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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Bernard Belleville, ancien dirigeant du Crédit mutuel du Sud-Ouest, regrette dans une tribune au « Monde » le risque que la scission prônée par Arkéa fait courir au groupe Crédit mutuel.
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« L’avenir du Crédit mutuel en France dépend plus que jamais de son unité »

Bernard Belleville, ancien dirigeant du Crédit mutuel du Sud-Ouest, regrette dans une tribune au « Monde » le risque que la scission prônée par Arkéa fait courir au groupe Crédit mutuel.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 18h19
    |

Bernard Belleville (Secrétaire général du Crédit mutuel du Sud-Ouest  de 1982 à 2004)







                        



                                


                            

Tribune. L’unité du Crédit mutuel s’est construite dans la durée, le dialogue et la solidarité. Né en 1893 en France, ce n’est qu’à la fin des années 1960 et au début des années 1970 que cette unité a pu se concrétiser. Malheureusement, celle-ci menace aujourd’hui d’éclater, et ce malgré les terribles conséquences qui en découleraient. En cause, les volontés indépendantistes de certains responsables du Crédit mutuel Arkéa, qui réunit les fédérations de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif central.
Jusqu’à ces dernières années, malgré des tensions dues le plus souvent à la maladresse de quelques dirigeants, cette unité a été préservée. Celle-ci a d’ailleurs été l’un des moteurs essentiels du développement qui a fait du Crédit mutuel ce qu’il est aujourd’hui : l’une des banques françaises les plus solides (49 540 millions de capitaux propres) et l’une des plus appréciées et reconnues par les consommateurs.
Cette unité est aujourd’hui gravement menacée, et sa rupture porte en germe les risques d’un ébranlement du Crédit mutuel. Le temps n’est pas à la recherche des responsabilités des uns et des autres, même si l’on est en droit de s’interroger sur les motivations de certains. Ce qui est en jeu ici, c’est l’avenir du Crédit mutuel — et de tous ses artisans — face à la volonté d’indépendance de quelques dirigeants du Groupe Arkéa.
Dans la durée et le dialogue
De par son appartenance à ce groupe, le Crédit mutuel du Sud-Ouest (CMSO) se trouve embarqué dans ce conflit. Peut-être faut-il, à ce stade, rappeler quelques éléments d’histoire à ceux qui, venus d’autres horizons que celui du monde mutualiste et coopératif, feignent de l’ignorer ou croient pouvoir s’en affranchir.
Les actuels dirigeants bretons ne devraient en effet pas oublier que l’unité du Crédit mutuel, même en Bretagne, s’est forgée elle aussi dans la durée et le dialogue. Le Groupe Crédit mutuel de Bretagne (CMB) devenu Arkéa, aujourd’hui si sûr de lui et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Un collectif de vingt-quatre entrepreneurs et investisseurs spécialistes de la fintech s’inquiète dans une tribune au « Monde » de la mise en cause d’Arkéa dans la crise qui secoue le groupe Crédit mutuel.
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« Arkéa est un financeur essentiel de la French Tech »

Un collectif de vingt-quatre entrepreneurs et investisseurs spécialistes de la fintech s’inquiète dans une tribune au « Monde » de la mise en cause d’Arkéa dans la crise qui secoue le groupe Crédit mutuel.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 17h48
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 18h20
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Entrepreneurs ou investisseurs, nous suivons avec étonnement, parfois inquiétude et souvent désarroi, le conflit entre Arkéa et la Confédération nationale du Crédit mutuel.
Notre volonté n’est pas de nous immiscer dans un débat bancaire, politique ou réglementaire sur le bien-fondé des démarches d’indépendance d’Arkéa. En revanche, nous souhaitons expliquer à toutes les parties prenantes ce que cet acteur bancaire nous a apporté, et pourquoi son développement est vital pour notre écosystème. Ces « paroles d’entrepreneurs » apporteront un éclairage nouveau sur ce dossier.

Arkéa, c’est d’abord un financeur essentiel de la « French Tech ». Actionnaire de nos plus belles start-up dans les services financiers, dont Younited Credit, Leetchi, Linxo, Fluo, Grisbee, Yomoni, Pumpkin ou MaSuccession. Fr, Arkéa représente 28 % des montants investis dans les fintechs [start-up spécialisées dans la finance] françaises en 2017, avec un montant multiplié par vingt-cinq depuis 2012 ! Arkéa dédie aussi 17 % de ses fonds propres au capital-investissement français (alors que ce ratio ne dépasse pas 5 % chez ses principaux concurrents).
La banque des entrepreneurs, pour les entrepreneurs
Le groupe est ainsi l’un des grands souscripteurs des fonds technologiques de Blackfin, Daphni, Isai (qui eux-mêmes sont devenus les financeurs de sociétés comme BlaBlaCar). En tant qu’entrepreneurs, nous pouvons affirmer que la façon dont Arkéa déploie ce capital est unique et exemplaire : prêt à prendre des risques en investissant très tôt, jamais dans une position de suiveur mais assumant le rôle d’initiateur, investisseur patient avec une vision de long terme, sans volonté hégémonique de prise de contrôle du capital, laissant les entreprises accélérer leur croissance sous son aile bienveillante.
Arkéa, c’est aussi la banque des entrepreneurs, pour les entrepreneurs. La culture d’entreprise de ce groupe est unique, et nous constatons que ses équipes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ L’endettement colossal de l’opérateur ferroviaire, qui atteint 54,5 milliards d’euros, s’accroît d’année en année et compromet les investissements futurs.
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Cinq questions sur la dette de la SNCF

L’endettement colossal de l’opérateur ferroviaire, qui atteint 54,5 milliards d’euros, s’accroît d’année en année et compromet les investissements futurs.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 17h28
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 17h44
    |

            Philippe Jacqué et 
Anne-Aël Durand








                        


Le gouvernement a présenté mercredi 14 mars un projet de loi « pour un nouveau pacte ferroviaire », l’autorisant à légiférer par ordonnances pour réformer la SNCF avant l’ouverture à la concurrence. Si la remise en cause du statut des cheminots concentre l’essentiel des griefs des syndicats, le problème de la dette, aussi crucial, passe au second plan.
La SNCF est-elle en bonne ou mauvaise santé financière ?
Cela dépend de quoi on parle. Porté par le succès du TGV (nouvelle ligne Atlantique ouverte à l’été, offre low cost) et des hausses de fréquentation des transports en commun du quotidien (TER, Transilien, bus Keolis…), le groupe SNCF a publié d’excellents résultats pour 2017, avec un chiffre d’affaires en hausse de 4,2 %, qui atteint 33,5 milliards d’euros et un bénéfice net de 1,33 milliard d’euros.
Il se targue d’avoir dépensé en 2017 plus de 8,8 milliards d’euros d’investissements pour la rénovation des lignes du quotidien et l’achat de trains neufs, tout en réalisant des gains de productivité de 800 millions d’euros.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Alors que le gouvernement s’apprête à la réformer, la SNCF affiche d’excellents résultats



