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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ « Nous tiendrons », quelle que soit la longueur du conflit social pour protester contre le projet de réforme de l’entreprise, a affirmé dimanche le ministre de l’économie et des finances.
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Grève à la SNCF : le gouvernement tiendra bon, assure Bruno Le Maire

« Nous tiendrons », quelle que soit la longueur du conflit social pour protester contre le projet de réforme de l’entreprise, a affirmé dimanche le ministre de l’économie et des finances.



Le Monde
 |    18.03.2018 à 13h32
   





                        



   


Face à la grève annoncée à la SNCF, le gouvernement semble prêt à s’engager dans une épreuve de force. « Nous tiendrons », a assuré, dimanche 18 mars, le ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, au micro de l’émission « Questions politiques » sur France Inter, en réponse à la question : « Quelle que soit la durée de la grève, vous tiendrez ? »

Disant « penser aux usagers » et rappelant que la suppression du statut des cheminots ne s’appliquerait qu’« aux nouveaux cheminots et pas aux anciens », le ministre a affirmé qu’il ne cachait pas sa « surprise » devant les appels à la grève annoncés « alors que les discussions ne sont pas achevées ». « Il faut donner sa chance à la discussion », a-t-il ajouté.

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Vendredi, les syndicats de la SNCF ont annoncé une forme de mobilisation inédite pour tenter de faire pression le plus longtemps possible sur le gouvernement, en misant sur des grèves de deux jours par semaine environ, à partir du 3 avril et jusqu’à la fin de juin.
Le ministre a assuré que la question de la dette de la SNCF serait sur la table des discussions, sans dire précisément si l’Etat était prêt à la reprendre à son compte, tout ou partie. « Si je vous le disais, je serais un piètre négociateur », a-t-il fait valoir.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Bruno Le Maire, ministre de l’économie et des finances, est l’invité de 12 h à 13 h de France Inter, « Le Monde » et France Télévisions.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Dans le département en partie bloqué depuis le lancement d’un mouvement de grèves, le 20 février, la législative partielle organisée dimanche n’attire pas les foules.
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A Mayotte, le défi d’une législative partielle en plein mouvement de blocages

Dans le département en partie bloqué depuis le lancement d’un mouvement de grèves, le 20 février, la législative partielle organisée dimanche n’attire pas les foules.



Le Monde
 |    18.03.2018 à 11h45
 • Mis à jour le
18.03.2018 à 11h58
    |

            Patrick Roger (Mayotte, envoyé spécial)








                        


A Mamoudzou, la préfecture de Mayotte, qui n’est pourtant pas entravée par les barrages, les électeurs ne se bousculent pas. La législative partielle organisée dimanche 18 mars à la suite de l’invalidation de l’élection de Ramlati Ali (La République en marche), qui avait devancé de 12 voix le candidat Les Républicains, Elad Chakrina, ne mobilise pas les foules. En juin 2017, 42,3 % des quelque 38 000 inscrits avaient pris part au scrutin.
Cette partielle se tient dans des conditions très particulières, du fait du mouvement de grèves et de blocages qui paralyse l’activité du département depuis le 20 février. « Pour acheminer le matériel électoral, il a fallu déployer des trésors d’imagination, rapporte Le Journal de Mayotte. Les urnes sont arrivées en barque Yamaha, quant aux enveloppes et aux bulletins, il a fallu les transporter en sac à dos en passant par les hauteurs. »
A la mi-journée, dans le bureau de vote no 66 de la mairie de Mamoudzou, où 660 électeurs sont inscrits, 93 avaient déposé leur bulletin, soit 14 %. Selon les premiers chiffres qui nous ont été communiqués, à midi, la participation était de 12,2 % pour le 2e canton et de 13,3 % dans le 3e canton, qui tous deux couvrent la commune de Mamoudzou et regroupent à eux seuls 10 310 électeurs de la circonscription.

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Retards d’ouverture de plusieurs bureaux de vote
Pour le reste de la circonscription, qui couvre globalement le nord de l’île, la situation est plus compliquée. Si certains bureaux ont ouvert dès 8 heures, d’autres n’ont ouvert que plus tard dans les sept communes concernées par le scrutin. La préfecture fait état d’incidents dans quatre d’entre elles, à Acoua, Mtsamboro, Bandraboua et Koungou. Certaines écoles accueillant des bureaux de vote avaient été cadenassées. A 10 h 15, toutefois, tous les bureaux de vote étaient ouverts.
Les barrages, eux, sont toujours présents. Nous avons suivi la nationale 1, au nord de Mamoudzou. La route est sillonnée de glissements de terre à la suite des violentes averses tropicales provoquées par la tempête Eliakim qui touche l’archipel depuis vendredi. Au pied des ravines autour desquelles s’entassent de véritables villages de bangas (constructions sauvages), les eaux boueuses ont charrié des monceaux de déchets et de détritus.
Quelques barrages filtrants sont dressés aux entrées de Koungou. Des palabres s’engagent mais ceux qui veulent aller voter ne sont pas physiquement empêchés de le faire. Au bureau de vote no 95 de la mairie de Koungou, qui compte 529 inscrits, 49 avaient pris part au vote à midi. « Ça se passe tranquillement, très tranquillement », dit en souriant un assesseur.
Nous poursuivons notre route mais, au-delà de Kangani, à 14 kilomètres de Mamoudzou, le chemin s’arrête. Des arbres en travers de la chaussée, un barrage hermétique tenu par une poignée de militants, interdisent d’aller plus loin. Pas moyen de rejoindre la commune suivante, Longoni, un des points durs du mouvement. Là, la participation risque d’être encore nettement inférieure.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Les photographies qui symbolisent aujourd’hui le mouvement n’ont que rarement été publiées en mai et juin 1968. C’est dans la durée, grâce à des acteurs qui les ont valorisées, qu’elles se sont imposées.
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Photo : comment les icônes de Mai 68 ont été fabriquées

Les photographies qui symbolisent aujourd’hui le mouvement n’ont que rarement été publiées en mai et juin 1968. C’est dans la durée, grâce à des acteurs qui les ont valorisées, qu’elles se sont imposées.



Le Monde
 |    18.03.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
18.03.2018 à 13h36
    |

                            Fanny Arlandis








                        



                                


                            

Elles avaient les qualités esthétiques, symboliques ou journalistiques pour s’imposer : certaines images viennent immédiatement à l’esprit lorsque l’on pense à Mai 68. Daniel Cohn-Bendit souriant face à un CRS, ou la « Marianne de Mai 68 », ces clichés célèbres représentent, par métonymie, les événements de ce printemps-là. Et pourtant…
Aura symbolique
La « Marianne de Mai 68 », prise par le photographe Jean-Pierre Rey, convoque une autre image (elle-même symbolique), La Liberté guidant le peuple (1830), d’Eugène Delacroix. En 1968, elle ne paraît qu’une seule fois dans un magazine français : Paris Match la publie dans son numéro daté du 15 juin, mais en petit format, dans une double page consacrée à la manifestation unitaire parisienne du 13 mai. « L’aura symbolique ne peut donc pas être la seule explication à son iconisation », constate Audrey Leblanc, docteure en histoire et commissaire de l’exposition « Icônes de Mai 68. Les images ont une histoire », qui se tiendra à la BNF, à Paris, du 17 avril au 26 août. Même chose pour la photographie de Cohn-Bendit par le photographe Gilles Caron : cette année-là, elle n’est publiée qu’une fois, en juin, avec une quinzaine d’autres, dans le magazine spécialisé Journalistes Reporters Photographes.
En réalité, « l’iconisation de ces images a été construite progressivement, à chaque anniversaire, par des acteurs du monde journalistique, éditorial et culturel », explique Audrey Leblanc. Il faut attendre les commémorations de 1978 pour que la « Marianne » figure en bonne place dans Paris Match et dans Le Nouvel Observateur, puis encore dix ans pour qu’elle soit en « une » de Paris Match. Une circulation médiatique emblématique : « L’histoire de la photo de Cohn-Bendit se construit également au fil du temps, poursuit Audrey Leblanc. Que dit cette histoire ? Que c’est le plus grand photographe de la plus grande agence de photographie...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Le contexte social explosif sur le territoire risque d’entraîner une très faible participation, ce dimanche. Des élus de l’île ont demandé, sans succès, le report du scrutin.
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A Mayotte, une législative partielle sous très haute tension

Le contexte social explosif sur le territoire risque d’entraîner une très faible participation, ce dimanche. Des élus de l’île ont demandé, sans succès, le report du scrutin.



