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Classement des lycées 2018 : à Paris, les établissements privés dominent

Seuls deux lycées publics, Lavoisier et Henri-IV, figurent parmi les dix premiers du palmarès parisien.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 00h00
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 17h16
    |

                            Soazig Le Nevé








                        



   


20,1/20 : avec ce score, Sainte-Ursule-Louise de Bettignies se place en tête du classement des lycées 2018 établi par Le Monde dans l’académie de Paris et au 3e rang national. Au-delà des 100 % de réussite au bac, cet établissement privé sous contrat se distingue par une valeur ajoutée de son taux de réussite au bac égale à 2, ce qui indique qu’il conduit davantage d’élèves à la réussite que ne pouvait le laisser escompter le niveau, l’âge et le profil social de ses élèves à leur entrée en 2de.

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S’ensuit un peloton de quatre établissements dont le score s’établit à 20/20 : trois sont privés sous contrat (Blomet, Charles-Péguy, Les Francs-bourgeois) et un, public (Lavoisier). Une quarantaine de lycées, moitié publics, moitié privés, prennent la suite avec un score entre 19/20 et 19,95/20. Si l’on considère uniquement le « top dix » parisien, le seul autre lycée public à y apparaître est Henri-IV. A noter que Louis-le-Grand, l’autre « grand » lycée public sélectif du Quartier latin, ne figure pas dans notre classement, car seuls y sont pris en compte, pour les établissements généraux et technologiques, ceux disposant d’une série S et d’une série ES.
Pour Baptiste Jacomino, proviseur de Sainte-Ursule-Louise de Bettignies, « la clé, c’est d’abord le climat de l’établissement, qui doit être serein et tranquille ». Il voit deux explications au succès rencontré : l’accompagnement des élèves depuis la 6e, voire depuis la maternelle, – Saint-Ursule est un groupe scolaire –, ainsi que la taille du lycée. « Nous sommes tout petits : avec 400 élèves, l’accompagnement est plus personnalisé et plus doux qu’ailleurs. » Les enseignants pratiquent une pédagogie collaborative, avec au moins un quart d’heure de travail en groupe pendant le cours. « Nous luttons ainsi contre le stress qui envahit souvent les lycéens mais aussi contre la tentation d’entrer en rivalité les uns avec les autres », explique Baptiste Jacomino.
Le privé doit « rester modeste »
L’établissement mise aussi sur « beaucoup de rituels », à l’instar de temps de silence le matin, mais aussi sur un solide « dispositif hors classe », fait de projets culturels et d’un service obligatoire solidaire à l’extérieur du lycée. « Nous organisons une foire aux associations pour que les élèves décident pour quelle cause ils s’engageront dans l’année », poursuit le proviseur.
Conscient que « la tradition, la réputation et la géographie » ont pour effet que son lycée du XVIIe arrondissement accueille en majorité des élèves favorisés socialement, Baptiste Jacomino entend « rester modeste ». « Une part de notre succès relève de nous-mêmes. L’autre, nous la gagnons sans le vouloir d’une situation parisienne où des familles s’inscrivent dans une stratégie d’évitement des lycées publics, ce qui ne correspond pas à notre ambition. » Comme gage d’ouverture, le proviseur précise qu’une quarantaine de familles bénéficient d’aides pour inscrire leur enfant à Sainte-Ursule, via une commission financée par les parents d’élèves et dotée de 30 000 euros par an.

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De son côté, le proviseur du lycée Blomet, dans le XVe arrondissement, Gonzague de Monicault, souligne « la forte pression » dont fait l’objet son établissement catholique. Sa directrice adjointe chargée du lycée, Laurence de Nanteuil, est formelle : « les parents qui viennent de l’enseignement public veulent être rassurés par l’encadrement et la formation spirituelle que nous proposons ici aux élèves. » Au lycée Blomet, deux types de « formations complémentaires » sont proposés, d’une part, pour soutenir les élèves en difficulté et, d’autre part, pour pousser plus haut les très bons élèves. Les premiers bénéficient d’une à deux heures de soutien hebdomadaire, notamment en mathématiques. Les seconds ont la possibilité de suivre des cours de « maths + » et d’« anglais + ». « Nous nous repositionnons en permanence pour améliorer le niveau de nos élèves », ajoute le proviseur qui travaille à l’ouverture d’un atelier d’écriture.
Des enseignants habitués à travailler ensemble
Quant à l’orientation post-bac, elle est évoquée dès la classe de 2de à travers l’organisation de douze soirées thématiques sur les secteurs d’activités professionnelles. « Soirée métiers d’art, soirée Sciences Po… des enseignants et directeurs d’établissement d’enseignement supérieur se déplacent pour présenter leur formation et répondre aux questions de nos élèves », décrit Gonzague de Monicault. « Nous faisons en sorte que nos élèves puissent se projeter au maximum dans leur avenir. »
Du côté du seul lycée public à obtenir une note de 20/20, Lavoisier, sa proviseure Mathilde Courtois met d’abord l’accent sur « des équipes solides et qui ont l’habitude de travailler ensemble ». « Nos professeurs acceptent de se priver d’une partie de leurs moyens horaires pour que nous puissions doubler les heures d’accompagnement personnalisé en 2de », ainsi portées à quatre heures hebdomadaires. Les professeurs acceptent aussi de concentrer cet accompagnement sur deux disciplines : le français et les maths.
« Nos professeurs savent s’adapter à des élèves différents », salue également Mathilde Courtois, en référence à la classe Ulis du collège, dont un grand nombre d’élèves atteints d’un handicap poursuivent ensuite au sein du lycée. La proviseure pousse, en outre, les enseignants à réfléchir à leurs pratiques de notation, afin de « dédramatiser » l’évaluation des élèves. En vérifiant la cohérence de l’ensemble des notes, « nous arrivons à faire baisser quelque peu la pression, quitte à changer en douceur la pratique de certains professeurs ».
Être en synergie
Alors que les élèves de 2de, affectés par le logiciel Affelnet, proviennent d’une trentaine de collèges différents, la proviseure se fait fort d’« homogénéiser cet ensemble » dès la rentrée. « Pour créer une synergie entre tous ces élèves, nous montons des projets de classe : il y a le projet Florence, le projet Grèce, l’atelier scientifique en lien avec un lycée professionnel, l’atelier développement durable ou encore l’atelier littéraire », détaille-t-elle. L’an prochain, un écrivain devrait même rester en résidence à Lavoisier. « Les élèves comprennent vite qu’on n’avance bien que lorsqu’on est en synergie avec son environnement. »
Le taux de boursiers n’est que de 14 %, une proportion dans la moyenne du bassin du Quartier latin. « C’est trois fois plus qu’il y a cinq ans », souligne la proviseure. Laquelle se félicite de voir « exploser » les résultats de ses élèves : « En plus de faire 100 % de taux de réussite au bac 2017, nous avons doublé le nombre de mentions très bien et tous nos élèves de terminale ES ont obtenu au moins une mention assez bien. »
Au lycée Condorcet, dans le IXe arrondissement, la proviseure Christiane Borredon se félicite des résultats « encore meilleurs qu’auparavant » de ses élèves, en provenance de 30 à 40 collèges : « Depuis huit ans que je dirige l’établissement, notre taux de boursiers est passé de 6 % à 26 %. De l’extérieur, on a l’impression que tout a toujours bien fonctionné naturellement à Condorcet. Mais pas du tout ! Vu la modification du public que nous accueillons, nous avons dû nous adapter et c’est un travail de tous les jours. »
« Les élèves aiment leur établissement et aiment aussi s’identifier à lui, notamment à travers les liens d’entraide que les professeurs encouragent au sein des classes, explique-t-elle. Certains élèves ont des acquis très fragiles, nous les hissons en 1re et ils seront mis en situation d’obligation de réussite, de manière claire et exigeante. »
Pour responsabiliser les élèves au maximum, le lycée a décidé d’abandonner les carnets de correspondance. « Cela n’entraîne pas de problème d’assiduité particulier, affirme la proviseure. C’est à l’élève lui-même de rendre compte à ses parents de ce qui est fait en classe. » De même, au lycée Condorcet, plus aucun conseil de discipline ne se réunit. « Le dernier a eu lieu en 1968… C’était pour Romain Goupil. »
Accédez à tous les résultats des lycées publics et privés de Paris ci-dessous, et retrouvez un établissement en utilisant la barre de recherche : 





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        █▓▄ Γ▀▀▀▀▀ΓΓ ,  █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌  Σ▓▄,╙█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌   ▀█▓▄,Γ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓█
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                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
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Classements des lycées 2018 à Paris



require(['jquery', 'dataTables', "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip"], function($, dataTables, jqueryUICore,tooltipdecodeurs) {

PARIS 17 (75)",100,"20,1"],["LYCEE BLOMET - Priv\u00e9PARIS 15 (75)",100,"20"],["LYCEE LAVOISIER - PublicPARIS 05 (75)",100,"20"],["LYCEE CHARLES PEGUY - Priv\u00e9PARIS 11 (75)",100,"20"],["LYCEE LES FRANCS BOURGEOIS - Priv\u00e9PARIS 04 (75)",100,"20"],["LYCEE SAINT-LOUIS DE GONZAGUE - Priv\u00e9PARIS 16 (75)",100,"19,95"],["LYCEE HENRI IV - PublicPARIS 05 (75)",100,"19,95"],["LYCEE E. NAPOLEON ST PIERRE FOURIER - Priv\u00e9PARIS 12 (75)",100,"19,95"],["LYCEE CHARLES DE FOUCAULD - Priv\u00e9PARIS 18 (75)",99,"19,95"],["LYCEE NOTRE-DAME DE SION - Priv\u00e9PARIS 06 (75)",100,"19,9"],["LYCEE STANISLAS - Priv\u00e9PARIS 06 (75)",100,"19,9"],["LYCEE CONDORCET - PublicPARIS 09 (75)",100,"19,9"],["LYCEE ROCROY SAINT-VINCENT DE PAUL - Priv\u00e9PARIS 10 (75)",100,"19,9"],["LYCEE LOUISE DE MARILLAC - Priv\u00e9PARIS 05 (75)",100,"19,9"],["LYCEE SAINT-THOMAS D'AQUIN - Priv\u00e9PARIS 07 (75)",100,"19,9"],["LYCEE SAINT-JEAN DE PASSY - Priv\u00e9PARIS 16 (75)",100,"19,85"],["LYCEE GERSON - Priv\u00e9PARIS 16 (75)",100,"19,85"],["LYCEE FENELON SAINTE-MARIE - Priv\u00e9PARIS 08 (75)",100,"19,85"],["LYCEE CHARLEMAGNE - PublicPARIS 04 (75)",99,"19,85"],["LYCEE CARNOT - PublicPARIS 17 (75)",98,"19,85"],["LYCEE BOSSUET-NOTRE-DAME - Priv\u00e9PARIS 10 (75)",100,"19,8"],["LYCEE SAINTE-GENEVIEVE - Priv\u00e9PARIS 06 (75)",99,"19,8"],["LYCEE SOPHIE GERMAIN - PublicPARIS 04 (75)",100,"19,8"],["LYCEE SAINT-MICHEL DES BATIGNOLLES - Priv\u00e9PARIS 17 (75)",98,"19,8"],["LYCEE LA ROCHEFOUCAULD - Priv\u00e9PARIS 07 (75)",99,"19,75"],["LYCEE JEAN-BAPTISTE SAY - PublicPARIS 16 (75)",98,"19,75"],["LYCEE FENELON - PublicPARIS 06 (75)",99,"19,75"],["LYCEE VICTOR DURUY - PublicPARIS 07 (75)",99,"19,75"],["LYCEE YABNE - Priv\u00e9PARIS 13 (75)",98,"19,7"],["ECOLE ALSACIENNE - Priv\u00e9PARIS 06 (75)",99,"19,7"],["LYCEE LA TOUR - Priv\u00e9PARIS 16 (75)",100,"19,7"],["LYCEE JANSON DE SAILLY - PublicPARIS 16 (75)",98,"19,7"],["ECOLE  INTERNATIONAL BILINGUE - Priv\u00e9PARIS 17 (75)",100,"19,65"],["LYCEE SAINT-MICHEL DE PICPublicS - Priv\u00e9PARIS 12 (75)",100,"19,6"],["LYCEE PAUL CLAUDEL - Priv\u00e9PARIS 07 (75)",99,"19,6"],["LYCEE BUFFON - PublicPARIS 15 (75)",97,"19,6"],["LYCEE MONTAIGNE - PublicPARIS 06 (75)",96,"19,6"],["LYCEE CHAPTAL - PublicPARIS 08 (75)",98,"19,55"],["LYCEE JULES FERRY - PublicPARIS 09 (75)",95,"19,55"],["LYCEE HELENE BOUCHER - PublicPARIS 20 (75)",95,"19,5"],["LYCEE MASSILLON - Priv\u00e9PARIS 04 (75)",97,"19,5"],["LYCEE CLAUDE MONET - PublicPARIS 13 (75)",97,"19,45"],["LYCEE ARAGO - PublicPARIS 12 (75)",95,"19,3"],["LYCEE HONORE DE BALZAC - PublicPARIS 17 (75)",93,"19,2"],["LYCEE TURGOT - PublicPARIS 03 (75)",94,"19,2"],["LYCEE MAURICE RAVEL - PublicPARIS 20 (75)",93,"19,15"],["LYCEE DORIAN (GENERAL ET TECHNO.) - PublicPARIS 11 (75)",92,"19,1"],["LYCEE JEAN DE LA FONTAINE - PublicPARIS 16 (75)",97,"19,1"],["LYCEE RACINE - PublicPARIS 08 (75)",94,"19"],["LYCEE GABRIEL FAURE - PublicPARIS 13 (75)",89,"18,75"],["LYCEE LES PETITS CHAMPS - Priv\u00e9PARIS 19 (75)",96,"18,7"],["LYCEE NOTRE-DAME DES OISEAUX - Priv\u00e9PARIS 16 (75)",97,"18,7"],["LYCEE CLAUDE BERNARD - PublicPARIS 16 (75)",88,"18,65"],["LYCEE CATHERINE LABOURE (GENERAL ET TECHNO.) - Priv\u00e9PARIS 14 (75)",94,"18,6"],["LYCEE MOLIERE - PublicPARIS 16 (75)",89,"18,45"],["LYCEE JACQUES DECOUR - PublicPARIS 09 (75)",86,"18,3"],["LYCEE ELISA LEMONNIER (GENERAL ET TECHNO.) - PublicPARIS 12 (75)",87,"18,25"],["LYCEE COLBERT - PublicPARIS 10 (75)",88,"18,2"],["LYCEE RODIN - PublicPARIS 13 (75)",83,"18,05"],["LYCEE PAUL VALERY - PublicPARIS 12 (75)",78,"17,8"],["LYCEE PAUL BERT - PublicPARIS 14 (75)",84,"17,7"],["LYCEE LAMARTINE - PublicPARIS 09 (75)",89,"17,6"],["LYCEE SAINT-SULPICE - Priv\u00e9PARIS 06 (75)",97,"17,1"],["LYCEE RABELAIS-PARAMEDICAL ET SOCIAL - PublicPARIS 18 (75)",74,"16,95"],["LYCEE HENRI BERGSON - PublicPARIS 19 (75)",78,"16,75"],["LYCEE VOLTAIRE - PublicPARIS 11 (75)",78,"16,6"],["LYCEE CAMILLE SEE - PublicPARIS 15 (75)",74,"16,45"],["LYCEE LOUIS ARMAND (GENERAL ET TECHNO.) - PublicPARIS 15 (75)",72,"15,55"],["LYCEE EDGAR QUINET (GENERAL ET TECHNO.) - PublicPARIS 09 (75)",67,"15,15"]];
        //dataSet = dataSet.replace("\t", "");

    var columns_list = ["Etablissements", "Taux de r\u00e9ussite au bac (en %)", "Score"];
    var cols_visible = "111";
    var columns = [];
    console.log(columns_list, typeof(columns_list));
    for(var i=0;i        columns[i] =
        {
            title: columns_list[i].replace("'", ""),
            visible: (cols_visible[i] == "1" ? true : false),
        }
    }
    var myTable = $('#table20180320154744').dataTable( {
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        data: dataSet,
        columns: columns,
        "scrollY": "500px", // Hauteur du tableau
        "scrollX": true,
        "scrollCollapse": true,
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        "searching": ("True" == "False" ? false : true),
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        sorting: false,
        
