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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Un article consacré à l’île et voué à être inscrit dans la Constitution a été présenté au président de l’exécutif corse, Gilles Simeoni, qui le juge trop restrictif.
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Le projet d’inscription de la Corse dans la Constitution est « en deçà » des attentes des autonomistes

Un article consacré à l’île et voué à être inscrit dans la Constitution a été présenté au président de l’exécutif corse, Gilles Simeoni, qui le juge trop restrictif.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 17h55
   





                        


Le projet d’inscription de la Corse dans la Constitution présenté par le gouvernement est « très en deçà des attentes », a déclaré lundi 19 mars le président de l’exécutif corse, Gilles Simeoni. « On est très en deçà des attentes, très en deçà de ce qui a été validé par le vote la semaine dernière par l’Assemblée de Corse, très en deçà du moment politique », a-t-il déclaré à l’issue d’une réunion avec Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’intérieur, chargée du dossier corse.
Le gouvernement prévoit dans sa réforme constitutionnelle l’introduction d’un article 72-5 spécifique à la Corse, où serait notamment reconnue son insularité. Mais pour le président de l’exécutif corse, l’article ne va pas assez loin :
« Cet article ne mentionnerait pas la notion d’autonomie et n’organise absolument pas un statut d’autonomie. On est uniquement dans une capacité d’adaptation qui serait reconnue à la Corse dans certains cas et dans des conditions extrêmement restrictives. Tantôt cette adaptation serait mise en œuvre par le législateur, soit elle serait mise en œuvre par la Corse mais après une autorisation par le Parlement. »

        Lire aussi :
         

                Statut spécifique de la Corse : les constitutionnalistes partagés



Des « spécificités » géographiques, économiques et sociales
Gilles Simeoni s’exprimait à l’issue d’une réunion de près de trois heures avec le président autonomiste de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, et avec Jacqueline Gourault. Celle-ci avait dit dimanche que le mot « autonomie » ne serait pas écrit dans l’article qui doit inscrire la Corse dans la Constitution, promesse d’Emmanuel Macron. Toutefois, le projet d’article reconnaît des « spécificités » à la Corse tant géographiques qu’économiques ou sociales, a dit lundi à l’AFP son entourage.
La « mention » de la Corse dans la Constitution est l’une des rares revendications des dirigeants nationalistes que le président de la République, dans un discours ferme, avait acceptées le 7 février à Bastia.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Dans une lettre ouverte au ministre de l’éducation nationale, un collectif d’associations demande que les sciences réintègrent le tronc commun et contribuent au développement de l’esprit.
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« Ne sacrifions pas l’enseignement des sciences »

Dans une lettre ouverte au ministre de l’éducation nationale, un collectif d’associations demande que les sciences réintègrent le tronc commun et contribuent au développement de l’esprit.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 17h35
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 18h15
   





                        



                                


                            
Tribune. Mercredi 14 février, le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a présenté la réforme du baccalauréat et de l’enseignement au lycée. L’ensemble des signataires que nous sommes, soucieux de la réussite des étudiantes et étudiants dans l’enseignement supérieur, de la préservation du potentiel de recherche et d’innovation de la nation et de la dissémination de la culture scientifique aux citoyennes et citoyens pour l’exercice de leur rôle démocratique, sont inquiets de la ­capacité du projet actuel de réforme à répondre à ces attentes.
Tout d’abord, étant donné l’absence d’enseignement spécifique (mathématiques, physique, chimie, SVT)dans le tronc commun proposé,la science ne ferait pas significativement partie de la culture commune des citoyens. La réforme, tout en reconnaissant que la science constitue tout un pan du ­savoir et de l’aventure intellectuelle humaine, ne semble pas lui donner les moyens de contribuer au développement de l’esprit.
Elle n’accorde pas non plus assez d’importance à l’assimilation des ­enjeux et démarches scientifiques par les acteurs et actrices de demain alors même que la société devient toujours plus dépendante des choix technologiques opérés. Les conséquences sur les prises de décision collectives et donc sur les choix démocratiques sont potentiellement très inquiétantes.
« Les conséquences de la réforme sur les prises de décision collectives et donc sur les choix démocratiques sont potentiellement très inquiétantes »
L’enseignement« d’humanités scientifiques et numériques » – la nouvelle matière prévue par la réforme –, aux contours disciplinaires encore mal ­définis, se doit de poser les bases et les méthodes scientifiques en mathématiques, physique, chimie, sciences de la vie et de la terre (SVT), nécessaires pour une réflexion rationnelle. En l’état ­actuel des choses, les deux heures par semaine prévues ne représentent en aucun cas un horaire suffisant pour une formation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Burn-out, violences sociales, anxiété… quantité de troubles psychiques sont aujourd’hui assimilés à la dépression. Mieux comprise pour certains, trop médicalisée pour d’autres, cette affection est difficile  à circonscrire. Maladie ? Souffrance psychique  ou sociale ? Le débat anime psychiatres et sociologues.
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La dépression, un mal flou à redéfinir

Burn-out, violences sociales, anxiété… quantité de troubles psychiques sont aujourd’hui assimilés à la dépression. Mieux comprise pour certains, trop médicalisée pour d’autres, cette affection est difficile  à circonscrire. Maladie ? Souffrance psychique  ou sociale ? Le débat anime psychiatres et sociologues.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 17h22
    |

                            Catherine Mary








                        



                                


                            
Dépression. C’est le terme utilisé par la médecine contemporaine pour désigner cette plongée dans la souffrance psychique que les médecins antiques nommaient mélancolie. Une maladie complexe qui se manifeste par un état de rupture avec l’état habituel de la personne, se traduisant par des troubles psychiques et physiques dont l’insomnie, l’angoisse, la perte d’appétit ou encore les pensées suicidaires. Dans les formes les plus sévères, elle fait peser un risque vital sur la personne, notamment par suicide ou arrêt d’alimentation.
Elle touche une personne sur cinq au cours de son existence et l’Organisation mondiale de la santé ­estime à plus de 300 millions le nombre annuel de ­dépressifs. Mais si ce nombre n’a cessé d’augmenter (+ 18 % entre 2005 et 2015), des voix s’élèvent pour questionner la légitimité de la médecine à détenir seule un droit de regard sur la maladie. En cause, ses frontières, qui englobent l’ensemble des états dépressifs face auxquels le traitement médical – principalement les antidépresseurs et les psychothérapies – s’impose comme l’unique réponse. « La dépression est une notion dépassée. De plus en plus, on va vers une ­déconstruction de ce qu’est ce trouble », affirme le ­sociologue Xavier Briffault, du Centre de recherche en médecine, sciences, santé, santé mentale et société du CNRS. « Ce qui ressort depuis une dizaine d’années, c’est que le concept de dépression lié à une cause biologique sous-jacente n’existe plus. Différents éléments de la personne incluant des facteurs biologiques, psychologiques et environnementaux entrent en compte. Ces ­éléments interagissent entre eux pour créer un cercle ­vicieux qui aboutit à la dépression », poursuit-il.
Et c’est justement sur cette dimension sociale des troubles dépressifs qu’insistait le sociologue Alain Ehrenberg, en octobre 2016, dans son discours d’inauguration à la tête du Conseil national de la santé mentale. « Les problèmes de santé mentale ne sont plus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ A l’occasion des 90 ans de Mickey, la Monnaie de Paris commercialise des nouvelles pièces comme elle le fait régulièrement pour d’autres commémorations. Ces séries limitées se révèlent, parfois, de bons placements.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Les monnaies de collection : un bon investissement ?