Mais ces chiffres sont partiellement en trompe-l’œil. Tout d’abord, une partie du bénéfice est liée à des effets de déduction fiscale, et la SNCF préfère évoquer un chiffre « récurrent » de 679 millions d’euros. Un tiers du chiffre d’affaires du groupe est réalisé à l’étranger et ne reflète pas la bonne santé de l’offre ferroviaire française. Mais surtout, ces résultats sont plombés par un endettement colossal, qui s’accroît d’année en année, et atteint désormais 54,5 milliards d’euros. A titre de comparaison, le budget prévisionnel de l’Etat français pour 2018 s’élève à 711 milliards d’euros, le PIB à 2 280 milliards d’euros et la dette de l’Etat à fin janvier 2018 à 1 710 milliards d’euros.
Comment l’endettement de la SNCF est-il réparti ?
La SNCF, telle que la connaissent les usagers, est depuis 2015 scindée en deux établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC), chapeautés par un troisième, le groupe SNCF, qui gère aussi les opérations immobilières.
7,9 milliards d’euros pour SNCF Mobilités
SNCF Mobilités est chargée du transport des voyageurs (les différents types de trains, mais aussi des bus, métros ou tramway développés par le spécialiste du transport public Keolis) et des marchandises, principalement par rail mais aussi par cargo (groupe Geodis) ainsi que des gares.
Elle affiche une dette commerciale de 7,9 milliards d’euros, qui s’explique en grande partie par les pertes de l’activité fret, ouverte à la concurrence depuis 2006, ainsi que par des acquisitions à l’international. Un montant soutenable pour une structure qui réalise 31,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires.
46,6 milliards d’euros pour SNCF Réseau
SNCF Réseau, héritière de Réseau ferré de France (RFF), est le gestionnaire des infrastructures ferroviaires du pays, c’est-à-dire la création et l’entretien de lignes ferroviaires, l’organisation de la circulation…, un service qu’elle facture par des péages, à SNCF Mobilités et à ses concurrents, dans le cadre de la libéralisation progressive du rail en Europe. Mais dès sa création, en 1997, RFF a été plombé par une dette de 20 milliards d’euros, qui atteint désormais 46,6 milliards d’euros, et dont les seuls intérêts coûtent plus de 1 milliard d’euros chaque année, pour un chiffre d’affaires de 6,5 milliards d’euros.
Quelle est l’origine historique de cette dette ?
Les différentes compagnies ferroviaires privées, qui avaient dû investir massivement pour construire leurs réseaux au XIXe et avaient été mises en difficulté durant la première guerre mondiale, ont créé dès 1921 un fonds commun, soutenu par l’Etat, pour venir en aide aux entreprises déficitaires. Après la crise des années 1930, le déficit cumulé de ce fonds s’apprêtait à atteindre 30 milliards de francs lorsque l’Etat a décidé de nationaliser les compagnies, en 1937, en créant la Société nationale des chemins de fer français (SNCF). La seconde guerre mondiale, puis l’extension continue du réseau ont empêché tout retour durable à l’équilibre.
En 1991, une directive européenne demande aux Etats de « réduire l’endettement » des compagnies ferroviaires. Confrontée à la même exigence, l’Allemagne fait le choix de reprendre à son compte l’ensemble de la dette de Deutsche Bahn, qui s’élevait alors à 37 milliards d’euros.
Un service annexe d’amortissement de la dette « qui n’apparaît ni dans les comptes de la SNCF ni dans ceux de l’Etat »
La France choisit plutôt de transférer une partie de la charge financière de la SNCF en créant un service annexe d’amortissement de la dette (SAAD), « qui n’apparaît ni dans les comptes de la SNCF ni dans ceux de l’Etat », comme l’explique un rapport sénatorial de 2005. Le même mécanisme se poursuit lors de la création de RFF, qui récupère les deux tiers de la dette de la SNCF.
Toutefois, ce n’est pas la seule raison pour laquelle RFF, devenue SNCF réseaux, a doublé son endettement en vingt ans.
Pourquoi l’endettement continue-t-il d’augmenter ?
Dès l’origine, RFF était déficitaire, car les péages modiques réglés par la SNCF ne couvraient pas le coût de maintenance, de rénovation et de développement du réseau. Les tarifs ont été progressivement augmentés, mais ce déficit structurel persiste, expliquant environ une moitié de la dette de RFF, selon un rapport de 2014.
Depuis cinq ans, l’accélération de l’endettement est due en grande partie aux projets de développement des quatre dernières LGV (le prolongement vers Strasbourg de la LGV Est, celui vers Bretagne-Pays de Loire, le contournement Nîmes-Montpellier et la LGV Sud-Est Atlantique vers Bordeaux).
L’Etat actionnaire, également donneur d’ordres, a incité à créer sous la pression des régions des lignes à grande vitesse non rentables ou à acheter des trains pour soutenir l’industrie ferroviaire. Or, comme le note un rapport d’information parlementaire de 2016, la construction de ces LGV est devenue de plus en plus chère (4,9 millions d’euros actuels du kilomètre pour Paris-Lyon en 1981, contre 23 millions sur Tours-Bordeaux en 2015).
Environ 23 milliards d’euros de coûts liés aux développements des LGV
La SNCF donne peu d’informations sur la structure exacte de sa dette, mais selon un spécialiste du secteur contacté par Le Monde, l’ensemble des coûts liés aux développements des LGV (création, intérêts de la dette, déficit d’exploitation) représente environ 23 milliards d’euros.
Par ailleurs, plusieurs lignes ou infrastructures ferroviaires, financées par des contrats de plan Etat-région, ont aussi fait l’objet de prévisions de trafic trop optimistes. L’exploitant doit assumer les pertes liées à des péages insuffisants. En parallèle, le réseau historique a été longtemps délaissé, et les dépenses de rénovation ont triplé depuis dix ans, passant de 1 à 3 milliards d’euros. Plus la dette augmente, plus les frais financiers gonflent. Ainsi, chaque année, SNCF réseau paie entre 1,1 et 1,3 milliard d’euros de frais financiers, ce qui aggrave à long terme la dette.
En 2014, une « règle d’or » a été fixée pour limiter les investissements de développement : elle impose que le rapport entre la dette financière nette et la marge opérationnelle ne dépasse pas 18 — au-delà, les dépenses doivent être financées par l’Etat ou par les collectivités locales. Mais ce ratio (qui s’établissait plutôt à 23 dans les derniers comptes) n’a jamais été vraiment appliqué. Ainsi, malgré cette règle d’or, le financement du CDG-Express, entre Paris et l’aéroport de Roissy, sera assumé par SNCF Réseau.
Quelles sont les solutions envisagées ?
Le problème de la dette et de son éventuelle reprise par l’Etat n’est pas nouveau — il figurait déjà en toile de fond du conflit social de 1995. Dès 2007, le SAAD a été considéré par l’Insee comme une administration, et a ensuite été repris par l’Etat. En 2014, les organismes de comptabilité publique Insee et Eurostat ont décidé de requalifier une partie de la dette de SNCF réseau en dette publique, car la structure était dépendante des financements publics. Officiellement, l’Etat détient donc déjà plus de 10 milliards de dette SNCF.
La CGT propose que l’Etat reprenne l’intégralité de la dette actuelle dans une structure de défaisance, une caisse d’amortissement de la dette ferroviaire d’Etat, qui serait financée par le produit des concessions autoroutières, nationalisées au passage. Par ailleurs, le syndicat propose d’affecter 6 milliards d’euros de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) au financement des infrastructures ferroviaires.

        Lire :
         

          La contre-réforme ferroviaire de la CGT en sept propositions-clés



Un rapport commandé par le gouvernement en 2016 avait au contraire conclu qu’une reprise totale ou partielle de la dette ne serait pas opportune, car elle accroîtrait le déficit public, bien au-delà des 3 % du PIB exigés par les critères de Maastricht. En effet, la dette de la SNCF représente l’équivalent de 2 points du PIB français. Le rapport concluait que l’urgence était de retrouver une situation excédentaire à la SNCF, grâce à une meilleure gestion, permise par la réforme ferroviaire de 2014.
Cette même idée a été déclinée par le gouvernement actuel, lors de la présentation du nouveau projet de réforme. Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a ainsi déclaré :
« La priorité, c’est transformer la SNCF, la rendre plus compétitive, dégager des bénéfices et au bout du compte, à la fin de cette transformation, nous pourrons envisager que l’Etat reprenne la dette de la SNCF. » 
Dans les ordonnances présentées le 14 mars, la question de la dette n’est pas évoquée. En revanche, figure le projet de transformer la forme juridique de l’EPIC SNCF Réseau, qui peut s’endetter sans limite (aux mêmes taux que l’Etat), en société anonyme à capitaux publics, tenue de respecter un ratio endettement/marge opérationnelle.

        Lire :
         

          SNCF : le gouvernement lance sa réforme par ordonnances






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ A l’occasion des 90 ans de Mickey, la Monnaie de Paris commercialise des nouvelles pièces comme elle le fait régulièrement pour d’autres commémorations. Ces séries limitées se révèlent, parfois, de bons placements.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Les monnaies de collection : un bon investissement ?

A l’occasion des 90 ans de Mickey, la Monnaie de Paris commercialise des nouvelles pièces comme elle le fait régulièrement pour d’autres commémorations. Ces séries limitées se révèlent, parfois, de bons placements.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 17h09
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 18h01
    |

                            Carine Albertus








                        



   


Des monnaies en argent de 10 euros, 50 euros ou 200 euros intitulée Mickey & la France : la Monnaie de Paris, installée quai Conti, à Paris (6e arrondissement), révèle enfin le thème de sa nouvelle série de pièces de monnaie de collection à valeur faciale, après celle intitulée La France de Jean-Paul Gaultier en 2017. Une manne financière pour cette vieille institution (en activité depuis plus de 1 150 ans !) qui lui a permis de compenser le manque de commandes de frappe de monnaies courantes à partir de l’année 2000, aussi bien par l’Etat français que par ses clients étrangers.
Tous les ans depuis 2008, l’Etablissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) édite ainsi des séries d’euros à valeur faciale, descendantes directes des pièces de 20 francs ou de 50 francs en argent que nos parents conservaient avant de les revendre pour récupérer de la monnaie sonnante et trébuchante… Les ingrédients actuels de cette gamme de produits très marketée : un tirage important, des montants accessibles (10 euros en argent 333 ‰, 50 euros en argent, 200 euros en or 999 ‰), une thématique grand public et un réseau de points de vente partout en France (bureaux de poste et la toute nouvelle boutique de la Monnaie de Paris, quai Conti).