        "language": {
            "zeroRecords": "Pas de données disponibles avec cette recherche",
            "lengthMenu": "_MENU_ entrées affichées",
            "info": "",
            "search": "Recherchez : ",
            "infoEmpty": "Pas de données disponibles avec cette recherche"
        }
    });



});



Comment apprécier les résultats d’un lycée ?
[ Le ministère de l’Education nationale apporte les précisions suivantes concernant ses indicateurs ] Les indicateurs de résultats des lycées évaluent non seulement la réussite au baccalauréat des élèves de terminale d’un établissement, mais aussi la capacité de cet établissement à accompagner le maximum d’élèves depuis la seconde jusqu’à l’obtention du diplôme, en prenant en compte les caractéristiques sociodémographiques et scolaires des élèves.
Ils offrent en cela une analyse plus fine que le seul taux de réussite au baccalauréat, en appréciant également le parcours scolaire des élèves depuis leur entrée au lycée et le caractère plus ou moins sélectif des établissements.
Trois indicateurs sont utilisés pour mesurer la valeur propre d’un établissement :
le taux de réussite au baccalauréat, c’est-à-dire la proportion de bacheliers parmi les élèves ayant passé le baccalauréat ;le taux d’accès au baccalauréat, qui est la proportion d’élèves de seconde ou de première qui obtiennent le baccalauréat en restant dans l’établissement ;la proportion de bacheliers parmi les élèves qui quittent l’établissement.
Il ne s’agit donc pas pour le ministère de réaliser un classement des lycées mais de proposer, à travers cette combinaison d’indicateurs, une image de la réalité complexe et relative que constituent les résultats d’un établissement.  Pour consulter les indicateurs : www.education.gouv.fr/indicateurs-resultats-lycees



Classement des lycées 2018 du « Monde » : notre méthodologie et nos autres articles
Le palmarès 2018 des lycées du Monde s’appuie sur quatre des indicateurs du ministère de l’éducation nationale rendus publics mercredi 21 mars : le taux de réussite au bac 2017, qui marque l’excellence d’un établissement ; le taux d’accès de la première au bac et/ou de la terminale au bac, qui mesure la capacité et/ou la volonté du lycée de conserver ses élèves ; la valeur ajoutée du taux de réussite au bac, qui compare le résultat de chaque lycée à celui des établissements accueillant des élèves de même profil et niveau.

        Classement 2018 des lycées :
         

          Découvrez la réussite au bac et la note du « Monde » par établissement



Dans la note sur 20, ces quatre critères pèsent le même poids, le dernier permettant aux lycées qui font mieux qu’attendu d’obtenir un bonus. Cela explique que les moyennes finales s’échelonnent entre 15,15 et 20,35 pour les lycées généraux et technologiques, et entre 10,95 et 20,65 pour les lycées professionnels. Seuls figurent dans le classement les lycées généraux et technologiques qui présentent au moins cent élèves au bac et proposent au moins deux séries (S et ES), ainsi que les lycées professionnels qui présentent au moins trente élèves.
A retrouver sur notre rubrique Palmarès des lycées :  le moteur des résultats 2018 de l’ensemble des établissements, le tableau d’honneur des lycées qui font réussir leurs élèves, des conseils pour choisir son lycée selon son niveau et ses aspirations, un tchat avec nos journalistes et des enquêtes et palmarès locaux, centrés les agglomérations et/ou académies les plus peuplées : Ile-de-France, Paris, Aix-Marseille, Lyon, Lille, Nice, Toulouse, Bordeaux.





                            


                        

                        


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La SNCF et les Français, du symbole national au désamour

Symbole national dans les années 1950, prouesses de vitesse dans les années 1980, dégradation des lignes régionales… comment l’opinion publique sur le rail a évolué.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 17h11
   





                        



   


C’était dans les années 1950, avant que les termes de « prise d’otages » ne soient employés abusivement à chaque grève, dans les médias et les micros-trottoirs. La Société nationale des chemins de fer (SNCF) a alors une image bien différente de celle qu’elle véhicule aujourd’hui : pour beaucoup, elle est synonyme de vacances et de paysages.
A l’heure où la SNCF est au cœur d’un projet de réforme contre lequel quatre organisations syndicales ont appelé à une « mobilisation nationale », jeudi 22 mars, certains lecteurs du Monde ayant répondu à notre appel à témoignages associent encore l’entreprise aux trajets des congés. « Pour se dégourdir les jambes, on sort dans le couloir. Par les vitres ouvertes, on guette le moment où on apercevra la mer. Le train longe la côte », témoigne Corinne, se remémorant son premier Paris-Nice seule, en juillet 1971. « Après plus de dix heures de voyage et mille kilomètres parcourus, il est à l’heure à la minute près », se souvient cette retraitée.

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Dans les années 1950, l’obtention de la troisième semaine de congés payés pousse de nombreux Français sur la route des vacances. A l’époque, la voiture n’était pas encore très répandue, et le train était le moyen de transport privilégié, explique l’historien Christian Chevandier, professeur à l’université du Havre. « Il y a eu un imaginaire du train très fort à la même époque, c’était une technologie prestigieuse et assez complexe, explique-t-il. Dans les années qui ont suivi la deuxième guerre mondiale, les Français ont beaucoup besoin de se déplacer et il n’y a pas tant d’automobiles. »
Un état de grâce pour le train, donc, qui va changer à partir des années 1960. A cette époque, la voiture connaît un essor impressionnant : au 1er janvier 1970, le parc automobile français atteint 13 millions de véhicules immatriculés, contre un peu plus de 2 millions au 1er janvier 1950.
Le TGV, « vitrine de la France »
Par la suite, dans les années 1980, le TGV fut un symbole national. Motif de fierté, la première ligne à grande vitesse, reliant Paris à Lyon, a été livrée en deux temps, en 1981 puis en 1983. « Auparavant on parlait du Shinkansen, le train à grande vitesse japonais. Le TGV est devenu une vitrine de la France », rappelle Christian Chevandier. Et les distances semblent alors se rétrécir pour des usagers habitués aux longues traversées de la France. « J’ai pris les trains vers l’est il y a longtemps. Pour faire Paris-Strasbourg, on mettait de quatre heures à la nuit complète, les gens dormaient dans le couloir ou sur leurs bagages. Cette époque est révolue. Maintenant il suffit de moins de deux heures, c’est prodigieux ! », se réjouit Luc Grasset, militaire pour qui le train a été « un symbole de liberté ».
Cet attachement au train se traduit aussi en situation de crise. En 1995, les grèves historiques qui perturbent le pays pendant plusieurs mois pour protester contre le plan Juppé sur les retraites et la Sécurité sociale se rendent avant tout visibles pour le grand public à travers le blocage des transports publics. Malgré les perturbations, l’opinion publique a affiché son soutien aux grévistes au fil des sondages. Aujourd’hui, le vent a tourné. Désormais, selon un sondage Opinion Way paru au début de mars, 58 % des sondés estiment que la grève prévue le 22 mars contre la réforme de la SNCF n’est « pas justifiée ».
L’image du cheminot, aussi, a évolué. « Le cheminot à la Jean Gabin était quelqu’un de prestigieux dans les années 1950, puis dans les années 1980, il était devenu le héros des luttes sociales », explique Christian Chevandier. Aujourd’hui, « il n’est plus un héros de la modernité », concède Christophe Bouneau. L’historien relève l’influence de « discours ultralibéraux » qui « reprennent l’image négative » de la SNCF et du cheminot, et « une opinion publique qui a fait le deuil du modèle français des retraites et des régimes spéciaux ».

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De la route des vacances au transport du quotidien
Qu’est-ce qui a changé ? D’abord, le train n’est plus un synonyme de vacances et de loisirs. Il est principalement un moyen de transport du quotidien : le TGV ne représente qu’une minorité du trafic, comparé aux trains régionaux. Sur ces lignes, les usagers ont le sentiment que les pannes et les retards se multiplient d’année en année.
Avis partagé par Bruno Gazeau, président de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut). « Il y a eu une détérioration lente et régulière de la qualité de service pour les TER et les Intercités depuis une dizaine d’années », assure-t-il. Le réseau est vieillissant : l’âge moyen du réseau ferré français est de 31 ans. « On a augmenté les investissements depuis quelques années mais on paye quinze ans d’abandon », ajoute Bruno Gazeau.
En 2011, 76 % des Français interrogés par l’Institut français d’opinion publique (IFOP) estimaient que « les horaires d’arrivée et de départ des trains [étaient] moins bien respectés ». Par ailleurs, 80 % d’entre eux avaient le sentiment qu’au cours « des derniers mois » la qualité des « services offerts par la SNCF s’était plutôt détériorée ». « Quand j’allais à mon école d’ingénieur, à Cormeilles-en-Parisis, je n’étais jamais en retard », se souvient Alain, cadre dans l’astronomie. Dans les années 2000, le RER quotidien est, selon lui, devenu un calvaire. « Je ne pensais pas que les pannes de caténaire pouvaient être aussi récurrentes », ironise Yacine Khellaf, qui a pris quotidiennement le RER A pendant trois ans.

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« L’ère de la vitesse touche à sa fin »
Les problèmes matériels vont aussi de pair avec une réduction des effectifs. Un rapport du Bureau d’enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT), publié en janvier 2016, dénonçait un manque flagrant de personnel qualifié, après avoir analysé plusieurs incidents ces dernières années. « Avant, des mécaniciens passaient la journée en astreinte assis dans un fauteuil en attendant de réparer une caténaire, etc. La réduction des effectifs a enlevé une couche de redondance opérationnelle qui était délibérée », analyse l’historien et sociologue des cheminots Georges Ribeill. Ainsi, « le moindre grain de sable, c’est vingt minutes de retard pour le train ». 
La SNCF serait à un tournant de son histoire, estime Christophe Bouneau, professeur d’histoire économique à l’université Bordeaux-Montaigne : « L’ère du TGV et de la vitesse touche à sa fin. On peut considérer que la mise en service de la ligne grande vitesse Tours-Bordeaux sera la dernière avant très longtemps. » En effet, une nouvelle ligne à grande vitesse représenterait un investissement trop important pour la SNCF, qui, malgré de bons résultats annuels, est très lourdement endettée.
Les usagers aussi ont changé : « Les cars Macron, le covoiturage, le télétravail… ont changé la mobilité des Français. Une partie de la clientèle captive de la SNCF a été perdue. » Face à cette concurrence, mais aussi au mécontentement des usagers devant la hausse des tarifs du TGV, la SNCF tente de se rendre plus attractive, en proposant par exemple des billets à petits prix avec son offre Ouigo. L’heure est aux paris, tant économiquement pour la SNCF que politiquement pour les syndicats, qui vont commencer une grève sans soutien assuré de l’opinion publique.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Le candidat républicain travaillait en proche collaboration avec l’entreprise britannique de « psychographie », mais son rôle dans la victoire est à relativiser.
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Quelle a été l’importance réelle de Cambridge Analytica dans la campagne de Trump ?

Le candidat républicain travaillait en proche collaboration avec l’entreprise britannique de « psychographie », mais son rôle dans la victoire est à relativiser.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 18h21
    |

            William Audureau et 
Martin Untersinger








                        



   


Donald Trump a-t-il remporté l’élection présidentielle américaine de 2016 grâce, notamment, aux données personnelles de dizaines de millions d’Américains récupérées sur Facebook ? La question se pose après les récentes révélations du Guardian et du New York Times concernant la start-up au cœur de la stratégie numérique du candidat républicain, Cambridge Analytica.