A l’occasion des 90 ans de Mickey, la Monnaie de Paris commercialise des nouvelles pièces comme elle le fait régulièrement pour d’autres commémorations. Ces séries limitées se révèlent, parfois, de bons placements.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 17h09
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 18h01
    |

                            Carine Albertus








                        



   


Des monnaies en argent de 10 euros, 50 euros ou 200 euros intitulée Mickey & la France : la Monnaie de Paris, installée quai Conti, à Paris (6e arrondissement), révèle enfin le thème de sa nouvelle série de pièces de monnaie de collection à valeur faciale, après celle intitulée La France de Jean-Paul Gaultier en 2017. Une manne financière pour cette vieille institution (en activité depuis plus de 1 150 ans !) qui lui a permis de compenser le manque de commandes de frappe de monnaies courantes à partir de l’année 2000, aussi bien par l’Etat français que par ses clients étrangers.
Tous les ans depuis 2008, l’Etablissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) édite ainsi des séries d’euros à valeur faciale, descendantes directes des pièces de 20 francs ou de 50 francs en argent que nos parents conservaient avant de les revendre pour récupérer de la monnaie sonnante et trébuchante… Les ingrédients actuels de cette gamme de produits très marketée : un tirage important, des montants accessibles (10 euros en argent 333 ‰, 50 euros en argent, 200 euros en or 999 ‰), une thématique grand public et un réseau de points de vente partout en France (bureaux de poste et la toute nouvelle boutique de la Monnaie de Paris, quai Conti).

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                Ma tante sur Internet



« Ces pièces sont vendues à leur valeur faciale, précise Claude Giffin, directrice marketing et développement à la Monnaie de Paris, sauf la pièce colorisée de 50 euros vendue un peu plus cher (59 euros avec une cartelette jointe). »
Mayotte en pointe
Mais que valent ces pièces de qualité courante au bout de quelques années ? « Jamais moins que leur valeur faciale, affiche Claude Giffin. Parfois plus selon la loi de l’offre et de la demande : dans la collection des euros des régions en 2010, la pièce de Mayotte en argent a vite été épuisée, son tirage était faible (NDLR : 50 000 exemplaires). Aujourd’hui, elle peut se vendre beaucoup plus cher que 10 euros ».
Effectivement, la pièce à l’effigie de ce territoire d’outre mer devenu, en 2011, le cent unième département français, s’affiche volontiers autour de 40 euros actuellement. Au-delà de leur valeur marchande, ces pièces ont vocation à véhiculer le savoir-faire de la Monnaie de Paris, mais aussi une valeur patrimoniale. Claude Giffin argumente : « un objet réclamé par les enfants et acheté par les grands-parents ».

   


Avec une cote plus forte mais un tirage plus faible, les monnaies de collection classiques, quant à elles, présentent une valeur marchande déconnectée de leur valeur faciale en raison notamment de leur qualité de gravure et de frappe. « La qualité belle épreuve, ce que l’on fait de mieux », assure Claude Giffin. Une frappe spéciale à la main, réalisée monnaie par monnaie, et vérifiée par le monnayeur au cœur des ateliers parisiens. Quant à la gravure, étape précédant la frappe, elle répond à des critères précis, notamment celui du relief : « Il ne doit pas dépasser le listel [NDLR: rebord en saillie] de la pièce qui protège le motif », précise la responsable de l’institution.
« Mickey plutôt qu’un empereur romain »
Le tirage de ce type de séries essentiellement destinées aux collectionneurs est faible : « au maximum pour une monnaie en argent, entre 2 000 et 3 000 pièces ; 99 exemplaires pour les pièces de 5 onces ». Parmi ce genre d’opérations en cours depuis les années 1980, la célébration des Jeux olympiques d’Albertville marque les débuts du succès pour ces pièces de qualité : la pièce de 100 francs Albertville vaut aujourd’hui entre 50 et 60 euros sur les sites spécialisés ou sur eBay.
Enfin, mention spéciale à la série sortie en 2012, imaginée avec Karl Lagerfeld et célébrant le 125e anniversaire de la naissance de Coco Chanel : deux en argent (45 euros et 325 euros pour celle de 5 onces) et deux en or (345 euros et 5 900 euros pour celle de 5 onces), toutes d’une valeur faciale de 5 euros comme le parfum N° 5.
Pureté du métal, rareté du modèle, considérations techniques s’allient pour faire grimper la cote : aujourd’hui, la pièce Chanel « peut valoir le double de son prix, voire plus », affirme Claude Giffin. Une valorisation qui dépend aussi de la dextérité du maître graveur, détenteur du savoir-faire propre à la Monnaie de Paris.
Toutefois, il reste difficile de suivre la cote des pièces de collection, comme on pourrait suivre le cours de ses lingots d’or… « En règle générale, la numismatique, l’étude des monnaies, n’est pas propice à un investissement, confirme Sabine Bourgey, du Cabinet Bourgey numismatique. Cette spécialiste installée à Paris tempère néanmoins ses propos : « Achetez une monnaie de collection si cela vous plaît, selon vos moyens, sans jamais penser à investir. Si vous préférez acheter une pièce à l’effigie de Mickey plutôt qu’un empereur romain, pourquoi pas ! ». L’achat de monnaies grand public peut ainsi donner le goût de la collection et peut-être un jour de l’investissement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ A l’occasion des cinquante ans du début du mouvement de Mai 68, racontez-nous vos souvenirs des manifestations et des grèves qui ont rythmé le pays durant plusieurs semaines.
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APPEL À TÉMOIGNAGES
Mai 68 : racontez-nous vos souvenirs du mouvement de protestation

Discussion lancée le 19 mars 2018
19 mars 2018

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Les événements de Mai 68 ont cinquante ans cette année. Le mouvement social de protestations, de manifestations étudiantes, de grèves générales, etc. commença le 22 mars, à la faculté de Nanterre (Hauts-de-Seine), lorsque cent cinquante étudiants décidèrent d’occuper la faculté de la banlieue parisienne. Vous étiez alors étudiant·e, ouvrier, ouvrière, employé·e, cadre… racontez-nous vos souvenirs.  Avez-vous participé aux grèves et aux manifestations ? Si oui, pourquoi et de quelle manière ? Avec le recul, que pensez-vous que ce mouvement a apporté ? Ce mouvement a-t-il eu des conséquences sur la suite de votre vie ?
Ou alors étiez-vous opposé à ce mouvement et pourquoi ? Cinquante après, que retenez-vous des changements apportés par Mai 68 dans la société ?                            





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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Membre de l’Ecole freudienne, ami de Françoise Dolto, Denis Vasse appartenait à toute une lignée de jésuites qui se tournèrent vers la psychanalyse. Il est mort lundi 12 mars, à 84 ans.
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Mort du prêtre et psychanalyste Denis Vasse

Membre de l’Ecole freudienne, ami de Françoise Dolto, Denis Vasse appartenait à toute une lignée de jésuites qui se tournèrent vers la psychanalyse. Il est mort lundi 12 mars, à 84 ans.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 16h34
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 17h54
    |

                            Patrick Kéchichian








                        



                                


                            

Prêtre, médecin et psychanalyste, Denis Vasse est mort lundi 12 mars à Francheville, dans le Rhône, à l’âge de 84 ans. Cette identité multiple ne dissimule pas une contradiction ni même un affrontement. Au centre d’une vocation plurielle et unique, il y a la parole. Parole entendue, écoutée, étudiée, avec le plus grand soin, le plus haut sérieux.
« L’homme est réponse à la question que pose toute parole », écrivait-il en 1969, dans un premier livre qui marqua profondément les esprits : Le Temps du désir. Essai sur le corps et la parole (Seuil). Cette citation valant aussi bien dans l’espace de la psychanalyse que dans celui de la foi. Lire Freud et Lacan n’empêche pas de méditer les Evangiles ! Il écrivait aussi, avec simplicité et profondeur : « Sans la foi en la parole, les mots se redoublent en songe de l’esprit. »
Né en 1933 en Algérie dans une famille modeste, Denis Vasse fait ses études de médecine à Alger, avant d’entrer dans la Compagnie de Jésus en 1958 et de prononcer ses premiers vœux en 1960. Cette même année, il soutient sa thèse de médecine. Partisan de l’indépendance, il exerce comme médecin au sein de l’armée.
Vice-président de l’Ecole freudienne
Ordonné prêtre en 1971, il s’installe à Villeurbanne, près de Lyon, où il conduit des cures d’enfants au centre médico-psychologique. Psychanalyste, il se rapproche de Jacques Lacan et de l’Ecole freudienne, dont il sera même le vice-président à la fin des années 1970, juste avant la dissolution de l’institution décidée par Lacan en 1980. Entre 1978 et 2007, il donna de nombreux cours et séminaires, aussi bien en France qu’en Italie ou au Canada.
Ami de Françoise Dolto, dont il célébrera les obsèques à Paris en août 1988, Denis Vasse appartient à toute une lignée de jésuites qui se tournèrent vers la psychanalyse, notamment après Vatican II et Mai 68 – événements fondateurs, chacun à leurs mesures, et catalyseurs de pensée. On peut citer Louis...




