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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Si aucune mesure n’est prise, le nombre de personnes contraintes de quitter leur foyer en raison des effets du changement climatique pourrait exploser.
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143 millions de déplacés climatiques attendus en 2050, selon la Banque mondiale

Si aucune mesure n’est prise, le nombre de personnes contraintes de quitter leur foyer en raison des effets du changement climatique pourrait exploser.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 18h42
   





                        



   


Pour la première fois, un rapport de la Banque mondiale, publié lundi 19 mars, alerte sur la multiplication attendue des « migrants climatiques » d’ici à 2050, si rien n’est fait pour lutter contre les effets du changement climatique.
Ce document est présenté comme le premier du genre sur la question des déplacements de populations directement liés aux effets du réchauffement.
« Chaque jour, le changement climatique devient une menace économique, sociale et existentielle plus forte », contraignant des individus, des familles et même des communautés entières à se mettre en quête d’endroits plus viables, a souligné Kristalina Georgieva, directrice générale de l’institution basée à Washington.
En cause, les phénomènes déjà bien connus comme la hausse du niveau de la mer ou les pénuries d’eau.

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                Avec le changement climatique, des « déplacés » de plus en plus nombreux



143 millions de migrants climatiques potentiels
Au total, 86 millions de personnes pourraient se déplacer d’ici à 2050 en Afrique subsaharienne, 40 millions en Asie du Sud et 17 millions en Amérique latine, soit un total de 143 millions.
Ces trois régions du monde représentent 55 % de la population des pays en développement. Et, les 143 millions sont équivalents à 2,8 % de la population de ces régions, ont précisé les auteurs du rapport.
Déjà une réalité – l’ONG Oxfam estime que, sur la période 2008-2016, 21,8 millions de personnes en moyenne ont dû, chaque année, quitter leur cadre de vie – ces « migrants climatiques » s’ajouteraient aux millions de personnes déplacées pour des raisons politiques, économiques ou sociales.
Réduction des gaz à effet de serre, anticipation des déplacements de population… des solutions existent
Le nombre de personnes déplacées pourrait pourtant être réduit jusqu’à 80 %, si les politiques agissaient « sur plusieurs fronts » en réduisant les émissions de gaz à effet de serre, en intégrant les déplacements de population dans les plans de développement ou en investissant pour mieux comprendre les processus de migration climatique interne.
« Sans une planification adéquate et un soutien, les populations qui quittent des zones rurales pour les villes pourraient faire face à des risques encore plus dangereux », a, en outre, commenté Kanta Kumari Rigaud, spécialiste de l’environnement à la Banque mondiale qui a codirigé l’étude. En augmentant les tensions et conflits résultant de la pression sur les ressources rares.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Des plates-formes comme Binge Audio, Nouvelles Ecoutes, BoxSons ou Louie Media se spécialisent dans ce type de productions. Mais que peut-on écouter de bien « alter » en la matière ?
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Une élue appelle à bannir la pêche dans la capitale, pour éviter la souffrance de poissons dont la consommation est interdite. De quoi susciter l’émoi des amateurs.
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Avis de gros temps sur la pêche à la ligne à Paris

Une élue appelle à bannir la pêche dans la capitale, pour éviter la souffrance de poissons dont la consommation est interdite. De quoi susciter l’émoi des amateurs.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 18h09
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 18h51
    |

            Audrey Garric








                        



   


La pêche du dimanche va-t-elle tomber à l’eau à Paris ? Le petit monde des pêcheurs frétille de crainte alors que la conseillère Danielle Simonnet (La France Insoumise) a présenté un vœu pour l’interdiction de la pêche dans la capitale lors du prochain Conseil de Paris, du 20 au 22 mars. Le groupe écologiste a également demandé la fin de la pêche avec ardillon – cette pointe sur l’hameçon qui empêche le poisson de se décrocher – et avec des appâts vivants d’ici à la fin 2019.
Leur ligne d’attaque est simple. « A Paris, les poissons souffrent uniquement pour le loisir, étant donné que leur consommation et leur commercialisation sont interdites pour des raisons de santé publique », dénonce Amandine Sanvisens, présidente de Paris Animaux Zoopolis, citant un arrêté préfectoral de 2010 qui concerne les espèces prélevées dans la Seine, la Marne, l’Yerres et les canaux (Ourcq, Saint-Denis, Saint-Martin). L’association a lancé, aux côtés de l’ONG La Question aquatique, une campagne d’affichage dans le métro de Paris, ainsi qu’une pétition, qui a recueilli plus de 15 000 signatures.

Aperçu à la station Chemin Vert ! #StopPeche #Paris
— ParisCaptivite (@Paris Animaux Zoopolis)


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Souffrance silencieuse
La militante animaliste détaille les conditions endurées par les silures, brochets, carpes et autres perches attrapés dans les eaux parisiennes. « En les extrayant brutalement de leur milieu, on les met dans un état de stress et de terreur, sans compter les blessures infligées par les hameçons et la manipulation. Bien souvent, les poissons capturés agonisent dans l’eau et finissent par mourir », déplore-t-elle, en évoquant une étude internationale selon laquelle jusqu’à 90 % des poissons rejetés à l’eau, selon les espèces, meurent dans les jours suivants. 
Une situation méconnue, car « contrairement aux animaux terrestres, il n’y a aucune réglementation sur la souffrance des poissons, qui est silencieuse » : « On ne les entend pas crier, ils ne possèdent pas d’expressions faciales, de sorte que nous ressentons moins d’empathie. »
Pourtant, rappelle-t-elle, ces animaux sont capables d’émotions, dotés d’une personnalité, d’une mémoire à long terme, peuvent communiquer entre eux de manière élaborée et entretiennent des relations sociales complexes. Des facultés démontrées dans de récentes études scientifiques, et rappelées par un collectif de chercheurs dans une tribune publiée en 2017 par Libération.
Dépollution des cours d’eau
A la Fédération nationale de la pêche en France, le président, Claude Roustan, s’étonne que l’on puisse s’attaquer à une « activité populaire », au poids économique fort (plus de 2 milliards d’euros par an pour la pêche de loisir associative). Plutôt que d’évoquer la souffrance des poissons – dont « nous ne sommes pas certains », hasarde-t-il –, il préfère insister sur les « actions de terrain » des pêcheurs pour dépolluer les cours d’eau ou éduquer à l’environnement.
A Paris, un plan départemental pour la protection des milieux aquatiques et la gestion des ressources piscicoles est en cours de finalisation pour les cinq années qui viennent. Au-delà d’un état des lieux des ressources (une trentaine d’espèces présentes dans les cours d’eau, dont une vingtaine qui sont pêchées) et de leurs habitats, « il présentera des actions pour améliorer la qualité des milieux, comme la revégétalisation des berges, l’installation de passes à poissons ou la sensibilisation des élus et du grand public », explique Marion Escarpit, directrice de la Fédération interdépartementale de pêche (Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne). D’un coût de 200 000 euros, il est notamment financé par les pêcheurs, par le biais de la carte (75 euros par an) requise pour s’adonner à leur loisir.
S’il est difficile d’avoir des chiffres sur les quantités de poissons prélevés par les 9 000 pêcheurs qui ont leur permis à Paris, Marion Escarpit en est sûre : « La majorité remettent les poissons à l’eau, c’est la pratique du “no-kill”. De plus en plus jeunes et avertis, les pêcheurs pratiquent une pêche responsable qui permet le renouvellement des stocks. »
Patience et confiance en soi
Un avis que partage Aurélien Fiaux, qui a créé en 2015 la Naturlish Academy, un club de pêche dans le 19e arrondissement de Paris. « On pêche sans ardillon, que l’on écrase, pour que le poisson puisse repartir lorsqu’on le rejette à l’eau. On respecte les poissons, on est très loin de la pêche avec filets ou à la dynamite », assure ce passionné de 40 ans, qui pratique cette activité depuis l’âge de 7 ans.
Tous les samedis, une vingtaine de pêcheurs en herbe, de 6 à 13 ans, parfois accompagnés de leurs parents, « issus du 16e arrondissement comme de Seine-Saint-Denis », apprennent le « street-fishing ». Butin de l’an dernier : 158 poissons – des perches, gardons, brochets, ou encore carassins – pris au cours de 26 sessions d’avril à décembre. « Il y a une valeur éducative : les jeunes apprennent la patience, la confiance en soi et à ne jamais lâcher, assure-t-il. Cette activité peut aussi canaliser des enfants hyperactifs et les rendre plus minutieux. »



