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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a annoncé mercredi que six candidatures avaient été déclarées recevables pour la succession de Mathieu Gallet, révoqué en janvier.
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Le CSA valide six candidatures à la présidence de Radio France

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a annoncé mercredi que six candidatures avaient été déclarées recevables pour la succession de Mathieu Gallet, révoqué en janvier.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 11h21
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 14h16
   





                        


Les candidatures de cinq hommes et d’une femme à la présidence de Radio France ont été déclarées « recevables » par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), a annoncé l’instance dans un communiqué mercredi 21 mars. Deux autres candidatures ont été écartées pour « non-respect des critères de recevabilité » prévus dans la résolution publiée le 14 février qui fixe les modalités de la nomination du ou de la future dirigeante du groupe.
Les six candidats retenus sont :
Jérôme Batout (directeur général de Publicis Media),Bruno Delport (directeur de la radio TSF Jazz),François Desnoyers (ancien directeur des antennes de Radio France),Guillaume Klossa (président fondateur du centre de réflexion EuropaNova),Christophe Tardieu (directeur général du Centre national du cinéma)Sibyle Veil (directrice déléguée en charge des finances et des opérations de Radio France).
Leurs projets stratégiques doivent être publiés mercredi 21 mars sur le site du CSA, et la liste des candidats auditionnés doit être publiée le 4 avril.
Selon la résolution du 14 février, les auditions de ces candidats se dérouleront entre le 9 et le 13 avril, et le CSA nommera la future présidente ou le futur président de Radio France « au plus tard le 14 avril 2018 ».

        Lire l’éditorial du « Monde » :
         

          Eviction de Mathieu Gallet : Radio France dans la tourmente



Une procédure déclenchée par la révocation de Mathieu Gallet
Radio France se cherche aujourd’hui un nouveau dirigeant depuis la révocation de Mathieu Gallet à la fin de janvier par le CSA en raison de la condamnation de celui-ci pour favoritisme le 15 janvier. L’affaire en question remonte à l’époque où l’intéressé dirigeait l’Institut national de l’audiovisuel (INA), de 2010 à 2014. M. Gallet a fait appel de ce jugement.
C’est la première fois que le CSA, créé en janvier 1989, prenait une telle décision de démettre un président de l’audiovisuel public de ses fonctions. Le CSA l’a justifiée par le fait qu’il « importe » que les relations entre l’Etat et le président de Radio France soient « denses, confiantes et permanentes, dans un contexte de réforme majeure de l’audiovisuel public annoncée par le pouvoir exécutif », ajoutant que « le Conseil est particulièrement sensible aux questions de déontologie, de prévention des conflits d’intérêts et de moralisation de la vie publique ».

        Lire notre enquête :
         

          Réforme de l’audiovisuel public : les scénarios du big bang






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ Pionnier du genre, le service de télévision et radio de rattrapage de la « Beeb » rivalise pour l’instant avec les plates-formes américaines comme Netflix. Mais jusqu’à quand ?
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iPlayer, l’arme de la BBC face aux géants américains du Net

Pionnier du genre, le service de télévision et radio de rattrapage de la « Beeb » rivalise pour l’instant avec les plates-formes américaines comme Netflix. Mais jusqu’à quand ?



Le Monde
 |    21.03.2018 à 10h38
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Mise à mal depuis longtemps par ITV et Sky News, la toute-puissance de BBC Television en matière de programmes se heurte désormais aux GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon). Face aux géants californiens, l’audiovisuel public britannique est engagé dans « le combat de David contre Goliath » pour sa survie, s’est alarmé le PDG de la « Beeb », Tony Hall, mercredi 7 mars, lors d’un discours devant le personnel.
Faisant référence aux tentatives de Disney et du câblo-opérateur Comcast pour s’emparer de Sky, M. Hall a prédit un avenir dominé par quatre ou cinq mastodontes américains « exploitant la moindre parcelle de données personnelles pour créer de la croissance et du profit ».
Il n’a pas mâché ses mots pour dénoncer leur stratégie, fondée sur « le pillage des talents reconnus » et un usage des médias sociaux qui « déforme l’opinion que nous avons les uns des autres », « aggrave l’impression de malaise et de division sociale » et « sape la confiance dans les médias, y compris la BBC ». 

3,3 milliards de consultations en 2017
Le prestigieux groupe ne continuera à prospérer que s’il se réforme en profondeur, a poursuivi M. Hall, appelant à la mobilisation autour des valeurs du service public. Le fait que la majorité des contenus visionnés sur Netflix ou Amazon continue d’être britannique, même chez les jeunes, constitue un motif de satisfaction. D’où l’appel à une « collaboration entre concurrents » comme ITV et la BBC, lancé le 8 mars par l’Ofcom, le régulateur des communications, « afin de bâtir un nouvel âge d’or de la production qui préserve notre identité britannique ». 
Dans la bataille qui l’oppose aux GAFA, la BBC dispose d’une arme très efficace : son service de télévision et radio de rattrapage. Pionnier du genre, iPlayer, bien conçu, populaire et gratuit, rivalise pour l’instant avec les plates-formes américaines. Avec 3,3 milliards de consultations en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ L’audiovisuel public en Europe 2/5 La « Beeb » est souvent montrée en exemple pour son autonomie vis-à-vis du pouvoir politique. Elle n’est pourtant pas exempte de reproches.
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La BBC, monument à l’indépendance proverbiale

L’audiovisuel public en Europe 2/5 La « Beeb » est souvent montrée en exemple pour son autonomie vis-à-vis du pouvoir politique. Elle n’est pourtant pas exempte de reproches.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 11h02
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

A l’heure où la défiance à l’égard des médias atteint son acmé et où les dysfonctionnements de l’audiovisuel public se multiplient, la British Broadcasting Corporation (BBC) a de quoi faire des jaloux en France. En effet, 81 % des Britanniques estiment qu’elle accomplit « bien » ou « très bien » la mission qui lui échoit depuis sa création, en 1927 : « Informer, éduquer, divertir. »

Dans un Royaume-Uni où la plupart des services publics ont été confiés au privé, « Auntie » (« tantine »), comme elle est surnommée affectueusement, fait figure d’exception, au même titre que le système de santé (NHS). Avec la monarchie et William Shakespeare, elle compte parmi les symboles de l’identité nationale. Plus de 50 % des citoyens font confiance à ses deux mille journalistes « pour dire la vérité », contre 33 % aux députés et 6 % aux reporteurs des tabloïds. Temple du rigorisme éditorial et de l’information équilibrée, la « Beeb », qui produit des documentaires prestigieux, des séries culte et des shows ultrapopulaires, est aussi l’un des vecteurs de l’influence britannique dans le monde.
De prime abord, ce monument national pourrait donc représenter une référence, ­sinon un exemple, pour une réforme de l’audiovisuel public français. Mais s’inspirer des seules structures de la BBC — une « charte royale » qui définit ses obligations pour onze ans et lui garantit des revenus ainsi qu’un conseil d’administration (neuf membres sont nommés par la BBC et cinq autres, dont le président, par le gouvernement) — ne saurait suffire. Proverbiale, son indépendance est davantage le fruit de sa longue histoire et de l’absence de publicité que de la manière de nommer ses dirigeants.
Accusations de Thatcher et de Blair
« L’après-guerre a été un moment d’extra­ordinaire épanouissement du journalisme au sein de la BBC, explique Roy Greenslade, chroniqueur média du Guardian et pro­fesseur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ Ce nouveau média veut se distinguer en prenant du recul avec l’actualité immédiate, pour mettre en valeur des formats longs.
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Un nouvel hebdo qui veut « Vraiment » faire la différence dans les kiosques mercredi