        Lire aussi :
         

                Ma tante sur Internet



« Ces pièces sont vendues à leur valeur faciale, précise Claude Giffin, directrice marketing et développement à la Monnaie de Paris, sauf la pièce colorisée de 50 euros vendue un peu plus cher (59 euros avec une cartelette jointe). »
Mayotte en pointe
Mais que valent ces pièces de qualité courante au bout de quelques années ? « Jamais moins que leur valeur faciale, affiche Claude Giffin. Parfois plus selon la loi de l’offre et de la demande : dans la collection des euros des régions en 2010, la pièce de Mayotte en argent a vite été épuisée, son tirage était faible (NDLR : 50 000 exemplaires). Aujourd’hui, elle peut se vendre beaucoup plus cher que 10 euros ».
Effectivement, la pièce à l’effigie de ce territoire d’outre mer devenu, en 2011, le cent unième département français, s’affiche volontiers autour de 40 euros actuellement. Au-delà de leur valeur marchande, ces pièces ont vocation à véhiculer le savoir-faire de la Monnaie de Paris, mais aussi une valeur patrimoniale. Claude Giffin argumente : « un objet réclamé par les enfants et acheté par les grands-parents ».

   


Avec une cote plus forte mais un tirage plus faible, les monnaies de collection classiques, quant à elles, présentent une valeur marchande déconnectée de leur valeur faciale en raison notamment de leur qualité de gravure et de frappe. « La qualité belle épreuve, ce que l’on fait de mieux », assure Claude Giffin. Une frappe spéciale à la main, réalisée monnaie par monnaie, et vérifiée par le monnayeur au cœur des ateliers parisiens. Quant à la gravure, étape précédant la frappe, elle répond à des critères précis, notamment celui du relief : « Il ne doit pas dépasser le listel [NDLR: rebord en saillie] de la pièce qui protège le motif », précise la responsable de l’institution.
« Mickey plutôt qu’un empereur romain »
Le tirage de ce type de séries essentiellement destinées aux collectionneurs est faible : « au maximum pour une monnaie en argent, entre 2 000 et 3 000 pièces ; 99 exemplaires pour les pièces de 5 onces ». Parmi ce genre d’opérations en cours depuis les années 1980, la célébration des Jeux olympiques d’Albertville marque les débuts du succès pour ces pièces de qualité : la pièce de 100 francs Albertville vaut aujourd’hui entre 50 et 60 euros sur les sites spécialisés ou sur eBay.
Enfin, mention spéciale à la série sortie en 2012, imaginée avec Karl Lagerfeld et célébrant le 125e anniversaire de la naissance de Coco Chanel : deux en argent (45 euros et 325 euros pour celle de 5 onces) et deux en or (345 euros et 5 900 euros pour celle de 5 onces), toutes d’une valeur faciale de 5 euros comme le parfum N° 5.
Pureté du métal, rareté du modèle, considérations techniques s’allient pour faire grimper la cote : aujourd’hui, la pièce Chanel « peut valoir le double de son prix, voire plus », affirme Claude Giffin. Une valorisation qui dépend aussi de la dextérité du maître graveur, détenteur du savoir-faire propre à la Monnaie de Paris.
Toutefois, il reste difficile de suivre la cote des pièces de collection, comme on pourrait suivre le cours de ses lingots d’or… « En règle générale, la numismatique, l’étude des monnaies, n’est pas propice à un investissement, confirme Sabine Bourgey, du Cabinet Bourgey numismatique. Cette spécialiste installée à Paris tempère néanmoins ses propos : « Achetez une monnaie de collection si cela vous plaît, selon vos moyens, sans jamais penser à investir. Si vous préférez acheter une pièce à l’effigie de Mickey plutôt qu’un empereur romain, pourquoi pas ! ». L’achat de monnaies grand public peut ainsi donner le goût de la collection et peut-être un jour de l’investissement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Dans un rapport sur la revitalisation commerciale des villes petites et moyennes, le président honoraire des chambres de commerce et d’industrie de France appelle aussi à une évolution de la fiscalité des surfaces commerciales pour inclure l’e-commerce.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Le réseau des CCI propose d’étendre l’ouverture le dimanche pour revitaliser les centres-villes

Dans un rapport sur la revitalisation commerciale des villes petites et moyennes, le président honoraire des chambres de commerce et d’industrie de France appelle aussi à une évolution de la fiscalité des surfaces commerciales pour inclure l’e-commerce.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 16h47
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 16h51
   





                        


Un rapport remis jeudi 15 mars au ministre de la cohésion des territoires, Jacques Mézard, propose d’étendre l’ouverture le dimanche pour « stimuler l’attractivité des centres-villes » délaissés depuis plusieurs années par les commerces et la population.
Le rapport sur la « revitalisation commerciale des villes petites et moyennes », rédigé par le président honoraire des chambres de commerce et d’industrie de France, André Marcon, préconise de « supprimer la règle de fermeture des magasins à dominante alimentaire le dimanche à 13 heures sous condition d’un accord collectif préalable » pour les établissements de moins de 3 000 m2. « Une plus grande ouverture des magasins aurait un impact positif pour revitaliser les centres-villes », note le rapport, qui propose aussi de multiplier l’ouverture des magasins à midi.
Le rapport détaille aussi des mesures pour les transports et la gouvernance, à travers la mise en place de « manageurs de centre-ville », pour assurer la « coordination entre les services intercommunaux, les services municipaux et les acteurs de terrain ».
Pour dynamiser l’activité dans les centres-villes, le rapport Marcon veut également « privilégier l’implantation des services publics, des maisons de santé et des professions libérales ». « Si on veut faire vivre ces villes moyennes, il faut ramener les habitants », a commenté Jacques Mézard. « Nous sommes persuadés qu’il y a un avenir pour ces centres-villes si nous savons créer une attractivité », a insisté André Marcon.
Son rapport propose aussi l’évolution de la taxe sur les surfaces commerciales (Tascom), payée par tous les établissements commerciaux de plus de 400 mètres carrés, pour inclure les commerces en ligne. Il préconise ainsi de « remplacer la fiscalité du foncier commercial par des impôts sur la valeur ajoutée », tout en proposant « à plus court terme et de manière transitoire, l’allégement de la fiscalité des zones en difficultés », passant notamment par des exonérations de la Tascom pour certains commerces en centre-ville.
Rendre le cadre fiscal plus équitable
Sur le volet fiscal, Bercy souhaite « approfondir » les recommandations du rapport et examiner notamment les « modalités d’imposition de la Tascom » pour « rendre le cadre fiscal plus équitable » entre les différentes formes de commerce, a déclaré Delphine Gény-Stéphann, secrétaire d’Etat après du ministre de l’économie.
L’Alliance du commerce, qui représente 26 000 magasins dans le secteur de l’équipement de la personne, « salue » les mesures proposées, notamment sur la fiscalité et l’ouverture dominicale. « Face à l’urgence de la situation, le gouvernement doit traduire rapidement ces mesures dans la loi », plaide Yohann Petiot, directeur général de l’Alliance.
Le rapport Marcon vient préciser un des axes du plan de revitalisation des centres-villes, présenté en décembre, pour lequel le gouvernement veut mobiliser « plus de 5 milliards d’euros sur cinq ans » pour accompagner les municipalités dans les projets de réhabilitation de leurs centres. Baptisé « Action cœur de ville », le plan gouvernemental s’adresse en particulier à ces villes moyennes, de 30 000 à 40 000 habitants, qui concentrent 23 % de la population française et 26 % de l’emploi, tout en étant confrontées à d’importantes difficultés, avec notamment un taux de pauvreté de 17,8 %, contre 14,5 % nationalement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Les entreprises ont du mal à recruter en raison des difficultés rencontrées par la population pour se loger à des prix décents.
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édition abonné


A Vancouver, la flambée de l’immobilier fait craindre pour sa croissance

Les entreprises ont du mal à recruter en raison des difficultés rencontrées par la population pour se loger à des prix décents.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 16h00
    |

            Anne Pélouas (à Vancouver)








                        



                                