Pour Amandine Sanvisens, de Paris Animaux Zoopolis, la pratique du « no-kill » n’enlève rien à la souffrance des poissons. « Nous nous intéressons à la question des individus, les pêcheurs celle des espèces », conclut-elle. Pourtant, elle le reconnaît, les vœux de Danielle Simonnet et des écologistes ont peu de chance d’aboutir.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Il y a sept mois, une avalanche de terre ensevelissait une partie de Regent, un quartier de la capitale sierra-léonaise.
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Reportage

A Freetown, une montagne et des plaies toujours à vif après le glissement de terrain de 2017

Il y a sept mois, une avalanche de terre ensevelissait une partie de Regent, un quartier de la capitale sierra-léonaise.

Christophe Châtelot (Freetown, envoyé spécial)
    



LE MONDE
              datetime="2018-03-19T17:03:56+01:00"

        Le 19.03.2018 à 17h03






                        

Crédits : Afolabi Sotunde/REUTERS


                    

Sept mois après le drame, la montagne et le cœur des survivants continuent de saigner. Une large et longue plaie de terre ocre suinte sur l’un des pans du Pain de sucre, point culminant de la Peninsula Mountains de Freetown. Comme si une main invisible et titanesque avait balayé de haut en bas la montagne, déchirant une bande du tapis verdoyant sur une centaine de mètres en largeur, et dix fois plus dans le sens de la vallée. Depuis, il n’y a plus rien, plus un signe de vie.
Le 14 août 2017, une avalanche de terre, des torrents d’eau charriant d’énormes rochers ont tout broyé, écrasé, enseveli, tuant 1 141 personnes, selon le décompte officiel. Sous l’effet de la croissance démographique et de l’exode rural, les hauteurs de Freetown se sont couvertes de maisons, sans plan d’urbanisation. La question n’est pas de se demander si cette catastrophe en partie naturelle peut se reproduire, mais quand et où.
« Comme un barrage qui cède »
La famille de Samuel Senesie, 26 ans, fut l’une des premières à s’installer sur les pentes escarpées du Pain de sucre, en 2012. « C’était la forêt, à cette époque », se rappelle-t-il. Aujourd’hui, seul un bonnet d’arbres recouvre le sommet de la montagne où un panneau aux couleurs de l’Union européenne indique « Parc national protégé ».
Samuel est un miraculé. En ce jour d’été, Freetown était alors noyée sous des pluies encore plus torrentielles qu’à l’accoutumée. L’eau s’engouffrait tant dans la maison de Samuel qu’il partit se réfugier chez son frère, tout proche. « A peine sorti de chez moi, le sol s’est mis à trembler, puis il y eut une explosion, on aurait dit un barrage qui cède. La terre ne s’est pas ouverte, elle nous a recouverts. Il faisait encore nuit, on ne voyait pas à dix mètres, comme dans un brouillard », précise-t-il.

Prince Aliou, lui, était persuadé qu’un « avion s’était écrasé dans les environs à cause de l’explosion ». « Enorme explosion, énorme »,...



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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Ce livre d’entretiens entre Nicolas Hulot et l’Indienne Vandana Shiva, égérie mondiale de l’écologie et de l’altermondialisme, constitue un vif plaidoyer en faveur d’une lutte sans concession contre le réchauffement climatique et en défense de la planète Terre.
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édition abonné


Plaidoyer de Nicolas Hulot et Vandana Shiva pour l’écologie et l’altermondialisme

Ce livre d’entretiens entre Nicolas Hulot et l’Indienne Vandana Shiva, égérie mondiale de l’écologie et de l’altermondialisme, constitue un vif plaidoyer en faveur d’une lutte sans concession contre le réchauffement climatique et en défense de la planète Terre.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 11h43
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 16h55
    |

            Rémi Barroux








                        



                                


                            

Livre. Si l’on voulait se montrer un tantinet caustique, on pourrait recommander au ministre Hulot de parcourir attentivement ce livre écrit par… Nicolas Hulot, l’icône écologiste. Un véritable plaidoyer, et vif, en faveur d’une lutte sans concession contre le réchauffement climatique et en défense de la planète Terre que cet ouvrage d’entretien entre Nicolas Hulot, pas encore pièce maîtresse du premier gouvernement d’Emmanuel Macron, et l’Indienne Vandana Shiva, égérie mondiale de l’écologie et de l’altermondialisme, grande défenseure des petits paysans, de leurs semences… et en guerre contre les géants de l’industrie agrochimique, Monsanto en tête.

Ces entretiens menés par Lionel Astruc ont été réalisés dans la demeure bretonne de Nicolas Hulot alors qu’il venait de décider d’accepter la proposition de devenir ministre, mais avant que ce choix ne soit rendu public. Le pouvoir, l’ex-président de la fondation qui portait son nom (devenue Fondation pour la nature et l’homme) l’avait déjà tutoyé aux côtés des trois anciens présidents de la République : « J’ai suffisamment côtoyé le pouvoir pour m’apercevoir que les hommes politiques en exercice découvrent (certains font semblant) qu’en réalité ils ont été dépossédés de leurs prérogatives au fil du temps. »
Les propos se font durs, tant sur le CETA, le traité de libre-échange entre le Canada et l’Europe, ou l’influence démesurée de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur la marche du monde, que sur les Nations unies dénoncées par les deux débatteurs.
Dossiers chauds de l’écologie planétaire
Vandana Shiva et Nicolas Hulot soulignent aussi la profonde inégalité planétaire qu’aggrave la crise climatique, et critiquent vertement le rôle des grandes multinationales et les conséquences environnementales que cela entraîne. « On a acté la séparation de l’Eglise et l’Etat, mais pas celle de l’Etat et des entreprises », lâche Nicolas Hulot, des propos...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Sans surprise, ces personnalités ont des liens étroits avec le Safari Club International, une organisation de chasseurs, et le lobby des armes à feu, la National Rifle Association.
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Aux Etats-Unis, un conseil de préservation de la vie sauvage composé de mordus de safaris

