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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Deux humoristes suscitent l’hilarité en imaginant la vie d’un lapin gay vivant dans la famille du vice-président Mike Pence.
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L’administration Trump fait vendre, à ses dépens

Deux humoristes suscitent l’hilarité en imaginant la vie d’un lapin gay vivant dans la famille du vice-président Mike Pence.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 18h16
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



L’administration Trump est une bénédiction pour le monde de l’édition aux Etats-Unis. Après le triomphe, en janvier, du livre de Michael Wolff, Fire and Fury : Inside the Trump White House (« Le Feu et la Fureur : Trump à la Maison-Blanche », éd. Henry Holt), vendu à plus de 1,7 million d’exemplaires en seulement quelques semaines, un livre pour enfants affole à nouveau les classements des meilleures ventes. A Day in the Life of Marlon Bundo (« Un jour dans la vie de Marlon Bundo ») est signé par John Oliver, présentateur abrasif et déjanté de l’émission satirique Last Week Tonight, diffusée par la chaîne HBO.
L’ouvrage est en fait le pastiche d’un livre consacré, par la fille aînée du vice-président Mike Pence, Charlotte, à Marlon Bundo, le lapin de la famille dûment présenté aux Américains en 2017. Marlon Bundo’s A Day in the Life of a Vice President (« Un jour dans la vie du vice-président, par Marlon Bundo ») est illustré par la femme de l’ancien gouverneur de l’Indiana.
La punaise, les lapins gays et le chat pasteur
Mike Pence, un catholique converti au protestantisme évangélique, s’étant signalé par le passé par des prises de positions particulièrement conservatrices, notamment sur le mariage entre personnes du même sexe, John Oliver a écrit avec sa comparse de Last Week Tonight, Jill Twiss, et l’illustration E.G. Keller, une petite fable prêchant la tolérance.
Dans la version des humoristes, le petit rongeur doté d’un très chic nœud papillon se prend en effet de passion pour un autre lapin, Wesley, rencontré un beau matin dans le jardin de l’Observatoire naval, résidence officielle du vice-président, alias « Grampa ». Les deux amoureux se heurtent à une punaise hostile à leur union, qui ressemble à s’y méprendre à Mike Pence, mais ils finiront par échanger leurs vœux devant un chat pasteur.
En quelques jours, le Marlon Bundo de John Oliver a écrasé dans les ventes sur Amazon celui de la famille du vice-président. Les bénéfices iront à des organisations qui militent pour les droits des minorités sexuelles. Charlotte Pence, qui a prévu de verser également le produit des ventes à des associations, a sportivement salué les bons résultats du pastiche sur la chaîne conservatrice Fox News.
Trump participe aussi
Au cours du week-end précédent, le président Donald Trump a contribué involontairement, lui aussi, à la bonne santé de l’édition en s’attaquant bille en tête sur Twitter à l’ancien directeur du FBI, James Comey. Il l’avait limogé en mai 2017 pour son obstination dans l’enquête sur les interférences prêtées à la Russie lors de la campagne présidentielle de 2016.

Wow, watch Comey lie under oath to Senator G when asked “have you ever been an anonymous source...or known someone… https://t.co/2GxHCPXrJ3— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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Qualifié de « menteur », James Comey a répliqué sur le même canal. « M. le président, les Américains entendront mon histoire sous peu. Et ils pourront juger d’eux-mêmes qui est honorable et qui ne l’est pas », a-t-il écrit. Une passe d’armes qui a suffi pour faire décoller les pré-achats de l’autobiographie de l’ancien patron de la police fédérale, « A Higher Loyalty : Truth, Lies, and Leadership » (Flatiron Books), qui ne sortira pourtant que le 17 avril.

Mr. President, the American people will hear my story very soon. And they can judge for themselves who is honorable and who is not.— Comey (@James Comey)


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Mgr Dario Vigano avait présenté une version tronquée d’une lettre de l’ancien pape Benoît XVI, dans laquelle il semblait apporter son soutien public à son successeur.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤                     
                                                   
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Le pape François contraint de démettre son ministre de la communication

Mgr Dario Vigano avait présenté une version tronquée d’une lettre de l’ancien pape Benoît XVI, dans laquelle il semblait apporter son soutien public à son successeur.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 18h13
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 18h18
    |

            Cécile Chambraud








                        



                                


                            

On ne manipule pas impunément les mots d’un pape, fût-il émérite. Pour avoir enfreint cette évidence, Mgr Dario Vigano, le puissant « ministre » de la communication du Vatican, vient d’être démis de ses fonctions de préfet (chef) du nouveau secrétariat à la communication. Le pape François, qui en avait fait l’un des rouages importants de sa réforme de la curie, a accepté sa démission, non sans « une certaine difficulté », de son propre aveu. Le directeur de la salle de presse du Vatican, Greg Burke, a rendu publique cette décision mercredi 21 mars. Elle vise à dénouer le psychodrame qui tient en haleine depuis dix jours le petit monde des vaticanistes, qui l’ont affublé d’un titre aux relents de scandale : le « Lettergate ».
L’affaire a commencé le 12 mars. Ce jour-là, veille du cinquième anniversaire de l’élection du pape François, Mgr Vigano présente aux quelques journalistes présents à un point de presse une collection de onze volumes éditée par la Librairie éditrice vaticane. Onze théologiens y commentent la pensée du pape François, que certains secteurs conservateurs de l’Eglise, qu’il irrite, accusent de manquer d’épaisseur, par comparaison avec ses deux prédécesseurs immédiats, en particulier Benoît XVI.
Lors de cette séance, Mgr Vigano lit quelques phrases tirées d’une lettre que lui a adressée Benoit XVI, à qui il avait demandé une contribution, sur cette initiative éditoriale. Retiré dans un monastère du Vatican depuis sa démission retentissante le 11 février 2013, le pape émérite a écrit : « J’applaudis à cette initiative qui veut s’opposer et réagir contre le préjugé insensé selon lequel le pape François serait un homme purement pratique, privé d’une formation théologique ou philosophique, tandis que je serais moi-même un théoricien de la théologie qui n’aurait pas compris grand-chose de la vie concrète d’un chrétien d’aujourd’hui. Ces petits volumes montrent, à juste titre, que le pape...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ La romancière franco-ivoirienne Véronique Tadjo se félicite, dans une tribune au « Monde », de la volonté d’Emmanuel Macron de vouloir lier pluralisme linguistique et francophonie. Pour elle, la langue française a trop longtemps voulu défendre son hégémonie en Afrique subsaharienne.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
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« Le français ne doit plus faire barrage aux langues nationales des pays dits francophones »

La romancière franco-ivoirienne Véronique Tadjo se félicite, dans une tribune au « Monde », de la volonté d’Emmanuel Macron de vouloir lier pluralisme linguistique et francophonie. Pour elle, la langue française a trop longtemps voulu défendre son hégémonie en Afrique subsaharienne.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 17h19
    |

Véronique Tadjo (Ecrivaine et universitaire franco-ivoirienne)







                        



                                


                            

Tribune. La position du président de la République sur la question de la francophonie me semble nouvelle. En effet, dès le début, le projet est annoncé : il s’agit de parler de la langue française et du pluralisme. C’est une avancée de taille. Pendant trop longtemps, nous avons été habitués à une langue française voulant défendre son hégémonie au point de faire barrage aux langues nationales des pays dits « francophones ».
La majorité des jeunes apprennent à parler et surtout à lire le français à l’école
On connaît l’anecdote truculente des petits élèves africains sous la colonisation récitant leurs leçons en commençant par « Nos ancêtres les Gaulois… » Ensuite, les politiques linguistiques adoptées au moment des indépendances dans bon nombre de pays de l’Afrique subsaharienne, par exemple, ont fait du français la langue officielle au détriment des langues locales. Or, plus de cinquante ans après, on se rend compte que cette décision n’était sans doute pas la plus judicieuse. Surtout dans l’enseignement.

