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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ A Rio, dimanche 18 mars, près de 2 000 personnes ont réclamé la justice pour Marielle Franco, conseillère municipale assassinée. Plusieurs manifestations ont suivi ce meurtre, qui provoque colère et stupeur au Brésil.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Les deux dirigeants se sont entretenus par téléphone mardi.
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Trump et Poutine expriment à nouveau leur souhait de limiter la course aux armements

Les deux dirigeants se sont entretenus par téléphone mardi.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 17h37
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 18h06
   





                        



   


Deux jours après la réélection de Vladimir Poutine, Donald Trump l’a appelé mardi 20 mars pour le féliciter de sa victoire. Lors de cet échange téléphonique, les deux chefs d’Etat se sont par ailleurs entendus, selon le Kremlin, sur « l’importance d’une coordination des efforts en faveur d’une limitation de la course aux armements ».
« Je l’ai félicité pour sa victoire électorale », a raconté M. Trump depuis le Bureau ovale.
« Nous avons eu une très bonne conversation et je pense que nous allons probablement nous rencontrer dans pas trop longtemps », a-t-il ajouté, évoquant, parmi les sujets de discussion possibles, la course aux armements, l’Ukraine, la Syrie ou encore la Corée du Nord.
Déclarations contradictoires
Au lendemain de sa réélection, dans un contexte de forte tension avec les Occidentaux, M. Poutine avait annoncé une baisse des dépenses militaires pour cette année et l’année prochaine.
Au contraire, le Pentagone a publié le 2 février une révision de la position nucléaire des Etats-Unis, qui donnait le signal d’un renforcement militaire. Une annonce qui fut mal reçue par le Kremlin.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Dans le cadre de l’enquête du « Monde », sur la traque par les autorités chinoises des membres de la communauté ouïgoure vivant en Europe, le poète raconte son exil forcé en Turquie.
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édition abonné


Le linguiste Abduweli Ayup, témoin de la pression de la Chine sur les Ouïgours à l’étranger

Dans le cadre de l’enquête du « Monde », sur la traque par les autorités chinoises des membres de la communauté ouïgoure vivant en Europe, le poète raconte son exil forcé en Turquie.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 17h34
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 17h35
    |

            Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)








                        



                                


                            

Intellectuel ouïgour, poète et linguiste, Abduweli Ayup vit aujourd’hui à Ankara, en Turquie, où il a le statut de réfugié – malgré lui. Son emprisonnement en Chine, son départ pour la Turquie et sa qualité actuelle d’apatride en disent long sur la crispation sécuritaire qui sévit au Xinjiang depuis le début des années 2010. Rentré dans la Région autonome ouïgoure en 2011 après avoir étudié la linguistique à l’Université du Kansas grâce à une bourse, M. Ayup avait entrepris de créer un petit réseau d’écoles de langues dans sa ville, Kachgar : il y ouvrit une école trilingue pour enfants, c’est-à-dire en ouïgour, langue proche du turc, en anglais et en mandarin, ainsi qu’un centre de formation pour adultes dans ces trois langues.

Le linguiste fait alors partie de ces intellectuels ouïgours qui s’efforcent de défendre l’identité ouïgoure de manière apolitique, sans critiquer frontalement les politiques chinoises d’assimilation. Assez connu au Xinjiang pour son parcours brillant, il documente ses efforts pour promouvoir la langue ouïgoure sur son blog, et les difficultés qu’il rencontre pour un centre de langues à Urumqi, la capitale du Xinjiang, qu’il prévoit d’ouvrir en septembre 2013 avec ses associés.
Mais il est arrêté en août de cette année-là, et détenu en secret pendant de longs mois. « Pendant un mois et demi, ils m’ont interrogé sur mes supposés sentiments séparatistes, nous dit-il depuis Ankara. Ils prétendaient que mes écoles de langue étaient une façade, mais qu’en réalité c’était une organisation politique. Ils voulaient que je fasse des aveux dans ce sens. Et menaçaient de faire du mal à ma famille, mes frères et sœurs, mes amis. » Il n’est pas autorisé à contacter sa famille, et ne rencontre un avocat qu’en mars 2014. « Il m’a dit qu’il ne pouvait rien faire pour moi, qu’il était là parce qu’il fallait un avocat pour le procès. »
« Politique chinoise de bilinguisme »
Mais le linguiste tient...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Dans un tchat, Allan Kaval, journaliste au « Monde », a répondu à vos questions après la prise de la ville d’Afrin par les forces turques.
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Avec Afrin, « on voit se constituer une zone grise sous influence turque »

Dans un tchat, Allan Kaval, journaliste au « Monde », a répondu à vos questions après la prise de la ville d’Afrin par les forces turques.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 16h51
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 17h42
   





                        



   


Dans le nord de la Syrie, les Kurdes défaits à Afrin se préparent à l’éventualité de nouvelles attaques turques. Fer de lance de la lutte contre l’organisation Etat islamique en Syrie, ils enragent d’avoir été « abandonnés » par leurs alliés occidentaux face aux Turcs et dénoncent un « nettoyage ethnique » auquel le monde assiste « en spectateur ».
Evanga : Pourquoi la Turquie s’attaque-t-elle à ces forces kurdes ? Est-ce que, comme elle l’affirme, ces forces sont liées au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ? Pourquoi reconnaît-on cette organisation comme terroriste, si finalement nous la soutenons ?
Allan Kaval : La crise actuelle est en effet le résultat de toutes ces contradictions restées sous le boisseau au plus fort de la lutte contre l’organisation Etat islamique (EI) et qui éclatent à présent, avec la nouvelle phase qui s’ouvre dans le conflit syrien. Pour vaincre l’EI, la coalition internationale s’est appuyée presque exclusivement sur les forces kurdes syriennes, qui forment la colonne vertébrale des Forces démocratiques syriennes (FDS). Ce sont les FDS qui ont chassé l’EI de sa capitale Rakka et ont pris le contrôle de vastes territoires dans le Nord-Est syrien, qui correspondent grossièrement à la rive gauche de l’Euphrate. Des personnels militaires de la coalition y sont déployés. Pour approfondir ce partenariat qui s’est révélé très efficace, la coalition a préféré fermer les yeux sur les liens puissants qui existent entre les forces kurdes syriennes, leur encadrement civil et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Le PKK est en guerre contre la Turquie depuis 1984. Officiellement, et du fait de pressions d’Ankara, membre de l’OTAN, Washington et l’Union européenne le considèrent comme une organisation terroriste. Mais, en l’absence d’alternative et du fait de leurs résultats probants sur le plan militaire et sécuritaire, la coalition internationale s’est appuyée sur les émanations syriennes du PKK – tout en tâchant de ménager, au jour le jour, les inquiétudes d’Ankara. Cette ligne précaire s’est révélée intenable avec le déclenchement de l’opération turque contre Afrin. Ankara perçoit les forces kurdes syriennes comme le prolongement d’une organisation qu’elle combat sur son propre territoire quand la coalition internationale, par ailleurs liée par une alliance avec la Turquie, les considère comme ses seuls partenaires fiables contre l’EI et pour la stabilisation du nord-est de la Syrie. On se retrouve donc dans une situation où Ankara, puissance majeure de l’OTAN, attaque frontalement les alliés de Washington, Paris et Londres avec des groupes miliciens qui sont au moins partiellement d’inspiration islamiste.