                            
« Vend pavillon avec jardinet dans un quartier prisé de Vancouver. Quatre chambres, construit en 1922, acheté 2,8 millions de dollars [canadiens] en 2015, non rénové. A qui la chance pour 7 millions ? » Des annonces comme celle-ci sont monnaie courante à Vancouver, championne de la spéculation immobilière au Canada. En trois ans, les prix ont grimpé de 60 % et de 174 % en dix ans.
Pour les candidats à l’achat et les locataires comme Justine Berga, c’est la galère… Son visa en poche, la jeune architecte de Montpellier est venue tenter sa chance il y a deux ans à Vancouver, logeant d’abord gratuitement chez un ami, puis en colocation à cinq dans 55 m2 au centre-ville. « L’une des colocataires payait 650 dollars [400 euros] par mois pour une mini-pièce sans fenêtre. » Elle a ensuite partagé un appartement à trois : « On payait 1 700 dollars pour entendre quelqu’un tousser deux étages plus haut. » Aujourd’hui, elle vit en couple dans un garage aménagé en studio « humide et sans isolation phonique » de 45 m2, pour un loyer de 1 400 dollars.
En colocation à 40 ans
Moteur de l’économie florissante de Vancouver, l’immobilier est aussi son talon d’Achille. Au point de faire craindre pour sa croissance. Les entreprises, secteur high-tech en tête, se plaignent de difficultés de recrutement liées au problème de logement. Les petits commerces tirent aussi la sonnette d’alarme. « Il y a peu de chances qu’on puisse rester ici », se désole Alex Rosen, copropriétaire des Shaper Studios, un atelier de surf sur Main Street, près duquel les immeubles d’habitation poussent comme des champignons. « Les temps sont durs pour les commerçants », admet le directeur général de la planification de la ville, Gil Kelley, ajoutant qu’un allégement de taxes est en discussion.
Avec moins d’un pour cent de logements vacants, le marché locatif est saturé,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Sept syndicats de fonctionnaires appellent à la mobilisation le 22 mars pour protester contre la réforme de la fonction publique.
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APPEL À TÉMOIGNAGES
Vous êtes fonctionnaire et concerné par les projets du gouvernement pour la fonction publique : témoignez

Discussion lancée le 19 mars 2018
19 mars 2018

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Sept syndicats de fonctionnaires appellent à la mobilisation jeudi 22 mars pour protester contre les projets du gouvernement. Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, il a déjà annoncé le gel du point d’indice des agents publics, l’instauration d’une journée de carence pour les congés maladie, la compensation limitée de la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG)…
Lancée en septembre 2017, la réforme de l’Etat affectera également la fonction publique. Les premières orientations ont été dévoilées le 1er février et elles ont douché les syndicats : recours accru aux contractuels, développement de la rémunération au mérite, simplification des instances représentatives du personnel, plans de départs volontaires… Et c’est sans compter la promesse de campagne d’Emmanuel Macron de supprimer 120 000 postes sur le quinquennat.
Vous êtes fonctionnaires. Expliquez-nous ce que recouvre le malaise de la fonction publique. Redoutez-vous la mise en œuvre des projets du gouvernement ? Avez-vous le sentiment que votre travail n’est pas compris, pas reconnu ? Pensez-vous que la mobilisation est le seul moyen de faire entendre votre voix ?                            





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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ M. et Mme X omettent la conjonction de subordination « si » dans leur engagement de caution, ce qui rend leur texte inintelligible, et leur permet de soutenir qu’ils n’ont pas compris la portée de leur engagement.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Le directeur artistique de la collection masculine de Christian Dior conservera des fonctions au sein du groupe LVMH.
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Kris Van Assche quitte Dior Homme

Le directeur artistique de la collection masculine de Christian Dior conservera des fonctions au sein du groupe LVMH.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 14h46
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 14h52
    |

                            Juliette Garnier








                        



   


Christian Dior Couture, filiale de LVMH, a annoncé lundi 19 mars le départ de Kris Van Assche de la direction artistique de Dior Homme. Après 11 ans chez Dior, le styliste belge « continuera d’exercer sa créativité au sein du groupe LVMH », indique l’entreprise dans un communiqué.

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                LVMH annonce des résultats record pour 2017



Il sera remplacé par le Britannique Kim Jones, ancien directeur artistique des collections masculines de Louis Vuitton. M. Jones rejoint ainsi l’italien Pietro Beccari, ancien directeur marketing et communication de Louis Vuitton, qui vient d’être nommé PDG de Christian Dior Couture en remplacement de Sidney Toledano, devenu PDG du LVMH Fashion Group. « La première collection Dior Homme de Kim Jones sera présentée à Paris en juin prochain, à l’occasion de la semaine des collections masculines », précise LVMH.
Successeur d’Hedi Slimane chez Dior
Les nouvelles fonctions de M. Van Assche seront dévoilées prochainement, assure le leader mondial du luxe toujours par communiqué. Son départ intervient après la nomination surprise d’Hedi Slimane, le 21 janvier, à la tête de Céline, une autre des filiales du groupe français. Chez Dior Homme, M. Van Assche avait précisément succédé en 2007 au créateur que Bernard Arnault, PDG du groupe LVMH, a présenté alors comme l’un des « plus talentueux de notre époque ».

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                Céline : LVMH mise sur Hedi Slimane pour concurrencer Hermès



Les deux hommes se connaissent. M. Van Assche, 41 ans, a été l’assistant de M. Slimane, 49 ans. Ce dernier doit maintenant propulser la marque Céline, connue surtout pour ses sacs à main, au premier rang des marques globales de luxe. LVMH entend doubler les ventes de Céline d’ici à cinq ans, pour atteindre 2 milliards d’euros, notamment en signant de nouvelles lignes dont une collection de prêt-à-porter masculin et une ligne de couture.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Selon une étude mondiale, 82 % des Français conserveraient une part très importante de liquidités.
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Les épargnants français seraient les plus pessimistes au monde

Selon une étude mondiale, 82 % des Français conserveraient une part très importante de liquidités.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 14h26
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 16h08
    |

            Jérôme Porier








                        


En matière d’épargne, les Français seraient d’indécrottables pessimistes, d’où leur obsession pour avoir toujours liquidités disponibles et leur réticence à investir en Bourse. C’est ce que montre la 4e édition de l’étude mondiale « Global investor pulse » (« le pouls de l’investisseur mondial ») réalisée par BlackRock en 2017 auprès d’un échantillon de 28 000 personnes dans 18 pays, dont 1 000 Français.
Le principal intérêt de cette enquête réalisée trois mois avant l’élection d’Emmanuel Macron est de mettre en relief l’existence de spécificités nationales en matière de finances personnelles. Champions du monde de l’épargne, les Français continuent à mettre beaucoup d’argent de côté et à privilégier la « sécurité » des liquidités, dans un climat de pessimisme et de défiance généralisée vis-à-vis de l’économie et des institutions.

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                Des transferts d’argent de plus en plus surveillés



Ainsi, seuls 35 % des Français se déclarent optimistes en matière d’épargne, loin derrière la moyenne européenne qui s’établit à 49 %. En un an, la confiance des hommes (-16 %) s’est dégradée deux fois plus que celle des femmes (-8 %), les classes d’âges les moins confiantes étant les 25-34 ans et les 45-64 ans. La prochaine édition de cette enquête permettra de savoir si l’élection d’Emmanuel Macron a eu une influence sur le pessimisme des épargnants français.
En dépit du maintien de taux très bas, deux Français sur cinq n’ont rien changé à leur façon d’investir et près d’un tiers estime qu’un maintien des taux bas n’aura aucun impact sur leurs finances personnelles. Les Français conservent une part très importante de liquidités (pour 82 % d’entre eux) et privilégient l’assurance-vie en euros pour leurs placements (40 %).

