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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Il s’agit du Calvados, de l’Eure, de Paris et sa petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne), des Yvelines, de l’Essonne et du Val-d’Oise.
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Météo : neuf départements en vigilance orange pour neige et verglas

Il s’agit du Calvados, de l’Eure, de Paris et sa petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne), des Yvelines, de l’Essonne et du Val-d’Oise.



Le Monde
 |    18.03.2018 à 16h59
 • Mis à jour le
18.03.2018 à 17h17
   





                        



   


Ne rangez pas encore les gros pulls et les bonnets. Le temps restera froid, lundi 19 mars, avec encore un peu de neige dans le nord du pays ; neuf départements étant placés depuis dimanche en vigilance orange pour neige et verglas.
Il s’agit du Calvados, de l’Eure, de Paris et sa petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne), des Yvelines, de l’Essonne et du Val-d’Oise.
La neige continuera de tomber au lever du jour sur la Normandie. Ces chutes de neige s’étendront à l’est des pays de Loire et jusqu’au nord de la région Centre et donneront en général 1 à 3 cm sur les départements placés en vigilance, voire 5 cm localement de l’Eure au Calvados. Quelques flocons tomberont également sur le nord de la Bretagne.
Plus à l’est, des Alpes aux Hauts-de-France, de faibles précipitations se produiront et donneront un peu de neige le matin et de la pluie en vallée du Rhône.
Sur l’Aquitaine, de nombreuses averses seront à prévoir toute la journée. Elles s’accompagneront d’orages, et de neige sur les Pyrénées à partir de 600 m, voire jusqu’en plaine en soirée.
Faibles gelées sur la moitié nord
Les éclaircies matinales présentes de l’Occitanie à l’Auvergne seront remplacées par les nuages au fil des heures, donnant des averses dans l’après-midi. De la neige pourra tomber jusque dans l’Aude dans la nuit.
Du Languedoc à la Provence le soleil dominera. Le vent d’ouest sera modéré sur la côte. Le temps restera instable en Corse avec de nombreuses averses sur le nord de l’île le matin. La neige tombera sur le relief vers 800/1000 m.
Le vent de nord-est sera sensible sur les côtes de Manche avec des rafales de l’ordre de 60 à 70 km/h. Sur la côte aquitaine, le vent sera par moments assez fort avec des rafales atteignant les 80/90 km/h.
De faibles gelées seront à prévoir le matin sur la moitié nord. Ailleurs, les minimales seront comprises entre 0 et 3 degrés, jusqu’à 4 à 8 degrés en bord de Méditerranée. Les maximales s’échelonneront entre 3 et 7 degrés du Nord-Est à la Bretagne et 6 à 12 degrés ailleurs, 11 à 15 degrés dans le Sud-Est.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Les températures devraient descendre en dessous de 0 °C dans la nuit de dimanche à lundi, en particulier dans le Nord-Est de la France.
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Le gouvernement annonce une « mobilisation » pour les sans-abri face à une nouvelle vague de froid

Les températures devraient descendre en dessous de 0 °C dans la nuit de dimanche à lundi, en particulier dans le Nord-Est de la France.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 21h42
 • Mis à jour le
18.03.2018 à 12h21
   





                        



   


Le ministère de la cohésion des territoires a annoncé samedi 17 mars une « mobilisation » des services de l’Etat « pour mettre à l’abri les plus démunis » avec l’arrivée d’une nouvelle vague de froid, qui a conduit à la réactivation du plan « Grand Froid » en Ile-de-France.
Les températures ont commencé à chuter samedi et « la journée de lundi devrait être la plus froide de cette nouvelle vague avec des températures en moyenne 6 à 7 degrés en dessous des normales saisonnières selon Météo France », ont souligné le ministre Jacques Mézard et son secrétaire d’Etat Julien Denormandie dans un communiqué.
En Ile-de-France, où la neige est tombée samedi après-midi, le plan « Grand Froid » a été réactivé par la préfecture de région, offrant 1 677 places d’hébergement d’urgence supplémentaires, qui s’ajoutent aux 4 260 places du plan hiver lancé le 1er novembre, selon le ministère.
Des places ouvertes dans plusieurs régions
La préfecture d’Ile-de-France a fait savoir dans un communiqué que « toutes les équipes de maraudes pédestres, véhiculées, nocturnes seront renforcées pour aller à la rencontre de tous les publics et ce dans les zones les moins accessibles, telles que le bois de Vincennes et les quais de Seine ».
« Des places supplémentaires et un renforcement des maraudes sont également prévus dans les Hauts-de-France, en Centre - Val-de-Loire et en Bretagne », et « dans le Grand Est 264 places de renfort hivernal et 54 places supplémentaires Grand Froid restent ouvertes », a ajouté le ministère.
Pour cette troisième vague de froid de l’année, Météo France prévoit des températures très inférieures aux normales de saison. Un épisode neigeux s’étendra à partir de dimanche soir sur un axe allant des Alpes à la Normandie. Les températures devraient descendre en dessous de 0 °C dans la nuit de dimanche à lundi, en particulier dans le nord-est de la France.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Sacré meilleur au monde lors d’un concours international aux Etats-Unis, l’Extra a damé le pion à deux camemberts français.
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Le champion du monde des camemberts est québécois

Sacré meilleur au monde lors d’un concours international aux Etats-Unis, l’Extra a damé le pion à deux camemberts français.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 12h48
 • Mis à jour le
17.03.2018 à 14h58
   





                        