Ce nouveau média veut se distinguer en prenant du recul avec l’actualité immédiate, pour mettre en valeur des formats longs.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 03h34
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 07h04
   





                        



   


Après les débuts agités d’Ebdo, un autre hebdomadaire débarque dans les kiosques mercredi 21 mars, Vraiment. « Comme informer vraiment », explique Julie Morel, membre du trio à l’initiative de ce nouveau média qui veut se détacher de l’actualité brûlante. Le premier numéro a été tiré à 150 000 exemplaires, et sera disponible en France, Suisse, Belgique, et au Luxembourg au prix de 4,50 euros.
L’équipe de Vraiment réserve à ses futurs lecteurs la primeur des sujets abordés dans son 1er numéro. Le magazine de 84 pages se partagera entre une moitié information (France, économie, monde) et une partie magazine (bien-être, culture). La maquette accorde une grande place à la photographie et a été réalisée par l’agence Funny Bones (M Le magazine du Monde, L’Equipe Magazine, So Film). Le tout en offrant un regard plus détaché par rapport à la course à l’information qui sature l’espace médiatique, d’autant que chaque édition sera bouclée le vendredi, pour une parution le mercredi, obligeant le titre à prendre du recul par rapport à l’actualité immédiate.
Pas d’information partisane
« On ne cherche pas à réinventer la roue, mais à s’inspirer du journalisme au temps long, et à faire un journal qui creuse le plus possible avec des reportages fouillés sur des sujets qui nous touchent directement », explique à l’Agence France-Presse (AFP) le directeur de la rédaction, Jules Lavie, qui travaillait à Franceinfo, seul journaliste du trio de cofondateurs.

        Lire aussi :
         

                « Vraiment », un nouvel hebdo dans les kiosques en mars 2018



Les deux autres créateurs, Julien Mendez et Julie Morel, sont d’anciens conseillers ministériels d’Emmanuel Macron à Bercy, puis de Michel Sapin. Mais Vraiment se défend d’être l’organe officiel des « marcheurs », et assure qu’il sera politiquement indépendant, conformément à sa promesse de faire toujours primer les faits sur les opinions. « Nous ne dirons pas aux lecteurs pour qui voter, ni même s’ils doivent voter », assure Jules Lavie.
« Le journal n’est pas partisan, il n’est pas là pour défendre une personne ou un parti mais pour donner des éléments de compréhension et d’information et laisser le soin au lecteur d’en conclure ce qu’il souhaite », abonde Julien Mendez, directeur de la publication.
Objectif de 40 0000 exemplaires vendus par semaine
Pour affiner sa formule, l’hebdomadaire a envoyé il y a plusieurs semaines à ses abonnés fondateurs un numéro test, vendu également chez une vingtaine de marchands de journaux. Les retours de ce « prélancement » ont permis à la rédaction de procéder à une série de changements, en optant par exemple pour un papier de meilleure qualité ou en revoyant la composition de la couverture, qui ne comportait qu’un seul titre dans la version d’essai. Et la partie « culture et bien-être » a été refondue.
Une dizaine de journalistes, dont des anciens du Parisien, travaillent actuellement sur le numéro zéro dans des bureaux sis dans le 10e arrondissement de Paris. A terme, l’équipe pourrait comprendre une quarantaine de personnes. Désireux de conserver la maîtrise et l’indépendance du projet, le trio cherche malgré tout des investisseurs pour lever 2 millions d’euros nécessaires.

        Lire aussi :
         

                « Ebdo », en grande difficulté, cherche des investisseurs



Pour l’instant, il a levé des fonds auprès d’investisseurs de tous horizons, et lancé une campagne de souscription auprès du grand public. Ses dirigeants visent 40 000 exemplaires vendus par semaine, un score synonyme de l’équilibre financier et qu’ils espèrent atteindre d’ici douze à dix-huit mois. « Je pense qu’on peut y arriver, voire même dépasser ce niveau-là. Sachant que la condition pour se lancer aujourd’hui dans le papier, c’est d’arriver à équilibrer les projets avec des diffusions assez basses », note Julien Mendez.
Un pari tout de même risqué, vu la chute globale des ventes en kiosques. Alors qu’Ebdo, hebdomadaire rival qui s’est lancé il y a quelques semaines en promettant aussi un traitement différent de l’actualité, connaît des débuts difficiles (moins de 20 000 exemplaires après un premier tirage à 200 000), les créateurs de Vraiment mettent en avant la spécificité de leur propre projet. « Nous avons des projets assez différents, on ne s’adresse pas au même public et on ne propose pas la même chose, à chaque projet de vivre sa vie », explique Julien Mendez.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ Un collectif de journalistes, de syndicats et d’associations se mobilise dans une tribune au « Monde » contre une proposition de loi qui pourrait empêcher à l’avenir de révéler des affaires comme celles du Mediator ou les « Panama Papers ».
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« L’intérêt général et le droit des citoyens à l’information remis en cause »

Un collectif de journalistes, de syndicats et d’associations se mobilise dans une tribune au « Monde » contre une proposition de loi qui pourrait empêcher à l’avenir de révéler des affaires comme celles du Mediator ou les « Panama Papers ».



Le Monde
 |    20.03.2018 à 18h57
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 07h03
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. L’Assemblée nationale et le Sénat s’apprêtent à remettre en cause nos libertés fondamentales en votant, selon une procédure accélérée, une proposition de loi portant sur le secret des affaires.
Ce texte, qui sera étudié en séance publique à l’Assemblée nationale le 27 mars et qui porte sur « la protection des savoir-faire et des informations commerciales non divulgués contre l’obtention, l’utilisation et la divulgation illicites », est la transposition d’une directive européenne adoptée en 2016 malgré les mises en garde des ONG, des syndicats, des journalistes et l’opposition massive des citoyens.
Sanctions pénales
Cette directive a été élaborée par les lobbies des multinationales et des banques d’affaires qui souhaitaient un droit plus protecteur pour leurs secrets de fabrication et leurs projets stratégiques, alors que le vol de documents et la propriété intellectuelle sont déjà encadrés par la loi.
La France dispose de marges de manœuvre importantes pour la transposition de la directive dans notre droit national, et peut préserver les libertés tout en respectant le droit européen. Pourtant, le gouvernement et la majorité semblent avoir choisi, en catimini, de retenir une option qui remet gravement en cause l’intérêt général et le droit des citoyens à l’information. La proposition de loi sur le secret des affaires a des implications juridiques, sociales, environnementales et sanitaires graves. De fait, ce texte pourrait verrouiller l’information à la fois sur les pratiques et les produits commercialisés par les entreprises.
En effet, la définition des « secrets d’affaires » est si vaste que n’importe quelle information interne à une entreprise peut désormais être classée dans cette catégorie. L’infraction au secret des affaires aurait lieu dès lors que ces informations seraient obtenues ou diffusées, et leur divulgation serait passible de sanctions pénales.
Les dérogations instituées par...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ Alors que la ministre de la culture veut engager la lutte contre la désinformation, il est temps de s’interroger sur la place qu’occupent ces rubriques dans les journaux estime, dans une tribune au « Monde », Serge Bret-Morel, président de l’Observatoire zététique.
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Fake news : « Il faut exiger du CSA qu’il s’exprime sur le sujet des horoscopes ! »

Alors que la ministre de la culture veut engager la lutte contre la désinformation, il est temps de s’interroger sur la place qu’occupent ces rubriques dans les journaux estime, dans une tribune au « Monde », Serge Bret-Morel, président de l’Observatoire zététique.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 16h00
    |

