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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Un article consacré à l’île et voué à être inscrit dans la Constitution a été présenté au président de l’exécutif corse, Gilles Simeoni, qui le juge trop restrictif.
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Le projet d’inscription de la Corse dans la Constitution est « en deçà » des attentes des autonomistes

Un article consacré à l’île et voué à être inscrit dans la Constitution a été présenté au président de l’exécutif corse, Gilles Simeoni, qui le juge trop restrictif.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 17h55
   





                        


Le projet d’inscription de la Corse dans la Constitution présenté par le gouvernement est « très en deçà des attentes », a déclaré lundi 19 mars le président de l’exécutif corse, Gilles Simeoni. « On est très en deçà des attentes, très en deçà de ce qui a été validé par le vote la semaine dernière par l’Assemblée de Corse, très en deçà du moment politique », a-t-il déclaré à l’issue d’une réunion avec Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’intérieur, chargée du dossier corse.
Le gouvernement prévoit dans sa réforme constitutionnelle l’introduction d’un article 72-5 spécifique à la Corse, où serait notamment reconnue son insularité. Mais pour le président de l’exécutif corse, l’article ne va pas assez loin :
« Cet article ne mentionnerait pas la notion d’autonomie et n’organise absolument pas un statut d’autonomie. On est uniquement dans une capacité d’adaptation qui serait reconnue à la Corse dans certains cas et dans des conditions extrêmement restrictives. Tantôt cette adaptation serait mise en œuvre par le législateur, soit elle serait mise en œuvre par la Corse mais après une autorisation par le Parlement. »

        Lire aussi :
         

                Statut spécifique de la Corse : les constitutionnalistes partagés



Des « spécificités » géographiques, économiques et sociales
Gilles Simeoni s’exprimait à l’issue d’une réunion de près de trois heures avec le président autonomiste de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, et avec Jacqueline Gourault. Celle-ci avait dit dimanche que le mot « autonomie » ne serait pas écrit dans l’article qui doit inscrire la Corse dans la Constitution, promesse d’Emmanuel Macron. Toutefois, le projet d’article reconnaît des « spécificités » à la Corse tant géographiques qu’économiques ou sociales, a dit lundi à l’AFP son entourage.
La « mention » de la Corse dans la Constitution est l’une des rares revendications des dirigeants nationalistes que le président de la République, dans un discours ferme, avait acceptées le 7 février à Bastia.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ A l’occasion des cinquante ans du début du mouvement de Mai 68, racontez-nous vos souvenirs des manifestations et des grèves qui ont rythmé le pays durant plusieurs semaines.
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Mai 68 : racontez-nous vos souvenirs du mouvement de protestation

Discussion lancée le 19 mars 2018
19 mars 2018

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Les événements de Mai 68 ont cinquante ans cette année. Le mouvement social de protestations, de manifestations étudiantes, de grèves générales, etc. commença le 22 mars, à la faculté de Nanterre (Hauts-de-Seine), lorsque cent cinquante étudiants décidèrent d’occuper la faculté de la banlieue parisienne. Vous étiez alors étudiant·e, ouvrier, ouvrière, employé·e, cadre… racontez-nous vos souvenirs.  Avez-vous participé aux grèves et aux manifestations ? Si oui, pourquoi et de quelle manière ? Avec le recul, que pensez-vous que ce mouvement a apporté ? Ce mouvement a-t-il eu des conséquences sur la suite de votre vie ?
Ou alors étiez-vous opposé à ce mouvement et pourquoi ? Cinquante après, que retenez-vous des changements apportés par Mai 68 dans la société ?                            





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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Le parquet national financier requiert un procès de Patrick et Isabelle Balkany pour « blanchiment de fraude fiscale » dans la vaste enquête sur le patrimoine du couple.
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Nouvelle demande de renvoi en correctionnelle du couple Balkany

Le parquet national financier requiert un procès de Patrick et Isabelle Balkany pour « blanchiment de fraude fiscale » dans la vaste enquête sur le patrimoine du couple.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 15h20
   





                        



   


Le parquet national financier (PNF) a de nouveau requis un procès de Patrick et Isabelle Balkany. Dans ses réquisitions rendues le 14 mars, le PNF demande que Patrick Balkany, le maire (LR) de Levallois-Perret, 69 ans, et son épouse, Isabelle Balkany, 70 ans, ainsi qu’un de leurs enfants, Alexandre, soient renvoyés « pour blanchiment de fraude fiscale aggravée ».
Le ministère public requiert que l’élu et son épouse soient aussi jugés pour « déclaration incomplète ou mensongère » à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, chargée de contrôler les revenus des élus. Le PNF chiffre le montant des avoirs concernés par le blanchiment à au moins 13 millions d’euros.
Deux procédures
Deux procédures avaient été ouvertes dans cette affaire. Concernant la première, qui vise le chef de « fraude fiscale » M. et Mme Balkany ont été renvoyés le 22 février en correctionnelle dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en 2015 à la suite d’une plainte de l’administration fiscale. Dans la seconde procédure, pour « blanchiment de fraude fiscale », le PNF avait requis une première fois en juillet 2017 le renvoi du couple en correctionnelle.
Mais, par la suite, de nouvelles pièces émanant des autorités égyptiennes avaient été adressées aux juges d’instruction, les obligeant à rouvrir leur enquête. Ils avaient de nouveau notifié le 5 mars la fin de leur enquête, et le PNF a rendu un second réquisitoire le 14 mars, d’après une source proche du dossier.
Les parties disposent d’un délai pour présenter d’éventuelles observations avant un éventuel renvoi du couple en correctionnelle dans ce volet de l’affaire. A terme, les deux procédures pourraient être jointes et un seul procès serait alors organisé.

        Lire aussi :
         

                Le couple Balkany renvoyé devant le tribunal correctionnel pour fraude fiscale






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Sept syndicats de fonctionnaires appellent à la mobilisation le 22 mars pour protester contre la réforme de la fonction publique.
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Vous êtes fonctionnaire et concerné par les projets du gouvernement pour la fonction publique : témoignez

Discussion lancée le 19 mars 2018
19 mars 2018

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Sept syndicats de fonctionnaires appellent à la mobilisation jeudi 22 mars pour protester contre les projets du gouvernement. Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, il a déjà annoncé le gel du point d’indice des agents publics, l’instauration d’une journée de carence pour les congés maladie, la compensation limitée de la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG)…
Lancée en septembre 2017, la réforme de l’Etat affectera également la fonction publique. Les premières orientations ont été dévoilées le 1er février et elles ont douché les syndicats : recours accru aux contractuels, développement de la rémunération au mérite, simplification des instances représentatives du personnel, plans de départs volontaires… Et c’est sans compter la promesse de campagne d’Emmanuel Macron de supprimer 120 000 postes sur le quinquennat.
Vous êtes fonctionnaires. Expliquez-nous ce que recouvre le malaise de la fonction publique. Redoutez-vous la mise en œuvre des projets du gouvernement ? Avez-vous le sentiment que votre travail n’est pas compris, pas reconnu ? Pensez-vous que la mobilisation est le seul moyen de faire entendre votre voix ?                            