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                Sept ans d’enfer syrien



Avila : Les Kurdes ont grandement contribué à la défaite de l’EI en Syrie. Y a-t-il un frémissement de protestation de la part des puissances occidentales, et notamment de la France, face à cette agression turque, qui risque d’ailleurs de se poursuivre ?
Allan Kaval : Les puissances occidentales sont partagées entre leur alliance avec la Turquie et leur partenariat avec les forces kurdes syriennes et leurs alliés, scellé à la faveur de la lutte contre l’EI. Leur position contradictoire semble les condamner à l’inaction, même si des déclarations de désapprobation ont pu être formulées par certaines nations membres de la coalition internationale contre l’EI. A la suite de la prise d’Afrin par l’armée turque et ses supplétifs syriens, les Etats-Unis ont mis en garde, lundi, Ankara, en exprimant leur « profonde préoccupation » quant à la situation sur le terrain. Jean-Yves Le Drian, le ministre français des affaires étrangères, a déclaré quant à lui que « les préoccupations légitimes de la Turquie concernant la sécurité de sa frontière ne devaient pas conduire à une implantation militaire dans la profondeur du territoire syrien ».
davlefou : Qu’attendons-nous pour mettre fin à l’horreur turque ? Pourquoi ne pas fournir de puissante arme défensive aux Unités de protection du peuple (YPG) ?
Allan Kaval : Les YPG sont le fer de lance des Forces démocratiques syrienne, qui ont bénéficié du soutien militaire croissant de la coalition internationale contre l’EI depuis 2014. La zone d’opération de la coalition ne s’étend cependant pas au secteur d’Afrin. Elle est limitée à la rive gauche de l’Euphrate et au secteur de Manbij. Soutenir directement les YPG à Afrin contre l’armée turque n’est de toute façon pas envisageable, du fait de l’appartenance de la Turquie à l’OTAN.
CanadaSyrup : Dans le fond, le gouvernement syrien n’a-t-il pas intérêt à ne pas soutenir les Kurdes, afin de tuer dans l’œuf toute volonté d’indépendance ? Empêcher le plan américain de prendre forme ?
Allan Kaval : L’encadrement politique des forces kurdes de Syrie et leurs alliés non-kurdes au sein des structures politiques établies dans les territoires qu’ils contrôlent n’aspirent pas à une quelconque indépendance. De fait, les zones en question sont mixtes et les Kurdes n’en constituent qu’une composante. Les structures politiques qui se trouvent derrière les forces kurdes défendent l’idée d’une forme de décentralisation dans le cadre syrien, qui ne serait pas fondée sur l’appartenance ethnique, mais sur une entité géographique correspondant pour l’essentiel au Nord-Est syrien : une zone riche en ressources agricoles et énergétiques.
Denis : Est-ce qu’on peut imaginer que la Turquie veuille annexer cette région ?
Allan Kaval : Une annexion formelle comparable à celle de la Crimée par la Russie n’est pas envisageable à court terme. En revanche, on voit se constituer une zone grise, sous influence turque, qui s’étendrait des territoires tenus par l’opposition armée où la Turquie maintient une présence militaire dans le gouvernorat d’Idlib, à la zone dite du « Bouclier de l’Euphrate » autour des localités d’Azaz, Al-Bab et Djarabulus, en passant maintenant par Afrin. La zone du « Bouclier de l’Euphrate » a été conquise par l’armée turque et ses supplétifs syriens à partir de l’été 2016. L’influence de la Turquie n’a cessé de s’y approfondir. On y trouve maintenant par un exemple un service postal turc, la langue turque est utilisée au fronton de certains bâtiments publics, les forces de police ont été formées par la police turque et l’économie du territoire est connectée à celle de la Turquie frontalière.
Elsa : A la suite du départ de nombreux Kurdes jusqu’alors engagés au sein des FDS, en réaction à l’absence de soutien des Etats Unis aux YPG dans leur opposition à la Turquie, ne faut-il pas craindre une réimplantation territoriale de l’EI dans certaines zones du pays – outre les bastions encore sous son contrôle le long de l’Euphrate ?
Allan Kaval : Toute menace autre que l’EI contre les forces kurdes syriennes et leurs alliés détourne mécaniquement leurs ressources militaires, humaines et politiques de leur lutte contre les djihadistes. Si l’offensive turque devait se poursuivre vers d’autres régions sous le contrôle des forces kurdes et leurs alliés dans le nord de la Syrie, ou s’y traduire par des opérations de déstabilisation plutôt que par un affrontement direct, les structures de l’EI encore présente dans le pays se trouveraient moins exposées et en position de reconstruire leurs réseaux d’influence.
Juan : Pourquoi les Turques ont-ils détruit la statue de Kawa au centre d’Afrin ? Il s’agit bien d’un symbole kurde, mais pas terroriste. Ce qui soulève la question : en veulent-ils à la culture kurde, ou aux terroristes, comme ils le prétendent ?
Allan Kaval : Kawa est un héros mythologique associé à l’imaginaire national kurde, et auquel on prête la qualité de symbole de la lutte contre la tyrannie. La destruction de cette statue par les miliciens syriens lâchés dans les rues d’Afrin pourrait être expliquée par des raisons plus prosaïques. On peut douter que les miliciens qui l’ont abattue connaissaient le personnage de Kawa et la symbolique qui lui est attachée. Cet acte peut être interprété comme le témoignage de la brutalité ordinaire des vainqueurs, qui toujours s’attachent à prolonger leur victoire militaire par la destruction des traces laissées par les vaincus.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Les accidents subis en 2017 par la flotte américaine du Pacifique en raison d’une surchauffe opérationnelle ont été observés de près.
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Deux équipages au lieu d’un pour que les frégates françaises continuent de naviguer

Les accidents subis en 2017 par la flotte américaine du Pacifique en raison d’une surchauffe opérationnelle ont été observés de près.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 15h46
    |

            Nathalie Guibert








                        



   


Très engagée en opérations, confrontée à une fatigue de ses marins et à la difficulté de les fidéliser dans le métier, la marine nationale vient de prendre une décision importante : les frégates multi-missions (Fremm), dernières nées dans la flotte de combat, auront à l’avenir deux équipages déployés en alternance, au lieu d’un seul aujourd’hui. Cette réforme, dont Le Monde a eu connaissance et que la marine lui a confirmée mardi 20 mars, fera partie d’un plan plus large à l’horizon 2030, que le chef d’état-major doit annoncer prochainement.
Les bateaux de surface français connaissent un rythme élevé d’opérations. Les navires de combat ont une contrainte particulière : outre leurs déploiements programmés, aujourd’hui au large de la Syrie ou dans l’Atlantique Nord, leurs marins effectuent des périodes d’alerte très fréquentes, de vingt-quatre heures ou de quarante-huit heures, avec des programmes changeant constamment. En pleines vacances d’été 2017, la Fremm Languedoc est ainsi partie pour quarante jours de mer. C’est L’Auvergne, qui vient d’être admise au service actif, qui a navigué le plus longtemps cette même année, avec 173 jours d’absence de son port base, Toulon.
Au nombre de quatre aujourd’hui, les Fremmn, des navires de 6 000 tonnes entièrement automatisés, ont été conçues pour des équipages « optimisés » de 91 marins. C’était très insuffisant. Les effectifs ont été augmentés progressivement à 109 marins, et le mouvement devrait continuer.
La douloureuse expérience américaine
La création d’un deuxième équipage, mesure d’apparence technique, est au cœur d’une préoccupation partagée en Europe : continuer d’attirer des jeunes dans la carrière. « Au Royaume-Uni, en Allemagne, en Italie, des bateaux ne naviguent pas car il manque des gens dans certaines spécialités », explique l’amiral Christophe Prazuck, chef d’état-major.
La marine américaine a par ailleurs partagé avec ses alliés les leçons d’une expérience douloureuse que les Français ont regardée de près. En 2017, leur 7e flotte dans le Pacifique a vécu plusieurs accidents graves, et les responsables militaires ont admis que certains problèmes conduisaient à mettre en péril la sécurité en mer : déploiements trop longs, rythmes de travail excessifs, pertes de compétences. La marine nationale estime avoir « les mêmes défis ».

