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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Dans un tchat, Allan Kaval, journaliste au « Monde », a répondu à vos questions après la prise de la ville d’Afrin par les forces turques.
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Avec Afrin, « on voit se constituer une zone grise sous influence turque »

Dans un tchat, Allan Kaval, journaliste au « Monde », a répondu à vos questions après la prise de la ville d’Afrin par les forces turques.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 16h51
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 17h42
   





                        



   


Dans le nord de la Syrie, les Kurdes défaits à Afrin se préparent à l’éventualité de nouvelles attaques turques. Fer de lance de la lutte contre l’organisation Etat islamique en Syrie, ils enragent d’avoir été « abandonnés » par leurs alliés occidentaux face aux Turcs et dénoncent un « nettoyage ethnique » auquel le monde assiste « en spectateur ».
Evanga : Pourquoi la Turquie s’attaque-t-elle à ces forces kurdes ? Est-ce que, comme elle l’affirme, ces forces sont liées au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ? Pourquoi reconnaît-on cette organisation comme terroriste, si finalement nous la soutenons ?
Allan Kaval : La crise actuelle est en effet le résultat de toutes ces contradictions restées sous le boisseau au plus fort de la lutte contre l’organisation Etat islamique (EI) et qui éclatent à présent, avec la nouvelle phase qui s’ouvre dans le conflit syrien. Pour vaincre l’EI, la coalition internationale s’est appuyée presque exclusivement sur les forces kurdes syriennes, qui forment la colonne vertébrale des Forces démocratiques syriennes (FDS). Ce sont les FDS qui ont chassé l’EI de sa capitale Rakka et ont pris le contrôle de vastes territoires dans le Nord-Est syrien, qui correspondent grossièrement à la rive gauche de l’Euphrate. Des personnels militaires de la coalition y sont déployés. Pour approfondir ce partenariat qui s’est révélé très efficace, la coalition a préféré fermer les yeux sur les liens puissants qui existent entre les forces kurdes syriennes, leur encadrement civil et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Le PKK est en guerre contre la Turquie depuis 1984. Officiellement, et du fait de pressions d’Ankara, membre de l’OTAN, Washington et l’Union européenne le considèrent comme une organisation terroriste. Mais, en l’absence d’alternative et du fait de leurs résultats probants sur le plan militaire et sécuritaire, la coalition internationale s’est appuyée sur les émanations syriennes du PKK – tout en tâchant de ménager, au jour le jour, les inquiétudes d’Ankara. Cette ligne précaire s’est révélée intenable avec le déclenchement de l’opération turque contre Afrin. Ankara perçoit les forces kurdes syriennes comme le prolongement d’une organisation qu’elle combat sur son propre territoire quand la coalition internationale, par ailleurs liée par une alliance avec la Turquie, les considère comme ses seuls partenaires fiables contre l’EI et pour la stabilisation du nord-est de la Syrie. On se retrouve donc dans une situation où Ankara, puissance majeure de l’OTAN, attaque frontalement les alliés de Washington, Paris et Londres avec des groupes miliciens qui sont au moins partiellement d’inspiration islamiste.

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Avila : Les Kurdes ont grandement contribué à la défaite de l’EI en Syrie. Y a-t-il un frémissement de protestation de la part des puissances occidentales, et notamment de la France, face à cette agression turque, qui risque d’ailleurs de se poursuivre ?
Allan Kaval : Les puissances occidentales sont partagées entre leur alliance avec la Turquie et leur partenariat avec les forces kurdes syriennes et leurs alliés, scellé à la faveur de la lutte contre l’EI. Leur position contradictoire semble les condamner à l’inaction, même si des déclarations de désapprobation ont pu être formulées par certaines nations membres de la coalition internationale contre l’EI. A la suite de la prise d’Afrin par l’armée turque et ses supplétifs syriens, les Etats-Unis ont mis en garde, lundi, Ankara, en exprimant leur « profonde préoccupation » quant à la situation sur le terrain. Jean-Yves Le Drian, le ministre français des affaires étrangères, a déclaré quant à lui que « les préoccupations légitimes de la Turquie concernant la sécurité de sa frontière ne devaient pas conduire à une implantation militaire dans la profondeur du territoire syrien ».
davlefou : Qu’attendons-nous pour mettre fin à l’horreur turque ? Pourquoi ne pas fournir de puissante arme défensive aux Unités de protection du peuple (YPG) ?
Allan Kaval : Les YPG sont le fer de lance des Forces démocratiques syrienne, qui ont bénéficié du soutien militaire croissant de la coalition internationale contre l’EI depuis 2014. La zone d’opération de la coalition ne s’étend cependant pas au secteur d’Afrin. Elle est limitée à la rive gauche de l’Euphrate et au secteur de Manbij. Soutenir directement les YPG à Afrin contre l’armée turque n’est de toute façon pas envisageable, du fait de l’appartenance de la Turquie à l’OTAN.
CanadaSyrup : Dans le fond, le gouvernement syrien n’a-t-il pas intérêt à ne pas soutenir les Kurdes, afin de tuer dans l’œuf toute volonté d’indépendance ? Empêcher le plan américain de prendre forme ?
Allan Kaval : L’encadrement politique des forces kurdes de Syrie et leurs alliés non-kurdes au sein des structures politiques établies dans les territoires qu’ils contrôlent n’aspirent pas à une quelconque indépendance. De fait, les zones en question sont mixtes et les Kurdes n’en constituent qu’une composante. Les structures politiques qui se trouvent derrière les forces kurdes défendent l’idée d’une forme de décentralisation dans le cadre syrien, qui ne serait pas fondée sur l’appartenance ethnique, mais sur une entité géographique correspondant pour l’essentiel au Nord-Est syrien : une zone riche en ressources agricoles et énergétiques.
Denis : Est-ce qu’on peut imaginer que la Turquie veuille annexer cette région ?
Allan Kaval : Une annexion formelle comparable à celle de la Crimée par la Russie n’est pas envisageable à court terme. En revanche, on voit se constituer une zone grise, sous influence turque, qui s’étendrait des territoires tenus par l’opposition armée où la Turquie maintient une présence militaire dans le gouvernorat d’Idlib, à la zone dite du « Bouclier de l’Euphrate » autour des localités d’Azaz, Al-Bab et Djarabulus, en passant maintenant par Afrin. La zone du « Bouclier de l’Euphrate » a été conquise par l’armée turque et ses supplétifs syriens à partir de l’été 2016. L’influence de la Turquie n’a cessé de s’y approfondir. On y trouve maintenant par un exemple un service postal turc, la langue turque est utilisée au fronton de certains bâtiments publics, les forces de police ont été formées par la police turque et l’économie du territoire est connectée à celle de la Turquie frontalière.
Elsa : A la suite du départ de nombreux Kurdes jusqu’alors engagés au sein des FDS, en réaction à l’absence de soutien des Etats Unis aux YPG dans leur opposition à la Turquie, ne faut-il pas craindre une réimplantation territoriale de l’EI dans certaines zones du pays – outre les bastions encore sous son contrôle le long de l’Euphrate ?
Allan Kaval : Toute menace autre que l’EI contre les forces kurdes syriennes et leurs alliés détourne mécaniquement leurs ressources militaires, humaines et politiques de leur lutte contre les djihadistes. Si l’offensive turque devait se poursuivre vers d’autres régions sous le contrôle des forces kurdes et leurs alliés dans le nord de la Syrie, ou s’y traduire par des opérations de déstabilisation plutôt que par un affrontement direct, les structures de l’EI encore présente dans le pays se trouveraient moins exposées et en position de reconstruire leurs réseaux d’influence.
Juan : Pourquoi les Turques ont-ils détruit la statue de Kawa au centre d’Afrin ? Il s’agit bien d’un symbole kurde, mais pas terroriste. Ce qui soulève la question : en veulent-ils à la culture kurde, ou aux terroristes, comme ils le prétendent ?
Allan Kaval : Kawa est un héros mythologique associé à l’imaginaire national kurde, et auquel on prête la qualité de symbole de la lutte contre la tyrannie. La destruction de cette statue par les miliciens syriens lâchés dans les rues d’Afrin pourrait être expliquée par des raisons plus prosaïques. On peut douter que les miliciens qui l’ont abattue connaissaient le personnage de Kawa et la symbolique qui lui est attachée. Cet acte peut être interprété comme le témoignage de la brutalité ordinaire des vainqueurs, qui toujours s’attachent à prolonger leur victoire militaire par la destruction des traces laissées par les vaincus.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ D’après la note de conjoncture de l’Insee, le produit intérieur brut devrait progresser de 0,4 % au premier puis au deuxième trimestre 2018.
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La croissance française fléchit légèrement en début d’année

D’après la note de conjoncture de l’Insee, le produit intérieur brut devrait progresser de 0,4 % au premier puis au deuxième trimestre 2018.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 18h04
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 18h34
    |

            Elise Barthet








                        



   