Le Monde
 |    18.03.2018 à 06h06
 • Mis à jour le
18.03.2018 à 06h57
    |

            Patrick Roger (Mayotte, envoyé spécial)








                        



Les écoles et les services des sept mairies de la 1re circonscription de Mayotte, fermées ou en service réduit, seront-ils prêts pour le premier tour de l’élection législative partielle qui doit avoir lieu dimanche 18 mars ? Une élection à haut risque compte tenu du contexte extrêmement tendu dans lequel elle se tient, près d’un mois après le début du mouvement de grèves et de blocages qui affecte le département. Un mouvement, lancé le 20 février, qui lui-même oscille entre la radicalisation de certains de ses éléments, la volonté d’une partie de ses acteurs de renouer les fils du dialogue pour trouver une issue à la crise, et l’exaspération croissante de larges franges de la population.
Des élections « sous pression »
Première inconnue : dans quelles conditions cette élection partielle va-t-elle se tenir ? Relayant la position des dirigeants de l’intersyndicale et des collectifs qui se sont réunis vendredi 16 mars, à Dzoumogné, dans le nord de Grande-Terre, les élus ont fait savoir, samedi, lors d’une conférence de presse tenue au conseil départemental de Mamoudzou, souhaiter le report du scrutin.

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« Vu le contexte actuel, nous avons demandé au préfet le report, pour des raisons de sécurité, rapporte Soibahadine Ibrahim Ramadani, le président (LR) du conseil départemental. Maintenant, si l’Etat s’obstine à vouloir les organiser, c’est de sa responsabilité d’en assurer la sécurité. Pour ce qui nous concerne, toutes les dispositions réglementaires ont été prises dans les sept communes concernées pour qu’elles puissent se tenir. » « Organiser des élections sous pression, ce n’est pas l’idéal, ajoute le maire de Tsingoni, Bacar Mohamed, porte-parole de la coordination des élus. On ne sait pas ce qui va se passer. »
Demande rejetée dans la foulée par le préfet, Frédéric Veau, qui s’est exprimé dans l’après-midi à la radio. « La République, c’est la démocratie. La démocratie, ce sont les citoyens qui s’expriment dans les urnes. En votant, a-t-il affirmé. L’Etat prendra toutes les dispositions pour assurer le bon déroulement du scrutin. Chacun doit être conscient de sa responsabilité pour qu’il ait lieu dans un climat serein. »
Durcissement du mouvement
Du côté du mouvement, il semble que la tendance soit à une forme de durcissement, sous l’impulsion d’une poignée de leaders radicaux qui ne faisaient pas partie de la délégation qui a rencontré mardi la ministre des outre-mer, Annick Girardin. Ceux-ci ont rejeté la proposition de suspendre la grève et les barrages, refusent de dialoguer avec la mission restée sur place et exigent de négocier avec des interlocuteurs mandatés par le premier ministre.
Alors que, jusqu’à présent, les barrages étaient levés pendant le week-end, à l’exception des plus stratégiques, pour permettre à la population de se ravitailler, ils ont cette fois été maintenus, même s’ils sont moins hermétiques et que les forces militantes sont moins nombreuses. Objectif clairement affiché : perturber le déroulement du scrutin.
Parmi les tenants d’une ligne dure, Saïd Kambi, ancien directeur général des services de la commune de Sada et récemment élu président de la Fédération des associations d’éducation islamique de Mayotte. Décidé à reprendre la main sur le mouvement au moment où s’instaurait une possibilité d’engager le dialogue avec le gouvernement et ses représentants, l’homme est un redoutable prêcheur et dispose de quelques alliés déterminés à lui prêter main-forte dans cette opération, tels El-Hanzize Hamidou, de l’union départementale FO, ou Ravomalala Rakotondravelo, dit « Ravo », du SNUipp, rentré cette semaine de métropole. Ils dénoncent dans le maintien de l’élection législative partielle « un passage en force ». « Quand il y a passage en force, il faut opposer le rapport de forces », assume Saïd Kambi, n’hésitant pas à attiser les braises sur les barrages et à dresser les militants qui les tiennent contre les « traîtres » qui, selon lui, sont prêts à brader le mouvement.
« Des généraux sans troupes »
Les jeunes porte-parole qui avaient émergé ces dernières semaines, tels Fatihou Ibrahim ou Saïd Hachim, ou des dirigeants plus ouverts au dialogue, comme Salim Naouda (CGT) ou Mahamoud Azihary, ancien dirigeant de la Société immobilière de Mayotte et figure emblématique sur l’île, sont désormais pris à partie par des barragistes chauffés à blanc. Tandis que les élus, tel le sénateur (LRM) Thani Mohamed Soilihi, qui s’étaient engagés pour servir de passerelle avec le gouvernement, sont voués aux gémonies.

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Fait révélateur : le camouflet imposé au député (LR) de la 2e circonscription, Mansour Kamardine, une des personnalités les plus influentes du département. Présent vendredi à la réunion de Dzoumogné et décidé lui aussi à mettre tout son poids dans la balance pour débloquer une situation qui risque de déraper, il publiait en fin d’après-midi un communiqué appelant à reprendre le dialogue avec le gouvernement. « L’Etat a fait montre de sa volonté de respecter sa parole, écrit celui qui, jusqu’à il y a peu, n’a guère ménagé l’exécutif. Nous devons à notre tour respecter notre parole et acter que les premières conditions de poursuite du dialogue sont acquises. » Et, en ce qui le concerne, il se dit prêt à « prendre part aux travaux de la mission de haut niveau mise en place par le gouvernement ».
Samedi matin, alors qu’il était attendu à la conférence de presse des élus, il ne s’est pas présenté. Les barragistes de Chiconi, qui avaient été prévenus de son passage et, probablement, dûment chapitrés, ne l’ont pas laissé passer pour rejoindre Mamoudzou. Ce climat de règlements de comptes ne présage rien de bon pour la suite du mouvement. Il risque au contraire d’envenimer la situation et de persuader une partie des forces présentes sur les barrages de s’en retirer, renforçant ainsi l’isolement des plus radicaux. « A la fin, ils seront généraux, mais des généraux sans troupes », note un observateur averti.
Crainte d’une « chasse aux migrants »
Tensions, donc, au sein du mouvement, mais aussi tensions intercommunautaires, dans un climat de violence toujours aussi pesant, malgré les renforts de police et de gendarmerie et une présence accrue des forces de l’ordre sur le terrain, à la fois des opérations de sécurisation et de lutte contre l’immigration clandestine. La préfecture annonçait ainsi, vendredi, que 156 personnes en situation irrégulière avaient été interpellées en deux jours et avoir procédé à 192 reconduites à la frontière.

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Pour autant, des habitants du nord de l’île, notamment à Mtsamboro, organisés en collectif, ont commencé à effectuer des « rondes » afin de débusquer des étrangers en situation irrégulière et les remettre à la gendarmerie. Près d’une centaine de clandestins auraient ainsi déjà été remis aux forces de l’ordre, a assuré un membre de ce collectif. « Ce genre de pratiques, ça n’existe pas dans un département », a déclaré Mme Girardin à l’AFP, invitant les habitants à « laisser les forces de l’ordre faire leur travail ». Les autorités, mais aussi de nombreuses forces associatives, redoutent que, dans ce climat, certains ne se livrent à des « chasses aux migrants ». Des opérations de « décasage » (destruction des constructions illégales) ont d’ailleurs été signalées dans le nord de l’île. Craignant pour leur propre sécurité, plusieurs dizaines d’immigrés auraient préféré se rendre spontanément aux forces de l’ordre. L’intersyndicale, de son côté, déclare « ne pas cautionner ces dérives » et « se dissocier de ces exactions ».
Ces développements témoignent des risques que fait peser une situation explosive et donnent raison à ceux qui, au sein même du mouvement, redoutent qu’elle ne devienne incontrôlable. Dans ce contexte, le premier tour de l’élection législative risque fort de ne mobiliser qu’un faible, très faible, taux de participants. C’est finalement en métropole, à 8 000 kilomètres de là, que ce scrutin aura déclenché les plus vives passions, étant devenu un enjeu de basse politique entre la droite et l’extrême droite. A mille lieues des préoccupations des Mahorais.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Le fondateur du mouvement Génération.s veut que les partis politiques s’unissent le temps de la mobilisation des cheminots et des fonctionnaires, jeudi.
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Hamon appelle Mélenchon à « l’unanimité politique à gauche »

Le fondateur du mouvement Génération.s veut que les partis politiques s’unissent le temps de la mobilisation des cheminots et des fonctionnaires, jeudi.



Le Monde
 |    18.03.2018 à 01h00
 • Mis à jour le
18.03.2018 à 11h13
   





                        


Malgré les refus répétés, Benoît Hamon continue de tendre la main à Jean-Luc Mélenchon. L’ancien candidat socialiste de l’élection présidentielle appelle La France insoumise (LFI) et son chef de file, Jean-Luc Mélenchon, à abandonner leur « stratégie solitaire », notamment pour défendre le service public, dans un entretien au Journal du dimanche le 18 mars.
Le fondateur du mouvement Génération.s, qui sera dans la rue jeudi 22 mars avec les cheminots et les fonctionnaires, dit avoir « discuté avec les écologistes, avec Noël Mamère, Pierre Laurent ou Olivier Besancenot ».