Serge Bret-Morel (Président de l’Observatoire Zététique)







                        



                                


                            

Tribune. Le sondage IFOP « Enquête sur le complotisme » (lien vers PDF) a fait couler beaucoup d’encre mais l’item de la page 11 a été injustement oublié. Il est pourtant, et de loin, le plus important de tous, que les étoiles en soient témoins ! 6 % seulement des personnes interrogées consultent leur horoscope « tous les jours », 11 % « une fois par semaine ». Preuve par le vide est (peut-être) faite d’une idée reçue bien installée, plaignons ceux qui en font un véritable outil marketing.
Des entreprises vendent des horoscopes clé en main qui résultent d’un simple tirage au sort informatique
S’il ne faisait pas vendre plus d’exemplaires à proprement parler, au moins pensait-on que, en tant que rubrique récurrente, il participait discrètement à la fidélisation du lectorat. Que nenni : voilà qu’il n’intéresse plus personne ! Il faut craindre un bouleversement du paysage médiatique et même pire. Qu’on ne puisse plus agrémenter son trajet dodo/boulot du matin en dénombrant le nombre d’étoiles attribuées scientifiquement à l’un ou l’autre de nos proches selon leurs signes astrologiques. L’enfer astral, en somme.
Ces chiffres sont-ils absurdes ? Pas forcément. Le sondage IFOP, comme la plupart aujourd’hui, a été réalisé en ligne afin d’éviter le jugement du sondeur mais, surtout, plusieurs reportages télévisés ont insisté depuis un an sur un contenu (au moins) abracadabrantesque.
Des entreprises vendent des horoscopes clé en main qui résultent d’un simple tirage au sort informatique. En effet, copiez/collez dans Google un bloc de texte et vous le retrouverez plusieurs fois, au mot près, dans les dix dernières années. Le recours aux services d’un astrologue est devenu optionnel !
Mauvaise farce
On connaissait déjà les compétences pointues indispensables au poste de rédacteur d’horoscope. Les témoignages d’étudiants, stagiaires, secrétaires, membres de rédaction et même cousins ou cousines sont légions. Mais la trouvaille...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ La critique est aussi vieille que l’ORTF. La principale difficulté vient des divergences à propos de ce que doit être la mission du service public. Entretien
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
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L’absence d’ambition culturelle, critique récurrente envers l’audiovisuel public

La critique est aussi vieille que l’ORTF. La principale difficulté vient des divergences à propos de ce que doit être la mission du service public. Entretien



Le Monde
 |    20.03.2018 à 12h44
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Les critiques assassines émises par Emmanuel Macron, en décembre 2017 devant des députés, sur le manque d’ambition culturelle de l’audiovisuel public semblent avoir été entendues.

France Télévisions – où l’on s’était senti particulièrement visé – assure qu’il y aura des changements. « Il doit y avoir du jeu et du divertissement, même si aujourd’hui, quelquefois, il y a peut-être trop de jeux… », reconnaît son nouveau numéro deux, Takis Candilis.

Le directeur général délégué à l’antenne et aux programmes promet également « des grands marqueurs qui se voient de manière plus visible, des émissions référentielles, comme le fut “Le Grand Echiquier” [le grand rendez-vous culturel animé par Jacques Chancel entre 1972 et 1989] ». « C’est l’une des premières choses que nous ferons à la rentrée », affirme-t-il, même s’il s’empresse de préciser que « la culture sur le service public, il y en a à tout moment ».
« Un média populaire »
L’absence d’ambition culturelle est une critique aussi vieille que l’Office de radiodiffusion-télévision française. Elle hante le service public depuis ses débuts. Comme pris de remords, celui-ci a même accouché d’une chaîne franco-allemande, Arte, dévolue aux programmes culturels.
A la télévision, le dilemme entre course à l’audience et exigence culturelle a toujours existé. On ne compte plus le nombre de rapports rédigés sur le sujet dans l’histoire de la Ve République. Cependant, comme le souligne M. Candilis :
« La télévision est un média populaire et l’une de nos fonctions est aussi de répondre aux attentes populaires. On ne fera pas n’importe quoi, mais on doit aussi prendre en compte la France dans toutes ses composantes. »
La difficulté perdure, car personne ne parvient à s’entendre sur ce que doit être une politique culturelle sur le service public… « Lorsque l’on parle de magazine culturel, on a du mal à trouver...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ Takis Candilis, nouveau directeur général chargé de la stratégie et des programmes de France Télévisions, croit des alliances possibles pour faire face à la concurrence des plates-formes américaines. Entretien
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Takis Candilis : « Seuls les services publics peuvent contrer Netflix ou Amazon »

Takis Candilis, nouveau directeur général chargé de la stratégie et des programmes de France Télévisions, croit des alliances possibles pour faire face à la concurrence des plates-formes américaines. Entretien



Le Monde
 |    20.03.2018 à 12h41
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            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            

Takis Candilis, directeur général délégué à l’antenne et aux programmes de France Télévisions, accorde son premier entretien depuis son entrée en fonctions, le 26 février. Ancien directeur de la fiction chez TF1, producteur passé par Lagardère ou Banijay, il est chargé de mettre en œuvre une nouvelle organisation, dans laquelle les chaînes lui sont hiérarchiquement rattachées.

Pourquoi avoir décidé de rejoindre le service public audiovisuel, qu’Emmanuel Macron a qualifié de « honte » ?
Cela fait trente ans que je suis dans ce métier et j’ai beaucoup travaillé à l’international. J’ai pu observer l’évolution de l’audiovisuel dans le monde, notamment des GAFAN [Google, Apple, Facebook, Amazon et Netflix]. Leurs investissements sont colossaux, leurs bataillons, impressionnants. Netflix est aujourd’hui le plus puissant et son challenger, Amazon, met les bouchées doubles pour le rattraper. Quant à Hulu ou Apple, ils ne vont pas rester les bras croisés.
Seuls les services publics peuvent contrer Netflix ou Amazon. Les chaînes privées sont confrontées à la baisse de leurs recettes publicitaires et au transfert des annonceurs vers le numérique. De plus, leur cible unique me semble trop resserrée. Enfin, une raison importante de ma venue est Delphine Ernotte elle-même [la présidente de France Télévisions depuis 2015], une femme que j’apprécie et qui a engagé des réformes essentielles.
L’audiovisuel public peut-il faire face aux géants du Net ?
Oui, en passant des alliances. Au niveau national, France Télévisions est le premier diffuseur en audience. Au niveau régional, notre maillage est très efficace. Enfin, au niveau européen, nous pouvons unir nos forces avec les autres services publics. Je travaille avec nos homologues pour lancer une grande politique de coproductions. Ce dispositif me semble être une réponse formidable qui, je l’espère, sera une alternative au raz de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ Football, cinéma, presse seront des options séparées des abonnements fixe et mobile. Les nouveaux clients ont accès à trois offres fixes, à des prix compris entre 23 et 54 euros.
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SFR contraint de séparer contenus et forfaits Internet

Football, cinéma, presse seront des options séparées des abonnements fixe et mobile. Les nouveaux clients ont accès à trois offres fixes, à des prix compris entre 23 et 54 euros.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 12h30
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 14h44
    |

            Sandrine Cassini








                        



                                


                            