Après l’accélération pleins gaz de 2017, l’économie française connaît, depuis le début de l’année, un léger ralentissement. Rien d’alarmant à ce stade : les indicateurs fléchissent, tout en restant positifs. D’après la note de conjoncture de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), publiée mardi 20 mars, le produit intérieur brut (PIB) devrait ainsi progresser de 0,4 % au premier puis au deuxième trimestre 2018. Un rythme moins soutenu que précédemment, mais qui porte l’acquis de croissance pour l’année à 1,6 %.
Comme en 2017, c’est surtout l’investissement des entreprises qui tire l’activité. Les ménages, eux, ont assez nettement réduit leurs dépenses de consommation et d’investissement. Leur pouvoir d’achat a été grevé par un regain de l’inflation et l’étalement des baisses de charges. Il devrait, selon l’Insee, reprendre des couleurs au printemps. Mais il n’est pas dit que la confiance, qui a elle aussi marqué le pas en février, suivra la même trajectoire. Un défi de taille pour le gouvernement, alors que se profilent d’importants mouvements sociaux.
La croissance se tasse
A-t-on atteint un pic d’optimisme l’an passé ? Possible. L’Insee, qui avait constamment revu à la hausse ses prévisions en 2017, pour finir sur une croissance annuelle de 2 %, joue désormais la prudence. En décembre, les statisticiens misaient sur une progression du PIB de 0,5 % pour le premier trimestre 2018. Elle ne serait plus que de 0,4 %, la production industrielle ayant surpris à la baisse en janvier.
Une fois encore, la France fait un peu moins bien que la moyenne de la zone euro. Si l’activité des pays membres devrait, elle aussi, se contracter légèrement, la croissance se maintiendrait théoriquement à 0,5 % par trimestre en début d’année.
Un environnement international toujours porteur
L’Hexagone, comme ses voisins, continuera en effet à bénéficier de la bonne santé de l’économie mondiale. Aux Etats-Unis, la mise en place de la réforme fiscale – marquée par la baisse de l’impôt sur les sociétés et de la taxation des revenus des plus riches – a, semble-t-il, permis de prolonger le cycle d’expansion. Malgré les velléités protectionnistes du président Donald Trump, les importations américaines ne devraient donc pas faiblir.
L’embellie est d’autant plus marquée que les grands émergents ont abordé l’année avec le vent dans le dos. Les perspectives industrielles sont bonnes au Brésil, en Inde et en Turquie ; l’économie russe a bénéficié de la remontée des prix du pétrole ; et les importations de la Chine, en dépit d’un léger repli de l’activité, progressent au premier trimestre.
Les exportations françaises se redressent
Cette demande mondiale soutenue profite vraiment à l’économie française. Dopées par plusieurs livraisons aéronautiques, les exportations ont bondi fin 2017. Elles poursuivront sur leur lancée au premier trimestre, avec la vente d’un paquebot. Mieux : le commerce extérieur devrait enfin contribuer positivement à la croissance. Du jamais-vu depuis cinq ans, selon l’Insee.
Des entreprises moins optimistes, mais prêtes à investir
Et pourtant, les temps ne sont déjà plus à l’euphorie. Le climat des affaires commence à piquer du nez. Alors qu’il tutoyait les sommets en décembre, l’indice qui le synthétise a perdu trois points depuis le début de l’année. Industrie, services, bâtiment, commerce… Tous les secteurs sont concernés.
Faut-il s’en inquiéter ? Non, assure-t-on à l’Insee. « On reste très au-delà des moyennes de long terme » et la solidité de l’activité se lit toujours dans les perspectives d’investissement. Les taux avaient atteint en 2017 des niveaux inédits depuis quarante ans. Ils progresseraient encore de 1,1 % puis de 1,2 % au premier et au second trimestre.
Rien d’étonnant à cela : le tissu productif français n’a pas fini sa mue. Les entreprises cherchent à augmenter leurs capacités pour suivre le rythme de la reprise. Elles sont de plus en plus nombreuses à faire face à des difficultés d’offre et à des problèmes de recrutement.
L’emploi progresse
Ces tensions profitent d’ailleurs au marché de l’emploi. Malgré la suppression des emplois aidés, les analystes tablent sur 113 000 créations de poste au premier semestre. Un chiffre bien plus haut qu’anticipé.
Il ne faut toutefois pas s’attendre à une baisse du chômage de l’ampleur de celle enregistrée en décembre. Tombé à 8,9 %, son taux devrait se maintenir au même niveau jusqu’en juin.
Les salaires, en revanche, continueraient doucement à grimper. On estime leur progression à 2 % dans le secteur marchand en 2017 et à 1,2 % pour les six premiers mois de 2018. Pas de quoi enthousiasmer les ménages…
Une consommation des ménages en berne
Ces derniers ont vu leur pouvoir d’achat grignoté en début d’année par la mise en œuvre du premier train de mesures décidées par le gouvernement. L’inflation, estimée à 1,6 %, a également pesé sur les revenus, obligeant beaucoup de Français à puiser dans leurs économies. Le taux d’épargne serait ainsi passé de 14,3 % fin 2017 à 13,7 % au début de l’année.
Mais si le pouvoir d’achat devrait nettement se redresser au second trimestre, la consommation attendue des ménages reste en demi-teinte. Il en va de même de leur investissement. Un repli qui se répercute sur les permis de construire et les transactions de logements anciens.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Le Conseil de Paris qui s’ouvre mardi devrait être émaillé par nombre de reproches, alors que les défaillances relèvent des prestataires choisis.
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Vélib’, Streeteo, piétonnisation… Hidalgo fédère les oppositions

Le Conseil de Paris qui s’ouvre mardi devrait être émaillé par nombre de reproches, alors que les défaillances relèvent des prestataires choisis.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 11h07
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 15h20
    |

            Béatrice Jérôme








                        



   


Turbulences passagères ou dépression durable ? Lors du Conseil de Paris qui s’ouvre mardi 20 mars, Anne Hidalgo devait essuyer les attaques de l’opposition et les critiques d’une partie de sa majorité sur deux gros chantiers de son mandat : l’offre nouvelle de vélos en libre-service et le contrôle du stationnement payant confié au secteur privé. « Il y aura un avant et un après premier trimestre 2018 », reconnaît Bruno Julliard, premier adjoint (PS) de la maire de la capitale, conscient de la situation : « Même si nos difficultés sont à relativiser, l’ampleur de la crise est réelle dès lors que les Parisiens la perçoivent comme telle. »

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Dans les deux cas, les défaillances relèvent des prestataires choisis. Le consortium Smovengo aurait dû déployer d’ici à fin mars à Paris et dans plus d’une cinquantaine de communes 1 400 stations de vélos en libre-service dont 30 % équipés d’un moteur électrique. Mais la livraison a pris trois mois de retard. En Conseil de Paris, l’opposition devrait imputer « le fiasco de Vélib’ 2 », selon ses termes, à la Ville de Paris. « La mairie a conditionné de bout en bout le choix du prestataire », soutient Eric Azière, le patron du groupe UDI-MoDem.
L’entourage d’Anne Hidalgo rappelle pourtant que le marché a été piloté en grande partie par le syndicat mixte Vélib’ Autolib’ Métropole (SVAM), qui compte 68 communes. Au sein duquel Paris est certes majoritaire, mais pas seul décisionnaire. La commission d’appel d’offres du SVAM qui a choisi en mars 2017 Smovengo était composée de deux élus de Paris et de quatre élus des autres collectivités concernées. Smovengo a été choisi à l’unanimité face à JCDecaux, prestataire sortant.
« Fébrilité »
Alors que Mme Hidalgo incrimine « des marchés publics en France mal conçus » pour expliquer les aléas du contrat avec Smovengo, Jean-Baptiste de Froment, premier vice-président du groupe LR, réfute cet argument et suggère que Paris aurait la possibilité de prévoir des garde-fous plus efficaces dans ses appels d’offres pour éviter une rupture de service public lors du passage de relais entre deux prestataires.
Pour rattraper le retard, lié notamment à la complexité plus grande que prévu de l’électrification des stations, la Ville a depuis peu délégué des ingénieurs de ses services afin de mieux coordonner les différents acteurs qui interviennent sur le chantier. « Si Smovengo avait tiré la sonnette d’alarme plus tôt sur les difficultés rencontrées, nous aurions pu lui prêter main-forte plus rapidement », regrette l’Hôtel de Ville.
Autre prestataire défaillant, Streeteo. L’entreprise qui assure depuis janvier le contrôle du stationnement payant dans la plupart des arrondissements parisiens a été reconnue responsable par la Ville de deux types d’irrégularités. Censés contrôler les voitures en infraction dans la rue, certains de ses agents se sont contentés d’enregistrer, en restant dans leurs bureaux, des numéros d’immatriculation pour atteindre le quota de contrôles exigés par la Ville au terme du contrat. Et certains employés de Streeteo n’étaient pas assermentés alors que la loi l’exige.

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En Conseil de Paris, la droite, l’UDI-Modem ainsi que le groupe des « progressistes et indépendants », composé de transfuges de LR, devraient demander la résiliation du marché avec Streeteo. Membres de la majorité de Mme Hidalgo, les élus communistes devraient exiger la même chose. « Les ratés de Streeteo sont une responsabilité collective de la maire de Paris, des socialistes et des Verts », déplore Nicolas Bonnet-Oulaldj, le patron du groupe Front de gauche au Conseil de Paris, hostile par principe « à la privatisation » du contrôle du stationnement à Paris.
Au-delà de ces deux dossiers, les revers juridiques des dernières semaines, dont l’annulation par le tribunal administratif de la piétonnisation des berges de la rive droite de la Seine, permettent à l’opposition de remettre en cause plus largement le pilotage politique de la Mairie. « Je me demande si la clé de commande de tous ces ratés n’est pas la fébrilité de Mme Hidalgo, qui multiplie les chantiers et les projets à marche forcée », déclare M. Azière.
Dispositif de riposte
Ces derniers temps, les critiques n’émanent plus seulement des rangs des seuls adversaires politiques de la maire de Paris. « Cette suite de revers techniques et juridiques laisse à penser qu’il n’y a plus de patron ou de patronne à Paris, glisse un bon connaisseur des arcanes de la Ville, proche de Bertrand Delanoë. A un moment, quand une image se brise comme un miroir, il est difficile de recoller les morceaux. On peut considérer que ce n’est pas juste, mais c’est comme ça. » Coïncidence de calendrier, une petite centaine des ex-collaborateurs de l’ancien maire de la capitale lui a donné rendez-vous, mardi, comme chaque année, au printemps pour une réunion « amicale », selon l’un d’eux.