Sans surprise, ces personnalités ont des liens étroits avec le Safari Club International, une organisation de chasseurs, et le lobby des armes à feu, la National Rifle Association.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 15h43
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



   


Le Conseil de préservation de la vie sauvage créé par le secrétaire à l’intérieur américain, Ryan Zinke, a tenu sa première réunion le 16 mars à Washington. La mission que lui a fixée cet ancien élu du Montana, grand chasseur devant l’éternel, est claire : cet organisme, qui coûtera 250 000 dollars par an au contribuable américain, doit « fournir des conseils et recommandations au gouvernement fédéral » sur les conséquences que peuvent avoir les expéditions à l’étranger de chasseurs américains sur « la préservation, l’application des lois sur la vie sauvage », ainsi que leurs « bénéfices économiques ». Le conseil entend militer pour promouvoir ces « bénéfices » et pour éliminer les « barrières » qui s’opposent à l’importation aux Etats-Unis de trophées de chasse.
Les réunions de ce conseil devraient être particulièrement efficaces. Il compte en effet une proportion écrasante de chasseurs particulièrement attirés par le gros gibier et les armes à feu, selon une enquête de l’agence Associated Press. Sans surprise, ces personnalités ont des liens étroits avec le Safari Club International, une organisation de chasseurs, et le lobby des armes à feu, la National Rifle Association. L’un comme l’autre disposent de liens étroits avec des élus du Congrès, et assurent que la chasse qu’ils défendent pour le profit de clients fortunés constitue la meilleure réponse au braconnage.
Ce conseil ne compte aucun représentant d’organisations de protection de la nature. Plusieurs responsables de celles-ci l’ont vivement déploré lors de la réunion du 16 mars, qui était publique. Plusieurs des membres choisis attirent l’attention. C’est notamment le cas de Steven Chancellor, un important donateur du Parti républicain, dont le tableau de chasse, obtenu par l’organisation Humane Society, compte près de cinq cents animaux sauvages, dont dix-huit lions, treize léopards, six éléphants et deux rhinocéros.
Permis de tuer
Chris Hudson, un avocat de Dallas, a fait les gros titres en 2014 en remportant aux enchères, pour plus de 350 000 dollars, un permis de tuer en Namibie pour un rhinocéros noir, une espèce particulièrement menacée. L’avocat avait ensuite poursuivi en justice la compagnie aérienne américaine Delta, qui avait refusé d’embarquer la dépouille de l’animal. Olivia Opre, ancienne reine de beauté du Nebraska, qui siège également au conseil, revendique la chasse de 90 espèces différentes sur six continents. Elle aurait rapporté aux Etats-Unis 150 trophées.
Deux représentants de cette instance ont des liens étroits avec le fils aîné du président des Etats-Unis, Donald Trump Jr, un autre fanatique de la chasse. Il s’agit de Peter Horn, qui travaille pour la firme d’armes Beretta, et de Keith Mark, un guide qui officie sur une chaîne de télévision consacrée à la chasse. Ce dernier avait mis sa notoriété au service de Donald Trump lors de la campagne présidentielle de 2016.
Le 17 novembre 2017, sous la pression d’organisations de défense de l’environnement et d’élus de son propre parti, le président avait gelé la décision publiée le jour même sur le Federal Register, l’équivalent américain du Journal officiel, d’autoriser à nouveau l’importation de trophées de chasse à l’éléphant tué au Zimbabwe, que Barack Obama avait interdite. Un répit de courte durée : le département de l’intérieur a réautorisé ces importations le 1er mars, au cas par cas. La porte-parole de Donald Trump, Sarah Sanders, a assuré que le président n’avait pourtant pas changé d’avis.

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                Les Etats-Unis autorisent de nouveau l’importation de trophées de chasse à l’éléphant et au lion






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ L’avenir agricole de la ZAD va commencer à être négocié lundi, mais sans les zadistes et certains opposants à l’ex-projet d’aéroport, qui appellent à un rassemblement sous les fenêtres de la préfecture.
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Notre-Dame-des-Landes : une négociation des terres sous tension

L’avenir agricole de la ZAD va commencer à être négocié lundi, mais sans les zadistes et certains opposants à l’ex-projet d’aéroport, qui appellent à un rassemblement sous les fenêtres de la préfecture.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 11h04
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 11h28
   





                        



   


Les négociations s’annoncent tendues. L’avenir agricole de la ZAD (zone à défendre) de Notre-Dame-des-Landes va commencer à être discuté, lundi 19 mars, mais sans les « zadistes » ni certains opposants à l’ex-projet d’aéroport, qui appellent à un rassemblement sous les fenêtres de la préfecture.
La préfète de la région Pays de la Loire présidera un premier comité de pilotage. Cette réunion de négociations, que Nicole Klein souhaite placer sous le signe de « l’apaisement » et de la « construction », se tient à deux semaines de l’expiration de l’ultimatum fixé aux zadistes pour régulariser leur situation sous peine d’expulsion, et alors que le mouvement très hétérogène des opposants se fissure.
Certains opposants (la Confédération paysanne et l’Adeca, association d’agriculteurs « historiques » ayant refusé de quitter leurs terres) seront autour de la table avec la préfète. Conviée, l’Acipa, principale association opposée à l’ex-projet d’aéroport, a décliné l’invitation mais ne participera pas non plus au rassemblement organisé devant la préfecture par « l’assemblée du mouvement » anti-aéroport, disant préférer le dialogue à la « démonstration de force ».

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                Notre-Dame-des-Landes : la ZAD en plein débat sur son avenir



Volonté de gérer les terres de la ZAD
Exclues du comité du pilotage, certaines composantes de la lutte contre l’aéroport comptent faire entendre leur mécontentement et rappeler au gouvernement, qui « fait la sourde oreille » selon elles, leur volonté de gérer les terres de la ZAD, pour qu’y subsistent également des activités non agricoles.
« Ce comité de pilotage se limite à une approche agrico-agricole, ce n’est pas le bon endroit pour un dialogue constructif sur la totalité des questions posées et des propositions que l’on fait, environnementales et sociétales », explique Vincent Delabouglise de Copain 44, un collectif d’organisations agricoles, dont est membre la Confédération paysanne. Et d’affirmer :
« On n’est pas dans une démarche d’opposition, on est ouverts à un vrai début de dialogue mais sur la base de nos propositions. »
La semaine dernière, « l’assemblée du mouvement » anti-aéroport s’était dite « seule légitime » à prendre en charge le territoire de la ZAD « sauvée de la destruction programmée », dans un communiqué dont se sont désolidarisés plusieurs associations et collectifs opposés au projet aéroportuaire.
« Nous ne pouvons accepter une vision cloisonnée et laisser les terres pour lesquelles nous nous sommes battu(e)s être reprises en main par les voies du modèle agricole classique dont on connaît partout les conséquences : désertification rurale, disparition des petites exploitations, dégradation continue des sols et de la biodiversité », écrit le mouvement dans son appel à rassemblement.
Certains zadistes remettent en cause la présence, autour de la préfète, des élus et des syndicats agricoles, d’une association d’agriculteurs nouvellement créée, l’Amelaza, proche de la Coordination rurale et qui veut aussi peser sur la répartition du foncier.