Rénover de fond en comble la stratégie de SFR, tout en assurant qu’il ne s’agit pas d’un retour en arrière, tel est le subtil exercice de rhétorique auquel a dû se livrer Alain Weill, le PDG de l’opérateur télécoms, en présentant, mardi 20 mars, les contours des nouvelles offres d’abonnement de l’entreprise.
Pendant deux ans, Patrick Drahi, le propriétaire de SFR, ne jurait que par la « convergence » des tuyaux et des contenus. Las, cette stratégie n’a pas porté ses fruits, et en 2017 la marque a perdu 170 000 clients dans l’Internet fixe et n’en a gagné que 199 000 dans le mobile, loin de ses concurrents. « Avec Patrick Drahi, nous pensons que cette intuition première était la bonne. Mais il fallait apporter à cette stratégie quelques réglages », explique le dirigeant, actant un virage à 180 degrés.
Désormais, les « contenus » (football, cinéma, presse) ne seront plus inclus dans les forfaits de base de l’opérateur télécoms. Les nouveaux clients ont accès à trois offres fixes, à des prix compris entre 23 et 54 euros, en fonction des débits et des promotions. Trois forfaits mobiles sont également proposés. Le cinéma et les séries, la presse et le sport seront, eux, commercialisés sous forme d’option, non seulement aux abonnés SFR, mais également aux clients des autres opérateurs.
« Nous misons sur la simplicité »

« Nous misons sur la simplicité, justifie Alain Weill, qui table sur le réseau de 700 boutiques pour populariser ces nouvelles offres. Après les abonnements fixes et mobiles, les commerciaux vendront aussi des contenus. Ils voient leur métier évoluer. »
L’option Ciné Séries, qui comprend la chaîne de cinéma Altice Studio, lancée à la rentrée 2017, et le service de vidéo à la demande (SVoD), coûtera 4 euros aux abonnés de SFR et 10 euros aux autres clients. Le kiosque SFR, qui comprend 80 titres de presse en accès illimité, sera désormais une option payante facturée 10 euros...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ Les premières pistes pour la réforme souhaitée par le chef de l’Etat seront dévoilées en avril. Le projet de loi devrait être présenté « avant la fin de l’année ».
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Audiovisuel public : des propositions au projet de loi, un calendrier difficile à tenir

Les premières pistes pour la réforme souhaitée par le chef de l’Etat seront dévoilées en avril. Le projet de loi devrait être présenté « avant la fin de l’année ».



Le Monde
 |    20.03.2018 à 11h35
    |

            Alexandre Piquard








                        



                                


                            

Fin mars, Emmanuel Macron attend que la majorité produise « des propositions partagées, chiffrées et structurées » pour réformer l’audiovisuel public, ainsi qu’il l’a formulé le 4 janvier, lors de ses vœux à la presse. C’est en principe à la fin du premier trimestre que doivent converger les travaux des différentes instances mobilisées sur ce dossier.

Toutefois, le rendu de cette première étape pourrait avoir un peu de retard. En effet, du côté de la ministre de la culture, Françoise Nyssen, qui participe à un groupe de travail interministériel, on a décalé à début avril un rendez-vous de travail prévu le 16 mars avec les dirigeants des différentes sociétés d’audiovisuel public afin de discuter de synergies et de chantiers communs.
« Débat extrêmement large »
De même, le rapport du groupe de travail parlementaire des députés de la majorité, coordonné par Frédérique Dumas (Hauts-de-Seine), pourrait être rendu courant avril. Enfin, les conclusions du Comité action publique 2022, chargé de proposer des économies budgétaires, notamment dans l’audiovisuel public, pourraient n’être connues que fin avril. Interrogé, Matignon, auquel ce comité est rattaché, précise que la date de rendu n’est pas arbitrée mais que le travail avance.

Outre les turbulences politiques de la réforme de la SNCF, un autre élément favorise l’hypothèse d’un report : le nom du successeur de Mathieu Gallet à la présidence de Radio France ne sera connu que le 14 avril.
Une fois les propositions mises sur la table devra s’ouvrir une phase de « consultation », a annoncé Emmanuel Macron. Ce « débat extrêmement large » devrait concerner l’opinion publique et, surtout, l’ensemble des professionnels du secteur, chaînes, producteurs, syndicats… Il devrait en principe durer jusqu’à l’été.
Un léger flottement
Le projet de loi devra, lui, être présenté en conseil des ministres « avant la fin de l’année », selon...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ Réformer France Télévisions et Radio France est l’un des chantiers de l’exécutif. D’autres modèles européens de télés et radios publiques pourraient inspirer les réflexions françaises. (1/5)
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Réforme de l’audiovisuel public : les scénarios du big bang

Réformer France Télévisions et Radio France est l’un des chantiers de l’exécutif. D’autres modèles européens de télés et radios publiques pourraient inspirer les réflexions françaises. (1/5)



Le Monde
 |    20.03.2018 à 11h23
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 11h18
    |

            Alexandre Piquard








                        



                                


                            

Il n’y a pas que le droit du travail, les chemins de fer ou la formation qu’Emmanuel Macron veut réformer. Il y a aussi l’audiovisuel public, sur lequel l’exécutif doit produire un « scénario de transformation », d’ici à la « fin du premier trimestre 2018 », comme l’a annoncé le président de la République le 4 janvier. Ces derniers mois, en coulisses, le travail avance, dans les entreprises concernées et dans les instances gouvernementales ou parlementaires.

Les architectes des réformes tentent de donner corps aux volontés de changement du président de la République, qui a en décembre qualifié l’audiovisuel public de « honte », sans toutefois proposer de remèdes très précis. Pour se guider, la majorité s’appuie sur une idée du candidat Macron : le « rapprochement » entre France Télévisions, Radio France et les autres entités de l’audiovisuel public. En entrant dans le détail, les réformateurs mesurent aussi les difficultés posées par ces chantiers. Revue de détail des pistes de changement, dont certaines doivent être traduites dans la loi audiovisuelle prévue pour début 2019.
Proximité et local
Renforcer l’audiovisuel public au niveau local s’est imposé au fil des mois comme un des chantiers jugés les plus prioritaires. Le principal levier identifié par les dirigeants et la ministre de la culture, Françoise Nyssen, est la collaboration entre les employés régionaux de la télévision France 3 et de la radio France Bleu. Mais selon quelles modalités ? La piste de créer des structures locales communes ne semble pas retenue.
En revanche, les entreprises veulent créer ensemble des programmes régionaux, par exemple, une matinale diffusée en radio et en télévision. Ou des émissions sur l’emploi ou l’environnement, annonce le directeur de la stratégie et des programmes de France Télévisions, Takis Candilis, qui met en avant la fonction de « service » de France 3. D’autres aimeraient...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ L’opérateur défend devant la justice sa fusion avec Time Warner, bloquée par les autorités fédérales. La bataille du prix cache un autre enjeu, celui de la régulation des sociétés de l’Internet, note l’éditorialiste économique du « Monde » Philippe Escande.
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AT&T face au gouvernement américain ou la fusion avec Time Warner en procès