Le français n’a pas répondu aux ambitions que nous lui avions données. La majorité des jeunes apprennent à parler et surtout à lire le français à l’école. Mais d’une crise économique à une autre, d’un conflit armé à un autre, les systèmes éducatifs se sont effondrés et le niveau de langue a fait une chute vertigineuse. Aujourd’hui, les dégâts auraient été réduits si les élèves du primaire avaient suivi un enseignement dans leur langue maternelle. Ils auraient gagné en fierté identitaire et mieux intégrés les premiers concepts de base qui mènent aux sciences, à la technique et à la pensée.
La Francophonie, source de malentendus
Mettre le pluralisme au centre des préoccupations est de l’intérêt du français comme des autres langues qui aspirent à cohabiter pacifiquement avec lui. La francophonie du Sud est naturellement polyglotte. Il faut renforcer le dialogue des langues de façon à ce que nous n’ayons pas des mentalités...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Désormais, seuls les progrès de la science pourraient assurer la perpétuation de la sous-espèce décimée par le braconnage.
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Sudan, dernier rhinocéros mâle blanc du Nord, est mort



Le Monde.fr avec Reuters
              datetime="2018-03-21T16:54:21+01:00"

        Le 21.03.2018 à 16h54






Durée : 02:07 | 

Sudan, le dernier mâle rhinocéros blanc du Nord, est mort au Kenya à l’âge de 45 ans. Le mammifère souffrait depuis longtemps de complications de santé liées à son âge. L’équipe vétérinaire de la réserve d’Ol Pejeta au Kenya où il vivait depuis 2009 a donc décidé de l’euthanasier dimanche 18 mars.


                

                     Nana Akufo-Addo, président du Ghana et star des internautes africains

                

                    Violence between the mainly Muslim Fulani herdsmen and Christian farmers has claimed thousands of lives across Nigeria's central states over the past few decades. The conflict is being driven by an increasing need for resources -- primarily land and water -- and is often exacerbated by ethnic and sectarian grievances.

                     2500 morts en 2017 : comprendre le conflit entre bergers peuls et cultivateurs au Nigeria

                

                     Cinéma : « Ouaga Girls », mécanos et briseuses de clichés


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ L’universitaire Jean-Louis Margolin explique, dans une tribune au « Monde », que le processus diplomatique entre les Etats-Unis et la Corée du Nord est encourageant mais ne réussira pas. Car « jamais Pyongyang n’acceptera de renoncer à un programme nucléaire et balistique auquel il a presque tout sacrifié depuis plus de vingt-cinq ans ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
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« Le grand dessein du régime de Kim Jong-un se dévoile »

L’universitaire Jean-Louis Margolin explique, dans une tribune au « Monde », que le processus diplomatique entre les Etats-Unis et la Corée du Nord est encourageant mais ne réussira pas. Car « jamais Pyongyang n’acceptera de renoncer à un programme nucléaire et balistique auquel il a presque tout sacrifié depuis plus de vingt-cinq ans ».



Le Monde
 |    21.03.2018 à 16h47
    |

Jean-Louis Margolin (Historien, maître de conférences à Aix-Marseille Université)







                        



                                


                            
Tribune. Il y a de quoi avoir le tournis : en peu de semaines, le ciel de Corée est passé de l’avis de tempête au grand beau temps. Si du moins on se fie aux apparences, car, depuis un quart de siècle au moins, on oscille, de ce côté-là du monde, entre proclamations guerrières non suivies d’effets et promesses de paix restées vaines. Il n’empêche : la rencontre prévue entre les numéros un de la Corée du Nord et des Etats-Unis est un vrai événement, sans aucun précédent ; d’autant plus qu’elle devrait suivre de près un sommet intercoréen, dont il n’y a eu que deux précédents (en 2000 et 2007).
Dans la mesure où c’est Kim Jong-un qui est à l’initiative de ces ouvertures, cela révèle déjà de sa part une grande flexibilité, assurément appuyée sur la certitude d’un parfait contrôle de l’appareil dirigeant nord-coréen, ainsi qu’une aptitude bien plus étendue que chez ses prédécesseurs à apparaître en public et à s’y exprimer.
Des concessions non négligeables
Du côté de Donald Trump, on peut se féliciter d’avoir déjà amené Pyongyang à effectuer des concessions non négligeables : cessation, pendant la durée des négociations, de ses essais nucléaires et balistiques, acceptation des manœuvres militaires américano-sud-coréennes et, surtout, examen de la dénucléarisation de la péninsule coréenne. Il peut à bon droit y voir une justification de son intransigeance, ainsi que du désarroi provoqué par son attitude erratique – la « tactique du fou », inaugurée par Richard Nixon face à un autre adversaire communiste.
Il reste que les Etats-Unis finirent par perdre la partie au Vietnam. Et qu’il pourrait en aller de même en Corée. Le premier risque est qu’un Trump peu au fait de la complexité du dossier, et sensible à la flatterie, fasse à Kim des promesses inconsidérées, à effet immédiat (par exemple, une levée partielle des sanctions), contre des assurances de dénucléarisation pour un lointain futur.

Le second risque, plus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Les manifestations se multiplient dans tout le pays pour rendre hommage à la militante féministe des droits de l’homme, élue municipale à Rio de Janeiro, assassinée mercredi 14 mars.
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Dans un Brésil à la dérive, le deuil de l’icône Marielle Franco

Les manifestations se multiplient dans tout le pays pour rendre hommage à la militante féministe des droits de l’homme, élue municipale à Rio de Janeiro, assassinée mercredi 14 mars.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 16h09
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 16h54
    |

            Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



                                


                            LA LETTRE DE SAO PAULO

Leurs mains noires enlacées, les bras marqués d’un « Marielle » écrit au feutre, faisaient la couverture du quotidien brésilien, Folha de Sao Paulo, lundi 19 mars. Quatre jours après l’assassinat de la conseillère municipale de Rio de Janeiro, Marielle Franco, 38 ans, noire, ouvertement lesbienne, issue des favelas, féministe, militante des droits de l’homme, défenseuse de la cause noire et critique des violences policières, une foule en larmes se massait encore dimanche sur la Paulista, l’avenue principale de Sao Paulo. La scène s’est répétée à Rio de Janeiro, Belo Horizonte et dans la plupart des grandes villes du Brésil avec autant d’échos médiatiques. Un hommage de plus pour une femme devenue le symbole d’un pays à la dérive.
« La mort de Marielle a secoué tout le monde », atteste Bruno Ribeiro, étudiant en maîtrise d’anthropologie à l’université Unicamp de Campinas, dans l’Etat de Sao Paulo. Membre du groupe de la « conscience noire » de son établissement, le jeune homme de 22 ans alterne depuis mercredi entre le chagrin et la colère. « Au Brésil, l’esclavage a laissé des traces. Les Noirs ont leurs domaines, les Blancs les leurs. Marielle était venue sur leur territoire. Elle avait de l’influence, du pouvoir, elle incarnait toutes les forces progressistes. C’est comme si elle avait passé la limite et qu’on envoyait un message pour dire : stop. Alors on envoie nous aussi un message, en descendant dans la rue », dit-il.
Une mort brutale toutes les neuf minutes
Marielle Franco a été tuée par quatre balles calibre 9 millimètres tirées à bout portant dans une rue passante de Rio. Les cartouches provenaient d’un lot vendu en 2006 à la police fédérale de Brasília. Selon le quotidien O Globo, une partie de ce lot, sorti depuis des années des radars des autorités, a déjà été identifiée dans l’une des pires barbaries de l’Etat de Sao Paulo : la tuerie (« chacina ») de Barueri et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ La Russie a dénoncé mercredi une « situation absurde » où Londres « pose des questions mais ne veut pas entendre les réponses », tandis que le Royaume-Uni dénonce des « mensonges ».
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Affaire Skripal : nouveaux échanges tendus entre Londres et Moscou