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Cambridge Analytica, cheville ouvrière de la campagne Trump
Cambridge Analytica est une entreprise britannique qui prétend pouvoir déduire, à partir des goûts et préférences des internautes, un profil psychologique ainsi que leurs inclinations politiques profondes. Une technique qui nécessite une grande quantité de données personnelles.
Cette société a été la cheville ouvrière de la campagne numérique de Donald Trump. A tel point que le volet numérique de cette campagne a pris comme surnom « Projet Alamo », qui correspond à la principale base de données de Cambridge Analytica, expliquait en 2017 à la BBC Theresa Wong, responsable opérationnelle de la campagne numérique de Donald Trump : 
« C’était un peu le cerveau [du centre des] données. On devait viser tel Etat, ou tel autre Etat, ou tel univers, etc. C’est ce que [Cambridge Analytica] faisait, ils rassemblaient toutes les données. »

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Dans le vocable de Cambridge Analytica, un « univers » désigne un sous-groupe d’électeurs au profil similaire. Par exemple, les femmes actives préoccupées par la garde d’enfants – que Donald Trump a visées avec des spots de campagne montrant des enfants heureux. Aux électeurs noirs, relate Bloomberg, les équipes de Trump ont envoyé une petite animation façon South Park montrant Hillary Clinton qualifiant les membres de gangs de « super-prédateurs » lors d’un discours de 1996. « Hillary pense que les Afro-Américains sont des super-prédateurs », soulignait le texte.
Pour cibler ses messages, l’entreprise utilise de nombreuses informations dont elle dispose dans sa base sur chaque électeur : date et contenu du dernier vote, type de voiture, loisirs sur Internet, valeurs, etc.
« Je ne me serais jamais embarqué là-dedans, même pour Trump, si je n’avais pas su qu’ils construisaient ce gigantesque moteur à brasser des données Facebook », se félicitait en 2016 Steve Bannon, le très influent ancien conseiller de Donald Trump, alors investisseur et vice-président de Cambridge Analytica.
Facebook, au cœur de la stratégie de Trump
Le réseau social a en effet joué un rôle crucial dans ce ciblage électoral. « Projet Alamo » diffusait en moyenne plusieurs dizaines de publicités par jour, déclinées en dizaines de milliers de variations différentes – couleur, design, texte – en fonction des groupes d’électeurs potentiels visés.
Dans un entretien à la chaîne CBS diffusé en octobre 2017, Brad Parscale, le responsable de la campagne numérique de Donald Trump, s’est vanté d’avoir pu toucher « quinze personnes dans le Panhadle [la région nord-ouest] de la Floride, pour lesquelles je n’aurais jamais acheté un spot télé ». Dans cet Etat stratégique de la Côte est, Donald Trump l’a emporté par seulement 113 000 voix d’avance.
« Facebook est ce qui a donné à Breitbart son audience massive. Nous connaissons sa puissance », se félicitait par ailleurs en octobre 2016 Steve Bannon, également ancien président exécutif du site d’extrême droite. « Sans Facebook nous n’aurions pas gagné », a assuré quant à elle Theresa Wong à la BBC. Donald Trump « parlait aux gens avec Twitter, et a gagné avec Facebook », a encore résumé Brad Parscale dans un entretien à CBS diffusé en octobre 2017.
Les données récupérées ont-elles été utilisées ?
Derrière l’autocongratulation des équipes de Donald Trump, des points d’ombre subsistent.
Première question : les données subtilisées à Facebook ont-elles servi à alimenter la machine à cibler mise en œuvre par Cambridge Analytica pour Donald Trump ?
Malgré son ciblage extrêmement fin opéré sur Facebook, l’entreprise britannique s’est défendue de détenir et d’utiliser des profils appartenant au réseau social, et d’avoir fourni la moindre donnée aux équipes de campagne de Donald Trump. Elle avait même transmis à Facebook, en 2015, une attestation légale assurant que les données récupérées avaient été effacées. Selon le Guardian et le New York Times, elles ne l’ont pas été. Quel contrôle avait la plate-forme sur leur suppression effective ? « Aucun. Absolument aucun », relève dans le Guardian Sandy Parakilas, responsable des relations de Facebook avec les entreprises extérieures en 2011 et 2012 :
« Une fois que les données quittaient les serveurs de Facebook, il n’y avait plus aucun contrôle, et aucun moyen de savoir ce qui se passait. » 
Seconde question : Cambridge Analytica a-t-elle été la machine à gagner de Donald Trump ? En d’autres termes, ce microciblage a-t-il été efficace pour remporter l’élection ? Responsables politiques, anciens de la cellule du candidat républicain et experts restent réservés sur ce point.
« Ce n’est pas aussi simple qu’il y paraît d’être excellent dans un domaine et d’en faire un outil politique. Je pense que c’est une grosse question que de savoir si la psychographie marche réellement », relevait avec prudence Brent Seaborn, directeur associé de TargetPoint, une firme concurrente également cliente de la cellule trumpienne, interrogé par le New York Times en 2017.
« La pertinence de ces données a été exagérée. (…) Je ne pense pas que le microciblage est un moyen efficace d’utiliser ces données », tranche Alexandr Kogan, le chercheur qui a moissonné les données personnelles pour Cambridge Analytica, dans une de ses premières interviews depuis le scandale, accordée à la BBC.
« Project Alamo » a d’ailleurs cessé d’utiliser les services de Cambridge Analytica dans la dernière ligne droite de la campagne de Donald Trump, au début de l’automne 2016, au profit de celles du Comité national républicain (RNC), selon les informations de CBS News, jugées plus fiables. Le magnat de l’immobilier, qui divisait au sein de son propre camp, s’est vu refuser l’accès aux données du RNC, jusqu’à cette date.
La « recette secrète » de Cambridge Analytica
L’entreprise britannique reste de son côté très floue sur l’étendue de ses succès et son fonctionnement exact, qu’elle aime comparer à une recette secrète. « Nous cuisinons un gâteau, il y a dix ingrédients dedans. La psychographie est juste l’un d’entre eux. C’est très difficile d’isoler exactement quel est son impact », expliquait il y a un an au New York Times Alexander Nix, le patron désormais écarté de Cambridge Analytica.
Dans une campagne qui a défié tous les pronostics, cette dernière semble n’avoir été qu’un rouage dans un engrenage plus vaste, dans lequel Facebook a lui-même activement joué un rôle. Tout comme YouTube, le réseau social de Mark Zuckerberg a en effet fourni à l’équipe de Donald Trump des employés pour l’aider à mieux comprendre la manière dont les publicités ciblées fonctionnaient, un service qui a également été proposé à Hillary Clinton.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Le retrait du conglomérat des médias du capital de l’éditeur de jeu vidéo français a longtemps paru inenvisageable. Les frères Guillemot ont réussi à inverser le rapport de force.
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Ubisoft-Vivendi, la fin de deux ans et demi de feuilleton

Le retrait du conglomérat des médias du capital de l’éditeur de jeu vidéo français a longtemps paru inenvisageable. Les frères Guillemot ont réussi à inverser le rapport de force.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 18h16
    |

            William Audureau








                        



   


Dix ans après avoir résisté à Electronic Arts, Ubisoft vient de s’assurer une nouvelle fois de son indépendance, après que Vivendi a revendu les 27,27 % d’actions qu’il possédait. Mettant fin à un feuilleton long de trente mois, durant lequel la famille Guillemot a longtemps semblé condamnée à perdre les rênes de leur entreprise.

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Le raid de Vincent Bolloré débute en octobre 2015, par une prise de participation surprise de 6,6 % des actions d’Ubisoft et une entrée au capital Gameloft, société indépendante également créée par les frères Guillemot. C’est un coup de tonnerre.
Mais Yves Guillemot ne se laisse pas faire. En interne, mobilisation générale : dans un e-mail envoyé à ses collaborateurs, il affiche sa volonté de préserver l’indépendance du groupe et se dit « confiant et déterminé ». En externe, il égratine publiquement les méthodes du PDG de Vivendi : « Nous avons le sentiment d’avoir vécu une agression », relate-t-il aux Echos à la fin d’octobre 2015 :
« Prendre un pourcentage dans notre société sans discuter avec nous au préalable, ce sont des méthodes d’un autre temps. On n’entre pas dans une société en cassant la porte ! » 
S’engage dès lors une guerre psychologique autant qu’un bras de fer financier entre Vivendi et Ubisoft.
Synergies contrariées
Sur le principe, des synergies peuvent exister entre les deux groupes. Le premier possède de nombreux canaux (DailyMotion, Canal+) et a besoin de contenus à forte notoriété pour se développer à l’international. La plupart des licences littéraires, BD ou cinématographiques étant déjà aux mains de Disney (Marvel, Star Wars) ou de Warner (DC Comics, Lego, Harry Potter), le groupe s’est tourné vers le jeu vidéo.
Ubisoft, de son côté, est inspiré par le modèle de Disney et transforme depuis quelques années ses marques de jeux vidéo en univers de divertissement. Après s’être attaqué à la BD et au roman, l’éditeur a créé, en 2011, un studio de production cinématographique, Ubisoft Pictures, et a annoncé l’ouverture à l’horizon 2020, d’un parc d’attraction en Malaisie.
Mais le courant ne passe pas. Vivendi, répète à plusieurs reprises Yves Guillemot, est un acteur de taille européenne, là où le jeu vidéo appelle par nature des partenaires internationaux. « Nous préférons travailler avec le top 5 du secteur plutôt qu’avec le numéro 10 », griffe le PDG d’Ubisoft dans une interview au Figaro.
Rachat de Gameloft contre « I BelYves »
Vincent Bolloré ne répond pas par presse interposée, mais continue de grappiller des parts. En mai 2016, il réussit son OPA sur Gameloft. Ce spécialiste du jeu vidéo mobile lui permet d’expérimenter plusieurs synergies, comme l’adaptation de sa franchise cinématographique Paddington.
Par ailleurs, elle a vocation à envoyer un message aux employés d’Ubisoft, en donnant l’image d’une entreprise épanouie depuis son changement de propriétaire, alors que les errements à Canal+ sont pointés du doigts par le clan Guillemot. Enfin, c’est une démonstration de force, d’autant que dans le même temps, Vivendi monte de 11 à désormais 17 % du capital, et exige un siège au conseil d’administration. L’indépendance d’Ubisoft semble alors condamnée.
Mais le groupe aux lapins crétins ne baisse pas les bras. Et déploie même une énergie spectaculaire à communiquer sur l’adhésion de ses équipes à la marque Ubisoft et à sa direction actuelle. Plusieurs pontes créatifs menacent publiquement de quitter le navire en cas de rachat par Vivendi. Lors des événements internationaux, les salariés du groupe s’affichent avec des tee-shirt « We are Ubisoft » ou « I BelYves ».
Le tournant de septembre 2016
L’assemblée générale des actionnaires d’Ubisoft, en septembre 2016, marque le tournant majeur du feuilleton. Alors que le rapport de force financier est à l’avantage de Vivendi, le conglomérat des médias temporise pour la première fois. Tout en promettant d’être présent au capital sur le long terme, le groupe de Vincent Bolloré ne demande pas le siège au conseil d’administration. Une victoire symbolique, pour la famille Guillemot.
La menace est pourtant toujours présente. Alors que l’éditeur breton fête ses 30 ans en novembre, Vivendi monte à nouveau au capital, pour se porter désormais à 24 % des actions. Mais dans le même temps, Ubisoft connaît le début d’une période de réussite commerciale exceptionnelle : après The Division et Far Cry Primal un an plus tôt, Ghost Recon: Wildlands et For Honor se hissent à la première place des ventes aux Etats-Unis. Interrogé par Le Monde, Yves Guillemot affiche sa sérénité :
« Nous sommes dans l’“entertainment” mais Ubisoft, c’est un projet industriel. Ce que nous faisons doit être pensé, analysé, sur le long terme. Même si quelqu’un entre au capital, on ne peut pas changer pour faire de la stratégie à court terme. »
L’entreprise, qui a entamé avec succès sa mue vers des modèles économiques fondés sur des revenus plus réguliers, grimpe en Bourse. Un rachat paraît de plus en plus onéreux.

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En novembre 2017, Vivendi range une première fois l’épée au fourreau. Après avoir porté sa participation à 27,7 % du capital, le groupe s’engage à ne pas lancer d’OPA sur Ubisoft durant six mois. En coulisses, le temps des négociations débute. Finalement, trente mois après son entrée fracassante, Vincent Bolloré se retire, empochant au passage une plus-value de 1,2 milliard d’euros. Pour l’irréductible famille Guillemot, c’est une victoire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Pour le Planning familial, le renforcement de l’âge du consentement témoigne d’une « méconnaissance » des pratiques des jeunes.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Consentement à 15 ans : le risque d’une sexualité des jeunes « encore plus taboue et cachée »

Pour le Planning familial, le renforcement de l’âge du consentement témoigne d’une « méconnaissance » des pratiques des jeunes.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 12h22
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 18h21
    |

            Gaëlle Dupont








                        



                                


                            
La prise de position détonne. Alors que le gouvernement s’apprête à renforcer l’interdit qui pèse sur les relations sexuelles entre majeurs et mineurs de moins de 15 ans, dans l’objectif de mieux protéger les victimes, le Planning familial interroge : serait-ce une « fausse bonne idée » ? « Il faut trouver un équilibre entre la nécessité de protéger les mineurs et leur liberté d’avoir des rapports sexuels », affirme Véronique Séhier, coprésidente du Planning.
L’inquiétude remonte du terrain. L’association, qui se bat pour que les jeunes de tous âges aient accès à la contraception et à l’interruption volontaire de grossesse, même sans l’aval de leurs parents, est en contact avec de nombreux adolescents dans ses centres et anime des séances d’éducation à la sexualité. Or, le renforcement de l’âge du consentement à 15 ans, voulu le président de République Emmanuel Macron et la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, « témoigne d’une méconnaissance de la sexualité des jeunes », affirme Marion Athiel, militante au Planning de Lyon.

