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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Afin de rebondir après la sortie de l’Union européenne , Londres se rêve en terre d’accueil des capitaux des pays émergents. Mais la place financière doit trouver le bon équilibre entre son désir d’ouverture et le maintien de régulations qui ont fait sa réputation.
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La City après le Brexit : la tentation du grand large

Afin de rebondir après la sortie de l’Union européenne , Londres se rêve en terre d’accueil des capitaux des pays émergents. Mais la place financière doit trouver le bon équilibre entre son désir d’ouverture et le maintien de régulations qui ont fait sa réputation.



Le Monde
 |    18.03.2018 à 17h00
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

En quelques petites phrases, Khalid A. Al-Falih a fait souffler un vent d’espoir sur la City, jeudi 8 mars. Dans une interview à CNN, le ministre de l’énergie de l’Arabie saoudite a assuré que Londres conservait une vraie chance de remporter l’introduction en Bourse de Saudi Aramco, la plus grosse société pétrolière au monde, le joyau de la couronne saoudienne. « Depuis le début, [Londres] est dans la course et elle le reste. » Et New York, qu’on murmurait favorite ? « Les poursuites judiciaires y sont une vraie inquiétude pour nous. Cinq compagnies pétrolières y ont été poursuivies pour des raisons frivoles de changement climatique. Franchement, Saudi Aramco est trop gros et trop important pour le royaume pour faire face à ce genre de risque. »
Saudi Aramco, le joyau de la couronne saoudienne, devrait être valorisée entre 1 000 et 2 000 milliards de dollars, devenant d’emblée la première société cotée mondiale
M. Al-Falih n’a fait aucune promesse. Ses déclarations positives sont à prendre avec prudence, faisant partie d’une offensive de charme de l’Arabie saoudite, lors de la visite officielle de Mohammed Ben Salman, le très influent jeune prince de 32 ans, héritier désigné de la couronne. Il est de toute façon possible que Saudi Aramco renonce à son introduction en Bourse et préfère une vente privée à quelques gros investisseurs. Mais dans cette affaire démesurée, les enjeux sont tels que chaque mot est scruté à la loupe.
Personne n’est certain des actifs exacts de l’entreprise, mais Saudi Aramco devrait être valorisée entre 1 000 et 2 000 milliards de dollars, devenant d’emblée la première société cotée mondiale. Dans son programme d’ouverture économique, le royaume saoudien envisage d’en mettre 5 % en Bourse, soit un maximum de 100 milliards. « En comparaison, une grosse opération en Bourse, c’est généralement 5 ou 6 milliards. Aucune place financière ne peut se permettre de laisser passer Saudi Aramco »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ L’autorité américaine de régulation des marchés veut alléger les procédures d’introduction en bourse pour augmenter le nombre d’entreprises cotées.
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Wall Street conserve son capital séduction

L’autorité américaine de régulation des marchés veut alléger les procédures d’introduction en bourse pour augmenter le nombre d’entreprises cotées.



Le Monde
 |    18.03.2018 à 17h00
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            
Wall Street, forcément. Eh bien, non, pas forcément. La plus grande place financière du monde n’attire pas nécessairement toutes les entreprises de la planète. On l’a vu avec la tentative reportée d’introduction en Bourse d’Aramco, le géant saoudien du pétrole. En dépit des accointances du prince héritier et de Donald Trump, une cotation sur le sol américain comporte des risques : une transparence forte et, surtout, un risque juridique de voir l’Etat américain sous toutes ses formes user de ses prérogatives pour engager des poursuites extraterritoriales, pour violation d’embargo, soutien au terrorisme ou usage jugé abusif du dollar. Bref, être coté aux Etats-Unis, c’est avoir accès à l’immense marché des capitaux américains, mais aussi se mettre sous la tutelle politique de Washington.
Chacun choisit sa tutelle, et quand on est chinois, l’Amérique reste attirante : l’entreprise Alibaba a ainsi choisi en 2014 de se faire coter à New York plutôt qu’à Hongkong. La raison : il est possible d’y avoir des droits de vote différenciés, alors que Hongkong exigeait que fût appliqué le principe « une action, une voix ». Jack Ma, le fondateur d’Alibaba, a préféré cette souplesse, qui lui permet de conserver le contrôle du géant chinois du commerce en ligne.
C’est cette flexibilité qui a expliqué l’engouement des Chinois pour New York, qui a supplanté Hongkong. Quelque vingt-cinq entreprises chinoises se sont introduites en Bourse aux Etats-Unis en 2017, levant au total 4 milliards de dollars. Ainsi, en novembre 2017, le moteur de recherche Sogou, filiale du géant chinois du commerce en ligne Tencent, a levé 585 millions de dollars au New York Stock Exchange pour accéder au marché américain, notamment celui des fusions et acquisitions.
Dilemme
Toutefois, les Chinois sont aujourd’hui face à un dilemme : les valorisations sont plus fortes en Chine qu’aux Etats-Unis ; Tencent est mieux valorisé à Hongkong que son concurrent Alibaba à New York. Ce différentiel...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Les autorités chinoises sont prêtes à changer les règles de leurs introductions en bourse pour attirer leurs start-up à succès.
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Pour faire revenir leurs licornes, les dirigeants chinois passent à l’action

Les autorités chinoises sont prêtes à changer les règles de leurs introductions en bourse pour attirer leurs start-up à succès.



Le Monde
 |    18.03.2018 à 17h00
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            
Alibaba et Baidu à New York, Tencent à Hongkong, et Xiaomi qui prépare son introduction en Bourse également à Hongkong au deuxième semestre : de tous les champions de la technologie chinoise, aucun n’est coté en Chine, à la Bourse de Shanghaï ou à celle de Shenzhen. Une situation qui ne plaît pas aux dirigeants chinois, alors que l’importance de ces géants pour l’économie domestique, mais aussi pour le rayonnement mondial de la Chine, ne fait que croître. Aujourd’hui, Tencent, géant des réseaux sociaux et des jeux vidéo, est la cinquième entreprise mondiale en valeur, devant Facebook et Alibaba, l’autre géant chinois du Web, champion du commerce en ligne.
Pour y remédier et permettre aux investisseurs chinois l’accès aux champions nationaux qui ont fait le bonheur des investisseurs étrangers en 2017 (la valeur de Tencent et celle d’Alibaba ont plus que doublé en 2017), la Bourse de Shanghaï entend changer ses règles. Le 9 mars, l’institution a publié un communiqué annonçant une proposition pour changer la loi chinoise sur les entreprises afin d’autoriser l’émission d’actions de différentes catégories, donnant droit à des droits de vote inégaux. Une structure souvent appréciée par les start-up, dont les dirigeants veulent garder le contrôle, sans pour autant détenir la majorité des parts.
Pour l’instant, à Hongkong et en Chine, la loi dispose qu’une action équivaut à une voix, mais Hongkong est déjà sur le point de changer la règle, en avril. C’est la condition qui aurait permis à la place boursière d’attirer Xiaomi, fabricant de smartphones et d’objets connectés, qui pourrait être la plus grande introduction en Bourse de l’année.
Traitement de faveur
La Chine prépare la même réforme, mais devrait d’abord l’expérimenter sur une sélection de start-up et quelques entreprises d’Etat. Les autorités boursières font la cour à une trentaine de licornes chinoises, rapporte le magazine économique chinois Caixin. La commission de régulation boursière...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Avec le risque terroriste, la profession de douanier a dû évoluer. La formation de l’Ecole nationale des douanes de Tourcoing s’est adaptée en conséquence.
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Douanier, un métier redessiné par l’actualité

Avec le risque terroriste, la profession de douanier a dû évoluer. La formation de l’Ecole nationale des douanes de Tourcoing s’est adaptée en conséquence.



