<FILE-date="2018/03/20/19">

<article-nb="2018/03/20/19-1">
<filnamedate="20180320"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180320"><AAMMJJHH="2018032019">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Conseiller régional des Hauts-de-France, Guillaume Kaznowski avait porté plainte pour « violences » contre trois Sang et Or.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Football : la plainte d’un élu des Patriotes contre trois joueurs lensois classée sans suite

Conseiller régional des Hauts-de-France, Guillaume Kaznowski avait porté plainte pour « violences » contre trois Sang et Or.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 17h02
   





                        



   


L’élu Les Patriotes s’était dit victime de « violences physiques et verbales » lors d’une altercation avec Abdellah Zoubir, Abdelrafik Gérard et Souleymane Diarra le 12 mars en marge de la rencontre de Ligue 2 entre Lens et Bourg-en-Bresse (0-1). La plainte de Guillaume Kaznowski a été classée sans suite, mardi 20 mars, par le parquet de Béthune. Le ministère public estime que « ces violences dénoncées par le plaignant ne sont absolument pas établies » et envisage, en revanche, des poursuites contre l’élu pour « injures racistes ».
Le 12 mars, après la défaite des Lensois, l’élu filmait un échange entre des supporteurs et les trois joueurs. Refusant d’être filmé, « l’un des joueurs a mis sa main devant l’écran du téléphone du plaignant qui refusait d’arrêter de filmer », a relaté le parquet.
« Propos à connotation raciste »
« Un agent de la sécurité est intervenu pour écarter l’élu et le mettre en sécurité, il a donné un coup dans son bras, mais ce n’était pas une volonté de faire mal », a poursuivi le parquet. « Les témoins indiquent que l’élu n’a pas perdu connaissance contrairement à ce qu’il indique ».
L’altercation a continué et, selon des témoins et les trois joueurs, « il y a eu des échanges et notamment des insultes à caractère raciste, comme “sale nègre”, qui auraient été tenues par M. Kaznowski ». Face à ces « propos à connotation raciste, le parquet envisage des poursuites ».
Le classement de la plainte déposée par Guillaume Kaznowski ne met pas fin aux tensions qui agitent le Racing Club de Lens, embourbé à la quinzième place de Ligue 2 malgré un budget taillé pour viser la montée dans l’élite.
L’Equipe rapporte, dans son édition du 20 mars, la demande formulée par le groupe de supporteurs des Red Tigers de ne plus voir Abdellah Zoubir porter le maillot sang et or, coupable selon eux d’insultes et de menaces. Le sang coule bien plus que l’or cette saison à Bollaert.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/20/19-2">
<filnamedate="20180320"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180320"><AAMMJJHH="2018032019">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ La fonte des glaciers et la raréfaction de la neige obligent les skieurs de haut niveau à changer leurs habitudes et à trouver de nouveaux sites d’entraînement… y compris en plaine ou aux antipodes.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Le réchauffement climatique bouleverse la préparation des skieurs

La fonte des glaciers et la raréfaction de la neige obligent les skieurs de haut niveau à changer leurs habitudes et à trouver de nouveaux sites d’entraînement… y compris en plaine ou aux antipodes.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 13h15
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 13h26
   





                        


La saison de ski alpin s’est terminée le week-end dernier à Are, en Suède. Après sa victoire en géant, Marcel Hirsher a ramené en Autriche son septième gros globe du classement général, l’Amércaine Mikaela Shiffrin, a encore dominé le slalom – « juste » son deuxième chez les femmes. Hors de question pourtant de raccrocher les skis jusqu’à l’hiver austral : le réchauffement climatique et la réduction des glaciers qui en découle ont bouleversé la préparation des skieurs.
Après quelques jours de coupure, il faudra reprendre l’entraînement pour profiter des dernières neiges sur les glaciers des Alpes, tant qu’ils existent encore. Quand Julien Lizeroux a commencé sa carrière, au début des années 2000, la question ne se posait pas. Il a fini par s’y faire : « Ce n’est pas facile de rechausser en fin de saison. Nous avons moins envie, mais ce sont de parfaites conditions d’entraînement. Les Norvégiens skient tout le mois de mai. »

   


C’est à la demande de la Fédération française de ski (FFS) que les glaciers « ouvrent » désormais dès le mois d’avril, explique son président, Michel Vion : « Toute l’approche de notre fonctionnement est en train de changer. » Mais il faudra sans doute, dans les prochaines décennies, trouver d’autres solutions.
« Des rochers apparaissent chaque année »
La perte du volume du glacier se perçoit à l’échelle d’une carrière sportive. Les études de l’Institut des géosciences de l’environnement montrent, pour les trente dernières années, « une perte moyenne d’un peu plus d’un mètre par an d’épaisseur de glace sur les glaciers de l’arc alpin », détaille Christian Vincent. Le glaciologue de l’institut grenoblois estime qu’« en suivant le scénario, modéré, d’une augmentation de la température globale de 3 °C, tous les glaciers à moins de 3 500 mètres auront disparu d’ici à 2100 ». Soit l’ensemble des glaciers actuellement exploités pour le ski.
Celui de Tignes est aujourd’hui le plus souvent ouvert et praticable. En octobre, ses quatre remontées mécaniques, à plus de 3 000 mètres, ont dû gérer un surplus de fréquentation : il était le seul praticable. Pour étaler le flux de 2 500 à 3 000 skieurs par jour, la mairie de Tignes avait dû limiter la présence à quatre heures par personne.
« Jeunes, nous pouvions skier l’été sur six glaciers, se souvient Julien Lizeroux. A Tignes, l’évolution est frappante. Un téléski a été démonté à cause du recul du glacier. Des rochers apparaissent chaque année au détriment des pistes, qui se réduisent. »

De quoi se poser des questions du côté de la FFS qui, depuis 2002, envoie son élite s’entraîner tous les étés en Amérique du Sud. « Nous ne pouvons plus nous en passer, observe Jean-Philippe Vuillet, ancien entraîneur de l’équipe de France, aujourd’hui chargé de l’organisation des compétitions de vitesse pour la Fédération internationale de ski. Surtout pour les disciplines qui demandent de la place, comme la descente. C’est compliqué de privatiser des bouts de glaciers, de plus en plus petits, pour une seule équipe. »
Le « cirque blanc » s’organise en fonction de ces nouvelles contraintes. « Les moyens sont mutualisés, les équipes partagent les mêmes pistes, explique Jean-Philippe Vuillet. Avec la neige, nous n’échappons pas à la règle de toutes les énergies rares qui viennent à manquer : apprendre à mieux les utiliser. »
Les déplacements dans l’hémisphère Sud, à Ushuaïa (Argentine) en priorité, engendrent des coûts importants. Supportables pour les équipes de France, moins pour de jeunes glisseurs : le réchauffement climatique fait du ski de haut niveau une discipline de plus en plus élitiste.

Frigo géant
Même le Club des sports de Tignes, riche de son glacier, n’est pas épargné. « A 12 ans, les jeunes du club partent en stage au dôme d’Amnéville [Moselle], qui abrite une piste indoor, explique Christian Gauthier, président du club. Nous n’avons pas le choix. Il faut que les jeunes skient au minimum cinquante jours entre l’été et l’automne pour se rassurer et viser la performance. Au mois d’août, le dôme est la seule assurance de faire des séances de qualité. »

S’exiler à plus de 500 kilomètres, dans un frigo géant, alors que l’on vit à 2 100 m d’altitude ?! Les skieurs français ont appris à s’accomoder de ces absurdités. Au lycée du pôle France d’Albertville, les rythmes scolaires aménagés vont ainsi être repensés. « Les élèves, libérés tout l’hiver, reprennent actuellement les cours en avril, détaille Jean-Pierre Molliet, qui dirige l’établissement. Nous pensons décaler cette date pour nous adapter aux conditions de neige. Nous développons aussi les cours à distance, déjà proposés à l’élite. »
Aller chercher la neige toujours plus loin, repenser les calendriers de préparation, changer les rythmes scolaires : pour les skieurs de haut niveau, le changement n’est pas que climatique.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/20/19-3">
<filnamedate="20180320"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180320"><AAMMJJHH="2018032019">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Battue par la Belgique, l’Espagne a raté sa qualification directe pour la Coupe du monde au profit de la Roumanie et cible l’arbitre… roumain de la rencontre.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Rugby : les Espagnols ne digèrent pas l’arbitrage de « voyou »

Battue par la Belgique, l’Espagne a raté sa qualification directe pour la Coupe du monde au profit de la Roumanie et cible l’arbitre… roumain de la rencontre.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 17h40
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 18h00
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


La nuit n’a pas apaisé leur colère. Les « Leones » sont toujours remontés après leur défaite, dimanche 18 mars, face à la Belgique qui hypothèque largement leurs chances de se qualifier pour la Coupe du monde, organisée en 2019 au Japon. Plus que le revers à Bruxelles face à un adversaire normalement à leur portée (10-18), les Espagnols dénoncent la prestation du trio arbitral, jugée au mieux médiocre, au pire orientée.
En cause : la désignation de trois Roumains au sifflet d’une partie décisive pour la qualification au Mondial de… la Roumanie. Le faux pas espagnol offre, en effet, aux « Chênes » une qualification directe presque inespérée et l’honneur de disputer le match d’ouverture face au pays hôte, le Japon. Comme ses coéquipiers, Lucas Guillaume, troisième ligne du XV de Leon et de Narbonne, est très remonté.
« Deux ans de travail ont été annihilés en quatre-vingt-dix minutes par un voyou. On se sent volés, usurpés. Il ne s’agit pas d’un match entre deux villages arbitré de manière louche, c’est une partie pour vivre ce qui se fait de mieux dans le rugby : une Coupe du monde. Je n’ai même plus envie de rejouer au rugby. »
« Incompétence » et « parti pris »
Propension à multiplier les pénalités en faveur des Belges, oubli malheureux d’arrêter le chronomètre quand chaque minute vaut de l’or : les décisions litigieuses de Vlad Iordachescu sur la pelouse du Petit Heysel, à Bruxelles, se comptent par dizaines. Dans une vidéo diffusée sur Youtube, un ancien arbitre écossais décortique la prestation du Roumain, entre « incompétence » et « parti pris ». « On était sur une moyenne de huit pénalités sifflées contre nous ces deux dernières années, abonde Guillaume Lucas. Là, il n’a pas fallu plus de dix minutes pour faire pire. »

Anticipant l’enjeu de cette ultime partie du Championnat d’Europe des nations (ou Tournoi des six nations B), la Fédération espagnole avait formulé un recours auprès de Rugby Europe. Cette demande a été balayée par l’organisation présidée par… le Roumain Octavian Morariu. L’instance avait désigné plusieurs mois à l’avance le trio arbitral et elle était la seule compétente pour en changer la composition.
Une décision risquée et d’autant moins compréhensible qu’elle concerne un arbitre qui n’a pas toujours fait l’unanimité, y compris en Belgique. « Son arbitrage lui vaut très souvent des critiques, même au cours de matchs sans enjeu, appuie Bruno Verscheure, journaliste pour le site belge de rugby Sportkipik.be. On le connaît bien ici, et beaucoup se plaignent dès qu’il est désigné pour diriger une partie de la Belgique. Il ne siffle pas bien. »
Sans aller jusqu’à parler d’un arbitrage orienté, Bruno Verscheure s’interroge sur la volonté de Rugby Europe de maintenir à tout prix M. Iordachescu aux commandes d’une rencontre aussi décisive :
« C’est triste, mais on peut quand même se poser des questions. Pourquoi refuser de changer d’arbitre ? Certes, au moment de sa désignation, personne n’imaginait que cette partie serait aussi importante. Mais c’était prendre trop de risques que de le laisser en place. »
Un recours sans illusion
En Espagne, le sentiment de gâchis est à la hauteur de l’engouement soudain pour un sport jusqu’ici anonyme. Renforcé par l’arrivée de nombreux Français (comme l’ancien ouvreur du Stade Toulousain, Mathieu Bélie), le XV de Leon s’était offert la « une » de Marca, le très influent quotidien sportif, après s’être ouvert les portes vers une qualification pour le Mondial, une première depuis 1999.

