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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Au moins seize personnes, dont six enfants, se sont noyées, dans la nuit de vendredi à samedi, lors du naufrage d’un navire convoyant une vingtaine de migrants des côtes turques.
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Grèce : au moins 16 morts dans le naufrage d’un bateau de migrants

Au moins seize personnes, dont six enfants, se sont noyées, dans la nuit de vendredi à samedi, lors du naufrage d’un navire convoyant une vingtaine de migrants des côtes turques.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 11h59
 • Mis à jour le
17.03.2018 à 13h37
   





                        


Un nouveau naufrage sur la route migratoire égéenne a fait au moins seize morts samedi, dont six enfants, à la veille du deuxième anniversaire du pacte UE-Turquie censé tarir les arrivées aux portes de l’Europe en provenance des côtes turques. Ce drame est le plus meurtrier dans la zone depuis la conclusion il y a deux ans de cet accord.
Sur la base des témoignages des trois seuls rescapés, deux femmes et un homme, qui ont gagné à la nage l’île d’Agathonissi, la police portuaire estime à deux ou trois le nombre de passagers toujours manquants.
Deux migrants ont par ailleurs trouvé la mort samedi matin près de la frontière terrestre avec la Turquie, quand la camionnette qui les convoyait s’est renversée en tentant d’échapper à un contrôle, a indiqué la police locale.
En mer, les recherches se poursuivaient samedi, mobilisant d’importants moyens, dont un bateau de Frontex, l’Agence européenne des frontières. Mais le bilan n’a fait que s’alourdir : dix nouveaux noyés ont été retirés des eaux en début d’après-midi, après la découverte de six premières victimes. Selon les médias, six enfants figurent parmi ces victimes, dont la nationalité était inconnue.
Des centaines d’arrivées par mois
Le drame intervient à la veille du deuxième anniversaire du pacte conclu entre les pays de l’UE et la Turquie pour tarir le flux migratoire entre la Turquie et les îles grecques, qui étaient devenues en 2015 la première porte d’entrée en Europe des populations, notamment syriennes, fuyant guerre et misère.
Cet accord a réduit les arrivées, même si elles continuent à se chiffrer à des centaines par mois, et les noyades, alors que plus d’un millier d’exilés, dont de nombreux enfants, avaient trouvé la mort en mer Egée en 2015 et 2016. Vivement contesté par le monde humanitaire, car il prévoit le renvoi en Turquie de tous les arrivants, y compris les réfugiés Syriens, cet accord a aussi abouti au confinement sur les îles grecques de milliers de migrants, dans des conditions dénoncées par les défenseurs des réfugiés et au prix de tensions avec les habitants.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Aux commandes du pays depuis plus de dix-huit ans, Vladimir Poutine devrait être réélu à l’issue de la présidentielle, dimanche. Pourtant, son bilan économique et social est loin d’être flatteur.
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La Russie économique et sociale en quelques chiffres

Aux commandes du pays depuis plus de dix-huit ans, Vladimir Poutine devrait être réélu à l’issue de la présidentielle, dimanche. Pourtant, son bilan économique et social est loin d’être flatteur.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 11h00
    |

            Edouard Pflimlin








                        



   