Le Monde
 |    18.03.2018 à 13h15
    |

Madeleine Vatel







                        



   


L’oral d’admissibilité est souvent l’occasion de ­mesurer ce qu’un métier véhicule encore comme mythes et fantasmes. Le concours de l’Ecole nationale des douanes ne fait pas exception. Les jurys savent qu’ils entendront encore des candidats prêts à rejoindre Julie Lescaut ou à emboîter le pas de James Bond.
S’il y a bien chez les douaniers des pilotes d’hélicoptère, des marins et des ­enquêteurs, la profession compte aussi beaucoup de métiers de l’ombre ou peu connus. « La douane en uniforme reste la plus visible, notamment dans les aéroports. Ces agents qui luttaient surtout ­contre tous les types de trafic, protègent aussi [maintenant] contre le risque terroriste », détaille Bernard Falchun, respon­sable du pôle de formation continue, au cœur des locaux de Tourcoing. Ce bâtiment vitré – imaginé par les créateurs du Parlement européen de Strasbourg – ­accueille l’une des deux écoles nationales en France, avec celle de La Rochelle. A elles deux, elles ont vu passer les presque 17 000 douaniers français qui ­officient ­actuellement dans la métropole et les territoires d’outre-mer.
Le 30 mai 2014, ce sont des douaniers qui interceptent le djihadiste Mehdi Nemmouche lors d’un contrôle de routine.
Le métier a changé, et la formation aussi. Le 30 mai 2014, ce sont des douaniers qui interceptent le djihadiste ­Mehdi Nemmouche, en fuite après ­l’attentat au Musée juif de Bruxelles. Ils exerçaient un contrôle de routine dans un bus stationné à la gare routière de Marseille. Depuis, les formateurs ont ­intégré un module pour faire face à la menace terroriste. « Même s’ils ne sont chargés que du contrôle des marchandises, les douaniers sont susceptibles d’être en contact avec des personnes en cavale et capables de tuer », explique Catherine Olivan, directrice du service douanier à la direction nationale du recrutement et de la formation professionnelle (DNRFP).
L’ombre des attentats du 13 novembre 2015
La dernière promotion de Tourcoing a été baptisée des noms d’Anne-Laure ­Arruebo et Cécile Coudon Peccadeau de L’Isle, douanières tombées sous les balles des terroristes au café La Belle Equipe, lors des attentats de Paris, le 13 novembre 2015. C’est dans ce contexte que les jeunes ­recrues apprennent à porter un gilet pareballes de près de 10 kg et, surtout, à ­manier une arme plus puissante que le pistolet semi-automatique Sig Sauer : le pistolet-mitrailleur HK UMP. Les douaniers peuvent désormais, comme les policiers, les gendarmes et les militaires de l’opération « Sentinelle », ouvrir le feu en cas de « périple meurtrier » – comprendre, lors d’une tuerie de masse.
Parce que les fraudeurs et les trafics en tout genre évoluent, l’Ecole nationale des douanes doit s’adapter en permanence. Dans les salles de classe, le matériel pédagogique est lui aussi de plus en plus perfectionné : on y apprend aujourd’hui à se servir d’analyseurs de particules sans source radioactive pour détecter les traces de stupéfiants et ­d’explosifs, mais aussi de spectromètres Raman pour identifier en trente secondes une poudre ou un liquide à travers des contenants transparents, sans même avoir à prélever des échantillons.
S’adapter aussi aux hackeurs, à la cybercriminalité
Il faut également s’adapter aux hackeurs, et étoffer ses équipes d’informaticiens. « L’un des rôles de la douane est de protéger l’économie nationale et européenne contre des pratiques déloyales, et ça passe par une meilleure traque des ­cybercriminels », rappelle Jean-Claude Guëll, directeur des services douaniers à la direction interrégionale des douanes de Lille. « On doit innover dans la manière d’enseigner », rappelle pour sa part Catherine Olivan. L’école de Tourcoing a ainsi envoyé à l’école de cinéma Le Fresnoy une équipe de formateurs, et s’est équipée de matériel de tournage. « Ces agents ont appris à réaliser des petits films ­d’action pour que les élèves identifient des situations réelles et actuelles », raconte la responsable de la DNRFP.
Conséquences du Brexit
Les impulsions gouvernementales remplissent les écoles. Suite aux attentats, 1 000 douaniers supplémentaires ont été recrutés dans le cadre du « pacte de sécurité », en 2016 et 2017. Même mouvement avec les conséquences du Brexit : en septembre 2018, 95 agents de constatation seront formés pour effectuer les déclarations en douane, qui remplaceront le ­libre-échange des biens.
« Certains citoyens pensent aussi qu’avec la fin des barrières, les douaniers ont disparu. C’est tout le contraire. »
Dans la cafétéria des étudiants, s’étalent en grand les visages de Dany Boon et de Benoît Poelvoorde. L’affiche du film du Nordiste Rien à déclarer confirme les clichés. « Certains citoyens pensent aussi qu’avec la fin des barrières, les douaniers ont disparu. C’est tout le contraire », ­remarque Bernard Falchun. En 2018, la douane offrira au recrutement 470 postes dans les catégories A (inspecteurs) et B (contrôleurs) pour une année de formation en internat. Ouvert à bac + 3, le concours recrute en réalité des masters et des doctorats. Beaucoup de juristes se présentent. Quelques profils atypiques mais pas rares font leur apparition : des gardiens de prison, des élèves sortis d’école de commerce ou des étudiants diplômés dans le domaine de la protection de la propriété culturelle aspirent, eux aussi, à devenir douanier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Dans cette chronique, Valérie Bentz, responsable des études patrimoniales à l’UFF, avertit qu’au regard du droit la mauvaise rédaction de la clause bénéficiaire d’une assurance-vie peut générer moult injustices.
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Assurance-vie : quels sont les risques d’une clause bénéficiaire mal rédigée ?

Dans cette chronique, Valérie Bentz, responsable des études patrimoniales à l’UFF, avertit qu’au regard du droit la mauvaise rédaction de la clause bénéficiaire d’une assurance-vie peut générer moult injustices.



Le Monde
 |    18.03.2018 à 08h39
 • Mis à jour le
18.03.2018 à 12h38
    |

Valérie Bentz (Responsable des études patrimoniales à l’UFF)







                        


Question à un expert. Un des intérêts majeurs de l’assurance-vie réside dans la souplesse de la clause bénéficiaire. Le souscripteur peut transmettre un capital aux personnes de son choix et dans des conditions fiscales extrêmement avantageuses. La clause bénéficiaire n’a pas pour but d’être équitable ou juste. Un chanteur peut parfaitement désigner comme bénéficiaire sa nouvelle épouse et seulement deux de ses quatre enfants s’il le souhaite (à condition toutefois que les versements ne soient pas jugés manifestement exagérés).
En contrepartie, la clause doit être rédigée clairement, et de manière suffisamment exhaustive pour ne laisser aucune place à l’interprétation. Une mauvaise rédaction de cette clause peut mettre ses proches dans une situation très compliquée voire injuste et incompréhensible pour eux. Prenons le cas d’un souscripteur qui veut désigner comme bénéficiaire son concubin, celui qui a partagé sa vie depuis plusieurs années. S’il rédige une clause attribuant ses capitaux « à mon conjoint ou à défaut mes héritiers », il commet une erreur lourde de conséquences : au regard du droit, un concubin ou un partenaire pacsé n’est ni « conjoint » ni « héritier ».
Dans ce cas, les capitaux reviendront donc aux héritiers légaux, et non au concubin ou partenaire. Afin de bien rédiger une clause bénéficiaire, il faut déterminer la personne que vous souhaitez protéger en priorité. Vous avez également tout intérêt à inscrire des bénéficiaires dits « de second rang » pour organiser la transmission de vos capitaux. Comme, par exemple, dans les cas où votre premier bénéficiaire désigné décéderait avant vous ou choisirait de renoncer au bénéfice du capital.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Dans un laboratoire consacré à l’innovation de pointe, l’X-Up soutient les projets de start-up, dès les premiers stades de développement. Reportage à l’occasion de nos conférences O21 / s’orienter au 21e siècle, jusqu’à dimanche 17 mars.
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Au cœur de l’accélérateur de Polytechnique

Dans un laboratoire consacré à l’innovation de pointe, l’X-Up soutient les projets de start-up, dès les premiers stades de développement. Reportage à l’occasion de nos conférences O21 / s’orienter au 21e siècle, jusqu’à dimanche 17 mars.



Le Monde
 |    18.03.2018 à 07h45
    |

                            Agathe Charnet








                        



   


D’une impulsion du poignet, Axel Gallian, 24 ans, fait ­accélérer son drone qui tournoie dans un léger bourdonnement au-dessus du campus de l’Ecole polytechnique, à Palaiseau (Essonne). Pour ralentir la ­vitesse de l’engin bardé de quatre hélices, il suffit à Axel d’in­cliner son avant-bras. Un gant connecté lui permet de commander son drone d’une seule main, tout en suivant les pérégrinations de l’avion miniature depuis son smartphone.

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                Choisir son orientation : participez à nos conférences O21 à Paris, les 17 et 18 mars



Cette invention a donné lieu à la création de la start-up Pulsit en 2016. Cofondée par l’entrepreneur Bernard Prost, 60 ans, et Axel Gallian, diplômé de CentraleSupélec, la jeune pousse française a été accueillie à l’automne 2016 au sein d’X-Up, l’accélérateur de l’Ecole polytechnique.
Inventeurs de technologies
« Ici, on a pu faire voler notre drone à 50 mètres de hauteur sans problème », s’enthousiasme Bernard Prost, sans se départir de son attention, à l’atterrissage de sa machine, à deux pas du ­Drahi-X Novation Center (soutenu financièrement par l’hom­me d’affaires Patrick Drahi), bâtiment de 2 500 mètres carrés consacré à l’entrepreneuriat. ­Situé sur le plateau de Saclay, ce centre accueille 33 jeunes pousses intégrées à des programmes d’accélération ou d’incubation. L’X est une membre fondatrice d’IncubAlliance, l’incubateur du campus Paris-Saclay, destiné aux projets d’entreprises technologiques, en interaction avec des ­incubateurs partenaires (Télécom ParisTech, HEC…).