Y nadie puede perdérselo! A partir de las 13:00 horas de este domingo en @teledeporte 🏉 El triunfo ante Bélgica en… https://t.co/buLnNtTmFB— ferugby (@España Rugby)


require(["twitter/widgets"]);

Mais la belle histoire a vécu. Les Espagnols s’en sont pris à l’arbitre dès le coup de sifflet final. Les images de l’escorte improvisée de M. Iordachescu jusqu’au vestiaire ont fait le tour d’Internet. Bien plus que la compilation de ses multiples interprétations douteuses.
« On reste des hommes, on a dégoupillé, c’est vrai, reconnaît Lucas Guillaume. Mais l’arbitre n’a pas été touché, ni violenté. » « On n’a pas porté atteinte à son intégrité, abonde Gauthier Gibouin, son capitaine. Notre déception est à la hauteur de l’enjeu : ce sont quatre ans de travail pour le développement de ce sport qui sont partis en fumée. »

La Fédération espagnole a rapidement formé un recours auprès de Rugby Europe, pour obtenir, cette fois, le droit de rejouer la rencontre. Sans réel espoir. « Nos dirigeants nous ont dit de ne rien en attendre, regrette Gauthier Gibouin. On se fait peu d’illusions maintenant. »
Dans l’attente du « Rapport d’évaluation du Superviseur des officiels de la rencontre », qui sera analysé, vendredi 23 mars, par son comité de désignation des arbitres, l’instance européenne s’est défendue, arguant avoir « toujours œuvré en sélectionnant les meilleurs arbitres internationaux quelles que soient les compétitions ».
Cette mauvaise blague belge oblige les Espagnols à prendre un itinéraire détourné pour espérer voir le Japon. Il leur faudra sortir victorieux d’un barrage entre voisins face au Portugal, avant de défier les redoutables Samoa. Et en cas de défaite, une dernière chance leur sera offerte lors d’un tournoi de repêchage avec quatre équipes, dont le Canada. Le rugby, ce sport où on aime faire simple.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/20/19-4">
<filnamedate="20180320"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180320"><AAMMJJHH="2018032019">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ L’UEFA a ouvert une procédure disciplinaire à la suite d’incidents lors du match entre Lyon et le CSKA Moscou. Lyon est déjà en sursis pour de précédents débordements.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Football : l’Olympique lyonnais visé par une procédure pour « comportement raciste »

L’UEFA a ouvert une procédure disciplinaire à la suite d’incidents lors du match entre Lyon et le CSKA Moscou. Lyon est déjà en sursis pour de précédents débordements.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 16h43
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 17h08
   





                        


Le huitième de finale de Ligue Europa entre l’Olympique lyonnais et le CSKA Moscou, disputé jeudi 15 mars, pourrait coûter cher au club de Jean-Michel Aulas : déjà éliminé à domicile d’une compétition dont il espérait disputer la finale dans son stade, Lyon pourrait se voir lourdement sanctionné par l’UEFA pour les comportements de ses supporteurs.
Une procédure disciplinaire a été ouverte par la confédération européenne notamment pour « comportement raciste », « jet d’objets et utilisation d’engins pyrotechniques », « perturbations de la foule » et « escaliers bloqués », a annoncé lundi l’UEFA, qui étudiera le dossier le 31 mai.
L’UEFA ne précise pas quels « comportements racistes » ont été signalés au Parc OL le soir du match. Au moins huit policiers avaient été blessés en marge du match, qui s’était soldé par l’élimination de l’OL (défaite 3-2 après une victoire 1-0 en Russie à l’aller).

        Lire aussi :
         

          Marseille se qualifie en quarts de finale contre l’Athletic Bilbao, Lyon est éliminé



Juste avant le début du match, 100 à 150 supporteurs encagoulés s’en étaient pris à un équipage de la BAC (brigade anticriminalité) présent dans le cadre de la protection antiterroriste, selon la police. Ils ont notamment lancé des projectiles et leur véhicule a été très endommagé, nécessitant l’intervention de CRS (compagnie républicaine de sécurité).

   


Sous le coup d’une exclusion
L’OL est menacé d’être exclu de la prochaine Coupe d’Europe pour laquelle le club se qualifierait. En effet, l’UEFA l’a sanctionné en avril 2017 d’une exclusion avec sursis avec période probatoire de deux ans, à la suite de graves débordements survenus en amont du match de Ligue Europa contre Besiktas au Parc OL.
La rencontre, comptant pour les quarts de finale de Ligue Europa, avait débuté avec trois quarts d’heure de retard en raison de l’envahissement de la pelouse par des dizaines de supporteurs lyonnais du virage sud.

        Lire aussi :
         

          Bruno Génésio, entraîneur mal-aimé de l’Olympique lyonnais



Ces derniers voulaient alors se protéger des projectiles et des pétards lancés du haut des tribunes. Des affrontements avaient en outre débuté aux abords du stade deux heures avant la rencontre entre fans des deux équipes, et des bagarres ont ensuite éclaté dans les tribunes.
L’Olympique de Marseille est également visé par une procédure disciplinaire de l’UEFA à la suite du match qu’il a remporté à Bilbao, face à l’Athletic Club (2-1, aller victoire 3-1). Sont reprochés à l’OM « utilisation et jet d’engins pyrotechniques » et « perturbations de la foule », précise l’UEFA qui étudiera ce cas le 22 mars.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/20/19-5">
<filnamedate="20180320"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180320"><AAMMJJHH="2018032019">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ La fin des Jeux olympiques et paralympiques laisse une région transformée par l’événement.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

La Corée du Sud et Pyeongchang tournent la page des Jeux

La fin des Jeux olympiques et paralympiques laisse une région transformée par l’événement.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 13h32
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 04h02
    |

            Philippe Mesmer (Gangneung, envoyé spécial)








                        



   


Pyeongchang, c’est fini. Les Jeux paralympiques (JP) se sont terminés dimanche 18 mars par une cérémonie de clôture intitulée « Nous bougeons le monde », axée sur les « barrières cassées », parfait résumé des semaines olympiques et paralympiques qui ont animé cette région quelque peu isolée de l’est de la Corée.
Le ciel nuageux, voire pluvieux, du dernier week-end de compétition, a ajouté un parfum de nostalgie à la fin d’un événement planifié depuis 2011 et le choix de Pyeongchang pour accueillir ces jeux. La ville en était à sa troisième candidature pour décrocher ce qu’elle considérait alors comme une source de « prestige national ».

        Lire aussi :
         

                Ce que les organisateurs de Paris 2024 peuvent apprendre des Jeux paralympiques de Pyeongchang



Des Jeux paralympiques « record »
Lundi 19 mars, la presse saluait des Jeux paralympiques « record ». Avec 335 000 visiteurs –dont beaucoup d’invités, notamment par des stars de la K-Pop comme Lee Dong-wook qui avait convié 1 000 fans pour un match de hockey –, qui ont dépassé en affluence ceux de Sotchi (Russie), en 2014, qui en avait attiré 316 000.
La Corée du Sud elle-même a établi un record de médailles, avec l’or et le bronze de Sin Eui-hyun en ski de fond et le bronze de l’équipe de hockey sur luge. Et la participation d’athlètes nord-coréens a contribué à l’atmosphère de rapprochement entre les deux Corées.
Les réussites sud-coréennes s’inscrivent déjà dans les mémoires, voire sur les écrans à des fins mercantiles. Les membres de l’équipe féminine de curling – stars des Jeux olympiques avec leur médaille d’argent – ont déjà fait leurs débuts dans une publicité pour un aspirateur.
Leur succès a toutefois contribué à celui du curling en fauteuil. Lors de la rencontre du 12 mars entre la Corée du Sud et le Canada, le Curling Center était plein d’élèves d’écoles primaires de la région. L’assourdissante ambiance a surpris des athlètes plus habitués aux enceintes clairsemées. « C’était génial de voir tous ces enfants exprimer leur soutien, a déclaré Jung Seung-won, de l’équipe sud-coréenne. Pour les étrangers, une telle atmosphère peut ajouter de la pression mais pour nous, c’est un plus. » « Ils tirent l’énergie du public, a reconnu le Canadien Mark Ideson, adversaire – malheureux ce jour-là – des Coréens. Mais c’était sympa de vivre ça. »
La couverture médiatique elle-même n’avait jamais été aussi importante, même si les chaînes KBS, SBS et MBC ont été critiquées pour avoir manqué le direct de la victoire de Sin Eui-hyun.
Pour les habitants, la fin des Jeux olympiques et paralympiques laisse une région transformée par l’événement. « Nous sommes partis de rien pour organiser ces jeux », comme le rappelle Sim Jae-guk, le maire de Pyeongchang, municipalité constituée de hameaux blottis au pied des montagnes de la chaîne des Taebaek.
« Les Jeux ont apporté du travail »

   


La province du Gangwon, où se trouve Pyeongchang, hérite d’une ligne de train à grande vitesse KTX qui relie Séoul en une heure et demie. Avant, il fallait venir en bus, ce qui prenait le double de temps. Une autoroute a également été aménagée. « C’est mieux et moins dangereux que l’ancienne route, qui était sinueuse et montagneuse », témoigne une Séoulite venue passer le week-end dans la région et habituée à se rendre dans le Gangwon pour camper.
Les routes ont été élargies, notamment celle entre Pyeongchang, au cœur des montagnes, et Gangneung, ville du bord de mer, qui accueillait les épreuves sur glace. « C’est bien mais elle n’est guère fréquentée, note un chauffeur de taxi. Les habitants des hameaux de part et d’autre de la route râlent, car avant ils pouvaient traverser facilement. Maintenant, il faut faire des détours. »
Kwong Eung-kyu, qui gère cinq sociétés dans la région et est très impliqué dans les événements internationaux de taekwondo, art martial coréen dont une démonstration fut organisée avec des pratiquants nord-coréens pendant les Jeux olympiques, souligne que les « Jeux ont apporté du travail », surtout aux jeunes, dont les plus anglophones ont été recrutés par les nouveaux et impressionnants hôtels sortis de terre pour l’occasion.
Ainsi du Seamarq sur la plage de Gangneung, propriété de Chung Mong-jun, politicien, ex-membre du CIO et héritier du chaebol (conglomérat) Hyundai. Il a été construit sur l’emplacement d’un autre hôtel datant des années 70 et à l’époque bâti dans une zone anciennement militarisée. Les plages de la région étaient sous étroite surveillance par crainte d’incursions d’agents de la Corée du Nord, à 100 km au nord.
Atmosphère festive
Non loin de là, le Saint John’s et ses 1 150 chambres, ouvert en janvier et pas tout à fait terminé, a aussi fait appel à la main-d’œuvre locale. « J’ai été embauché juste à la sortie de l’université, explique un employé de l’accueil, natif de la ville de 220 000 habitants. Cela m’a permis de rester dans ma région. »
Comme souvent en pareilles occasions, les attentes suscitées ont parfois été déçues. Avec la fin des compétitions, note l’artisan taxi, « les gens vont être contents. Ils vont retrouver leurs taxis. Nous étions vraiment très occupés par les compétitions ». « Les étrangers n’ont pas vraiment profité des richesses culinaires locales, comme le tofu, le bœuf ou encore les nouilles de sarrasin, regrette de son côté le patron de l’excellent restaurant de poisson cru Teakwang, pourtant idéalement placé à deux pas de la plage de Gangneung, entre les hôtels ayant accueilli délégations et visiteurs. Ils allaient plus volontiers dans les chaînes, comme McDonald’s ou dans les cafés proposant des plats de spaghettis. » Une manière de dire que les artisans locaux attendaient plus de retombées.
Pour autant, l’atmosphère festive a rejailli sur le quotidien local. Avant les compétitions, Gangneung avait lancé une campagne pour inciter une population à sourire aux visiteurs étrangers. Au soir des Jeux, l’octogénaire supérieure du petit temple bouddhiste dit « du nuage blanc », perché sur les contreforts des montagnes environnant la ville, constatait : « Les habitants sourient plus aujourd’hui. Ce n’est pourtant pas leur réputation. C’est agréable car c’est finalement assez spontané. »

