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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Dans une étude publiée mardi, le Muséum national d’histoire naturelle et le CNRS évoquent un phénomène de « disparition massive » des oiseaux.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Le Conseil de Paris doit à nouveau se pencher les 20 et 21 mars sur la piétonisation des voies sur berges. Olivier Blond, président de l’association Respire, souligne les enjeux du dossier.
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Voies sur berge à Paris : « Il faut davantage d’“oasis d’air sain” en Ile-de-France »

Le Conseil de Paris doit à nouveau se pencher les 20 et 21 mars sur la piétonisation des voies sur berges. Olivier Blond, président de l’association Respire, souligne les enjeux du dossier.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 15h19
    |

Olivier Blond (Président de l’association Respire, à l’origine des pétitions en faveur de la piétonisation des berges)







                        



                                


                            

Tribune. Le débat sur les berges de Seine a rebondi récemment avec la décision du tribunal administratif [Le tribunal administratif de Paris a annulé la fermeture des voies sur berges le 21 février], et on pourrait croire que tout recommence comme il y a deux ans, lors de la mise en place de la piétonisation. Mais il n’en est rien. Car tout a changé depuis la mise en place de la mesure. Tout, sauf le ton houleux des discussions.
En effet, l’ensemble des partis politiques, y compris la droite, s’est désormais rallié à la lutte contre la pollution de l’air. C’est ainsi une victoire considérable de ces deux dernières années, et des premières mobilisations autour de la piétonisation, que d’avoir participé à ce changement majeur. Plus personne n’ose sérieusement contester ni l’importance des enjeux, ni la nécessité d’agir.

Le contexte international montre qu’il s’agit là d’une évolution profonde : la pollution automobile est désormais un enjeu majeur partout dans le monde, de Leipzig jusqu’à Rome, villes qui pourraient prochainement interdire les véhicules diesel.
En France, le gouvernement fait face à deux injonctions majeures : la première est celle de la Commission européenne, qui menace d’une action contre la France pour non-respect des normes de pollutions (notamment à Paris) et pourrait imposer des millions d’euros d’amende. La seconde provient du Conseil d’Etat, qui a sommé le gouvernement de produire un plan d’action vigoureux au plus tard à la fin de ce mois.
Ralliement décisif
Au niveau régional, les oppositions sont toujours aussi rugueuses, mais la position de Valérie Pécresse a évolué radicalement. Elle critique certes la méthode et le timing de la mesure d’Anne Hidalgo, mais elle soutient désormais qu’il faudrait (certes en 2021) des voies piétonnisées. C’est un ralliement décisif.
Enfin, au niveau local, le soutien à la mesure dans l’opinion s’est accru, malgré les attaques contre le projet....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ La fonte des glaciers et la raréfaction de la neige obligent les skieurs de haut niveau à changer leurs habitudes et à trouver de nouveaux sites d’entraînement… y compris en plaine ou aux antipodes.
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Le réchauffement climatique bouleverse la préparation des skieurs

La fonte des glaciers et la raréfaction de la neige obligent les skieurs de haut niveau à changer leurs habitudes et à trouver de nouveaux sites d’entraînement… y compris en plaine ou aux antipodes.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 13h15
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 13h26
   





                        


La saison de ski alpin s’est terminée le week-end dernier à Are, en Suède. Après sa victoire en géant, Marcel Hirsher a ramené en Autriche son septième gros globe du classement général, l’Amércaine Mikaela Shiffrin, a encore dominé le slalom – « juste » son deuxième chez les femmes. Hors de question pourtant de raccrocher les skis jusqu’à l’hiver austral : le réchauffement climatique et la réduction des glaciers qui en découle ont bouleversé la préparation des skieurs.
Après quelques jours de coupure, il faudra reprendre l’entraînement pour profiter des dernières neiges sur les glaciers des Alpes, tant qu’ils existent encore. Quand Julien Lizeroux a commencé sa carrière, au début des années 2000, la question ne se posait pas. Il a fini par s’y faire : « Ce n’est pas facile de rechausser en fin de saison. Nous avons moins envie, mais ce sont de parfaites conditions d’entraînement. Les Norvégiens skient tout le mois de mai. »

   


C’est à la demande de la Fédération française de ski (FFS) que les glaciers « ouvrent » désormais dès le mois d’avril, explique son président, Michel Vion : « Toute l’approche de notre fonctionnement est en train de changer. » Mais il faudra sans doute, dans les prochaines décennies, trouver d’autres solutions.
« Des rochers apparaissent chaque année »
La perte du volume du glacier se perçoit à l’échelle d’une carrière sportive. Les études de l’Institut des géosciences de l’environnement montrent, pour les trente dernières années, « une perte moyenne d’un peu plus d’un mètre par an d’épaisseur de glace sur les glaciers de l’arc alpin », détaille Christian Vincent. Le glaciologue de l’institut grenoblois estime qu’« en suivant le scénario, modéré, d’une augmentation de la température globale de 3 °C, tous les glaciers à moins de 3 500 mètres auront disparu d’ici à 2100 ». Soit l’ensemble des glaciers actuellement exploités pour le ski.
Celui de Tignes est aujourd’hui le plus souvent ouvert et praticable. En octobre, ses quatre remontées mécaniques, à plus de 3 000 mètres, ont dû gérer un surplus de fréquentation : il était le seul praticable. Pour étaler le flux de 2 500 à 3 000 skieurs par jour, la mairie de Tignes avait dû limiter la présence à quatre heures par personne.
« Jeunes, nous pouvions skier l’été sur six glaciers, se souvient Julien Lizeroux. A Tignes, l’évolution est frappante. Un téléski a été démonté à cause du recul du glacier. Des rochers apparaissent chaque année au détriment des pistes, qui se réduisent. »

De quoi se poser des questions du côté de la FFS qui, depuis 2002, envoie son élite s’entraîner tous les étés en Amérique du Sud. « Nous ne pouvons plus nous en passer, observe Jean-Philippe Vuillet, ancien entraîneur de l’équipe de France, aujourd’hui chargé de l’organisation des compétitions de vitesse pour la Fédération internationale de ski. Surtout pour les disciplines qui demandent de la place, comme la descente. C’est compliqué de privatiser des bouts de glaciers, de plus en plus petits, pour une seule équipe. »
Le « cirque blanc » s’organise en fonction de ces nouvelles contraintes. « Les moyens sont mutualisés, les équipes partagent les mêmes pistes, explique Jean-Philippe Vuillet. Avec la neige, nous n’échappons pas à la règle de toutes les énergies rares qui viennent à manquer : apprendre à mieux les utiliser. »
Les déplacements dans l’hémisphère Sud, à Ushuaïa (Argentine) en priorité, engendrent des coûts importants. Supportables pour les équipes de France, moins pour de jeunes glisseurs : le réchauffement climatique fait du ski de haut niveau une discipline de plus en plus élitiste.