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                La marine française face aux défis de ses nouvelles frégates



« Partir en mer n’est pas un souci, mais les changements de programme une semaine avant parce qu’il faut remplacer un autre bâtiment, cela est très dur à vivre pour les familles, affirme le commandant Bertrand Dumoulin, porte-parole de la Marine française. Il s’agit de donner de la visibilité aux marins, de leur permettre de mieux connaître leurs périodes opérationnelles. »
D’ores et déjà, le bateau espion Dupuy-de-Lôme, le navire hydrographique Beautemps-Beaupré et les petits patrouilleurs hauturiers naviguent grâce à deux équipages. Tout comme les six sous-marins nucléaires d’attaque – leur activité alterne treize semaines de navigation, puis des périodes de maintenance, de congés, de formation à terre et d’entraînement. Quand l’équipage « bleu » est en mer, le « rouge » se prépare.
La principale difficulté sera de trouver un vivier pour constituer le deuxième équipage des nouvelles frégates.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Le président syrien s’est rendu le 18 mars dans la banlieue de Damas, reprise en grande partie par ses forces armées.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Le chef de l’Etat présente, à partir de 16 heures, sa « stratégie » pour promouvoir la langue française.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Selon le quotidien américain « The Washington Post », le colis avait pour destination une adresse à Austin, où quatre explosions ont fait deux morts et quatre blessés en un mois.
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Explosion d’un colis dans un centre de tri du Texas

Selon le quotidien américain « The Washington Post », le colis avait pour destination une adresse à Austin, où quatre explosions ont fait deux morts et quatre blessés en un mois.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 18h39
   





                        



   


Alors que la police est toujours à la recherche d’un poseur de bombe en série à Austin, un colis a explosé dans la matinée mardi 20 mars dans un centre de tri de Fedex, à Schertz, près de San Antonio, au Texas. Selon le Washington Post, le colis avait pour destination une adresse à Austin, la capitale de l’Etat, où quatre explosions, dont la dernière dimanche, ont fait deux morts et quatre blessés en un mois.
La police de la ville de Schertz, où s’est produite l’explosion, a précisé sur Facebook que le colis avait explosé dans la partie où se fait le tri et qu’« une personne a été soignée sur place avant de repartir ». Elle n’a pas précisé la destination exacte du colis. Le FBI, comme l’ATF, l’agence fédérale qui régule, entre autres, les armes à feu et les explosifs, se sont rendus sur place. Une équipe de spécialistes en matériaux dangereux est égalementi sur place.
La police fédérale a fait savoir qu’elle ne faisait pas de lien dans l’immédiat entre l’explosion de Schertz et celles d’Austin.

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                La police évoque un « poseur de bombe en série » à Austin après une nouvelle attaque



Mystérieux poseur de bombe
A Austin, des centaines de policiers locaux et des agents fédéraux traquent un poseur de bombe en série, pour l’heure sans succès. La porte-parole de Donald Trump, Sarah Sanders, a écarté « à ce stade » la piste terroriste. Le président américain a qualifié de « malades » les auteurs des attentats.
La plus récente attaque, dimanche soir, a révélé un nouveau mode opératoire, plus sophistiqué ; le colis piégé ayant été déclenché par un fil. Les bombes dissimulées dans des paquets étaient jusque-là déposées directement devant les habitations des victimes.
La police avait d’abord évoqué la piste de crimes racistes après les trois premières explosions, toutes les victimes étant noires ou hispaniques. Mais la quatrième explosion a blessé deux hommes blancs, laissant penser aux enquêteurs que les cibles visées étaient « aléatoires ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ L’atlas des partis politiques français n’a quasiment plus rien à voir avec celui d’il y a cinq ans.
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Le bouleversement du paysage des partis politiques en une infographie

L’atlas des partis politiques français n’a quasiment plus rien à voir avec celui d’il y a cinq ans.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 14h30
    |

            Maxime Vaudano








                        


La vie politique française a toujours eu une capacité hors du commun à se réinventer régulièrement, suffisamment souvent en tout cas pour qu’un observateur étranger, même chevronné, ait le plus grand mal à en suivre le rythme. Cette passion transformiste a toutefois franchi un cap au cours des cinq dernières années, avec une reconfiguration quasi complète du paysage des partis.
Entre les changements de nom, les fusions, les scissions, les disparitions, les créations et les retournements d’alliance, l’atlas des partis politiques français de 2018 n’a en effet quasiment plus rien à voir avec celui du début de mandat de François Hollande, en 2012.
Et si certains de ces changements sont cosmétiques avec de simples changements de noms (comme le passage de l’UMP à LR ou du FN au RN), d’autres s’avèrent beaucoup plus structurants pour le débat politique (à l’image de La République en marche, qui a obtenu une majorité absolue à l’Assemblée nationale à peine un an après son lancement par Emmanuel Macron, ou de la France insoumise, qui a obtenu 17 députés sans l’appui du Parti communiste comme à l’époque du Front de gauche).




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Cette infographie représente l'évolution  des principaux partis politiques nationaux entre 2012 et 2018.
Chaque  symbolise un parti.
Dans les colonnes grises figurent les groupes parlementaires à l'Assemblée nationale en 2012 (à gauche) et 2018 (à droite).
Les partis alliés sont reliés par des triangles .
Passez votre curseur sur les  pour en savoir plus.