La Russie, plus vaste pays du monde, est dotée de richesses exceptionnelles : hydrocarbures, minerais rares, forêts immenses… Pourtant, elle est confrontée à d’immenses difficultés économiques et sociales et reste dépendante d’une économie de rente fondée sur le pétrole. Le président russe, Vladimir Poutine, aux commandes depuis plus de dix-huit ans, devrait être réélu pour un 4e mandat à la tête du pays, à l’issue de la présidentielle dimanche 18 mars. Pourtant son bilan économique et social est loin d’être flatteur.
143,4 millions
C’est le nombre d’habitants en Russie, selon l’édition 2018 du Bilan du Monde. Depuis 2009, la courbe de croissance de la population est repartie à la hausse, après des années de baisse après le pic atteint en 1992 (148,689 millions d’habitants). Selon Philippe Pelé-Clamour, spécialiste de la Russie et professeur à l’Ecole des hautes études commerciales (HEC) de Paris, « la politique familiale de Poutine pour aider à partir du deuxième enfant n’a pas fonctionné dans les villes, mais seulement dans les campagnes ». Depuis l’arrivée au pouvoir de Poutine, le taux de fécondité – en forte baisse depuis 1987 – est certes reparti à la hausse, mais il reste trop faible pour assurer le renouvellement des générations ; il était de 1,75 en 2015, selon les données disponibles les plus récentes.
1 469,3 milliards
C’est, en dollars, le montant du produit intérieur brut de la Russie, selon le Bilan du Monde, qui s’appuie sur les chiffres du Fonds monétaire international (FMI). Le pays, qui a le 12e plus gros PIB du monde, se place entre la Corée du Sud (1 529,7 milliards) et l’Espagne (1 307,2 milliards) et loin derrière les Etats-Unis, premiers avec 19 362,1 milliards de dollars. Le PIB russe, qui était à son plus-haut en 2013, représente actuellement un petit peu moins de 2 % du PIB mondial.
+ 1,8 %
C’est le taux de croissance qu’a connu Russie en 2017, d’après les estimations du FMI. Pour 2018, la présidente de la Banque centrale de Russie, Elvira Nabioullina, a estimé, en décembre 2017, que la croissance serait « entre 1,5 % et 2 % ». Le pays a beau être sorti de la récession dans laquelle il était plongé depuis 2014, sous le double effet de la chute des cours du pétrole et des sanctions, la reprise reste fragile, notamment à cause de la production industrielle qui a suivi une brusque rechute en novembre 2017.
– 8,4 %
C’est le déficit budgétaire hors recettes pétrolières en 2017, selon le FMI. Avec les recettes pétrolières, il n’était que de 1 % en 2017. Cela montre la dépendance énorme du budget aux recettes des ventes d’hydrocarbures.
10 307
C’est, en dollars, le revenu national brut par habitant en 2016, selon la Banque mondiale. En hausse quasi constante depuis des dizaines d’années, ce chiffre accuse une baisse depuis 2013 et place aujourd’hui la Russie assez loin dans le classement mondial (entre la 55e et la 60e place, selon les modes de calcul), à quelques rangs devant le Kazakhstan, mais derrière notamment la Pologne et la Hongrie.
71,3 ans
C’est l’espérance de vie moyenne en 2015, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), avec un écart très important entre les femmes (76,7 ans) et les hommes (65,9 ans). Cette moyenne reste bien en deçà de celle que connaissent la plupart des pays développés à l’instar de la France (82,4 ans) ou des Etats-Unis (78,8 ans).
103 438
C’est le nombre de nouveaux cas d’infection par le VIH enregistrés en 2016 parmi les citoyens russes, selon l’Onusida. Dans son rapport 2017, l’organisme saluait des améliorations sur l’épidémie partout dans le monde, sauf en Europe orientale et en Asie centrale. En Russie, l’épidémie s’est développée ces dernières années à un rythme inquiétant, puisqu’en 2010, le nombre de nouveaux cas se limitait à 62 581.
19,8 millions
Selon les statistiques officielles russes, c’est le nombre de Russes vivant sous le seuil de pauvreté en 2016 ; 13 % de la population vivait cette année avec moins que le revenu minimal fixé à 9 691 roubles (environ 160 euros), soit le niveau le plus haut enregistré depuis dix ans. Ils n’étaient que 16,1 millions à vivre sous ce seuil en 2014, avant l’entrée de la Russie en récession à cause de l’effondrement des cours du pétrole et des sanctions occidentales dues à la crise ukrainienne. L’année 2016 fut donc la pire en Russie en termes de pauvreté depuis 2006, quand 21,6 millions de Russes vivaient sous le seuil de pauvreté.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Si Paris et Berlin affichent leur volonté d’établir une feuille de route, les points de divergence restent nombreux.
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Emmanuel Macron et Angela Merkel encore dans le flou pour renforcer l’Europe

Si Paris et Berlin affichent leur volonté d’établir une feuille de route, les points de divergence restent nombreux.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 10h47
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant), 
Philippe Ricard et 
Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

