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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Des proches du premier ministre hongrois s’enrichissent sur le dos de l’Union européenne qu’il ne cesse de dénoncer.
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En Hongrie, l’entourage d’Orban s’enrichit sur fonds européens

Des proches du premier ministre hongrois s’enrichissent sur le dos de l’Union européenne qu’il ne cesse de dénoncer.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 12h05
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 15h21
    |

            Jean-Baptiste Chastand








                        



                                


                            

Les lampadaires de Szekszard sont devenus une affaire d’Etat. Pas seulement « parce qu’ils diffusent mal la lumière et qu’on n’y voit pas bien », comme le note le député d’opposition Akos Hadhazy, dans les rues sombres de cette petite ville du centre de la Hongrie. Mais parce que, depuis quelques mois, ils jettent une lumière crue sur les affaires sulfureuses de l’entourage de Viktor Orban, le premier ministre hongrois ultraconservateur actuellement en pleine campagne pour obtenir sa réélection le 8 avril. Si l’homme fort de Budapest dénonce sur tous les tons « Bruxelles » et sa politique d’immigration, il est nettement plus discret sur les scandales qui se multiplient autour de l’usage douteux des fonds régionaux européens par ses proches.
Parmi ces affaires, celle des lampadaires de Szekszard, et de 34 autres communes, semble la plus gênante. Tout a commencé en 2012, quand Akos Hadhazy, vétérinaire dans le civil, occupait encore la fonction de simple conseiller municipal, alors membre du Fidesz, le parti de M. Orban. En plein milieu de l’été, il est subitement convoqué pour un conseil extraordinaire destiné à renouveler les lampadaires de toute la commune. « Le maire nous a annoncé qu’il fallait tout décider dans les deux jours, sans en avoir jamais parlé auparavant, alors qu’il y en avait tout de même pour 3 millions d’euros. J’ai trouvé ça bizarre », assure l’élu qui avait pris l’habitude d’enregistrer toutes les réunions du groupe Fidesz. Pour calmer les réticences, l’édile passe alors un coup de fil en pleine réunion à la directrice de ce qui est encore une discrète société d’éclairage, Elios Innovativ. « Après cette discussion, il nous a dit que ça ne coûterait rien à la ville, grâce aux fonds européens. »
Dans la foulée, les élus votent en faveur du lancement d’un appel d’offres, qui sera remporté quelques mois plus tard par… Elios. Mais le vétérinaire de Szekszard n’est pas au bout de ses surprises. Il découvre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Pékin exerce de multiples pressions sur les membres de cette communauté vivant à l’étranger, qu’ils aient déjà adopté la nationalité du pays hôte ou qu’ils soient toujours ressortissants chinois.
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Comment la Chine traque les Ouïgours d’Europe

Pékin exerce de multiples pressions sur les membres de cette communauté vivant à l’étranger, qu’ils aient déjà adopté la nationalité du pays hôte ou qu’ils soient toujours ressortissants chinois.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 15h02
    |

            Harold Thibault et 
Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)








                        



                                


                            

A Paris, Berlin ou Istanbul, les Ouïgours de l’étranger, qu’ils aient déjà adopté la nationalité du pays hôte ou qu’ils soient toujours ressortissants chinois, sont la cible d’une campagne d’intimidation d’une ampleur inédite. Six d’entre eux, vus ou joints par Le Monde, ont témoigné de pressions d’agents chinois pour les pousser à espionner d’autres membres de la communauté en exil, cesser de manifester, fournir des documents personnels et, pour certains, rentrer en Chine. Avec une redoutable arme : des menaces systématiques de détention de leurs familles au Xinjiang.
Un Ouïgour de nationalité française et vivant près de Paris a ainsi reçu récemment un appel vidéo de sa mère, au pays. L’air angoissé, levant le regard comme pour chercher l’approbation d’un tiers en contrechamp avant de parler, elle a imploré son fils de lui « laisser un peu d’air pour respirer » en ne se rendant plus à des manifestations, en France, de la communauté ouïgoure en exil. « Mon chéri, arrête, écoute la police chinoise », disait-elle. Craignant qu’elle ne soit arrêtée, il a renoncé à ces rassemblements qui appellent au respect des droits de l’homme.
Mais les agents chinois, eux, n’ont pas cessé leurs pressions. Un homme, en particulier, qu’il n’a pourtant jamais rencontré, mais qui, chaque jour, lui envoie des messages par une application de messagerie depuis la Chine : il demande ce qu’il a fait de sa journée en France, s’il se rend bien à son travail dont il connaît tous les détails, s’il a des informations sur les activités d’autres membres de la communauté. Une fois, à l’approche d’une manifestation, il l’a prévenu : « On va chercher ta mère dans la semaine. »
« Lancer le filet très loin »
Les 10,5 millions de Ouïgours, turcophones et musulmans, sont soumis depuis 2016 à des mesures de surveillance physique et électronique d’une portée sans précédent dans la région autonome du Xinjiang, aux confins de l’Asie centrale....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Malgré les démentis des autorités de Moscou, l’existence de l’agent innervant est corroborée par des scientifiques qui ont travaillé à sa conception.
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En Russie, des témoignages accablants sur le programme « Novitchok »

Malgré les démentis des autorités de Moscou, l’existence de l’agent innervant est corroborée par des scientifiques qui ont travaillé à sa conception.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 11h35
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 17h10
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



   


De quoi Novitchok est-il le nom ? De rien, assurent les autorités russes, qui démentent avec constance l’existence même d’un agent innervant Novitchok (« petit nouveau » en russe) suspecté d’être à l’origine de l’empoisonnement de Sergueï Skripal, un agent double, retrouvé inanimé le 4 mars avec sa fille Youlia à Salisbury, en Angleterre. « Je peux dire avec certitude qu’aucun programme de développement d’agents chimiques Novitchok n’a jamais existé, ni en URSS ni en Russie », proclamait le 15 mars Sergueï Ryabkov, le vice-ministre des affaires étrangères. « Jamais ni du temps de l’URSS ni du temps de la Russie », répétait deux jours plus tard sa porte-parole, Maria Zakharova.

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Un scientifique a apporté, mardi 20 mars, un élément de réponse. « Novitchok n’est pas une substance chimique, c’est tout un système d’armes chimiques, affirme Leonid Rink, cité par l’agence Ria Novosti. Le système adopté en URSS s’appelait Novitchok-5, ajoute-t-il. Sans ce chiffre, ce nom n’était pas utilisé. » Moscou a-t-il joué sur cette subtilité ? Il ne fait pourtant guère de doute qu’un tel programme a bien existé dans l’ex-URSS.
Chargé de recherche et chef de laboratoire, Leonid Rink a travaillé vingt-sept ans à Chikhany, dans la région méridionale de Saratov, dans une filiale de l’Institut national de recherche scientifique de chimie organique qui développait, à l’époque soviétique, des armes chimiques. Et il déclare : « Un très grand groupe de spécialistes travaillaient sur Novitchok à Chikhany et Moscou. Des techniciens, des toxicologues, des chimistes… Il était nécessaire de synthétiser un échantillon et de suivre ensuite dix mille règles pour que le système soit efficace et durable via tous les moyens d’utilisation. Et finalement, nous avons obtenu de très bons résultats. »

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Les confidences de Leonid Rink à l’agence s’achèvent ainsi : « Pour l’instant, tout le monde est vivant [au Royaume-Uni, Sergueï Skipal et sa fille sont toujours hospitalités dans un état critique], donc soit ce n’est pas Novitchok, soit il a été mal fait. » Quelques instants plus tard, peut-être effrayée par l’écho qu’a suscité cet entretien recueilli par ses soins, l’agence Ria a modifié son contenu en précisant que le scientifique faisait « partie d’un groupe de créateurs d’un système nommé par l’Occident “Novitchkok” ». Dans la foulée, l’agence a publié sur son site Internet un autre article, basé sur des sources anonymes, intitulé : « En Russie, et en URSS, il n’y avait pas de programme Novitchok ».
L’issue fatale ne fait pas de doute
Vil Mirzaïanov travaillait lui aussi à Chikhany. Emigré aux Etats-Unis depuis 1995, ce scientifique chargé du contre-espionnage dans le même laboratoire que Leonid Rink avait révélé au monde entier l’existence de Novitchok dès les années 1990, avant de livrer sa formule dans un livre paru en 2008. L’agent Novitchok, insiste-t-il dans un entretien réalisé le 15 mars par le journal Novaïa Gazeta, a « été adopté dès la fin des années 1980 par l’armée ». « Le KGB s’y intéressait aussi, ajoute-t-il. Ils venaient chez nous, on coopérait, mais eux ne nous invitaient jamais dans leur laboratoire. »
Selon ce spécialiste, il suffit d’une dose de 0,01 mg/kg pour que cet agent innervant devienne mortel. En-dessous de ce niveau, l’issue fatale ne fait pas non plus de doute, même après quelques années, en raison des « changements irréversibles et des complications ». Il décrit ainsi le cas d’un ami, Andreï Jelezniakov, mort cinq ans après avoir été victime d’une fuite lors d’un essai, en 1987.
« Le Novitchok affecte le système nerveux de manière irréversible », assure le scientifique, qui évoque des expériences sur des animaux, à l’air libre, sur un terrain d’entraînement dans la région de Noukous, en Ouzbékistan. A l’époque soviétique, « nous n’existions pas, nous étions en dehors du cadre légal », rappelle-t-il. Vil Mirzaïanov, précise aussi que pour recréer les composantes du Novitchok, cela nécessite « des laboratoires puissants et du personnel expérimenté qui n’existent que dans quelques pays ». L’apparition de son nom au Royaume-Uni a été pour lui un « choc ». « Je pensais naïvement, avoue-t-il, qu’après avoir publié la formule, j’avais mis un terme à son application. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ La prolongation de l’état d’urgence a conduit à de « graves » violations des droits de « centaines de milliers de personnes », dont certaines ont été torturées, accuse l’organisation.
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Les Nations unies dénoncent de graves violations des droits de l’homme en Turquie

La prolongation de l’état d’urgence a conduit à de « graves » violations des droits de « centaines de milliers de personnes », dont certaines ont été torturées, accuse l’organisation.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 11h16
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 11h56
   





                        


La prolongation de l’état d’urgence en Turquie, instauré après le putsch manqué de juillet 2016, a conduit à de « graves » violations des droits de « centaines de milliers de personnes », dont certaines ont été torturées, accuse, mardi 20 mars, le Haut-Commissariat de l’Organisation des Nations unies (ONU) aux droits de l’homme, qui publie un rapport sur la situation dans ce pays en 2017.

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Parmi ces violations figurent la torture et d’autres mauvais traitements, les détentions arbitraires, la privation arbitraire du droit au travail et de la liberté de mouvement, ou encore les atteintes à la liberté d’association et d’expression, selon le rapport.
L’état d’urgence a été instauré en Turquie quelques jours après une tentative de coup d’Etat, le 15 juillet 2016, imputée par les autorités au prédicateur Fethullah Gülen, installé aux Etats-Unis et qui nie toute implication.