L’opérateur défend devant la justice sa fusion avec Time Warner, bloquée par les autorités fédérales. La bataille du prix cache un autre enjeu, celui de la régulation des sociétés de l’Internet, note l’éditorialiste économique du « Monde » Philippe Escande.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 11h39
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 15h48
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. AT&T contre le département de la justice. L’affiche du film a un petit air de déjà-vu, comme la septième version de Star Wars ou le vingtième James Bond. L’ancien monopole des télécommunications américaines est un habitué des prétoires. Après trois procès, dont le dernier eut lieu en 1982, la firme a éclaté en sept entités, avant d’être absorbée par l’une de ses anciennes filiales pour redevenir le premier opérateur téléphonique du pays. Il recommence ce lundi 19 mars ses aventures judiciaires dans un procès retentissant face au gouvernement des Etats-Unis qui s’oppose à l’acquisition du géant des médias Time Warner.
La grande affaire n’est donc plus le monopole des communications, mais le mariage entre un distributeur d’information, par le câble ou le téléphone mobile, et un fournisseur de contenu, propriétaire notamment des chaînes CNN ou HBO. Ce sera le procès de la convergence. C’est pourquoi tous les opérateurs téléphoniques, du câble et tous les groupes de ­médias de la planète suivront attentivement le procès. Et notamment Disney, qui cherche à acheter son concurrent Fox, ainsi que Comcast, géant du câble qui avait déjà avalé NBC et qui pourrait contre-attaquer sur Fox.
AT&T explique que, pour lutter contre Google, Amazon ou Apple, il doit investir dans les médias, cible fragile. Le gendarme américain de la concurrence se veut, lui, le gardien de l’intérêt du consommateur. Et son mètre étalon est le prix. Il craint que la fusion d’un opérateur téléphonique avec un producteur de séries, de films et d’émissions se traduise par plus d’exclusivité, moins de concurrence et à la fin par une remontée des prix. D’ailleurs, si AT&T accepte de mettre 109 milliards de dollars (89 milliards d’euros) sur la table, c’est bien pour essayer de gagner plus d’argent. Ce qui ne sera pas facile pour un groupe qui a déjà enregistré près de 10 milliards d’euros de bénéfice net en 2017.
La technologie va trop...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ La légende du tennis féminin accuse le groupe public britannique de payer son collègue masculin John McEnroe jusqu’à dix fois plus qu’elle.
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L’ex-joueuse de tennis Martina Navratilova accuse la BBC de discrimination salariale

La légende du tennis féminin accuse le groupe public britannique de payer son collègue masculin John McEnroe jusqu’à dix fois plus qu’elle.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 10h04
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 10h36
   





                        



   


Martina Navratilova, la légende du tennis féminin, devrait monter au filet, lundi 19 mars, dans l’émission Panorama, de la BBC pour dénoncer les pratiques salariales de la… BBC. La chaîne, pour laquelle elle est consultante occasionnelle, pratique des écarts de salaires « choquants », son collègue masculin John McEnroe étant payé au moins dix fois plus qu’elle. Elle déclare :
« A moins que John McEnroe ne fasse plein d’autres choses en dehors de Wimbledon, il touche au moins dix fois plus d’argent ».
L’Américaine dit être payée environ 15 000 livres, soit 17 000 euros, par la BBC pour son rôle de consultante à Wimbledon, tournoi qu’elle a remporté à neuf reprises durant sa carrière.

   


Mais elle a réalisé l’énorme écart de rémunération quand le diffuseur britannique a publié, en juillet 2017, les rémunérations de ses plus grosses stars, par tranches de 5 000 livres dans laquelle John McEnroe se situe dans la fourchette comprise entre 150 000 et 199 999 livres (entre 170 000 et 226 000 euros).
L’ancienne championne d’origine tchèque s’est vu signifier qu’elle touchait autant que les hommes effectuant un travail identique. « C’est choquant. C’est toujours le bon vieux réseau des garçons… La conclusion, c’est que les voix des hommes sont davantage valorisées que celles des femmes », a-t-elle poursuivi.

        Lire aussi :
         

                Martina Navratilova : « Le court a les mêmes dimensions pour les femmes »



Une loi sur l’égalité salariale entre hommes et femmes a été adoptée en 1970, et incorporée dans l’Equality Act de 2010.
Deux contrats différents, selon la BBC
Mise en cause, la BBC a répondu que le contrat de McEnroe était « entièrement différent » de celui de l’ancienne championne et qu’ils ne sont pas comparables.
Martina Navratilova a été mise à contribution à dix reprises durant Wimbledon 2017, où elle a commenté en direct trois rencontres. McEnroe a, de son côté, travaillé durant l’intégralité du tournoi (deux semaines), avec une charge de travail bien plus importante, selon le diffuseur.
Ce différend s’inscrit dans le cadre d’un problème plus large de différences salariales entre hommes et femmes à la BBC, un groupe financé par des fonds publics : 12 des 14 plus gros salaires du diffuseur sont des hommes.
Un audit commandé par la BBC a mis en lumière en son sein un écart salarial de 6,8 % entre hommes et femmes, mais « aucune preuve de discrimination en fonction du genre dans les décisions salariales ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ Les deux radios de service public lancent, à partir du 30 avril, un podcast de dix minutes destiné à lutter contre les fausses informations dans le domaine des sciences.
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Franceinfo et France Culture s’allient contre les « fake news »

Les deux radios de service public lancent, à partir du 30 avril, un podcast de dix minutes destiné à lutter contre les fausses informations dans le domaine des sciences.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 09h59
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

A l’heure de la lutte contre les « fake news », la certification de l’information devient la grande question. A la fois pour le gouvernement, les médias, mais aussi pour les annonceurs. Les initiatives pullulent, qu’elles viennent de l’exécutif et du Parlement, avec la perspective, d’ici mai, d’une loi destinée notamment à lutter contre la diffusion massive de fausses nouvelles en période électorale, ou des médias, à l’image du Décodex du Monde ou du système mis en place par Facebook, peu après la victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine. Le réseau social, désireux de répondre aux critiques visant son rôle dans la diffusion des fausses nouvelles, propose à ses utilisateurs de signaler des informations douteuses, qui sont ensuite vérifiées par les médias partenaires.

C’est dans ce contexte que Franceinfo et France Culture ont décidé de s’associer pour combattre méconnaissances et fausses informations dans le domaine scientifique. A partir du 30 avril, un podcast de dix minutes, en format vidéo, créé conjointement par les deux radios du service public, sera lancé.
Animé par Nicolas Martin, présentateur de l’émission « La Méthode scientifique », il se penchera chaque semaine sur un sujet d’actualité : deux pilotes ont été déjà été tournés, l’un sur la sécurité alimentaire, l’autre sur le changement climatique. « On ne peut pas reprocher aux gens d’exercer leur esprit critique, mais il faut travailler pour que le doute ne débouche pas sur la méconnaissance ou le complotisme », explique Sandrine Treiner, directrice de France Culture. Ce podcast trouvera son prolongement sur les deux antennes : un programme court d’une minute et trente secondes sur Franceinfo et un format long sur la grille d’été de France Culture.

« Certification de l’expertise »
Cette initiative est née de discussions entre les deux responsables de ces radios, Sandrine Treiner, pour France Culture, et Vincent Giret, pour Franceinfo....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ Chercheur en neurosciences et neuropsychologue, Sebastian Dieguez voyage dans les théories cognitives autour des petits arrangements avec la réalité.
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« Total Bullshit » : une tentative de doter d’un corpus théorique la notion de « post-vérité »

Chercheur en neurosciences et neuropsychologue, Sebastian Dieguez voyage dans les théories cognitives autour des petits arrangements avec la réalité.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 04h30
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 10h14
    |

            Samuel Laurent








                        



                                


                            

Livre. Elu « mot de l’année 2016 » par le dictionnaire d’Oxford, le concept de « post-vérité », à une époque où les faits comptent moins que les croyances, ou sa déclinaison plus floue encore, les fameuses « fake news », les « fausses nouvelles », sont devenues en quelques mois une nouvelle antienne du débat mondial. Pourtant, il n’existait jusqu’ici que peu de littérature sérieuse sur la question, spécialement en français.
Chercheur en neurosciences et neuropsychologue au Laboratoire des sciences cognitives et neurologiques de l’université de Fribourg (Suisse), spécialiste notamment des théories du complot, Sebastian Dieguez a voulu dépasser le caractère très contemporain de cette idée pour en trouver la racine.