Si le fait que des enfants âgés de 12 ans et moins sont trop jeunes pour consentir à un acte sexuel semble faire l’unanimité, ce n’est pas le cas pour les adolescents âgés de 13 et 14 ans. Certes, les relations sexuelles précoces sont peu nombreuses : l’âge moyen lors du premier rapport est de 17 ans. « Ce n’est pas la majorité, précise Mme Athiel. Mais ça arrive ! » La bénévole cite le cas d’une jeune fille de 13 ans venue chercher un contraceptif dans un centre du Planning. « Nous avons fait un deuxième entretien avec elle, pour vérifier que c’était consenti, poursuit Mme Athiel. Elle avait choisi d’avoir ce rapport et ça s’est très bien passé ! » 
Dans le cas cité, le petit ami avait 15 ans. Or, entre mineurs, rien n’est proscrit si les deux protagonistes sont d’accord. Mais il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ L’ancien président de la République est en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur des soupçons de financement par la Libye de sa campagne présidentielle de 2007.
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Les dix affaires dans lesquelles Nicolas Sarkozy est cité ou mis en cause

L’ancien président de la République est en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur des soupçons de financement par la Libye de sa campagne présidentielle de 2007.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 14h39
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 15h31
   





                        



   


La garde à vue de Nicolas Sarkozy, interrogé sur un possible financement de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007 par la Libye de Mouammar Kadhafi, a repris mercredi 21 mars au matin. L’ancien président de la République avait déjà été entendu mardi jusqu’à minuit.
Cette affaire n’est pas la seule dans laquelle l’ancien chef d’Etat est cité ou mis en cause. Dix enquêtes le concernent, dont certaines ont débouché sur des non-lieux, sept étant toujours en cours.
Affaire du financement libyen de la campagne de 2007
Niveau d’implication : placé en garde à vue
Nicolas Sarkozy est soupçonné d’avoir financé sa campagne présidentielle de 2007 grâce à des fonds venus de l’ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi. Son nom est cité par plusieurs témoins. Le site d’information Mediapart a révélé l’existence d’un carnet qui consignerait précisément trois de ces versements. Ce carnet aurait été tenu par l’ancien ministre du pétrole libyen Choukri Ghanem, retrouvé noyé à Vienne en avril 2012.
L’ancien chef de l’Etat a été placé en garde à vue et entendu par la police judiciaire financière, mardi 20 mars.
Affaire des comptes de la campagne de 2012
Niveau d’implication : mis en examen
Le parquet de Paris a requis, le 5 septembre 2016, le renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy pour financement illégal de campagne électorale. Mis en examen, il est soupçonné d’avoir dépassé le plafond légal de dépenses lors de la campagne présidentielle de 2012.
La justice tente aussi de savoir si l’UMP et l’agence de communication Bygmalion ont établi de fausses factures au cours de la campagne présidentielle de 2012, pour masquer un dépassement de 18,5 millions d’euros du seuil maximal (fixé à 22,5 millions d’euros).
Affaire des écoutes, dite aussi « Azibert »
Niveau d’implication : mis en examen
Placé en garde à vue, le 1er juillet 2014 — ainsi que son avocat, Me Thierry Herzog —, Nicolas Sarkozy a été mis en examen pour « corruption active », « trafic d’influences actif » et « recel de violation du secret professionnel », grâce à l’écoute judiciaire d’une ligne qu’il avait souscrite au nom de « Paul Bismuth » alors qu’il était président de la République.
Il est suspecté d’avoir tenté d’obtenir d’un magistrat à la Cour de cassation, Gilbert Azibert, des informations le concernant couvertes par le secret. En échange, Nicolas Sarkozy aurait promis d’intervenir en faveur du magistrat pour qu’il obtienne un poste de prestige à Monaco. En octobre 2017, les juges ont demandé que le chef de l’Etat soit jugé au tribunal correctionnel.
Affaire Tapie
Niveau d’implication : concerné
L’arbitrage rendu en la faveur de l’homme d’affaires a été annulé par la justice : Bernard Tapie va devoir rembourser 404 millions d’euros qu’il avait reçus de l’Etat en 2008 comme dédommagement pour le préjudice qu’il aurait subi lors de la vente d’Adidas… en 1993.
La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, qui était à l’époque ministre de l’économie de Nicolas Sarkozy, est soupçonnée d’être intervenue pour que cette affaire se règle au bénéfice de M. Tapie. Elle a été reconnue coupable de négligence par la Cour de justice de la République, mais elle n’a pas été condamnée.
L’enquête a mis en évidence de nombreux rendez-vous entre Nicolas Sarkozy et Bernard Tapie. Les enquêteurs n’excluent pas, même si personne n’a directement mis en cause l’ex-président de la République, que des consignes aient pu être données par les plus hautes autorités de l’Etat sur ce dossier.
Affaire de Karachi
Niveau d’implication : témoin assisté
A l’approche des élections de 1995, le gouvernement d’Edouard Balladur, dont Nicolas Sarkozy était ministre du budget, aurait accordé des commissions faramineuses lors de ventes d’armes au Pakistan et à l’Arabie saoudite. Une partie des sommes serait revenue par des intermédiaires pour financer la campagne présidentielle d’Edouard Balladur, dont Nicolas Sarkozy était porte-parole.
En février 2014, les juges chargés du volet financier de l’affaire ont estimé nécessaire l’audition de Nicolas Sarkozy comme témoin assisté.
Les hélicoptères du Kazakhstan
Niveau d’implication : concerné
La justice s’intéresse à un contrat de 2 milliards d’euros, passé entre le Kazakhstan et l’entreprise française Eurocopter pour une commande de quarante-cinq hélicoptères, qui aurait fait l’objet de rétrocommissions.
Les rétrocommissions consistent à gonfler la facture d’un contrat pour donner une commission plus importante à l’intermédiaire qui a permis la vente. Une partie de cet argent supplémentaire revient, en secret, personnellement au vendeur : c’est une forme de corruption.
Nicolas Sarkozy, en tant que chef de l’Etat, a participé à la négociation de ce contrat international. L’enquête est en cours pour déterminer s’il y a eu corruption et, si c’est le cas, s’il est impliqué.
Affaire des sondages de l’Elysée
Niveau d’implication : concerné
Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, l’Elysée est soupçonné d’avoir passé plusieurs marchés de manière irrégulière pour la fourniture de sondages contractés auprès des sociétés de deux conseillers du président, Patrick Buisson et Pierre Giacometti. Cela représente une somme de 9,4 millions d’euros.
L’affaire a connu de très nombreux rebondissements judiciaires. Jusque-là, les éléments de l’affaire n’ont pas impliqué Nicolas Sarkozy, protégé par l’immunité du président de la République, mais six de ses proches ont été mis en examen, ainsi que l’institut de sondages Ipsos.
Affaire Bettencourt
Niveau d’implication : mis en examen, puis non-lieu
Après avoir été auditionné plusieurs fois, placé sous le statut de témoin assisté, puis mis en examen pour abus de faiblesse, trafic d’influence et recel, Nicolas Sarkozy a bénéficié d’un non-lieu, malgré son « comportement abusif ». Les enquêteurs n’ont pas réussi à réunir les preuves suffisantes que l’ancien président de la République aurait profité de l’état de faiblesse de la richissime Liliane Bettencourt, héritière du groupe L’Oréal.
Pénalités des comptes de campagne
Niveau d’implication : placé sous le statut de témoin assisté, puis non-lieu
L’enquête ouverte pour abus de confiance visait les pénalités pour le dépassement du plafond de dépenses de la campagne 2012 de Nicolas Sarkozy. Il aurait dû les payer lui-même, or, elles ont été réglées par l’UMP. Témoin assisté, c’est-à-dire entendu par le juge mais pas encore mis en examen, l’ancien président a bénéficié d’un non-lieu en septembre 2015, comme les autres protagonistes.
Voyages en jet
Niveau d’implication : non-lieu
L’enquête sur les voyages en jet privé de Nicolas Sarkozy, datant de 2012 et de 2013 et facturés à la société Lov Group, de son ami Stéphane Courbit, s’est achevée en novembre, sans mise en examen. Les juges ont rendu une ordonnance de non-lieu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Anne Tonglet et Araceli Castellano se sont battues pour que le crime qu’elles ont subi en 1974 soit reconnu comme tel aux assises, quatre ans plus tard. Aujourd’hui, elles racontent leurs vies brisées.
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En 1978, le procès qui a changé le regard de la France sur le viol

Anne Tonglet et Araceli Castellano se sont battues pour que le crime qu’elles ont subi en 1974 soit reconnu comme tel aux assises, quatre ans plus tard. Aujourd’hui, elles racontent leurs vies brisées.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 06h42
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21.03.2018 à 15h01
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            Jean-Baptiste de Montvalon








                        



                                


                            

« INDIGNES », « IL FAUT AGIR »… Les minuscules d’imprimerie n’étaient pas de taille pour ce sujet capital, « ultra important », qui réveillait une souffrance et un combat personnels de près d’un demi-siècle. Parsemé de points d’exclamation, le message d’Anne Tonglet, qu’elle avait écrit en réponse – favorable – à notre demande d’entretien, faisait par endroits des bonds. Comme de brèves sautes d’humeur, les caractères redressaient alors la tête pour se hisser à hauteur du sien, majuscule.
Rendez-vous avait été fixé à la gare de Bruxelles-Midi, une fin de matinée de janvier. On s’attable dans une brasserie. Anne Tonglet est une femme élégante. Elle ôte son chapeau de couleur vive, garde ses écharpes assorties et son long manteau, sur lequel sont accrochées quelques-unes de ses colères, son « essence », nullement estompées à 68 ans : deux badges – « Je soutiens la grève contre les loyers abusifs », « Stop au sexisme » – et un ruban blanc « contre les violences conjugales ». « Ce sont mes médailles, mes Légions d’honneur », dit-elle.
Du dossier d’archives qu’elle a apporté, la première page qu’Anne Tonglet extrait est la « une » du Monde. La manchette de l’édition datée 26-27 novembre 2017, qui claque sur cinq colonnes : « Violences sexuelles. L’onde de choc mondiale ». Un large sourire éclaire soudainement son visage.
« Quelle chance que cette déferlante, cette prise de conscience, cette révolte de toutes ces femmes harcelées, violées, battues, dénigrées ! », s’exclame cette militante féministe de tous les combats, qui s’était longtemps désespérée en observant les femmes « croire que tout était acquis », et les journalistes hommes se désintéresser de « problèmes qui étaient occultés ». « Je me suis toujours impliquée dans les luttes. Non pas par vengeance, mais comme une revanche », poursuit-elle.

« Que...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ La procureure générale de Paris a été alertée d’un possible « conflit d’intérêts » judiciaire lié à la plainte avec constitution de partie civile de l’association anticorruption Anticor contre le chef de file des députés LRM.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Affaire Richard Ferrand : ses avocats réclament le dépaysement de l’instruction

La procureure générale de Paris a été alertée d’un possible « conflit d’intérêts » judiciaire lié à la plainte avec constitution de partie civile de l’association anticorruption Anticor contre le chef de file des députés LRM.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 14h19
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 15h04
   





                        


La défense de Richard Ferrand contre-attaque. Les avocats du président du groupe parlementaire La République en marche (LRM) et ancien ministre de la cohésion des territoires ont signalé à la justice un possible « conflit d’intérêts » susceptible, selon eux, de justifier le dépaysement de l’enquête ouverte à Paris sur l’affaire immobilière qui le met en cause, selon des sources concordantes, mercredi 21 mars.
La procureure générale de Paris, Catherine Champrenault, a été alertée en début de semaine d’un possible « conflit d’intérêts » judiciaires lié à la plainte avec constitution de partie civile de l’association anticorruption Anticor, ont fait savoir à l’Agence France-Presse les avocats de Richard Ferrand et de sa compagne, Philippe Bazire, Georges Holleaux et Frédéric Thiriez, confirmant une information du Télégramme.

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Le juge d’instruction du pôle financier de Paris Renaud Van Ruymbeke avait ouvert le 12 janvier une information judiciaire pour « prise illégale d’intérêts ». Déçue par le classement sans suite de l’enquête préliminaire par le parquet de Brest, notamment pour prescription, l’association avait en effet saisi le magistrat, doyen des juges du tribunal de grande instance (TGI) de Paris, d’une plainte avec constitution de partie civile, procédure qui permet de passer outre le refus du parquet d’engager des poursuites pénales.
La question des fonctions du vice-président d’Anticor
« Le fait qu’Anticor était représentée au moment de son audition de partie civile le 28 février, auprès du juge Van Ruymbeke, par le vice-président d’Anticor, Eric Alt, qui se trouve aussi être premier vice-président adjoint au TGI de Paris a surpris et choqué », ont déclaré les avocats.
« Il n’est pas juge dans l’affaire, il défend les intérêts d’Anticor », a rétorqué le président d’Anticor, Jean-Christophe Picard, dénonçant « une manœuvre dilatoire ».

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Le procureur général de la cour d’appel de Paris doit désormais trancher l’opportunité d’une transmission à la Cour de cassation d’une requête aux fins de dessaisissement du pôle financier de Paris, selon une source judiciaire. Une décision qui devrait être prise « rapidement ».
Dans l’hypothèse où la plus haute juridiction judiciaire en déciderait ainsi, l’affaire serait alors confiée à un magistrat d’un autre tribunal. En attendant la décision du procureur général, le juge Van Ruymbeke a reporté « sine die » l’audition de Richard Ferrand prévue le 26 mars, a dit l’un des avocats.
Révélée par l’hebdomadaire satirique Le Canard enchaîné, l’affaire, qui avait écourté le passage de Richard Ferrand au gouvernement, porte sur le bien immobilier acquis par sa compagne, l’avocate Sandrine Doucen, puis loué aux Mutuelles de Bretagne, dont il était alors le directeur général (1998-2012).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Le texte dévoilé mercredi en conseil des ministres renforce l’interdiction des relations sexuelles entre majeurs et mineurs de moins de 15 ans.
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Marlène Schiappa présente son projet de loi contre les violences sexuelles et sexistes

Le texte dévoilé mercredi en conseil des ministres renforce l’interdiction des relations sexuelles entre majeurs et mineurs de moins de 15 ans.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 06h42
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21.03.2018 à 12h23
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            Gaëlle Dupont








                        


Le texte est présenté par le gouvernement comme une réponse forte au mouvement de dénonciation des violences sexuelles subies par les femmes, qui s’est exprimé au travers des mots-clés #metoo et #balancetonporc sur les réseaux sociaux. Les voix les plus critiques dénoncent, au contraire, une loi de circonstances, faite de mesures disparates dictées par l’émotion suscitée par des faits divers retentissants.