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« Il y a unité syndicale, il doit y avoir unité politique à gauche. Ce qui est en jeu dépasse nos petites personnes. C’est le service public : son avenir ou sa fin. J’appelle donc les dirigeants de La France insoumise à mettre entre parenthèses leur stratégie solitaire pour ajouter leur force à la mobilisation unitaire », lance M. Hamon.
Pas dans « une logique de débauchage »
Visant toujours M. Mélenchon, il assure qu’il ne « fait pas partie de ceux qui pensent que la reconquête des classes populaires passe par l’abandon de l’Europe ».
« Nous sommes d’accord sur le constat. L’Union européenne est mal gouvernée. Mais nous avons un désaccord stratégique car LFI envisage sérieusement une sortie de la France de l’euro et de l’Union européenne. C’est une erreur majeure. »
Interrogé sur la victoire d’Olivier Faure dans l’élection au poste de premier secrétaire du Parti socialiste (PS), il « lui souhaite bonne chance » et « espère qu’il mettra tous les socialistes dans la rue le 22 mars pour la défense du service public ».

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Demande-t-il désormais à l’aile gauche du PS de le rejoindre ? « Je ne suis pas dans une logique de débauchage. J’ai connu ça pendant l’élection présidentielle », rappelle-t-il, tout en appelant « tous les citoyens en quête de justice et de tempérance, d’égalité et de bienveillance à rejoindre » Génération.s.

S’allier avec Hamon ? « Même pas en rêve ! »
Dans un entretien, mardi 27 février, à La Provence, Jean-Luc ­Mélenchon a fermé la porte à toute alliance avec Benoît Hamon lors des européennes de 2019. Ce dernier avait esquissé la possibilité d’un rapprochement si LFI abandonnait son idée d’un « plan A » – « sortie concertée des traités européens » – et d’un « plan B » – « sortie des traités européens unilatérale ». Pour M. Hamon, toute sortie de l’UE est inenvisageable. « Renoncer à nos idées pour avoir un accord ? Même pas en rêve ! », a lancé M. Mélenchon. Et de tacler M. Hamon : « Il est un peu manœuvrier. Il offre son alliance de tous côtés. Mais, en réalité, il est en concurrence avec les Verts, le PS, le PCF. Il veut siphonner. »





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ En mai 1968, ce photographe, membre de l’agence Magnum, a couvert à Paris et en banlieue le mouvement de contestation sociale en couleurs, fait rare pour l’époque.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Alors que M. Macron tente de calmer le jeu, les parlementaires demandent la suppression des trois départements de la petite couronne.
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édition abonné


Les élus LRM veulent accélérer la réforme du Grand Paris

Alors que M. Macron tente de calmer le jeu, les parlementaires demandent la suppression des trois départements de la petite couronne.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 10h54
    |

            Béatrice Jérôme








                        



                                


                            
« Rien n’est tranché. Tous les scénarios sont sur la table » : Emmanuel Macron a pris soin de porter lui-même ce message à plusieurs patrons de département d’Ile-de-France, ces dernières semaines. Il y avait urgence. Les barons départementaux promettent les pires embûches politiques au chef de l’Etat si le Val-de-Marne, la Seine-Saint-Denis et les Hauts-de-Seine devaient être sacrifiés sur l’autel de l’ambition présidentielle de « simplifier drastiquement le mille-feuille territorial » du Grand Paris.
Depuis l’automne 2017, M. Macron cherche la martingale institutionnelle pour réformer l’Ile-de-France sans provoquer la fronde de ses grands élus. Mais il est aussi pressé par les parlementaires de La République en marche (LRM) de ne pas renoncer au scénario de la suppression des départements de la petite couronne parisienne, d’autant que les militants de son mouvement y sont favorables.

Samedi 17 mars, quelque 200 élus, cadres et militants sont conviés à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) à la première réunion de présentation des travaux de la Macronie sur le Grand Paris. Doivent y être présentés les résultats d’une consultation des Parisiens et franciliens lancée par LRM. Sur 1 761 participants à ce questionnaire réalisé en ligne en décembre, plus de 53 % se prononcent pour la suppression de l’échelon départemental pour « simplifier » le Grand Paris. « Les habitants sont attachés à leur département, mais ils cernent mal son rôle dans leur vie quotidienne », commente Philippe Zaouati, responsable de LRM à l’échelle de la capitale. A peine plus de 20 % proposent de supprimer la Métropole du Grand Paris (MGP), créée en 2016 ; 60 % des répondants se sentent « grands-parisiens » plutôt que « parisiens ».
En attendant les arbitrages du chef de l’Etat, LRM entend préparer le terrain à la réforme. Six groupes d’adhérents – urbanistes, économistes, spécialistes des transports, du logement de l’environnement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ La gauche du Parti socialiste a obtenu 25 % des suffrages lors du vote des militants pour la présidence du parti.
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Congrès du PS : l’aile gauche déplumée

La gauche du Parti socialiste a obtenu 25 % des suffrages lors du vote des militants pour la présidence du parti.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 10h44
    |

            Françoise Fressoz








                        



                                


                            

Tout ça pour ça ! Après Benoît Hamon, éliminé le 23 avril 2017 de la compétition présidentielle avec un score historiquement faible (6,35 % des suffrages exprimés), c’est au tour d’Emmanuel Maurel de subir un échec cuisant. Le député européen, chantre de la rupture au sein du Parti socialiste, s’est retrouvé largement distancé jeudi 15 mars par Olivier Faure et Stéphane Le Foll, deux représentants du pôle social-démocrate, dans la course à la présidence du parti.

Emmanuel Maurel et Benoît Hamon ont en commun d’avoir fait partie des frondeurs sous le précédent quinquennat. Tous deux ont dénoncé la dérive « sociale-libérale » de François Hollande, combattu pied à pied les derniers textes emblématiques du quinquennat : la loi Macron comme la loi El Khomri. La défaite historique du président sortant, placé dans l’incapacité de se représenter, combinée à l’élimination de Manuel Valls, le premier ministre qu’ils avaient ardemment combattu, lors de la primaire socialiste, auraient pu leur donner de l’oxygène et c’est tout le contraire qui s’est produit. A la présidentielle, Benoît Hamon a flirté avec le score calamiteux de Gaston Defferre en 1969 (5,01 %) et aujourd’hui le Parti socialiste, ou plutôt ce qu’il en reste, n’a jamais été aussi social-démocrate.
A eux deux, Olivier Faure et Stéphane Le Foll engrangent 74,6 % des suffrages des militants, avec une prime au premier, qui a eu l’habileté de se démarquer du bilan de François Hollande sans le renier complètement, tandis que le second restait identifié au président sortant.
Vraie déroute
L’aile gauche du parti est, elle, cantonnée à 25 %, divisée entre les troupes d’Emmanuel Maurel (18,98 %) et celles de Luc Carvounas (6,36 %). C’est une vraie déroute, car les lendemains de défaite lui sont en général favorables : en 2002, c’est sur les décombres du jospinisme qu’était né, autour d’Arnaud Montebourg, de Julien Dray et de Vincent Peillon, le Nouveau Parti socialiste, un courant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Le gouvernement tente d’inciter les épargnants à se tourner davantage vers les sociétés. Panorama de l’offre actuelle en attendant la présentation du projet de loi Pacte au mois de mai.
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Investir dans les entreprises : les placements existants

Le gouvernement tente d’inciter les épargnants à se tourner davantage vers les sociétés. Panorama de l’offre actuelle en attendant la présentation du projet de loi Pacte au mois de mai.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 08h05
    |

                            Laurence Boccara








                        


C’est en mai que devrait être présenté le projet de loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), dont l’objectif consiste à faire « grandir » les entreprises françaises face à la concurrence internationale. « Depuis plusieurs semaines, nous travaillons avec Bercy et d’autres professionnels sur un volet de ce texte qui devrait être consacré à la façon de mieux orienter l’épargne publique vers l’économie réelle et vers ces sociétés », indique David Charlet, président de l’Association nationale des conseils financiers (Anacofi).
la suppression de l’impôt sur la fortune (ISF) pourrait avoir à terme un effet positif sur les sociétés
En plus de bénéficier d’une conjoncture économique porteuse, les entreprises ont, depuis quelques mois, le vent en poupe. Car un mouvement destiné à encourager l’investissement dans les sociétés a déjà été enclenché. Ainsi, l’instauration, le 1er janvier, de la « flat tax » a été présenté comme une mesure voulue pour alléger la taxation du capital investi dans les valeurs mobilières, à savoir dans les entreprises, qu’elles soient petites (TPE), moyennes (PME, PMI, ETM) ou grandes, cotées ou non.
Quant à la suppression de l’impôt sur la fortune (ISF), elle pourrait avoir à terme un effet positif. « Cela devrait éviter aux sociétés familiales de distribuer d’importants dividendes à leurs actionnaires. Des dividendes qui jusqu’alors servaient à régler cet impôt. Désormais, ces fonds pourront être investis pour davantage développer la société », affirme Jean-David Haas, directeur général de NextStage AM.
Réduction d’impôt
En attendant l’annonce du projet de loi Pacte, voilà une sélection de placements qui investissent déjà dans l’économie réelle et productive. Si l’on veut choisir soi-même son investissement, le moyen le plus simple et le plus accessible (dès 20 euros) consiste à effectuer un placement par le biais d’une plate-forme de crowdfunding.

