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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Avec un nouveau sélectionneur, des joueurs binationaux motivés et une fédération mieux organisée, les « Barea » visent une qualification à la CAN 2019.
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Enquête

Maintenant qu’il tourne rond, le football malgache rêve de Coupe d’Afrique des nations

Avec un nouveau sélectionneur, des joueurs binationaux motivés et une fédération mieux organisée, les « Barea » visent une qualification à la CAN 2019.

Par                                            Alexis Billebault (contributeur Le Monde Afrique)




LE MONDE
              datetime="2018-03-21T17:46:55+01:00"

        Le 21.03.2018 à 17h46






    
L’équipe de Madagascar célèbre un but lors d’une victoire face à Sao Tomé-et-Principe (3-2), le 26 mars 2017, à Antananarivo.
Crédits : LD


Dans un an, l’équipe mauricienne de football ne sera peut-être plus la seule sélection de l’océan Indien à avoir participé à une phase finale de Coupe d’Afrique des nations (CAN), en 1974 en Egypte. L’île voisine de Madagascar, stimulée par sa victoire (3-1) contre le Soudan en juin 2017 lors de son premier match de qualification pour la CAN 2019 au Cameroun, veut croit son heure venue.
Le passage de 16 à 24 participants, décidé en juillet 2017 par le président de la Confédération africaine de football (CAF), le Malgache Ahmad Ahmad, permettra aux deux premiers de chaque poule d’être présents au Cameroun à l’été 2019. Dans celle de Madagascar figure, outre le Soudan, la Guinée équatoriale et le Sénégal, son prochain adversaire lors du deuxième match de qualification pour la CAN 2019, en septembre à Antananarivo.

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Il y a quelques années encore, évoquer une participation de Madagascar, actuellement 109e au classement FIFA, à une compétition aussi prestigieuse que la CAN paraissait incongru. Les « Barea », certes capables de réaliser quelques coups, comme leurs deux victoires face à l’Egypte (1-0 en 1985 et en 2002) ou des matchs nuls contre la Côte d’Ivoire (0-0 en 2008) et le Sénégal (2-2 en 2015), faisaient rarement parler d’eux. La donne a changé. Peuvent-ils, par exemple, inquiéter le Togo, qu’ils affrontent mercredi 21 mars à Franconville, en France, en match amical ?
« La fédération ne bougeait pas beaucoup »
« Quand j’ai été nommé sélectionneur en 2010, j’ai compris que le manque de moyens et de volonté constituerait un frein à la progression de l’équipe, souligne le Français Jean-Paul Rabier, dont la mission s’est arrêtée fin 2011. Organiser des stages et des matchs amicaux était compliqué. La fédération, alors présidée par M. Ahmad, ne bougeait pas beaucoup. »
Entre le départ de Jean-Paul Rabier et l’arrivée de son compatriote Nicolas Dupuis au printemps 2016, plusieurs sélectionneurs locaux (Maurice Mosa, Auguste Raux et Franck Rajaonarisamba) se sont succédé. « J’ai fait un premier constat et j’en ai fait part à M. Ahmad, qui était toujours président de la fédération : sans matchs amicaux réguliers, sans stages, on ne peut pas avancer, précise Nicolas Dupuis. Il a compris qu’il fallait mettre des moyens pour que les dates FIFA soient utilisées. » Le message a semble-t-il été entendu puisque, après le Togo, la sélection malgache se mesurera au Kosovo le 24 mars.

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International depuis 2015, le milieu de terrain Zotsara Randriambololona, né en France et qui évolue en Ligue 2 belge, a vu le fonctionnement de la sélection évoluer : « C’est devenu plus professionnel depuis que Nicolas Dupuis est là. Tout s’améliore : les transports, l’hébergement, les équipements, les stages, les matchs amicaux. L’année dernière, on a affronté l’Ouganda en octobre et les Comores en novembre. Cette addition de détails permet de mieux travailler, de progresser et donc d’avoir des ambitions, à commencer par la qualification à la CAN 2019. »
Madagascar voue au football une passion que les rares matchs disputés à Antananarivo viennent confirmer. « Le stade de Mahamasina est quasiment toujours plein quand la sélection joue, reprend Nicolas Dupuis. Les gens sentent qu’il se passe quelque chose. L’équipe des locaux a manqué d’un rien de se qualifier pour la phase finale du Championnat d’Afrique des nations [auquel seuls les joueurs évoluant dans un club de leur pays peuvent participer], au Maroc en début d’année. La sélection A est invaincue depuis juin 2016. On va engager une équipe pour les qualifications aux Jeux olympiques de 2020, le foot féminin se développe… »
Des binationaux ont rejoint l’équipe
La fédération, où Ahmad Ahmad reste très influent, est plus active. Et l’arrivée de quelques sponsors privés améliore l’ordinaire. « Les choses bougent. Je suis international depuis 2004, je peux en témoigner. Les galères lors des voyages, avec des escales interminables, les problèmes avec des équipements pas adaptés, j’en ai connu, soupire le capitaine, Faneva Andriatsima, qui évolue au Havre, en Ligue 2 française. C’est d’ailleurs pour ça que j’avais pris du recul avec la sélection entre 2011 et 2013. »
Aidé par quelques « anciens » (Paulin Voavy, Carolus Andriamatsinoro), Faneva Andriastima s’est personnellement impliqué dans le projet mené par Nicolas Dupuis en prêchant la bonne parole auprès des binationaux nés en France : « Entre joueurs, on se parle. En tant que capitaine, je peux rassurer ceux qui hésitent en leur disant que s’ils acceptent de jouer pour leur pays d’origine, ils bénéficieront de bonnes conditions de travail. Et pour eux, c’est aussi l’occasion de venir à Madagascar, pour la première fois, à l’occasion d’un match »

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Ces derniers mois, plusieurs d’entre eux, qui jouent dans les championnats français ou belge, ont rejoint les Barea, tels Thomas Fontaine (Clermont Foot), Jérôme Mombris (GFC Ajaccio), Melvin Adrien (Amiens), Fabien Boyer (Créteil), Dimitry Caloin (Cholet) et Marco Ilaimaharitra (Charleroi). Un effectif que Nicolas Dupuis complète par quelques joueurs évoluant encore sur la Grande Île, notamment au Cnaps Sport (l’actuel meilleur club du pays, à Miarinarivo) ou à Fosa Juniors.
« Le championnat malgache n’est pas totalement professionnel, même si dans certaines équipes les joueurs ne font que du foot et peuvent gagner jusqu’à 500 euros par mois, reprend Nicolas Dupuis. La sélection peut leur permettre de se faire remarquer pour aller en Europe. Ils progresseront et cela bénéficiera à l’équipe. »


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ En concurrence avec TF1, qui retransmettra quatre Grand Prix en clair cette saison, et la plateforme payante F1 TV, la chaîne cryptée inaugure son nouveau dispositif ce week-end.
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Formule 1 : Canal+ « maximise le show »

En concurrence avec TF1, qui retransmettra quatre Grand Prix en clair cette saison, et la plateforme payante F1 TV, la chaîne cryptée inaugure son nouveau dispositif ce week-end.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 16h55
    |

            Catherine Pacary








                        



   


Officiellement, la diffusion en clair par TF1 de quatre Grand Prix au cours de la saison de formule 1 qui s’ouvre dimanche 25 mars à Melbourne (Australie) est une bonne nouvelle. Officiellement, l’arrivée de la plate-forme payante F1 TV, lancée par Liberty Média, propriétaire de la F1 mondiale n’est pas un problème. Officieusement, certains s’inquiètent pour Canal+, déjà en conflit ouvert avec TF1 sur les modalités financières de diffusion globale. C’est au Castellet, dans le Var, cadre historique du retour du Grand Prix de France après dix ans d’absence, que la chaîne cryptée a choisi de contre attaquer, en présentant le 12 mars sa programmation enrichie.
« On est en pleine mutation » admet le rédacteur en chef F1 de Canal+ Thomas Sénécal. Lorsque Canal, diffuseur exclusif en France de la F1 depuis 2012, a remporté en mai 2017 l’appel d’offres pour trois ans supplémentaires, la chaîne savait que quatre Grand Prix étaient attribués à TF1. Elle a même testé la diffusion mixte, en clair sur sa chaîne C8, du Grand Prix monégasque. Un « one shot » encourageant, avec 2 millions de téléspectateurs cumulés, soit le double de l’audience habituelle pour un Grand Prix, et une audience globale pour la F1 en hausse de 10 % en 2017.

   


Chaînes payantes et gratuites ne ciblent pas le même public ; aux premières les fans, aux secondes les occasionnels, capables d’accepter des publicités en pleine course, comme sur TF1. Cela se vérifie dans les pays qui pratiquent déjà la double diffusion. En Australie, ce week-end, Channel Ten et Fox Sports se partagent le marché, sans compter l’offre de streaming en ligne, sur Foxtel Now. 
C’est l’autre nouveauté média hexagonale : l’arrivée officielle jeudi 22 mars de la plate-forme à la demande F1 TV, réalisée par Tata Communications. Elle doit permettre, pour un prix autour de 10 euros par mois, de visionner sur ordinateur – dans un premier temps – les 21 Grand Prix de la saison en immersion, grâce à 20 caméras embarquées.

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Après avoir déboursé 4,7 milliards d’euros fin 2016 pour racheter la F1, Liberty Media tient à la valoriser. « On voit bien l’intérêt de proposer une offre alternative [F1 TV], stratégiquement pour toucher une nouvelle cible, et tactiquement pour avoir un levier dans la renégociation des droits traditionnels », décryptait Cyril Abiteboul, directeur général de Renault Sport, le 8 mars à Barcelone. Mais à plus long terme, on peut se demander quelle menace cela représente pour les diffuseurs historiques, « qui ont développé une vraie loyauté avec la Formule 1 en investissant depuis des années. » Canal paierait 29 millions d’euros de droits par an et 20 millions de frais de production.
10 heures de direct
« Finalement on a les mêmes problématiques [que la F1 mondiale], reprend Thomas Sénécal. On veut maximiser le show ! » Pour y parvenir, Canal+ a retravaillé « les protocoles d’avant et d’après course. » 
L’avant, c’est « La Grille », l’émission sur Canal+ et Canal + Sports qui précède le départ. Présentée par Thomas Sénécal, en alternance avec Margot Laffite, fille du pilote français de F1 Jacques Laffite, cette séquence s’étoffe ainsi de portraits, de reportages dans les stands, dans les motor-homes, et de rencontres avec les fans, anonymes ou people. Les entretiens menés par l’ex-pilote de F1 Jean Alesi sont maintenus.

   


L’après c’est le magazine « Formula One », présenté par Margot Laffite ou Thomas Sénécal, qui introduit la « note du Grand Prix », à l’image de celle du match de foot. C’est aussi un « On Board » du mercredi enrichi en tableaux et graphiques. Entre les deux, les commentaires en direct restent assurés par le duo très apprécié, constitué par l’ex-champion de F1 Jacques Villeneuve et Julien Fébreau.
Soit un total de dix heures de retransmission en direct par Grand Prix (30 heures pour Le Castellet), à voir sur sa télé, son ordinateur ou son smartphone via l’application My Canal. Point commun à toutes ces rubriques, la ligne éditoriale se recentre sur l’Hexagone. Avec un Grand Prix, trois patrons d’écurie, trois pilotes et une équipe, la France a en effet rarement été aussi présente en F1, ce qui devrait booster l’audience.
TF1 ne s’y est pas trompé. La chaîne diffusera en clair les Grand Prix de Monaco (27 mai) et de France (24 juin). On ignore toujours quelles seront les deux autres courses proposées gratuitement. Ce qui laisse deux mois à Canal pour s’habituer : la Formule 1 c’est sur Canal et c’est aussi ailleurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Le Niçois Alassane Plea est le premier footballeur français à reverser 1 % de son salaire annuel à un fonds de dotation à visée caritative.
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Alassane Plea, footballeur : « Mon engagement me ramène dans le monde réel »

Le Niçois Alassane Plea est le premier footballeur français à reverser 1 % de son salaire annuel à un fonds de dotation à visée caritative.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 13h28
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 15h24
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Brillant sur les pelouses de Ligue 1, l’attaquant niçois Alassane Plea, 25 ans, a décidé d’investir un autre terrain : celui de la philanthropie. Le buteur est le premier joueur français à s’engager à reverser 1 % (l’équivalent de 14 000 euros par an, selon nos estimations) de son salaire annuel à un fonds de dotation à visée caritative, en l’occurrence celui créé récemment par l’OGC Nice. Il explique sa démarche dans un entretien au Monde.