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Gestion transitoire des terres
« On les trouve assez abjects d’oser revendiquer des droits sur des terres qu’ils ont abandonnées au bitume », estime Sarah, éleveuse de brebis sur la ZAD, qui désapprouve aussi la participation « d’institutions comme la chambre d’agriculture qui n’ont absolument pas participé à préserver le bocage ici ».
La représentante de l’Etat a rappelé de son côté qu’elle avait rencontré, tout au long du mois de février, « l’ensemble des acteurs concernés » et que chacun a pu faire connaître sa « vision prospective du devenir de ce territoire ».
Le mouvement anti-aéroport, tout comme le conseil départemental de Loire-Atlantique associé à la chambre d’agriculture, convoite une partie des 1 650 hectares de l’ex-emprise aéroportuaire. Tous demandent un gel de l’attribution conventionnelle des terres, pendant au moins un an, le temps d’élaborer le futur projet agricole.
La première réunion du comité de pilotage, qui débute à 14 h 30, doit ainsi « définir les principes d’une gestion transitoire des terres, laissant du temps à la construction du projet agricole et de territoire dont les grands objectifs pourront être discutés », indique la préfecture.
Le secrétaire d’Etat à la transition écologique, Sébastien Lecornu, se rendra quant à lui mardi et mercredi dans le département, et rencontrera élus locaux, syndicats agricoles, agriculteurs et opposants au projet d’aéroport.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Cent hectares de toits et de murs végétalisés, 20 000 arbres plantés, 30 hectares d’espaces verts : la capitale doit voter, mardi, un plan pour « intégrer la nature partout en ville ».
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Paris part à la reconquête de sa biodiversité

Cent hectares de toits et de murs végétalisés, 20 000 arbres plantés, 30 hectares d’espaces verts : la capitale doit voter, mardi, un plan pour « intégrer la nature partout en ville ».



Le Monde
 |    19.03.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 11h12
    |

            Audrey Garric








                        



                                


                            
« Une ville accueillante, résiliente et riche en biodiversité. » Voilà comment se rêve Paris, ou du moins l’objectif qu’elle s’est fixé pour 2030. C’est dans cette perspective que la capitale doit voter, lors du Conseil du mardi 20 mars, son nouveau plan biodiversité 2018-2024, un épais document qui déroule trente actions pour « intégrer la nature partout en ville ».
« Nous n’avions pas d’obligation légale à adopter un tel plan, à la différence du climat, précise Pénélope Komitès, adjointe à la maire (PS) chargée des espaces verts, de la nature en ville, de la biodiversité et de l’agriculture urbaine. Mais il serait inconcevable de ne pas mener des actions ambitieuses face à l’érosion de la biodiversité. » 
Selon un recensement effectué fin 2015, la capitale abrite plus de 600 espèces de plantes et 1 300 d’animaux dans ses parcs, jardins, bois, cimetières, mares ou canaux. Pourtant, ces populations sont parfois réduites ou en déclin, à l’image des moineaux, dont les trois quarts des effectifs ont disparu en treize ans. Après un premier plan biodiversité adopté en 2011, jugé « insuffisamment opérationnel », « il y avait une nécessité de sortir de l’opposition stérile entre la construction de la ville et la mise à disposition d’espaces verts », juge Pénélope Komitès.
20 000 arbres
Paris a ainsi prévu de poursuivre son verdissement en visant sur la mandature (2014-2020) cent hectares de toits et de murs végétalisés, 20 000 arbres plantés (8 000 l’ont déjà été) et trente hectares d’espaces verts ouverts au public (treize hectares ont déjà vu le jour). Une rue végétale – qui laisse une large place aux plantations, avec un accès nul ou limité pour les automobiles – sera aménagée dans chaque arrondissement, ainsi que la « première rue comestible parisienne », dans le 12e, dont les fruits et légumes, cultivés par les habitants, seront accessibles en libre-service.
En...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Tandis que s’est tenue la première journée mondiale du recyclage, le 18 mars, une communauté de communes de Gironde expérimente une gestion inédite des déchets.
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Article sélectionné dans La Matinale du 18/03/2018
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A Vayres, en Gironde, la « déchetterie » est devenue obsolète et le recyclage une « obligation »

Tandis que s’est tenue la première journée mondiale du recyclage, le 18 mars, une communauté de communes de Gironde expérimente une gestion inédite des déchets.



Le Monde
 |    18.03.2018 à 18h41
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 12h22
    |

            Patricia Jolly (Vayres (Gironde), envoyé spéciale)








                        



   


A Vayres, 3 700 habitants, en périphérie de Libourne, en Gironde, sur la rive gauche de la Dordogne, on a pleinement conscience que le recyclage « n’est pas une option mais une obligation ». Alors qu’est célébrée, dimanche 18 mars, la première journée mondiale du recyclage, la petite déchetterie de Vayres fait office de structure innovante et inédite depuis son ouverture, le 10 avril 2017.
Dans cette commune girondine, le vocable « déchetterie » est obsolète. L’exutoire local qui dessert 8 000 à 10 000 usagers, géré par le Syndicat mixte de collecte et de valorisation du Libournais et de la Haute-Gironde (Smicval), a été baptisé « Smicval Market » parce qu’il fonctionne comme un supermarché inversé.
Un temple du recyclage
A la croisée des chemins entre les enseignes de distribution dédiées à l’ameublement, au bricolage, à la décoration ou au jardinage, c’est un lieu dont la fréquentation ne relève plus de la corvée. On peut y donner autant qu’y prendre, gratuitement. Tout juste faut-il solliciter une carte d’accès, instituée pour éviter des dérives commerciales.
A l’approche des petits bâtiments pimpants de ce temple du recyclage et de la récupération sis au beau milieu des vignes, des panneaux interrogent l’usager sur sa démarche : « Objet ou matière ? », « En état ou à recycler ? » « Petit ou gros volume ? ».
Une fois dans les murs, accueilli par les « agents-valoristes », le visiteur suit un fléchage multicolore peint au sol qui le mène à la « maison des objets ». Des enfants baguenaudent, leurs parents flânent, les locaux sont clairs et accueillants.

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Au fil des rayons, on débarrasse le caddie dont on s’est muni à l’entrée des objets devenus inutiles ou sans attrait : livres, CD, DVD, jouets, petit électroménager, vis, boulons, écrous… Au passage, on peut en récupérer d’autres, déposés là. On trouve également des conteneurs pour recycler ampoules et piles usagées ou… gourdes à compote vides.
On passe ensuite par le « préau des matériaux » : vis, boulons, écrous, parpaings, restes de peinture, meubles usagés ou bois de chauffe… Ici encore, on se déleste ou bien l’on trouve la pièce détachée qui nous manquait. Ce qui ne trouve pas preneur sous quinzaine part alimenter des recycleries.