Dans Au cœur de la post-vérité, publié à l’initiative du sociologue Gérald Bronner, spécialiste de la rumeur, il propose de revenir à un autre concept plus ancien : celui de « bullshit ». Littéralement « merde de taureau », que l’on traduira plutôt, bien qu’improprement, par « foutaise ». Un concept développé notamment par le philosophe américain Harry Frankfurt dans un célèbre ouvrage, On bullshit, publié pour la première fois en 1986 et traduit en français en 2006 sous le titre De l’art de dire des conneries, qui a connu un certain succès public.
« Des effets aussi nocifs que concrets »
La théorie de Frankfurt décrit le bullshit non comme un état intermédiaire entre vérité et mensonge, mais plutôt comme une indifférence à l’égard de la vérité. Tout à la fonction performative de son discours, le « bullshiteur » ne connaît pas nécessairement la vérité (ce qu’implique un mensonge), car elle lui est égale : l’important, ce sont les bénéfices qu’il attend de son discours, qu’ils soient politiques, médiatiques ou très concrets.
Si chacun s’imagine aisément telle ou telle figure de bullshiteur, il faut comprendre, explique M. Dieguez, que nous sommes...




                        

                        


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<filnamedate="20180321"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180321"><AAMMJJHH="2018032119">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ En choisissant le rappeur, le magazine entend montrer que « les hommes virils reprennent le devant de la scène », selon l’anthropologue Mélanie Gourarier.
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Article sélectionné dans La Matinale du 17/03/2018
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JoeyStarr en couverture de « Playboy » : un choix « en réaction à l’affaire Weinstein »

En choisissant le rappeur, le magazine entend montrer que « les hommes virils reprennent le devant de la scène », selon l’anthropologue Mélanie Gourarier.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
18.03.2018 à 07h03
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                            Charlotte Herzog








                        


Playboy affiche JoeyStarr sur sa couverture. Le magazine érotique « masculin qui parle aux femmes » a choisi le rappeur de NTM comme vitrine pour son numéro paru samedi 17 mars, pour « son charisme et sa force physique ».

#JoeyStarr premier homme à décrocher la #une de @Playboy France https://t.co/PN9TIjr9lU— JFGuyot (@Jean-François Guyot)


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Sidney Carron, la photographe qui le met en scène, a expliqué au Parisien qu’elle voyait en lui « l’homme qui fascine les filles ». « L’incarnation de ce qu’on appelle parfois le “mâle alpha”, celui qui crie le plus fort » ; elle voulait « capter son air animal, sa virilité. » Derrière la veste chic, les oreilles de lapin et les lunettes de créateur, JoeyStarr est aussi une personnalité connue pour ses accès d’agressivité et sa tendance à la provocation. L’homme a fait plusieurs séjours en prison, notamment pour violences conjugales. Il lui est aussi arrivé de qualifier une personnalité publique de « grosse tarlouze », tout en « s’en cognant » d’être accusé d’homophobie.

   


Pour Mélanie Gourarier, anthropologue, chercheuse au CNRS et auteure d’Alpha mâle (Seuil, 2017), le choix d’afficher Joey Starr « s’inscrit pleinement en réaction à tout ce qu’il se passe depuis l’affaire Weinstein ».
JoeyStarr en couverture de Playboy, qu’est-ce que cela dit du choix du magazine d’afficher ce type d’incarnation de la masculinité ?
Mélanie Gourarier : Il s’agit évidemment d’une intention forte de montrer que les hommes virils, dans une acception très traditionnelle du terme, n’ont non seulement pas disparu, mais reprennent le devant de la scène. C’est une volonté d’érection d’un modèle assez classique et traditionnel de la masculinité, qui est conçu comme un modèle un peu « hors du temps ». Cette virilité traditionnelle dont on est en train, aujourd’hui, de déplorer la perte. Cette couverture s’inscrit pleinement en réaction à tout ce qu’il se passe depuis l’affaire Weinstein. Il y a une volonté de la part de la rédaction de Playboy de dire que ce modèle-là est toujours le plus désirable, et que ce modèle le plus désirable, on le réaffirme alors même qu’il est aujourd’hui contesté.
Des photos du shooting ont déjà été publiées sur les réseaux sociaux, notamment par JoeyStarr lui-même. Des femmes se disent séduites par ce qu’elles appellent son côté « bad boy ». En quoi le « bad boy » reste-t-il désirable aujourd’hui ?
L’usage du concept de « bad boy » vient taire des pratiques de violence. Au lieu de dire « l’homme violent », « l’homme qui a tapé des hommes ou des femmes », on va dire « bad boy ». On invisibilise derrière ce terme des pratiques effectives de pouvoir et de violences faites aux femmes, et aux autres hommes. Continuer à dire que les femmes sont toujours attirées par ce genre d’hommes, c’est renverser le fonctionnement du rapport. Ce discours signifie en creux que, parce que les femmes sont attirées par ces hommes-là, il faut que les hommes continuent à incarner les « bad boys ». En l’érigeant comme modèle désirable, on réaffirme que ce sont les femmes qui désirent cela. D’une part, on les culpabilise et on les considère comme les fautives du maintien de ce modèle, et d’autre part, on s’empêche d’évoluer et de le transformer.
Qu’est-ce que le « mâle alpha » ?
Le mâle alpha n’existe pas. Ni en tant qu’homme, ni en tant que personnage disposant de qualités qui seraient définies une fois pour toutes. Le mâle alpha, c’est ce qu’on projette comme étant la masculinité idéale. C’est un concept vide que l’on remplit. C’est ce que fait Playboy en remplissant ce modèle du mâle alpha contemporain à venir, de qualités spécifiques, la force physique ou la brutalité, qu’il attribue à JoeyStarr. Il y a une forme naturalisée et essentialisée de ce qui relèverait de ces qualités, or on sait très bien que les qualités de la masculinité sont constamment mouvantes et, comme toute incarnation genrée, ces qualités sont amenées à se transformer dans le temps, en fonction des époques.
« Vu le climat après Weinstein, on n’avait pas envie d’afficher une “poster girl” classique », raconte au Parisien le corédacteur en chef de l’édition française de Playboy. Ainsi, c’est un homme qui prend la place d’une femme. Serait-ce une forme de retour en arrière ?
Ce n’est pas un retour en arrière. Je vois ça comme un acte de projection, qui s’intéresse à ce qui va advenir de la masculinité. Ils choisissent de ne pas mettre une « poster girl » car ils considèrent que c’est trop obsolète et que dans le contexte, c’est dangereux. En gros, ils essayent de faire une symétrie avec l’homme-objet. Bon, dans ce cas, un homme-objet qui a un sacré caractère. Mais il s’agit d’un magazine érotique destiné aux hommes, qui présente un homme qui est dans un modèle de masculinité extrêmement traditionnel, mais qui est érigé comme homme-objet. C’est peut-être ça, la transformation. Donc il y a chez eux comme une intention de souligner un paradoxe pour dire : comment cet homme-là, par cette virilité traditionnelle, peut-il se renouveler et participer à la modernité ?