Frigo géant
Même le Club des sports de Tignes, riche de son glacier, n’est pas épargné. « A 12 ans, les jeunes du club partent en stage au dôme d’Amnéville [Moselle], qui abrite une piste indoor, explique Christian Gauthier, président du club. Nous n’avons pas le choix. Il faut que les jeunes skient au minimum cinquante jours entre l’été et l’automne pour se rassurer et viser la performance. Au mois d’août, le dôme est la seule assurance de faire des séances de qualité. »

S’exiler à plus de 500 kilomètres, dans un frigo géant, alors que l’on vit à 2 100 m d’altitude ?! Les skieurs français ont appris à s’accomoder de ces absurdités. Au lycée du pôle France d’Albertville, les rythmes scolaires aménagés vont ainsi être repensés. « Les élèves, libérés tout l’hiver, reprennent actuellement les cours en avril, détaille Jean-Pierre Molliet, qui dirige l’établissement. Nous pensons décaler cette date pour nous adapter aux conditions de neige. Nous développons aussi les cours à distance, déjà proposés à l’élite. »
Aller chercher la neige toujours plus loin, repenser les calendriers de préparation, changer les rythmes scolaires : pour les skieurs de haut niveau, le changement n’est pas que climatique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Pour le biologiste Romain Julliard, l’érosion frappe tous les échelons : insectes, dont papillons et pollinisateurs, flore adventice et oiseaux.
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« On assiste à un effondrement de la biodiversité sauvage »

Pour le biologiste Romain Julliard, l’érosion frappe tous les échelons : insectes, dont papillons et pollinisateurs, flore adventice et oiseaux.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 10h51
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 11h21
    |

            Audrey Garric








                        



                                


                            

Romain Julliard est chercheur en biologie de la conservation au Muséum national d’histoire naturelle. Il s’alarme du déclin des « espèces communes de nos campagnes ».
Que pensez-vous des nouveaux chiffres sur le déclin des oiseaux ?
On sait depuis longtemps que les oiseaux déclinent en milieu agricole, mais on pensait que l’essentiel de ce phénomène datait des années 1980, avec l’intensification des pratiques agricoles et l’usage de pesticides tels le DDT, et qu’on avait atteint une sorte de plateau dans les années 2000. Il est extrêmement alarmant de constater que non seulement cette érosion se poursuit, mais également qu’elle s’amplifie.

Nous sommes confrontés à un effondrement qui concerne aujourd’hui tous les échelons de la biodiversité sauvage dans ces paysages agricoles : les insectes, dont les papillons et les pollinisateurs, la flore adventice [non voulue par les agriculteurs et souvent considérée comme mauvaise herbe] et les oiseaux. Et ce, alors que nous n’avons jamais autant consacré d’argent et d’investissement pour prendre des normes environnementales ou soutenir l’agriculture biologique. C’est sidérant.
Quel est l’impact d’une telle érosion de ces vertébrés ?
Les oiseaux sont des espèces relativement résilientes, en raison de leurs larges aires géographiques, d’une certaine longévité et d’une alimentation diversifiée. Ils arrivent en bout de chaîne. Lorsqu’ils déclinent, cela indique que toutes les autres espèces en font de même.
Au-delà, c’est une valeur patrimoniale que nous sommes en train de perdre : nous avons façonné depuis des milliers d’années des paysages dans lesquels on entend des oiseaux chanter. En dépendent une forme de bien-être, de qualité de vie, en plus du tourisme. Alouettes, perdrix, linottes : autant de noms familiers d’une biodiversité ordinaire qui va bientôt nous manquer.
On parle de sixième extinction...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Des cas d’empoisonnement à l’imidaclopride, le néonicotinoïde le plus courant, sont régulièrement constatés.
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Les oiseaux, victimes directes des insecticides néonicotinoïdes

Des cas d’empoisonnement à l’imidaclopride, le néonicotinoïde le plus courant, sont régulièrement constatés.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 10h38
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            
En détruisant les populations d’insectes, les insecticides néonicotinoïdes ont un impact sur les ressources alimentaires de nombreuses espèces d’oiseaux. Mais ils ont également un impact direct sur les oiseaux des champs, qui peuvent s’empoisonner en consommant des semences traitées aux « néonics » – c’est-à-dire enrobées de la substance toxique avant d’être semées.
Dans le cadre du programme de phyto-pharmacovigilance piloté par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), des chercheurs conduits par Florian Millot et Elisabeth Bro (Office national de la chasse et de la faune sauvage) ont passé en revue 101 foyers de mortalité d’oiseaux sauvages, totalisant plus de 730 animaux morts. Dans ces incidents rapportés entre 1995 et 2014 par le réseau de surveillance des mortalités de la faune, les analyses ont révélé l’implication de l’imidaclopride – le néonicotinoïde le plus courant. Dans 70 % des cas, les auteurs jugent probable le lien de causalité avec la mort des animaux.

Au total, onze espèces d’oiseaux sont concernées, les principales étant la perdrix grise, le pigeon biset et le pigeon ramier. « Ces résultats de terrain montrent que dans les conditions réelles d’utilisation de l’imidaclopride en traitement de semences, les oiseaux sauvages granivores sont régulièrement exposés à cette substance, détaille l’ONCFS dans un communiqué. Les effets provoqués par ces expositions peuvent entraîner des mortalités directes par intoxication et indirectes, par exemple en induisant des troubles comportementaux et donc une plus grande vulnérabilité aux prédateurs. »
Les auteurs concluent que des cas d’empoisonnement d’oiseaux à l’imidaclopride ayant été régulièrement constatés au fil des ans, il est possible que ces incidents ne soient pas le fait d’une mauvaise utilisation de cette technologie – lors du semis, des semences enrobées n’ayant pas été enfouies dans le sol demeurent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ La mort de Sudan acte l’extinction de la sous-espèce. A moins que les scientifiques qui ont prélevé son matériel génétique parviennent à développer des techniques de fécondation in vitro.
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Kenya : mort de Sudan, le dernier rhinocéros mâle blanc du Nord

La mort de Sudan acte l’extinction de la sous-espèce. A moins que les scientifiques qui ont prélevé son matériel génétique parviennent à développer des techniques de fécondation in vitro.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 09h32
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 11h35
   





                        



   


C’était le dernier rhinocéros mâle blanc du Nord au monde. Sudan est mort au Kenya à 45 ans, ne laissant plus en vie que deux femelles de cette sous-espèce, ont annoncé mardi 20 mars ses gardiens.
Le mammifère périssodactyle souffrait depuis longtemps de complications de santé liées à son âge et à la suite d’une sérieuse détérioration de sa santé, « l’équipe vétérinaire a pris la décision de l’euthanasier », selon un communiqué publié par la réserve d’Ol Pejeta, au Kenya, où il vivait.
« Son état de santé s’est significativement détérioré ces dernières vingt-quatre heures ; il n’était plus capable de tenir debout et souffrait beaucoup », a précisé l’équipe d’Ol Pejeta, une réserve de 350 km2 située à quelque 200 km au nord de Nairobi.

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                Il faut sauver les rhinocéros africains



Mort de la sous-espèce
La mort de Sudan est synonyme d’extinction de la sous-espèce. A moins que les scientifiques qui ont prélevé son matériel génétique parviennent à développer des techniques de fécondation in vitro afin de concevoir des « bébés rhinocéros éprouvettes », qui seraient implantés dans une mère porteuse d’une autre sous-espèce.
Le rhinocéros blanc du Nord doit en premier lieu son extinction au braconnage, en raison notamment des prétendues vertus médicinales attribuées à sa corne en Asie, en particulier en Chine et au Vietnam.

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                Le braconnage et le trafic d’espèces sauvages s’accélèrent « à une cadence alarmante »



L’espèce a été d’autant plus décimée par le braconnage dans les années 1970 et 1980 que ses territoires traditionnels – République centrafricaine, Tchad, République démocratique du Congo (RDC), actuel Soudan du Sud – étaient en proie aux conflits, et donc largement des zones de non-droit propices aux activités criminelles.