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                Le rêve américain des start-upeurs français



Il suffit de pousser les portes de l’édifice pour se retrouver plongé dans un laboratoire consacré à l’innovation de pointe, qui se veut en phase avec les standards d’agilité managériale de la Silicon Valley. Un espace de coworking jouxte des fab lab garnis d’imprimantes 3D et de brodeuses ­numériques. Des ca­napés colorés et un baby-foot appellent à la ­décontraction « corporate » des entrepreneurs, âgés en moyenne de 25 à 35 ans. Une équipe de huit personnes – dont un « happiness officer », chargé notamment d’organiser des « happy breakfasts », veille sur ces inventeurs des technologies de demain.
« La spécificité de notre accé­lérateur est d’accueillir des start-up dès les premiers stades de leur ­développement », explique Sofia Dahoune, responsable du pôle accélération et incu­bation d’X-Up. Et la sélection est drastique : près de 150 candi­datures pour huit places, pour des promotions ­appelées à se ­renouveler tous les six mois. ­Polytechnique dote les entre­preneurs d’une bourse de 20 000 euros et leur propose ­ensuite un coaching intensif, tout en faisant le lien avec les labo­ratoires de recherche et les étudiants de l’établissement.
« La mode Silicon Valley »
L’X-Up est loin d’être réservé aux diplômés de l’école : 60 % des ­« accélérés » sont externes à l’établissement, issus de cursus d’ingénieur ou de commerce. Et l’objectif de ce programme créé en 2015 est clair pour Sofia Dahoune : « Soutenir les projets à forte valeur technologique ». « La tech fait partie de l’ADN de l’Ecole polytech­nique, dit-elle. Nous sommes en train de recruter la septième promotion et des tendances apparaissent nettement : les technologies appliquées à l’intelligence artificielle et à la blockchain [technologie de stockage numérique et de transmission sécurisée] sont très en vogue. »
« Nous sommes très attentifs au recrutement de davantage d’entrepreneuses dans les technologies de pointe. » Sébastien Barnier, responsable de la communauté des start-up à l’X
« La mode Silicon Valley est enfin arrivée en France, il y a un engouement à l’échelle européenne, on a la sensation d’être au bon endroit au bon moment », se réjouissent les cofondateurs d’Uniris, « accélérés » à l’X depuis 2017. Pour que la « deep tech » française s’impose face aux géants de l’inno­vation chinois ou américains, l’équipe de cette start-up a mis au point une technologie d’identification biométrique digne de la série d’anticipation Black Mirror. Un capteur associé à un smartphone permet d’identifier une personne par la reconnaissance de son système veineux et nerveux, le tout sécurisé par la blockchain. « Nous nous préparons à une ouverture commerciale dès 2019 », assurent les membres de l’équipe d’Uniris, qui comprend par ailleurs la seule femme cofondatrice de l’accélérateur.
« Nous sommes très attentifs au recrutement de davantage d’entrepreneuses dans les technologies de pointe, souligne Sébastien Barnier, responsable de la communauté des start-up à l’Ecole polytechnique. Pour le moment, nous n’avons accueilli que 5 femmes sur 34 entreprises et les ­candidatures féminines sont ­rares dans ce secteur. C’est un vrai enjeu pour nous. »
Un travail de longue haleine pour davantage de parité dans un secteur en pleine expansion. L’Ecole polytechnique compte doubler la surface de son Drahi-X Novation Center d’ici à la rentrée universitaire 2018.

Participez à « O21 / S’orienter au 21e siècle » à Paris
Pour aider les 16-25 ans, leurs familles et les enseignants à se formuler les bonnes questions lors du choix des études supérieures, Le Monde organise la seconde saison d’« O21 / S’orienter au 21e siècle », avec cinq dates. Après Nancy (1er- 2 décembre), Lille (19 - 20 janvier), Nantes (16-17 février) et Bordeaux (2-3 mars), rendez-vous à Paris (samedi 17 et dimanche 18 mars 2018, à la Cité des sciences et de l’industrie).
Dans chaque ville, les conférences permettent au public de bénéficier des analyses et des conseils, en vidéo, d’acteurs et d’experts, et d’écouter et d’échanger avec des acteurs locaux innovants : responsables d’établissements d’universités et de grandes écoles, chefs d’entreprises et de start-up, jeunes diplômés, etc. Des ateliers pratiques sont aussi organisés.
Il reste des places pour O21 Paris ! Entrée libre, inscription vivement recommandée.

        Voir aussi :
         

          En images : les temps forts d’O21 à Nancy



Pour inscrire un groupe de participants, merci d’envoyer un e-mail à education-O21@lemonde.fr. L’éducation nationale étant partenaire de l’événement, les lycées peuvent organiser la venue de leurs élèves durant le temps scolaire.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ L’engouement pour les baskets, au détriment des modèles de ville, pénalise les enseignes historiques.
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La mode des chaussures de sport fait trébucher le marché français

L’engouement pour les baskets, au détriment des modèles de ville, pénalise les enseignes historiques.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
18.03.2018 à 06h38
    |

                            Juliette Garnier








                        



   


Quelle paire de chaussures Charlotte portera-t-elle avec sa robe d’été ? Des Superstar d’Adidas ? Des Vans ? Les Muse X Strap de Puma ? Aux beaux jours, cette adolescente de 14 ans risque fort de rejeter tous les modèles type ballerines ou nu-pieds pour leur préférer – encore – l’une de ces sneakers. « Les jeunes ne jurent que par cela », reconnaît Jacques Royer, PDG du Groupe Royer, distributeur en France des marques New Balance, Converse et Kickers. Et les femmes se « convertissent aux baskets portés avec une jupe », note ce spécialiste. A tel point qu’il semble désormais difficile de faire oublier à une jeune fille « le confort, la souplesse et la légèreté d’un modèle sport » pour lui préférer un soulier plus fin, en cuir ou similicuir.
« Le marché pour enfants a été très touché par la mode du sport », explique Dorval Ligonnière, directeur des études de la Fédération française de la chaussure. En quatre ans, entre 2013 et 2017, à raison d’une croissance annuelle de 5,3 %, le segment des baskets a gagné 7 points de part de marché en France, pour représenter 63 % des ventes du marché enfantin et 53 % de celles de modèles masculins.
Le marché féminin fait, lui, de la résistance : 72 % de son chiffre d’affaires provient de chaussures de ville. Mais l’addiction des femmes pour les boots et les escarpins à talons n’a pas suffi pour sauver ce segment, dont les ventes ont baissé de 2,6 % en moyenne par an, entre 2013 et 2017. L’an dernier, le mouvement a été plus prononcé encore : les ventes de chaussures en cuir et assimilées ont dégringolé de 5 %, quand les modèles sport gagnaient 4 %.
Puma en hausse de 21,4 %
Toutes les marques de sport profitent à plein de cet engouement. Le groupe Adidas en a produit 403 millions en 2017. La firme allemande, qui détient la marque aux trois bandes et l’Américaine Reebok, a dévoilé mercredi 14 mars avoir atteint le record de 21,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2017, après un bond d’activité de 7,9 % sur un an. Partout, grâce à ses Superstar, Stan Smith et Tubular Shadow, Adidas a rencontré un grand succès.
L’an dernier, Nike, numéro un mondial, a lui aussi fait un tabac avec ses Air Jordan – d’après le nom du champion de basket Michael Jordan –, ses Revolution et son chausson épais Tanjun, selon le palmarès établi sur le marché américain par Matt Powell, analyste du secteur du sport chez NPD. Quant à Puma, il a franchi la barre des 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2017. La marque du groupe français Kering a vu ses ventes de chaussures s’envoler de 21,4 % dans le monde, notamment grâce à des gammes signées en collaboration avec deux stars, la chanteuse Rihanna et la mannequin Cara Delevingne.
Ces sportives ne fouleront jamais les terrains de foot, les sentiers de course à pied ou les parquets des salles de gym : « 60 % des paires vendues seront utilisées » uniquement au quotidien, note David Richard, expert sport chez NPD en France. Mais les magasins d’articles de sport détiennent encore les clés de leur distribution : Decathlon, Foot Locker et autres Courir représentent 26,5 % des ventes de chaussures en France. « C’est le premier circuit de vente depuis 2013 », note M. Ligonnière. Ce réseau bénéficie des stratégies de distribution sélective des marques de sport qui leur réservent leurs modèles.
Zalando, Spartoo ou Sarenza en profitent aussi
Gros pourvoyeurs de marques internationales, les sites de vente en ligne, type Zalando, Spartoo ou Sarenza, en profitent aussi : ils représentent désormais 17 % des ventes en ligne en France. Au grand dam des chausseurs et des grandes enseignes spécialisées qui, pour la plupart, se voient écartés de la manne du sport.
Plusieurs enseignes historiques en souffrent. Parmi elles, figure André. Déficitaire depuis plusieurs années, l’enseigne du groupe Vivarte en cours de vente à Spartoo n’a pas « réussi » à capter ce marché, juge un fabricant. Desmazières est aussi à la peine. Le groupe familial de Lesquin (Nord), qui détient l’enseigne Chaussexpo (224 magasins), a été placé en redressement judiciaire le 5 février par le tribunal de commerce de Lille.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Cours d’éthique appliqué au business, formations digitalisées, « learning trek »... Pour se distinguer d’une concurrence pléthorique, les masters en administration des affaires rivalisent d’ingéniosité.
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Les MBA se lancent dans la course à l’innovation pédagogique