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤ Deux mois après son lancement, le magazine a 8 000 abonnés et vend de 8 000 à 10 000 exemplaires en kiosque.
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« Ebdo », en grande difficulté, cherche des investisseurs

Deux mois après son lancement, le magazine a 8 000 abonnés et vend de 8 000 à 10 000 exemplaires en kiosque.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 14h12
 • Mis à jour le
17.03.2018 à 06h37
    |

            Alexandre Piquard








                        



   


« Nous sommes face à ce moment de crise où tout se résout ou s’encalmine », résume Laurent Beccaria, l’un des deux actionnaires d’Ebdo, dans Libération, jeudi 15 mars. Deux mois après son lancement, le magazine est déjà menacé de disparition, en raison de ventes décevantes et de fonds trop limités pour poursuivre l’activité et investir.
Après une réunion de crise avec la quarantaine de salariés du journal, le cofondateur et son associé, Patrick de Saint-Exupéry, disent chercher à constituer un nouveau tour de table d’investisseurs. « On se bat », résument-ils. Mais le temps est compté. « On n’a pas six mois, déclare M. Beccaria. Cela se compte en semaines. » Faute d’argent, le journal pourrait s’arrêter très rapidement.
Selon nos informations, les ventes en kiosque (exemplaires vendus au numéro, hors abonnements) ont baissé depuis le lancement : 53 000 pour le premier numéro, le 12 janvier, pour une diffusion de 200 000 exemplaires ; 28 000 le 19 janvier, 24 000 le 26 janvier, 21 000 le 2 février, 23 000 le 9 février pour le numéro sur la plainte pour viol déposée contre le ministre Nicolas Hulot, 13 000 le 16 février, 13 000 le 23 février. Et « entre 8 000 à 10 000 » pour les derniers numéros, selon les fondateurs cités par Libération.

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                Le nouveau journal « Ebdo » se dévoile



Ces chiffres sont loin des objectifs affichés au départ : 20 000 ventes au numéro et 70 000 abonnements. Ces derniers ne dépassent pas le nombre de 8 000. Les ventes en kiosque sont plus faibles que celles affichées par certains newsmagazines (25 000 en moyenne en 2017 pour L’Express, 29 000 pour L’Obs, qui a des actionnaires communs avec Le Monde) mais, surtout, ces hebdos ont beaucoup plus d’abonnés et disposent de recettes venant d’annonceurs, alors qu’Ebdo est un journal sans publicité. De son côté, le site indépendant Mediapart, après dix ans d’existence et de nombreux scoops, affiche 140 000 abonnés environ, ce qui donne une idée de la difficulté d’atteindre l’objectif fixé par Ebdo.
La levée de fonds n’a pas eu lieu
Quant aux capitaux, la levée de fonds de 2 millions d’euros annoncée pour février n’a pas eu lieu, ce qui a empêché de débloquer 4 millions d’euros de crédits bancaires, expliquent les dirigeants d’Ebdo. Le journal a été lancé avec les 500 000 euros récoltés lors d’un financement participatif (ou crowdfunding) et les quelques réserves de Rollin Publications, la société éditrice, qui publie également les revues trimestrielle et semestrielle XXI et 6 Mois. Avec une équipe de journalistes expérimentés souvent débauchés dans d’autres rédactions, le budget annuel était, lui, estimé à 13 millions d’euros.
Aujourd’hui, Ebdo est en crise. Plusieurs réunions internes ont eu lieu cette semaine. Mercredi, des participants des assises du journalisme de Tours ont remarqué que le journal avait annulé sa participation à un débat. Sollicités, les dirigeants n’ont pas souhaité s’exprimer dans Le Monde. Les journalistes sont peu enclins à commenter, certains lâchant toutefois des tweets sybillins, comme cette photo d’un mug avec une citation de Victor Hugo « Nous périssons faute d’émerveillement ».
Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné jusqu’ici ? MM. Beccaria et Saint-Exupéry pointent clairement du doigt le rôle joué par l’« affaire Hulot ». Cet article – relatant anonymement une plainte pour viol déposée en 2008 à propos de faits datés en 1997, donc classée sans suite – a suscité l’indignation de certains lecteurs. Pour une partie d’entre eux, ce style de scoop offensif ne correspondait pas à un journal qui promettait de prendre du recul par rapport à l’actualité et à son buzz.
Polémique autour de l’« affaire Hulot »
« Ebdo a connu un coup d’arrêt. Il y a eu une crise quand les journalistes ont découvert le sujet, car personne n’était au courant en amont. Une partie de la rédaction, proche de XXI et de 6 Mois, loin de ce journalisme d’enquête, a mal réagi », a expliqué M. Beccaria dans un entretien à Marianne, le 8 mars. Surtout, la polémique autour des accusations visant le ministre de la transition écologique et solidaire aurait fait fuir un investisseur important, selon les dirigeants cités par Libération.
Pourtant, d’autres, au sein de la rédaction, n’ont pas la même vision des choses. La baisse des ventes n’était-elle pas amorcée avant le numéro sur M. Hulot ? Surtout, certains sont surpris que les dirigeants n’aient pas fait la levée de fonds prévue au départ et ne disposent pas, comme ils l’avaient suggéré, de quoi faire tenir Ebdo pendant deux ans.
Aujourd’hui, MM. Beccaria et Saint-Exupéry seraient même prêts à quitter l’aventure, pour laisser la place à de nouveaux investisseurs. « Nous assumerons notre part de responsabilité. Nous ferons tout ce qui est bon pour la société », disent-ils à Libération, en laissant entendre que les actifs XXI et 6 Mois pourraient être laissés dans la structure pour favoriser l’arrivée d’investisseurs.

   


Le directeur de la publication, Thierry Mandon, ancienne figure du Parti socialiste, serait chargé de chercher des fonds qui pourraient permettre le lancement d’une nouvelle formule avec le soutien des membres de la rédaction motivés. Comment le journal serait-il remanié ? Serait-il plus proche de l’actualité ? Jusqu’ici, Ebdo s’en éloignait plutôt, sans pour autant jouer la carte du reportage et du très long format, marque de fabrique de XXI ou de 6 Mois. Les couvertures ont mis en avant la SNCF, le travail, le plaisir des femmes, le Brexit, la défense des services publics… Quant à l’« affaire Hulot », les dirigeants ont laissé entendre qu’ils pourraient à l’avenir publier de nouveaux éléments sur le ministre.
A Marianne, qui lui rappelait « les leçons de journalisme » dispensées dans le manifeste de XXI, M. Beccaria a rappelé que ce texte de 2013 « dit seulement qu’Internet a changé la donne et qu’il faut s’adapter, qu’on peut proposer un autre journalisme ». Tout en reconnaissant que « l’impasse de ce manifeste, c’était l’actualité : comment faire de l’actualité au jour le jour. A l’époque, je ne comprenais pas quand on me disait “c’est facile d’être trimestriel”. Je l’ai bien compris aujourd’hui ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ « Je suis soulagée de pouvoir vous annoncer que le protocole qui permet la poursuite de l’activité vient d’être homologué par le tribunal de commerce », a déclaré Françoise Nyssen, jeudi.
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La ministre de la culture annonce un accord pour sauver le distributeur de journaux Presstalis

« Je suis soulagée de pouvoir vous annoncer que le protocole qui permet la poursuite de l’activité vient d’être homologué par le tribunal de commerce », a déclaré Françoise Nyssen, jeudi.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 19h04
   





                        


Le naufrage de Presstalis n’aura pas lieu, du moins pas tout de suite. La ministre de la culture Françoise Nyssen a annoncé, jeudi 15 mars lors des Assises du journalisme, à Tours – tout un symbole –, qu’un protocole d’accord avait été approuvé la veille par le tribunal de commerce de Paris pour sauver le distributeur de journaux et magazines.
Une étape cruciale qui ouvre la voie à la survie du groupe, au bord du gouffre depuis la fin de l’année 2017. « Je suis soulagée de pouvoir vous annoncer que le protocole qui permet la poursuite de l’activité vient d’être homologué par le tribunal de commerce », a déclaré la ministre.