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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Les acteurs de terrain, qui ont présenté leurs travaux à Jacques Mézard, craignent que le gouvernement fasse du rural sa priorité.
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Plan pour les banlieues : la colère des maires et des associatifs

Les acteurs de terrain, qui ont présenté leurs travaux à Jacques Mézard, craignent que le gouvernement fasse du rural sa priorité.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 12h21
    |

            Louise Couvelaire








                        


Ils parlent d’une « douche froide », d’une séance « humiliante », d’un « rendez-vous manqué », d’une « gifle monumentale », d’une manœuvre « odieuse » et « méprisante ». Jeudi 15 mars, une cinquantaine d’élus et de représentants d’associations de banlieue sont ressortis furieux du ministère de la cohésion des territoires, où se tenait une réunion en présence du ministre Jacques Mézard. Depuis, ils ne décolèrent pas.
Point d’étape clé dans la « coconstruction » d’une nouvelle ambition pour les quartiers populaires promise par Emmanuel Macron, en novembre 2017, lors de son discours de Tourcoing (Nord), cette rencontre, destinée à présenter les travaux des acteurs de terrain, « a fait pschitt », commente Philippe Rio, maire (PCF) de Grigny (Essonne). « Le moins que l’on puisse dire, c’est que nous n’avons pas senti d’enthousiasme », déplore Thibault Renaudin, secrétaire général de l’Association de la fondation étudiante pour la ville (AFEV). 
« Déception »
Les participants décrivent un ministre qui « n’a pas dit un mot de toute la réunion » après être arrivé avec plus d’une heure de retard. « Il ne s’est intéressé à rien et n’a posé aucune question : à l’évidence, le sujet l’emmerde », en conclut un associatif. « Nous attendions un cadre, des objectifs, un calendrier, un retour… Mais non, rien, il n’y avait pas de son », regrette une élue. « Cette rencontre n’est pas très prometteuse, se désole Chantal Dardelet, responsable du pôle égalités des chances de l’école de commerce Essec. On craint de se faire rouler dans la farine. »
L’absence du secrétaire d’Etat Julien Denormandie – il était à Cannes, au marché international des professionnels de l’immobilier – a également été perçue comme un signe de désintérêt. La « déception » et la « perte de confiance » sont telles que certains songent à quitter le processus de « mobilisation nationale pour la ville et les quartiers » voulue par l’Elysée.
A Tourcoing, le président de la République avait invité tous les acteurs de terrain à s’engager dans une démarche de coconstruction. Une approche destinée à donner un nouvel élan à la politique de la ville, qui venait de souffler ses quarante bougies dans un contexte particulièrement tendu. L’annonce, quelques mois plus tôt, des coupes budgétaires puis du gel des contrats aidés avait déclenché les foudres des maires et des associations œuvrant dans les territoires urbains défavorisés. Ils avaient alors fait entendre leur voix en organisant, mi-octobre, les états de généraux de la politique de la ville, baptisés par la suite « appel de Grigny ».
« Désintérêt manifeste »
Depuis l’annonce du chef de l’Etat, on ne les entendait plus, trop occupés à « travailler comme des malades », souligne Jean-Philippe Acensi, président de l’association Bleu, blanc, zèbre. Cela fait plus de cinq mois que les élus et les associatifs sillonnent la France et enchaînent les groupes de travail thématiques (éducation, emploi, insertion, apprentissage, culture, sport…). Le tout, sous la houlette de Jean-Louis Borloo, missionné par le chef de l’Etat pour soumettre au gouvernement un ensemble de propositions qui devraient être présentées dans trois semaines.
Pour beaucoup, ce qu’ils perçoivent aujourd’hui comme un « désintérêt manifeste » pour leurs travaux est avant tout la conséquence d’une mise en concurrence « aberrante » et « malsaine » entre milieu rural et milieu urbain. « C’est ce qui se joue en creux, nous le sentons bien », déclare Thibault Renaudin, de l’AFEV. « Il y a un équilibre à trouver entre les deux et de nombreuses possibilités de répartition équitable des moyens, plaide Catherine Vautrin, présidente (LR) du Grand Reims (Marne). On ne peut pas jouer l’urbain contre le rural. »
Cette crainte est nourrie par « les inclinaisons naturelles du ministre Mézard pour la ruralité et les villes moyennes », jugent certains, et l’actualité. Afin de faire taire la grogne du milieu rural – limitation de la vitesse sur les routes départementales à 80 km/h notamment –, Emmanuel Macron a passé douze heures au Salon de l’agriculture, quelques jours seulement après avoir reçu plusieurs centaines de jeunes agriculteurs à l’Elysée. « Nous risquons de passer à la trappe », redoute Philippe Rio, à Grigny.

        Lire aussi :
         

                L’Etat va mobiliser 5 milliards d’euros pour redynamiser les centres-villes






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Pour Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », Emmanuel Macron voudrait conjurer le temps qui passe en accélérant encore et toujours.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Macron au piège du quinquennat

Pour Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », Emmanuel Macron voudrait conjurer le temps qui passe en accélérant encore et toujours.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 12h07
    |

            Françoise Fressoz








                        



                                


                            

Chronique. Ecoutez les ministres. Ils disent tous qu’il n’y a pas de temps à perdre, que c’est maintenant ou jamais parce qu’entre le moment où un projet de loi est élaboré et celui où il entre enfin en application, il se passe deux ans. Deux ans de trop, deux ans comme une insupportable éternité alors que les Français attendent des résultats et que c’est pour cela qu’Emmanuel Macron a été élu.
Le raisonnement est imparable alors ils chargent tous la barque : sept réformes sont prévues d’ici au mois de mai, parmi lesquelles celle de la SNCF dont on sait déjà qu’elle va entraîner des grèves, donc des blocages, donc des tensions, donc de la mauvaise humeur. C’est un agenda d’enfer qui met tout le monde sous pression : l’Elysée, Matignon, les ministres, les cabinets, les administrations, les Français, les syndicats, les parlementaires convaincus qu’ils devront une fois de plus siéger une partie de l’été en session extraordinaire.
Le risque, c’est qu’à un moment ça craque, que la société se braque sur une réforme, la réforme de trop. L’exécutif le sait, il danse sur un fil, fragilisé par l’absence de relais locaux et la montée des mécontentements qui coûtent chaque jour en popularité au chef de l’Etat comme au premier ministre.
Réformer toujours et jusqu’au bout
« Faire des réformes, dormir quatre heures par nuit, travailler avec une toute petite équipe, c’est possible pendant quelques mois, mais à un moment, ça devient plus difficile. Le risque est de devenir solitaire, arrogant et coupé d’un certain nombre de réalités », soulignait, dimanche 18 mars, l’ancien premier ministre Dominique de Villepin, sur RTL. Il parlait d’or. Et pourtant, vite toujours plus vite, il n’y a pas le choix. Emmanuel Macron est, comme ses prédécesseurs, pris dans le piège du quinquennat. Cinq ans, c’est tellement court !
Cinq ans, cela impose de réformer toujours et jusqu’au bout et sans relâche et sans popularité car les résultats...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Les représentants de l’intersyndicale et des collectifs à l’origine du mouvement de grève sur l’île de Mayotte appellent au renforcement des barrages.
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Crise sociale à Mayotte : le dialogue interrompu