Cours d’éthique appliqué au business, formations digitalisées, « learning trek »... Pour se distinguer d’une concurrence pléthorique, les masters en administration des affaires rivalisent d’ingéniosité.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 11h30
    |

Laurent Gérard







                        


MBA « full time », MBA « part time », Executive MBA… Le marché s’est structuré et l’offre est aujourd’hui pléthorique. Pour s’y retrouver, les ­candidats deviennent plus exigeants : analyse des programmes, efficacité des réseaux d’anciens… Pour les écoles, ­l’affichage s’avère primordial. Avec un mot-clé : l’innovation.
« L’innovation pédagogique devient une source de différenciation importante et contribue à l’image de marque de l’organisation, confirme Hélène ­Michel, professeure à Grenoble école de management (GEM). Le marché des ­Executive MBA se développe, il y a un ­intérêt plus grand pour des critères de différenciation comme la pédagogie. »

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D’où la course à l’échelle internationale pour décrocher de précieux labels ­valorisant l’innovation pédagogique, comme AMBA ou Re-imagine education. « La course à l’innovation est inévitable et nécessaire, il faut prendre en compte les évolutions du monde, renchérit Hervé Remaud, professeur senior de marketing à Kedge Business School. Demain, quelle révolution va sortir de la 5G et de l’intelligence artificielle ? »
Les innovations sont multiples et ­impossibles à recenser, mais trois pistes, entre autres, se dessinent et parfois se cumulent : questionner le capitalisme, digitaliser les formations, insister sur la rencontre avec le réel. Sans pour autant négliger ses classiques, gestion, finance, marketing…
« Business ethics »
On questionne le capitalisme jusque chez l’emblématique Harvard Business School (HBS). Un des grands moments à venir de la prochaine rentrée sera le cours « Réinventer le capitalisme : les affaires et les grands problèmes », ­enseigné cette année par le professeur agrégé George Serafeim. Au menu : « L’inégalité croissante des revenus, les systèmes éducatifs pauvres ou en ­déclin, l’accès inégal à des soins de santé abordables et la crainte d’une détresse économique continue (…) mettent en question la crédibilité des entreprises. » L’économie numérique, la durabilité sont « des sujets d’importance dans nos salles de classe, affirme Jim Aisner, du bureau des médias de HBS. Et je sais que cela va en étonner plus d’un… En moyenne, un tiers du contenu de tous les cours change chaque année ».
« Désormais, les cours d’éthique et de responsabilité sociale de l’entreprise sont obligatoires. » Andrea Masini, directeur du MBA « full time » de HEC
Même analyse chez Hervé Remaud, de Kedge. « Une vision libérale de l’économie et de la société est quasiment ­inhérente au MBA, surtout ceux accrédités AMBA, car cette accréditation est très codifiée et structurée, estime ce professeur senior de marketing. Mais il y a quand même différentes manières de voir les choses. » Ainsi, le cours de « business ethics » de Kedge « va à l’encontre d’une lecture simplement libérale de l’économie et du rôle de l’entreprise. De même, notre professeur de “Multinational Finance” montre les ­méfaits d’une absence de régulations ­financières, y compris dans une lecture géopolitique du monde économique ».
L’objet de l’économie (et indirectement du MBA) est de créer de la valeur, mais cela ne se résume pas à l’argent, souligne celui qui est aussi chercheur associé à l’université d’Australie du Sud : « On n’échappe pas à une ­réflexion sur cette notion de valeur. » Une approche également partagée par ­Andrea Masini, directeur du MBA « full time » de HEC, pour qui, « désormais, les cours d’éthique et de responsabilité ­sociale de l’entreprise sont obligatoires ».
Cours à distance
Deuxième piste, la digitalisation frappe les MBA comme les autres cursus pédagogiques. Quasiment tous les MBA intègrent désormais des livraisons en ligne de matériaux pédagogiques avant les cours in situ ou les moments de ­regroupement analytiques. Certains acteurs poussent la logique plus loin encore avec du 100 % à distance. L’Illinois Gies College of Business propose ainsi un MBA totalement à distance sur le site Coursera, avec deux ­entrées par année (janvier et août). Au coût de 22 000 dollars (18 000 euros), il attaque clairement le marché.
Les écoles assurant des MBA avec d’importants moments de regroupement sont-elles inquiètes face à ce type de produit ? Pour elles, le 100 % online est un autre marché. Hervé Remaud, à Kedge, résume l’avis de beaucoup : « La digitalisation pédagogique est importante dans le processus de livraison des contenus d’un cours, en amont et en aval de ce cours. Mais pour un public de manageurs ayant en moyenne 35-40 ans, ce qui importe ce sont les ­interactions entre participants et intervenants. » Même Clément Meslin, pourtant créateur de MyMooC, plate-forme d’agrégateur de MOOC, et déjà distributeur de MBA partiellement ­online, doute d’un succès massif des MBA totalement dématérialisés.
Aux prises avec le réel
Troisième piste d’innovation pédagogique : se frotter au réel. Rien de mieux pour « stimuler l’esprit entrepreneurial », estime Paola Eicher, responsable des admissions à l’IMD Lausanne. Cette école a mis en place, en 2017, un événement particulier : une semaine de création de prototypes sur des marchés en devenir, en partenariat avec l’Ecole ­polytechnique fédérale (EPFL) et l’Ecole d’art de Lausanne (Ecal). Objectif : aboutir à un produit pour une entreprise partenaire. La première édition s’est jouée avec l’entreprise pharmaceutique Debiopharm. Le thème était la lutte contre la maladie de Parkinson. L’objet créé : un verre spécial évitant aux malades de se retrouver trempés lorsqu’ils veulent boire.
« Dans nos “learning trek”, nous cherchons une immersion totale. Un moment qui sort chacun de sa zone de confort. » Andrea Masini, directeur du MBA « full time » de HEC
Une autre manière d’insister sur le réel est de multiplier les voyages ­d’apprentissage. « Le “learning trip” prend une place de plus en plus importante dans notre cursus, affirme William Hurst, directeur à Audencia. Dernièrement, on en a fait un en Israël sur la thématique de la digitalisation de l’économie, et un à Shenzhen, en Chine, sur les grands groupes et l’usine du futur. C’est fondamental pour voir de près la réalité. »

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« Dans nos “learning trek”, nous cherchons une immersion totale », confirme Andrea Masini. La dernière promotion a eu droit à un déplacement en Islande sur la thématique de l’innovation technologique, un à Dubaï sur le ­conseil au Moyen-Orient et un à Londres sur la ­finance. Mais elle a également suivi un séminaire de deux jours avec les ­militaires de Saint-Cyr sur le leadership : « Un moment qui sort chacun de sa zone de confort », affirme le directeur du MBA de HEC. Plus étonnant ­encore, certains sont partis en Tanzanie aider une ONG à installer des ­panneaux solaires et à analyser l’impact de cette arrivée technologique auprès des populations locales. Une ­expérience qui laissera des traces profondes dans la lecture du monde des futurs dirigeants…

Participez au MBA Fair du Monde, samedi 17 mars à Paris
Le groupe Le Monde organise, samedi 17 mars, au palais Brongniart, à Paris, la huitième édition du MBA Fair, le Salon des MBA & Executive Masters.
Cet événement est destiné aux cadres qui souhaitent donner un nouvel élan à leur carrière, et renforcer leur employabilité. Sont attendus les responsables de plus de 35 programmes de MBA et d’Executive Masters parmi les plus reconnus des classements internationaux, dans des domaines variés : stratégie, marketing, finances, ressources humaines et management… Des conférences thématiques animées par un journaliste du Monde, ainsi que des prises de parole organisées par les écoles présentes sont également prévues.
L’entrée est gratuite, la préinscription est recommandée pour éviter l’attente.
Ce Salon sera précédé de la publication, dans Le Monde daté du jeudi 15 mars, d’un supplément sur les MBA, à retrouver également sur notre page Lemonde.fr/mba.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Désormais appelée « Jeep Elite », la Pro A de basket a rejoint en mars la longue liste des compétitions renommées par un sponsor. Un concept qui rapporte mais peine à s’imposer auprès des médias et des amateurs de sport.
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Sport : l’essai pas encore transformé du « naming » en France

