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édition abonné


Le pape François contraint de démettre son ministre de la communication

Mgr Dario Vigano avait présenté une version tronquée d’une lettre de l’ancien pape Benoît XVI, dans laquelle il semblait apporter son soutien public à son successeur.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 18h13
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 18h18
    |

            Cécile Chambraud








                        



                                


                            

On ne manipule pas impunément les mots d’un pape, fût-il émérite. Pour avoir enfreint cette évidence, Mgr Dario Vigano, le puissant « ministre » de la communication du Vatican, vient d’être démis de ses fonctions de préfet (chef) du nouveau secrétariat à la communication. Le pape François, qui en avait fait l’un des rouages importants de sa réforme de la curie, a accepté sa démission, non sans « une certaine difficulté », de son propre aveu. Le directeur de la salle de presse du Vatican, Greg Burke, a rendu publique cette décision mercredi 21 mars. Elle vise à dénouer le psychodrame qui tient en haleine depuis dix jours le petit monde des vaticanistes, qui l’ont affublé d’un titre aux relents de scandale : le « Lettergate ».
L’affaire a commencé le 12 mars. Ce jour-là, veille du cinquième anniversaire de l’élection du pape François, Mgr Vigano présente aux quelques journalistes présents à un point de presse une collection de onze volumes éditée par la Librairie éditrice vaticane. Onze théologiens y commentent la pensée du pape François, que certains secteurs conservateurs de l’Eglise, qu’il irrite, accusent de manquer d’épaisseur, par comparaison avec ses deux prédécesseurs immédiats, en particulier Benoît XVI.
Lors de cette séance, Mgr Vigano lit quelques phrases tirées d’une lettre que lui a adressée Benoit XVI, à qui il avait demandé une contribution, sur cette initiative éditoriale. Retiré dans un monastère du Vatican depuis sa démission retentissante le 11 février 2013, le pape émérite a écrit : « J’applaudis à cette initiative qui veut s’opposer et réagir contre le préjugé insensé selon lequel le pape François serait un homme purement pratique, privé d’une formation théologique ou philosophique, tandis que je serais moi-même un théoricien de la théologie qui n’aurait pas compris grand-chose de la vie concrète d’un chrétien d’aujourd’hui. Ces petits volumes montrent, à juste titre, que le pape...




                        

                        


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Une étude scientifique conteste le lien entre violence et jeux vidéo

Une équipe de psychologues « n’a trouvé aucune différence de niveau d’agressivité » chez des joueurs exposés durant deux mois à un jeu vidéo violent.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 17h47
   





                        



   


C’est une conclusion qui tombe à pic. Une étude scientifique publiée dans Molecular Psychiatry le 14 mars, soit une semaine après la convocation des représentants de l’industrie du jeu vidéo par Donald Trump, conteste l’influence des productions violentes sur le niveau d’agressivité des joueurs.
Menée sous la supervision de Simone Kühn, professeure associée en psychologie au sein de la société Max-Planck pour le développement des sciences en Allemagne (Max-Planck-Gesellschaft zur Förderung der Wissenschaften), l’expérience a réuni 77 cobayes pendant deux mois. Ceux-ci ont été divisés en trois groupes, l’un exposé quotidiennement à un jeu vidéo violent (la superproduction Grand Theft Auto V, déconseillée aux moins de 18 ans) ; le second à un jeu vidéo pacifique (la simulation de vie Les Sims 3) ; tandis que le troisième ne jouait à aucun jeu.
Les auteurs de l’étude ont évalué le niveau d’agressivité et d’empathie des participants, leurs compétences interpersonnelles, leur impulsivité, leur anxiété, leur humeur, et leur contrôle de soi à travers des questionnaires et une évaluation comportementale informatisée, détaille la revue dans un communiqué explicatif. « Les chercheurs n’ont trouvé aucun changement significatif dans aucune des variables observées, et particulièrement pas dans l’évolution du niveau d’agressivité d’aucun des trois groupes, » conclue-t-il. Sur le total de 208 tests statistiques réalisés au cours de l’expérience, seuls trois pics de comportement violent ont été observés, et ne s’expliquent pas par les jeux pratiqués, précise l’étude.
Pour Simone Kühn, cette expérience, la première à tenter de mesurer les effets du jeu vidéo sur une longue période, réfute les accusations encore récemment portées contre le jeu vidéo :
« L’American Psychological Association a récemment résumé les précédentes découvertes sur les jeux vidéo violents en indiquant qu’ils présentaient un risque en termes de rapport à autrui, notamment d’agressivité accrue et de diminution de l’empathie. [Cette étude] contredit clairement cette conclusion. » 
L’étude remarque que dans une expérience datant de 2001, une hausse d’agressivité a pu être observée chez certains sujets après la pratique de jeux vidéo violents, mais précise que celle-ci est temporaire et s’estompe en moins de quinze minutes. Elle rappelle par ailleurs qu’aucune méthode de mesure de l’agressivité ne fait référence en psychologie.
Les effets supposés des jeux vidéo sur les joueurs font l’objet de débats récurrents depuis la fin des années 1990 dans les médias, la sphère politique et le monde universitaire. Leur influence sur les tueurs de masse n’a jamais été prouvée.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/21/19-3">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Les syndicats dénoncent une perte d’effectifs des contrôleurs du travail, niée par la ministre. Dans les faits, cela est dû à une transformation des métiers de l’organe de contrôle.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Réductions d’effectifs à l’inspection du travail : ce que disent les chiffres

Les syndicats dénoncent une perte d’effectifs des contrôleurs du travail, niée par la ministre. Dans les faits, cela est dû à une transformation des métiers de l’organe de contrôle.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 17h13
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 17h21
    |

                            Jean-Gabriel Fernandez








                        


« Les effectifs de l’inspection du travail n’ont pas baissé ces dernières années », a affirmé, mardi 20 mars, la ministre du travail, Muriel Pénicaud, au micro d’Europe 1. Face à elle, le journaliste Patrick Cohen questionnait ses propos, se référant aux déclarations des syndicats de la profession.
En 2017, le syndicat SUD-Travail affaires sociales dénonçait une perte de « près de 20 % des effectifs » et de 23 % des contrôleurs du travail, et la CGT-Travail emploi formation professionnelle (TEFP) affirmait que les contrôleurs du travail avaient « perdu 20 % de leurs effectifs au cours des dix dernières années ». La ministre du travail est pourtant restée sur ses positions : « Les effectifs se maintiennent autour de 2 200 inspecteurs en contrôle. J’ai les chiffres, je vous les montrerai », a-t-elle rétorqué.
Qu’en est-il exactement ?
Moins de contrôleurs, plus d’inspecteurs
Les chiffres en question, disponibles dans les rapports de l’inspection du travail, montrent que les syndicats et la ministre ont tous deux partiellement raison. Le nombre de contrôleurs du travail a effectivement décru de façon importante, passant de 1 482 en 2010 à 992 fin 2015. Mais le nombre d’inspecteurs du travail a connu une hausse comparable sur la même période : il y avait 775 inspecteurs en 2010 et 1 196 fin 2015.


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Effectifs des inspecteurs et contrôleurs du travail


Source : Ministère du travail



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La nuance se trouve dans la distinction entre contrôleurs et inspecteurs du travail. Les inspecteurs ont techniquement une place plus élevée dans la hiérarchie, reçoivent un salaire supérieur et peuvent avoir des responsabilités d’encadrement. Contrôleurs et inspecteurs disposent des mêmes pouvoirs d’entrée sur les lieux de travail, d’obtention des documents et de constatation des infractions, et travaillent habituellement dans des groupes composés d’un inspecteur et deux contrôleurs.
Le nombre d’« agents de contrôle » du travail, qui rassemble à la fois les inspecteurs et les contrôleurs, a atteint 2 190, le 31 décembre 2009, après une réforme de l’inspection du travail, et se maintient depuis. Le 31 décembre 2015, ils étaient 2 188 agents affectés au contrôle des entreprises.


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Effectifs des agents de contrôle (inspecteurs et contrôleurs)


Source : Ministère du Travail



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Vers la disparition des contrôleurs du travail
L’inspection du travail a entamé un changement en profondeur en 2006, avec le Plan de modernisation et de développement de l’inspection du travail, qui a créé 700 postes d’agents de contrôle. Ce plan a été suivi d’une réforme en 2013, qui prévoit de supprimer complètement le poste de contrôleur du travail.
« La réforme n’aura pas pour effet de diminuer les effectifs affectés au système d’inspection du travail et chacun aura sa place dans la nouvelle organisation, lit-on dans le texte mis au point sous Michel Sapin, alors ministre du travail. Elle se traduira par un important mouvement de promotion et de qualification puisque, dans une dizaine d’années, les agents de contrôle ne seront plus que des inspecteurs du travail, avec la mise en extinction du corps des contrôleurs. »
Le rapide déclin du nombre de contrôleurs, dénoncé par les syndicats, est donc dû à un basculement de ceux-ci vers le poste d’inspecteur, plutôt qu’à des licenciements. La transformation du métier de contrôleur du travail en celui d’inspecteur du travail est, de fait, une promotion. Le poste, normalement accessible aux contrôleurs du travail après un concours nécessitant au moins cinq ans de services, conserve les avantages qui lui sont propres. Un contrôleur du travail gagne entre 1 471 et 2 502 euros brut par mois, alors qu’un inspecteur gagne entre 1 902 et 3 289 euros brut.
Moins de procédures engagées
Une certaine inquiétude règne, cependant, au sein de la profession, car les inspecteurs peuvent être amenés à accomplir des tâches différentes de celles des contrôleurs. De plus, la réforme de 2013 prévoit de remplacer les 790 sections d’inspection du travail (composées d’un inspecteur et deux contrôleurs) par 230 unités de contrôle composées de huit à douze agents. L’objectif avoué de la réforme est d’avoir « une approche collective des situations » plutôt qu’un grand nombre de petites équipes proches du terrain. Ces changements récents au sein de l’inspection du travail ont généré des contestations parmi les salariés, craignant une diminution de leur efficacité. Malgré le gain de 700 agents de contrôle, le nombre d’interventions par agent est passé de 161 en 2007 à 92 en 2015. Le nombre total de procédures engagées a également largement diminué depuis le début de la réforme.


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Nombre de procédures pénales engagées depuis la réforme de 2006


Source : Ministère du Travail



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La CGT-TEFP dénonce également les risques que cette restructuration représente pour les contrôleurs qui ne peuvent ou ne veulent pas passer le concours pour accéder à la fonction d’inspecteur, estimés à plus de 800 par le syndicat, en juillet 2017. Dans une lettre adressée à la ministre, le 8 mars, la CGT-TEFP demande le passage automatique de tous les contrôleurs en inspecteurs, proposition qui ferait l’unanimité au sein des syndicats, afin de ne laisser personne sur le bas-côté.



                            


                        

                        


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<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

La SNCF et les Français, du symbole national au désamour

Symbole national dans les années 1950, prouesses de vitesse dans les années 1980, dégradation des lignes régionales… comment l’opinion publique sur le rail a évolué.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 17h11
   





                        



   


C’était dans les années 1950, avant que les termes de « prise d’otages » ne soient employés abusivement à chaque grève, dans les médias et les micros-trottoirs. La Société nationale des chemins de fer (SNCF) a alors une image bien différente de celle qu’elle véhicule aujourd’hui : pour beaucoup, elle est synonyme de vacances et de paysages.
A l’heure où la SNCF est au cœur d’un projet de réforme contre lequel quatre organisations syndicales ont appelé à une « mobilisation nationale », jeudi 22 mars, certains lecteurs du Monde ayant répondu à notre appel à témoignages associent encore l’entreprise aux trajets des congés. « Pour se dégourdir les jambes, on sort dans le couloir. Par les vitres ouvertes, on guette le moment où on apercevra la mer. Le train longe la côte », témoigne Corinne, se remémorant son premier Paris-Nice seule, en juillet 1971. « Après plus de dix heures de voyage et mille kilomètres parcourus, il est à l’heure à la minute près », se souvient cette retraitée.