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  "rassemblementnational": "Le Front national n'a pas bougé dans sa structure depuis 2012. Sa présidente, Marine Le Pen, a toutefois proposé en mars 2017 de rebaptiser le parti « Rassemblement national ». Ce choix doit encore être entériné par les militants.",
  "rassemblementbleumarine": "Le Rassemblement bleu Marine (RBM) a été créé en mars 2012 par Marine Le Pen pour élargir la base électorale et militante du Front national. Il agrège plusieurs micro-partis d'extrême droite et des élus extérieurs au FN. Le SIEL (Souveraineté, identité et libertés), principale autre composante du RBM, le quitte fin 2016.",
  "lespatriotes": "Après la défaite à la présidentielle de mai 2017, Florian Philippot, le bras droit de Marine Le Pen, lance Les Patriotes, une association rattachée au Front national. Ses relations avec la présidente du FN se détériorent rapidement et il coupe les ponts avec le parti en septembre, pour faire des Patriotes un parti à part.entière.",
  "dlffn": "Le Front national et Debout la France connaissent une alliance éphémère dans l'entre-deux-tours de la présidentielle 2017, lorsque Nicolas Dupont-Aignan se rallie à Marine Le Pen. Le rapprochement est de courte durée, puisque les deux formations échouent à nouer un accord pour les élections législatives qui se tiennent dans la foulée.",
  "libres": "En septembre 2017, Valérie Pécresse lance son mouvement Libres! pour peser à droite face au futur président des Républicains (LR), Laurent Wauquiez. Après avoir enregistré l'arrivée de plusieurs cadres des Républicains hostiles à M. Wauquiez, Libres! devient un mouvement associé à LR en février 2018.",
  "agir": "Après l'élection d'Emmanuel Macron, plusieurs députés de droite macron-compatibles décident de créer un groupe distinct des Républicains à l'Assemblée nationale, baptisé Les Constructifs, aux côtés de l'UDI. Démissionnaires ou exclus de l'UDI, ils créent finalement en novembre 2017 un nouveau parti : Agir, la droite constructive.",
  "lescentristes": "Fin 2016, le Nouveau Centre présidé par Hervé Morin se rebaptise Les Centristes et annonce son intention de s'émanciper de l'UDI. Le départ n'est acté qu'un an plus tard, en décembre 2017.",
  "mouvementradical": "Quarante-cinq ans après leur schisme de 1972, le Parti radical de gauche et le Parti radical valoisien se réunissent en décembre 2017 sous la bannière du Mouvement radical. Se revendiquant « alternatif au système gauche-droite », les deux partis promettent de s’affranchir de leurs anciennes alliances (respectivement avec le PS et l'UDI).",
  "alliancecentriste": "Membre fondateur de l'UDI, l'Alliance centriste en est exclue en mars 2017, après avoir appelé à voter pour Emmanuel Macron. Elle est désormais membre de La République en marche.",
  "mdp": "Le mouvement unitaire progressiste de Robert Hue, rebaptisé Mouvement des progressistes en 2014, soutient en 2017 la candidature d'Emmanuel Macron, après avoir tenté sans succès de participer à la primaire du PS. Si le parti continue d'exister, les deux députés issus de ses rangs sont rattachés à La République en marche.",
  "lrem": "Le mouvement En marche !, qui a porté la candidature d'Emmanuel Macron à partir de 2016, s'est rebaptisé La République en marche après sa victoire en 2017. Il a agrégé de nombreux anciens élus d'autres partis (PS, MoDem, LR, MDP, etc.).",
  "modemlrem": "Une partie des élus et des militants du Mouvement démocrate ont rejoint La République en marche en 2017.",
  "pslrem": "De nombreux élus et militants du Parti socialiste ont rejoint La République en marche en 2017.",
  "generations": "Après sa défaite à la présidentielle, Benoît Hamon quitte le Parti socialiste en juillet 2017 et lance le Mouvement du 1er juillet, rebaptisé Génération.s en décembre.",
  "partiecologiste": "En 2015, des écologistes pro-gouvernement quittent Europe Ecologie-Les Verts pour fonder Ecologistes !, rebaptisé Parti écologiste en 2016. Il s'associe rapidement avec le Front démocrate au sein de l'Union des démocrates et des écologistes (UDE). Pour la présidentielle de 2017, son président, François de Rugy, soutient Emmanuel Macron après avoir participé, sans succès, à la primaire du PS. Il rejoint La République en marche après son élection, comme les deux autres députés du Parti écologiste.",
  "franceinsoumise": "En 2016, Jean-Luc Mélenchon abandonne le Front de gauche au profit d'un nouveau mouvement, la France insoumise, qui porte sa candidature à la présidentielle. Celui-ci fédère des anciens cadres du Front de gauche, des dissidents d'Europe Ecologie-Les Verts et des personnalités de la société civile. Il obtient un groupe parlementaire distinct des communistes après les législatives de juin 2017.",
  "pcf": "Allié depuis 2009 avec Jean-Luc Mélenchon dans le cadre du Front de gauche, le PCF ne s'associe pas en 2017 avec la France insoumise, bien qu'il ait soutenu la candidature de M. Mélenchon. A l'Assemblée, ses députés siègent avec cinq députés ultramarins de gauche radicale et un insoumis.",
  "ensemble": "Le mouvement Ensemble ! est créé en 2013 comme la troisième force du Front de gauche, aux côtés du Parti de gauche et du Parti communiste. En 2017, il se rallie à la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Ensemble ! ne rallie pas officiellement la France insoumise, mais ses deux députées siègent au sein de son groupe parlementaire.",
  "mrc": "Le MRC est l'héritier du Mouvement des citoyens créé en 1993 par Jean-Pierre Chevènement. Allié au PS en 2012, le parti tente – sans succès – de présenter un candidat à la primaire socialiste en vue de la présidentielle 2017. L'unique député du MRC élu en 2017 siège avec les socialistes dans le groupe Nouvelle Gauche, mais le parti a soutenu un candidat de la France insoumise dans la législative partielle de Belfort, début 2018.",
  "rump": "En novembre 2012, dans la foulée de la guerre Copé-Fillon pour la présidence de l'UMP, les fillonistes siègent pendant deux mois dans un groupe parlementaire distinct, avant de rejoindre leurs collègues en janvier 2013.",
  "lrlrem": "Plusieurs élus et militants des Républicains ont rejoint La République en marche en 2017."
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Dans sa chronique, le corrrespondant du « Monde » à Londres Eric Albert voit dans le développement de l’investissement « passif » très en vogue depuis une grosse décennie le poids gigantesque – hautement stratégique et géopolitique – pris par les indices.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Les actionnaires préfèrent de plus en plus se contenter de suivre les indices boursiers »

Dans sa chronique, le corrrespondant du « Monde » à Londres Eric Albert voit dans le développement de l’investissement « passif » très en vogue depuis une grosse décennie le poids gigantesque – hautement stratégique et géopolitique – pris par les indices.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 14h05
    |

            Eric Albert (@IciLondres)








                        



                                


                            
Lettre de la City. Avez-vous jamais entendu parler de MSCI ? La discrète société, guère connue au-delà du monde de la finance, détient pourtant un pouvoir prodigieux sur les marchés financiers. Les hauts dirigeants de la Chine et de l’Arabie saoudite font pression sur elle, attendant avec anxiété ses décisions apparemment hautement techniques mais financièrement capitales. Sur les marchés des actions, 12 400 milliards de dollars (10 000 milliards d’euros, un peu plus que le PIB de la Chine), sont influencés par cette discrète entreprise.
MSCI (anciennement Morgan Stanley Capital International), créée en 1969 par Morgan Stanley et Capital Group International, mais aujourd’hui société indépendante, fait un métier relativement ennuyeux : elle fabrique des indices boursiers. Le grand public connaît le CAC 40, le FTSE 100 ou le Dow Jones. Les professionnels n’aiment guère utiliser ces indices historiques, souvent déséquilibrés et mal faits.

