’est intensifié après la réunion à huis clos, mercredi, de la commission d’éthique de l’institution chargée d’examiner l’affaire : il n’y a eu « aucune violation des règles de comportement » de la part de M. Sloutski, avait-elle conclu après une heure de débats.
Sous-entendus venimeux
Deux des trois femmes journalistes qui ont révélé, début mars, avoir été victimes d’agressions du député – Farida Roustamova, pour la BBC Russia, et Daria Jouk, productrice à TV Dojd – étaient présentes. La première avait avec elle la transcription d’un enregistrement de l’incident survenu alors qu’elle tentait d’interroger M. Sloutski dans son bureau, le 24 mars 2014, sur la présence à Moscou, ce jour-là, de Marine Le Pen, alors en pleine campagne présidentielle française. « Nous n’avons pas eu le temps de la lire, il n’y en avait qu’une copie », s’est justifiée une élue à la sortie de la commission. Malgré les protestations de Farida Roustamova, le député l’avait pressée de devenir sa maîtresse avant de lui passer la main dans l’entrejambe.
Mais loin d’être auditionnées sur le fond ou de s’attirer la moindre compassion, les deux journalistes ont eu à subir des sous-entendus venimeux des 14 députés (dont trois femmes) de la commission. Certains ont mis en avant des révélations longtemps après les faits, d’autres ont spéculé sur la compréhension de la notion de consentement, quand ils n’ont pas dénoncé un complot visant à déstabiliser la Russie et son président…
« Le tout est si bien orchestré »
« Vous dites que vous n’aviez pas l’intention de (…) créer une tempête médiatique ? Mais tout cela coïncidé avec la campagne électorale [en Russie]. Il n’y a pas synchronisation ? Le tout est si bien orchestré… », a lancé Alexandre Kareline, selon des extraits de l’audition révélés par le site Meduza. « Tous les journalistes qui ont soulevé cette question sont des journalistes occidentaux », a asséné le député tchétchène Chamsaïl Saraliev. Au final, la commission de la Douma, où ne siège plus aucun opposant agréé par le pouvoir, a tranché en balayant le premier scandale de ce genre dont elle a été saisie.
« Je ne m’attendais pas à une autre décision (…), elle était sûrement prise d’avance », confiait à la sortie Daria Jouk. Pas le moins du monde contrit, M. Sloutski arborait un visage souriant. « N’avez-vous pas honte ? », lui a demandé une journaliste. « Non », a-t-il répondu avant de clamer sa joie sur la naissance d’un petit-fils.
« Changez de métier »
La colère s’est répandue dans les rédactions indépendantes du pouvoir. « La commission d’éthique a de facto reconnu comme normale la possibilité de harceler sexuellement les journalistes », a réagi sur son site RBK. La Douma est « désormais considérée comme un lieu de travail dangereux pour les journalistes des deux sexes – vous ne savez jamais quelles sont les préférences d’un député », a abondé la radio Echo de Moscou. Cette dernière répondait ainsi au président de l’Assemblée parlementaire, M. Volodine, qui avait, au moment des révélations sur les agressions, lancé à la presse : « C’est dangereux pour vous de travailler à la Douma ? Si oui, changez de métier. »
Jeudi, sollicité à quatre reprises, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a refusé de commenter la décision de la Douma, arguant que « cela ne concerne pas la présidence ». Radio Govorit Moskva, dont une journaliste a également témoigné avoir été agressée par un élu local, a annoncé qu’elle ajouterait au nom de M. Sloutski l’accusation dont il est l’objet.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-17">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Une estimation de l’ONU et de l’Union européenne publiée jeudi montre une hausse sensible du nombre femmes et d’hommes victimes de l’insécurié alimentaire.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

124 millions de personnes touchées par la crise alimentaire en 2017

Une estimation de l’ONU et de l’Union européenne publiée jeudi montre une hausse sensible du nombre femmes et d’hommes victimes de l’insécurié alimentaire.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 11h45
   





                        