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                Retrouvez nos tribunes sur « l’objet social de l’entreprise »



« Le financement participatif peut se réaliser en “private equity” c’est-à-dire au sein du capital d’une société qui a besoin de fonds propres pour se développer ou en lui prêtant de l’argent par l’achat d’obligations pour financer un projet spécifique. Cette somme sera remboursée à court ou à moyen terme par la société », détaille Stéphane Fantuz, président de la Chambre nationale des conseillers en investissements financiers (CNCIF). Ici, on injecte de l’argent dans une seule société. Mais rien n’empêche d’investir sur plusieurs projets et de mixer les plates-formes de financement pour réduire le risque. Il est aussi possible d’investir seul et directement dans les fonds propres d’une société d’un proche, mais cela reste, là encore, limité à un actif.
Bloqués entre cinq à huit ans, ces placements sont susceptibles de rapporter plusieurs fois la mise ou de faire perdre tout ou partie du capital
Plus diversifiés, des produits collectifs tels que les fonds d’investissement de proximité (FIP) ou les fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI) permettent, par l’achat de parts, d’accéder à un portefeuille de participations de quinze à vingt sociétés triées sur le volet par la société de gestion. Alors que le FIP privilégie des entreprises installées dans des régions géographiques limitrophes, le FCPI cible des TPE et des PME exerçant une activité innovante. Ces placements sont souvent souscrits en fin d’année fiscale, car ils bénéficient d’une réduction d’impôt sur le revenu. Exceptionnellement, le taux est dopé cette année. Il est de 25 % de la somme investie, contre 18 % habituellement.
« Ceci n’est valable que jusqu’au 31 décembre. Ce dispositif n’a pas, pour l’instant, vocation à être prolongé au-delà », précise Stéphane Fantuz. Bloqués entre cinq à huit ans, ces placements sont susceptibles de rapporter plusieurs fois la mise ou de faire perdre tout ou partie du capital. Mieux vaudra choisir un gérant sur la base des performances de ses fonds débouclés (hors avantage fiscal). Une solution alternative consiste à acheter des titres de sociétés de capital-développement dont l’activité est d’accompagner les PME, ETI et ETM dans leur développement à long terme. « Notre portefeuille compte une cinquantaine de participations. La liquidité de ce placement est assurée par le marché boursier », commente Jean-David Haas.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Plébiscité lors du premier tour de l’élection à la tête du parti, le député de Seine-et-Marne va devoir remettre sur pied un parti à bout de souffle, limiter l’hémorragie des militants et préparer les futures échéances électorales.
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Article sélectionné dans La Matinale du 16/03/2018
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Les trois chantiers qui attendent Olivier Faure à la tête du Parti socialiste

Plébiscité lors du premier tour de l’élection à la tête du parti, le député de Seine-et-Marne va devoir remettre sur pied un parti à bout de souffle, limiter l’hémorragie des militants et préparer les futures échéances électorales.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
17.03.2018 à 10h46
    |

                            Astrid de Villaines








                        



                                


                            
« Renaissance. » Olivier Faure a placé la barre haut, pendant la campagne du 78e congrès du Parti socialiste, répétant ce mantra à l’envi, jusqu’à en faire le titre de son texte d’orientation n° 3, « Socialistes, le chemin de la renaissance ». Largement plébiscité jeudi soir lors du premier tour où il s’est qualifié avec 48,56 % des voix, M. Faure doit désormais être à la hauteur de son ambition. Il prend la tête d’un parti au bord du précipice après deux défaites électorales cinglantes, à la présidentielle et aux législatives de 2017.
M. Faure devra d’abord prouver aux militants qu’il les place effectivement au cœur de l’appareil socialiste, comme il l’a martelé pendant sa campagne. Son projet était celui qui faisait la part belle à une « méthode de refondation » pour rénover le PS « du sol au plafond ».

Le député de Seine-et-Marne a promis de « renouveler les profils », de décentraliser le parti et d’associer les militants aux prises de décision et à l’émergence d’idées nouvelles, notamment avec la mise en place d’une plate-forme en ligne, sorte de « laboratoire » du PS.
« Nous ne serons pas un parti vertical, ce sera un bouleversement dans notre propre organisation », a réaffirmé M. Faure vendredi après-midi, lors de sa première déclaration à la presse après son élection, rue de Solférino, à Paris. « Je veux faire confiance à de nouveaux talents, de nouveaux visages, construire de nouvelles idées avec les citoyens et le mouvement social dans toutes les villes et les villages de France », a lancé le futur premier secrétaire, tout en refusant de se fixer une échéance pour évaluer le bilan de ses premières mesures. « Cela doit être l’œuvre de tous les jours », a-t-il estimé.
Donner de la voix au PS
Autre enjeu pour l’ancien collaborateur de Jean-Marc Ayrault à l’Assemblée nationale, parvenir à donner de la voix au PS, quasiment inexistant dans le débat public depuis...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Les deux dirigeants ont insisté, vendredi 16 mars à Paris, sur « la responsabilité extrêmement importante » à laquelle font face Paris et Berlin.
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Macron et Merkel veulent faire redémarrer le « moteur franco-allemand »

Les deux dirigeants ont insisté, vendredi 16 mars à Paris, sur « la responsabilité extrêmement importante » à laquelle font face Paris et Berlin.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 20h28
 • Mis à jour le
17.03.2018 à 06h41
   





                        



   


La France et l’Allemagne trouveront des convergences pour la réforme de la zone euro d’ici au Conseil européen de la fin du mois de juin, ont assuré le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel, vendredi 16 mars à Paris.
Après cinq mois d’attente pour la formation d’un gouvernement outre-Rhin, « le travail qui nous attend est important dans un contexte européen profondément bousculé depuis le Brexit (…) et depuis l’élection italienne qui a vu monter les extrêmes », a dit le chef de l’Etat au côté de son invitée, avant un dîner de travail à l’Elysée.
Les deux dirigeants, qui veulent faire redémarrer le fameux « moteur franco-allemand », ont par ailleurs insisté sur la nécessité de trouver des solutions aux multiples défis auxquels l’Union européenne (UE) est confrontée :
crise migratoireprogression des formations eurosceptiques dans l’UEtensions diplomatiques internationalesréformes des institutions européennes.
M. Macron a insisté sur « la responsabilité extrêmement importante » à laquelle font face Paris et Berlin, « alors même que les tensions internationales ne cessent de croître ». Les deux dirigeants ont notamment cité l’affaire de l’empoisonnement d’un agent double russe, le 4 mars au Royaume-Uni, réitérant la « solidarité des alliés » avec Londres.

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          Moscou va enquêter sur la « tentative d’assassinat » qui a visé la fille de Sergueï Skripal



Le couple franco-allemand est prêt
Félicitant Angela Merkel pour la formation de son nouveau gouvernement, M. Macron a ajouté que « pendant de longues années », l’UE avait « attendu que le couple franco-allemand avance et propose. Nous y sommes prêts. C’est donc cette étape qui est devant vous ». Il a souhaité que soient « réarticulées » la responsabilité et la solidarité dans la zone euro et cité les politiques migratoires, de défense, commerciale et d’éducation. « Nous proposerons une feuille de route claire, ambitieuse pour cette refondation d’ici au mois de juin », a-t-il dit.
La France a fait des propositions et conduit ses réformes, a souligné Angela Merkel, expliquant que son gouvernement, désormais formé, souhaitait travailler à « un nouvel avenir » avec les autorités françaises. « Nous voulons maintenant trouver des chemins communs », a souligné la chancelière, en insistant notamment sur la politique migratoire.
« Nous serons invincibles en tant qu’Européens si nous ne nous laissons pas diviser dans nos relations géopolitiques, que ce soit au niveau du commerce ou au niveau d’une compétition équitable avec les pays en expansion », a-t-elle ajouté.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Patrick Roger, journaliste au service politique du « Monde », actuellement à Mayotte, a répondu aux questions des internautes lors d’un tchat, vendredi.
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« L’Etat a pour devoir d’assumer les conséquences de la départementalisation de Mayotte »

Patrick Roger, journaliste au service politique du « Monde », actuellement à Mayotte, a répondu aux questions des internautes lors d’un tchat, vendredi.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 19h12
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 20h34
   





                        



   


Depuis quatre semaines, le 101e département français est secoué par une importante contestation sociale. Une grève générale touche l’île depuis le 20 février, avec au centre des revendications des Mahorais la question de l’insécurité et des conditions de vie.
Lors d’un tchat, vendredi 16 mars, Patrick Roger, journaliste au service politique du Monde, actuellement à Mayotte, a répondu aux questions des internautes.