        Lire aussi :
         

                Le bilan français des Jeux paralympiques : 20 médailles et « beaucoup d’émotions »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/20/19-6">
<filnamedate="20180320"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180320"><AAMMJJHH="2018032019">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Dimanche, les Marseillais ont perdu un match lancé en amont avec des déclarations belliqueuses. Une stratégie devenue classique en Ligue 1 mais risquée, estime notre chroniqueur Jérôme Latta.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Ligue 1 : OM-OL, provoquer n’est pas jouer

Dimanche, les Marseillais ont perdu un match lancé en amont avec des déclarations belliqueuses. Une stratégie devenue classique en Ligue 1 mais risquée, estime notre chroniqueur Jérôme Latta.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 12h24
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 14h32
   





                        



   


« On a beaucoup parlé cette semaine, et au final, on s’est fait exploser. Les Lyonnais chambrent beaucoup, mais le combat, c’est sur le terrain qu’on aurait dû le faire. » Le sage capitaine marseillais, Steve Mandanda, a livré la morale du choc OM-OL, un choc qui avait commencé bien avant son coup d’envoi. « Pardonnez-moi d’être vulgaire, mais on veut les exploser, leur montrer qu’on est chez nous et qu’on y fait la loi », avait déclaré son coéquipier Zambo Anguissa à La Provence, la veille…
Battu sur le fil au Stade-Vélodrome par Lyon, l’Olympique de Marseille s’est immédiatement vu reprocher ses intentions belliqueuses, les Lyonnais eux-mêmes ne manquant pas l’occasion de les surligner rétrospectivement. Il faut toujours « respecter l’adversaire ». En d’autres termes, il ne faut jamais s’exposer à entendre les adversaires victorieux dire : « Ils nous ont manqué de respect. »

        Lire aussi :
         

          l’OM perd contre Lyon et se complique la fin de saison



Provocations et punitions
« Tous les gens du staff ont fait l’union sacrée pour expliquer aux joueurs qu’ils méritaient mieux que ce qu’on avait dit d’eux. Quelques déclarations des Marseillais avant le match ont aidé à faire en sorte qu’on ait encore plus envie de les battre », a commenté le président Jean-Michel Aulas en zone mixte, ravi de l’aubaine.
Vieilles ficelles, grosses ficelles, mais bonnes ficelles. Aucun entraîneur ne va manquer de surmotiver ses joueurs en leur mettant sous le nez des déclarations vexantes de l’adversaire. Soit que ce dernier se soit réellement aventuré dans les provocations, soit que ses propos eussent été quelque peu tronqués, voire habilement reformulés. En tout cas, les voilà affichés dans le vestiaire, avec une efficacité plus grande que l’émolliente philosophie de motivation habituellement inscrite sur ces murs.
Toute provocation prend le risque de sa punition, tout comme les « Olé ! Olé ! » des spectateurs ou les grigris des joueurs virtuoses augmentent la probabilité d’un taquet à la cheville. Sur le terrain, les provocateurs gagnent souvent : c’est la réaction du provoqué qui va être vue et sanctionnée – le football accorde une prime à la malice (ou au vice). En dehors du terrain, l’exercice est plus délicat.
Défiés avant la rencontre, les Lyonnais l’ont achevée en défiant les Marseillais défaits, certains comme le défenseur Adil Rami tombant dans le panneau. « A la fin du match, on se trompe de combat », a encore constaté Mandanda. Ne restait plus à Rudi Garcia, l’entraîneur local, qu’à recourir à un autre ressort éculé : la critique (à tort) des décisions arbitrales.
Règlement à crédit
Le retour du bâton que l’on a tendu est toujours brutal, en pareil cas, et quelques exemples sont restés célèbres. En 2006, à la veille d’un huitième de finale de Coupe du monde, le quotidien sportif Marca avait titré : « Envoyons Zidane à la retraite ». Le soir, Zidane envoyait l’Espagne en vacances. Et à l’image de Lionel Messi brandissant son maillot à Santiago-Bernabeu, ou de Nabil Fekir l’imitant à Geoffroy-Guichard, le meilleur moment pour une provocation, c’est quand la victoire est acquise.
A l’époque des PSG-OM les plus sulfureux, les Parisiens avaient parfois tendu la joue en se mettant sur un terrain où leurs rivaux étaient supérieurs. Ce sont ces « matchs d’hommes » des années 1990 qu’Adil Rami a récemment déclaré regretter. En cause sur deux des trois buts lyonnais, impliqué dans la bagarre finale et exposé à une longue suspension, le défenseur peut nourrir d’autres regrets, ce matin.
Il est toutefois difficile de jeter la pierre aux perdants de ce jeu, qui sont avant tout victimes du score. Car s’ils remportent une victoire préparée en roulant des mécaniques, l’opinion générale considérera qu’ils ont su aborder la rencontre comme il le fallait. Le tout est de trouver le bon dosage afin que les avertissements ne passent pas pour des rodomontades, l’assurance pour de l’arrogance – laquelle retire tout droit à la faute. Et de mettre les actes en conformité avec les paroles. Commises dans le jeu, les erreurs techniques « se paient cash » ; commises en dehors, les erreurs de communication se règlent à crédit, avec intérêts.
Mais c’est justement à cause de cette justice différée propre au football que l’on n’a jamais vraiment le dernier mot. En brandissant son maillot au nez des vaincus, le défenseur lyonnais Marcelo a certes déclenché des échauffourées qui ont jeté un peu plus de sel sur les plaies des Olympiens d’en face. Mais il a aussi remis une pièce dans le juke-box. « Les Lyonnais nous ont manqué de respect. (…) Il ne faut pas se comporter comme ça, ils le paieront », a prévenu Florian Thauvin.
Jérôme Latta



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/20/19-7">
<filnamedate="20180320"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180320"><AAMMJJHH="2018032019">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Battus sur le fil au Pays de Galles, les Bleus terminent à la 4e place un Tournoi qui a vu naître certains espoirs. Mais faut-il s’enflammer pour autant ?
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Tournoi des six nations : faut-il croire au renouveau de l’équipe de France ?

Battus sur le fil au Pays de Galles, les Bleus terminent à la 4e place un Tournoi qui a vu naître certains espoirs. Mais faut-il s’enflammer pour autant ?



Le Monde
 |    19.03.2018 à 12h19
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 14h47
    |

            Adrien Pécout et 
                                Alexandre Pedro








                        



   


Au service des sports du Monde, il y a les éternels optimistes et les indécrottables pessimistes. Pour les premiers, ce Tournoi 2018 est l’hirondelle qui annonce le printemps après un long hiver. Pour les autres, les maux bleus n’ont pas disparu avec la moustache de Jacques Brunel et une victoire au forceps contre l’Angleterre. Le débat est lancé.
Demain, tout redevient possible
Aragon préférait le cyclisme. Mais les mots du poète conviennent aussi au XV de France : « Le bonheur existe et j’y crois. » Oui, les Bleus peuvent espérer mieux qu’une quatrième place dans le Tournoi (encore heureux…). Il n’est ni cocardier ni excessif de le dire.
Venons-en aux faits et aux défaites. D’accord, les Bleus ont perdu trois matchs sur cinq. Mais ce fut sans jamais être loin du compte. Ah, ce drop de l’Irlandais Sexton (ce Jonny fait toujours mal) juste avant le coup de sifflet ! Ah, ce coup de pied mal ajusté de François Trinh-Duc le Français, contre les Gallois ! Ah, ce match perdu en Ecosse après avoir mené jusqu’à l’heure de jeu !

        Lire aussi :
         

          Face aux Gallois, le XV de France pourra avoir des regrets



Trois défaites « encourageantes » (comme on dit dans le vestiaire) auxquelles s’ajoutent donc deux victoires. L’une, attendue de toutes parts, contre l’Italie ; l’autre, survenue de nulle part, contre l’Angleterre : la première contre le XV de la Rose dans la compétition depuis 2014… Tout cela prête à optimisme après, faut-il le rappeler, une année 2017 exécrable pour le XV de France. En juin, les Bleus avaient perdu leur nord et leur jeu en Afrique du Sud. En novembre, à domicile, mêmes défaites contre les Sud-Africains et les Néo-Zélandais ; suivies d’un match nul, à tous les égards, contre le Japon.
D’accord, l’équipe de France cherche toujours son jeu. Mais elle semble déjà avoir trouvé aujourd’hui quelque chose d’intéressant : « Une assise de joueurs » et « une assise d’état d’esprit », selon les mots de leur nouveau sélectionneur, Jacques Brunel, qui n’a pas totalement tort là-dessus.

        Lire aussi :
         

          Le XV de France se défend, faute de pouvoir faire mieux



L’état d’esprit, d’abord : il en fallait un minimum pour se redresser après les deux premières défaites, contre l’Ecosse et l’Irlande. Cette équipe se cherche encore son attaque, mais elle a déjà trouvé sa défense : seulement six essais concédés dans tout le Tournoi. Elle le doit à une première ligne déjà bien établie : Guilhem Guirado au talon, les piliers Jefferson Poirot et Rabah Slimani à ses côtés.
Le capitaine Guirado, justement, a longtemps avancé esseulé depuis deux ans. Moins maintenant : d’autres joueurs se sont affirmés cette année comme des cadres en puissance. A commencer par un autre Toulonnais, Mathieu Bastareaud, un revenant de 29 ans, capitaine de substitution contre les Gallois pour remplacer son coéquipier forfait sur blessure. On pense aussi au jeune Yacouba Camara et à l’un peu moins jeune Wenceslas Lauret, en troisième ligne.
Tous ces hommes-là ont malmené les Gallois en leur Millennium Stadium pendant tout le match. Ils pourraient être bien aidés, à l’avenir, par un nommé Teddy Thomas. De fait, le XV de France a joué une bonne partie du Tournoi sans son joueur le plus en jambes : l’ailier du Racing, auteur de trois essais pour les deux premiers matchs, faisait partie des fêtards d’Edimbourg. Depuis, le rugby français commence à se remettre de sa gueule de bois.
Adrien Pécout, l’optimiste

   


La route est droite, mais la pente est encore dure
Pour un peu, les Bleus auraient pu défiler sur les Champs-Elysées entre deux flocons de neige pour célébrer cette quatrième place et leurs “presque” victoires contre l’Irlande, l’Ecosse le Pays de Galles. Le rugby français en est réduit à vendre de l’exploit face à des nations au réservoir (de licenciés) de citadine, quand lui oublie qu’il en dispose un de berline. « Avec les ressources naturelles des deux pays, on doit être dominé à chaque fois ! Je trouve ça incroyable qu’on puisse battre la France », s’étonnait dans L’Equipe l’ancien international écossais John Beattie. Comme lui, sans doute se fait-on encore une certaine idée du XV de France.

