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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-1"> ¤ Alors que la ministre de la culture veut engager la lutte contre la désinformation, il est temps de s’interroger sur la place qu’occupent ces rubriques dans les journaux estime, dans une tribune au « Monde », Serge Bret-Morel, président de l’Observatoire zététique.
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Fake news : « Il faut exiger du CSA qu’il s’exprime sur le sujet des horoscopes ! »

Alors que la ministre de la culture veut engager la lutte contre la désinformation, il est temps de s’interroger sur la place qu’occupent ces rubriques dans les journaux estime, dans une tribune au « Monde », Serge Bret-Morel, président de l’Observatoire zététique.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 16h00
    |

Serge Bret-Morel (Président de l’Observatoire Zététique)







                        



                                


                            

Tribune. Le sondage IFOP « Enquête sur le complotisme » (lien vers PDF) a fait couler beaucoup d’encre mais l’item de la page 11 a été injustement oublié. Il est pourtant, et de loin, le plus important de tous, que les étoiles en soient témoins ! 6 % seulement des personnes interrogées consultent leur horoscope « tous les jours », 11 % « une fois par semaine ». Preuve par le vide est (peut-être) faite d’une idée reçue bien installée, plaignons ceux qui en font un véritable outil marketing.
Des entreprises vendent des horoscopes clé en main qui résultent d’un simple tirage au sort informatique
S’il ne faisait pas vendre plus d’exemplaires à proprement parler, au moins pensait-on que, en tant que rubrique récurrente, il participait discrètement à la fidélisation du lectorat. Que nenni : voilà qu’il n’intéresse plus personne ! Il faut craindre un bouleversement du paysage médiatique et même pire. Qu’on ne puisse plus agrémenter son trajet dodo/boulot du matin en dénombrant le nombre d’étoiles attribuées scientifiquement à l’un ou l’autre de nos proches selon leurs signes astrologiques. L’enfer astral, en somme.
Ces chiffres sont-ils absurdes ? Pas forcément. Le sondage IFOP, comme la plupart aujourd’hui, a été réalisé en ligne afin d’éviter le jugement du sondeur mais, surtout, plusieurs reportages télévisés ont insisté depuis un an sur un contenu (au moins) abracadabrantesque.
Des entreprises vendent des horoscopes clé en main qui résultent d’un simple tirage au sort informatique. En effet, copiez/collez dans Google un bloc de texte et vous le retrouverez plusieurs fois, au mot près, dans les dix dernières années. Le recours aux services d’un astrologue est devenu optionnel !
Mauvaise farce
On connaissait déjà les compétences pointues indispensables au poste de rédacteur d’horoscope. Les témoignages d’étudiants, stagiaires, secrétaires, membres de rédaction et même cousins ou cousines sont légions. Mais la trouvaille...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-2"> ¤ Le Conseil de Paris doit à nouveau se pencher les 20 et 21 mars sur la piétonisation des voies sur berges. Olivier Blond, président de l’association Respire, souligne les enjeux du dossier.
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Voies sur berge à Paris : « Il faut davantage d’“oasis d’air sain” en Ile-de-France »

Le Conseil de Paris doit à nouveau se pencher les 20 et 21 mars sur la piétonisation des voies sur berges. Olivier Blond, président de l’association Respire, souligne les enjeux du dossier.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 15h19
    |

Olivier Blond (Président de l’association Respire, à l’origine des pétitions en faveur de la piétonisation des berges)







                        



                                


                            

Tribune. Le débat sur les berges de Seine a rebondi récemment avec la décision du tribunal administratif [Le tribunal administratif de Paris a annulé la fermeture des voies sur berges le 21 février], et on pourrait croire que tout recommence comme il y a deux ans, lors de la mise en place de la piétonisation. Mais il n’en est rien. Car tout a changé depuis la mise en place de la mesure. Tout, sauf le ton houleux des discussions.
En effet, l’ensemble des partis politiques, y compris la droite, s’est désormais rallié à la lutte contre la pollution de l’air. C’est ainsi une victoire considérable de ces deux dernières années, et des premières mobilisations autour de la piétonisation, que d’avoir participé à ce changement majeur. Plus personne n’ose sérieusement contester ni l’importance des enjeux, ni la nécessité d’agir.

Le contexte international montre qu’il s’agit là d’une évolution profonde : la pollution automobile est désormais un enjeu majeur partout dans le monde, de Leipzig jusqu’à Rome, villes qui pourraient prochainement interdire les véhicules diesel.
En France, le gouvernement fait face à deux injonctions majeures : la première est celle de la Commission européenne, qui menace d’une action contre la France pour non-respect des normes de pollutions (notamment à Paris) et pourrait imposer des millions d’euros d’amende. La seconde provient du Conseil d’Etat, qui a sommé le gouvernement de produire un plan d’action vigoureux au plus tard à la fin de ce mois.
Ralliement décisif
Au niveau régional, les oppositions sont toujours aussi rugueuses, mais la position de Valérie Pécresse a évolué radicalement. Elle critique certes la méthode et le timing de la mesure d’Anne Hidalgo, mais elle soutient désormais qu’il faudrait (certes en 2021) des voies piétonnisées. C’est un ralliement décisif.
Enfin, au niveau local, le soutien à la mesure dans l’opinion s’est accru, malgré les attaques contre le projet....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-3"> ¤ L’atlas des partis politiques français n’a quasiment plus rien à voir avec celui d’il y a cinq ans.
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Le bouleversement du paysage des partis politiques en une infographie

L’atlas des partis politiques français n’a quasiment plus rien à voir avec celui d’il y a cinq ans.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 14h30
    |

            Maxime Vaudano








                        


La vie politique française a toujours eu une capacité hors du commun à se réinventer régulièrement, suffisamment souvent en tout cas pour qu’un observateur étranger, même chevronné, ait le plus grand mal à en suivre le rythme. Cette passion transformiste a toutefois franchi un cap au cours des cinq dernières années, avec une reconfiguration quasi complète du paysage des partis.
Entre les changements de nom, les fusions, les scissions, les disparitions, les créations et les retournements d’alliance, l’atlas des partis politiques français de 2018 n’a en effet quasiment plus rien à voir avec celui du début de mandat de François Hollande, en 2012.
Et si certains de ces changements sont cosmétiques avec de simples changements de noms (comme le passage de l’UMP à LR ou du FN au RN), d’autres s’avèrent beaucoup plus structurants pour le débat politique (à l’image de La République en marche, qui a obtenu une majorité absolue à l’Assemblée nationale à peine un an après son lancement par Emmanuel Macron, ou de la France insoumise, qui a obtenu 17 députés sans l’appui du Parti communiste comme à l’époque du Front de gauche).




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Cette infographie représente l'évolution  des principaux partis politiques nationaux entre 2012 et 2018.
Chaque  symbolise un parti.
Dans les colonnes grises figurent les groupes parlementaires à l'Assemblée nationale en 2012 (à gauche) et 2018 (à droite).
Les partis alliés sont reliés par des triangles .
Passez votre curseur sur les  pour en savoir plus.