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Pour quelles raisons avez-vous décidé de donner 1 % de votre salaire annuel au fonds de dotation à visée caritative fondé par votre club ?
C’est la suite logique de mon engagement citoyen depuis que je suis à l’OGC Nice. Dès que je suis arrivé, le club m’a présenté le programme « Gym Solidaire ». J’ai tout de suite accepté d’en être le parrain, car ça m’a plu de mener des actions concrètes, simples, et surtout efficaces. Cela fait maintenant trois ans que j’œuvre régulièrement pour des actions de ce programme (environ une fois par mois). Il s’agit d’un programme en faveur des personnes en situation de précarité qui vivent à Nice.
On lance des appels aux supporteurs pour des collectes de vêtements et de jouets mises en place à l’Allianz Riviera. On participe avec d’autres joueurs à un repas de Noël solidaire avec des personnes sans domicile. On remet chaque année un chèque à la Banque alimentaire dont la somme a été collectée par le club et nos supporteurs, et puis on va à la rencontre toute l’année de personnes dans la difficulté et des bénévoles d’associations, dans des centres d’accueil ou au club directement.
Le programme du Gym Solidaire m’a beaucoup apporté sur le plan humain. Aider les gens, donner de ma personne, ça m’a toujours plu. On se sent utile, quand on leur apporte le repas de Noël, on voit les sourires. Même si, parfois, c’est difficile… et quand je rentre chez moi, ça m’arrive d’être affecté par les histoires qu’ils m’ont racontées.
Reverser un pour cent de mon salaire apparaissait donc pour moi comme la continuité de mon engagement afin d’aller un peu plus loin. Et j’ai choisi le Fonds de dotation que l’OGC Nice vient de créer, car le club fait des choses magnifiques et je souhaitais donner un coup de pouce au club. De plus, j’ai entièrement confiance en la manière dont l’argent sera utilisé par le club ; ce qui est rassurant, car c’est important avant de faire un don comme celui-ci.
Dans quelle mesure l’initiative (par le projet « Common Goal » en 2017) de l’Espagnol Juan Mata de verser 1 % de son salaire annuel vous a-t-elle séduite ?
Je trouve l’initiative vraiment super. Juan Mata est un joueur qui a une forte notoriété, il est connu dans le monde entier et a une carrière honorable [il évolue à Manchester United], c’est un joueur très important. Je me suis informé et interrogé sur comment il avait mis en place son projet et pourquoi. C’est en partie lui qui m’a fait réfléchir à la possibilité de donner un pourcentage de mon salaire.
Simplement, de mon côté j’ai préféré le faire avec mon club. D’autant plus que je souhaitais que mon don profite avant tout à des Niçois, car ce sont eux qui nous soutiennent au quotidien et avec qui je suis en contact chaque jour. Je voulais que ça profite à ma ville. J’espère que c’est une initiative qui va être suivie par de nombreux joueurs. C’est un peu pour ça aussi que je vous en parle aujourd’hui. Pour faire connaître l’initiative au plus grand nombre et qu’elle soit reprise ! Si Juan Mata n’en avait pas parlé, je ne l’aurais peut-être pas fait. C’est donc important d’en parler pour éveiller certaines consciences.
Pensez-vous que votre initiative va convaincre vos collègues de Ligue 1 de faire de même, en redistribuant une partie de leur salaire annuel ?
Oui, je l’espère. Après c’est quelque chose de très personnel, il ne faut forcer personne. On n’est pas meilleur parce qu’on fait ça. Certains ont trouvé d’autres manières d’être utiles.
Selon vous, pourquoi les footballeurs ou sportifs de haut niveau hésitent-ils ou rechignent-ils à s’engager, durant leur carrière, dans des actions auprès d’associations, œuvres de charité, à verser une part de leur salaire à des causes caritatives, humanitaires ? 
Déjà, il faut savoir qu’il y a plus de joueurs qui agissent plus que ce que le public pense. On nous parle souvent d’une image « égoïste » des joueurs de football, mais c’est faux. Beaucoup agissent sans que leurs actions soient médiatisées.
Après, ça dépend aussi des clubs dans lesquels on passe. Certains nous y sensibilisent plus que d’autres… c’est le cas de l’OGC Nice, qui fait beaucoup au niveau sociétal et qui m’a accompagné sur ce terrain-là. Tout seul, on ne sait pas forcément vers qui se tourner et quoi faire. On a des idées, mais pour trouver la bonne association, c’est plus difficile… Puis il y a la question de la confiance et de la transparence. Comment être certain que c’est bien sérieux ?
Dans mon cas, c’est le club qui s’est chargé de mettre en place le programme avec les bons interlocuteurs. C’est plus facile et j’ai évidemment une entière confiance. Et concernant le fait de reverser une partie de son salaire, ce n’est pas propre aux footballeurs. Je pense que dans toutes les catégories de population, des plus pauvres aux plus riches, certains donnent et d’autres non. C’est une question de personnalité, pas de catégorie sociale.
Je suis quelqu’un de gentil, de généreux. C’est une question d’éducation : mes parents m’ont appris à aider les personnes dans le besoin.
Quel rôle les sportifs de haut niveau peuvent-ils avoir de manière générale sur un plan philanthropique ? 
La philanthropie est un mouvement qui arrive de plus en plus en Europe. L’engagement philanthropique des sportifs de haut niveau pourrait permettre de faire rentrer un peu plus le don dans les mœurs. Tout ce que fait un sportif de haut niveau est décortiqué et médiatisé. Nous sommes également des modèles pour les enfants. Donc, nous avons la possibilité de faire passer des messages, des idées… Plus nous serons nombreux à nous engager pour les autres, plus le reste de la société le fera.
Mais je pense que la question peut être posée dans les deux sens. Qu’est-ce que la philanthropie peut apporter aux sportifs ? Nous sommes dans un milieu qui est de plus en plus médiatisé, starifié. Mon engagement me ramène dans le monde réel. Ça me permet de relativiser les problèmes que je peux parfois rencontrer. Dans ma vie, j’ai énormément de chance et, parfois, quand tu te plains pour pas grand-chose, ça te remet les idées en place.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ A Lille, le 10 mars, une centaine de fans excédés ont envahi la pelouse afin de « s’expliquer » avec les footballeurs. Un moyen de protestation devenu récurrent pour demander des comptes à sa propre équipe ou en régler avec les adversaires.
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Quand les supporteurs envahissent le stade de foot


                      A Lille, le 10 mars, une centaine de fans excédés ont envahi la pelouse afin de « s’expliquer » avec les footballeurs. Un moyen de protestation devenu récurrent pour demander des comptes à sa propre équipe ou en régler avec les adversaires.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 09h15
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 16h01
   




Par leurs provocations, l’attaquant Nabil Fékir ou le gardien de but Geoffrey Jourdren ont fait descendre les supporteurs sur le terrain. Des débordements loin d’être uniques…
10 mars 2018 : Losc limité

   


Nouvel investisseur, jeunes joueurs talentueux, entraîneur de renom et slogan à la démesure des ambitions : « Losc Unlimited ». Des desseins de gloire pour un club qui se retrouve, huit mois plus tard, à l’agonie sportivement et en mal de garanties financières. Désabusés, une grosse centaine de supporteurs lillois envahissent le terrain pour s’en prendre à leurs joueurs, aux cris de « Si on descend, on vous descend ! ». Ambiance.
5 novembre 2017 : maillot agité

   


« Ce n’est peut-être pas un geste à faire, mais ça a mis un peu de piment. Si je m’excuse ? Non. » Après avoir inscrit le but du 5-0 contre l’ennemi juré, Saint-Étienne, le capitaine de Lyon Nabil Fékir enlève son maillot et le porte en étendard face aux tribunes adverses. Scène picturale qui provoquera la descente sur la pelouse de centaines de supporteurs stéphanois vexés et une interruption de trente minutes.
25 août : garde chassé

   


Déprécié pour sa confiance en soi jugée excessive et moqué pour sa syntaxe parfois nébuleuse, le gardien nancéen Geoffrey Jourdren est l’un des mal aimés du foot français. Insulté durant tout un match de Ligue 2 par des supporteurs brestois logés derrière son but, il craque et frappe un ballon en direction des tribunes. Une vingtaine d’ultras descendent sur la pelouse tandis que le gardien est évacué. Il sera suspendu dix matchs.

📽️⚽️ [CAMERA OPPOSÉE] C'est Noël à Brest, même les joueurs adverses envoient des ballons aux fans en tribune. 🎁😂… https://t.co/yq7VuKw0s8— StaditoFootball (@Stadito ⚽📝)


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19 août : président nargué

   


À Lens, l’équipe périclite et le vrai spectacle est dans les tribunes. Mais si le public du stade Bollaert est souvent salué comme le plus fidèle de France, lui aussi a ses limites. Après trois défaites inaugurales en Ligue 2, les fans n’attendent pas la fin de la quatrième, contre Brest, et percent le cordon de sécurité. Ils s’avancent sous la tribune présidentielle pour appeler au changement. Sur leurs banderoles : « Y a-t-il un pilote dans l’avion ? »

Les supporters sur la pelouse crient "démission" #RCLSB29 https://t.co/tymhik5noR— ElodieRabe (@Elodie Rabé)


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16 avril : rencontre corsée

   


Après un match à Lyon au terme duquel les Bastiais s’estiment lésés, leur entraîneur prévient : « Il ne faudra pas avoir la gastro quand ils viendront à Bastia, car cela va se régler comme d’habitude. Comme des Corses. » Le jour dit, à l’échauffement, une poignée de supporteurs et un stadier entrent sur la pelouse pour en découdre avec les Lyonnais. Coups donnés et reçus. Rebelote à la mi-temps, le match ne reprendra jamais.
Par Albert Marie



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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ L’attaquant niçois a décidé de reverser 1 % de son salaire annuel, soit autour de 14 000 euros, à un fonds de dotation caritatif créé par son club.
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Alassane Plea, philanthrope de la Ligue 1