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                Bourse : que faire de son portefeuille dans des marchés chahutés



Selon l’enquête, l’allocation des actifs financiers détenus par les Français comprendrait 59 % de liquidités (y compris le Livret A), 18 % de contrats d’assurance-vie en euro, 9 % d’investissements immobilier, 9 % d’actions, de fonds communs de placement, multi-actifs et obligations et 5 % d’autres produits.
« Malgré un taux d’épargne très élevé, les Français ont du mal à investir dans les produits financiers. Un constat qui s’explique par leur manque de culture financière. Un Français sur deux ne sait pas ce qu’est une sicav », déclare Ivana Davau, responsable de la distribution pour BlackRock en France.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Un groupe d’élus doit déposer mardi au Conseil de Paris une proposition pour que toute la ville soit classée en zone touristique internationale.
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Le débat sur le travail du dimanche refait surface à Paris

Un groupe d’élus doit déposer mardi au Conseil de Paris une proposition pour que toute la ville soit classée en zone touristique internationale.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 12h00
    |

            Cécile Prudhomme








                        



   


Le sujet du travail dominical refait surface à la Mairie de Paris. Il sera abordé au Conseil de Paris, à l’initiative d’un groupe d’élus, les Parisiens progressistes, constructifs et indépendants (PPCI, proches de Nathalie Kosciusko-Morizet, qui ont prévu de déposer, mardi 20 mars, une proposition pour élargir l’ouverture du dimanche à l’ensemble des commerces de la capitale, en classant toute la ville en zone touristique internationale (ZTI).
Ils partent du principe que Paris, en tant qu’entité, est une capitale touristique. Un tel statut permettrait, selon eux, de prévenir les recours multiples qui fragilisent le dispositif actuel et d’éviter de pénaliser les commerçants situés aux abords des ZTI.
« Le classement de Paris en zone entière aurait pour effet de simplifier le message auprès des consommateurs, renchérit Yohann Petiot, directeur général de l’Alliance du commerce, qui représente 26 000 points de vente. Ce n’est pas pour autant que tous les magasins seront ouverts, comme c’est le cas à Bordeaux, qui est entièrement classée en zone touristique municipale. »
Un débat relancé par les déclarations de Benjamin Griveaux
Ce groupe étant minoritaire, la proposition a peu de chance d’être validée. Mais ce débat a récemment été relancé après les déclarations de Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, qui estimait, le 6 mars sur BFM-TV, être « assez favorable à l’idée qu’on puisse avoir cette ouverture dominicale généralisée dans Paris ».
« Les règles d’ouvertures des magasins sont devenues obsolètes », face à des « consommateurs, notamment les plus jeunes, désormais habitués à pouvoir acheter tout à toute heure, via Internet », a renchérit André Marcon, président honoraire des chambres de commerce et d’industrie de France, dans son rapport sur la « revitalisation commerciale des villes petites et moyennes », remis au gouvernement jeudi 15 mars. Il préconise de « supprimer la règle de fermeture des magasins à dominante alimentaire le dimanche à 13 heures, sous condition d’un accord collectif préalable, lorsque les établissements ont une surface de vente de moins de 3 000 m² » et de « donner la liberté à chaque établissement de choisir ses jours et heures d’ouverture, sous réserve de contreparties négociées avec le personnel ».
Revirement d’Anne Hidalgo
Anne Hidalgo, autrefois relativement hostile au travail du dimanche, critiquant, par exemple, en septembre 2015 dans les colonnes du Parisien, le « fantasme d’une ville entièrement dédiée au consumérisme », semble être en partie revenue sur cette position. La maire de Paris a, en effet, demandé au préfet l’instauration d’une zone commerciale sur le périmètre des Olympiades, dans le 13e arrondissement, afin que les commerçants puissent continuer à ouvrir le dimanche, malgré la décision du tribunal administratif de Paris d’annuler, le 16 février, un arrêté de 2015 créant cette ZTI. Le tribunal a en effet remis en question le caractère « touristique » du périmètre, après une plainte de Clic-P, le Comité de liaison intersyndical du commerce parisien, qui rassemble plusieurs organisations syndicales, et opposant farouche au travail dominical et en soirée. Clic-P a d’ailleurs déposé un recours sur les neuf autres ZTI et pour les gares que le tribunal administratif de Paris doit encore examiner.
« Depuis 2015, l’ouverture dominicale des commerces a apporté une grande satisfaction aux élus locaux, aux riverains et aux commerçants et a bénéficié aux nombreuses activités commerciales du secteur, dont le centre commercial Italie 2 » dans cette zone du 13e arrondissement de Paris, écrivait fin février la Maire de Paris dans une lettre au préfet d’Ile-de-France retranscrite par l’AFP. « Aujourd’hui, ce secteur à forte attractivité se caractérise par une offre commerciale et une demande particulièrement importantes », ajoutait Mme Hidalgo, pour qui cette zone « semble remplir les critères de classement en zone commerciale. »

        Lire aussi :
         

                Paris se convertit à la loi Macron sur le travail dominical



Ce virage a surpris au sein même de l’Hôtel de ville. D’autant que l’impact sur l’emploi de cette mesure semble encore devoir être démontré. Dans une note publiée en octobre 2017, Bercy constatait que si 28,2 % des commerces des ZTI parisiennes étaient ouverts le dimanche en février 2017, contre 17,5 % lors de l’entrée en vigueur de la mesure, l’« effet [était] encore limité en termes d’emplois », notamment en raison de la forte diminution de la fréquentation touristique à Paris en 2016. En moyenne, les grands magasins considèrent que le surplus de chiffre d’affaires est proche de 10 % depuis qu’ils ouvrent le dimanche. Et surtout, que cette journée supplémentaire ne cannibalise pas les ventes des autres jours, car la clientèle est plus familiale. 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Ce livre d’entretiens entre Nicolas Hulot et l’Indienne Vandana Shiva, égérie mondiale de l’écologie et de l’altermondialisme, constitue un vif plaidoyer en faveur d’une lutte sans concession contre le réchauffement climatique et en défense de la planète Terre.
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Plaidoyer de Nicolas Hulot et Vandana Shiva pour l’écologie et l’altermondialisme

Ce livre d’entretiens entre Nicolas Hulot et l’Indienne Vandana Shiva, égérie mondiale de l’écologie et de l’altermondialisme, constitue un vif plaidoyer en faveur d’une lutte sans concession contre le réchauffement climatique et en défense de la planète Terre.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 11h43
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 16h55
    |

            Rémi Barroux








                        



                                


                            

Livre. Si l’on voulait se montrer un tantinet caustique, on pourrait recommander au ministre Hulot de parcourir attentivement ce livre écrit par… Nicolas Hulot, l’icône écologiste. Un véritable plaidoyer, et vif, en faveur d’une lutte sans concession contre le réchauffement climatique et en défense de la planète Terre que cet ouvrage d’entretien entre Nicolas Hulot, pas encore pièce maîtresse du premier gouvernement d’Emmanuel Macron, et l’Indienne Vandana Shiva, égérie mondiale de l’écologie et de l’altermondialisme, grande défenseure des petits paysans, de leurs semences… et en guerre contre les géants de l’industrie agrochimique, Monsanto en tête.

Ces entretiens menés par Lionel Astruc ont été réalisés dans la demeure bretonne de Nicolas Hulot alors qu’il venait de décider d’accepter la proposition de devenir ministre, mais avant que ce choix ne soit rendu public. Le pouvoir, l’ex-président de la fondation qui portait son nom (devenue Fondation pour la nature et l’homme) l’avait déjà tutoyé aux côtés des trois anciens présidents de la République : « J’ai suffisamment côtoyé le pouvoir pour m’apercevoir que les hommes politiques en exercice découvrent (certains font semblant) qu’en réalité ils ont été dépossédés de leurs prérogatives au fil du temps. »
Les propos se font durs, tant sur le CETA, le traité de libre-échange entre le Canada et l’Europe, ou l’influence démesurée de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur la marche du monde, que sur les Nations unies dénoncées par les deux débatteurs.
Dossiers chauds de l’écologie planétaire
Vandana Shiva et Nicolas Hulot soulignent aussi la profonde inégalité planétaire qu’aggrave la crise climatique, et critiquent vertement le rôle des grandes multinationales et les conséquences environnementales que cela entraîne. « On a acté la séparation de l’Eglise et l’Etat, mais pas celle de l’Etat et des entreprises », lâche Nicolas Hulot, des propos...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ L’opérateur défend devant la justice sa fusion avec Time Warner, bloquée par les autorités fédérales. La bataille du prix cache un autre enjeu, celui de la régulation des sociétés de l’Internet, note l’éditorialiste économique du « Monde » Philippe Escande.
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AT&T face au gouvernement américain ou la fusion avec Time Warner en procès