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  "rassemblementnational": "Le Front national n'a pas bougé dans sa structure depuis 2012. Sa présidente, Marine Le Pen, a toutefois proposé en mars 2017 de rebaptiser le parti « Rassemblement national ». Ce choix doit encore être entériné par les militants.",
  "rassemblementbleumarine": "Le Rassemblement bleu Marine (RBM) a été créé en mars 2012 par Marine Le Pen pour élargir la base électorale et militante du Front national. Il agrège plusieurs micro-partis d'extrême droite et des élus extérieurs au FN. Le SIEL (Souveraineté, identité et libertés), principale autre composante du RBM, le quitte fin 2016.",
  "lespatriotes": "Après la défaite à la présidentielle de mai 2017, Florian Philippot, le bras droit de Marine Le Pen, lance Les Patriotes, une association rattachée au Front national. Ses relations avec la présidente du FN se détériorent rapidement et il coupe les ponts avec le parti en septembre, pour faire des Patriotes un parti à part.entière.",
  "dlffn": "Le Front national et Debout la France connaissent une alliance éphémère dans l'entre-deux-tours de la présidentielle 2017, lorsque Nicolas Dupont-Aignan se rallie à Marine Le Pen. Le rapprochement est de courte durée, puisque les deux formations échouent à nouer un accord pour les élections législatives qui se tiennent dans la foulée.",
  "libres": "En septembre 2017, Valérie Pécresse lance son mouvement Libres! pour peser à droite face au futur président des Républicains (LR), Laurent Wauquiez. Après avoir enregistré l'arrivée de plusieurs cadres des Républicains hostiles à M. Wauquiez, Libres! devient un mouvement associé à LR en février 2018.",
  "agir": "Après l'élection d'Emmanuel Macron, plusieurs députés de droite macron-compatibles décident de créer un groupe distinct des Républicains à l'Assemblée nationale, baptisé Les Constructifs, aux côtés de l'UDI. Démissionnaires ou exclus de l'UDI, ils créent finalement en novembre 2017 un nouveau parti : Agir, la droite constructive.",
  "lescentristes": "Fin 2016, le Nouveau Centre présidé par Hervé Morin se rebaptise Les Centristes et annonce son intention de s'émanciper de l'UDI. Le départ n'est acté qu'un an plus tard, en décembre 2017.",
  "mouvementradical": "Quarante-cinq ans après leur schisme de 1972, le Parti radical de gauche et le Parti radical valoisien se réunissent en décembre 2017 sous la bannière du Mouvement radical. Se revendiquant « alternatif au système gauche-droite », les deux partis promettent de s’affranchir de leurs anciennes alliances (respectivement avec le PS et l'UDI).",
  "alliancecentriste": "Membre fondateur de l'UDI, l'Alliance centriste en est exclue en mars 2017, après avoir appelé à voter pour Emmanuel Macron. Elle est désormais membre de La République en marche.",
  "mdp": "Le mouvement unitaire progressiste de Robert Hue, rebaptisé Mouvement des progressistes en 2014, soutient en 2017 la candidature d'Emmanuel Macron, après avoir tenté sans succès de participer à la primaire du PS. Si le parti continue d'exister, les deux députés issus de ses rangs sont rattachés à La République en marche.",
  "lrem": "Le mouvement En marche !, qui a porté la candidature d'Emmanuel Macron à partir de 2016, s'est rebaptisé La République en marche après sa victoire en 2017. Il a agrégé de nombreux anciens élus d'autres partis (PS, MoDem, LR, MDP, etc.).",
  "modemlrem": "Une partie des élus et des militants du Mouvement démocrate ont rejoint La République en marche en 2017.",
  "pslrem": "De nombreux élus et militants du Parti socialiste ont rejoint La République en marche en 2017.",
  "generations": "Après sa défaite à la présidentielle, Benoît Hamon quitte le Parti socialiste en juillet 2017 et lance le Mouvement du 1er juillet, rebaptisé Génération.s en décembre.",
  "partiecologiste": "En 2015, des écologistes pro-gouvernement quittent Europe Ecologie-Les Verts pour fonder Ecologistes !, rebaptisé Parti écologiste en 2016. Il s'associe rapidement avec le Front démocrate au sein de l'Union des démocrates et des écologistes (UDE). Pour la présidentielle de 2017, son président, François de Rugy, soutient Emmanuel Macron après avoir participé, sans succès, à la primaire du PS. Il rejoint La République en marche après son élection, comme les deux autres députés du Parti écologiste.",
  "franceinsoumise": "En 2016, Jean-Luc Mélenchon abandonne le Front de gauche au profit d'un nouveau mouvement, la France insoumise, qui porte sa candidature à la présidentielle. Celui-ci fédère des anciens cadres du Front de gauche, des dissidents d'Europe Ecologie-Les Verts et des personnalités de la société civile. Il obtient un groupe parlementaire distinct des communistes après les législatives de juin 2017.",
  "pcf": "Allié depuis 2009 avec Jean-Luc Mélenchon dans le cadre du Front de gauche, le PCF ne s'associe pas en 2017 avec la France insoumise, bien qu'il ait soutenu la candidature de M. Mélenchon. A l'Assemblée, ses députés siègent avec cinq députés ultramarins de gauche radicale et un insoumis.",
  "ensemble": "Le mouvement Ensemble ! est créé en 2013 comme la troisième force du Front de gauche, aux côtés du Parti de gauche et du Parti communiste. En 2017, il se rallie à la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Ensemble ! ne rallie pas officiellement la France insoumise, mais ses deux députées siègent au sein de son groupe parlementaire.",
  "mrc": "Le MRC est l'héritier du Mouvement des citoyens créé en 1993 par Jean-Pierre Chevènement. Allié au PS en 2012, le parti tente – sans succès – de présenter un candidat à la primaire socialiste en vue de la présidentielle 2017. L'unique député du MRC élu en 2017 siège avec les socialistes dans le groupe Nouvelle Gauche, mais le parti a soutenu un candidat de la France insoumise dans la législative partielle de Belfort, début 2018.",
  "rump": "En novembre 2012, dans la foulée de la guerre Copé-Fillon pour la présidence de l'UMP, les fillonistes siègent pendant deux mois dans un groupe parlementaire distinct, avant de rejoindre leurs collègues en janvier 2013.",
  "lrlrem": "Plusieurs élus et militants des Républicains ont rejoint La République en marche en 2017."
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-4"> ¤ Dans une tribune au « Monde », la présidente de l’Union nationale des associations familiales, Marie-Andrée Blanc, estime qu’il faut relancer la politique familiale, relevant que des économies drastiques ont frappé l’ensemble des familles et pas seulement les plus aisées.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
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Il faut « donner un nouveau souffle à la politique familiale »

Dans une tribune au « Monde », la présidente de l’Union nationale des associations familiales, Marie-Andrée Blanc, estime qu’il faut relancer la politique familiale, relevant que des économies drastiques ont frappé l’ensemble des familles et pas seulement les plus aisées.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 14h28
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 14h29
    |

Marie-Andrée Blanc (Présidente de l’Union nationale des associations familiales)







                        



                                


                            