Il s’est imposé face à dix-sept autres concurrents, damant le pion notamment à deux camemberts français. L’Extra, un camembert québécois au goût de noisettes et de champignons, a séduit le jury international qui l’a sacré meilleur au monde lors du World Championship Cheese Contest de Madison, dans l’Etat du Wisconsin, aux Etats-Unis.
Ce fromage de la coopérative Agropur a été préféré aux autres camemberts, dont l’Isigny, le très réputé fromage de Normandie, une référence en la matière. Des camemberts danois, néo-zélandais, ou américains étaient également en lice cette année lors de ce championnat mondial des fromages, présenté comme la plus grande compétition mondiale du genre, pour être sur la plus haute marche du podium.
Fromage français au lait de brebis sacré champion du monde
Cette victoire québécoise intervient au moment où les producteurs de lait et de camemberts de Normandie viennent récemment de se mettre d’accord sur une bataille d’étiquette qui les opposait depuis dix ans. D’ici à 2021, il n’y aura plus qu’un seul et unique camembert de Normandie AOP (appellation d’origine protégée), a signalé, le 23 février, l’Institut national des appellations d’origine (INAO), à l’issue d’une réunion entre tous les acteurs de la filière. Ce qui met un terme à la bataille qui opposait « le camembert de Normandie AOP » et le « camembert fabriqué en Normandie ».

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                Après dix ans de bataille, un accord de paix sur le camembert de Normandie



Trois mille quatre cents fromages provenant de 26 pays étaient en lice à Madison. C’est un fromage français au lait de brebis, l’Esquirrou, du maître fromager Michel Touyarou installé à Mauléon (Pyrénées-Atlantiques), qui a été sacré champion du monde toutes catégories.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Alors que les effets néfastes du plomb sur l’homme sont connus depuis plusieurs siècles, des chercheurs viennent de montrer qu’il serait responsable de près de 18 % de la mortalité aux Etats-Unis, explique, dans sa chronique, Stéphane Foucart, journaliste au « Monde ».
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« L’épidémiologie environnementale est la science des catastrophes invisibles »

Alors que les effets néfastes du plomb sur l’homme sont connus depuis plusieurs siècles, des chercheurs viennent de montrer qu’il serait responsable de près de 18 % de la mortalité aux Etats-Unis, explique, dans sa chronique, Stéphane Foucart, journaliste au « Monde ».



Le Monde
 |    17.03.2018 à 10h23
 • Mis à jour le
17.03.2018 à 11h32
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

Chronique. Certains chiffres sont si surprenants qu’ils font lever le sourcil. C’est le cas de ceux révélés dans la dernière édition de la revue The Lancet Public Health, sous la signature d’une équipe d’épidémiologistes conduits par Bruce Lanphear (Simon Fraser University, à Vancouver, Canada). Ceux-ci publient une réévaluation de la mortalité attribuable au plomb aux Etats-Unis et parviennent à une estimation frappante : outre-Atlantique, ce sont quelque 400 000 personnes qui meurent, chaque année, de l’exposition de la population à ce métal lourd – conséquence de sa présence généralisée dans l’environnement au sens large, l’eau et la chaîne alimentaire… L’ordre de grandeur est stupéfiant : le plomb serait responsable de près de 18 % de la mortalité aux Etats-Unis !
Pour établir ce chiffre, les chercheurs ont analysé les données d’une cohorte rassemblant quelque 15 000 Américains, suivis pendant deux décennies. Ils ont comparé la fraction la moins exposée à celles des individus les plus exposés : chez ces derniers, la mortalité due aux maladies (notamment cardiovasculaires) connues pour être aggravées par le plomb était plus élevée, et ce dans des proportions dépassant largement ce qui était attendu. Pour limiter les biais, les auteurs ont pris en compte un grand nombre d’autres facteurs (alcool, tabac, etc.). Ils ont aussi répété l’analyse en la limitant aux individus de la cohorte ayant un taux de plomb inférieur à 5 microgrammes par décilitre de sang, confirmant qu’il n’existe aucun seuil d’exposition sans risque.

« La tendance à la hausse mondiale [des maladies cardiovasculaires] est attribuée à la croissance démographique, au vieillissement, ainsi qu’aux facteurs de risques comportementaux et métaboliques comme le tabac, l’hypertension, la sédentarité, l’obésité et la consommation excessive d’alcool, écrit Philip Landrigan (Mount Sinai Hospital, New York), un des grands spécialistes de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Le Groupement d’experts sur le climat doit pallier la défection de l’administration Trump à son budget.
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Le GIEC reçoit le soutien de la France et de l’Europe

Le Groupement d’experts sur le climat doit pallier la défection de l’administration Trump à son budget.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 10h11
    |

            Simon Roger








                        



                                


                            

Hoesung Lee a le sourire. Le président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, plus connu sous son acronyme, le GIEC, devrait conserver l’assise budgétaire sur laquelle l’institution scientifique s’appuie pour financer ses travaux. Vendredi 16 mars, au terme de quatre jours de discussions à l’Unesco, à Paris, où le GIEC tenait sa 47e assemblée plénière, le responsable sud-coréen a fait les comptes.
La hausse de la contribution française annoncée en début de semaine et les efforts promis par l’Union européenne et par plusieurs Etats ont permis l’adoption du budget annuel de l’organisation, créée en 1988 pour établir des diagnostics sur le changement climatique et éclairer les gouvernements dans les décisions à prendre. C’est une « très bonne nouvelle », commentait vendredi soir un délégué, tant les incertitudes planaient autour de cet exercice budgétaire construit sur une base volontaire.