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« Restreindre sévèrement les droits humains »
« Les chiffres sont stupéfiants : près de 160 000 personnes arrêtées pendant dix-huit mois d’état d’urgence ; 152 000 fonctionnaires renvoyés, dont beaucoup de manière totalement arbitraire ; des enseignants, des juges et des avocats renvoyés ou poursuivis ; des journalistes arrêtés, des médias fermés et des sites Web bloqués », a révélé le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, cité dans un communiqué. Et d’ajouter :
« Il est clair que les états d’urgence successifs déclarés en Turquie ont été utilisés pour restreindre sévèrement et arbitrairement les droits humains d’un très grand nombre de personnes. »
Le Haut-Commissariat reconnaît « les défis complexes auxquels la Turquie a dû faire face pour répondre à la tentative de coup d’Etat du 15 juillet 2016 et à un certain nombre d’attentats terroristes ».

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Mais le rapport note également que « le simple nombre » et « la fréquence » des décrets d’urgence, ainsi que « l’absence de lien » entre ces décrets et la « menace nationale semblent montrer (…) une utilisation des pouvoirs d’urgence pour étouffer toute forme de critique ou de dissidence à l’égard du gouvernement ».

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                « Nous demandons à Erdogan un retour rapide à l’Etat de droit et à une totale liberté de parole et d’expression »



La Turquie a dénoncé un rapport qui « contient des informations déformées, biaisées et fausses », un texte « inacceptable pour la Turquie », a déclaré le ministère des affaires étrangères turc dans un communiqué.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Les brexiters regrettent que le gouvernement de Theresa May ait fait de nombreuses concessions à Michel Barnier, le négociateur bruxellois.
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Brexit : l’accord sur la transition soulage les entreprises, mais frustre les partisans du divorce

Les brexiters regrettent que le gouvernement de Theresa May ait fait de nombreuses concessions à Michel Barnier, le négociateur bruxellois.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 11h09
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 14h36
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Les milieux financiers avaient prévenu : si le flou persistait à la fin mars à propos des futures relations entre le Royaume-Uni et l’UE après le Brexit programmé dans un an, ils accéléreraient leurs projets de délocalisation vers le continent. L’annonce, lundi 19 mars à Bruxelles, d’un accord couvrant les vingt et un mois de « transition » entre le Brexit effectif, le 30 mars 2019, et la fin de l’année 2020, a été saluée par les marchés et par un rebond de la livre sterling, qui a atteint son plus haut niveau depuis trois semaines. « L’accord sur la transition est une étape décisive qui donne à des centaines d’entreprises la confiance nécessaire pour geler leurs plans d’urgence et continuer d’investir au Royaume-Uni », a estimé lundi soir la Confederation of British Industry (CBI), la principale association patronale britannique.

Mais en cédant du terrain sur la souveraineté britannique en échange du maintien de l’accès libre au marché unique européen à la veille d’un sommet de l’UE, Theresa May a déclenché des réactions hostiles au sein de sa propre famille politique. Pendant près de deux ans supplémentaires, « rien ne va changer et je pense que c’est un problème que le gouvernement va devoir affronter, car beaucoup de députés sont très mal à l’aise à ce sujet », a grincé Iain Duncan Smith, ancien ministre conservateur europhobe. De son côté, Jacob Rees-Mogg, figure de la droite des tories, a estimé que le gouvernement s’était « écrasé sans résistance », tout en concédant que l’accord était « tolérable » s’il aboutit au final à un « Brexit total ».
Quant à Nigel Farage, ex-leader du Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP, extrême droite), il a appelé une fois de plus à la démission de « Theresa [May] la conciliatrice ». En écho, à gauche, le député travailliste proeuropéen Chuka Umunna a reproché à la première ministre d’avoir « capitulé ».
Concession...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Pour sauver l’accord nucléaire, contesté par Trump, Paris, Londres et Berlin durcissent le ton.
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Les Européens sont divisés sur l’opportunité de nouvelles sanctions contre l’Iran

Pour sauver l’accord nucléaire, contesté par Trump, Paris, Londres et Berlin durcissent le ton.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 10h45
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 10h51
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Bureau européen)








                        



   


Les Européens « chantent à plusieurs voix, mais la même chanson ». La formule de la haute représentante Federica Mogherini résume, de manière un peu optimiste, ce qui s’est, une fois encore, déroulé lundi 19 mars, à Bruxelles, lors d’une réunion des ministres des affaires étrangères. Confrontée au risque de voir Donald Trump remettre en cause l’accord international conclu à Vienne, en 2015, sur le programme nucléaire de l’Iran, l’UE entend tout faire pour sauver ce texte mais se divise sur la stratégie pour – peut-être – y parvenir.
D’un côté, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne évoquent des sanctions à prendre contre Téhéran, pour son soutien au régime syrien et aux rebelles houthistes du Yémen, qui sont en guerre contre une coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite. Paris, Londres et Berlin, qui tentent visiblement de convaincre Washington de leur fermeté, disent aussi partager les inquiétudes américaines quant au programme iranien de missiles balistiques, contraire, selon eux, à la lettre et à l’esprit de l’accord de Vienne.
« Leur portée est plus longue, plus précise, plus létale que prévu », affirme un diplomate, qui juge en outre « inquiétant » le transfert de cet armement à « des acteurs étatiques et non étatiques » de la région. « Nous ne devons pas exclure la responsabilité de l’Iran dans la prolifération des missiles balistiques et dans son rôle très discutable au Proche et au Moyen-Orient », déclarait, lundi, Jean-Yves Le Drian, qui se disait « déterminé » à s’assurer que l’accord de Vienne était respecté. « Ce doit être discuté pour parvenir à une position commune », soulignait le ministre français.
« Affreuses erreurs »
Celle-ci est loin d’être trouvée. Un régime de sanctions européennes contre l’Iran est toujours en vigueur, mais son renforcement – ce serait le premier depuis 2015 – suppose une unanimité des Vingt-Huit. La signature de l’accord sur le nucléaire – approuvé par la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Chine, la Russie et les Etats-Unis, alors dirigés par Barack Obama – avait entraîné la levée des sanctions économiques. M. Trump a donné aux signataires européens jusqu’au 12 mai pour « réparer les affreuses erreurs » de ce document, faute de quoi il refusera, dit-il, de prolonger l’assouplissement des sanctions américaines contre la République islamique.
Bruxelles prend très au sérieux cette menace qui, affirme Mme Mogherini, comporte un enjeu sécuritaire majeur « pour l’Europe et le monde ». Aux Etats-Unis, Bob Corker, président républicain de la commission sénatoriale des affaires étrangères, a indiqué récemment qu’il ne croyait pas à la prolongation de l’accord. « Je pense que le président en sortira sans doute, à moins que nos homologues européens ne proposent un autre cadre. Et je n’ai pas l’impression que ce soit leur intention », a-t-il déclaré sur la chaîne CBS.
C’est pour tenter d’infléchir des jugements de ce type que Paris, Londres et Berlin ont déposé un document évoquant de nouvelles sanctions, dévoilé par l’agence Reuters, mais dont l’existence n’est pas confirmée par les chancelleries, soucieuses, à ce stade, de ne pas provoquer d’autres divisions dans le camp européen. Certains pays – dont l’Italie – rejettent, en effet, l’hypothèse de nouvelles mesures coercitives. Ils sont soucieux du développement de leurs relations commerciales, d’autant, soulignent-ils que l’Iran n’a pas vraiment bénéficié du programme d’investissements qui lui était promis et que ses exportations de pétrole vers l’Europe n’ont atteint que les trois quarts de leur niveau d’avant les sanctions.
Le projet élaboré par la France et ses partenaires n’a pas été évoqué par Mme Mogherini. Il n’y a « pas de position officielle de l’Union sur de nouvelles sanctions », a-t-elle insisté. Elle est très attachée à l’accord qu’elle a négocié, et soucieuse de maintenir le contact avec la diplomatie iranienne, qui rejette l’idée d’une négociation de son programme balistique, présenté comme purement défensif.

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                A Téhéran, Jean-Yves Le Drian se heurte à l’intransigeance iranienne



Téhéran se montre désormais aussi très critique à l’égard de M. Le Drian, qui s’est rendu en Iran au début du mois. « Nous espérions qu’après sa récente visite et ses négociations, [M. Le Drian] comprendrait les réalités de la politique de défense iranienne », a déclaré Bahram Qasemi, porte-parole du ministère des affaires étrangères.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Paris, Bruxelles et Berlin ont souligné leurs divergences avec le président russe.
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En Occident, réactions officielles glaciales à la réélection de Vladimir Poutine

Paris, Bruxelles et Berlin ont souligné leurs divergences avec le président russe.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 10h30
    |

            Marc Semo








                        



                                


                            

Il n’est pas question pour les grandes capitales européennes de féliciter, comme si de rien n’était, Vladimir Poutine pour sa réélection. Son quatrième mandat à la tête de la Russie a été salué par ses alliés, à commencer par le Chinois Xi Jinping, le Vénézuélien Nicola Maduro, le Syrien Bachar Al-Assad, l’Iranien Hassan Rohani, et le Hongrois Viktor Orban. Les réactions occidentales sont en revanche pour le moins réservées, voire glaciales, à l’aune des tensions croissantes encore attisées par la tentative d’empoisonnement par du Novitchok, un redoutable produit neurotoxique, de l’agent double Sergueï Skripal, 66 ans, et de sa fille Ioulia, 33 ans, à Salisbury dans le sud de l’Angleterre. Ni Londres ni Washington n’avaient envoyé de message quarante-huit heures après le scrutin.
Emmanuel Macron est l’un des rares dirigeants occidentaux à avoir appelé le président russe. Mais leur conversation, le 19 mars, a été pour le moins franche, comme en témoigne le communiqué de l’Elysée. « Au lendemain de l’élection présidentielle et au moment où Vladimir Poutine s’apprête à exercer une nouvelle fois les plus hautes fonctions exécutives, le président de la République a adressé à la Russie et au peuple russe, au nom de la France, ses vœux de succès pour la modernisation politique, démocratique, économique et sociale du pays », affirme le texte. Les mots sont soigneusement pesés et pas une seule fois il n’est fait mention de félicitations personnelles pour le vainqueur.
« Nécessité d’un dialogue »
Les principaux points de contentieux avec Moscou sont en outre listés l’un après l’autre, tout en rappelant la « nécessité d’un dialogue constructif ». Emmanuel Macron souligne son inquiétude pour la situation en Syrie, à Afrin comme dans la Ghouta orientale, « appelant la Russie à faire ses meilleurs efforts pour que cessent les combats et les pertes civiles ». Il insiste aussi sur « le ferme attachement de la France au plein rétablissement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Analyse. Pour la journaliste Anne-Françoise Hivert, il est aujourd’hui, contrairement à naguère, devenu plus facile d’énumérer les points d’accord entre le parti social-démocrate (SD) et le parti du peuple danois (DF) que les sujets qui fâchent.
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« Flirt politique » inédit au royaume du Danemark

Analyse. Pour la journaliste Anne-Françoise Hivert, il est aujourd’hui, contrairement à naguère, devenu plus facile d’énumérer les points d’accord entre le parti social-démocrate (SD) et le parti du peuple danois (DF) que les sujets qui fâchent.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 10h27
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 10h31
    |

                            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



                                


                            
Analyse. La missive est partie le 13 février, veille de la Saint-Valentin. Kristian Thulesen Dahl, patron des populistes du Parti du peuple danois (Dansk Folkeparti, DF), y félicite chaudement la leadeuse des sociaux-démocrates, Mette Frederiksen, pour sa nouvelle politique de l’immigration, annoncée début février. « Je suis tout à fait d’accord avec toi sur le fait que l’immigration non occidentale, indépendamment de sa nature et de ses causes, représente le plus grand et le plus sérieux des défis pour le Danemark », écrit M. Thulesen Dahl, terminant sa lettre par une invitation à boire un café, « dans mon bureau ou le tien », pour en discuter.
Le rendez-vous a-t-il eu lieu ? Pour le moment, rien n’a filtré. Editorialiste du quotidien Berlingske, Thomas Larsen y voit la preuve d’un « changement historique » dans les relations entre les deux partis : « Il suffit de se rendre au Parlement : non seulement les leadeurs se rencontrent régulièrement, mais aussi les principaux responsables des deux formations et leurs conseillers, sans qu’il y ait la moindre fuite. » Ce « flirt politique », selon la terminologie prisée des médias danois, inédit dans le royaume scandinave, porte déjà ses fruits : il est en effet devenu plus facile d’énumérer les points d’accord entre les deux partis que les sujets qui fâchent.