Tribune. La politique familiale française a longtemps été perçue comme un modèle envié par nos voisins européens. Son efficacité reposait tant sur la confiance des familles, que sur l’équilibre de plusieurs objectifs : soutenir toutes les familles avec enfants en compensant partiellement leur perte de niveau de vie, favoriser la conciliation vie familiale-vie professionnelle et notamment l’emploi des femmes, contribuer à lutter contre la pauvreté.
Ces dernières années, des inflexions fortes ont été apportées à cette politique. Des économies drastiques ont spécifiquement été faites aux dépens des familles avec enfants ; la politique familiale a fait l’objet de réductions répétitives et massives (plus de 4 milliards d’euros) qui ont frappé l’ensemble des familles et pas seulement les plus aisées, même si ces dernières, et notamment les familles nombreuses, ont subi les plus lourdes pertes.
Rempart contre la pauvreté
Dans le même temps, cette politique a été orientée de manière de plus en plus exclusive vers les familles les plus modestes, en privant de plus en plus de familles du bénéfice de certaines prestations. Enfin, la conciliation a été cantonnée à l’accueil collectif (crèches) au préjudice des autres formes d’accueil (assistantes maternelles, congés parentaux).
Au moment où se négocie la convention d’objectifs et de gestion (COG) de la Caisse nationale d’allocations familiales (Cnaf) et alors qu’un rapport sur la politique familiale sort prochainement, il faut tirer le bilan de ces inflexions. Ont-elles rendu notre politique familiale plus juste et plus efficace ? Faut-il poursuivre cette voie ?
Les chiffres parlent d’eux-mêmes :
Le taux d’emploi des mères entre 25 et 54 ans se dégrade (baisse d’1,5 point entre 2014 et 2016 selon Eurostat). Le baromètre Eurofound rétrograde la France de la 2e place (en 2007) à la 18e en 2016 sur le sentiment de pouvoir concilier vie familiale et...




                        

                        


<article-nb="2018/03/20/19-5">
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-5"> ¤ Dans sa chronique, le corrrespondant du « Monde » à Londres Eric Albert voit dans le développement de l’investissement « passif » très en vogue depuis une grosse décennie le poids gigantesque – hautement stratégique et géopolitique – pris par les indices.
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« Les actionnaires préfèrent de plus en plus se contenter de suivre les indices boursiers »

Dans sa chronique, le corrrespondant du « Monde » à Londres Eric Albert voit dans le développement de l’investissement « passif » très en vogue depuis une grosse décennie le poids gigantesque – hautement stratégique et géopolitique – pris par les indices.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 14h05
    |

            Eric Albert (@IciLondres)








                        



                                


                            
Lettre de la City. Avez-vous jamais entendu parler de MSCI ? La discrète société, guère connue au-delà du monde de la finance, détient pourtant un pouvoir prodigieux sur les marchés financiers. Les hauts dirigeants de la Chine et de l’Arabie saoudite font pression sur elle, attendant avec anxiété ses décisions apparemment hautement techniques mais financièrement capitales. Sur les marchés des actions, 12 400 milliards de dollars (10 000 milliards d’euros, un peu plus que le PIB de la Chine), sont influencés par cette discrète entreprise.
MSCI (anciennement Morgan Stanley Capital International), créée en 1969 par Morgan Stanley et Capital Group International, mais aujourd’hui société indépendante, fait un métier relativement ennuyeux : elle fabrique des indices boursiers. Le grand public connaît le CAC 40, le FTSE 100 ou le Dow Jones. Les professionnels n’aiment guère utiliser ces indices historiques, souvent déséquilibrés et mal faits.

Le FTSE 100 est, par exemple, très exposé aux entreprises minières et ne représente absolument pas l’économie britannique. Le Dow Jones est particulièrement ridicule : il classe les entreprises en fonction du prix de leur action. Ainsi, Boeing, avec son action à 330 dollars, compte plus qu’Apple, dont l’action vaut 180 dollars, alors même que la capitalisation du premier vaut quatre fois et demie moins que le second.
Idée très simple
Les investisseurs professionnels préfèrent utiliser des indices plus précis. Le S&P 500, basé sur cinq cents valeurs aux Etats-Unis, est l’un des favoris. Le FTSE propose aussi une série d’indices alternatifs. Et à ce jeu, MSCI s’est imposée comme le leader pour le marché mondial des actions, avec des milliers d’indices différents, aux variations infinies : marchés émergents d’Amérique latine, valeurs technologiques mondiales, pharmacie et biotechnologie, et notre favori, l’indice des valeurs catholiques…
Les investisseurs ont tiré une conclusion implacable...



                        

                        


<article-nb="2018/03/20/19-6">
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-6"> ¤ Dans sa chronique, l’économiste Paul Jorion revient sur cette fonction sociale dont la logique néolibérale entend faire le prototype de chacun de nous, au détriment d’autres historiquement présentes dans nos sociétés.
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« Peut-on vraiment imaginer une société faite seulement d’(auto)entrepreneurs ? »

Dans sa chronique, l’économiste Paul Jorion revient sur cette fonction sociale dont la logique néolibérale entend faire le prototype de chacun de nous, au détriment d’autres historiquement présentes dans nos sociétés.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 14h00
    |

                            Paul Jorion (Economiste et anthropologue, Université catholique de Lille)








                        



                                


                            
L’éclairage. Les fonctions sociales entre lesquelles se distribuent nos sociétés ont leur fondement dans notre histoire. De notre Moyen Age, émergent quatre familles de fonctions que nous retrouvons encore aujourd’hui sous d’autres formes.
Une fonction est présente de toute éternité ou presque : le métoïkos, marchand mais aussi étranger, à la fois interne et extérieur dans la cité grecque antique. Assurant la distribution des produits, il vit de sa capacité à extraire de ses acheteurs un profit : la différence entre le prix de vente et la somme des coûts.
Au sein même de la cité, trois rôles émergent du contrat de métayage, partout présent sur la planète, souvent appelé aujourd’hui « système à la part », ou « actionnariat » quand il préside au financement des entreprises cotées en Bourse. Ces trois rôles sont ceux du propriétaire terrien, du « métayer » en tant que tel, et du « journalier ».
A l’origine, le propriétaire terrien doit ses propriétés à ses exploits guerriers : il a acquis ses terres par la lutte et les a défendues par le glaive contre ceux qui auraient contesté ses droits.
Logique néolibérale
Le métayer, dans le contrat qui le lie au propriétaire terrien, investit son travail dans les terres mises à sa disposition mais partage avec lui le risque des aléas inhérents au monde tel qu’il est : insuffisamment de pluie cette année, trop l’année suivante… Sur la base, par exemple, d’un contrat 50/50, le métayer conserve la moitié de ce qu’il a récolté et rétrocède l’autre moitié comme rente à son propriétaire.
un hybride entre le métayer, qui investit son travail et assume le risque des aléas dus à l’imprévisibilité du monde, et le marchand, qui cherche à maximiser son profit
Le journalier, recruté par le métayer en cas de « coup de feu », n’assume, lui, aucun risque : il est rémunéré à la tâche au prorata du nombre de journées qu’il consacre à travailler ou du nombre de pièces qu’il produit ; à charge...




                        

                        


<article-nb="2018/03/20/19-7">
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-7"> ¤ Plus un pays est inégalitaire en termes économiques, plus la performance des filles par rapport aux garçons se détériore, expliquent dans une tribune au « Monde » les trois économistes auteurs d’une analyse publiée dans « Science ».
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« L’écart de performance entre filles et garçons en sciences est une forme d’inégalité sociale »

Plus un pays est inégalitaire en termes économiques, plus la performance des filles par rapport aux garçons se détériore, expliquent dans une tribune au « Monde » les trois économistes auteurs d’une analyse publiée dans « Science ».