Mises bout à bout, les différentes contributions – le soutien de la France porté à un million d’euros par an jusqu’en 2022, l’année de la livraison du 6e rapport d’évaluation des connaissances sur le changement climatique, l’intention exprimée par l’UE de faire croître sa contribution à 2,5 millions d’euros par an sur les trois prochaines années, les prises de parole du Mexique, de la Norvège, du Luxembourg, du Maroc ou du Japon, prêts eux aussi à revoir leur financement à la hausse, et la participation d’une dizaine d’autres pays – devraient assurer au GIEC une enveloppe comprise entre 5 et 7 millions de francs suisses (entre 4,2 et 6 millions d’euros). Si la dynamique se poursuit, le budget 2017 (4,27 millions d’euros) sera excédentaire, se félicite l’organisation intergouvernementale, qui célébrait aussi à l’Unesco ses trente ans d’existence.
Or une mauvaise surprise est venue assombrir les préparatifs de cet anniversaire : la menace américaine de ne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Trois cerfs sur quatre parviennent à semer les chiens qui les poursuivent. Comment ? En déployant des ruses brillantes.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Un questionnaire auquel ont répondu 113 000 personnes permet de dresser un palmarès des villes françaises les plus favorables aux cyclistes.
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Strasbourg consacrée « capitale du vélo »

Un questionnaire auquel ont répondu 113 000 personnes permet de dresser un palmarès des villes françaises les plus favorables aux cyclistes.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 14h09
    |

                            Olivier Razemon








                        



   


Et la gagnante est… Strasbourg ! Ce vendredi 16 mars, les adhérents de la Fédération des usagers de la bicyclette (FUB), réunis en congrès à l’Ecole normale supérieure de Lyon, découvrent le palmarès des villes les plus « cyclables ». A l’automne 2017, dans toute la France, 113 000 personnes ont répondu en ligne à une trentaine de questions afin de décrire la pratique du vélo dans leur commune. L’opération s’inspire d’une étude similaire réalisée en Allemagne par l’homologue de la FUB, tous les deux ans depuis 1998.
Les données récoltées, classées, triées par critère, ont permis à la fédération pro-vélo d’établir un palmarès, une sorte de « grand prix du public » des villes où il est le plus facile de se déplacer à bicyclette. C’est donc Strasbourg qui obtient la meilleure note (4,1/6) dans la catégorie des agglomérations de plus de 200 000 habitants, suivie de Nantes (3,7) et Bordeaux (3,5). Parmi les communes de 100 000 à 200 000 habitants, Grenoble (3,9) est lauréate. La Rochelle (Charente-Maritime, 3,8), Illkirch-Graffenstaden (Bas-Rhin, 3,9) et Sceaux (Hauts-de-Seine, 4/6) l’emportent dans les catégories des cités moins peuplées.
Ce baromètre des villes cyclables est l’enquête la plus aboutie jamais réalisée en France sur la pratique du vélo. A Paris, 7 600 personnes y ont répondu ; 4 700 à Lyon, 4 100 à Toulouse et 3 000 à Grenoble, où près de 2 % de la population ont pris la peine de s’exprimer. Ce sondage grandeur nature, qui suscite l’intérêt des chercheurs spécialisés en mobilité, a impressionné jusqu’au cabinet de la ministre des transports Elisabeth Borne, prompte à vanter le vélo comme un « transport du quotidien ».
Réduire l’espace de la voiture
Dans la liste des villes récompensées, on retrouve, sans surprise, celles qui ont fourni le plus d’efforts depuis des années, voire des décennies, pour développer ce mode de déplacement et, parallèlement, limiter l’espace octroyé à la voiture. A Strasbourg, les majorités municipales qui se sont succédé depuis les années 1970 ont, droite et gauche confondues, multiplié les aménagements – elle dispose aujourd’hui de l’un des plus importants réseaux cyclables d’Europe –, œuvré pour apaiser la circulation motorisée, posé des arceaux de stationnement en centre-ville ou à proximité de la gare et des stations de tramway. L’actuelle équipe, menée par Roland Ries (PS), cherche à limiter la part de diesel dans la logistique urbaine et présente les livraisons par des vélos cargos (dotés d’un bac) comme l’une des solutions.
Nantes, qui a accueilli le congrès mondial Vélo-city en 2015, continue de réduire l’espace de la voiture au profit des transports publics et du vélo. A Bordeaux, celui-ci fait partie des attributs du mode de vie citadin vanté par le maire Alain Juppé (LR). Son homologue de Grenoble, Eric Piolle (EELV), qui se déplace à bicyclette à assistance électrique dans la métropole, met en place des « autoroutes à vélos » balisées et séparées du reste de la circulation.
C’est à La Rochelle que furent proposés dès 1976 les premiers deux-roues en libre-service de France, les « vélos jaunes » du maire d’alors, Michel Crépeau.
Située dans la petite couronne parisienne, Sceaux s’est montrée pionnière dans l’installation des double sens cyclables, qui permettent aux cyclistes d’emprunter les rues secondaires en sens interdit, et des « tourne à droite », qui les autorisent à passer au feu rouge à condition de laisser la priorité aux piétons.
Marseille, Villejuif, parmi les plus mal notées
L’enquête fait apparaître une géographie du vélo. Plusieurs villes de l’ouest (Rennes, Angers, Lorient, Caen), du piémont alpin (Chambéry, Annecy) ou de la plaine d’Alsace (Sélestat, Colmar, Mulhouse) figurent parmi les mieux classées. En revanche, le pourtour méditerranéen se distingue par ses réticences manifestes à la bicyclette. Marseille (2/6), Nice (2,6), Toulon (2,5) ou Béziers (2,2) enregistrent en effet les pires notes, comme certaines communes autour de Paris : Neuilly-sur-Seine (2,2), Villejuif (2,2) ou Aubervilliers (2,1). Avec une note de 3,2, Paris obtient un résultat assez moyen, supérieur à celui de Toulouse (3) ou Montpellier (2,7), mais inférieur à la note de Lyon (3,3) ou Lille (3,3).

