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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le ministre des affaires étrangères turc insiste sur l’engagement de son pays dans la lutte contre le terrorisme et considère qu’une partie des Européens refuse de comprendre les problèmes de sécurité de son pays.
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Mevlüt Çavusoglu : « La Turquie est le meilleur allié pour la sécurité de l’Europe »

Dans une tribune au « Monde », le ministre des affaires étrangères turc insiste sur l’engagement de son pays dans la lutte contre le terrorisme et considère qu’une partie des Européens refuse de comprendre les problèmes de sécurité de son pays.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 18h08
    |

Mevlüt Çavuşoğlu (ministre des affaires étrangères de Turquie)







                        



                                


                            
Tribune. La lutte contre les organisations terroristes comme Daech (acronyme arabe de l’organisation Etat islamique) et la gestion des flux de l’émigration constituent les plus grands défis auxquels les pays européens doivent faire face aujourd’hui. La Turquie continue de jouer un rôle majeur dans l’action internationale pour les relever.
C’est la Turquie qui a permis à l’Union européenne (UE) de réguler le flux d’émigrés de Syrie. Elle a non seulement accueilli chez elle 3,5 millions de Syriens, mais également sauvé la vie de milliers d’entre eux, en leur épargnant une périlleuse traversée de la mer Egée pour rejoindre l’Europe occidentale.
C’est la Turquie qui a été parmi les premiers pays à reconnaître Daech comme une organisation terroriste. Elle fait partie de la coalition internationale dressée contre celle-ci.
C’est la Turquie qui a refusé l’entrée sur son territoire de plus de 4 000 voyageurs suspects, renvoyé près de 6 000 terroristes, placé en détention plus de 10 000 membres de Daech et d’Al-Qaïda et accompli un énorme effort pour sécuriser sa frontière, longue de 911 km, avec la Syrie. Alors que certains pays occidentaux se sont montrés incapables de seulement contrôler le passage de djihadistes par leurs aéroports.
Accusations gratuites contre le régime turc
C’est la Turquie, seule, qui a, dès 2016, engagé son armée de terre aux côtés de l’Armée syrienne libre pour combattre Daech. Alors que les autres membres de la coalition se sont contentés d’une présence très symbolique au sol. La libération des villes de Djarabulus, d’Al-Bab ainsi que de l’ensemble de la zone alentour, par l’opération « Bouclier de l’Euphrate » conduite par l’armée turque, reste l’un des rares – sinon le seul – exemples à suivre, puisqu’elle a permis à des centaines de milliers de Syriens de retourner chez eux en toute tranquillité.

Mais cette Turquie, sur laquelle les Européens se reposent de fait pour leur sécurité, est-elle...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Chronique de la Méditerranée. Après avoir été vendeur à la sauvette durant dix ans, le jeune Marocain a trouvé sa vocation en devenant médiateur culturel.
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Portrait

De Casablanca à Palerme, itinéraire de Kamal Karkouri, porte-voix de ses « frères » exilés

Chronique de la Méditerranée. Après avoir été vendeur à la sauvette durant dix ans, le jeune Marocain a trouvé sa vocation en devenant médiateur culturel.

Par                Antoine Harari (contributeur Le Monde Afrique, Palerme)



LE MONDE
              datetime="2018-03-19T18:02:25+01:00"

        Le 19.03.2018 à 18h02






    
Kamal Karkouri, 28 ans, aujourd’hui médiateur culturel au sein de l’association Porco Rosso, à Palerme.
Crédits : Francesco Bellina/Cesura


Chronique de la Méditerranée. Le Monde Afrique se propose de raconter le parcours de migrants africains qui ont pris la route de l’Europe et tentent de construire une vie nouvelle, avec ou sans papiers. 
Le centre historique de Palerme se résume à deux axes parallèles, la rue de Rome et la rue Maqueda. Tout autour, de petites allées traversent les deux artères. Ces ruelles sombres et étroites, Kamal Karkouri, 28 ans, les connaît par cœur. C’est là qu’il a vendu illégalement pendant près de dix ans des sacs à main contrefaits comme d’autres ambulanti (marchands ambulants) de la capitale sicilienne.
« Il y a encore deux ans, je vendais des sacs achetés aux Chinois dans un magasin derrière la gare », raconte-t-il. Le jeune Marocain ne cache pourtant pas son inquiétude pour les nouveaux venus. « Avant, c’était le premier travail que tu faisais en arrivant. Il n’y avait même pas besoin de parler la langue. Aujourd’hui, il n’y a plus assez de demande », dit-il dans un italien presque parfait.
« Personne ne nous protège »
A l’entendre, la plupart des nouveaux arrivants ne travaillent pas, ou peu. Lors de la saison des récoltes, ils vont à Caltabellotta (dans le sud-ouest de la Sicile) pour cueillir des olives et dans la région de Catane (sur la côte est) pour les oranges. Selon lui, le durcissement de la réglementation a réduit la solidarité entre migrants. « Chacun s’occupe de ses propres intérêts. Du coup, c’est plus dur pour les nouveaux », résume-t-il, évoquant aussi la montée du racisme : « Les ambulanti sont les premiers à le subir. Comme personne ne nous protège, tout le monde s’attaque à nous. »

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Kamal continue à dire « nous ». Pourtant, à la différence de son père, qu’il a rejoint en 2005 depuis Casablanca, il a quitté ce métier qui vous pousse « dans les rues de 9 heures à minuit » pour un revenu maximum de 600 euros par mois. Il y a un peu plus d’un an, le jeune homme est devenu médiateur culturel et a fondé une association pour défendre les droits de ces vendeurs en situation précaire.
« En 2013, le maire a fait passer une décision interdisant de travailler dans le centre historique. Il y a plus de 600 vendeurs ambulants à Palerme et derrière chacun d’eux une famille. Tout à un coup, ils n’avaient plus aucun revenu. » Avec ceux qu’il appelle ses « frères » – pour la plupart originaires du Bangladesh, du Sénégal ou, comme lui, du Maghreb –, ils ont organisé des manifestations. « Nous avons créé cette association pour pouvoir défendre nos droits face à la commune. Et nous avons réussi à trouver un compromis. Comme ils paient les taxes, les magasins sont prioritaires. Du coup, nous travaillons après leur fermeture. » De fait, dès 20 heures, les marchands ambulants envahissent les rues principales du centre de Palerme.

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Plus qu’un travail, le soutien aux nouveaux arrivants semble être une vocation. « C’est en moi depuis que je suis petit. Depuis que je suis arrivé, j’essaie d’aider mes compatriotes qui ont des difficultés à s’exprimer ou qui souhaitent voir un avocat. » Employé par l’association Porco Rosso, il accompagne désormais des migrants chaque mercredi à l’hôpital pour des contrôles de santé ou les épaule dans l’obtention d’une assistance juridique.
Vexations policières
Sicilien d’adoption, Kamal Karkouri ne se voit pourtant pas finir ses jours sur l’île. Une altercation avec la police municipale, en 2011, lui a laissé un souvenir amer. « Alors que j’étais dans un marché, une équipe m’a confisqué mon matériel et m’a frappé. » Il se souvient aussi de Noureddine Adnane, un de ses compatriotes qui, la même année, avait fini par s’immoler par le feu après de multiples vexations policières.

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Pourtant, comme de nombreux migrants venus en rêvant de connaître une meilleure fortune, il n’imagine pas rentrer au pays. « Avec mon salaire, je fais vivre mon père mais aussi ma famille à Casablanca. J’ai beaucoup d’amis ici, et Palerme est une ville magnifique. Mais il n’y a pas d’avenir pour nous ici. Un jour, je reprendrai la route. »


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ En position de faiblesse face aux Européens, le gouvernement de la première ministre britannique, Theresa May, a multiplié, lundi, les concessions.
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Brexit : un accord a été trouvé sur la période de transition entre Londres et Bruxelles

En position de faiblesse face aux Européens, le gouvernement de la première ministre britannique, Theresa May, a multiplié, lundi, les concessions.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 17h52
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 18h03
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


La pression des milieux d’affaires britanniques était trop forte : lundi 19 mars, Londres a abandonné à peu près toutes ses revendications et accepté les conditions posées par Bruxelles pour la période de transition que le gouvernement May réclamait, dans la foulée du Brexit. Une période durant laquelle le pays pourrait continuer à négocier sa « relation future » avec l’Union européenne (UE), sans perdre brutalement tous les avantages d’un Etat membre.
La transition ne devra durer que vingt et un mois, du 30 mars 2019, au lendemain du Brexit, jusqu’au 31 décembre 2020, comme le réclamaient les Européens. Et pas jusqu’en mars 2021, comme le souhaitait initialement le gouvernement de Mme May. Autre concession, bien plus conséquente : Londres a accepté que les citoyens de l’Union venant s’installer au Royaume-Uni durant la période de transition puissent bénéficier du même droit de séjour, à la fin de la période de transition, que ceux arrivés dans le pays avant le Brexit.
Londres a par ailleurs renoncé au « droit de veto » réclamé sur les lois que l’Union adopterait durant cette période de transition : le pays pourra, jusqu’au 31 décembre 2020, continuer d’accéder sans entraves au marché intérieur européen, mais devra continuer de contribuer au budget communautaire, et il n’aura plus du tout voix au chapitre : ni commissaires, ni ministres invités aux réunions bruxelloises, ni députés européens.
Pas de « clause guillotine »
A la rigueur, les Britanniques pourront, à titre purement consultatif, participer à des réunions d’experts – ne serait-ce parce que, sur des sujets comme la sécurité alimentaire ou la lutte contre le terrorisme, leurs connaissances seront utiles aux Européens. Londres pourra aussi entrer en négociation avec des pays tiers, en vue de conclure des accords commerciaux par exemple, mais pas question que ces éventuels accords entrent en force durant la période de transition.
Bruxelles a cependant échoué, pour l’instant, à imposer une « clause guillotine », amputant le Royaume-Uni de certains de ses droits d’accès au marché intérieur durant la période de transition si jamais le pays ne se conformait pas aux lois de l’Union ou aux décisions de la Cour de justice de Luxembourg, la plus haute juridiction de l’UE.
Michel Barnier, le négociateur en chef de l’Union, s’est félicité lundi, d’avoir pu franchir avec son homologue David Davis, une étape « décisive » des discussions avec Londres. « Nous avons fait ces derniers jours une partie essentielle du chemin vers un départ ordonné » du Royaume-Uni, a ajouté le Français.
« Accord de retrait »
De fait, la perspective d’un « non-accord » entre Londres et Bruxelles s’éloigne, même si M. Barnier a précisé, lundi, que la transition ne serait définitivement acquise que quand les parties se seront mises d’accord sur tous les autres points de l’accord de divorce, au plus tard en octobre. La transition est partie intégrante de ce futur traité international, d’ores et déjà baptisé « accord de retrait » à Bruxelles.
Sur l’épineuse question irlandaise, Londres a aussi significativement reculé, lundi, acceptant qu’en l’absence d’une solution britannique pour éviter le retour d’une « frontière dure » entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord, ce serait celle mise sur la table par les Européens qui s’imposerait. Or, cette dernière a tout d’une provocation pour le gouvernement May, qui dépend, pour sa fragile majorité parlementaire, d’une alliance de circonstance avec le petit parti unioniste nord irlandais DUP.