Désormais appelée « Jeep Elite », la Pro A de basket a rejoint en mars la longue liste des compétitions renommées par un sponsor. Un concept qui rapporte mais peine à s’imposer auprès des médias et des amateurs de sport.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 11h02
 • Mis à jour le
17.03.2018 à 11h26
    |

            Clément Martel








                        



                                


                            

La Pro A ne répond plus. Comme plusieurs ligues de sport français avant elle, la première division de basket français a cédé, début mars, aux sirènes du « naming ». Ne l’appelez plus jamais Pro A. Désormais, Nanterre, Limoges ou Pau-Lacq-Orthez s’affrontent au sein de la Jeep Elite.
Après la Lidl Starligue (c’est du handball), la SaxoPrint Ligue Magnus (du hockey), la Domino’s Ligue 2 et la Ligue 1 Conforama (en football), le basket rejoint donc le club des compétitions hexagonales renommées en fonction d’un « sponsor-titre », moyennant un chèque annuel. De la course hippique (Qatar Prix de l’Arc de triomphe) à la course à pied (Schneider Electric Marathon de Paris) en passant par le tennis (Rolex Paris Masters), le naming s’affiche désormais dans le nom des compétitions, en sus du fronton des stades.

Héritée des Etats-Unis, la pratique est aujourd’hui mondiale, et l’amateur de sport a parfois l’impression d’évoluer dans le court-métrage oscarisé Logorama, où tous les éléments de la vie courante sont remplacés par des logos d’entreprises. Car l’affaire est lucrative.

« Les ligues [sportives] qui ont signé ce genre d’accord sont extrêmement satisfaites, car cela permet de développer une nouvelle ressource », analyse Christophe Lepetit, du Centre de droit et d’économie du sport de Limoges (CDES). Notamment pour des sports comme « le basket et le handball, qui disposent de revenus moins conséquents que le football ». 
Un procédé « extrêmement rentable » pour les marques
L’économiste souligne également les retours positifs pour les sponsors-titre, grâce aux opérations de communication mises sur pied par les ligues pour mettre en avant leur partenaire. « C’est extrêmement rentable en termes de notoriété, d’image et de retombées dans les médias », confirme Alexandre Anginot, qui analyse la visibilité des différents namings chez Kantar Media. A l’été 2017, avant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Des milliers de manuscrits passent entre leurs mains. Souvent surdiplômés, sous-payés, les lecteurs accomplissent une tâche essentielle, mais parfois ingrate, dans le processus de publication.
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Les « orpailleurs » des maisons d’édition, des lecteurs qui passent au tamis tous les manuscrits

Des milliers de manuscrits passent entre leurs mains. Souvent surdiplômés, sous-payés, les lecteurs accomplissent une tâche essentielle, mais parfois ingrate, dans le processus de publication.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
18.03.2018 à 13h32
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            

Chaque jour, trente à quarante manuscrits arrivent par la poste chez Gallimard. Leurs auteurs, jusqu’à 8 000 par an, espèrent être publiés dans la collection « Blanche », le nec plus ultra de l’édition. Des montagnes de projets de romans enveloppés dans du papier kraft se reforment quotidiennement. La personne chargée du tri lit en diagonale tout ce qui arrive dans la journée. Secoue les manuscrits pour en faire tomber une fleur séchée ou un ticket de métro et éviter d’être accusée de ne pas avoir lu l’œuvre de A à Z. Il s’agit d’effectuer à vive allure une sélection entre les ouvrages qui ne sont pas aboutis, ceux qui ne correspondent pas à la maison, les très mauvais, les moyens et les rares excellents.
Environ 10 % à 15 % des manuscrits filtrés par ce premier tamis seront confiés à des lecteurs. Une armada de professionnels, dont le travail consiste à lire pour les grands éditeurs une masse de manuscrits pour ne conserver que ce qui pourra être publié. « J’ai trouvé des pépites formidables », raconte Ludovic Escande, lecteur et éditeur chez Gallimard. « C’est au courrier qu’ont été découverts les romans de Tristan Garcia, Aurélien Bellanger, David Foenkinos ou Joy Sorman… et même L’Art français de la guerre, le premier roman d’Alexis Jenni, le Goncourt de 2011. »
Le salon Livre Paris, qui se tient jusqu’au 19 mars, permet un coup de projecteur sur ces lecteurs sous-payés, qui jouent, dans l’ombre, un rôle essentiel dans le processus de publication. Lire un manuscrit, en rédiger un résumé et une fiche argumentée sur l’intérêt ou non de le publier n’est rémunéré qu’entre 30 et 60 euros, selon le nombre de pages. Seuls les 640 lecteurs du Centre national du livre (CNL) perçoivent jusqu’à 150 euros pour expertiser chaque année, dans le cadre des aides à la traduction, près de 2 500 ouvrages en langue originale et en français. Impossible de vivre de cette activité, même pour les lecteurs les plus compulsifs.
Très...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Longtemps, les Français ont considéré le livre audio comme étant réservé aux non-voyants. Mais sur ce marché dominé par Hachette, de nouveaux acteurs comme la Fnac et Editis vont se lancer.
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Article sélectionné dans La Matinale du 17/03/2018
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Le livre audio, nouveau relais de croissance pour l’édition

Longtemps, les Français ont considéré le livre audio comme étant réservé aux non-voyants. Mais sur ce marché dominé par Hachette, de nouveaux acteurs comme la Fnac et Editis vont se lancer.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
18.03.2018 à 13h29
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            

A l’instar des Etats-Unis, de l’Allemagne, de la Suède ou de la Grande-Bretagne, un soudain tropisme se fait jour pour le livre audio en France. De nouveaux acteurs (comme la Fnac ou Editis) s’apprêtent à se lancer sur un marché dominé par Hachette (Audiolib). Gallimard et Amazon (Audible) sont déjà bien implantés et tant Apple (iTunes) que Google (Google Play Livres Audio) essaient de s’y faire une place.

Une effervescence rare dans le domaine morose de l’édition – dont les ventes ont légèrement baissé de 1,2 % l’an dernier à 4 milliards d’euros, selon l’institut GFK – qui tient au fait que ce micromarché semble très porteur, grâce à l’engouement pour les téléchargements numériques. Au niveau mondial, l’association des éditeurs audio l’estime à 2,1 milliards de dollars (1,7 milliard d’euros), en hausse de 18,2 % par rapport à 2016.
« Livres parlants »
Selon Valérie Lévy-Soussan, PDG d’Audiolib, « dans le numérique, le marché français connaît une croissance à deux chiffres. Nos volumes globaux ont progressé de 50 % entre 2014 et 2017, grâce aux téléchargements de livres, qui ont été multipliés par 2,8, tandis que les ventes de CD se maintiennent ».
Il est possible d’écouter « Du côté de chez Swann », de Proust, lu par André Dussollier, sur son vélo ou en faisant de la course à pied
Pendant longtemps, les Français ont considéré que ces livres étaient réservés aux non-voyants, ou à ceux qui n’aimaient pas ouvrir un ouvrage. Mais ces préjugés tendent à disparaître doucement, et le marché reste à conquérir. Le nombre de titres enregistrés augmente, ce qui permet d’écouter Du côté de chez Swann, de Marcel Proust, lu par André Dussollier (Audible), ou La Chambre claire, de Roland Barthes, récitée par Daniel Mesguich (Audiolib), tout en faisant du vélo, de la course à pied ou en restant calé dans un canapé.
Les Editions des femmes-Antoinette Fouque avaient lancé la première collection en France...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Si Paris et Berlin affichent leur volonté d’établir une feuille de route, les points de divergence restent nombreux.
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Emmanuel Macron et Angela Merkel encore dans le flou pour renforcer l’Europe

Si Paris et Berlin affichent leur volonté d’établir une feuille de route, les points de divergence restent nombreux.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 10h47
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant), 
Philippe Ricard et 
Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