                        

                        


<article-nb="2018/03/19/19-7">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Cinq regroupements universitaires étaient sur les rangs dans la compétition de l’Initiative d’excellence, qui distingue des pôles de recherche à rayonnement mondial.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

L’université de Paris-Saclay conserve le label IDEX, et le projet toulousain recalé

Cinq regroupements universitaires étaient sur les rangs dans la compétition de l’Initiative d’excellence, qui distingue des pôles de recherche à rayonnement mondial.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 15h41
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 17h03
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            Camille Stromboni








                        



   


L’heure doit être au soulagement sur le plateau de Saclay (Essonne) : le regroupement universitaire reste dans la compétition de l’Initiative d’excellence (IDEX). Le verdict de cet appel à projets national, rendu public lundi 19 mars par le ministère de l’enseignement supérieur et le secrétariat général pour l’investissement, était fortement attendu.
Plusieurs pôles universitaires étaient sur la sellette depuis 2016, date à laquelle ils avaient été sommés de faire leurs preuves dans les deux ans, pour conserver ou récupérer le label d’excellence et l’enveloppe financière qui l’accompagne.
Lancée sous Nicolas Sarkozy puis poursuivie par la gauche, l’IDEX vise à faire émerger une dizaine d’universités de recherche pluridisciplinaires de rayonnement mondial, disposant d’une puissance scientifique de premier plan dans de larges champs de la connaissance, avec, à la clé, des enveloppes d’une vingtaine de millions d’euros par an. Des moyens cruciaux en cette période de restrictions budgétaires.
Un feu vert donné pour Saclay, sous condition
Parmi les regroupements sur le fil, Saclay se retrouve donc confirmé – et bénéficiera ainsi d’un financement d’une trentaine de millions par an – à l’issue des auditions menées par le jury international. Et ce, malgré la scission intervenue avec plusieurs grandes écoles du plateau francilien, dont la prestigieuse Polytechnique, qui ne font plus partie de l’université Paris-Saclay.
Ce feu vert est cependant donné par le premier ministre, Edouard Philippe, suivant les recommandations du jury, sous condition : le projet qui réunit, désormais, l’université Paris-Sud, CentraleSupelec ou encore l’ENS Paris-Saclay et AgroParisTech, bénéficie, en effet, d’une prolongation de trente mois pour « créer une grande université de recherche aux standards internationaux », avec, d’ici là, une ultime procédure de vérification.

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Ce nouveau jalon est fixé aux projets qui « touchent au but mais n’ont pas encore atteint pleinement leur objectif », précise le gouvernement, qui a réservé le même sort à l’université Paris sciences et lettres (PSL), qui réunit notamment Paris-Dauphine, l’ENS Paris ou encore Chimie ParisTech, Mines ParisTech, et l’ESPCI. Son homologue Sorbonne université, issue de la fusion des universités Pierre-et-Marie-Curie et Paris-Sorbonne intervenue le 1er janvier, est, pour sa part, confirmée définitivement, et bénéficiera donc sans limitation de durée de son financement annuel. Elle rejoint ainsi les pôles bordelais, strasbourgeois et celui d’Aix-Marseille, définitivement labellisés en 2016.
Dernier projet parisien évalué, l’université de Paris, qui prévoit la création d’un nouvel établissement dès janvier 2019 – unissant les universités Paris-Descartes, Paris-Diderot, et l’Institut de physique du globe de Paris –, décroche sa place parmi les IDEX avec une période probatoire de quatre ans. Le projet a fortement évolué entre les différentes phases de sélection : plusieurs de ses membres initiaux, tels la Sorbonne-Nouvelle, Paris-XIII ou encore Sciences Po, ne font plus partie du projet d’établissement unique.
La « déception » pour les porteurs du projet toulousain
En revanche, l’heure est à la « déception » et à « l’incompréhension » pour les porteurs du projet toulousain, selon les mots de Philippe Raimbault, président de l’université fédérale Toulouse Midi-Pyrénées. Le coup est sévère : le projet, qui retentait sa chance après un premier échec en mai 2016, est de nouveau recalé. Malgré « le potentiel scientifique remarquable du site toulousain » et les « avancées réalisées dans un contexte difficile », le jury international a, en effet, jugé celui-ci « insuffisant », « faute d’une réelle adhésion de tous les acteurs à une véritable démarche de transformation ».
« Nous ne savons pas si le jury fait allusion à l’absence de certains établissements [par exemple, l’université Toulouse-I Capitole] ou à la contestation en cours à l’université Jean-Jaurès [ex-Le Mirail] », explique M. Raimbault, dans l’attente du rapport complet du jury.
Depuis plusieurs mois, une partie des étudiants et des personnels de l’université Jean-Jaurès s’oppose à ce projet de « fusion » avec l’université Toulouse-III et deux écoles d’ingénieurs. Une assemblée générale était prévue dans la journée de lundi pour décider des suites du blocage total de l’université, qui a débuté le 6 mars. La réforme des règles à l’entrée de l’université, dénoncée comme l’instauration d’une sélection, fait également partie des motifs de mobilisation.

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Dix millions d’euros de rallonge pour la réforme de l’université
Une enveloppe supplémentaire va être débloquée par le premier ministre, Edouard Philippe, pour accompagner la mise en œuvre de la réforme de l’accès à l’université, a annoncé Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, dans Libération, lundi 19 mars.
Huit millions d’euros serviront à financer les futurs « parcours personnalisés » des étudiants, avec des modules d’accompagnement visant à favoriser la réussite en licence. Deux millions d’euros seront utilisés pour l’indemnisation des enseignants-chercheurs chargés de l’examen des dossiers déposés sur Parcoursup par les candidats à l’entrée en licence. Des sommes qui s’ajoutent aux 25 millions d’euros promis par le gouvernement pour financer les diverses mesures de cette réforme et la création de places dans les établissements du supérieur afin de pouvoir accueillir les élèves actuellement en terminale, qui sont 28 000 de plus que l’an dernier.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Sur son blog, le professeur de sciences économiques et sociales Claude Garcia s’interroge sur les intentions de l’opération « J’invite un banquier dans ma classe » menée dans des écoles primaires.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ M. et Mme X omettent la conjonction de subordination « si » dans leur engagement de caution, ce qui rend leur texte inintelligible, et leur permet de soutenir qu’ils n’ont pas compris la portée de leur engagement.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Les acteurs de terrain, qui ont présenté leurs travaux à Jacques Mézard, craignent que le gouvernement fasse du rural sa priorité.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Plan pour les banlieues : la colère des maires et des associatifs

Les acteurs de terrain, qui ont présenté leurs travaux à Jacques Mézard, craignent que le gouvernement fasse du rural sa priorité.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 12h21
    |

            Louise Couvelaire








                        