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Londres ayant confirmé récemment vouloir aussi quitter l’Union douanière au jour du Brexit, Bruxelles a proposé que le contrôle des marchandises, devenu nécessaire, entre l’UE à vingt-sept et le Royaume-Uni, ne s’effectue pas à la frontière entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande, afin de préserver les « accords de paix du Vendredi saint » de 1998. Ce contrôle aurait lieu dans les ports britanniques, pour les marchandises en partance pour l’Irlande : une manière de réunifier l’île par le commerce.
Accélération des discussions
L’annonce par le géant Unilever, en fin de semaine dernière, qu’il rapatrierait ses troupes britanniques à Rotterdam (aux Pays-Bas) pour y installer son unique siège social européen, a-t-il poussé le gouvernement May à accélérer les discussions bruxelloises ? La première ministre britannique avait promis d’obtenir un accord sur la transition avant fin mars… elle y est donc parvenue.

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A Bruxelles, les négociateurs vont maintenant pouvoir se concentrer sur la « relation future » que les Européens envisagent déjà comme un accord de libre-échange. Les Britanniques ont déjà accepté ce canevas, mais militent pour qu’il intègre un accord sur les services financiers : ils veulent préserver le précieux « passeport » dont dispose la City pour vendre sans entraves ses services sur le marché intérieur européen. 

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« Nous sommes plus proches que jamais d’un bon accord entre le Royaume-Uni et l’UE », a affirmé David Davis, toujours positif, malgré l’évident désavantage de Londres dans une négociation depuis le début très déséquilibrée en faveur de Bruxelles.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Dans une tribune au « Monde », un collectif de Kurdes originaires d’Afrin et vivant en Europe lance un appel à la communauté internationale et aux gouvernements européens, qu’ils jugent trop silencieux face à l’intervention de la Turquie dans l’enclave d’Afrin.
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« Ne laissons pas Afrin devenir, comme Rakka, un foyer djihadiste »

Dans une tribune au « Monde », un collectif de Kurdes originaires d’Afrin et vivant en Europe lance un appel à la communauté internationale et aux gouvernements européens, qu’ils jugent trop silencieux face à l’intervention de la Turquie dans l’enclave d’Afrin.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 17h45
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 18h14
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. La population kurde d’Afrin lance un appel au secours à ses amis d’Europe et d’Occident pour leur rappeler que nous, les Kurdes, avons lutté ensemble contre la menace terroriste que représente l’organisation Etat islamique (EI) jusqu’à la victoire commune à Rakka. Aujourd’hui, la communauté internationale doit nous aider afin d’empêcher qu’une occupation durable et définitive du canton d’Afrin, imposée par le dictateur turc avec les armes de l’OTAN, ne soit admise dans l’indifférence totale des dirigeants du monde libre. Compte tenu de l’urgence de la situation, il est primordial d’agir immédiatement pour empêcher qu’un nouveau foyer djihadiste ne se constitue dans les montagnes d’Afrin. Si les puissances occidentales n’agissent pas, il sera impossible de se débarrasser de ces terroristes qui se préparent à exporter la guerre sainte en Europe. Ce foyer sera une menace pour les libertés et les citoyens du monde démocratique. Des crimes de guerre sont en cours, perpétrés par l’armée turque et les djihadistes dans la plus grande impunité.

La Turquie et ses supplétifs djihadistes sont engagés dans une entreprise d’épuration ethnique contre les Kurdes d’Afrin. Depuis le 20 janvier 2018, l’armée turque a lancé une opération militaire cyniquement appelée « Rameau d’olivier ».
Mettre fin à l’existence des Kurdes
L’objectif du président Erdogan est clair. Il s’active à vider Afrin de sa population kurde afin d’y installer des personnes déplacées par la guerre et des réfugiés syriens se trouvant sur le territoire turc pour mettre fin à l’existence des Kurdes dans ce canton. Cette offensive consiste à détruire les infrastructures de la région au moyen de bombardements, privant ainsi la population de tout moyen de subsistance.
Dès le début de l’invasion, l’alimentation en eau potable a été coupée. Les habitants n’ont accès qu’à de l’eau non traitée grâce à de rares puits, et sont victimes de graves maladies. Contrairement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Alors que le Royaume-Uni désigne la Russie comme le coupable de l’empoisonnement au Novitchok de Sergueï Skripal, Moscou continue de nier.
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Que sait-on sur l’empoisonnement de l’ex-agent double russe au Royaume-Uni ?

Alors que le Royaume-Uni désigne la Russie comme le coupable de l’empoisonnement au Novitchok de Sergueï Skripal, Moscou continue de nier.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 16h27
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 18h46
    |

                            Eléa Pommiers








                        



   


Le dialogue semble rompu entre Londres et Moscou après l’empoisonnement, sur le sol britannique, de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal. Alors que le Royaume-Uni continue de désigner la Russie comme le coupable évident de cette « tentative d’assassinat », le Kremlin exige des preuves, ou des excuses, « à ces accusations infondées ». 
Après quinze jours d’enquête, que sait-on de l’affaire qui provoque une importante crise diplomatique entre les deux pays, et relance le bras de fer entre la Russie et l’Union européenne, soutenue par les Etats-Unis ?
Retrouvés inconscients à Salisbury
L’affaire débute le 4 mars à Salisbury, au sud-ouest de Londres. Un homme et sa fille sont retrouvés inconscient sur un banc, sans blessure apparente, et sont hospitalisés « dans un état critique ». L’événement prend immédiatement une tournure politique à la lumière de l’identité de la victime : Sergueï Skripal, 66 ans, est un ancien colonel du service de renseignement russe réfugié au Royaume-Uni.
Arrêté en 2004 par le FSB (le service fédéral de sécurité russe), celui qui est à l’époque un espion russe avoue avoir été recruté par les services de renseignement britanniques neuf ans plus tôt et leur avoir livré l’identité de plusieurs dizaines d’agents secrets russes exerçant en Europe, contre plus de 100 000 dollars (78 000 euros de l’époque).
En 2006, l’agent double est condamné par la Russie pour « haute trahison » à treize ans de camp, et son titre de colonel lui est retiré. Après avoir été échangé, avec trois autres agents russes, contre dix agents dormants du Kremlin installés aux Etats-Unis, il se réfugie au Royaume-Uni, en 2010.

   



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Le Novitchok à l’origine de l’empoisonnement
Moins de deux jours après la découverte des victimes, la police britannique annonce que Sergueï Skripal et sa fille sont « soignés pour une exposition présumée à une substance toxique », et la thèse de l’empoisonnement s’impose parmi les responsables politiques britanniques. Elle est renforcée par la contamination de deux policiers, qui ont dû être soignés pour des « symptômes légers », et les traces de contaminations découvertes dans un restaurant où l’ancien espion russe et sa fille avaient déjeuné.
Après une semaine d’enquête, le 12 mars, la police britannique identifie la substance qui aurait servi à leur empoisonnement : il s’agit du Novitchok, un agent neurotoxique innervant — qui rompt la connexion entre le système nerveux et les muscles, empêchant progressivement la victime de respirer.
Développé par des chercheurs de l’Union des républiques socialistes soviétique (URSS) dans les années 1970 et 1980 — il n’a pas d’autre origine connue —, il est considéré comme cinq à dix fois plus létal que les deux autres agents innervants les plus connus, le gaz sarin et le VX. Son existence avait été découverte par la communauté internationale au début des années 1990, malgré les engagements de l’URSS à mettre fin à son programme chimique.

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La Russie, coupable désignée du Royaume-Uni
L’identification de ce poison fait de la Russie la coupable évidente aux yeux du Royaume-Uni, qui pointait déjà Moscou du doigt depuis plusieurs jours. Le 12 mars, Theresa May, la première ministre britannique, lance un ultimatum à la Russie pour que cette dernière apporte des explications.
Le ton est d’autant plus dur que la tension monte depuis des mois entre les deux pays. Multiples approches d’avions ou navires russes dans les eaux territoriales britanniques ; accusations d’« ingérences » russes, par les réseaux sociaux, dans la campagne du référendum sur le Brexit ; responsabilité de la cyberattaque destructrice NotPetya en juin 2017… Les griefs de Londres à l’égard de Moscou sont nombreux.
Et l’affaire n’est pas sans rappeler d’autres éliminations d’opposants politiques russes sur le sol britannique. Déjà, en 1978, en pleine guerre froide, le dissident bulgare Georgi Markov est empoisonné à Londres par une dose de ricine, un poison plus puissant que le cyanure.
En 2006, Alexandre Litvinenko, un opposant russe et ex-agent du KGB (service secret russe, devenu FSB en 1995), est empoisonné au polonium 210, une substance radioactive extrêmement toxique produite en Russie. Sa veuve a ainsi déclaré que l’empoisonnement de Sergueï Skripal avait des airs de « déjà-vu ».