        Lire aussi :
         

                Le braconnage des rhinocéros a diminué en Afrique du Sud



La dernière population sauvage de la sous-espèce comprenait entre 20 et 30 individus en RDC et elle a disparu dans les combats à la fin des années 1990 et au début des années 2000. En 2008, le rhinocéros blanc du Nord était déjà considéré comme éteint à l’état sauvage.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Ce déclin « catastrophique », d’un tiers en quinze ans, est largement dû aux pratiques agricoles, selon les études du CNRS et du Muséum d’histoire naturelle
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/03/2018
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Les oiseaux disparaissent des campagnes françaises à une « vitesse vertigineuse »

Ce déclin « catastrophique », d’un tiers en quinze ans, est largement dû aux pratiques agricoles, selon les études du CNRS et du Muséum d’histoire naturelle



Le Monde
 |    20.03.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 10h32
    |

            Stéphane Foucart








                        



   


Le printemps risque fort d’être silencieux. Le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) annoncent, mardi 20 mars, les résultats principaux de deux réseaux de suivi des oiseaux sur le territoire français et évoquent un phénomène de « disparition massive », « proche de la catastrophe écologique ». « Les oiseaux des campagnes françaises disparaissent à une vitesse vertigineuse, précisent les deux institutions dans un communiqué commun. En moyenne, leurs populations se sont réduites d’un tiers en quinze ans. »
Attribué par les chercheurs à l’intensification des pratiques agricoles de ces vingt-cinq dernières années, le déclin observé est plus particulièrement marqué depuis 2008-2009, « une période qui correspond, entre autres, à la fin des jachères imposées par la politique agricole commune [européenne], à la flambée des cours du blé, à la reprise du suramendement au nitrate permettant d’avoir du blé surprotéiné et à la généralisation des néonicotinoïdes », ces fameux insecticides neurotoxiques, très persistants, notamment impliqués dans le déclin des abeilles, et la raréfaction des insectes en général.
Plus inquiétant, les chercheurs observent que le rythme de disparition des oiseaux s’est encore intensifié ces deux dernières années.
Résultats de deux réseaux de surveillance
Le constat est d’autant plus solide qu’il est issu de deux réseaux de surveillance distincts, indépendants et relevant de deux méthodologies différentes. Le premier, le programme STOC (Suivi temporel des oiseaux communs) est un réseau de sciences participatives porté par le Muséum national d’histoire naturelle. Il rassemble les observations d’ornithologues professionnels et amateurs sur l’ensemble du territoire et dans différents habitats (ville, forêt, campagne). Le second s’articule autour de 160 points de mesure de 10 hectares, suivis sans interruption depuis 1994 dans la « zone-atelier « du CNRS Plaine et val de Sèvre, où des scientifiques procèdent à des comptages réguliers.
« Les résultats de ces deux réseaux coïncident largement et notent une chute marquée des espèces spécialistes des plaines agricoles, comme l’alouette », constate l’écologue Vincent Bretagnolle, chercheur au Centre d’études biologiques de Chizé, dans les Deux-Sèvres (CNRS et université de La Rochelle). Ce qui est très inquiétant est que, sur notre zone d’étude, des espèces non spécialistes des écosystèmes agricoles, comme le pinson, la tourterelle, le merle ou le pigeon ramier, déclinent également. »
Sur la zone-atelier du CNRS – 450 km2 de plaine agricole étudiés par des agronomes et des écologues depuis plus de vingt ans –, la perdrix est désormais virtuellement éteinte. « On note de 80 % à 90 % de déclin depuis le milieu des années 1990, mais les derniers spécimens que l’on rencontre sont issus des lâchers d’automne, organisés par les chasseurs, et ils ne sont que quelques rescapés », précise M. Bretagnolle.
Déclin massif des insectes
Pour le chercheur français, « on constate une accélération du déclin à la fin des années 2000, que l’on peut associer, mais seulement de manière corrélative et empirique, à l’augmentation du recours à certains néonicotinoïdes, en particulier sur le blé, qui correspond à un effondrement accru de populations d’insectes déjà déclinantes ».
A l’automne 2017, des chercheurs allemands et britanniques conduits par Caspar Hallmann (université Radboud, Pays-Bas) ont, pour la première fois, mis un chiffre sur le déclin massif des invertébrés depuis le début des années 1990 : selon leurs travaux, publiés en octobre dans la revue PloS One, le nombre d’insectes volants a décliné de 75 % à 80 % sur le territoire allemand.
Des mesures encore non publiées, réalisées en France dans la zone-atelier Plaine et val de Sèvre, sont cohérentes avec ces chiffres. Elles indiquent que le carabe, le coléoptère le plus commun de ce type d’écosystème, a perdu près de 85 % de ses populations au cours des vingt-trois dernières années, sur la zone étudiée par les chercheurs du CNRS.
« Or de nombreuses espèces d’oiseaux granivores passent par un stade insectivore au début de leur vie, explique Christian Pacteau, référent pour la biodiversité à la Ligue de protection des oiseaux (LPO). La disparition des invertébrés provoque donc naturellement un problème alimentaire profond pour de nombreuses espèces d’oiseaux et ce problème demeure invisible : on va accumuler de petites pertes, nid par nid, qui font que les populations ne sont pas remplacées. »
Dégradations profondes de l’environnement
La disparition en cours des oiseaux des champs n’est que la part observable de dégradations plus profondes de l’environnement. « Il y a moins d’insectes, mais il y a aussi moins de plantes sauvages et donc moins de graines, qui sont une ressource nutritive majeure pour de nombreuses espèces, relève Frédéric Jiguet, professeur de biologie de la conservation au Muséum et coordinateur du réseau d’observation STOC. Que les oiseaux se portent mal indique que c’est l’ensemble de la chaîne trophique [chaîne alimentaire] qui se porte mal. Et cela inclut la microfaune des sols, c’est-à-dire ce qui les rend vivants et permet les activités agricoles. »
La situation française n’est pas différente de celle rencontrée ailleurs en Europe. « On est dans la continuité d’une tendance lourde qui touche l’ensemble des pays de l’Union européenne », note M. Jiguet. Est-elle réversible ? « Trois pays, les Pays-Bas, la Suède et le Royaume-Uni, ont mis en œuvre des politiques nationales volontaristes pour inverser cette tendance lourde, en aménageant à la marge le modèle agricole dominant, explique Vincent Bretagnolle. Aucun de ces trois pays n’est parvenu à inverser la tendance : pour obtenir un effet tangible, il faut changer les pratiques sur des surfaces considérables. Sinon, les effets sont imperceptibles. Ce n’est pas un problème d’agriculteurs, mais de modèle agricole : si on veut enrayer le déclin de la biodiversité dans les campagnes, il faut en changer, avec les agriculteurs. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Trois personnes ont comparu lundi devant le tribunal correctionnel de Bar-le-Duc. Deux d’entre elles ont été condamnées à trois mois de prison ferme et incarcérées.
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/03/2018
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Centre de déchets nucléaires de Bure : prison ferme pour deux opposants

Trois personnes ont comparu lundi devant le tribunal correctionnel de Bar-le-Duc. Deux d’entre elles ont été condamnées à trois mois de prison ferme et incarcérées.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 03h21
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 08h39
   





                        



   


Violences lors de l’évacuation du bois Lejuc, dégradations ultérieures : le tribunal correctionnel de Bar-le-Duc a condamné à trois mois de prison ferme et incarcéré, lundi 19 mars, deux opposants au projet d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse).

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La condamnation d’un homme âgé de 24 ans à huit mois de prison dont cinq avec sursis avec une interdiction de territoire en Meuse et en Haute-Marne, a été accueillie par les vives protestations de la centaine de personnes qui ont assisté au procès. Il était poursuivi pour des faits qui se sont produits le 22 février, jour de l’évacuation du bois Lejuc – épicentre de la contestation au projet de Bure – par 500 militaires. Il était accusé d’avoir jeté un bidon d’essence enflammé en direction des gendarmes, ce qu’il conteste, et d’avoir incendié le bivouac où il se trouvait.