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                SNCF : le gouvernement lance sa réforme par ordonnances



Dans les années 1950, l’obtention de la troisième semaine de congés payés pousse de nombreux Français sur la route des vacances. A l’époque, la voiture n’était pas encore très répandue, et le train était le moyen de transport privilégié, explique l’historien Christian Chevandier, professeur à l’université du Havre. « Il y a eu un imaginaire du train très fort à la même époque, c’était une technologie prestigieuse et assez complexe, explique-t-il. Dans les années qui ont suivi la deuxième guerre mondiale, les Français ont beaucoup besoin de se déplacer et il n’y a pas tant d’automobiles. »
Un état de grâce pour le train, donc, qui va changer à partir des années 1960. A cette époque, la voiture connaît un essor impressionnant : au 1er janvier 1970, le parc automobile français atteint 13 millions de véhicules immatriculés, contre un peu plus de 2 millions au 1er janvier 1950.
Le TGV, « vitrine de la France »
Par la suite, dans les années 1980, le TGV fut un symbole national. Motif de fierté, la première ligne à grande vitesse, reliant Paris à Lyon, a été livrée en deux temps, en 1981 puis en 1983. « Auparavant on parlait du Shinkansen, le train à grande vitesse japonais. Le TGV est devenu une vitrine de la France », rappelle Christian Chevandier. Et les distances semblent alors se rétrécir pour des usagers habitués aux longues traversées de la France. « J’ai pris les trains vers l’est il y a longtemps. Pour faire Paris-Strasbourg, on mettait de quatre heures à la nuit complète, les gens dormaient dans le couloir ou sur leurs bagages. Cette époque est révolue. Maintenant il suffit de moins de deux heures, c’est prodigieux ! », se réjouit Luc Grasset, militaire pour qui le train a été « un symbole de liberté ».
Cet attachement au train se traduit aussi en situation de crise. En 1995, les grèves historiques qui perturbent le pays pendant plusieurs mois pour protester contre le plan Juppé sur les retraites et la Sécurité sociale se rendent avant tout visibles pour le grand public à travers le blocage des transports publics. Malgré les perturbations, l’opinion publique a affiché son soutien aux grévistes au fil des sondages. Aujourd’hui, le vent a tourné. Désormais, selon un sondage Opinion Way paru au début de mars, 58 % des sondés estiment que la grève prévue le 22 mars contre la réforme de la SNCF n’est « pas justifiée ».
L’image du cheminot, aussi, a évolué. « Le cheminot à la Jean Gabin était quelqu’un de prestigieux dans les années 1950, puis dans les années 1980, il était devenu le héros des luttes sociales », explique Christian Chevandier. Aujourd’hui, « il n’est plus un héros de la modernité », concède Christophe Bouneau. L’historien relève l’influence de « discours ultralibéraux » qui « reprennent l’image négative » de la SNCF et du cheminot, et « une opinion publique qui a fait le deuil du modèle français des retraites et des régimes spéciaux ».

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                Qui ils sont, statut, rémunération…, trois questions sur les cheminots



De la route des vacances au transport du quotidien
Qu’est-ce qui a changé ? D’abord, le train n’est plus un synonyme de vacances et de loisirs. Il est principalement un moyen de transport du quotidien : le TGV ne représente qu’une minorité du trafic, comparé aux trains régionaux. Sur ces lignes, les usagers ont le sentiment que les pannes et les retards se multiplient d’année en année.
Avis partagé par Bruno Gazeau, président de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut). « Il y a eu une détérioration lente et régulière de la qualité de service pour les TER et les Intercités depuis une dizaine d’années », assure-t-il. Le réseau est vieillissant : l’âge moyen du réseau ferré français est de 31 ans. « On a augmenté les investissements depuis quelques années mais on paye quinze ans d’abandon », ajoute Bruno Gazeau.
En 2011, 76 % des Français interrogés par l’Institut français d’opinion publique (IFOP) estimaient que « les horaires d’arrivée et de départ des trains [étaient] moins bien respectés ». Par ailleurs, 80 % d’entre eux avaient le sentiment qu’au cours « des derniers mois » la qualité des « services offerts par la SNCF s’était plutôt détériorée ». « Quand j’allais à mon école d’ingénieur, à Cormeilles-en-Parisis, je n’étais jamais en retard », se souvient Alain, cadre dans l’astronomie. Dans les années 2000, le RER quotidien est, selon lui, devenu un calvaire. « Je ne pensais pas que les pannes de caténaire pouvaient être aussi récurrentes », ironise Yacine Khellaf, qui a pris quotidiennement le RER A pendant trois ans.

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                « Réserver le ferroviaire aux seules grandes villes ne ferait que créer de nouveaux territoires abandonnés de la République »



« L’ère de la vitesse touche à sa fin »
Les problèmes matériels vont aussi de pair avec une réduction des effectifs. Un rapport du Bureau d’enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT), publié en janvier 2016, dénonçait un manque flagrant de personnel qualifié, après avoir analysé plusieurs incidents ces dernières années. « Avant, des mécaniciens passaient la journée en astreinte assis dans un fauteuil en attendant de réparer une caténaire, etc. La réduction des effectifs a enlevé une couche de redondance opérationnelle qui était délibérée », analyse l’historien et sociologue des cheminots Georges Ribeill. Ainsi, « le moindre grain de sable, c’est vingt minutes de retard pour le train ». 
La SNCF serait à un tournant de son histoire, estime Christophe Bouneau, professeur d’histoire économique à l’université Bordeaux-Montaigne : « L’ère du TGV et de la vitesse touche à sa fin. On peut considérer que la mise en service de la ligne grande vitesse Tours-Bordeaux sera la dernière avant très longtemps. » En effet, une nouvelle ligne à grande vitesse représenterait un investissement trop important pour la SNCF, qui, malgré de bons résultats annuels, est très lourdement endettée.
Les usagers aussi ont changé : « Les cars Macron, le covoiturage, le télétravail… ont changé la mobilité des Français. Une partie de la clientèle captive de la SNCF a été perdue. » Face à cette concurrence, mais aussi au mécontentement des usagers devant la hausse des tarifs du TGV, la SNCF tente de se rendre plus attractive, en proposant par exemple des billets à petits prix avec son offre Ouigo. L’heure est aux paris, tant économiquement pour la SNCF que politiquement pour les syndicats, qui vont commencer une grève sans soutien assuré de l’opinion publique.

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                Derrière les performances du TGV, un modèle à bout de souffle






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Les Décodeurs vous proposent de compter le nombre de participants à une manifestation, et de comparer votre résultat à ceux des autres lecteurs.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Compter les manifestants ? Essayez par vous-même (mais c’est difficile)

Les Décodeurs vous proposent de compter le nombre de participants à une manifestation, et de comparer votre résultat à ceux des autres lecteurs.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 16h17
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 17h23
    |

                            Les Décodeurs








                        


Les écarts de comptage entre les manifestants et la police sont — depuis longtemps — un grand classique des manifestations françaises. Lors de la manifestation du 16 novembre 2017 « contre la politique libérale d’Emmanuel Macron », la CGT a annoncé 40 000 participants, quand la police en dénombrait 8 000.
C’est pour remédier à cette situation qu’une vingtaine de médias, dont Le Monde, lancent le 22 mars, à l’occasion d’une nouvelle journée de mobilisation sociale, leur propre comptage indépendant, en partenariat avec le cabinet d’études Occurrence.

        Lire :
         

          Des médias s’associent pour compter les participants aux manifestations



Si un tel dispositif, combinant capteurs numériques et « microcomptages » à l’œil humain, s’avère nécessaire, c’est que compter le nombre de personnes dans une manifestation est bien plus difficile qu’il n’y paraît.
Pour vous faire une idée, nous vous proposons de faire votre propre comptage, sur la base d’une vidéo d’une minute, et de le comparer avec celui des autres lecteurs du Monde.



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    box-shadow: none!important;
    border: 1px solid #ccd0d3!important;
    background: #fff!important;
    color: #222
}

#comptage_player {
    width: 100%;
    max-height:calc(100vh - 160px);
    clear:both;
    outline: 1px solid black;
}
#comptage_player iframe {
    max-height:calc(100vh - 160px);
}
#comptage_credit{
  background:#000;
  float:right;
  padding:4px 8px;
  color:white;
  font-size:.9rem;
}
#comptage_raccourcis {
    border: 1px solid #eef1f5;
    border-top:0;
    padding: 8px 16px 0 16px;
    width: 100%;
    color: #898686;
    margin: 0;
    font-size: 1.1rem;
    height:60px;
    float:left;
}
#comptage_raccourcis p {
    margin:0;
}
#comptage_raccourcis p.comptage_raccourcis_texte {
    display: flex;
    align-items: center;
    justify-content: center;
    flex-wrap: nowrap;
    -webkit-display: flex;
    -webkit-align-items: center;
    -webkit-justify-content: center;
    -webkit-flex-wrap: nowrap;
    -ms-display: flex;
    -ms-align-items: center;
    -ms-justify-content: center;
    -ms-flex-wrap: nowrap;
    -moz-display: flex;
    -moz-align-items: center;
    -moz-justify-content: center;
    -moz-flex-wrap: nowrap;
}
#comptage_raccourcis p.smalltext{
  font-size:.9rem;
  text-align: center;
}
#comptage_raccourcis span {
    border: 1px solid #000;
    padding: 5px;
    color: #000;
    height: 2rem;
    min-width: 2rem;
    display: flex;
    align-items: center;
    -webkit-display: flex;
    -webkit-align-items: center;
    -ms-display: flex;
    -ms-align-items: center;
    -moz-display: flex;
    -moz-align-items: center;
    margin: 0 5px;
}

#comptage-manif_legende p {
    margin: 8px 0;
}

#comptage-manif_legende .imageintegree {
    height: 1.5rem;
}



#comptage_label {
    text-align: center;
        max-width: 15rem;
            font-size: 1.3rem;
}

#comptage_controls {
    display: flex;
    flex-wrap: nowrap;
    justify-content: center;
    align-items: center;
    -webkit-display: flex;
    -webkit-align-items: center;
    -webkit-justify-content: center;
    -webkit-flex-wrap: nowrap;
    -ms-display: flex;
    -ms-align-items: center;
    -ms-justify-content: center;
    -ms-flex-wrap: nowrap;
    -moz-display: flex;
    -moz-align-items: center;
    -moz-justify-content: center;
    -moz-flex-wrap: nowrap;
    margin-top: 30px;
    height:8.5rem;
    float:left;
    width:100%;
}

#comptage_controls input {
    font-size: 2.2rem;
    height: 6rem;
    width: 12rem;
    border: 1px solid #eee;
    text-align: center;
    padding: 10px;
    margin-top:1rem;
}

.incremente {
    padding: 0 16px;
    display: flex;
    flex-wrap: nowrap;
    justify-content: center;
    align-items: center;
    -webkit-display: flex;
    -webkit-align-items: center;
    -webkit-justify-content: center;
    -webkit-flex-wrap: nowrap;
    -ms-display: flex;
    -ms-align-items: center;
    -ms-justify-content: center;
    -ms-flex-wrap: nowrap;
    -moz-display: flex;
    -moz-align-items: center;
    -moz-justify-content: center;
    -moz-flex-wrap: nowrap;
    margin-left: 8px;
    padding: 10px;
    border-radius: 4px;
    color: #fff;
    cursor: pointer;
    height: 6rem;
    width: 6rem;
    cursor: pointer;
    opacity: .8;
    margin-top:2.5rem;
}

.incremente span {
    font-size: 4rem;
}



.incremente:hover {
    opacity: 1;
}

#incremente1 {
    background: #0386c3;
}

#incremente5 {
    background: #285a82;
}
#comptage_submit_label{
        height: 2rem;
        text-align: center;
        display: flex;
        align-items: center;
        justify-content: center;
        -webkit-display: flex;
        -webkit-align-items: center;
        -webkit-justify-content: center;
        -ms-display: flex;
        -ms-align-items: center;
        -ms-justify-content: center;
        -moz-display: flex;
        -moz-align-items: center;
        -moz-justify-content: center;
}
#comptage_submit {
    background: #58a855;
    text-align: center;
    width: 9rem;
    margin-top:.5rem;
}
.incremente.disabled{
  opacity:.2;
  cursor: not-allowed;
}

#comptage_submit span {
    font-size: 1.7rem;
}

#comptage_submit svg {
    height: 2rem;
    margin: 4px 0;
}

#comptage_resultat{
  padding:0 3%;
  width:94%;
  border-top: 1px solid #eef1f5;
  padding-top:10px;
  margin-top: 30px;
  float:left;
  clear:both;
}
#graphe_15215417880{
  height:200px;
}

#comptage_warning{
  color:#ff3232;
  float:left;
  clear: both;
  width:100%;
  margin-top:10px;
  text-align: center;
}
.clearfix{
  display: block;
}
.clearfix:after {
      clear: both;
      content: ' ';
      display: block;
      font-size: 0;
      line-height: 0;
      visibility: hidden;
      width: 0;
      height: 0;
}
/* le tooltip fixé en bas sur mobile */