La Russie a dénoncé mercredi une « situation absurde » où Londres « pose des questions mais ne veut pas entendre les réponses », tandis que le Royaume-Uni dénonce des « mensonges ».



Le Monde
 |    21.03.2018 à 14h08
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 16h24
   





                        



   


Londres et Moscou continuent de se répondre et de s’invectiver au sujet de l’affaire Skripal. La Russie a assuré, mercredi 21 mars, que l’empoisonnement de l’ancien agent double était soit une « attaque terroriste », soit une « mise en scène ». Ces propos ont été tenus lors d’une réunion organisée par le ministère des affaires étrangères russe à laquelle l’ambassadeur britannique a refusé de se rendre.
Cette réunion, consacrée à l’affaire de l’empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille au Novitchok, un agent neurotoxique développé par la Russie, le 4 mars à Salisbury (Royaume-Uni), devait être l’occasion pour la Russie de démonter les accusations portées contre elle par Londres.

        Lire aussi :
         

                Que sait-on sur l’empoisonnement de l’ex-agent double russe au Royaume-Uni ?



« Mensonges » et « désinformation »
« Soit les autorités britanniques ne sont pas en mesure de fournir une protection contre ce type, disons-le ainsi, d’attaque terroriste, soit elles ont directement ou indirectement — je n’accuse personne de quoi que ce soit — mis en scène une attaque contre un citoyen russe », a déclaré un haut responsable de la diplomatie russe, Vladimir Ermakov, lors de cette réunion.
Il a également voulu discréditer la thèse de l’empoisonnement au Novitchok : « N’importe quelle substance toxique militaire aurait fait de multiples victimes sur le lieu de l’empoisonnement. Mais à Salisbury, ce n’était pas du tout le cas. » Interpellé par une diplomate britannique sur ses éventuels programmes d’armes chimiques, M. Ermakov l’a accusée de faire preuve de « russophobie », déclarant : « Sortez donc un peu de votre russophobie, de votre mentalité insulaire. (…) J’ai honte pour vous. »
Peu après, l’ambassade britannique à Moscou a accusé en retour la Russie sur Twitter :
« Nous n’avons reçu aucune explication crédible expliquant pourquoi un agent innervant produit en Russie a été utilisé sur le sol britannique. Au lieu de fournir des réponses, la Russie continue de répandre des mensonges et de la désinformation. »
« Situation absurde »
Plus tôt dans la journée, la tension était encore montée d’un cran entre les deux pays quand l’ambassade britannique en Russie a annoncé à l’Agence France-Presse (AFP) que son ambassadeur, Laurie Bristow, ne « participera [it] pas à cette réunion », mais pourrait être représenté par un fonctionnaire au « niveau opérationnel ».
Si la porte-parole du ministère des affaires étrangères russe, Maria Zakharova, a assuré que « l’important n’[était] pas le statut [des personnes participant à la réunion] mais qu’une discussion se tienne », ajoutant que « cent quarante personnes étaient déjà accréditées ce matin », le Kremlin a pris ce désistement comme un affront. « C’est une nouvelle manifestation éloquente d’une situation absurde où l’on pose des questions mais on ne veut pas entendre les réponses », a réagi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
Nouvelles sanctions envisagées
L’empoisonnement de Sergueï Skripal a ravivé le climat de confrontation Est-Ouest, latent depuis l’annexion de la Crimée par Moscou, en mars 2014, et a exacerbé les tensions entre Moscou et Londres, dont les relations étaient déjà glaciales.
Accusant la « Russie de Poutine » d’avoir ordonné cet empoisonnement, Londres a expulsé vingt-trois diplomates russes du territoire britannique et a annoncé le gel des relations bilatérales. La Russie, qui clame son innocence, a rétorqué en expulsant à son tour vingt-trois diplomates britanniques et en mettant fin aux activités du British Council dans le pays.

        Lire aussi :
         

                Espion empoisonné : face à la Russie, Theresa May choisit une riposte modérée



Les dirigeants de l’Union européenne sont prêts, eux, à se « coordonner sur des mesures » à prendre contre la Russie si elle ne coopère pas à l’enquête, selon un projet de déclaration préparé pour leur sommet jeudi et vendredi à Bruxelles, vu mardi par l’AFP.
De nouvelles sanctions pourraient également être adoptées par Londres : la première ministre britannique, Theresa May, a réuni mardi son Conseil de sécurité et « réfléchit activement » à d’autres mesures de rétorsion contre Moscou, selon son porte-parole.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ L’opposant ivoirien appelle à manifester contre l’organisation des premières élections sénatoriales, prévues le 24 mars.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤         

Entretien

Stéphane Kipré : « Notre marche est une réponse au refus de dialoguer d’Alassane Ouattara »

L’opposant ivoirien appelle à manifester contre l’organisation des premières élections sénatoriales, prévues le 24 mars.

Propos recueillis par                                            Haby Niakaté (Abidjan, correspondance)




LE MONDE
              datetime="2018-03-21T13:52:25+01:00"

        Le 21.03.2018 à 13h52






    
Stéphane Kipré, le président de l’Union des nouvelles générations (UNG), à Abidjan, en novembre 2008.
Crédits : KAMBOU SIA / AFP


En Côte d’Ivoire, l’Union des nouvelles générations (UNG), le parti que dirige Stéphane Kipré, fait partie de la coalition d’opposition Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS), qui appelle à une marche, jeudi 22 mars, pour protester contre l’organisation des premières élections sénatoriales deux jours plus tard. Une coalition à laquelle appartient également la tendance la plus radicale du Front populaire ivoirien (FPI), de l’ex-président Laurent Gbagbo.
À bientôt 38 ans, Stéphane Kipré, homme d’affaires, politicien et gendre de M. Gbagbo, vit en exil en France depuis la fin de la crise postélectorale de 2010-2011. Alors que le pouvoir ivoirien l’accuse d’avoir commandité de récentes attaques, il explique au Monde Afrique les motivations de cette protestation et les positions de son parti pour les prochaines échéances électorales.