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Crise diplomatique entre Londres et Moscou
Le 14 mars, après expiration de l’ultimatum lancé à Moscou, Theresa May dénonce une « tentative d’assassinat » et condamne un « affront à l’interdiction de l’usage des armes chimiques ». Pour elle, l’absence de réponse de la Russie et l’usage du Novitchok excluent toute autre « conclusion que celle qui désigne l’Etat russe comme coupable ». Mme May annonce plusieurs sanctions pour répliquer à ce que le président de la commission des affaires étrangères de la Chambre des communes, Tom Tugendhat, a qualifié « d’attentat russe ».
Si Londres assure que le dialogue n’est pas rompu, Theresa May a tout de même décidé de suspendre les contacts bilatéraux avec Moscou, d’expulser vingt-trois diplomates russes (sur les cinquante-neuf présents au Royaume-Uni), de retirer l’invitation adressée au chef de la diplomatie Sergueï Lavrov, et annonce que la famille royale britannique ne se rendra pas à la Coupe du monde de football en Russie.
Dans une déclaration commune, le 15 mars, le Royaume-Uni, l’Allemagne, les Etats-Unis et la France ont estimé que la responsabilité russe était la seule explication « plausible » de l’empoisonnement. Les quatre puissances ont demandé dans la foulée à Moscou « toutes les informations » sur son programme chimique.
Le gouvernement britannique a demandé à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) de mener des examens indépendants dans ses laboratoires sur les échantillons recueillis sur place.

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Du « grand n’importe quoi », pour la Russie
Dès le 9 mars, la Russie, par la voix de son ministre des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait dénoncé de la « pure propagande ». A l’ultimatum de Theresa May, le Kremlin répond que « la Russie n’a aucun rapport avec ce qui s’est passé en Grande-Bretagne » et insiste sur l’absence de preuve impliquant formellement la Russie. Les autorités russes se déclarent également ouvertes « à toute coopération pour une enquête sur les causes de l’incident ».
Après les sanctions décidées et annoncées par Theresa May, Moscou réplique en expulsant à son tour vingt-trois diplomates britanniques et en mettant fin aux activités du British Council en Russie, l’organisme international britannique pour les relations culturelles et l’éducation.

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Après quinze jours de silence et au jour de sa réélection à la tête de la Russie dimanche, Vladimir Poutine a fait écho à ses dénégations, qualifiant les accusations britanniques de « grand n’importe quoi ». Le président russe a souligné que la Russie avait « détruit toutes ses armes chimiques » :
« La première chose qui me vient à l’esprit, c’est que si un gaz chimique militaire existait, les gens seraient morts sur le coup. C’est évident. (…) La deuxième chose, c’est que la Russie ne dispose pas de ce type de moyens. Nous avons détruit toutes nos armes chimiques sous la supervision d’observateurs internationaux. »
Une réponse que Boris Johnson, chef de la diplomatie britannique, a qualifiée de « stratégie classique de la Russie qui consiste à essayer de cacher l’aiguille de la vérité dans une botte de foin de mensonges et d’obscurcissement ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Des centaines d’enfants auraient été victimes d’abus sexuels depuis les années 1980 dans une ville située au centre de l’Angleterre, selon le « Sunday Mirror ».
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Une enquête ouverte au Royaume-Uni après la révélation d’un scandale de pédophilie à Telford

Des centaines d’enfants auraient été victimes d’abus sexuels depuis les années 1980 dans une ville située au centre de l’Angleterre, selon le « Sunday Mirror ».



Le Monde
 |    19.03.2018 à 16h20
   





                        


Une enquête indépendante a été lancée au Royaume-Uni après la révélation d’un scandale de pédophilie qui pourrait concerner des centaines d’enfants. Les faits, révélés le 11 mars par le Sunday Mirror, auraient eu lieu à Telford, une ville de 170 000 habitants du centre de l’Angleterre.
L’enquête a pour but d’« obtenir la vérité, montrer ce qui n’a pas fonctionné et en tirer les leçons pour l’avenir », a déclaré un porte-parole du ministère de l’intérieur, interrogé vendredi 16 mars par l’Agence France-Presse (AFP). « C’est une affaire vraiment terrible, certains des membres les plus vulnérables de notre société étant la proie de criminels sans pitié », a-t-il ajouté.
Selon l’hebdomadaire britannique, jusqu’à un millier d’enfants, dont les plus jeunes avaient 11 ans, auraient été victimes d’agressions et de viols, parfois collectifs, depuis les années 1980. « Nous avons tous été choqués par cette affaire horrible », avait déclaré mercredi la première ministre Theresa May devant les députés, soulignant la nécessité de lancer une enquête le plus rapidement possible. Celle-ci est menée par un organe indépendant chargé d’examiner si les institutions ont suffisamment agi pour protéger les enfants.
Le rôle des institutions à déterminer
D’après le Sunday Mirror, la police aurait échoué à démanteler le réseau de pédophiles. « Les travailleurs sociaux étaient au courant des abus dans les années 1990, mais la police a mis une décennie à ouvrir une enquête », écrivent les journalistes.
Une adolescente de 14 ans a déclaré au Mirror « avoir été forcée d’avoir des relations sexuelles avec plusieurs hommes dans des restaurants de vente à emporter ou des maisons dégoûtantes ». Elle a expliqué qu’elle se rendait dans une clinique locale pour prendre la pilule du lendemain « au moins deux fois par semaine », mais que « personne n’a jamais posé de questions ». Ses agresseurs la menaçaient de représailles si elle parlait, a-t-elle aussi affirmé.
« Ces jeunes filles étaient très souvent issues de la classe ouvrière blanche, souffrant de fragilités multiples et c’est pour cela que leurs agresseurs les ciblaient », a déclaré la députée conservatrice de Telford, Lucy Allan, qui avait plaidé pour une enquête urgente.
Plusieurs enquêtes ont été ouvertes ces dernières années en Angleterre à la suite de la découverte de réseaux pédophiles.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Isabelle Mandraud, correspondante du « Monde » à Moscou, a répondu à vos questions sur la réélection, dimanche, de Vladimir Poutine en Russie.
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Russie : « Dans un régime autoritaire, chacun redoute un changement non préparé »

Isabelle Mandraud, correspondante du « Monde » à Moscou, a répondu à vos questions sur la réélection, dimanche, de Vladimir Poutine en Russie.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 14h28
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 15h50
   





                        



   


Vladimir Poutine a remporté, dimanche 18 mars, une victoire d’une ampleur sans précédent en plus de dix-huit ans de pouvoir, réélu président pour un quatrième mandat avec 76,7 % des voix. Isabelle Mandraud a répondu à vos questions.

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Riurik : Quels sont les faits rapportés de fraude électorale, d’agressions, etc., à la proximité des bureaux de vote ?
Isabelle Mandraud : Plusieurs sources de l’opposition et des candidats ont rapporté des violations, quelques bourrages d’urnes, notamment en Tchétchénie, en Iakoutie ou près de Moscou, mais dans l’ensemble, elles n’ont pas été aussi importantes, semble-t-il, que lors de précédentes élections. En revanche, les pressions exercées par des entreprises et des administrations ont été rapportées par plusieurs observateurs, journalistes, et associations indépendantes telles que Golos, spécialisée dans la surveillance des élections. 
Mat : Comment comptez-vous les votants « sous pression » dans les 56 millions de voix de Vladimir Poutine ? Autrement dit, sans ces « pressions importantes », aurait-il été réélu ?
Isabelle Mandraud : Difficile de dire combien de personnes ont été ainsi mises sous pression. Mais des témoignages, dans différentes régions, en ont fait état. Sans ces pressions, cela aurait-il changé quelque chose ? Pas sûr du tout. Le score de M. Poutine aurait sans doute été moins important, mais il aurait remporté cette élection, faute d’une réelle concurrence. Le chef du Kremlin s’est placé au-dessus de tous les autres, sans participer à aucun débat, ni même présenter un programme. Il est l’Etat. Enfin, les pressions ne sont pas le seul facteur qui a joué en sa faveur. Les médias soutenant le pouvoir livrent, jour après jour, la vision du Kremlin sur les événements. 
Eva : Le taux de participation est très élevé comparé à 2012. Comment peut-on l’expliquer ?
Isabelle Mandraud : En 2012 ce taux était de 65,3 %, contre 67,4 %. C’est effectivement une augmentation. Le pouvoir s’était préparé à cette bataille, et la mobilisation des électeurs, en amont, a été très importante. Le plus grand danger pour le Kremlin était que les Russes ne se soucient pas d’aller voter, estimant, à juste titre, que les jeux étaient faits. Les appels à participer au scrutin ont été intenses sur tout le territoire. Des jeux et des animations étaient proposés autour des bureaux de vote. Les électeurs ont pu s’enregistrer jusqu’au dernier moment dans le bureau de vote de leur choix. Et enfin, comme nous l’avons rapporté, des salariés du secteur public ont été soumis à de fortes pressions de leurs employeurs.
Gégé : Pourquoi la tentative d’assassinat d’un agent double russe sur le sol britannique aurait remotivé les électeurs russes ? Poutine était-il vraiment en danger ?
Isabelle Mandraud : Non, M. Poutine n’était pas vraiment en danger. Mais alors que les sondages le gratifiaient ces dernières années de taux de popularité mirobolants, jusqu’à 86 %, il était impensable qu’il remporte l’élection avec un score en demi-teinte. Le but a été atteint : dimanche, M. Poutine a été élu avec 76,66 % des voix, soit le meilleur score jamais obtenu depuis qu’il exerce le pouvoir. En 2000, il avait été élu avec 52,94 % des suffrages, 71,31 %, en 2004, et 63,6 % en 2012. La participation, en revanche, n’est pas la meilleure enregistrée, malgré tous les efforts déployés. L’affaire Skripal, en Grande-Bretagne, a pu jouer, en dopant le réflexe de protection autour du chef, mais à la marge, me semble-t-il.
Baby Huey : Poutine sort renforcé de ce scrutin. Après avoir joué sur la fibre nationaliste et les menaces occidentales réelles ou supposées, quelle peut être sa ligne de conduite pour continuer à mobiliser ses partisans à l’intérieur et renforcer la position de la Russie à l’international ?