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Le prévenu a reconnu avoir donné un coup de pied à un militaire, puis craché sur un second « par dégoût et mépris » lors de son interpellation. « Je venais de perdre une partie de ma vie dans les flammes de cette cabane et dans les ruines de tous les lieux habités, rasés ce matin-là », a-t-il expliqué.
D’autres procès à venir
Une femme, qui a refusé de se lever, de décliner son identité et de s’exprimer, a elle été condamnée à trois mois de prison ferme et incarcérée, conformément aux réquisitions du procureur. Elle faisait partie d’un groupe qui avait jeté des pierres, près du bois Lejuc, sur le véhicule d’un pépiniériste et de deux employés, ces trois personnes étant mandatées par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) qui porte le projet de stockage. Six autres personnes seront jugées pour ces faits ultérieurement.
Une autre femme, âgée de 30 ans, a été condamnée à quatre mois de prison avec sursis pour rébellion lors d’une perquisition à la « maison de résistance », à Bure. Non assistée d’un avocat, elle a refusé de s’exprimer sur les faits.
Les trois opposants étaient également poursuivis pour avoir refusé de se soumettre au prélèvement ADN. Trois autres personnes, interpellées lors de la perquisition de la « maison de résistance », seront jugées le 12 juin pour outrages et – ou – rébellion sur agent dépositaire de l’autorité publique.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ La hausse du niveau des mers ou les pénuries d’eau, notamment, contraignent des communautés entières à se mettre en quête d’endroits plus viables.
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Réchauffement : 143 millions de déplacés climatiques attendus en 2050

La hausse du niveau des mers ou les pénuries d’eau, notamment, contraignent des communautés entières à se mettre en quête d’endroits plus viables.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 18h42
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 06h37
   





                        



   


Pour la première fois, un rapport de la Banque mondiale, publié lundi 19 mars, alerte sur la multiplication attendue des « migrants climatiques » d’ici à 2050, si rien n’est fait pour lutter contre les effets du changement climatique.
Ce document est présenté comme le premier du genre sur la question des déplacements de populations directement liés aux effets du réchauffement.
« Chaque jour, le changement climatique devient une menace économique, sociale et existentielle plus forte », contraignant des individus, des familles et même des communautés entières à se mettre en quête d’endroits plus viables, a souligné Kristalina Georgieva, directrice générale de l’institution basée à Washington.
En cause, les phénomènes déjà bien connus comme la hausse du niveau de la mer ou les pénuries d’eau.

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55 % de la population des pays en développement
Au total, 86 millions de personnes pourraient se déplacer d’ici à 2050 en Afrique subsaharienne, 40 millions en Asie du Sud et 17 millions en Amérique latine, soit un total de 143 millions.
Ces trois régions du monde représentent 55 % de la population des pays en développement. Et, les 143 millions sont équivalents à 2,8 % de la population de ces régions, ont précisé les auteurs du rapport.
Déjà une réalité – l’ONG Oxfam estime que, sur la période 2008-2016, 21,8 millions de personnes en moyenne ont dû, chaque année, quitter leur cadre de vie – ces « migrants climatiques » s’ajouteraient aux millions de personnes déplacées pour des raisons politiques, économiques ou sociales.
Des solutions existent
Le nombre de personnes déplacées pourrait pourtant être réduit jusqu’à 80 %, si les politiques agissaient « sur plusieurs fronts » en réduisant les émissions de gaz à effet de serre, en intégrant les déplacements de population dans les plans de développement ou en investissant pour mieux comprendre les processus de migration climatique interne.
« Sans une planification adéquate et un soutien, les populations qui quittent des zones rurales pour les villes pourraient faire face à des risques encore plus dangereux », a, en outre, commenté Kanta Kumari Rigaud, spécialiste de l’environnement à la Banque mondiale qui a codirigé l’étude. En augmentant les tensions et conflits résultant de la pression sur les ressources rares.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Des plates-formes comme Binge Audio, Nouvelles Ecoutes, BoxSons ou Louie Media se spécialisent dans ce type de productions. Mais que peut-on écouter de bien « alter » en la matière ?
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Une élue appelle à bannir la pêche dans la capitale, pour éviter la souffrance de poissons dont la consommation est interdite.
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Avis de gros temps sur la pêche à la ligne à Paris

Une élue appelle à bannir la pêche dans la capitale, pour éviter la souffrance de poissons dont la consommation est interdite.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 18h09
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 20h55
    |

            Audrey Garric








                        



   


La pêche du dimanche va-t-elle tomber à l’eau à Paris ? Le petit monde des pêcheurs frétille de crainte alors que la conseillère Danielle Simonnet (La France Insoumise) a présenté un vœu pour l’interdiction de la pêche dans la capitale lors du prochain Conseil de Paris, du 20 au 22 mars. Le groupe écologiste a également demandé la fin de la pêche avec ardillon – cette pointe sur l’hameçon qui empêche le poisson de se décrocher – et avec des appâts vivants d’ici à la fin 2019.
Leur ligne d’attaque est simple. « A Paris, les poissons souffrent uniquement pour le loisir, étant donné que leur consommation et leur commercialisation sont interdites pour des raisons de santé publique », dénonce Amandine Sanvisens, présidente de Paris Animaux Zoopolis, citant un arrêté préfectoral de 2010 qui concerne les espèces prélevées dans la Seine, la Marne, l’Yerres et les canaux (Ourcq, Saint-Denis, Saint-Martin). L’association a lancé, aux côtés de l’ONG La Question aquatique, une campagne d’affichage dans le métro de Paris, ainsi qu’une pétition, qui a recueilli plus de 15 000 signatures.

Aperçu à la station Chemin Vert ! #StopPeche #Paris
— ParisCaptivite (@Paris Animaux Zoopolis)


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Souffrance silencieuse
La militante animaliste détaille les conditions endurées par les silures, brochets, carpes et autres perches attrapés dans les eaux parisiennes. « En les extrayant brutalement de leur milieu, on les met dans un état de stress et de terreur, sans compter les blessures infligées par les hameçons et la manipulation. Bien souvent, les poissons capturés agonisent dans l’eau et finissent par mourir », déplore-t-elle, en évoquant une étude internationale selon laquelle jusqu’à 90 % des poissons rejetés à l’eau, selon les espèces, meurent dans les jours suivants. 
Une situation méconnue, car « contrairement aux animaux terrestres, il n’y a aucune réglementation sur la souffrance des poissons, qui est silencieuse » : « On ne les entend pas crier, ils ne possèdent pas d’expressions faciales, de sorte que nous ressentons moins d’empathie. »
Pourtant, rappelle-t-elle, ces animaux sont capables d’émotions, dotés d’une personnalité, d’une mémoire à long terme, peuvent communiquer entre eux de manière élaborée et entretiennent des relations sociales complexes. Des facultés démontrées dans de récentes études scientifiques, et rappelées par un collectif de chercheurs dans une tribune publiée en 2017 par Libération.
Dépollution des cours d’eau
A la Fédération nationale de la pêche en France, le président, Claude Roustan, s’étonne que l’on puisse s’attaquer à une « activité populaire », au poids économique fort (plus de 2 milliards d’euros par an pour la pêche de loisir associative). Plutôt que d’évoquer la souffrance des poissons – dont « nous ne sommes pas certains », hasarde-t-il –, il préfère insister sur les « actions de terrain » des pêcheurs pour dépolluer les cours d’eau ou éduquer à l’environnement.
A Paris, un plan départemental pour la protection des milieux aquatiques et la gestion des ressources piscicoles est en cours de finalisation pour les cinq années qui viennent. Au-delà d’un état des lieux des ressources (une trentaine d’espèces présentes dans les cours d’eau, dont une vingtaine qui sont pêchées) et de leurs habitats, « il présentera des actions pour améliorer la qualité des milieux, comme la revégétalisation des berges, l’installation de passes à poissons ou la sensibilisation des élus et du grand public », explique Marion Escarpit, directrice de la Fédération interdépartementale de pêche (Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne). D’un coût de 200 000 euros, il est notamment financé par les pêcheurs, par le biais de la carte (75 euros par an) requise pour s’adonner à leur loisir.
S’il est difficile d’avoir des chiffres sur les quantités de poissons prélevés par les 9 000 pêcheurs qui ont leur permis à Paris, Marion Escarpit en est sûre : « La majorité remettent les poissons à l’eau, c’est la pratique du “no-kill”. De plus en plus jeunes et avertis, les pêcheurs pratiquent une pêche responsable qui permet le renouvellement des stocks. »
Patience et confiance en soi
Un avis que partage Aurélien Fiaux, qui a créé en 2015 la Naturlish Academy, un club de pêche dans le 19e arrondissement de Paris. « On pêche sans ardillon, que l’on écrase, pour que le poisson puisse repartir lorsqu’on le rejette à l’eau. On respecte les poissons, on est très loin de la pêche avec filets ou à la dynamite », assure ce passionné de 40 ans, qui pratique cette activité depuis l’âge de 7 ans.
Tous les samedis, une vingtaine de pêcheurs en herbe, de 6 à 13 ans, parfois accompagnés de leurs parents, « issus du 16e arrondissement comme de Seine-Saint-Denis », apprennent le « street-fishing ». Butin de l’an dernier : 158 poissons – des perches, gardons, brochets, ou encore carassins – pris au cours de 26 sessions d’avril à décembre. « Il y a une valeur éducative : les jeunes apprennent la patience, la confiance en soi et à ne jamais lâcher, assure-t-il. Cette activité peut aussi canaliser des enfants hyperactifs et les rendre plus minutieux. »