C’est le point de départ d’une négociation aussi intense qu’incertaine : investie l’avant-veille, la chancelière Angela Merkel et Emmanuel Macron ont longuement abordé vendredi 16 mars à l’Elysée la meilleure façon de renforcer l’Union européenne et la zone euro. Ils ont confirmé leur intention de formuler une feuille de route, soumise à leur partenaire d’ici à juin. Mais, en dépit de la complicité et du volontarisme affichés par les deux dirigeants, rien n’est encore acquis.
« II est indispensable aujourd’hui que nous puissions ensemble construire des ambitions nouvelles », a martelé le président français avant l’entretien. « Nous ne sommes peut-être pas toujours dès le départ du même avis mais, dans l’Histoire, la France et l’Allemagne ont déjà fait beaucoup – vous avez une volonté très forte, nous aussi, nous avons une volonté très forte », a renchéri la chancelière.
me Merkel libérée des contraintes de politique intérieure
Depuis l’élection de M. Macron à la présidence de la République française, la capacité d’action de la chancelière allemande était limitée. Lorsqu’il s’était rendu à Berlin, le 15 mai 2017, elle était candidate à sa réélection. Quand il avait prononcé son discours sur l’avenir de l’Europe à la Sorbonne, le 26 septembre 2017, deux jours après les législatives allemandes, elle avait pour priorité la formation d’une coalition. A l’Elysée, vendredi, M. Macron avait donc pour la première fois à ses côtés une Mme Merkel libérée des contraintes de politique intérieure qui l’avaient jusque-là entravée. Mais une chancelière surtout soucieuse de parler immigration, défense ou commerce.
Dans ce contexte, il était déjà évident vendredi que les Français ont révisé leurs ambitions de départ. Plus question pour le président Macron d’évoquer publiquement ses idées d’un super-ministre des finances et d’un Parlement de la zone euro, même s’il défend toujours celle d’un budget de la zone euro....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ L’Union européenne ne reconnaît pas le scrutin du 18 mars organisé dans la péninsule ukrainienne quatre ans, jour pour jour, après son annexion « illégale » par la Russie.
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Premier vote en Crimée pour une élection présidentielle russe

L’Union européenne ne reconnaît pas le scrutin du 18 mars organisé dans la péninsule ukrainienne quatre ans, jour pour jour, après son annexion « illégale » par la Russie.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 10h19
    |

            Isabelle Mandraud (Simferopol, Sébastopol (Crimée), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

En pleine crise diplomatique aiguë entre Londres et Moscou, provoquée par l’empoisonnement d’un agent double russe sur le sol anglais, Boris Johnson, le ministre des affaires étrangères britannique, a reçu, mercredi 14 mars, une délégation des Tatars de Crimée menée par leur chef, Moustafa Djemilev, résidant aujourd’hui à Kiev.
La rencontre a eu lieu le jour même où Vladimir Poutine visitait sur place, à l’est de la Crimée, le pont de Kertch, en cours de finition pour relier le territoire à la Russie continentale. Bientôt, a promis Moscou, il sera ainsi définitivement arrimé à la « mère patrie ». En attendant, l’élection présidentielle russe organisée dimanche 18 mars, quatre ans jour pour jour après l’annexion par la Russie, marque une étape supplémentaire dans le processus d’intégration de la péninsule ukrainienne.

A Simferopol, capitale de la Crimée, Zaïr Smedlov donne rendez-vous devant la Cour suprême. « Pour éviter les rassemblements, les bancs ont été enlevés », prévient-il d’emblée, en s’excusant. Les Tatars s’attroupent régulièrement ici afin de soutenir des membres de cette communauté musulmane autochtone opposée depuis 2014 aux nouvelles autorités russes. Ce 13 mars, quatre d’entre eux, soupçonnés d’escroquerie, passent en appel.
« Depuis un an, c’est la nouvelle tendance, ceux qui ne sont pas d’accord avec le pouvoir sont arrêtés pour n’importe quelle raison, affirme Zaïr Smedlov. On ouvre des affaires pénales sur tout, même pour des publications sur les réseaux sociaux. »
Chaque électeur a reçu par courrier une « invitation » personnalisée pour se rendre dans un bureau de vote
Cet ancien professeur de dessin, ex-secrétaire du Mejliss, le conseil des Tatars de Crimée classé « extrémiste » par Moscou en 2016, observe avec une froide indifférence les préparatifs pour la présidentielle russe, prévue pour la première fois dans la péninsule. « Ce n’est pas notre affaire »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Ces discussions avec le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay interviennent alors que l’Alena est toujours menacé par Donald Trump.
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Sous pression des Etats-Unis, le Canada va négocier un accord de libre-échange avec le Mercosur

Ces discussions avec le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay interviennent alors que l’Alena est toujours menacé par Donald Trump.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 10h10
    |

                            Olivier Mougeot (Québec, correspondance)








                        



   