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Isabelle Mandraud : Le président russe ne changera sans doute pas sa ligne de conduite qu’il a réaffirmée, de manière assez spectaculaire, lors de son discours du 1er mars, en vantant le nouvel arsenal nucléaire de l’armée russe. C’était clairement un message destiné à l’Occident. Le résultat d’hier le conforte. Maintenant, il a devant lui quelques défis sérieux à relever : la Syrie, bien sûr, où, après les succès militaires, la phase politique s’avère bien plus délicate. Et, en Ukraine, le conflit est loin d’être réglé.
Europeen : Le Français que je suis a quelques difficultés à concevoir la popularité de Poutine. A quoi tient-elle ?
Isabelle Mandraud : Lorsqu’on discute avec des Russes, il est courant d’obtenir un point de vue contradictoire. Beaucoup se disent peu satisfaits de leur situation sur le plan intérieur. Avec la baisse du cours du pétrole et les sanctions, leurs revenus ont dégringolé depuis 2014. La situation dans les hôpitaux reste mauvaise, surtout dans les régions, tout comme l’état des routes. Et la corruption, toujours présente, insupporte la population. Mais d’un autre côté, sur le plan de la politique étrangère, beaucoup se disent rassurés d’avoir un président « fort ». Les révolutions arabes ou le soulèvement en Ukraine font peur, d’autant plus que les médias propouvoir matraquent le « chaos » que cela a provoqué. Et dans un régime autoritaire comme celui exercé en Russie, chacun redoute un changement non préparé.
Opposition ? : On parle beaucoup de son opposant Alexeï Navalny. Sur sa page Wikipedia, on parle de lui comme d’un proche des mouvements d’extrême droite. Je ne comprends pas bien ce qu’il représente dans toute cette élection. Il n’y a pas d’opposition démocrate en Russie ? Quels sont les courants ?
Isabelle Mandraud : L’opposition est très affaiblie en Russie, d’une part parce qu’elle n’a pas les moyens de se développer, ni même de se faire entendre, mais aussi parce qu’elle est très divisée. Elle souffre aussi d’une image “pro-occidentale”, et du rappel, sans cesse rabâché, de la dureté des années 1990, lorsque l’URSS s’est effondrée. Alexeï Navalny apparaît aujourd’hui comme le seul opposant déterminé à affronter le Kremlin, mais il n’a pas pu concourir à l’élection en raison d’une condamnation pénale qu’il réfute. Il est effectivement issu des rangs très nationalistes, mais depuis 2013, il a pris quelques distances avec ces courants.

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Osman : Qu’en est-il de la situation économique en Russie ? Je pense notamment au niveau de croissance et au chômage. La tendance et les chiffres sont-ils en faveur de Poutine ?
Isabelle Mandraud : La croissance se relève un peu mais la situation reste tendue, particulièrement dans les régions. Moscou est une belle vitrine moderne, mais la vie reste plus compliquée ailleurs. Ce ne sont pas les mêmes critères qu’en Europe qui prévalent en Russie. Le chômage est très faible. Trouver un emploi n’est pas très compliqué, mais il est beaucoup plus difficile d’obtenir un travail suffisamment rémunérateur pour vivre correctement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Vladimir Poutine a été réélu, dimanche, avec plus de 76 % des voix. S’il ironise sur son maintien au pouvoir « à 100 ans », il dit réfléchir à une réforme de la Constitution russe, qui interdit d’occuper plus de deux mandats présidentiels consécutifs.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Theresa May a affirmé qu’il était très probable que l’empoisonnement par un agent innervant ait été commandité par les autorités russes.
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Agent double : l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques enquête en Grande-Bretagne

Theresa May a affirmé qu’il était très probable que l’empoisonnement par un agent innervant ait été commandité par les autorités russes.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 12h41
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 12h53
   





                        



   


Des inspecteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) sont arrivés, lundi 19 mars, en Grande-Bretagne pour commencer leur enquête sur l’empoisonnement de l’agent double Sergueï Skripal et sa fille Ioulia Skripal à Salisbury au Royaume-Uni le 4 mars qui a également rendu gravement malade un policier.
Le gouvernement britannique a demandé à l’organisation sise à La Haye de mener des examens indépendants dans ses laboratoires sur les échantillons recueillis sur place.

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Solidarité des Européens
Si la réaction officielle de l’Union européenne (UE) à cette affaire doit encore être discutée lors du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE jeudi et vendredi à Bruxelles, les Etats membres de l’Union ont condamné l’empoisonnement. Dans un communiqué, les ministres des affaires étrangères de l’UE affirment :
« Les vies de nombreux civils ont été menacées par cet acte imprudent et illégal. L’Union européenne prend avec le plus extrême sérieux l’évaluation faite par le gouvernement du Royaume-Uni selon laquelle il est hautement probable que la Fédération de Russie soit responsable. »
Les ministres se sont dits « choqués par l’utilisation offensive d’un agent neurotoxique de qualité militaire, d’un type mis au point par la Russie, pour la première fois en plus de soixante-dix ans sur le sol européen ». Ils ont exigé de la Russie qu’elle « réponde d’urgence aux questions soulevées par le Royaume-Uni et la communauté internationale et qu’elle communique immédiatement, intégralement et complètement son programme Novitchok à l’OIAC ».

   


Les déclarations à géométrie variable de Moscou
Le chef de la diplomatie britannique, Boris Johnson, a pour sa part une nouvelle fois critiqué l’attitude de la Russie :
« Les démentis de la Russie sont de plus en plus absurdes. Un jour, ils soutiennent qu’ils n’ont jamais produit du Novitchok [l’agent innervant], un autre jour, ils affirment qu’ils ont produit du Novitchok, mais soutiennent que tous les stocks ont été détruits, puis ils annoncent que certains stocks se sont mystérieusement échappés en Suède ou en Slovaquie, en République tchèque ou aux Etats-Unis, ou même au Royaume-Uni. »

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Moscou campe sur ses positions
« Tôt ou tard, il faudra répondre de ces accusations infondées : soit fournir des preuves, soit présenter ses excuses », a répliqué, depuis Moscou, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, qui a qualifié les accusations de Londres de « flot diffamatoire envers la Russie, absolument incompréhensible et aux motivations incertaines ».
Londres a accusé la Russie d’être responsable de cet empoisonnement et décrété contre elle des sanctions, dont l’expulsion de 23 diplomates de son territoire. Moscou, qui clame son innocence, a riposté en expulsant des diplomates britanniques et en fermant le British Council, un organisme culturel, en Russie.
Plusieurs journaux russes ont estimé lundi que ces tensions sans précédent avec les Occidentaux avaient contribué à la large victoire de Vladimir Poutine à la présidentielle de dimanche, à l’issue de laquelle il a remporté un quatrième mandat.

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Sergueï Skripal, 66 ans, et sa fille Ioulia, 33 ans, sont toujours hospitalisés dans un état « critique » à Londres. Un policier empoisonné en leur portant secours est également soigné mais est désormais hors de danger, assure Londres.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Avec plus de 76 % des suffrages, le président (ré)élu de la Russie écrase le reste des formations politiques, y compris le Parti communiste de la Fédération de Russie.
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Présidentielle en Russie : le nouveau sacre de Vladimir Poutine ou l’extinction de l’opposition

Avec plus de 76 % des suffrages, le président (ré)élu de la Russie écrase le reste des formations politiques, y compris le Parti communiste de la Fédération de Russie.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 11h35
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 14h41
    |

                            Les Décodeurs








                        


Réélu triomphalement pour un mandat présidentiel jusqu’en 2024, Vladimir Poutine devrait logiquement dépasser la longévité au pouvoir de tous les dirigeants soviétiques puis russes à l’exception de Staline ; le natif de Saint-Pétersbourg en sera à vingt-quatre ans à la tête du pays en 2024, contre trente et un ans pour le dictateur géorgien de l’Union soviétique à sa mort en 1953.
En recueillant 76,67 % des suffrages exprimés – avec des bourrages d’urnes filmés quasi en direct –, M. Poutine fait mieux que tous ses résultats précédents. Il asphyxie par la même occasion l’opposition, tant libérale que communiste, en dix-huit ans de pouvoir.

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Le tassement du Parti communiste de la fédération de Russie
Ce graphique présente les résultats des deux principales formations politiques russes aux élections présidentielles depuis 2000. A elles deux, elles représentent plus de 80 % des suffrages.

 Russie unie (RU)
 Parti communiste (PCRF)


Sources : Nohlen & Stöver, Commission électorale centrale


require(["jquery", "jquery-ui/core", "d3/4.2.2"], function($, jqueryUICore, d3) {

    var largeur = document.getElementById("graphique_rupc").offsetWidth,
        hauteur = largeur * .6;

    const data = [{ "date": 2018, "ru": 76.67, "pc": 11.79 },
            { "date": 2012, "ru": 63.6, "pc": 17.18 },
            { "date": 2008, "ru": 70.28, "pc": 17.72 },
            { "date": 2004, "ru": 71.2, "pc": 13.7 },
            { "date": 2000, "ru": 52.94, "pc": 29.21 }
        ],
        partis = [{ "parti": "ru", "score": 76.67, "partilong": "Russie unie" },
            { "parti": "pc", "score": 11.79, "partilong": "Parti communiste" }
        ];


    // set the dimensions and margins of the graph
    var margin = { top: 20, right: largeur / 5, bottom: 30, left: 50 },
        width = largeur - margin.left - margin.right,
        height = hauteur - margin.top - margin.bottom,
        combien = 10;

    if (largeur     // parse the date / time
    var parseTime = d3.timeParse("%Y");

    var x = d3.scaleTime().range([0, width]);
    var y = d3.scaleLinear().range([height, 0]);

    var valuelineru = d3.line()
        .curve(d3.curveCardinal)
        .x(function(d) { return x(d.date); })
        .y(function(d) { return y(d.ru); });

    var valuelinepc = d3.line()
        .curve(d3.curveCardinal)
        .x(function(d) { return x(d.date); })
        .y(function(d) { return y(d.pc); });

    var svg = d3.select("#grapheligne").append("svg")
        .attr("width", "100%")
        .attr("viewBox", "0 0 " + largeur + " " + hauteur)
        .append("g")
        .attr("transform",
            "translate(" + margin.left + "," + margin.top + ")");

    data.forEach(function(d) {
        d.date = parseTime(d.date);
        d.ru = +d.ru;
        d.pc = +d.pc;
    });

    x.domain(d3.extent(data, function(d) { return d.date; }));
    y.domain([0, d3.max(data, function(d) { return d.ru; })]);

    svg.append("path")
        .data([data])
        .attr("class", "line ru")
        .attr("d", valuelineru);

    svg.append("path")
        .data([data])
        .attr("class", "line pc")
        .attr("d", valuelinepc);

    /* on ajoute notre texte*/

    svg.selectAll(".texteparti")
        .data(partis)
        .enter()
        .append("text")
 "texteparti " + d.parti)
        .attr("text-anchor", "start")
 y(d.score - 1))
 (x(parseTime(2018)) + x(parseTime(2019))) / 2)
 (d.score).toLocaleString() + " %")

    /* les cercles */

    svg.selectAll(".cercle")
        .data(partis)
        .enter()
        .append("circle")
 "cercle " + d.parti)
        .attr("r", 4)
 y(d.score))
 x(parseTime(2018)));

    svg.append("g")
        .attr("transform", "translate(0," + height + ")")
        .call(d3.axisBottom(x)
            .ticks(combien));

    svg.append("g")
        .call(d3.axisLeft(y)
 0) return d + " %" }));

    $("#graphique_rupc a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });

});


De son score de 52,94 % au premier tour de l’élection présidentielle de 2000 – après l’éviction d’un Boris Eltsine en fin de règne –, jusqu’au score « soviétique » de mars 2018, la formation Russie unie représentée par M. Poutine et en 2008 par M. Medvedev a toujours émargé à plus de 50 % dès le premier tour.