Le FTSE 100 est, par exemple, très exposé aux entreprises minières et ne représente absolument pas l’économie britannique. Le Dow Jones est particulièrement ridicule : il classe les entreprises en fonction du prix de leur action. Ainsi, Boeing, avec son action à 330 dollars, compte plus qu’Apple, dont l’action vaut 180 dollars, alors même que la capitalisation du premier vaut quatre fois et demie moins que le second.
Idée très simple
Les investisseurs professionnels préfèrent utiliser des indices plus précis. Le S&P 500, basé sur cinq cents valeurs aux Etats-Unis, est l’un des favoris. Le FTSE propose aussi une série d’indices alternatifs. Et à ce jeu, MSCI s’est imposée comme le leader pour le marché mondial des actions, avec des milliers d’indices différents, aux variations infinies : marchés émergents d’Amérique latine, valeurs technologiques mondiales, pharmacie et biotechnologie, et notre favori, l’indice des valeurs catholiques…
Les investisseurs ont tiré une conclusion implacable...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Raconter son quotidien sur les réseaux sociaux, faire témoigner des expatriés dans un film sensible : notre chroniqueur piste les initiatives de la diaspora pour sortir de l’isolement.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤         

Chronique

Des couples mixtes sur le Web chinois pour dépasser les clichés sur les Africains

Raconter son quotidien sur les réseaux sociaux, faire témoigner des expatriés dans un film sensible : notre chroniqueur piste les initiatives de la diaspora pour sortir de l’isolement.

Par                                            Sébastien Le Belzic (chroniqueur Le Monde Afrique)




LE MONDE
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        Le 20.03.2018 à 13h19

     •
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        Mis à jour le 20.03.2018 à 13h30






    
Installés dans le nord-est de la Chine, Sandra Made Tchinda Falone, Camerounaise, et son mari Zou Qian Shun racontent chaque jour leur vie de couple mixte en direct sur Internet.
Crédits : DR


Chronique. Sur la plate-forme Internet KuaiShou, 26 700 abonnés suivent en direct la vie quotidienne de Sandra Made Tchinda Falone. Cette Camerounaise de 28 ans, ancienne coiffeuse, vit depuis un an dans la ville de Dandong, dans une province reculée du nord-est de la Chine, à la frontière avec la Corée du Nord.

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« Je connais seulement trois étrangers ici. Trois Africaines : une Ivoirienne, une Ghanéenne et une autre Camerounaise. Mais, à part elles, je suis seule. Je vis ici avec mon mari chinois et notre petit garçon de 4 mois. J’ai décidé de montrer mon quotidien en direct sur les réseaux sociaux pour répondre aux questions que se posent de nombreux Chinois sur les couples mixtes… et aussi pour gagner un peu d’argent », explique-t-elle.
En effet, le couple répond aux questions des internautes en change de cadeaux via l’application sous la forme d’emojis ou d’enveloppes vendus entre 0,50 et 3 euros. Une pratique très répandue sur les réseaux sociaux chinois.
« Tu n’as pas trop froid l’hiver ? »
« Comment est-ce que vous communiquez ? », demande l’un. « Votre enfant est-il plutôt chinois ou africain ? », interroge un autre. « Sandra, tu n’as pas trop froid l’hiver là-bas ? » s’inquiète un dernier. « Les gens nous posent surtout des questions concernant notre vie de tous les jours, résume Zou, le mari. Comment nous gérons les différences culturelles, quel type de cuisine nous faisons, l’éducation de notre bébé… Nous essayons de répondre à leurs interrogations. »
Si quelques dizaines de milliers d’Africains sont installés dans le sud de la Chine, autour de Canton, quelques milliers encore à Yiwu (est), et plus de 50 000 dans les grandes universités du pays, ils sont presque absents des provinces rurales.

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Le couple s’est marié au Cameroun en mars 2017. Zou Qian Shun y a vécu plus de deux ans – il était capitaine d’un bateau de pêche –, avant de revenir chez lui, où il gère maintenant un petit commerce avec sa famille. « Il en a gardé un très mauvais souvenir », explique son épouse. « Même si la vie est très difficile pour moi ici, je pense que j’aime quand même plus la Chine que lui le Cameroun, plaisante-t-elle. Nous avons donc décidé d’habiter ici. Au début, c’était un peu tendu avec ma belle-famille, mais nous avons fini par nous accepter. Et puis j’aime mon mari, donc je fais des efforts. »
Réseaux sociaux censurés
Entre eux, ils parlent un mélange de dialecte du Liaoning, d’un peu de mandarin et de quelques bribes de français que Zou a apprises. Pour Sandra, le plus difficile à supporter est le regard des autres. « Quand je sors, les gens se moquent de moi, ils me prennent en photo, ils me montrent du doigt, s’insurge-t-elle. Mon mari m’explique que je suis la seule personne à la peau noire qu’ils ont vue de toute leur vie, mais je suis très vexée. Je trouve que c’est une attitude raciste. »
Son quotidien aussi est difficile : « Rien ne ressemble au pays ici. En France, sur les marchés, on retrouve des produits comme chez moi, mais ici tout est différent. » Faute d’accès aux réseaux sociaux, notamment à Facebook, qui est censuré en Chine, elle a dû convertir sa famille aux applications chinoises de messagerie instantanée comme WeChat.

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La décision qu’elle a prise il y a quelques mois de raconter sa vie sur le réseau KuaiShou a bouleversé la vie du couple. Des médias chinois et des sites d’information comme Baidu et Sohu sont venus les interviewer. Le quotidien de Hongkong South China Morning Post leur a même consacré un article repris sur de nombreuses plates-formes en Chine continentale. Une curiosité qui a fait de ce couple atypique des célébrités du Net et contribue à une meilleure acceptation des unions mixtes dans ce pays encore très fermé aux cultures africaines.
« Se sentir différente »
Montrer le quotidien des Africains de Chine, c’est aussi l’objectif qui a conduit Hodan Osman Abdi, enseignante somalienne à l’Université normale du Zhejiang, à réaliser un film documentaire. Arrivée dans le pays en 2005 avec une bourse d’études, elle a étudié le mandarin, puis le commerce international, avant d’enseigner au sein du département des études africaines. « Au début, j’étais la seule étrangère de ma classe, se souvient-elle. Je sais très bien ce que cela peut faire de se sentir différente. Mais quand j’ai obtenu mon doctorat, les regards ont changé. On a commencé à me respecter. »

    
Hodan Osman Abdi, enseignante somalienne à l’Université normale du Zhejiang, a réalisé un film documentaire sur les Africains installés dans la ville portuaire de Yiwu.
Crédits : DR


Située non loin de son université, la ville portuaire de Yiwu est le cœur du commerce sino-africain. Plus de 3 000 résidents permanents venus de 50 pays du continent y travaillent. Hodan Osman Abdi a voulu témoigner de la vie de certains d’entre eux, à travers des portraits et des entretiens. Son film, Les Africains de Yiwu, a été diffusé sur CCTV 4, une chaîne nationale, et sur le site iqiyi.com.