Mardi 20 mars, le Canada entamera des négociations en vue d’un traité de libre-échange avec les pays membres du Mercosur. Les représentants du gouvernement de Justin Trudeau retrouveront à Ottawa des délégations venues du Brésil, de l’Argentine, du Paraguay et de l’Uruguay. Le Mercosur, constitue un marché de 260 millions d’habitants pour un PIB de plus de 3 000 milliards de dollars canadiens (1 860 milliards d’euros).
« Un accord permettrait au Canada d’obtenir un meilleur accès aux marchés brésiliens et argentins, les deux poids lourds du Mercosur », explique Mark Agnew, directeur affaires internationales à la Chambre de commerce du Canada. Et d’ajouter : « Plusieurs secteurs pourraient bénéficier de cet accord, comme les produits chimiques, les machines et l’équipement. » A l’heure actuelle, les taxes peuvent atteindre jusqu’à 35 % dans le secteur automobile, par exemple. Un enjeu de taille alors que l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) est toujours menacé par Donald Trump.
Le Brésil risque néanmoins d’être plus difficile que les autres à convaincre. Celui-ci s’est longtemps plaint de la concurrence déloyale que livrerait le secteur aérospatial canadien en raison de son financement par le gouvernement. Les discussions s’annoncent ardues le Brésil et le Canada chercheront tous deux à protéger leurs joyaux respectifs : Embraer pour l’un, Bombardier pour l’autre.
Diversifier les relations commerciales
« L’objectif est l’harmonisation des conditions de commerce afin de se protéger des soubresauts politiques et économiques des partenaires », commente Philippe Faucher, professeur au Centre d’études et de recherches internationales à l’Université de Montréal.
Ce n’est pas la première fois que le Canada et le Mercosur essayent de s’entendre. Déjà en 2012, un round de négociations s’était tenu entre le gouvernement conservateur de Stephen Harper et ce bloc économique. « Environ 60 % du PIB canadien provient du commerce international, il n’est donc pas étonnant que le Canada cherche à diversifier ses relations commerciales », fait remarquer M. Faucher. Il rappelle d’ailleurs que le Canada tente de s’entendre avec l’Inde et la Chine mais que les discussions n’avancent guère.
Ces négociations surviennent quelques jours seulement après la signature, le 8 mars, de l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP). Ce dernier est la nouvelle mouture du Partenariat transpacifique mis à mal par le retrait des Etats-Unis des négociations, en janvier 2017. Avec cette entente, le Canada obtient l’accès à un marché de 495 millions de personnes, comptant pour 13 % du PIB mondial. Une analyse publiée par Affaires mondiales Canada affirme que cet accord engendrera pour le pays des gains économiques à long terme de 4,2 milliards de dollars.
L’Alena toujours menacé par Donald Trump
Surtout, ces discussions avec ces quatre pays d’Amérique latine interviennent alors que l’Alena est toujours menacé par Donald Trump. Le danger est grand pour le Canada, alors que les trois quarts de ses exportations sont destinées aux Etats-Unis. Selon le Conference Board du Canada, l’abandon de l’Alena entraînerait la perte de 176 000 emplois en deux ans.
En aucun cas une entente avec le Mercosur ne permettra de compenser ce choc. En 2016, le commerce bilatéral entre le Canada et Mercosur n’a totalisé que 8,1 milliards de dollars, alors que les échanges entre le Canada et les Etats-Unis se sont chiffrés à 544 milliards. Pour autant, en s’entendant avec le Marché commun du Sud, le Canada, qui possède déjà des accords avec le Chili, le Pérou et le Mexique s’assurerait un accès à la quasi-totalité de l’Amérique du Sud. En combinant le Mercosur, l’accord signé avec l’Europe et le PTPGP, le Canada aurait accès à un marché combiné plus de quatre fois la taille des Etats-Unis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Le ministère des affaires étrangères russe a annoncé samedi l’expulsion de 23 diplomates britanniques. Theresa May estime que ces mesures de rétorsion ne changent rien à la culpabilité de la Russie.
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Espion empoisonné : Moscou réplique à Londres

Le ministère des affaires étrangères russe a annoncé samedi l’expulsion de 23 diplomates britanniques. Theresa May estime que ces mesures de rétorsion ne changent rien à la culpabilité de la Russie.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 10h05
 • Mis à jour le
17.03.2018 à 17h54
   





                        