Le Monde
 |    20.03.2018 à 11h57
    |

Thomas Breda (CNRS-Ecole d’économie de Paris), Elyès Jouini (Université Paris-Dauphine) et Clotilde Napp (CNRS, université Paris-Dauphine)







                        



                                


                            

Tribune. Aux évaluations nationales de CE2 et de 6e, au brevet ou au baccalauréat, les filles obtiennent de meilleurs résultats que les garçons. Elles sont plus nombreuses à se voir attribuer des mentions au baccalauréat et ont des parcours scolaires plus aisés et plus fluides : elles redoublent moins, sont moins susceptibles de décrocher du système scolaire, sont plus nombreuses à faire des études supérieures, font des études plus longues.
Mais ces résultats, manifestement à leur avantage, n’empêchent pas leur sous-représentation dans les filières scientifiques. Or ce sont ces filières qui mènent assez largement aux professions les mieux rémunérées et aux postes les plus haut placés. Les filles sont moins représentées en classes préparatoires scientifiques et en écoles d’ingénieur. Les doctorants en sciences sont, à une écrasante majorité, des hommes. Plus on monte dans l’échelle du prestige et de l’expertise, moins les femmes sont représentées dans les domaines scientifiques.
Situation différente selon les pays
A l’échelle de l’OCDE, les enquêtes PISA [Programme international pour le suivi des acquis] révèlent que si l’écart de performance moyenne en mathématiques à l’âge de 15 ans entre les sexes est bien en train de se réduire, il n’en est rien lorsque l’on s’intéresse aux élèves qui réussissent le mieux : il y a, en moyenne, 40 % de filles parmi les 10 % des meilleurs élèves – soit ceux qui sont susceptibles de poursuivre des études et des carrières de haut niveau.
Cette proportion de 40 % de filles se retrouve également dans les 10 % des meilleurs en sciences. Elle est en revanche inversée – 40 % de garçons – en ce qui concerne les évaluations littéraires. Les garçons auraient-ils un « esprit » plus scientifique et les filles un « esprit » plus littéraire ?
L’article que nous avons publié vendredi 16 mars dans Science éclaire ce débat d’un jour nouveau. En analysant les...




                        

                        


<article-nb="2018/03/20/19-8">
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-8"> ¤ Editorial. Plus de 350 000 morts, un demi-million de personnes emprisonnées par le pouvoir, recours à la torture, au viol, aux armes chimiques… D’une brutalité exceptionnelle, le conflit en Syrie est un désastre humain.
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Sept ans d’enfer syrien

Editorial. Plus de 350 000 morts, un demi-million de personnes emprisonnées par le pouvoir, recours à la torture, au viol, aux armes chimiques… D’une brutalité exceptionnelle, le conflit en Syrie est un désastre humain.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 11h38
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 14h07
   





                        



   


Editorial du « Monde ». L’enclave kurde d’Afrin est tombée aux mains de l’armée turque et l’enclave rebelle de la Ghouta orientale est à l’agonie face à l’offensive de l’armée syrienne… Cela fait sept ans, cette semaine, que la Syrie est devenue « l’enfer sur terre », pour reprendre l’expression du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, évoquant le sort de la Ghouta.

        Lire aussi :
         

                Syrie : l’exode des civils de la Ghouta orientale sous les bombes



Sept ans que le pouvoir syrien, aux abois face aux manifestations pacifiques d’un peuple réclamant davantage de libertés, a déclenché cet enfer. Les premiers morts sont tombés à Deraa, trois jours après le déclenchement, le 15 mars 2011, de la révolte. Aujourd’hui, on dénombre 354 000 morts, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, et des centaines de milliers de blessés. Un demi-million de personnes ont été emprisonnées par le pouvoir, dont 60 000 ont été assassinées. Le recours à la torture et au viol ont été, dans beaucoup de geôles, systématiques. Damas a régulièrement recours à des armes chimiques (sarin, chlore) et aucune « ligne rouge » – pas davantage celle des présidents Macron puis Trump depuis un an que celle d’Obama en 2013 – ne paraît l’arrêter. Sur 23 millions d’habitants, la moitié ont quitté leur foyer, et 5,4 millions sont réfugiés à l’étranger. La Syrie est un désastre humain.

        Lire aussi :
         

                L’armée syrienne accusée de viols « systématiques »



Le conflit s’est, par ailleurs, internationalisé. Terrain de jeu des djihadistes du monde entier lorsque l’organisation Etat islamique (EI) contrôlait un territoire aujourd’hui perdu, le pays connaît une sorte de « guerre mondiale » en miniature. L’Iran puis la Russie sont intervenus brutalement pour venir en aide au régime de Bachar Al-Assad, tandis que, plus récemment, les Etats-Unis se sont impliqués dans la guerre contre l’EI et que la Turquie mène son combat contre les forces kurdes. Avions russes et américains, entre autres, se croisent fréquemment dans le ciel de Syrie.
Radicalisation du chaos
Hormis la guerre contre l’EI, jugée nécessaire par l’ensemble de la « communauté internationale » après les attentats en Europe, les autres interventions étrangères n’ont contribué qu’à une radicalisation du chaos. Téhéran et Moscou soutiennent la politique la plus criminelle que pouvait imaginer Damas. Ankara, de son côté, en s’appuyant sur des brigades islamistes de l’ex-Armée syrienne libre (ASL) en déroute, combat les forces kurdes qui furent les meilleures alliées de la coalition commandée par Washington dans la lutte contre l’Etat islamique.

        Lire aussi :
         

                Ce qu’il faut retenir de la chute d’Afrin, en Syrie



Après la chute d’Afrin, qui était en « zone d’influence russe » et d’où Moscou avait retiré ses troupes, la prochaine cible de l’armée turque pourrait être Manbij, en « zone d’influence américaine ». Assistera-t-on à cette situation singulière, voire surréaliste, qui verrait un pays de l’OTAN, la Turquie, attaquer un territoire kurde où sont basées des troupes américaines soutenues au moins politiquement par tous les autres pays de l’OTAN ?

        Lire aussi :
         

                En Syrie, après la chute d’Afrin jusqu’où ira l’armée turque ?



Pendant que chaque pays impliqué avance ses pions, ceux qui en payent le prix ultime sont évidemment les Syriens. Il y a sept ans, les manifestants réclamaient au minimum un peu de liberté, et pour certains la chute d’un dictateur. Aujourd’hui, aucun Syrien n’imagine plus la fin de « l’enfer sur terre ». Et le reste du monde, lassé, paraît avoir perdu, face à une brutalité exceptionnelle, et bien que toutes les valeurs universelles et onusiennes soient bafouées, tout ce qui pourrait ressembler à de l’empathie, à de la compassion. Les portes de l’enfer ne semblent pas près de se refermer.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/20/19-9">
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-9"> ¤ Pour le biologiste Romain Julliard, l’érosion frappe tous les échelons : insectes, dont papillons et pollinisateurs, flore adventice et oiseaux.
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« On assiste à un effondrement de la biodiversité sauvage »

Pour le biologiste Romain Julliard, l’érosion frappe tous les échelons : insectes, dont papillons et pollinisateurs, flore adventice et oiseaux.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 10h51
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 11h21
    |

            Audrey Garric








                        



                                


                            

Romain Julliard est chercheur en biologie de la conservation au Muséum national d’histoire naturelle. Il s’alarme du déclin des « espèces communes de nos campagnes ».
Que pensez-vous des nouveaux chiffres sur le déclin des oiseaux ?
On sait depuis longtemps que les oiseaux déclinent en milieu agricole, mais on pensait que l’essentiel de ce phénomène datait des années 1980, avec l’intensification des pratiques agricoles et l’usage de pesticides tels le DDT, et qu’on avait atteint une sorte de plateau dans les années 2000. Il est extrêmement alarmant de constater que non seulement cette érosion se poursuit, mais également qu’elle s’amplifie.