Oubliées, donc, les haines d’antan, quand le premier ministre social-démocrate Poul Nyrup Rasmussen fustigeait en 1999, depuis la tribune du Parlement, la politique « non danoise, inacceptable et xénophobe » de DF, visant à « créer la peur et la haine ». Le même Poul Nyrup Rasmussen, alors président du Parti socialiste européen, récidivait en 2006, mettant en garde ses collègues tentés par une collaboration avec des partis comme DF, « populistes, extrêmes, xénophobes et intolérants ».
Force d’appoint
En septembre 2014, Helle Thorning-Schmidt,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Visée par une motion de défiance, la ministre populiste de la justice et de l’immigration a jeté l’éponge mardi matin, désamorçant ainsi une crise politique sans précédent en Norvège.
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Démission au gouvernement norvégien après une énième polémique sur l’immigration

Visée par une motion de défiance, la ministre populiste de la justice et de l’immigration a jeté l’éponge mardi matin, désamorçant ainsi une crise politique sans précédent en Norvège.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 00h50
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 09h42
    |

                            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



   


Sa position était devenue intenable. Pourtant la surprise était grande, mardi 20 mars au matin, à Oslo, quand Sylvi Listhaug, ministre de la justice et de l’immigration norvégienne et star du Parti du progrès (Fremskrittspariet, FrP), a annoncé sa démission, moins de deux heures avant que le Parlement se réunisse.
La veille au soir, les démocrates chrétiens (KrF), soutiens du gouvernement au Parlement, avaient posé un ultimatum : soit la première ministre conservatrice, Erna Solberg, « intervenait », en nommant par exemple sa ministre à un autre poste, soit ils allaient voter la motion de défiance mise au vote des députés mardi matin, lui permettant d’obtenir la majorité.

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Tout a commencé par un message, posté par la ministre, vendredi 9 mars, sur son compte Facebook. Adepte des réseaux sociaux, la star du FrP y compte plus de 150 000 abonnés. Sur la photo d’un homme masqué portant un turban et un collier de munitions, elle écrit : « Les travaillistes pensent que les droits des terroristes sont plus importants que la sécurité de la nation. »
Sylvi Listhaug voulait faire adopter un texte de loi permettant au ministère de la justice de déchoir de leur nationalité norvégienne les personnes d’origine étrangère dont les services de renseignement estiment qu’elles « menacent les intérêts fondamentaux de la nation ». Une majorité des députés s’y sont opposés, estimant qu’une telle décision ne pouvait être prise que par un tribunal.
Indignation générale
Les Norvégiens sont habitués aux coups d’éclat de leur ministre de la justice, repoussant sans cesse les limites de l’acceptable, tant dans la rhétorique que dans ses propositions toujours plus radicales, en matière d’immigration notamment. Sauf que cette fois Sylvi Listhaug est allée trop loin, en formulant contre le Parti travailliste les mêmes accusations que le terroriste Anders Behring Breivik énonçait pour justifier le massacre de 77 personnes, le 22 juillet 2011 – une tuerie dont la grosse majorité des victimes appartenait au Parti travailliste et à son mouvement jeune, réuni sur l’île d’Utoya.

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Pour beaucoup, en Norvège, c’est un scandale. « En tant que survivante, quelqu’un qui a perdu un proche, qui connaît nombre de personnes affectées, en tant qu’être humain, maman et politicienne, je suis choquée », réagit Tonje Brenna, ex-secrétaire générale des Jeunes travaillistes (AUF). La secrétaire du parti, Kjersti Stenseng, suggère, elle, à la ministre de se rafraîchir la mémoire, en allant voir le film Utoya 22 juli, du Norvégien Erik Poppe, sorti en salle le même jour.
L’indignation est à son comble quand le ministre conservateur des connaissances et de l’intégration, Jan Tore Sanner, intervient à son tour, en accusant le leadeur des travaillistes, Jonas Gahr Store, d’« exploiter la carte du 22 juillet ». Sur Facebook, Mona Johannessen se demande si elle aussi peut utiliser sa « carte du 22 juillet » pour « faire revenir » son frère, tué à Utoya.
Des excuses tardives
Malgré les pressions, la première ministre, Erna Solberg, tergiverse. Elle soutient d’abord sa ministre, avant de reconnaître qu’elle a « dépassé les limites » et d’exiger qu’elle retire le message et s’excuse. Sylvi Listhaug l’ignore, puis finit par céder le 14 mars, mais en expliquant sur son compte que les détenteurs des droits de la photo « ne voulaient pas qu’elle soit utilisée à des fins politiques ».
Le même jour, un député rouge (extrême gauche) dépose une motion de censure contre la ministre. Grillée par les députés au Storting (le Parlement norvégien), elle s’excuse à dix-sept reprises le lendemain. Sans convaincre. Samedi, elle postait une nouvelle photo d’elle, dans son bureau, au milieu d’une mer de fleurs, remerciant ceux qui la soutenaient. Plusieurs dizaines d’entre eux ont manifesté devant le Parlement dimanche.
Mardi matin, elle s’est dite victime d’une « chasse aux sorcières ». A l’annonce de sa démission, la patronne des populistes, Siv Jensen, a remarqué que c’était « le meilleur début du reste de la carrière de Sylvi Listhaug ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ L’acte d’accusation décrit une prise de contrôle méthodique et perverse de la « jeune fille au grand cœur » par le couple d’employeurs français qui comparaît pour meurtre.
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/03/2018
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Le calvaire de Sophie Lionnet, jeune fille au pair française, devant la justice à Londres

L’acte d’accusation décrit une prise de contrôle méthodique et perverse de la « jeune fille au grand cœur » par le couple d’employeurs français qui comparaît pour meurtre.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 22h27
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 12h06
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



   


Sophie Lionnet n’était pas seulement une Cosette des temps modernes. La jeune fille au pair française, dont le corps calciné a été retrouvé, le 20 septembre 2017, dans le petit jardin de ses patrons à Wimbledon, au sud-ouest de Londres, a enduré un long martyre sous la domination d’une femme qui voulait lui faire avouer des crimes imaginaires et sous le regard de son compagnon. « Piégée dans un cauchemar familial », sans cesse menacée des pires violences et probablement torturée, elle était devenue leur esclave, jusqu’à reconnaître des fautes non commises, jusqu’à en mourir.
Au premier jour du procès qui doit juger pour « meurtre » et « entrave au cours de la justice » les deux employeurs français – Sabrina Kouider, 35 ans, mère de deux enfants, et Ouissem Medouni, 40 ans –, lundi 19 mars, le président de la cour criminelle de Londres a interrompu au bout de deux heures la lecture de l’acte d’accusation. Un récit tellement insoutenable que les jurés et le public, parmi lequel les parents de la victime, avaient besoin de respirer.
Sophie Lionnet n’a pas été tuée par balles ou à coups de couteau, mais à coups de mauvais traitements infligés des mois durant. L’analyse des rares éléments non réduits en cendres de son cadavre révèle « des fractures au sternum et à la mâchoire, quatre côtes cassées, des hématomes au bras gauche, au dos et à la poitrine ».
Terribles vidéos de menaces
Les deux accusés nient le meurtre. L’accusation d’« entrave au cours de la justice » renvoie à la tentative de faire disparaître le corps. Ouissem Medouni ne devrait pas contester ce deuxième chef. Le 20 septembre, il a été surpris dans son jardin par les pompiers devant un brasier qu’il tentait de faire prendre pour un méchoui, avant que ces derniers ne découvrent des restes humains et n’appellent la police.
A la cour déjà sous le choc, Richard Horwell, l’un des avocats de l’accusation, a révélé, lundi, que le couple avait été jusqu’à enregistrer en vidéo les « interrogatoires » qu’il faisait subir à la jeune fille que son naturel timide et ses origines modestes n’avaient pas habituée à protester.
Plus de huit heures et demie d’enregistrement de ces terribles séances, où ils la menaçaient de « prison, de viol et de violence » si elle ne reconnaissait pas leurs charges délirantes, ont été retrouvées sur les portables des deux accusés. Sur ces vidéos « éprouvantes » que la cour doit visionner mardi, Sophie Lionnet apparaît « émaciée, terrifiée et sans défense, soucieuse de dire et de faire tout ce que ses bourreaux voulaient lui faire dire ou faire » sans même toujours comprendre – et pour cause – ce qu’ils attendaient d’elle.
Titulaire d’un CAP petite enfance, Sophie Lionnet avait choisi le Royaume-Uni comme tant de jeunes Français : elle aimait s’occuper d’enfants, voulait conquérir sa liberté et apprendre l’anglais. Début 2016, elle quitte Sens (Yonne), où elle vivait avec sa mère, peu après ses 20 ans. Elle croit alors avoir trouvé dans cette famille recomposée de Wimbledon le foyer idéal pour s’épanouir. Le profil de sa patronne, se prétendant proche des milieux de la mode, la séduit.
« Soudain, j’ai peur »
La jeune fille, décrite comme « naïve et vulnérable » par le procureur, avait un « grand cœur » et « manquait d’expérience ». Elle accepte d’être « à peine rétribuée », compatissant à l’égard des prétendues difficultés financières de sa patronne. Elle consent aussi à dormir sur un lit superposé, dans la même chambre que les deux enfants qui lui étaient confiés.
Le rêve commence à se briser lorsque Sabrina Kouider accuse faussement sa « French nanny » de lui avoir volé un pendentif, puis une boucle d’oreille en diamant. « Une façon d’intimider et de contrôler Sophie », selon l’accusation.
Mais le pire est à venir. La patronne prétend qu’elle est complice de son ex-compagnon, Mark Walton, ancien chanteur du groupe pop irlandais Boyzone, d’abus sexuels commis à l’encontre de sa famille et même d’en avoir commis elle-même. « Il y a beaucoup de tensions et je suis accusée de choses que je n’oserais JAMAIS faire. Soudain, j’ai peur », écrit la jeune fille à son père fin juin 2017, trois mois avant sa mort. « Je n’ai aucune raison de me faire traiter de pute, de salope et de traînée », remarque-t-elle dans une note adressée à sa patronne.
L’accusation décrit une prise de contrôle méthodique et perverse de la « jeune fille au grand cœur », piégée par son « désir de plaire » et placée dans l’impossibilité de s’enfuir. Sa carte d’identité n’a pas été retrouvée et ses patrons pourraient la lui avoir confisquée.
Délire de persécution
Sabrina Kouider charge de plus en plus Sophie, devenue son bouc émissaire. Elle cherche à lui faire avouer l’endroit de Londres où son ancien amant, qui vit en réalité aux Etats-Unis mais dont elle veut se venger, aurait infligé des sévices imaginaires à sa famille. Selon l’accusation, les méfaits reprochés à Sophie Lionnet sont « tout à fait faux », mais « ces inventions ou croyances » visant l’ancien compagnon de Sabrina Kouider « sont au centre des raisons pour lesquelles les accusés ont tué Sophie ».
Dans son délire de persécution, Sabrina Kouider va jusqu’à emmener Sophie Lionnet au poste de police où elle souhaite porter plainte contre elle. Le procureur a justifié de façon appuyée l’absence de réaction de la police : « La plainte n’avait aucun sens. Pourquoi une employeuse aurait-elle gardé à son service une nanny qu’elle accusait de faits graves ? » Pourtant, le comportement aberrant de l’employeuse aurait pu intriguer les policiers.
Si ce n’est la police, qui aurait pu sauver Sophie Lionnet ? Michael, le marchand de fish and chips du métro voisin, l’a vue en pleurs, dévorant comme une affamée les frites qu’il lui offre. Il lui a proposé son aide. Mais elle l’a refusée. Sophie, sans argent, sans téléphone, accablée par des accusations délirantes et une patronne qui lui reprochait de « jouer les victimes », était prisonnière.
A ses parents, aimants et aimés, mais sans moyens financiers pour l’aider, elle promet sans cesse son retour prochain. Mais sa patronne ne la lâchera pas avant qu’elle « avoue ». Pis, la jeune femme se sent coupable. Dans l’une des lettres poignantes adressées à sa mère, elle regrette de s’être « grisée de mots » en voulant voler de ses propres ailes. « J’aurais dû t’écouter toi et non mon cœur. J’ai été complètement idiote. »
Le procès doit durer au moins cinq semaines.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le ministre des affaires étrangères turc insiste sur l’engagement de son pays dans la lutte contre le terrorisme et considère qu’une partie des Européens refuse de comprendre les problèmes de sécurité de son pays.
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Mevlüt Çavusoglu : « La Turquie est le meilleur allié pour la sécurité de l’Europe »