Les représentants de l’intersyndicale et des collectifs à l’origine du mouvement de grève sur l’île de Mayotte appellent au renforcement des barrages.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 12h04
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 12h13
    |

            Patrick Roger (Mayotte, envoyé spécial)








                        


Sur le front des négociations, les discussions semblent au point mort. Le clivage est désormais net entre les élus, d’une part, qui souhaitent engager sans tarder les travaux avec les émissaires du gouvernement restés sur place, et, d’autre part, les représentants de l’intersyndicale et des collectifs. Dans un communiqué diffusé dimanche 19 mars, ces derniers appellent à la poursuite de la grève, au renforcement des barrages et demandent l’arrivée d’un nouvel émissaire mandaté par le gouvernement.
Dans un courrier adressé samedi aux élus – mais aussi, indirectement, à l’intersyndicale et aux collectifs –, la ministre des outre-mer, Annick Girardin, rappelle les mesures d’urgence en matière de sécurité et de lutte contre l’immigration clandestine qui ont déjà été prises ainsi que les demandes complémentaires des élus, de l’intersyndicale et des collectifs qui ont été prises en compte à l’issue de la rencontre du mardi 13 mars.
Rien ne bouge
Elle y assure que « les revendications rassemblées au sein de la plate-forme des collectifs et de l’intersyndicale seront examinées et feront l’objet d’une réponse du gouvernement dans un délai d’un mois ». « Les personnes missionnées pour ce faire par la ministre des outre-mer y travailleront dans ce délai avec l’ensemble des parties prenantes », ajoute-t-elle.
Pour l’heure, rien ne bouge. Les deux missionnaires restés sur place, le préfet Jean-Jacques Brot et le général de gendarmerie Lambert Lucas – le conseiller d’Etat Jean Courtial et le contrôleur général de la police nationale Yves Jobic sont retournés en métropole –, se morfondent à la résidence du préfet. Les difficultés ne cessent de s’aggraver pour la population, menaçant de provoquer une crise économique et sanitaire. Et, malgré le renforcement ces derniers jours des opérations de police et de gendarmerie, les tensions intercommunautaires font craindre des risques de représailles.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ « Mais que suis-je allée faire dans cette galère ? », c’est le sous-titre du livre « J’assume » de la première vice-présidente du parti LR qui vient de sortir.
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Virginie Calmels prise en étau entre Alain Juppé et Laurent Wauquiez

« Mais que suis-je allée faire dans cette galère ? », c’est le sous-titre du livre « J’assume » de la première vice-présidente du parti LR qui vient de sortir.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 11h55
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 14h57
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            

Virginie Calmels a en tête une chanson qu’elle trouve « d’actualité » : I Will Survive. Une manière pour la première vice-présidente du parti Les Républicains (LR) de signifier qu’elle traverse une zone de turbulences, mais qu’elle s’en sortira. En français dans le texte, cela aurait pu donner : « Mais que suis-je allée faire dans cette galère ? » C’est le sous-titre de son livre, J’assume (éditions de l’Observatoire, 384 p., 20 euros), sorti en librairie le 14 mars, dans lequel elle retrace son (court) parcours politique, vieux de tout juste quarante mois, et qui l’a conduite du statut de bras droit d’Alain Juppé à Bordeaux à celui de bras gauche de Laurent Wauquiez au sein de la direction de LR. De l’« opportunisme », disent ses contempteurs, alors que, de son côté, elle revendique travailler à ce que sa « famille politique n’explose pas ».
Cette « galère », aux yeux de Virginie Calmels, n’est pas tant l’esquif wauquiéziste que le bâtiment de la politique en lui-même, « peuplé de psychopathes et de pervers polymorphes », sur lequel elle a embarqué en 2014. A l’époque, la chef d’entreprise à succès, ancienne patronne de Canal+ et d’Endemol, nourrissait l’espoir de prendre la succession d’Alain Juppé à la mairie de Bordeaux ou de devenir ministre dans la foulée d’une hypothétique victoire de son mentor à l’élection présidentielle de 2017. Le cours des événements l’a décidée, à 47 ans, à donner un coup de barre à droite. Qui l’amène à défendre une inconfortable « double loyauté » – l’une envers M. Juppé, l’autre envers son parti – alors que Laurent Wauquiez s’en est pris en février, devant des étudiants lyonnais, à la gestion municipale de l’ancien premier ministre.

Sur le moment, elle est restée coite. Mais « ce n’est pas parce que vous vous taisez que ça vaut caution », défend auprès du Monde la première adjointe à Bordeaux, « fière du travail...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Une étude de Terra Nova a analysé différents scénarios qui incluent la proportionnelle aux législatives. D’après elle, au-dessous de 25 %, l’introduction de ce mode de scrutin serait symbolique.
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Législatives : quelle dose de proportionnelle ?

Une étude de Terra Nova a analysé différents scénarios qui incluent la proportionnelle aux législatives. D’après elle, au-dessous de 25 %, l’introduction de ce mode de scrutin serait symbolique.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 11h26
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 11h44
    |

            Manon Rescan








                        



                                


                            

Dose homéopathique ou remède de cheval ? La proportionnelle est avant tout affaire de posologie. C’est que la modification du mode de scrutin pour les élections législatives – promesse de campagne d’Emmanuel Macron, au cœur de la révision constitutionnelle en cours de finalisation – est convoquée comme un remède. Elixir à une démocratie qui fonctionnerait mal, le scrutin majoritaire privant certaines forces politiques d’une représentation au Parlement à la hauteur de leur poids dans les urnes.
Emmanuel Macron partage ce diagnostic. Lors d’un discours à Strasbourg, le 4 octobre 2016, à quelques semaines de sa déclaration de candidature à la présidentielle, il en avait fait l’une des causes de la « crise d’adhésion à la politique » avant de se dire favorable à « avancer sur la proportionnalité ». Cette question avait ensuite fait partie de l’accord d’alliance avec François Bayrou pendant la campagne. Le patron du MoDem souhaite qu’un quart des élus soient élus selon ce mode de scrutin. Le président de la République s’est, quant à lui, bien gardé d’avancer le moindre chiffre.