L’attaquant niçois a décidé de reverser 1 % de son salaire annuel, soit autour de 14 000 euros, à un fonds de dotation caritatif créé par son club.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 09h10
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 12h35
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Depuis deux saisons, Alassane Plea a coutume d’enfiler les buts comme des perles. Avec dix réalisations à son actif depuis le début du championnat de France, l’attaquant de l’OGC Nice se distingue notamment par sa complicité sur les pelouses avec la star italienne Mario Balotelli. Sous les feux de la rampe, le joueur de 25 ans s’illustre sur un autre terrain, moins médiatique : la philanthropie. Le jeune homme est le premier footballeur français à s’être engagé à reverser 1 % de son salaire annuel à un fonds de dotation à visée caritative, en l’occurrence celui créé par son club au début du mois de mars.
Selon nos estimations, Alassane Plea redistribuera autour de 14 000 euros par an, les dirigeants azuréens n’ayant pas l’habitude de communiquer sur le niveau de rémunérations de leurs joueurs. Ses dons viendront donc alimenter le fonds de dotation de l’OGC Nice, initié pour mener des actions citoyennes, au niveau local, autour de « l’enfance et de la proximité avec les plus démunis ».
« Démarche personnelle »
« Cet outil va nous permettre de renforcer la visibilité et la lisibilité de l’engagement sociétal du club, explique-t-on à l’OGC Nice. Ce fonds de dotation représente un formidable levier pour générer des revenus dédiés à améliorer et étendre nos programmes citoyens, tout en créant des synergies renforçant nos liens avec nos partenaires. Le fait qu’Alassane choisisse notre fonds de dotation, son club, démontre la crédibilité de notre politique citoyenne. C’est un signal fort. » « C’est une démarche personnelle, précise le président du club, Jean-Pierre Rivère. Cette initiative est une première pour le football français, et nous sommes fiers que ce soit l’un des nôtres qui en soit à l’origine. »
Dès son arrivée à Nice, en 2014, Alassane Plea s’était déjà distingué en parrainant le programme de son club baptisé « Gym solidaire » en faveur des personnes en situation de précarité à Nice. Il participe ainsi régulièrement à des collectes de vêtements et de jouets au stade de l’Allianz Riviera, au repas de Noël avec des personnes sans domicile fixe, à la remise annuelle d’un chèque à la Banque alimentaire, à des rencontres toute l’année avec des personnes dans la difficulté et des bénévoles d’associations, dans des centres d’accueil ou au club directement. 
« Reverser un pourcentage de mon salaire apparaissait donc pour moi comme la continuité de mon engagement afin d’aller un peu plus loin », explique l’attaquant niçois. L’initiative de ce dernier fait écho au projet « Common Goal », lancé en 2017 par l’ailier de Manchester United Juan Mata. L’Espagnol avait alors décidé de verser 1 % de son salaire annuel (l’équivalent de 80 000 euros) à une fondation regroupant des œuvres de charité destinées aux jeunes défavorisés. D’autres joueurs de renommée mondiale, comme l’Allemand Mats Hummels et l’Italien Giorgio Chiellini, l’ont depuis imité.
« C’est en partie Mata qui m’a fait réfléchir à la possibilité de donner un pourcentage de mon salaire, reconnaît Alassane Plea. Simplement, de mon côté, j’ai préféré le faire par le biais de mon club car j’ai entièrement confiance en la manière dont l’argent sera utilisé. Ce qui est rassurant. » En outre, le joueur souhaitait que son don profite avant tout à sa ville et à ses habitants. « J’espère que cette initiative éveillera certaines consciences, poursuit-il. Après, c’est quelque chose de très personnel, il ne faut forcer personne. Certains ont trouvé d’autres manières d’être utile. »
Alassane Plea comprend la méfiance ressentie par la plupart de ses collègues footballeurs, peu désireux de reverser une partie de leurs émoluments annuels à des œuvres de charité ou des fonds de dotation sans garantie ni visibilité. « Tout seul, on ne sait pas forcément vers qui se tourner et quoi faire. On a des idées, mais pour trouver la bonne association, c’est plus difficile, estime-t-il. Puis il y a la question de la confiance et de la transparence. Comment être certain que c’est bien sérieux ? »
Image « égoïste » biaisée ?
Pionnier dans son registre en Ligue 1, l’attaquant formé à l’Olympique lyonnais entend aussi replacer les footballeurs, et plus globalement les sportifs de haut niveau, au centre des débats sur la philanthropie. « On nous parle souvent d’une image “égoïste” des joueurs de football, mais c’est faux. Beaucoup agissent sans que leurs actions soient médiatisées », développe-t-il.
Selon Alassane Plea, « l’engagement philanthropique des sportifs de haut niveau pourrait permettre de faire rentrer un peu plus le don dans les mœurs ». « Qu’est-ce que la philanthropie peut apporter aux sportifs ?, s’interroge-t-il à haute voix. Nous sommes dans un milieu qui est de plus en plus médiatisé, starifié. Mon engagement me ramène dans le monde réel, ça me permet de relativiser les problèmes que je rencontre parfois. Dans ma vie, j’ai énormément de chance et parfois, quand tu te plains pour pas grand-chose, ça te remet les idées en place. » L’attaquant espère que « de nombreux joueurs », rassurés ou séduits par son initiative, reverseront, à leur tour, un pourcentage de leur salaire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ La Française, qui veut renouer avec le tennis après avoir traversé plusieurs épreuves, a dû repousser sa reprise.
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Tennis : le retour contrarié de Marion Bartoli

La Française, qui veut renouer avec le tennis après avoir traversé plusieurs épreuves, a dû repousser sa reprise.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 09h22
    |

            Elisabeth Pineau








                        



                                


                            

Quand elle a annoncé sa retraite, en août 2013, prenant tout le monde de court, elle voulait prouver qu’elle pouvait s’accomplir ailleurs que sur un terrain de tennis. « Physiquement, je n’y arrive simplement plus. J’ai le droit de faire autre chose », disait Marion Bartoli, six semaines après avoir remporté Wimbledon à la stupéfaction générale. Aujourd’hui, près de cinq ans plus tard, elle répète avoir « besoin de [s]e prouver qu’[elle est] en vie », ce qu’elle ne conçoit pas autrement… qu’en retournant jouer au tennis.
Marion Bartoli avait fixé une date à son retour. Le 19 décembre 2017, dans la vidéo publiée sur son compte Instagram, elle officialisait sa reprise et espérait « être prête pour la mi-mars et le tournoi de Miami », qui se déroule jusqu’au 1er avril. La réalité l’a depuis rattrapée. Ses retrouvailles avec la compétition vont devoir attendre. Elles se résument pour le moment à un set exhibition, à New York le 5 mars, contre une autre revenante, la jeune maman Serena Williams (gagné par l’Américaine). Sa prestation ne l’a elle-même pas convaincue. « Il me manque encore pas mal de semaines d’entraînement », concédait ce jour-là la Française.
L’euphorie de la fin d’année a laissé place à l’incertitude : « Je ne sais pas si mon épaule et mes genoux vont tenir. Il y a tellement de points d’interrogation. J’essaye de prendre les choses au quotidien sans trop me projeter. » Jointe par Le Monde, son agent évoque, elle, une « blessure à la hanche » – en plus d’une contractée au pied –, et situe plutôt sa reprise « aux abords de Wimbledon ».
Embarras
Sa décision de revenir au plus haut niveau en a décontenancé plus d’un parmi les membres du tennis français. Il suffit de solliciter des interlocuteurs au sujet de ce come-back pour comprendre que l’embarras est palpable. On préfère ne pas s’attarder sur le sujet, ou bien en off. On se...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Modèle de stabilité et de résilience pendant deux décennies, les Spurs pourraient ne pas sortir d’une Conférence ouest particulièrement disputée. Qu’ils se qualifient ou non, le chantier de la reconstruction arrive.
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NBA : les Spurs de San Antonio pourraient rater les playoffs pour la première fois en vingt ans

Modèle de stabilité et de résilience pendant deux décennies, les Spurs pourraient ne pas sortir d’une Conférence ouest particulièrement disputée. Qu’ils se qualifient ou non, le chantier de la reconstruction arrive.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 18h51
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 09h59
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


En NBA, on mesure le succès aux titres et à la longévité. En se basant sur ces critères, on peut, sans trop de débat, qualifier les Spurs de San Antonio de meilleure équipe de basket-ball du XXIe siècle : en vingt ans, ils ont gagné cinq titres, sont allés six fois en finale et dix fois en finale de la conférence Ouest. Chaque année, ils étaient systématiquement bons pour au moins 60 % de victoires et une place en playoffs.
A quatre semaines de la fin de la saison 2017-2018, et compte tenu du peu d’écart qui séparent les équipes du ventre mou de la Conférence ouest, cette impressionnante série pourrait prendre fin cette saison. L’équipe de Tony Parker en est actuellement à 41 victoires et 30 défaites et occupe la 5e place de la Conférence ouest. Il y a une semaine, ils étaient tombés à la 10e place (seuls les huit premières équipes passent) après une série de onze défaites sur leurs 17 derniers matchs. Ils doivent leur remontée à une récente série de quatre victoires, mais leur position reste précaire. Un nouveau passage à vide, quelques victoires de ses poursuivants (une lutte acharnée oppose huit équipes pour les six dernières places qualificatives), et la 9e ou 10e place serait à nouveau d’actualité.
Ajouter à cela un calendrier particulièrement compliqué pour la quinzaine de matchs qui leur restent et la saison des Spurs pourrait bien être la pire depuis celle de 1996-1997. Une époque où Jacques Chirac décidait la dissolution de l’Assemblée nationale, Gregg Popovich était un tout jeune coach sans un seul cheveu blanc et Tony Parker, 15 ans, intégrait l’Insep. C’était la dernière fois que les Spurs rataient les playoffs.

   


Blessures, incompréhension et vieillesse
Tous les sports américains, basket comme football américain et baseball, sont faits de cycles : le système de la « draft » contribue à ce que les équipes médiocres puissent devenir meilleures et les meilleures ne pas le rester éternellement.
En 1996, les Spurs touchaient le fond de la NBA. Leur phase ascendante était amorcée en sélectionnant le légendaire Tim Duncan en premier choix de la « draft ». Plus de vingt ans plus tard, et après la retraite de Duncan, la trajectoire semble repiquer vers le bas. « C’est sûr que ça fait drôle de ne pas gagner. Ça fait bizarre de se dire qu’on ne va peut-être pas faire les playoffs », constatait récemment Tony Parker sur L’Equipe.
Il est sans doute prématuré de parler de fin de cycle. Si les Spurs avaient gagné trois matches de plus à ce stade, ils seraient confortablement installés à la 3e place de la Conférence et la question du déclin, symbolisé par une possible élimination des playoffs, ne se poserait pas… encore.
Leur spirale de février-mars est quand même symptomatique d’un modèle de constance qui s’étiole. Le temps qui passe, ennemi de chaque dynastie sportive, y contribue. Les Spurs sont un des effectifs le plus âgés de la NBA (Tony Parker a 35 ans, Pau Gasol a 37 ans, Manu Ginobili a encore une ou deux assists en velours par match dans les jambes, mais il a 40 ans). Son corollaire est l’accumulation de blessures : les Spurs ont jonglé avec 23 compositions d’équipe différentes depuis le début de la saison, leur effectif n’ayant été au complet que pour un seul match.