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La secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, et la ministre de la justice, Nicole Belloubet, présentent, mercredi 21 mars, en conseil des ministres, un projet de loi de lutte contre les violences sexuelles et sexistes. Même si le texte était déjà en préparation quand l’affaire Weinstein a éclaté aux Etats-Unis, en novembre 2017, la coïncidence a servi le gouvernement, en lui fournissant un contexte favorable pour imposer des mesures pas toujours consensuelles.
L’interdit sur les relations sexuelles entre majeurs et moins de 15 ans renforcé
C’est la mesure qui suscite le plus de débats. Elle découle de deux faits divers, qui ont vu des hommes adultes échapper à des poursuites ou à des condamnations pour viol, alors qu’ils avaient eu des relations sexuelles avec des fillettes de 11 ans. Dans les deux cas, les juges ou les jurés ont considéré que les enfants étaient consentantes parce qu’elles ne s’étaient pas défendues. Un choc dans l’opinion.
D’où l’idée, portée par des associations de victimes de violences sexuelles, de fixer une limite d’âge sous laquelle un enfant est jugé trop immature pour consentir de façon éclairée à une relation sexuelle avec un adulte. L’objectif : marquer un interdit clair afin de protéger les mineurs, ne plus permettre aux tribunaux de poser la question de leur consentement.
Alors que le seuil de 13 ans semblait susceptible de recueillir un large assentiment, celui de 15 ans a dès novembre 2017 été préféré « à titre personneI » par le président de la République Emmanuel Macron, ainsi que Marlène Schiappa. Cette dernière envisageait que toute relation sexuelle entre un majeur et un mineur de 15 ans (donc jusqu’à 14 ans et 11 mois) soit considérée comme un viol, passible de vingt ans de prison, même en l’absence de menace, de violence, de contrainte ou de surprise.
Des magistrats ont mis en garde contre le risque de voir des jeunes majeurs condamnés après avoir eu des relations consenties avec un ou une mineure de 14 ans sur la seule base d’un élément matériel (l’acte sexuel), sans élément intentionnel. Le Conseil d’Etat a retoqué la mesure dans son avis du 13 mars sur le projet de loi. « Une personne mise en cause doit toujours pouvoir apporter la preuve qu’elle est innocente, observe Jacky Coulon, secrétaire national de l’Union syndicale des magistrats. Sinon la disposition risque l’inconstitutionnalité. »
Afin d’écarter ce risque, le texte reformulé par le Conseil d’Etat maintient le seuil de 15 ans et précise la notion de contrainte, déjà présente parmi les éléments constitutifs du viol. « Lorsque les faits seront commis sur la personne d’un mineur de [moins de] 15 ans, la contrainte morale ou la surprise peuvent résulter de l’abus de l’ignorance de la victime ne disposant pas de la maturité ou du discernement nécessaire pour consentir à ces actes », énonce le projet. L’objectif, en insistant sur l’immaturité des mineurs de moins de 15 ans, est de faciliter la condamnation pour viol par un majeur, tout en écartant de possibles condamnations « automatiques ».
Cette disposition, d’application immédiate, risque de décevoir les associations de protection de l’enfance. Mais afin de donner un signal de fermeté, le texte joue sur un autre levier, le délit d’atteinte sexuelle. Ce dernier définit déjà en creux l’âge du consentement, en permettant de sanctionner en cas de plainte toute relation sexuelle, même consentie, entre un majeur et un mineur de moins de 15 ans. Le projet de loi renforce cet interdit, en aggravant la peine encourue en cas d’atteinte sexuelle si une pénétration a eu lieu, qui passera à dix ans de prison, contre cinq ans aujourd’hui.
Allongement des délais de prescription pour les crimes sexuels sur mineurs
La mesure fait également suite à plusieurs faits divers, en particulier la révélation, en octobre 2016, par l’animatrice Flavie Flament d’un viol subi à l’âge de 13 ans par le photographe David Hamilton, qui s’était suicidé quelques semaines plus tard. ­Flavie Flament n’a pas porté plainte : au moment où elle a révélé les faits, elle avait 42 ans, alors que le délai de prescription est de vingt ans après la majorité.
La même année éclatait l’affaire du Père Preynat, dont seule une minorité de victimes déclarées ont porté plainte, en raison de la prescription. De nombreuses associations réclament depuis l’imprescriptibilité pour les crimes et délits sexuels sur mineurs, en raison des longues années nécessaires à certaines victimes pour briser le tabou et parler, voire de l’amnésie traumatique de certaines d’entre elles.
La revendication d’imprescriptibilité a suscité une levée de boucliers, car cette disposition est aujourd’hui réservée aux crimes contre l’humanité. Les magistrats redoutent en outre qu’un allongement de la prescription ne donne de faux espoirs aux victimes, en raison de la disparition matérielle des preuves et de la détérioration des souvenirs des protagonistes et des éventuels témoins avec le temps.
Une mission lancée en janvier 2017, pilotée par Flavie Flament et l’ancien magistrat Jacques Calmettes est toutefois arrivée à un consensus sur l’allongement du délai de prescription à trente ans après la majorité, mesure reprise dans le projet de loi.
Création d’une contravention d’outrage sexiste
Sanctionner le harcèlement de rue faisait partie des promesses de campagne de M. Macron. Des associations dénoncent depuis plusieurs années la pression qui pèse sur de nombreuses femmes dans l’espace public : interpellations insistantes, insultes, intimidations et poursuites, voire agressions sexuelles (mains aux fesses…). Au point que nombre d’entre elles modifient leur trajet, leur tenue, leurs habitudes pour y échapper.
« Il est important que les lois de la République disent qu’il est interdit de menacer, d’intimider, de suivre des femmes dans la rue », affirmait Marlène Schiappa dans Le Monde du 9 mars, assumant la « valeur pédagogique » de la mesure.
Le projet de loi crée une infraction d’outrage sexiste inspirée de la définition du harcèlement sexuel – c’est-à-dire le fait d’imposer à une personne des propos ou des comportements à connotation sexuelle qui portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, ou créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante. Cette infraction sera sanctionnée d’une amende de 90 euros, pouvant aller jusqu’à 3 000 euros en cas de récidive.
La mesure est plutôt bien accueillie, sans enthousiasme. « Tout ce qui vise à lutter contre les violences sexistes est une bonne chose, commente Céline Piques, porte-parole d’Osez le féminisme. Mais c’est une réponse parcellaire, qui ne peut constituer l’alpha et l’oméga de la lutte contre les violences faites aux femmes. »
Des doutes s’expriment surtout quant à son application future, puisque l’infraction devra être constatée en flagrant délit par les forces de l’ordre. « Il faut que la sanction soit effective pour que le droit garde sa force », relève Jimmy Charruau, docteur en droit public. Le gouvernement répond que la verbalisation de l’outrage sexiste fera partie des missions de la police de sécurité du quotidien, chargée d’appliquer la mesure.
La définition du harcèlement sexuel et moral élargie
Le gouvernement prévoit que les délits de harcèlement sexuel et de harcèlement moral, punis respectivement de trois et deux ans de prison, seront constitués « lorsque ces propos ou comportements sont imposés à une même victime de manière concertée par plusieurs personnes, alors même que chacune de ces personnes n’a pas agi de façon répétée ».
L’objectif est de mieux sanctionner les « raids numériques », des attaques coordonnées menées en ligne, dont les auteurs échappent aujourd’hui aux poursuites car ils n’ont pas agi de façon répétée.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Pour la première fois, en France, 17 maisons entre 60 et 145 mètres carrés sont proposées à la vente à 1 euro symbolique.
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A Roubaix, des maisons  au prix de la baguette

Pour la première fois, en France, 17 maisons entre 60 et 145 mètres carrés sont proposées à la vente à 1 euro symbolique.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 11h23
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



   


C’est une petite maison ouvrière de 84 mètres carrés dans le quartier du Pile à Roubaix (Nord). Bien typique du Nord, elle n’est pas plus large qu’une porte accolée à une fenêtre, tout en briques et avec un jardinet à l’arrière. Elle est mise en vente pour 1 euro symbolique par la ville. L’heureux acheteur devra tout de même y investir 130 000 euros de travaux, moins s’il en réalise une partie lui-même et si ses revenus sont assez bas pour bénéficier de subventions de l’Agence nationale de l’amélioration de l’habitat. Car à ce prix-là, il lui faudra ravaler la façade, changer la charpente et le toit, remplacer les fenêtres, les escaliers et refaire l’isolation, l’électricité, le chauffage et les installations sanitaires. « Mais cela reste une affaire, puisque l’on est encore 20 % au-dessous des prix de marché », assure Guillaume Delbar, maire (ex-LR) de Roubaix.
Pour la première fois, en France, 17 maisons entre 60 et 145 mètres carrés, réparties dans plusieurs quartiers de la ville, sont proposées « pour permettre à des familles aux revenus moyens de devenir propriétaires à condition de faire les travaux et d’y habiter au moins six ans, précise-t-il. C’est un moyen alternatif de revitaliser les quartiers et d’utiliser les logements vacants, puisqu’il y en a 7 000, soit 12 % du parc, rien qu’à Roubaix ». Tout le monde est gagnant, le nouveau propriétaire, ses voisins, qui n’habiteront plus à côté d’une maison murée, et la collectivité, qui voit un logement vétuste rénové et occupé.
« Tirage au sort »
Guillaume Delbar s’est inspiré de l’exemple anglais de Liverpool et de ses homes for a pound  qui, dans un premier temps, en 2013, mettait 22 maisons à la vente, puis, devant le succès rencontré, 150 en 2016 : « Les Anglais nous ont conseillés de passer un contrat de confiance avec les acquéreurs dont le programme de travaux sera annexé à la vente et suivi par des architectes et des professionnels du bâtiment réunis par notre aménageur, La Fabrique des quartiers », détaille Milouda Ala, maire adjointe chargée du logement. « Vu le succès d’audience d’il y a deux ans, lorsque nous avons lancé l’idée, et qui nous a valu des centaines d’appels y compris d’Argentine ou du Brésil, il faudra plutôt départager les candidatures, les évaluer en les notant, puis, si besoin, les départager par tirage au sort… devant huissier, pour être complètement transparent », explique Vincent Bougamont, directeur de La Fabrique des quartiers. Les offres sont à déposer en ligne sur le site de la mairie de Roubaix, entre le 21 mars et le 31 mai, pour une instruction des dossiers à partir du 2 juin, des visites organisées durant l’été et les signatures chez le notaire envisagées début 2019, avec livraison fin 2019. Si l’expérience est concluante, elle sera étendue à la Métropole de Lille.



                            


                        

                        


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La « taxe GAFA » sème la division parmi les Européens

La Commission de Bruxelles suggère de taxer 3 % des revenus générés par les données des utilisateurs pour les sociétés Internet. Ce nouvel impôt rapporterait 5 milliards d’euros par an dans l’Union.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 12h02
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


C’était devenu un secret de Polichinelle bruxellois, tant les fuites dans les médias s’étaient multipliées ces derniers jours. Mercredi 21 mars, le commissaire à l’économie et à la fiscalité, Pierre Moscovici, a rendu publics tous les détails de la très attendue « taxe numérique » européenne. Une taxe réclamée avec insistance par Paris, mais qui, pour entrer un jour en vigueur, doit obtenir l’unanimité des Etats membres de l’UE.

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Or, elle les divise déjà fortement, certains craignant que, dans un contexte de fortes tensions avec les Etats-Unis (liées aux menaces de Donald Trump de taxer leurs importations d’acier et d’aluminium), cette proposition soit interprétée par Washington comme une mesure protectionniste des Européens vis-à-vis des géants américains de l’Internet.

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La Commission européenne dit vouloir réintroduire de l’« équité » dans la fiscalité des entreprises en Europe, alors que les sociétés du numérique échappent largement à l’impôt du fait de la dématérialisation de leurs activités.
Rompant avec plus d’un siècle de tradition fiscale, elle propose de taxer, non les profits, mais les revenus des sociétés. Il s’agit de prélever l’impôt là où se trouvent les utilisateurs des services en ligne, plutôt que là où sont concentrés les profits générés par ceux-ci.
Recettes fiscales modestes à l’échelle de l’UE
Sont visées, non pas des entreprises, mais des « activités ». En l’occurrence, celles où les utilisateurs contribuent à l’essentiel de la création de valeur : vente d’espaces publicitaires liés à l’exploitation des données privées (Facebook, Google, etc.), ou plates-formes d’intermédiation facilitant les ventes de biens et services entre internautes (Airbnb, Uber, Booking, etc.).
Ne seront en revanche pas concernés les cybermarchands (Amazon et consorts) ou les vendeurs de services sur abonnements (Netflix, iTunes d’Apple, etc.).
Pour éviter de taxer les start-up, souvent à peine rentables, la Commission recommande de n’imposer que les sociétés réalisant un chiffre d’affaires annuel d’au moins 750 millions d’euros dans le monde, dont au moins 50 millions dans l’Union.
Pour ce qui est du taux, Bruxelles suggère qu’il soit fixé à seulement 3 % (Paris plaidait pour 5 ou 6 %). En conséquence, les recettes fiscales devraient rester modestes à l’échelle de l’UE : 5 milliards d’euros par an, au plus. Mais la Commission voulait éviter qu’en mettant la barre trop haut, elle pénalise les plus modestes des sociétés « attrapées » par le nouvel impôt, celles dont les marges sont les moins importantes. La taxe devrait concerner entre 120 et 150 entreprises, dont une moitié d’américaines et environ un tiers d’européennes (le reste étant des asiatiques).

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Les Français poussent en faveur de cette solution depuis l’été 2017, mais ils semblent de plus en plus isolés
Ce nouvel impôt n’est pas « une ponction financière » sur le dos des sociétés américaines, a assuré Pierre Moscovici dans un courrier adressé au secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, le 16 mars. M. Moscovici marche sur des œufs. En effet, il est conscient de l’impact d’une annonce ciblant forcément nombre de sociétés californiennes, alors que les Européens tentent toujours d’obtenir des Américains qu’ils ne mettent pas à exécution leurs menaces de taxer leurs importations d’acier et d’aluminium.
Dans sa missive, le Français a également insisté sur le caractère « intérimaire » de la taxe numérique. Pour la Commission, elle a vocation à disparaître une fois que l’Union aura réussi à s’entendre sur une modernisation de la notion d’établissement fiscal servant de base au calcul de l’impôt sur les sociétés. Bruxelles propose d’y adjoindre la notion de « présence numérique ».
Cette taxe est loin de faire l’unanimité sur le Vieux Continent. Les Français poussent en faveur de cette solution depuis l’été 2017, convaincus que la révision « structurelle » de l’impôt sur les sociétés prendra au mieux des années. Mais ils semblent de plus en plus isolés. Cet avis n’est pas celui de l’Irlande, des Pays-Bas, de Malte, de Chypre ou du Luxembourg, réputés pour leur fiscalité accommodante. Ils ont signalé à Bruxelles à quel point ils trouvaient cette idée mauvaise.
Inquiétudes vis-à-vis de la réaction américaine
Le Luxembourg fait déjà valoir que l’Union n’a pas intérêt à aller de l’avant et qu’elle doit s’aligner sur les travaux internationaux de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Une manière de gagner (beaucoup) de temps et de préserver la compétitivité de sa place financière, poumon économique du Grand-Duché. L’Irlande qui, grâce à son taux d’imposition des sociétés à 12,5 %, a su attirer nombre de sièges européens de sociétés numériques, redoute qu’une telle taxe remette en cause ce modèle de développement.
Les Polonais ne seraient pas non plus enthousiastes, tout comme les Tchèques et les Hongrois (parce qu’ils ont adopté leur propre taxe numérique nationale)… Les Allemands, soutien pourtant indispensable de Paris, s’inquiètent tout particulièrement de la réaction américaine. Et pour cause : en leur qualité de premiers exportateurs européens, ils se trouveraient en première ligne en cas de guerre commerciale ouverte avec les Etats-Unis.
Le débat entre dirigeants prévu jeudi 22 mars au soir lors d’un conseil européen, à Bruxelles, s’annonce tendu. Emmanuel Macron, qui réclamait déjà une « taxe GAFA » dans son discours de la Sorbonne, en septembre 2017, entend-il s’en prévaloir pendant la campagne pour les élections européennes de 2019, alors que, pour l’instant, ses tentatives de relance du projet commun n’ont pas encore donné de résultats tangibles (hormis la révision de la directive sur le travail détaché, en passe d’être adoptée) ?