Les conflits et la sécheresse ont engendré un pic de famine au cours des derniers mois. Une estimation de Organisation des Nations unies (ONU) et de l’Union européenne, publiée jeudi 22 mars, montre une hausse sensible du nombre de personnes jugées à la merci d’une famine. Cent vingt-quatre millions de personnes étaient concernées en 2017, contre 108 millions en 2016 et 80 millions en 2015, selon le Rapport mondial sur les crises alimentaires 2018. Soit + 15 % en un an et + 55 % en deux ans.
Parmi les pays les plus touchés par une situation « aiguë », on trouve des pays engagés dans des conflits ou en situation de « grave insécurité », comme « le Yémen, le nord du Nigeria, la RD Congo [République démocratique du Congo], le Soudan du Sud et le Myanmar [Birmanie] », relève le rapport.
Par ailleurs, en Afrique orientale et australe, la « sécheresse persistante a également joué un rôle majeur, soulignent les auteurs, entraînant des réductions importantes des récoltes dans des pays déjà confrontés à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire ».
Le Yémen, pays le plus gravement touché
Les conflits et l’insécurité resteront « probablement les principales causes de crise alimentaire » en 2018 touchant l’Afghanistan, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, le nord-est du Nigeria, la région du lac Tchad, le Soudan du Sud, la Syrie et le Yémen, ainsi que la Libye, et le Sahel central (Mali et Niger).
Selon le document, le Yémen continuera d’être « le pays confronté à la plus grande crise alimentaire au niveau mondial ». La situation devrait même « se détériorer », en raison « de l’accès restreint, de l’effondrement économique et des épidémies ».

        Lire aussi :
         

                Famine en Afrique et au Yémen : « Mourir de faim aujourd’hui, c’est mourir des conséquences de la guerre »



En Afrique, l’impact de la sécheresse sur les cultures vivrières et le bétail augmentera aussi l’insécurité alimentaire dans les zones pastorales de la Somalie, le sud-est de l’Ethiopie, l’est du Kenya, ainsi que dans certains pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel, tels le Sénégal, le Tchad, le Niger, le Mali, la Mauritanie, et le Burkina Faso.
« Nous avons une obligation morale de faire mieux »
Seul répit, en Afrique australe une amélioration est prévue grâce à l’augmentation de la production céréalière en 2017 et à la baisse des prix des denrées alimentaires.
« Nous avons une obligation morale de faire mieux, et nous avons les outils et le savoir pour y parvenir. Nous devons briser les murs qui séparent depuis trop longtemps les acteurs de l’aide humanitaire et ceux du développement », affirme Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, cité dans le rapport.

        Lire aussi :
         

                Conflits et climat : pourquoi les famines sont de retour






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-18">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Créée à l’inspiration d’un syndicat français, la jeune Game Workers Unite veut « connecter militants syndicalistes, travailleurs exploités et alliés ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Jeu vidéo : la contestation sociale s’internationalise

Créée à l’inspiration d’un syndicat français, la jeune Game Workers Unite veut « connecter militants syndicalistes, travailleurs exploités et alliés ».



Le Monde
 |    22.03.2018 à 16h36
    |

            William Audureau








                        



   


Quarante-six ans après ses débuts comme industrie, le jeu vidéo a-t-il enfin son « internationale » ? La Game Workers Unite (GWU), première structure mondiale de défense des intérêts des employés du secteur, a vu le jour le 19 mars en marge de la Game Developers Conference, le grand rassemblement annuel qui se tient chaque année à San Francisco.
« Game Workers Unite est une organisation à grande échelle qui cherche à connecter les militants syndicalistes, les travailleurs exploités, et les alliés sans limites de frontières ou d’idéologies, en vue de construire une industrie du jeu vidéo syndiquée », explique la GWU sur son site. 
Il s’agit de la première structure du genre, alors que le secteur est dominé par des lobbys représentant les intérêts des grands groupes. Les conditions de travail sont régulièrement contestées au sein de l’industrie, en raison notamment de la pratique du « crunch », des semaines pouvant atteindre 60, voire 80 heures de travail.

        Lire aussi :
         