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Face à ces difficultés, Mme Hidalgo a réagi, lundi, en annonçant avoir commandé « une étude sur la gratuité des transports en commun » pour tous. Pour renforcer son dispositif de riposte, elle a également recruté l’ex-directrice de la publicité d’Air France Caroline Fontaine, qui dirigera la communication de la ville. Et ses proches veulent encore croire que l’image de la maire de Paris n’est pas durablement abîmée. « Elle a les ressorts et l’énergie nécessaires pour renouer le fil d’un récit municipal positif, assure un de ses adjoints. Il faut que l’entêtement que certains lui reprochent soit de nouveau perçu comme du courage et la marque d’une volonté. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ L’ancien président de la République est actuellement entendu dans les locaux de la police judiciaire à Nanterre sur les soupçons de financement illicite qui pèsent sur sa campagne victorieuse de 2007.
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Financement libyen de la campagne de 2007 : Nicolas Sarkozy en garde à vue

L’ancien président de la République est actuellement entendu dans les locaux de la police judiciaire à Nanterre sur les soupçons de financement illicite qui pèsent sur sa campagne victorieuse de 2007.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 08h18
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 16h37
    |

            Joan Tilouine et 
Simon Piel








                        



   


Entre une conférence à Dubaï sur l’éducation, quelques entrevues à son bureau parisien rue de Miromesnil et une intervention à Londres prochainement, Nicolas Sarkozy a dû honorer un rendez-vous d’un autre genre mardi 20 mars au matin. Selon nos informations, l’ancien président de la République a été placé en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire à Nanterre, où il était convoqué dans le cadre de l’enquête sur le possible financement par la Libye de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007.

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C’est la première fois que M. Sarkozy est entendu à ce sujet depuis qu’une information judiciaire a été ouverte en avril 2013, et confiée à plusieurs juges d’instruction du pôle financier de Paris, dont Serge Tournaire, qui a déjà renvoyé l’ancien président devant le tribunal dans l’affaire Bygmalion. Sa garde à vue peut durer quarante-huit heures. Il pourrait être présenté aux magistrats à l’issue de sa garde à vue afin d’être mis en examen. Brice Hortefeux a de son côté été convoqué comme suspect libre. Il est actuellement entendu lui aussi par la police.
Depuis la publication, en mai 2012, par le site Mediapart d’un document libyen faisant état d’un financement par la Libye de Kadhafi de la campagne de Nicolas Sarkozy, les investigations des magistrats ont considérablement avancé, renforçant les soupçons qui pèsent sur la campagne de l’ancien chef de l’Etat.
Argent liquide
En novembre 2016, en pleine primaire du parti Les Républicains, l’intermédiaire Ziad Takieddine avait affirmé avoir transporté 5 millions d’euros en liquide de Tripoli à Paris entre fin 2006 et début 2007 avant de les remettre à Claude Guéant puis à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur. Mis en examen depuis pour « complicité de corruption d’agent public étranger » et pour « complicité de détournements de fonds publics en Libye », ses propos venaient confirmer ceux tenus le 20 septembre 2012 par Abdallah Senoussi, l’ancien directeur du renseignement militaire du régime libyen devant le procureur général du Conseil national de transition libyen.

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Mais ce n’est pas tout. Les carnets de l’ancien ministre libyen du pétrole Choukri Ghanem, mort en 2012 dans des circonstances encore troubles, récupérés par la justice française, mentionnent, eux aussi, l’existence de versements d’argent à destination de Nicolas Sarkozy. Bechir Saleh, l’ancien grand argentier de Kadhafi et homme des relations avec la France, récemment blessé par balle lors d’une agression à Johannesburg, avait en outre confié au Monde : « Kadhafi a dit qu’il avait financé Sarkozy. Sarkozy a dit qu’il n’avait pas été financé. Je crois davantage Kadhafi que Sarkozy. »
Des circuits financiers fuligineux
Plus récemment, les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) ont remis un rapport aux magistrats dans lequel ils détaillent, sur la base de nombreux témoignages, comment l’argent liquide a circulé au sein de l’équipe de campagne de M. Sarkozy. Jusqu’à présent, les enquêteurs pensent déjà avoir remonté l’une des pistes de l’argent libyen à travers l’intermédiaire Alexandre Djouhri, alors proche de Bechir Saleh, actuellement incarcéré à Londres dans l’attente de sa possible remise à la France, et Claude Guéant mis en examen pour « faux et usage de faux » et pour « blanchiment de fraude fiscale » qui aurait acquis son appartement parisien à travers des circuits financiers fuligineux et possiblement libyens.
La décision de placer Nicolas Sarkozy en garde à vue signifie-t-elle que les magistrats ont depuis rassemblé de nouvelles preuves du financement illicite de la campagne permettant de le mettre en cause directement ? Les autorités libyennes ont-elles finalement décidé de coopérer ? Selon nos informations, plusieurs anciens dignitaires libyens de l’époque kadhafiste auraient aussi livré de nouveaux éléments confirmant les soupçons de financement illicites.
Depuis plusieurs semaines, la justice française dispose, en outre, de nombreux documents saisis lors d’une perquisition menée en 2015 au domicile suisse d’Alexandre Djouhri. Jusqu’ici, Nicolas Sarkozy a toujours contesté les accusations de financement illicite de sa campagne de 2007.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ La Commission veut limiter la présence de ce métal cancérogène dans les fertilisants phosphatés. L’Espagne s’y oppose fortement, la France brille par sa discrétion.
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Le cadmium, ce « tueur » caché dans les engrais qui divise l’Europe

La Commission veut limiter la présence de ce métal cancérogène dans les fertilisants phosphatés. L’Espagne s’y oppose fortement, la France brille par sa discrétion.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 11h02
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 14h32
    |

            Stéphane Mandard








                        



                                


                            

Voilà un dossier sur lequel la France s’est montrée jusqu’ici très discrète. On aurait pourtant pu penser qu’à défaut du ministre de l’agriculture, son homologue à la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, se serait empressé de s’en saisir. Mardi 20 mars devait s’ouvrir une négociation serrée entre les Etats membres de l’Union européenne et le Parlement autour d’un projet de la Commission visant à réduire le taux de cadmium dans les engrais phosphatés. Cette discussion tripartite a été reportée au 11 avril a appris Le Monde. « Pour des raisons techniques et non politiques », précise-t-on à Bruxelles. L’affaire est sensible.
Le cadmium est un métal lourd contenu dans les roches phosphatées utilisées pour fabriquer des engrais pour l’agriculture. Classé cancérogène pour l’homme par l’Organisation mondiale de la santé, il a des effets toxiques sur les reins, le squelette, l’appareil respiratoire, et est fortement suspecté d’être un perturbateur endocrinien. Or, l’utilisation d’engrais phosphatés dans les cultures est la principale cause de contamination des sols au cadmium, et donc de l’alimentation, qui représente 90 % de l’exposition à cette substance pour les non-fumeurs.

Depuis près de dix ans, les agences sanitaires alertent sur ses dangers et la nécessité de réduire son exposition. En 2009, l’Autorité européenne de sécurité des aliments a fixé un niveau hebdomadaire d’ingestion – 2,5 microgrammes/kilo – à ne pas dépasser. Aussi, convaincue qu’il présente « un risque inacceptable pour l’homme et l’environnement », la Commission a décidé de durcir sa réglementation en introduisant une limite pour la teneur en cadmium des engrais phosphatés. Fixée à 60 milligrammes (mg)/kilo, elle doit être abaissée à 40 mg/kg après trois ans et à 20 mg/kg d’ici douze ans.
Le projet de texte a reçu en octobre 2017 le soutien du Parlement européen, qui voudrait parvenir au 20 mg/kg en neuf ans. Le Conseil de l’Union...




                        

                        


<article-nb="2018/03/20/19-6">
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Le groupe ferroviaire aurait décidé de réduire de moitié le nombre de places dans les trains les jours où il n’y aura pas grève, ce qui pourrait entraîner une inflation tarifaire.
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SNCF : pourquoi les prix des billets risquent de « mécaniquement exploser » avec la grève

Le groupe ferroviaire aurait décidé de réduire de moitié le nombre de places dans les trains les jours où il n’y aura pas grève, ce qui pourrait entraîner une inflation tarifaire.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 13h57
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 14h49
    |

                            Éric Béziat








                        



   


Depuis ce matin, mardi 20 mars, le service commercial de la SNCF est en mode grève. Les utilisateurs du site Internet OUI.sncf ont pu noter qu’un bandeau titré « Flash info : mouvement social » informait les consommateurs que « Tous les trains circulant un jour de grève [étaient] affichés en “trains complets” car fermés à la réservation ».
Désormais, il est impossible de réserver une place en avril (dans les trains à réservation obligatoire) les fameux jours marqués du rouge de la grève sur le calendrier fourni par les syndicats le 15 mars. Pour ces jours-là, les clients sont invités à s’informer la veille de leur voyage à 17 heures, afin de savoir si leur train circule.
Mais il y a plus surprenant. Selon nos informations, issues de sources concordantes interne et externe à la SNCF, le groupe ferroviaire a pris la décision de réduire l’offre à environ 50 % de la capacité des trains les jours de non-grève, soit trois jours sur cinq à partir du 5 avril.