Dans une tribune au « Monde », le ministre des affaires étrangères turc insiste sur l’engagement de son pays dans la lutte contre le terrorisme et considère qu’une partie des Européens refuse de comprendre les problèmes de sécurité de son pays.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 18h08
    |

Mevlüt Çavuşoğlu (ministre des affaires étrangères de Turquie)







                        



                                


                            
Tribune. La lutte contre les organisations terroristes comme Daech (acronyme arabe de l’organisation Etat islamique) et la gestion des flux de l’émigration constituent les plus grands défis auxquels les pays européens doivent faire face aujourd’hui. La Turquie continue de jouer un rôle majeur dans l’action internationale pour les relever.
C’est la Turquie qui a permis à l’Union européenne (UE) de réguler le flux d’émigrés de Syrie. Elle a non seulement accueilli chez elle 3,5 millions de Syriens, mais également sauvé la vie de milliers d’entre eux, en leur épargnant une périlleuse traversée de la mer Egée pour rejoindre l’Europe occidentale.
C’est la Turquie qui a été parmi les premiers pays à reconnaître Daech comme une organisation terroriste. Elle fait partie de la coalition internationale dressée contre celle-ci.
C’est la Turquie qui a refusé l’entrée sur son territoire de plus de 4 000 voyageurs suspects, renvoyé près de 6 000 terroristes, placé en détention plus de 10 000 membres de Daech et d’Al-Qaïda et accompli un énorme effort pour sécuriser sa frontière, longue de 911 km, avec la Syrie. Alors que certains pays occidentaux se sont montrés incapables de seulement contrôler le passage de djihadistes par leurs aéroports.
Accusations gratuites contre le régime turc
C’est la Turquie, seule, qui a, dès 2016, engagé son armée de terre aux côtés de l’Armée syrienne libre pour combattre Daech. Alors que les autres membres de la coalition se sont contentés d’une présence très symbolique au sol. La libération des villes de Djarabulus, d’Al-Bab ainsi que de l’ensemble de la zone alentour, par l’opération « Bouclier de l’Euphrate » conduite par l’armée turque, reste l’un des rares – sinon le seul – exemples à suivre, puisqu’elle a permis à des centaines de milliers de Syriens de retourner chez eux en toute tranquillité.

Mais cette Turquie, sur laquelle les Européens se reposent de fait pour leur sécurité, est-elle...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Chronique de la Méditerranée. Après avoir été vendeur à la sauvette durant dix ans, le jeune Marocain a trouvé sa vocation en devenant médiateur culturel.
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Portrait

De Casablanca à Palerme, itinéraire de Kamal Karkouri, porte-voix de ses « frères » exilés

Chronique de la Méditerranée. Après avoir été vendeur à la sauvette durant dix ans, le jeune Marocain a trouvé sa vocation en devenant médiateur culturel.

Par                Antoine Harari (contributeur Le Monde Afrique, Palerme)



LE MONDE
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        Le 19.03.2018 à 18h02

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        Mis à jour le 20.03.2018 à 09h44






    
Kamal Karkouri, 28 ans, aujourd’hui médiateur culturel au sein de l’association Porco Rosso, à Palerme.
Crédits : Francesco Bellina/Cesura


Chronique de la Méditerranée. Le Monde Afrique se propose de raconter le parcours de migrants africains qui ont pris la route de l’Europe et tentent de construire une vie nouvelle, avec ou sans papiers. 
Le centre historique de Palerme se résume à deux axes parallèles, la rue de Rome et la rue Maqueda. Tout autour, de petites allées traversent les deux artères. Ces ruelles sombres et étroites, Kamal Karkouri, 28 ans, les connaît par cœur. C’est là qu’il a vendu illégalement pendant près de dix ans des sacs à main contrefaits comme d’autres ambulanti (marchands ambulants) de la capitale sicilienne.
« Il y a encore deux ans, je vendais des sacs achetés aux Chinois dans un magasin derrière la gare », raconte-t-il. Le jeune Marocain ne cache pourtant pas son inquiétude pour les nouveaux venus. « Avant, c’était le premier travail que tu faisais en arrivant. Il n’y avait même pas besoin de parler la langue. Aujourd’hui, il n’y a plus assez de demande », dit-il dans un italien presque parfait.
« Personne ne nous protège »
A l’entendre, la plupart des nouveaux arrivants ne travaillent pas, ou peu. Lors de la saison des récoltes, ils vont à Caltabellotta (dans le sud-ouest de la Sicile) pour cueillir des olives et dans la région de Catane (sur la côte est) pour les oranges. Selon lui, le durcissement de la réglementation a réduit la solidarité entre migrants. « Chacun s’occupe de ses propres intérêts. Du coup, c’est plus dur pour les nouveaux », résume-t-il, évoquant aussi la montée du racisme : « Les ambulanti sont les premiers à le subir. Comme personne ne nous protège, tout le monde s’attaque à nous. »

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Kamal continue à dire « nous ». Pourtant, à la différence de son père, qu’il a rejoint en 2005 depuis Casablanca, il a quitté ce métier qui vous pousse « dans les rues de 9 heures à minuit » pour un revenu maximum de 600 euros par mois. Il y a un peu plus d’un an, le jeune homme est devenu médiateur culturel et a fondé une association pour défendre les droits de ces vendeurs en situation précaire.
« En 2013, le maire a fait passer une décision interdisant de travailler dans le centre historique. Il y a plus de 600 vendeurs ambulants à Palerme et derrière chacun d’eux une famille. Tout à coup, ils n’avaient plus aucun revenu. » Avec ceux qu’il appelle ses « frères » – pour la plupart originaires du Bangladesh, du Sénégal ou, comme lui, du Maghreb –, ils ont organisé des manifestations. « Nous avons créé cette association pour pouvoir défendre nos droits face à la commune. Et nous avons réussi à trouver un compromis. Comme ils paient les taxes, les magasins sont prioritaires. Du coup, nous travaillons après leur fermeture. » De fait, dès 20 heures, les marchands ambulants envahissent les rues principales du centre de Palerme.

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Plus qu’un travail, le soutien aux nouveaux arrivants semble être une vocation. « C’est en moi depuis que je suis petit. Depuis que je suis arrivé, j’essaie d’aider mes compatriotes qui ont des difficultés à s’exprimer ou qui souhaitent voir un avocat. » Employé par l’association Porco Rosso, il accompagne désormais des migrants chaque mercredi à l’hôpital pour des contrôles de santé ou les épaule dans l’obtention d’une assistance juridique.
Vexations policières
Sicilien d’adoption, Kamal Karkouri ne se voit pourtant pas finir ses jours sur l’île. Une altercation avec la police municipale, en 2011, lui a laissé un souvenir amer. « Alors que j’étais dans un marché, une équipe m’a confisqué mon matériel et m’a frappé. » Il se souvient aussi de Noureddine Adnane, un de ses compatriotes qui, la même année, avait fini par s’immoler par le feu après de multiples vexations policières.

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Pourtant, comme de nombreux migrants venus en rêvant de connaître une meilleure fortune, il n’imagine pas rentrer au pays. « Avec mon salaire, je fais vivre mon père mais aussi ma famille à Casablanca. J’ai beaucoup d’amis ici, et Palerme est une ville magnifique. Mais il n’y a pas d’avenir pour nous ici. Un jour, je reprendrai la route. »


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ En position de faiblesse face aux Européens, le gouvernement de la première ministre britannique, Theresa May, a multiplié, lundi, les concessions.
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Brexit : un accord a été trouvé sur la période de transition entre Londres et Bruxelles

En position de faiblesse face aux Européens, le gouvernement de la première ministre britannique, Theresa May, a multiplié, lundi, les concessions.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 17h52
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 06h39
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