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Pourquoi organiser une marche deux jours avant les élections sénatoriales ?
Stéphane Kipré Certaines questions, telles que la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI) et la révision de la liste électorale, méritent d’être débattues. Malheureusement, lorsque nous demandons au pouvoir en place de s’asseoir pour discuter, afin qu’ensemble nous puissions trouver des solutions, il refuse. Il est donc important pour nous d’utiliser tous les moyens démocratiques et pacifiques en notre possession pour faire entendre notre voix. Cette marche pacifique, c’est une réponse au refus de dialoguer du président Alassane Ouattara.
Que reprochez-vous à la CEI ?
Cette CEI est forclose. Et les Ivoiriens doivent se tenir loin de toutes les élections que celle-ci organisera, car elles ne seront pas démocratiques. Il y a d’abord le cas du président de la CEI, Youssouf Bakayoko, en place depuis plus de six ans alors que la loi l’interdit formellement et qui, comme chacun sait, est à la base de la crise de 2010 [M. Bakayoko est celui qui avait annoncé les résultats proclamant M. Ouattara vainqueur de la présidentielle]. Il y a ensuite la composition même de cette commission, où l’opposition est sous-représentée.
Que le pouvoir actuel écoute enfin son peuple, même s’il est vrai que cela peut s’avérer compliqué pour lui puisqu’il n’a pas été mis en place par le peuple. Toutefois, lorsqu’il y a eu des mutineries l’année dernière, ce même pouvoir s’est assis pour discuter avec les mutins et a décaissé rapidement des fonds pour régler le problème. Pourquoi n’adopte-t-il pas la même attitude lorsqu’il s’agit de revendications démocratiques de l’opposition ou des syndicats ?

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Que pensez-vous de l’idée de doter la Côte d’Ivoire d’un Sénat ?
Un Sénat n’est pas nécessaire. Dans le contexte actuel, le pays n’en a pas besoin. Comment comprendre que l’on préfère dépenser plusieurs milliards de francs CFA pour la mise en place de cette institution alors que le coût de la vie des Ivoiriens ne fait qu’augmenter ?
Vous demandez un dialogue plus inclusif. Pourtant, depuis 2011, votre parti n’a participé à aucun scrutin. N’est-ce pas contradictoire ?
Quand on participe à une élection alors qu’on voit que l’organisateur, ici la CEI, a un parti pris et que la liste électorale est problématique, on entérine les conditions dans laquelle cette élection est organisée et on accompagne donc le pouvoir dans cette dérive. Le rôle de l’UNG n’est pas d’accompagner le pouvoir actuel.

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Vous avez bientôt 38 ans. Faites-vous partie de ces politiques ivoiriens qui souhaitent l’arrivée au pouvoir d’une nouvelle génération en 2020 ?
Je ne suis pas dans ce débat-là. La question essentielle aujourd’hui est : que préparons-nous pour la Côte d’Ivoire ? Quelle que soit la génération qui prendra le pouvoir en 2020, plus jeune ou non, celle-ci ne pourra réellement exercer son pouvoir que si les Ivoiriens sont réconciliés.
Comment jugez-vous le bilan d’Alassane Ouattara après sept ans au pouvoir ?
Le positif, c’est que M. Ouattara a respecté la continuité de l’Etat. Il a terminé tous les projets que ces prédécesseurs avaient engagés. Le troisième pont d’Abidjan a démarré sous la présidence Bédié, le barrage de Soubré, le pont de Jacqueville, le CHU d’Angré sous celle de Laurent Gbagbo.
Malheureusement, nous attendons encore le résultat de son propre travail. En dehors, évidemment, de l’accroissement de l’endettement de l’Etat, des grèves des producteurs de café-cacao, du paiement des mutins. Sa seule chance de laisser une marque positive aujourd’hui est d’organiser des élections crédibles en 2020, auxquelles il ne participera pas. On pourra au moins dire, à ce moment-là, qu’il aura su passer la main démocratiquement.

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En septembre, vous avez été accusé par l’Etat d’être l’un des instigateurs d’attaques contre des gendarmeries et des commissariats. Où en est ce dossier ?
Je me pose aussi la question. Le disque qui consiste à accuser les opposants de tout et n’importe quoi lorsqu’on est acculé par des difficultés économiques, sociales et sécuritaires, est rayé. Les Ivoiriens sont fatigués de ce jeu et veulent parler de l’essentiel. De mon côté, je n’ai rien à me reprocher, je suis serein et j’attends.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Le numéro deux de la liste Junts per Catalunya, actuellement en détention préventive, a indiqué mercredi renoncer à diriger la région.
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Emprisonné, l’indépendantiste Jordi Sanchez renonce à la présidence de la Catalogne

Le numéro deux de la liste Junts per Catalunya, actuellement en détention préventive, a indiqué mercredi renoncer à diriger la région.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 13h07
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 13h25
   





                        


Après Carles Puigdemont, un second leadeur indépendantiste renonce à diriger la Catalogne. Accusé de « sédition » par la justice espagnole et actuellement placé en détention provisoire, le numéro deux de la liste Junts per Catalunya (« Ensemble pour la Catalogne »), Jordi Sanchez, a jeté l’éponge, après avoir échoué à obtenir sa sortie. Sa formation politique a publié sur Twitter mercredi 21 mars sa lettre à l’actuel président de la région, Roger Torrent.

📄 Carta de renúncia de @jordialapreso al president @rogertorrent: "Amb plena harmonia amb el president @KRLS, et de… https://t.co/eRhjD4k6U6— JuntsXCat (@Junts per Catalunya 🎗)


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M. Sanchez « m’informe qu’il retire sa candidature à la présidence, estimant que c’est le meilleur service qu’il puisse rendre au pays », a confirmé Roger Torrent à la presse, en évoquant la difficulté à l’investir compte tenu de son incarcération et en dénonçant « l’atteinte à ses droits fondamentaux ». Ce renoncement devrait permettre la formation rapide d’un gouvernement régional, selon M. Torrent.
Carles Puigdemont avait déjà dû renoncer
Au départ, l’élection de l’indépendantiste Roger Torrent à la tête de la région, le 17 janvier, devait poser les jalons à la réinvestiture de Carles Puigdemont, le leadeur des indépendantistes en exil en Belgique. L’intéressé a finalement annoncé au début de mars qu’il renonçait à prendre la tête de l’exécutif à distance.

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Pour le remplacer, les indépendantistes ont alors porté leur choix sur le numéro deux de la liste Junts per Catalunya, Jordi Sanchez. Problème : ce dernier étant emprisonné, il devait demander une autorisation de sortie au juge du Tribunal suprême, Pablo Llarena, afin de se rendre au Parlement. Sortie qui lui a été refusée le 9 mars, l’empêchant de participer au débat d’investiture trois jours plus tard, puis mardi 20 mars.
Si les indépendantistes désignent cette fois un candidat « viable », dans le sens où il ne serait ni incarcéré ni à l’étranger, rien ne s’oppose a priori à ce qu’ils puissent former rapidement un gouvernement.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Dans la réédition entièrement remaniée de son essai paru en 2012, Bruno Martinaud, enseignant à Polytechnique, appelle à une évolution de la culture entrepreneuriale européenne.
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Start-up : apprendre de ses échecs

Dans la réédition entièrement remaniée de son essai paru en 2012, Bruno Martinaud, enseignant à Polytechnique, appelle à une évolution de la culture entrepreneuriale européenne.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 13h00
    |

                            Margherita Nasi








                        



                                


                            