 #graphrus { border-left: 1px solid #eef1f5; border-right: 1px solid #eef1f5; border-top: 4px solid #16212c; border-bottom: 1px solid #eef1f5; padding: 10px 0; width: 100%; color: #16212c; } #graphrus .grasdecodeurs { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; font-size: 1.7rem; font-weight: bold; } #graphrus .titre { padding: 6px 16px; display: block; } #graphrus .texte { margin: 1rem .5rem; padding: 0 10px; } #graphrus .explications { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; margin: 20px 0px; padding: 10px; background-color: #f5f6f8; color: #383f4e; text-align: center; } .ui-tooltip p:before { color: #a2a9ae; content: '› '; font-family: arial; display: inline-block; font-size: inherit; left: 0; position: relative; width: 9px; font-weight: 400 } .ui-tooltip p.petiteliste { margin-left: 1rem; } .tooltipdecodeurs .titre_tt { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; font-weight: bold; font-size: 1.5rem; letter-spacing: .07rem; margin: .5rem 0; } .tooltipdecodeurs .gris { color: #a2a9ae; } .tooltipdecodeurs .bulle { border-radius: 50%; width: 1rem; height: 1rem; border: 0; display: inline-block; margin: -.3rem .5rem 0 0; vertical-align: middle; cursor: default; } .tooltipdecodeurs div { display: block!important; } .tooltipdecodeurs { border-radius: 4px; padding: 2rem; position: absolute; z-index: 9999; max-width: 350px; -webkit-box-shadow: none!important; box-shadow: none!important; border: 2px solid #ccd0d3!important; background: #fff!important; color: #222 } .tooltipdecodeurs .hr { margin-top: 1rem; border-top: 1px solid #e8eaee; padding-bottom: 1rem; } #graphrus .source { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; padding: 0 10px; text-align: right; color: #8b9299; font-size: 1.2rem; } #graphrus .passelect { -webkit-touch-callout: none; -webkit-user-select: none; -khtml-user-select: none; -moz-user-select: none; -ms-user-select: none; user-select: none; } #graphique .barre { cursor: pointer; fill-opacity: .8; } #graphique .barre:hover { fill-opacity: 1 } #graphrus .barre.blancsnuls { stroke-width: 1; stroke: rgba(0, 0, 0, .1); } #graphrus .maliste { width: 80%; margin: 1rem auto; text-align: center; } #graphrus .maliste select { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; text-align: center; width: 100%; font-size: 16px; } #graphrus .textepourcent { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; font-size: 1.2rem; letter-spacing: .07rem; font-weight: bold; pointer-events: none; fill: #191919; } #graphrus .axey text { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; font-size: 1.2rem; font-weight: bold; pointer-events: none; fill: #191919; } #graphrus .blanctexte { fill: #FFF; } #graphrus .contexte { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; width: 100%; padding: 1rem; } #graphrus .grid line { stroke: #000; stroke-opacity: 0.1; shape-rendering: crispEdges; } /* le tooltip fixé en bas sur mobile */ @media screen and (max-width: 500px) { .tooltipdecodeurs.mobiledec { position: fixed; bottom: 0!important; left: 0!important; top: auto!important; right: auto!important; min-width: 100%!important; border-radius: 0; padding: 1.5rem; z-index: 9999; -webkit-box-shadow: none!important; box-shadow: none!important; border-top: 1px solid #e8eaee!important; border-left: 0!important; border-right: 0!important; border-bottom: 0!important; background: #fcfcfd!important; color: #383f4e; } .tooltipdecodeurs.mobiledec:after { content: '×'; position: absolute; top: .5rem; right: .5rem; color: #ccd0d3; font-size: 3rem; } #graphrus .contexte { font-size: 1.3rem; } #graphrus .textepourcent, #graphrus .axey text { font-size: 1.1rem; letter-spacing: 0rem; } }
                                                                                
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       ╫▓ ╙▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀Γ ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀  ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀Γ   
        █▓▄ Γ▀▀▀▀▀ΓΓ ,  █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌  Σ▓▄,╙█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌   ▀█▓▄,Γ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓█       
                     ▐▓ ▐▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌    ╙▓Q ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌       ▀█▌  ▓▓▓▓▓▓Γ        
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌          ▄▓▓▓▓▓▓▓         
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                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌      ▓ ╟▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
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                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
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                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
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       ╓▄▓▓▓▓▓▓██████▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▀     ▓▓ █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀    
     ▄▓▓██▀Γ     ≈4▄▄, ▀▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▀█▓▓▓▓▓▓█▀Γ       
   ╙▓█Γ              █▓▄ ██▀            ▓▌ ██▀Γ             ▀█▄╦ ▀██▀           
                      ╙▀                ▀`                     ▀▀               



L'écrasement des autres formations politiques
Ce graphique représente les résultats officiels des élections présidentielles russes de 2000, 2004, 2008, 2012 et 2018. En bleu, les résultats du parti Russie unie, celui du président.
Jusqu'à la loi fédérale du 5 décembre 2006 existait un bulletin de vote « contre tous » (les candidats), comptabilisé dans les suffrages valides. Il a été supprimé lors du second mandat du président Poutine.
Sélectionnez une année électorale dans la liste ci-dessous, puis une barre pour afficher le détail des résultats.


Élection de 2018
Élection de 2012
Élection de 2008
Élection de 2004
Élection de 2000




Sources : Nohlen & Stöver, Commission électorale centrale


require(["jquery", "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip", "d3/4.2.2"], function($, jqueryUICore, tooltip, d3) {

    var largeur = document.getElementById("graphrus").offsetWidth,
        hauteur = largeur * .8,
        election = $("#monselect").val(),
        datatemp = [],
        monmobile = "",
        margin = { top: largeur / 20, right: largeur / 20, bottom: 30, left: largeur / 7 };

    /* On change le ratio en cas de mobile */
    if (largeur         margin = { top: largeur / 20, right: largeur / 20, bottom: 20, left: largeur / 5 }
        hauteur = largeur * 1.1
    }
    var width = largeur - margin.left - margin.right,
        height = hauteur - margin.top - margin.bottom;

    var x = d3.scaleLinear()
        .range([0, width]);
    var y = d3.scaleBand()
        .range([0, height])
        .padding(0.1);

    var svg = d3.select("#graphique").append("svg")
        .attr("width", "100%")
        .attr("viewBox", "0 0 " + largeur + " " + hauteur)
        .append("g")
        .attr("class", "groupe")
        .attr("transform", "translate(" + margin.left + "," + margin.top + ")");


    const data = {
            2018: { "inscrits": 110864228, "abstention": "", "blancsnuls": 1.08, "poutine": 76.67, "jirinovski": 5.66, "iavlinski": 1.04, "titov": 0.76, "sobtchak": 1.67, "groudinine": 11.79, "autres": 1.33 },
            "2012": { "inscrits": 109860331, "abstention": 38158666, "blancsnuls": 1.17, "poutine": 63.60, "ziouganov": 17.18, "prokhorov": 7.98, "jirinovski": 6.22, "mironov": 3.85 },
            "2008": { "inscrits": 107222016, "abstention": 32475367, "blancsnuls": 1.35, "medvedev": 70.28, "ziouganov": 17.72, "jirinovski": 9.35, "bogdanov": 1.30 },
            "2004": { "inscrits": 108064281, "abstention": 38562955, "blancsnuls": 0.90, "contretous": 3.50, "poutine": 71.20, "kharitonov": 13.70, "mironov": 0.8, "glaziev": 4.1, "khakamada": 3.8, "malychkine": 2 },
            "2000": { "inscrits": 109372046, "abstention": 34301270, "blancsnuls": 1.02, "contretous": 1.90, "poutine": 52.94, "ziouganov": 29.21, "jirinovski": 2.70, "iavlinski": 5.8, "tuleiev": 2.95, "titov": 1.47, "pamfilova": 1.01, "autres": 1 }
        },
        m = {
            "mironov": { "nom": "Sergueï Mironov", "parti": "Russie juste", "tendance": "centre-gauche", "couleur": "#ed95c1" },
            "iavlinski": { "nom": "Grigori Iavlinski", "parti": "Iabloko", "tendance": "centriste et écologiste", "couleur": "#58a855 " },
            "ziouganov": { "nom": "Guennadi Ziouganov", "parti": "Parti communiste", "tendance": "communiste", "couleur": "#dc2a1b" },
            "kharitonov": { "nom": "Nikolaï Kharitonov", "parti": "Parti communiste", "tendance": "communiste", "couleur": "#dc2a1b" },
            "khakamada": { "nom": "Irina Khakamada", "parti": "Indépendante", "tendance": "droite", "couleur": "#4a99ce " },
            "poutine": { "nom": "Vladimir Poutine", "parti": "Russie unie", "tendance": "droite conservatrice et nationaliste", "couleur": "#00A0C6" },
            "medvedev": { "nom": "Dimitri Medvedev", "parti": "Russie unie", "tendance": "droite conservatrice et nationaliste", "couleur": "#00A0C6" },
            "prokhorov": { "nom": "Mikhaïl Prokhorov", "parti": "Indépendant", "tendance": "libéral", "couleur": "#a2c4db " },
            "bogdanov": { "nom": "Andreï Bogdanov", "parti": "Parti démocratique de Russie", "tendance": "libéral", "couleur": "#a2c4db " },
            "glaziev": { "nom": "Sergueï Glaziev", "parti": "Rodina", "tendance": "nationaliste", "couleur": "#524440 " },
            "jirinovski": { "nom": "Vladimir Jirinovski", "parti": "Parti libéral-démocrate", "tendance": "ultranationaliste", "couleur": "#524440 " },
            "malychkine": { "nom": "Oleg Malychkine", "parti": "Parti libéral-démocrate", "tendance": "ultranationaliste", "couleur": "#524440 " },
            "tuleiev": { "nom": "Amangeldi Tuleïev", "parti": "Indépendant", "tendance": "", "couleur": "#c1c1c1 " },
            "titov": { "nom": "Konstantin Titov", "parti": "Indépendant", "tendance": "", "couleur": "#c1c1c1 " },
            "pamfilova": { "nom": "Ella Pamfilova", "parti": "Pour la dignité civile", "tendance": "", "couleur": "#c1c1c1 " },
            "autres": { "nom": "Autres candidats", "parti": "Indépendants", "tendance": "", "couleur": "#c1c1c1 " },
            "sobtchak": { "nom": "Ksenia Sobtchak", "parti": "Civic Initaitive", "tendance": "libérale", "couleur": "#a2c4db" },
            "groudinine": { "nom": "Pavel Groudinine", "parti": "Parti communiste", "tendance": "communiste", "couleur": "#dc2a1b" },
            "blancsnuls": { "nom": "Bulletins blancs et nuls", "parti": "", "tendance": "", "couleur": "#191919" },
            "contretous": { "nom": "Bulletins « contre tous »", "parti": "", "tendance": "", "couleur": "#191919" }
        };