        Lire aussi :
         

                SNCF : les cheminots optent pour une grève d’usure sur trois mois



Pratique du « yield management »
La direction ne confirme pas cette information. « Aucune décision en ce sens n’a été prise à ce stade », déclare un porte-parole. « Les lendemains de grève sont toujours des moments difficiles de reprise, puisque le mouvement se prolonge jusqu’à 8 heures, glisse pourtant un responsable. Ces jours précis, nous allégerons probablement l’offre, par exemple le 5 avril, afin de ne pas risquer de promettre ce que nous ne pourrons pas tenir. »
Cette décision devrait avoir pour conséquence de faire grimper les prix par le jeu du yield management, cette pratique inspirée de la gestion des chambres d’hôtel consistant à vendre plus cher les périodes les plus demandées et moins cher les moins recherchées. « La décision a été prise d’augmenter les prix entre les jours de grève », affirme un employé de SNCF Voyages au « Monde ». « Les prix pourraient même mécaniquement exploser, ajoute un cadre interne. A moins que la direction décide de limiter la hausse. »
De son côté, la direction de la SNCF dément catégoriquement toute hausse des prix liée à la mécanique du yield. « Cela ne marche pas comme cela, affirme un porte-parole du groupe ferroviaire. Il n’y aura pas de changement de prix qui seront les mêmes que d’habitude. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Des proches du premier ministre hongrois s’enrichissent sur le dos de l’Union européenne qu’il ne cesse de dénoncer.
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En Hongrie, l’entourage d’Orban s’enrichit sur fonds européens

Des proches du premier ministre hongrois s’enrichissent sur le dos de l’Union européenne qu’il ne cesse de dénoncer.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 12h05
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 15h21
    |

            Jean-Baptiste Chastand








                        



                                


                            

Les lampadaires de Szekszard sont devenus une affaire d’Etat. Pas seulement « parce qu’ils diffusent mal la lumière et qu’on n’y voit pas bien », comme le note le député d’opposition Akos Hadhazy, dans les rues sombres de cette petite ville du centre de la Hongrie. Mais parce que, depuis quelques mois, ils jettent une lumière crue sur les affaires sulfureuses de l’entourage de Viktor Orban, le premier ministre hongrois ultraconservateur actuellement en pleine campagne pour obtenir sa réélection le 8 avril. Si l’homme fort de Budapest dénonce sur tous les tons « Bruxelles » et sa politique d’immigration, il est nettement plus discret sur les scandales qui se multiplient autour de l’usage douteux des fonds régionaux européens par ses proches.
Parmi ces affaires, celle des lampadaires de Szekszard, et de 34 autres communes, semble la plus gênante. Tout a commencé en 2012, quand Akos Hadhazy, vétérinaire dans le civil, occupait encore la fonction de simple conseiller municipal, alors membre du Fidesz, le parti de M. Orban. En plein milieu de l’été, il est subitement convoqué pour un conseil extraordinaire destiné à renouveler les lampadaires de toute la commune. « Le maire nous a annoncé qu’il fallait tout décider dans les deux jours, sans en avoir jamais parlé auparavant, alors qu’il y en avait tout de même pour 3 millions d’euros. J’ai trouvé ça bizarre », assure l’élu qui avait pris l’habitude d’enregistrer toutes les réunions du groupe Fidesz. Pour calmer les réticences, l’édile passe alors un coup de fil en pleine réunion à la directrice de ce qui est encore une discrète société d’éclairage, Elios Innovativ. « Après cette discussion, il nous a dit que ça ne coûterait rien à la ville, grâce aux fonds européens. »
Dans la foulée, les élus votent en faveur du lancement d’un appel d’offres, qui sera remporté quelques mois plus tard par… Elios. Mais le vétérinaire de Szekszard n’est pas au bout de ses surprises. Il découvre...




                        

                        


<article-nb="2018/03/20/19-8">
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Le chef de l’Etat présente, à partir de 16 heures, sa « stratégie » pour promouvoir la langue française.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ La présentation du rapport parlementaire contenant la mesure, initialement prévue mercredi, a été annulée.
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Tollé après la proposition d’un député LREM de supprimer le quotient familial

La présentation du rapport parlementaire contenant la mesure, initialement prévue mercredi, devrait être annulée.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 18h03
   





                        



   


Pas touche au quotient familial. La proposition d’un député de la majorité (LREM), Guillaume Chiche, de supprimer cet outil avec en contrepartie le versement d’allocations à toutes les familles dès le premier enfant, a provoqué un tollé dans les rangs de l’opposition, mardi 20 mars.
L’idée, qui n’est pas nouvelle, figure dans un projet de rapport d’une mission d’information parlementaire sur la politique familiale commandé par le gouvernement. Mais la présentation du texte, qui devait initialement avoir lieu mercredi, devrait être annulée, faute de signature du corapporteur, le député Les Républicains d’Ille-et-Vilaine Gilles Lurton, qui a dénoncé une mesure surgie « au dernier moment ».
Selon plusieurs partisans, Guillaume Chiche a présenté les grandes lignes du rapport en réunion de groupe mardi et a été applaudi. « Il n’est pas question de suppression du quotient familial mais d’une transformation structurelle globale pour une politique familiale universelle qui garantit réellement la dignité des familles », a-t-il soutenu.
La somme totale dédiée aux familles resterait inchangée, les 12 milliards d’euros consacrés au quotient familial s’additionnant aux 12 milliards actuels des allocations familiales pour le versement de la nouvelle aide.

        Lire la chronique :
         

          « L’universalité des allocations familiales est devenue un mythe »



Agnès Buzyn temporise
L’opposition n’a pas tardé à réagir. « Hors de question de laisser passer une telle attaque contre la politique familiale », a tonné le chef de file des députés de droite, Christian Jacob, selon qui, sous le précédent quinquennat, « la politique familiale a été mise à mal, ça s’est traduit par une baisse de la natalité ».
Une fin du quotient serait le « dernier acte de la politique d’abandon des familles », a tweeté la présidente du FN, Marine Le Pen. Les députés communistes n’y sont « a priori » pas favorables, le quotient étant « un des critères d’équité sociale », selon un de leurs porte-parole, Sébastien Jumel.
Sans se prononcer sur le fond, Agnès Buzyn a répondu être « particulièrement attachée à la politique familiale » et attendre « avec intérêt » les propositions de la droite. « J’ai laissé une totale liberté aux députés », sans « feuille de route précise » pour cette mission d’information, a précisé la ministre des solidarités et de la santé. La mission avait été lancée à l’automne, après la réouverture du débat sur l’universalité des allocations familiales.

        Lire la tribune :
         

          Il faut « donner un nouveau souffle à la politique familiale »



Le candidat Emmanuel Macron s’était prononcé pour une augmentation du quotient familial car « raboter à la fois les allocations et le quotient a été un problème ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Selon une enquête du Cercle des épargnants et d’Ipsos, seulement un quart des actifs estiment qu’ils disposeront de ressources suffisantes après leur cessation d’activité.
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Les Français sont inquiets pour leur retraite

Selon une enquête du Cercle des épargnants et d’Ipsos, seulement un quart des actifs estiment qu’ils disposeront de ressources suffisantes après leur cessation d’activité.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 17h48
    |

            Jérôme Porier








                        



   


Plus de sept Français sur dix (73 %) se disent inquiets pour leur retraite, selon une enquête publiée le 20 mars par l’association Le Cercle des épargnants et Ipsos. Et 83 % des sondés craignent de manquer de ressources financières après leur cessation d’activité.
Toutes classes d’âges confondues, 26 % des Français déclarent ne jamais penser à la retraite. Ainsi, si seulement 15 % des moins de 35 ans s’en préoccupent, ce ratio monte à 47 % pour la tranche 45-59 ans. « On commence généralement à se soucier de sa retraite à partir de 40 ans, et surtout lorsqu’on s’approche du cap des 50 ans », précise Valérie Plagnol, présidente du Cercle des épargnants.
La principale motivation des épargnants est de se constituer une épargne de précaution (67 %), devant la préparation de la retraite (29 %) et l’anticipation d’une éventuelle situation de dépendance (25 %).