   


« L’idée de base était de changer de regard sur les déchets, de faire comprendre qu’un objet, un produit ou un matériau peut continuer sa vie chez quelqu’un d’autre que soi, ou sous une forme différente, explique Alain Marois, 68 ans, président du Smicval et cheville ouvrière du projet. Cet outil qu’est le Smicval Market plonge nos concitoyens dans une ambiance différente. C’est un lieu d’éducation à l’environnement, d’échange de savoirs et de partage des bonnes pratiques dans lequel ils reconsidèrent leur geste de jeter comme un geste de consommation ».
Unique en France
De fait, ici, point de conducteur excédé qui joue du klaxon, ni d’embouteillages. Pourtant, les usagers s’attardent 20 à 30 minutes, contre une petite dizaine seulement dans une déchetterie classique.
« Le parcours est conçu de matière pédagogique, explique l’une des trois agentes-valoristes. On commence par les articles directement réutilisables et la toute dernière étape est une benne tout-venant pour les objets non-recyclables signalée par un panneau marqué “enfouissement”. L’usager fait là le geste ultime, celui qui n’a pu être évité par du réemploi ou du recyclage »
Unique en France, le concept du Smicval Market s’est imposé par nécessité, « en réaction à un risque écologique important ». Au début des années 1990, le site était une décharge à ciel ouvert, avec 200 000 tonnes de déchets qui prenaient feu régulièrement.

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Le refus de l’administration d’accorder un permis de construire pour une plus grosse déchetterie classique a finalement inspiré aux élus locaux l’idée du supermarché inversé. L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie s’est enthousiasmée pour l’initiative, soutenant l’investissement à hauteur de 240 000 euros sur un montant total de 1,5 million d’euros. C’est plus cher qu’une déchetterie normale, mais, pour Alain Marois, le jeu en vaut la chandelle.
120 000 tonnes de déchets par an
« Au départ, on avait calculé qu’on rattraperait le surcoût en 6 ou 7 ans, mais cela va beaucoup plus vite que prévu, note-t-il. 120 000 tonnes de déchets par an passent par ce site. On amène nos concitoyens dans l’économie circulaire alors que dans une déchetterie classique, une fois qu’on a trié déchets verts et gravats, on n’a plus d’autre solution que le caisson “tout venant” à incinérer ou à enfouir. »
L’enthousiasme que suscite la structure ne grise cependant pas Alain Marois. « Le Smicval Market n’est pas un gadget duplicable à l’infini sur n’importe quel territoire, prévient-il. C’est un outil dont l’utilisation exige un profond travail de base, une éducation sérieuse des populations sur le sens du geste de tri et qui n’est pas aisée à réaliser à grande échelle. » 
La situation géographique a également son importance. « Ici, on est au milieu des vignes dans une zone accessible, visible, non génératrice de vandalisme, entourée d’un habitat horizontal et aéré, ce qui facilite les choses », rappelle M. Marois.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Il s’agit du Calvados, de l’Eure, de Paris et sa petite couronne, des Yvelines, de l’Essonne, du Val-d’Oise, de la Manche, de l’Oise, de la Seine-Maritime et de la Seine-et-Marne.
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Météo : treize départements en vigilance orange pour neige et verglas

Il s’agit du Calvados, de l’Eure, de Paris et sa petite couronne, des Yvelines, de l’Essonne, du Val-d’Oise, de la Manche, de l’Oise, de la Seine-Maritime et de la Seine-et-Marne.



Le Monde
 |    18.03.2018 à 16h59
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 04h59
   





                        



   


Ne rangez pas encore les gros pulls et les bonnets. Le temps restera froid, lundi 19 mars, avec encore un peu de neige dans le nord du pays ; treize départements sont placés depuis lundi matin en vigilance orange pour neige et verglas.
Il s’agit du Calvados, de l’Eure, de Paris et sa petite couronne, des Yvelines, de l’Essonne, du Val-d’Oise, de la Manche, de l’Oise, de la Seine-Maritime et de la Seine-et-Marne. La fin de l’alerte est prévue pour lundi 11 heures pour l’ensemble de ces départements.
Dans la nuit de dimanche à lundi, entre un et trois centimètres de neige sont tombés en Ile-de-France avec 2,5 centimètres à Roissy et Orly, ainsi que ponctuellement jusqu’à cinq centimètres en Seine-Maritime et en Seine-et-Marne, selon l’institut qui prévient que la neige se maintient au sol en raison des températures négatives.
Ces chutes de neige faibles mais continues vont perdurer quelques heures. Des cumuls de 2 à 5 centimètres sont attendus sur l’ensemble de l’épisode, atteignant très localement jusqu’à 5 à 8 centimètres. Sur les départements limitrophes à ceux placés en vigilance orange pour la neige, des hauteurs de l’ordre de 1 à 3 centimètres sont prévues, selon Météo-France.
Faibles gelées sur la moitié nord
La neige continuera de tomber au lever du jour sur la Normandie, et s’étendra à l’est des pays de Loire et jusqu’au nord de la région Centre. Plus à l’est, des Alpes aux Hauts-de-France, de faibles précipitations se produiront et donneront un peu de neige le matin et de la pluie en vallée du Rhône. Sur l’Aquitaine, de nombreuses averses seront à prévoir toute la journée. Elles s’accompagneront d’orages, et de neige sur les Pyrénées à partir de 600 m, voire jusqu’en plaine en soirée.
Les éclaircies matinales présentes de l’Occitanie à l’Auvergne seront remplacées par les nuages au fil des heures, donnant des averses dans l’après-midi. De la neige pourra tomber jusque dans l’Aude dans la nuit.
Du Languedoc à la Provence le soleil dominera. Le vent d’ouest sera modéré sur la côte. Le temps restera instable en Corse avec de nombreuses averses sur le nord de l’île le matin. La neige tombera sur le relief vers 800/1 000 m.
Le vent de nord-est sera sensible sur les côtes de Manche avec des rafales de l’ordre de 60 à 70 km/h. Sur la côte aquitaine, le vent sera par moments assez fort avec des rafales atteignant les 80/90 km/h. De faibles gelées seront à prévoir le matin sur la moitié nord. Ailleurs, les minimales seront comprises entre 0 et 3 degrés, jusqu’à 4 à 8 degrés en bord de Méditerranée. Les maximales s’échelonneront entre 3 et 7 degrés du Nord-Est à la Bretagne et 6 à 12 degrés ailleurs, 11 à 15 degrés dans le Sud-Est.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Les températures devraient descendre en dessous de 0 °C dans la nuit de dimanche à lundi, en particulier dans le Nord-Est de la France.
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Le gouvernement annonce une « mobilisation » pour les sans-abri face à une nouvelle vague de froid

Les températures devraient descendre en dessous de 0 °C dans la nuit de dimanche à lundi, en particulier dans le Nord-Est de la France.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 21h42
 • Mis à jour le
18.03.2018 à 12h21
   





                        



   