        Lire aussi :
         

          La mauvaise histoire du XV de France



Alors soyons indulgents. Jacques Brunel a trouvé au pied de son sapin de Noël l’homme malade du rugby mondial. Et le médecin de garde gersois l’a plutôt bien retapé avec des cachets de pragmatisme à prendre trois fois par jour et un régime riche en rigueur défensive. C’est déjà ça. Reste que cette équipe a perdu la recette pour gagner. En attendant, elle a développé une certaine habilité à rendre l’adversaire plus vilain qu’il ne l’est vraiment. Elle a été aidée dans sa tâche par des Celtes et Anglais aux jambes lourdes comme tous les quatre ans à la sortie de la tournée estivale des Lions britanniques.
Mais à chacun ses problèmes. Et quand on n’arrive même pas à battre le Japon, on en revient à ses bonnes vieilles vertus de virilité et de combat. Mais mettre les barbelés, gratter dans les rucks comme des affamés et se nourrir des erreurs adverses peut vous permettre de gagner un match à l’héroïsme (comme face à l’Angleterre), mais est-ce un programme de reprise durable ? La dernière Coupe du monde est là pour rappeler que le rugby qui gagne est celui qui confisque le ballon, multiplie les temps de jeu et tout ça saupoudré d’un peu de flair. Pour l’instant, ce serait trop en demander à cette équipe, assemblage sympathique mais foutraque d’anciens tricards (Bastareaud, Grosso) de soldats de devoir (Guirado, Lauret) et d’espoirs encore un peu verts (Camara, Poirot).

        Lire aussi :
         

          Mathieu Bastareaud, le retour en grâce d’un joueur qui fait débat



Il y aurait de quoi construire à partir de ce pépin d’équipe, capitaliser sur ces défaites encourageantes. Sauf qu’une tournée de trois matchs en Nouvelle-Zélande se profile en juin au lendemain de la finale du championnat. Pour un convalescent, c’est une idée aussi judicieuse que balader un ex-alcoolique en sortie de cure dans les rues de Dublin un soir de Saint-Patrick. Et puis le Top 14 reste une terrible essoreuse. A manger sans digérer sa cinquantaine de matchs par saison, un Yoann Maestri a pris un coup de vieux avant l’heure. Paul Gabrillagues, son successeur en deuxième ligne, risque de connaître le même sort à trop donner son corps et sa jeunesse pour la patrie et un Stade Français en péril.
Et on n’oublie pas ce mal endémique, ce poste d’ouvreur toujours orphelin de son titulaire. Entre un Jalibert fauché dans la fleur de ses 19 ans, un Beauxis à la gestion de jeu lunaire et un Trinh-Duc coulé à Cardiff, Jacques Brunel a peu avancé. Mais il savait d’où il partait : de très loin.
Alexandre Pedro, le pessimiste



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/20/19-8">
<filnamedate="20180320"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180320"><AAMMJJHH="2018032019">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la courte défaite du XV de France contre les Gallois et au match Marseille-Lyon. La preuve par Le Monde. fr.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Arbitre agressé, PSG titré et record raté : ce que vous avez manqué en sport ce week-end

L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la courte défaite du XV de France contre les Gallois et au match Marseille-Lyon. La preuve par Le Monde. fr.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 06h54
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 10h11
    |

                            Grégor Brandy








                        


Oui, Lyon a réussi à battre Marseille au Vélodrome (3-2), où l’OM n’avait plus perdu depuis septembre.

   


Oui, le XV de France peut nourrir des regrets après sa courte défaite contre le Pays de Galles (14-13), et sa quatrième place lors de cette édition 2018 du Tournoi des Six Nations.

   


Oui, l’équipe de France paralympique rentre de Pyeongchang avec 20 médailles (dont sept en or), et avec une quatrième place au classement des médailles.
Mais il s’est passé autre chose ce week-end dans le monde du sport. Et vous êtes peut-être passé à côté.
Les trois leçons du week-end
Quand tu ne te qualifieras pas, l’arbitre tu blâmeras

   


Pas de chance pour les joueurs de l’équipe d’Espagne de rugby. Battus par la Belgique à l’extérieur (18-10), ils ont laissé passer une belle occasion de se qualifier pour la Coupe du monde de rugby 2019. La Roumanie, profitant de cette défaite, est directement qualifiée.
Visiblement peu satisfaits du résultat, « les joueurs espagnols, effondrés et frustrés, ont poursuivi l’arbitre roumain de la rencontre qui a regagné les vestiaires sous escorte », juste après le coup de sifflet final, rapporte l’Agence France-Presse, qui souligne que « les joueurs belges ont même dû s’interposer pour protéger l’homme en noir », accusé d’avoir favorisé la défaite espagnole pour aider l’équipe de son pays natal.

Superbe victoire méritée de la Belgique face à l'Espagne 18 à 10!!! Les espagnols à cran, bagarre générale derrière. https://t.co/eh4bd5zSd0— AkimotoHinato (@Hinato)


require(["twitter/widgets"]);

Si le chemin vers le Japon en 2019 semble ardu, les Espagnols auront cependant de nouvelles occasions de se qualifier pour la prochaine Coupe du monde. Ils devront d’abord battre le Portugal avant d’affronter les Samoa lors d’une double confrontation. L’Equipe note que ce n’est pas la dernière chance, car en cas de « nouvel échec, il leur restera un ultime tournoi de repêchages en novembre pour se qualifier ».
D’un nouveau record, une annulation te privera

   


Maudit vent. Sans lui, le slalom d’Are (Suède) aurait pu avoir lieu et Marcel Hirscher aurait eu l’occasion de remporter la quatorzième victoire de sa saison en Coupe du monde. Mais voilà, le slalom a été annulé et Marcel Hirscher va devoir se contenter de partager un record de treize victoires avec deux autres légendes du ski, le Suédois Ingemar Stenmark (1978-1979) et l’Autrichien Hermann Maier (2000-2001).
Avant cette annulation, l’Autrichien s’était déjà adjugé un septième gros globe consécutif, un record qu’il détient seul, cette fois-ci. Il ne semblait pourtant pas trop déçu. Il a posé sur son compte Twitter avec ses trois récompenses, le gros globe de cristal, mais aussi les petits globes représentant ses victoires en slalom et slalom géant.

What a season... 🤩
— MarcelHirscher (@Marcel Hirscher)


require(["twitter/widgets"]);

Un premier titre de la saison, tu remporteras
Triples champion de France en titre, les handballeurs du PSG ont décroché un premier titre en remportant la coupe de la Ligue. Ils ont battu Toulouse en finale (40-30), après avoir déjà battu Nantes en finale, l’année dernière.

🤾 #HandAction 
— beinsports_FR (@beIN SPORTS)


require(["twitter/widgets"]);

Actuellement deuxièmes du championnat, les coéquipiers de Nikola Karabatic ont quatre points de retard sur Montpellier, bien parti pour aller chercher son premier titre depuis 2012. Comme leurs collègues du foot, les handballeurs du PSG sont également qualifiés pour les demi-finales de la Coupe de France (ce sera contre Chambéry, le 14 avril prochain), mais, eux, sont surtout toujours en lice en Ligue des champions.
La femme du week-end : Marie Dorin-Habert

   


Marie Dorin-Habert a franchi pour la dernière fois une ligne d’arrivée en Coupe du monde de biathlon, ce dimanche.
Vingt-quatre heures après une dernière victoire en relais (la quinzième de sa carrière en Coupe du monde), la quadruple médaillée aux Jeux olympiques (dont une médaille d’or, en relais mixte, avec Martin Fourcade, Anaïs Bescond, et Simon Desthieux, à Pyeongchang) et quintuple championne du monde, a fini à la 20e place de la poursuite, remportée par la Biélorusse Darya Domracheva.

Sur la ligne d’arrivée d’Oslo, Marie Dorin-Habert a été arrosée de champagne par ses compatriotes, Anaïs Chevalier, Anaïs Bescond et Célia Aymonier, qui ont également sorti les cotillons pour sa dernière sortie, à l’âge de 31 ans.
« Je me trouve plutôt chanceuse d’avoir fait cette carrière, a-t-elle expliqué à l’AFP. Cela a été de belles rencontres, de belles expériences et un beau combat. J’en ressors sereine et heureuse. »
Le chiffre qui en dit long : 1/136
Jamais, en 135 matches, une équipe masculine classée tête de série numéro 16 n’avait éliminé une tête de série numéro un lors de la March Madness, le tournoi universitaire de basketball américain. Enfin, ça, c’était jusqu’à ce que l’université de Maryland-Baltimore County (UMBC) ne sorte Virginia, dans la nuit de vendredi à samedi (75-54).

That really happened... No. 16 UMBC really beat No. 1 Virginia

— BleacherReport (@Bleacher Report)


require(["twitter/widgets"]);

Un scénario que peu de monde semblait avoir envisagé lorsqu’il s’est agi de parier. Après pas mal de surprises lors de ce premier tour, ESPN notait que cette dernière rencontre avait ruiné les espoirs des derniers détenteurs d’un bracket, sorte de tableau de prédictions des matchs, parfait sur sa plateforme.

Following UMBC's historic win, there are zero perfect brackets remaining in ESPN's Tournament Challenge.

— ESPNStatsInfo (@ESPN Stats & Info)


require(["twitter/widgets"]);

Pour retrouver l’unique autre fois où une tête de série numéro 16 a sorti une tête de série numéro 1, il faut remonter à 1998, quand l’équipe féminine d’Harvard avait battu Stanford (71-67).
Les wikis du week-end
Facile
Auteur du deuxième but de mon équipe ce week-end, mon premier depuis près d’un an, je lui ai permis d’assurer sa victoire contre mon ancien club, et de se placer dans la course à la Ligue Europa, en reprenant la cinquième place à Nantes.

   


Difficile
Pendant que mon coéquipier argentin inscrivait un quadruplé contre la Sampdoria, j’y suis allé de mon but, pour nous permettre de l’emporter 5-0.

   





                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/20/19-9">
<filnamedate="20180320"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180320"><AAMMJJHH="2018032019">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Battus 3-2 à domicile, les Marseillais voient les Lyonnais revenir à deux points au classement, et leurs rêves de seconde place s’éloigner.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Ligue 1 : l’OM perd contre Lyon et se complique la fin de saison (2-3)

Battus 3-2 à domicile, les Marseillais voient les Lyonnais revenir à deux points au classement, et leurs rêves de seconde place s’éloigner.



Le Monde
 |    18.03.2018 à 23h39
 • Mis à jour le
18.03.2018 à 23h58
    |

                            Grégor Brandy








                        



   


Ils étaient attendus, pouvaient presque assurer leur place sur le podium de Ligue 1, et ils ont déçu : l’Olympique de Marseille a une nouvelle fois échoué à faire tomber un membre du top 4 de la Ligue 1, avec une défaite 3-2 contre Lyon sur sa pelouse du stade Vélodrome, dimanche 18 mars.
Pourtant, tout avait bien commencé pour les hommes de Rudi Garcia. Dominateurs d’entrée, ils ont asphyxié une équipe lyonnaise atone, et encore déboussolée après son élimination en Ligue Europa. Cette domination a été justement récompensée par un but de Rolando, sur un coup-franc de Dimitri Payet, judicieusement remis dans l’axe par la tête d’Adil Rami (31e minute).