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                Ce qu’il faut retenir de la situation à Mayotte



Youpi : Pouvez-nous nous décrire le climat sur place ? On entend beaucoup le discours de peur des Moharais, qui ne se sentent pas en sécurité. Mais qu’en est-il des violences contre les migrants ?
Patrick Roger : Le climat ici est extrêmement tendu. La peur de la population mahoraise est réelle : depuis mon arrivée, je n’ai pas rencontré une seule personne qui ne se soit pas fait agresser, dérober quelque chose ou cambrioler. Plus personne ou presque ne sort la nuit. Les bandes rivales font régner la terreur chaque nuit dans les quartiers, malgré le renforcement de la présence et des patrouilles des forces de l’ordre. Cela ne doit pas faire oublier, pour autant, les risques de représailles, voire pire. Déjà, depuis deux ans, on a assisté à des opérations de « décasage » menées par des habitants pour déloger des clandestins de leurs constructions sauvages.  Récemment a eu lieu le procès de plusieurs individus qui avaient carrément procédé à un lynchage de deux jeunes soupçonnés d’avoir dérobé une télévision. Et cette nuit même a été retrouvé un corps roué de coups sur une plage de l’ouest de Mayotte. Celui-ci n’a pas encore été identifié et une enquête a été ouverte. Il suffit d’une étincelle pour que Mayotte s’embrase. Certains syndicalistes n’hésitent pas à mettre en garde contre les risques d’une guerre civile.
Hubert BDLB : Quelles sont les revendications concrètes des grévistes ? Quelle est la situation concernant les négociations ?
La plate-forme élaborée par l’intersyndicale, le collectif des citoyens et les élus, comporte 61 propositions, portant à la fois sur la restauration de l’autorité de l’Etat (bien affaiblie il est vrai) et la sécurité des citoyens, le renforcement des moyens de la justice et l’« implication de la société civile et des collectivités dans le maintien de l’ordre public et la protection de l’enfance », c’est-à-dire la reconnaissance des associations agissant dans ces domaines, un « plan Marshall » pour Mayotte, avec notamment un fonds exceptionnel de rattrapage de 1,8 milliard d’euros sur 10 ans, la valorisation de Mayotte et de ses atouts culturels.
Lors de la rencontre qui a eu lieu mardi soir 13 mars entre la ministre des outre-mer, Annick Girardin, et une délégation du mouvement, une quinzaine de dispositions en matière de sécurité et de lutte contre l’immigration clandestine ont été acceptées, en sus des mesures de renforcement et d’effectifs supplémentaires que la ministre avait annoncées plus tôt. Mais, depuis, la situation est de nouveau bloquée et les barrages continuent, une partie du mouvement ayant rejeté ces avancées.
Pierre : Vous semble-t-il possible de ne pas adopter une mesure qui remette en cause le droit du sol à Mayotte ? Une procédure de changement total du statut de l’île semble-elle possible à moyen terme ?
Le gouvernement évoquait récemment une possible évolution du statut de la maternité de Mayotte pour en faire une « maternité internationale », posant ainsi la question de son extraterritorialité. Cette option pourrait permettre au gouvernement de contourner la question du droit du sol pour les enfants nés à Mayotte de parents étrangers.
Mais selon Serge Slama, professeur de droit public à l’université de Grenoble, cette option est inenvisageable car elle serait anticonstitutionnelle.

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                Mayotte : donner un statut international à la première maternité de France est-il réaliste ?



Webdomi : Comment sortir d’une crise latente depuis de nombreuses années alors que les conflits d’intérêts, les détournements de fonds, les emplois fictifs illustrent cette île depuis bien trop longtemps, avec des autorités préfectorales dépassées et on pourrait dire sans aucun contrôle ni conseils de la France métropolitaine ?
Je comprends que Mayotte puisse apparaître comme un puits sans fond et la situation inextricable. Conflits d’intérêts, détournements de fonds, corruption et autres malversations sont réels. Mais il ne faut pas oublier que Mayotte n’est devenue un département français que depuis sept ans. Même si on peut regretter les conditions, l’impréparation plutôt, dans lesquelles s’est opérée cette départementalisation, l’Etat a pour devoir d’en assumer les conséquences. Et ce qui manque dramatiquement ici, ce sont justement des services de l’Etat à la hauteur des défis et des exigences de rattrapage pour éviter que Mayotte ne sombre. Le personnel politique mahorais, pour une large part, a lui-même été plus que déficient.
Mais émerge aujourd’hui, y compris au sein de ce mouvement, une nouvelle génération d’intellectuels, de responsables associatifs et syndicaux, et dans les milieux économiques, qui représentent en partie l’avenir de Mayotte.
Trantsyx : On peut lire souvent dans les commentaires des articles concernant Mayotte des personnes prônant la rétrocession de Mayotte aux Comores. Est-ce réalisable (et souhaitable) ?
Les gouvernements comoriens font courir la fausse idée que l’avenir de Mayotte ne serait que dans l’union des Comores et exhibent pour ce faire des résolutions de l’Assemblée générale des Nations unies n’ayant aucune valeur contraignante. La revendication comorienne sur Mayotte vise plutôt à faire oublier l’état d’impéritie totale dans lequel se trouve ce pays. Aucune solution durable, toutefois, ne pourra être trouvée sans établir des accords de coopération bilatéraux avec les Comores.
Catherine : Pour la France, à part les eaux territoriales et un pied dans cette région du monde, qu’apporte Mayotte ?
C’est effectivement un point d’appui stratégique dans la région, y compris en termes de systèmes d’interception dont le Royaume-Uni souhaite continuer à pouvoir bénéficier : c’est un élément en balance dans les discussions en cours sur le Brexit. Mais il ne faut pas s’arrêter à cela. La pêche dans l’océan Indien représente 800 000 tonnes de poisson et 2 milliards d’euros par an. Lorsque la France a négocié la PAC à Bruxelles elle a mis sur la table, en contrepartie des aides pour ses agriculteurs, des autorisations de pêche dans les eaux territoriales mahoraises pour les pêcheurs espagnols et italiens.
L’agriculteur limousin ou auvergnat doit une partie du maintien de ses aides aux ressources halieutiques de Mayotte. Ce département est aussi une formidable réserve écologique, hélas terriblement dégradée aujourd’hui, où l’on trouve des essences et des espèces rares endémiques. Ce que le gouvernement français ne s’est pas privé d’utiliser comme argument lors de la COP21.

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                Mayotte, une île au cœur des flux de populations



Gautier : On parle souvent de la « base » : qui la compose ? Est-elle vraiment représentative de l’opinion de l’ensemble de la population ? De fait, les barrages sont tenus par un petit nombre d’individus dont le pouvoir de nuisance est très fort…
Un mouvement de cette nature, bien entendu, ne saurait représenter toute la population. Et des manifestations d’exaspération de plus en plus fortes s’expriment car le mouvement, incontestablement, a empiré les difficultés de la vie quotidienne. Y compris en termes de sécurité. Ce mouvement est comparable, en ampleur, à celui de 2011 contre la vie chère. Les collectifs d’associations de citoyens en sont à l’origine, rejoints par l’ensemble des syndicats réunis en intersyndicale mais aussi par une partie des milieux économiques, qui ont participé à l’élaboration de la plate-forme.
Dans une telle diversité, des dissensions se font jour. La durée du mouvement a aussi tendance à accroître la fatigue, l’énervement et les crispations. Dans cette situation, les éléments les plus radicaux semblent avoir pris la main depuis deux jours, ce qui a ramené à cette situation de blocage. Mais en ce moment même se tient à Dzoumonié, dans le nord de l’île, une nouvelle réunion de l’ensemble des dirigeants du mouvement et des élus de tous bords pour tenter une nouvelle fois de calmer le jeu.
Kat : Comment se fait-il que le déplacement sur place de la ministre des outre-mer, Annick Girardin, ait été si mal perçu par les habitants ?
Il était d’abord incroyablement mal organisé. J’ignore comment Annick Girardin avait été briefée par ses services et ceux de la préfecture mais j’ai rarement vu une telle impréparation. Il est même miraculeux qu’il n’y ait pas eu d’incidents plus sérieux. Il faut lui reconnaître aussi du cran et des accents sincères dans ses propos. Je pense qu’elle a une réelle volonté de faire avancer les choses mais elle mérite d’être mieux accompagnée et soutenue par l’ensemble de l’exécutif, alors que j’ai le sentiment que, au sommet de l’Etat, s’exercent des influences contradictoires.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Le député Les Républicains de Mayotte, Mansour Kamardine, a annoncé vendredi qu’il allait rejoindre la mission mise en place par le gouvernement.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤                     
                                                

Crise à Mayotte : Girardin promet une réorganisation des services de l’Etat, les blocages se poursuivent