Livre. L’entrepreneuriat est le sujet de nombreux ouvrages : une rapide recherche sur Amazon fait apparaître plus de mille sept cents références en anglais et plusieurs centaines en français. Pourquoi alors en écrire un nouveau ? Il reste un espace à prendre : les publications s’organisent en trois catégories : manuels pratiques, success stories, et ouvrages à thèse apportant un éclairage thématique ciblé.
L’entrepreneur a surtout besoin, plus que d’une méthode générique en dix étapes ou d’une théorie définitive sur la start-up, « qu’on l’aide à réfléchir, de sorte qu’il puisse se déterminer, sans jamais oublier la dynamique exploratoire et profondément itérative du process entrepreneurial », affirme Bruno Martinaud. Entreprendre, c’est avant tout apprendre à se poser les bonnes questions et accepter de nombreuses mauvaises réponses, explique le serial entrepreneur dans son essai Start-up.
La survie comme critère principal de succès
L’ouvrage ne fait donc pas l’impasse sur l’aspect chaotique et imprévisible du développement entrepreneurial. Si les licornes (start-up valorisées à plus d’un milliard de dollars) sont à la mode, et que nombre de jeunes rêvent de créer les Instagram, WhatsApp et Blablacar de demain, il n’y a qu’un Microsoft, un Oracle, un Google pour cent mille entreprises dans la Silicon Valley. Mais Google n’aurait jamais existé sans les 99 999 entreprises qui ont, au même moment, échoué ou moins bien réussi, rappelle l’auteur, qui enseigne la création d’entreprise et l’innovation à l’Ecole polytechnique.
« Accélérer la chute pour favoriser le rebond, c’est là un nouveau challenge pour le système éducatif »
A bien des égards, la Silicon Valley, lieu mythique pour les entrepreneurs, possède des caractéristiques uniques dont on peut s’inspirer : de la valorisation de la recherche à l’investissement en capital-risque. Et même si le succès est rare, on peut autoriser « une vaste...




                        

                        


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Mis en cause pour harcèlement sexuel, le directeur d’un théâtre suédois se suicide

L’affaire suscite un débat sur la couverture journalistique du mouvement #Metoo, dans un pays ébranlé par des révélations en cascade dans le monde de la culture.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 12h15
    |

                            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



                                


                            
L’ancien directeur du Stadsteatern de Stockholm, Benny Fredriksson, qui avait démissionné le 7 décembre 2017, après avoir été accusé, dans une série d’articles, de harcèlement sexuel et moral, s’est suicidé samedi 17 mars en Australie, où il accompagnait sa femme, une chanteuse d’opéra invitée à se produire à Sydney.
Trois jours plus tard, le cabinet d’audit PricewaterhouseCoopers (PwC), mandaté par la municipalité de Stockholm pour faire la lumière sur ces accusations, a rendu ses premières conclusions. Sur les 135 salariés du théâtre entendus, aucun n’a réitéré les accusations de harcèlement, recueillies anonymement, à l’automne, par le journal Aftonbladet, auprès d’une quarantaine d’employés, actuels et passés. Le bureau exécutif de la municipalité de Stockholm a fait savoir que le rapport serait publié dans sa totalité ultérieurement. Il examinera également les méthodes de management très contestées de l’ancien directeur du théâtre.
En Suède, le suicide de Benny Fredriksson, adulé par les uns et craint par les autres, secoue un monde de la culture déjà fortement ébranlé par les révélations en cascade de ces derniers mois, dans le sillage de l’affaire Weinstein. Elle pose aussi la question de la couverture journalistique du mouvement #Metoo. Dans un communiqué de presse, le nouveau directeur de l’institution Kulturhuset Stadsteatern, Sture Carlsson, fustige ainsi une « campagne médiatique sans borne », ayant causé à son prédécesseur « une blessure inguérissable ».
Témoignages anonymes et « culture du silence »
S’appuyant sur une quarantaine de témoignages anonymes, le journal Aftonbladet avait publié, le 5 décembre dernier, une série d’articles dénonçant « la culture du silence », imposée par Benny Fredriksson et son management « dictatorial ». Le quotidien affirme alors qu’il aurait forcé une actrice à avorter, harcelé mentalement et physiquement des employés et couvert des comédiens accusés...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Selon la police, l’homme est soupçonné d’être l’auteur de cinq explosions à Austin et dans sa région, qui ont fait depuis le 2 mars deux morts et quatre blessés.
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L’homme suspecté d’être l’auteur de la série d’explosions à Austin s’est suicidé

Selon la police, l’homme est soupçonné d’être l’auteur de cinq explosions à Austin et dans sa région, qui ont fait depuis le 2 mars deux morts et quatre blessés.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 17h30
   





                        



   


C’est probablement la fin d’une longue traque pour retrouver le mystérieux « poseur de bombe en série ». Un homme soupçonné d’être l’auteur de plusieurs explosions récentes au Texas, notamment dans la ville d’Austin, s’est fait exploser, mercredi 21 mars au matin, dans sa voiture au moment où il allait être interpellé, a annoncé la police.

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« Le suspect est mort », a affirmé le chef de la police d’Austin, Brian Manley, lors d’une conférence de presse. Il a précisé qu’il s’agissait d’un homme blanc âgé de 24 ans, identifié comme Mark Anthony Conditt, selon plusieurs médias américains, qui s’appuient sur des sources proches de l’enquête. On ignore encore s’il avait agi seul ou avec des complices.
Selon le responsable de la police, l’homme est soupçonné d’être l’auteur de cinq explosions à Austin et dans sa région, qui ont fait deux morts et quatre blessés depuis le 2 mars. Les forces de l’ordre ont insisté sur le fait qu’il était encore trop tôt pour baisser complètement la garde, craignant d’autres colis piégés.
Comme la population d’Austin, le président des Etats-Unis semblait soulagé mercredi matin. « Le poseur de bombes présumé d’Austin est mort. Beau travail de la police et de tous ceux impliqués », a tweeté Donald Trump.

AUSTIN BOMBING SUSPECT IS DEAD. Great job by law enforcement and all concerned!— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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Des motivations inconnues
La police a suivi la voiture de l’homme jusqu’à un hôtel à l’extérieur d’Austin. Alors qu’elle attendait l’arrivée d’équipes tactiques, l’homme s’est apprêté à repartir et des policiers se sont avancés pour l’arrêter. L’homme a alors fait détoner une bombe à l’intérieur de sa voiture et il a été tué, selon M. Manley.
Des images vidéo ainsi que des témoignages avaient conduit la police sur sa piste durant les dernières trente-six heures, a expliqué M. Manley. La chaîne d’Austin KEYE, affiliée à CBS, a publié des photos censées représenter l’homme, portant une casquette de base-ball bleue et ce qui pourrait être une perruque, en train de déposer des colis dimanche dans un centre de FedEx. Ces photos proviennent d’une caméra vidéo de sécurité dans le centre.
Les motivations du suspect restent inconnues, a précisé le chef de la police. Les premières victimes étaient noires ou hispaniques, laissant suggérer un acte raciste. Mais la quatrième explosion d’un paquet dimanche soir a blessé deux passants, deux hommes blancs, et fait penser aux agents que les cibles étaient choisies de manière aléatoire. Depuis le 2 mars, l’auteur présumé des attentats avait réussi à faire exploser cinq colis, le dernier tôt mardi matin dans un centre de tri de FedEx, qui n’a fait qu’un blessé léger.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ L’enquête du « Daily Mirror » sur un réseau pakistanais met en question l’attitude des élus et des autorités.
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Au Royaume-Uni, le soupçon de biais racial resurgit dans une vaste affaire d’exploitation sexuelle