Un rapport du think tank de centre gauche Terra Nova publié lundi 19 mars, que Le Monde dévoile en exclusivité, invite à ne pas se tromper sur la prescription. Pour bien traiter ces maux de la démocratie, plusieurs conditions doivent être réunies. Afin de le démontrer, le document simule, à partir des résultats des trois dernières élections législatives (2007, 2012, 2017), l’impact d’une élection de 25, 50 et 75 % des députés à la proportionnelle. L’hypothèse à 15 % a également été testée avec le scrutin de 2017.
Impact très limité
Les auteurs de ce travail en ont tiré un enseignement majeur : « En dessous de 25 %, la réforme serait symbolique », est-il écrit. Cette conclusion offre un éclairage singulier alors que la première copie dévoilée par Edouard Philippe prévoit une « dose » inférieure, entre 10 % et 25 %. Après réduction...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Le gouvernement a exclu ce dossier sensible de son projet de transformation ferroviaire, mais le système risque de se retrouver déséquilibré.
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SNCF : la retraite des cheminots, victime collatérale de la réforme

Le gouvernement a exclu ce dossier sensible de son projet de transformation ferroviaire, mais le système risque de se retrouver déséquilibré.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 11h24
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières et 
Bertrand Bissuel








                        



                                


                            

C’est un sujet explosif que l’exécutif a pris soin de mettre de côté – pour le moment. En dévoilant les grands axes de la transformation de notre système ferroviaire, Edouard Philippe avait martelé, le 26 février : « Rien dans le texte que nous présenterons au Parlement ne concerne les retraites des cheminots. » Celles-ci, avait précisé le premier ministre, seront appelées à évoluer dans le cadre de la réforme systémique qui devrait être lancée d’ici à l’été 2019 et dont l’entrée en vigueur va s’étaler sur plusieurs années.
Or, la décision de ne plus appliquer l’actuel statut des agents de la SNCF aux futurs embauchés va sans doute intervenir avant ce « big bang » des retraites et aura, du même coup, des incidences pour le système de pension des personnels de l’entreprise publique : comme c’est déjà le cas des contractuels engagés par celle-ci, les nouveaux entrants devraient non pas cotiser à la Caisse de prévoyance et de retraite (CPR) des cheminots, mais au régime général, piloté par la Caisse nationale d’assurance-vieillesse (CNAV).

Problème : la CPR est confrontée, depuis des années, à un important déséquilibre démographique. La SNCF avait massivement recruté, après la seconde guerre mondiale, pour reconstruire son réseau. Puis ses effectifs n’ont fait que décroître. En 2016, on dénombrait près de 146 000 cotisants pour 264 000 pensionnés – dont 87 000 au titre de la réversion, accordée aux conjoints survivants.
Controverses récurrentes
Résultat : les recettes de la CPR ne couvrent pas ses besoins de financement et l’Etat doit lui apporter une contribution d’équilibre (3,3 milliards d’euros, il y a deux ans). Le déficit risque de se creuser un peu plus, avec l’accélération de la diminution du nombre de cotisants, induite par la fin des « embauches au statut ». « Comment va-t-il être financé ? Ce sera l’une des questions, dans le débat entre l’Etat, la SNCF et les syndicats, que de savoir qui paye le coût de cet...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Cette ligne ferroviaire secondaire a été suspendue en décembre 2017 et remplacée par un réseau de cars, dans l’attente de travaux incertains.
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Ligne Millau-Rodez : « Ils attendent qu’on prenne l’habitude du bus »

Cette ligne ferroviaire secondaire a été suspendue en décembre 2017 et remplacée par un réseau de cars, dans l’attente de travaux incertains.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 12h26
    |

            Sylvia Zappi (Millau, Rodez, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

A l’exception d’un homme en parka verte échoué sur un banc, le hall de la petite gare est désert en cet après-midi de lundi de mars. Dans un guichet sans âme, une employée se morfond. Au Buffet de France, les habitués sirotent un verre de blanc en regardant l’émission « Des chiffres et des lettres ». La gare de Millau (Aveyron) ressemble à bien des stations de ces « petites lignes » qui sillonnent le territoire. Le panneau d’affichage annonce encore les départs vers Rodez, Saint-Chély ou Albi mais, à la place des voies, les lettres lumineuses répètent un seul mot : « CAR ». Trois lettres majuscules qui résument la situation des lignes secondaires dans le viseur des pouvoirs publics.

Depuis le 10 décembre, celle du TER Rodez-Séverac-Millau a été « suspendue ». SNCF Réseau a décidé d’interrompre le trafic pour des raisons de sécurité : vétuste, le trajet ne serait plus circulable. « La ligne n’avait plus la performance attendue », indique la direction territoriale. Du côté des cheminots, on parle de « renoncement » : la société ne fait pas faire les travaux et laisse les installations se dégrader, dénoncent-ils. Eux la connaissent, cette voie qu’ils empruntent tous les jours, insistent-ils. Comme souvent sur le réseau secondaire, les hommes du rail bricolent, ralentissant dans tel passage, remplaçant une traverse ici, complétant le ballast là. « On aurait pu réparer et réduire la vitesse. C’est une fermeture politique : ça fait des années que la direction ne veut plus l’entretenir », assène Frédéric Laur, secrétaire du syndicat CGT Cheminot.

Depuis toujours considéré comme déficitaire
Dans le hall, deux de ses collègues soupirent. « Faut pas parler de fermeture », lâche le plus ancien (13 ans de service). « Mais c’est vrai qu’on ne sait pas ce que ça va devenir et nous avec », dit-il en montrant, devant la gare, les grands autocars de la ligne privée Le Ruban...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Isabelle Mandraud, correspondante du « Monde » à Moscou, a décrypté en direct les résultats de la présidentielle russe.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Le premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel, estime que le Grand-Duché a perdu son image de « pestiféré » dans le domaine de l’évasion fiscale.
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Europe : « Il n’est pas question d’instaurer un directoire franco-allemand »

Le premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel, estime que le Grand-Duché a perdu son image de « pestiféré » dans le domaine de l’évasion fiscale.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 10h56
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 11h56
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Luxembourg, Envoyé spécial)








                        



                                


                            

A partir de lundi 19 mars, le premier ministre, Xavier Bettel, conduit une visite d’Etat du Luxembourg en France, la première depuis quarante ans. Pour aborder, outre les questions bilatérales, celle de la relance de la zone euro, souhaitée par Emmanuel Macron.
Quel regard portez-vous sur les premiers mois de pouvoir du président Macron ?
Je le connaissais avant son élection. Il est une chance pour son pays et pour l’Europe. Il manquait en France, où le libéralisme fait toujours peur, un courant politique conscient qu’avant de distribuer l’argent, il faut le gagner et qui, simultanément, ne prône pas le conservatisme.
M. Macron songerait à une sorte d’En Marche européen. Vous êtes pour ?
Je ne quitterai pas ma famille politique, le groupe libéral et démocrate, mais je suis partant pour dépasser le clivage gauche-droite paralysant. Le Parlement européen compte des groupes qui veulent avancer, d’autres qui veulent détruire, et des conservateurs eux-mêmes très divisés.
Comment vous apparaît le rôle du « moteur » franco-allemand en Europe ?
Un moteur a besoin de carburant et le Benelux le lui fournit. Nous sommes 28 autour de la table et il n’est pas question d’instaurer un directoire franco-allemand, pas plus qu’une révolution des « petits ». Les propositions de M. Macron sont, en tout cas, les bienvenues.
Ne sera-t-il pas un peu seul pour les défendre ?
Il met le turbo, suggère des pistes, ne parle pas d’un tout ou rien. La défense, la réforme de la zone euro, un Parlement de la zone euro, un ministre européen des finances : on peut discuter de tout, établir des priorités. Je suis favorable à l’amélioration de la gouvernance et aux consultations citoyennes. Et le Conseil ne ferme pas la porte à l’idée des listes transnationales pour 2024.
La Commission vient de critiquer la politique fiscale « agressive » du Luxembourg...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Syndicats et patronat vont découvrir les intentions de l’exécutif concernant la gouvernance de l’assurance-chômage et le contrôle des chômeurs.
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Unédic, chômage… le gouvernement présente ses arbitrages