Nous sommes confrontés à un effondrement qui concerne aujourd’hui tous les échelons de la biodiversité sauvage dans ces paysages agricoles : les insectes, dont les papillons et les pollinisateurs, la flore adventice [non voulue par les agriculteurs et souvent considérée comme mauvaise herbe] et les oiseaux. Et ce, alors que nous n’avons jamais autant consacré d’argent et d’investissement pour prendre des normes environnementales ou soutenir l’agriculture biologique. C’est sidérant.
Quel est l’impact d’une telle érosion de ces vertébrés ?
Les oiseaux sont des espèces relativement résilientes, en raison de leurs larges aires géographiques, d’une certaine longévité et d’une alimentation diversifiée. Ils arrivent en bout de chaîne. Lorsqu’ils déclinent, cela indique que toutes les autres espèces en font de même.
Au-delà, c’est une valeur patrimoniale que nous sommes en train de perdre : nous avons façonné depuis des milliers d’années des paysages dans lesquels on entend des oiseaux chanter. En dépendent une forme de bien-être, de qualité de vie, en plus du tourisme. Alouettes, perdrix, linottes : autant de noms familiers d’une biodiversité ordinaire qui va bientôt nous manquer.
On parle de sixième extinction...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-10"> ¤ Analyse. Pour la journaliste Anne-Françoise Hivert, il est aujourd’hui, contrairement à naguère, devenu plus facile d’énumérer les points d’accord entre le parti social-démocrate (SD) et le parti du peuple danois (DF) que les sujets qui fâchent.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
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« Flirt politique » inédit au royaume du Danemark

Analyse. Pour la journaliste Anne-Françoise Hivert, il est aujourd’hui, contrairement à naguère, devenu plus facile d’énumérer les points d’accord entre le parti social-démocrate (SD) et le parti du peuple danois (DF) que les sujets qui fâchent.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 10h27
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 10h31
    |

                            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



                                


                            
Analyse. La missive est partie le 13 février, veille de la Saint-Valentin. Kristian Thulesen Dahl, patron des populistes du Parti du peuple danois (Dansk Folkeparti, DF), y félicite chaudement la leadeuse des sociaux-démocrates, Mette Frederiksen, pour sa nouvelle politique de l’immigration, annoncée début février. « Je suis tout à fait d’accord avec toi sur le fait que l’immigration non occidentale, indépendamment de sa nature et de ses causes, représente le plus grand et le plus sérieux des défis pour le Danemark », écrit M. Thulesen Dahl, terminant sa lettre par une invitation à boire un café, « dans mon bureau ou le tien », pour en discuter.
Le rendez-vous a-t-il eu lieu ? Pour le moment, rien n’a filtré. Editorialiste du quotidien Berlingske, Thomas Larsen y voit la preuve d’un « changement historique » dans les relations entre les deux partis : « Il suffit de se rendre au Parlement : non seulement les leadeurs se rencontrent régulièrement, mais aussi les principaux responsables des deux formations et leurs conseillers, sans qu’il y ait la moindre fuite. » Ce « flirt politique », selon la terminologie prisée des médias danois, inédit dans le royaume scandinave, porte déjà ses fruits : il est en effet devenu plus facile d’énumérer les points d’accord entre les deux partis que les sujets qui fâchent.

Oubliées, donc, les haines d’antan, quand le premier ministre social-démocrate Poul Nyrup Rasmussen fustigeait en 1999, depuis la tribune du Parlement, la politique « non danoise, inacceptable et xénophobe » de DF, visant à « créer la peur et la haine ». Le même Poul Nyrup Rasmussen, alors président du Parti socialiste européen, récidivait en 2006, mettant en garde ses collègues tentés par une collaboration avec des partis comme DF, « populistes, extrêmes, xénophobes et intolérants ».
Force d’appoint
En septembre 2014, Helle Thorning-Schmidt,...




                        

                        


<article-nb="2018/03/20/19-11">
<filnamedate="20180320"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180320"><AAMMJJHH="2018032019">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-11"> ¤ Les étudiants en économie sont mis à contribution pour cette nouvelle édition de « La parole aux étudiants », organisée dans le cadre des Rencontre économiques d’Aix-en-Provence par le Cercle des économistes, du 6 au 8 juillet.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

La sixième édition de « La parole aux étudiants »

Les étudiants en économie sont mis à contribution pour cette nouvelle édition de « La parole aux étudiants », organisée dans le cadre des Rencontre économiques d’Aix-en-Provence par le Cercle des économistes, du 6 au 8 juillet.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 09h08
   





                        



   


Depuis 2013, les Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, organisées par Le Cercle des économistes, accueillent chaque année cent étudiants de 18 à 28 ans, sélectionnés à partir d’une contribution portant sur le thème des Rencontres.
Pour l’édition 2018, du vendredi 6 juillet au dimanche 8 juillet, les Rencontres seront consacrées aux « Métamorphoses du monde : notre évolution à l’épreuve des révolutions ». Les étudiants sont invités à réfléchir sur ce thème et à répondre à la question : « Vous avez les clés du monde que changez-vous ? ».
Les étudiants devront, seuls ou en groupe, rédiger un texte original de deux à cinq pages, ou réaliser une vidéo ou une illustration, et l’envoyer avant le lundi 2 avril (renseignements sur laparoleauxetudiants.fr). Trois d’entre eux recevront un prix de 1 000 euros.

        Lire aussi la contribution pour l’édition 2017 d’Augustin Tauffllieb :
         

          2031 : l’Europe fête les 80 ans du traité de Paris




        Lire aussi la contribution pour l’édition 2016 d’Esther Chevrot-Bianco :
         

          « Ma chère France… »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-12"> ¤ Le gouvernement croit pouvoir résoudre la crise, qui a débuté fin février, en mettant l’accent sur des mesures sécuritaires. Or, rien ne sera réglé tant que la France n’aura pas repensé ses relations avec les Comores voisines, avertit le chercheur Christophe Rocheland dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
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« Depuis Paris, l’échelle d’analyse semble extirper Mayotte de son contexte comorien et africain »

Le gouvernement croit pouvoir résoudre la crise, qui a débuté fin février, en mettant l’accent sur des mesures sécuritaires. Or, rien ne sera réglé tant que la France n’aura pas repensé ses relations avec les Comores voisines, avertit le chercheur Christophe Rocheland dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    20.03.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 08h57
    |

Christophe Rocheland (Doctorant en géopolitique, Institut français de géopolitique, Paris-VIII)







                        



                                


                            