L’enquête du « Daily Mirror » sur un réseau pakistanais met en question l’attitude des élus et des autorités.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 11h54
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        


Les élus travaillistes et la police locale ont-ils fermé les yeux sur l’exploitation sexuelle à grande échelle sur des mineures dans des villes défavorisées du Royaume-Uni par des gangs d’hommes principalement d’origine pakistanaise, par crainte d’être accusés de racisme ? Le soupçon, confirmé en 2014 à Rotherham (nord de l’Angleterre), resurgit depuis la publication par le Daily Mirror, le 11 mars, d’une enquête portant sur la ville de Telford, dans le centre du pays. Ce tabloïd, proche du Labour, agrège des témoignages remontant jusqu’aux années 1980, pour affirmer que « près d’un millier de jeunes filles, certaines âgées de seulement 11 ans, [y] ont été violées, battues et vendues comme esclaves sexuelles ».
Ce trafic, souvent organisé par des gérants de fast-food, avait été révélé au début des années 2010 et sept hommes avaient été condamnés en 2013 à des peines de prison. Tous étaient d’origine pakistanaise tandis que leurs victimes étaient « blanches », selon une nomenclature courante au Royaume-Uni. Mais selon le Mirror, alors que d’autres accusations avaient été portées, « les autorités ont négligé de conserver le signalement des membres des communautés asiatiques [Indiens et Pakistanais] par peur du “racisme” ». Connu depuis longtemps, le trafic de jeunes filles et leur exploitation auraient pris, à Telford, une ampleur beaucoup plus vaste que celle reconnue par les autorités.
Sordides, les récits publiés par le quotidien décrivent un système où des adolescentes, voire des fillettes, de milieux pauvres, sont attirées par les cadeaux d’hommes sans scrupule, rendues dépendantes par l’alcool ou la drogue puis utilisées comme esclaves sexuelles. « Chaque nuit, j’étais forcée d’avoir des relations sexuelles avec plusieurs hommes dans des fast-foods dégoûtants et des maisons sales, affirme une femme, âgée de 14 ans à l’époque des faits. Je devais prendre la pilule du lendemain deux fois par semaines sans poser de questions. » 
Scepticisme
Les témoignages du Mirror accablent aussi les services sociaux, qui auraient fermé les yeux, et la police, qui aurait rejeté des plaignantes, les considérant comme « consentantes ». Il décrit les ravages causés à long terme en termes de santé mentale. Alors que les auteurs des sévices se seraient comptés par dizaines voire centaines, seuls sept ont été condamnés. Tom Harding, le chef de la police locale, estime que le « millier » de victimes recensées par le journal est un chiffre gonflé pour « faire du sensationnel » avec des faits accumulés « depuis vingt ou trente ans ».
Lors des procès de 2013, les policiers avaient estimé à une centaine le nombre de jeunes filles victimes. Le commissaire dit travailler aujourd’hui sur 46 plaintes ou signalements et assure que les auteurs de crimes et délits sexuels « reflètent proportionnellement la diversité de la population ». A Rotherham, l’enquête a établi que pas moins de 1 400 mineurs ont été livrés à des prédateurs sexuels entre 1997 et 2013.
Devant l’émotion suscitée par les accusations du Mirror, la ministre de l’intérieur, Amber Rudd, a confirmé que l’enquête indépendante sur les abus sexuels sur les enfants, ouverte en 2014, couvrirait Telford. Il ne s’agit pas d’une procédure de type pénal, mais d’investigations sur les éventuels dysfonctionnements des institutions, notamment les services de santé, de police et d’aide à l’enfance. Plusieurs victimes affirment avoir trouvé porte close, s’être heurté à du scepticisme, voire subi des intimidations lorsqu’elles ont voulu se plaindre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Cette autorisation de rachat est subordonnée à la cession d’un vaste ensemble d’activités par Bayer.
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L’Union européenne autorise le rachat de Monsanto par Bayer sous conditions

Cette autorisation de rachat est subordonnée à la cession d’un vaste ensemble d’activités par Bayer.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 11h45
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 14h39
   





                        


La Commission européenne a autorisé, mercredi 21 mars, le rachat sous conditions de l’américain Monsanto, spécialiste des pesticides et des organismes génétiquement modifiés, par le grand groupe allemand de la chimie Bayer.
Cette autorisation de rachat — contre laquelle se sont beaucoup mobilisées les associations écologistes — est subordonnée à la cession d’un vaste ensemble d’activités que Bayer a proposée à l’exécutif européen pour dissiper ses craintes quant à la concurrence dans l’Union européenne.

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                La mauvaise image de Monsanto, principal risque pour la fusion avec Bayer



« Nous avons autorisé le projet de rachat de Monsanto par Bayer parce que les mesures correctives proposées par les parties, qui dépassent largement les 6 milliards d’euros, répondent pleinement à nos préoccupations en matière de concurrence », a déclaré la commissaire à la concurrence européenne, Margrethe Vestager, citée dans un communiqué.
« Nos décisions permettent de garantir que la concurrence et l’innovation resteront effectives sur les marchés des semences, des pesticides et de l’agriculture numérique, même à l’issue de cette concentration », a-t-elle ajouté.
« Fusion impopulaire »
Pendant son enquête, la Commission européenne avait reçu de nombreuses pétitions envoyées par mails et courriers s’alarmant de cette union qui donnerait trop de pouvoir à un groupe fabriquant des OGM et le glyphosate, un désherbant controversé.
Dans une lettre à la commissaire Margrethe Vestager, publiée mardi, l’ONG Friends of the Earth Europe mettait en garde contre les conséquences de cette fusion sur l’environnement.
« Bloquer cette fusion profondément impopulaire serait un grand succès pour l’UE. Plus d’un million de citoyens ont exhorté Mme Vestager à bloquer cette fusion infernale », avait rappelé l’ONG.
Les équipes de Mme Vestager n’étaient chargées d’étudier les problèmes soulevés par cette union que du point de vue de la concurrence. Leur avis est susceptible d’être éventuellement soumis à la Cour européenne de justice.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Louise Beaudoin, ancienne ministre des relations internationales du Québec, se réjouit d’entendre Emmanuel Macron reconnaître que la France n’est pas le centre de la francophonie. Mais elle s’interroge sur son silence sur l’Organisation internationale de la francophonie.
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« Les Français sont des francophones comme les autres »

Dans une tribune au « Monde », Louise Beaudoin, ancienne ministre des relations internationales du Québec, se réjouit d’entendre Emmanuel Macron reconnaître que la France n’est pas le centre de la francophonie. Mais elle s’interroge sur son silence sur l’Organisation internationale de la francophonie.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 11h44
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 13h43
    |

Louise Beaudoin (Ancienne ministre des relations internationales du Québec)







                        



                                


                            

Tribune. Les Français sont des francophones comme les autres. Ainsi l’a décrété le 20 mars Emmanuel Macron dans son discours très attendu sur l’ambition de la France pour la langue française et le plurilinguisme prononcé à l’Académie française.
Enfin ! Diront les autres francophones disséminés sur les cinq continents. Nous attendions depuis longtemps une telle déclaration et nous espérons tout simplement qu’elle sera suivie d’effets concrets. Ainsi dorénavant n’entendrons-nous plus jamais un président de la République affirmer, comme le fit Nicolas Sarkozy à propos du rôle de TV5 Monde : « Je veux renforcer les moyens de diffusion de la culture française dans le monde ».