Ils parlent d’une « douche froide », d’une séance « humiliante », d’un « rendez-vous manqué », d’une « gifle monumentale », d’une manœuvre « odieuse » et « méprisante ». Jeudi 15 mars, une cinquantaine d’élus et de représentants d’associations de banlieue sont ressortis furieux du ministère de la cohésion des territoires, où se tenait une réunion en présence du ministre Jacques Mézard. Depuis, ils ne décolèrent pas.
Point d’étape clé dans la « coconstruction » d’une nouvelle ambition pour les quartiers populaires promise par Emmanuel Macron, en novembre 2017, lors de son discours de Tourcoing (Nord), cette rencontre, destinée à présenter les travaux des acteurs de terrain, « a fait pschitt », commente Philippe Rio, maire (PCF) de Grigny (Essonne). « Le moins que l’on puisse dire, c’est que nous n’avons pas senti d’enthousiasme », déplore Thibault Renaudin, secrétaire général de l’Association de la fondation étudiante pour la ville (AFEV). 
« Déception »
Les participants décrivent un ministre qui « n’a pas dit un mot de toute la réunion » après être arrivé avec plus d’une heure de retard. « Il ne s’est intéressé à rien et n’a posé aucune question : à l’évidence, le sujet l’emmerde », en conclut un associatif. « Nous attendions un cadre, des objectifs, un calendrier, un retour… Mais non, rien, il n’y avait pas de son », regrette une élue. « Cette rencontre n’est pas très prometteuse, se désole Chantal Dardelet, responsable du pôle égalités des chances de l’école de commerce Essec. On craint de se faire rouler dans la farine. »
L’absence du secrétaire d’Etat Julien Denormandie – il était à Cannes, au marché international des professionnels de l’immobilier – a également été perçue comme un signe de désintérêt. La « déception » et la « perte de confiance » sont telles que certains songent à quitter le processus de « mobilisation nationale pour la ville et les quartiers » voulue par l’Elysée.
A Tourcoing, le président de la République avait invité tous les acteurs de terrain à s’engager dans une démarche de coconstruction. Une approche destinée à donner un nouvel élan à la politique de la ville, qui venait de souffler ses quarante bougies dans un contexte particulièrement tendu. L’annonce, quelques mois plus tôt, des coupes budgétaires puis du gel des contrats aidés avait déclenché les foudres des maires et des associations œuvrant dans les territoires urbains défavorisés. Ils avaient alors fait entendre leur voix en organisant, mi-octobre, les états de généraux de la politique de la ville, baptisés par la suite « appel de Grigny ».
« Désintérêt manifeste »
Depuis l’annonce du chef de l’Etat, on ne les entendait plus, trop occupés à « travailler comme des malades », souligne Jean-Philippe Acensi, président de l’association Bleu, blanc, zèbre. Cela fait plus de cinq mois que les élus et les associatifs sillonnent la France et enchaînent les groupes de travail thématiques (éducation, emploi, insertion, apprentissage, culture, sport…). Le tout, sous la houlette de Jean-Louis Borloo, missionné par le chef de l’Etat pour soumettre au gouvernement un ensemble de propositions qui devraient être présentées dans trois semaines.
Pour beaucoup, ce qu’ils perçoivent aujourd’hui comme un « désintérêt manifeste » pour leurs travaux est avant tout la conséquence d’une mise en concurrence « aberrante » et « malsaine » entre milieu rural et milieu urbain. « C’est ce qui se joue en creux, nous le sentons bien », déclare Thibault Renaudin, de l’AFEV. « Il y a un équilibre à trouver entre les deux et de nombreuses possibilités de répartition équitable des moyens, plaide Catherine Vautrin, présidente (LR) du Grand Reims (Marne). On ne peut pas jouer l’urbain contre le rural. »
Cette crainte est nourrie par « les inclinaisons naturelles du ministre Mézard pour la ruralité et les villes moyennes », jugent certains, et l’actualité. Afin de faire taire la grogne du milieu rural – limitation de la vitesse sur les routes départementales à 80 km/h notamment –, Emmanuel Macron a passé douze heures au Salon de l’agriculture, quelques jours seulement après avoir reçu plusieurs centaines de jeunes agriculteurs à l’Elysée. « Nous risquons de passer à la trappe », redoute Philippe Rio, à Grigny.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Ces révélations sur un double assassinat à Bastia fin 2017 posent des questions sur les liens pouvant exister entre voyous et policiers.
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Un nouveau repenti témoigne sur la mafia corse

Ces révélations sur un double assassinat à Bastia fin 2017 posent des questions sur les liens pouvant exister entre voyous et policiers.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 12h10
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 15h54
    |

            Jacques Follorou








                        



                                


                            

Les policiers, pourtant ­expérimentés, ont cru avoir devant eux un invraisemblable mythomane. Mais ils ont fini par croire à son témoignage sur la mafia. Et début mars, sa vie a changé. Il a changé de nom et vit sous protection dans un lieu ­secret. Le statut de repenti lui a été accordé en contrepartie de ses informations sur le crime organisé corse.
Ses révélations, recueillies à partir de la mi-décembre, ont fourni des informations précieuses sur la préparation d’un double assassinat commis, en plein jour, le 5 décembre, à l’aéroport de Bastia. ­Elles lèvent également le voile sur des aspects inédits du fonctionnement interne du grand banditisme français et posent des questions sur les liens pouvant exister entre voyous et policiers.
En théorie, ce nouveau repenti, Philippe M. – dont nous avons anonymisé nom et prénom – n’avait rien à faire dans cet univers criminel. Il a travaillé pour l’association des maires de France dans les années 2000 puis au cabinet d’un maire de banlieue avant de notamment tenter une carrière politique comme suppléant d’une candidate UMP aux législatives de 2012, finalement battue.

« On tourne un film »
Son chemin va dévier en février 2017. Alors qu’il séjourne quelques jours dans une résidence hôtelière à La Baule (Loire-Atlantique), il fait la connaissance de Jacques Mariani. Héritier d’un baron de la Brise de mer, clan mafieux insulaire qui a régné pendant près de trente ans, ce criminel de haut rang purge, alors, en travaillant à l’accueil, une fin de peine en régime aménagé sous bracelet électronique. Les deux hommes sympathisent et Mariani lui présente l’un de ses proches, Christophe Guazelli, fils d’un autre baron de la Brise de mer.
Le trio déjeune souvent chez Cocoche, un restaurant de La Baule. Philippe M. et son épouse aident Jacques Mariani dans ses démarches administratives et fréquentent sa famille quand elle vient, fin mars, dans la région. Début avril, sous couvert d’un investissement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Le premier ministre a présenté son nouveau plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Frédéric Potier, délégué interministériel, en présente les objectifs.
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Lutte contre le racisme : « Internet, la première priorité du plan national »

Le premier ministre a présenté son nouveau plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Frédéric Potier, délégué interministériel, en présente les objectifs.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 09h51
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 11h19
    |

            Cécile Chambraud








                        


Le premier ministre, Edouard Philippe, a présenté, lundi 19 mars, le plan 2018-2020 de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, dont Internet est la première priorité. Un groupe de travail sera chargé de préparer une loi destinée à faire pression sur les plates-formes numériques. Le plan sera piloté par la délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah). Son responsable, Frédéric Potier, en détaille les grandes lignes.