Tribune. Mayotte bat tous les records du sous-développement des régions françaises et de l’Union européenne. Les chiffres montrent qu’on est proche d’une explosion sociale. Explosion démographique avec une population multipliée par 11 de 1958 à 2017, de 23 300 à 256 500 habitants. Record de fécondité : en 2012, le nombre d’enfants par femme (indice de fécondité) était de 4,1, alors que la moyenne pour l’ensemble de la France était en 2012 de 2.
« Pour être au rendez-vous, il nous faudrait créer une classe par jour », a reconnu la ministre des outre-mer Annick Girardin. On touche aux limites des obligations constitutionnelles françaises d’enseignement public obligatoire et gratuit. Un peu plus de la moitié des adultes de 18 à 79 ans qui résident à Mayotte n’y sont pas nés, selon les statistiques de l’Insee. Explosion migratoire exceptionnelle : les natifs des Comores, les îles voisines indépendantes, représentent 42 % de la population totale. D’après les chiffres communiqués au Sénat le 7 mars par la ministre des outre-mer, « Mayotte, c’est 45% de personnes étrangères en situation irrégulière ».
Cette situation engendre misère et pauvreté : 84% de la population vit sous le seuil de pauvreté, le taux de chômage chez les jeunes et chez les femmes est supérieur à 47%. Une île en totale « sous France », « The Island of Death », comme l’a surnommée la chaîne qatarie Al Jazeera. En effet, les conséquences humanitaires désastreuses (les milliers de morts en kwassa-kwassa, ces embarcations de fortune sur lesquelles les migrants tentent de rejoindre l’île ; les violences xénophobes, les milliers de mineurs isolés laissés à eux-mêmes dans des bidonvilles) ternissent chaque jour l’image de la France en Afrique et dans le monde.
Les élus veulent être entendus par Paris
Cette situation dramatique ne fait que s’aggraver d’année en année depuis...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-13"> ¤ Dans sa chronique, Gérard Courtois, éditorialiste au « Monde », rappelle qu’un très long travail attend le futur premier secrétaire pour reconstruire la maison socialiste.
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/03/2018
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« Le chantier de la reconstruction du PS est vertigineux »

Dans sa chronique, Gérard Courtois, éditorialiste au « Monde », rappelle qu’un très long travail attend le futur premier secrétaire pour reconstruire la maison socialiste.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 09h51
    |

            Gérard Courtois (éditorialiste au « Monde »)








                        



                                


                            
Chronique. L’omelette socialiste ayant été largement coupée aux deux bouts – d’un côté par la gauche insoumise ou frondeuse, de l’autre par la majorité présidentielle –, reste le centre. C’est, en principe, la partie la plus savoureuse. Tel est l’espoir, ténu mais tenace, de ce qui reste du PS et de son futur premier secrétaire, Olivier Faure.
Manquant de peu l’élection dès le premier tour du scrutin interne jeudi 15 mars, seul candidat pour le second après le retrait de son principal concurrent Stéphane Le Foll, le député de Seine-et-Marne sera plébiscité par le congrès d’Aubervilliers, les 7 et 8 avril. C’est donc à lui que reviendra le défi d’organiser la « renaissance » d’un parti laissé pour mort ou presque après les batailles présidentielle et législative de 2017.
C’est peu dire, en effet, que tout est à reconstruire après ce que l’intéressé lui-même qualifie de « déroute historique ». Depuis près d’un demi-siècle, le « parti d’Epinay » a été dirigé et incarné par de solides personnalités. Sans même parler de François Mitterrand, Lionel Jospin, Pierre Mauroy, Laurent Fabius, Michel Rocard, François Hollande, Martine Aubry, pour ne retenir que les plus marquants, lui ont donné une voix et un visage.

A cet égard, Olivier Faure part de zéro. Trente ans de militantisme, vingt ans dans les arcanes du parti et de son groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, n’en ont pas fait l’un des caciques ayant pignon sur rue. Inconnu des Français, plus rompu au travail en coulisses qu’aux joutes publiques, adepte des synthèses à la sauce hollandaise plus qu’aux audaces iconoclastes, il va devoir forcer sa nature pour faire de ces handicaps des atouts. Mais la nouveauté et la modestie du personnage, après tant d’inexpiables bagarres d’ego, et tout autant son goût du dialogue, peuvent être d’utiles qualités pour « rassembler les énergies », retrouver le goût du « collectif » et « redonner...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-14"> ¤ Le réalisateur de « Mektoub, My Love » explique avoir fait son film, qui célèbre la beauté du corps féminin et l’amour, en réaction à une époque « terrifiante ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/03/2018
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Abdellatif Kechiche : « Un artiste qui crée n’est ni homme ni femme »

Le réalisateur de « Mektoub, My Love » explique avoir fait son film, qui célèbre la beauté du corps féminin et l’amour, en réaction à une époque « terrifiante ».



Le Monde
 |    20.03.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 11h24
    |

            Jacques Mandelbaum








                        



                                


                            

Rendez-vous à Belleville, Paris, où Abdellatif Kechiche nous attend dans sa maison de production, en ce lundi 12 mars où collaborateurs et amis mettent la dernière touche à Mektoub, My Love : Canto Uno. Nouvelle et éblouissante réussite, film dionysiaque qui dit à peu près tout sur le presque rien de l’instant amoureux.

C’est le sixième long-métrage de l’auteur, en dix-huit ans, d’une carrière bardée d’or (Palme à La Vie d’Adèle, 2013) et de métal (César à L’Esquive, 2005, et à La Graine et le Mulet, 2008). Une rareté prodigue administrée, depuis le début (La Faute à Voltaire, 2000), sous le signe contradictoire de la guerre et de l’amour. Des conflits qui émaillent les relations du réalisateur avec le milieu du cinéma, du lyrisme et de la beauté qui déchirent ses films. Rien que de naturel. Ce cinéma climatique, affolant et intense, ressemble à son auteur, lequel ressemble lui-même à un ciel impressionniste. Soleil et ombre, orageuse douceur distillée en politique de la chair. Voici pourquoi ce natif de Tunis et français d’adoption renouvelle, ici et maintenant, l’horizon renoirien, sensuel et réflexif à la fois, du cinéma français.

Commençons par le commencement : la rencontre avec le roman de François Bégaudeau, « La Blessure, la vraie » (Verticales, 2011). Qu’est-ce qui vous séduit au point de vouloir l’adapter ?
J’ai adoré le livre. Il y a ce personnage principal, le narrateur du récit, qui s’appelle François, sans doute inspiré de la littérature du XIXe siècle et qui est un peu le héros romantique d’un récit d’initiation, à la Balzac ou à la Stendhal. Le roman, qui se situe vers 1986, si ma mémoire est bonne, s’arrête à l’adolescence, mais ça m’excitait d’essayer de l’emmener progressivement jusqu’à nous, d’imaginer son destin…
Vous l’avez aussi amené, par la force des choses,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-15"> ¤ Bernard Belleville, ancien dirigeant du Crédit mutuel du Sud-Ouest, regrette dans une tribune au « Monde » le risque que la scission prônée par Arkéa fait courir au groupe Crédit mutuel.
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« L’avenir du Crédit mutuel en France dépend plus que jamais de son unité »

Bernard Belleville, ancien dirigeant du Crédit mutuel du Sud-Ouest, regrette dans une tribune au « Monde » le risque que la scission prônée par Arkéa fait courir au groupe Crédit mutuel.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 18h19
    |

Bernard Belleville (Secrétaire général du Crédit mutuel du Sud-Ouest  de 1982 à 2004)







                        



                                


                            