C’est le point de départ d’une négociation aussi intense qu’incertaine : investie l’avant-veille, la chancelière Angela Merkel et Emmanuel Macron ont longuement abordé vendredi 16 mars à l’Elysée la meilleure façon de renforcer l’Union européenne et la zone euro. Ils ont confirmé leur intention de formuler une feuille de route, soumise à leur partenaire d’ici à juin. Mais, en dépit de la complicité et du volontarisme affichés par les deux dirigeants, rien n’est encore acquis.
« II est indispensable aujourd’hui que nous puissions ensemble construire des ambitions nouvelles », a martelé le président français avant l’entretien. « Nous ne sommes peut-être pas toujours dès le départ du même avis mais, dans l’Histoire, la France et l’Allemagne ont déjà fait beaucoup – vous avez une volonté très forte, nous aussi, nous avons une volonté très forte », a renchéri la chancelière.
me Merkel libérée des contraintes de politique intérieure
Depuis l’élection de M. Macron à la présidence de la République française, la capacité d’action de la chancelière allemande était limitée. Lorsqu’il s’était rendu à Berlin, le 15 mai 2017, elle était candidate à sa réélection. Quand il avait prononcé son discours sur l’avenir de l’Europe à la Sorbonne, le 26 septembre 2017, deux jours après les législatives allemandes, elle avait pour priorité la formation d’une coalition. A l’Elysée, vendredi, M. Macron avait donc pour la première fois à ses côtés une Mme Merkel libérée des contraintes de politique intérieure qui l’avaient jusque-là entravée. Mais une chancelière surtout soucieuse de parler immigration, défense ou commerce.
Dans ce contexte, il était déjà évident vendredi que les Français ont révisé leurs ambitions de départ. Plus question pour le président Macron d’évoquer publiquement ses idées d’un super-ministre des finances et d’un Parlement de la zone euro, même s’il défend toujours celle d’un budget de la zone euro....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Des deux côtés de l’Atlantique, la nervosité des marchés paraît largement retombée, malgré les déclarations du président américain.
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Les sorties protectionnistes n’impressionnent pas les marchés financiers

Des deux côtés de l’Atlantique, la nervosité des marchés paraît largement retombée, malgré les déclarations du président américain.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 10h43
    |

                            Emmanuel Schafroth








                        



                                


                            

Chronique. Les menaces protectionnistes de Donald Trump ne suscitent pas de panique sur les marchés actions. Après six séances consécutives de hausse entre le 5 et le 12 mars, le CAC 40 a certes connu deux jours de correction, avant de repartir à la hausse, jeudi 15 mars.

De même, le Dow Jones s’est stabilisé ces derniers temps autour de 25 000 points. En l’absence d’informations microéconomiques majeures (côté français, Engie avait clos la saison des résultats 2017 du CAC 40 dès le 8 mars), la volatilité des marchés s’est apaisée lors de la semaine écoulée.
Les indicateurs restent bons
Si les rodomontades du président américain laissent de marbre les marchés, c’est peut-être que ses dernières déclarations illustrent à nouveau l’existence de contre-pouvoirs au pays de l’oncle Sam : il lui sera sans doute difficile d’ignorer la mise en garde lancée en cette fin de semaine par la Chambre de commerce américaine, très ancien et très puissant lobby des milieux économiques américains.
« L’administration a raison de se préoccuper de l’impact économique négatif de la politique industrielle chinoise et des pratiques commerciales déloyales, mais la Chambre de commerce serait en fort désaccord avec la décision d’imposer des droits de douane importants », prévient un communiqué publié le 15 mars, qui enfonce le clou un peu plus loin : « La subsistance des consommateurs, des entreprises, des fermiers et des éleveurs américains sera menacée si l’administration met en œuvre son plan. » A bon entendeur…

Pour l’heure, les marchés sont soutenus par des indicateurs économiques qui restent bons, même s’ils ne sont plus aussi flamboyants qu’il y a quelques mois. Les meilleures nouvelles semblent venir d’Europe, notamment de son marché automobile en progression de 4,3 % en février, après un mois de janvier déjà excellent (+7,1 %). La situation est plus nuancée aux Etats-Unis avec de récents chiffres...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ La Banque des règlements internationaux, estime que l’émission de devises numériques par les banques centrales représenterait un risque pour la stabilité financière. Mais les banques centrales travaillent néanmoins sur le sujet.
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Les banques centrales ont-elles peur des cryptomonnaies ?

La Banque des règlements internationaux, estime que l’émission de devises numériques par les banques centrales représenterait un risque pour la stabilité financière. Mais les banques centrales travaillent néanmoins sur le sujet.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 10h26
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Chronique. Pour les plus ardents thuriféraires du bitcoin, cela ne fait aucun doute : un jour, la cryptomonnaie, dont l’émission est pilotée automatiquement par un algorithme, permettra de se passer des banques centrales. Leurs réflexions, plus ou moins inspirées des thèses libertariennes, négligent souvent les autres fonctions des instituts monétaires, tels que la gestion des taux d’intérêt et de la liquidité, la supervision financière, ou encore le rôle de prêteur en dernier ressort. Quand tout va mal et qu’il faut sauver l’économie d’un naufrage imminent, c’est vers eux qu’on se tourne en dernier recours.
Les accros du bitcoin ont néanmoins raison sur un point : la monnaie vit une révolution. Les cryptodevises et les fintech bouleversent les moyens de paiement. Dans certains pays, notamment au nord de l’Europe, le cash est en passe de s’évaporer. Cela ne veut pas dire que les banques centrales vont disparaître. Mais plutôt qu’elles vont devoir se mettre à la page.
La Banque de France expérimente la blockchain
La bonne nouvelle, c’est qu’elles y travaillent. La Banque de France expérimente ainsi la blockchain, cette technologie permettant de crypter et sécuriser les échanges, sur laquelle repose le bitcoin. La banque centrale de Suède teste l’idée d’émettre sa propre monnaie digitale. Celle-ci serait directement disponible pour le grand public, en remplacement des pièces et billets. Est-ce à dire que la conversion des instituts monétaires aux cryptodevises est imminente ?
Pas tout à fait. En amont du sommet du G20, qui abordera ces questions les 19 et 20 mars à Buenos Aires, la Banque des règlements internationaux (BRI) vient de publier un rapport afin d’apporter sa pierre à ces réflexions. La banque des banques centrales y appelle à la prudence, sans fermer de portes.

Elle souligne notamment que les CBDC (pour « central bank digital currencies », monnaies digitales émises par les banques...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Cette jeune pousse, valorisée jusqu’à 9 milliards de dollars, avait mis au point une vaste escroquerie.
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Tests sanguins : la trop belle histoire de la start-up Theranos

Cette jeune pousse, valorisée jusqu’à 9 milliards de dollars, avait mis au point une vaste escroquerie.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 10h24
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            

Les révélations sont accablantes pour Elizabeth Holmes. Dans un acte d’accusation publié mercredi 14 mars, la Securities & Exchange Commission (SEC) décrit des années de mensonges et de subterfuges chez Theranos, la start-up lancée et dirigée par cette ancienne étoile montante de la Silicon Valley dont l’ambition était de révolutionner les analyses de sang. « Une fraude élaborée », selon le gendarme boursier américain, qui a permis de « lever plus de 700 millions de dollars [570 millions d’euros] auprès d’investisseurs ».

Face à ces accusations, Mme Holmes a conclu un accord à l’amiable avec la SEC, lui évitant un procès dans ce volet de l’affaire – une autre procédure est toujours ouverte au sein du département américain de la justice. Elle a accepté de payer 500 000 dollars d’amende, de céder une partie du capital de l’entreprise et de renoncer à sa majorité de contrôle. Elle n’aura pas, par ailleurs, le droit de diriger un groupe coté en Bourse au cours des dix prochaines années. Mais elle peut conserver la tête de Theranos, qui tente encore de survivre à ce gigantesque scandale.
L’histoire était pourtant belle, trop belle peut-être. Elizabeth Holmes a fondé Theranos en 2003, à seulement 19 ans. Sa promesse est révolutionnaire : réaliser des tests avec seulement quelques gouttes de sang, soit entre cent et mille fois moins que la quantité actuellement nécessaire. La société avait développé sa propre méthode de prélèvement, sans aiguille, et sa propre machine d’analyse. Elle proposait plus de 200 examens, à des prix bien inférieurs aux laboratoires traditionnels.
Aux côtés de Bill Clinton
Le marché est prometteur (75 milliards de dollars par an aux Etats-Unis). Et les investisseurs affluent rapidement. En 2014, la jeune pousse est valorisée à 9 milliards de dollars. Sur le papier, Mme Holmes devient ainsi la plus jeune milliardaire non héritière du monde. Certains n’hésitent pas...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Le cours du cobalt a bondi de 70% en 2017 et son envolée se pousuit. L’augmentation des taxes décidée par la République démocratique du Congo accentue la pression sur ce minerai indispensable aux téléphones mobiles comme aux voitures électriques.
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L’envolée du cours du cobalt accentuée par la politique congolaise

Le cours du cobalt a bondi de 70% en 2017 et son envolée se pousuit. L’augmentation des taxes décidée par la République démocratique du Congo accentue la pression sur ce minerai indispensable aux téléphones mobiles comme aux voitures électriques.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 10h13
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Chronique. Le cobalt de tous les records ! Rien ne semble arrêter la courbe de prix du métal bleu, comme irrésistiblement attirée par les cieux azurés. Bleu cobalt sur bleu azur, un nuancier tendance sur le marché des matières premières. Le cœur des spéculateurs ne cesse de battre pour le cobalt. Sa rareté alimente la convoitise et le cours s’enflamme.