   


A 26 ans, Kawhi Leonard, pas vraiment un des anciens, est celui dont l’absence explique en grande partie le passage à vide. Le double All-Star et meilleur marqueur de la saison dernière (25,5 points par match) n’a joué que neuf matchs, entre le 12 décembre et le 13 janvier, et encore sur une jambe.
Le joueur, son entourage et la direction de l’équipe ont passé le reste du temps à débattre, souvent pas médias interposés, de la sévérité de la tendinopathie du quadriceps droit qui le maintient loin des terrains, et de la meilleure façon de la soigner. Son retour a été annoncé autant de fois qu’il a été repoussé. Interrogé une énième fois sur l’éventualité de voir à nouveau Kawhi jouer cette saison, Gregg Popovich a eu cette phrase renvoyant clairement la balle au joueur :
« Une fois qu’il aura reçu le feu vert, on va s’asseoir lui et moi à une table et discuter, on verra alors quand il pense qu’il pourra rejouer. »
Sans Kahwi, avec des Parker, Ginobili et Gasol diminués par les années passées sur les parquets, les Spurs se sont résolus à monter sur les épaules de LaMarcus Aldridge et, quand c’était possible, de grimper sur le dos de Rudy Gay. Le premier a haussé son jeu de plusieurs crans, atteignant le All-Star Game avec une moyenne de 22,2 points et 8,3 rebonds par match. Le second est revenu fort avec 11,1 points par match après une grave blessure au tendon d’Achille. Mais ils ont respectivement 32 et 31 ans. Ils ne représentent pas le futur.
Qu’ils aillent ou non en playoffs, ou que Leonard revienne ou non à 100 % la saison prochaine, le chantier de la reconstruction des Spurs, une équipe qui a évité d’en passer par là depuis vingt ans, se posera inévitablement. Tony Parker, qui sera libre de partir à l’intersaison, a dit que son « scénario rêvé serait de prolonger trois ans pour arriver à vingt saisons aux Spurs ». Pas sûr que les dirigeants accèdent à ces désirs quand on sait que 78,4 millions de dollars de salaires de joueurs sont déjà garantis en 2019, et ce avant que Kawhi Leonard ne prolonge son contrat.
Le futur, c’est davantage le meneur Dejounte Murray, qui supplanté Tony Parker dans le cinq de départ, qui le représente. C’est lui qui s’est récemment porté garant, du haut de ses 21 ans, de la qualification des Spurs en playoffs. Une prise de parole assez symbolique car, on le rappelle, la dernière fois qu’ils ont raté les playoffs, Dejounte Murray était à peine né.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Conseiller régional des Hauts-de-France, Guillaume Kaznowski avait porté plainte pour « violences » contre trois Sang et Or.
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Football : la plainte d’un élu des Patriotes contre trois joueurs lensois classée sans suite

Conseiller régional des Hauts-de-France, Guillaume Kaznowski avait porté plainte pour « violences » contre trois Sang et Or.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 17h02
   





                        



   


L’élu Les Patriotes s’était dit victime de « violences physiques et verbales » lors d’une altercation avec Abdellah Zoubir, Abdelrafik Gérard et Souleymane Diarra le 12 mars en marge de la rencontre de Ligue 2 entre Lens et Bourg-en-Bresse (0-1). La plainte de Guillaume Kaznowski a été classée sans suite, mardi 20 mars, par le parquet de Béthune. Le ministère public estime que « ces violences dénoncées par le plaignant ne sont absolument pas établies » et envisage, en revanche, des poursuites contre l’élu pour « injures racistes ».
Le 12 mars, après la défaite des Lensois, l’élu filmait un échange entre des supporteurs et les trois joueurs. Refusant d’être filmé, « l’un des joueurs a mis sa main devant l’écran du téléphone du plaignant qui refusait d’arrêter de filmer », a relaté le parquet.
« Propos à connotation raciste »
« Un agent de la sécurité est intervenu pour écarter l’élu et le mettre en sécurité, il a donné un coup dans son bras, mais ce n’était pas une volonté de faire mal », a poursuivi le parquet. « Les témoins indiquent que l’élu n’a pas perdu connaissance contrairement à ce qu’il indique ».
L’altercation a continué et, selon des témoins et les trois joueurs, « il y a eu des échanges et notamment des insultes à caractère raciste, comme “sale nègre”, qui auraient été tenues par M. Kaznowski ». Face à ces « propos à connotation raciste, le parquet envisage des poursuites ».
Le classement de la plainte déposée par Guillaume Kaznowski ne met pas fin aux tensions qui agitent le Racing Club de Lens, embourbé à la quinzième place de Ligue 2 malgré un budget taillé pour viser la montée dans l’élite.
L’Equipe rapporte, dans son édition du 20 mars, la demande formulée par le groupe de supporteurs des Red Tigers de ne plus voir Abdellah Zoubir porter le maillot sang et or, coupable selon eux d’insultes et de menaces. Le sang coule bien plus que l’or cette saison à Bollaert.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ La fonte des glaciers et la raréfaction de la neige obligent les skieurs de haut niveau à changer leurs habitudes et à trouver de nouveaux sites d’entraînement… y compris en plaine ou aux antipodes.
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Le réchauffement climatique bouleverse la préparation des skieurs

La fonte des glaciers et la raréfaction de la neige obligent les skieurs de haut niveau à changer leurs habitudes et à trouver de nouveaux sites d’entraînement… y compris en plaine ou aux antipodes.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 13h15
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 19h19
   





                        


La saison de ski alpin s’est terminée le week-end dernier à Are, en Suède. Après sa victoire en géant, Marcel Hirsher a ramené en Autriche son septième gros globe du classement général, l’Amércaine Mikaela Shiffrin, a encore dominé le slalom – « juste » son deuxième chez les femmes. Hors de question pourtant de raccrocher les skis jusqu’à l’hiver austral : le réchauffement climatique et la réduction des glaciers qui en découle ont bouleversé la préparation des skieurs.
Après quelques jours de coupure, il faudra reprendre l’entraînement pour profiter des dernières neiges sur les glaciers des Alpes, tant qu’ils existent encore. Quand Julien Lizeroux a commencé sa carrière, au début des années 2000, la question ne se posait pas. Il a fini par s’y faire : « Ce n’est pas facile de rechausser en fin de saison. Nous avons moins envie, mais ce sont de parfaites conditions d’entraînement. Les Norvégiens skient tout le mois de mai. »

   


C’est à la demande de la Fédération française de ski (FFS) que les glaciers « ouvrent » désormais dès le mois d’avril, explique son président, Michel Vion : « Toute l’approche de notre fonctionnement est en train de changer. » Mais il faudra sans doute, dans les prochaines décennies, trouver d’autres solutions.
« Des rochers apparaissent chaque année »
La perte du volume du glacier se perçoit à l’échelle d’une carrière sportive. Les études de l’Institut des géosciences de l’environnement montrent, pour les trente dernières années, « une perte moyenne d’un peu plus d’un mètre par an d’épaisseur de glace sur les glaciers de l’arc alpin », détaille Christian Vincent. Le glaciologue de l’institut grenoblois estime qu’« en suivant le scénario, modéré, d’une augmentation de la température globale de 3 °C, tous les glaciers à moins de 3 500 mètres auront disparu d’ici à 2100 ». Soit l’ensemble des glaciers actuellement exploités pour le ski.
Celui de Tignes est aujourd’hui le plus souvent ouvert et praticable. En octobre, ses quatre remontées mécaniques, à plus de 3 000 mètres, ont dû gérer un surplus de fréquentation : il était le seul praticable. Pour étaler le flux de 2 500 à 3 000 skieurs par jour, la mairie de Tignes avait créé des créneaux de quatre heures.
« Jeunes, nous pouvions skier l’été sur six glaciers, se souvient Julien Lizeroux. A Tignes, l’évolution est frappante. Un téléski a été démonté à cause du recul du glacier. Des rochers apparaissent chaque année au détriment des pistes, qui se réduisent. »

De quoi se poser des questions du côté de la FFS qui, depuis 2002, envoie son élite s’entraîner tous les étés en Amérique du Sud. « Nous ne pouvons plus nous en passer, observe Jean-Philippe Vuillet, ancien entraîneur de l’équipe de France, aujourd’hui chargé de l’organisation des compétitions de vitesse pour la Fédération internationale de ski. Surtout pour les disciplines qui demandent de la place, comme la descente. C’est compliqué de privatiser des bouts de glaciers, de plus en plus petits, pour une seule équipe. »
Le « cirque blanc » s’organise en fonction de ces nouvelles contraintes. « Les moyens sont mutualisés, les équipes partagent les mêmes pistes, explique Jean-Philippe Vuillet. Avec la neige, nous n’échappons pas à la règle de toutes les énergies rares qui viennent à manquer : apprendre à mieux les utiliser. »
Les déplacements dans l’hémisphère Sud, à Ushuaïa (Argentine) en priorité, engendrent des coûts importants. Supportables pour les équipes de France, moins pour de jeunes glisseurs : le réchauffement climatique fait du ski de haut niveau une discipline de plus en plus élitiste.

Frigo géant
Même le Club des sports de Tignes, riche de son glacier, n’est pas épargné. « A 12 ans, les jeunes du club partent en stage dans le dôme d’Amnéville [Moselle], qui abrite une piste indoor, explique Christian Gauthier, président du club. Nous n’avons pas le choix. Il faut que les jeunes skient au minimum cinquante jours entre l’été et l’automne pour se rassurer et viser la performance. Au mois d’août, le dôme est la seule assurance de faire des séances de qualité. »

S’exiler à plus de 500 kilomètres, dans un frigo géant, alors que l’on vit à 2 100 m d’altitude ? Les skieurs français ont appris à s’accomoder de ces absurdités. Au lycée du pôle France d’Albertville, les rythmes scolaires aménagés vont ainsi être repensés. « Les élèves, libérés tout l’hiver, reprennent actuellement les cours en avril, détaille Jean-Pierre Molliet, qui dirige l’établissement. Nous pensons décaler cette date pour nous adapter aux conditions de neige. Nous développons aussi les cours à distance, déjà proposés à l’élite. » La station de Tignes prévoit de créer son propre drôme pour éviter la fuite des skieurs vers l’hémisphère Sud ou vers Amnéville, projet qui suscite des réserves pour des raisons pratiques et écologiques.
Aller chercher la neige toujours plus loin, repenser les calendriers de préparation, changer les rythmes scolaires : pour les skieurs de haut niveau, le changement n’est pas que climatique.
Meryll Boulangeat



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Battue par la Belgique, l’Espagne a raté sa qualification directe pour la Coupe du monde au profit de la Roumanie et cible l’arbitre… roumain de la rencontre.
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Rugby : les Espagnols ne digèrent pas l’arbitrage de « voyou »

Battue par la Belgique, l’Espagne a raté sa qualification directe pour la Coupe du monde au profit de la Roumanie et cible l’arbitre… roumain de la rencontre.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 17h40
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 18h00
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


La nuit n’a pas apaisé leur colère. Les « Leones » sont toujours remontés après leur défaite, dimanche 18 mars, face à la Belgique qui hypothèque largement leurs chances de se qualifier pour la Coupe du monde, organisée en 2019 au Japon. Plus que le revers à Bruxelles face à un adversaire normalement à leur portée (10-18), les Espagnols dénoncent la prestation du trio arbitral, jugée au mieux médiocre, au pire orientée.
En cause : la désignation de trois Roumains au sifflet d’une partie décisive pour la qualification au Mondial de… la Roumanie. Le faux pas espagnol offre, en effet, aux « Chênes » une qualification directe presque inespérée et l’honneur de disputer le match d’ouverture face au pays hôte, le Japon. Comme ses coéquipiers, Lucas Guillaume, troisième ligne du XV de Leon et de Narbonne, est très remonté.
« Deux ans de travail ont été annihilés en quatre-vingt-dix minutes par un voyou. On se sent volés, usurpés. Il ne s’agit pas d’un match entre deux villages arbitré de manière louche, c’est une partie pour vivre ce qui se fait de mieux dans le rugby : une Coupe du monde. Je n’ai même plus envie de rejouer au rugby. »
« Incompétence » et « parti pris »
Propension à multiplier les pénalités en faveur des Belges, oubli malheureux d’arrêter le chronomètre quand chaque minute vaut de l’or : les décisions litigieuses de Vlad Iordachescu sur la pelouse du Petit Heysel, à Bruxelles, se comptent par dizaines. Dans une vidéo diffusée sur Youtube, un ancien arbitre écossais décortique la prestation du Roumain, entre « incompétence » et « parti pris ». « On était sur une moyenne de huit pénalités sifflées contre nous ces deux dernières années, abonde Guillaume Lucas. Là, il n’a pas fallu plus de dix minutes pour faire pire. »

Anticipant l’enjeu de cette ultime partie du Championnat d’Europe des nations (ou Tournoi des six nations B), la Fédération espagnole avait formulé un recours auprès de Rugby Europe. Cette demande a été balayée par l’organisation présidée par… le Roumain Octavian Morariu. L’instance avait désigné plusieurs mois à l’avance le trio arbitral et elle était la seule compétente pour en changer la composition.
Une décision risquée et d’autant moins compréhensible qu’elle concerne un arbitre qui n’a pas toujours fait l’unanimité, y compris en Belgique. « Son arbitrage lui vaut très souvent des critiques, même au cours de matchs sans enjeu, appuie Bruno Verscheure, journaliste pour le site belge de rugby Sportkipik.be. On le connaît bien ici, et beaucoup se plaignent dès qu’il est désigné pour diriger une partie de la Belgique. Il ne siffle pas bien. »
Sans aller jusqu’à parler d’un arbitrage orienté, Bruno Verscheure s’interroge sur la volonté de Rugby Europe de maintenir à tout prix M. Iordachescu aux commandes d’une rencontre aussi décisive :
« C’est triste, mais on peut quand même se poser des questions. Pourquoi refuser de changer d’arbitre ? Certes, au moment de sa désignation, personne n’imaginait que cette partie serait aussi importante. Mais c’était prendre trop de risques que de le laisser en place. »
Un recours sans illusion
En Espagne, le sentiment de gâchis est à la hauteur de l’engouement soudain pour un sport jusqu’ici anonyme. Renforcé par l’arrivée de nombreux Français (comme l’ancien ouvreur du Stade Toulousain, Mathieu Bélie), le XV de Leon s’était offert la « une » de Marca, le très influent quotidien sportif, après s’être ouvert les portes vers une qualification pour le Mondial, une première depuis 1999.