          L’industrie du jeu vidéo attaquée sur plusieurs fronts



Protéger un métier passion
« Je suis là pour faire des jeux. Mais le truc, c’est que la passion est le levier idéal pour que les employeurs nous exploitent », relate au site spécialisé américain Polygon l’une des fondatrices de la GWU, la développeuse connue sous le pseudonyme d’Emma Kinema. « Nous ferions n’importe quoi pour travailler dans les jeux vidéo et faire des jeux, et ils savent que nous sommes prêts à tout. [Mais vous] pouvez être passionné par les jeux tout en étant défendu correctement. »
Sur son site, la GWU précise être dirigée exclusivement par des travailleurs ou des indépendants, mais « encourage activement les employeurs, les universitaires, et les autres à s’engager dans la communauté pour aider à soutenir les actions directes de l’organisation, tant matériellement qu’en termes de visibilité ». 
La GWU a été créée à la mi-mars de manière « organique et spontanée » par une centaine de professionnels réunis sur un canal de l’application Discord, relate au Monde un de ses fondateurs. Parmi eux, des développeurs issus des Etats-Unis, du Canada, de la Suède, d’Australie, du Brésil, ou encore d’Argentine.
L’organisation invite pour l’instant les « salariés exploités » et les « victimes du lieu de travail » à témoigner sous anonymat sur leurs « histoires d’horreur » et « leurs histoires de harcèlement et d’agression ». 
Précédent français
Si des réflexions sur la défense des salariés existent localement depuis des années, l’organisation est née en réaction à deux entretiens donnés par la présidente de la principale association de représentation des studios, l’International Game Developers Association (IGDA). Tout en reconnaissant les effets néfastes du crunch, Jean MacLean a mis en doute le 19 mars la capacité de l’industrie à se syndiquer, et estimé que l’accès au capital était plus urgent.
La création de la jeune organisation a été appuyée par le Syndicat des travailleurs du jeu vidéo français (STJV), le premier syndicat du genre, fondé à l’été 2017. Un cadre du STJV contacté par Le Monde évoque « un mouvement mondial qui est en train de se créer ». Selon Gal An, porte-parole du STJV, qui ne s’exprime que sous pseudonyme, le STJV « apporte son savoir-faire et son expérience » au GWU.

        Lire aussi :
         

          Le STJV, le syndicat qui bouscule l’industrie



Plusieurs affaires ont éclaté dans l’industrie du jeu vidéo française depuis l’automne 2017, dans la foulée du mouvement #metoo et de la création du STJV : enquête sur le sexisme du milieu, révélations sur les problèmes de management au sein du studio Quantic Dream, contestations et grève au sein d’Eugen Systems…
Le STJV ne fait toutefois pas l’unanimité. Certains, notamment chez les dirigeants, s’inquiètent d’un discours qualifié de « paléomarxiste » chez ce syndicat encore balbutiant, et au nombre d’adhérents encore flou, et mettent en doute l’efficacité de ses méthodes.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-19">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ L’ancien président du territoire d’outre-mer espérait se présenter aux prochaines élections territoriales mais ses déboires judiciaires l’en empêchent.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Polynésie : la Cour de cassation valide l’inéligibilité de Gaston Flosse

L’ancien président du territoire d’outre-mer espérait se présenter aux prochaines élections territoriales mais ses déboires judiciaires l’en empêchent.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 16h21
   





                        



   


C’est la fin d’un ténor de la politique polynésienne. La Cour de cassation a validé, jeudi 22 mars, l’impossibilité pour Gaston Flosse de s’inscrire sur les listes électorales pour se présenter aux prochaines élections territoriales polynésiennes. Cette décision porte un coup d’arrêt à la carrière politique de l’ancien homme fort de la Polynésie française.

        Lire aussi :
         

                En Polynésie, l’effondrement de la « maison » Flosse



L’ex-président de Polynésie, plusieurs fois condamné, espérait pouvoir conduire de nouveau la liste de son parti aux élections territoriales, dont le premier tour aura lieu le 22 avril. Mais le juge des élections du tribunal de Papeete avait considéré, en janvier, qu’il resterait inéligible jusqu’en juillet 2019, et la Cour de cassation a rejeté, jeudi, le recours de Gaston Flosse contre cette décision.
Deux condamnations
L’homme de 86 ans fut le premier président de ce territoire du Pacifique sud devenu autonome en 1984 et il a présidé la collectivité à de nombreuses reprises. Elu aux dernières territoriales de 2013, il avait perdu le pouvoir en 2014 en raison d’une condamnation à trois ans d’inéligibilité prononcée dans une affaire d’emplois fictifs.
En 2016, il avait été condamné à deux ans d’inéligibilité supplémentaires pour détournement de fonds publics dans une autre affaire, portant cette fois sur des écoutes et filatures. Le tribunal de Papeete avait estimé que ces deux peines distinctes d’inéligibilité prenaient effet l’une après l’autre et qu’il était donc inéligible pendant cinq ans à compter de 2014, soit jusqu’en juillet 2019.
La défense de Gaston Flosse soutenait, au contraire, que ces deux périodes d’inéligibilité pouvaient se chevaucher et qu’il était donc à nouveau éligible à partir du début de mars, avant la date limite des dépôts de candidature fixée au 26 mars.
Gaston Flosse perd donc tout espoir d’affronter son ancien dauphin, l’actuel président de la Polynésie française, Edouard Fritch, qui lui avait succédé en 2014, devenu ensuite son principal adversaire.