        Lire aussi :
         

                Les épargnants français seraient les plus pessimistes au monde



A la question « Quels sont les meilleurs produits pour épargner ? », 44 % des personnes interrogées répondent l’assurance-vie, 35 % les livrets réglementés (comme le livret A ou le livret de développement durable et solidaire) et 27 % le plan épargne logement (PEL), à égalité avec l’épargne salariale.
Autre constat, 78 % sont informés du bas niveau actuel des taux d’intérêt. Une situation qui incite un sondé sur cinq à aller vers des placements mieux rémunérés, quitte à bloquer son épargne pendant plusieurs années. Mais cette situation ne pousse que 11 % des sondés vers l’immobilier et à peine 7 % vers des placements un peu plus risqués.
Insuffisamment formés pour gérer leur épargne
A quelles conditions les sondés accepteraient-ils de choisir un placement financier « aidant les entreprises » ? Les trois-quarts répondent qu’il faudrait une garantie sur le capital investi et la possibilité de récupérer son argent à tout moment. Ce qui nous renvoie, une fois de plus, à leur appétence pour l’assurance-vie…
De façon générale, un tiers des Français ne se sentent pas suffisamment formés pour gérer leur épargne. C’est particulièrement vrai pour les jeunes et les personnes seules. Un sondé sur trois souhaiterait davantage d’aide pour administrer son argent.
« Ces chiffres sont inquiétants, car ils confirment qu’il existe une fracture persistante entre ceux qui maîtrisent les questions financières et ceux qui sont perdus. Cette absence de culture financière nourrit l’inquiétude diffuse autour des retraites », commente Brice Teinturier, directeur général délégué chez Ipsos.
Ainsi, seulement un Français sur trois déclare suivre l’actualité financière et économique dans les médias. Et 59 % des sondés pensent que leur épargne sert à financer l’activité des banques et les marchés financiers…

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                Estimer sa retraite lorsqu’on a travaillé à l’étranger



Seulement un quart des actifs estiment qu’ils disposeront de ressources suffisantes à la retraite. Pourtant, seule la moitié (57 %) d’entre eux épargne en vue de la retraite. A noter qu’un sondé sur deux (48 %) se déclare favorable au développement des fonds de pension.
En revanche, une majorité de Français refusent la solution d’une augmentation des cotisations et la plupart sont complètement réfractaires à l’idée de reculer de nouveau l’âge de départ à la retraite ou de diminuer le montant des pensions de retraite. Déjà, un retraité actuel sur cinq déclare maintenir une activité professionnelle rémunérée, principalement pour améliorer sa pension.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Pékin exerce de multiples pressions sur les membres de cette communauté vivant à l’étranger, qu’ils aient déjà adopté la nationalité du pays hôte ou qu’ils soient toujours ressortissants chinois.
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Comment la Chine traque les Ouïgours d’Europe

Pékin exerce de multiples pressions sur les membres de cette communauté vivant à l’étranger, qu’ils aient déjà adopté la nationalité du pays hôte ou qu’ils soient toujours ressortissants chinois.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 15h02
    |

            Harold Thibault et 
Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)








                        



                                


                            

A Paris, Berlin ou Istanbul, les Ouïgours de l’étranger, qu’ils aient déjà adopté la nationalité du pays hôte ou qu’ils soient toujours ressortissants chinois, sont la cible d’une campagne d’intimidation d’une ampleur inédite. Six d’entre eux, vus ou joints par Le Monde, ont témoigné de pressions d’agents chinois pour les pousser à espionner d’autres membres de la communauté en exil, cesser de manifester, fournir des documents personnels et, pour certains, rentrer en Chine. Avec une redoutable arme : des menaces systématiques de détention de leurs familles au Xinjiang.
Un Ouïgour de nationalité française et vivant près de Paris a ainsi reçu récemment un appel vidéo de sa mère, au pays. L’air angoissé, levant le regard comme pour chercher l’approbation d’un tiers en contrechamp avant de parler, elle a imploré son fils de lui « laisser un peu d’air pour respirer » en ne se rendant plus à des manifestations, en France, de la communauté ouïgoure en exil. « Mon chéri, arrête, écoute la police chinoise », disait-elle. Craignant qu’elle ne soit arrêtée, il a renoncé à ces rassemblements qui appellent au respect des droits de l’homme.
Mais les agents chinois, eux, n’ont pas cessé leurs pressions. Un homme, en particulier, qu’il n’a pourtant jamais rencontré, mais qui, chaque jour, lui envoie des messages par une application de messagerie depuis la Chine : il demande ce qu’il a fait de sa journée en France, s’il se rend bien à son travail dont il connaît tous les détails, s’il a des informations sur les activités d’autres membres de la communauté. Une fois, à l’approche d’une manifestation, il l’a prévenu : « On va chercher ta mère dans la semaine. »
« Lancer le filet très loin »
Les 10,5 millions de Ouïgours, turcophones et musulmans, sont soumis depuis 2016 à des mesures de surveillance physique et électronique d’une portée sans précédent dans la région autonome du Xinjiang, aux confins de l’Asie centrale....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ A Rio, dimanche 18 mars, près de 2 000 personnes ont réclamé la justice pour Marielle Franco, conseillère municipale assassinée. Plusieurs manifestations ont suivi ce meurtre, qui provoque colère et stupeur au Brésil.
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<article-nb="2018/03/20/19-13">
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Les deux dirigeants se sont entretenus par téléphone mardi.
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Trump et Poutine expriment à nouveau leur souhait de limiter la course aux armements

Les deux dirigeants se sont entretenus par téléphone mardi.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 17h37
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 18h06
   





                        



   


Deux jours après la réélection de Vladimir Poutine, Donald Trump l’a appelé mardi 20 mars pour le féliciter de sa victoire. Lors de cet échange téléphonique, les deux chefs d’Etat se sont par ailleurs entendus, selon le Kremlin, sur « l’importance d’une coordination des efforts en faveur d’une limitation de la course aux armements ».
« Je l’ai félicité pour sa victoire électorale », a raconté M. Trump depuis le Bureau ovale.
« Nous avons eu une très bonne conversation et je pense que nous allons probablement nous rencontrer dans pas trop longtemps », a-t-il ajouté, évoquant, parmi les sujets de discussion possibles, la course aux armements, l’Ukraine, la Syrie ou encore la Corée du Nord.
Déclarations contradictoires
Au lendemain de sa réélection, dans un contexte de forte tension avec les Occidentaux, M. Poutine avait annoncé une baisse des dépenses militaires pour cette année et l’année prochaine.
Au contraire, le Pentagone a publié le 2 février une révision de la position nucléaire des Etats-Unis, qui donnait le signal d’un renforcement militaire. Une annonce qui fut mal reçue par le Kremlin.

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                Trump relance la course à l’arme nucléaire






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Quelques jours après la sortie de son dernier jeu inspiré d’un film homonyme des années 1980, Sam Barlow évoque son goût pour les jeux vidéo narratifs.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Jeu vidéo : dans « #WarGames », « l’interactivité est plus intuitive, plus subconsciente »

Quelques jours après la sortie de son dernier jeu inspiré d’un film homonyme des années 1980, Sam Barlow évoque son goût pour les jeux vidéo narratifs.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 16h52
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 17h14
    |

                            Perrine Signoret et 
                            Florian Reynaud








                        



   


Les créateurs de jeu vidéo jouent depuis bien longtemps avec la frontière entre le jeu et le cinéma. Déjà dans les années 2000, le jeu Metal Gear Solid se distinguait par son scénario alambiqué, et ses longues séquences cinématiques très inspirées de Hollywood. Les jeux de rôle proposent, quant à eux, de plus en plus d’embranchements scénaristiques, afin que le joueur ait l’impression d’influer sur le scénario.
Plus récemment, Life is Strange, et la série des Telltale (The Walking Dead, A Wolf Among Us, Tales of the Borderlands, etc.) ont davantage brouillé les frontières, avec des jeux qui se concentrent bien plus sur les choix moraux et scénaristiques du joueur que sur l’action.
Avec Her Story, un jeu d’enquête sorti en juin 2015, puis #WarGames, disponible depuis le 14 mars, le Britannique Sam Barlow repousse encore les limites. Il est aujourd’hui reconnu comme un créateur de contenus narratifs hybrides, à mi-chemin entre le jeu vidéo et la série interactive. Il explique au Monde son raisonnement.

   