@media screen and (max-width: 500px) {
    .tooltipdecodeurs.mobiledec {
        position: fixed;
        bottom: 0!important;
        left: 0!important;
        top: auto!important;
        right: auto!important;
        min-width: 100%!important;
        border-radius: 0;
        padding: 1.5rem;
        z-index: 9999;
        -webkit-box-shadow: none!important;
        box-shadow: none!important;
        border-top: 1px solid #e8eaee!important;
        border-left: 0!important;
        border-right: 0!important;
        border-bottom: 0!important;
        background: #fcfcfd!important;
        color: #383f4e;
    }
    .tooltipdecodeurs.mobiledec:after {
        content: '×';
        position: absolute;
        top: .5rem;
        right: .5rem;
        color: #ccd0d3;
        font-size: 3rem;
    }
    #comptage_raccourcis{
      display: none;
    }
}
@media handheld {
  #comptage_raccourcis{
      display: none;
  }
}







      Images BFMTV





Raccourcis clavier : 1 +1 au compteur 5 +5 au compteur
(s'ils ne fonctionnent pas, cliquez d'abord une fois ici puis réessayez)



            Votre décompte :


      

+1
1 -->


+5
5 -->


A la fin :


                
                  

                Valider





    












var comptageDecodeurs = 470;
var bornes = [20,1000]; /* Min et Max */




require(["jquery", "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip", 'highcharts/4.1.9','highcharts-standalone' ], function($, jqueryUICore, tooltip, YT) {
  

/* On ajuste la hauteur de la vidéo */
 $("#comptage_player iframe, #comptage_player").css("height",$("#comptage_player").width());







    function incremente(n) {
        $("#comptage_number").val(eval(parseFloat($("#comptage_number").val()) + n))
    }
    $("#incremente1").on("click", function() {
        if(!$(this).hasClass("disabled")) incremente(1);
    })
    $("#incremente5:not(.disabled)").on("click", function() {
        if(!$(this).hasClass("disabled")) incremente(5);
    })
    function raccourciClavier(e) {
        n = parseFloat(e.which);
        console.warn(n)
 -1) {
            incremente(1);
 -1) {
            incremente(5);
 -1) {
            if (playerComptage.getPlayerState() == 1) {
                playerComptage.pauseVideo()
            } else {
                playerComptage.playVideo()
            }
        }

    }
    document.onkeypress = raccourciClavier;







/* HIGHCHARTS */

function genererGraphe(dataGraphe){


  /*var dataGraphe = {count: 156, estimation: 12455, moyenne: 3292, nb_counts: 8};*/

  var maxVal = Math.max(dataGraphe.count,dataGraphe.moyenne,comptageDecodeurs)


     Highcharts.setOptions({
        lang: {
            decimalPoint: ',',
            thousandsSep: ' ',
            months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
            shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
            weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
            noData: 'Pas de données à afficher', 
            numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
        }
     });

        var chart = new Highcharts.Chart({
        chart:{
            renderTo:"graphe_15215417880",
            backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
            borderRadius: 0,
            alignTicks:false,
            type: "bar"
        },
        credits:{
            enabled:false},
        title: {
            text: ""
        },
        subtitle: {
            text: ""
        },
        plotOptions: {
            series: {
                dataLabels: {
                    inside: false,
                    allowOverlap: true,
                    useHTML:true,
"+Highcharts.numberFormat(this.y,0,","," ")+" "+(this.x=="Vous avez compté" ? "manifestants" : "")},
                    style: {
                        textShadow: 'none',
                        color: '#333',
                        fontWeight:"normal",
                        fontFamily:"arial"
                    }
                },
                connectNulls:true,
                states:{
                    hover:{
                        lineWidthPlus : 0
                    }
                }
            }
        },
        yAxis:[{
            allowDecimals:false,
            type:"linear",
            title: {
                text:""
            },
            gridLineWidth:0,
            labels: {
                enabled: false
            },
            min: null,
            max: maxVal*1.4,
            startOnTick: true,
            endOnTick:true
        }],
        xAxis: {
            type: "linear",
Monde en ont compté en moyenne"],
            title: {
                text: ""
            },            
            tickWidth:0,
            labels: {
                useHTML: false,
                step: "",
                format: "{value}",
                style:{
                  fontFamily:"arial"
                }
            }
        },
        legend:{
            enabled:false
        },

        series:[
      {
        "name": "nombre",
        "color": "#0386c3",
        "data": [dataGraphe.count,comptageDecodeurs,dataGraphe.moyenne],
        "type": "",
        "lineWidth": 2,
        "yAxis": 0,
        "stack": "null",
        "visible": true,
        "dataLabels": {
          "enabled": 1
        }
      }
    ],
    tooltip: {
        enabled: false
    }
    });
}




/* COOKIE */


    function httpGet(theUrl) {
        var xmlHttp = new XMLHttpRequest();
        xmlHttp.open("GET", theUrl, false); // false for synchronous request
        xmlHttp.send(null);
        return xmlHttp.responseText;
    }

    function setCookie(name, value, days) {
        var expires = "";
        if (days) {
            var date = new Date();
            date.setTime(date.getTime() + (days * 24 * 60 * 60 * 1000));
            expires = "; expires=" + date.toUTCString();
        }
        document.cookie = name + "=" + (value || "") + expires + "; path=/";
    }

    function getCookie(name) {
        var nameEQ = name + "=";
        var ca = document.cookie.split(';');
        for (var i = 0; i             var c = ca[i];
            while (c.charAt(0) == ' ') c = c.substring(1, c.length);
            if (c.indexOf(nameEQ) == 0) return c.substring(nameEQ.length, c.length);
        }
        return null;
    }

    function guid() {
        function s4() {
            return Math.floor((1 + Math.random()) * 0x10000)
                .toString(16)
                .substring(1);
        }
        return s4() + s4() + '-' + s4() + '-' + s4() + '-' + s4() + '-' + s4() + s4() + s4();
    }

    function isInt(value) {
        return !isNaN(value) &&
            parseInt(Number(value)) == value &&
            !isNaN(parseInt(value, 10));
    }
   
    var submit = document.getElementById('comptage_submit');
    
    /* A CHANGER AVANT PUBLI */
    var url = "//www.lemonde.fr/wsgae-decodeurs/comptage-manif?"
    submit.addEventListener('click', function() {
        var count = document.getElementById('comptage_number');
        if($(submit).hasClass("disabled")){

        }
= bornes[0]) {
            $("#comptage_warning").hide();            
            $("#comptage_resultat").show();
            $(".incremente").addClass("disabled");
            var cookie = getCookie('decodeurs_comptage_manifestants');
            if(cookie == null){
                cookie = localStorage.getItem('decodeurs_comptage_manifestants');
            }
            var uuid;
            if(cookie){
                uuid = cookie;
            }
            else{
                /*console.log('configure cookie')*/
                uuid = guid();
                setCookie('decodeurs_comptage_manifestants', uuid, 365);
                localStorage.setItem('decodeurs_comptage_manifestants', uuid);
            }
            var data;
            promise = new Promise(function(resolve, reject) {
                data = httpGet(url + 'count=' + count.value + '&token=' + uuid);
                resolve(data)
            });
            promise.then(function() {
', JSON.parse(data));
                genererGraphe(JSON.parse(data))
            })

        }
        else{

          $("#comptage_warning").html("Impossible d'enregistrer, votre décompte est trop "+(count.value           $("#comptage_resultat").hide();

        }



    })
































});





                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/21/19-6">
<filnamedate="20180321"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180321"><AAMMJJHH="2018032119">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ L’ancien président de la République est en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur des soupçons de financement par la Libye de sa campagne présidentielle de 2007.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Les dix affaires dans lesquelles Nicolas Sarkozy est cité ou mis en cause

L’ancien président de la République est en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur des soupçons de financement par la Libye de sa campagne présidentielle de 2007.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 14h39
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 15h31
   





                        



   


La garde à vue de Nicolas Sarkozy, interrogé sur un possible financement de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007 par la Libye de Mouammar Kadhafi, a repris mercredi 21 mars au matin. L’ancien président de la République avait déjà été entendu mardi jusqu’à minuit.
Cette affaire n’est pas la seule dans laquelle l’ancien chef d’Etat est cité ou mis en cause. Dix enquêtes le concernent, dont certaines ont débouché sur des non-lieux, sept étant toujours en cours.
Affaire du financement libyen de la campagne de 2007
Niveau d’implication : placé en garde à vue
Nicolas Sarkozy est soupçonné d’avoir financé sa campagne présidentielle de 2007 grâce à des fonds venus de l’ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi. Son nom est cité par plusieurs témoins. Le site d’information Mediapart a révélé l’existence d’un carnet qui consignerait précisément trois de ces versements. Ce carnet aurait été tenu par l’ancien ministre du pétrole libyen Choukri Ghanem, retrouvé noyé à Vienne en avril 2012.
L’ancien chef de l’Etat a été placé en garde à vue et entendu par la police judiciaire financière, mardi 20 mars.
Affaire des comptes de la campagne de 2012
Niveau d’implication : mis en examen
Le parquet de Paris a requis, le 5 septembre 2016, le renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy pour financement illégal de campagne électorale. Mis en examen, il est soupçonné d’avoir dépassé le plafond légal de dépenses lors de la campagne présidentielle de 2012.
La justice tente aussi de savoir si l’UMP et l’agence de communication Bygmalion ont établi de fausses factures au cours de la campagne présidentielle de 2012, pour masquer un dépassement de 18,5 millions d’euros du seuil maximal (fixé à 22,5 millions d’euros).
Affaire des écoutes, dite aussi « Azibert »
Niveau d’implication : mis en examen
Placé en garde à vue, le 1er juillet 2014 — ainsi que son avocat, Me Thierry Herzog —, Nicolas Sarkozy a été mis en examen pour « corruption active », « trafic d’influences actif » et « recel de violation du secret professionnel », grâce à l’écoute judiciaire d’une ligne qu’il avait souscrite au nom de « Paul Bismuth » alors qu’il était président de la République.
Il est suspecté d’avoir tenté d’obtenir d’un magistrat à la Cour de cassation, Gilbert Azibert, des informations le concernant couvertes par le secret. En échange, Nicolas Sarkozy aurait promis d’intervenir en faveur du magistrat pour qu’il obtienne un poste de prestige à Monaco. En octobre 2017, les juges ont demandé que le chef de l’Etat soit jugé au tribunal correctionnel.
Affaire Tapie
Niveau d’implication : concerné
L’arbitrage rendu en la faveur de l’homme d’affaires a été annulé par la justice : Bernard Tapie va devoir rembourser 404 millions d’euros qu’il avait reçus de l’Etat en 2008 comme dédommagement pour le préjudice qu’il aurait subi lors de la vente d’Adidas… en 1993.
La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, qui était à l’époque ministre de l’économie de Nicolas Sarkozy, est soupçonnée d’être intervenue pour que cette affaire se règle au bénéfice de M. Tapie. Elle a été reconnue coupable de négligence par la Cour de justice de la République, mais elle n’a pas été condamnée.
L’enquête a mis en évidence de nombreux rendez-vous entre Nicolas Sarkozy et Bernard Tapie. Les enquêteurs n’excluent pas, même si personne n’a directement mis en cause l’ex-président de la République, que des consignes aient pu être données par les plus hautes autorités de l’Etat sur ce dossier.
Affaire de Karachi
Niveau d’implication : témoin assisté
A l’approche des élections de 1995, le gouvernement d’Edouard Balladur, dont Nicolas Sarkozy était ministre du budget, aurait accordé des commissions faramineuses lors de ventes d’armes au Pakistan et à l’Arabie saoudite. Une partie des sommes serait revenue par des intermédiaires pour financer la campagne présidentielle d’Edouard Balladur, dont Nicolas Sarkozy était porte-parole.
En février 2014, les juges chargés du volet financier de l’affaire ont estimé nécessaire l’audition de Nicolas Sarkozy comme témoin assisté.
Les hélicoptères du Kazakhstan
Niveau d’implication : concerné
La justice s’intéresse à un contrat de 2 milliards d’euros, passé entre le Kazakhstan et l’entreprise française Eurocopter pour une commande de quarante-cinq hélicoptères, qui aurait fait l’objet de rétrocommissions.
Les rétrocommissions consistent à gonfler la facture d’un contrat pour donner une commission plus importante à l’intermédiaire qui a permis la vente. Une partie de cet argent supplémentaire revient, en secret, personnellement au vendeur : c’est une forme de corruption.
Nicolas Sarkozy, en tant que chef de l’Etat, a participé à la négociation de ce contrat international. L’enquête est en cours pour déterminer s’il y a eu corruption et, si c’est le cas, s’il est impliqué.
Affaire des sondages de l’Elysée
Niveau d’implication : concerné
Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, l’Elysée est soupçonné d’avoir passé plusieurs marchés de manière irrégulière pour la fourniture de sondages contractés auprès des sociétés de deux conseillers du président, Patrick Buisson et Pierre Giacometti. Cela représente une somme de 9,4 millions d’euros.
L’affaire a connu de très nombreux rebondissements judiciaires. Jusque-là, les éléments de l’affaire n’ont pas impliqué Nicolas Sarkozy, protégé par l’immunité du président de la République, mais six de ses proches ont été mis en examen, ainsi que l’institut de sondages Ipsos.
Affaire Bettencourt
Niveau d’implication : mis en examen, puis non-lieu
Après avoir été auditionné plusieurs fois, placé sous le statut de témoin assisté, puis mis en examen pour abus de faiblesse, trafic d’influence et recel, Nicolas Sarkozy a bénéficié d’un non-lieu, malgré son « comportement abusif ». Les enquêteurs n’ont pas réussi à réunir les preuves suffisantes que l’ancien président de la République aurait profité de l’état de faiblesse de la richissime Liliane Bettencourt, héritière du groupe L’Oréal.
Pénalités des comptes de campagne
Niveau d’implication : placé sous le statut de témoin assisté, puis non-lieu
L’enquête ouverte pour abus de confiance visait les pénalités pour le dépassement du plafond de dépenses de la campagne 2012 de Nicolas Sarkozy. Il aurait dû les payer lui-même, or, elles ont été réglées par l’UMP. Témoin assisté, c’est-à-dire entendu par le juge mais pas encore mis en examen, l’ancien président a bénéficié d’un non-lieu en septembre 2015, comme les autres protagonistes.
Voyages en jet
Niveau d’implication : non-lieu
L’enquête sur les voyages en jet privé de Nicolas Sarkozy, datant de 2012 et de 2013 et facturés à la société Lov Group, de son ami Stéphane Courbit, s’est achevée en novembre, sans mise en examen. Les juges ont rendu une ordonnance de non-lieu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Le gouvernement a convoqué de nouvelles élections et a nommé un administrateur provisoire. Les syndicats du personnel et des étudiants s’inquiètent d’une mise sous tutelle inédite et « brutale ».
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Université Toulouse-II : le ministère dissout le conseil d’administration