Tribune. L’unité du Crédit mutuel s’est construite dans la durée, le dialogue et la solidarité. Né en 1893 en France, ce n’est qu’à la fin des années 1960 et au début des années 1970 que cette unité a pu se concrétiser. Malheureusement, celle-ci menace aujourd’hui d’éclater, et ce malgré les terribles conséquences qui en découleraient. En cause, les volontés indépendantistes de certains responsables du Crédit mutuel Arkéa, qui réunit les fédérations de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif central.
Jusqu’à ces dernières années, malgré des tensions dues le plus souvent à la maladresse de quelques dirigeants, cette unité a été préservée. Celle-ci a d’ailleurs été l’un des moteurs essentiels du développement qui a fait du Crédit mutuel ce qu’il est aujourd’hui : l’une des banques françaises les plus solides (49 540 millions de capitaux propres) et l’une des plus appréciées et reconnues par les consommateurs.
Cette unité est aujourd’hui gravement menacée, et sa rupture porte en germe les risques d’un ébranlement du Crédit mutuel. Le temps n’est pas à la recherche des responsabilités des uns et des autres, même si l’on est en droit de s’interroger sur les motivations de certains. Ce qui est en jeu ici, c’est l’avenir du Crédit mutuel — et de tous ses artisans — face à la volonté d’indépendance de quelques dirigeants du Groupe Arkéa.
Dans la durée et le dialogue
De par son appartenance à ce groupe, le Crédit mutuel du Sud-Ouest (CMSO) se trouve embarqué dans ce conflit. Peut-être faut-il, à ce stade, rappeler quelques éléments d’histoire à ceux qui, venus d’autres horizons que celui du monde mutualiste et coopératif, feignent de l’ignorer ou croient pouvoir s’en affranchir.
Les actuels dirigeants bretons ne devraient en effet pas oublier que l’unité du Crédit mutuel, même en Bretagne, s’est forgée elle aussi dans la durée et le dialogue. Le Groupe Crédit mutuel de Bretagne (CMB) devenu Arkéa, aujourd’hui si sûr de lui et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-16"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le ministre des affaires étrangères turc insiste sur l’engagement de son pays dans la lutte contre le terrorisme et considère qu’une partie des Européens refuse de comprendre les problèmes de sécurité de son pays.
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Mevlüt Çavusoglu : « La Turquie est le meilleur allié pour la sécurité de l’Europe »

Dans une tribune au « Monde », le ministre des affaires étrangères turc insiste sur l’engagement de son pays dans la lutte contre le terrorisme et considère qu’une partie des Européens refuse de comprendre les problèmes de sécurité de son pays.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 18h08
    |

Mevlüt Çavuşoğlu (ministre des affaires étrangères de Turquie)







                        



                                


                            
Tribune. La lutte contre les organisations terroristes comme Daech (acronyme arabe de l’organisation Etat islamique) et la gestion des flux de l’émigration constituent les plus grands défis auxquels les pays européens doivent faire face aujourd’hui. La Turquie continue de jouer un rôle majeur dans l’action internationale pour les relever.
C’est la Turquie qui a permis à l’Union européenne (UE) de réguler le flux d’émigrés de Syrie. Elle a non seulement accueilli chez elle 3,5 millions de Syriens, mais également sauvé la vie de milliers d’entre eux, en leur épargnant une périlleuse traversée de la mer Egée pour rejoindre l’Europe occidentale.
C’est la Turquie qui a été parmi les premiers pays à reconnaître Daech comme une organisation terroriste. Elle fait partie de la coalition internationale dressée contre celle-ci.
C’est la Turquie qui a refusé l’entrée sur son territoire de plus de 4 000 voyageurs suspects, renvoyé près de 6 000 terroristes, placé en détention plus de 10 000 membres de Daech et d’Al-Qaïda et accompli un énorme effort pour sécuriser sa frontière, longue de 911 km, avec la Syrie. Alors que certains pays occidentaux se sont montrés incapables de seulement contrôler le passage de djihadistes par leurs aéroports.
Accusations gratuites contre le régime turc
C’est la Turquie, seule, qui a, dès 2016, engagé son armée de terre aux côtés de l’Armée syrienne libre pour combattre Daech. Alors que les autres membres de la coalition se sont contentés d’une présence très symbolique au sol. La libération des villes de Djarabulus, d’Al-Bab ainsi que de l’ensemble de la zone alentour, par l’opération « Bouclier de l’Euphrate » conduite par l’armée turque, reste l’un des rares – sinon le seul – exemples à suivre, puisqu’elle a permis à des centaines de milliers de Syriens de retourner chez eux en toute tranquillité.

Mais cette Turquie, sur laquelle les Européens se reposent de fait pour leur sécurité, est-elle...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-17"> ¤ Un collectif de vingt-quatre entrepreneurs et investisseurs spécialistes de la fintech s’inquiète dans une tribune au « Monde » de la mise en cause d’Arkéa dans la crise qui secoue le groupe Crédit mutuel.
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« Arkéa est un financeur essentiel de la French Tech »

Un collectif de vingt-quatre entrepreneurs et investisseurs spécialistes de la fintech s’inquiète dans une tribune au « Monde » de la mise en cause d’Arkéa dans la crise qui secoue le groupe Crédit mutuel.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 17h48
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 18h20
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Entrepreneurs ou investisseurs, nous suivons avec étonnement, parfois inquiétude et souvent désarroi, le conflit entre Arkéa et la Confédération nationale du Crédit mutuel.
Notre volonté n’est pas de nous immiscer dans un débat bancaire, politique ou réglementaire sur le bien-fondé des démarches d’indépendance d’Arkéa. En revanche, nous souhaitons expliquer à toutes les parties prenantes ce que cet acteur bancaire nous a apporté, et pourquoi son développement est vital pour notre écosystème. Ces « paroles d’entrepreneurs » apporteront un éclairage nouveau sur ce dossier.

Arkéa, c’est d’abord un financeur essentiel de la « French Tech ». Actionnaire de nos plus belles start-up dans les services financiers, dont Younited Credit, Leetchi, Linxo, Fluo, Grisbee, Yomoni, Pumpkin ou MaSuccession. Fr, Arkéa représente 28 % des montants investis dans les fintechs [start-up spécialisées dans la finance] françaises en 2017, avec un montant multiplié par vingt-cinq depuis 2012 ! Arkéa dédie aussi 17 % de ses fonds propres au capital-investissement français (alors que ce ratio ne dépasse pas 5 % chez ses principaux concurrents).
La banque des entrepreneurs, pour les entrepreneurs
Le groupe est ainsi l’un des grands souscripteurs des fonds technologiques de Blackfin, Daphni, Isai (qui eux-mêmes sont devenus les financeurs de sociétés comme BlaBlaCar). En tant qu’entrepreneurs, nous pouvons affirmer que la façon dont Arkéa déploie ce capital est unique et exemplaire : prêt à prendre des risques en investissant très tôt, jamais dans une position de suiveur mais assumant le rôle d’initiateur, investisseur patient avec une vision de long terme, sans volonté hégémonique de prise de contrôle du capital, laissant les entreprises accélérer leur croissance sous son aile bienveillante.
Arkéa, c’est aussi la banque des entrepreneurs, pour les entrepreneurs. La culture d’entreprise de ce groupe est unique, et nous constatons que ses équipes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-18"> ¤ Dans une tribune au « Monde », un collectif de Kurdes originaires d’Afrin et vivant en Europe lance un appel à la communauté internationale et aux gouvernements européens, qu’ils jugent trop silencieux face à l’intervention de la Turquie dans l’enclave d’Afrin.
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/03/2018
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« Ne laissons pas Afrin devenir, comme Rakka, un foyer djihadiste »