Cette phrase en disait long : pour beaucoup de Français et pour le premier d’entre eux, la francophonie c’était la France ; la langue française c’était la France. Grand bond en avant, par conséquent, avec cette reconnaissance par Emmanuel Macron d’une francophonie multiple dont la France n’est plus nécessairement le centre, tout en admettant qu’elle a des responsabilités particulières par rapport à la langue française.
Il y a plus de dix ans, un collectif d’écrivains francophones dont plusieurs québécois, notamment Dany Laferrière et Wajdi Mouawad, lançaient un Manifeste (« Le Monde des Livres », 15 mars 2007) qui avait fait, à l’époque, grand bruit. Pour ces auteurs, la littérature française était un élément, ni plus ni moins, de la littérature francophone et les lettres francophones n’étaient pas une simple dépendance de la littérature française.
Refus du bilinguisme institutionnel
Ils ajoutaient que la langue française devait être « libérée de son pacte exclusif avec la nation », sous-entendue « française », car elle appartenait à tous les francophones. Alain Mabanckou, souhaitait même, compte tenu de sa connotation péjorative pour beaucoup d’Africains parce que teintée de postcolonialisme, abolir le terme de francophonie...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Trois otages ont été libérés lors d’une « opération spéciale » lancée par l’armée dans la région du Sud-Ouest.
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Compte rendu

Au Cameroun anglophone, un Tunisien tué après son enlèvement par un groupe armé

Trois otages ont été libérés lors d’une « opération spéciale » lancée par l’armée dans la région du Sud-Ouest.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-03-21T11:32:45+01:00"

        Le 21.03.2018 à 11h32






    
Des soldats camerounais patrouillent à Bafut, dans la région du Nord-Ouest, le 15 novembre 2017.
Crédits : - / AFP


Un Tunisien a été « assassiné » après son enlèvement au Cameroun anglophone, a annoncé, mardi 20 mars, le gouvernement camerounais. C’est le premier étranger tué dans cette région depuis que des violences y ont éclaté, il y a plusieurs mois.
Un autre Tunisien et deux Camerounais enlevés en même temps ont en revanche été libérés lors d’une « opération spéciale » lancée mardi matin par l’armée camerounaise. Cette opération « a permis la libération de trois des employés d’une société tunisienne enlevés le 15 mars par des terroristes » dans la région anglophone du Sud-Ouest, dont « un ingénieur tunisien », selon un communiqué du gouvernement, qui précise que « le deuxième ingénieur tunisien » a été « assassiné par ses ravisseurs ».

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Le texte, signé du ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary, affirme qu’au cours de cette opération, « quatre terroristes ont été neutralisés (tués) ». « Nos forces ont récupéré la dépouille mortelle du deuxième ingénieur tunisien », ajoute-t-il, affirmant que les ravisseurs, non identifiés, avaient « menacé d’exécuter les otages si une rançon ne leur était pas versée dans les 24 heures ».
Un haut fonctionnaire libéré
Ces dernières semaines, les séparatistes du Cameroun anglophone, qui regroupe les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, ont menacé de s’attaquer aux entreprises étrangères qui y sont présentes. Un haut fonctionnaire de l’administration camerounaise enlevé samedi dans la même région du Sud-Ouest a été libéré lundi. Les deux ingénieurs tunisiens et les deux « techniciens » camerounais étaient employés par « la société tunisienne Soroubat », une entreprise du secteur des BTP, et avaient été enlevés jeudi 15 mars « alors qu’ils travaillaient à la construction de la route Kumba-Isangule », a indiqué le ministre.

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Issa Tchiroma Bakary a présenté « au gouvernement et au peuple frère de Tunisie, ainsi qu’à la famille du défunt, les condoléances les plus attristées du chef de l’Etat », Paul Biya. Il les a également assurés « de la détermination des autorités camerounaises à rechercher et à traduire en justice les terroristes encore en fuite et leurs commanditaires ». L’enlèvement de deux de ses ressortissants avait été annoncé lundi par le gouvernement tunisien dans un communiqué.
47 séparatistes extradés du Nigeria
Les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest, qui regroupent 20 % de la population camerounaise, sont secouées depuis plus d’un an par une profonde crise politique sur fond de revendications sociales et économiques vis-à-vis de l’élite francophone qui dirige le pays. Plusieurs groupes armés séparatistes y mènent régulièrement des attaques meurtrières contre les forces de l’ordre, l’armée et la police. La situation sécuritaire s’est considérablement dégradée depuis que 47 séparatistes, dont leur leader Sisiku Ayuk Tabe, ont été extradés, fin janvier, du Nigeria vers le Cameroun.

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Lors d’une « mission de paix » dans la zone anglophone, vendredi, le nouveau ministre camerounais de l’administration territoriale, Paul Atanga Nji, a demandé aux « séparatistes violents » de se « reconvertir ». Mais le lendemain, quatre personnes ont été blessées dans le village d’Alou (Sud-Ouest) au cours d’une attaque perpétrée par des individus armés non identifiés contre un convoi de voitures accompagnant Paul Tasong, ministre délégué auprès du ministre de l’économie, selon des sources proches des milieux de la sécurité camerounaise.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ L’enlisement de la lutte anticorruption irrite les alliés occidentaux du président Porochenko, et ses électeurs.
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Comment le président Petro Porochenko a déçu les espoirs de la révolution ukrainienne

L’enlisement de la lutte anticorruption irrite les alliés occidentaux du président Porochenko, et ses électeurs.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 11h17
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 12h57
    |

            Benoît Vitkine (Kiev, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Dans le centre de Kiev, la Bankova, le siège de l’administration présidentielle ukrainienne, prend de plus en plus des airs de camp retranché. En ce début de printemps, les hommes du président ne craignent pas tellement les manifestations sporadiques qui se déroulent quelques centaines de mètres plus bas, sur la place de l’Indépendance, où a débuté quatre ans plus tôt la révolution de Maïdan. La bataille du moment est souterraine : elle met aux prises Petro Porochenko, le président porté au pouvoir par cette révolution, et ses partenaires occidentaux.
En jeu, la création d’une institution nouvelle, la Cour spéciale anticorruption. Les données du problème sont simples : l’Ukraine a fait des progrès dans la traque des fonctionnaires et des élus véreux, notamment grâce au travail du Bureau national anticorruption (NABU). Mais les enquêtes de cette institution aux vastes pouvoirs d’investigation, créée en 2015, finissent enlisées dans les tribunaux. Début décembre 2017 a ainsi débuté à Kiev le procès de l’ancien directeur de l’administration fiscale, Roman Nasirov. « La cour a d’emblée annoncé qu’elle allait lire les 700 pages de l’acte d’accusation, ce qu’elle n’est pas obligée de faire, relate la journaliste d’investigation Kristina Berdynskykh. Au rythme des audiences, il y en a pour deux ans. »
Petro Porochenko a commencé par s’opposer fermement à l’idée de cour anticorruption. Mi-septembre 2017, devant un parterre d’étrangers réunis pour le Yalta European Strategy Forum, à Kiev, il a pris à témoin l’assistance : « Dans lequel de vos pays y a-t-il une cour similaire ? Elles n’existent qu’en Ouganda, au Kenya ou en Malaisie. » Au nom de la souveraineté, le président ukrainien ne se laisserait donc pas dicter sa conduite. Sauf que les Occidentaux ont fait monter les enchères et, selon une méthode désormais bien rodée, gelé le versement d’une nouvelle tranche d’aide financière attendue par Kiev. Depuis,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Les insurgés disent vouloir négocier directement avec Washington.
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En Afghanistan, les talibans ignorent une offre de paix du gouvernement