Le gouvernement a convoqué de nouvelles élections et a nommé un administrateur provisoire. Les syndicats du personnel et des étudiants s’inquiètent d’une mise sous tutelle inédite et « brutale ».



Le Monde
 |    21.03.2018 à 14h33
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 14h42
   





                        



   


Frédérique Vidal a dissous, mardi 20 mars, l’ensemble des conseils de l’université Toulouse Jean-Jaurès (sciences humaines), après qu’une réunion du conseil d’administration « n’a pu se tenir dans ces conditions normales, et ce, pour la cinquième fois consécutive ». « L’ensemble des organes statutaires de l’université sont ainsi, depuis plusieurs mois, dans l’impossibilité de se réunir et de délibérer. Il en résulte des perturbations graves et durables du fonctionnement pédagogique et administratif de l’établissement », poursuit le ministère. Il rappelle que le budget de l’université pour 2018 n’a pu « ni être examiné, ni être adopté » et juge « la capacité de l’établissement à garantir notamment le paiement des traitements des agents désormais directement mis en cause ».  La dissolution du conseil d’administration et des autres instances législatives de l’université « permettra la tenue d’élections » dans un délai de trois mois, et ainsi à la communauté universitaire de « se prononcer à nouveau » sur un projet d’établissement. D’ici là, le ministère a désigné Richard Laganier, professeur et ancien président de l’université de Guyane, pour assurer l’administration provisoire de l’université, jusque-là présidée par Daniel Lacroix, élu en 2016.
Projet de fusion d’établissements contesté
La décision de la ministre est annoncée après plusieurs mois de divisions sur un rapprochement avec l’université Paul-Sabatier (Sciences) et deux écoles d’ingénieurs, l’INSA (Institut national des sciences appliquées) et l’INP (Institut national polytechnique), rapprochement destiné à obtenir le label Initiatives d’excellence (IDEX) et les financements supplémentaires qui en découlent.
Lors d’un conseil d’administration à Jean-Jaurès le 12 décembre, la moitié des membres avaient voté en faveur du projet, l’autre moitié contre. Le président de l’université avait alors fait jouer sa voix prépondérante pour valider le rapprochement. Cette décision avait suscité l’incompréhension, alors que lors d’un vote consultatif, 53 % du personnel et 15 % des étudiants participants (soit un taux de participation deux fois supérieur à celui habituellement constaté lors des élections étudiantes) s’étaient clairement prononcés contre ce projet.

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                A l’université du Mirail, à Toulouse, le projet de fusion inquiète étudiants et personnels



« Décision brutale » du ministère
S’en sont ensuivies une grève de certains membres du personnel administratif et quelques journées de blocage votées lors d’assemblées générales étudiantes, tout à la fois pour protester contre le rapprochement et pour s’associer aux mobilisations nationales contre la réforme de l’accès aux études supérieures. A la mi-février, la direction comme les étudiants disaient au Monde que les examens du premier semestre s’étaient déroulés comme prévu. « Environ 80 % des cours ont pu se tenir, il y a eu des ajustements en fonction de l’organisation des salles. Mais, en règle générale, l’accès aux cours n’a été empêché que lors des grosses journées de mobilisation », confirmait le président de l’université. Un blocage continu a été décidé par les étudiants le 7 mars, et se poursuit depuis.

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                A l’université Toulouse Jean-Jaurès, deux mois de mobilisation contre la fusion



La dissolution annoncée par le ministère « nous engage dans un processus extrêmement lourd et nous laisse dans une grande incertitude », regrette le Snesup, tandis qu’une intersyndicale, dont font partie les syndicats UNEF et Solidaires Etudiants, s’est « indignée de (cette) décision brutale », « sans précédent dans l’histoire des universités ». Elle dit craindre « une intervention des forces de l’ordre » pour évacuer les amphithéâtres occupés, alors que la situation « est calme, comme elle l’a toujours été ». Le 6 mars, une salle de cours avait été évacuée à l’université de Bordeaux, dans des conditions dénoncées par les étudiants qui l’occupaient.

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                A l’université de Bordeaux, l’évacuation d’étudiants par des CRS jette le trouble






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ La procureure générale de Paris a été alertée d’un possible « conflit d’intérêts » judiciaire lié à la plainte avec constitution de partie civile de l’association anticorruption Anticor contre le chef de file des députés LRM.
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Affaire Richard Ferrand : ses avocats réclament le dépaysement de l’instruction

La procureure générale de Paris a été alertée d’un possible « conflit d’intérêts » judiciaire lié à la plainte avec constitution de partie civile de l’association anticorruption Anticor contre le chef de file des députés LRM.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 14h19
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 15h04
   





                        


La défense de Richard Ferrand contre-attaque. Les avocats du président du groupe parlementaire La République en marche (LRM) et ancien ministre de la cohésion des territoires ont signalé à la justice un possible « conflit d’intérêts » susceptible, selon eux, de justifier le dépaysement de l’enquête ouverte à Paris sur l’affaire immobilière qui le met en cause, selon des sources concordantes, mercredi 21 mars.
La procureure générale de Paris, Catherine Champrenault, a été alertée en début de semaine d’un possible « conflit d’intérêts » judiciaires lié à la plainte avec constitution de partie civile de l’association anticorruption Anticor, ont fait savoir à l’Agence France-Presse les avocats de Richard Ferrand et de sa compagne, Philippe Bazire, Georges Holleaux et Frédéric Thiriez, confirmant une information du Télégramme.

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                L’affaire Richard Ferrand résumée en cinq points



Le juge d’instruction du pôle financier de Paris Renaud Van Ruymbeke avait ouvert le 12 janvier une information judiciaire pour « prise illégale d’intérêts ». Déçue par le classement sans suite de l’enquête préliminaire par le parquet de Brest, notamment pour prescription, l’association avait en effet saisi le magistrat, doyen des juges du tribunal de grande instance (TGI) de Paris, d’une plainte avec constitution de partie civile, procédure qui permet de passer outre le refus du parquet d’engager des poursuites pénales.
La question des fonctions du vice-président d’Anticor
« Le fait qu’Anticor était représentée au moment de son audition de partie civile le 28 février, auprès du juge Van Ruymbeke, par le vice-président d’Anticor, Eric Alt, qui se trouve aussi être premier vice-président adjoint au TGI de Paris a surpris et choqué », ont déclaré les avocats.
« Il n’est pas juge dans l’affaire, il défend les intérêts d’Anticor », a rétorqué le président d’Anticor, Jean-Christophe Picard, dénonçant « une manœuvre dilatoire ».

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                Anticor, l’association qui veut vacciner les politiques contre la corruption



Le procureur général de la cour d’appel de Paris doit désormais trancher l’opportunité d’une transmission à la Cour de cassation d’une requête aux fins de dessaisissement du pôle financier de Paris, selon une source judiciaire. Une décision qui devrait être prise « rapidement ».
Dans l’hypothèse où la plus haute juridiction judiciaire en déciderait ainsi, l’affaire serait alors confiée à un magistrat d’un autre tribunal. En attendant la décision du procureur général, le juge Van Ruymbeke a reporté « sine die » l’audition de Richard Ferrand prévue le 26 mars, a dit l’un des avocats.
Révélée par l’hebdomadaire satirique Le Canard enchaîné, l’affaire, qui avait écourté le passage de Richard Ferrand au gouvernement, porte sur le bien immobilier acquis par sa compagne, l’avocate Sandrine Doucen, puis loué aux Mutuelles de Bretagne, dont il était alors le directeur général (1998-2012).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Un collectif de plus de cent soixante intellectuels et chercheurs – dont Etienne Balibar, Patrick Chamoiseau, Geneviève Fraisse, Susan George – appelle, dans une tribune au « Monde », à soutenir la lutte des cheminots contre la « fin du service public ferroviaire ».
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SNCF : Ce projet de loi « sans légitimité démocratique » est « un danger mortel pour la cohésion territoriale »

Un collectif de plus de cent soixante intellectuels et chercheurs – dont Etienne Balibar, Patrick Chamoiseau, Geneviève Fraisse, Susan George – appelle, dans une tribune au « Monde », à soutenir la lutte des cheminots contre la « fin du service public ferroviaire ».



Le Monde
 |    21.03.2018 à 14h00
    |

Collectif







                        



                                


                            
Tribune. Lors de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron en avait fait un argument majeur : contrairement à ses prédécesseurs, il annoncerait les mesures qu’il appliquerait une fois élu. Les Français sauraient donc à quoi s’attendre. Or voici qu’il met en chantier une réforme, ou plutôt une contre-réforme, majeure qui n’a jamais été soumise au vote de nos concitoyens. Elle engage la privatisation de la SNCF et la fin du statut des cheminots.
une très large majorité de la population britannique est favorable à une renationalisation du rail
Ce projet n’a donc aucune légitimité démocratique, d’autant moins que le gouvernement veut le faire adopter par ordonnances, réduisant ainsi les droits du Parlement à portion congrue. Ce dépérissement du service public du rail, déjà par ailleurs bien entamé, couplé à l’ouverture totale à la concurrence, est un danger mortel pour une cohésion territoriale déjà fragilisée.
Elle se traduira par la fermeture des lignes non rentables, notamment les petites lignes de desserte locale, une augmentation des tarifs, un entretien du réseau encore plus défectueux, car les entreprises privées, poussées par la recherche d’une rentabilité financière toujours plus grande, ont toujours tendance à rogner sur la sécurité. L’exemple du Royaume-Uni est emblématique : à la suite de la privatisation, les incidents et les retards se sont multipliés, les tarifs ont fortement augmenté, et l’Etat britannique a été obligé de verser chaque année 4,6 milliards d’euros de subventions aux compagnies privées qui n’ont pas assez investi. Les enquêtes d’opinion montrent qu’une très large majorité de la population est favorable à une renationalisation.
De plus, alors qu’il serait nécessaire de développer le transport ferroviaire dans la perspective de la transition écologique, rien n’est prévu pour un rééquilibre de la route vers le rail. Pire, une privatisation de la SNCF, qui verrait la rentabilité financière...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Dans cette chronique, le professeur Jean-Emmanuel Ray avertit que si un salarié peut protéger ses dossiers professionnels en les titrant « privés », il ne peut pas le faire pour l’ensemble des fichiers de son ordinateur.
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Peut-on privatiser son ordinateur professionnel ?