Pour Amandine Sanvisens, de Paris Animaux Zoopolis, la pratique du « no-kill » n’enlève rien à la souffrance des poissons. « Nous nous intéressons à la question des individus, les pêcheurs celle des espèces », conclut-elle. Pourtant, elle le reconnaît, les vœux de Danielle Simonnet et des écologistes ont peu de chance d’aboutir.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Il y a sept mois, une avalanche de terre ensevelissait une partie de Regent, un quartier de la capitale sierra-léonaise.
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Reportage

A Freetown, une montagne et des plaies toujours à vif après le glissement de terrain de 2017

Il y a sept mois, une avalanche de terre ensevelissait une partie de Regent, un quartier de la capitale sierra-léonaise.

Christophe Châtelot (Freetown, envoyé spécial)
    



LE MONDE
              datetime="2018-03-19T17:03:56+01:00"

        Le 19.03.2018 à 17h03






                        

Crédits : Afolabi Sotunde/REUTERS


                    

Sept mois après le drame, la montagne et le cœur des survivants continuent de saigner. Une large et longue plaie de terre ocre suinte sur l’un des pans du Pain de sucre, point culminant de la Peninsula Mountains de Freetown. Comme si une main invisible et titanesque avait balayé de haut en bas la montagne, déchirant une bande du tapis verdoyant sur une centaine de mètres en largeur, et dix fois plus dans le sens de la vallée. Depuis, il n’y a plus rien, plus un signe de vie.
Le 14 août 2017, une avalanche de terre, des torrents d’eau charriant d’énormes rochers ont tout broyé, écrasé, enseveli, tuant 1 141 personnes, selon le décompte officiel. Sous l’effet de la croissance démographique et de l’exode rural, les hauteurs de Freetown se sont couvertes de maisons, sans plan d’urbanisation. La question n’est pas de se demander si cette catastrophe en partie naturelle peut se reproduire, mais quand et où.
« Comme un barrage qui cède »
La famille de Samuel Senesie, 26 ans, fut l’une des premières à s’installer sur les pentes escarpées du Pain de sucre, en 2012. « C’était la forêt, à cette époque », se rappelle-t-il. Aujourd’hui, seul un bonnet d’arbres recouvre le sommet de la montagne où un panneau aux couleurs de l’Union européenne indique « Parc national protégé ».
Samuel est un miraculé. En ce jour d’été, Freetown était alors noyée sous des pluies encore plus torrentielles qu’à l’accoutumée. L’eau s’engouffrait tant dans la maison de Samuel qu’il partit se réfugier chez son frère, tout proche. « A peine sorti de chez moi, le sol s’est mis à trembler, puis il y eut une explosion, on aurait dit un barrage qui cède. La terre ne s’est pas ouverte, elle nous a recouverts. Il faisait encore nuit, on ne voyait pas à dix mètres, comme dans un brouillard », précise-t-il.

Prince Aliou, lui, était persuadé qu’un « avion s’était écrasé dans les environs à cause de l’explosion ». « Enorme explosion, énorme »,...



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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Ce livre d’entretiens entre Nicolas Hulot et l’Indienne Vandana Shiva, égérie mondiale de l’écologie et de l’altermondialisme, constitue un vif plaidoyer en faveur d’une lutte sans concession contre le réchauffement climatique et en défense de la planète Terre.
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édition abonné


Plaidoyer de Nicolas Hulot et Vandana Shiva pour l’écologie et l’altermondialisme

Ce livre d’entretiens entre Nicolas Hulot et l’Indienne Vandana Shiva, égérie mondiale de l’écologie et de l’altermondialisme, constitue un vif plaidoyer en faveur d’une lutte sans concession contre le réchauffement climatique et en défense de la planète Terre.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 11h43
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 16h55
    |

            Rémi Barroux








                        



                                


                            

Livre. Si l’on voulait se montrer un tantinet caustique, on pourrait recommander au ministre Hulot de parcourir attentivement ce livre écrit par… Nicolas Hulot, l’icône écologiste. Un véritable plaidoyer, et vif, en faveur d’une lutte sans concession contre le réchauffement climatique et en défense de la planète Terre que cet ouvrage d’entretien entre Nicolas Hulot, pas encore pièce maîtresse du premier gouvernement d’Emmanuel Macron, et l’Indienne Vandana Shiva, égérie mondiale de l’écologie et de l’altermondialisme, grande défenseure des petits paysans, de leurs semences… et en guerre contre les géants de l’industrie agrochimique, Monsanto en tête.

Ces entretiens menés par Lionel Astruc ont été réalisés dans la demeure bretonne de Nicolas Hulot alors qu’il venait de décider d’accepter la proposition de devenir ministre, mais avant que ce choix ne soit rendu public. Le pouvoir, l’ex-président de la fondation qui portait son nom (devenue Fondation pour la nature et l’homme) l’avait déjà tutoyé aux côtés des trois anciens présidents de la République : « J’ai suffisamment côtoyé le pouvoir pour m’apercevoir que les hommes politiques en exercice découvrent (certains font semblant) qu’en réalité ils ont été dépossédés de leurs prérogatives au fil du temps. »
Les propos se font durs, tant sur le CETA, le traité de libre-échange entre le Canada et l’Europe, ou l’influence démesurée de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur la marche du monde, que sur les Nations unies dénoncées par les deux débatteurs.
Dossiers chauds de l’écologie planétaire
Vandana Shiva et Nicolas Hulot soulignent aussi la profonde inégalité planétaire qu’aggrave la crise climatique, et critiquent vertement le rôle des grandes multinationales et les conséquences environnementales que cela entraîne. « On a acté la séparation de l’Eglise et l’Etat, mais pas celle de l’Etat et des entreprises », lâche Nicolas Hulot, des propos...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Sans surprise, ces personnalités ont des liens étroits avec le Safari Club International, une organisation de chasseurs, et le lobby des armes à feu, la National Rifle Association.
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Aux Etats-Unis, un conseil de préservation de la vie sauvage composé de mordus de safaris

Sans surprise, ces personnalités ont des liens étroits avec le Safari Club International, une organisation de chasseurs, et le lobby des armes à feu, la National Rifle Association.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 15h43
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



   