Après s’être apprécié de près de 30 % en 2016, il a bondi de 70 % en 2017. Et depuis le début de l’année, il poursuit son envolée. Vendredi 17 mars, il se négociait à 87 125 dollars la tonne à la Bourse de Londres.
« Substances stratégiques »
Le nouveau code minier congolais a attisé la flamme. Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila l’a promulgué vendredi 9 mars. Il prévoit de multiplier par cinq la taxe sur le cobalt pour la faire passer de 2 % à 10 %. Pour que ce taux de redevance entre en vigueur, reste un dernier préalable. Que le premier ministre de la RDC classe ce minerai parmi les « substances stratégiques ».
Officiellement, M. Kabila justifie cette décision par la volonté d’accroître les ressources fiscales d’un Etat qui en manque cruellement, malgré ses richesses minières. Un pays pauvre assis sur un tas de cobalt, de cuivre, de coltan et de diamants.

La perspective d’élection présidentielle en décembre n’est peut-être pas totalement étrangère à cette soudaine prise de conscience. Même si d’après la Constitution, M. Kabila, après dix-sept ans de pouvoir, ne peut se représenter, sachant que son mandat est arrivé à échéance en décembre 2016…

Les groupes miniers, eux, font grise mine. Et pour cause. Les deux tiers du cobalt mondial sont extraits des sous-sols congolais. Jusqu’au bout, ils ont donc mené un intense lobbying pour éviter de passer à la caisse. Sans succès apparent. Même si le président congolais a promis in extremis une « concertation » concernant l’application de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Les ministres des finances des principales économies du monde se retrouvent à Buenos Aires.
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Un G20 Finances sous tension commerciale

Les ministres des finances des principales économies du monde se retrouvent à Buenos Aires.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 10h11
    |

            Audrey Tonnelier et 
Marie de Vergès








                        



   


C’est devenu la règle depuis l’élection de Donald Trump, il y a maintenant dix-huit mois. L’ombre du président américain plane sur toutes les réunions internationales, même quand il n’y participe pas. La rencontre des ministres des finances des pays du G20 à Buenos Aires, lundi 19 et mardi 20 mars, ne fera pas exception.
La taxation du numérique, la régulation financière et les cryptomonnaies figurent bien au menu des discussions, comme prévu depuis des semaines. Mais, une fois de plus, les débats au sein de ce club des principales économies de la planète seront largement consacrés aux frictions commerciales. Des tensions ravivées par la décision de Washington d’imposer des taxes sur les importations américaines d’acier et d’aluminium, une menace justifiée par des impératifs de sécurité nationale.
La réunion de Buenos Aires aurait pu se dérouler sous le signe de l’optimisme : jamais, depuis 2011, l’économie mondiale ne s’était si bien portée. Selon les dernières prévisions de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), publiées mardi 13 mars, la croissance mondiale devrait frôler les 4 % cette année. Mais cet élan serait fragilisé en cas de montée du protectionnisme, « un risque important pour la confiance, l’investissement et les emplois », met en garde l’organisation.
Désamorcer les tensions ?
Cette antienne est reprise à l’envi par les grandes organisations internationales. Dans un post de blog publié jeudi, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, exhorte les dirigeants à privilégier la voie du dialogue et de la coopération. « L’histoire économique montre clairement que les guerres commerciales, non seulement nuisent à la croissance mondiale, mais encore sont toujours perdues d’avance », écrit la Française, dans une allusion à peine voilée aux récents propos de M. Trump, qui affirmait que « les guerres commerciales sont bonnes et faciles à gagner ».
Le sommet argentin peut-il contribuer à désamorcer les tensions ? Les Américains seront représentés par le secrétaire d’Etat au Trésor, Steven Mnuchin. Cet ancien de la banque Goldman Sachs passe plutôt pour un modéré mais ne possède pas de vraie compétence sur le commerce. « Nous aurons des échanges sur le sujet, mais le G20 n’est pas une instance de décision, c’est un forum d’échanges et de coopération », souligne Pierre Moscovici, le commissaire européen aux affaires économiques.
Sur la forme, les participants devront tâcher de s’entendre sur un communiqué final : une déclaration qui donne l’impression d’un semblant d’unité sur l’importance de la coopération internationale. Mais les mots valent ce qu’ils valent. Le compromis scellé au sommet de Hambourg (Allemagne), en juillet, par les dirigeants du G20 – y compris M. Trump – affirmait la détermination de tous à combattre le protectionnisme. Un langage qui n’a pas dissuadé l’administration américaine de lancer son épreuve de force.
Le « problème » chinois
Sur le fond, la réunion des grands argentiers sera l’occasion de confronter les points de vue et d’affûter les lignes de défense. Pour les Européens, « l’essentiel est que notre réponse soit ferme et unie », insiste une source proche des travaux préparatoires. Bruxelles est engagée dans des négociations marathon pour convaincre la Maison Blanche de l’épargner comme elle l’a fait avec le Canada, le Mexique et l’Australie, exemptés des taxes. De premières réunions entre la Commission européenne et l’administration américaine n’ont pas apporté de clarté. Une nouvelle rencontre est prévue dans les jours qui viennent entre la commissaire au commerce, Cecilia Malmström, et son homologue américain, Wilbur Ross.

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                Divorce sino-américain à Wall Street, avant l’offensive Trump



« Nous ne souhaitons pas l’escalade, mais si les solutions concertées ne fonctionnent pas, nos contre-mesures sont prêtes », avertit M. Moscovici. A Buenos Aires, les Européens devraient ainsi répéter qu’ils disposent d’une liste d’exportations américaines prêtes à être taxées s’ils ne bénéficient pas d’exemption. Et rappeler qu’il ne fait guère de sens de les viser : partenaires proches des Etats-Unis sur la sécurité, ils partagent, de surcroît, les vues américaines sur le problème mondial des surcapacités dans l’acier. Un problème dont le principal responsable est la Chine et qui, selon l’Europe, doit être traité dans un cadre global.
Une solution serait d’intensifier les travaux au sein du Forum mondial sur les surcapacités dans l’acier. Une enceinte créée en 2016 pour coopérer sur cette problématique, mais dont les résultats sont jugés trop lents. Quoi qu’il en soit, l’étau se resserre désormais autour de la Chine, jusqu’ici peu concernée par les menaces américaines de droits de douane sur l’acier, puisque le pays n’est qu’un fournisseur marginal des Etats-Unis.

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                Sous pression des Etats-Unis, le Canada va négocier un accord de libre-échange avec le Mercosur



Un haut responsable du Trésor américain faisait part, jeudi, du souhait des Etat-Unis de mobiliser leurs partenaires du G20 à Buenos Aires contre « le problème » des pratiques commerciales chinoises. A Washington, des mesures sont en préparation pour taxer lourdement les importations en provenance de la Chine.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Ces discussions avec le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay interviennent alors que l’Alena est toujours menacé par Donald Trump.
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Sous pression des Etats-Unis, le Canada va négocier un accord de libre-échange avec le Mercosur

Ces discussions avec le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay interviennent alors que l’Alena est toujours menacé par Donald Trump.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 10h10
    |

                            Olivier Mougeot (Québec, correspondance)








                        



   