        Lire aussi :
         

                L’OL parvient à battre l’OM au Vélodrome (3-2)



A ce moment-là, les Marseillais ont levé le pied. Les Lyonnais en ont profité pour revenir au score grâce à un but contre son camp d’Adil Rami juste avant la mi-temps (42e), ce qui aurait pu être pire sans plusieurs parades décisives de Steve Mandanda. Au retour des vestiaires, les Lyonnais, emmenés par un très grand Houssem Aouar au milieu de terrain, ont pris le contrôle du jeu. Aouar lui-même, au début et à la fin d’une action, a donné le premier avantage du match aux siens sur une merveille de frappe placée (52e).
Marseille a poussé de façon brouillone, désorganisée. Ils ont fait rentrer leur nouveau joker, le Grec Kostas Mitroglou, et c’est par lui qu’est venue l’égalisation à cinq minutes de la fin. Il aurait même pu bénéficier d’un face à face avec Lopes si l’arbitre ne l’avait pas signalé (par erreur) hors-jeu quatre minutes plus tard. Dans la foulée, Memphis Depay a devancé Rolando de la tête et offert la victoire aux siens (3-2, 90e)
La mauvaise opération de l’OM

   


Si la série d’invincibilité à domicile de Marseille prend fin après plus de six mois, celle de son incapacité à battre en championnat l’un de ses adversaires directs pour le podium continue. Cette saison, il n’ont pris que quatre points sur 18 possibles contre le PSG, Monaco et Lyon. Pire, les Marseillais n’ont pas remporté le moindre match de championnat contre ces mêmes équipes depuis mai 2015.
Ce n’est pas la première fois que Marseille laisse filer un match contre l’un des autres prétendants au podium. Rien que cette saison, ils ont été rejoints sur le fil par Paris avec un coup-franc de Cavani (2-2) et par Monaco, quand Fabinho égalisait quatre minutes après que Valère Germain ait marqué.
Les hommes de Rudi Garcia laissent les Monégasques s’échapper dans la course à la deuxième place. La principauté compte désormais sept points d’avance (66 points contre 59 pour les Olympiens). Et les Marseillais voient revenir leur adversaire du soir à seulement deux points, alors qu’ils avaient l’occasion de les repousser à huit longueurs et d’assurer quasiment une place parmi les trois premiers en cas de victoire.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/20/19-10">
<filnamedate="20180320"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180320"><AAMMJJHH="2018032019">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ L’Olympique lyonnais repart avec une grande victoire sur une pelouse où les Marseillais n’avaient plus perdu depuis septembre.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ 
<article-nb="2018/03/20/19-11">
<filnamedate="20180320"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180320"><AAMMJJHH="2018032019">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Ce trophée clôt de la plus belle des manières une saison déjà marquée par sa médaille d’or aux JO.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Ski de bosses : Perrine Laffont remporte la Coupe du monde

Ce trophée clôt de la plus belle des manières une saison déjà marquée par sa médaille d’or aux JO.



Le Monde
 |    18.03.2018 à 17h26
   





                        


Un peu plus d’un mois après sa médaille d’or olympique, Perrine Laffont a remporté, dimanche 18 mars, la Coupe du monde de ski de bosses pour la première fois de sa carrière.
L’Ariégeoise de 19 ans a terminé 2e de la dernière épreuve de la saison disputée à Megève (Haute-Savoie) derrière Jaelin Kauf mais elle devance l’Américaine de 46 points au classement général.
Ce trophée clôt de la plus belle des manières une saison en or pour Perrine Laffont. Vice-championne du monde en 2017, elle s’était déjà fait remarquer il y a quatre ans à Sotchi. Alors qu’elle avait tout juste 15 ans, l’âge minimal pour participer aux Jeux, elle avait fait étalage de son talent lors des qualifications avant de craquer sous la pression en finale (14e).

        Lire aussi :
         

                JO d’hiver 2018 : Perrine Laffont, une « bosseuse » en or






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/20/19-12">
<filnamedate="20180320"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180320"><AAMMJJHH="2018032019">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Le joueur casamançais a signé début janvier dans un club de la capitale libyenne. Le championnat se poursuit dans le pays, malgré la situation tendue.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤         

Compte rendu

Olivier Ndiaye, un footballeur sénégalais en terrain miné à Tripoli

Le joueur casamançais a signé début janvier dans un club de la capitale libyenne. Le championnat se poursuit dans le pays, malgré la situation tendue.

Par                                            Alexis Billebault




LE MONDE
              datetime="2018-03-18T17:00:27+01:00"

        Le 18.03.2018 à 17h00






    
Olivier Ndiaye, en 2015.
Crédits : Facebook


Fallait-il laisser Olivier, le fils exilé au Maghreb, prendre le risque de s’installer il y a deux mois en Libye, l’un des pays les plus dangereux de la planète, pour y exercer son métier de footballeur ? La famille du joueur s’est réunie dans son salon de Dakar et la réponse est tombée fin décembre 2017 après quelques hésitations. « Ma mère et mes deux grands frères [son père est décédé il y a quelques mois] ont accepté que je réponde favorablement à l’offre du club d’Al-Ittihad, répond aujourd’hui le défenseur de 23 ans. Mais si ma mère avait dit non, je ne serai pas venu à Tripoli. »
Olivier Ndiaye a quitté début janvier la quiétude de Tétouan, au Maroc, pour l’ambiance bien plus pesante de la capitale libyenne. Pour six mois, d’abord. « A Tétouan, il y avait des retards de salaire, raconte t-il. On m’a proposé Al-Ittihad. La Libye, ce n’était pas une destination que j’avais envisagée. Mais c’est un grand club, qualifié pour la Coupe de la CAF [Confédération africaine de football]. Je me suis renseigné auprès de Vianney Mabidé, l’international centrafricain, qui est prêté par Tétouan à Al-Ahly, l’autre grand club de Tripoli. Il m’a dit qu’il n’avait pas de problèmes particuliers. Les dirigeants d’Al-Ittihad, l’agent qui m’a mis en contact avec eux et le coach français, Diego Garzitto [qui a notamment entraîné le club congolais Tout Puissant Mazembe, le WAC Casablanca, Al-Merreikh et Al-Hilal au Soudan] m’ont dit que je serai logé à l’hôtel Radisson, ultra sécurisé, et qu’un chauffeur serait à ma disposition », explique le joueur.
Sous protection policière

        Lire aussi :
         

                En Libye, des mafieux nigérians impliqués dans l’exploitation des migrants



Les arguments sécuritaires ont convaincu Olivier Ndiaye et sa famille. L’offre financière a fait le reste. A Tripoli, le joueur perçoit un salaire de 4 000 euros par mois, hors primes et avantages en nature, soit un peu plus qu’au Maroc. « Quand je suis arrivé dans ce pays, en 2015, à Al-Hoceima [2015-juin 2017], je gagnais 1 500 euros par mois, sans les primes. A Tétouan, c’était plus élevé, mais comme je n’étais pas toujours payé… »
Au Sénégal, Olivier Ndiaye, né à Brim en Casamance, était professionnel à Niarry Tally, une formation dakaroise évoluant en Ligue 1, dans un championnat certes professionnel, mais pas forcément rémunérateur. « Je gagnais environ 300 euros par mois avec quelques primes de match allant de 30 à 50 euros. Comme j’étais logé chez mes parents, je vivais correctement. Mais si on veut progresser et mieux gagner sa vie, il faut s’exiler. »

        Lire aussi :
         

                Coupe du monde 2026 : le football mondial hésite entre le Maroc et un trio américain



Son père, militaire de carrière, ne voyait pas d’un très bon œil le penchant de son fils pour le football, alors que ses autres enfants poursuivaient leurs études universitaires. « Mais comme il a vu que je me donnais du mal, il a compris mon objectif. Ma mère l’a aussi convaincu », sourit Olivier.
L’annonce de son départ coïncide quasiment avec la diffusion d’images abominables, tournées par CNN, montrant des Subsahariens réduits en esclavages en Libye. « On me demandait ce que j’allais faire dans ce pays… J’ai été choqué par ce que j’ai vu à la télé, avec ces gens traités comme cela. »

        Lire aussi :
         

                Esclavage en Libye : « Les responsables sont les dictateurs africains et les impérialistes occidentaux »



A Tripoli, le joueur limite au maximum ses déplacements. Un soir, alors que tous ses coéquipiers avaient été conviés à un dîner organisé par le capitaine de l’équipe, le Sénégalais et les autres étrangers du club – un Ivoirien, un Ghanéen et un Soudanais – sont arrêtés par une patrouille de la police tripolitaine. « Nos passeports étaient au club, se souvient Olivier Ndiaye. Allez expliquer que vous êtes des joueurs d’Al-Ittihad… Heureusement, un collègue libyen est passé par là et a appelé le président du club, qui a arrangé les choses. » Ce dernier est l’un des responsables de la sécurité dans la capitale.
Compétitions par intermittence
La nuit, parfois, les Tripolitains sont réveillés par le crépitement des balles. « Au début, on m’a dit que c’était pour célébrer des mariages », raconte-t-il, à moitié convaincu par l’explication, mais qui dit se sentir plutôt bien dans son nouvel environnement. La plupart des déplacements dans le pays se font sous protection policière. Fin février, Al-Ittihad s’est déplacé avec une escorte impressionnante à Misrata pour disputer un match de Coupe de Libye. Dans les stades, les Libyens, fans de foot, reviennent pour assister aux matches des compétitions domestiques, qui se disputent par intermittence depuis la révolution de 2011.

        Lire aussi :
         

                Comment Cédric Bakambu est devenu le joueur africain le plus cher de l’histoire



« On passe aussi du temps en Tunisie, où nous jouons nos rencontres de Coupe de la CAF à domicile, puisque les matches internationaux sont interdits en Libye, explique-t-il avant d’affronter, dimanche 18 mars, à Uyo, les Nigérians d’Akwa United (1-0 à l’aller) au deuxième tour. Mais ici, je me sens bien, il y a de la passion dans les stades. Je m’adapte petit à petit. »
Au Maroc, il n’avait pas connu, contrairement à plusieurs joueurs subsahariens, d’insultes racistes. La situation est la même dans le championnat libyen et il se dit épargné. Sa mère, qu’il appelle plusieurs fois par semaine, est plus apaisée.


<article-nb="2018/03/20/19-13">
<filnamedate="20180320"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180320"><AAMMJJHH="2018032019">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Les Marseillais tenteront, dimanche soir, de remporter leur premier match de la saison face à une des quatre meilleures équipes du championnat.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Contre Lyon, Marseille espère une première victoire face aux gros de la Ligue 1

Les Marseillais tenteront, dimanche soir, de remporter leur premier match de la saison face à une des quatre meilleures équipes du championnat.