Dans cette chronique, le professeur Jean-Emmanuel Ray avertit que si un salarié peut protéger ses dossiers professionnels en les titrant « privés », il ne peut pas le faire pour l’ensemble des fichiers de son ordinateur.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 13h09
    |

                            Jean-Emmanuel Ray (Professeur à l'école de droit de Paris-I-Panthéon-Sorbonne)








                        



                                


                            
Question de droit social. Un salarié peut-il privatiser l’ensemble de son disque dur professionnel en le qualifiant de « données personnelles » et se plaindre ensuite que son employeur y ait, en son absence, trouvé mille cinq cent soixante-deux fichiers privés, pour l’essentiel des films pornographiques ?
les dossiers électroniques figurant dans un ordinateur professionnel sont présumés professionnels, et l’employeur peut donc y avoir accès à tout moment
C’est à cette singulière question qu’a répondu la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) le 22 février 2018. Constatant qu’il y avait eu ingérence dans la vie privée de ce cadre, elle l’estime néanmoins justifiée car « l’employeur a un intérêt légitime à assurer le bon fonctionnement de l’entreprise, ce qu’il peut faire en mettant en place des mécanismes lui permettant de vérifier que ses employés accomplissent leurs tâches professionnelles de manière adéquate et avec la célérité requise ».
Elle rejoint ainsi notre Cour de cassation, qui s’était prononcée sur cette même affaire le 4 juillet 2012, ajoutant non sans un certain bon sens que « la dénomination donnée au disque dur lui-même ne peut conférer un caractère personnel à l’intégralité des données qu’il contient ».
Le principe français est en effet simple, et raisonnable : sur temps et lieu de travail, un collaborateur est censé travailler pour son employeur. A l’instar des dossiers papier bien rangés sur son bureau, les dossiers électroniques figurant dans son ordinateur professionnel sont présumés professionnels, et l’employeur peut donc y avoir accès à tout moment, hors sa présence ; sinon que faire si un client réclame un document et que le salarié est en congé ?
Dossier « privé »
Mais si le collaborateur a titré un dossier « Privé », cette présomption simple de caractère professionnel disparaît, et l’employeur « ne peut l’ouvrir qu’en sa présence, ou celui-ci dûment appelé »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ L’accord du 22 février instaure une indemnisation chômage pour les salariés démissionnaires. L’Unédic prévoit, après une première année chargée en départs, entre 18 000 et 33 000 demandes par an liées à ce nouveau dispositif.
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Démission sécurisée : un risque d’appel d’air

L’accord du 22 février instaure une indemnisation chômage pour les salariés démissionnaires. L’Unédic prévoit, après une première année chargée en départs, entre 18 000 et 33 000 demandes par an liées à ce nouveau dispositif.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 13h00
    |

                            Jean-Christophe Chanut








                        



                                


                            

Une démission sécurisée pour tous ? Dans l’accord sur l’assurance-chômage du 22 février, les organisations patronales et syndicales ont (très) partiellement donné vie à une proposition de campagne d’Emmanuel Macron : étendre le bénéfice de l’assurance-chômage à des salariés démissionnaires ayant un véritable projet de reconversion professionnelle qui nécessite une formation.
Des conditions sont posées. Pour être démissionnaire indemnisé, le salarié doit avoir au moins cinq ans d’activité professionnelle ; il doit se faire accompagner par un conseil en évolution professionnelle (CEP), et son projet doit être validé par une commission paritaire régionale. C’est seulement ensuite qu’il peut déposer son dossier à Pôle emploi et percevoir une « allocation d’aide au retour à l’emploi projet » (AREP), dont le montant est identique à l’allocation-chômage perçue en cas de licenciement. Six mois plus tard, un contrôle de la mise en route du projet est réalisé.

Dès lors, les entreprises vont-elles être confrontées à une ruée vers la sortie de nombreux salariés, notamment des cadres, qui rongeaient leur frein depuis des années ? « Je n’y crois pas, répond Jean-Christophe Sciberras, DRH France du groupe Solvay. C’est très encadré, ça va beaucoup moins loin que ce qui était évoqué dans le programme Macron. Cela va bénéficier à ceux qui n’ont pas pu conclure de rupture conventionnelle, ainsi qu’à ceux qui démissionnent avec un vrai projet derrière, mais qui veulent un filet de sécurité. »
Inquiétudes
A l’Unédic, qui gère l’assurance-chômage, on a fait les comptes sur la base de diverses enquêtes. La première année, entre 38 000 et 71 000 personnes pourraient demander à bénéficier du dispositif AREP. Mais, une fois épuisé ce « stock » de salariés qui attendaient une telle mesure pour passer à l’acte, il y aurait entre 18 000 et 33 000 demandes potentielles par an.
« Je crains qu’on ait ouvert la boîte de Pandore et que cela...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Pour le Planning familial, le renforcement de l’âge du consentement témoigne d’une « méconnaissance » des pratiques des jeunes.
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Consentement à 15 ans : le risque d’une sexualité des jeunes « encore plus taboue et cachée »

Pour le Planning familial, le renforcement de l’âge du consentement témoigne d’une « méconnaissance » des pratiques des jeunes.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 12h22
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 18h21
    |

            Gaëlle Dupont








                        



                                


                            
La prise de position détonne. Alors que le gouvernement s’apprête à renforcer l’interdit qui pèse sur les relations sexuelles entre majeurs et mineurs de moins de 15 ans, dans l’objectif de mieux protéger les victimes, le Planning familial interroge : serait-ce une « fausse bonne idée » ? « Il faut trouver un équilibre entre la nécessité de protéger les mineurs et leur liberté d’avoir des rapports sexuels », affirme Véronique Séhier, coprésidente du Planning.
L’inquiétude remonte du terrain. L’association, qui se bat pour que les jeunes de tous âges aient accès à la contraception et à l’interruption volontaire de grossesse, même sans l’aval de leurs parents, est en contact avec de nombreux adolescents dans ses centres et anime des séances d’éducation à la sexualité. Or, le renforcement de l’âge du consentement à 15 ans, voulu le président de République Emmanuel Macron et la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, « témoigne d’une méconnaissance de la sexualité des jeunes », affirme Marion Athiel, militante au Planning de Lyon.

Si le fait que des enfants âgés de 12 ans et moins sont trop jeunes pour consentir à un acte sexuel semble faire l’unanimité, ce n’est pas le cas pour les adolescents âgés de 13 et 14 ans. Certes, les relations sexuelles précoces sont peu nombreuses : l’âge moyen lors du premier rapport est de 17 ans. « Ce n’est pas la majorité, précise Mme Athiel. Mais ça arrive ! » La bénévole cite le cas d’une jeune fille de 13 ans venue chercher un contraceptif dans un centre du Planning. « Nous avons fait un deuxième entretien avec elle, pour vérifier que c’était consenti, poursuit Mme Athiel. Elle avait choisi d’avoir ce rapport et ça s’est très bien passé ! » 
Dans le cas cité, le petit ami avait 15 ans. Or, entre mineurs, rien n’est proscrit si les deux protagonistes sont d’accord. Mais il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Des syndicats de différents secteurs appellent à la grève ou à des manifestations en fin de semaine. Le point des perturbations à prévoir.
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SNCF, RATP, Air France… les perturbations à attendre jeudi

Des syndicats de différents secteurs appellent à la grève ou à des manifestations en fin de semaine. Le point des perturbations à prévoir.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 16h18
   





                        



   


La fin de semaine s’annonce chargée sur le front social dans tout le pays. Agents publics, cheminots, personnel de la RATP, aviation civile sont appelés par les syndicats à se mobiliser, jeudi 22 mars, pour défendre diverses revendications : rémunérations, effectifs, statuts… Les salariés d’Air France feront, eux, grève vendredi. Tour d’horizon des revendications des différents corps de métier et des perturbations à prévoir.

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SNCF : entre 25 % et 40 % des trains en circulation
Les principaux syndicats représentatifs (CGT, UNSA, SUD, CFDT) organisent jeudi une « manifestation nationale » à Paris contre la réforme du secteur ferroviaire, avec « plus de 25 000 » personnes attendues. Ils seront rejoints par la CGT-Energie au départ de la gare de l’Est et retrouveront, à Bastille, le cortège de fonctionnaires, qui partira de Bercy.
L’ampleur du défilé donnera une première indication du rapport de force entre le gouvernement, qui a annoncé une réforme par ordonnances (transformation de la SNCF en société anonyme, abandon du statut de cheminots à l’embauche, etc.), et les syndicats, qui appellent à une grève ponctuelle dès le 3 avril.
SUD-Rail a également déposé un préavis national de grève pour jeudi, la CGT et FO (non représentatif) l’ont quant à elles fait localement et dans certains métiers.

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Quelles perturbations attendues ? Le mouvement de grève doit débuter mercredi soir à 19 heures pour s’achever vendredi à 8 heures. La grève va se traduire par la circulation de 40 % des TGV, 25 % des Intercités et 50 % des TER, tandis que 30 % des trains d’Ile-de-France seront assurés, a déclaré mercredi le président-directeur général de l’entreprise publique, Guillaume Pepy.
Dans le détail, la SNCF prévoit un TGV sur deux sur les axes Est, Atlantique et Sud-Est, deux TGV sur cinq sur l’axe Nord, deux sur trois en « intersecteurs », ainsi que pour les trains low-cost Ouigo. A l’international, le trafic sera d’un sur deux avec la Suisse et l’Espagne, deux sur trois vers l’Italie, tandis que le trafic sera normal avec l’Allemagne.
La SNCF met en place un « dispositif exceptionnel » d’information des voyageurs, avec 1,32 million de mails envoyés aux clients, 970 000 SMS, 1 450 agents en gare et 40 personnes mobilisées pour répondre aux questions sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter.

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RATP : trafic « quasi normal »
Trois syndicats (CGT, UNSA et SUD) appellent à la grève au sein de la Régie autonome des transports parisiens, en solidarité avec les cheminots et pour des motifs spécifiques : crainte d’une privatisation future, problèmes d’effectifs…
Quelles perturbations attendues ? Le trafic des métros, RER, bus et trams de la RATP devrait être peu perturbé jeudi, a annoncé mardi l’entreprise dans un communiqué. La RATP anticipe un trafic « quasi normal » dans le métro, les bus et les trams.
Pour la partie du RER opérée par la RATP, trois trains sur quatre sont prévus en moyenne tant sur le RER A que sur le RER B, soit « deux trains sur trois en heure de pointe et trafic quasi normal en heures creuses », précise la régie. Pour le RER B, un changement de train sera nécessaire à Gare-du-Nord pour accéder à la zone SNCF, explique par ailleurs le communiqué.
Fonction publique : sept des neuf syndicats mobilisés
Sept syndicats — CGT, FO, FSU, CFTC, Solidaires, FA-FP et CFE-CGC — sur neuf appellent à la grève jeudi pour le pouvoir d’achat et la défense du statut dans la fonction publique territoriale, hospitalière et d’Etat. Les services municipaux, la fonction publique territoriale et hospitalière, les écoles ou encore les tribunaux risquent d’être affectés. Plus de 140 manifestations sont annoncées en France. Une première journée d’action le 10 octobre avait rassemblé des centaines de milliers de personnes.
Les syndicats réclament le dégel de la valeur du point d’indice (qui sert au calcul de la rémunération), l’abrogation du jour de carence et davantage qu’une compensation de la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG). Ils alertent contre une remise en cause du statut de la fonction publique, préparée selon eux par l’exécutif dans le cadre de la future réforme de l’Etat, avec le recours accru à des contractuels et la mise en place de plans de départs volontaires.

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Education : un professeur sur quatre en grève dans les écoles
Le premier syndicat des enseignants du primaire, le Snuipp-FSU, s’attend à un professeur sur quatre en grève dans les écoles maternelles et primaires, avec de fortes disparités d’un endroit à l’autre (par exemple 20 % de grévistes prévus en Dordogne et plus de 50 % à Paris et dans la Seine-Saint-Denis).
Plus de 10 % des écoles seront fermées dans les Alpes-de-Haute-Provence, à Paris ou encore dans la Seine-Maritime, selon le syndicat. « C’est un peu en deçà de ce qu’on avait espéré », a déclaré Francette Popineau, la porte-parole du syndicat.
Parmi les raisons de la mobilisation, la carte scolaire (avec les baisses d’effectif dans les écoles rurales), mais, surtout, le statut des fonctionnaires et le pouvoir d’achat.
Dans les collèges et les lycées, les professeurs ne sont pas tenus de se déclarer à l’avance. « On découvrira le taux de grévistes en milieu de matinée », jeudi, a déclaré Valérie Sipahimalani, secrétaire générale du SNES-FSU. Le ministère de l’éducation ne communique pas de prévisions pour les taux de grévistes.
Les syndicats lycéens et étudiants (UNEF), qui protestent contre les réformes du bac et de l’université, ont aussi rejoint l’appel à la mobilisation.