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Au-delà du score brut, les élus locaux et les militants associatifs, ainsi que la presse régionale, regarderont avec attention les notes obtenues pour chacun des aspects. « Le baromètre doit contribuer à l’émergence d’une science cyclable. Il permettra aux municipalités de construire des aménagements selon des critères précis, et non au doigt mouillé », commente Olivier Schneider, président de la FUB.
Bordeaux, Lyon, Dijon et Mulhouse, qui disposent toutes de systèmes en libre-service, sont considérées comme les villes où il est le plus facile de louer une bicyclette. Strasbourg, Chambéry ou la bien nommée La Flèche (Sarthe) se distinguent grâce à leurs panneaux de signalisation pour les cyclistes. Quelques communes de la petite couronne parisienne – Aulnay-sous-Bois, Rueil-Malmaison ou Fontenay-sous-Bois –, obtiennent des scores remarquables en matière de stationnement du vélo à proximité de la gare.
Les performances détaillées de Paris seront observées avec attention par la municipalité qui a placé la transition écologique au cœur de son mandat. La capitale obtient de mauvaises notes en matière de cohabitation avec les véhicules motorisés, notamment pour leur stationnement récurrent sur les pistes cyclables, ou le manque de sécurité aux intersections. Les cyclistes parisiens reconnaissent en revanche les efforts de la capitale pour développer le vélo et vantent la facilité avec laquelle on peut en louer un. Il est vrai que l’enquête a été réalisée avant le fiasco du nouveau Vélib’.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ La politique de l’administration Trump accompagne la croissance incroyable de la production du pétrole de schiste.
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Les Etats-Unis veulent dominer la planète pétrole

La politique de l’administration Trump accompagne la croissance incroyable de la production du pétrole de schiste.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 12h29
    |

                            Nabil Wakim (Houston (Texas), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Notre pays est béni par une extraordinaire abondance énergétique, expliquait Donald Trump en juin 2017. Nous avons beaucoup plus que nous ne l’aurions cru possible. »« Avec ces ressources incroyables, mon administration va viser non seulement l’indépendance énergétique, que nous recherchons depuis si longtemps, mais la domination énergétique » : le président américain ne pouvait être plus clair. La formule de son discours d’investiture, « America first » (« l’Amérique d’abord »), a trouvé sa traduction concrète : « Energy Dominance ».
Depuis son arrivée au pouvoir, M. Trump a multiplié les signes de soutien à l’industrie pétrolière américaine et a mis toutes ses forces dans la bataille pour soutenir la renaissance des hydrocarbures dans le pays. « Qu’est-ce que la domination énergétique ? C’est très simple, cela veut dire dominer le monde de l’énergie sur le plan environnemental, économique et moral », a ainsi résumé le secrétaire à l’intérieur, Ryan Zinke, devant les industriels du pétrole réunis à Houston (Texas), début mars.
Les Américains bientôt premiers producteurs 
Quand la production de pétrole brut des Etats-Unis va-t-elle devancer celle de la Russie, premier producteur mondial ? Fin 2017, la production américaine est remontée à un niveau de 10 millions de barils par jour (contre 11 millions pour la Russie) pour la première fois depuis 1970. D’après les prévisions de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la production américaine devrait atteindre 11 millions de barils par jour à la fin 2018 et continuer à croître de façon continue dans les cinq prochaines années. Elle pourrait dépasser la production russe dès 2019, selon l’AIE. La quasi-totalité de cette croissance est assurée par le pétrole de schiste et les forages horizontaux, particulièrement dans le Bassin permien, au Texas et au Nouveau-Mexique.
A elle seule, la production américaine couvrira plus de 60 % de la croissance de la demande mondiale...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Les pétroliers, fervents soutiens de la politique énergétique de Donald Trump, espèrent encore des exemptions pour le secteur des hydrocarbures.
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L’industrie pétrolière américaine s’insurge contre les droits de douane sur l’acier

Les pétroliers, fervents soutiens de la politique énergétique de Donald Trump, espèrent encore des exemptions pour le secteur des hydrocarbures.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 11h09
    |

                            Nabil Wakim (Houston, envoyé spécial)








                        



                                


                            

C’est peu de dire que l’industrie pétrolière américaine ne goûte guère la décision de Donald Trump d’augmenter les taxes sur les importations d’acier et d’aluminium. Et pour cause : le secteur importe massivement de l’acier, en particulier pour les forages horizontaux destinés à extraire le pétrole de schiste, et pour la construction de pipelines.
Les consultants d’ICT International relèvent que plus de 75 % de l’acier utilisé pour les pipelines américains est importé. En Alaska, un projet de gazoduc estimé à 50 milliards de dollars (40 milliards d’euros) pourrait coûter 500 millions de plus à cause de la hausse des droits de douane, explique Lisa Murkowski, sénatrice de l’Etat. D’où la réaction de l’Institut américain du pétrole, qui a estimé que cette décision était « incohérente ».

Depuis une semaine, plusieurs sénateurs républicains élus dans des Etats pétroliers se relaient pour tenter de convaincre la Maison Blanche d’exempter tout ou partie du secteur des nouveaux droits douaniers.
Ceux de l’Alaska ou du Texas ont du mal à cacher leur embarras. S’ils soutiennent activement la politique énergétique de Trump, ils savent que plus leur Etat augmente sa production de pétrole, plus il doit exporter, et donc construire ou améliorer les installations existantes de pipelines.
« Message troublant »
« Il y a plusieurs grands projets de pipelines qui nécessitent beaucoup d’acier. Nous sommes d’accord pour dire : si on peut acheter américain, faisons-le ! Mais si on ne peut pas ? Si ce type d’acier n’est pas fabriqué ici, il pourrait être exempté de droits de douane », dit Greg Armstrong, le PDG de Plains All American Pipeline.
D’autant que c’est Donald Trump, quelques mois après son arrivée au pouvoir, qui a donné son aval à la construction de grands pipelines auxquels Barack Obama s’était opposé, dont les projets controversés de Keystone XL et Dakota Access Pipeline.