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                Le premier ministre présente son nouveau plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme



Depuis votre arrivée, quel est votre constat concernant les plates-formes numériques ?
On constate tous les jours un océan de haine sur Internet, d’une ampleur que je ne soupçonnais pas en prenant mes fonctions. La violence y est extrêmement aiguë. Or je suis persuadé que cette violence verbale peut précéder la violence physique. C’est pourquoi la première priorité de ce plan national, c’est Internet. On sait que ce sera un travail au long cours, qui ne sera pas facile, mais nous mènerons cette bataille dont le premier ministre a fait un combat personnel.
Aujourd’hui, la Dilcrah signale au procureur de la République les faits qui nous semblent illégaux. Nous obtenons des résultats, nous arrivons à faire fermer des pages Facebook, à faire supprimer des Tweet, à faire bloquer des chaînes YouTube. Mais nous devons construire une réponse de plus grande ampleur.
Le plan prévoit une loi. Quels nouveaux outils créera-t-elle ?
D’abord, nous porterons une initiative pour faire modifier le cadre européen. Mais sans attendre cette négociation, qui prendra du temps, nous ouvrons le chantier du cadre législatif national. C’est l’objet de la mission confiée à Karim Amellal [écrivain], Laetitia Avia [députée LRM de Paris] et Gil Taïeb [vice-président du CRIF]. Ils regarderont dans le détail les pistes d’ores et déjà retenues, notamment les propositions très concrètes faites par les associations, dont je salue le travail. Ainsi, les plates-formes devront avoir en France une représentation juridique [vers qui pourront se tourner les pouvoirs publics]. Elles devront rendre très accessibles les dispositifs de signalement pour que tout internaute puisse signaler facilement un contenu qui lui semble illicite. Nous devrons pouvoir fermer des comptes anonymes qui, de manière massive et répétée, diffusent des contenus de haine.
C’est impossible aujourd’hui ?
C’est très compliqué. Cela suppose des efforts extrêmement importants par rapport au nombre de comptes ou de Tweet. Dans les toutes prochaines semaines, nous allons étendre la possibilité des enquêtes sur Internet sous pseudonyme aux faits de racisme et d’antisémitisme. Aujourd’hui, elles sont limitées aux enquêtes sur des contenus terroristes et pédopornographiques.
Depuis octobre, l’Allemagne a une telle loi. Est-ce un modèle ?
Le président de la République a dit que c’était un exemple inspirant. L’Allemagne est à l’avant-garde de ce combat sur Internet. Sa loi instaure des mécanismes de retrait de contenus illicites très précis, contraignants, avec des pénalités très lourdes [pour les plates-formes] qui peuvent aller jusqu’à 50 millions d’euros. Elle est extrêmement intéressante mais elle a aussi créé des débats sur sa compatibilité avec la liberté d’expression. Elle peut nous aider à trouver notre propre point d’équilibre entre la liberté d’expression et la sanction de contenus de haine.
Que faut-il encore exiger des plates-formes ?
Ce sera à la mission de le déterminer. Mais on peut aussi parler de la question de l’enfermement algorithmique. Il ne faut plus que, lorsque vous consultez une vidéo haineuse, on vous recommande systématiquement d’autres contenus du même type. Il existe des réponses techniques.
Hors Internet, comment améliorer le recueil des plaintes ? Faut-il, comme au Royaume-Uni, que les victimes puissent qualifier elles-mêmes les faits de racistes ?
Il y a une vraie volonté de transformer la façon dont on accueille les victimes. Nous allons étudier le système en vigueur au Royaume-Uni et dans les pays nordiques. Dans ces pays, les enquêtes judiciaires partent du qualificatif posé par la victime, de sa perception, que ce soit une circonstance aggravante raciste, antisémite ou homophobe. Une mission en ce sens sera confiée à l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ).
C’est un système complètement différent du nôtre, qui supposerait un vrai big-bang juridique et culturel. Il faut aller l’étudier, le tester. Les Britanniques répertorient 62 000 actes de haine là où nous en avons 1 800. Cela montre bien qu’il y a une façon de compter, de nommer les choses, et qu’il ne faut pas être figé sur notre système français. Il faut pouvoir identifier nos marges de progrès et proposer des mesures concrètes.
Nous avons souhaité doubler cette étude d’une expérimentation locale avec un réseau d’enquêteurs et de magistrats spécifiquement formés aux crimes de haine et aux discours racistes et antisémites, pour que nous puissions mieux caractériser la façon dont les plaintes sont prises en compte et que l’on puisse, le cas échéant, modifier les procédures (auditions, PV, accueil des victimes).
Parleriez-vous d’un nouvel antisémitisme ?
J’ai utilisé ce terme non pas pour l’opposer à l’ancien, mais pour dire que le vieil antisémitisme, qui vient notamment du XIXe siècle, alimente un nouvel antisémitisme qui, lui, provient plutôt de l’islamisme radical. Il faut combattre les deux avec la même force. Il faut pouvoir répondre à ces deux types de haines par des supports adaptés et non par une posture trop moralisatrice.
Comment faire en sorte qu’une famille juive menacée ne soit plus contrainte de déménager ou qu’un élève juif ne soit pas poussé à quitter l’école publique ?
Le combat contre le racisme et l’antisémitisme est aussi un combat contre l’ignorance et l’obscurantisme. Dans ce combat, l’école de la République ne peut rester sans réaction. Le plan propose la création d’une équipe nationale de réaction rapide pilotée par le ministère de l’éducation nationale et la Dilcrah. Elle devra pouvoir proposer aux établissements, aux enseignants, des interventions lorsque des difficultés nous remontent. Notre idée est d’utiliser la palette d’outils que la Dilcrah a contribué à faire émerger (outils pédagogiques, associatifs, avec des liens avec des lieux de mémoire) et de les proposer aux établissements et aux enseignants qui en auraient le plus besoin. Parallèlement, nous poursuivons les efforts de formation, y compris en ligne.
Quelle place voulez-vous donner aux associations ?
Nous devons lutter contre les angles morts de la République par la mobilisation de toute la société. Cela passe aussi beaucoup par les associations. Nous allons créer un prix Ilan Halimi [victime en 2006 du « gang des barbares »], qui sera remis chaque année le 13 février. Nous souhaitons le faire avec les associations pour favoriser et récompenser les actions à destination de la jeunesse. J’ai à cœur de travailler avec le plus d’associations possible et j’assume tout à fait que, parfois, elles puissent se montrer critiques envers certaines politiques publiques. Mais sur ce qui nous rassemble – le refus du racisme, de l’antisémitisme, de la haine anti-LGBT –, il doit y avoir un front uni.
Des associations dénoncent l’existence de mécanismes discriminants, voire racistes, dans l’action publique…
Je le dis clairement : il n’y a pas de racisme d’Etat. Cette notion, c’est une aberration. Mais cela ne veut pas dire que tout va bien dans le meilleur des mondes. Il faut améliorer la formation des agents publics, qui sont des Français comme les autres, avec parfois des préjugés. Il faut qu’on puisse les aider à les surmonter. C’est pour cela que nous allons lancer un grand plan national de formation dans les trois fonctions publiques. Nous allons intervenir aussi davantage dans les commissariats, dans les gendarmeries, à l’Ecole nationale de la magistrature.

L’action de terrain, une priorité
Il a bien un compte Twitter mais ne s’en sert pas pour polémiquer. Frédéric Potier, 38 ans, délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah) depuis mai 2017, a pris le parti inverse de son prédécesseur, Gilles Clavreul. Autant celui-ci avait fait de sa fonction de « Dilcrah de Manuel Valls » une base pour partir à l’assaut idéologique d’un certain antiracisme qu’il accusait de communautarisme, autant celui-là, nommé par l’équipe d’Emmanuel Macron et d’Edouard Philippe, donne la priorité au travail de terrain sur les joutes verbales. Marqués tous deux par la prolifération des tensions racistes et antisémites dans la société française post-Mérah, ayant tous deux vécu les attentats djihadistes de 2015 et 2016 à divers postes au sein de l’exécutif, ils ont opté pour des façons de faire qui correspondent finalement à leurs premiers ministres respectifs. Gilles Clavreul a cofondé le Printemps républicain, une association qui regroupe des partisans d’une laïcité extensive. Frédéric Potier préfère parler des « modalités concrètes d’action » plutôt que de prendre des « postures moralisatrices ».
L’action de la Dilcrah, avec ses douze salariés et son budget de 6,2 millions d’euros, relève du travail de fourmi, consistant à mobiliser plusieurs ministères concernés et les services déconcentrés de l’Etat. Une enveloppe de 2 millions d’euros sert à financer « des opérations d’hyperproximité (intervention dans un collège ou un lycée, un festival, un événement sportif…) », soit un total de « plus de 700 actions locales et nationales » en 2017. A l’avenir, son délégué voudrait multiplier les contrats territoriaux de lutte contre le racisme et l’antisémitisme expérimentés à Vitrolles et à Vaulx-en-Velin. Ils consistent à « identifier des associations, des pratiques, à mettre en place des actions de formation ». « Nous souhaitons en signer cinquante autres », indique-t-il. L’action concrète avant la parole.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Entre autres mesures, la loi française va être modifiée afin de « renforcer les obligations de détection de contenus illicites » sur Internet, annonce Edouard Philippe.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Le premier ministre présente son nouveau plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme

Entre autres mesures, la loi française va être modifiée afin de « renforcer les obligations de détection de contenus illicites » sur Internet, annonce Edouard Philippe.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 09h40
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 11h07
   





                        


Pour lutter contre « le fléau » du racisme et de l’antisémitisme, le gouvernement avait promis un plan « large » et « ambitieux ». Le premier ministre, Edouard Philippe, en dévoile les contours, lundi 19 mars, lors d’un discours au Musée national de l’histoire de l’immigration à Paris.
Annoncé depuis des mois, ce deuxième plan (2018-2020) contre le racisme et l’antisémitisme fait suite à un premier dispositif lancé dans un contexte de déferlement d’actes antisémites et antimusulmans après les attentats de janvier 2015. Tour d’horizon des mesures annoncées.

        Lire l’entretien:
         

          Lutte contre le racisme : « Internet, la priorité »



Lutter contre la haine sur Internet
La loi française va être modifiée afin de « renforcer les obligations de détection, de signalement, de suppression et de prévention de contenus illicites » sur Internet, a annoncé Edouard Philippe.
Comme avancé par Emmanuel Macron au début de mars, la France va par ailleurs « se battre » pour un projet législatif au niveau européen contraignant les opérateurs du Net, et notamment les réseaux sociaux, à retirer très rapidement le « torrent de boue » des contenus « haineux, racistes ou antisémites », a confirmé le premier ministre.

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Ce plan européen, « on ne va pas se contenter de l’espérer. Il faut se battre. Et on va se battre », a assuré Edouard Philippe. Mais « sans attendre » l’aboutissement de ce chantier communautaire, la législation nationale va être modifiée.
« On ne me fera jamais croire que les réseaux sociaux seraient des espaces hors sol. Pour moi, tout ce qui est publié et diffusé en France est publié et diffusé en France. Et doit donc répondre aux lois de la République », a dit M. Philippe, entouré de huit membres du gouvernement. « Ce qui m’énerve, c’est que de nos jours, il semble plus facile de retirer la vidéo pirate d’un match de foot que des propos antisémites », a-t-il insisté.
Une mission confiée à l’enseignant franco-algérien Karim Amellal, à la députée La République en marche Laetitia Avia et au vice-président du Conseil représentatif des institutions juives de France, Gil Taïeb, planchera sur ces modifications législatives.
Parmi les pistes envisagées : de lourdes amendes, comme en Allemagne, contre les réseaux sociaux qui ne retirent pas des propos haineux sous vingt-quatre heures, la « fermeture des comptes ayant diffusé de manière massive et répétée » des messages de haine. Ou encore « l’enquête sous pseudonyme » de cyberenquêteurs dans les espaces de discussion en ligne.

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Eduquer contre les préjugés
Quant au volet éducatif, le plan propose un travail de prévention et de formation dans le cadre de l’éducation nationale. Il prévoit notamment :
- la création d’une « équipe nationale de réaction » afin d’assister enseignants et acteurs de terrain confrontés à des situations conflictuelles ;
- de renforcer la formation de l’ensemble des personnels à la prévention et la gestion des faits et propos à caractère racisme et antisémite des établissements ;
- de renforcer le réseau des référents racisme antisémitisme dans les établissements d’enseignement supérieur ;
- et de créer deux bourses de thèse pour financer des travaux sur le racisme et l’antisémitisme.
Protéger les citoyens et accompagner les victimes 
La volonté est d’améliorer l’accueil et la prise en compte des plaintes des victimes par des actions de formations et par une meilleure identification du phénomène. Comme déjà évoquée par M. Philippe, la possibilité va être étudiée de permettre à un plaignant de qualifier lui-même le mobile raciste ou antisémite de son agression, comme au Royaume-Uni. Parmi les autres mesures proposées dans ce volet :
- expérimenter dès septembre 2018 la création d’un réseau d’enquêteurs et de magistrats spécifiquement formés à la lutte contre la haine ;
- mettre en œuvre la préplainte en ligne ;
- étendre la pratique des stages de citoyenneté ;
- désigner des référents racisme, antisémitisme et discriminations.
Investir de nouveaux champs de mobilisation
Objectif affiché dans ce chapitre : renforcer les réseaux territoriaux et améliorer le dialogue avec la société civile. Les élus locaux, les milieux sportifs, la culture et la communication seront ainsi l’objet d’actions particulières. Parmi les mesures avancées :
- développer le maillage territorial par la réalisation d’au moins 50 plans territoriaux de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations ;
- créer un portail d’information et d’aide aux victimes de haine ou de discrimination raciste et antisémite.
Le gouvernement précise que ce plan triennal fera l’objet d’une évaluation indépendante croisée de la part de la Commission nationale consultative des droits de l’homme et des missions d’inspection de l’Etat, et un point d’étape sera effectué dix-huit mois après son lancement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Le référendum sur l’indépendance sera organisé dans le cadre du statut de l’accord de Nouméa.
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Le référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie aura lieu le 4 novembre

Le référendum sur l’indépendance sera organisé dans le cadre du statut de l’accord de Nouméa.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 08h41
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 12h09
   





                        


Dimanche 4 novembre 2018 s’annonce comme un jour historique pour la Nouvelle-Calédonie. C’est la date que le Congrès de la collectivité française a choisie pour le référendum sur l’indépendance, qui sera organisé dans le cadre du statut de l’accord de Nouméa.

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En dépit du « caractère historique » du texte, souligné par plusieurs élus, la séance publique a été marquée par un débat houleux sur l’histoire de la colonisation.
« Ce n’est pas très glorieux. C’est quand même triste qu’on en soit encore rendu à ce niveau de discussion », a regretté Louis Mapou, chef du groupe UNI (Union nationale pour l’indépendance), au terme de près de quatre heures d’échange dans l’enceinte du Congrès.
Les élus locaux étaient convoqués pour examiner un texte fixant au 4 novembre 2018 la tenue du référendum d’autodétermination, qui aura lieu dans le cadre du processus de décolonisation progressif de l’accord de Nouméa (1998).
Si la date elle-même a fait consensus, en revanche l’exposé des motifs qui accompagne la délibération a semé une nouvelle fois la discorde au sein de la droite loyaliste, en proie aux déchirements depuis de nombreuses années.

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« La repentance coloniale »
Ainsi, le texte a été voté par les deux groupes indépendantistes, « UC-FLNKS et nationaliste » et UNI (Union nationale pour l’indépendance) et par Calédonie ensemble (CE, droite modérée), soit 38 voix sur les 52 élus présents ou ayant donné procuration. Une majorité des trois cinquièmes était requise.
Les 14 élus issus des rangs des Républicains calédoniens, du Rassemblement-LR et du Mouvement populaire calédonien (MPC) ont voté contre, dénonçant « la repentance coloniale » contenue, selon eux, dans cet exposé.
« Le texte qui accompagne la délibération ne fait aucune place à la fierté d’être français. Il est tourné vers le passé et est repentant », a dénoncé Sonia Backès, chef du groupe des Républicains calédoniens, déplorant « une réécriture de l’histoire de la Nouvelle-Calédonie ».
Pour le Rassemblement-LR, Thierry Santa a critiqué « un texte déséquilibré », qui ne fait que « rappeler les moments les plus durs de l’histoire ».