Le Monde
 |    18.03.2018 à 16h39
 • Mis à jour le
18.03.2018 à 19h07
    |

                            Grégor Brandy








                        



   


Dernière équipe française encore en lice sur la scène européenne, l’Olympique de Marseille, actuellement troisième de Ligue 1, jouera sa fin de saison sur deux tableaux. Les Marseillais reçoivent, dimanche 18 mars, un Olympique lyonnais tout juste sorti de la Ligue Europa qu’ils peuvent repousser à huit points en cas de victoire, et se rapprocher par la même occasion à quatre points de Monaco, toujours 2e après sa victoire contre Lille (2-1).
Mais pour cela, les hommes de Rudi Garcia vont devoir réaliser quelque chose qu’ils n’ont encore jamais fait cette saison : battre une des trois autres meilleures équipes françaises en championnat.
En cinq matchs face à Monaco, Paris et Lyon, Marseille a perdu trois fois et fait deux nuls (contre Monaco et Paris). Soit deux petits points pris sur quinze possibles. Une misère, quand on sait que dans ce mini-championnat à quatre le PSG a pris 10 points sur 15 possibles, Monaco 7 sur 15, et Lyon 9 sur 15.
Cette faiblesse face aux grosses équipes ne date pas de cette saison. Depuis mai 2015 et une victoire contre Monaco (2-1), les Marseillais n’ont plus jamais battu Paris, Monaco ou Lyon en championnat.
« Si on ne peut pas battre les gros, on battra tous les autres »
Les chiffres, comme souvent, ne disent pas tout. Lors de cette saison, il y a eu des larges défaites (1-6 à contre Monaco, 0-3 contre le PSG) mais aussi des matchs où les Marseillais auraient pu espérer mieux (la défaite 0-2 contre Lyon). A domicile, ils ont réalisé des performances plus qu’acceptables : ils ont été rejoints à la dernière seconde par Paris, sur un superbe coup franc d’Edinson Cavani (2-2), et se sont contentés d’un nul (2-2) contre Monaco alors qu’ils s’étaient procurés les plus belles occasions.
La fébrilité contre les grosses écuries est compensée par une domination face au reste de la Ligue 1 : Marseille prend en moyenne 2,37 points par match contre les équipes hors « Big Quatre ». Un chiffre forcément inférieur à celui de Paris (2,8 points par match), mais similaire à celui de Monaco (2,36), et bien supérieur à celui de Lyon (1,8). C’est d’ailleurs ce que voulait retenir Rudi Garcia, en conférence de presse, samedi.
« On s’est posé la question avant le match contre Paris, pour savoir s’il ne valait mieux pas gagner au Parc et contre Lyon, et perdre tous les autres. Et puis on a regardé, et on s’est dit qu’on n’irait jamais au bout. On a donc décidé d’essayer de gagner tous les autres, et si on pouvait battre les gros, on les battrait. Et si on ne peut pas, on gagnera tous les autres matchs, et on finira mieux que si on n’avait battu que les gros pendant toute la saison. Trois points, c’est trois points. Les trois points obtenus contre Troyes valent les trois points contre Paris. »
C’est mathématiquement juste, mais une victoire contre un rival direct, en l’occurrence Lyon, c’est non seulement trois points, mais aussi éloigner par la même occasion son adversaire du jour de la dernière place qualificative pour la Ligue des champions. On ne peut pas dire la même chose de Troyes.
L’OM invaincue au Vélodrome depuis 17 matchs
Les Marseillais pourront se rassurer en se rappelant qu’ils sont invaincus au Stade-Vélodrome depuis le mois de septembre, et une défaite 3-1 contre Rennes. L’OM tombait alors à la 10e place, son pire classement de la saison. Depuis, Marseille a enchaîné une série de 17 matchs sans défaite à domicile (13 victoires, 4 nuls) toutes compétitions confondues.
Compte tenu de cette dynamique positive, l’entraîneur marseillais attend beaucoup de ses joueurs et de ses supporteurs, dimanche soir :
« On veut montrer qu’on vaut mieux que le résultat de l’aller [défaite 0-2]. On est chez nous, devant un Vélodrome qui va être plein à craquer. On attend une ambiance de feu, et le fait que ça puisse peser sur l’équipe adverse et galvaniser nos troupes, c’est quelque chose d’important. J’espère que l’on aura des forces décuplées. »
Marseille semble avoir accumulé autant de capital confiance que Lyon en a perdu. Depuis leur victoire contre le PSG, le 21 janvier, les hommes de Bruno Génésio n’ont gagné qu’un match (contre Caen, 1-0), pour trois nuls et trois défaites. Ils ont aussi été éliminés de la Coupe de France et de la Ligue Europa. Le match de dimanche ressemble à une dernière chance pour Génésio, entraîneur en éternelle quête de légitimité, de sauver sa tête.

        Lire aussi :
         

                Ligue 1 : Bruno Génésio, entraîneur mal-aimé de l’Olympique lyonnais






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/20/19-14">
<filnamedate="20180320"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180320"><AAMMJJHH="2018032019">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ La délégation française a admiré la mise à niveau rapide des infrastructures, la disponibilité du personnel et la capacité à attirer des spectateurs.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 18/03/2018
Découvrir l’application


                        

Ce que les organisateurs de Paris 2024 peuvent apprendre des Jeux paralympiques de Pyeongchang

La délégation française a admiré la mise à niveau rapide des infrastructures, la disponibilité du personnel et la capacité à attirer des spectateurs.



Le Monde
 |    18.03.2018 à 15h55
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 07h05
    |

            Philippe Mesmer (Gangneung, envoyé spécial)








                        



   


Sans impressionner outre mesure, les Jeux paralympiques de Pyeongchang ont donné pleine satisfaction à la délégation française. Terminés dimanche 18 mars par une cérémonie de clôture intitulée « Nous bougeons le monde », d’où les athlètes nord-coréens étaient absents car repartis dans leur pays, ils ont vu les athlètes français briller. Ces derniers repartent en effet avec 20 médailles, dont sept en or.
Ces Jeux ont aussi plu sur le plan de l’organisation, malgré un problème technique, qui a retardé d’une heure des épreuves de snowboard, et la météo, qui a contraint à modifier le calendrier de certaines épreuves. Les représentants français sur place ont noté quelques points exploitables pour les Jeux paralympiques d’été de Paris en 2024.
Aménagement express des infrastructures
Les organisateurs sud-coréens sont pourtant partis de quasi rien en matière d’infrastructures paralympiques. La région de Pyeongchang était peu équipée et restait difficile d’accès. D’importants travaux ont été effectués, notamment pour l’accès aux installations et aux magasins. Des toilettes publiques adaptées ont été installées partout. Certains restaurants les recommandent aujourd’hui, tant elles sont impeccables.
Les trains à grande vitesse KTX à destination des sites de compétitions ont été aménagés pour disposer de 15 places pour des fauteuils roulants, contre 5 normalement. Quarante-six des 1 765 bus assurant les navettes entre les sites et 139 minivans étaient équipés d’un système d’accès pour les fauteuils roulants.
Les participants ont également apprécié l’accueil des bénévoles, sud-coréens comme étrangers, prêts à les accompagner jusqu’à leurs destinations. Les sportifs et les visiteurs présentant un handicap pouvaient compter sur des services en langue des signes accessibles sur téléphone et des brochures en braille.
Cars affrétés et stars de la K-Pop
Autant de services qui ne représentent pourtant guère de vraies nouveautés. « Le cahier des charges pour l’organisation est tellement strict qu’il n’y a pas vraiment de surprises et de capacités d’apporter de réelles innovations », explique Christian Février, directeur technique national (DTN) de la Fédération française handisport.

        Lire aussi :
         

                Jeux olympiques : les transports, première fissure dans le projet de Paris 2024



Les Jeux paralympiques bénéficient de la logistique mise en place pour les Jeux olympiques qui les précèdent, un système instauré depuis ceux de Séoul, en 1988. Ils s’appuient aussi sur l’expertise du Comité international paralympique. Tony Estanguet, président du comité d’organisation de Paris 2024, déclarait au début des Jeux au site spécialisé FrancsJeux :
« Je suis impressionné par la capacité des organisateurs sud-coréens à avoir aussi bien réussi la transition entre les deux événements. Le délai était très court, seulement deux semaines. »
Les Jeux sud-coréens présentaient quelques détails intéressants, ayant notamment permis aux sportifs de se concentrer sur leurs performances. « Les épreuves alpines étaient regroupées dans un seul site. Les déplacements, et donc les transports, toujours problématiques en handisport, étaient donc limités », a apprécié M. Février.
Côté public, la fréquentation a atteint, selon les organisateurs, un record avec 335 000 tickets vendus (à des prix ne dépassant pas 10 % de ceux des Jeux olympiques) contre 316 000 à Sotchi en 2014. La présence de nombreuses stars de la K-Pop et la venue quotidienne de la première dame, Kim Jung-sook, ont joué.
En France, rattraper le retard
La délégation française a également trouvé intéressant l’affrètement de cars pour faire venir ponctuellement des groupes de spectateurs. Souvent, ces publics venaient voir une épreuve et repartaient, comme ce fut le cas samedi 17 mars pour les épreuves de ski de fond. « Là, on a vu pas mal de familles », note M. Février, qui apprécie le fait qu’aujourd’hui « on voit le sport de haut niveau et non plus le handicap ».
Le DTN a aussi salué l’absence de fort chauvinisme du public sud-coréen. « Ils encourageaient leurs athlètes, c’est normal, mais ils soutenaient aussi les autres. L’ambiance était agréable. » Et M. Février de noter que l’idée de faire venir des groupes de spectateurs par car pourrait être réutilisée.
Pour Tony Estanguet, l’organisation des Jeux paralympiques à Paris doit être vue comme un accélérateur pour permettre à la France de rattraper son retard « dans les transports, mais aussi dans l’hôtellerie ». Et le responsable de rappeler qu’un budget de 17 millions d’euros servira à la promotion des sports paralympiques. Et, comme à Pyeongchang, les billets seront proposés à des tarifs accessibles, avec des places à partir de 10 euros.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/20/19-15">
<filnamedate="20180320"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180320"><AAMMJJHH="2018032019">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Il est devenu le plus jeune vainqueur du gros globe du cristal, qui récompense celui qui domine le classement général.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Le prodige du ski de fond Johannes Klæbo remporte sa première Coupe du monde

Il est devenu le plus jeune vainqueur du gros globe du cristal, qui récompense celui qui domine le classement général.



Le Monde
 |    18.03.2018 à 15h47
 • Mis à jour le
18.03.2018 à 16h44
   





                        



   


Johannes Klæbo, 21 ans, était reparti de ses premiers Jeux olympiques d’hiver avec trois médailles d’or, devenant le plus jeune champion olympique de l’histoire de son sport. Dimanche 18 mars, il est devenu le plus jeune vainqueur du gros globe du cristal, qui récompense celui qui domine le classement général de la coupe du monde de ski de fond.
Klaebo n’a pris que la 25e place de la poursuite 15 km de Falun (Suède), gagnée par le Russe Alexander Bolshunov. Mais après avoir dominé toute la saison, il n’avait plus qu’un seul point à marquer pour assurer sa victoire au classement général, où il devance le vétéran suisse Dario Cologna. « Les dernières courses ont vraiment été dures pour moi, a dit Klæbo. Je suis content maintenant de l’avoir fait ! »



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/20/19-16">
<filnamedate="20180320"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180320"><AAMMJJHH="2018032019">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Le « contrat a été rempli », comme l’a dit le directeur technique national de la Fédération française handisport.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Le bilan français des Jeux paralympiques : 20 médailles et « beaucoup d’émotions »

Le « contrat a été rempli », comme l’a dit le directeur technique national de la Fédération française handisport.