Le Conseil de préservation de la vie sauvage créé par le secrétaire à l’intérieur américain, Ryan Zinke, a tenu sa première réunion le 16 mars à Washington. La mission que lui a fixée cet ancien élu du Montana, grand chasseur devant l’éternel, est claire : cet organisme, qui coûtera 250 000 dollars par an au contribuable américain, doit « fournir des conseils et recommandations au gouvernement fédéral » sur les conséquences que peuvent avoir les expéditions à l’étranger de chasseurs américains sur « la préservation, l’application des lois sur la vie sauvage », ainsi que leurs « bénéfices économiques ». Le conseil entend militer pour promouvoir ces « bénéfices » et pour éliminer les « barrières » qui s’opposent à l’importation aux Etats-Unis de trophées de chasse.
Les réunions de ce conseil devraient être particulièrement efficaces. Il compte en effet une proportion écrasante de chasseurs particulièrement attirés par le gros gibier et les armes à feu, selon une enquête de l’agence Associated Press. Sans surprise, ces personnalités ont des liens étroits avec le Safari Club International, une organisation de chasseurs, et le lobby des armes à feu, la National Rifle Association. L’un comme l’autre disposent de liens étroits avec des élus du Congrès, et assurent que la chasse qu’ils défendent pour le profit de clients fortunés constitue la meilleure réponse au braconnage.
Ce conseil ne compte aucun représentant d’organisations de protection de la nature. Plusieurs responsables de celles-ci l’ont vivement déploré lors de la réunion du 16 mars, qui était publique. Plusieurs des membres choisis attirent l’attention. C’est notamment le cas de Steven Chancellor, un important donateur du Parti républicain, dont le tableau de chasse, obtenu par l’organisation Humane Society, compte près de cinq cents animaux sauvages, dont dix-huit lions, treize léopards, six éléphants et deux rhinocéros.
Permis de tuer
Chris Hudson, un avocat de Dallas, a fait les gros titres en 2014 en remportant aux enchères, pour plus de 350 000 dollars, un permis de tuer en Namibie pour un rhinocéros noir, une espèce particulièrement menacée. L’avocat avait ensuite poursuivi en justice la compagnie aérienne américaine Delta, qui avait refusé d’embarquer la dépouille de l’animal. Olivia Opre, ancienne reine de beauté du Nebraska, qui siège également au conseil, revendique la chasse de 90 espèces différentes sur six continents. Elle aurait rapporté aux Etats-Unis 150 trophées.
Deux représentants de cette instance ont des liens étroits avec le fils aîné du président des Etats-Unis, Donald Trump Jr, un autre fanatique de la chasse. Il s’agit de Peter Horn, qui travaille pour la firme d’armes Beretta, et de Keith Mark, un guide qui officie sur une chaîne de télévision consacrée à la chasse. Ce dernier avait mis sa notoriété au service de Donald Trump lors de la campagne présidentielle de 2016.
Le 17 novembre 2017, sous la pression d’organisations de défense de l’environnement et d’élus de son propre parti, le président avait gelé la décision publiée le jour même sur le Federal Register, l’équivalent américain du Journal officiel, d’autoriser à nouveau l’importation de trophées de chasse à l’éléphant tué au Zimbabwe, que Barack Obama avait interdite. Un répit de courte durée : le département de l’intérieur a réautorisé ces importations le 1er mars, au cas par cas. La porte-parole de Donald Trump, Sarah Sanders, a assuré que le président n’avait pourtant pas changé d’avis.

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                Les Etats-Unis autorisent de nouveau l’importation de trophées de chasse à l’éléphant et au lion






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ La première réunion du comité de pilotage sur la gestion du foncier s’est tenue lundi. Le mouvement d’opposition au projet d’aéroport se fissure.
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Notre-Dame-des-Landes : discussions sous tension sur l’avenir des terres agricoles

La première réunion du comité de pilotage sur la gestion du foncier s’est tenue lundi. Le mouvement d’opposition au projet d’aéroport se fissure.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 11h04
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 11h03
    |

            Rémi Barroux (Nantes, envoyé spécial)








                        



   


Le combat se poursuit à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). Si le mouvement d’opposition peut se prévaloir d’une victoire historique contre le projet d’aéroport, abandonné par le gouvernement le 17 janvier, les problèmes sont loin d’être réglés.
Alors que les diverses composantes de cette lutte ont su préserver un front uni durant de longues années, gage de leur efficacité, les discussions qui viennent de s’ouvrir, lundi 19 mars, sur l’avenir des terres agricoles de la ZAD (la zone à défendre) semblent menacer l’unité du mouvement, avivant de nouvelles tensions.
Au moment où la préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein, conviait, lundi après-midi, les participants à une première réunion du comité de pilotage sur la gestion du foncier, un rassemblement était organisé, devant la préfecture, par « l’assemblée générale du mouvement ». Résultat, à la préfecture, se retrouvaient, aux côtés des élus locaux, des représentants de l’Etat, de la chambre d’agriculture et des organisations agricoles, des opposants au projet d’aéroport, la Confédération paysanne et l’Adeca, regroupant les paysans résistants historiques, cette dernière participant dans le même temps à la manifestation devant la préfecture. L’Acipa, association historique de la lutte, a refusé, elle, de se rendre à l’invitation de la préfète, mais n’a pas rallié le rassemblement.

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Expulsion prévue fin mars
Sous un immense calicot proclamant « la gestion des terres à ceux qui les ont défendues », une référence à la lutte du Larzac, quelque 200 personnes, épaulées par une douzaine de tracteurs, une quinzaine de moutons et deux vaches, ont affirmé leur refus de voir l’avenir de la ZAD décidé par ce comité de pilotage.
« Nous ne pouvons accepter une vision cloisonnée et laisser les terres pour lesquelles nous nous sommes battus être reprises en main par les voies du modèle agricole classique dont on connaît partout les conséquences : désertification rurale, disparition des petites exploitations, dégradation continue des sols et de la biodiversité. (…) Le mouvement continuera au contraire à revendiquer une prise en charge globale avec une entité issue du mouvement qui inclut l’ensemble des habitats, des projets paysans et des autres activités qui se sont développées ici », affirmait le texte d’appel au rassemblement.

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Les tensions vont probablement s’accroître, alors que se rapproche l’échéance annoncée par le premier ministre, Edouard Philippe, de l’expulsion des « occupants illégaux », fin mars. Mardi, une délégation du mouvement (regroupant les principales associations d’opposants et des représentants des habitants de la ZAD) devait rencontrer Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire.
Situation envenimée
Elle devait réaffirmer son exigence du maintien des activités et des habitants actuels sur la ZAD. Le gouvernement compte, lui, afficher sa volonté de voir partir les opposants les plus virulents, notamment autour de la route départementale 281. L’arrachage d’une petite partie du goudron de cette route en pleine réfection a encore envenimé la situation. « Nous ne défendrons pas des actes qui fragilisent à notre sens non seulement les lieux aujourd’hui les plus visés par la préfecture mais aussi l’ensemble du mouvement », ont écrit des habitants de la ZAD.
Certains d’entre eux ont sollicité l’aide d’avocats pour parer toute velléité d’expulsion. « Dès lors que les habitants n’ont reçu aucun ordre d’expulsion donné par une juridiction à l’issue d’une procédure publique et contradictoire, la “ZAD” ne nous paraît pas expulsable », prévient un collectif d’avocats, dans un courrier qui doit être envoyé, jeudi, au ministre de l’intérieur et à la préfète des Pays de la Loire.

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En attendant, le comité de pilotage sur les terres agricoles, dont la prochaine réunion est fixée au 6 juin, a ordonné un état des lieux environnemental et de la situation foncière et agricole. Des conventions d’occupation précaire sont prévues pour une grande partie des exploitants historiques, en attendant de futures régularisations. Les 1 200 hectares de terres agricoles de la ZAD (sur un total de 1 650 ha) attisent les appétits. Et il faudra de longs mois pour clarifier la situation de tous les prétendants, paysans historiques et résistants, agriculteurs qui ont cédé leurs terres et nouveaux occupants, les néoruraux de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ La capitale a voté, mardi, un nouveau plan biodiversité 2018-2024 pour « intégrer la nature partout en ville ».
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Toits végétalisés, arbres plantés... Paris part à la reconquête de sa biodiversité

La capitale a voté, mardi, un nouveau plan biodiversité 2018-2024 pour « intégrer la nature partout en ville ».