L’opérateur défend devant la justice sa fusion avec Time Warner, bloquée par les autorités fédérales. La bataille du prix cache un autre enjeu, celui de la régulation des sociétés de l’Internet, note l’éditorialiste économique du « Monde » Philippe Escande.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 11h39
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 15h48
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. AT&T contre le département de la justice. L’affiche du film a un petit air de déjà-vu, comme la septième version de Star Wars ou le vingtième James Bond. L’ancien monopole des télécommunications américaines est un habitué des prétoires. Après trois procès, dont le dernier eut lieu en 1982, la firme a éclaté en sept entités, avant d’être absorbée par l’une de ses anciennes filiales pour redevenir le premier opérateur téléphonique du pays. Il recommence ce lundi 19 mars ses aventures judiciaires dans un procès retentissant face au gouvernement des Etats-Unis qui s’oppose à l’acquisition du géant des médias Time Warner.
La grande affaire n’est donc plus le monopole des communications, mais le mariage entre un distributeur d’information, par le câble ou le téléphone mobile, et un fournisseur de contenu, propriétaire notamment des chaînes CNN ou HBO. Ce sera le procès de la convergence. C’est pourquoi tous les opérateurs téléphoniques, du câble et tous les groupes de ­médias de la planète suivront attentivement le procès. Et notamment Disney, qui cherche à acheter son concurrent Fox, ainsi que Comcast, géant du câble qui avait déjà avalé NBC et qui pourrait contre-attaquer sur Fox.
AT&T explique que, pour lutter contre Google, Amazon ou Apple, il doit investir dans les médias, cible fragile. Le gendarme américain de la concurrence se veut, lui, le gardien de l’intérêt du consommateur. Et son mètre étalon est le prix. Il craint que la fusion d’un opérateur téléphonique avec un producteur de séries, de films et d’émissions se traduise par plus d’exclusivité, moins de concurrence et à la fin par une remontée des prix. D’ailleurs, si AT&T accepte de mettre 109 milliards de dollars (89 milliards d’euros) sur la table, c’est bien pour essayer de gagner plus d’argent. Ce qui ne sera pas facile pour un groupe qui a déjà enregistré près de 10 milliards d’euros de bénéfice net en 2017.
La technologie va trop...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Homme discret, le président de la Réserve fédérale américaine doit poursuivre la normalisation de la politique monétaire de l’institution, tout en composant avec les mesures de relance de la Maison Blanche.
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Le nouveau patron de la Fed Jerome Powell, à l’épreuve du feu face à Trump et aux marchés

Homme discret, le président de la Réserve fédérale américaine doit poursuivre la normalisation de la politique monétaire de l’institution, tout en composant avec les mesures de relance de la Maison Blanche.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 11h50
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Janet Yellen fut la présidente du retour au plein-emploi après la terrible crise financière de 2008. Jerome Powell devra combattre un revenant que l’on croyait disparu, l’inflation. Le nouveau président de la Réserve fédérale américaine (Fed) a prêté serment lundi 5 février et préside, à partir de mardi 20 mars, sa première réunion du comité monétaire de la Fed.

Dans cet interrègne, « Jay » Powell est resté optimiste. Mais quatre coups ont retenti début février, signant un changement d’ère. Le premier est venu des travailleurs américains, dont les salaires ont enfin augmenté (de 2,9 % en décembre 2017), marquant la fin d’une incompréhensible stagnation des revenus aux Etats-Unis. Immédiatement est venue la correction des marchés, qui ont connu une baisse de 10 % après une année d’euphorie trumpienne. La troisième frappe fut celle de Donald Trump et du Congrès, qui ont ouvert grand les vannes du déficit budgétaire : près de 5 % de déficit en 2019, alors que l’économie tourne à plein régime. Quatrième choc, l’offensive protectionniste de la Maison Blanche. Tous les ingrédients sont réunis pour un retour de l’inflation, et Jérôme Powell va devoir piloter avec doigté la politique monétaire : la resserrer pour éviter une surchauffe, sans casser la croissance.
La nomination de l’adjoint de Janet Yellen à la présidence de la Fed est, de l’avis général, un petit miracle. Donald Trump ne voulait pas reconduire Mme Yellen, démocrate keynésienne nommée, faute suprême, par Barack Obama. Mais le président n’a pas été jusqu’à choisir un faucon républicain, tel le professeur de Stanford John Taylor, ou Kevin Warsh qui avait claqué la porte de la Fed en 2011 en raison de sa politique jugée trop laxiste. M. Trump, en bon promoteur immobilier, aime les taux bas et avait trop besoin d’un homme qui prenne en compte les marchés. Son choix très raisonnable, fortement appuyé par le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, a finalement été entériné en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Cette ligne ferroviaire secondaire a été suspendue en décembre 2017 et remplacée par un réseau de cars, dans l’attente de travaux incertains.
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Ligne Millau-Rodez : « Ils attendent qu’on prenne l’habitude du bus »

Cette ligne ferroviaire secondaire a été suspendue en décembre 2017 et remplacée par un réseau de cars, dans l’attente de travaux incertains.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 12h26
    |

            Sylvia Zappi (Millau, Rodez, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

A l’exception d’un homme en parka verte échoué sur un banc, le hall de la petite gare est désert en cet après-midi de lundi de mars. Dans un guichet sans âme, une employée se morfond. Au Buffet de France, les habitués sirotent un verre de blanc en regardant l’émission « Des chiffres et des lettres ». La gare de Millau (Aveyron) ressemble à bien des stations de ces « petites lignes » qui sillonnent le territoire. Le panneau d’affichage annonce encore les départs vers Rodez, Saint-Chély ou Albi mais, à la place des voies, les lettres lumineuses répètent un seul mot : « CAR ». Trois lettres majuscules qui résument la situation des lignes secondaires dans le viseur des pouvoirs publics.

Depuis le 10 décembre, celle du TER Rodez-Séverac-Millau a été « suspendue ». SNCF Réseau a décidé d’interrompre le trafic pour des raisons de sécurité : vétuste, le trajet ne serait plus circulable. « La ligne n’avait plus la performance attendue », indique la direction territoriale. Du côté des cheminots, on parle de « renoncement » : la société ne fait pas faire les travaux et laisse les installations se dégrader, dénoncent-ils. Eux la connaissent, cette voie qu’ils empruntent tous les jours, insistent-ils. Comme souvent sur le réseau secondaire, les hommes du rail bricolent, ralentissant dans tel passage, remplaçant une traverse ici, complétant le ballast là. « On aurait pu réparer et réduire la vitesse. C’est une fermeture politique : ça fait des années que la direction ne veut plus l’entretenir », assène Frédéric Laur, secrétaire du syndicat CGT Cheminot.

Depuis toujours considéré comme déficitaire
Dans le hall, deux de ses collègues soupirent. « Faut pas parler de fermeture », lâche le plus ancien (13 ans de service). « Mais c’est vrai qu’on ne sait pas ce que ça va devenir et nous avec », dit-il en montrant, devant la gare, les grands autocars de la ligne privée Le Ruban...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Les compensations financières promises aux bailleurs sociaux afin de contrebalancer leur baisse de loyers tardent à se matérialiser.
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Les organismes HLM dans l’impasse financière

Les compensations financières promises aux bailleurs sociaux afin de contrebalancer leur baisse de loyers tardent à se matérialiser.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 11h05
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

« Les bailleurs sociaux sont en plein brouillard pour élaborer leur budget 2018 », déclarait Frédéric Paul, délégué général de l’Union sociale de l’habitat, le 6 mars, en conférence de presse. La loi de finances pour 2018 a, en effet, changé la donne, en imposant aux bailleurs sociaux de compenser la baisse massive des aides personnalisées au logement (APL) en réduisant leurs loyers afin de ne pas pénaliser les locataires.

Le gouvernement attend un gain de 800 millions d’euros en 2018 et 2019, puis 1,5 milliard d’euros par an, à partir de 2020. La ponction représente, dès cette année, 4 % de l’ensemble des loyers collectés par les HLM (plus de 20 milliards d’euros) et bientôt 8 %. Ce manque à gagner entame de deux tiers leur résultat net, soit leur capacité d’investissement pour construire ou rénover. Sur le plan technique, la mesure, censée s’appliquer depuis le 1er février, est compliquée à mettre en œuvre. Le barème de la réduction de loyers demandée (en moyenne 45 euros par quittance), n’a été publié que le 28 février et ne pourra s’appliquer que fin mai, avec un effet rétroactif. Un tel dispositif nécessite, en outre, d’importants développements informatiques tant du côté des caisses d’allocations familiales, qui versent les APL, que des organismes HLM.
La réforme se heurte à une autre difficulté : répartir l’effort entre bailleurs sociaux selon leur niveau de richesse, pour ne pas pénaliser ceux qui pratiquent les loyers les plus faibles et accueillent le public le plus modeste et aidé.
Troisième sujet d’incertitude, les compensations financières que le gouvernement a promises. La Caisse des dépôts et consignations (CDC) est censée rallonger d’une dizaine d’années la durée de quelque 60 000 crédits, représentant 32 milliards d’euros sur un encours global de 160 milliards, afin d’apporter un peu d’oxygène à la trésorerie des bailleurs. Pour les nouvelles opérations, la CDC doit consentir des prêts à taux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Air France, Carrefour, Pimkie... Les salariés du privé font aussi entendre leurs voix, avec en point d’orgue l’appel à une journée de mobilisation jeudi.
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Du public au privé, les foyers de contestation sociale se multiplient