Les insurgés disent vouloir négocier directement avec Washington.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 10h51
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 15h18
    |

            Louis Imbert (Kaboul, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Sur son téléphone portable, haut-parleur ouvert, un haut fonctionnaire afghan, proche du Conseil de sécurité national, déroule les messages que lui envoient, depuis près d’un mois, des chefs de milices affiliées aux talibans : ils sont aimables, ils veulent discuter. « Dans chaque province, des groupes de dix ou vingt talibans nous disent vouloir quitter le mouvement, et quelques gros poissons prennent contact, affirme cet ancien cadre des services secrets afghans, le NDS, à Kaboul. Si nous parvenions à en retourner certains, ce serait un grand succès. »
Ce fonctionnaire teste des canaux de communication maintes fois activés sans succès, alors que le gouvernement afghan a proposé, le 28 février, une nouvelle base de dialogue aux talibans, étayée et pour l’essentiel sans conditions, après dix-sept ans d’une guerre dont personne ne voit la fin. Le gouvernement promet d’impliquer les talibans dans une révision de la Constitution, de les laisser ouvrir un bureau politique à Kaboul et, proposition nouvelle, envisage un cessez-le-feu.
Le blanc-seing qu’ont apporté les parrains occidentaux du gouvernement à cette proposition, lors d’une conférence qui s’est tenue le même jour à Kaboul, stipule que la présence de troupes étrangères – c’est-à-dire américaines et de l’OTAN, stationnées dans le pays depuis la chute du régime taliban en 2001 – pourra être discutée dans ce cadre, entre Afghans.
Dialogue alternatif
Les talibans n’ont pas rejeté cette offre : ils se sont contentés de répéter, le 13 mars, leur volonté de négocier directement avec Washington. Le 20 mars, ils ont accepté un dialogue alternatif, qui ne les engage pas outre mesure, entre vétérans du djihad antisoviétique, offert par un opposant du président Ashraf Ghani, Ismail Khan.
Les talibans se sont dits prêts à rencontrer le vieux chef de guerre dans leur bureau de représentation au Qatar, que M. Ghani souhaiterait voir fermer. « Les talibans demeurent prisonniers...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Pionnier du genre, le service de télévision et radio de rattrapage de la « Beeb » rivalise pour l’instant avec les plates-formes américaines comme Netflix. Mais jusqu’à quand ?
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iPlayer, l’arme de la BBC face aux géants américains du Net

Pionnier du genre, le service de télévision et radio de rattrapage de la « Beeb » rivalise pour l’instant avec les plates-formes américaines comme Netflix. Mais jusqu’à quand ?



Le Monde
 |    21.03.2018 à 10h38
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Mise à mal depuis longtemps par ITV et Sky News, la toute-puissance de BBC Television en matière de programmes se heurte désormais aux GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon). Face aux géants californiens, l’audiovisuel public britannique est engagé dans « le combat de David contre Goliath » pour sa survie, s’est alarmé le PDG de la « Beeb », Tony Hall, mercredi 7 mars, lors d’un discours devant le personnel.
Faisant référence aux tentatives de Disney et du câblo-opérateur Comcast pour s’emparer de Sky, M. Hall a prédit un avenir dominé par quatre ou cinq mastodontes américains « exploitant la moindre parcelle de données personnelles pour créer de la croissance et du profit ».
Il n’a pas mâché ses mots pour dénoncer leur stratégie, fondée sur « le pillage des talents reconnus » et un usage des médias sociaux qui « déforme l’opinion que nous avons les uns des autres », « aggrave l’impression de malaise et de division sociale » et « sape la confiance dans les médias, y compris la BBC ». 

3,3 milliards de consultations en 2017
Le prestigieux groupe ne continuera à prospérer que s’il se réforme en profondeur, a poursuivi M. Hall, appelant à la mobilisation autour des valeurs du service public. Le fait que la majorité des contenus visionnés sur Netflix ou Amazon continue d’être britannique, même chez les jeunes, constitue un motif de satisfaction. D’où l’appel à une « collaboration entre concurrents » comme ITV et la BBC, lancé le 8 mars par l’Ofcom, le régulateur des communications, « afin de bâtir un nouvel âge d’or de la production qui préserve notre identité britannique ». 
Dans la bataille qui l’oppose aux GAFA, la BBC dispose d’une arme très efficace : son service de télévision et radio de rattrapage. Pionnier du genre, iPlayer, bien conçu, populaire et gratuit, rivalise pour l’instant avec les plates-formes américaines. Avec 3,3 milliards de consultations en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Confronté à une administration américaine hostile et à une réconciliation compromise avec le Hamas, le président Mahmoud Abbas raidit ses positions
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L’Autorité palestinienne envisage de désigner Gaza comme « entité rebelle »

Confronté à une administration américaine hostile et à une réconciliation compromise avec le Hamas, le président Mahmoud Abbas raidit ses positions



Le Monde
 |    21.03.2018 à 10h37
    |

            Piotr Smolar (Cisjordanie, envoyé spécial)








                        



                                


                            

« Fils de chien ! » L’insulte a retenu l’attention des observateurs. C’est ainsi que le président de l’Autorité palestinienne (AP), Mahmoud Abbas, a qualifié l’ambassadeur américain en Israël, David Friedman, partisan de longue date des colonies en Cisjordanie. Le raïs s’exprimait dans la soirée du 19 mars lors d’une réunion de dirigeants palestiniens. Ce dérapage trahissait autant sa colère que sa lassitude. Au soir de sa vie, son rêve d’un Etat paraît compromis, sa foi dans les négociations a produit des résultats négligeables et le flou autour de sa succession rend tous les acteurs nerveux.
A l’approche de ses 83 ans, le dirigeant brûle les ponts et assume son isolement. Rupture avec l’administration Trump, jugée trop partisane et engagée en faveur d’Israël. Défiance envers les pays arabes, soupçonnés de trahison de la cause palestinienne, au nom d’autres priorités. Et enfin, nouveau raidissement contre le Hamas, accusé de saborder les efforts de réconciliation entre factions. L’heure n’est pas aux compromis mais aux tranchées. « On est déjà entré dans une période de transition, explique un responsable israélien. Abbas veut s’assurer qu’il y aura une continuité de sa ligne politique. » 
Les enjeux intérieurs et extérieurs se confondent, dans une même dynamique dépressive. Le 13 mars, à Washington, la Maison Blanche a réuni des représentants d’une vingtaine de pays, dont Israël et des Etats arabes, pour envisager des solutions pratiques à la crise humanitaire dans la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste depuis 2007. Ce même jour, une tentative d’attentat frappait le convoi du premier ministre Rami Hamdallah, tout juste entré dans ce territoire à l’agonie.
Retour à une politique punitive
Cette opération étrange, dont les auteurs restent inconnus, a offert l’occasion à Mahmoud Abbas de rejeter sur le Hamas l’entière responsabilité de l’échec de la réconciliation nationale, lancée depuis octobre 2017...




                        

                        