La pression des milieux d’affaires britanniques était trop forte : lundi 19 mars, Londres a abandonné à peu près toutes ses revendications et a accepté les conditions posées par Bruxelles pour la période de transition que le gouvernement May réclamait, dans la foulée du Brexit. Une période durant laquelle le Royaume-Uni pourrait continuer à négocier sa « relation future » avec l’Union européenne (UE), sans perdre brutalement tous les avantages d’un Etat membre.
La transition ne devra durer que vingt et un mois, du 30 mars 2019, lendemain du Brexit, jusqu’au 31 décembre 2020, comme le réclamaient les Européens. Et pas jusqu’en mars 2021, comme le souhaitait initialement le gouvernement de Mme May. Autre concession, bien plus conséquente : Londres a accepté que les citoyens de l’UE venant s’installer au Royaume-Uni durant la période de transition puissent bénéficier du même droit de séjour, à la fin de la période de transition, que ceux arrivés dans le pays avant le Brexit.
Londres a par ailleurs renoncé au « droit de veto » réclamé sur les lois que l’UE adopterait durant cette période de transition : le pays pourra, jusqu’au 31 décembre 2020, continuer d’accéder sans entraves au marché intérieur européen, mais devra continuer de contribuer au budget communautaire, et il n’aura plus du tout voix au chapitre : ni ministres invités aux réunions bruxelloises, ni députés européens.
Pas de « clause guillotine »
Les Britanniques pourront juste à titre purement consultatif, participer à des réunions d’experts – car sur des sujets comme la sécurité alimentaire ou la lutte contre le terrorisme, leurs avis seront utiles aux Européens. Londres pourra aussi entrer en négociation avec des pays tiers, en vue de conclure des accords commerciaux, mais pas question que ces accords entrent en vigueur durant la période de transition.
Bruxelles a cependant échoué, pour l’instant, à imposer une « clause guillotine », amputant le Royaume-Uni de certains de ses droits d’accès au marché intérieur durant la transition si le pays ne se conformait pas aux lois de l’UE ou aux décisions de la Cour de justice de Luxembourg, la plus haute juridiction européenne.
Michel Barnier, le négociateur en chef de l’UE, s’est félicité, lundi, d’avoir pu franchir avec son homologue britannique David Davis une étape « décisive » des discussions avec Londres. « Nous avons fait ces derniers jours une partie essentielle du chemin vers un départ ordonné » du Royaume-Uni, a ajouté le Français.
« Accord de retrait »
De fait, la perspective d’un « non-accord » entre Londres et Bruxelles s’éloigne, même si M. Barnier a précisé, lundi, que la transition ne sera définitivement acquise que quand les parties se seront mises d’accord sur tous les autres points du divorce, au plus tard en octobre de cette année.
Sur l’épineuse question irlandaise, Londres a aussi significativement reculé, acceptant qu’en l’absence d’une solution britannique pour éviter le retour d’une « frontière dure » entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord, ce serait la proposition mise sur la table par les Européens qui s’imposerait. Or, cette dernière a tout d’une provocation pour le gouvernement May, qui dépend, pour sa fragile majorité parlementaire, d’une alliance de circonstance avec le petit parti unioniste nord-irlandais DUP.

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Londres ayant souhaité vouloir aussi quitter l’union douanière au jour du Brexit, Bruxelles a proposé que le contrôle des marchandises, devenu nécessaire, entre l’UE à vingt-sept et le Royaume-Uni, ne s’effectue pas à la frontière entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande, qui doit rester virtuelle afin de préserver les « accords de paix de 1998 (ayant mis fin à trente ans de « troubles » en Irlande du Nord). Ce contrôle aurait lieu dans les ports britanniques : une manière de réunifier l’île d’Irlande par le commerce.
Accélération des discussions
La récente annonce par le géant anglo-néerlandais Unilever qu’il préférait ne garder qu’un seul siège social, à Rotterdam (Pays-Bas), et qu’il allait supprimer le britannique, a-t-il poussé le gouvernement de Theresa May à accélérer les discussions bruxelloises ? La première ministre britannique avait promis d’obtenir un accord sur la transition avant fin mars… Elle y est donc parvenue.

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A Bruxelles, les négociateurs vont maintenant pouvoir se concentrer sur la « relation future » que les Européens envisagent déjà comme un accord de libre-échange. Les Britanniques ont accepté ce canevas, mais ils militent pour qu’il intègre un accord sur les services financiers : ils veulent préserver le précieux « passeport » dont dispose la City de Londres pour vendre sans entraves ses services sur le marché intérieur européen. 
Or, selon nos informations, sur ce point, les Vingt-Sept devraient approuver lors du Conseil européen du 23 mars des « lignes de négociation » très dures : ils ne sont prêts à accorder que des « régimes d’équivalences » à la place financière britannique, c’est à dire à lui ménager certes des accès assez complets à leurs places continentales, mais révocables à tout moment par la Commission. Ces régimes ne seront pas négociables : Bruxelles décidera toute seule de leur contenu mais tiendra évidemment compte des intérêts de la City, auxquels ceux des Vingt-Sept resteront liés.

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« Nous sommes plus proches que jamais d’un bon accord entre le Royaume-Uni et l’UE », a affirmé David Davis, toujours positif, malgré l’évident désavantage de Londres dans une négociation depuis le début très déséquilibrée en faveur du continent...



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Alors que le Royaume-Uni désigne la Russie comme le coupable de l’empoisonnement au Novitchok de Sergueï Skripal, Moscou continue de nier.
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Que sait-on sur l’empoisonnement de l’ex-agent double russe au Royaume-Uni ?

Alors que le Royaume-Uni désigne la Russie comme le coupable de l’empoisonnement au Novitchok de Sergueï Skripal, Moscou continue de nier.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 16h27
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 10h06
    |

                            Eléa Pommiers








                        



   


Le dialogue semble rompu entre Londres et Moscou après l’empoisonnement, sur le sol britannique, de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal. Alors que le Royaume-Uni continue de désigner la Russie comme le coupable évident de cette « tentative d’assassinat », le Kremlin exige des preuves, ou des excuses, « à ces accusations infondées ». 
Après quinze jours d’enquête, que sait-on de l’affaire qui provoque une importante crise diplomatique entre les deux pays, et relance le bras de fer entre la Russie et l’Union européenne, soutenue par les Etats-Unis ?
Retrouvés inconscients à Salisbury
L’affaire débute le 4 mars à Salisbury, au sud-ouest de Londres. Un homme et sa fille sont retrouvés inconscients sur un banc, sans blessure apparente, et sont hospitalisés « dans un état critique ». L’événement prend immédiatement une tournure politique à la lumière de l’identité de la victime : Sergueï Skripal, 66 ans, est un ancien colonel du service de renseignement russe réfugié au Royaume-Uni.
Arrêté en 2004 par le FSB (le service fédéral de sécurité russe), celui qui est à l’époque un espion russe avoue avoir été recruté par les services de renseignement britanniques neuf ans plus tôt et leur avoir livré l’identité de plusieurs dizaines d’agents secrets russes exerçant en Europe, contre plus de 100 000 dollars (78 000 euros de l’époque).
En 2006, l’agent double est condamné par la Russie pour « haute trahison » à treize ans de camp, et son titre de colonel lui est retiré. Après avoir été échangé, avec trois autres agents russes, contre dix agents dormants du Kremlin installés aux Etats-Unis, il se réfugie au Royaume-Uni, en 2010.

   



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Le Novitchok à l’origine de l’empoisonnement
Moins de deux jours après la découverte des victimes, la police britannique annonce que Sergueï Skripal et sa fille sont « soignés pour une exposition présumée à une substance toxique », et la thèse de l’empoisonnement s’impose parmi les responsables politiques britanniques. Elle est renforcée par la contamination de deux policiers, qui ont dû être soignés pour des « symptômes légers », et les traces de contaminations découvertes dans un restaurant où l’ancien espion russe et sa fille avaient déjeuné.
Après une semaine d’enquête, le 12 mars, la police britannique identifie la substance qui aurait servi à leur empoisonnement : il s’agit du Novitchok, un agent neurotoxique innervant — qui rompt la connexion entre le système nerveux et les muscles, empêchant progressivement la victime de respirer.
Développé par des chercheurs de l’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) dans les années 1970 et 1980 — il n’a pas d’autre origine connue —, il est considéré comme cinq à dix fois plus létal que les deux autres agents innervants les plus connus, le sarin et le VX. Son existence avait été découverte par la communauté internationale au début des années 1990, malgré les engagements de l’URSS à mettre fin à son programme chimique.

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La Russie, coupable désignée du Royaume-Uni
L’identification de ce poison fait de la Russie la coupable évidente aux yeux du Royaume-Uni, qui pointait déjà Moscou du doigt depuis plusieurs jours. Le 12 mars, Theresa May, la première ministre britannique, lance un ultimatum à la Russie pour que cette dernière fournisse des explications.
Le ton est d’autant plus dur que la tension monte depuis des mois entre les deux pays. Multiples approches d’avions ou navires russes dans les eaux territoriales britanniques ; accusations d’« ingérences » russes, par les réseaux sociaux, dans la campagne du référendum sur le Brexit ; responsabilité de la cyberattaque destructrice NotPetya en juin 2017… Les griefs de Londres à l’égard de Moscou sont nombreux.
Et l’affaire n’est pas sans rappeler d’autres éliminations d’opposants politiques russes sur le sol britannique. Déjà, en 1978, en pleine guerre froide, le dissident bulgare Georgi Markov est empoisonné à Londres par une dose de ricine, un poison plus puissant que le cyanure.
En 2006, Alexandre Litvinenko, un opposant russe et ex-agent du KGB (service secret russe, devenu FSB en 1995), est empoisonné au polonium 210, une substance radioactive extrêmement toxique produite en Russie. Sa veuve a ainsi déclaré que l’empoisonnement de Sergueï Skripal avait des airs de « déjà-vu ».

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Crise diplomatique entre Londres et Moscou
Le 14 mars, après expiration de l’ultimatum lancé à Moscou, Theresa May dénonce une « tentative d’assassinat » et condamne un « affront à l’interdiction de l’usage des armes chimiques ». Pour elle, l’absence de réponse de la Russie et l’usage du Novitchok excluent toute autre « conclusion que celle qui désigne l’Etat russe comme coupable ». Mme May annonce plusieurs sanctions pour répliquer à ce que le président de la commission des affaires étrangères de la Chambre des communes, Tom Tugendhat, a qualifié « d’attentat russe ».
Si Londres assure que le dialogue n’est pas rompu, Theresa May a tout de même décidé de suspendre les contacts bilatéraux avec Moscou, d’expulser vingt-trois diplomates russes (sur les cinquante-neuf présents au Royaume-Uni), de retirer l’invitation adressée au chef de la diplomatie Sergueï Lavrov, et annonce que la famille royale britannique ne se rendra pas à la Coupe du monde de football en Russie.
Dans une déclaration commune, le 15 mars, le Royaume-Uni, l’Allemagne, les Etats-Unis et la France ont estimé que la responsabilité russe était la seule explication « plausible » de l’empoisonnement. Les quatre puissances ont demandé dans la foulée à Moscou « toutes les informations » sur son programme chimique.
Le gouvernement britannique a demandé à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) de mener des examens indépendants dans ses laboratoires sur les échantillons recueillis sur place.

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Du « grand n’importe quoi », pour la Russie
Dès le 9 mars, la Russie, par la voix de son ministre des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait dénoncé de la « pure propagande ». A l’ultimatum de Theresa May, le Kremlin répond que « la Russie n’a aucun rapport avec ce qui s’est passé en Grande-Bretagne » et insiste sur l’absence de preuve impliquant formellement la Russie. Les autorités russes se déclarent également ouvertes « à toute coopération pour une enquête sur les causes de l’incident ».
Après les sanctions décidées et annoncées par Theresa May, Moscou réplique en expulsant à son tour vingt-trois diplomates britanniques et en mettant fin aux activités du British Council en Russie, l’organisme international britannique pour les relations culturelles et l’éducation.

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Après quinze jours de silence et au jour de sa réélection à la tête de la Russie dimanche, Vladimir Poutine a fait écho à ses dénégations, qualifiant les accusations britanniques de « grand n’importe quoi ». Le président russe a souligné que la Russie avait « détruit toutes ses armes chimiques » :
« La première chose qui me vient à l’esprit, c’est que si un gaz chimique militaire existait, les gens seraient morts sur le coup. C’est évident. (…) La deuxième chose, c’est que la Russie ne dispose pas de ce type de moyens. Nous avons détruit toutes nos armes chimiques sous la supervision d’observateurs internationaux. »
Une réponse que Boris Johnson, chef de la diplomatie britannique, a qualifiée de « stratégie classique de la Russie qui consiste à essayer de cacher l’aiguille de la vérité dans une botte de foin de mensonges et d’obscurcissement ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Des centaines d’enfants auraient été victimes d’abus sexuels depuis les années 1980 dans une ville située au centre de l’Angleterre, selon le « Sunday Mirror ».
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Une enquête ouverte au Royaume-Uni après la révélation d’un scandale de pédophilie à Telford

Des centaines d’enfants auraient été victimes d’abus sexuels depuis les années 1980 dans une ville située au centre de l’Angleterre, selon le « Sunday Mirror ».