Le Plan étudiant c'est la mise en place de la sélection à l'entrée de l'université, la suppression de la compensati… https://t.co/w4YpFHaNhM— UNEF (@UNEF)


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Crèches, bibliothèques et inspecteurs du permis également touchés
Parmi les autres services publics qui seront ou pourront être perturbés figurent aussi ceux relevant des compétences des communes, comme les crèches, les bibliothèques. Les inspecteurs du permis de conduire seront également mobilisés, selon FO, et des magistrats, à l’appel du Syndicat de la magistrature. A France Télévisions, la CGT appelle aussi à la grève.
Personnel hospitalier
Infirmiers, aides-soignants, mais aussi agents administratifs dénonceront de nouveau le « malaise » régnant dans les hôpitaux publics, sommés d’économiser l’équivalent de 22 000 postes pour la période 2015-2017 et qui devront réaliser 1,6 milliard d’euros d’économies en 2018.

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Le gouvernement promet une vaste réforme du système de santé grâce notamment à de nouveaux modes de financement. Des organisations de médecins hospitaliers, comme l’AMUF (urgentistes), le SNMH-FO ou le SNPHAR-E (anesthésistes), soutiendront le mouvement.
Trafic aérien : 30 % des vols annulés jeudi
Outre la défense de la fonction publique, l’USAC-CGT, premier syndicat de l’aviation civile et deuxième chez les contrôleurs aériens, a déposé un préavis de grève spécifique concernant les effectifs à la Direction générale de l’aviation civile (DGAC). Il évoque un trafic aérien en hausse de « 10 % » et une baisse d’effectif du même ordre.
Quelles perturbations attendues ? Trente pour cent des vols seront annulés lors de la journée de grève jeudi, a annoncé la DGAC. Il revient aux compagnies aériennes d’ajuster leurs programmes de vol, a précisé un porte-parole.
Air France a par exemple dit à l’AFP maintenir 75 % de ses vols moyen-courriers de et vers l’aéroport de Paris – Charles-de-Gaulle et 60 % des vols court-courriers à Orly et des transversales province. La compagnie prévoit également d’assurer 100 % de ses vols long-courriers, sans exclure des retards et annulations de dernière minute.
L’opérateur annonce par ailleurs des mesures commerciales pour permettre aux clients de reporter leur voyage prévu jeudi, sans frais supplémentaires. Ils peuvent avancer leur voyage au mercredi 21 mars ou le reculer entre le 25 et le 28 mars inclus.
Air France : une seconde grève vendredi
Une seconde grève pour les salaires est prévue vendredi à l’initiative de onze syndicats, tous métiers confondus. La mobilisation sera « du même ordre » que le 22 février, prédit le SPAF, deuxième syndicat de pilotes. La direction avait évoqué un quart des vols annulé.

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Quelles perturbations attendues ? Les prévisions de trafic pour cette seconde grève ne sont pas connues pour l’heure mais devraient l’être « mercredi ou jeudi », selon un porte-parole d’Air France. Le groupe aéronautique va en revanche éviter une grève jeudi et vendredi chez Hop !, sa filiale intérieure, le 3e syndicat de pilotes ayant « suspendu » son préavis.



                            


                        

                        


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Excédés par le projet de réforme de la justice, les avocats se mobilisent

Les barreaux ont appelé, mercredi, à une grève des audiences de vingt-quatre heures pour dénoncer des mesures « attentatoires aux libertés ».



Le Monde
 |    21.03.2018 à 11h28
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 12h47
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        


Les avocats ont lancé, mercredi 21 mars, des actions de protestation partout en France contre le projet de réforme de la justice. Les critiques sont particulièrement violentes contre ce projet de loi de programmation, dont les grandes lignes ont été présentées à Reims le 9 mars par le premier ministre et la garde des sceaux. Le texte, soumis au Conseil d’Etat mercredi, devrait passer en conseil des ministres le 18 avril.
L’assemblée générale du Conseil national des barreaux (CNB) des 16 et 17 mars avait appelé à cette journée « justice morte » en dénonçant un texte « attentatoire aux libertés individuelles » et une « privatisation de la justice ». Les avocats ont le sentiment d’être absents de cette réforme qui embrasse pourtant tous les volets du fonctionnement de la justice.

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Les assemblées générales réunies ces derniers jours dans chaque barreau ont la plupart voté, comme à Paris, Lorient, Caen, Toulouse ou Lyon, une grève des audiences de vingt-quatre heures, provoquant des renvois à une date ultérieure des affaires civiles, pénales, prud’homales ou commerciales, et la suspension de la désignation par les bâtonniers des avocats commis d’office dans les procédures d’urgence. Certains barreaux ont voté une grève illimitée, comme à Melun, Béziers (Hérault) ou Auxerre. Des rassemblements étaient prévus devant les palais de justice, comme à Lyon où les avocats devaient organiser « les obsèques de la justice ».
« Instrumentalisée »
Christiane Féral-Schuhl, présidente du CNB, qui s’était pourtant réjouie du dialogue « constructif » engagé avec Nicole Belloubet, la ministre de la justice, affirme aujourd’hui avoir « le sentiment d’avoir été instrumentalisée ». L’un des points qui cristallise la colère des hommes et des femmes en robe noire est l’organisation territoriale de la justice.
La ministre avait donné le sentiment d’une concession en renonçant à créer une hiérarchie entre les cours d’appel avec une référente par région, et entre les tribunaux de grande instance (TGI) avec un tribunal principal par département. « Tous les tribunaux de grande instance seront maintenus », avait-elle affirmé au Monde le 9 mars, en ajoutant : « Nous ne ferons pas l’alignement des cours d’appel sur les régions administratives. » Mais, dans sa dernière mouture, si le projet du gouvernement maintient chaque TGI et chaque cour d’appel, il permettra de confier par décret à certaines de ces juridictions et pour certaines matières civiles la totalité du contentieux du département ou de la région.

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Hélène Thirion, bâtonnière de Melun, s’inquiète ainsi « d’une suppression déguisée de lieux de justice en Seine-et-Marne », alors que le département compte trois TGI (Fontainebleau, Meaux et Melun). Pour Bernard Bories, membre du conseil de l’ordre de Béziers, « sous couvert de réforme technique et de création de chambres spécialisées, on crée des déserts judiciaires, on est dans la continuité de la réforme Dati ». La fermeture de juridictions décidée au début du quinquennat de Nicolas Sarkozy a laissé des traces. Selon M. Bories, « la concentration des moyens sur certaines juridictions n’améliorera pas la justice et l’éloignera du justiciable ». Pour le tribunal de Béziers, ce pourrait être au profit du TGI de Montpellier.
Régression des droits de la défense
La présidente du CNB dénonce aussi la place faite dans le projet de loi aux plates-formes privées de médiation. « Nous ne sommes pas contre la déjudiciarisation, mais à condition que l’avocat soit présent pour apporter de la sécurité, et non que ce soit organisé au profit de plates-formes privées, des notaires ou des huissiers », justifie Mme Féral-Schuhl.
Les avocats sont tout aussi remontés contre la réforme de la procédure pénale. « C’est un projet de loi à visée répressive qui répond aux seules demandes de la police et des parquets », juge celle qui a été élue à la tête du CNB en novembre. De fait, le texte facilitera la prolongation de la garde à vue au-delà de vingt-quatre heures et permettra par exemple que l’interrogatoire de première comparution devant le juge d’instruction se fasse par visioconférence, même sans l’accord de l’intéressé. « Dans une discussion entre un juge et une personne qui risque une mise en examen, la proximité physique, le face-à-face sont essentiels », rappelle Mme Féral-Schuhl, qui dénonce une régression des droits de la défense.
Avec le concours d’une agence de lobbying, le CNB tire à boulets rouges sur le projet de Mme Belloubet. Mais le fil du dialogue n’est pas coupé, et certaines modifications du texte sont à l’étude place Vendôme. « Le projet n’en est qu’à son tout début », réagit la garde de sceaux, qui n’exclut pas, d’ici le conseil des ministres, « de faire une saisine rectificative du Conseil d’Etat ».

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A Roubaix, des maisons  au prix de la baguette

Pour la première fois, en France, 17 maisons entre 60 et 145 mètres carrés sont proposées à la vente à 1 euro symbolique.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 11h23
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



   


C’est une petite maison ouvrière de 84 mètres carrés dans le quartier du Pile à Roubaix (Nord). Bien typique du Nord, elle n’est pas plus large qu’une porte accolée à une fenêtre, tout en briques et avec un jardinet à l’arrière. Elle est mise en vente pour 1 euro symbolique par la ville. L’heureux acheteur devra tout de même y investir 130 000 euros de travaux, moins s’il en réalise une partie lui-même et si ses revenus sont assez bas pour bénéficier de subventions de l’Agence nationale de l’amélioration de l’habitat. Car à ce prix-là, il lui faudra ravaler la façade, changer la charpente et le toit, remplacer les fenêtres, les escaliers et refaire l’isolation, l’électricité, le chauffage et les installations sanitaires. « Mais cela reste une affaire, puisque l’on est encore 20 % au-dessous des prix de marché », assure Guillaume Delbar, maire (ex-LR) de Roubaix.
Pour la première fois, en France, 17 maisons entre 60 et 145 mètres carrés, réparties dans plusieurs quartiers de la ville, sont proposées « pour permettre à des familles aux revenus moyens de devenir propriétaires à condition de faire les travaux et d’y habiter au moins six ans, précise-t-il. C’est un moyen alternatif de revitaliser les quartiers et d’utiliser les logements vacants, puisqu’il y en a 7 000, soit 12 % du parc, rien qu’à Roubaix ». Tout le monde est gagnant, le nouveau propriétaire, ses voisins, qui n’habiteront plus à côté d’une maison murée, et la collectivité, qui voit un logement vétuste rénové et occupé.
« Tirage au sort »
Guillaume Delbar s’est inspiré de l’exemple anglais de Liverpool et de ses homes for a pound  qui, dans un premier temps, en 2013, mettait 22 maisons à la vente, puis, devant le succès rencontré, 150 en 2016 : « Les Anglais nous ont conseillés de passer un contrat de confiance avec les acquéreurs dont le programme de travaux sera annexé à la vente et suivi par des architectes et des professionnels du bâtiment réunis par notre aménageur, La Fabrique des quartiers », détaille Milouda Ala, maire adjointe chargée du logement. « Vu le succès d’audience d’il y a deux ans, lorsque nous avons lancé l’idée, et qui nous a valu des centaines d’appels y compris d’Argentine ou du Brésil, il faudra plutôt départager les candidatures, les évaluer en les notant, puis, si besoin, les départager par tirage au sort… devant huissier, pour être complètement transparent », explique Vincent Bougamont, directeur de La Fabrique des quartiers. Les offres sont à déposer en ligne sur le site de la mairie de Roubaix, entre le 21 mars et le 31 mai, pour une instruction des dossiers à partir du 2 juin, des visites organisées durant l’été et les signatures chez le notaire envisagées début 2019, avec livraison fin 2019. Si l’expérience est concluante, elle sera étendue à la Métropole de Lille.