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Pour convaincre l’Irlande, identifié comme le pays le plus réticent, la France serait en tout cas prête à mettre dans la balance son soutien, indispensable dans le cadre du Brexit. Elle n’a certainement pas l’intention que cette nouvelle idée d’impôt connaisse le même sort que la taxe sur les transactions financières, pas enterrée officiellement à Bruxelles, mais en état de coma avancé.



                            


                        

                        


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Réductions d’effectifs à l’inspection du travail : ce que disent les chiffres

Les syndicats dénoncent une perte d’effectifs des contrôleurs du travail, niée par la ministre. Dans les faits, cela est dû à une transformation des métiers de l’organe de contrôle.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 17h13
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 17h21
    |

                            Jean-Gabriel Fernandez








                        


« Les effectifs de l’inspection du travail n’ont pas baissé ces dernières années », a affirmé, mardi 20 mars, la ministre du travail, Muriel Pénicaud, au micro d’Europe 1. Face à elle, le journaliste Patrick Cohen questionnait ses propos, se référant aux déclarations des syndicats de la profession.
En 2017, le syndicat SUD-Travail affaires sociales dénonçait une perte de « près de 20 % des effectifs » et de 23 % des contrôleurs du travail, et la CGT-Travail emploi formation professionnelle (TEFP) affirmait que les contrôleurs du travail avaient « perdu 20 % de leurs effectifs au cours des dix dernières années ». La ministre du travail est pourtant restée sur ses positions : « Les effectifs se maintiennent autour de 2 200 inspecteurs en contrôle. J’ai les chiffres, je vous les montrerai », a-t-elle rétorqué.
Qu’en est-il exactement ?
Moins de contrôleurs, plus d’inspecteurs
Les chiffres en question, disponibles dans les rapports de l’inspection du travail, montrent que les syndicats et la ministre ont tous deux partiellement raison. Le nombre de contrôleurs du travail a effectivement décru de façon importante, passant de 1 482 en 2010 à 992 fin 2015. Mais le nombre d’inspecteurs du travail a connu une hausse comparable sur la même période : il y avait 775 inspecteurs en 2010 et 1 196 fin 2015.


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Effectifs des inspecteurs et contrôleurs du travail


Source : Ministère du travail



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La nuance se trouve dans la distinction entre contrôleurs et inspecteurs du travail. Les inspecteurs ont techniquement une place plus élevée dans la hiérarchie, reçoivent un salaire supérieur et peuvent avoir des responsabilités d’encadrement. Contrôleurs et inspecteurs disposent des mêmes pouvoirs d’entrée sur les lieux de travail, d’obtention des documents et de constatation des infractions, et travaillent habituellement dans des groupes composés d’un inspecteur et deux contrôleurs.
Le nombre d’« agents de contrôle » du travail, qui rassemble à la fois les inspecteurs et les contrôleurs, a atteint 2 190, le 31 décembre 2009, après une réforme de l’inspection du travail, et se maintient depuis. Le 31 décembre 2015, ils étaient 2 188 agents affectés au contrôle des entreprises.


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Effectifs des agents de contrôle (inspecteurs et contrôleurs)


Source : Ministère du Travail



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Vers la disparition des contrôleurs du travail
L’inspection du travail a entamé un changement en profondeur en 2006, avec le Plan de modernisation et de développement de l’inspection du travail, qui a créé 700 postes d’agents de contrôle. Ce plan a été suivi d’une réforme en 2013, qui prévoit de supprimer complètement le poste de contrôleur du travail.
« La réforme n’aura pas pour effet de diminuer les effectifs affectés au système d’inspection du travail et chacun aura sa place dans la nouvelle organisation, lit-on dans le texte mis au point sous Michel Sapin, alors ministre du travail. Elle se traduira par un important mouvement de promotion et de qualification puisque, dans une dizaine d’années, les agents de contrôle ne seront plus que des inspecteurs du travail, avec la mise en extinction du corps des contrôleurs. »
Le rapide déclin du nombre de contrôleurs, dénoncé par les syndicats, est donc dû à un basculement de ceux-ci vers le poste d’inspecteur, plutôt qu’à des licenciements. La transformation du métier de contrôleur du travail en celui d’inspecteur du travail est, de fait, une promotion. Le poste, normalement accessible aux contrôleurs du travail après un concours nécessitant au moins cinq ans de services, conserve les avantages qui lui sont propres. Un contrôleur du travail gagne entre 1 471 et 2 502 euros brut par mois, alors qu’un inspecteur gagne entre 1 902 et 3 289 euros brut.
Moins de procédures engagées
Une certaine inquiétude règne, cependant, au sein de la profession, car les inspecteurs peuvent être amenés à accomplir des tâches différentes de celles des contrôleurs. De plus, la réforme de 2013 prévoit de remplacer les 790 sections d’inspection du travail (composées d’un inspecteur et deux contrôleurs) par 230 unités de contrôle composées de huit à douze agents. L’objectif avoué de la réforme est d’avoir « une approche collective des situations » plutôt qu’un grand nombre de petites équipes proches du terrain. Ces changements récents au sein de l’inspection du travail ont généré des contestations parmi les salariés, craignant une diminution de leur efficacité. Malgré le gain de 700 agents de contrôle, le nombre d’interventions par agent est passé de 161 en 2007 à 92 en 2015. Le nombre total de procédures engagées a également largement diminué depuis le début de la réforme.


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Nombre de procédures pénales engagées depuis la réforme de 2006


Source : Ministère du Travail



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La CGT-TEFP dénonce également les risques que cette restructuration représente pour les contrôleurs qui ne peuvent ou ne veulent pas passer le concours pour accéder à la fonction d’inspecteur, estimés à plus de 800 par le syndicat, en juillet 2017. Dans une lettre adressée à la ministre, le 8 mars, la CGT-TEFP demande le passage automatique de tous les contrôleurs en inspecteurs, proposition qui ferait l’unanimité au sein des syndicats, afin de ne laisser personne sur le bas-côté.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ En concurrence avec TF1, qui retransmettra quatre Grand Prix en clair cette saison, et la plateforme payante F1 TV, la chaîne cryptée inaugure son nouveau dispositif ce week-end.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Formule 1 : Canal+ « maximise le show »

En concurrence avec TF1, qui retransmettra quatre Grand Prix en clair cette saison, et la plateforme payante F1 TV, la chaîne cryptée inaugure son nouveau dispositif ce week-end.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 16h55
    |

            Catherine Pacary








                        



   


Officiellement, la diffusion en clair par TF1 de quatre Grand Prix au cours de la saison de formule 1 qui s’ouvre dimanche 25 mars à Melbourne (Australie) est une bonne nouvelle. Officiellement, l’arrivée de la plate-forme payante F1 TV, lancée par Liberty Média, propriétaire de la F1 mondiale n’est pas un problème. Officieusement, certains s’inquiètent pour Canal+, déjà en conflit ouvert avec TF1 sur les modalités financières de diffusion globale. C’est au Castellet, dans le Var, cadre historique du retour du Grand Prix de France après dix ans d’absence, que la chaîne cryptée a choisi de contre attaquer, en présentant le 12 mars sa programmation enrichie.
« On est en pleine mutation » admet le rédacteur en chef F1 de Canal+ Thomas Sénécal. Lorsque Canal, diffuseur exclusif en France de la F1 depuis 2012, a remporté en mai 2017 l’appel d’offres pour trois ans supplémentaires, la chaîne savait que quatre Grand Prix étaient attribués à TF1. Elle a même testé la diffusion mixte, en clair sur sa chaîne C8, du Grand Prix monégasque. Un « one shot » encourageant, avec 2 millions de téléspectateurs cumulés, soit le double de l’audience habituelle pour un Grand Prix, et une audience globale pour la F1 en hausse de 10 % en 2017.

   


Chaînes payantes et gratuites ne ciblent pas le même public ; aux premières les fans, aux secondes les occasionnels, capables d’accepter des publicités en pleine course, comme sur TF1. Cela se vérifie dans les pays qui pratiquent déjà la double diffusion. En Australie, ce week-end, Channel Ten et Fox Sports se partagent le marché, sans compter l’offre de streaming en ligne, sur Foxtel Now. 
C’est l’autre nouveauté média hexagonale : l’arrivée officielle jeudi 22 mars de la plate-forme à la demande F1 TV, réalisée par Tata Communications. Elle doit permettre, pour un prix autour de 10 euros par mois, de visionner sur ordinateur – dans un premier temps – les 21 Grand Prix de la saison en immersion, grâce à 20 caméras embarquées.

        Lire aussi :
         

                Comment la formule 1 veut enrayer son déclin



Après avoir déboursé 4,7 milliards d’euros fin 2016 pour racheter la F1, Liberty Media tient à la valoriser. « On voit bien l’intérêt de proposer une offre alternative [F1 TV], stratégiquement pour toucher une nouvelle cible, et tactiquement pour avoir un levier dans la renégociation des droits traditionnels », décryptait Cyril Abiteboul, directeur général de Renault Sport, le 8 mars à Barcelone. Mais à plus long terme, on peut se demander quelle menace cela représente pour les diffuseurs historiques, « qui ont développé une vraie loyauté avec la Formule 1 en investissant depuis des années. » Canal paierait 29 millions d’euros de droits par an et 20 millions de frais de production.
10 heures de direct
« Finalement on a les mêmes problématiques [que la F1 mondiale], reprend Thomas Sénécal. On veut maximiser le show ! » Pour y parvenir, Canal+ a retravaillé « les protocoles d’avant et d’après course. » 
L’avant, c’est « La Grille », l’émission sur Canal+ et Canal + Sports qui précède le départ. Présentée par Thomas Sénécal, en alternance avec Margot Laffite, fille du pilote français de F1 Jacques Laffite, cette séquence s’étoffe ainsi de portraits, de reportages dans les stands, dans les motor-homes, et de rencontres avec les fans, anonymes ou people. Les entretiens menés par l’ex-pilote de F1 Jean Alesi sont maintenus.

   


L’après c’est le magazine « Formula One », présenté par Margot Laffite ou Thomas Sénécal, qui introduit la « note du Grand Prix », à l’image de celle du match de foot. C’est aussi un « On Board » du mercredi enrichi en tableaux et graphiques. Entre les deux, les commentaires en direct restent assurés par le duo très apprécié, constitué par l’ex-champion de F1 Jacques Villeneuve et Julien Fébreau.
Soit un total de dix heures de retransmission en direct par Grand Prix (30 heures pour Le Castellet), à voir sur sa télé, son ordinateur ou son smartphone via l’application My Canal. Point commun à toutes ces rubriques, la ligne éditoriale se recentre sur l’Hexagone. Avec un Grand Prix, trois patrons d’écurie, trois pilotes et une équipe, la France a en effet rarement été aussi présente en F1, ce qui devrait booster l’audience.
TF1 ne s’y est pas trompé. La chaîne diffusera en clair les Grand Prix de Monaco (27 mai) et de France (24 juin). On ignore toujours quelles seront les deux autres courses proposées gratuitement. Ce qui laisse deux mois à Canal pour s’habituer : la Formule 1 c’est sur Canal et c’est aussi ailleurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ L’enlisement de la lutte anticorruption irrite les alliés occidentaux du président Porochenko, et ses électeurs.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Comment le président Petro Porochenko a déçu les espoirs de la révolution ukrainienne

L’enlisement de la lutte anticorruption irrite les alliés occidentaux du président Porochenko, et ses électeurs.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 11h17
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 12h57
    |

            Benoît Vitkine (Kiev, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Dans le centre de Kiev, la Bankova, le siège de l’administration présidentielle ukrainienne, prend de plus en plus des airs de camp retranché. En ce début de printemps, les hommes du président ne craignent pas tellement les manifestations sporadiques qui se déroulent quelques centaines de mètres plus bas, sur la place de l’Indépendance, où a débuté quatre ans plus tôt la révolution de Maïdan. La bataille du moment est souterraine : elle met aux prises Petro Porochenko, le président porté au pouvoir par cette révolution, et ses partenaires occidentaux.
En jeu, la création d’une institution nouvelle, la Cour spéciale anticorruption. Les données du problème sont simples : l’Ukraine a fait des progrès dans la traque des fonctionnaires et des élus véreux, notamment grâce au travail du Bureau national anticorruption (NABU). Mais les enquêtes de cette institution aux vastes pouvoirs d’investigation, créée en 2015, finissent enlisées dans les tribunaux. Début décembre 2017 a ainsi débuté à Kiev le procès de l’ancien directeur de l’administration fiscale, Roman Nasirov. « La cour a d’emblée annoncé qu’elle allait lire les 700 pages de l’acte d’accusation, ce qu’elle n’est pas obligée de faire, relate la journaliste d’investigation Kristina Berdynskykh. Au rythme des audiences, il y en a pour deux ans. »
Petro Porochenko a commencé par s’opposer fermement à l’idée de cour anticorruption. Mi-septembre 2017, devant un parterre d’étrangers réunis pour le Yalta European Strategy Forum, à Kiev, il a pris à témoin l’assistance : « Dans lequel de vos pays y a-t-il une cour similaire ? Elles n’existent qu’en Ouganda, au Kenya ou en Malaisie. » Au nom de la souveraineté, le président ukrainien ne se laisserait donc pas dicter sa conduite. Sauf que les Occidentaux ont fait monter les enchères et, selon une méthode désormais bien rodée, gelé le versement d’une nouvelle tranche d’aide financière attendue par Kiev. Depuis,...




                        

                        


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En Belgique, le renouvellement des avions de chasse vire au cauchemar

Un rapport en possession de l’état-major de l’armée souligne que les 54 appareils F-16 américains de la défense pourraient voler six années de plus, ce qui reporterait la date de leur renouvellement de 2023 à 2029.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 15h32
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            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



   


Le marché pour le renouvellement des avions de chasse de l’armée belge n’a visiblement pas livré tous ses secrets. Il tourne même au cauchemar pour le gouvernement de Charles Michel. Cette opération, qui devrait représenter un montant de 15 milliards d’euros (3,6 milliards pour l’achat des appareils, le reste pour leur entretien sur quatre décennies) avait déjà été entachée par le retrait mystérieux de deux constructeurs, l’américain Boeing et le suédois Gripen.
S’y est ajoutée la démarche de Dassault, qui ne s’est pas engagé dans la procédure officielle d’appel d’offres afin de proposer un « partenariat étendu ». Cela a brouillé le jeu – que les autorités voulaient transparent – et crée in fine des tensions politiques et des suspicions.