Le Monde
 |    19.03.2018 à 16h20
   





                        


Une enquête indépendante a été lancée au Royaume-Uni après la révélation d’un scandale de pédophilie qui pourrait concerner des centaines d’enfants. Les faits, révélés le 11 mars par le Sunday Mirror, auraient eu lieu à Telford, une ville de 170 000 habitants du centre de l’Angleterre.
L’enquête a pour but d’« obtenir la vérité, montrer ce qui n’a pas fonctionné et en tirer les leçons pour l’avenir », a déclaré un porte-parole du ministère de l’intérieur, interrogé vendredi 16 mars par l’Agence France-Presse (AFP). « C’est une affaire vraiment terrible, certains des membres les plus vulnérables de notre société étant la proie de criminels sans pitié », a-t-il ajouté.
Selon l’hebdomadaire britannique, jusqu’à un millier d’enfants, dont les plus jeunes avaient 11 ans, auraient été victimes d’agressions et de viols, parfois collectifs, depuis les années 1980. « Nous avons tous été choqués par cette affaire horrible », avait déclaré mercredi la première ministre Theresa May devant les députés, soulignant la nécessité de lancer une enquête le plus rapidement possible. Celle-ci est menée par un organe indépendant chargé d’examiner si les institutions ont suffisamment agi pour protéger les enfants.
Le rôle des institutions à déterminer
D’après le Sunday Mirror, la police aurait échoué à démanteler le réseau de pédophiles. « Les travailleurs sociaux étaient au courant des abus dans les années 1990, mais la police a mis une décennie à ouvrir une enquête », écrivent les journalistes.
Une adolescente de 14 ans a déclaré au Mirror « avoir été forcée d’avoir des relations sexuelles avec plusieurs hommes dans des restaurants de vente à emporter ou des maisons dégoûtantes ». Elle a expliqué qu’elle se rendait dans une clinique locale pour prendre la pilule du lendemain « au moins deux fois par semaine », mais que « personne n’a jamais posé de questions ». Ses agresseurs la menaçaient de représailles si elle parlait, a-t-elle aussi affirmé.
« Ces jeunes filles étaient très souvent issues de la classe ouvrière blanche, souffrant de fragilités multiples et c’est pour cela que leurs agresseurs les ciblaient », a déclaré la députée conservatrice de Telford, Lucy Allan, qui avait plaidé pour une enquête urgente.
Plusieurs enquêtes ont été ouvertes ces dernières années en Angleterre à la suite de la découverte de réseaux pédophiles.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Isabelle Mandraud, correspondante du « Monde » à Moscou, a répondu à vos questions sur la réélection, dimanche, de Vladimir Poutine en Russie.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Russie : « Dans un régime autoritaire, chacun redoute un changement non préparé »

Isabelle Mandraud, correspondante du « Monde » à Moscou, a répondu à vos questions sur la réélection, dimanche, de Vladimir Poutine en Russie.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 14h28
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 09h17
   





                        



   


Vladimir Poutine a remporté, dimanche 18 mars, une victoire d’une ampleur sans précédent en plus de dix-huit ans de pouvoir, réélu président pour un quatrième mandat avec 76,7 % des voix. Isabelle Mandraud a répondu à vos questions.

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Riurik : Quels sont les faits rapportés de fraude électorale, d’agressions, etc., à la proximité des bureaux de vote ?
Isabelle Mandraud : Plusieurs sources de l’opposition et des candidats ont rapporté des violations, quelques bourrages d’urnes, notamment en Tchétchénie, en Iakoutie ou près de Moscou, mais dans l’ensemble, elles n’ont pas été aussi importantes, semble-t-il, que lors de précédentes élections. En revanche, les pressions exercées par des entreprises et des administrations ont été rapportées par plusieurs observateurs, journalistes, et associations indépendantes telles que Golos, spécialisée dans la surveillance des élections. 
Mat : Comment comptez-vous les votants « sous pression » dans les 56 millions de voix de Vladimir Poutine ? Autrement dit, sans ces « pressions importantes », aurait-il été réélu ?
Isabelle Mandraud : Difficile de dire combien de personnes ont été ainsi mises sous pression. Mais des témoignages, dans différentes régions, en ont fait état. Sans ces pressions, cela aurait-il changé quelque chose ? Pas sûr du tout. Le score de M. Poutine aurait sans doute été moins important, mais il aurait remporté cette élection, faute d’une réelle concurrence. Le chef du Kremlin s’est placé au-dessus de tous les autres, sans participer à aucun débat, ni même présenter un programme. Il est l’Etat. Enfin, les pressions ne sont pas le seul facteur qui a joué en sa faveur. Les médias soutenant le pouvoir livrent, jour après jour, la vision du Kremlin sur les événements. 
Eva : Le taux de participation est très élevé comparé à 2012. Comment peut-on l’expliquer ?
Isabelle Mandraud : En 2012 ce taux était de 65,3 %, contre 67,4 %. C’est effectivement une augmentation. Le pouvoir s’était préparé à cette bataille, et la mobilisation des électeurs, en amont, a été très importante. Le plus grand danger pour le Kremlin était que les Russes ne se soucient pas d’aller voter, estimant, à juste titre, que les jeux étaient faits. Les appels à participer au scrutin ont été intenses sur tout le territoire. Des jeux et des animations étaient proposés autour des bureaux de vote. Les électeurs ont pu s’enregistrer jusqu’au dernier moment dans le bureau de vote de leur choix. Et enfin, comme nous l’avons rapporté, des salariés du secteur public ont été soumis à de fortes pressions de leurs employeurs.
Gégé : Pourquoi la tentative d’assassinat d’un agent double russe sur le sol britannique aurait remotivé les électeurs russes ? Poutine était-il vraiment en danger ?
Isabelle Mandraud : Non, M. Poutine n’était pas vraiment en danger. Mais alors que les sondages le gratifiaient ces dernières années de taux de popularité mirobolants, jusqu’à 86 %, il était impensable qu’il remporte l’élection avec un score en demi-teinte. Le but a été atteint : dimanche, M. Poutine a été élu avec 76,66 % des voix, soit le meilleur score jamais obtenu depuis qu’il exerce le pouvoir. En 2000, il avait été élu avec 52,94 % des suffrages, 71,31 %, en 2004, et 63,6 % en 2012. La participation, en revanche, n’est pas la meilleure enregistrée, malgré tous les efforts déployés. L’affaire Skripal, en Grande-Bretagne, a pu jouer, en dopant le réflexe de protection autour du chef, mais à la marge, me semble-t-il.
Baby Huey : Poutine sort renforcé de ce scrutin. Après avoir joué sur la fibre nationaliste et les menaces occidentales réelles ou supposées, quelle peut être sa ligne de conduite pour continuer à mobiliser ses partisans à l’intérieur et renforcer la position de la Russie à l’international ?

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Isabelle Mandraud : Le président russe ne changera sans doute pas sa ligne de conduite qu’il a réaffirmée, de manière assez spectaculaire, lors de son discours du 1er mars, en vantant le nouvel arsenal nucléaire de l’armée russe. C’était clairement un message destiné à l’Occident. Le résultat d’hier le conforte. Maintenant, il a devant lui quelques défis sérieux à relever : la Syrie, bien sûr, où, après les succès militaires, la phase politique s’avère bien plus délicate. Et, en Ukraine, le conflit est loin d’être réglé.
Europeen : Le Français que je suis a quelques difficultés à concevoir la popularité de Poutine. A quoi tient-elle ?
Isabelle Mandraud : Lorsqu’on discute avec des Russes, il est courant d’obtenir un point de vue contradictoire. Beaucoup se disent peu satisfaits de leur situation sur le plan intérieur. Avec la baisse du cours du pétrole et les sanctions, leurs revenus ont dégringolé depuis 2014. La situation dans les hôpitaux reste mauvaise, surtout dans les régions, tout comme l’état des routes. Et la corruption, toujours présente, insupporte la population. Mais d’un autre côté, sur le plan de la politique étrangère, beaucoup se disent rassurés d’avoir un président « fort ». Les révolutions arabes ou le soulèvement en Ukraine font peur, d’autant plus que les médias propouvoir matraquent le « chaos » que cela a provoqué. Et dans un régime autoritaire comme celui exercé en Russie, chacun redoute un changement non préparé.
Opposition ? : On parle beaucoup de son opposant Alexeï Navalny. Sur sa page Wikipedia, on parle de lui comme d’un proche des mouvements d’extrême droite. Je ne comprends pas bien ce qu’il représente dans toute cette élection. Il n’y a pas d’opposition démocrate en Russie ? Quels sont les courants ?
Isabelle Mandraud : L’opposition est très affaiblie en Russie, d’une part parce qu’elle n’a pas les moyens de se développer, ni même de se faire entendre, mais aussi parce qu’elle est très divisée. Elle souffre aussi d’une image “pro-occidentale”, et du rappel, sans cesse rabâché, de la dureté des années 1990, lorsque l’URSS s’est effondrée. Alexeï Navalny apparaît aujourd’hui comme le seul opposant déterminé à affronter le Kremlin, mais il n’a pas pu concourir à l’élection en raison d’une condamnation pénale qu’il réfute. Il est effectivement issu des rangs très nationalistes, mais depuis 2013, il a pris quelques distances avec ces courants.

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Osman : Qu’en est-il de la situation économique en Russie ? Je pense notamment au niveau de croissance et au chômage. La tendance et les chiffres sont-ils en faveur de Poutine ?
Isabelle Mandraud : La croissance se relève un peu mais la situation reste tendue, particulièrement dans les régions. Moscou est une belle vitrine moderne, mais la vie reste plus compliquée ailleurs. Ce ne sont pas les mêmes critères qu’en Europe qui prévalent en Russie. Le chômage est très faible. Trouver un emploi n’est pas très compliqué, mais il est beaucoup plus difficile d’obtenir un travail suffisamment rémunérateur pour vivre correctement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Vladimir Poutine a été réélu, dimanche, avec plus de 76 % des voix. S’il ironise sur son maintien au pouvoir « à 100 ans », il dit réfléchir à une réforme de la Constitution russe, qui interdit d’occuper plus de deux mandats présidentiels consécutifs.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ 
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<filnamedate="20180320"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180320"><AAMMJJHH="2018032019">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Theresa May a affirmé qu’il était très probable que l’empoisonnement par un agent innervant ait été commandité par les autorités russes.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Agent double : l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques enquête en Grande-Bretagne

Theresa May a affirmé qu’il était très probable que l’empoisonnement par un agent innervant ait été commandité par les autorités russes.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 12h41
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 12h53
   





                        



   


Des inspecteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) sont arrivés, lundi 19 mars, en Grande-Bretagne pour commencer leur enquête sur l’empoisonnement de l’agent double Sergueï Skripal et sa fille Ioulia Skripal à Salisbury au Royaume-Uni le 4 mars qui a également rendu gravement malade un policier.
Le gouvernement britannique a demandé à l’organisation sise à La Haye de mener des examens indépendants dans ses laboratoires sur les échantillons recueillis sur place.