Mardi 20 mars, le Canada entamera des négociations en vue d’un traité de libre-échange avec les pays membres du Mercosur. Les représentants du gouvernement de Justin Trudeau retrouveront à Ottawa des délégations venues du Brésil, de l’Argentine, du Paraguay et de l’Uruguay. Le Mercosur, constitue un marché de 260 millions d’habitants pour un PIB de plus de 3 000 milliards de dollars canadiens (1 860 milliards d’euros).
« Un accord permettrait au Canada d’obtenir un meilleur accès aux marchés brésiliens et argentins, les deux poids lourds du Mercosur », explique Mark Agnew, directeur affaires internationales à la Chambre de commerce du Canada. Et d’ajouter : « Plusieurs secteurs pourraient bénéficier de cet accord, comme les produits chimiques, les machines et l’équipement. » A l’heure actuelle, les taxes peuvent atteindre jusqu’à 35 % dans le secteur automobile, par exemple. Un enjeu de taille alors que l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) est toujours menacé par Donald Trump.
Le Brésil risque néanmoins d’être plus difficile que les autres à convaincre. Celui-ci s’est longtemps plaint de la concurrence déloyale que livrerait le secteur aérospatial canadien en raison de son financement par le gouvernement. Les discussions s’annoncent ardues le Brésil et le Canada chercheront tous deux à protéger leurs joyaux respectifs : Embraer pour l’un, Bombardier pour l’autre.
Diversifier les relations commerciales
« L’objectif est l’harmonisation des conditions de commerce afin de se protéger des soubresauts politiques et économiques des partenaires », commente Philippe Faucher, professeur au Centre d’études et de recherches internationales à l’Université de Montréal.
Ce n’est pas la première fois que le Canada et le Mercosur essayent de s’entendre. Déjà en 2012, un round de négociations s’était tenu entre le gouvernement conservateur de Stephen Harper et ce bloc économique. « Environ 60 % du PIB canadien provient du commerce international, il n’est donc pas étonnant que le Canada cherche à diversifier ses relations commerciales », fait remarquer M. Faucher. Il rappelle d’ailleurs que le Canada tente de s’entendre avec l’Inde et la Chine mais que les discussions n’avancent guère.
Ces négociations surviennent quelques jours seulement après la signature, le 8 mars, de l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP). Ce dernier est la nouvelle mouture du Partenariat transpacifique mis à mal par le retrait des Etats-Unis des négociations, en janvier 2017. Avec cette entente, le Canada obtient l’accès à un marché de 495 millions de personnes, comptant pour 13 % du PIB mondial. Une analyse publiée par Affaires mondiales Canada affirme que cet accord engendrera pour le pays des gains économiques à long terme de 4,2 milliards de dollars.
L’Alena toujours menacé par Donald Trump
Surtout, ces discussions avec ces quatre pays d’Amérique latine interviennent alors que l’Alena est toujours menacé par Donald Trump. Le danger est grand pour le Canada, alors que les trois quarts de ses exportations sont destinées aux Etats-Unis. Selon le Conference Board du Canada, l’abandon de l’Alena entraînerait la perte de 176 000 emplois en deux ans.
En aucun cas une entente avec le Mercosur ne permettra de compenser ce choc. En 2016, le commerce bilatéral entre le Canada et Mercosur n’a totalisé que 8,1 milliards de dollars, alors que les échanges entre le Canada et les Etats-Unis se sont chiffrés à 544 milliards. Pour autant, en s’entendant avec le Marché commun du Sud, le Canada, qui possède déjà des accords avec le Chili, le Pérou et le Mexique s’assurerait un accès à la quasi-totalité de l’Amérique du Sud. En combinant le Mercosur, l’accord signé avec l’Europe et le PTPGP, le Canada aurait accès à un marché combiné plus de quatre fois la taille des Etats-Unis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ La Maison Blanche devrait d’ici deux semaines annoncer des sanctions commerciales contre la Chine.
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Divorce sino-américain à Wall Street, avant l’offensive Trump

La Maison Blanche devrait d’ici deux semaines annoncer des sanctions commerciales contre la Chine.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 09h47
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

L’affaire rappelle l’écrivain Stefan Zweig quittant ses amis belges à Ostende à l’été 1914 pour rejoindre Vienne avant qu’éclate la Grande Guerre. A New York aussi, les amis se séparent avant le grand affrontement avec la Chine. Le fonds souverain China Investment Corporation (CIC) a ainsi vendu l’intégralité de sa participation dans Blackstone, la firme d’investissement du milliardaire Stephen Schwarzman.
Bien sûr, les Chinois, qui avaient acheté 9 % du fonds en 2007, sont sortis au fil de l’eau et leur retrait ne s’est pas fait en un jour. Il n’empêche, les Chinois détenaient encore 5 % de Blackstone il y a un an, et la rupture apparaît très politique. M. Schwarzman conseille à ses heures Donald Trump, la participation chinoise dans ce fonds était politiquement gênante à Pékin, d’autant que sa performance n’a jamais été mirobolante. Cette séparation sonne comme un échec. En 2013, M. Schwarzman avait créé un fond de 300 millions de dollars (244 millions d’euros) pour que 200 étudiants venus du monde entier aillent passer un an à la prestigieuse université Tsinghua de Pékin, histoire de faciliter les échanges interculturels. Son but, éviter que ne se réalise la prophétie du professeur de Harvard, Graham Allison, l’inévitable guerre entre la Chine et les Etats-Unis.

Si le canon ne tonne pas, la guerre commerciale, en tout cas, s’annonce. Le désinvestissement de Blackstone s’inscrit dans une tendance générale : en 2017, les investissements chinois directs aux Etats-Unis ont reculé de 35 % à 29 milliards de dollars. Mais il s’agissait souvent d’acquisitions annoncées en 2016 et la tendance est à l’effondrement : les annonces de nouvelles acquisitions ont été divisées par dix l’an dernier, tombant à 8,7 milliards de dollars, soit leur plus bas niveau depuis six ans, selon le think tank Rhodium Group.
Contre-attaque américaine
Deux causes : le gouvernement de Xi Jinping, qui surveille la fuite des capitaux et des milliardaires de son...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Le gouvernement tente d’inciter les épargnants à se tourner davantage vers les sociétés. Panorama de l’offre actuelle en attendant la présentation du projet de loi Pacte au mois de mai.
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Investir dans les entreprises : les placements existants

Le gouvernement tente d’inciter les épargnants à se tourner davantage vers les sociétés. Panorama de l’offre actuelle en attendant la présentation du projet de loi Pacte au mois de mai.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 08h05
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                            Laurence Boccara








                        


C’est en mai que devrait être présenté le projet de loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), dont l’objectif consiste à faire « grandir » les entreprises françaises face à la concurrence internationale. « Depuis plusieurs semaines, nous travaillons avec Bercy et d’autres professionnels sur un volet de ce texte qui devrait être consacré à la façon de mieux orienter l’épargne publique vers l’économie réelle et vers ces sociétés », indique David Charlet, président de l’Association nationale des conseils financiers (Anacofi).
la suppression de l’impôt sur la fortune (ISF) pourrait avoir à terme un effet positif sur les sociétés
En plus de bénéficier d’une conjoncture économique porteuse, les entreprises ont, depuis quelques mois, le vent en poupe. Car un mouvement destiné à encourager l’investissement dans les sociétés a déjà été enclenché. Ainsi, l’instauration, le 1er janvier, de la « flat tax » a été présenté comme une mesure voulue pour alléger la taxation du capital investi dans les valeurs mobilières, à savoir dans les entreprises, qu’elles soient petites (TPE), moyennes (PME, PMI, ETM) ou grandes, cotées ou non.
Quant à la suppression de l’impôt sur la fortune (ISF), elle pourrait avoir à terme un effet positif. « Cela devrait éviter aux sociétés familiales de distribuer d’importants dividendes à leurs actionnaires. Des dividendes qui jusqu’alors servaient à régler cet impôt. Désormais, ces fonds pourront être investis pour davantage développer la société », affirme Jean-David Haas, directeur général de NextStage AM.
Réduction d’impôt
En attendant l’annonce du projet de loi Pacte, voilà une sélection de placements qui investissent déjà dans l’économie réelle et productive. Si l’on veut choisir soi-même son investissement, le moyen le plus simple et le plus accessible (dès 20 euros) consiste à effectuer un placement par le biais d’une plate-forme de crowdfunding.

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« Le financement participatif peut se réaliser en “private equity” c’est-à-dire au sein du capital d’une société qui a besoin de fonds propres pour se développer ou en lui prêtant de l’argent par l’achat d’obligations pour financer un projet spécifique. Cette somme sera remboursée à court ou à moyen terme par la société », détaille Stéphane Fantuz, président de la Chambre nationale des conseillers en investissements financiers (CNCIF). Ici, on injecte de l’argent dans une seule société. Mais rien n’empêche d’investir sur plusieurs projets et de mixer les plates-formes de financement pour réduire le risque. Il est aussi possible d’investir seul et directement dans les fonds propres d’une société d’un proche, mais cela reste, là encore, limité à un actif.
Bloqués entre cinq à huit ans, ces placements sont susceptibles de rapporter plusieurs fois la mise ou de faire perdre tout ou partie du capital
Plus diversifiés, des produits collectifs tels que les fonds d’investissement de proximité (FIP) ou les fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI) permettent, par l’achat de parts, d’accéder à un portefeuille de participations de quinze à vingt sociétés triées sur le volet par la société de gestion. Alors que le FIP privilégie des entreprises installées dans des régions géographiques limitrophes, le FCPI cible des TPE et des PME exerçant une activité innovante. Ces placements sont souvent souscrits en fin d’année fiscale, car ils bénéficient d’une réduction d’impôt sur le revenu. Exceptionnellement, le taux est dopé cette année. Il est de 25 % de la somme investie, contre 18 % habituellement.
« Ceci n’est valable que jusqu’au 31 décembre. Ce dispositif n’a pas, pour l’instant, vocation à être prolongé au-delà », précise Stéphane Fantuz. Bloqués entre cinq à huit ans, ces placements sont susceptibles de rapporter plusieurs fois la mise ou de faire perdre tout ou partie du capital. Mieux vaudra choisir un gérant sur la base des performances de ses fonds débouclés (hors avantage fiscal). Une solution alternative consiste à acheter des titres de sociétés de capital-développement dont l’activité est d’accompagner les PME, ETI et ETM dans leur développement à long terme. « Notre portefeuille compte une cinquantaine de participations. La liquidité de ce placement est assurée par le marché boursier », commente Jean-David Haas.



                            


                        

                        