Syndicats et patronat vont découvrir les intentions de l’exécutif concernant la gouvernance de l’assurance-chômage et le contrôle des chômeurs.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 10h45
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 14h36
   





                        



   


Le gouvernement présente aux syndicats et au patronat, lundi 19 mars, ses arbitrages sur la gouvernance de l’assurance-chômage (Unédic) et son plan pour un renforcement du contrôle des chômeurs.
Si Muriel Pénicaud, la ministre du travail, compte leur réserver la primeur de ses annonces, elle n’a pas caché son intention de donner plus de place à l’Etat dans la gouvernance de l’assurance-chômage, conformément à une promesse de campagne d’Emmanuel Macron.
Cette réunion sera aussi l’occasion de présenter un arsenal rénové de sanctions contre les chômeurs ne remplissant pas leurs obligations ; une réforme qui, avec le renforcement des contrôles, est présentée comme la contrepartie de l’extension des droits aux démissionnaires et indépendants.
Durant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait présenté le renforcement du contrôle des chômeurs comme la « contrepartie » d’une assurance-chômage qu’il comptait rendre « universelle ». A défaut d’universalité, le gouvernement s’apprête finalement à élargir le régime aux indépendants en liquidation judiciaire et, sous conditions, aux salariés qui démissionnent en vue d’une reconversion.
En matière de sanction, M. Macron promettait lors de la campagne de les rendre « justes et crédibles ». Aujourd’hui, ne pas se présenter à un rendez-vous est passible de deux mois de radiation, et donc de suspension des allocations, tandis qu’un chômeur qui ne cherche pas assez activement un emploi risque deux semaines de radiation.

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                Assurance-chômage : les modalités du contrôle se précisent



Loi peu appliquée
La ministre veut aussi remodeler la notion d’« offre raisonnable » d’emploi, qu’un demandeur d’emploi ne peut refuser plus d’une fois sous peine d’être radié pour deux mois. L’« offre raisonnable » est déjà définie très précisément dans le code du travail. Dans les faits, cette loi, adoptée en 2008, n’est quasi pas appliquée, puisqu’en 2013 77 chômeurs ont été radiés pour ce motif, soit 0,01 % des 544 000 radiations totales. Muriel Pénicaud veut la rendre « pleinement applicable », dans un contexte de reprise où certaines entreprises ont des difficultés à recruter.
Parallèlement à ces évolutions, le gouvernement a déjà annoncé une intensification des contrôles. Les équipes chargées de vérifier que les demandeurs d’emploi cherchent activement du travail seront portées de 200 à 600 agents d’ici à la fin de l’année.
Expérimentées dès 2013, ces équipes ont été généralisées en 2015. Selon un premier bilan effectué à la fin de 2017, elles mènent, avec leurs effectifs actuels, environ 144 000 contrôles par an – de manière aléatoire, ciblés sur des profils ou après à des signalements –, qui aboutissent à quelque 20 000 radiations.
A la fin de décembre, face à une polémique naissante, Emmanuel Macron assurait que l’intention du gouvernement n’était pas de « mettre de la suspicion derrière chacun » mais de poursuivre « les quelques-uns qui abusent des règles ». « Il n’y a rien de choquant » à contrôler les chômeurs, assurait-il.

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                Assurance-chômage : Muriel Pénicaud veut aller « plus loin »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Le premier ministre a présenté son nouveau plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Frédéric Potier, délégué interministériel, en présente les objectifs.
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Lutte contre le racisme : « Internet, la première priorité du plan national »

Le premier ministre a présenté son nouveau plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Frédéric Potier, délégué interministériel, en présente les objectifs.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 09h51
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 11h19
    |

            Cécile Chambraud








                        


Le premier ministre, Edouard Philippe, a présenté, lundi 19 mars, le plan 2018-2020 de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, dont Internet est la première priorité. Un groupe de travail sera chargé de préparer une loi destinée à faire pression sur les plates-formes numériques. Le plan sera piloté par la délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah). Son responsable, Frédéric Potier, en détaille les grandes lignes.

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                Le premier ministre présente son nouveau plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme



Depuis votre arrivée, quel est votre constat concernant les plates-formes numériques ?
On constate tous les jours un océan de haine sur Internet, d’une ampleur que je ne soupçonnais pas en prenant mes fonctions. La violence y est extrêmement aiguë. Or je suis persuadé que cette violence verbale peut précéder la violence physique. C’est pourquoi la première priorité de ce plan national, c’est Internet. On sait que ce sera un travail au long cours, qui ne sera pas facile, mais nous mènerons cette bataille dont le premier ministre a fait un combat personnel.
Aujourd’hui, la Dilcrah signale au procureur de la République les faits qui nous semblent illégaux. Nous obtenons des résultats, nous arrivons à faire fermer des pages Facebook, à faire supprimer des Tweet, à faire bloquer des chaînes YouTube. Mais nous devons construire une réponse de plus grande ampleur.
Le plan prévoit une loi. Quels nouveaux outils créera-t-elle ?
D’abord, nous porterons une initiative pour faire modifier le cadre européen. Mais sans attendre cette négociation, qui prendra du temps, nous ouvrons le chantier du cadre législatif national. C’est l’objet de la mission confiée à Karim Amellal [écrivain], Laetitia Avia [députée LRM de Paris] et Gil Taïeb [vice-président du CRIF]. Ils regarderont dans le détail les pistes d’ores et déjà retenues, notamment les propositions très concrètes faites par les associations, dont je salue le travail. Ainsi, les plates-formes devront avoir en France une représentation juridique [vers qui pourront se tourner les pouvoirs publics]. Elles devront rendre très accessibles les dispositifs de signalement pour que tout internaute puisse signaler facilement un contenu qui lui semble illicite. Nous devrons pouvoir fermer des comptes anonymes qui, de manière massive et répétée, diffusent des contenus de haine.
C’est impossible aujourd’hui ?
C’est très compliqué. Cela suppose des efforts extrêmement importants par rapport au nombre de comptes ou de Tweet. Dans les toutes prochaines semaines, nous allons étendre la possibilité des enquêtes sur Internet sous pseudonyme aux faits de racisme et d’antisémitisme. Aujourd’hui, elles sont limitées aux enquêtes sur des contenus terroristes et pédopornographiques.
Depuis octobre, l’Allemagne a une telle loi. Est-ce un modèle ?
Le président de la République a dit que c’était un exemple inspirant. L’Allemagne est à l’avant-garde de ce combat sur Internet. Sa loi instaure des mécanismes de retrait de contenus illicites très précis, contraignants, avec des pénalités très lourdes [pour les plates-formes] qui peuvent aller jusqu’à 50 millions d’euros. Elle est extrêmement intéressante mais elle a aussi créé des débats sur sa compatibilité avec la liberté d’expression. Elle peut nous aider à trouver notre propre point d’équilibre entre la liberté d’expression et la sanction de contenus de haine.
Que faut-il encore exiger des plates-formes ?
Ce sera à la mission de le déterminer. Mais on peut aussi parler de la question de l’enfermement algorithmique. Il ne faut plus que, lorsque vous consultez une vidéo haineuse, on vous recommande systématiquement d’autres contenus du même type. Il existe des réponses techniques.
Hors Internet, comment améliorer le recueil des plaintes ? Faut-il, comme au Royaume-Uni, que les victimes puissent qualifier elles-mêmes les faits de racistes ?
Il y a une vraie volonté de transformer la façon dont on accueille les victimes. Nous allons étudier le système en vigueur au Royaume-Uni et dans les pays nordiques. Dans ces pays, les enquêtes judiciaires partent du qualificatif posé par la victime, de sa perception, que ce soit une circonstance aggravante raciste, antisémite ou homophobe. Une mission en ce sens sera confiée à l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ).
C’est un système complètement différent du nôtre, qui supposerait un vrai big-bang juridique et culturel. Il faut aller l’étudier, le tester. Les Britanniques répertorient 62 000 actes de haine là où nous en avons 1 800. Cela montre bien qu’il y a une façon de compter, de nommer les choses, et qu’il ne faut pas être figé sur notre système français. Il faut pouvoir identifier nos marges de progrès et proposer des mesures concrètes.
Nous avons souhaité doubler cette étude d’une expérimentation locale avec un réseau d’enquêteurs et de magistrats spécifiquement formés aux crimes de haine et aux discours racistes et antisémites, pour que nous puissions mieux caractériser la façon dont les plaintes sont prises en compte et que l’on puisse, le cas échéant, modifier les procédures (auditions, PV, accueil des victimes).
Parleriez-vous d’un nouvel antisémitisme ?
J’ai utilisé ce terme non pas pour l’opposer à l’ancien, mais pour dire que le vieil antisémitisme, qui vient notamment du XIXe siècle, alimente un nouvel antisémitisme qui, lui, provient plutôt de l’islamisme radical. Il faut combattre les deux avec la même force. Il faut pouvoir répondre à ces deux types de haines par des supports adaptés et non par une posture trop moralisatrice.
Comment faire en sorte qu’une famille juive menacée ne soit plus contrainte de déménager ou qu’un élève juif ne soit pas poussé à quitter l’école publique ?
Le combat contre le racisme et l’antisémitisme est aussi un combat contre l’ignorance et l’obscurantisme. Dans ce combat, l’école de la République ne peut rester sans réaction. Le plan propose la création d’une équipe nationale de réaction rapide pilotée par le ministère de l’éducation nationale et la Dilcrah. Elle devra pouvoir proposer aux établissements, aux enseignants, des interventions lorsque des difficultés nous remontent. Notre idée est d’utiliser la palette d’outils que la Dilcrah a contribué à faire émerger (outils pédagogiques, associatifs, avec des liens avec des lieux de mémoire) et de les proposer aux établissements et aux enseignants qui en auraient le plus besoin. Parallèlement, nous poursuivons les efforts de formation, y compris en ligne.
Quelle place voulez-vous donner aux associations ?
Nous devons lutter contre les angles morts de la République par la mobilisation de toute la société. Cela passe aussi beaucoup par les associations. Nous allons créer un prix Ilan Halimi [victime en 2006 du « gang des barbares »], qui sera remis chaque année le 13 février. Nous souhaitons le faire avec les associations pour favoriser et récompenser les actions à destination de la jeunesse. J’ai à cœur de travailler avec le plus d’associations possible et j’assume tout à fait que, parfois, elles puissent se montrer critiques envers certaines politiques publiques. Mais sur ce qui nous rassemble – le refus du racisme, de l’antisémitisme, de la haine anti-LGBT –, il doit y avoir un front uni.
Des associations dénoncent l’existence de mécanismes discriminants, voire racistes, dans l’action publique…
Je le dis clairement : il n’y a pas de racisme d’Etat. Cette notion, c’est une aberration. Mais cela ne veut pas dire que tout va bien dans le meilleur des mondes. Il faut améliorer la formation des agents publics, qui sont des Français comme les autres, avec parfois des préjugés. Il faut qu’on puisse les aider à les surmonter. C’est pour cela que nous allons lancer un grand plan national de formation dans les trois fonctions publiques. Nous allons intervenir aussi davantage dans les commissariats, dans les gendarmeries, à l’Ecole nationale de la magistrature.

L’action de terrain, une priorité
Il a bien un compte Twitter mais ne s’en sert pas pour polémiquer. Frédéric Potier, 38 ans, délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah) depuis mai 2017, a pris le parti inverse de son prédécesseur, Gilles Clavreul. Autant celui-ci avait fait de sa fonction de « Dilcrah de Manuel Valls » une base pour partir à l’assaut idéologique d’un certain antiracisme qu’il accusait de communautarisme, autant celui-là, nommé par l’équipe d’Emmanuel Macron et d’Edouard Philippe, donne la priorité au travail de terrain sur les joutes verbales. Marqués tous deux par la prolifération des tensions racistes et antisémites dans la société française post-Mérah, ayant tous deux vécu les attentats djihadistes de 2015 et 2016 à divers postes au sein de l’exécutif, ils ont opté pour des façons de faire qui correspondent finalement à leurs premiers ministres respectifs. Gilles Clavreul a cofondé le Printemps républicain, une association qui regroupe des partisans d’une laïcité extensive. Frédéric Potier préfère parler des « modalités concrètes d’action » plutôt que de prendre des « postures moralisatrices ».
L’action de la Dilcrah, avec ses douze salariés et son budget de 6,2 millions d’euros, relève du travail de fourmi, consistant à mobiliser plusieurs ministères concernés et les services déconcentrés de l’Etat. Une enveloppe de 2 millions d’euros sert à financer « des opérations d’hyperproximité (intervention dans un collège ou un lycée, un festival, un événement sportif…) », soit un total de « plus de 700 actions locales et nationales » en 2017. A l’avenir, son délégué voudrait multiplier les contrats territoriaux de lutte contre le racisme et l’antisémitisme expérimentés à Vitrolles et à Vaulx-en-Velin. Ils consistent à « identifier des associations, des pratiques, à mettre en place des actions de formation ». « Nous souhaitons en signer cinquante autres », indique-t-il. L’action concrète avant la parole.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Analyse. La ministre de la culture veut offrir un passe à tous les jeunes de 18 ans. Mais quel doit être son contenu ? « Star Wars » ? Netflix ? Des places de théâtre, d’opéra ? Notre reporter Culture Sandrine Blanchard met en lumière les contradictions de ce débat.
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« Comment faire adhérer les jeunes au crédit culture de 500 euros s’il fait l’impasse sur ce qu’ils aiment ? »