    /* Appli ou mobile */

    try {
        if (document.location.href.indexOf("les-decodeurs") != -1) { /* AEC */
            monmobile = " mobiledec"
        }
    } catch (err) {
        monmobile = ""
    }


    function dessiner(annee) {
        /* On efface de manière assez crade le contenu
         du groupe qui contient tous nos éléments SVG */
        d3.select("g.groupe").selectAll("*").remove();
        /* Nos variables */
        var total = 0;
        var datatemp = []
        /* on affiche les votants et l'abstention */
        meschiffres = "En " + annee + ", " + (data[annee].abstention / 1000000).toFixed(1) + " millions d'électeurs ne se sont pas déplacés sur "
        meschiffres += (data[annee].inscrits / 1000000).toFixed(1) + " millions d'inscrits (soit " + (100 - (data[annee].abstention / data[annee].inscrits) * 100).toFixed(1) + " % de participation)"
        if (annee != 2018) $("#chiffres").html(meschiffres.replace(/\./g, ",") + ".")

        /* on repatouille les données au bout format*/

        Object.keys(data[annee]).forEach(function(key, i) {
            if (key != "inscrits" && key != "abstention") {
                total += data[annee][key]
                datatemp.push({ "quidonc": key, "pourcent": data[annee][key] })
            }
        });

        datatemp.sort(function(a, b) {
            if (a.quidonc == "contretous" || a.quidonc == "blancsnuls" || a.quidonc == "autres") return 2
            return b.pourcent - a.pourcent;
        });

        /*formater les données pour être sûr */
        datatemp.forEach(function(d) {
            d.pourcent = +d.pourcent;
        });

        /* On bricole nos axes*/
        y.domain(datatemp.map(function(d) { return d.quidonc; }));
        /* x.domain([0,d3.max(datatemp, function(d) { return d.pourcent; })]);*/
        x.domain([0, 77]);
        /* les rectangles */
        svg.selectAll(".barre")
            .data(datatemp)
            .enter().append("rect")
            .attr("title", function(d) {
                e = m[d.quidonc]
 " + e.nom + ""
                if (e.parti) {
" + e.parti
                    if (e.tendance) html += " (" + e.tendance + ")"
"
                }
Jusqu'à l'élection de 2004, les électeurs russes pouvaient choisir de voter « contre tous » les candidats, cette possibilité a été supprimée en décembre 2006."
"
" + String(d.pourcent).replace(".", ",") + " % des suffrages" + ((d.pourcent > 50) ? " (élu au premier tour)" : "") + ""

                return html
            })
            .attr("fill", function(d) {
                return m[d.quidonc].couleur
            })
 "barre " + d.quidonc)
            .attr("y", function(d) { return y(d.quidonc); })
            .attr("height", y.bandwidth())
            .attr("x", function(d) { return 0; })
            .attr("width", function(d) { return x(d.pourcent); });
        /* le texte */

        svg.selectAll(".textepourcent")
            .data(datatemp)
            .enter()
            .append("text")
 70) ? " blanctexte textepourcent" : "textepourcent") })
            .attr("text-anchor", function(d) {
                if (d.pourcent                 else return "end"
            })
            .attr("y", function(d) { return y(d.quidonc) + (y.bandwidth() / 1.7); })
            .attr("x", function(d) {
                if (d.pourcent                 else { return x(d.pourcent) - 5 }

            })
            .text(function(d) { return (d.pourcent).toLocaleString() + " %" })


        /* On affiche les axes et les lignes  */
        svg.append("g")
            .attr("class", "grid")
            .call(make_x_gridlines()
                .tickSize(height)
                .tickSizeOuter(0)
            )
        svg.append("g")
            .attr("class", "axey")
            .call(d3.axisLeft(y)
                .tickFormat(function(d) {
                    if (d == "blancsnuls") return "blancs"
                    if (d == "autres") return "autres"
                    if (d == "contretous") return "contre"
 l.toUpperCase())
                })
                .tickSize(0)
            );
        svg.append("g")
            .call(d3.axisTop(x)
                .tickFormat(function(d) {
 0) return d + " %"
                })
                .tickSize(1)
                .tickSizeOuter(0));
    };

    function make_x_gridlines() {
        return d3.axisBottom(x)
            .ticks(10)
            .tickFormat("")
    };

    dessiner(election);

    /* On redessine quand l'utilisateur change la date */

    $("#monselect").on("change", function() {
        dessiner($(this).val())
    });

    /*    La gestion du tooltip, ici sur la classe ".selecteur"    */
    $("#graphrus").tooltip({
        show: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        hide: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        items: "rect.barre",
        track: true,
        tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdecodeurs" + monmobile,
        position: {
            my: 'left-30 top+50',
            at: 'right+10 center'
        },
        content: function() {
            return $(this).attr("title")
        },
        open: function(event, ui) {
            /* permet de fermer le tooltip en tapant sur lui-même en mobile*/
            var elem = $(event.target);
            ui.tooltip.click(function() {
                elem.tooltip('close');
            });
        }

    });
    $("#graphrus a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });

});


Depuis la réforme de la Constitution en novembre 2008 par le chef de l’Etat Dimitri Medvedev, le mandat présidentiel est passé de quatre à six ans.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/19/19-11">
<filnamedate="20180319"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180319"><AAMMJJHH="2018031919">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Les propos du ministre de l’intérieur sur l’islam et ceux de son collègue chargé de la santé sur l’avortement mettent à mal la cohésion de la grande coalition.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
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En Allemagne, la droite conservatrice en croisade

Les propos du ministre de l’intérieur sur l’islam et ceux de son collègue chargé de la santé sur l’avortement mettent à mal la cohésion de la grande coalition.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 11h09
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

En Allemagne, la nouvelle grande coalition démarre dans la plus grande confusion. En moins d’une semaine, deux ministres d’Angela Merkel ont déjà provoqué trois polémiques, déclenchant de vives critiques au sein de la majorité et, dans un des cas, un recadrage de la chancelière.
C’est aux propos de son nouveau ministre de l’intérieur, Horst Seehofer, président du parti conservateur bavarois CSU, que Mme Merkel a réagi publiquement. « L’islam ne fait pas partie de l’Allemagne. L’Allemagne est marquée par le christianisme. Le dimanche chômé, les jours fériés chrétiens et les rituels comme Pâques, la Pentecôte ou Noël, eux, en font partie », a déclaré celui qui est aussi en charge des questions de Heimat (la « patrie »), vendredi 16 mars, au quotidien conservateur Bild.

Quelques heures plus tard, Angela Merkel a profité de la conférence de presse organisée à l’occasion de la venue du premier ministre suédois pour contredire M. Seehofer. « Quatre millions de musulmans vivent en Allemagne. Ils font partie de l’Allemagne, et leur religion, l’islam, fait partie de l’Allemagne tout autant qu’eux », a-t-elle affirmé.
Le désaccord entre M. Seehofer et Mme Merkel n’est pas nouveau. L’un et l’autre ont déjà tenu les mêmes propos à de nombreuses reprises. Ils font référence à la phrase prononcée en 2010 par le président de la République de l’époque, Christian Wulff, qui avait déclaré que « l’islam fait à présent partie de l’Allemagne ». Une position que la chancelière a défendue plusieurs fois, en particulier en 2015, quand elle a décidé d’accueillir en Allemagne des centaines de milliers de réfugiés syriens, irakiens ou afghans.
« Avec ses déclarations, M. Seehofer attise inutilement les conflits et les préjugés qui traversent notre société », a estimé le président du syndicat policier, André Schulz
Sans surprise, les déclarations de M. Seehofer ont été vivement critiquées...




                        

                        


<article-nb="2018/03/19/19-12">
<filnamedate="20180319"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180319"><AAMMJJHH="2018031919">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Le premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel, estime que le Grand-Duché a perdu son image de « pestiféré » dans le domaine de l’évasion fiscale.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Europe : « Il n’est pas question d’instaurer un directoire franco-allemand »

Le premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel, estime que le Grand-Duché a perdu son image de « pestiféré » dans le domaine de l’évasion fiscale.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 10h56
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 11h56
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Luxembourg, Envoyé spécial)








                        



                                


                            

A partir de lundi 19 mars, le premier ministre, Xavier Bettel, conduit une visite d’Etat du Luxembourg en France, la première depuis quarante ans. Pour aborder, outre les questions bilatérales, celle de la relance de la zone euro, souhaitée par Emmanuel Macron.
Quel regard portez-vous sur les premiers mois de pouvoir du président Macron ?
Je le connaissais avant son élection. Il est une chance pour son pays et pour l’Europe. Il manquait en France, où le libéralisme fait toujours peur, un courant politique conscient qu’avant de distribuer l’argent, il faut le gagner et qui, simultanément, ne prône pas le conservatisme.
M. Macron songerait à une sorte d’En Marche européen. Vous êtes pour ?
Je ne quitterai pas ma famille politique, le groupe libéral et démocrate, mais je suis partant pour dépasser le clivage gauche-droite paralysant. Le Parlement européen compte des groupes qui veulent avancer, d’autres qui veulent détruire, et des conservateurs eux-mêmes très divisés.
Comment vous apparaît le rôle du « moteur » franco-allemand en Europe ?
Un moteur a besoin de carburant et le Benelux le lui fournit. Nous sommes 28 autour de la table et il n’est pas question d’instaurer un directoire franco-allemand, pas plus qu’une révolution des « petits ». Les propositions de M. Macron sont, en tout cas, les bienvenues.
Ne sera-t-il pas un peu seul pour les défendre ?
Il met le turbo, suggère des pistes, ne parle pas d’un tout ou rien. La défense, la réforme de la zone euro, un Parlement de la zone euro, un ministre européen des finances : on peut discuter de tout, établir des priorités. Je suis favorable à l’amélioration de la gouvernance et aux consultations citoyennes. Et le Conseil ne ferme pas la porte à l’idée des listes transnationales pour 2024.
La Commission vient de critiquer la politique fiscale « agressive » du Luxembourg...