Pourquoi avoir choisi de vous inspirer d’un film de 1983, War Games ?
Quand la société de production MGM et les studios Eko ont suggéré qu’on puisse faire quelque chose de ce film, j’étais un peu réticent, au départ. Je ne voulais pas capitaliser sur la nostalgie et ruiner une histoire aussi classique. Mais plus j’y pensais, plus il était clair que les thématiques abordées dans le film étaient, en fait, bien d’actualité. L’idée de ce jeune hacker qui s’oppose à la génération de ses parents, la naïveté de sa pensée à l’égard de l’armée ou du gouvernement…
Quand je regarde des groupes comme les Anonymous, qui ont commencé avec des canulars et de l’humour noir, et qui ont fini par mener des actions qui avaient un impact politique, je vois un parallèle à faire.
Pensez-vous que l’industrie du cinéma et celle des jeux vidéo aient quelque chose à apprendre l’une de l’autre ?
En ce qui concerne la syndicalisation par exemple, oui ! Dans les jeux vidéo, il y a un gros retard à ce niveau-là. Je pense que la plus grande chose qu’ils peuvent apprendre, sinon, c’est que nous faisons tous la même chose, et que nos techniques ne sont pas si différentes que cela. On essaye tous de raconter des histoires, de convaincre notre public qu’elles sont vraies, que les personnages, leurs désirs, sont vrais. Et pour cela, on utilise tous l’imagination. La différence se situe juste dans des détails qui touchent à la forme.
« #WarGames » se rapproche à première vue beaucoup d’une série, que ce soit de part sa forme — le jeu est découpé en épisodes et en saisons —, ou de part le fait que le joueur ait très peu de choses à faire. Est-ce que ce n’est pas un pari risqué ?
Je pense que #WarGames est clairement un « spectacle ». La question qui se pose selon moi, c’est à quel point il est essentiel pour l’utilisateur d’avoir une participation vraiment active. Dans un jeu vidéo traditionnel, vous utilisez 90 % de votre cerveau pour jouer, se mouvoir, agir ; les 10 % restants peuvent se concentrer sur l’histoire, l’empathie avec les personnages…
Avec Her Story, le but était de faire [l’inverse], de faire en sorte que l’histoire elle-même et le jeu — puisque je pense qu’on peut utiliser ce terme dans le cas présent — se confondent, qu’on puisse utiliser 90 % de son cerveau pour se focaliser sur l’histoire. La plupart des jeux-dont-vous-êtes-le-héros sont basés sur cette idée selon laquelle le joueur peut faire ce qu’il veut ; ici, on veut donner le poids plutôt au narrateur.
Quid des 10 % de jeu actif ?
Vous, vous allez voir le résultat, et ne pas trop savoir comment vous êtes arrivé là. C’est un peu comme si vous regardiez quelque chose en direct. Si vous allez voir un comédien, il va affiner et modifier ses blagues en fonction de s’il entend des rires ou des grognements. Au bout du compte, vous obtenez un spectacle personnalisé, façonné pour un public unique. #WarGames est comme ça. Le jeu enregistre ce que vous êtes en train de regarder et l’utilise pour ajuster le personnage principal, Kelly.
L’interactivité est plus intuitive, plus subconsciente. Pour autant, elle fait la différence. Les scènes, en fonction du comportement du lecteur, vont comporter des dialogues ou provoquer des réactions des personnages qui ne seront pas les mêmes.
Vous semblez convaincu de la valeur ajoutée des jeux narratifs. Le public l’est-il tout autant ?
Il est de plus en plus friand des options de personnalisation en général, que ce soit dans les médias ou sa télévision traditionnelle, par exemple. Or, ces médias ont un peu du mal à répondre à cette demande, à adapter leurs propres programmes. Le risque, si on ne teste rien de différent, c’est de continuer à toujours tout faire à l’ancienne.
Et les acteurs qui jouent dans « #WarGames », étaient-ils réticents à tester ce format assez inhabituel ?
Sur ce projet, et sur d’autres, j’ai pu constater que les acteurs étaient toujours très enthousiastes à l’idée de travailler sur de nouveaux formats. Ils avaient envie de tester de nouvelles manières de travailler, d’explorer des choses différentes, innovantes.
Ici, le challenge était particulièrement intéressant pour eux parce qu’on était plus proches du théâtre, finalement. Toutes les scènes sont jouées en une seule prise, sans montage. C’était frais, ça leur a permis de s’assouplir un peu.
A quand la saison 2 ?
Pour la prochaine saison, nous verrons. On va pouvoir jauger des retours sur la première en étudiant un peu les données ; on en a recueilli sur ce que les gens ont regardé, quels personnages et parties de scénarios ils ont préféré, etc. C’est fascinant de lancer un contenu comme ça, où vous pouvez vraiment savoir ce que veut le public, sans même leur demander.
Sinon je travaille aussi, actuellement, sur un autre projet qui s’appelle « Telling Lies », qui sera quelque chose de très ambitieux, dans la veine de Her Story. Vous en entendrez parler cette année !



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Le lieu d’exposition s’installera dans un hôtel particulier du quartier de Montparnasse.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

L’Institut Giacometti ouvrira ses portes en juin à Paris

Le lieu d’exposition s’installera dans un hôtel particulier du quartier de Montparnasse.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 17h11
    |

            Emmanuelle Jardonnet








                        



   


On connaît désormais le détail de l’Institut Giacometti, qui ouvrira ses portes le 21 juin prochain rue Schoelcher, dans le quartier de Montparnasse (14e arrondissement), où Alberto Giacometti (1901-1966) a vécu et travaillé durant quarante ans. Un aboutissement pour la conservatrice Catherine Grenier qui, il y a quatre ans, quittait ses fonctions au Centre Pompidou en tant que directrice adjointe du Musée national d’art moderne pour prendre les rênes de la Fondation Giacometti avec, déjà, le projet d’ouvrir un lieu d’exposition. L’écrin choisi est un hôtel particulier de 350 mètres carrés classé, de style Art nouveau et Art déco, qui fut l’atelier du décorateur Paul Follot, et que l’architecte Pascal Grasso a réaménagé tout en conservant les décors historiques.

   


Le futur institut présentera de manière permanente une reconstitution de l’atelier de l’artiste suisse, qui fut immortalisé par les photographes Robert Doisneau, Sabine Weiss, Gordon Parks ou Ernst Scheidegger. L’ensemble des éléments avait été conservé par sa veuve, Annette Giacometti, soit plus de 70 sculptures, parmi lesquelles ses toutes dernières œuvres en terre, encore jamais montrées, son mobilier et ses murs peints. L’intimité du lieu sera recréée grâce à un système de vitrage, d’éclairage et de gradins permettant aux visiteurs de s’immerger dans ce qui fut le cadre de création de l’artiste.

   


Avec près de 350 sculptures, 90 peintures et plus de 5 000 dessins, lithographies et carnets, la Fondation dispose du plus riche fonds d’œuvres d’Alberto Giacometti existant, qu’elle a la charge de conserver, de restaurer et d’enrichir, mais aussi d’un large fonds d’archives, incluant sa correspondance et des photographies. Un patrimoine resté largement inaccessible au public depuis la mort de l’artiste, il y a plus de cinquante ans, et qui a fait l’objet de plusieurs expositions d’envergure ces dernières années, en France comme à l’étranger (à New York, Istanbul, Shanghaï, Rabat ou Séoul), dont la première exposition révélant les liens entre ­Giacometti et Picasso, présentée au Musée national Picasso, à Paris, puis à Doha (Qatar), en 2016-2017.

   


Les trois ou quatre expositions que l’institut présentera chaque année seront consacrées à des aspects particuliers du travail de l’artiste, à ses liens avec les artistes et écrivains de son époque, ainsi qu’aux échos de son œuvre dans les générations suivantes. L’exposition inaugurale, intitulée « L’Atelier d’Alberto Giacometti par Jean Genet » (de juin à septembre 2018), rendra compte des relations d’amitié et d’admiration entre l’artiste et l’écrivain.
Un centre de recherche
Elle sera suivie d’une exposition d’Annette Messager, qui a plusieurs fois fait allusion à l’œuvre de Giacometti dans ses installations et imaginera un parcours avec des pièces anciennes et nouvelles (octobre 2018-janvier 2019), puis d’une autre consacrée aux photographies de sculptures de Giacometti prises par Peter Lindbergh dans les réserves de la fondation (début 2019). Celle-ci poursuivra par ailleurs sa programmation hors les murs, avec en 2018 six expositions dans de grandes institutions internationales, à Séoul, Québec, Bâle, New York et Bilbao, ainsi qu’au Musée Maillol à Paris.

   


L’institut sera également un centre de recherche en histoire de l’art consacré aux pratiques artistiques modernes (1900-1970) ouvert aux chercheurs, étudiants et amateurs, avec colloques, ­conférences et masterclass. Une vocation scientifique qui sera renforcée par une bourse de recherche et la publication d’une collection d’essais. Une bibliothèque sur l’art moderne, constituée en partie par la bibliothèque personnelle de l’artiste, ainsi qu’un cabinet d’art graphique rassemblant ses dessins seront mis à la disposition du public.
Sur le Web : www.fondation-giacometti.fr



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Quatorze hommes sont poursuivis dans cette enquête, soupçonnés d’avoir apporté une aide logistique au tueur de Montrouge et de l’Hyper Cacher.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Six personnes placées en garde à vue dans l’enquête sur les armes d’Amedy Coulibaly

Quatorze hommes sont poursuivis dans cette enquête mais tous nient avoir eu connaissance du projet terroriste du.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 16h29
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 16h54
   





                        



   


Quatre personnes ont été interpellées, mardi 20 mars, dans le Nord et deux autres dans le Val-de-Marne et placées en garde à vue dans l’enquête sur la fourniture des armes utilisées par Amedy Coulibaly à Montrouge et Paris, le 8 et 9 janvier 2015, a appris l’AFP de sources concordantes.
Selon ces sources judiciaire et proche du dossier, « ces gardes à vue visent à préciser le rôle qu’ils auraient pu jouer dans la fourniture des armes à Amedy Coulibaly », qui avait tué Clarissa Jean-Philippe, policière municipale à Montrouge, le 8 janvier, au lendemain de l’attentat de Charlie Hebdo perpétré par les frères Kouachi, puis abattu Philippe Braham, Yohan Cohen, Yoav Hattab et François-Michel Saada à l’épicerie juive Hyper Cacher, porte de Vincennes, le 9 janvier.
Parmi ces personnes interpellées, certaines ont été en lien avec des suspects déjà mis en cause dans l’enquête, selon une source proche du dossier. Les gardes à vue des six personnes peuvent durer jusqu’à 96 heures.
Quatorze hommes sont poursuivis dans cette enquête, soupçonnés à des degrés divers d’avoir apporté une aide logistique à Amedy Coulibaly, mais tous nient avoir eu connaissance du projet terroriste. Début janvier, treize d’entre eux étaient en détention provisoire, selon une source proche du dossier.
Fin janvier, quatre hommes avaient été placés en garde à vue dans le cadre de cette enquête avant d’être relâchés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Dans une étude publiée mardi, le Muséum national d’histoire naturelle et le CNRS évoquent un phénomène de « disparition massive » des oiseaux.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ 
<article-nb="2018/03/20/19-18">
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Avec l’affaire Cambridge Analytica, le réseau social est en train d’affronter l’une des pires crises de son histoire. Les explications de nos journalistes.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