Analyse. La ministre de la culture veut offrir un passe à tous les jeunes de 18 ans. Mais quel doit être son contenu ? « Star Wars » ? Netflix ? Des places de théâtre, d’opéra ? Notre reporter Culture Sandrine Blanchard met en lumière les contradictions de ce débat.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 10h26
    |

            Sandrine Blanchard








                        



                                


                            

Analyse. Il a beaucoup été question de Star Wars lors du premier comité d’orientation du « passe culture », réuni mardi 6 mars à l’initiative de la ministre Françoise Nyssen. Star Wars ou l’exemple-type de ce qu’il faudra – ou pas – proposer dans ce « GPS de la culture », promis par le candidat Emmanuel Macron. C’est Richard Brunel qui a mis les pieds dans le plat devant la quarantaine d’artistes, de responsables d’établissements culturels, d’élus, de représentants du monde éducatif et associatif ou d’acteurs du numérique, invités à plancher sur ce que la ministre de la culture considère comme « “le” chantier culturel du quinquennat » : soit la création d’une application pour mobile réunissant toutes les offres culturelles à proximité et créditée de 500 euros pour les jeunes âgés de 18 ans.
Le directeur de la Comédie de Valence, centre dramatique national, a choisi de prendre le contre-pied des propos de Mme Nyssen. Quelques jours plus tôt, sur Europe 1, la ministre, interrogée sur les contours de cette future application, déclarait : « J’espère bien que l’on pourra voir Star Wars avec le passe. » A quoi bon ?, lui a répondu Richard Brunel :
« N’importe quel jeune peut voir ce blockbuster. Il n’est pas nécessaire que cela y soit proposé. »
Cette prise de position n’a pas fait l’unanimité mais elle a eu le mérite de poser l’un des principaux enjeux de ce projet de « réseau social culturel » : le périmètre de son contenu. « La culture, en France, est un peu coincée dans une forme d’aristocratie. Il faut Star Wars dans les propositions », a jugé le réalisateur Fabrice de Boni, cocréateur de la websérie à succès Et tout le monde s’en fout. Organisatrice du Festival du livre de Mouans-Sartoux et adjointe à la culture de cette commune des Alpes-Maritimes, Marie-Louise Gourdon a renchéri en estimant que « Star Wars...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Les manifestations contre les réformes de la fonction publique et de la SNCF sont un test pour le chef de l’Etat et le premier ministre, qui subissent une nouvelle érosion de leur popularité dans les sondages.
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La semaine sociale tendue de Macron

Les manifestations contre les réformes de la fonction publique et de la SNCF sont un test pour le chef de l’Etat et le premier ministre, qui subissent une nouvelle érosion de leur popularité dans les sondages.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 09h29
    |

            Cédric Pietralunga et 
Bastien Bonnefous








                        



                                


                            
L’histoire a retenu que les événements de Mai 68 ont débuté avec le mouvement étudiant dit « du 22 mars » qui, en plus de son opposition à la guerre du Vietnam, réclamait notamment la possibilité pour les garçons d’aller dans les chambres des filles à la faculté de Nanterre… Ironie du calendrier ou clin d’œil de l’actualité à cinquante ans de distance, c’est aussi un 22 mars que l’exécutif va connaître le premier vrai test social de son quinquennat.
Les manifestations organisées à l’appel de nombreuses fédérations syndicales, à la fois contre les réformes annoncées de la fonction publique et de la SNCF, vont donner une idée de la température sociale dans le pays. A ce stade, l’Elysée et le gouvernement affichent leur sérénité. Pas plus qu’ils n’ont été confrontés à un automne social après la réforme par ordonnances du droit du travail, Emmanuel Macron comme Edouard Philippe ne pensent devoir craindre cette fois un printemps social. « Nous n’avons pas plus d’inquiétude aujourd’hui qu’à l’automne, quand on spéculait déjà sur une possible coagulation sociale », assure le porte-parole de la présidence de la République, Bruno Roger-Petit.
Sauf que, dans la foulée des manifestations du 22 mars, l’exécutif va devoir aussi affronter la grève d’usure programmée par les syndicats représentatifs de la SNCF, avec trente-six journées de mobilisation annoncées entre le 3 avril et le 28 juin, en plus des mécontentements croissants des personnels des maisons de retraites médicalisées (Ehpad), qui dénoncent un manque de moyens, et des retraités touchés par la hausse de la CSG. De quoi déstabiliser ou à tout le moins inquiéter n’importe quel gouvernement.
« Nous tiendrons » Bruno Le Maire, ministre de l’économie
Pour autant, l’exécutif ne veut pas croire à une accumulation des tensions sociales. « Si les syndicats ne s’exprimaient pas aujourd’hui, c’est comme si le curé ne disait pas la messe le dimanche », ironise un ministre. Dans un entretien...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Dans le conflit qui s’ouvre à la SNCF sur le statut des cheminots, le président a quelques atouts dans sa manche, que n’avait pas Juppé en 1995, souligne notre journaliste Jean-Michel Bezat dans sa chronique.
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« Aucun dirigeant politique n’aime les grèves. Macron moins que les autres »

Dans le conflit qui s’ouvre à la SNCF sur le statut des cheminots, le président a quelques atouts dans sa manche, que n’avait pas Juppé en 1995, souligne notre journaliste Jean-Michel Bezat dans sa chronique.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 06h36
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            
La France n’a pas totalement perdu sa boussole sociale : la grève est de retour. Elle commençait à nous manquer, avec ses cortèges République-Bastille, ses assemblées générales fébriles, ses trains de banlieue bondés aux heures de pointe, ses usagers partagés entre solidarité et colère… Après une année 2016 chahutée par la loi travail de Myriam El Khomri, l’encéphalogramme des conflits était resté plat en 2017, période de latence où les Français avaient tiré un trait sur le quinquennat de François Hollande en attendant les réformes d’Emmanuel Macron.
Nous y voilà. Les syndicats de la SNCF ont tergiversé avant de lancer, jeudi 15 mars, un mot d’ordre de « deux jours de grève sur cinq » entre le 3 avril et le 28 juin. Trente-six jours d’un mouvement inédit – en pointillés – qui va désorganiser le trafic ferroviaire durant trois mois. Et contraindre le gouvernement à renoncer à l’extinction de leur statut, veulent espérer les cheminots. Si le printemps s’annonce « chaud, chaud, chaud », sont-ils pour autant capables de faire plier un président qui joue là une partie de son crédit politique de réformateur ?