                            


                        

                        


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A Vitrolles, un lycée où « on ne laisse tomber personne »

Depuis l’arrivée d’une nouvelle équipe, en 2012, les résultats du lycée Jean-Monnet décollent, avec 97 % de réussite au baccalauréat général, soit 6 points de plus qu’attendu.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 11h19
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 12h30
    |

            Violaine Morin (Vitrolles, envoyée spéciale)








                        



                                


                            
De l’extérieur, le lycée Jean-Monnet de Vitrolles (Bouches-du-Rhône) ressemble à tous ceux construits dans les années 1980 : cour en béton, linoléum dans les couloirs, peinture jaunâtre dans les salles de classe. En ce vendredi de mars, un cours d’EPS bat son plein sur le terrain de basket. On se sent loin des quartiers nord de Marseille, à quelques kilomètres à vol d’oiseau, même si Vitrolles connaît son lot de difficultés sociales.
Dans cet établissement comme les autres, pourtant, rien n’est pareil : avec une population défavorisée (36 % d’enfants d’ouvriers et d’inactifs), un recrutement à partir de trois collèges classés « réseau d’éducation prioritaire » (REP) sur cinq au total, Jean Monnet obtient des résultats exceptionnels : 97 % de réussite au baccalauréat général, soit une valeur ajoutée de 6 points par rapport au taux de réussite attendu.
Le lycée n’a pas toujours été aussi performant. Il aura fallu attendre une nouvelle équipe en 2012 pour que ses résultats montent en flèche. En 2013, les résultats au bac techno étaient de 68 %, pour 98 % aujourd’hui. « Quand j’ai pris mon poste, il y a six ans, c’était l’un des derniers lycées de l’académie », confie la proviseure adjointe, Sophie Guerlais. Dans la bouche des équipes, une seule explication à ce quasi-miracle : l’énergie de Sophie Guerlais et de Jean-Paul Peyrache, le proviseur.
« Je vous préviens, je n’ai rien inventé ! », affirme modestement ce dernier au téléphone avant notre arrivée. Au-delà de la fierté d’avoir été « sortis du lot », personne ne présentera cette aventure collective comme héroïque ou spectaculaire. « Bricoler », « réfléchir », « expérimenter », voilà les maîtres mots de l’équipe pédagogique de Jean Monnet. Toutes les petites idées qui ont fini par faire la différence sont nées d’expérimentations, bien souvent décidées entre Sophie Guerlais et Jean-Paul Peyrache. « Le matin entre 8 heures et 9 heures, quand on peut, on prend un café...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Au commencement du « Mouvement du 22 mars » 1968, il y eut le 22 mars 1967 : après une nuit d’occupation du bâtiment des filles, les étudiants de Nanterre décident d’en finir avec la « cité carcan ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

La mixité à la cité U, premier combat de Mai 68

Au commencement du « Mouvement du 22 mars » 1968, il y eut le 22 mars 1967 : après une nuit d’occupation du bâtiment des filles, les étudiants de Nanterre décident d’en finir avec la « cité carcan ».



Le Monde
 |    21.03.2018 à 10h31
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 12h36
    |

                            Soazig Le Nevé et 
Eric Nunès








                        



   


« Interdit ». Le mot tintinnabule à de nombreuses lignes du règlement intérieur qui dicte et rythme, en cette année 1968, la vie des résidants de la cité universitaire de Nanterre. « Il est interdit de préparer des repas dans la chambre » (article 12). « Il est interdit de laver, faire sécher, repasser du linge dans la chambre » (article 12). « Il est interdit de planter des clous » (article 11). « L’usage des réchauds est interdit » (article 10). « La propagande politique ou religieuse est interdite dans la résidence » (article 15).
Dans ce règlement kafkaïen et carcéral, auquel l’autorité universitaire voulait soumettre des jeunes femmes et hommes d’environ 20 ans, c’est le caractère excessif de l’article 6, qui, il y a cinquante ans, a sonné la fin d’une autorité obsolète : il décrétait que « les visites des personnes étrangères sont interdites dans les chambres ». Quelques mois avant l’adoption de la loi Neuwirth et l’autorisation de la contraception, le 21 mars 1967, les garçons de la cité U de Nanterre investissent le bâtiment B, celui des filles. Ils y passeront la nuit entière. Prémices d’une révolte qui marquera, un an plus tard presque jour pour jour, le vrai départ de Mai 68 avec l’occupation par 142 étudiants de la salle du conseil des professeurs, au 8e étage du bâtiment de l’administration. Ce « Mouvement du 22 mars » 1968 sera l’étincelle.
« En cours, les profs nous considéraient comme la future élite de la nation, mais dans la vie quotidienne, on était parqués dans des dortoirs, comme des enfants »
Mai 68 a donc commencé, parmi la population étudiante, sur une exigence toute simple : pouvoir coucher avec son/sa partenaire dans sa chambre universitaire. C’est l’une des toutes premières revendications des étudiants depuis au moins 1965, date à laquelle se produit la première « occupation » du genre, à la cité universitaire d’Antony (Hauts-de-Seine). Etonnant constat, avec le recul, à l’heure où #MeToo dénonce les violences physiques et symboliques faites aux femmes, et bouleverse l’idée qu’on pouvait se faire des acquis concernant l’égalité des femmes depuis cinquante ans…
« En cours, les profs nous considéraient comme la future élite de la nation, mais dans la vie quotidienne, on était parqués dans des dortoirs, comme des enfants », se souvient Alain Lenfant, secrétaire de l’Union nationale des étudiants français (UNEF) à la fac de Nanterre entre mars et septembre 1968. Estimant que ce double discours était devenu intolérable (« Des futurs cadres du pays qu’on ne laissait pas aller voir les filles ! Inadmissible ! »), il n’était d’autre choix que de transgresser le règlement intérieur de « la cité carcan », déjà maintes fois contourné à bas bruit.

   


Pour mener cette première escarmourche pour plus de liberté, une nouvelle voix se fait entendre, « celle des femmes », rappelle Bernard Ravenel, cadre étudiant du Parti socialiste unifié (PSU). Alors que l’organisation de meetings politiques ou la distribution de tracts est l’apanage des hommes, à Antony, la bataille pour être libre d’être avec qui bon vous semble est surtout menée par les étudiantes. « De cette première victoire est restée une idée, poursuit l’ancien militant socialiste : les filles gagnent ! »
« Avoir 20 ans et vivre en potache »
La mobilisation ne se relâchera plus. Les grèves contre les règlements et contre la cherté des loyers, les conférences et les débats sur « la répression sexuelle » et les happenings culturels se succèdent, au grand dam de l’administration, qui interdit les réunions à caractère politique et fait même fermer le foyer des résidants. Au soir de la Saint-Valentin, le 14 février 1968, plusieurs cités U sont occupées partout en France. Les étudiants déclarent « la liberté de circulation et l’abolition du rôle des concierges ».
La semaine suivante, le ministre de l’éducation nationale, Alain Peyrefitte, annonce un nouveau projet de règlement intérieur avec trois sortes de pavillons : le premier pour les garçons majeurs, le second pour les garçons mineurs et le troisième pour les filles, dont seules les majeures pourront sans autorisation se rendre chez les garçons majeurs, et pas après 23 heures. « Voilà la conception ministérielle de la liberté de circulation ! », ironise Jean-Pierre Duteuil, dans son livre Nanterre 1965-66-67-68. Vers le Mouvement du 22 mars (éditions Acratie, 2017, 19 euros).
Dans un tract de la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF) daté de février 1968, les étudiants décrivent « ce que n’est pas une vie normale ». Ils listent : « Avoir 20 ans et vivre en potache », « Ne pas pouvoir recevoir son père ou son frère dans sa chambre mais dans un foyer totalement impersonnel », « Demander l’autorisation pour danser dans un foyer qui nous est réservé »… Bref, « une ambiance malsaine », parce que « la société qui veille sur nous a peur des “abus” de la jeunesse ».

   


« Nous interdire de voir les garçons dans nos chambres, c’était parfaitement ridicule », relate Florence Prudhomme, qui étudiait la philosophie à Nanterre. « L’administration rouspétait, et nous, on rigolait bien. Pour qualifier l’occupation, le doyen de l’université Pierre Grappin employait le terme d’“envahisseurs” », dit-elle amusée encore cinquante ans plus tard. Jamais ledit recteur ne considérera que la mixité à la cité U était aussi une demande des filles. « Toutes nos revendications à nous étaient ignorées, non entendues, comme si elles n’existaient pas », relève Florence Prudhomme.
En 2018, le règlement intérieur établi par le Crous de Versailles prévoit toujours que « le droit d’occupation est personnel et nominatif ». « Autrement dit, nous n’avons le droit d’inviter personne ni même d’avoir un cochon d’Inde », ironise Farah, étudiante en philosophie, qui juge « encore particulièrement strictes ces règles de vie ». Dans sa chambre de 9 m², la jeune fille reçoit parfois son petit ami, mais en douce.
Pour les filles, tracts et Ronéo
« On dit souvent que l’apport de 68, c’est la libération des femmes. Mais non, en 1968, il y a eu une seule réunion féministe à la Sorbonne et, jusqu’en 1970, aucune apparition publique de ce Mouvement de libération des femmes », ce MLF qui est sur le point d’éclore, souligne dans la revue Le torchon brûle la sociologue Nadja Ringart, elle aussi étudiante en 1968.
« Les femmes ? Il y en avait, mais elles étaient minoritaires, se remémore de son côté Alain Lenfant. Elles n’étaient pas dans une critique de leur position par rapport aux hommes. Il n’y avait pas de féminisme derrière. Le Mouvement du 22 mars, c’était la critique par la parole et la critique par l’action. »

   


Alors que le mouvement français pour le planning familial est fondé en 1960, la cause des femmes reste donc évanescente en Mai 68. Un « tour de passe-passe » que Florence Prudhomme décrypte très bien : « Le mouvement obéissait en fait à un schéma très traditionnel : les filles, c’étaient les tracts et les Ronéo et les gars, c’étaient le service d’ordre. » 
Pendant ce temps-là, les avortements clandestins se poursuivent, au péril de la vie des femmes. Agir au côté des femmes battues, soutenir les prostituées, organiser des meetings sur le viol, lutter contre le féminicide et la misogynie sont, en revanche, les résurgences de la vocation première du MLF. « Lors des AG, on montait sur les tables et on parlait beaucoup de notre corps. Notre leitmotiv était “Notre corps nous appartient” et cela se déclinait en plusieurs sujets : contraception, viol, violences… », se remémore l’ancienne étudiante de Nanterre.
Pour les soixante-huitards, la question n’est pas là. Il faudra attendre 1975 pour que la loi autorisant l’interruption volontaire de grossesse soit votée… « De bien longues années », commente l’ancienne étudiante, qui a consacré sa vie à l’activisme féministe au sein du MLF.
Mais l’aurore d’une nouvelle décennie avance déjà, et le comédien et humoriste Jean Yanne (mort en 2003) a trouvé alors l’aphorisme qui conduira les années 1970 : « Il est interdit d’interdire. »



                            


                        

                        


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Palmarès des lycées 2018 : conseils pour choisir son établissement selon son niveau et ses envies

Qu’ils soient publics ou privés, viser les lycées en tête des classements et/ou qui affichent 100 % de taux de réussite au bac n’est pas forcément pertinent. Voici quelles données consulter pour trouver celui qui correspond à chaque profil d’élève.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 10h05
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 12h17
    |

            Claire Ané








                        



   


Que l’on guette, ou non, le palmarès des lycées 2018 avant d’entrer en seconde, et quand bien même on n’aurait pas la possibilité de choisir son établissement, la consultation des indicateurs de résultats publiés mercredi 21 mars par le ministère de l’éducation nationale se révèle riche d’enseignements.