        Lire aussi :
         

                Gaston Flosse : le diable de retour au paradis






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-20">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Que les auteurs trouvent dans leur entourage une source d’inspiration, quoi de plus naturel ? Parfois, ces connaissances s’en agacent ou en souffrent, jusqu’à aller en justice. Plongée au cœur d’un malaise d’époque.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 21/03/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Quand rien ne va plus entre les écrivains et leurs proches

Que les auteurs trouvent dans leur entourage une source d’inspiration, quoi de plus naturel ? Parfois, ces connaissances s’en agacent ou en souffrent, jusqu’à aller en justice. Plongée au cœur d’un malaise d’époque.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 10h10
    |

                            Virginia Bart (Collaboratrice du « Monde des livres »)








                        



                                


                            

Le fait est exceptionnel : deux rentrées littéraires, celles de septembre 2017 et de janvier 2018, se sont achevées sans aucune action judiciaire menée à l’encontre d’un écrivain par un proche. Pas la moindre accusation d’atteinte à la vie privée, comme ont pu en connaître Simon Liberati avec sa belle-mère pour Eva (Stock, 2015), Christine Angot avec l’ex-femme de son ami pour Les Petits (Flammarion, 2011), Lionel Duroy avec son fils pour Colères (Julliard, 2011), et tant d’autres avant et après eux.
Pas de mise en cause non plus dans les médias d’un auteur par un entourage s’estimant insulté, comme la famille d’Edouard Louis lors de la parution d’En finir avec Eddy Bellegueule (Seuil, 2014) ; ni, à notre connaissance, de réaction violente comme celle des habitants du village d’origine de Pierre Jourde, qui avaient accueilli celui-ci et sa famille à coups de pierres après Pays perdu (L’Esprit des péninsules, 2003).
Que l’actualité récente n’ait pas connu de démêlés de ce type ne suffit pourtant pas à effacer la certitude que ces affaires ont ancrée : entre les écrivains et leurs parents, amis ou connaissances, la littérature sème souvent la discorde.
Ce « moi qui s’exprime désormais sans retenue »
La faute, selon l’historienne de la psychanalyse Elisabeth Roudinesco (collaboratrice du « Monde des livres »), à une époque « toute à l’autofiction ». « La subjectivité a tout envahi avec des histoires à la première personne qui ressemblent à des cas cliniques », regrette-elle. L’éditrice Emilie Colombani, chez Rivages, confirme : « Il y a une libération de la légitimité du moi qui s’exprime désormais sans retenue, ce qui n’est pas sans conséquences. »
Mais la place prise au cours des trente dernières années par l’autofiction n’explique pas tout. Les écrivains se sont toujours nourris de leur propre vie et de celle de leurs proches. « La moitié du Paris de l’époque...




                        

                        


<article-nb="2018/03/22/19-21">
<filnamedate="20180322"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180322"><AAMMJJHH="2018032219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Malgré ses propos complotistes et aux relents antisémites, le premier ministre hongrois reste choyé par le camp conservateur.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤                     
                                                

En Hongrie, Viktor Orban radicalise son discours, tout en restant au Parti populaire européen

Malgré ses propos complotistes et aux relents antisémites, le premier ministre hongrois reste choyé par le camp conservateur.



Le Monde
 |    22.03.2018 à 10h58
 • Mis à jour le
22.03.2018 à 16h08
    |

                            Blaise Gauquelin (Budapest, envoyé spécial)








                        



   


Au niveau européen, le Fidesz de Viktor Orban appartient au Parti populaire européen (PPE), le groupe parlementaire qui rassemble plusieurs formations conservatrices à Strasbourg, dont Les Républicains de Laurent Wauquiez et la CDU d’Angela Merkel. Le président du groupe parlementaire, Manfred Weber, et le président du PPE, le Français Joseph Daul, sont régulièrement critiqués pour leur complaisance à l’égard du premier ministre hongrois, maintes fois accusé, sans conséquences, de graves dérives autoritaires.
En visite à Budapest, mardi 20 mars, Manfred Weber s’est réjoui en entendant M. Orban l’ assurer de son maintien dans leurs rangs : « Aux élections européennes de 2019, le Fidesz se tiendra aux côtés du PPE », a affirmé le chef du gouvernement hongrois, mettant fin à toute spéculation de mise à l’écart. « Nous en sommes fiers (…). C’est vrai que nous nous situons à la droite de ce courant politique. Mais le PPE est une grande tente au sein de laquelle notre genre de partis a aussi sa place. »
Viktor Orban entend donc rester un membre à part entière de la famille politique dominant actuellement le paysage politique européen, tout en continuant à jouer une partition toujours plus singulière, depuis le début de la crise des migrants.