Aucun dirigeant politique n’aime les grèves et les manifestations. Macron moins que les autres. Depuis un an, ses déclarations sur les conflits sociaux se résument à des traits où il ne cache pas son irritation. A l’automne, ceux qui contestaient sa réforme du code du travail ont été qualifiés de « fainéants ». Les salariés de l’équipementier GM & S ont été invités à arrêter de « foutre le bordel » et à se faire embaucher à 100 kilomètres de leur usine de La Souterraine (Creuse). Il ne prise guère Mai 68, une utopie suivie de trop de désillusions, et il a finalement renoncé à commémorer le 50e anniversaire d’un mouvement marqué par la plus longue grève de l’histoire de France.
La « gréviculture »
C’est que le président juge que « la démocratie, ce n’est pas la rue », une conviction...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Edouard Gardella, chargé de recherche au CNRS, souligne que, pour les sans-abri, aller en hébergement d’urgence risque de casser les relations auxquelles ils tiennent et qui les font tenir.
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Edouard Gardella : « Cessons de nier les relations que les sans-abri nouent avec leur environnement social »

Dans une tribune au « Monde », Edouard Gardella, chargé de recherche au CNRS, souligne que, pour les sans-abri, aller en hébergement d’urgence risque de casser les relations auxquelles ils tiennent et qui les font tenir.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 10h16
    |

Edouard Gardella (Chargé de recherche au CNRS)







                        



                                


                            
Tribune. Le retour provisoire du froid, après un épisode particulièrement rigoureux en février, replacera-t-il la question des SDF dans le débat public ? Sans doute faudra-t-il maintenant attendre le prochain hiver pour la voir ressurgir, avec les mêmes témoignages soudain alarmés, et les mêmes questions subitement reposées.
Parmi celles-ci, il en est une sur laquelle la séquence qui vient de s’achever s’est cristallisée : le refus par des personnes sans abri d’être hébergées dans des structures d’accueil alors que s’installent, dans les rues, des températures négatives. Il vaut la peine d’y revenir, tant son traitement a dévoilé les mécanismes qui empêchent encore aujourd’hui, en France, d’aborder la question des sans-abri dans des termes adéquats.
Manque de places disponibles
D’un côté, certains représentants de l’actuelle majorité politique ont avancé que le refus d’hébergement manifesté par certains sans-abri s’expliquait par un choix personnel de leur part. De l’autre, les associations de lutte contre l’exclusion ont répondu que le non-hébergement était principalement dû au manque de places disponibles : en réalité, seul un petit nombre de sans-abri refusent d’être hébergés, un comportement qui s’explique, selon ces associations, soit par le fait qu’il s’agit de personnes en profonde désocialisation, soit par l’indignité des conditions matérielles qui leur sont proposées.
En apparence opposées (certaines responsabilisent l’individu, les autres l’Etat), ces différentes prises de position publiques se rejoignent pourtant sur un point : elles dépeignent le sans-abri réfractaire à l’hébergement comme un individu isolé, prenant personnellement la décision de refuser le toit qu’on lui propose.
« S’il ne va pas en centre d’hébergement, explique-t-il, c’est qu’il a ses “habitudes” sur “sa” plaque »
Or, cette représentation rend impensables bien des réalités observables sur le terrain. Elle passe, par exemple, à côté du fait,...




                        

                        


<article-nb="2018/03/19/19-20">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Le candidat du PS dans la 8e circonscription de la Haute-Garonne, Joël Aviragnet, a battu son adversaire LRM, conservant le seul siège socialiste du département.
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Législatives partielles : le PS triomphe en Haute-Garonne, LR en tête dans le Loiret

Le candidat du PS dans la 8e circonscription de la Haute-Garonne, Joël Aviragnet, a battu son adversaire LRM, conservant le seul siège socialiste du département.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 00h32
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 08h39
   





                        



   


Outre Mayotte, d’autres législatives partielles avaient lieu dimanche 18 mars dans des départements français. Le candidat Les Républicains (LR) est arrivé largement en tête du premier tour dans le Loiret, et le « rescapé » du Parti socialiste (PS) triomphe au deuxième tour en Haute-Garonne.

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                Mayotte : la députée sortante en tête du premier tour de la législative partielle



Le PS survit en Haute-Garonne
Le candidat du PS dans la 8e circonscription de la Haute-Garonne, Joël Aviragnet, a très largement battu son adversaire de La République en marche (LRM), conservant le seul siège socialiste du département ayant résisté à la déferlante macroniste de juin 2017. M. Aviragnet, 52 ans, maire d’Encausse-les-Thermes, recueille en effet 70,31 % des suffrages, contre 29,69 % pour Michel Montsarrat, candidat LRM, restaurateur et ancien rugbyman de haut niveau de 59 ans, selon les résultats transmis par la préfecture. Soit un écart de près de 10 000 voix (17 157 contre 7 246). L’abstention s’élève à 66,92 %.

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                Partielle en Haute-Garonne : le PS contre LRM au second tour



Dans cette circonscription du Comminges, entre Toulouse et le massif pyrénéen, fief de la présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga, M. Aviragnet conserve donc son siège mais avec un écart bien plus important qu’en juin 2017, où il n’avait gagné que d’un cheveu (91 voix). Son adversaire LRM avait contesté sa victoire. L’élection avait ensuite été annulée par le Conseil constitutionnel en raison de plusieurs irrégularités et parce qu’une commune n’avait pas transmis la liste d’émargement à la préfecture.
Olivier Faure, prochain premier secrétaire du PS, a aussitôt félicité dans un tweet le seul député socialiste de Haute-Garonne : « Bravo à Joël Aviragnet réélu avec 70 % ! 10 000 voix d’écart avec le candidat LRM contre 91 en juin ! Quelque chose est en train de se passer. Il n’y a pas que les militants qui souhaitent la #Renaissance ! »

Bravo à Joël Aviragnet réélu avec 70% ! 10 000 voix d'écart avec le candidat LREM contre 91 en juin ! Qq chose est… https://t.co/D8gVuh2jhC— faureolivier (@Olivier Faure)


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Mais le candidat LRM était dans une configuration nettement moins favorable qu’en juin 2017, les voix s’étant portées sur sa candidature ayant littéralement fondu, passant en quelques mois de 14 518 au 1er tour 2017 à 5 561 le 11 mars. Et il ne pouvait guère attendre de reports de voix importants de ses adversaires les plus proches.
Forte abstention dans le Loiret
Le député sortant Jean-Pierre Door (LR) est arrivé largement en tête au premier tour d’une législative partielle dans la 4e circonscription du Loiret et affrontera Mélusine Harlé (LRM) au second tour. Après l’invalidation de son élection en décembre, M. Door, cardiologue qui aura 76 ans le 1er avril et brigue un quatrième mandat, a ravi 38,20 % des suffrages.
Par ailleurs maire de Montargis, Jean-Pierre Door devance ainsi largement sa rivale de la majorité présidentielle, Mélusine Harlé, 44 ans, fondatrice d’un cabinet de conseil et de formation sur le bien-être au travail, qui ne recueille que 20,20 % des voix. Le candidat du Front national (FN) Ludovic Marchetti arrive troisième avec 13,88 %. Ce premier tour du scrutin a été marqué par une très forte abstention (69,64 %).

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En juin 2017, M. Door l’avait emporté de justesse au second tour face à Mélusine Harlé, avec seulement huit voix d’avance. Le Conseil constitutionnel avait annulé l’élection, notamment à cause de la diffusion de messages de propagande électorale, le jour même du scrutin, sur la page Facebook du candidat élu, un acte jugé « de nature à altérer la sincérité du scrutin ».



                            


                        

                        