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Mardi 20 mars, un nouvel élément troublant était évoqué par le quotidien De Standaard. Un rapport en possession de l’état-major de l’armée souligne que les 54 appareils F-16 américains de la défense belge pourraient très bien voler six années de plus, ce qui reporterait la date de leur renouvellement de 2023 à 2029.
Jusqu’ici, le ministre (nationaliste) flamand Steven Vandeput, interrogé à plusieurs reprises par des parlementaires, avait assuré que la date butoir pour le renouvellement des chasseurs était obligatoirement 2023, aucune étude ne permettant, selon lui, d’affirmer que leur durée de vie pourrait être prolongée.
Embarras du premier ministre Charles Michel
Le ministre a-t-il menti ou était-il mal informé ? Quoi qu’il en soit, son ministère a bel et bien commandé un rapport, qui a été remis en avril 2017. Il indiquait qu’il était parfaitement possible, moyennant quelques aménagements, d’utiliser des appareils qui n’ont pas atteint la limite de durée de vol. Une deuxième étude confirmait ce diagnostic, en février.
Paradoxe : ces rapports ont été rédigés par le constructeur américain Lockheed Martin, qui est le concurrent apparemment le mieux placé dans la course pour le remplacement des F-16 : son F-35 Lightning a les faveurs de l’état-major et, semble-t-il, du ministre. Même si ses coûts sont très élevés, si le contrôle de son système informatique par les Etats-Unis soulève des questions, et si la Belgique prône, comme d’autres pays, la nécessité d’une défense européenne.
Le seul rival officiel du F-35 est le Typhoon, appareil issu d’un programme réunissant le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne. Les Britanniques de BAE Systems promettent, en cas d’acquisition de leur appareil, 19 milliards d’euros de retombées et 6 000 emplois, ainsi que des centres de formation, d’innovation et de cybersécurité.
Le groupement français d’intérêt économique Rafale - Dassault Aviation, avec Thales et Safran, évoque de son côté 5 000 emplois et 20 milliards d’euros, et mise sur la nécessité d’un choix européen. Embarrassé, tiraillé entre des positions flamandes favorables au F-35 et les élus qui, dans son parti – le Mouvement réformateur (libéral francophone) –, demandent une prise en compte de l’offre française, le premier ministre Charles Michel a commandé une analyse juridique pour déterminer si le projet du Rafale pouvait être accepté, même si Dassault n’a pas respecté la procédure d’appel d’offres.

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Audit externe du ministère de la défense
Avant les révélations sur le rapport caché de la défense, le premier ministre évoquait une décision à l’horizon de juillet – soit aux alentours du sommet de l’OTAN, qui doit se tenir au nouveau siège de l’Alliance atlantique, à Bruxelles, les 11 et 12 juillet.
On s’attend à ce qu’au cours de cette réunion, le président Donald Trump insiste à nouveau bruyamment pour que ses partenaires européens accroissent leurs dépenses de défense. La Belgique, qui compte parmi les mauvais élèves en matière de dépenses militaires – loin des 2 % du PIB exigés par Washington – espérait visiblement corriger son image en annonçant son investissement. Quitte, peut-être, à se mettre à dos son voisin français (c’est la ministre Florence Parly qui a personnellement remis l’offre de partenariat à son homologue belge, en septembre 2017).
Interrogé en urgence au Parlement, mardi 20 mars, le ministre Steven Vandeput a démenti avoir été mis au courant de l’existence des rapports sur l’état des F-16. Accusé de « grave négligence » par l’opposition, il a annoncé un audit externe de son ministère, afin de déterminer quels étaient les responsables du dysfonctionnement. M. Vandeput a affirmé que les études avaient été commandées par son ministère, mais que les résultats n’avaient pas été transmis au plus haut niveau.
« J’ai découvert ce rapport ce matin. Je n’ai jamais rien caché, ni au gouvernement ni au Parlement », a-t-il poursuivi, soulignant que la procédure pour l’acquisition de nouveaux avions allait se poursuivre normalement. Les chefs de l’armée devraient bientôt être, à leur tour, sur la sellette. En tout état de cause, le choix du gouvernement s’annonce plus complexe après les révélations des derniers jours.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ La Russie a dénoncé mercredi une « situation absurde » où Londres « pose des questions mais ne veut pas entendre les réponses », tandis que le Royaume-Uni dénonce des « mensonges ».
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Affaire Skripal : nouveaux échanges tendus entre Londres et Moscou

La Russie a dénoncé mercredi une « situation absurde » où Londres « pose des questions mais ne veut pas entendre les réponses », tandis que le Royaume-Uni dénonce des « mensonges ».



Le Monde
 |    21.03.2018 à 14h08
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 16h24
   





                        



   


Londres et Moscou continuent de se répondre et de s’invectiver au sujet de l’affaire Skripal. La Russie a assuré, mercredi 21 mars, que l’empoisonnement de l’ancien agent double était soit une « attaque terroriste », soit une « mise en scène ». Ces propos ont été tenus lors d’une réunion organisée par le ministère des affaires étrangères russe à laquelle l’ambassadeur britannique a refusé de se rendre.
Cette réunion, consacrée à l’affaire de l’empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille au Novitchok, un agent neurotoxique développé par la Russie, le 4 mars à Salisbury (Royaume-Uni), devait être l’occasion pour la Russie de démonter les accusations portées contre elle par Londres.

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« Mensonges » et « désinformation »
« Soit les autorités britanniques ne sont pas en mesure de fournir une protection contre ce type, disons-le ainsi, d’attaque terroriste, soit elles ont directement ou indirectement — je n’accuse personne de quoi que ce soit — mis en scène une attaque contre un citoyen russe », a déclaré un haut responsable de la diplomatie russe, Vladimir Ermakov, lors de cette réunion.
Il a également voulu discréditer la thèse de l’empoisonnement au Novitchok : « N’importe quelle substance toxique militaire aurait fait de multiples victimes sur le lieu de l’empoisonnement. Mais à Salisbury, ce n’était pas du tout le cas. » Interpellé par une diplomate britannique sur ses éventuels programmes d’armes chimiques, M. Ermakov l’a accusée de faire preuve de « russophobie », déclarant : « Sortez donc un peu de votre russophobie, de votre mentalité insulaire. (…) J’ai honte pour vous. »
Peu après, l’ambassade britannique à Moscou a accusé en retour la Russie sur Twitter :
« Nous n’avons reçu aucune explication crédible expliquant pourquoi un agent innervant produit en Russie a été utilisé sur le sol britannique. Au lieu de fournir des réponses, la Russie continue de répandre des mensonges et de la désinformation. »
« Situation absurde »
Plus tôt dans la journée, la tension était encore montée d’un cran entre les deux pays quand l’ambassade britannique en Russie a annoncé à l’Agence France-Presse (AFP) que son ambassadeur, Laurie Bristow, ne « participera [it] pas à cette réunion », mais pourrait être représenté par un fonctionnaire au « niveau opérationnel ».
Si la porte-parole du ministère des affaires étrangères russe, Maria Zakharova, a assuré que « l’important n’[était] pas le statut [des personnes participant à la réunion] mais qu’une discussion se tienne », ajoutant que « cent quarante personnes étaient déjà accréditées ce matin », le Kremlin a pris ce désistement comme un affront. « C’est une nouvelle manifestation éloquente d’une situation absurde où l’on pose des questions mais on ne veut pas entendre les réponses », a réagi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
Nouvelles sanctions envisagées
L’empoisonnement de Sergueï Skripal a ravivé le climat de confrontation Est-Ouest, latent depuis l’annexion de la Crimée par Moscou, en mars 2014, et a exacerbé les tensions entre Moscou et Londres, dont les relations étaient déjà glaciales.
Accusant la « Russie de Poutine » d’avoir ordonné cet empoisonnement, Londres a expulsé vingt-trois diplomates russes du territoire britannique et a annoncé le gel des relations bilatérales. La Russie, qui clame son innocence, a rétorqué en expulsant à son tour vingt-trois diplomates britanniques et en mettant fin aux activités du British Council dans le pays.

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Les dirigeants de l’Union européenne sont prêts, eux, à se « coordonner sur des mesures » à prendre contre la Russie si elle ne coopère pas à l’enquête, selon un projet de déclaration préparé pour leur sommet jeudi et vendredi à Bruxelles, vu mardi par l’AFP.
De nouvelles sanctions pourraient également être adoptées par Londres : la première ministre britannique, Theresa May, a réuni mardi son Conseil de sécurité et « réfléchit activement » à d’autres mesures de rétorsion contre Moscou, selon son porte-parole.



                            


                        

                        


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Le bébé fait preuve d’un esprit déjà logique

Une nouvelle étude montre que des capacités déductives primitives devancent l’acquisition du langage.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
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                            Florence  Rosier








                        



                                


                            
Nos bébés sont-ils des ­« détectives » précoces ? En un sens, oui ! C’est ce que suggère une étude publiée dans Science, le 16 mars. Avant même de déployer leurs compétences de langage parlé, nos bambins semblent capables d’une forme de déduction logique. Plus précisément, ils montrent un raisonnement de type « syllogisme disjonctif », qui permet de dire : « Dans le cas où seulement une des deux propositions A ou B est vraie, si A est fausse, alors B est vraie. »
Depuis plus de quarante ans, les neurosciences cognitives n’ont cessé d’éroder le cliché selon ­lequel les nourrissons ne seraient que des ventres. « Depuis les ­années 1970, des centaines d’expériences ont mis en évidence les ­multiples compétences du bébé », relève Stanislas Dehaene, titulaire de la chaire de psychologie cognitive expérimentaleau Collège de France. « Même de jeunes enfants peuvent être vus comme de petits scientifiques capables d’inférences logiques », souligne Justin Halberda, de l’université Johns Hopkins de Baltimore (Maryland), dans un commentaire associé dans Science. Pour autant, « ce ­concept se heurte souvent à l’incrédulité. Après tout, le raisonnement logique semble demander beaucoup d’efforts conscients et de ­capacités linguistiques ».
Bébés de 12 à 19 mois
La nouvelle étude dans Science a été menée chez des « enfants » au sens premier du terme – du latin infans, « qui ne parle pas ». Les auteurs, chercheurs à l’université de Barcelone, ont présenté une ­série de courtes vidéos à des bébés de 12 et de 19 mois (vingt-quatre enfants de chaque âge). Sur un film mis en ligne par ces scientifiques, on voit un bambin joufflu suivre avec attention une de ces vidéos, assis sur les genoux de sa mère.
Les bébés regardent d’abord deux objets dessinés qui diffèrent par la forme, la couleur, la catégorie – par exemple, un dinosaure et une fleur –, mais leur partie supérieure est identique. Un écran masque...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Cet ouvrage unique, qui rassemble toutes les législations en vigueur concernant les animaux, servira aux magistrats, procureurs, avocats ou encore aux vétérinaires.
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Le premier code juridique de l’animal voit le jour en France

Cet ouvrage unique, qui rassemble toutes les législations en vigueur concernant les animaux, servira aux magistrats, procureurs, avocats ou encore aux vétérinaires.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 15h06
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            Audrey Garric








                        



   


C’est un épais ouvrage bleu qui devrait de plus en plus accompagner les robes noires des prétoires. Un code de l’animal, rassemblant sur plus de 1 000 pages toutes les législations en vigueur concernant les animaux, sera publié jeudi 22 mars aux éditions LexisNexis, par une équipe de spécialistes du droit animalier et la Fondation 30 millions d’amis. Une première en France, mais aussi en Europe.
« Nous avons agrégé tous les textes – lois, décrets, arrêtés, règlements et directives – issus de sept codes officiels – civil, pénal, rural, environnemental, etc. –, de règles européennes, mais aussi des décisions de jurisprudence les plus significatives qui ont trait aux animaux de compagnie, d’élevage ou sauvages », explique Jean-Pierre Marguénaud, professeur de droit privé à l’université de Limoges, qui a codirigé, avec Jacques Leroy (université d’Orléans), ce travail colossal mené par quatre autres universitaires.
« C’est un code privé, c’est-à-dire qu’il ne crée pas de nouvelle législation, mais se contente de regrouper celles existantes, et qu’il laisse subsister les dispositions dans les textes où elles se trouvent à l’origine », précise-t-il, au même titre que le code de la montagne ou le code administratif.
Cet ouvrage, principalement destiné aux magistrats, procureurs, avocats, vétérinaires, étudiants ou enseignants, « facilitera le travail de ceux qui s’intéressent à la protection animale en leur permettant d’avoir une vision générale et complète de la question », complète Reha Hutin, la présidente de la Fondation 30 millions d’amis.
Etres vivants doués de sensibilité
Parmi les dispositions majeures, se retrouvent ainsi l’article 521-1 du code pénal, qui punit de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende les sévices graves et les actes de cruauté commis envers des animaux domestiques ou tenus en captivité ; l’article L214-1 du code rural (dont est tiré le nom de l’association L214 de lutte contre l’exploitation animale), qui prévoit que « tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce » ; ou encore l’article 515-14 du code civil, qui dispose, depuis une loi de 2015, que « les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité ».
C’est cette dernière évolution, inscrite dans le socle du droit français, « qui a fait progresser la condition animale et la sensibilisation croissante de l’opinion publique, ouvrant la voie à un code de l’animal, juge Reha Hutin, dont la fondation est à l’origine de la loi de 2015. Les projets ou propositions de loi ne débouchent sur rien de concret et la protection animale n’est pas dans les priorités de l’actuel gouvernement. Il faut donc passer par le législateur pour que les choses changent ».
Aujourd’hui, l’ONG, qui s’est portée partie civile dans une centaine de procès pour maltraitance animale l’an dernier, voit une évolution dans le traitement juridique réservé à cette question. « Avant, la moitié des cas étaient classés sans suite. Aujourd’hui, les magistrats sont moins frileux pour appliquer les lois : nous assistons régulièrement à des condamnations à de la prison ferme, ce qui était exceptionnel par le passé », assure sa présidente, citant notamment les six mois de prison ferme dont auxquels avait été condamné un homme de 28 ans, en septembre 2017, à Draguignan (Var), pour avoir tué un chat baptisé Chevelu.
« L’évolution du code civil est de plus en plus invoquée dans les jugements de tribunaux de première instance, voire de cours d’appel ; c’est une question de temps avant que la Cour de cassation ne s’en saisisse », confirme Jean-Pierre Marguénaud, qui a créé le premier diplôme universitaire en droit animalier de France.