La hausse des coûts...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ La Commision veut limiter la présence de ce métal cancérogène dans les fertilisants phosphatés. L’Espagne s’y oppose fortement, la France brille par sa discrétion.
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Le cadmium, ce « tueur » caché dans les engrais qui divise l’Europe

La Commision veut limiter la présence de ce métal cancérogène dans les fertilisants phosphatés. L’Espagne s’y oppose fortement, la France brille par sa discrétion.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 11h02
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 11h20
    |

            Stéphane Mandard








                        



                                


                            

Voilà un dossier sur lequel la France s’est montrée jusqu’ici très discrète. On aurait pourtant pu penser qu’à défaut du ministre de l’agriculture, son homologue à la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, se serait empressé de s’en saisir. Mardi 20 mars doit s’ouvrir une négociation serrée entre les Etats membres de l’Union européenne et le Parlement autour d’un projet de la Commission visant à réduire le taux de cadmium dans les engrais phosphatés.
Le cadmium est un métal lourd contenu dans les roches phosphatées. Il est utilisé pour fabriquer des engrais pour l’agriculture. Classé cancérogène pour l’homme par l’Organisation mondiale de la santé, il a des effets toxiques sur les reins, le squelette, l’appareil respiratoire, et est fortement suspecté d’être un perturbateur endocrinien. Or, l’utilisation d’engrais phosphatés dans les cultures est la principale cause de contamination des sols au cadmium, et donc de l’alimentation, qui représente 90 % de l’exposition à cette substance pour les non-fumeurs.

Depuis près de dix ans, les agences sanitaires alertent sur ses dangers et la nécessité de réduire son exposition. En 2009, l’Autorité européenne de sécurité des aliments a fixé un niveau hebdomadaire d’ingestion – 2,5 microgrammes/kilo – à ne pas dépasser. Aussi, convaincue qu’il présente « un risque inacceptable pour l’homme et l’environnement », la Commission a décidé de durcir sa réglementation en introduisant une limite pour la teneur en cadmium des engrais phosphatés. Fixée à 60 milligrammes (mg)/kilo, elle doit être abaissée à 40 mg/kg après trois ans et à 20 mg/kg d’ici douze ans.
Le projet de texte a reçu en octobre 2017 le soutien du Parlement européen, qui voudrait parvenir au 20 mg/kg en neuf ans. Le Conseil de l’Union européenne doit désormais se prononcer. Or, relève-t-on à Bruxelles, « les pays sont divisés ». Plusieurs gouvernements se sont déclarés favorables au texte, comme en Allemagne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Il y a quarante ans, le pétrolier provoquait la pire marée noire de l’histoire de la région. La compagnie pétrolière en fut tenue pour responsable.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Leur enquête publiée par « Le Monde » sur les stratégies de Monsanto pour défendre le glyphosate a abouti à la création d’une commission spéciale au Parlement européen.
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Stéphane Foucart et Stéphane Horel récompensés par le Prix européen du journalisme d’enquête

Leur enquête publiée par « Le Monde » sur les stratégies de Monsanto pour défendre le glyphosate a abouti à la création d’une commission spéciale au Parlement européen.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 17h15
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 08h10
   





                        



   


Les Prix de la presse européenne ont été décernés mercredi 14 mars à Budapest, distinguant une dizaine de journalistes européens pour leur travail. Dans la catégorie « investigation », Stéphane Foucart et Stéphane Horel, journalistes au Monde, se sont vus distinguer pour leur enquête très fouillée sur les stratégies et les méthodes discutables mises en place par Monsanto pour défendre coûte que coûte son produit phare controversé, le glyphosate.
Publiée en plusieurs volets les 2 et 3 juin, puis les 5 et 6 octobre 2017, cette série d’articles s’est nourrie des « Monsanto Papers » – un ensemble de documents internes de la firme que la justice américaine a commencé à rendre publics début 2017 dans le cadre de procès en cours. La publication de ce travail a contribué à la mise en place d’une commission spéciale du Parlement européen sur les procédures d’homologation des pesticides.

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                « Monsanto papers » : la guerre du géant des pesticides contre la science



Lors de la cérémonie, le prix d’excellence a été attribué à Michael Obert (Süddeutsche Zeitung Magazin) pour un reportage sur de troubles opérations de sauvetage de migrants, organisées par un chef de guerre libyen en Méditerranée. Le jury a par ailleurs attribué une mention spéciale à Till Krause et Hannes Grassegger pour une enquête sur les conditions de travail chez Facebook, en particulier celles des personnels affectés à l’effacement des contenus.
Le prix de l’innovation journalistique est allé à Bureau Local, un projet de journalisme collaboratif rassemblant plusieurs centaines de professionnels et de bénévoles, et destiné à faire émerger des sujets généralement peu traités par les grands médias. Dans la catégorie « opinion », c’est Dragan Bursac qui a été distingué, pour un article publié par Al-Jazira Balkans racontant l’histoire d’un enfant bosniaque. Le prix spécial du jury a été attribué à la journaliste danoise Ida Nyegaard Espersen (Jyllands Posten).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Au total, 9 134 établissements ont été inspectés l’an dernier par la DGCCRF, qui a infligé 2 697 amendes, pour 16,2 millions d’euros.
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La répression des fraudes mobilisée sur la sécurité des produits de consommation en 2017

Au total, 9 134 établissements ont été inspectés l’an dernier par la DGCCRF, qui a infligé 2 697 amendes, pour 16,2 millions d’euros.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 12h38
    |

            Cécile Prudhomme








                        



   