Y nadie puede perdérselo! A partir de las 13:00 horas de este domingo en @teledeporte 🏉 El triunfo ante Bélgica en… https://t.co/buLnNtTmFB— ferugby (@España Rugby)


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Mais la belle histoire a vécu. Les Espagnols s’en sont pris à l’arbitre dès le coup de sifflet final. Les images de l’escorte improvisée de M. Iordachescu jusqu’au vestiaire ont fait le tour d’Internet. Bien plus que la compilation de ses multiples interprétations douteuses.
« On reste des hommes, on a dégoupillé, c’est vrai, reconnaît Lucas Guillaume. Mais l’arbitre n’a pas été touché, ni violenté. » « On n’a pas porté atteinte à son intégrité, abonde Gauthier Gibouin, son capitaine. Notre déception est à la hauteur de l’enjeu : ce sont quatre ans de travail pour le développement de ce sport qui sont partis en fumée. »

La Fédération espagnole a rapidement formé un recours auprès de Rugby Europe, pour obtenir, cette fois, le droit de rejouer la rencontre. Sans réel espoir. « Nos dirigeants nous ont dit de ne rien en attendre, regrette Gauthier Gibouin. On se fait peu d’illusions maintenant. »
Dans l’attente du « Rapport d’évaluation du Superviseur des officiels de la rencontre », qui sera analysé, vendredi 23 mars, par son comité de désignation des arbitres, l’instance européenne s’est défendue, arguant avoir « toujours œuvré en sélectionnant les meilleurs arbitres internationaux quelles que soient les compétitions ».
Cette mauvaise blague belge oblige les Espagnols à prendre un itinéraire détourné pour espérer voir le Japon. Il leur faudra sortir victorieux d’un barrage entre voisins face au Portugal, avant de défier les redoutables Samoa. Et en cas de défaite, une dernière chance leur sera offerte lors d’un tournoi de repêchage avec quatre équipes, dont le Canada. Le rugby, ce sport où on aime faire simple.



                            


                        

                        


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Football : l’Olympique lyonnais visé par une procédure pour « comportement raciste »

L’UEFA a ouvert une procédure disciplinaire à la suite d’incidents lors du match entre Lyon et le CSKA Moscou. Lyon est déjà en sursis pour de précédents débordements.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 16h43
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 17h08
   





                        


Le huitième de finale de Ligue Europa entre l’Olympique lyonnais et le CSKA Moscou, disputé jeudi 15 mars, pourrait coûter cher au club de Jean-Michel Aulas : déjà éliminé à domicile d’une compétition dont il espérait disputer la finale dans son stade, Lyon pourrait se voir lourdement sanctionné par l’UEFA pour les comportements de ses supporteurs.
Une procédure disciplinaire a été ouverte par la confédération européenne notamment pour « comportement raciste », « jet d’objets et utilisation d’engins pyrotechniques », « perturbations de la foule » et « escaliers bloqués », a annoncé lundi l’UEFA, qui étudiera le dossier le 31 mai.
L’UEFA ne précise pas quels « comportements racistes » ont été signalés au Parc OL le soir du match. Au moins huit policiers avaient été blessés en marge du match, qui s’était soldé par l’élimination de l’OL (défaite 3-2 après une victoire 1-0 en Russie à l’aller).

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Juste avant le début du match, 100 à 150 supporteurs encagoulés s’en étaient pris à un équipage de la BAC (brigade anticriminalité) présent dans le cadre de la protection antiterroriste, selon la police. Ils ont notamment lancé des projectiles et leur véhicule a été très endommagé, nécessitant l’intervention de CRS (compagnie républicaine de sécurité).

   


Sous le coup d’une exclusion
L’OL est menacé d’être exclu de la prochaine Coupe d’Europe pour laquelle le club se qualifierait. En effet, l’UEFA l’a sanctionné en avril 2017 d’une exclusion avec sursis avec période probatoire de deux ans, à la suite de graves débordements survenus en amont du match de Ligue Europa contre Besiktas au Parc OL.
La rencontre, comptant pour les quarts de finale de Ligue Europa, avait débuté avec trois quarts d’heure de retard en raison de l’envahissement de la pelouse par des dizaines de supporteurs lyonnais du virage sud.

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Ces derniers voulaient alors se protéger des projectiles et des pétards lancés du haut des tribunes. Des affrontements avaient en outre débuté aux abords du stade deux heures avant la rencontre entre fans des deux équipes, et des bagarres ont ensuite éclaté dans les tribunes.
L’Olympique de Marseille est également visé par une procédure disciplinaire de l’UEFA à la suite du match qu’il a remporté à Bilbao, face à l’Athletic Club (2-1, aller victoire 3-1). Sont reprochés à l’OM « utilisation et jet d’engins pyrotechniques » et « perturbations de la foule », précise l’UEFA qui étudiera ce cas le 22 mars.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ La fin des Jeux olympiques et paralympiques laisse une région transformée par l’événement.
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La Corée du Sud et Pyeongchang tournent la page des Jeux

La fin des Jeux olympiques et paralympiques laisse une région transformée par l’événement.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 13h32
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 04h02
    |

            Philippe Mesmer (Gangneung, envoyé spécial)








                        



   


Pyeongchang, c’est fini. Les Jeux paralympiques (JP) se sont terminés dimanche 18 mars par une cérémonie de clôture intitulée « Nous bougeons le monde », axée sur les « barrières cassées », parfait résumé des semaines olympiques et paralympiques qui ont animé cette région quelque peu isolée de l’est de la Corée.
Le ciel nuageux, voire pluvieux, du dernier week-end de compétition, a ajouté un parfum de nostalgie à la fin d’un événement planifié depuis 2011 et le choix de Pyeongchang pour accueillir ces jeux. La ville en était à sa troisième candidature pour décrocher ce qu’elle considérait alors comme une source de « prestige national ».

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Des Jeux paralympiques « record »
Lundi 19 mars, la presse saluait des Jeux paralympiques « record ». Avec 335 000 visiteurs –dont beaucoup d’invités, notamment par des stars de la K-Pop comme Lee Dong-wook qui avait convié 1 000 fans pour un match de hockey –, qui ont dépassé en affluence ceux de Sotchi (Russie), en 2014, qui en avait attiré 316 000.
La Corée du Sud elle-même a établi un record de médailles, avec l’or et le bronze de Sin Eui-hyun en ski de fond et le bronze de l’équipe de hockey sur luge. Et la participation d’athlètes nord-coréens a contribué à l’atmosphère de rapprochement entre les deux Corées.
Les réussites sud-coréennes s’inscrivent déjà dans les mémoires, voire sur les écrans à des fins mercantiles. Les membres de l’équipe féminine de curling – stars des Jeux olympiques avec leur médaille d’argent – ont déjà fait leurs débuts dans une publicité pour un aspirateur.
Leur succès a toutefois contribué à celui du curling en fauteuil. Lors de la rencontre du 12 mars entre la Corée du Sud et le Canada, le Curling Center était plein d’élèves d’écoles primaires de la région. L’assourdissante ambiance a surpris des athlètes plus habitués aux enceintes clairsemées. « C’était génial de voir tous ces enfants exprimer leur soutien, a déclaré Jung Seung-won, de l’équipe sud-coréenne. Pour les étrangers, une telle atmosphère peut ajouter de la pression mais pour nous, c’est un plus. » « Ils tirent l’énergie du public, a reconnu le Canadien Mark Ideson, adversaire – malheureux ce jour-là – des Coréens. Mais c’était sympa de vivre ça. »
La couverture médiatique elle-même n’avait jamais été aussi importante, même si les chaînes KBS, SBS et MBC ont été critiquées pour avoir manqué le direct de la victoire de Sin Eui-hyun.
Pour les habitants, la fin des Jeux olympiques et paralympiques laisse une région transformée par l’événement. « Nous sommes partis de rien pour organiser ces jeux », comme le rappelle Sim Jae-guk, le maire de Pyeongchang, municipalité constituée de hameaux blottis au pied des montagnes de la chaîne des Taebaek.
« Les Jeux ont apporté du travail »

   


La province du Gangwon, où se trouve Pyeongchang, hérite d’une ligne de train à grande vitesse KTX qui relie Séoul en une heure et demie. Avant, il fallait venir en bus, ce qui prenait le double de temps. Une autoroute a également été aménagée. « C’est mieux et moins dangereux que l’ancienne route, qui était sinueuse et montagneuse », témoigne une Séoulite venue passer le week-end dans la région et habituée à se rendre dans le Gangwon pour camper.
Les routes ont été élargies, notamment celle entre Pyeongchang, au cœur des montagnes, et Gangneung, ville du bord de mer, qui accueillait les épreuves sur glace. « C’est bien mais elle n’est guère fréquentée, note un chauffeur de taxi. Les habitants des hameaux de part et d’autre de la route râlent, car avant ils pouvaient traverser facilement. Maintenant, il faut faire des détours. »
Kwong Eung-kyu, qui gère cinq sociétés dans la région et est très impliqué dans les événements internationaux de taekwondo, art martial coréen dont une démonstration fut organisée avec des pratiquants nord-coréens pendant les Jeux olympiques, souligne que les « Jeux ont apporté du travail », surtout aux jeunes, dont les plus anglophones ont été recrutés par les nouveaux et impressionnants hôtels sortis de terre pour l’occasion.
Ainsi du Seamarq sur la plage de Gangneung, propriété de Chung Mong-jun, politicien, ex-membre du CIO et héritier du chaebol (conglomérat) Hyundai. Il a été construit sur l’emplacement d’un autre hôtel datant des années 70 et à l’époque bâti dans une zone anciennement militarisée. Les plages de la région étaient sous étroite surveillance par crainte d’incursions d’agents de la Corée du Nord, à 100 km au nord.
Atmosphère festive
Non loin de là, le Saint John’s et ses 1 150 chambres, ouvert en janvier et pas tout à fait terminé, a aussi fait appel à la main-d’œuvre locale. « J’ai été embauché juste à la sortie de l’université, explique un employé de l’accueil, natif de la ville de 220 000 habitants. Cela m’a permis de rester dans ma région. »
Comme souvent en pareilles occasions, les attentes suscitées ont parfois été déçues. Avec la fin des compétitions, note l’artisan taxi, « les gens vont être contents. Ils vont retrouver leurs taxis. Nous étions vraiment très occupés par les compétitions ». « Les étrangers n’ont pas vraiment profité des richesses culinaires locales, comme le tofu, le bœuf ou encore les nouilles de sarrasin, regrette de son côté le patron de l’excellent restaurant de poisson cru Teakwang, pourtant idéalement placé à deux pas de la plage de Gangneung, entre les hôtels ayant accueilli délégations et visiteurs. Ils allaient plus volontiers dans les chaînes, comme McDonald’s ou dans les cafés proposant des plats de spaghettis. » Une manière de dire que les artisans locaux attendaient plus de retombées.
Pour autant, l’atmosphère festive a rejailli sur le quotidien local. Avant les compétitions, Gangneung avait lancé une campagne pour inciter une population à sourire aux visiteurs étrangers. Au soir des Jeux, l’octogénaire supérieure du petit temple bouddhiste dit « du nuage blanc », perché sur les contreforts des montagnes environnant la ville, constatait : « Les habitants sourient plus aujourd’hui. Ce n’est pourtant pas leur réputation. C’est agréable car c’est finalement assez spontané. »