Le ministère de la cohésion des territoires a annoncé samedi 17 mars une « mobilisation » des services de l’Etat « pour mettre à l’abri les plus démunis » avec l’arrivée d’une nouvelle vague de froid, qui a conduit à la réactivation du plan « Grand Froid » en Ile-de-France.
Les températures ont commencé à chuter samedi et « la journée de lundi devrait être la plus froide de cette nouvelle vague avec des températures en moyenne 6 à 7 degrés en dessous des normales saisonnières selon Météo France », ont souligné le ministre Jacques Mézard et son secrétaire d’Etat Julien Denormandie dans un communiqué.
En Ile-de-France, où la neige est tombée samedi après-midi, le plan « Grand Froid » a été réactivé par la préfecture de région, offrant 1 677 places d’hébergement d’urgence supplémentaires, qui s’ajoutent aux 4 260 places du plan hiver lancé le 1er novembre, selon le ministère.
Des places ouvertes dans plusieurs régions
La préfecture d’Ile-de-France a fait savoir dans un communiqué que « toutes les équipes de maraudes pédestres, véhiculées, nocturnes seront renforcées pour aller à la rencontre de tous les publics et ce dans les zones les moins accessibles, telles que le bois de Vincennes et les quais de Seine ».
« Des places supplémentaires et un renforcement des maraudes sont également prévus dans les Hauts-de-France, en Centre - Val-de-Loire et en Bretagne », et « dans le Grand Est 264 places de renfort hivernal et 54 places supplémentaires Grand Froid restent ouvertes », a ajouté le ministère.
Pour cette troisième vague de froid de l’année, Météo France prévoit des températures très inférieures aux normales de saison. Un épisode neigeux s’étendra à partir de dimanche soir sur un axe allant des Alpes à la Normandie. Les températures devraient descendre en dessous de 0 °C dans la nuit de dimanche à lundi, en particulier dans le nord-est de la France.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Sacré meilleur au monde lors d’un concours international aux Etats-Unis, l’Extra a damé le pion à deux camemberts français.
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Le champion du monde des camemberts est québécois

Sacré meilleur au monde lors d’un concours international aux Etats-Unis, l’Extra a damé le pion à deux camemberts français.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 12h48
 • Mis à jour le
17.03.2018 à 14h58
   





                        


Il s’est imposé face à dix-sept autres concurrents, damant le pion notamment à deux camemberts français. L’Extra, un camembert québécois au goût de noisettes et de champignons, a séduit le jury international qui l’a sacré meilleur au monde lors du World Championship Cheese Contest de Madison, dans l’Etat du Wisconsin, aux Etats-Unis.
Ce fromage de la coopérative Agropur a été préféré aux autres camemberts, dont l’Isigny, le très réputé fromage de Normandie, une référence en la matière. Des camemberts danois, néo-zélandais, ou américains étaient également en lice cette année lors de ce championnat mondial des fromages, présenté comme la plus grande compétition mondiale du genre, pour être sur la plus haute marche du podium.
Fromage français au lait de brebis sacré champion du monde
Cette victoire québécoise intervient au moment où les producteurs de lait et de camemberts de Normandie viennent récemment de se mettre d’accord sur une bataille d’étiquette qui les opposait depuis dix ans. D’ici à 2021, il n’y aura plus qu’un seul et unique camembert de Normandie AOP (appellation d’origine protégée), a signalé, le 23 février, l’Institut national des appellations d’origine (INAO), à l’issue d’une réunion entre tous les acteurs de la filière. Ce qui met un terme à la bataille qui opposait « le camembert de Normandie AOP » et le « camembert fabriqué en Normandie ».

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Trois mille quatre cents fromages provenant de 26 pays étaient en lice à Madison. C’est un fromage français au lait de brebis, l’Esquirrou, du maître fromager Michel Touyarou installé à Mauléon (Pyrénées-Atlantiques), qui a été sacré champion du monde toutes catégories.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Alors que les effets néfastes du plomb sur l’homme sont connus depuis plusieurs siècles, des chercheurs viennent de montrer qu’il serait responsable de près de 18 % de la mortalité aux Etats-Unis, explique, dans sa chronique, Stéphane Foucart, journaliste au « Monde ».
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« L’épidémiologie environnementale est la science des catastrophes invisibles »

Alors que les effets néfastes du plomb sur l’homme sont connus depuis plusieurs siècles, des chercheurs viennent de montrer qu’il serait responsable de près de 18 % de la mortalité aux Etats-Unis, explique, dans sa chronique, Stéphane Foucart, journaliste au « Monde ».



Le Monde
 |    17.03.2018 à 10h23
 • Mis à jour le
17.03.2018 à 11h32
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

Chronique. Certains chiffres sont si surprenants qu’ils font lever le sourcil. C’est le cas de ceux révélés dans la dernière édition de la revue The Lancet Public Health, sous la signature d’une équipe d’épidémiologistes conduits par Bruce Lanphear (Simon Fraser University, à Vancouver, Canada). Ceux-ci publient une réévaluation de la mortalité attribuable au plomb aux Etats-Unis et parviennent à une estimation frappante : outre-Atlantique, ce sont quelque 400 000 personnes qui meurent, chaque année, de l’exposition de la population à ce métal lourd – conséquence de sa présence généralisée dans l’environnement au sens large, l’eau et la chaîne alimentaire… L’ordre de grandeur est stupéfiant : le plomb serait responsable de près de 18 % de la mortalité aux Etats-Unis !
Pour établir ce chiffre, les chercheurs ont analysé les données d’une cohorte rassemblant quelque 15 000 Américains, suivis pendant deux décennies. Ils ont comparé la fraction la moins exposée à celles des individus les plus exposés : chez ces derniers, la mortalité due aux maladies (notamment cardiovasculaires) connues pour être aggravées par le plomb était plus élevée, et ce dans des proportions dépassant largement ce qui était attendu. Pour limiter les biais, les auteurs ont pris en compte un grand nombre d’autres facteurs (alcool, tabac, etc.). Ils ont aussi répété l’analyse en la limitant aux individus de la cohorte ayant un taux de plomb inférieur à 5 microgrammes par décilitre de sang, confirmant qu’il n’existe aucun seuil d’exposition sans risque.

« La tendance à la hausse mondiale [des maladies cardiovasculaires] est attribuée à la croissance démographique, au vieillissement, ainsi qu’aux facteurs de risques comportementaux et métaboliques comme le tabac, l’hypertension, la sédentarité, l’obésité et la consommation excessive d’alcool, écrit Philip Landrigan (Mount Sinai Hospital, New York), un des grands spécialistes de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Le cours du cobalt a bondi de 70% en 2017 et son envolée se pousuit. L’augmentation des taxes décidée par la République démocratique du Congo accentue la pression sur ce minerai indispensable aux téléphones mobiles comme aux voitures électriques.
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L’envolée du cours du cobalt accentuée par la politique congolaise

Le cours du cobalt a bondi de 70% en 2017 et son envolée se pousuit. L’augmentation des taxes décidée par la République démocratique du Congo accentue la pression sur ce minerai indispensable aux téléphones mobiles comme aux voitures électriques.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 10h13
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 02h17
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Chronique. Le cobalt de tous les records ! Rien ne semble arrêter la courbe de prix du métal bleu, comme irrésistiblement attirée par les cieux azurés. Bleu cobalt sur bleu azur, un nuancier tendance sur le marché des matières premières. Le cœur des spéculateurs ne cesse de battre pour le cobalt. Sa rareté alimente la convoitise et le cours s’enflamme.