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Rappelons donc qu’il n’existe pas de « meilleurs » lycées dans l’absolu, mais plutôt des lycées convenant plus particulièrement à certains types d’élèves. Les établissements affichant 100 % de réussite de bac et, nouveauté des indicateurs 2018, un taux de mentions élevé, ne garantissent pas l’obtention du diplôme. Si l’on a un niveau scolaire faible, il est même peu conseillé d’y postuler. D’abord parce qu’il a de grandes chances de sélectionner ses élèves à l’entrée en seconde, ce qui laisse peu de chances de l’intégrer. Ensuite parce que s’il ne choisit pas ses élèves à l’entrée, il est probable qu’il se sépare avant le bac de ceux qui auront des résultats décevants. Il vaudra donc mieux cibler un lycée « accompagnant ».
Pour vous aider dans votre choix d’établissement, voici, selon votre profil et vos désirs (qui peuvent parfois se compléter), les indicateurs de résultats des lycées qui pourront éclairer votre choix. Tout en sachant que rien ne remplace une visite sur place pour achever de se faire son opinion.  Votre niveau scolaire est très bon
Rien ne vous empêche de viser l’élite des établissements, notamment les quelques lycées publics qui sélectionnent leurs élèves au niveau national, tels Henri-IV ou Louis-le-Grand à Paris. Le taux de réussite au bac comptera beaucoup : certains viseront les établissements qui obtiennent 100 % de réussite au bac. Non sans vérifier que le lycée n’exclut pas en cours de route les élèves ayant trébuché, indication donnée par le taux d’accès de la première au bac. Enfin, il est utile de s’assurer que l’établissement ne fait pas moins bien réussir ses élèves qu’il le devrait : sa valeur ajoutée du taux de réussite au bac doit être nulle ou positive, ce qui signifie qu’il obtient des résultats équivalents ou meilleurs que ceux des autres établissements accueillant des élèves au profil similaire (niveau scolaire, âge, origine sociale)
Vous voulez être entouré de bons élèves
L’important pour vous est d’être dans un environnement stimulant, avec de bons élèves et peu mélangé socialement ? Vérifiez le taux attendu de réussite au bac : plus celui-ci est élevé, plus cela signifie que l’établissement accueille des élèves entrés « à l’heure » ou avec un an d’avance en seconde, ayant obtenu de bons résultats au brevet des collèges et issus de milieux sociaux favorisés. Vérifiez toutefois que l’établissement ne gâche pas ce beau potentiel : s’il obtient une valeur ajoutée négative quant au taux de réussite au bac, cela signifie qu’il obtient de moins bons résultats que les autres lycées dotés d’élèves de profil équivalent.
Vous êtes plutôt bon mais n’aimez pas la compétition
Vous serez sensible à trouver un établissement obtenant un taux de réussite au bac proche de la moyenne nationale, soit 87,9 % au bac 2017, obtenant un bon taux d’accès de la première au bac (ce qui montre qu’il n’exclut pas ses élèves), voire un bon taux d’accès de la terminale au bac, signe qu’il accepte de faire redoubler ses élèves recalés à l’examen. Vous serez également attentif au fait que le lycée fait autant ou mieux progresser ses élèves que la moyenne des établissements accueillant des jeunes de même origine et niveau : sa valeur ajoutée (en termes de réussite au bac) sera dans ce cas nulle ou positive.
Vous hésitez sur votre orientation
Mieux vaut viser un lycée proposant un maximum de filières : outre les trois séries du bac général (S, ES, L), il propose plusieurs bacs technologiques, voire professionnels, notamment le très couru STMG, qui inclut du management et de la gestion notamment, ou encore STL, si vous êtes passionné de chimie et vous verriez bien travailler dans un laboratoire. Un bon taux d’accès de la seconde au bac, et une valeur ajoutée associée positive, signalent les établissements qui sont désireux et capables, de par l’éventail des filières qu’ils proposent, de conserver leurs élèves jusqu’au bac.
Votre niveau est moyen ou fragile
Deux données permettent de mesurer si un lycée visé fait progresser ses élèves et s’il se montre accompagnant, c’est-à-dire qu’il ne se sépare pas des plus faibles en cours de route. Une valeur ajoutée du taux de réussite au bac positive signifie que les candidats à l’examen l’ont mieux réussi que leurs camarades d’autres établissements accueillant des élèves de même profil (âge, sexe, niveau à l’entrée en seconde, origine sociale)
Vous serez également vigilants quant aux différents taux d’accès au bac : le taux d’accès de la seconde au bac indique les chances d’un élève entré en seconde d’obtenir son bac en restant dans cet établissement, quel que soit le nombre d’années nécessaire pour y parvenir. S’il s’agit d’un lycée général et technologique, ce taux montre sa volonté de garder ses « mauvais » élèves, mais aussi sa capacité à leur proposer une filière adaptée : ce taux sera meilleur dans les lycées disposant des séries générales (S, ES, S), ainsi que plusieurs filières technologiques. Il est donc important de vérifier aussi le taux d’accès de la première au bac, qui révèle si un lycée a tendance à exclure ses moins bons élèves, et enfin le taux d’accès de la terminale au bac, même si celui-ci cet indicateur est désormais moins pertinent que par le passé : désormais, les lycées sont dans l’obligation d’accepter de faire redoubler leurs élèves échouant à l’examen.
(cet article, publié pour la première fois à l’occasion de notre classement des lycées 2016, a été mis à jour).

Classement des lycées 2018 du « Monde » : notre méthodologie et nos autres articles
Le palmarès 2018 des lycées du Monde s’appuie sur quatre des indicateurs du ministère de l’éducation nationale rendus publics mercredi 21 mars : le taux de réussite au bac 2017, qui marque l’excellence d’un établissement ; le taux d’accès de la première au bac et/ou de la terminale au bac, qui mesure la capacité et/ou la volonté du lycée de conserver ses élèves ; la valeur ajoutée du taux de réussite au bac, qui compare le résultat de chaque lycée à celui des établissements accueillant des élèves de même profil et niveau.

        Classement 2018 des lycées :
         

          Découvrez la réussite au bac et la note du « Monde » par établissement



Dans la note sur 20, ces quatre critères pèsent le même poids, le dernier permettant aux lycées qui font mieux qu’attendu d’obtenir un bonus. Cela explique que les moyennes finales s’échelonnent entre 15,15 et 20,35 pour les lycées généraux et technologiques, et entre 10,95 et 20,65 pour les lycées professionnels. Seuls figurent dans le classement les lycées généraux et technologiques qui présentent au moins cent élèves au bac et proposent au moins deux séries (S et ES), ainsi que les lycées professionnels qui présentent au moins trente élèves.
A retrouver sur notre rubrique Palmarès des lycées :  le moteur des résultats 2018 de l’ensemble des établissements, le tableau d’honneur des lycées qui font réussir leurs élèves, des conseils pour choisir son lycée selon son niveau et ses aspirations, un tchat avec nos journalistes et des enquêtes et palmarès locaux, centrés les agglomérations et/ou académies les plus peuplées : Ile-de-France, Paris, Aix-Marseille, Lyon, Lille, Nice, Toulouse, Bordeaux.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ L’ancien président de la République est entendu depuis mardi matin dans les locaux de l’office anticorruption à Nanterre.
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Financement libyen de la campagne de 2007 : deuxième jour de garde à vue pour Nicolas Sarkozy

L’ancien président de la République est entendu depuis mardi matin dans les locaux de l’office anticorruption à Nanterre.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 09h28
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 15h07
   





                        



   


L’ancien président de la République n’a pas encore répondu à toutes les questions des enquêteurs. La garde à vue de Nicolas Sarkozy, interrogé sur un possible financement de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007 par la Libye de Mouammar Kadhafi, a repris mercredi 21 mars au matin, a appris l’Agence France-Presse (AFP) de sources proches du dossier.
L’ancien chef de l’Etat est arrivé peu avant 8 heures dans les locaux de l’office anticorruption à Nanterre près de Paris. Mardi, son audition débutée dans la matinée avait été interrompue vers minuit, et il aurait quitté les locaux. Elle peut durer quarante-huit heures et pourrait déboucher sur une présentation aux magistrats et une mise en examen de l’ancien président ou une remise en liberté.

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Alors qu’une information judiciaire avait été ouverte en avril 2013, l’ancien président était entendu pour la première fois dans cette enquête. L’un des juges d’instruction chargés du dossier, Serge Tournaire, a déjà renvoyé M. Sarkozy devant le tribunal dans l’affaire Bygmalion, qui concerne sa campagne de 2012.
L’enquête, ouverte notamment pour détournements de fonds publics et corruption active et passive, a été élargie en janvier à des soupçons de « financement illégal de campagne électorale », selon une source proche du dossier. Cette décision est consécutive à un rapport des policiers anticorruption de l’OCLCIFF, daté de septembre, qui dénonçait la circulation d’espèces dans l’entourage de Sarkozy durant la campagne 2007.
Le député européen Les Républicains, Brice Hortefeux, ancien ministre de l’intérieur de Nicolas Sarkozy (2007-2012), a également été interrogé mardi toute la journée sous le statut de suspect libre.
5 millions d’euros en liquide
L’affaire avait été révélée en mai 2012 par le site Mediapart, qui avait publié un document libyen faisant état d’un financement par la Libye et la campagne de 2007 de M. Sarkozy. Depuis, les investigations ont considérablement avancé, notamment grâce à certains témoins-clés. En novembre 2016, l’intermédiaire Ziad Takieddine avait ainsi affirmé avoir transporté 5 millions d’euros en liquide de Tripoli à Paris entre la fin de 2006 et le début de 2007 pour les remettre à Claude Guéant, puis à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur.

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Les propos de M. Takieddine venaient confirmer ceux tenus, le 20 septembre 2012, par Abdallah Senoussi, l’ancien directeur du renseignement militaire du régime Kadhafi devant le procureur général du Conseil national de transition libyen. Les carnets d’un ancien ministre du pétrole libyen mentionnaient également l’existence de ces versements. M. Takieddine a, depuis, été mis en examen pour « complicité de corruption d’agent public étranger » et pour « complicité de détournements de fonds publics en Libye ». 
Bechir Saleh, l’ancien grand argentier de Kadhafi et l’homme des relations avec la France, récemment blessé par balle lors d’une agression à Johannesburg, en Afrique du Sud, avait en outre confié au Monde : « Kadhafi a dit qu’il avait financé Sarkozy. Sarkozy a dit qu’il n’avait pas été financé. Je crois davantage Kadhafi que Sarkozy. »
Opérations suspectes
Mais le dossier est tentaculaire et les enquêteurs doivent remonter la piste de nombreux flux financiers impliquant plusieurs protagonistes. Pour l’heure, ils pensent avoir remonté une piste de l’argent libyen à travers l’intermédiaire d’Alexandre Djouhri – alors proche de Bechir Saleh – et de Claude Guéant. Ancien secrétaire général de l’Elysée de Nicolas Sarkozy, ce dernier a été mis en examen pour « faux et usage de faux » et pour « blanchiment de fraude fiscale ».

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Les enquêteurs s’intéressent aux circuits financiers qui auraient permis l’acquisition de son appartement parisien et s’interrogent sur plusieurs opérations suspectes, notamment un virement de 500 000 euros perçu par M. Guéant en mars 2008, en provenance d’une société d’un avocat malaisien. Il a toujours affirmé qu’il s’agissait du fruit de la vente de deux tableaux, sans convaincre les juges.
De nouvelles preuves ont-elles été rassemblées pas les enquêteurs qui permettraient une mise en cause directe de M. Sarkozy ? Selon les informations du Monde, plusieurs anciens dignitaires du régime Kadhafi auraient livré de nouveaux éléments confirmant les soupçons de financement illicites.
Depuis plusieurs semaines, la justice française dispose, en outre, de nombreux documents saisis lors d’une perquisition menée en 2015 au domicile suisse d’Alexandre Djouhri. Jusqu’ici, Nicolas Sarkozy a toujours contesté les accusations de financement illicite de sa campagne de 2007.

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Les femmes dix fois plus exposées que les hommes aux injures sexistes

Les injures sexistes représentaient un cinquième des injures en 2006, et plus d’un quart en 2016. Neuf victimes sur dix sont des femmes.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 08h11
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 10h48
   





                        


Les injures considérées comme sont en augmentation constante depuis 2010, et les femmes y sont dix fois plus exposées que les hommes, selon une étude de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) publiée mercredi 21 mars, à quelques heures de la présentation, en conseil des ministres, de la loi contre les violences sexuelles et sexistes.

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« Globalement, le nombre d’injures [pas uniquement sexistes] est stable sur la période 2006-2016 » - l’Observatoire estime à près de 5 millions le nombre de victimes d’injures en 2016 - mais les injures sexistes augmentent, elles, « de manière presque continue et de manière significative » depuis 2010.
L’ONDRP évoque deux manières d’interpréter cette hausse. Le nombre de comportements injurieux de nature sexiste peut effectivement avoir augmenté, mais il est également possible que les victimes interprètent désormais comme injures sexistes ce qui était auparavant banalisé, et donc non déclaré. En revanche, seuls 6 % des victimes d’injures sexistes se déplacent au commissariat ou en gendarmerie.
94 % dans l’espace public
Au-delà de la hausse continue, le deuxième enseignement de cette enquête est l’exposition particulièrement importante des femmes sont particulièrement aux injures sexistes. Neuf victimes sur dix sont des femmes alors qu’elles ne représentent qu’un peu plus de la moitié des victimes d’injures en général.
La moitié des victimes de ce type d’injures ont moins de 35 ans. Quant aux auteurs, il s’agit à 86 % d’hommes, et, dans 70 % des cas, ils ne connaissent pas la personne qu’ils insultent. La quasi-totalité des injures (94 %) sont faites face à face, et 60 % surviennent dans un espace public (dont 49 % dans la rue et 8 % dans les transports en commun).

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Stéréotypes
L’ONDRP identifie quatre stéréotypes parmi les insultes sexistes. La figure de la « mère envahissante », visant les « compétences » des victimes et non le physique, est caractéristique des injures proférées sur le lieu de travail, adressées à des femmes occupant une situation sociale élevée, âgées de plus de 40 ans.
La figure de la « fille facile » correspond à des injures adressées à des jeunes femmes dans des lieux publics, alors que celle de la « vieille sorcière » est renvoyée à des femmes de plus de 50 ans dans l’espace domestique.
Un quatrième cas, celui de « l’homme déviant dans sa virilité », correspond à des injures proférées par des femmes dans des contextes de travail.



                            


                        

                        