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Solidarité des Européens
Si la réaction officielle de l’Union européenne (UE) à cette affaire doit encore être discutée lors du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE jeudi et vendredi à Bruxelles, les Etats membres de l’Union ont condamné l’empoisonnement. Dans un communiqué, les ministres des affaires étrangères de l’UE affirment :
« Les vies de nombreux civils ont été menacées par cet acte imprudent et illégal. L’Union européenne prend avec le plus extrême sérieux l’évaluation faite par le gouvernement du Royaume-Uni selon laquelle il est hautement probable que la Fédération de Russie soit responsable. »
Les ministres se sont dits « choqués par l’utilisation offensive d’un agent neurotoxique de qualité militaire, d’un type mis au point par la Russie, pour la première fois en plus de soixante-dix ans sur le sol européen ». Ils ont exigé de la Russie qu’elle « réponde d’urgence aux questions soulevées par le Royaume-Uni et la communauté internationale et qu’elle communique immédiatement, intégralement et complètement son programme Novitchok à l’OIAC ».

   


Les déclarations à géométrie variable de Moscou
Le chef de la diplomatie britannique, Boris Johnson, a pour sa part une nouvelle fois critiqué l’attitude de la Russie :
« Les démentis de la Russie sont de plus en plus absurdes. Un jour, ils soutiennent qu’ils n’ont jamais produit du Novitchok [l’agent innervant], un autre jour, ils affirment qu’ils ont produit du Novitchok, mais soutiennent que tous les stocks ont été détruits, puis ils annoncent que certains stocks se sont mystérieusement échappés en Suède ou en Slovaquie, en République tchèque ou aux Etats-Unis, ou même au Royaume-Uni. »

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Moscou campe sur ses positions
« Tôt ou tard, il faudra répondre de ces accusations infondées : soit fournir des preuves, soit présenter ses excuses », a répliqué, depuis Moscou, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, qui a qualifié les accusations de Londres de « flot diffamatoire envers la Russie, absolument incompréhensible et aux motivations incertaines ».
Londres a accusé la Russie d’être responsable de cet empoisonnement et décrété contre elle des sanctions, dont l’expulsion de 23 diplomates de son territoire. Moscou, qui clame son innocence, a riposté en expulsant des diplomates britanniques et en fermant le British Council, un organisme culturel, en Russie.
Plusieurs journaux russes ont estimé lundi que ces tensions sans précédent avec les Occidentaux avaient contribué à la large victoire de Vladimir Poutine à la présidentielle de dimanche, à l’issue de laquelle il a remporté un quatrième mandat.

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Sergueï Skripal, 66 ans, et sa fille Ioulia, 33 ans, sont toujours hospitalisés dans un état « critique » à Londres. Un policier empoisonné en leur portant secours est également soigné mais est désormais hors de danger, assure Londres.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Avec plus de 76 % des suffrages, le président (ré)élu de la Russie écrase le reste des formations politiques, y compris le Parti communiste de la Fédération de Russie.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Présidentielle en Russie : le nouveau sacre de Vladimir Poutine ou l’extinction de l’opposition

Avec plus de 76 % des suffrages, le président (ré)élu de la Russie écrase le reste des formations politiques, y compris le Parti communiste de la Fédération de Russie.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 11h35
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 11h40
    |

                            Les Décodeurs








                        


Réélu triomphalement pour un mandat présidentiel jusqu’en 2024, Vladimir Poutine devrait logiquement dépasser la longévité au pouvoir de tous les dirigeants soviétiques puis russes à l’exception de Staline ; le natif de Saint-Pétersbourg en sera à vingt-quatre ans à la tête du pays en 2024, contre trente et un ans pour le dictateur géorgien de l’Union soviétique à sa mort en 1953.
En recueillant 76,67 % des suffrages exprimés – avec des bourrages d’urnes filmés quasi en direct –, M. Poutine fait mieux que tous ses résultats précédents. Il asphyxie par la même occasion l’opposition, tant libérale que communiste, en dix-huit ans de pouvoir.

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                      ╙▀                ▀`                     ▀▀               



Le tassement du Parti communiste de la fédération de Russie
Ce graphique présente les résultats des deux principales formations politiques russes aux élections présidentielles depuis 2000. A elles deux, elles représentent plus de 80 % des suffrages.

 Russie unie (RU)
 Parti communiste (PCRF)


Sources : Nohlen & Stöver, Commission électorale centrale


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 0) return d + " %" }));

    $("#graphique_rupc a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });

});


De son score de 52,94 % au premier tour de l’élection présidentielle de 2000 – après l’éviction d’un Boris Eltsine en fin de règne –, jusqu’au score « soviétique » de mars 2018, la formation Russie unie représentée par M. Poutine et en 2008 par M. Medvedev a toujours émargé à plus de 50 % dès le premier tour.

 #graphrus { border-left: 1px solid #eef1f5; border-right: 1px solid #eef1f5; border-top: 4px solid #16212c; border-bottom: 1px solid #eef1f5; padding: 10px 0; width: 100%; color: #16212c; } #graphrus .grasdecodeurs { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; font-size: 1.7rem; font-weight: bold; } #graphrus .titre { padding: 6px 16px; display: block; } #graphrus .texte { margin: 1rem .5rem; padding: 0 10px; } #graphrus .explications { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; margin: 20px 0px; padding: 10px; background-color: #f5f6f8; color: #383f4e; text-align: center; } .ui-tooltip p:before { color: #a2a9ae; content: '› '; font-family: arial; display: inline-block; font-size: inherit; left: 0; position: relative; width: 9px; font-weight: 400 } .ui-tooltip p.petiteliste { margin-left: 1rem; } .tooltipdecodeurs .titre_tt { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; font-weight: bold; font-size: 1.5rem; letter-spacing: .07rem; margin: .5rem 0; } .tooltipdecodeurs .gris { color: #a2a9ae; } .tooltipdecodeurs .bulle { border-radius: 50%; width: 1rem; height: 1rem; border: 0; display: inline-block; margin: -.3rem .5rem 0 0; vertical-align: middle; cursor: default; } .tooltipdecodeurs div { display: block!important; } .tooltipdecodeurs { border-radius: 4px; padding: 2rem; position: absolute; z-index: 9999; max-width: 350px; -webkit-box-shadow: none!important; box-shadow: none!important; border: 2px solid #ccd0d3!important; background: #fff!important; color: #222 } .tooltipdecodeurs .hr { margin-top: 1rem; border-top: 1px solid #e8eaee; padding-bottom: 1rem; } #graphrus .source { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; padding: 0 10px; text-align: right; color: #8b9299; font-size: 1.2rem; } #graphrus .passelect { -webkit-touch-callout: none; -webkit-user-select: none; -khtml-user-select: none; -moz-user-select: none; -ms-user-select: none; user-select: none; } #graphique .barre { cursor: pointer; fill-opacity: .8; } #graphique .barre:hover { fill-opacity: 1 } #graphrus .barre.blancsnuls { stroke-width: 1; stroke: rgba(0, 0, 0, .1); } #graphrus .maliste { width: 80%; margin: 1rem auto; text-align: center; } #graphrus .maliste select { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; text-align: center; width: 100%; font-size: 16px; } #graphrus .textepourcent { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; font-size: 1.2rem; letter-spacing: .07rem; font-weight: bold; pointer-events: none; fill: #191919; } #graphrus .axey text { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; font-size: 1.2rem; font-weight: bold; pointer-events: none; fill: #191919; } #graphrus .blanctexte { fill: #FFF; } #graphrus .contexte { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; width: 100%; padding: 1rem; } #graphrus .grid line { stroke: #000; stroke-opacity: 0.1; shape-rendering: crispEdges; } /* le tooltip fixé en bas sur mobile */ @media screen and (max-width: 500px) { .tooltipdecodeurs.mobiledec { position: fixed; bottom: 0!important; left: 0!important; top: auto!important; right: auto!important; min-width: 100%!important; border-radius: 0; padding: 1.5rem; z-index: 9999; -webkit-box-shadow: none!important; box-shadow: none!important; border-top: 1px solid #e8eaee!important; border-left: 0!important; border-right: 0!important; border-bottom: 0!important; background: #fcfcfd!important; color: #383f4e; } .tooltipdecodeurs.mobiledec:after { content: '×'; position: absolute; top: .5rem; right: .5rem; color: #ccd0d3; font-size: 3rem; } #graphrus .contexte { font-size: 1.3rem; } #graphrus .textepourcent, #graphrus .axey text { font-size: 1.1rem; letter-spacing: 0rem; } }
                                                                                
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                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
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       ╓▄▓▓▓▓▓▓██████▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▀     ▓▓ █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀    
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   ╙▓█Γ              █▓▄ ██▀            ▓▌ ██▀Γ             ▀█▄╦ ▀██▀           
                      ╙▀                ▀`                     ▀▀               



L'écrasement des autres formations politiques
Ce graphique représente les résultats officiels des élections présidentielles russes de 2000, 2004, 2008, 2012 et 2018. En bleu, les résultats du parti Russie unie, celui du président.
Jusqu'à la loi fédérale du 5 décembre 2006 existait un bulletin de vote « contre tous » (les candidats), comptabilisé dans les suffrages valides. Il a été supprimé lors du second mandat du président Poutine.
Sélectionnez une année électorale dans la liste ci-dessous, puis une barre pour afficher le détail des résultats.


Élection de 2018
Élection de 2012
Élection de 2008
Élection de 2004
Élection de 2000




Sources : Nohlen & Stöver, Commission électorale centrale


require(["jquery", "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip", "d3/4.2.2"], function($, jqueryUICore, tooltip, d3) {

    var largeur = document.getElementById("graphrus").offsetWidth,
        hauteur = largeur * .8,
        election = $("#monselect").val(),
        datatemp = [],
        monmobile = "",
        margin = { top: largeur / 20, right: largeur / 20, bottom: 30, left: largeur / 7 };