Après s’être apprécié de près de 30 % en 2016, il a bondi de 70 % en 2017. Et depuis le début de l’année, il poursuit son envolée. Vendredi 17 mars, il se négociait à 87 125 dollars la tonne à la Bourse de Londres.
« Substances stratégiques »
Le nouveau code minier congolais a attisé la flamme. Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila l’a promulgué vendredi 9 mars. Il prévoit de multiplier par cinq la taxe sur le cobalt pour la faire passer de 2 % à 10 %. Pour que ce taux de redevance entre en vigueur, reste un dernier préalable. Que le premier ministre de la RDC classe ce minerai parmi les « substances stratégiques ».
Officiellement, M. Kabila justifie cette décision par la volonté d’accroître les ressources fiscales d’un Etat qui en manque cruellement, malgré ses richesses minières. Un pays pauvre assis sur un tas de cobalt, de cuivre, de coltan et de diamants.

La perspective d’élection présidentielle en décembre n’est peut-être pas totalement étrangère à cette soudaine prise de conscience. Même si d’après la Constitution, M. Kabila, après dix-sept ans de pouvoir, ne peut se représenter, sachant que son mandat est arrivé à échéance en décembre 2016…

Les groupes miniers, eux, font grise mine. Et pour cause. Les deux tiers du cobalt mondial sont extraits des sous-sols congolais. Jusqu’au bout, ils ont donc mené un intense lobbying pour éviter de passer à la caisse. Sans succès apparent. Même si le président congolais a promis in extremis une « concertation » concernant l’application de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Le Groupement d’experts sur le climat doit pallier la défection de l’administration Trump à son budget.
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Le GIEC reçoit le soutien de la France et de l’Europe

Le Groupement d’experts sur le climat doit pallier la défection de l’administration Trump à son budget.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 10h11
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            Simon Roger








                        



                                


                            

Hoesung Lee a le sourire. Le président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, plus connu sous son acronyme, le GIEC, devrait conserver l’assise budgétaire sur laquelle l’institution scientifique s’appuie pour financer ses travaux. Vendredi 16 mars, au terme de quatre jours de discussions à l’Unesco, à Paris, où le GIEC tenait sa 47e assemblée plénière, le responsable sud-coréen a fait les comptes.
La hausse de la contribution française annoncée en début de semaine et les efforts promis par l’Union européenne et par plusieurs Etats ont permis l’adoption du budget annuel de l’organisation, créée en 1988 pour établir des diagnostics sur le changement climatique et éclairer les gouvernements dans les décisions à prendre. C’est une « très bonne nouvelle », commentait vendredi soir un délégué, tant les incertitudes planaient autour de cet exercice budgétaire construit sur une base volontaire.

Mises bout à bout, les différentes contributions – le soutien de la France porté à un million d’euros par an jusqu’en 2022, l’année de la livraison du 6e rapport d’évaluation des connaissances sur le changement climatique, l’intention exprimée par l’UE de faire croître sa contribution à 2,5 millions d’euros par an sur les trois prochaines années, les prises de parole du Mexique, de la Norvège, du Luxembourg, du Maroc ou du Japon, prêts eux aussi à revoir leur financement à la hausse, et la participation d’une dizaine d’autres pays – devraient assurer au GIEC une enveloppe comprise entre 5 et 7 millions de francs suisses (entre 4,2 et 6 millions d’euros). Si la dynamique se poursuit, le budget 2017 (4,27 millions d’euros) sera excédentaire, se félicite l’organisation intergouvernementale, qui célébrait aussi à l’Unesco ses trente ans d’existence.
Or une mauvaise surprise est venue assombrir les préparatifs de cet anniversaire : la menace américaine de ne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Trois cerfs sur quatre parviennent à semer les chiens qui les poursuivent. Comment ? En déployant des ruses brillantes.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Un questionnaire auquel ont répondu 113 000 personnes permet de dresser un palmarès des villes françaises les plus favorables aux cyclistes.
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Strasbourg consacrée « capitale du vélo »

Un questionnaire auquel ont répondu 113 000 personnes permet de dresser un palmarès des villes françaises les plus favorables aux cyclistes.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 14h09
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 09h43
    |

                            Olivier Razemon








                        



   


Et la gagnante est… Strasbourg ! Ce vendredi 16 mars, les adhérents de la Fédération des usagers de la bicyclette (FUB), réunis en congrès à l’Ecole normale supérieure de Lyon, découvrent le palmarès des villes les plus « cyclables ». A l’automne 2017, dans toute la France, 113 000 personnes ont répondu en ligne à une trentaine de questions afin de décrire la pratique du vélo dans leur commune. L’opération s’inspire d’une étude similaire réalisée en Allemagne par l’homologue de la FUB, tous les deux ans depuis 1998.
Les données récoltées, classées, triées par critère, ont permis à la fédération pro-vélo d’établir un palmarès, une sorte de « grand prix du public » des villes où il est le plus facile de se déplacer à bicyclette. C’est donc Strasbourg qui obtient la meilleure note (4,1/6) dans la catégorie des agglomérations de plus de 200 000 habitants, suivie de Nantes (3,7) et Bordeaux (3,5). Parmi les communes de 100 000 à 200 000 habitants, Grenoble (3,9) est lauréate. La Rochelle (Charente-Maritime, 3,8), Illkirch-Graffenstaden (Bas-Rhin, 3,9) et Sceaux (Hauts-de-Seine, 4/6) l’emportent dans les catégories des cités moins peuplées.
Ce baromètre des villes cyclables se révèle l’enquête la plus aboutie jamais réalisée en France sur la pratique du vélo. A Paris, 7 600 personnes y ont répondu ; 4 700 à Lyon, 4 100 à Toulouse et 3 000 à Grenoble, où près de 2 % de la population ont pris la peine de s’exprimer. Ce sondage grandeur nature, qui suscite l’intérêt des chercheurs spécialisés en mobilité, a impressionné jusqu’au cabinet de la ministre des transports Elisabeth Borne, prompte à vanter le vélo comme un « transport du quotidien ».
Réduire l’espace de la voiture
Dans la liste des villes récompensées, on retrouve, sans surprise, celles qui ont fourni le plus d’efforts depuis des années, voire des décennies, pour développer ce mode de déplacement et, parallèlement, limiter l’espace octroyé à la voiture. A Strasbourg, les majorités municipales qui se sont succédé depuis les années 1970 ont, droite et gauche confondues, multiplié les aménagements – elle dispose aujourd’hui de l’un des plus importants réseaux cyclables d’Europe –, œuvré pour apaiser la circulation motorisée, posé des arceaux de stationnement en centre-ville ou à proximité de la gare et des stations de tramway. L’actuelle équipe, menée par Roland Ries (PS), cherche à limiter la part de diesel dans la logistique urbaine et présente les livraisons par des vélos cargos (dotés d’un bac) comme l’une des solutions.
Nantes, qui a accueilli le congrès mondial Vélo-city en 2015, continue de réduire l’espace de la voiture au profit des transports publics et du vélo. A Bordeaux, celui-ci fait partie des attributs du mode de vie citadin vanté par le maire Alain Juppé (LR). Son homologue de Grenoble, Eric Piolle (EELV), qui se déplace à bicyclette à assistance électrique dans la métropole, met en place des « autoroutes à vélos » balisées et séparées du reste de la circulation.
C’est à La Rochelle (Charente-Maritime) que furent proposés dès 1976 les premiers deux-roues en libre-service de France, les « vélos jaunes » du maire d’alors, Michel Crépeau.
Située dans la petite couronne parisienne, Sceaux s’est montrée pionnière dans l’installation des double sens cyclables, qui permettent aux cyclistes d’emprunter les rues secondaires en sens interdit, et des « tourne à droite », qui les autorisent à passer au feu rouge à condition de laisser la priorité aux piétons.
Marseille, Villejuif, parmi les plus mal notées
L’enquête fait apparaître une géographie du vélo. Plusieurs villes de l’ouest (Rennes, Angers, Lorient, Caen), du piémont alpin (Chambéry, Annecy) ou de la plaine d’Alsace (Sélestat, Colmar, Mulhouse) figurent parmi les mieux classées. En revanche, le pourtour méditerranéen se distingue par ses réticences manifestes à la bicyclette. Marseille (2/6), Nice (2,6), Toulon (2,5) ou Béziers (2,2) enregistrent en effet les pires notes, comme certaines communes autour de Paris : Neuilly-sur-Seine (2,2), Villejuif (2,2) ou Aubervilliers (2,1). Avec une note de 3,2, Paris obtient un résultat assez moyen, supérieur à celui de Toulouse (3) ou Montpellier (2,7), mais inférieur à la note de Lyon (3,3) ou Lille (3,3).