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Dimanche, les Marseillais ont perdu un match lancé en amont avec des déclarations belliqueuses. Une stratégie devenue classique en Ligue 1 mais risquée, estime notre chroniqueur Jérôme Latta.
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Ligue 1 : OM-OL, provoquer n’est pas jouer

Dimanche, les Marseillais ont perdu un match lancé en amont avec des déclarations belliqueuses. Une stratégie devenue classique en Ligue 1 mais risquée, estime notre chroniqueur Jérôme Latta.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 12h24
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 14h32
   





                        



   


« On a beaucoup parlé cette semaine, et au final, on s’est fait exploser. Les Lyonnais chambrent beaucoup, mais le combat, c’est sur le terrain qu’on aurait dû le faire. » Le sage capitaine marseillais, Steve Mandanda, a livré la morale du choc OM-OL, un choc qui avait commencé bien avant son coup d’envoi. « Pardonnez-moi d’être vulgaire, mais on veut les exploser, leur montrer qu’on est chez nous et qu’on y fait la loi », avait déclaré son coéquipier Zambo Anguissa à La Provence, la veille…
Battu sur le fil au Stade-Vélodrome par Lyon, l’Olympique de Marseille s’est immédiatement vu reprocher ses intentions belliqueuses, les Lyonnais eux-mêmes ne manquant pas l’occasion de les surligner rétrospectivement. Il faut toujours « respecter l’adversaire ». En d’autres termes, il ne faut jamais s’exposer à entendre les adversaires victorieux dire : « Ils nous ont manqué de respect. »

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Provocations et punitions
« Tous les gens du staff ont fait l’union sacrée pour expliquer aux joueurs qu’ils méritaient mieux que ce qu’on avait dit d’eux. Quelques déclarations des Marseillais avant le match ont aidé à faire en sorte qu’on ait encore plus envie de les battre », a commenté le président Jean-Michel Aulas en zone mixte, ravi de l’aubaine.
Vieilles ficelles, grosses ficelles, mais bonnes ficelles. Aucun entraîneur ne va manquer de surmotiver ses joueurs en leur mettant sous le nez des déclarations vexantes de l’adversaire. Soit que ce dernier se soit réellement aventuré dans les provocations, soit que ses propos eussent été quelque peu tronqués, voire habilement reformulés. En tout cas, les voilà affichés dans le vestiaire, avec une efficacité plus grande que l’émolliente philosophie de motivation habituellement inscrite sur ces murs.
Toute provocation prend le risque de sa punition, tout comme les « Olé ! Olé ! » des spectateurs ou les grigris des joueurs virtuoses augmentent la probabilité d’un taquet à la cheville. Sur le terrain, les provocateurs gagnent souvent : c’est la réaction du provoqué qui va être vue et sanctionnée – le football accorde une prime à la malice (ou au vice). En dehors du terrain, l’exercice est plus délicat.
Défiés avant la rencontre, les Lyonnais l’ont achevée en défiant les Marseillais défaits, certains comme le défenseur Adil Rami tombant dans le panneau. « A la fin du match, on se trompe de combat », a encore constaté Mandanda. Ne restait plus à Rudi Garcia, l’entraîneur local, qu’à recourir à un autre ressort éculé : la critique (à tort) des décisions arbitrales.
Règlement à crédit
Le retour du bâton que l’on a tendu est toujours brutal, en pareil cas, et quelques exemples sont restés célèbres. En 2006, à la veille d’un huitième de finale de Coupe du monde, le quotidien sportif Marca avait titré : « Envoyons Zidane à la retraite ». Le soir, Zidane envoyait l’Espagne en vacances. Et à l’image de Lionel Messi brandissant son maillot à Santiago-Bernabeu, ou de Nabil Fekir l’imitant à Geoffroy-Guichard, le meilleur moment pour une provocation, c’est quand la victoire est acquise.
A l’époque des PSG-OM les plus sulfureux, les Parisiens avaient parfois tendu la joue en se mettant sur un terrain où leurs rivaux étaient supérieurs. Ce sont ces « matchs d’hommes » des années 1990 qu’Adil Rami a récemment déclaré regretter. En cause sur deux des trois buts lyonnais, impliqué dans la bagarre finale et exposé à une longue suspension, le défenseur peut nourrir d’autres regrets, ce matin.
Il est toutefois difficile de jeter la pierre aux perdants de ce jeu, qui sont avant tout victimes du score. Car s’ils remportent une victoire préparée en roulant des mécaniques, l’opinion générale considérera qu’ils ont su aborder la rencontre comme il le fallait. Le tout est de trouver le bon dosage afin que les avertissements ne passent pas pour des rodomontades, l’assurance pour de l’arrogance – laquelle retire tout droit à la faute. Et de mettre les actes en conformité avec les paroles. Commises dans le jeu, les erreurs techniques « se paient cash » ; commises en dehors, les erreurs de communication se règlent à crédit, avec intérêts.
Mais c’est justement à cause de cette justice différée propre au football que l’on n’a jamais vraiment le dernier mot. En brandissant son maillot au nez des vaincus, le défenseur lyonnais Marcelo a certes déclenché des échauffourées qui ont jeté un peu plus de sel sur les plaies des Olympiens d’en face. Mais il a aussi remis une pièce dans le juke-box. « Les Lyonnais nous ont manqué de respect. (…) Il ne faut pas se comporter comme ça, ils le paieront », a prévenu Florian Thauvin.
Jérôme Latta



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Battus sur le fil au Pays de Galles, les Bleus terminent à la 4e place un Tournoi qui a vu naître certains espoirs. Mais faut-il s’enflammer pour autant ?
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Tournoi des six nations : faut-il croire au renouveau de l’équipe de France ?

Battus sur le fil au Pays de Galles, les Bleus terminent à la 4e place un Tournoi qui a vu naître certains espoirs. Mais faut-il s’enflammer pour autant ?



Le Monde
 |    19.03.2018 à 12h19
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 14h47
    |

            Adrien Pécout et 
                                Alexandre Pedro








                        



   


Au service des sports du Monde, il y a les éternels optimistes et les indécrottables pessimistes. Pour les premiers, ce Tournoi 2018 est l’hirondelle qui annonce le printemps après un long hiver. Pour les autres, les maux bleus n’ont pas disparu avec la moustache de Jacques Brunel et une victoire au forceps contre l’Angleterre. Le débat est lancé.
Demain, tout redevient possible
Aragon préférait le cyclisme. Mais les mots du poète conviennent aussi au XV de France : « Le bonheur existe et j’y crois. » Oui, les Bleus peuvent espérer mieux qu’une quatrième place dans le Tournoi (encore heureux…). Il n’est ni cocardier ni excessif de le dire.
Venons-en aux faits et aux défaites. D’accord, les Bleus ont perdu trois matchs sur cinq. Mais ce fut sans jamais être loin du compte. Ah, ce drop de l’Irlandais Sexton (ce Jonny fait toujours mal) juste avant le coup de sifflet ! Ah, ce coup de pied mal ajusté de François Trinh-Duc le Français, contre les Gallois ! Ah, ce match perdu en Ecosse après avoir mené jusqu’à l’heure de jeu !

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Trois défaites « encourageantes » (comme on dit dans le vestiaire) auxquelles s’ajoutent donc deux victoires. L’une, attendue de toutes parts, contre l’Italie ; l’autre, survenue de nulle part, contre l’Angleterre : la première contre le XV de la Rose dans la compétition depuis 2014… Tout cela prête à optimisme après, faut-il le rappeler, une année 2017 exécrable pour le XV de France. En juin, les Bleus avaient perdu leur nord et leur jeu en Afrique du Sud. En novembre, à domicile, mêmes défaites contre les Sud-Africains et les Néo-Zélandais ; suivies d’un match nul, à tous les égards, contre le Japon.
D’accord, l’équipe de France cherche toujours son jeu. Mais elle semble déjà avoir trouvé aujourd’hui quelque chose d’intéressant : « Une assise de joueurs » et « une assise d’état d’esprit », selon les mots de leur nouveau sélectionneur, Jacques Brunel, qui n’a pas totalement tort là-dessus.

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L’état d’esprit, d’abord : il en fallait un minimum pour se redresser après les deux premières défaites, contre l’Ecosse et l’Irlande. Cette équipe se cherche encore son attaque, mais elle a déjà trouvé sa défense : seulement six essais concédés dans tout le Tournoi. Elle le doit à une première ligne déjà bien établie : Guilhem Guirado au talon, les piliers Jefferson Poirot et Rabah Slimani à ses côtés.
Le capitaine Guirado, justement, a longtemps avancé esseulé depuis deux ans. Moins maintenant : d’autres joueurs se sont affirmés cette année comme des cadres en puissance. A commencer par un autre Toulonnais, Mathieu Bastareaud, un revenant de 29 ans, capitaine de substitution contre les Gallois pour remplacer son coéquipier forfait sur blessure. On pense aussi au jeune Yacouba Camara et à l’un peu moins jeune Wenceslas Lauret, en troisième ligne.
Tous ces hommes-là ont malmené les Gallois en leur Millennium Stadium pendant tout le match. Ils pourraient être bien aidés, à l’avenir, par un nommé Teddy Thomas. De fait, le XV de France a joué une bonne partie du Tournoi sans son joueur le plus en jambes : l’ailier du Racing, auteur de trois essais pour les deux premiers matchs, faisait partie des fêtards d’Edimbourg. Depuis, le rugby français commence à se remettre de sa gueule de bois.
Adrien Pécout, l’optimiste

   


La route est droite, mais la pente est encore dure
Pour un peu, les Bleus auraient pu défiler sur les Champs-Elysées entre deux flocons de neige pour célébrer cette quatrième place et leurs “presque” victoires contre l’Irlande, l’Ecosse le Pays de Galles. Le rugby français en est réduit à vendre de l’exploit face à des nations au réservoir (de licenciés) de citadine, quand lui oublie qu’il en dispose un de berline. « Avec les ressources naturelles des deux pays, on doit être dominé à chaque fois ! Je trouve ça incroyable qu’on puisse battre la France », s’étonnait dans L’Equipe l’ancien international écossais John Beattie. Comme lui, sans doute se fait-on encore une certaine idée du XV de France.

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Alors soyons indulgents. Jacques Brunel a trouvé au pied de son sapin de Noël l’homme malade du rugby mondial. Et le médecin de garde gersois l’a plutôt bien retapé avec des cachets de pragmatisme à prendre trois fois par jour et un régime riche en rigueur défensive. C’est déjà ça. Reste que cette équipe a perdu la recette pour gagner. En attendant, elle a développé une certaine habilité à rendre l’adversaire plus vilain qu’il ne l’est vraiment. Elle a été aidée dans sa tâche par des Celtes et Anglais aux jambes lourdes comme tous les quatre ans à la sortie de la tournée estivale des Lions britanniques.
Mais à chacun ses problèmes. Et quand on n’arrive même pas à battre le Japon, on en revient à ses bonnes vieilles vertus de virilité et de combat. Mais mettre les barbelés, gratter dans les rucks comme des affamés et se nourrir des erreurs adverses peut vous permettre de gagner un match à l’héroïsme (comme face à l’Angleterre), mais est-ce un programme de reprise durable ? La dernière Coupe du monde est là pour rappeler que le rugby qui gagne est celui qui confisque le ballon, multiplie les temps de jeu et tout ça saupoudré d’un peu de flair. Pour l’instant, ce serait trop en demander à cette équipe, assemblage sympathique mais foutraque d’anciens tricards (Bastareaud, Grosso) de soldats de devoir (Guirado, Lauret) et d’espoirs encore un peu verts (Camara, Poirot).