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« Nous visons une audience chinoise essentiellement, afin de donner plus d’exposition aux Africains dans les médias nationaux et de changer le regard que portent la plupart des Chinois sur cette diaspora », explique Hodan Osman Abdi. « J’ai voulu entrer dans l’intimité des personnages : leur vie, leurs histoires d’amour, leurs succès, leurs difficultés au quotidien. Sortir des stéréotypes généralement véhiculés ici. » Là encore, l’histoire de couples mixtes tient une part importante.
Reste à contourner la censure, très présente dans les médias chinois. « On nous a demandé de ne pas parler des questions religieuses. C’est le seul interdit, mais c’est dommage parce que la religion reste une part importante de la vie des Africains, où qu’ils se trouvent dans le monde. » Mais pas question encore de parler politique ou religion dans les médias, même si le régime communiste accepte doucement d’ouvrir ses fenêtres aux autres cultures.
Sébastien Le Belzic est installé en Chine depuis 2007. Il dirige le site Chinafrica.info, un magazine sur la « Chinafrique » et les économies émergentes.


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En Hongrie, l’entourage d’Orban s’enrichit sur fonds européens

Des proches du premier ministre hongrois s’enrichissent sur le dos de l’Union européenne qu’il ne cesse de dénoncer.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 12h05
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 15h21
    |

            Jean-Baptiste Chastand








                        



                                


                            

Les lampadaires de Szekszard sont devenus une affaire d’Etat. Pas seulement « parce qu’ils diffusent mal la lumière et qu’on n’y voit pas bien », comme le note le député d’opposition Akos Hadhazy, dans les rues sombres de cette petite ville du centre de la Hongrie. Mais parce que, depuis quelques mois, ils jettent une lumière crue sur les affaires sulfureuses de l’entourage de Viktor Orban, le premier ministre hongrois ultraconservateur actuellement en pleine campagne pour obtenir sa réélection le 8 avril. Si l’homme fort de Budapest dénonce sur tous les tons « Bruxelles » et sa politique d’immigration, il est nettement plus discret sur les scandales qui se multiplient autour de l’usage douteux des fonds régionaux européens par ses proches.
Parmi ces affaires, celle des lampadaires de Szekszard, et de 34 autres communes, semble la plus gênante. Tout a commencé en 2012, quand Akos Hadhazy, vétérinaire dans le civil, occupait encore la fonction de simple conseiller municipal, alors membre du Fidesz, le parti de M. Orban. En plein milieu de l’été, il est subitement convoqué pour un conseil extraordinaire destiné à renouveler les lampadaires de toute la commune. « Le maire nous a annoncé qu’il fallait tout décider dans les deux jours, sans en avoir jamais parlé auparavant, alors qu’il y en avait tout de même pour 3 millions d’euros. J’ai trouvé ça bizarre », assure l’élu qui avait pris l’habitude d’enregistrer toutes les réunions du groupe Fidesz. Pour calmer les réticences, l’édile passe alors un coup de fil en pleine réunion à la directrice de ce qui est encore une discrète société d’éclairage, Elios Innovativ. « Après cette discussion, il nous a dit que ça ne coûterait rien à la ville, grâce aux fonds européens. »
Dans la foulée, les élus votent en faveur du lancement d’un appel d’offres, qui sera remporté quelques mois plus tard par… Elios. Mais le vétérinaire de Szekszard n’est pas au bout de ses surprises. Il découvre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Pékin exerce de multiples pressions sur les membres de cette communauté vivant à l’étranger, qu’ils aient déjà adopté la nationalité du pays hôte ou qu’ils soient toujours ressortissants chinois.
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Comment la Chine traque les Ouïgours d’Europe

Pékin exerce de multiples pressions sur les membres de cette communauté vivant à l’étranger, qu’ils aient déjà adopté la nationalité du pays hôte ou qu’ils soient toujours ressortissants chinois.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 15h02
    |

            Harold Thibault et 
Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)








                        



                                


                            

A Paris, Berlin ou Istanbul, les Ouïgours de l’étranger, qu’ils aient déjà adopté la nationalité du pays hôte ou qu’ils soient toujours ressortissants chinois, sont la cible d’une campagne d’intimidation d’une ampleur inédite. Six d’entre eux, vus ou joints par Le Monde, ont témoigné de pressions d’agents chinois pour les pousser à espionner d’autres membres de la communauté en exil, cesser de manifester, fournir des documents personnels et, pour certains, rentrer en Chine. Avec une redoutable arme : des menaces systématiques de détention de leurs familles au Xinjiang.
Un Ouïgour de nationalité française et vivant près de Paris a ainsi reçu récemment un appel vidéo de sa mère, au pays. L’air angoissé, levant le regard comme pour chercher l’approbation d’un tiers en contrechamp avant de parler, elle a imploré son fils de lui « laisser un peu d’air pour respirer » en ne se rendant plus à des manifestations, en France, de la communauté ouïgoure en exil. « Mon chéri, arrête, écoute la police chinoise », disait-elle. Craignant qu’elle ne soit arrêtée, il a renoncé à ces rassemblements qui appellent au respect des droits de l’homme.
Mais les agents chinois, eux, n’ont pas cessé leurs pressions. Un homme, en particulier, qu’il n’a pourtant jamais rencontré, mais qui, chaque jour, lui envoie des messages par une application de messagerie depuis la Chine : il demande ce qu’il a fait de sa journée en France, s’il se rend bien à son travail dont il connaît tous les détails, s’il a des informations sur les activités d’autres membres de la communauté. Une fois, à l’approche d’une manifestation, il l’a prévenu : « On va chercher ta mère dans la semaine. »
« Lancer le filet très loin »
Les 10,5 millions de Ouïgours, turcophones et musulmans, sont soumis depuis 2016 à des mesures de surveillance physique et électronique d’une portée sans précédent dans la région autonome du Xinjiang, aux confins de l’Asie centrale....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Allan Kaval, journaliste au « Monde » et spécialiste du Moyen-Orient, répond à vos questions, après la prise d’Afrin par les forces turques et le retrait des forces kurdes.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Editorial. Plus de 350 000 morts, un demi-million de personnes emprisonnées par le pouvoir, recours à la torture, au viol, aux armes chimiques… D’une brutalité exceptionnelle, le conflit en Syrie est un désastre humain.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Sept ans d’enfer syrien

Editorial. Plus de 350 000 morts, un demi-million de personnes emprisonnées par le pouvoir, recours à la torture, au viol, aux armes chimiques… D’une brutalité exceptionnelle, le conflit en Syrie est un désastre humain.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 11h38
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 14h07
   





                        



   


Editorial du « Monde ». L’enclave kurde d’Afrin est tombée aux mains de l’armée turque et l’enclave rebelle de la Ghouta orientale est à l’agonie face à l’offensive de l’armée syrienne… Cela fait sept ans, cette semaine, que la Syrie est devenue « l’enfer sur terre », pour reprendre l’expression du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, évoquant le sort de la Ghouta.

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Sept ans que le pouvoir syrien, aux abois face aux manifestations pacifiques d’un peuple réclamant davantage de libertés, a déclenché cet enfer. Les premiers morts sont tombés à Deraa, trois jours après le déclenchement, le 15 mars 2011, de la révolte. Aujourd’hui, on dénombre 354 000 morts, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, et des centaines de milliers de blessés. Un demi-million de personnes ont été emprisonnées par le pouvoir, dont 60 000 ont été assassinées. Le recours à la torture et au viol ont été, dans beaucoup de geôles, systématiques. Damas a régulièrement recours à des armes chimiques (sarin, chlore) et aucune « ligne rouge » – pas davantage celle des présidents Macron puis Trump depuis un an que celle d’Obama en 2013 – ne paraît l’arrêter. Sur 23 millions d’habitants, la moitié ont quitté leur foyer, et 5,4 millions sont réfugiés à l’étranger. La Syrie est un désastre humain.