Le Monde
 |    18.03.2018 à 15h03
 • Mis à jour le
18.03.2018 à 15h20
   





                        


La dernière journée des Jeux paralympiques d’hiver de Pyeongchang s’est achevée, dimanche 18 mars, par deux nouvelles médailles d’or pour la France. La première pour le relais 4 × 2,5 km en ski de fond – composée de Benjamin Daviet, Anthony Chalençon, Simon Valverde, Thomas Clarion et Antoine Bollet. La dernière de ces Jeux a été remportée par la skieuse Marie Bochet en slalom.
Marie Bochet : « Je finis ces Jeux de la plus belle des manières »

   


A elle seule, la skieuse de 24 ans a ramené quatre médailles d’or : en descente, super-G, slalom géant et slalom, cette dernière épreuve paralympique étant la seule qu’elle n’avait pas gagnée jusqu’ici. Avec quatre titres en cinq courses disputées en catégorie debout, elle égale sa moisson de Sotchi en 2014. A l’issue de sa dernière course, elle déclarait à France Télévisions :
« Beaucoup, beaucoup d’émotions. Je finis ces Jeux de la plus belle des manières. J’ai vraiment rempli tout ce que je voulais remplir dans ma carrière, et maintenant, ce n’est que du bonus. C’est vraiment chouette. »
Avec huit médailles d’or et quinze titres mondiaux, elle est désormais l’athlète paralympique française la plus titrée de tous les temps. Il lui faudra encore quelques Jeux pour se rapprocher de la nageuse Béatrice Hess, qui détient le record absolu avec 20 médailles d’or entre 1984 et 2004.
Née avec une agénésie de l’avant-bras gauche, un « problème de développement du bras dans le ventre de ma maman », a-t-elle expliqué à l’Agence France-Presse, Marie Bochet n’a jamais « rêvé de devenir une championne. Je suis devenue compétitrice en grandissant. J’ai une vie passionnée ».
Benjamin Daviet, le Français le plus titré de ces Jeux

   


Spécialiste du biathlon et du ski de fond, Benjamin Daviet a gagné cinq médailles en Corée du Sud : trois en or au sprint 7,5 km, au 12,5 km du biathlon et en relais de ski de fond, deux en argent au 15 km du biathlon et au 20 km du ski de fond.
Dans un chat avec les lecteurs du Monde.fr, vendredi, Benjamin Daviet avait confié que la plus belle des cinq médailles à ses yeux était « sans doute celle sur le biathlon moyenne distance (12,5 km) ». Il saluait également la « grosse ambiance dans l’équipe de France », qui compte douze athlètes et trois guides ainsi que l’encadrement :
« On arrive à tous se voir quasiment tout le temps, on se tire vers le haut. »
Pour saluer cette performance paralympique, Marie Bochet, porte-drapeau de la France à la cérémonie d’ouverture, lui a proposé de porter l’étendard à sa place lors de la cérémonie de clôture. Un beau geste pour cet athlète qui compte bien être présent aux prochains Jeux paralympiques, à Pékin en 2022.

        Benjamin Daviet :
         

          « Avec les Français, on se tire tous vers le haut »



Les autres médaillés français sont :
Arthur Bauchet, skieur et plus jeune membre de la délégation à 17 ans, repart avec quatre médailles d’argent (descente, slalom, super-combiné, super-G) pour ses premiers Jeux.Frédéric François, 41 ans, a récolté deux médailles de bronze (super-G, slalom) et une médaille d’argent (combiné).La snowboardeuse Cécile Hernandez, titrée à deux reprises (bronze en cross, et argent en slalom),Le snowboardeur Thomas Clarion, médaille de bronze en cross.Anthony Chalençon, avec une médaille de bronze en biathlon 15 km.
Vingt médailles pour la France

   


Avec vingt médailles, (7 or, 8 argent, 5 bronze), la France termine à la quatrième place au tableau des médailles derrière les Etats-Unis (trente-six médailles, dont treize en or), l’équipe d’« athlètes paralympiques russes invités » (vingt-quatre médailles, dont huit en or) et le Canada (vingt-huit médailles, dont huit en or). La délégation française (12 athlètes et trois guides) fait mieux qu’en 2014, où elle avait terminé à la cinquième place avec douze médailles, dont cinq en or.
« Contrat rempli. On s’était mis beaucoup de pression. C’est en train de relâcher et on va en profiter », a déclaré Christian Février, le directeur technique national de la Fédération française handisport, qui s’était donné pour objectifs avant les Jeux de finir dans le top 5 au classement des médailles.
Une cérémonie de clôture en hommage à Stephen Hawking

   


« Le temps est venu pour moi de déclarer clos les Jeux paralympiques d’hiver de Pyeongchang 2018 », a déclaré, dimanche, Andrew Parsons, le président du Comité paralympique international (IPC), pour mettre officiellement un terme aux 9 journées de compétition.
Il a notamment tenu à saluer la mémoire de Stephen Hawking, « un génie, un pionnier et une inspiration pour chacun d’entre nous. Alors qu’Hawking ne cessait de tester les limites de son imagination, vous, athlètes paralympiques, vous avez une nouvelle fois repoussé les limites de l’effort humain ». Le scientifique, atteint de la maladie de Charcot et mort cette semaine à l’âge 76 ans, avait participé à la cérémonie d’ouverture des Paralympiques de Londres en 2012.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/20/19-17">
<filnamedate="20180320"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180320"><AAMMJJHH="2018032019">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Le coup d’envoi du match a été avancé à 13 heures pour séduire les marchés asiatiques, où la LFP espère faire grimper le montant des droits de retransmission de la Ligue 1.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Ligue 1 : le PSG bat Nice (2-1), sous le regard des téléspectateurs chinois

Le coup d’envoi du match a été avancé à 13 heures pour séduire les marchés asiatiques, où la LFP espère faire grimper le montant des droits de retransmission de la Ligue 1.



Le Monde
 |    18.03.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 09h50
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


L’arbitre François Letexier a sifflé le coup d’envoi de Nice - Paris-Saint-Germain comptant pour la 30e journée de Ligue 1 à 13 heures, dimanche 18 mars. Le match, animé et souvent spectaculaire, s’est soldé par une victoire parisienne (2-1), avec des buts de Di Maria et Dani Alves pour le PSG et de Saint-Maximin pour les Niçois.
L’horaire, inédit, n’était ni une punition pour les joueurs ni un moyen d’éviter d’éventuels débordements, entre un club qui vise la cinquième place du championnat et un autre quasi assuré de remporter son septième titre. Quand les joueurs lisent 13 heures, la Ligue de football professionnel (LFP) lit 20 heures : ce sera l’heure au même moment en Chine, où elle tente de promouvoir le championnat de France.
Les grands championnats européens tentent de creuser leur trou sur les marchés asiatiques, et la France a à peine commencé à gratter. L’aura médiatique de la Ligue 1 est, de l’avis du directeur général exécutif de la LFP, Didier Quillot, « insuffisante ».
« Par rapport à d’autres pays européens, le football français est très en retard en matière de développement international. Pour développer la notoriété de notre championnat, la Chine est incontournable », dit-il au Monde.

        Lire aussi :
         

                Didier Quillot : « Il faut développer la notoriété de la Ligue 1 »



Pour la LFP, mieux vendre les droits télévisés
L’objectif, pour la LFP, est d’augmenter la valeur des droits télévisés à l’étranger, où la Ligue 1 ne vaut pour l’instant que 80 millions d’euros par an – la valeur la plus faible des cinq grands championnats. La Premier League, à l’inverse le plus riche championnat, a été vendue 3,16 milliards d’euros à l’étranger sur la période 2019-2021, soit plus d’un milliard par saison. Davantage que le prix de vente de la Ligue 1 aux diffuseurs français.
Dans ce montant astronomique atteint par les négociateurs de la Premier League, la Chine compte pour plus de 20 %.
On comprend qu’au vu de ces chiffres la LFP soit prête à tenter tous les paris, y compris les matchs juste avant la sieste du dimanche, pour arriver, comme le dit Didier Quillot, à « une meilleure valorisation de nos droits internationaux pour le cycle 2018-2021 ».
L’Asie, et plus particulièrement la Chine, est « le principal marché où l’on peut espérer obtenir un gros contrat. Tout le monde essaie d’avoir sa part du gâteau », estime Jean-Pascal Gayant, spécialiste de l’économie du sport à l’université du Mans. Avancer un match juste après le déjeuner est « devenu un dispositif presque habituel pour les grandes ligues européennes », note-t-il : le clasico Real Madrid-Barcelone en décembre 2017, et plus récemment, le « derby of England » du 10 mars entre Manchester United et Liverpool, ont été dans ce cas.
Les appels du pied du foot français en Asie ont jusqu’ici pris la forme d’une délocalisation du Trophée des champions sur le sol chinois en 2014 (celui de 2018 devrait avoir lieu à Shenzen), de tournées estivales ou d’opérations de communication plus ou moins abouties, comme le flocage de maillots en mandarin pour la Nouvel An chinois et des inscriptions au réseau social Sina Weibo.
Au-delà des droits télévisés, les objectifs sont multiples et partagés par les instances, comme les clubs, énumère Jérémie Bastien, docteur en sciences économiques à l’université de Reims : « Attirer de nouveau supporteurs, de nouveaux consommateurs de produits dérivés et développer de nouveaux partenariats. »
« Le PSG, c’est un peu comme Vuitton »
En Chine, où le développement du football est souhaité par le président, Xi Jinping, le football français, même porté par le très médiatique PSG de l’ère qatarie, souffre d’un solide déficit de notoriété, loin derrière « celles sans commune mesure de la Premier League et de la Liga », relève Jean-Pascal Gayant.
Ce match est censé contribuer à combler ce retard. La date n’a pas été choisie au hasard : les appels d’offres pour renouveler les droits de diffusion français en Asie du Sud-Est doivent être lancés au début du moins d’avril. Le match non plus : « C’est le club français le plus populaire à l’étranger contre un club possédé à 80 % par des fonds chinois », note Jérémie Bastien.
Quatre investisseurs sino-américains du secteur de l’hôtellerie ont déboursé 20 millions d’euros en 2016 pour entrer dans le capital de Nice. Depuis, les Niçois vont au-delà des traditionnelles tournées estivales pour asseoir leur image en Chine : accueil de jeunes footballeurs, partenariats avec des médias locaux et pluie de produits dérivés aux couleurs niçoises (maillots, écharpes mais aussi chambres d’hôtels et housses de couettes « brandées ») en partenariat avec la chaîne d’hôtels des actionnaires.

   


Au PSG, on considère tout simplement que « l’avenir du club passe par la Chine », selon le directeur général adjoint, Frédéric Longuépée. Le président, Nasser Al-Khelaïfi, l’a rappelé lors de la récente signature d’un contrat pour la gestion de l’image du PSG en Chine : « Nous avons de grandes et fortes ambitions en Chine, un grand pays et un marché crucial pour le club. » 
Pour Didier Quillot, « les Chinois sont friands de marque. Et le PSG d’aujourd’hui, c’est un peu comme Vuitton ». « Le fan de football chinois est peut-être plus ouvert que le fan européen, qui intériorise une hiérarchie européenne très nette, confirme Jean-Pascal Gayant. Ce qui compte davantage, c’est représenter une grande métropole. Le Paris-Saint-Germain, parce qu’il y représente Paris, peut être aussi prestigieux que Manchester ou Madrid. »
Le seul accroc à cette stratégie finement préparée par tous les acteurs consiste en la rare chose qu’ils ne contrôlent pas : le jeu. Neymar, le joyau de la vitrine que le football français voulait exposer à l’Asie, n’était pas sur la pelouse à 13 heures. Le risque est que les téléspectateurs chinois aient rapidement détourné les yeux après ne pas avoir vu le Brésilien sur le terrain. En attendant le retour des audiences asiatiques de ce matche, la LFP annonce vouloir répéter plusieurs fois ce type d’opération dès la saison prochaine.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/20/19-18">
<filnamedate="20180320"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180320"><AAMMJJHH="2018032019">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Dimanche, l’équipe française a remporté l’épreuve de relais en ski de fond, puis la skieuse Marie Bochet a triomphé lors du slalom. Une moisson 2018 meilleure que celle de Sotchi, en 2014.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Jeux paralympiques : bouquet final en or pour la France, qui termine 4e nation, avec vingt médailles

Dimanche, l’équipe française a remporté l’épreuve de relais en ski de fond, puis la skieuse Marie Bochet a triomphé lors du slalom. Une moisson 2018 meilleure que celle de Sotchi, en 2014.