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Au-delà du score brut, les élus locaux et les militants associatifs, ainsi que la presse régionale, regarderont avec attention les notes obtenues pour chacun des aspects. « Le baromètre doit contribuer à l’émergence d’une science cyclable. Il permettra aux municipalités de construire des aménagements selon des critères précis, et non au doigt mouillé », commente Olivier Schneider, président de la FUB.
Bordeaux, Lyon, Dijon et Mulhouse, qui disposent toutes de systèmes en libre-service, sont considérées comme les villes où il est le plus facile de louer une bicyclette. Strasbourg, Chambéry ou la bien nommée La Flèche (Sarthe) se distinguent grâce à leurs panneaux de signalisation pour les cyclistes. Quelques communes de la petite couronne parisienne – Aulnay-sous-Bois, Rueil-Malmaison ou Fontenay-sous-Bois –, obtiennent des scores remarquables en matière de stationnement du vélo à proximité de la gare.
Les performances détaillées de Paris seront observées avec attention par la municipalité qui a placé la transition écologique au cœur de son mandat. La capitale obtient de mauvaises notes en matière de cohabitation avec les véhicules motorisés, notamment pour leur stationnement récurrent sur les pistes cyclables, ou le manque de sécurité aux intersections. Les cyclistes parisiens reconnaissent en revanche les efforts de la capitale pour développer le vélo et vantent la facilité avec laquelle on peut en louer un. Il est vrai que l’enquête a été réalisée avant le fiasco du nouveau Vélib’.

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Les Etats-Unis veulent dominer la planète pétrole

La politique de l’administration Trump accompagne la croissance incroyable de la production du pétrole de schiste.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 12h29
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                            Nabil Wakim (Houston (Texas), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Notre pays est béni par une extraordinaire abondance énergétique, expliquait Donald Trump en juin 2017. Nous avons beaucoup plus que nous ne l’aurions cru possible. »« Avec ces ressources incroyables, mon administration va viser non seulement l’indépendance énergétique, que nous recherchons depuis si longtemps, mais la domination énergétique » : le président américain ne pouvait être plus clair. La formule de son discours d’investiture, « America first » (« l’Amérique d’abord »), a trouvé sa traduction concrète : « Energy Dominance ».
Depuis son arrivée au pouvoir, M. Trump a multiplié les signes de soutien à l’industrie pétrolière américaine et a mis toutes ses forces dans la bataille pour soutenir la renaissance des hydrocarbures dans le pays. « Qu’est-ce que la domination énergétique ? C’est très simple, cela veut dire dominer le monde de l’énergie sur le plan environnemental, économique et moral », a ainsi résumé le secrétaire à l’intérieur, Ryan Zinke, devant les industriels du pétrole réunis à Houston (Texas), début mars.
Les Américains bientôt premiers producteurs 
Quand la production de pétrole brut des Etats-Unis va-t-elle devancer celle de la Russie, premier producteur mondial ? Fin 2017, la production américaine est remontée à un niveau de 10 millions de barils par jour (contre 11 millions pour la Russie) pour la première fois depuis 1970. D’après les prévisions de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la production américaine devrait atteindre 11 millions de barils par jour à la fin 2018 et continuer à croître de façon continue dans les cinq prochaines années. Elle pourrait dépasser la production russe dès 2019, selon l’AIE. La quasi-totalité de cette croissance est assurée par le pétrole de schiste et les forages horizontaux, particulièrement dans le Bassin permien, au Texas et au Nouveau-Mexique.
A elle seule, la production américaine couvrira plus de 60 % de la croissance de la demande mondiale...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Les pétroliers, fervents soutiens de la politique énergétique de Donald Trump, espèrent encore des exemptions pour le secteur des hydrocarbures.
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L’industrie pétrolière américaine s’insurge contre les droits de douane sur l’acier

Les pétroliers, fervents soutiens de la politique énergétique de Donald Trump, espèrent encore des exemptions pour le secteur des hydrocarbures.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 11h09
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                            Nabil Wakim (Houston, envoyé spécial)








                        



                                


                            

C’est peu de dire que l’industrie pétrolière américaine ne goûte guère la décision de Donald Trump d’augmenter les taxes sur les importations d’acier et d’aluminium. Et pour cause : le secteur importe massivement de l’acier, en particulier pour les forages horizontaux destinés à extraire le pétrole de schiste, et pour la construction de pipelines.
Les consultants d’ICT International relèvent que plus de 75 % de l’acier utilisé pour les pipelines américains est importé. En Alaska, un projet de gazoduc estimé à 50 milliards de dollars (40 milliards d’euros) pourrait coûter 500 millions de plus à cause de la hausse des droits de douane, explique Lisa Murkowski, sénatrice de l’Etat. D’où la réaction de l’Institut américain du pétrole, qui a estimé que cette décision était « incohérente ».

Depuis une semaine, plusieurs sénateurs républicains élus dans des Etats pétroliers se relaient pour tenter de convaincre la Maison Blanche d’exempter tout ou partie du secteur des nouveaux droits douaniers.
Ceux de l’Alaska ou du Texas ont du mal à cacher leur embarras. S’ils soutiennent activement la politique énergétique de Trump, ils savent que plus leur Etat augmente sa production de pétrole, plus il doit exporter, et donc construire ou améliorer les installations existantes de pipelines.
« Message troublant »
« Il y a plusieurs grands projets de pipelines qui nécessitent beaucoup d’acier. Nous sommes d’accord pour dire : si on peut acheter américain, faisons-le ! Mais si on ne peut pas ? Si ce type d’acier n’est pas fabriqué ici, il pourrait être exempté de droits de douane », dit Greg Armstrong, le PDG de Plains All American Pipeline.
D’autant que c’est Donald Trump, quelques mois après son arrivée au pouvoir, qui a donné son aval à la construction de grands pipelines auxquels Barack Obama s’était opposé, dont les projets controversés de Keystone XL et Dakota Access Pipeline.

La hausse des coûts...




                        

                        