Air France, Carrefour, Pimkie... Les salariés du privé font aussi entendre leurs voix, avec en point d’orgue l’appel à une journée de mobilisation jeudi.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 11h02
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 12h28
    |

            Isabelle Chaperon








                        



   


Giboulées de grèves attendues en mars – et au-delà – en provenance de la SNCF, mais pas seulement : Air France, Carrefour, maisons de retraite, concessions hydrauliques d’EDF, voire bureaux de La Poste en Gironde ou Ille-et-Vilaine, des mouvements sociaux variés se succèdent, voire se télescopent, dans toute la France.
Point d’orgue de ce calendrier, les organisations syndicales appellent à une journée nationale de mobilisation le jeudi 22 mars. Les salariés de la SNCF, de la RATP, de la fonction publique, des organismes sociaux, mais aussi ceux de l’enseigne d’habillement Pimkie, les bibliothécaires ou encore les retraités ont reçu pour mot d’ordre de cesser le travail et de descendre dans la rue.
Dès le lendemain, le 23 mars, l’intersyndicale regroupant dix organisations syndicales d’Air France a invité pilotes, hôtesses, stewards et personnel au sol à une nouvelle journée de grève, la deuxième après celle du 22 février, un troisième round étant déjà calé pour le 31 mars. Objectif : obtenir de la direction des revalorisations salariales.

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                La semaine sociale tendue de Macron



« La protection fout le camp »
Chez Carrefour, où un vaste plan de restructuration a été annoncé en janvier, FO et CFDT ont demandé aux salariés de laisser le rideau baissé le samedi 31 mars, sachant que, depuis quelques jours, des feux de palettes devant les entrepôts de Crépy-en-Valois (Oise), Cavaillon (Vaucluse) ou Carpiquet (Calvados) ponctuent déjà des débrayages.
La liste apparaît bien longue : après la faible mobilisation à l’automne contre les ordonnances réformant le code du travail, la protestation pourrait-elle ressurgir sur le terrain des entreprises ? Les syndicats l’espèrent.
« C’est vrai qu’on a du mal à mobiliser sur des textes législatifs, car ce n’est pas concret. Mais là, les premières ruptures conventionnelles collectives arrivent, les salariés voient la concrétisation des ordonnances de la loi travail. Ils prennent conscience que la protection fout le camp », relate Roxane Idoudi, secrétaire fédérale de FO Commerce, qui cite notamment les réorganisations au sein de certaines enseignes du groupe Mulliez, chez Pimkie et Happy Chic (Brice, Jules, Bizzbee et La Gentle Factory).

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Les experts croient peu à un « printemps du mécontentement »
Le patronat, de son côté, affiche sa sérénité. « Les récentes grèves annoncées dans plusieurs entreprises sont très ciblées. Je n’ai pas le sentiment que le climat social se dégrade. On ne ressent pas de regain de tension ni de raisons particulières de s’inquiéter. Il n’y a aucune remontée en ce sens des directeurs des ressources humaines membres de l’Association nationale des DRH », l’ANDRH, assure son président Jean-Paul Charlez.
« Il y a un très grand calme dans les entreprises », confirme Raymond Soubie, président des sociétés de conseil Alixio et Taddeo. Et l’ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy d’ajouter : « En ce moment, les conflits dans les entreprises sont plutôt moins nombreux que ces dernières années. Quelques clignotants se sont allumés, mais de faible intensité. »
« On observe une superposition des luttes, pas une conjonction », analyse l’historien Stéphane Sirot.
A ce stade, certes, les experts des relations sociales ne croient guère que ces contestations diverses puissent converger en un « printemps du mécontentement », même à partir d’une dynamique qui serait lancée par des cheminots résolus. « On observe une superposition des luttes, pas une conjonction », analyse Stéphane Sirot, historien, spécialiste des conflits du travail, professeur à l’Université de Cergy-Pontoise.
Selon lui, « il y aurait les ingrédients mais la conflictualité sociale est en baisse. Les réflexes sont corporatistes. Chacun se replie plutôt sur ses propres revendications ». « Les implantations syndicales dans les entreprises et la culture de la négociation collective sont trop faibles », abonde Dominique Andolfatto, professeur de science politique à l’Université de Bourgogne.
« Une nouvelle répartition des richesse »
Certes, les motifs d’insatisfactions ne manquent pas, et pas seulement à cause des réformes lancées par le gouvernement. Les restructurations, d’abord, perpétuelles sources de conflits sociaux, se poursuivent, notamment au sein de groupes internationaux qui transfèrent d’un pays à l’autre leurs activités.
Ainsi, si un accord a été trouvé jeudi 14 mars pour mettre fin au blocage de près d’un mois de l’usine d’embouteillage de Coca-Cola aux Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rhône), non loin de là, dans la technopole Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes), les syndicats du laboratoire Galderma (545 salariés), dont Nestlé a annoncé la fermeture, se mobilisent pour pousser le géant suisse à améliorer les conditions de son plan social. Ces foyers de protestation restent toutefois localisés.

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En parallèle, les acteurs traditionnels se transforment pour s’adapter à la révolution numérique. La montée en puissance des GAFA, les géants de l’Internet, Amazon, Facebook et autres Google, met sous pression de nombreux secteurs, au premier rang desquels la distribution. Alexandre Bompard, le PDG de Carrefour, a dévoilé en janvier un plan d’économies prévoyant 2 400 départs. Par-dessus tout, les salariés du distributeur ne décolèrent pas de voir leur participation dégringoler à 58 euros en moyenne en 2018 contre 610 euros en 2017 : « 350 millions d’euros pour les actionnaires, 50 euros pour les salariés », le tract de la CGT Carrefour qui appelle à la grève pour le week-end de Pâques dénonce ainsi la « nouvelle répartition des richesses que nous créons ».
Des revendications sur le pouvoir d’achat
Si la reprise économique apporte une bouffée d’air sur le front de l’emploi, elle entraîne en sens inverse une montée des revendications sur le pouvoir d’achat. Les syndicats d’Air France, coutumiers des bras de fer avec la direction, ont été parmi les premiers à réclamer une augmentation des salaires, 6 % en l’occurrence. « C’est un phénomène que l’on connaît bien », à ce moment du cycle, témoigne Bernard Vivier, directeur de l’Institut supérieur du travail, « on sent certaines tensions, mais des conflits, je n’y crois pas, même s’il faut rester très prudent. »

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                La direction d’Air France « prête à négocier un mécanisme d’ajustement salarial », à dix jours de la grève



Après des années d’investissements réduits, les demandes de revalorisation salariale se mêlent souvent de revendications sur les moyens nécessaires pour permettre aux salariés d’exercer leur métier dans de bonnes conditions. C’est le cas des professionnels chargés du grand âge, en grève jeudi 15 mars, après la journée de mobilisation du 30 janvier, afin d’obtenir notamment une augmentation du nombre de soignants.
« Le secteur à surveiller reste celui de la santé. Les hôpitaux, les maisons de retraite, c’est là où la situation peut dégénérer. Mais cela concerne d’abord le secteur public », prévient M. Soubie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Les deux radios de service public lancent, à partir du 30 avril, un podcast de dix minutes destiné à lutter contre les fausses informations dans le domaine des sciences.
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Franceinfo et France Culture s’allient contre les « fake news »

Les deux radios de service public lancent, à partir du 30 avril, un podcast de dix minutes destiné à lutter contre les fausses informations dans le domaine des sciences.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 09h59
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

A l’heure de la lutte contre les « fake news », la certification de l’information devient la grande question. A la fois pour le gouvernement, les médias, mais aussi pour les annonceurs. Les initiatives pullulent, qu’elles viennent de l’exécutif et du Parlement, avec la perspective, d’ici mai, d’une loi destinée notamment à lutter contre la diffusion massive de fausses nouvelles en période électorale, ou des médias, à l’image du Décodex du Monde ou du système mis en place par Facebook, peu après la victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine. Le réseau social, désireux de répondre aux critiques visant son rôle dans la diffusion des fausses nouvelles, propose à ses utilisateurs de signaler des informations douteuses, qui sont ensuite vérifiées par les médias partenaires.