Le Monde
 |    18.03.2018 à 05h41
 • Mis à jour le
18.03.2018 à 13h15
   





                        



   


La délégation française a décroché deux nouvelles médailles d’or dimanche 18 mars, aux Jeux paralympiques de Pyeongchang ; portant à vingt médailles la moisson française, dont sept en or.
L’équipe de relais en ski de fond – composée de Benjamin Daviet, Anthony Chalençon, Simon Valverde, Thomas Clarion et Antoine Bollet – a terminé dimanche première de cette épreuve de quatre fois 2,5 km, devançant la Norvège. Elle a été félicitée par Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des personnes en situation de handicap.

De l'or paralympique pour le relais Français ! La Marseillaise résonne pour la deuxième fois de la journée à Pyeong… https://t.co/XnNaMGSqrz— francetvsport (@France tv sport)


require(["twitter/widgets"]);


        Lire aussi :
         

                Benjamin Daviet, quadruple médaillé aux Jeux paralympiques : « Avec les Français, on se tire tous vers le haut »



Une quatrième médaille d’or pour Marie Bochet

   


Deux heures plus tard, la skieuse Marie Bochet triomphait dans l’épreuve de slalom dames (catégorie debout), remportant sa quatrième médaille d’or des Jeux paralympiques de Pyeongchang.

Médaille d'or paralympique pour Marie Bochet ! La Française surclasse toutes ses adversaires lors de son premier ru… https://t.co/PDvl5gaMkG— francetvsport (@France tv sport)


require(["twitter/widgets"]);

La jeune femme de 24 ans a survolé la course entre les piquets serrés avec une avance importante sur la deuxième, la Canadienne Mollie Jepsen, reléguée à plus de quatre secondes. C’est le seul titre paralympique qui manquait à son palmarès pour ses troisièmes Jeux.
« Beaucoup, beaucoup d’émotions »
« Beaucoup, beaucoup d’émotions. Je finis ces Jeux de la plus belle des manières. J’ai vraiment rempli tout ce que je voulais remplir dans ma carrière, et maintenant, ce n’est que du bonus. C’est vraiment chouette ! », a déclaré à France Télévisions Marie Bochet à l’issue de sa course dimanche. Avec quatre titres (descente, super-G, slalom géant, slalom) en cinq courses disputées dans la montagne sud-coréenne, la skieuse du Beaufortain (Savoie), égale sa moisson de Sotchi, en 2014.
Marie Bochet, née avec une agénésie (abscence de développement d’un organe survenue avant la naissance) de l’avant-bras gauche, conforte son statut de sportive française la plus titrée aux Jeux paralympiques hivernaux, avec huit médailles d’or depuis le début de sa carrière. Elle avait aussi fait montre de son talent les Mondiaux 2013 et 2015, avec cinq médailles d’or à chaque fois dans toutes les épreuves du ski alpin.

        Lire aussi :
         

                La skieuse Marie Bochet, espoir français des Jeux paralympiques



Avec vingt médailles, dont sept en or, la France termine à la quatrième place des Jeux paralympiques de Pyeongchang, derrière les Etats-Unis (trente-six médailles, dont treize en or), l’équipe d’athlètes paralympiques russes invités (vingt-quatre médailles, dont huit en or) et le Canada (vingt-huit médailles, dont huit en or). La délégation française fait mieux qu’aux Jeux de Sotchi, en 2014, où elle avait terminé à la cinquième place avec douze médailles, dont cinq en or.

        Lire aussi :
         

                Jeux paralympiques 2018 : cinq questions sur la compétition



« Contrat rempli »
« Contrat rempli. On s’était mis beaucoup de pression. C’est en train de relâcher et on va en profiter », a déclaré Christian Février, le directeur technique national de la Fédération française handisport.
Marie Bochet avait offert la toute première médaille aux Bleus le 10 mars. Mais les autres athlètes tricolores n’ont pas tardé à lui emboiter le pas. A commencer par son quasi-homonyme, Arthur Bauchet, benjamin de l’équipe à seulement 17 ans. Pour sa première participation, le jeune homme repart avec quatre médailles d’argent (descente, slalom, super-combiné, super-G).
Mais le sportif tricolore le plus titré est Benjamin Daviet, 28 ans, avec cinq médailles en poche, dont trois en or (biathlon 12,5 km, 7,5 km, relais 4 × 2,5 km) et deux en argent (biathlon 15 km, cross 20 km). « Il fait une sacrée paralympiade ! J’étais tellement déçue de ne pas pouvoir aller le voir » pour le relais 4 × 2,5 km, remporté par les athlètes français, a déclaré Marie Bochet dimanche matin, en lui rendant hommage. Pour saluer ce parcours, elle lui a proposé de porter l’étendard à sa place lors de la cérémonie de clôture des Jeux dimanche soir.
La snowboardeuse Cécile Hernandez, titrée à deux reprises (bronze en cross, et argent en slalom), Thomas Clarion (médaille de bronze en cross) et Anthony Chalençon (une médaille de bronze en biathlon 15 km) se sont également distingués.
Dernière figure marquante de ces Jeux, Frédéric François, qui à 41 ans, participait à ses derniers Jeux, et n’avait jamais été médaillé olympique auparavant. En Corée du Sud, il a récolté deux bronze (super-G, slalom) et une médaille d’argent (combiné). De quoi finir sur une excellente note.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/20/19-19">
<filnamedate="20180320"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180320"><AAMMJJHH="2018032019">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Les Français ont perdu de justesse (14-13) samedi à Cardiff. Ils terminent la compétition à la 4e place. Mais avec des motifs d’espoir, insiste leur sélectionneur, Jacques Brunel.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Tournoi des six nations : face aux Gallois, le XV de France pourra avoir des regrets

Les Français ont perdu de justesse (14-13) samedi à Cardiff. Ils terminent la compétition à la 4e place. Mais avec des motifs d’espoir, insiste leur sélectionneur, Jacques Brunel.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 23h32
 • Mis à jour le
18.03.2018 à 15h56
    |

            Adrien Pécout (Cardiff, envoyé spécial)








                        



   


Il faut savoir terminer un match. Une fois de plus, ce XV de France nouvelle génération devra méditer cette vérité de vestiaire. Les Bleus ont clos le Tournoi des six nations comme ils l’avaient ouvert : leur défaite, samedi 17 mars, contre les Gallois (14-13), à Cardiff, fait écho à celle contre l’Irlande (15-13). Le point final d’une édition au solde négatif : trois défaites, si l’on ajoute celle en Ecosse (33-26) ; deux victoires contre l’Italie (34-17) puis, il y a une semaine, plus improbable, contre l’Angleterre (22-16).
Tout cela laisse la France à la 4e place du Tournoi, là où elle pouvait encore finir 2e derrière l’Irlande en cas de victoire ce soir. Jacques Brunel en a pris son parti. Visage fatigué en conférence de presse, le sélectionneur retient de son premier tournoi avec les Bleus « l’engagement que tous les joueurs ont mis, la cohésion qui s’est formée dans cette équipe ».

        Lire aussi :
         

                Tournoi des six nations : pour les Bleus, d’abord la confiance, ensuite le jeu



La rhétorique peut sembler facile, mais elle a du vrai. Face aux Gallois, comme face aux Irlandais, et même face aux Ecossais jusqu’en début de seconde période, le XV de France a longtemps cru en la victoire. « En début de tournoi, on nous prévoyait très loin de toutes les grandes nations, on a montré qu’on en était très proches. »
De fait, les Bleus partaient de loin. Ils ont passé le réveillon de 2017 au 10e rang mondial, leur étiage. Derrière Anglais (2e), Irlandais (3e) mais aussi Ecossais (5e) et Gallois (7e).
Trinh-Duc à la peine
Malgré les deux défaites initiales contre l’Irlande et l’Ecosse, les matchs de ce début d’année ont donné quelques certitudes au nouveau sélectionneur, nommé en urgence après le licenciement sans manière de Guy Novès (qui, lui, avait conclu l’édition précédente du Tournoi à la 3e place).
L’ancien manageur de l’Union Bordeaux-Bègles affirme avoir déjà trouvé « une assise de joueurs, une assise technique, une assise d’état d’esprit ». « Sur ces fondations-là, je pense qu’on va pouvoir bâtir quelque chose. » Vrai surtout pour la défense, malgré quelques perméabilités contre l’Angleterre.
Beaucoup moins pour l’attaque, tant l’équipe de France a manqué d’efficacité à proximité de l’en-but adverse. « Il y a eu du mieux au niveau des intentions, même s’il faudra travailler beaucoup la précision », concède avec lucidité Mathieu Bastareaud, capitaine d’un soir en remplacement de Guilhem Guirado, absent pour blessure.

        Lire aussi :
         

                La mauvaise histoire du XV de France



« On a montré qu’on avait du caractère », ajoute le centre toulonnais au sujet de ses jeunes coéquipiers. Suffisamment en tout cas pour se remobiliser après un « essai casquette » encaissé en tout début de match. Victime d’un rebond fripon, François Trinh-Duc a laissé Liam Williams aplatir le seul essai gallois du match (7-3, 4e minute), quelques secondes seulement après avoir ouvert le score pour la France sur un drop.
Trinh-Duc, bien placé (67e), avait une occasion de se rattraper. Las ! sa tentative sur pénalité passait à côté et laissait les Gallois en tête. Dès avant la mi-temps, les Bleus avaient pourtant déjà refait une partie de leur retard par un bel essai de Gaël Fickou (11-10, 21e), esquivant un plaquage pour conclure un enchaînement de passes entre le talonneur Adrien Pélissié puis les demis Maxime Machenaud (une pénalité réussie ce soir, une ratée) et François Trinh-Duc.
D’où, aussi, ce sentiment d’inachevé à l’issue des cinq matchs du Tournoi et particulièrement ce samedi soir. Avec un certain sens de la dialectique, interrogé par les médias gallois, Jacques Brunel finira par évoquer un « bilan à la fois satisfaisant et pas satisfaisant ». 



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/20/19-20">
<filnamedate="20180320"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180320"><AAMMJJHH="2018032019">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ L’Italien a remporté la 109e édition de Milan-San Remo, la première grande classique de la saison cycliste.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Cyclisme : l’Italien Vincenzo Nibali remporte Milan-San Remo

L’Italien a remporté la 109e édition de Milan-San Remo, la première grande classique de la saison cycliste.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 18h15
 • Mis à jour le
17.03.2018 à 18h57
   





                        



Vincenzo Nibali remporte l'édition 2018 de Milan-San Remo avec un final à couper le souffle #lequipeVELO https://t.co/edQqtvA1e5— lachainelequipe (@la chaine L'ÉQUIPE)


require(["twitter/widgets"]);

L’Italien Vincenzo Nibali (Bahrein) a remporté sous la pluie la 109e édition de Milan-San Remo, la première grande classique de la saison cycliste qui est aussi la plus longue avec 294 kilomètres.
Nibali a devancé tous les sprinteurs, avec un court avantage sur le peloton réglé par l’Australien Caleb Ewan, deuxième, devant le champion de France Arnaud Démare. Le champion du monde et favori, le Slovaque Peter Sagan, a pris la sixième place. Le vainqueur sortant, le Polonais Michal Kwiatkowski, la onzième.
Nibali a mis fin à douze ans d’attente pour le cyclisme italien qui n’avait plus gagné la Primavera depuis Filippo Pozzato en 2006. Le Sicilien, 33 ans, est l’un des rares coureurs à avoir gagné les trois grands tours (Giro, Tour de France, Vuelta). Mais il a aussi déjà gagné des classiques, principalement le Tour de Lombardie.



                            


                        

                        