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« Guerre » des mémoires
Fortement inspiré du préambule de l’accord de Nouméa, l’exposé des motifs rappelle que « la colonisation portait en elle la négation de l’identité kanak dont les populations furent pour certaines déplacées, pour d’autres décimées, ce qui a failli conduire à leur disparition ».
« La légitimité » et « la contribution majeure » des autres communautés sont en outre mentionnées, de même que l’engagement de la Nouvelle-Calédonie « dans un processus négocié » pour « tourner la page de la violence et du mépris pour écrire ensemble les pages de paix, de solidarité et de prospérité ».
« C’est la première fois que le droit à l’autodétermination va véritablement s’exercer dans notre pays. Cela mérite au moins un rapport de présentation pour mettre en perspective l’exercice de ce droit dont nous sommes les seuls à disposer au sein de la République », a fait valoir Philippe Gomès, député UDI-Agir-Indépendants et élu CE.
Il a également rappelé que « la population kanak était passée de 55 000 à 27 000 » individus, entre 1853, date de la prise de possession par la France, et le début des années 1920, en raison notamment des épidémies, des conflits et du traumatisme de la colonisation.

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« Nous avons subi la colonisation et ce qu’elle a induit jusqu’aux années 1980. Attention de ne pas revisiter l’histoire », a mis en garde Louis Mapou, faisant allusion à la signature des accords de Matignon en 1988, à l’origine du rééquilibrage économique et du partage des pouvoirs.
Alors que cette « guerre » des mémoires illustre la persistance des clivages au sein de l’échiquier politique, et plus largement de la société calédonienne, l’élu indépendantiste a déploré les divisions « dans la mouvance loyaliste ». « On votera ce texte et qu’on passe à autre chose ! », a-t-il lancé.

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La prochaine étape de la préparation du référendum aura lieu le 27 mars à l’Hôtel Matignon, lors de la réunion du comité des signataires de l’accord de Nouméa. Le principal sujet à l’ordre du jour sera la rédaction de la question, dont le choix des mots est déjà au centre de joutes compliquées.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ L’universitaire estime, dans une tribune au « Monde », que le roman national réduit la discipline à une trajectoire sans obstacle et favorise un récit unique qui appauvrit l’esprit citoyen.
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Roman national : « Non, à l’histoire-autoroute », prévient Nicolas Offenstadt

L’universitaire estime, dans une tribune au « Monde », que le roman national réduit la discipline à une trajectoire sans obstacle et favorise un récit unique qui appauvrit l’esprit citoyen.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 15h20
    |

                            Nicolas Offenstadt (Maître de conférences habilité à l’Université de Paris 1-Panthéon-Sorbonne)








                        



                                


                            
Tribune. Tout le monde, ou presque, en France, s’accorde à le croire : l’enseignement de l’histoire développe les vertus civiques. La connaissance du passé devient alors, au-delà de la simple érudition et du plaisir du récit, un outil pour se guider dans le présent. Derrière ces formulations générales, se posent en réalité deux questions qui ne conduisent en rien à des réponses consensuelles : que peut l’histoire comme discipline et quelles vertus civiques veut-on lui faire servir ?

Pour répondre à la première, on peut, pour faire court, user d’une formule facile mais évocatrice : « l’histoire ne repasse pas les plats », c’est-à-dire que les situations du passé ne peuvent guère éclairer celles du présent car justement l’histoire c’est comprendre pourquoi les gens d’autrefois ne sont pas nous, pourquoi des configurations historiques ont des traits propres non reproductibles, ou du moins jamais avec les mêmes combinaisons. Ce que peut l’histoire, comme travail sur le passé, en revanche, c’est permettre à chacun de s’inscrire dans une temporalité et de regarder avec plus d’acuité les dynamiques en jeu dans le monde social.
Croit-on vraiment que ces deux belles tâches peuvent s’accommoder de la promotion d’un « roman national » unificateur ? A vrai dire dans cette expression – « le roman national » – les trois mots sont à démonter.
Appauvrissement par le récit unique
D’abord il n’existe pas de récit fermé que l’on pourrait tous partager comme les croyants un catéchisme. C’est d’autant plus vrai aujourd’hui, quand le cumul des connaissances et des approches rend plus difficile encore qu’il y a cinquante ans de suivre un fil unique. Va-t- on exclure l’histoire des femmes du récit parce que la domination masculine leur laisse peu de place dans les époques anciennes ? Va-t-on raconter toute l’histoire sous le sceau de la construction de l’Etat de la nation française,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’historien défend qu’il est nécessaire de réécrire un récit intégrateur et conciliant les mémoires diverses pour mieux exalter les symboles de notre unité.
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Histoire : « Redonnons fierté à la cohésion nationale », affirme Jean-Christian Petitfils

Dans une tribune au « Monde », l’historien défend qu’il est nécessaire de réécrire un récit intégrateur et conciliant les mémoires diverses pour mieux exalter les symboles de notre unité.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 10h48
    |

Jean-Christian Petitfils (Historien et écrivain)







                        



                                


                            
[Dans son dernier livre « Histoire de la France » (Fayard, 1 152 p. , 29 euros), Jean-Christian Petitfils entend répondre à l’ouvrage collectif dirigé par Patrick Boucheron, « Histoire mondiale de la France » (Seuil, 2017) et relance la polémique sur le rapport entre Histoire et intégration nationale.]
Tribune. De nombreuses voix écartent aujourd’hui l’idée d’un retour à l’ancien roman national, et avec raison ! Comment faire renaître en effet ce catéchisme républicain, simpliste et réducteur, largement mythique, utilisé de la fin du XIXe siècle et au début du XXe par les fameux hussards noirs de l’école de Jules Ferry, ces instituteurs dévoués dont l’enseignement combinait l’approche lyrique d’un Michelet ou l’imagination d’un Augustin Thierry et un nationalisme de revanche, fermé sur lui-même, né du traumatisme de la défaite de 1870 ? Exaltant les grandeurs de la France, le « Petit Lavisse » appelait implicitement les fiers descendants des Gaulois à se tenir prêts à résister aux menaçants Germains qui avaient arraché l’Alsace-Lorraine à la mère patrie ! Le monde depuis a bien changé.

Pour certains, il faudrait se contenter d’un simple récit national intégrant les acquis de l’école des Annales et les recherches universitaires portant sur les mémoires douloureuses du passé (esclavage, colonisation, collaboration, antisémitisme, racisme…). Cette approche permet-elle de saisir cette « âme de la France », dont parlait Ernest Renan (« une nation est une âme, un principe spirituel »), ou Charles de Gaulle lorsqu’il évoquait « la Madone aux fresques des murs », « notre dame la France » ? « Toute ma vie, écrivait ce dernier au début de ses Mémoires de guerre, je me suis fait une certaine idée de la France. Le sentiment me l’inspire aussi bien que la raison. »
Transmettre un amour vrai...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Les débats doivent déterminer quand et comment Sophie Lionnet a été tuée. Ses employeurs ont été placés en détention depuis la découverte du cadavre.
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Article sélectionné dans La Matinale du 18/03/2018
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Meurtre d’une jeune fille au pair française : le procès s’ouvre à Londres

Les débats doivent déterminer quand et comment Sophie Lionnet a été tuée. Ses employeurs ont été placés en détention depuis la découverte du cadavre.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 06h22
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 08h21
   





                        


La lumière devrait être faite sur la mort de Sophie Lionnet, une jeune Française au pair, originaire de Troyes (nord-est de la France), dont le corps calciné avait été retrouvé à la fin de septembre dans le jardin de ses employeurs, à Londres. Le procès du couple, principaux suspects, s’ouvre lundi 19 mars devant la cour criminelle de l’Old Bailey, dans la capitale britannique.
Ouissem Medouni, 40 ans, qui a plaidé coupable d’entrave à la justice pour avoir tenté de se « débarrasser » du corps « en le brûlant », selon les termes retenus pour ce chef d’accusation, et Sabrina Kouider, 35 ans, nient avoir tué la jeune fille, âgée de 21 ans au moment des faits.