C’est dans ce contexte que Franceinfo et France Culture ont décidé de s’associer pour combattre méconnaissances et fausses informations dans le domaine scientifique. A partir du 30 avril, un podcast de dix minutes, en format vidéo, créé conjointement par les deux radios du service public, sera lancé.
Animé par Nicolas Martin, présentateur de l’émission « La Méthode scientifique », il se penchera chaque semaine sur un sujet d’actualité : deux pilotes ont été déjà été tournés, l’un sur la sécurité alimentaire, l’autre sur le changement climatique. « On ne peut pas reprocher aux gens d’exercer leur esprit critique, mais il faut travailler pour que le doute ne débouche pas sur la méconnaissance ou le complotisme », explique Sandrine Treiner, directrice de France Culture. Ce podcast trouvera son prolongement sur les deux antennes : un programme court d’une minute et trente secondes sur Franceinfo et un format long sur la grille d’été de France Culture.

« Certification de l’expertise »
Cette initiative est née de discussions entre les deux responsables de ces radios, Sandrine Treiner, pour France Culture, et Vincent Giret, pour Franceinfo....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Stimulée par la récente ligne à grande vitesse qui met Paris à moins de 90 minutes, la ville bretonne multiplie les programmes immobiliers, au risque de voir flamber les prix.
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Rennes reste accessible pour les investisseurs

Stimulée par la récente ligne à grande vitesse qui met Paris à moins de 90 minutes, la ville bretonne multiplie les programmes immobiliers, au risque de voir flamber les prix.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 12h25
    |

Ludovic Clerima







                        



   


C’est l’un des marchés les plus dynamiques de l’Ouest. Rennes, avec ses ventes en hausse de 20 % en 2017, séduit un peu plus tous les ans. La ville profite, depuis plusieurs décennies, d’un lifting urbanistique particulièrement réussi. « De ma fenêtre, je vois une quinzaine de grues, raconte Marie-Christine, qui vit dans le centre-ville depuis une trentaine d’années. Rennes n’a pas cessé de s’embellir sur le plan architectural. On compte de grandes réalisations, qu’il s’agisse du nouveau Palais des Congrès ou de l’immeuble réalisé par Jean Nouvel. »
le marché de l’emploi à Rennes à moins qu’ailleurs en France souffert des crises industrielles de ces dernières décennies
Outre ses qualités esthétiques, la capitale bretonne possède également un solide tissu économique. Si le taux de chômage s’élève à près de 11 %, le marché de l’emploi à moins qu’ailleurs en France souffert des crises industrielles de ces dernières décennies. « Nous nous sommes rattrapés sur le tertiaire, avec des entreprises spécialisées dans le numérique », affirme Me Emonnet, notaire de la région. Le nouveau quartier d’EuroRennes participe à ce renouveau économique.
D’ici à 2025, quelque 124 000 m² de bureaux seront créés, qui représentent 7 000 emplois, selon les estimations de la métropole rennaise. A cela, il faudra ajouter 1 420 nouveaux logements, 30 000 m² de commerces, de services et de loisirs et près de 9 500 m² d’activités et d’équipements, sur un territoire de cinquante-huit hectares.
La magie de la LGV
L’été 2017 a d’ailleurs marqué le premier signal fort de cette transformation avec l’arrivée de la ligne à grande vitesse (LGV), qui relie Rennes à Paris en moins d’une heure trente. « En 2016, à Rennes, le nombre de dossiers que nous bouclions pour des acquisitions reculait de 2,75 %. Mais, en 2017, la demande a augmenté au premier semestre de 5 %, puis de 4,5 % au second, avec de nombreux dossiers de Parisiens souhaitant quitter la capitale pour un cadre de vie plus agréable », confie Maël Bernier, porte-parole du courtier en crédit immobilier Meilleurtaux. Un constat partagé par Arnaud Bouffort, directeur des ventes de l’agence rennaise Cogir immobilier : « Avant l’été 2017, il y a eu une accélération du marché. Ça a été violent. On a vu les prix progresser de 8 % en un trimestre sur certains quartiers, poussés par des investisseurs extérieurs. »
Les quartiers de Villejean et de Beaulieu, près des universités, sont à privilégier dans une ville où près d’un habitant sur trois est étudiant
En dix ans, les prix rennais ont augmenté de plus de 13 %, selon les données de Meilleursagents. Sur l’année 2017, ils s’orientent de nouveau à la hausse, avec une augmentation de 5 %. « C’est une progression mesurée, assure Me Emonnet. Les loyers sont stables, et si la hausse des prix était trop rapide, elle nuirait à la rentabilité des investisseurs. » Actuellement, avec des loyers avoisinant les 13,4 euros/m² en moyenne pour un T2 et des prix aux alentours de 2 800 euros/m², les perspectives de rendement atteignent les 5,7 % brut. Et le meilleur est à venir pour qui sait dénicher les bonnes occasions dans les quartiers en devenir.
Pour investir à Rennes, le ticket d’entrée est encore accessible : « Comptez en moyenne dans l’ancien entre 80 000 et 100 000 euros pour mettre en location un studio », indique Franck Maussion, vice-président de la Fnaim Bretagne. Les quartiers de Villejean et de Beaulieu, près des universités, sont à privilégier dans une ville où près d’un habitant sur trois est étudiant : « Si vous prenez le secteur de la dalle Kennedy, près de Villejean, vous trouvez des appartements de 90 m² à 180 000 euros. Des biens comme ceux-là, mis en colocation, peuvent rapporter jusqu’à 9 % de rendement brut », assure Arnaud Bouffort.

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Le centre-ville, plus cher, est également un des lieux idéals pour investir. « Attention toutefois à certains immeubles classés, qui pourraient poser problème en cas de travaux, voire de rénovation énergétique », alerte Me Emonnet. Les adeptes de l’immobilier neuf jetteront, eux, leur dévolu sur des quartiers en devenir, comme Baud-Chardonnet ou La Courrouze. Ici, contrairement au centre-ville où les prix du neuf vont de 4 000 euros/m² à 6 000 euros/m² sur certains programmes, ils s’établissent à 3 500 euros/m². Une aubaine pour les investisseurs. En effet, dès 2020, la nouvelle ligne de métro désenclavera le quartier de La Courrouze et celui de l’université Beaulieu. De quoi offrir un surplus de valeur aux biens déjà construits ou en construction dans ces secteurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Cent hectares de toits et de murs végétalisés, 20 000 arbres plantés, 30 hectares d’espaces verts : la capitale doit voter, mardi, un plan pour « intégrer la nature partout en ville ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 18/03/2018
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Paris part à la reconquête de sa biodiversité

Cent hectares de toits et de murs végétalisés, 20 000 arbres plantés, 30 hectares d’espaces verts : la capitale doit voter, mardi, un plan pour « intégrer la nature partout en ville ».



Le Monde
 |    19.03.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 11h12
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            Audrey Garric








                        



                                


                            
« Une ville accueillante, résiliente et riche en biodiversité. » Voilà comment se rêve Paris, ou du moins l’objectif qu’elle s’est fixé pour 2030. C’est dans cette perspective que la capitale doit voter, lors du Conseil du mardi 20 mars, son nouveau plan biodiversité 2018-2024, un épais document qui déroule trente actions pour « intégrer la nature partout en ville ».
« Nous n’avions pas d’obligation légale à adopter un tel plan, à la différence du climat, précise Pénélope Komitès, adjointe à la maire (PS) chargée des espaces verts, de la nature en ville, de la biodiversité et de l’agriculture urbaine. Mais il serait inconcevable de ne pas mener des actions ambitieuses face à l’érosion de la biodiversité. » 
Selon un recensement effectué fin 2015, la capitale abrite plus de 600 espèces de plantes et 1 300 d’animaux dans ses parcs, jardins, bois, cimetières, mares ou canaux. Pourtant, ces populations sont parfois réduites ou en déclin, à l’image des moineaux, dont les trois quarts des effectifs ont disparu en treize ans. Après un premier plan biodiversité adopté en 2011, jugé « insuffisamment opérationnel », « il y avait une nécessité de sortir de l’opposition stérile entre la construction de la ville et la mise à disposition d’espaces verts », juge Pénélope Komitès.
20 000 arbres
Paris a ainsi prévu de poursuivre son verdissement en visant sur la mandature (2014-2020) cent hectares de toits et de murs végétalisés, 20 000 arbres plantés (8 000 l’ont déjà été) et trente hectares d’espaces verts ouverts au public (treize hectares ont déjà vu le jour). Une rue végétale – qui laisse une large place aux plantations, avec un accès nul ou limité pour les automobiles – sera aménagée dans chaque arrondissement, ainsi que la « première rue comestible parisienne », dans le 12e, dont les fruits et légumes, cultivés par les habitants, seront accessibles en libre-service.
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