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Il y aurait de quoi construire à partir de ce pépin d’équipe, capitaliser sur ces défaites encourageantes. Sauf qu’une tournée de trois matchs en Nouvelle-Zélande se profile en juin au lendemain de la finale du championnat. Pour un convalescent, c’est une idée aussi judicieuse que balader un ex-alcoolique en sortie de cure dans les rues de Dublin un soir de Saint-Patrick. Et puis le Top 14 reste une terrible essoreuse. A manger sans digérer sa cinquantaine de matchs par saison, un Yoann Maestri a pris un coup de vieux avant l’heure. Paul Gabrillagues, son successeur en deuxième ligne, risque de connaître le même sort à trop donner son corps et sa jeunesse pour la patrie et un Stade Français en péril.
Et on n’oublie pas ce mal endémique, ce poste d’ouvreur toujours orphelin de son titulaire. Entre un Jalibert fauché dans la fleur de ses 19 ans, un Beauxis à la gestion de jeu lunaire et un Trinh-Duc coulé à Cardiff, Jacques Brunel a peu avancé. Mais il savait d’où il partait : de très loin.
Alexandre Pedro, le pessimiste



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la courte défaite du XV de France contre les Gallois et au match Marseille-Lyon. La preuve par Le Monde. fr.
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Arbitre agressé, PSG titré et record raté : ce que vous avez manqué en sport ce week-end

L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la courte défaite du XV de France contre les Gallois et au match Marseille-Lyon. La preuve par Le Monde. fr.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 06h54
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 10h11
    |

                            Grégor Brandy








                        


Oui, Lyon a réussi à battre Marseille au Vélodrome (3-2), où l’OM n’avait plus perdu depuis septembre.

   


Oui, le XV de France peut nourrir des regrets après sa courte défaite contre le Pays de Galles (14-13), et sa quatrième place lors de cette édition 2018 du Tournoi des Six Nations.

   


Oui, l’équipe de France paralympique rentre de Pyeongchang avec 20 médailles (dont sept en or), et avec une quatrième place au classement des médailles.
Mais il s’est passé autre chose ce week-end dans le monde du sport. Et vous êtes peut-être passé à côté.
Les trois leçons du week-end
Quand tu ne te qualifieras pas, l’arbitre tu blâmeras

   


Pas de chance pour les joueurs de l’équipe d’Espagne de rugby. Battus par la Belgique à l’extérieur (18-10), ils ont laissé passer une belle occasion de se qualifier pour la Coupe du monde de rugby 2019. La Roumanie, profitant de cette défaite, est directement qualifiée.
Visiblement peu satisfaits du résultat, « les joueurs espagnols, effondrés et frustrés, ont poursuivi l’arbitre roumain de la rencontre qui a regagné les vestiaires sous escorte », juste après le coup de sifflet final, rapporte l’Agence France-Presse, qui souligne que « les joueurs belges ont même dû s’interposer pour protéger l’homme en noir », accusé d’avoir favorisé la défaite espagnole pour aider l’équipe de son pays natal.

Superbe victoire méritée de la Belgique face à l'Espagne 18 à 10!!! Les espagnols à cran, bagarre générale derrière. https://t.co/eh4bd5zSd0— AkimotoHinato (@Hinato)


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Si le chemin vers le Japon en 2019 semble ardu, les Espagnols auront cependant de nouvelles occasions de se qualifier pour la prochaine Coupe du monde. Ils devront d’abord battre le Portugal avant d’affronter les Samoa lors d’une double confrontation. L’Equipe note que ce n’est pas la dernière chance, car en cas de « nouvel échec, il leur restera un ultime tournoi de repêchages en novembre pour se qualifier ».
D’un nouveau record, une annulation te privera

   


Maudit vent. Sans lui, le slalom d’Are (Suède) aurait pu avoir lieu et Marcel Hirscher aurait eu l’occasion de remporter la quatorzième victoire de sa saison en Coupe du monde. Mais voilà, le slalom a été annulé et Marcel Hirscher va devoir se contenter de partager un record de treize victoires avec deux autres légendes du ski, le Suédois Ingemar Stenmark (1978-1979) et l’Autrichien Hermann Maier (2000-2001).
Avant cette annulation, l’Autrichien s’était déjà adjugé un septième gros globe consécutif, un record qu’il détient seul, cette fois-ci. Il ne semblait pourtant pas trop déçu. Il a posé sur son compte Twitter avec ses trois récompenses, le gros globe de cristal, mais aussi les petits globes représentant ses victoires en slalom et slalom géant.

What a season... 🤩
— MarcelHirscher (@Marcel Hirscher)


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Un premier titre de la saison, tu remporteras
Triples champion de France en titre, les handballeurs du PSG ont décroché un premier titre en remportant la coupe de la Ligue. Ils ont battu Toulouse en finale (40-30), après avoir déjà battu Nantes en finale, l’année dernière.

🤾 #HandAction 
— beinsports_FR (@beIN SPORTS)


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Actuellement deuxièmes du championnat, les coéquipiers de Nikola Karabatic ont quatre points de retard sur Montpellier, bien parti pour aller chercher son premier titre depuis 2012. Comme leurs collègues du foot, les handballeurs du PSG sont également qualifiés pour les demi-finales de la Coupe de France (ce sera contre Chambéry, le 14 avril prochain), mais, eux, sont surtout toujours en lice en Ligue des champions.
La femme du week-end : Marie Dorin-Habert

   


Marie Dorin-Habert a franchi pour la dernière fois une ligne d’arrivée en Coupe du monde de biathlon, ce dimanche.
Vingt-quatre heures après une dernière victoire en relais (la quinzième de sa carrière en Coupe du monde), la quadruple médaillée aux Jeux olympiques (dont une médaille d’or, en relais mixte, avec Martin Fourcade, Anaïs Bescond, et Simon Desthieux, à Pyeongchang) et quintuple championne du monde, a fini à la 20e place de la poursuite, remportée par la Biélorusse Darya Domracheva.

Sur la ligne d’arrivée d’Oslo, Marie Dorin-Habert a été arrosée de champagne par ses compatriotes, Anaïs Chevalier, Anaïs Bescond et Célia Aymonier, qui ont également sorti les cotillons pour sa dernière sortie, à l’âge de 31 ans.
« Je me trouve plutôt chanceuse d’avoir fait cette carrière, a-t-elle expliqué à l’AFP. Cela a été de belles rencontres, de belles expériences et un beau combat. J’en ressors sereine et heureuse. »
Le chiffre qui en dit long : 1/136
Jamais, en 135 matches, une équipe masculine classée tête de série numéro 16 n’avait éliminé une tête de série numéro un lors de la March Madness, le tournoi universitaire de basketball américain. Enfin, ça, c’était jusqu’à ce que l’université de Maryland-Baltimore County (UMBC) ne sorte Virginia, dans la nuit de vendredi à samedi (75-54).

That really happened... No. 16 UMBC really beat No. 1 Virginia

— BleacherReport (@Bleacher Report)


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Un scénario que peu de monde semblait avoir envisagé lorsqu’il s’est agi de parier. Après pas mal de surprises lors de ce premier tour, ESPN notait que cette dernière rencontre avait ruiné les espoirs des derniers détenteurs d’un bracket, sorte de tableau de prédictions des matchs, parfait sur sa plateforme.

Following UMBC's historic win, there are zero perfect brackets remaining in ESPN's Tournament Challenge.

— ESPNStatsInfo (@ESPN Stats & Info)


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Pour retrouver l’unique autre fois où une tête de série numéro 16 a sorti une tête de série numéro 1, il faut remonter à 1998, quand l’équipe féminine d’Harvard avait battu Stanford (71-67).
Les wikis du week-end
Facile
Auteur du deuxième but de mon équipe ce week-end, mon premier depuis près d’un an, je lui ai permis d’assurer sa victoire contre mon ancien club, et de se placer dans la course à la Ligue Europa, en reprenant la cinquième place à Nantes.

   


Difficile
Pendant que mon coéquipier argentin inscrivait un quadruplé contre la Sampdoria, j’y suis allé de mon but, pour nous permettre de l’emporter 5-0.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Battus 3-2 à domicile, les Marseillais voient les Lyonnais revenir à deux points au classement, et leurs rêves de seconde place s’éloigner.
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Ligue 1 : l’OM perd contre Lyon et se complique la fin de saison (2-3)

Battus 3-2 à domicile, les Marseillais voient les Lyonnais revenir à deux points au classement, et leurs rêves de seconde place s’éloigner.



Le Monde
 |    18.03.2018 à 23h39
 • Mis à jour le
18.03.2018 à 23h58
    |

                            Grégor Brandy








                        



   


Ils étaient attendus, pouvaient presque assurer leur place sur le podium de Ligue 1, et ils ont déçu : l’Olympique de Marseille a une nouvelle fois échoué à faire tomber un membre du top 4 de la Ligue 1, avec une défaite 3-2 contre Lyon sur sa pelouse du stade Vélodrome, dimanche 18 mars.
Pourtant, tout avait bien commencé pour les hommes de Rudi Garcia. Dominateurs d’entrée, ils ont asphyxié une équipe lyonnaise atone, et encore déboussolée après son élimination en Ligue Europa. Cette domination a été justement récompensée par un but de Rolando, sur un coup-franc de Dimitri Payet, judicieusement remis dans l’axe par la tête d’Adil Rami (31e minute).

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A ce moment-là, les Marseillais ont levé le pied. Les Lyonnais en ont profité pour revenir au score grâce à un but contre son camp d’Adil Rami juste avant la mi-temps (42e), ce qui aurait pu être pire sans plusieurs parades décisives de Steve Mandanda. Au retour des vestiaires, les Lyonnais, emmenés par un très grand Houssem Aouar au milieu de terrain, ont pris le contrôle du jeu. Aouar lui-même, au début et à la fin d’une action, a donné le premier avantage du match aux siens sur une merveille de frappe placée (52e).
Marseille a poussé de façon brouillone, désorganisée. Ils ont fait rentrer leur nouveau joker, le Grec Kostas Mitroglou, et c’est par lui qu’est venue l’égalisation à cinq minutes de la fin. Il aurait même pu bénéficier d’un face à face avec Lopes si l’arbitre ne l’avait pas signalé (par erreur) hors-jeu quatre minutes plus tard. Dans la foulée, Memphis Depay a devancé Rolando de la tête et offert la victoire aux siens (3-2, 90e)
La mauvaise opération de l’OM

   


Si la série d’invincibilité à domicile de Marseille prend fin après plus de six mois, celle de son incapacité à battre en championnat l’un de ses adversaires directs pour le podium continue. Cette saison, il n’ont pris que quatre points sur 18 possibles contre le PSG, Monaco et Lyon. Pire, les Marseillais n’ont pas remporté le moindre match de championnat contre ces mêmes équipes depuis mai 2015.
Ce n’est pas la première fois que Marseille laisse filer un match contre l’un des autres prétendants au podium. Rien que cette saison, ils ont été rejoints sur le fil par Paris avec un coup-franc de Cavani (2-2) et par Monaco, quand Fabinho égalisait quatre minutes après que Valère Germain ait marqué.
Les hommes de Rudi Garcia laissent les Monégasques s’échapper dans la course à la deuxième place. La principauté compte désormais sept points d’avance (66 points contre 59 pour les Olympiens). Et les Marseillais voient revenir leur adversaire du soir à seulement deux points, alors qu’ils avaient l’occasion de les repousser à huit longueurs et d’assurer quasiment une place parmi les trois premiers en cas de victoire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ L’Olympique lyonnais repart avec une grande victoire sur une pelouse où les Marseillais n’avaient plus perdu depuis septembre.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Ce trophée clôt de la plus belle des manières une saison déjà marquée par sa médaille d’or aux JO.
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Ski de bosses : Perrine Laffont remporte la Coupe du monde

Ce trophée clôt de la plus belle des manières une saison déjà marquée par sa médaille d’or aux JO.