                        

                        


<article-nb="2018/03/19/19-13">
<filnamedate="20180319"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180319"><AAMMJJHH="2018031919">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Editorial. Le président de la Fédération de Russie a été réélu, dimanche, avec 76,66 % des suffrages exprimés. Pendant la campagne, il a pourtant peu parlé de ce qu’il comptait faire de ce nouveau mandat.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Poutine : un triomphe pour quoi faire ?

Editorial. Le président de la Fédération de Russie a été réélu, dimanche, avec 76,66 % des suffrages exprimés. Pendant la campagne, il a pourtant peu parlé de ce qu’il comptait faire de ce nouveau mandat.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 10h47
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 11h02
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Loin de nous l’idée de relativiser l’ampleur de la victoire de Vladimir Poutine, réélu, dimanche 18 mars, président de la Fédération de Russie avec 76,66 % des suffrages exprimés, après dix-huit ans au pouvoir. C’est, à n’en pas douter, une victoire éclatante, un triomphe, un raz-de-marée, un plébiscite : saluons-les comme tels. Non seulement le chef du Kremlin réussit, grâce à un régime sportif dont il nous fait généreusement profiter, à maîtriser les effets de l’usure de l’âge, mais l’usure du pouvoir lui est totalement étrangère.

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                Elections en Russie : Vladimir Poutine obtient son plébiscite



Les esprits chagrins feront valoir que, lorsque l’on dispose de tous les leviers du pouvoir, obtenir les trois quarts des voix n’est pas forcément un exploit. Certes, Vladimir Poutine a su écarter, de manière plus ou moins radicale, tous les opposants dignes de ce nom ; une campagne électorale sans réels adversaires, beaucoup en rêvent, lui l’a fait. Certes, M. Poutine contrôle la totalité des médias publics et en particulier la télévision, dont l’influence, dans un pays aussi vaste que la Russie, est déterminante.
Certes, le président Poutine peut également s’appuyer sur l’ensemble des forces de sécurité, à commencer par les très efficaces services de renseignement, dont il a été un officier de premier plan avant de se lancer en politique. Certes, il a placé ses amis à la tête de toutes les grandes entreprises du pays. Pour cette quatrième campagne électorale – voire cinquième, si l’on considère que celle de 2008 était aussi la sienne, même si le candidat s’appelait Dmitri Medvedev –, Vladimir Poutine était tellement maître de la situation qu’il n’a même pas jugé utile de s’appuyer sur un parti politique. L’Etat, c’est lui.
Le culte de la force
M. Poutine a également été servi par une situation internationale à laquelle il a largement contribué. Son dernier mandat a été marqué par le retour de la Russie sur la scène mondiale, une fierté qui masque ­évidemment de nombreuses faiblesses, mais dont il a su jouer auprès de ses compatriotes, comme en témoigne sa décision de faire coïncider l’élection présidentielle avec le jour anniversaire de l’annexion de la Crimée par Moscou.
La force est une ­valeur historiquement respectée en Russie, que M. Poutine cultive, sous ses diverses formes, avec une constance remarquable. La tension avec l’Occident qui a entouré la dernière semaine de la campagne a été pour lui l’occasion de montrer que la Russie était une puissance redoutée.

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Ajoutons à tous ces atouts une fraude électorale qui, si elle n’a pas été déterminante, a sans doute enjolivé le score final, et la pression sans précédent exercée sur les électeurs, y compris sur leurs lieux de travail, pour qu’un taux de participation correct légitime le processus : voilà, réunis, quelques éléments rationnels susceptibles d’expliquer le score de 76,66 % des voix et de 67 % de participation.
La question la plus importante, cependant, n’est pas de savoir comment Vladimir Poutine a été réélu, mais ce qu’il compte faire de ce nouveau mandat, qui doit le maintenir au pouvoir jusqu’à 2024. Curieusement, il en a peu parlé pendant la campagne électorale. Le 1er mars, le maître de la Russie a promis à ses concitoyens des missiles « comme personne d’autre n’en possède actuellement ». Il s’est également engagé à réduire de moitié un taux de pauvreté « inacceptable » ; sans pour autant dire comment. Maintenant qu’il a grassement nourri les oligarques et ses amis politiques, il lui reste à nourrir son peuple.

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                Face à Poutine, l’opposant Navalny perd son pari mais ne désarme pas






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Avec 56 millions de voix, le président russe a été réélu dimanche pour un quatrième mandat. Une pression importante a été exercée sur les électeurs.
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Elections en Russie : Vladimir Poutine obtient son plébiscite

Avec 56 millions de voix, le président russe a été réélu dimanche pour un quatrième mandat. Une pression importante a été exercée sur les électeurs.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 10h36
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 12h07
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

La victoire est large. Au pouvoir depuis dix-huit ans, Vladimir Poutine, 65 ans, a été confortablement réélu président de la Russie, dimanche 18 mars, avec 76,66 % des suffrages, selon le dernier comptage établi par la Commission électorale centrale lundi matin. Soit 56,2 millions de voix, contre 45 millions en 2012. Le chef du Kremlin, qui commence ainsi un nouveau mandat de six ans, a devancé de très loin tous les autres candidats. Comme toutes les fois précédentes, il est élu dès le premier tour.
Pavel Groudinine, présenté par le Parti communiste, est arrivé en deuxième position avec 11,8 % des voix, suivi par l’ultranationaliste Vladimir Jirinovski (5,66 %) puis la candidate libérale Ksenia Sobtchak (1,67 %) et le démocrate Grigori Iavlinski (1,04 %). Les trois derniers n’ont pas dépassé 1 %. M. Poutine améliore ainsi son score de la fois précédente, en 2012, lorsqu’il avait été élu avec 63,3 % des voix. Dimanche, six régions dont la Crimée, la péninsule ukrainienne annexée quatre ans auparavant jour pour jour, lui ont apporté plus de 90 % des voix.
Selon les données préliminaires communiquées par la Commission électorale, le taux de participation a atteint 67,47 %, davantage, là encore, qu’en 2012. Dans les rangs de l’armée, la participation des militaires et de leurs familles a « dépassé 98 % », s’était vanté dès le début de la soirée Nikolaï Pankov, le vice-ministre de la défense, et 6 113 d’entre eux en mission sur terre ou sur mer avaient déjà voté. Dès la fermeture des bureaux de vote, le ministère de l’intérieur a indiqué qu’« aucune violation de nature à affecter le cours des résultats de l’élection du président de la fédération de Russie » n’avait été enregistrée. Mais très vite aussi, l’opposition a dénoncé de multiples irrégularités, tout comme les candidats battus. « Ce sont les élections les plus sales de l’espace post-soviétique », a réagi Pavel Groudinine. « Peut-être les dernières en Russie »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ La libération récente de deux étarras met le pays face à un dilemme : tourner la page d’un passé récent douloureux et ne pas faire tomber les victimes d’ETA dans l’oubli.
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ETA : des hommages intolérables en Espagne

La libération récente de deux étarras met le pays face à un dilemme : tourner la page d’un passé récent douloureux et ne pas faire tomber les victimes d’ETA dans l’oubli.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 10h26
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



                                


                            LETTRE DE MADRID
Le 18 février, Inaxio Otaño et Iñaki Igerategi sont sortis de prison après six ans derrière les barreaux. A Andoain, près de deux cents personnes se sont rassemblées pour les accueillir sous une grande banderole leur souhaitant « Bienvenue ». Ils les ont serrés dans leurs bras et les ont applaudis chaleureusement. Ils ont dansé la traditionnelle « Aurresku, » qui se termine par une révérence, en signe de respect. Ils leur ont donné des bouquets de fleurs, ont fait virevolter des drapeaux basques, certains demandant le rapprochement des prisonniers étarras dans les prisons de la région. Des enfants et des adolescents étaient présents.
Au sein du groupe séparatiste basque ETA (Euskadi ta Askatasuna, « Pays basque et liberté »), Otaño et Igerategi étaient des « chivatos ». Des informateurs. Des mouchards. Pendant des années, ils ont rassemblé des informations sur les cibles des terroristes basques, leurs routines, leurs trajets habituels ou leurs bars préférés, et les ont fournis à la direction. Membres du commando ZIP, ils ont aussi envoyé des centaines de lettres d’extorsion à des chefs d’entreprise, sommés de payer « l’impôt révolutionnaire ». Ceux qui s’y refusaient étaient exécutés.
Arrêtés en 2012, les deux hommes ont été condamnés en 2015 à six ans de prison pour « appartenance à une organisation terroriste. » Au cours du procès, ils ont notamment avoué avoir fourni à la direction d’ETA des détails sur la vie du chef de la police municipale d’Andoain, Joseba Pagazaurtundua. Des éléments qui ont permis que ce militant socialiste, l’un des principaux représentants de l’initiative citoyenne antiterroriste, Basta ya !, soit assassiné dans le bar où il prenait son café, le 8 février 2003, de deux balles dans la tête, une dans l’épaule et une dans l’estomac.
La « socialisation de la peur »
En Espagne, les hommages aux membres d’ETA perdurent. Ce ne sont plus les « encagoulés » chantant des cantiques en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ L’armée et ses supplétifs syriens se sont emparés, dimanche, de la localité. Les combats de rue annoncés n’ont pas eu lieu, les forces kurdes s’étant retirées.
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En Syrie, après la chute d’Afrin jusqu’où ira l’armée turque ?