Le député Les Républicains de Mayotte, Mansour Kamardine, a annoncé vendredi qu’il allait rejoindre la mission mise en place par le gouvernement.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 18h19
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 19h46
   





                        



   


La crise politique, économique et sociale qui a débuté il y a près d’un mois se poursuit à Mayotte. Une nouvelle réunion entre les représentants de l’Etat et du mouvement social n’a de nouveau rien donné jeudi. Mais, vendredi 16 mars, la ministre des outre-mer, Annick Girardin, a fait savoir qu’elle annoncerait « très prochainement une réorganisation profonde des services de l’Etat » dans l’île.
Cette annonce survient alors que l’une des principales revendications des manifestants est la restauration de l’autorité de l’Etat. « Les Mahoraises et les Mahorais attendent un Etat plus efficace. Ils réclament des services publics performants et des agents publics qui répondent à leurs besoins, a expliqué Mme Girardin dans une vidéo publiée sur Facebook. L’Etat respecte ses engagements pris. La confiance restera le maître mot. »

        Lire aussi :
         

                Mayotte, une île au cœur des flux de populations



« Dépasser ses postures »
Alors que les blocages se poursuivent dans l’île après que les propositions avancées par le gouvernement ont été rejetées par l’intersyndicale, la ministre a appelé à « la responsabilité de tous » et demandé à « chacun de dépasser ses stratégies, ses postures, et de renouer le dialogue dans l’intérêt de Mayotte ».
Dans l’après-midi vendredi, le député Les Républicains de Mayotte, Mansour Kamardine, a par ailleurs annoncé qu’il avait « décidé de prendre part aux travaux de la mission de haut niveau mise en place par le gouvernement ». Cette annonce pourrait être une étape importante dans l’apaisement de la situation dans l’île. Pour l’élu, « l’Etat a fait montre de sa volonté de respecter sa parole » :
« Les opérations de contrôle de la régularité au regard du droit de séjour se sont multipliées. Les actions d’intervention visant les bandes organisées sont lancées avec détermination. Les renforts d’urgence en forces de l’ordre sont arrivés à Mayotte et sont déployés sur le terrain. »
M. Kamardine demande toutefois « l’amplification des actions visant à lutter contre l’immigration illégale et l’insécurité ».
En fin de journée, vendredi, la préfecture a annoncé que 192 personnes en situation irrégulière avaient « été éloignées du territoire » en deux jours, lors d’opérations menées par les forces de l’ordre. « Conformément aux engagements pris par l’Etat, plusieurs opérations d’ampleur ont été menées par les forces de sécurité intérieure au cours des dernières quarante-huit heures », rapporte la préfecture dans un communiqué.
Par ailleurs, une vingtaine d’étrangers en situation irrégulière se sont spontanément rendus aux forces de l’ordre jeudi à Mtsamboro (nord de l’île), a fait savoir vendredi la gendarmerie à l’Agence France-Presse, en raison d’un climat communautaire tendu dans l’île.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Etudiants, mais aussi lycéens, ouvriers, immigrés, banlieusards, paysans... La figure du « soixante-huitard » converti au néolibéralisme par opportunisme masque une réalité plurielle.
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édition abonné


Existe-t-il une « génération 68 » ?

Etudiants, mais aussi lycéens, ouvriers, immigrés, banlieusards, paysans... La figure du « soixante-huitard » converti au néolibéralisme par opportunisme masque une réalité plurielle.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 16h55
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 18h05
    |

                            Marion Rousset








                        



                                


                            

Depuis des décennies, on se repasse le même film. Celui d’une génération d’étudiants qui évoluent dans un tout petit périmètre parisien, entre la Seine et le Luxembourg, la rue d’Ulm et le boulevard Saint-Michel. On raconte l’histoire de ces jeunes gens qui ont décidé, un joli jour de mai, de transformer la cour de la Sorbonne en agora. On évoque en toile de fond les guerres d’Algérie et du Vietnam, la révolution cubaine et les projets de Mao, trame de leur engagement politique. On parle de ces rebelles d’un soir qui se sont convertis au néolibéralisme pour occuper des postes de pouvoir.
Figures de proue
Ces trajectoires sont-elles vraiment emblématiques d’une « génération 68 » – expression devenue un lieu commun ? « Un certain nombre de porte-parole autoproclamés ont construit cette idée de “génération 68” sur la base de leur devenir propre, qui n’était pas représentatif des destinées des soixante-huitards ordinaires. Leur vision a évacué la masse des lycéens, des ouvriers, des employés qui ont participé à l’événement », estime la sociologue Julie Pagis.
Un livre joue un rôle crucial dans la construction de ce mythe : Génération (Seuil). Le best-seller d’Hervé Hamon et de Patrick Rotman, dont les deux tomes paraissent en 1987 et 1988, donne naissance à une série documentaire diffusée sur TF1 à la fin des années 1990. Il popularise le mythe d’une jeunesse révoltée, privilégiée, hédoniste et opportuniste. Au fil des commémorations, une poignée de « vedettes » ayant un accès direct aux médias ont contribué à façonner ce portrait à leur image.
Dans les années 2000, ce sont les mêmes figures de proue que fait revivre l’écrivain Olivier Rolin dans ­Tigre en papier (Seuil, 2002), roman amer sur les ruines de la révolution. Et quand, quarante ans après les événements, Virginie Linhart publie Le Jour où mon père s’est tu (Seuil), c’est toujours aux plus célèbres des intellectuels militants – Benny Lévy, Blandine...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Arrivé en tête avec 48,5 % des voix au premier tour, Olivier Faure est assuré, avec à peine plus de 17 000 voix, de devenir premier secrétaire du Parti socialiste, après le retrait de Stéphane Le Foll.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤                     
                                                

Congrès du PS : quatre fois moins de votants en dix ans

Arrivé en tête avec 48,5 % des voix au premier tour, Olivier Faure est assuré, avec à peine plus de 17 000 voix, de devenir premier secrétaire du Parti socialiste, après le retrait de Stéphane Le Foll.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 16h40
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 18h28
    |

                            Les Décodeurs








                        



   


Arrivé largement en tête du premier tour, jeudi 15 mars, avec 48,5 % des suffrages exprimés par les militants, Olivier Faure, le président du groupe Nouvelle Gauche à l’Assemblée nationale, est assuré de devenir le premier secrétaire du PS, après le retrait de Stéphane Le Foll, arrivé en deuxième position, avec 26,1 % des voix. Suivent Emmanuel Maurel (18,98 %) et Luc Carvounas (6,36 %).

        Lire aussi :
         

                Stéphane Le Foll annonce qu’il se retire, Olivier Faure assuré de prendre la tête du Parti socialiste



Selon les chiffres définitifs transmis vendredi par le coordinateur du parti, Rachid Temal, 37 014 militants ont voté, dont 36 439 suffrages exprimés lors de cette consultation organisée avant le congrès d’Aubervilliers, les 7 et 8 avril. Olivier Faure a donc obtenu le vote d’un peu moins de 17 700 militants socialistes. Un deuxième tour doit être organisé le 29 mars, mais, avec un seul candidat en lice, la participation risque d’être encore plus faible.


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Congrès du PS : Olivier Faure a recueilli 48,5 % des suffrages, soit 17 695 voix
Quatre candidats se présentaient au premier tour du congrès socialiste d'Aubervilliers, le 15 mars 2018.

Source : Parti socialiste



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Les responsables socialistes semblent se contenter de ce taux de participation. « Après les terribles défaites, neuf mois plus tard, 37 000 camarades se sont déplacés », se félicite M. Temal sur Twitter. Pourtant, trois ans plus tôt, au premier tour de l’élection pour le congrès de Poitiers, ils étaient plus de 71 000 votants. Un chiffre qui atteignait presque 132 000 en 2008.


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Congrès du PS : en dix ans, le nombre de participants est passé de 132 000 à 37 000
Les noms et scores des candidats apparaissent au survol.

Sources : PS, Wikipedia



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Le nombre de votants lors des congrès n’a cessé de baisser ces dix dernières années. Un désamour qui s’est aussi ressenti lors de l’organisation des primaires pour désigner le candidat à l’élection présidentielle. Ouvertes aux non-militants, elles ont recueilli un million de suffrages de moins en 2017 que lors de leur première édition, en 2011.