Dans une tribune au « Monde », un collectif de Kurdes originaires d’Afrin et vivant en Europe lance un appel à la communauté internationale et aux gouvernements européens, qu’ils jugent trop silencieux face à l’intervention de la Turquie dans l’enclave d’Afrin.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 17h45
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 07h04
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. La population kurde d’Afrin lance un appel au secours à ses amis d’Europe et d’Occident pour leur rappeler que nous, les Kurdes, avons lutté ensemble contre la menace terroriste que représente l’organisation Etat islamique (EI) jusqu’à la victoire commune à Rakka.
Aujourd’hui, la communauté internationale doit nous aider afin d’empêcher qu’une occupation durable et définitive du canton d’Afrin, imposée par le dictateur turc avec les armes de l’OTAN, ne soit admise dans l’indifférence totale des dirigeants du monde libre.
Compte tenu de l’urgence de la situation, il est primordial d’agir immédiatement pour empêcher qu’un nouveau foyer djihadiste ne se constitue dans les montagnes d’Afrin. Si les puissances occidentales n’agissent pas, il sera impossible de se débarrasser de ces terroristes qui se préparent à exporter la guerre sainte en Europe. Ce foyer sera une menace pour les libertés et les citoyens du monde démocratique. Des crimes de guerre sont en cours, perpétrés par l’armée turque et les djihadistes dans la plus grande impunité.
Ankara et ses supplétifs djihadistes sont engagés dans une entreprise d’épuration ethnique contre les Kurdes d’Afrin. Depuis le 20 janvier, l’armée turque a lancé une opération militaire cyniquement appelée « Rameau d’olivier ».
Mettre fin à l’existence des Kurdes
L’objectif du président Erdogan est clair. Il s’active à vider Afrin de sa population kurde afin d’y installer des personnes déplacées par la guerre et des réfugiés syriens se trouvant sur le territoire turc pour mettre fin à l’existence des Kurdes dans ce canton. Cette offensive consiste à détruire les infrastructures de la région au moyen de bombardements, privant ainsi la population de tout moyen de subsistance.
Dès le début de l’invasion, l’alimentation en eau potable a été coupée. Les habitants n’ont accès qu’à de l’eau non traitée grâce à de rares puits, et sont victimes de graves maladies.
Contrairement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-19"> ¤ Dans une lettre ouverte au ministre de l’éducation nationale, un collectif d’associations demande que les sciences réintègrent le tronc commun et contribuent au développement de l’esprit.
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« Ne sacrifions pas l’enseignement des sciences »

Dans une lettre ouverte au ministre de l’éducation nationale, un collectif d’associations demande que les sciences réintègrent le tronc commun et contribuent au développement de l’esprit.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 17h35
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 09h12
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Mercredi 14 février, le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a présenté la réforme du baccalauréat et de l’enseignement au lycée. L’ensemble des signataires que nous sommes, soucieux de la réussite des étudiantes et étudiants dans l’enseignement supérieur, de la préservation du potentiel de recherche et d’innovation de la nation et de la dissémination de la culture scientifique aux citoyennes et citoyens pour l’exercice de leur rôle démocratique, sont inquiets de la ­capacité du projet actuel de réforme à répondre à ces attentes.
Tout d’abord, étant donné l’absence d’enseignement spécifique (mathématiques, physique, chimie, SVT)dans le tronc commun proposé,la science ne ferait pas significativement partie de la culture commune des citoyens. La réforme, tout en reconnaissant que la science constitue tout un pan du ­savoir et de l’aventure intellectuelle humaine, ne semble pas lui donner les moyens de contribuer au développement de l’esprit.
Elle n’accorde pas non plus assez d’importance à l’assimilation des ­enjeux et démarches scientifiques par les acteurs et actrices de demain alors même que la société devient toujours plus dépendante des choix technologiques opérés. Les conséquences sur les prises de décision collectives et donc sur les choix démocratiques sont potentiellement très inquiétantes.
Les conséquences de la réforme sur les prises de décision collectives et donc sur les choix démocratiques sont potentiellement très inquiétantes
L’enseignement« d’humanités scientifiques et numériques » – la nouvelle matière prévue par la réforme –, aux contours disciplinaires encore mal ­définis, se doit de poser les bases et les méthodes scientifiques en mathématiques, physique, chimie, sciences de la vie et de la terre (SVT), nécessaires pour une réflexion rationnelle.
En l’état ­actuel des choses, les deux heures par semaine prévues ne représentent en aucun cas un horaire suffisant pour une formation...




                        

                        


<article-nb="2018/03/20/19-20">
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-20"> ¤ Livre. Le spécialiste du « Pays du Matin calme » Patrick Maurus ébranle avec cet essai les clichés ressassés sur ces deux Etats et éclaire le rôle charnière qu’aura à jouer dans toute évolution de la péninsule la Corée « chinoise » de la région autonome de Yanbiane.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
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La silencieuse troisième Corée

Livre. Le spécialiste du « Pays du Matin calme » Patrick Maurus ébranle avec cet essai les clichés ressassés sur ces deux Etats et éclaire le rôle charnière qu’aura à jouer dans toute évolution de la péninsule la Corée « chinoise » de la région autonome de Yanbiane.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 17h00
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            Philippe Pons (Tokyo, correspondant)








                        



                                


                            

Livre. La Corée ? Quelle Corée ? Le Nord ou le Sud, évidemment. Pas si simple, car il en existe une troisième : la Corée « chinoise » composée de trois millions de « Coréens » de la région autonome de Yanbian, sur la rive chinoise du fleuve Yalu qui sépare la Chine de la République populaire démocratique de Corée (RPDC) : de nationalité chinoise, ils sont restés Coréens par leur culture, leur langue (employée parallèlement au chinois) et leur attachement au pays d’origine.
L’écheveau coréen est plus complexe que ne le donne à penser le manichéisme à propos d’un pays divisé depuis 1945
Patrick Maurus, professeur émérite de coréen à l’Institut des Langues et Civilisations orientales (INALCO) et fin connaisseur des deux pays où il a séjourné à maintes reprises et dont il traduit des œuvres littéraires, aide à comprendre la situation paradoxale d’une Corée aujourd’hui éparpillée. Un pays qui n’existe plus en tant que tel et n’a même plus de nom pour le désigner : la Corée s’appelle Choson au Nord et Hanguk au Sud…
Ce livre au ton enlevé, parfois sarcastique, dense et érudit – au point parfois d’égarer le lecteur non averti – a le mérite d’ébranler les clichés. L’agacement de l’auteur est légitime : une incompréhension délibérée a nourri des erreurs politiques qui ont conduit à la situation présente, celle d’une RPDC de facto nucléaire et des risques de guerre. 
L’écheveau coréen est plus complexe que ne le donne à penser le manichéisme à propos d’un pays divisé en 1945 par les vainqueurs de la guerre du Pacifique devenu deux Etats qui se déchireront dans une guerre fratricide (1950 à 1953) suspendue à un cessez-le-feu qui n’a jamais été suivi d’un traité de paix.
Nationalisme farouche
Dictature au Nord, démocratie au Sud. Certes, mais encore. La démocratie au Sud est jeune : jusqu’en 1987, le pays était placé sous des dictatures militaires soutenues par les Etats-Unis et elle a connu bien des dérives dont témoigne...




                        

                        