Le Monde
 |    18.03.2018 à 17h26
   





                        


Un peu plus d’un mois après sa médaille d’or olympique, Perrine Laffont a remporté, dimanche 18 mars, la Coupe du monde de ski de bosses pour la première fois de sa carrière.
L’Ariégeoise de 19 ans a terminé 2e de la dernière épreuve de la saison disputée à Megève (Haute-Savoie) derrière Jaelin Kauf mais elle devance l’Américaine de 46 points au classement général.
Ce trophée clôt de la plus belle des manières une saison en or pour Perrine Laffont. Vice-championne du monde en 2017, elle s’était déjà fait remarquer il y a quatre ans à Sotchi. Alors qu’elle avait tout juste 15 ans, l’âge minimal pour participer aux Jeux, elle avait fait étalage de son talent lors des qualifications avant de craquer sous la pression en finale (14e).

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Le joueur casamançais a signé début janvier dans un club de la capitale libyenne. Le championnat se poursuit dans le pays, malgré la situation tendue.
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Compte rendu

Olivier Ndiaye, un footballeur sénégalais en terrain miné à Tripoli

Le joueur casamançais a signé début janvier dans un club de la capitale libyenne. Le championnat se poursuit dans le pays, malgré la situation tendue.

Par                                            Alexis Billebault




LE MONDE
              datetime="2018-03-18T17:00:27+01:00"

        Le 18.03.2018 à 17h00






    
Olivier Ndiaye, en 2015.
Crédits : Facebook


Fallait-il laisser Olivier, le fils exilé au Maghreb, prendre le risque de s’installer il y a deux mois en Libye, l’un des pays les plus dangereux de la planète, pour y exercer son métier de footballeur ? La famille du joueur s’est réunie dans son salon de Dakar et la réponse est tombée fin décembre 2017 après quelques hésitations. « Ma mère et mes deux grands frères [son père est décédé il y a quelques mois] ont accepté que je réponde favorablement à l’offre du club d’Al-Ittihad, répond aujourd’hui le défenseur de 23 ans. Mais si ma mère avait dit non, je ne serai pas venu à Tripoli. »
Olivier Ndiaye a quitté début janvier la quiétude de Tétouan, au Maroc, pour l’ambiance bien plus pesante de la capitale libyenne. Pour six mois, d’abord. « A Tétouan, il y avait des retards de salaire, raconte t-il. On m’a proposé Al-Ittihad. La Libye, ce n’était pas une destination que j’avais envisagée. Mais c’est un grand club, qualifié pour la Coupe de la CAF [Confédération africaine de football]. Je me suis renseigné auprès de Vianney Mabidé, l’international centrafricain, qui est prêté par Tétouan à Al-Ahly, l’autre grand club de Tripoli. Il m’a dit qu’il n’avait pas de problèmes particuliers. Les dirigeants d’Al-Ittihad, l’agent qui m’a mis en contact avec eux et le coach français, Diego Garzitto [qui a notamment entraîné le club congolais Tout Puissant Mazembe, le WAC Casablanca, Al-Merreikh et Al-Hilal au Soudan] m’ont dit que je serai logé à l’hôtel Radisson, ultra sécurisé, et qu’un chauffeur serait à ma disposition », explique le joueur.
Sous protection policière

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Les arguments sécuritaires ont convaincu Olivier Ndiaye et sa famille. L’offre financière a fait le reste. A Tripoli, le joueur perçoit un salaire de 4 000 euros par mois, hors primes et avantages en nature, soit un peu plus qu’au Maroc. « Quand je suis arrivé dans ce pays, en 2015, à Al-Hoceima [2015-juin 2017], je gagnais 1 500 euros par mois, sans les primes. A Tétouan, c’était plus élevé, mais comme je n’étais pas toujours payé… »
Au Sénégal, Olivier Ndiaye, né à Brim en Casamance, était professionnel à Niarry Tally, une formation dakaroise évoluant en Ligue 1, dans un championnat certes professionnel, mais pas forcément rémunérateur. « Je gagnais environ 300 euros par mois avec quelques primes de match allant de 30 à 50 euros. Comme j’étais logé chez mes parents, je vivais correctement. Mais si on veut progresser et mieux gagner sa vie, il faut s’exiler. »

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Son père, militaire de carrière, ne voyait pas d’un très bon œil le penchant de son fils pour le football, alors que ses autres enfants poursuivaient leurs études universitaires. « Mais comme il a vu que je me donnais du mal, il a compris mon objectif. Ma mère l’a aussi convaincu », sourit Olivier.
L’annonce de son départ coïncide quasiment avec la diffusion d’images abominables, tournées par CNN, montrant des Subsahariens réduits en esclavages en Libye. « On me demandait ce que j’allais faire dans ce pays… J’ai été choqué par ce que j’ai vu à la télé, avec ces gens traités comme cela. »

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A Tripoli, le joueur limite au maximum ses déplacements. Un soir, alors que tous ses coéquipiers avaient été conviés à un dîner organisé par le capitaine de l’équipe, le Sénégalais et les autres étrangers du club – un Ivoirien, un Ghanéen et un Soudanais – sont arrêtés par une patrouille de la police tripolitaine. « Nos passeports étaient au club, se souvient Olivier Ndiaye. Allez expliquer que vous êtes des joueurs d’Al-Ittihad… Heureusement, un collègue libyen est passé par là et a appelé le président du club, qui a arrangé les choses. » Ce dernier est l’un des responsables de la sécurité dans la capitale.
Compétitions par intermittence
La nuit, parfois, les Tripolitains sont réveillés par le crépitement des balles. « Au début, on m’a dit que c’était pour célébrer des mariages », raconte-t-il, à moitié convaincu par l’explication, mais qui dit se sentir plutôt bien dans son nouvel environnement. La plupart des déplacements dans le pays se font sous protection policière. Fin février, Al-Ittihad s’est déplacé avec une escorte impressionnante à Misrata pour disputer un match de Coupe de Libye. Dans les stades, les Libyens, fans de foot, reviennent pour assister aux matches des compétitions domestiques, qui se disputent par intermittence depuis la révolution de 2011.

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« On passe aussi du temps en Tunisie, où nous jouons nos rencontres de Coupe de la CAF à domicile, puisque les matches internationaux sont interdits en Libye, explique-t-il avant d’affronter, dimanche 18 mars, à Uyo, les Nigérians d’Akwa United (1-0 à l’aller) au deuxième tour. Mais ici, je me sens bien, il y a de la passion dans les stades. Je m’adapte petit à petit. »
Au Maroc, il n’avait pas connu, contrairement à plusieurs joueurs subsahariens, d’insultes racistes. La situation est la même dans le championnat libyen et il se dit épargné. Sa mère, qu’il appelle plusieurs fois par semaine, est plus apaisée.


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Les Marseillais tenteront, dimanche soir, de remporter leur premier match de la saison face à une des quatre meilleures équipes du championnat.
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Contre Lyon, Marseille espère une première victoire face aux gros de la Ligue 1

Les Marseillais tenteront, dimanche soir, de remporter leur premier match de la saison face à une des quatre meilleures équipes du championnat.



Le Monde
 |    18.03.2018 à 16h39
 • Mis à jour le
18.03.2018 à 19h07
    |

                            Grégor Brandy








                        



   


Dernière équipe française encore en lice sur la scène européenne, l’Olympique de Marseille, actuellement troisième de Ligue 1, jouera sa fin de saison sur deux tableaux. Les Marseillais reçoivent, dimanche 18 mars, un Olympique lyonnais tout juste sorti de la Ligue Europa qu’ils peuvent repousser à huit points en cas de victoire, et se rapprocher par la même occasion à quatre points de Monaco, toujours 2e après sa victoire contre Lille (2-1).
Mais pour cela, les hommes de Rudi Garcia vont devoir réaliser quelque chose qu’ils n’ont encore jamais fait cette saison : battre une des trois autres meilleures équipes françaises en championnat.
En cinq matchs face à Monaco, Paris et Lyon, Marseille a perdu trois fois et fait deux nuls (contre Monaco et Paris). Soit deux petits points pris sur quinze possibles. Une misère, quand on sait que dans ce mini-championnat à quatre le PSG a pris 10 points sur 15 possibles, Monaco 7 sur 15, et Lyon 9 sur 15.
Cette faiblesse face aux grosses équipes ne date pas de cette saison. Depuis mai 2015 et une victoire contre Monaco (2-1), les Marseillais n’ont plus jamais battu Paris, Monaco ou Lyon en championnat.
« Si on ne peut pas battre les gros, on battra tous les autres »
Les chiffres, comme souvent, ne disent pas tout. Lors de cette saison, il y a eu des larges défaites (1-6 à contre Monaco, 0-3 contre le PSG) mais aussi des matchs où les Marseillais auraient pu espérer mieux (la défaite 0-2 contre Lyon). A domicile, ils ont réalisé des performances plus qu’acceptables : ils ont été rejoints à la dernière seconde par Paris, sur un superbe coup franc d’Edinson Cavani (2-2), et se sont contentés d’un nul (2-2) contre Monaco alors qu’ils s’étaient procurés les plus belles occasions.
La fébrilité contre les grosses écuries est compensée par une domination face au reste de la Ligue 1 : Marseille prend en moyenne 2,37 points par match contre les équipes hors « Big Quatre ». Un chiffre forcément inférieur à celui de Paris (2,8 points par match), mais similaire à celui de Monaco (2,36), et bien supérieur à celui de Lyon (1,8). C’est d’ailleurs ce que voulait retenir Rudi Garcia, en conférence de presse, samedi.
« On s’est posé la question avant le match contre Paris, pour savoir s’il ne valait mieux pas gagner au Parc et contre Lyon, et perdre tous les autres. Et puis on a regardé, et on s’est dit qu’on n’irait jamais au bout. On a donc décidé d’essayer de gagner tous les autres, et si on pouvait battre les gros, on les battrait. Et si on ne peut pas, on gagnera tous les autres matchs, et on finira mieux que si on n’avait battu que les gros pendant toute la saison. Trois points, c’est trois points. Les trois points obtenus contre Troyes valent les trois points contre Paris. »
C’est mathématiquement juste, mais une victoire contre un rival direct, en l’occurrence Lyon, c’est non seulement trois points, mais aussi éloigner par la même occasion son adversaire du jour de la dernière place qualificative pour la Ligue des champions. On ne peut pas dire la même chose de Troyes.
L’OM invaincue au Vélodrome depuis 17 matchs
Les Marseillais pourront se rassurer en se rappelant qu’ils sont invaincus au Stade-Vélodrome depuis le mois de septembre, et une défaite 3-1 contre Rennes. L’OM tombait alors à la 10e place, son pire classement de la saison. Depuis, Marseille a enchaîné une série de 17 matchs sans défaite à domicile (13 victoires, 4 nuls) toutes compétitions confondues.
Compte tenu de cette dynamique positive, l’entraîneur marseillais attend beaucoup de ses joueurs et de ses supporteurs, dimanche soir :
« On veut montrer qu’on vaut mieux que le résultat de l’aller [défaite 0-2]. On est chez nous, devant un Vélodrome qui va être plein à craquer. On attend une ambiance de feu, et le fait que ça puisse peser sur l’équipe adverse et galvaniser nos troupes, c’est quelque chose d’important. J’espère que l’on aura des forces décuplées. »
Marseille semble avoir accumulé autant de capital confiance que Lyon en a perdu. Depuis leur victoire contre le PSG, le 21 janvier, les hommes de Bruno Génésio n’ont gagné qu’un match (contre Caen, 1-0), pour trois nuls et trois défaites. Ils ont aussi été éliminés de la Coupe de France et de la Ligue Europa. Le match de dimanche ressemble à une dernière chance pour Génésio, entraîneur en éternelle quête de légitimité, de sauver sa tête.

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