Entre les scandales sanitaires et les entorses des entreprises à la réglementation, la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) n’a pas chômé en 2017. Ainsi, 112 585 établissements et 12 414 sites Internet ont été contrôlés, donnant lieu à 4 953 procès-verbaux administratifs et 2 697 amendes, pour un montant de 16,2 millions d’euros.
Dans son bilan, présenté jeudi 15 mars, le « gendarme » de la ­consommation met l’accent sur les relations commerciales, tant celles régissant les entreprises de la distribution que les acteurs de l’Internet, et notamment les places de marché.
Au total, 9 134 établissements ont été inspectés l’an dernier et dix entreprises assignées, parmi lesquelles la centrale d’achat INCA et ses mandants Intermarché et Casino pour des pratiques « consistant à faire des demandes financières, souvent sous la menace de déréférencements, quelques mois seulement après la signature du contrat-cadre annuel », souligne la DGCCRF.
Trois entreprises emblématiques de l’économie numérique ont aussi été attaquées pour des pratiques commerciales abusives : Apple et Amazon, en 2017, et Google, début 2018. « L’enquête a identifié plusieurs clauses dans les contrats conclus entre des développeurs d’application d’une part et Google ou Apple d’autre part, susceptibles de constituer un déséquilibre significatif prohibé par le code de commerce ».

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                L’Etat va assigner Google et Apple en justice, annonce Bruno Le Maire



Google France a déclaré, mercredi, que ses pratiques commerciales étaient « conformes à la législation française » et s’est dit prêt à « expliquer [sa] position devant les tribunaux ». Amazon avait été poursuivi en juillet 2017 pour des clauses avec ses vendeurs tiers, comme la modification unilatérale du contrat à son entière discrétion ou le fait « d’exiger l’alignement sur les conditions pratiquées par les vendeurs sur d’autres canaux de vente ».
Neuf plaintes de l’UFC-Que Choisir
La sécurité des produits de ­consommation a beaucoup occupé la DGCCRF. Dans le cadre du scandale des œufs contaminés au fipronil, à l’été 2017, elle est intervenue chez 41 opérateurs dans 22 départements, ce qui a conduit « au retrait du marché de 43 références de produits transformés, essentiellement des pâtes alimentaires ».
Fin 2017, lors du rappel des laits infantiles premier âge en raison d’une possible contamination aux salmonelles, elle a mené plus de 6 000 contrôles permettant de constater que « des produits rappelés étaient ainsi encore à la vente ou fournis aux consommateurs dans une centaine d’établissements ».

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                Lactalis s’explique sur la crise du lait infantile contaminé à la salmonelle



L’institution a aussi examiné un sujet qui agite les associations de consommateurs, celui des nanoparticules, ces additifs dissimulés dans les produits du quotidien. Soupçonnés de répercussions sur la santé, ils doivent être signalés sur les étiquettes, comme l’oxyde de fer (E172), le dioxyde de titane (E171) qui permet de blanchir et de rendre les produits brillants, ou le dioxyde de silice (E551), utilisé dans des préparations déshydratées pour les boissons chaudes.
En juin 2016, l’ONG Agir pour l’environnement avait alerté sur la présence de nanoparticules dans moult produits alimentaires et non signalée sur les étiquettes. L’UFC-Que choisir a déposé, début janvier, neuf plaintes contre des fabricants de produits alimentaires et de cosmétiques pour « non-respect de l’obligation légale de signalement sur l’emballage ».
Les résultats des contrôles « seront présentés au niveau communautaire [européen] pour permettre, le cas échéant, de préciser et de clarifier la réglementation applicable », note la DGCCRF. Car, dans près de sept cas sur dix, « la totalité de l’ingrédient se trouvait sous forme nano, alors que cette caractéristique n’était pas, la plupart du temps, spécifiée sur l’étiquetage des denrées concernées ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Le débat public national organisé sur la programmation pluriannuelle de l’énergie élude la question centrale de l’atome.
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Le grand flou du gouvernement sur la baisse du nucléaire

Le débat public national organisé sur la programmation pluriannuelle de l’énergie élude la question centrale de l’atome.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 12h01
    |

            Pierre Le Hir et 
                                Nabil Wakim








                        



                                


                            

C’est un exercice paradoxal qui est proposé aux Français, avec la tenue, du 19 mars au 30 juin, d’un débat public national sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Paradoxal, voire virtuel, car les éléments soumis à la discussion par le ministère de la transition écologique et solidaire escamotent la question centrale du nucléaire.
Certes, l’équation énergétique de la France ne se réduit pas à l’atome. Pour autant, comme celui-ci fournit aujourd’hui les trois quarts de la consommation nationale d’électricité, on voit mal comment trouver la formule d’un nouveau mix énergétique si la valeur donnée à cette variable reste inconnue. Le ministère fait valoir qu’il ne souhaite pas préempter les conclusions du débat en annonçant à l’avance le contenu d’une planification encore en gestation. Mais la difficulté reste entière.
Instaurée par la loi de transition énergétique d’août 2015, la PPE vise à définir, pour deux périodes de cinq ans (2019-2023 et 2024-2028), une feuille de route plaçant le pays sur la bonne trajectoire pour atteindre ses objectifs à long terme. A savoir, la neutralité carbone au milieu du siècle, la diminution de moitié de la consommation d’énergie à la même échéance, la réduction de 30 % du recours aux fossiles d’ici à 2030, le développement des renouvelables à hauteur de 32 % des besoins énergétiques à la même date, mais aussi la baisse de la part de l’électricité d’origine nucléaire à 50 %, à une date… indéterminée.
Depuis l’abandon, en novembre 2017, de « l’horizon 2025 » prévu par la loi – qu’il faudra donc réécrire sur ce point – pour parvenir à cette baisse, l’exécutif est en effet resté des plus évasifs sur ses intentions en matière de nucléaire.