« Facebook peut sortir indemne de cette affaire mais la pression politique est intense »

Avec l’affaire Cambridge Analytica, le réseau social est en train d’affronter l’une des pires crises de son histoire. Les explications de nos journalistes.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 11h59
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 18h09
   





                        



   


Depuis quelques jours, Facebook fait face à l’une des pires crises de son histoire : une entreprise proche de Donald Trump est accusée d’avoir siphonné les données personnelles de dizaines de millions d’utilisateurs de Facebook. Il ne s’agit pas de n’importe quelle entreprise : Cambridge Analytica a participé à la campagne présidentielle victorieuse de Donald Trump.
Nos journalistes spécialisés sur les questions numériques Martin Untersinger et Michaël Szadkowski ont répondu aux questions des internautes lors d’un tchat.
Tod : Quel est le rebondissement dans l’affaire ? Il me semble qu’un article assez complet était déjà paru il y a deux-trois ans ?
M. U. : C’est tout à fait exact. Comme nous l’avons évoqué, la plupart des faits étaient déjà connus par le biais d’articles dans le Guardian et The Intercept. La différence aujourd’hui, c’est sans doute que le quotidien britannique a convaincu un ancien sous-traitant de Cambridge Analytica de parler à visage découvert. Ce dernier a également fourni des documents permettant de compléter certains détails manquants.
Mat : Comment est-il techniquement possible qu’une société privée puisse recueillir sans le consentement du réseau social (donc de Facebook lui-même) les informations personnelles de millions d’usagers ? Est-ce un hack [piratage] ? Olivier : Peut-on considérer Facebook plutôt complice ou victime de ce piratage massif de données ?
M. U. : Pour récupérer les données, le sous-traitant de Cambridge Analytica a créé une application sur Facebook. Il s’agit d’un petit programme informatique qui peut, par exemple, fonctionner au sein du réseau social ou permettre de se connecter à un site tiers via son compte Facebook.
Cette application, en l’occurrence un quiz appelé « Thisisyourdigitalife », comportait de nombreuses questions, notamment politiques. Le sous-traitant de Cambridge Analytica, Global Science Research (GSR), a payé un peu plus de 250 000 personnes à raison de quelques dollars chacune, via la plate-forme Amazon Turk, pour répondre à ce questionnaire et se connecter à son application.
A l’époque, Facebook autorisait les développeurs d’application (ici GSR) à aspirer les données des amis de ceux qui se connectaient à l’application (ici « Thisisyourdigitallife »), notamment les mentions « J’aime ».
Depuis, Facebook a restreint cette possibilité, mais à l’époque rien n’a été piraté, aucune faille n’a été exploitée, GSR a simplement tiré parti du fonctionnement normal de Facebook. Ce n’est qu’en partageant ces données avec Cambridge Analytica que GSR s’est mis en porte-à-faux par rapport aux règles internes de Facebook (sans parler des diverses lois sur la vie privée).
Par ailleurs, Facebook a introduit de nouvelles fonctionnalités permettant aux utilisateurs de choisir manuellement quelles informations ils souhaitent partager avec une application tierce : vous pouvez les configurer dans vos paramètres de comptes Facebook, à cette adresse.

        Lire aussi :
         

                Cambridge Analytica : comment éviter que des entreprises collectent vos données Facebook



Cherry : Quelles informations personnelles ont pû être récupérées chez les contacts d’un utilisateur ayant rempli le questionnaire ? Seulement les « likes »… ou plus ?
M. S. : Selon les informations publiées par le New York Times et le Guardian, l’application de quiz développée par Aleksander Kogan a été utilisée par quelques centaines de milliers de personnes. Cela a permis de récupérer, par ce biais, les données de millions d’autres utilisateurs Facebook, qui étaient leurs amis Facebook à l’époque.
Parmi ces données potentiellement collectées, et ensuite transmises à Cambridge Analytica :
leurs « J’aime » Facebook (par exemple : les pages aimées, mais aussi, les « J’aime » postés sous un post Facebook ou des pages Web incluant un bouton « J’aime » Facebook) ;leur identité Facebook (potentiellement : leur nom de profil, âge, ville, profession… si ces informations étaient accessibles) ;leurs réseaux d’amis et de contacts Facebook.
Autant d’informations précises très utiles pour construire ensuite une campagne de diffusion de messages électoraux et publicitaires sur Facebook. Savoir ce qu’un profil Facebook « aime » sur le réseau social permet par exemple de déduire un nombre important d’éléments sur l’identité de la personne (son genre, ses intérêts, ses réactions à des événements politiques…). Je vous conseille de lire cet article du Guardian sur le sujet.
Raphaël : Et du côté de Facebook, il n’y a aucune réaction ?
M. S. : Les réactions officielles de Facebook sont plutôt maigres depuis vendredi 16 mars. Quelques heures avant publication de l’enquête du Guardian et du New York Times, Facebook a publié un communiqué pour expliquer qu’elle suspendait les accès de Cambridge Analytica à la plate-forme Facebook. Dans ce texte, signé par Paul Grewal, le vice-président et directeur juridique adjoint de Facebook, on peut lire :
« En 2015, nous avions appris qu’Aleksandr Kogan nous avait menti et avait violé la politique de la plate-forme en transmettant les données récupérées sur une application utilisant une interface de connexion de Facebook à SCL/Cambridge Analytica. Il y a plusieurs jours, nous avons reçu des informations selon lesquelles, contrairement aux promesses qui nous avaient été faites, toutes les données n’ont pas été détruites. Nous agissons vigoureusement pour déterminer la véracité de ces informations. Si elles sont exactes, il s’agirait d’une nouvelle violation inacceptable de la confiance et des engagements qui ont été pris. »
Depuis, il n’y a aucune autre réaction de la part des dirigeants de Facebook, à commencer par Mark Zuckerberg et Sheryl Sandberg, ce alors que l’action de Facebook a plongé à Wall Street.
Cependant, plusieurs cadres de Facebook ont commenté l’affaire sur leurs comptes Twitter et pages Facebook personnelles, surtout pour expliquer qu’il ne s’agissait pas d’un data breach (piratage de données) mais « seulement » d’une utilisation anormale des données d’utilisateurs Facebook.
Ces réactions sont venues notamment d’Alex Stamos (chef de la sécurité de Facebook) et d’Andrew Bosworth (ancien vice-président responsable des publicités). Ce dernier a publié un long post Facebook hier, pour résumer ses réactions, dans lequel il admet : « Yes, this is bad. »
Antoine : Peut-on se permettre de douter des conséquences que cette affaire aura pour Facebook ?
M. U. : On peut penser que Facebook va sortir indemne de cette affaire. Cependant, elle intervient dans un contexte très particulier. Aux Etats-Unis, le réseau social est déjà accusé de ne pas avoir pris assez au sérieux les tentatives d’ingérences russes dans l’élection présidentielle de 2016, et on lui reproche plus largement de participer à la diffusion de fausses informations, de faciliter la diffusion de contenus problématiques (racisme, antisémitisme, terrorisme…). La pression politique était déjà intense, et cette affaire n’arrange rien.
Sam : Les annonceurs adorent Facebook et de plus en plus malgré le buzz depuis deux ans. Donc Facebook n’a rien à craindre ?
M. U. : Facebook est devenu un mastodonte publicitaire parce qu’il offre des possibilités de ciblage sans équivalent grâce à toutes les données personnelles dont il dispose. Mais c’est aussi, justement, cette abondance de données personnelles et ce modèle économique qui, au fond, fait débat ici. Il est cependant très peu probable, et c’est un euphémisme, que Facebook revienne un jour sur ce qui a fait son succès.
Kingnothing : On a appris hier qu’Alex Stamos, le responsable de la sécurité de Facebook, quittait l’entreprise… Sait-on si c’est lié ?
M. U. : Selon le New York Times, le chef de la sécurité de Facebook, Alex Stamos, est effectivement sur le départ. Si l’on s’en tient aux informations du quotidien américain, ce départ n’est pas directement lié à la polémique en cours, puisque les procédures liées à son départ ont commencé en décembre 2017.
Les raisons qui motivent son départ sont cependant intéressantes. Selon le New York Times, il a eu des désaccords profonds sur la manière de gérer la désinformation et la propagande russe sur Facebook.
Sur Twitter, le principal intéressé a expliqué qu’il était encore à son poste, mais n’a pas démenti l’information selon laquelle son équipe aurait été redistribuée dans d’autres services de l’entreprise, ni qu’il devrait quitter l’entreprise en août.
Mathieu : Cela fait très « théorie du complot », mais y aurait-il un lien entre l’ingérence russe dans la campagne et cette affaire ?
M. U. : A ce stade non, mais c’est une excellente question. Rappelons déjà que les services de renseignement et la justice américaine affirment que la Russie a piloté une opération d’ingérence pour tenter de peser sur l’élection présidentielle américaine.
De multiples enquêtes, judiciaires et parlementaires, sont en cours à ce sujet aux Etats-Unis. Elles portent, d’une part, sur la propagande sur les réseaux sociaux. Tout récemment, le procureur spécial Robert Mueller a mis en examen 13 Russes, accusés d’avoir utilisé Facebook pour diffuser de la propagande, notamment en faveur de Donald Trump. D’autre part et plus largement, Robert Mueller enquête sur les soupçons de collusion entre l’équipe de campagne de Trump et la Russie.
Ce sujet est très sensible aux Etats-Unis, et certains – essentiellement des politiques à vrai dire – craignent que les données récoltées par Cambridge Analytica aient pu servir à nourrir la propagande pilotée par la Russie, d’autant qu’elle a participé à la campagne victorieuse de Trump et qu’elle s’est vantée d’avoir participé à la campagne victorieuse du Brexit.
Mais à ce stade aucun lien direct n’a été ni avancé ni prouvé. Le Guardian avance cependant des liens entre le chercheur à l’origine du siphonnage de données et la Russie, notamment car il était professeur à l’université de Saint-Pétersbourg et qu’il a reçu des financements gouvernementaux.
Plus fondamentalement, cette fuite de données pose en fait la question de la sincérité de l’élection et d’éventuelles manipulations sur les réseaux sociaux. A noter que Cambridge Analytica nie avoir utilisé les données récoltées sur Facebook lors de la campagne de Trump.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Avant la journée de mobilisation des fonctionnaires et des cheminots, un front commun a été impulsé par Olivier Besancenot.
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édition abonné