L’armée et ses supplétifs syriens se sont emparés, dimanche, de la localité. Les combats de rue annoncés n’ont pas eu lieu, les forces kurdes s’étant retirées.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 09h41
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante) et 
                                Allan Kaval








                        



                                


                            
L’armée turque et ses supplétifs syriens ont pris le contrôle de la ville d’Afrin, dans l’enclave kurde du même nom, dans le nord-ouest de la Syrie, dimanche 18 mars. La prise de la localité intervient au 58e jour de l’offensive turque vouée à déloger la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), décrite comme « terroriste » par Ankara. Honnies par les autorités turques pour leur affiliation aux rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), les YPG sont les meilleurs alliés des Etats-Unis et de la coalition internationale dans la lutte menée contre l’organisation Etat islamique (EI) dans l’est de la Syrie.

Dès dimanche matin, des correspondants de l’Agence France-Presse (AFP) à Afrin ont constaté la présence de chars et de drapeaux turcs dans plusieurs quartiers de la ville. Les membres des groupes armés syriens, utilisés en renfort de l’armée turque, ont fait circuler sur les réseaux sociaux les images de leur conquête. Une photographie, largement diffusée, montrait un bâtiment officiel de l’administration d’Afrin coiffé d’un drapeau turc. Un deuxième, tendu au balcon, était flanqué d’une bannière de l’opposition syrienne.

Issus de la rébellion armée, nombre des combattants syriens utilisés pour cette opération partagent une idéologie islamiste. Certains reprennent à leur compte les signes extérieurs prisés des djihadistes : barbes longues, pantalons au-dessus de la cheville, index levés en l’air pour proclamer l’unicité de Dieu… Une image, relayée dimanche, a résumé leurs méthodes : celle de la statue du héros mythologique kurde Kawa, qui ornait jusqu’ici un rond-point de la ville, jetée à terre et défigurée.

« Ils sont arrivés à l’aube, marchent dans les rues en vainqueurs, arrachent nos drapeaux. On craint qu’ils nous pillent, qu’ils volent les voitures, qu’ils vident les maisons. On ne pourra rien leur dire », déplore un habitant d’Afrin. Resté dans la cité et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Ecarté de l’élection, l’adversaire du Kremlin dénonce les falsifications du scrutin et se place au-dessus d’une opposition plus divisée que jamais.
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Face à Poutine, l’opposant Navalny perd son pari mais ne désarme pas

Ecarté de l’élection, l’adversaire du Kremlin dénonce les falsifications du scrutin et se place au-dessus d’une opposition plus divisée que jamais.



Le Monde
 |    19.03.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 07h50
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            
Le principal adversaire du Kremlin, Alexeï Navalny, qui avait appelé au boycottage de l’élection présidentielle russe, n’a pas gagné son pari. Il ne l’a pas perdu non plus, considère-t-il, « face à la machine de l’Etat ». « “Ils” ont obligé à voter tous ceux qu’ils pouvaient, mais ils ne sont pas arrivés à 70 % [de participation] », s’est réjoui l’opposant dimanche 18 mars dans la soirée, en ironisant sur les « beignets et les gâteaux » distribués dans les bureaux de vote dans le but d’« attirer les électeurs ». Ecarté de la compétition pour une condamnation pénale qu’il réfute, Alexeï Navalny avait adapté in extremis sa stratégie en recrutant, selon ses dires, 33 214 volontaires afin d’observer le scrutin dans différentes régions.

Première photo exhibée, celle prise par une caméra de surveillance à l’ouverture des bureaux de vote, dans la région de Tchoukotka, à l’Extrême-Orient russe, parmi les premières à voter. A 8 h 03, une petite foule s’y pressait. « Nous sommes invités à croire que ces gens se sont volontairement levés un dimanche à 7 heures pour aller voter », a commenté Alexeï Navalny, tandis que sa chaîne YouTube relayait, heure après heure, les informations recueillies par ses partisans sur ce que l’opposant a appelé « les zones d’anomalie mathématiques » : la région de Kemerovo, dans le bassin houiller du Kouzbass au centre de la Russie, Krasnodar, dans le sud, et le Caucase nord, en particulier.
« La seule chose qui te ralentit, c’est la colère »
Depuis son QG de Moscou installé au cinquième étage d’un centre commercial, Alexeï Navalny, 41 ans, s’est montré particulièrement pugnace. A la mi-journée, lors d’une conférence de presse organisée entre deux drapeaux russes sur fond de slogans « ce ne sont pas des élections », il reprochait aux sept autres candidats qui se sont présentés contre Vladimir Poutine d’avoir joué le rôle de « marionnettes » ;...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ C’est la première fois que le président russe s’exprime sur cette affaire depuis que Londres a mis en cause Moscou.
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Agent-double empoisonné : Vladimir Poutine nie toute implication de la Russie

C’est la première fois que le président russe s’exprime sur cette affaire depuis que Londres a mis en cause Moscou.



Le Monde
 |    18.03.2018 à 22h13
 • Mis à jour le
19.03.2018 à 07h49
   





                        



   


Accuser Moscou d’avoir empoisonné sur le sol britannique l’ex-espion russe Sergueï Skripal est « du grand n’importe quoi », a rétorqué dimanche 18 mars le président Vladimir Poutine, assurant que la Russie avait « détruit toutes ses armes chimiques » et était « prête à coopérer » avec Londres.
« Que quelqu’un puisse penser qu’en Russie quelqu’un se permettrait de faire de telles choses juste avant l’élection et la Coupe du monde de football, c’est absurde, du grand n’importe quoi, cela n’a pas de sens », a déclaré M. Poutine devant la presse après sa victoire à la présidentielle.

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Les relations entre la Russie et le Royaume-Uni se sont fortement dégradées depuis l’empoisonnement, le 4 mars, de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille à Salisbury, dans le sud de l’Angleterre. Il a été empoisonné au Novitchok, mis au point par des chercheurs de l’Union soviétique dans les années 1970 et 1980.
Le gouvernement britannique accuse la Russie d’être responsable de cet empoisonnement, ce que nient fermement les autorités russes ; qui dénoncent des « accusations sans fondement ».

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La Russie « prête à coopérer »
La passe d’armes diplomatique entre les deux pays s’est d’abord soldée en milieu de semaine par l’annonce de sanctions britanniques contre le Kremlin, et l’expulsion de 23 diplomates russes. Ce à quoi la Russie a répliqué en annoncant l’expulsion de 23 diplomates britanniques.
C’est la première fois que le président russe s’exprime sur cette affaire depuis que Londres a mis en cause Moscou. « La première chose qui me vient à l’esprit, c’est que si un gaz chimique militaire existait, les gens seraient morts sur le coup. C’est évident », a assuré dimanche soir Vladimir Poutine, qui a affirmé avoir été mis au courant de l’affaire par les médias.
« La deuxième chose, c’est que la Russie ne dispose pas de ce type de moyens. Nous avons détruit toutes nos armes chimiques sous la supervision d’observateurs internationaux », a-t-il affirmé.
La Russie est « prête à coopérer » et à « participer aux enquêtes nécessaires », a-t-il déclaré. « Pour cela il faut que la partie d’en face (les Britanniques, ndlr) soit aussi intéressés. Pour l’instant, nous ne le voyons pas ».

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Une charge violente contre Robert Mueller qui intervient au lendemain du limogeage de l’ex-numéro deux du FBI, Andrew McCabe.
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Donald Trump s’emporte avec virulence contre l’équipe chargée de « l’enquête russe »

Une charge violente contre Robert Mueller qui intervient au lendemain du limogeage de l’ex-numéro deux du FBI, Andrew McCabe.



Le Monde
 |    18.03.2018 à 21h06
   





                        


Donald Trump s’en est pris avec virulence, dimanche 18 mars, à l’intégrité de l’équipe du procureur spécial Robert Mueller, chargé de l’enquête sur les soupçons de collusion entre la Russie et l’équipe de campagne du candidat républicain lors des élections présidentielles.
Deux jours après le limogeage de l’ex-numéro deux du FBI, Andrew McCabe, qu’il avait dans le collimateur depuis plusieurs mois, le président américain a lancé une nouvelle salve de tweets vengeurs, martelant être victime d’une « chasse aux sorcières ».
« PAS DE COLLUSION »
« Pourquoi est-ce que l’équipe Mueller compte 13 démocrates endurcis, certains grands soutiens de Hillary la crapule, et Zéro républicains ? Un autre démocrate a été récemment ajouté… Est-ce que quelqu’un pense que c’est juste ? Et pourtant, il n’y a PAS DE COLLUSION ! », a tweeté M. Trump, jugeant que cette enquête « n’aurait jamais du être ouverte ».
M. Mueller avait été nommé à la tête du FBI par George W. Bush en 2001, puis reconduit par Barack Obama. Lors de sa nomination comme procureur spécial, il a été salué par nombre de poids lourds républicains pour sa rigueur et son intégrité.

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Plusieurs élus ont réagi aux derniers tweets de M. Trump, en prenant la défense de Robert Mueller. « Il avance au gré des preuves qu’il accumule et je pense qu’il est très important de le laisser faire son travail, sans interférences », a souligné sur CNN le sénateur de Caroline du Sud, Lindsey Graham. « Nombre de républicains partagent mon point de vue », a-t-il tenu à souligner.
Et si le Donald Trump décidait de limoger Robert Mueller ? « S’il essayait de faire cela, ce serait le début de la fin de sa présidence car nous sommes un Etat de droit », a-t-il répondu.
En écho, Chris Christie, ancien gouverneur du New Jersey qui fut très proche de Trump durant la campagne, a loué une enquête menée « avec beaucoup d’intégrité, sans la moindre fuite ». « Ce ne serait pas approprié qu’il le fasse et je ne pense pas qu’il le fera », a-t-il ajouté, évoquant l’hypothèse de son renvoi.
« Le président est fébrile »
Reste cependant à savoir quelle serait l’attitude des leaders républicains de la Chambre des représentants et du Sénat dans un tel scénario. Ils sont restés silencieux dimanche.
Fin janvier, M. Trump s’était déclaré prêt à témoigner sous serment devant le procureur spécial mais ses avocats avaient ensuite tenté de rectifier le tir, soulignant que rien n’avait encore été décidé sur cette question sensible.
Pour David Axelrod, ancien conseiller de Barack Obama, ces attaques contre l’équipe du procureur spécial nommé pour faire la lumière sur l’ingérence russe dans la campagne présidentielle démontrent une chose : « Mueller se rapproche et le président est de plus en plus fébrile ».

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Quelque 110 millions d’électeurs russes étaient appelés, dimanche 18 mars, à élire le président de la Fédération de Russie. Récit en image d’un jour de vote.
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