Pas de scénario d’évolution de la consommation d’énergie
On pouvait donc espérer que le dossier remis par le maître d’ouvrage, c’est-à-dire par le ministère de la transition écologique, pour alimenter le débat public, dissiperait ce flou. Il n’en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Cinq dirigeants d’entreprises de la filière de l’éolien en mer protestent, dans une tribune au « Monde », contre la volonté du gouvernement de renégocier les prix des marchés conclus il y a cinq à sept ans, au risque de retarder les chantiers.
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Eolien en mer : « Le développement et la pérennité de l’ensemble de la filière française sont menacés »

Cinq dirigeants d’entreprises de la filière de l’éolien en mer protestent, dans une tribune au « Monde », contre la volonté du gouvernement de renégocier les prix des marchés conclus il y a cinq à sept ans, au risque de retarder les chantiers.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 11h42
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Alors que le gouvernement envisage la possibilité de renégocier les appels d’offres dans l’éolien en mer organisés en 2011 et 2013, nous, acteurs-clés du secteur, alertons sur les conséquences d’un énième coup de frein à une filière porteuse de développement économique pour la France.
Le marché de l’éolien en mer est aujourd’hui une réalité. Les énergies renouvelables représentent chaque année plus de la moitié des nouvelles capacités énergétiques installées dans le monde. L’éolien en mer bénéficie à lui seul d’une croissance exceptionnelle : d’ici 2030, la puissance électrique installée devrait atteindre 100 GW selon les projections, presque six fois plus qu’aujourd’hui (17 GW) !
Un rôle capital à jouer
Sous l’impulsion de la Grande-Bretagne et de l’Allemagne, l’Europe est moteur de cette croissance avec une augmentation spectaculaire des capacités de production de 25 % en 2017, selon le rapport de l’association Wind Europe « Wind in Power 2017 – Annual Combined Onshore and Offshore Wind Energy Statistics » (Secteur éolien 2017 – Statistiques annuelles combinées de l’éolien terrestre et en mer).
Les Etats-Unis ont également opéré un tournant dans ce secteur, avec le projet de Block Island – une ferme éolienne au large de l’île située dans l’Etat du Rhode Island –, et les ambitions des Etats du Massachusetts, de New York, du New Jersey et du Maryland d’ajouter au total 8 GW de capacités de production d’ici à 2030. De même, la Chine s’est fixé un objectif de 5 GW de puissance installée au large de ses côtes d’ici à 2020.
Dans cette nouvelle dynamique porteuse de formidables défis en termes d’innovation, de technologies, de capacités de production et d’exportation, la France a un rôle capital à jouer. Aujourd’hui, nous, industriels majeurs de l’éolien en mer, fournisseurs de turbines, constructeurs de fondations métalliques et béton, armateurs, constructeurs navals, sommes fiers de participer à la structuration...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Le tribunal correctionnel de Paris avait prononcé le 6 mars une condamnation inédite en France pour « mise en danger d’autrui » par des rejets toxiques de dioxines.
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Condamnée pour la pollution d’un incinérateur, l’agglomération de Melun fait appel

Le tribunal correctionnel de Paris avait prononcé le 6 mars une condamnation inédite en France pour « mise en danger d’autrui » par des rejets toxiques de dioxines.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 20h43
 • Mis à jour le
15.03.2018 à 18h48
   





                        


L’agglomération de Melun, condamnée le 6 mars à une lourde amende pour « mise en danger d’autrui » en raison de la pollution aux dioxines émise par l’incinérateur d’ordures ménagères de Vaux-Le Pénil (Seine-et-Marne) qu’elle exploitait il y a plus de 15 ans, a fait appel de la décision du tribunal, selon un communiqué diffusé mercredi 14 mars. Dans ce document, la communauté d’agglomération de Melun Val de Seine indique qu’elle « entend contester la déclaration de culpabilité prononcée à son encontre », et qu’elle estime le jugement « critiquable en fait et en droit ».
Le 6 mars, le tribunal correctionnel de Paris avait condamné l’agglomération à 250 000 euros d’amende, dont 50 000 avec sursis, pour « mise en danger » entre janvier 1999 – date d’un premier arrêté préfectoral enjoignant à l’exploitant de mettre l’usine aux normes – et juin 2002, date de sa fermeture. L’agglomération avait également été condamnée pour « poursuite d’une installation classée non conforme » après mars 2002, date butoir fixée par la préfecture.
Créé en 1974, l’incinérateur de Vaux-le-Pénil recrachait au-dessus des jardins et des toits des fumées surchargées en dioxines, des polluants organiques très toxiques. Impossible à moderniser, il avait fermé en juin 2002. Des relevés de mars 2002 avaient mis en évidence des taux de dioxines plus de 2 200 fois supérieurs à la norme.
En quinze ans de procédure, 165 riverains s’étaient constitués partie civile, ainsi que le village de Maincy, qui se trouvait sous les vents dominants provenant de l’installation. Selon les plaignants, une dizaine de riverains sont morts de cancers ces dernières années, notamment de « lymphomes non hodgkiniens », qui se développent à partir de cellules du système lymphatique, et une dizaine d’autres souffrent actuellement de cancers.
Une décision « historique »
« Nous nous attendions à cet appel en complet décalage avec l’attitude qu’on pourrait attendre d’élus responsables, reconnaissant que certaines pollutions portent dommage à la santé, a déclaré au Monde Pascale Coffinet, maire de 2001 à 2008 de la commune de Maincy, à l’origine du recours. On repart pour un à deux ans de procédure mais ce délai supplémentaire nous permettra de développer d’autres arguments qui risquent de valoir une condamnation plus lourde à l’agglomération de Melun ».
A la tête de l’Association des victimes de l’incinération de déchets et de leur environnement dont elle est toujours présidente, Mme Coffinet avait porté plainte contre X en 2003. A l’époque, l’élue avait fait analyser son propre sang et les œufs de ses poules par un laboratoire belge spécialisé en matière de dioxines. Les taux relevés étaient si élevés qu’elle avait immédiatement pris un arrêté municipal interdisant la consommation d’œufs produits dans son village de 1 800 habitants. Considérées comme des perturbateurs endocriniens, les dioxines contaminent en effet les êtres humains par le biais de l’alimentation, notamment le lait de vache ou les œufs de poules élevées en plein air.