Manifestation du 22 mars : Mélenchon soumis à l’unité des gauches

Avant la journée de mobilisation des fonctionnaires et des cheminots, un front commun a été impulsé par Olivier Besancenot.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 11h05
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 18h10
    |

            Abel Mestre








                        



                                


                            
Parfois les plus vieux adages sont ceux qui résonnent le mieux avec l’actualité. « Marcher séparément, frapper ensemble » : ce slogan qui incarne la stratégie de front unique, souvent utilisé par les militants se réclamant de Léon Trotsky, colle parfaitement à l’initiative d’Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), d’appeler à un rassemblement des forces de gauche pour la journée de mobilisation des fonctionnaires et des cheminots du 22 mars. L’ancien candidat à la présidentielle en 2002 et 2007 a en effet impulsé un « front commun » à gauche. Le but : faire plier le gouvernement en montrant que l’unité syndicale se traduit par une unité politique. « C’est une bataille sociale importante, on est tous concernés. Il y a une pression sur toutes les organisations, cela nous dépasse. Ce serait incompréhensible de ne rien faire. On cherche à donner un cadre à l’unité », note M. Besancenot.

L’appel de M. Besancenot a reçu des réponses positives des principaux acteurs de la gauche. Une « déclaration unitaire » réunissant un spectre très large d’organisations – d’Alternative libertaire à Nouvelle Donne, en passant par Europe Ecologie-Les Verts, le Parti communiste français (PCF), Génération.s, le NPA, les députés de La France insoumise (LFI), etc. – a été diffusé lundi. Une tribune est en préparation et une conférence de presse devrait avoir lieu mercredi matin, réunissant, entre autres, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, Benoît Hamon, Olivier Besancenot et… un cadre de LFI. « On n’est pas sûrs de la participation de Jean-Luc Mélenchon », note-t-on au NPA.
L’union s’arrêtera en revanche aux portes du Parti socialiste, qui n’a pas été convié. « On ne leur a pas proposé, c’est vrai. C’est un parti qui a beaucoup privatisé lorsqu’il était au gouvernement. Ce que l’on veut, c’est montrer l’unité à gauche du PS », explique Sandra Simplon, membre de la direction du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ La police allemande a saisi au mois de mars des données et documents dans le cadre d’une enquête liée à l’affaire des moteurs diesel truqués, révélée en 2015.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Dieselgate : de nouvelles perquisitions chez Volkswagen

La police allemande a saisi au mois de mars des données et documents dans le cadre d’une enquête liée à l’affaire des moteurs diesel truqués, révélée en 2015.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 15h40
   





                        


Nouvelle péripétie dans le feuilleton des moteurs truqués de Volkswagen. La justice allemande a ordonné début mars de nouvelles perquisitions au siège du constructeur, affirment des sources concordantes. Elles entreraient dans le cadre d’une enquête pour manipulation de cours, liée au scandale des moteurs truqués.
« Des documents et d’importantes masses de données » ont été saisis dans 13 bureaux du géant de l’automobile à Wolfsbourg, a annoncé, mardi 20 mars, à l’hebdomadaire Wirtschaftswoche un porte-parole du parquet de Brunswick, une ville du nord de l’Allemagne. Selon la même source, il s’agit d’enquêter sur un communiqué financier, publié le 9 décembre 2015 par Volkswagen, qui minimisait l’ampleur de la fraude sur les moteurs diesel révélée trois mois plus tôt. Le parquet soupçonne ce document d’être « objectivement faux » et destiné à tromper les investisseurs.
Volkswagen a confirmé à l’Agence France-Presse la tenue de ces nouvelles perquisitions et le lien avec le communiqué de fin 2015, mais se dit « convaincu d’avoir convenablement rempli ses obligations réglementaires d’information », selon un porte-parole.

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Etablir les responsabilités individuelles
Le parquet de Brunswick, parmi d’autres investigations sur des motifs distincts, enquête depuis juin 2016 sur des soupçons de manipulation de cours visant notamment l’ancien patron de Volkswagen Martin Winterkorn et son ex-directeur financier devenu président du conseil de surveillance, Hans Dieter Pötsch. Saisi par le gendarme allemand des marchés financiers (Bafin), le parquet de Stuttgart a de son côté ouvert en février 2017 une enquête visant notamment l’actuel patron du groupe, Matthias Müller, pour avoir « consciemment informé avec retard » les marchés financiers de la tricherie de grande ampleur du géant de l’automobile.
Le groupe avait reconnu au mois de septembre 2015 avoir massivement trompé les contrôleurs américains sur les niveaux d’émissions polluantes de ses véhicules diesel. Après les révélations sur la tricherie, l’action de Volkswagen avait dévissé de 40 % en deux jours. Des investisseurs ont encaissé de grosses pertes et réclament maintenant des milliards d’euros à Volkswagen. La justice, aussi bien aux Etats-Unis qu’en Allemagne, cherche toujours à établir les responsabilités individuelles dans la manipulation des valeurs d’émissions polluantes au sein du groupe allemand, qui a jeté une suspicion générale sur le secteur et écorné l’image de la technologie diesel sur le Vieux Continent.

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Les bons chiffres de Keolis, la version libérale de la SNCF

La société, filiale à 70 % du groupe national ferroviaire, a réalisé un chiffre d’affaires de 5,4 milliards d’euros l’an dernier, en hausse de 6,4 %.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
20.03.2018 à 11h33
    |

                            Éric Béziat








                        



   


Il existe une branche de la SNCF qui transporte chaque année 3 milliards de voyageurs avec des personnels sans statut de cheminot, une branche aguerrie à la concurrence, qui défend avec succès ses marchés contre des groupes privés. Cette « autre SNCF », c’est Keolis, une société – filiale à 70 % du groupe national ferroviaire – spécialisée dans le transport public urbain, et qui a dévoilé ses comptes 2017, lundi 19 mars.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que Keolis se porte bien. Un chiffre d’affaires de 5,4 milliards d’euros (en hausse de 6,4 %), une rentabilité qui progresse de 9,4 % et un ratio d’endettement à faire pâlir la maison mère. Depuis dix ans, la croissance de Keolis s’établit à la moyenne spectaculaire de 10 % par an.
Cependant, au-delà des bons chiffres (ceux de la SNCF aussi étaient excellents en 2017), ce qui frappe c’est la capacité de Keolis à se mouvoir en France dans un environnement hautement concurrentiel. Le groupe dirigé par Jean-Pierre Farandou a conservé en 2017 les très gros marchés des transports publics des métropoles de Lille – en dépit de l’offensive de sa grande rivale Transdev –, de Rennes et de ceux de dix autres villes plus petites.

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Rôle d’appui à la maison mère
Mieux : Keolis a ravi le marché du Grand Besançon à Transdev l’an dernier. En 2018, l’entreprise défendra ses positions dans les réseaux de transport de Tours, Orléans, Nîmes, Angers, Brest et Aix-en-Provence, qu’elle exploite aujourd’hui.
Certes, la comparaison a ses limites. Etre opérateur de métro-bus-tramway – le cœur de métier de Keolis – n’est pas aussi lourd et complexe que le fait de gérer, de maintenir et d’exploiter l’immense réseau ferré français. Mais Keolis est loin d’être étranger au train, dès lors que celui-ci se déplace dans un environnement urbain. Hors de France, la société fait du ferroviaire aux Etats-Unis et en Allemagne. En outre, elle est en lice pour devenir opérateur de tous les trains régionaux du pays de Galles.
Dans le cadre de la concurrence à venir sur le territoire français, Keolis (qui possède une licence ferroviaire en France), pourrait jouer un rôle d’appui à sa maison mère, sans aller jusqu’à la concurrencer. « Sur des appels d’offres à caractéristique urbaine ou périurbaine, Keolis devra y aller, a déclaré M. Farandou. Et elle ira. »



                            


                        

                        