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Les deux Français ont été placés en détention depuis que la police britannique a découvert, le 20 septembre 2017, le cadavre de la jeune fille. Les autorités avaient été alertées par des voisins, intrigués par une épaisse fumée en provenance de l’habitation du couple, située dans le quartier de Southfields, dans le Sud-Ouest londonien.
Le procès doit permettre de déterminer quand et comment Sophie Lionnet a été tuée. Son corps n’a toujours pas été rapatrié en France, des contre-expertises pouvant être ordonnées pendant les quatre semaines que doivent durer les débats. Ses parents pourront y assister grâce à une aide financière spéciale débloquée par l’Etat français pour prendre en charge leur transport et leur hébergement sur place, a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) leur avocat, Frank Berton. « C’est assez rare pour être souligné. »
Mise en lumière des difficultés des jeunes au pair
La mort de Sophie Lionnet avait provoqué une vive émotion parmi les jeunes au pair travaillant au Royaume-Uni, et plus largement au sein d’une partie de la communauté française. L’affaire avait également mis en lumière les difficultés, entre isolement et exploitation, parfois rencontrées par les travailleurs au pair, souvent très jeunes et sans expérience, qui travaillent et habitent chez des familles à l’étranger.
Le 8 octobre, une marche silencieuse en hommage à Sophie Lionnet avait rassemblé une trentaine de personnes, membres de sa famille et amis, dans le quartier où elle vivait à Londres. Sa cousine, Mélanie Lionnet, avait alors déclaré à l’AFP que la jeune fille était « fatiguée », et qu’elle voulait « rentrer en France ». « Elle nous disait que ses employeurs ne l’avaient pas encore rémunérée, qu’une fois qu’ils l’auraient rémunérée, elle rentrerait. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Edouard Gardella, chargé de recherche au CNRS, souligne que, pour les sans-abri, aller en hébergement d’urgence risque de casser les relations auxquelles ils tiennent et qui les font tenir.
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Edouard Gardella : « Cessons de nier les relations que les sans-abri nouent avec leur environnement social »

Dans une tribune au « Monde », Edouard Gardella, chargé de recherche au CNRS, souligne que, pour les sans-abri, aller en hébergement d’urgence risque de casser les relations auxquelles ils tiennent et qui les font tenir.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 10h16
    |

Edouard Gardella (Chargé de recherche au CNRS)







                        



                                


                            
Tribune. Le retour provisoire du froid, après un épisode particulièrement rigoureux en février, replacera-t-il la question des SDF dans le débat public ? Sans doute faudra-t-il maintenant attendre le prochain hiver pour la voir ressurgir, avec les mêmes témoignages soudain alarmés, et les mêmes questions subitement reposées.
Parmi celles-ci, il en est une sur laquelle la séquence qui vient de s’achever s’est cristallisée : le refus par des personnes sans abri d’être hébergées dans des structures d’accueil alors que s’installent, dans les rues, des températures négatives. Il vaut la peine d’y revenir, tant son traitement a dévoilé les mécanismes qui empêchent encore aujourd’hui, en France, d’aborder la question des sans-abri dans des termes adéquats.
Manque de places disponibles
D’un côté, certains représentants de l’actuelle majorité politique ont avancé que le refus d’hébergement manifesté par certains sans-abri s’expliquait par un choix personnel de leur part. De l’autre, les associations de lutte contre l’exclusion ont répondu que le non-hébergement était principalement dû au manque de places disponibles : en réalité, seul un petit nombre de sans-abri refusent d’être hébergés, un comportement qui s’explique, selon ces associations, soit par le fait qu’il s’agit de personnes en profonde désocialisation, soit par l’indignité des conditions matérielles qui leur sont proposées.
En apparence opposées (certaines responsabilisent l’individu, les autres l’Etat), ces différentes prises de position publiques se rejoignent pourtant sur un point : elles dépeignent le sans-abri réfractaire à l’hébergement comme un individu isolé, prenant personnellement la décision de refuser le toit qu’on lui propose.
« S’il ne va pas en centre d’hébergement, explique-t-il, c’est qu’il a ses “habitudes” sur “sa” plaque »
Or, cette représentation rend impensables bien des réalités observables sur le terrain. Elle passe, par exemple, à côté du fait,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Depuis « Sauvons les garçons ! », en 2009, Jean-Louis Auduc s’est penché sur le paradoxe français qui veut que les filles réussissent bien mieux à tous les niveaux du système éducatif, mais soient, dans la vie professionnelle, empêchées de progresser aussi vite que leurs comparses masculins
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Une fracture sexuée, dès l’école

Depuis « Sauvons les garçons ! », en 2009, Jean-Louis Auduc s’est penché sur le paradoxe français qui veut que les filles réussissent bien mieux à tous les niveaux du système éducatif, mais soient, dans la vie professionnelle, empêchées de progresser aussi vite que leurs comparses masculins



Le Monde
 |    18.03.2018 à 12h00
    |

                            Ondine Debré








                        



   


Dans le domaine des inégalités à l’école, le genre est le facteur-clé. C’est la conviction de Jean-Louis Auduc, auteur de Ecole : la fracture sexuée (Fabert, 2016). Pour ce docteur en histoire, la France subit « une triple fracture, sociale, ethnique et sexuée ». Et présente un paradoxe : les filles réussissent bien mieux à tous les niveaux du système éducatif, mais, dans la vie professionnelle, sont empêchées de progresser aussi vite que leurs collègues masculins.
Les enfants des classes sociales supérieures qui échouent à l’école ne sont quasiment que des garçons, alors que les élèves des classes défavorisées qui réussissent sont surtout des filles. Parmi les élèves issus de la première génération d’immigrés, 28 % des garçons sortent du cursus scolaire sans diplôme, contre 9 % des filles. Chez les élèves n’ayant aucun parent immigré, ces chiffres sont de 9 % pour les garçons, et 5 % pour les filles.
Cette réalité résulte néanmoins, pour Jean-Louis Auduc, d’un postulat de départ erroné : « En France, on est encore sur l’idée que les classes de maternelle sont remplies de petits êtres sans sexe qui s’appellent “élèves”. Précisément, et à cause de conditions de socialisation différentes pour les filles et les garçons dont nous n’avons pas conscience, l’apprentissage de la lecture doit se faire différemment selon le sexe. Certains pays, comme la Finlande, ont adopté des pédagogies différentes pour les filles et les garçons », martèle celui qui signa Sauvons les garçons ! (Descartes & Cie, 2009). Ignorer cette fracture sexuée à l’école, et laisser les garçons en échec, est un danger pour notre société, affirme-t-il.
Les inégalités dans la réussite scolaire ont pour conséquence l’accroissement de la violence des garçons sur les filles, comme une sorte de rite de passage « permettant d’affirmer avec force sa virilité, d’afficher les stéréotypes de la masculinité, de montrer que l’on ose défier l’autorité », explique Sylvie Ayral dans son enquête La Fabrique des garçons (PUF, 2011).
Jean-Louis Auduc le clame haut et fort, c’est à la société de reconnaître certaines erreurs et certains préjugés pour déconstruire ce petit roi tyrannique qui va passer, de la maison à l’école, de la suprématie à l’échec et à la violence. « L’absence de partage des tâches à la maison entre garçons et filles ne mène pas à une réflexion différenciée sur l’entrée dans le métier d’élève et dans la construction de leur identité entre filles et garçons », observe-t-il.



                            


                        

                        