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Personnalité juridique des animaux
Surtout, aux yeux du directeur de la revue semestrielle de droit animalier, cette réforme prépare la voie à une prochaine étape : la reconnaissance de la personnalité juridique des animaux, qui passerait par une nouvelle évolution du code civil. « Elle pourrait être calquée sur celle des personnes morales, comme les associations ou les syndicats, ce qui permettrait aux animaux d’être représentés en leur nom et démultiplierait l’efficacité de leur protection », détaille Jean-Pierre Marguénaud, qui rappelle que le tribunal de Mendoza, en Argentine, a reconnu le statut de personne juridique non humaine à un chimpanzé femelle, fin octobre.
« Ce basculement n’irait pas à l’encontre de leur exploitation, reconnaît-il, mais permettrait par exemple de respecter les droits édictés par la Convention européenne sur la protection des animaux dans les élevages, qui doivent leur éviter de souffrir inutilement. »
Protéger les animaux tout en les tuant : c’est le paradoxe « qui traverse tout le droit animalier », soulevé par la philosophe Florence Burgat dans sa préface du code animal. « Nous avons d’un côté une loi qui prévoit des peines très élevées contre la maltraitance animale, et de l’autre tout un ensemble de règles qui permettent la mise à mort des animaux pour la boucherie, la fourrure, la chasse ou l’expérimentation, grâce à la saignée, l’électrocution ou encore le gazage », relève-t-elle.
Pour la directrice de recherches à l’Institut national de la recherche agronomique, la reconnaissance des animaux au rang d’êtres sensibles participe d’un « changement de regard », mais il faudra d’autres évolutions, comme la sensibilisation des jeunes, l’apprentissage à l’école ou l’instauration d’un menu végétarien dans les lieux de restauration « pour arrêter de voir les animaux sous un angle commercial ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Le gouvernement a convoqué de nouvelles élections et a nommé un administrateur provisoire. Les syndicats du personnel et des étudiants s’inquiètent d’une mise sous tutelle inédite et « brutale ».
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Université Toulouse-II : le ministère dissout le conseil d’administration

Le gouvernement a convoqué de nouvelles élections et a nommé un administrateur provisoire. Les syndicats du personnel et des étudiants s’inquiètent d’une mise sous tutelle inédite et « brutale ».



Le Monde
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21.03.2018 à 14h42
   





                        



   


Frédérique Vidal a dissous, mardi 20 mars, l’ensemble des conseils de l’université Toulouse Jean-Jaurès (sciences humaines), après qu’une réunion du conseil d’administration « n’a pu se tenir dans ces conditions normales, et ce, pour la cinquième fois consécutive ». « L’ensemble des organes statutaires de l’université sont ainsi, depuis plusieurs mois, dans l’impossibilité de se réunir et de délibérer. Il en résulte des perturbations graves et durables du fonctionnement pédagogique et administratif de l’établissement », poursuit le ministère. Il rappelle que le budget de l’université pour 2018 n’a pu « ni être examiné, ni être adopté » et juge « la capacité de l’établissement à garantir notamment le paiement des traitements des agents désormais directement mis en cause ».  La dissolution du conseil d’administration et des autres instances législatives de l’université « permettra la tenue d’élections » dans un délai de trois mois, et ainsi à la communauté universitaire de « se prononcer à nouveau » sur un projet d’établissement. D’ici là, le ministère a désigné Richard Laganier, professeur et ancien président de l’université de Guyane, pour assurer l’administration provisoire de l’université, jusque-là présidée par Daniel Lacroix, élu en 2016.
Projet de fusion d’établissements contesté
La décision de la ministre est annoncée après plusieurs mois de divisions sur un rapprochement avec l’université Paul-Sabatier (Sciences) et deux écoles d’ingénieurs, l’INSA (Institut national des sciences appliquées) et l’INP (Institut national polytechnique), rapprochement destiné à obtenir le label Initiatives d’excellence (IDEX) et les financements supplémentaires qui en découlent.
Lors d’un conseil d’administration à Jean-Jaurès le 12 décembre, la moitié des membres avaient voté en faveur du projet, l’autre moitié contre. Le président de l’université avait alors fait jouer sa voix prépondérante pour valider le rapprochement. Cette décision avait suscité l’incompréhension, alors que lors d’un vote consultatif, 53 % du personnel et 15 % des étudiants participants (soit un taux de participation deux fois supérieur à celui habituellement constaté lors des élections étudiantes) s’étaient clairement prononcés contre ce projet.

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« Décision brutale » du ministère
S’en sont ensuivies une grève de certains membres du personnel administratif et quelques journées de blocage votées lors d’assemblées générales étudiantes, tout à la fois pour protester contre le rapprochement et pour s’associer aux mobilisations nationales contre la réforme de l’accès aux études supérieures. A la mi-février, la direction comme les étudiants disaient au Monde que les examens du premier semestre s’étaient déroulés comme prévu. « Environ 80 % des cours ont pu se tenir, il y a eu des ajustements en fonction de l’organisation des salles. Mais, en règle générale, l’accès aux cours n’a été empêché que lors des grosses journées de mobilisation », confirmait le président de l’université. Un blocage continu a été décidé par les étudiants le 7 mars, et se poursuit depuis.

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La dissolution annoncée par le ministère « nous engage dans un processus extrêmement lourd et nous laisse dans une grande incertitude », regrette le Snesup, tandis qu’une intersyndicale, dont font partie les syndicats UNEF et Solidaires Etudiants, s’est « indignée de (cette) décision brutale », « sans précédent dans l’histoire des universités ». Elle dit craindre « une intervention des forces de l’ordre » pour évacuer les amphithéâtres occupés, alors que la situation « est calme, comme elle l’a toujours été ». Le 6 mars, une salle de cours avait été évacuée à l’université de Bordeaux, dans des conditions dénoncées par les étudiants qui l’occupaient.

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Alassane Plea, footballeur : « Mon engagement me ramène dans le monde réel »

Le Niçois Alassane Plea est le premier footballeur français à reverser 1 % de son salaire annuel à un fonds de dotation à visée caritative.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 13h28
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 15h24
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Brillant sur les pelouses de Ligue 1, l’attaquant niçois Alassane Plea, 25 ans, a décidé d’investir un autre terrain : celui de la philanthropie. Le buteur est le premier joueur français à s’engager à reverser 1 % (l’équivalent de 14 000 euros par an, selon nos estimations) de son salaire annuel à un fonds de dotation à visée caritative, en l’occurrence celui créé récemment par l’OGC Nice. Il explique sa démarche dans un entretien au Monde.

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Pour quelles raisons avez-vous décidé de donner 1 % de votre salaire annuel au fonds de dotation à visée caritative fondé par votre club ?
C’est la suite logique de mon engagement citoyen depuis que je suis à l’OGC Nice. Dès que je suis arrivé, le club m’a présenté le programme « Gym Solidaire ». J’ai tout de suite accepté d’en être le parrain, car ça m’a plu de mener des actions concrètes, simples, et surtout efficaces. Cela fait maintenant trois ans que j’œuvre régulièrement pour des actions de ce programme (environ une fois par mois). Il s’agit d’un programme en faveur des personnes en situation de précarité qui vivent à Nice.
On lance des appels aux supporteurs pour des collectes de vêtements et de jouets mises en place à l’Allianz Riviera. On participe avec d’autres joueurs à un repas de Noël solidaire avec des personnes sans domicile. On remet chaque année un chèque à la Banque alimentaire dont la somme a été collectée par le club et nos supporteurs, et puis on va à la rencontre toute l’année de personnes dans la difficulté et des bénévoles d’associations, dans des centres d’accueil ou au club directement.
Le programme du Gym Solidaire m’a beaucoup apporté sur le plan humain. Aider les gens, donner de ma personne, ça m’a toujours plu. On se sent utile, quand on leur apporte le repas de Noël, on voit les sourires. Même si, parfois, c’est difficile… et quand je rentre chez moi, ça m’arrive d’être affecté par les histoires qu’ils m’ont racontées.
Reverser un pour cent de mon salaire apparaissait donc pour moi comme la continuité de mon engagement afin d’aller un peu plus loin. Et j’ai choisi le Fonds de dotation que l’OGC Nice vient de créer, car le club fait des choses magnifiques et je souhaitais donner un coup de pouce au club. De plus, j’ai entièrement confiance en la manière dont l’argent sera utilisé par le club ; ce qui est rassurant, car c’est important avant de faire un don comme celui-ci.
Dans quelle mesure l’initiative (par le projet « Common Goal » en 2017) de l’Espagnol Juan Mata de verser 1 % de son salaire annuel vous a-t-elle séduite ?
Je trouve l’initiative vraiment super. Juan Mata est un joueur qui a une forte notoriété, il est connu dans le monde entier et a une carrière honorable [il évolue à Manchester United], c’est un joueur très important. Je me suis informé et interrogé sur comment il avait mis en place son projet et pourquoi. C’est en partie lui qui m’a fait réfléchir à la possibilité de donner un pourcentage de mon salaire.
Simplement, de mon côté j’ai préféré le faire avec mon club. D’autant plus que je souhaitais que mon don profite avant tout à des Niçois, car ce sont eux qui nous soutiennent au quotidien et avec qui je suis en contact chaque jour. Je voulais que ça profite à ma ville. J’espère que c’est une initiative qui va être suivie par de nombreux joueurs. C’est un peu pour ça aussi que je vous en parle aujourd’hui. Pour faire connaître l’initiative au plus grand nombre et qu’elle soit reprise ! Si Juan Mata n’en avait pas parlé, je ne l’aurais peut-être pas fait. C’est donc important d’en parler pour éveiller certaines consciences.
Pensez-vous que votre initiative va convaincre vos collègues de Ligue 1 de faire de même, en redistribuant une partie de leur salaire annuel ?
Oui, je l’espère. Après c’est quelque chose de très personnel, il ne faut forcer personne. On n’est pas meilleur parce qu’on fait ça. Certains ont trouvé d’autres manières d’être utiles.
Selon vous, pourquoi les footballeurs ou sportifs de haut niveau hésitent-ils ou rechignent-ils à s’engager, durant leur carrière, dans des actions auprès d’associations, œuvres de charité, à verser une part de leur salaire à des causes caritatives, humanitaires ? 
Déjà, il faut savoir qu’il y a plus de joueurs qui agissent plus que ce que le public pense. On nous parle souvent d’une image « égoïste » des joueurs de football, mais c’est faux. Beaucoup agissent sans que leurs actions soient médiatisées.
Après, ça dépend aussi des clubs dans lesquels on passe. Certains nous y sensibilisent plus que d’autres… c’est le cas de l’OGC Nice, qui fait beaucoup au niveau sociétal et qui m’a accompagné sur ce terrain-là. Tout seul, on ne sait pas forcément vers qui se tourner et quoi faire. On a des idées, mais pour trouver la bonne association, c’est plus difficile… Puis il y a la question de la confiance et de la transparence. Comment être certain que c’est bien sérieux ?
Dans mon cas, c’est le club qui s’est chargé de mettre en place le programme avec les bons interlocuteurs. C’est plus facile et j’ai évidemment une entière confiance. Et concernant le fait de reverser une partie de son salaire, ce n’est pas propre aux footballeurs. Je pense que dans toutes les catégories de population, des plus pauvres aux plus riches, certains donnent et d’autres non. C’est une question de personnalité, pas de catégorie sociale.
Je suis quelqu’un de gentil, de généreux. C’est une question d’éducation : mes parents m’ont appris à aider les personnes dans le besoin.
Quel rôle les sportifs de haut niveau peuvent-ils avoir de manière générale sur un plan philanthropique ? 
La philanthropie est un mouvement qui arrive de plus en plus en Europe. L’engagement philanthropique des sportifs de haut niveau pourrait permettre de faire rentrer un peu plus le don dans les mœurs. Tout ce que fait un sportif de haut niveau est décortiqué et médiatisé. Nous sommes également des modèles pour les enfants. Donc, nous avons la possibilité de faire passer des messages, des idées… Plus nous serons nombreux à nous engager pour les autres, plus le reste de la société le fera.
Mais je pense que la question peut être posée dans les deux sens. Qu’est-ce que la philanthropie peut apporter aux sportifs ? Nous sommes dans un milieu qui est de plus en plus médiatisé, starifié. Mon engagement me ramène dans le monde réel. Ça me permet de relativiser les problèmes que je peux parfois rencontrer. Dans ma vie, j’ai énormément de chance et, parfois, quand tu te plains pour pas grand-chose, ça te remet les idées en place.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Deux employés de l’entreprise de produits chimiques Brenntag, classée Seveso 2, ont été blessés et hospitalisés en « urgence absolue » à la suite d’une explosion lors d’une opération de maintenance.
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Explosion dans un entreprise classée Seveso dans le Tarn, deux employés en « urgence absolue »

Deux employés de l’entreprise de produits chimiques Brenntag, classée Seveso 2, ont été blessés et hospitalisés en « urgence absolue » à la suite d’une explosion lors d’une opération de maintenance.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 12h45
   





                        


Deux employés de l’entreprise de produits chimiques Brenntag, classée Seveso 2, dans le Tarn, ont été blessés et hospitalisés en « urgence absolue » à la suite d’une explosion lors d’une opération de maintenance, a annoncé mercredi 21 mars la préfecture.
« Deux collaborateurs de l’entreprise en urgence absolue ont été évacués sur l’hôpital de Rangueil à Toulouse. Les douze autres collaborateurs de l’entreprise ont été placés en sécurité », écrit la préfecture dans un communiqué.
L’explosion s’est produite sur le site de Saint-Sulpice, entre Albi et Toulouse, peu avant 10 heures, et « deux employés de l’usine ont été blessés aux mains et à la tête. Ils ont été évacués par les pompiers », selon la gendarmerie.
« L’accident est intervenu à l’occasion d’une procédure de maintenance-nettoyage de la cuve enterrée de 35 m³, vide au moment de l’explosion, a précisé la préfecture. C’est probablement l’absence de ventilation suffisante de la cuve qui auparavant contenait de l’acétate d’éthyle qui serait à l’origine de l’explosion. L’enquête le déterminera. »

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Situation revenue à la normale
« Aucun incendie n’est à déplorer, ni pollution aux milieux naturels, a assuré la mairie. Il n’y a pas eu d’émanation de gaz ». Par précaution, la mairie a « prévenu toutes les structures accueillant des enfants pour les maintenir à l’intérieur ce matin. A midi, les parents peuvent venir récupérer leurs enfants à l’école sans souci ».
La circulation SNCF entre Albi et Toulouse a été brièvement interrompue. La situation est revenue à la normale à la mi-journée, selon la préfecture. Sollicitée par l’Agence France-Presse, la direction du site n’a pas souhaité réagir dans l’immédiat.
Le groupe allemand Brenntag revendique la place de leader mondial du marché de la distribution chimique, avec un chiffre d’affaires de 10,5 milliards d’euros en 2016, une présence dans 74 pays, dont la France, et un effectif mondial de plus de 15 000 personnes.

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