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Dans son jugement du 6 mars, le tribunal avait notamment estimé que le « risque immédiat de mort ou de blessure résultant de l’émission de polluants » était établi, et que cette émission était « délibérée ». Il avait également condamné l’agglomération à payer des milliers d’euros de dommages et intérêts aux riverains concernés et au village de Maincy, une décision « historique », selon leurs avocats, Agathe Blanc, Corinne Lepage et Pierre-Olivier Sur. « C’est la première fois que des victimes obtiennent réparation du préjudice lié au dysfonctionnement d’un incinérateur », avait souligné Me Lepage, ancienne ministre de l’environnement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Deux études scientifiques montrent que le développement des centrales à charbon est susceptible de pulvériser les objectifs fixés lors de la COP21.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ L’association Robin des bois a établi une carte interactive qui recense les fosses, anciennes carrières ou blockhaus qui contiennent des restes d’hydrocarbures.
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Les lieux de stockage des déchets de marées noires en Bretagne répertoriés

L’association Robin des bois a établi une carte interactive qui recense les fosses, anciennes carrières ou blockhaus qui contiennent des restes d’hydrocarbures.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 10h56
 • Mis à jour le
14.03.2018 à 17h23
    |

            Patricia Jolly








                        



                                


                            

L’Amoco-Cadiz est un nom gravé en lettres sombres dans l’histoire des pollutions maritimes mondiales. Le 16 mars 1978, ce supertanker de 334 m de long pour 51 m de large, battant pavillon libérien, a causé la plus vaste marée noire par échouement de pétrolier jamais enregistrée sur la planète. Victime d’une avarie de gouvernail au large d’Ouessant balayée des rafales de vent à 130 km/h, réduit à l’état de bateau ivre en dépit de tentatives de remorquage, ce pétrolier qui faisait route sur Rotterdam (Pays-Bas) s’est brisé pour couler à quelques encablures de la plage finistérienne de Portsall.

D’autres pétroliers – le Torrey Canyon en 1967, le Gironde en 1969, l’Olympic Bravery et le Boehlen en 1976, le Tanio en 1980 ou l’Amazzone en 1988 – ont contribué au large de la Bretagne à une succession de marées noires historiques. Et, si le temps a effacé sur les plages et dans la mer les traces noires et visqueuses du contenu de leurs flancs, les déchets que ces pollutions ont générés par centaines de milliers de tonnes gisent toujours en grande partie sur les côtes ou dans les terres du Finistère et des Côtes-d’Armor.
147 sites de stockage dans 26 communes
A l’avant-veille du 40e anniversaire du naufrage de l’Amoco Cadiz, afin de matérialiser l’existence de ces déchets, l’association de protection de l’homme et de l’environnement Robin des bois, particulièrement attachée à la lutte contre les pollutions maritimes, a mis au point une carte interactive dont elle a réservé la primeur au Monde. Celle-ci figure les sites de stockage de déchets de cette série de marées noires sur le littoral breton, au moyen de points noirs sur lesquels on peut zoomer et obtenir des détails quant à la taille ou à la contenance.
« Désigner clairement ces endroits à la population (...) est un devoir de mémoire », Jacky Bonnemains, président de Robin des bois
Hydrocarbures...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 15/03/2018
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« Chaque année, dix “Amoco-Cadiz” sont évités »

L’amiral Emmanuel de Oliveira, préfet maritime de l’Atlantique explique les leçons tirées de la plus grande marée noire du siècle le 16 mars 1978 en Bretagne.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 10h53
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 11h55
    |

            Nathalie Guibert








                        



                                


                            

Il y a quarante ans, le 16 mars 1978, un pétrolier géant s’échouait près des côtes du Finistère avec dans ses soutes 227 000 tonnes de pétrole qui ont souillé le littoral breton. L’amiral Emmanuel de Oliveira, préfet maritime de l’Atlantique, explique les leçons tirées par la France de l’une des plus grandes marées noires du XXe siècle.

Vous assurez que la catastrophe de l’« Amoco-Cadiz » ne pourrait se reproduire en 2018, pourquoi ?
Je peux dire que cet événement ne pourrait pas se reproduire, car depuis 1978, nous avons mis en place toutes les sécurités nécessaires. Mais on ne peut pas, bien sûr, écarter tout autre drame, qui serait d’une nature différente.
Nous en avons tiré trois grandes leçons. D’abord, la nécessité d’avoir une prise de décision unique. Elle a manqué à mes prédécesseurs. Ils n’étaient pas bien informés et ils n’avaient pas les bons leviers de décision. Depuis lors, le préfet maritime est le chef d’orchestre. C’est depuis l’Amoco-Cadiz qu’il détient le pouvoir de coordination opérationnelle sur tous les moyens de l’Etat et l’étendue de ses pouvoirs a évolué au fil des catastrophes.
Deuxième leçon : le préfet maritime a la capacité de mutualiser les moyens civils et militaires nécessaires. Enfin, pour avoir la bonne réactivité, on a choisi de pouvoir traiter la crise « en local ». Il est important pour moi d’être au bord de l’eau, à proximité des centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage [Cross], qui n’existaient pas en 1978, pour dialoguer avec tous les acteurs.
Comment serait-ce géré aujourd’hui ?
Le temps est primordial dans la gestion d’événements comme ceux-là, tout va extrêmement vite. Une marée noire a toujours commencé par un navire en difficulté, et donc si on prête assistance, on prévient la catastrophe. Puis, si on arrive à traiter la pollution en mer, on réalise des économies importantes,...




                        

                        