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          Presstalis au bord du gouffre



Mme Nyssen n’a donné aucun détail sur ce plan de sauvetage. Mais elle avait réaffirmé au début du mois de mars que son financement incomberait aux éditeurs de presse (actionnaires de Presstalis), tout en confirmant que l’Etat accorderait un prêt assorti de strictes conditions pour permettre la survie de l’entreprise. Ce prêt s’élèverait à 90 millions d’euros, soit la moitié du coût total du plan de redressement du groupe, a indiqué à l’Agence France-Presse une source proche du dossier, confirmant une information de la Correspondance de la presse.
Presstalis (ex-NMPP), qui avait déjà été sauvé de la faillite par les éditeurs de presse et l’Etat en 2012, est le premier distributeur de la presse au numéro en France. Sa dirigeante, Michèle Benbunan, a présenté en février le premier volet d’un plan de sauvegarde de l’emploi, qui pourrait entraîner au total la suppression de 200 à 300 postes, soit jusqu’au quart des effectifs (1 200 personnes au total en incluant les dépositaires). « C’est la dernière chance accordée à Presstalis », déclare au Figaro Mme Benbunan, ajoutant « notre objectif désormais est de nous restructurer le plus vite possible et de gérer l’argent accordé par les éditeurs en bon père de famille ».
Les éditeurs inquiets
Pour financer cette restructuration, qui devrait également inclure des cessions d’activité et permettre le redressement financier de l’entreprise, les journaux et magazines vont en effet devoir verser à Presstalis 2,25 % de leurs recettes durant cinq ans, entre autres mesures exceptionnelles récemment actées par la filière. Ces mesures ont suscité de vives protestations chez certains éditeurs de journaux et magazines indépendants, qui se disent mis à leur tour en difficulté par cette ponction. Les éditeurs de presse avaient déjà subi une retenue de 25 % en décembre et janvier sur leurs recettes pour renflouer Presstalis. Certains ont lancé des appels à leurs lecteurs pour financer leur participation au sauvetage.
Par ailleurs, Mme Nyssen a confirmé que le sauvetage du groupe allait nécessiter de revoir les règles de distribution de la presse, après avoir récemment suggéré de donner plus de souplesse aux marchands de journaux pour choisir les titres qu’ils vendent et réduire ainsi les invendus. Ce qui impliquera de réformer la loi Bichet, qui régule la distribution de la presse depuis l’après-guerre en France, comme le gouvernement s’y est déjà engagé. « La vente au numéro de la presse a chuté de 50 % en dix ans. Et le taux d’invendus est de 50 %. La filière doit être réorganisée pour retrouver de la croissance », a souligné la ministre, en assurant que cette réforme serait menée « dans le respect du pluralisme ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤ La désignation de Bertrand Delais, réalisateur de documentaires, comme prochain président de La Chaîne parlementaire est dénoncée par l’opposition.
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Article sélectionné dans La Matinale du 14/03/2018
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Polémique après la nomination d’un pro-Macron à la tête de LCP

La désignation de Bertrand Delais, réalisateur de documentaires, comme prochain président de La Chaîne parlementaire est dénoncée par l’opposition.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
15.03.2018 à 07h33
    |

            François Bougon








                        



                                


                            
La Chaîne parlementaire (LCP) n’en a pas fini avec les polémiques. La désignation, mercredi 14 mars, du réalisateur de documentaires Bertrand Delais comme président par le bureau de l’Assemblée nationale, par 13 voix contre 7, suscite des remous. L’opposition a aussitôt dénoncé un candidat imposé par l’Elysée et une volonté de contrôle des médias.
M. Delais, qui a tourné sur les coulisses de la campagne présidentielle « Macron, en marche vers l’Elysée » diffusé en mai sur France 2, s’est distingué par une série de billets louangeurs envers le chef de l’Etat sur le site du HuffPost. « Cinquante ans après 1968, un parfum d’ORTF », s’est inquiétée, dans un tweet, la députée La France Insoumise (LFI) de Seine-Saint-Denis Clémentine Autain. Membre du bureau de l’Assemblée nationale, elle a voté contre et elle a fait part d’un débat tendu.
Un autre parlementaire mélenchoniste, Alexis Corbière (LFI, Seine-Saint-Denis), administrateur de LCP qui avait participé à l’audition des candidats en février, s’inquiète d’une reprise en main de la chaîne par un « proche » d’Emmanuel Macron : « Je ne veux pas que LCP devienne la chaîne présidentielle, elle ne doit pas être la courroie de transmission de l’Elysée. » 
Olivier Faure, chef de file des députés Nouvelle Gauche à l’Assemblée nationale, l’un des quatre candidats à la direction du Parti socialiste, a jugé sur Twitter que « la nomination d’un hagiographe d’E. Macron à la tête de LCP en dit long sur ce pouvoir qui méthodiquement cherche à neutraliser tous les contre-pouvoirs : la presse, le parlement, les syndicats, les élus locaux. Ce n’est plus La République en marche, c’est une marche consulaire ». La présidente du Front national (FN) Marine Le Pen a souligné, pour sa part, dans un tweet, qu’il y avait « un vrai problème avec les médias et le traitement de l’information dans notre pays ».
Climat social dégradé
Des accusations balayées par l’heureux...




                        

                        


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Gaël Brustier quitte à son tour « Le Média »

Le chercheur en sciences politiques et ancien membre du Parti socialiste, quitte à son tour la webtélé proche de La France insoumise.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 17h15
   





                        


La série de départs du Média continue. Après Marc de Boni mardi, c’est au tour de Gaël Brustier d’annoncer, mercredi 14 mars, qu’il quitte le pure player proche de La France insoumise. Le chercheur en sciences politiques et ancien membre du Parti socialiste a publié un message sur son compte Twitter, dans lequel il évoque un management « discutable ».

Je me retire de @LeMediaTv. Les équipes #LeMédia sont formidables. Le management est discutable et le travail doit… https://t.co/GKZTjbfUg7— Gaelbrustier (@Gaël Brustier)


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Des réglements de compte en ligne
Sophia Chikirou, ancienne directrice de la communication de Jean-Luc Mélenchon et fondatrice du Média, a rapidement répondu à Gaël Brustier par un tweet acrimonieux. Elle l’accuse de « surfer sur la vague du moment », pour avoir reçu un message du chercheur dans lequel il évoque ses conditions de rémunération, un sujet jamais abordé auparavant affirme-t-elle. Son message est resté sans réponse.
Bastien Parisot, responsable des réseaux sociaux du Média, a lui, qualifié le départ de Gaël Brustier de « retournement de veste en mode Lucky Luce ». Il accompagne son message, publié sur Twitter également, d’une vidéo dans laquelle son ancien compère se dit « surpris » des polémiques en cours, ajoutant que « le fait d’aller parler à n’importe quel micro [lui] semble un peu suspect » et évoquant « des formes de déloyauté ».

1⃣Hier, @Regards_fr publiait une vidéo de @Gaelbrustier parlant de "manipulations dérisoires et grotesques" autour… https://t.co/KICFRG6IFO— BastienParisot (@Bastien Parisot)


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Les propos du chercheur font écho ceux d’Aude Rossigneux, licenciée par le pure player à la fin du mois de février. Elle dénonçait dans une lettre avoir été évincée avec une « brutalité qui n’est pas exactement conforme à l’idée que chacun se fait d’un “management” de gauche ». Après elle, d’autres départs avaient suivi, volontaires cette fois. Catherine Kirpach, Léa Ducré et Noël Mamère ont notamment décidé de partir, à cause du traitement du conflit en Syrie choisi par le nouveau média.

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