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Le conflit s’est, par ailleurs, internationalisé. Terrain de jeu des djihadistes du monde entier lorsque l’organisation Etat islamique (EI) contrôlait un territoire aujourd’hui perdu, le pays connaît une sorte de « guerre mondiale » en miniature. L’Iran puis la Russie sont intervenus brutalement pour venir en aide au régime de Bachar Al-Assad, tandis que, plus récemment, les Etats-Unis se sont impliqués dans la guerre contre l’EI et que la Turquie mène son combat contre les forces kurdes. Avions russes et américains, entre autres, se croisent fréquemment dans le ciel de Syrie.
Radicalisation du chaos
Hormis la guerre contre l’EI, jugée nécessaire par l’ensemble de la « communauté internationale » après les attentats en Europe, les autres interventions étrangères n’ont contribué qu’à une radicalisation du chaos. Téhéran et Moscou soutiennent la politique la plus criminelle que pouvait imaginer Damas. Ankara, de son côté, en s’appuyant sur des brigades islamistes de l’ex-Armée syrienne libre (ASL) en déroute, combat les forces kurdes qui furent les meilleures alliées de la coalition commandée par Washington dans la lutte contre l’Etat islamique.

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Après la chute d’Afrin, qui était en « zone d’influence russe » et d’où Moscou avait retiré ses troupes, la prochaine cible de l’armée turque pourrait être Manbij, en « zone d’influence américaine ». Assistera-t-on à cette situation singulière, voire surréaliste, qui verrait un pays de l’OTAN, la Turquie, attaquer un territoire kurde où sont basées des troupes américaines soutenues au moins politiquement par tous les autres pays de l’OTAN ?

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Pendant que chaque pays impliqué avance ses pions, ceux qui en payent le prix ultime sont évidemment les Syriens. Il y a sept ans, les manifestants réclamaient au minimum un peu de liberté, et pour certains la chute d’un dictateur. Aujourd’hui, aucun Syrien n’imagine plus la fin de « l’enfer sur terre ». Et le reste du monde, lassé, paraît avoir perdu, face à une brutalité exceptionnelle, et bien que toutes les valeurs universelles et onusiennes soient bafouées, tout ce qui pourrait ressembler à de l’empathie, à de la compassion. Les portes de l’enfer ne semblent pas près de se refermer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Malgré les démentis des autorités de Moscou, l’existence de l’agent innervant est corroborée par des scientifiques qui ont travaillé à sa conception.
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En Russie, des témoignages accablants sur le programme « Novitchok »

Malgré les démentis des autorités de Moscou, l’existence de l’agent innervant est corroborée par des scientifiques qui ont travaillé à sa conception.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 11h35
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 17h10
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



   


De quoi Novitchok est-il le nom ? De rien, assurent les autorités russes, qui démentent avec constance l’existence même d’un agent innervant Novitchok (« petit nouveau » en russe) suspecté d’être à l’origine de l’empoisonnement de Sergueï Skripal, un agent double, retrouvé inanimé le 4 mars avec sa fille Youlia à Salisbury, en Angleterre. « Je peux dire avec certitude qu’aucun programme de développement d’agents chimiques Novitchok n’a jamais existé, ni en URSS ni en Russie », proclamait le 15 mars Sergueï Ryabkov, le vice-ministre des affaires étrangères. « Jamais ni du temps de l’URSS ni du temps de la Russie », répétait deux jours plus tard sa porte-parole, Maria Zakharova.

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Un scientifique a apporté, mardi 20 mars, un élément de réponse. « Novitchok n’est pas une substance chimique, c’est tout un système d’armes chimiques, affirme Leonid Rink, cité par l’agence Ria Novosti. Le système adopté en URSS s’appelait Novitchok-5, ajoute-t-il. Sans ce chiffre, ce nom n’était pas utilisé. » Moscou a-t-il joué sur cette subtilité ? Il ne fait pourtant guère de doute qu’un tel programme a bien existé dans l’ex-URSS.
Chargé de recherche et chef de laboratoire, Leonid Rink a travaillé vingt-sept ans à Chikhany, dans la région méridionale de Saratov, dans une filiale de l’Institut national de recherche scientifique de chimie organique qui développait, à l’époque soviétique, des armes chimiques. Et il déclare : « Un très grand groupe de spécialistes travaillaient sur Novitchok à Chikhany et Moscou. Des techniciens, des toxicologues, des chimistes… Il était nécessaire de synthétiser un échantillon et de suivre ensuite dix mille règles pour que le système soit efficace et durable via tous les moyens d’utilisation. Et finalement, nous avons obtenu de très bons résultats. »

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Les confidences de Leonid Rink à l’agence s’achèvent ainsi : « Pour l’instant, tout le monde est vivant [au Royaume-Uni, Sergueï Skipal et sa fille sont toujours hospitalités dans un état critique], donc soit ce n’est pas Novitchok, soit il a été mal fait. » Quelques instants plus tard, peut-être effrayée par l’écho qu’a suscité cet entretien recueilli par ses soins, l’agence Ria a modifié son contenu en précisant que le scientifique faisait « partie d’un groupe de créateurs d’un système nommé par l’Occident “Novitchkok” ». Dans la foulée, l’agence a publié sur son site Internet un autre article, basé sur des sources anonymes, intitulé : « En Russie, et en URSS, il n’y avait pas de programme Novitchok ».
L’issue fatale ne fait pas de doute
Vil Mirzaïanov travaillait lui aussi à Chikhany. Emigré aux Etats-Unis depuis 1995, ce scientifique chargé du contre-espionnage dans le même laboratoire que Leonid Rink avait révélé au monde entier l’existence de Novitchok dès les années 1990, avant de livrer sa formule dans un livre paru en 2008. L’agent Novitchok, insiste-t-il dans un entretien réalisé le 15 mars par le journal Novaïa Gazeta, a « été adopté dès la fin des années 1980 par l’armée ». « Le KGB s’y intéressait aussi, ajoute-t-il. Ils venaient chez nous, on coopérait, mais eux ne nous invitaient jamais dans leur laboratoire. »
Selon ce spécialiste, il suffit d’une dose de 0,01 mg/kg pour que cet agent innervant devienne mortel. En-dessous de ce niveau, l’issue fatale ne fait pas non plus de doute, même après quelques années, en raison des « changements irréversibles et des complications ». Il décrit ainsi le cas d’un ami, Andreï Jelezniakov, mort cinq ans après avoir été victime d’une fuite lors d’un essai, en 1987.
« Le Novitchok affecte le système nerveux de manière irréversible », assure le scientifique, qui évoque des expériences sur des animaux, à l’air libre, sur un terrain d’entraînement dans la région de Noukous, en Ouzbékistan. A l’époque soviétique, « nous n’existions pas, nous étions en dehors du cadre légal », rappelle-t-il. Vil Mirzaïanov, précise aussi que pour recréer les composantes du Novitchok, cela nécessite « des laboratoires puissants et du personnel expérimenté qui n’existent que dans quelques pays ». L’apparition de son nom au Royaume-Uni a été pour lui un « choc ». « Je pensais naïvement, avoue-t-il, qu’après avoir publié la formule, j’avais mis un terme à son application. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ La prolongation de l’état d’urgence a conduit à de « graves » violations des droits de « centaines de milliers de personnes », dont certaines ont été torturées, accuse l’organisation.
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Les Nations unies dénoncent de graves violations des droits de l’homme en Turquie

La prolongation de l’état d’urgence a conduit à de « graves » violations des droits de « centaines de milliers de personnes », dont certaines ont été torturées, accuse l’organisation.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 11h16
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 11h56
   





                        


La prolongation de l’état d’urgence en Turquie, instauré après le putsch manqué de juillet 2016, a conduit à de « graves » violations des droits de « centaines de milliers de personnes », dont certaines ont été torturées, accuse, mardi 20 mars, le Haut-Commissariat de l’Organisation des Nations unies (ONU) aux droits de l’homme, qui publie un rapport sur la situation dans ce pays en 2017.