Le Monde
 |    19.03.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 18h34
    |

            Audrey Garric








                        



                                


                            
« Une ville accueillante, résiliente et riche en biodiversité. » Voilà comment se rêve Paris, ou du moins l’objectif qu’elle s’est fixé pour 2030. C’est dans cette perspective que la capitale a voté, lors du Conseil du mardi 20 mars, son nouveau plan biodiversité 2018-2024, un épais document qui déroule trente actions pour « intégrer la nature partout en ville ».
« Nous n’avions pas d’obligation légale à adopter un tel plan, à la différence du climat, précise Pénélope Komitès, adjointe à la maire (PS) chargée des espaces verts, de la nature en ville, de la biodiversité et de l’agriculture urbaine. Mais il serait inconcevable de ne pas mener des actions ambitieuses face à l’érosion de la biodiversité. » 
Selon un recensement effectué fin 2015, la capitale abrite plus de 600 espèces de plantes et 1 300 d’animaux dans ses parcs, jardins, bois, cimetières, mares ou canaux. Pourtant, ces populations sont parfois réduites ou en déclin, à l’image des moineaux, dont les trois quarts des effectifs ont disparu en treize ans. Après un premier plan biodiversité adopté en 2011, jugé « insuffisamment opérationnel », « il y avait une nécessité de sortir de l’opposition stérile entre la construction de la ville et la mise à disposition d’espaces verts », juge Pénélope Komitès.
20 000 arbres
Paris a ainsi prévu de poursuivre son verdissement en visant sur la mandature (2014-2020) cent hectares de toits et de murs végétalisés, 20 000 arbres plantés (8 000 l’ont déjà été) et trente hectares d’espaces verts ouverts au public (treize hectares ont déjà vu le jour). Une rue végétale – qui laisse une large place aux plantations, avec un accès nul ou limité pour les automobiles – sera aménagée dans chaque arrondissement, ainsi que la « première rue comestible parisienne », dans le 12e, dont les fruits et légumes, cultivés par les habitants, seront accessibles en libre-service.
En...




                        

                        


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A Vayres, en Gironde, la « déchetterie » est devenue obsolète et le recyclage une « obligation »

Tandis que s’est tenue la première journée mondiale du recyclage, le 18 mars, une communauté de communes de Gironde expérimente une gestion inédite des déchets.



Le Monde
 |    18.03.2018 à 18h41
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 12h22
    |

            Patricia Jolly (Vayres (Gironde), envoyé spéciale)








                        



   


A Vayres, 3 700 habitants, en périphérie de Libourne, en Gironde, sur la rive gauche de la Dordogne, on a pleinement conscience que le recyclage « n’est pas une option mais une obligation ». Alors qu’est célébrée, dimanche 18 mars, la première journée mondiale du recyclage, la petite déchetterie de Vayres fait office de structure innovante et inédite depuis son ouverture, le 10 avril 2017.
Dans cette commune girondine, le vocable « déchetterie » est obsolète. L’exutoire local qui dessert 8 000 à 10 000 usagers, géré par le Syndicat mixte de collecte et de valorisation du Libournais et de la Haute-Gironde (Smicval), a été baptisé « Smicval Market » parce qu’il fonctionne comme un supermarché inversé.
Un temple du recyclage
A la croisée des chemins entre les enseignes de distribution dédiées à l’ameublement, au bricolage, à la décoration ou au jardinage, c’est un lieu dont la fréquentation ne relève plus de la corvée. On peut y donner autant qu’y prendre, gratuitement. Tout juste faut-il solliciter une carte d’accès, instituée pour éviter des dérives commerciales.
A l’approche des petits bâtiments pimpants de ce temple du recyclage et de la récupération sis au beau milieu des vignes, des panneaux interrogent l’usager sur sa démarche : « Objet ou matière ? », « En état ou à recycler ? » « Petit ou gros volume ? ».
Une fois dans les murs, accueilli par les « agents-valoristes », le visiteur suit un fléchage multicolore peint au sol qui le mène à la « maison des objets ». Des enfants baguenaudent, leurs parents flânent, les locaux sont clairs et accueillants.

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Au fil des rayons, on débarrasse le caddie dont on s’est muni à l’entrée des objets devenus inutiles ou sans attrait : livres, CD, DVD, jouets, petit électroménager, vis, boulons, écrous… Au passage, on peut en récupérer d’autres, déposés là. On trouve également des conteneurs pour recycler ampoules et piles usagées ou… gourdes à compote vides.
On passe ensuite par le « préau des matériaux » : vis, boulons, écrous, parpaings, restes de peinture, meubles usagés ou bois de chauffe… Ici encore, on se déleste ou bien l’on trouve la pièce détachée qui nous manquait. Ce qui ne trouve pas preneur sous quinzaine part alimenter des recycleries.

   


« L’idée de base était de changer de regard sur les déchets, de faire comprendre qu’un objet, un produit ou un matériau peut continuer sa vie chez quelqu’un d’autre que soi, ou sous une forme différente, explique Alain Marois, 68 ans, président du Smicval et cheville ouvrière du projet. Cet outil qu’est le Smicval Market plonge nos concitoyens dans une ambiance différente. C’est un lieu d’éducation à l’environnement, d’échange de savoirs et de partage des bonnes pratiques dans lequel ils reconsidèrent leur geste de jeter comme un geste de consommation ».
Unique en France
De fait, ici, point de conducteur excédé qui joue du klaxon, ni d’embouteillages. Pourtant, les usagers s’attardent 20 à 30 minutes, contre une petite dizaine seulement dans une déchetterie classique.
« Le parcours est conçu de matière pédagogique, explique l’une des trois agentes-valoristes. On commence par les articles directement réutilisables et la toute dernière étape est une benne tout-venant pour les objets non-recyclables signalée par un panneau marqué “enfouissement”. L’usager fait là le geste ultime, celui qui n’a pu être évité par du réemploi ou du recyclage »
Unique en France, le concept du Smicval Market s’est imposé par nécessité, « en réaction à un risque écologique important ». Au début des années 1990, le site était une décharge à ciel ouvert, avec 200 000 tonnes de déchets qui prenaient feu régulièrement.

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Le refus de l’administration d’accorder un permis de construire pour une plus grosse déchetterie classique a finalement inspiré aux élus locaux l’idée du supermarché inversé. L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie s’est enthousiasmée pour l’initiative, soutenant l’investissement à hauteur de 240 000 euros sur un montant total de 1,5 million d’euros. C’est plus cher qu’une déchetterie normale, mais, pour Alain Marois, le jeu en vaut la chandelle.
120 000 tonnes de déchets par an
« Au départ, on avait calculé qu’on rattraperait le surcoût en 6 ou 7 ans, mais cela va beaucoup plus vite que prévu, note-t-il. 120 000 tonnes de déchets par an passent par ce site. On amène nos concitoyens dans l’économie circulaire alors que dans une déchetterie classique, une fois qu’on a trié déchets verts et gravats, on n’a plus d’autre solution que le caisson “tout venant” à incinérer ou à enfouir. »
L’enthousiasme que suscite la structure ne grise cependant pas Alain Marois. « Le Smicval Market n’est pas un gadget duplicable à l’infini sur n’importe quel territoire, prévient-il. C’est un outil dont l’utilisation exige un profond travail de base, une éducation sérieuse des populations sur le sens du geste de tri et qui n’est pas aisée à réaliser à grande échelle. » 
La situation géographique a également son importance. « Ici, on est au milieu des vignes dans une zone accessible, visible, non génératrice de vandalisme, entourée d’un habitat horizontal et aéré, ce qui facilite les choses », rappelle M. Marois.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Il s’agit du Calvados, de l’Eure, de Paris et sa petite couronne, des Yvelines, de l’Essonne, du Val-d’Oise, de la Manche, de l’Oise, de la Seine-Maritime et de la Seine-et-Marne.
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Météo : treize départements en vigilance orange pour neige et verglas

Il s’agit du Calvados, de l’Eure, de Paris et sa petite couronne, des Yvelines, de l’Essonne, du Val-d’Oise, de la Manche, de l’Oise, de la Seine-Maritime et de la Seine-et-Marne.