   



        Lire aussi :
         

                Olivier Faure, le rassembleur du Parti socialiste






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Patrick Roger, journaliste au service politique du « Monde », actuellement à Mayotte, a répondu à vos questions.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le juriste Philippe Blachèr estime nécessaire l’inscription dans un article constitutionnel de principes fondamentaux sur la transparence de la vie publique.
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« La déontologie de la vie politique, grande absente de la réforme constitutionnelle »

Dans une tribune au « Monde », le juriste Philippe Blachèr estime nécessaire l’inscription dans un article constitutionnel de principes fondamentaux sur la transparence de la vie publique.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 15h42
    |

Philippe Blachèr (Professeur à l’université de Lyon)







                        



                                


                            

Tribune. La réforme constitutionnelle, qui fait actuellement l’objet de consultations et devrait être présentée en conseil des ministres au mois d’avril, vise à moderniser la Constitution de 1958 sans affecter les grands équilibres institutionnels qui ont forgé la longévité du régime de la Cinquième République.
Les mesures en discussion concernent la diminution du nombre des députés et sénateurs, la limitation du nombre des mandats parlementaires à trois, la réforme du Conseil économique social et environnemental, la suppression de la Cour de justice de la République, la réforme du Conseil supérieur de la magistrature, la suppression des membres de droit au Conseil constitutionnel, la limitation du droit d’amendement des parlementaires, l’inscription de la Corse et la référence à la protection climatique dans le préambule.
Curieusement, aucune référence n’est faite à ce qui constitue, sans nul doute, le cœur de la rénovation du système politique : la déontologie de la vie politique. Les pouvoirs publics se sont pourtant engagés, bien avant l’affaire Cahuzac de 2013, dans un processus de codification de règles de bonne conduite et de transparence (notamment en matière de financement de la vie politique et de comportement des élus) et dans la mise en place de mécanismes sectoriels d’enquête et de sanction pour lutter contre les conflits d’intérêts, pour sanctionner les manquements grave à l’éthique et pour rappeler les élus et les décideurs au devoir d’exemplarité en raison du caractère public de leur charge.
« Il ne peut y avoir de réforme sans confiance »
Si le législateur français a adopté, depuis 1988, des lois afin d’injecter des règles déontologiques dans le financement de la vie politique, les lois relatives à la transparence de la vie publiquede 2013, à la lutte contre la corruption dite « Sapin 2 » de 2016 et à la confiance dans la vie politique de 2017, énoncent les règles de comportement attendues...




                        

                        


<article-nb="2018/03/18/19-19">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Le régime de retraite des cheminots leur assure un départ plus tôt et une pension plus confortable que le reste de la population. Mais ce système déséquilibré coûte cher à l’Etat.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤                     
                                                

La retraite des cheminots, un régime spécial largement déficitaire

Le régime de retraite des cheminots leur assure un départ plus tôt et une pension plus confortable que le reste de la population. Mais ce système déséquilibré coûte cher à l’Etat.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 15h28
 • Mis à jour le
18.03.2018 à 06h38
    |

                            Jean-Gabriel Fernandez








                        



   


Le projet de réforme de la SNCF suscite l’inquiétude des cheminots pour leur avenir. Si le premier ministre, Edouard Philippe, a bien assuré que le projet de loi « n’est pas la réforme des retraites des cheminots », il a aussi annoncé la fin de l’embauche « au statut » des employés de la SNCF. Autrement dit, les futurs agents ne seront pas sous le statut actuel des cheminots et ne cotiseront pas pour le régime spécial actuellement en vigueur, ce qui signifiera mécaniquement moins de cotisations salariales pour les retraites.
Ce régime spécial dont bénéficient les cheminots est dans le collimateur du gouvernement à cause de son coût élevé. Durant la seule année 2016, les retraites des cheminots ont été déficitaires de 3,3 milliards d’euros, comblés par l’Etat.
Pourquoi ça coûte si cher ?
Ils étaient 260 000 retraités de la SNCF en 2017, un chiffre à rapporter à environ 150 000 personnes actuellement employées par l’entreprise. Ce nombre important s’explique en partie par l’âge minimum de départ en retraite pour les cheminots : 57 ans pour les agents sédentaires et 52 ans pour les conducteurs. L’âge minimum peut varier jusqu’à deux ans en fonction de l’année de naissance des agents, mais reste très au-dessous du minimum de 62 ans en vigueur dans le privé. En 2016, en moyenne, les conducteurs ont pris leur retraite à 53 ans et 5 mois, les autres employés SNCF à 57 ans et 6 mois, contre 62 ans et 5 mois pour les affiliés au régime général.
Plus confortable que la retraite moyenne en France, qui était de 1 376 euros en 2015
La pension de retraite des cheminots est également plutôt avantageuse. A taux plein, elle correspond à 75 % du salaire des six derniers mois d’activité (dans le privé, on fait la moyenne des salaires des vingt-cinq meilleures années), auxquels s’ajoutent une grande part des primes. En 2016, la pension directe moyenne versée aux cheminots était de 24 759 euros par an, soit 2 063 euros par mois. Celle-ci est plus confortable que la retraite moyenne en France, qui était de 1 376 euros en 2015, selon le ministère des solidarités et de la santé.
Ce régime spécial, obtenu en 1909, est antérieur à la fondation de la SNCF. Or, il est aujourd’hui incapable de s’autofinancer et est subventionné par l’Etat, au même titre que dix autres régimes spéciaux (marine, mines, transports urbains). Le coût total des prestations de retraite des cheminots en 2016 était de 5,3 milliards d’euros, que les cotisations ne suffisent pas à couvrir. L’Etat a donc versé 3,3 milliards d’euros pour les cheminots à la retraite, soit près de 60 % du budget total dédié cette année-là aux onze régimes spéciaux, dont fait partie la SNCF.


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		text-align: right;
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	}



Contribution de l'Etat au financement des pensions de retraite de la SNCF depuis 2015


Source : Caisse prévoyance retraite de la SNCF



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	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
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		}
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	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
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	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
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			}
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		plotBands: [{
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				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
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		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
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	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Cotisations salariales ","Cotisations patronales ","Subvention de l'Etat ","Autre "],
		title: {
			text: ""
		},
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			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
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				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
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		y:-10
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	series:[
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    "name": "Sommes",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        376
      ],
      [
        "",
        1607
      ],
      [
        "",
        3392
      ],
      [
        "",
        24
      ]
    ],
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    "yAxis": 0,
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],
	tooltip: {
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		valueSuffix: " millions d'euros",
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{point.key}',
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			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
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});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Seuls les « agents du cadre permanent » de la SNCF sont affiliés au régime spécial des cheminots, cotisent et en bénéficient. Ils doivent avoir été embauchés avant leurs 30 ans, posséder toutes les qualifications demandées par l’entreprise et passer une période d’évaluation allant d’un an à deux ans et demi. Pour bénéficier de la retraite à taux plein en 2016, ils devaient également avoir accumulé 163 ou 164 trimestres de service à la SNCF, avec un taux de cotisation de 8,2 %. Dans le privé, le taux de cotisation moyen est aux alentours de 11 % pendant 172 trimestres. Les cheminots ont également une cotisation retraite avantageuse par rapport aux fonctionnaires, qui cotisent à hauteur de 10,56 %.
A la SNCF, 0,56 actif pour 1 retraité
Il y a en France 17,5 millions d’actifs qui travaillent, contre 14 millions de retraités. C’est-à-dire que 1,3 actif cotise pour chaque personne à la retraite. A la SNCF, où l’on est passé de 303 000 agents en 1970 à 150 000 aujourd’hui, ce ratio est de 0,56. En 2016, on comptait près de deux retraités pour chaque cotisant à la SNCF, et la situation continue de se dégrader. « Le nombre des cotisants baisse régulièrement à la SNCF, de 1,4 % en 2014, 2 % en 2015 et, en prévision, de 1,2 % en 2017 », note la commission chargée d’examiner les régimes de retraite par le Sénat.


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		font-size: 1.3rem;
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	{
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	{
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		width: 230px;
	}
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		text-align: right;
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	}



Nombre de cotisants et de pensionnés dans le régime de la SNCF


Source : Sénat



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
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			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15211265622",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
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	},
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	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
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	},
	plotOptions: {
		series: {
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					color: '#333'
				}
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			},
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					lineWidthPlus : 0
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			}
		},
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		type:"linear",
		title: {
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		},
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	}],
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			text: ""
		},
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		},
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				text: "",
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				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
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				useHTML: false,
				text: "",
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				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
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		verticalAlign:"bottom", 
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    "data": [
      [
        "",
        149617
      ],
      [
        "",
        145958
      ],
      [
        "",
        141367
      ],
      [
        "",
        137264
      ]
    ],
    "type": "",
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    }
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  {
    "name": "Nombre de pensionnés",
    "color": "#FFc832",
    "data": [
      [
        "",
        266255
      ],
      [
        "",
        263981
      ],
      [
        "",
        260166
      ],
      [
        "",
        258173
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
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    }
  }
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	tooltip: {
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		},
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{point.key}',
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		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
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	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Vers une disparition du régime spécial ?
C’était l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron, qui ne cache pas son ambition d’abolir le régime de retraite des cheminots, qu’il qualifiait d’« injuste » l’été dernier lors d’un échange avec des cheminots.
« Je souhaite que l’on puisse avoir au premier semestre 2018 une loi-cadre qui donne le top départ de cette réforme, par exemple au 1er juillet 2018 ou début 2019. (…) Ceux qui étaient à cinq ans de la retraite ne sont pas touchés, les autres ont des droits acquis dans un régime et à partir de ce jour-là basculent vers un régime unique, où un euro cotisé donne lieu aux mêmes droits. »
Ce n’est pas la première fois qu’un gouvernement cherche à revenir sur les avantages dont bénéficient les retraités de la SNCF. En 2008, une réforme des régimes spéciaux menée par le gouvernement de Nicolas Sarkozy avait déjà entamé le travail. Dans un premier temps, la réforme de 2008 a allongé la durée de cotisations nécessaire pour bénéficier d’une retraite à taux plein : de 37 ans et deux trimestres, celle-ci est passée à 41 ans et un trimestre aujourd’hui. Elle continuera d’être relevée d’un trimestre par an jusqu’à atteindre la durée en vigueur pour les assurés du régime général, soit 172 trimestres (43 ans). La réforme des retraites a également instauré une décote et une surcote identiques à celles des fonctionnaires.
En 2011, une nouvelle réforme a touché les retraites des cheminots et remonté l’âge d’ouverture des droits de deux ans. Le taux de cotisation salariale des agents du cadre permanent a également été modifié. Passant de 8,15 % en 2015 à 8,79 % en 2018, ce taux continuera d’augmenter jusqu’à atteindre 10,95 % en 2026.