    /* On change le ratio en cas de mobile */
    if (largeur         margin = { top: largeur / 20, right: largeur / 20, bottom: 20, left: largeur / 5 }
        hauteur = largeur * 1.1
    }
    var width = largeur - margin.left - margin.right,
        height = hauteur - margin.top - margin.bottom;

    var x = d3.scaleLinear()
        .range([0, width]);
    var y = d3.scaleBand()
        .range([0, height])
        .padding(0.1);

    var svg = d3.select("#graphique").append("svg")
        .attr("width", "100%")
        .attr("viewBox", "0 0 " + largeur + " " + hauteur)
        .append("g")
        .attr("class", "groupe")
        .attr("transform", "translate(" + margin.left + "," + margin.top + ")");


    const data = {
            2018: { "inscrits": 110864228, "abstention": 35997614, "blancsnuls": 1.08, "poutine": 76.69, "jirinovski": 5.66, "iavlinski": 1.04, "titov": 0.76, "sobtchak": 1.67, "groudinine": 11.77, "autres": 1.33 },
            "2012": { "inscrits": 109860331, "abstention": 38158666, "blancsnuls": 1.17, "poutine": 63.60, "ziouganov": 17.18, "prokhorov": 7.98, "jirinovski": 6.22, "mironov": 3.85 },
            "2008": { "inscrits": 107222016, "abstention": 32475367, "blancsnuls": 1.35, "medvedev": 70.28, "ziouganov": 17.72, "jirinovski": 9.35, "bogdanov": 1.30 },
            "2004": { "inscrits": 108064281, "abstention": 38562955, "blancsnuls": 0.90, "contretous": 3.50, "poutine": 71.20, "kharitonov": 13.70, "mironov": 0.8, "glaziev": 4.1, "khakamada": 3.8, "malychkine": 2 },
            "2000": { "inscrits": 109372046, "abstention": 34301270, "blancsnuls": 1.02, "contretous": 1.90, "poutine": 52.94, "ziouganov": 29.21, "jirinovski": 2.70, "iavlinski": 5.8, "tuleiev": 2.95, "titov": 1.47, "pamfilova": 1.01, "autres": 1 }
        },
        m = {
            "mironov": { "nom": "Sergueï Mironov", "parti": "Russie juste", "tendance": "centre-gauche", "couleur": "#ed95c1" },
            "iavlinski": { "nom": "Grigori Iavlinski", "parti": "Iabloko", "tendance": "centriste et écologiste", "couleur": "#58a855 " },
            "ziouganov": { "nom": "Guennadi Ziouganov", "parti": "Parti communiste", "tendance": "communiste", "couleur": "#dc2a1b" },
            "kharitonov": { "nom": "Nikolaï Kharitonov", "parti": "Parti communiste", "tendance": "communiste", "couleur": "#dc2a1b" },
            "khakamada": { "nom": "Irina Khakamada", "parti": "Indépendante", "tendance": "droite", "couleur": "#4a99ce " },
            "poutine": { "nom": "Vladimir Poutine", "parti": "Russie unie", "tendance": "droite conservatrice et nationaliste", "couleur": "#00A0C6" },
            "medvedev": { "nom": "Dimitri Medvedev", "parti": "Russie unie", "tendance": "droite conservatrice et nationaliste", "couleur": "#00A0C6" },
            "prokhorov": { "nom": "Mikhaïl Prokhorov", "parti": "Indépendant", "tendance": "libéral", "couleur": "#a2c4db " },
            "bogdanov": { "nom": "Andreï Bogdanov", "parti": "Parti démocratique de Russie", "tendance": "libéral", "couleur": "#a2c4db " },
            "glaziev": { "nom": "Sergueï Glaziev", "parti": "Rodina", "tendance": "nationaliste", "couleur": "#524440 " },
            "jirinovski": { "nom": "Vladimir Jirinovski", "parti": "Parti libéral-démocrate", "tendance": "ultranationaliste", "couleur": "#524440 " },
            "malychkine": { "nom": "Oleg Malychkine", "parti": "Parti libéral-démocrate", "tendance": "ultranationaliste", "couleur": "#524440 " },
            "tuleiev": { "nom": "Amangeldi Tuleïev", "parti": "Indépendant", "tendance": "", "couleur": "#c1c1c1 " },
            "titov": { "nom": "Konstantin Titov", "parti": "Indépendant", "tendance": "", "couleur": "#c1c1c1 " },
            "pamfilova": { "nom": "Ella Pamfilova", "parti": "Pour la dignité civile", "tendance": "", "couleur": "#c1c1c1 " },
            "autres": { "nom": "Autres candidats", "parti": "Indépendants", "tendance": "", "couleur": "#c1c1c1 " },
            "sobtchak": { "nom": "Ksenia Sobtchak", "parti": "Civic Initaitive", "tendance": "libérale", "couleur": "#a2c4db" },
            "groudinine": { "nom": "Pavel Groudinine", "parti": "Parti communiste", "tendance": "communiste", "couleur": "#dc2a1b" },
            "blancsnuls": { "nom": "Bulletins blancs et nuls", "parti": "", "tendance": "", "couleur": "#191919" },
            "contretous": { "nom": "Bulletins « contre tous »", "parti": "", "tendance": "", "couleur": "#191919" }
        };

    /* Appli ou mobile */

    try {
        if (document.location.href.indexOf("les-decodeurs") != -1) { /* AEC */
            monmobile = " mobiledec"
        }
    } catch (err) {
        monmobile = ""
    }


    function dessiner(annee) {
        /* On efface de manière assez crade le contenu
         du groupe qui contient tous nos éléments SVG */
        d3.select("g.groupe").selectAll("*").remove();
        /* Nos variables */
        var total = 0;
        var datatemp = []
        /* on affiche les votants et l'abstention */
        meschiffres = "En " + annee + ", " + String((data[annee].abstention / 1000000).toFixed(1)).replace(".0","") + " millions d'électeurs ne se sont pas déplacés sur "
        meschiffres += (data[annee].inscrits / 1000000).toFixed(1) + " millions d'inscrits (soit " + (100 - (data[annee].abstention / data[annee].inscrits) * 100).toFixed(1) + " % de participation)"
        $("#chiffres").html(meschiffres.replace(/\./g, ",") + ".")

        /* on repatouille les données au bout format*/

        Object.keys(data[annee]).forEach(function(key, i) {
            if (key != "inscrits" && key != "abstention") {
                total += data[annee][key]
                datatemp.push({ "quidonc": key, "pourcent": data[annee][key] })
            }
        });

        datatemp.sort(function(a, b) {
            if (a.quidonc == "contretous" || a.quidonc == "blancsnuls" || a.quidonc == "autres") return 2
            return b.pourcent - a.pourcent;
        });

        /*formater les données pour être sûr */
        datatemp.forEach(function(d) {
            d.pourcent = +d.pourcent;
        });

        /* On bricole nos axes*/
        y.domain(datatemp.map(function(d) { return d.quidonc; }));
        /* x.domain([0,d3.max(datatemp, function(d) { return d.pourcent; })]);*/
        x.domain([0, 77]);
        /* les rectangles */
        svg.selectAll(".barre")
            .data(datatemp)
            .enter().append("rect")
            .attr("title", function(d) {
                e = m[d.quidonc]
 " + e.nom + ""
                if (e.parti) {
" + e.parti
                    if (e.tendance) html += " (" + e.tendance + ")"
"
                }
Jusqu'à l'élection de 2004, les électeurs russes pouvaient choisir de voter « contre tous » les candidats, cette possibilité a été supprimée en décembre 2006."
"
" + String(d.pourcent).replace(".", ",") + " % des suffrages" + ((d.pourcent > 50) ? " (élu au premier tour)" : "") + ""

                return html
            })
            .attr("fill", function(d) {
                return m[d.quidonc].couleur
            })
 "barre " + d.quidonc)
            .attr("y", function(d) { return y(d.quidonc); })
            .attr("height", y.bandwidth())
            .attr("x", function(d) { return 0; })
            .attr("width", function(d) { return x(d.pourcent); });
        /* le texte */

        svg.selectAll(".textepourcent")
            .data(datatemp)
            .enter()
            .append("text")
 70) ? " blanctexte textepourcent" : "textepourcent") })
            .attr("text-anchor", function(d) {
                if (d.pourcent                 else return "end"
            })
            .attr("y", function(d) { return y(d.quidonc) + (y.bandwidth() / 1.7); })
            .attr("x", function(d) {
                if (d.pourcent                 else { return x(d.pourcent) - 5 }

            })
            .text(function(d) { return (d.pourcent).toLocaleString() + " %" })


        /* On affiche les axes et les lignes  */
        svg.append("g")
            .attr("class", "grid")
            .call(make_x_gridlines()
                .tickSize(height)
                .tickSizeOuter(0)
            )
        svg.append("g")
            .attr("class", "axey")
            .call(d3.axisLeft(y)
                .tickFormat(function(d) {
                    if (d == "blancsnuls") return "blancs"
                    if (d == "autres") return "autres"
                    if (d == "contretous") return "contre"
 l.toUpperCase())
                })
                .tickSize(0)
            );
        svg.append("g")
            .call(d3.axisTop(x)
                .tickFormat(function(d) {
 0) return d + " %"
                })
                .tickSize(1)
                .tickSizeOuter(0));
    };

    function make_x_gridlines() {
        return d3.axisBottom(x)
            .ticks(10)
            .tickFormat("")
    };

    dessiner(election);

    /* On redessine quand l'utilisateur change la date */

    $("#monselect").on("change", function() {
        dessiner($(this).val())
    });

    /*    La gestion du tooltip, ici sur la classe ".selecteur"    */
    $("#graphrus").tooltip({
        show: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        hide: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        items: "rect.barre",
        track: true,
        tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdecodeurs" + monmobile,
        position: {
            my: 'left-30 top+50',
            at: 'right+10 center'
        },
        content: function() {
            return $(this).attr("title")
        },
        open: function(event, ui) {
            /* permet de fermer le tooltip en tapant sur lui-même en mobile*/
            var elem = $(event.target);
            ui.tooltip.click(function() {
                elem.tooltip('close');
            });
        }

    });
    $("#graphrus a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });

});


Depuis la réforme de la Constitution en novembre 2008 par le chef de l’Etat Dimitri Medvedev, le mandat présidentiel est passé de quatre à six ans.



                            


                        

                        


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En Allemagne, la droite conservatrice en croisade

Les propos du ministre de l’intérieur sur l’islam et ceux de son collègue chargé de la santé sur l’avortement mettent à mal la cohésion de la grande coalition.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 11h09
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            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

En Allemagne, la nouvelle grande coalition démarre dans la plus grande confusion. En moins d’une semaine, deux ministres d’Angela Merkel ont déjà provoqué trois polémiques, déclenchant de vives critiques au sein de la majorité et, dans un des cas, un recadrage de la chancelière.
C’est aux propos de son nouveau ministre de l’intérieur, Horst Seehofer, président du parti conservateur bavarois CSU, que Mme Merkel a réagi publiquement. « L’islam ne fait pas partie de l’Allemagne. L’Allemagne est marquée par le christianisme. Le dimanche chômé, les jours fériés chrétiens et les rituels comme Pâques, la Pentecôte ou Noël, eux, en font partie », a déclaré celui qui est aussi en charge des questions de Heimat (la « patrie »), vendredi 16 mars, au quotidien conservateur Bild.

Quelques heures plus tard, Angela Merkel a profité de la conférence de presse organisée à l’occasion de la venue du premier ministre suédois pour contredire M. Seehofer. « Quatre millions de musulmans vivent en Allemagne. Ils font partie de l’Allemagne, et leur religion, l’islam, fait partie de l’Allemagne tout autant qu’eux », a-t-elle affirmé.
Le désaccord entre M. Seehofer et Mme Merkel n’est pas nouveau. L’un et l’autre ont déjà tenu les mêmes propos à de nombreuses reprises. Ils font référence à la phrase prononcée en 2010 par le président de la République de l’époque, Christian Wulff, qui avait déclaré que « l’islam fait à présent partie de l’Allemagne ». Une position que la chancelière a défendue plusieurs fois, en particulier en 2015, quand elle a décidé d’accueillir en Allemagne des centaines de milliers de réfugiés syriens, irakiens ou afghans.
« Avec ses déclarations, M. Seehofer attise inutilement les conflits et les préjugés qui traversent notre société », a estimé le président du syndicat policier, André Schulz
Sans surprise, les déclarations de M. Seehofer ont été vivement critiquées...




                        

                        