Le Monde
 |    18.03.2018 à 16h59
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 04h59
   





                        



   


Ne rangez pas encore les gros pulls et les bonnets. Le temps restera froid, lundi 19 mars, avec encore un peu de neige dans le nord du pays ; treize départements sont placés depuis lundi matin en vigilance orange pour neige et verglas.
Il s’agit du Calvados, de l’Eure, de Paris et sa petite couronne, des Yvelines, de l’Essonne, du Val-d’Oise, de la Manche, de l’Oise, de la Seine-Maritime et de la Seine-et-Marne. La fin de l’alerte est prévue pour lundi 11 heures pour l’ensemble de ces départements.
Dans la nuit de dimanche à lundi, entre un et trois centimètres de neige sont tombés en Ile-de-France avec 2,5 centimètres à Roissy et Orly, ainsi que ponctuellement jusqu’à cinq centimètres en Seine-Maritime et en Seine-et-Marne, selon l’institut qui prévient que la neige se maintient au sol en raison des températures négatives.
Ces chutes de neige faibles mais continues vont perdurer quelques heures. Des cumuls de 2 à 5 centimètres sont attendus sur l’ensemble de l’épisode, atteignant très localement jusqu’à 5 à 8 centimètres. Sur les départements limitrophes à ceux placés en vigilance orange pour la neige, des hauteurs de l’ordre de 1 à 3 centimètres sont prévues, selon Météo-France.
Faibles gelées sur la moitié nord
La neige continuera de tomber au lever du jour sur la Normandie, et s’étendra à l’est des pays de Loire et jusqu’au nord de la région Centre. Plus à l’est, des Alpes aux Hauts-de-France, de faibles précipitations se produiront et donneront un peu de neige le matin et de la pluie en vallée du Rhône. Sur l’Aquitaine, de nombreuses averses seront à prévoir toute la journée. Elles s’accompagneront d’orages, et de neige sur les Pyrénées à partir de 600 m, voire jusqu’en plaine en soirée.
Les éclaircies matinales présentes de l’Occitanie à l’Auvergne seront remplacées par les nuages au fil des heures, donnant des averses dans l’après-midi. De la neige pourra tomber jusque dans l’Aude dans la nuit.
Du Languedoc à la Provence le soleil dominera. Le vent d’ouest sera modéré sur la côte. Le temps restera instable en Corse avec de nombreuses averses sur le nord de l’île le matin. La neige tombera sur le relief vers 800/1 000 m.
Le vent de nord-est sera sensible sur les côtes de Manche avec des rafales de l’ordre de 60 à 70 km/h. Sur la côte aquitaine, le vent sera par moments assez fort avec des rafales atteignant les 80/90 km/h. De faibles gelées seront à prévoir le matin sur la moitié nord. Ailleurs, les minimales seront comprises entre 0 et 3 degrés, jusqu’à 4 à 8 degrés en bord de Méditerranée. Les maximales s’échelonneront entre 3 et 7 degrés du Nord-Est à la Bretagne et 6 à 12 degrés ailleurs, 11 à 15 degrés dans le Sud-Est.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Les températures devraient descendre en dessous de 0 °C dans la nuit de dimanche à lundi, en particulier dans le Nord-Est de la France.
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Le gouvernement annonce une « mobilisation » pour les sans-abri face à une nouvelle vague de froid

Les températures devraient descendre en dessous de 0 °C dans la nuit de dimanche à lundi, en particulier dans le Nord-Est de la France.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 21h42
 • Mis à jour le
18.03.2018 à 12h21
   





                        



   


Le ministère de la cohésion des territoires a annoncé samedi 17 mars une « mobilisation » des services de l’Etat « pour mettre à l’abri les plus démunis » avec l’arrivée d’une nouvelle vague de froid, qui a conduit à la réactivation du plan « Grand Froid » en Ile-de-France.
Les températures ont commencé à chuter samedi et « la journée de lundi devrait être la plus froide de cette nouvelle vague avec des températures en moyenne 6 à 7 degrés en dessous des normales saisonnières selon Météo France », ont souligné le ministre Jacques Mézard et son secrétaire d’Etat Julien Denormandie dans un communiqué.
En Ile-de-France, où la neige est tombée samedi après-midi, le plan « Grand Froid » a été réactivé par la préfecture de région, offrant 1 677 places d’hébergement d’urgence supplémentaires, qui s’ajoutent aux 4 260 places du plan hiver lancé le 1er novembre, selon le ministère.
Des places ouvertes dans plusieurs régions
La préfecture d’Ile-de-France a fait savoir dans un communiqué que « toutes les équipes de maraudes pédestres, véhiculées, nocturnes seront renforcées pour aller à la rencontre de tous les publics et ce dans les zones les moins accessibles, telles que le bois de Vincennes et les quais de Seine ».
« Des places supplémentaires et un renforcement des maraudes sont également prévus dans les Hauts-de-France, en Centre - Val-de-Loire et en Bretagne », et « dans le Grand Est 264 places de renfort hivernal et 54 places supplémentaires Grand Froid restent ouvertes », a ajouté le ministère.
Pour cette troisième vague de froid de l’année, Météo France prévoit des températures très inférieures aux normales de saison. Un épisode neigeux s’étendra à partir de dimanche soir sur un axe allant des Alpes à la Normandie. Les températures devraient descendre en dessous de 0 °C dans la nuit de dimanche à lundi, en particulier dans le nord-est de la France.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Sacré meilleur au monde lors d’un concours international aux Etats-Unis, l’Extra a damé le pion à deux camemberts français.
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Le champion du monde des camemberts est québécois

Sacré meilleur au monde lors d’un concours international aux Etats-Unis, l’Extra a damé le pion à deux camemberts français.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 12h48
 • Mis à jour le
17.03.2018 à 14h58
   





                        


Il s’est imposé face à dix-sept autres concurrents, damant le pion notamment à deux camemberts français. L’Extra, un camembert québécois au goût de noisettes et de champignons, a séduit le jury international qui l’a sacré meilleur au monde lors du World Championship Cheese Contest de Madison, dans l’Etat du Wisconsin, aux Etats-Unis.
Ce fromage de la coopérative Agropur a été préféré aux autres camemberts, dont l’Isigny, le très réputé fromage de Normandie, une référence en la matière. Des camemberts danois, néo-zélandais, ou américains étaient également en lice cette année lors de ce championnat mondial des fromages, présenté comme la plus grande compétition mondiale du genre, pour être sur la plus haute marche du podium.
Fromage français au lait de brebis sacré champion du monde
Cette victoire québécoise intervient au moment où les producteurs de lait et de camemberts de Normandie viennent récemment de se mettre d’accord sur une bataille d’étiquette qui les opposait depuis dix ans. D’ici à 2021, il n’y aura plus qu’un seul et unique camembert de Normandie AOP (appellation d’origine protégée), a signalé, le 23 février, l’Institut national des appellations d’origine (INAO), à l’issue d’une réunion entre tous les acteurs de la filière. Ce qui met un terme à la bataille qui opposait « le camembert de Normandie AOP » et le « camembert fabriqué en Normandie ».

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Trois mille quatre cents fromages provenant de 26 pays étaient en lice à Madison. C’est un fromage français au lait de brebis, l’Esquirrou, du maître fromager Michel Touyarou installé à Mauléon (Pyrénées-Atlantiques), qui a été sacré champion du monde toutes catégories.



                            


                        

                        