        Lire aussi :
         

                Le « dégagisme » populiste s’étend en Europe



Sans « fausse pudeur »
En campagne pour sa réélection en vue des législatives du 8 avril, il a en effet tenu des propos, le 15 mars que mêmes certains partis européens d’extrême droite n’oseraient pas assumer publiquement. C’était à l’occasion de la fête nationale, marquant le 170e anniversaire de la révolution d’indépendance hongroise (1848).
Devant plusieurs dizaines de milliers de personnes, il a repris à son compte – sans « fausse pudeur », comme il dit – les théories du complot développées par les cercles les plus radicaux. « Ce n’est pas contre nos partis d’opposition anémiés que nous devons lutter, mais contre un réseau international structuré en empire, a-t-il affirmé. Contre des médias entretenus par des groupes étrangers et des oligarques de l’intérieur (…), contre le réseau des ONG financées par les spéculateurs internationaux, englobé et incarné dans la personne de George Soros. » 
Selon lui, ce milliardaire juif américain d’origine hongroise organiserait ce que l’extrême droite appelle le « grand remplacement » des populations européennes, avec l’aide de la Commission européenne (dirigée par un membre du PPE, Jean-Claude Juncker). « Si nous laissons faire, sur les deux décennies à venir, des dizaines de millions de migrants prendront la route de l’Europe à partir de l’Afrique et du Proche-Orient. La partie occidentale de l’Europe regarde tout cela les bras croisés (…). Les jeunes d’Europe occidentale connaîtront le jour où ils se retrouveront en minorité dans leur propre pays. » 
Hors de l’UE, Orban cite notamment comme « camarades de combat » les Etats-Unis, qui ont « élu un président hostile à l’immigration »
Le ton a parfois des relents des années 1930 : « Nous avons affaire à un adversaire qui est différent de nous. Il n’agit pas ouvertement, mais caché, il n’est pas droit, mais tortueux, il n’est pas honnête, mais sournois, il n’est pas national, mais international, il ne croit pas dans le travail, mais spécule avec l’argent, il n’a pas de patrie parce qu’il croit que le monde entier est à lui (…). Nous avons fini par renvoyer chez eux le sultan et ses janissaires, l’empereur Habsbourg et ses fidèles, les soviets et leurs camarades, et maintenant nous allons en faire autant avec l’Oncle George et son réseau. S’il te plaît, retourne en Amérique et occupe-toi plutôt du bonheur des Américains. »
Ces propos sont désormais repris en boucle par tous les membres du Fidesz, qui les propagent comme autant « d’éléments de langage ». Viktor Orban se sent autorisé à les endosser, car la Hongrie aurait été rejointe, dans un combat mené auparavant en solitaire depuis son élection en 2010, par la Pologne, la Slovaquie, la République tchèque, l’Autriche et désormais les Italiens « qui ont dit non à l’immigration » à l’occasion des dernières élections. Hors de l’Union européenne, il cite également comme des « camarades de combat » les Etats-Unis qui ont « élu un président hostile à l’immigration », les Britanniques qui ont « choisi leur propre voie » et Israël qui « tient toujours ».

        Lire aussi :
         

                Europe : « Les courants populistes ont cessé d’être des exceptions pour devenir la règle »



Selon l’analyste politique Peter Kreko, directeur du think tank Political Capital, l’homme fort de Budapest souhaite « renforcer l’extrême droite et non la droite. Il est très intéressé par un remplacement des élites en Europe. Il espère que toutes les crises que vit actuellement le continent, et en premier lieu la crise migratoire, vont balayer le mainstream actuel ». Au sein duquel, pourtant, on ne lui connaît pas que des ennemis.
Mise à jour du mercredi 22 mars à 15 h 45 : une version initiale de cet article mentionnait la présence de Joseph Daul à Budapest. Cette erreur a été corrigée.



                            


                        

                        