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Parmi ces violations figurent la torture et d’autres mauvais traitements, les détentions arbitraires, la privation arbitraire du droit au travail et de la liberté de mouvement, ou encore les atteintes à la liberté d’association et d’expression, selon le rapport.
L’état d’urgence a été instauré en Turquie quelques jours après une tentative de coup d’Etat, le 15 juillet 2016, imputée par les autorités au prédicateur Fethullah Gülen, installé aux Etats-Unis et qui nie toute implication.

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« Restreindre sévèrement les droits humains »
« Les chiffres sont stupéfiants : près de 160 000 personnes arrêtées pendant dix-huit mois d’état d’urgence ; 152 000 fonctionnaires renvoyés, dont beaucoup de manière totalement arbitraire ; des enseignants, des juges et des avocats renvoyés ou poursuivis ; des journalistes arrêtés, des médias fermés et des sites Web bloqués », a révélé le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, cité dans un communiqué. Et d’ajouter :
« Il est clair que les états d’urgence successifs déclarés en Turquie ont été utilisés pour restreindre sévèrement et arbitrairement les droits humains d’un très grand nombre de personnes. »
Le Haut-Commissariat reconnaît « les défis complexes auxquels la Turquie a dû faire face pour répondre à la tentative de coup d’Etat du 15 juillet 2016 et à un certain nombre d’attentats terroristes ».

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Mais le rapport note également que « le simple nombre » et « la fréquence » des décrets d’urgence, ainsi que « l’absence de lien » entre ces décrets et la « menace nationale semblent montrer (…) une utilisation des pouvoirs d’urgence pour étouffer toute forme de critique ou de dissidence à l’égard du gouvernement ».

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La Turquie a dénoncé un rapport qui « contient des informations déformées, biaisées et fausses », un texte « inacceptable pour la Turquie », a déclaré le ministère des affaires étrangères turc dans un communiqué.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Les brexiters regrettent que le gouvernement de Theresa May ait fait de nombreuses concessions à Michel Barnier, le négociateur bruxellois.
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Brexit : l’accord sur la transition soulage les entreprises, mais frustre les partisans du divorce

Les brexiters regrettent que le gouvernement de Theresa May ait fait de nombreuses concessions à Michel Barnier, le négociateur bruxellois.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 11h09
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20.03.2018 à 14h36
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            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Les milieux financiers avaient prévenu : si le flou persistait à la fin mars à propos des futures relations entre le Royaume-Uni et l’UE après le Brexit programmé dans un an, ils accéléreraient leurs projets de délocalisation vers le continent. L’annonce, lundi 19 mars à Bruxelles, d’un accord couvrant les vingt et un mois de « transition » entre le Brexit effectif, le 30 mars 2019, et la fin de l’année 2020, a été saluée par les marchés et par un rebond de la livre sterling, qui a atteint son plus haut niveau depuis trois semaines. « L’accord sur la transition est une étape décisive qui donne à des centaines d’entreprises la confiance nécessaire pour geler leurs plans d’urgence et continuer d’investir au Royaume-Uni », a estimé lundi soir la Confederation of British Industry (CBI), la principale association patronale britannique.

Mais en cédant du terrain sur la souveraineté britannique en échange du maintien de l’accès libre au marché unique européen à la veille d’un sommet de l’UE, Theresa May a déclenché des réactions hostiles au sein de sa propre famille politique. Pendant près de deux ans supplémentaires, « rien ne va changer et je pense que c’est un problème que le gouvernement va devoir affronter, car beaucoup de députés sont très mal à l’aise à ce sujet », a grincé Iain Duncan Smith, ancien ministre conservateur europhobe. De son côté, Jacob Rees-Mogg, figure de la droite des tories, a estimé que le gouvernement s’était « écrasé sans résistance », tout en concédant que l’accord était « tolérable » s’il aboutit au final à un « Brexit total ».
Quant à Nigel Farage, ex-leader du Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP, extrême droite), il a appelé une fois de plus à la démission de « Theresa [May] la conciliatrice ». En écho, à gauche, le député travailliste proeuropéen Chuka Umunna a reproché à la première ministre d’avoir « capitulé ».
Concession...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Mohammed Ben Salman Al Saoud espère améliorer l’image du royaume par une longue visite chez son allié américain.
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« MBS », le prince héritier saoudien, en mission de séduction à Washington

Mohammed Ben Salman Al Saoud espère améliorer l’image du royaume par une longue visite chez son allié américain.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 10h50
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20.03.2018 à 15h04
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            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

Les meilleures relations du monde n’empêchent pas les désagréments. Mohammed Ben Salman Al Saoud devrait en faire l’expérience au cours de la longue tournée de près de trois semaines qui va lui donner l’occasion de parcourir les Etats-Unis, d’une côte à l’autre. Le prince héritier saoudien devait la commencer par une visite à la Maison Blanche, mardi 20 mars, où Donald Trump avait prévu de lui réserver un accueil chaleureux.
Ce dernier garde en effet un excellent souvenir de son premier déplacement à l’étranger en tant que président qui avait eu pour cadre la capitale saoudienne. A cette occasion, des contrats d’armement mirifiques avaient été annoncés, sans que l’on sache aujourd’hui ce qui s’est concrétisé. De son côté, le prince héritier a su nouer une relation étroite avec le gendre du président, Jared Kushner, et sa visite « pave la voie vers une prochaine intronisation » à la place de son père, selon Joseph Bahout, du Carnegie Endowment for International Peace, un think tank de Washington.

Donald Trump et Mohammed Ben Salman partagent la même détestation de l’Iran, la puissance régionale qui obsède le royaume saoudien. Le président des Etats-Unis l’a redit le 13 mars à l’occasion d’un déplacement dans une base des Marines en Californie. « Partout où on va au Moyen-Orient, c’est l’Iran, l’Iran, l’Iran. Derrière chaque problème, on trouve l’Iran », a-t-il assuré.
Le ministre saoudien des affaires étrangères, Adel Al-Joubeir, a opposé lundi à Washington « deux visions antagonistes » dans la région, celle de « la lumière », portée par Riyad, et celle « des ténèbres » poussée selon lui par Téhéran. Sur la chaîne de télévision CBS, le prince héritier – également désigné par l’acronyme MBS, a comparé les ambitions territoriales prêtées au Guide suprême iranien Ali Khamenei à celles d’Adolf Hitler.
Stopper le soutien américain
Mais cette concordance de vues ne masque pas des différends....




                        

                        