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	}
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		text-align: right;
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	}



Evolution du taux de cotisation salariale des cheminots


Source : Legifrance.gouv.fr



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
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			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
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			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15211268062",
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	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
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	},
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	},
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		series: {
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					lineWidthPlus : 0
				}
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		},
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				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
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			format: "{value} ",
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	}],
	xAxis: {
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		title: {
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		},
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		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
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				verticalAlign: "top",
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			}
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				align: "left",
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			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
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		verticalAlign:"bottom", 
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L’une des conséquences observables est l’augmentation de l’âge moyen de départ à la retraite à la SNCF depuis 2009, une augmentation de trois ans pour les conducteurs et de deux ans et deux mois pour les autres. L’objectif poursuivi par la réforme de 2008 était d’aligner le régime des cheminots sur les règles en vigueur dans la fonction publique. Un objectif partiellement atteint, car les cheminots ont perdu quelques-uns de leurs avantages. La nouvelle réforme de la SNCF pourrait accélérer cette convergence vers le régime général des retraites.



                            


                        

                        


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« Ebdo », en grande difficulté, cherche des investisseurs

Deux mois après son lancement, le magazine a 8 000 abonnés et vend de 8 000 à 10 000 exemplaires en kiosque.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 14h12
 • Mis à jour le
17.03.2018 à 06h37
    |

            Alexandre Piquard








                        



   


« Nous sommes face à ce moment de crise où tout se résout ou s’encalmine », résume Laurent Beccaria, l’un des deux actionnaires d’Ebdo, dans Libération, jeudi 15 mars. Deux mois après son lancement, le magazine est déjà menacé de disparition, en raison de ventes décevantes et de fonds trop limités pour poursuivre l’activité et investir.
Après une réunion de crise avec la quarantaine de salariés du journal, le cofondateur et son associé, Patrick de Saint-Exupéry, disent chercher à constituer un nouveau tour de table d’investisseurs. « On se bat », résument-ils. Mais le temps est compté. « On n’a pas six mois, déclare M. Beccaria. Cela se compte en semaines. » Faute d’argent, le journal pourrait s’arrêter très rapidement.
Selon nos informations, les ventes en kiosque (exemplaires vendus au numéro, hors abonnements) ont baissé depuis le lancement : 53 000 pour le premier numéro, le 12 janvier, pour une diffusion de 200 000 exemplaires ; 28 000 le 19 janvier, 24 000 le 26 janvier, 21 000 le 2 février, 23 000 le 9 février pour le numéro sur la plainte pour viol déposée contre le ministre Nicolas Hulot, 13 000 le 16 février, 13 000 le 23 février. Et « entre 8 000 à 10 000 » pour les derniers numéros, selon les fondateurs cités par Libération.

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Ces chiffres sont loin des objectifs affichés au départ : 20 000 ventes au numéro et 70 000 abonnements. Ces derniers ne dépassent pas le nombre de 8 000. Les ventes en kiosque sont plus faibles que celles affichées par certains newsmagazines (25 000 en moyenne en 2017 pour L’Express, 29 000 pour L’Obs, qui a des actionnaires communs avec Le Monde) mais, surtout, ces hebdos ont beaucoup plus d’abonnés et disposent de recettes venant d’annonceurs, alors qu’Ebdo est un journal sans publicité. De son côté, le site indépendant Mediapart, après dix ans d’existence et de nombreux scoops, affiche 140 000 abonnés environ, ce qui donne une idée de la difficulté d’atteindre l’objectif fixé par Ebdo.
La levée de fonds n’a pas eu lieu
Quant aux capitaux, la levée de fonds de 2 millions d’euros annoncée pour février n’a pas eu lieu, ce qui a empêché de débloquer 4 millions d’euros de crédits bancaires, expliquent les dirigeants d’Ebdo. Le journal a été lancé avec les 500 000 euros récoltés lors d’un financement participatif (ou crowdfunding) et les quelques réserves de Rollin Publications, la société éditrice, qui publie également les revues trimestrielle et semestrielle XXI et 6 Mois. Avec une équipe de journalistes expérimentés souvent débauchés dans d’autres rédactions, le budget annuel était, lui, estimé à 13 millions d’euros.
Aujourd’hui, Ebdo est en crise. Plusieurs réunions internes ont eu lieu cette semaine. Mercredi, des participants des assises du journalisme de Tours ont remarqué que le journal avait annulé sa participation à un débat. Sollicités, les dirigeants n’ont pas souhaité s’exprimer dans Le Monde. Les journalistes sont peu enclins à commenter, certains lâchant toutefois des tweets sybillins, comme cette photo d’un mug avec une citation de Victor Hugo « Nous périssons faute d’émerveillement ».
Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné jusqu’ici ? MM. Beccaria et Saint-Exupéry pointent clairement du doigt le rôle joué par l’« affaire Hulot ». Cet article – relatant anonymement une plainte pour viol déposée en 2008 à propos de faits datés en 1997, donc classée sans suite – a suscité l’indignation de certains lecteurs. Pour une partie d’entre eux, ce style de scoop offensif ne correspondait pas à un journal qui promettait de prendre du recul par rapport à l’actualité et à son buzz.
Polémique autour de l’« affaire Hulot »
« Ebdo a connu un coup d’arrêt. Il y a eu une crise quand les journalistes ont découvert le sujet, car personne n’était au courant en amont. Une partie de la rédaction, proche de XXI et de 6 Mois, loin de ce journalisme d’enquête, a mal réagi », a expliqué M. Beccaria dans un entretien à Marianne, le 8 mars. Surtout, la polémique autour des accusations visant le ministre de la transition écologique et solidaire aurait fait fuir un investisseur important, selon les dirigeants cités par Libération.
Pourtant, d’autres, au sein de la rédaction, n’ont pas la même vision des choses. La baisse des ventes n’était-elle pas amorcée avant le numéro sur M. Hulot ? Surtout, certains sont surpris que les dirigeants n’aient pas fait la levée de fonds prévue au départ et ne disposent pas, comme ils l’avaient suggéré, de quoi faire tenir Ebdo pendant deux ans.
Aujourd’hui, MM. Beccaria et Saint-Exupéry seraient même prêts à quitter l’aventure, pour laisser la place à de nouveaux investisseurs. « Nous assumerons notre part de responsabilité. Nous ferons tout ce qui est bon pour la société », disent-ils à Libération, en laissant entendre que les actifs XXI et 6 Mois pourraient être laissés dans la structure pour favoriser l’arrivée d’investisseurs.

   


Le directeur de la publication, Thierry Mandon, ancienne figure du Parti socialiste, serait chargé de chercher des fonds qui pourraient permettre le lancement d’une nouvelle formule avec le soutien des membres de la rédaction motivés. Comment le journal serait-il remanié ? Serait-il plus proche de l’actualité ? Jusqu’ici, Ebdo s’en éloignait plutôt, sans pour autant jouer la carte du reportage et du très long format, marque de fabrique de XXI ou de 6 Mois. Les couvertures ont mis en avant la SNCF, le travail, le plaisir des femmes, le Brexit, la défense des services publics… Quant à l’« affaire Hulot », les dirigeants ont laissé entendre qu’ils pourraient à l’avenir publier de nouveaux éléments sur le ministre.
A Marianne, qui lui rappelait « les leçons de journalisme » dispensées dans le manifeste de XXI, M. Beccaria a rappelé que ce texte de 2013 « dit seulement qu’Internet a changé la donne et qu’il faut s’adapter, qu’on peut proposer un autre journalisme ». Tout en reconnaissant que « l’impasse de ce manifeste, c’était l’actualité : comment faire de l’actualité au jour le jour. A l’époque, je ne comprenais pas quand on me disait “c’est facile d’être trimestriel”. Je l’ai bien compris aujourd’hui ».



                            


                        

                        