Le ministère des affaires étrangères russe a annoncé samedi 17 mars l’expulsion imminente de vingt-trois diplomates britanniques en réponse à une mesure similaire annoncée par Londres après l’empoisonnement en Grande-Bretagne d’un espion russe et de sa fille. Sergueï Skripal, 66 ans, et Youlia, 33 ans, ont été retrouvés inconscients sur un banc à Salisbury, dans le sud de l’Angleterre, le 4 mars, une tentative d’empoisonnement prêtée à la Russie.
« Vingt-trois membres du personnel diplomatique de l’ambassade britannique à Moscou sont déclarées persona non grata et vont être expulsées dans la semaine », a annoncé le ministère qui avait convoqué l’ambassadeur britannique, Laurie Bristow, pour lui faire part de cette décision. Cette mesure est une réponse aux « actions de provocation » et aux « accusations sans fondement concernant l’évènement du 4 mars à Salisbury » portées par Londres, précise le ministère.
La première ministre britannique, Theresa May, a estimé peu après que les mesures de rétorsion prises par Moscou en réaction aux sanctions britanniques ne changent « rien aux faits » et à la culpabilité de la Russie. « La réponse de la Russie ne change rien aux faits : la tentative d’assassinat de deux personnes sur le sol britannique, pour laquelle il n’existe pas d’autre conclusion que celle de la culpabilité de l’Etat russe », a affirmé la cheffe du gouvernement lors d’un discours prononcé au congrès du Parti conservateur, à Londres.
Le gouvernement britannique a ordonné mercredi l’expulsion de 23 diplomates russes, une mesure inédite depuis la fin de la Guerre froide, et suspendu toutes les rencontres bilatérales, provoquant la colère de Moscou qui réfute les accusations.

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Fin des activités du Bristish Council
Moscou a par ailleurs annoncé qu’il mettait fin aux activités du British Council en Russie, l’organisme international britannique pour les relations culturelles et l’éducation. « Etant donné le statut hors régulation du British Council en Russie, son activité est arrêtée », a annoncé le ministère des affaires étrangères russe.
Moscou se réserve le droit de prendre d’autres sanctions contre la Grande-Bretagne dans l’éventualité où Londres prendrait d’autres mesures hostiles, ajoute le ministère. Le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, avait annoncé vendredi que la Russie s’apprêtait à expulser des diplomates russes.
La confrontation entre les Occidentaux et Moscou s’est encore durcie vendredi, à deux jours de l’élection présidentielle russe de dimanche, que Vladimir Poutine s’apprête à remporter pour un quatrième mandat qui le maintiendra à la tête de la Russie jusqu’en 2024.
Le ministre des affaires étrangères britannique, Boris Johnson, avait alors assuré que Londres en voulait au « Kremlin de Poutine » et non à la Russie pour cette attaque à Salisbury, petite ville du sud de l’Angleterre. « Nous pensons qu’il est extrêmement probable qu’il s’agisse de sa décision d’ordonner l’utilisation d’un agent neurotoxique dans les rues du Royaume-Uni, dans les rues de l’Europe, pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale », avait déclaré M. Johnson.
« Menace pour la paix et la sécurité »
Le Kremlin avait aussitôt réagi, par la voix de son porte-parole Dmitri Peskov. Dans cette affaire, « toute mention ou référence à notre président n’est rien d’autre que choquant et impardonnable », a-t-il dit.

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                Ex-espion empoisonné : les Occidentaux font bloc contre Poutine



Moscou nie depuis le début avoir commandité cette attaque au « Novitchok », un agent toxique mis au point par la Russie à l’époque soviétique et que, selon l’un de ses inventeurs qui vit désormais aux Etats-Unis, seule la Russie est capable de produire.
Samedi, la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova a accusé Theresa May, sur la chaîne publique Rossiya 24, d’avoir inventé un empoisonnement au « Novitchok » car ce mot a une consonance qui « l’associe directement à la Russie, qui l’associe directement à quelque chose de russe ». Selon elle, il n’y a jamais eu en URSS ou en Russie « de recherches qui s’appelaient ou avaient pour nom de code ’Novitchok’ ».
L’OTAN s’était dite « profondément préoccupée par la première utilisation offensive d’un agent neurotoxique sur le territoire de l’Alliance depuis sa fondation », notant qu’elle considérait « toute utilisation d’armes chimiques comme une menace pour la paix et la sécurité internationales ». Moscou avait répondu en niant avoir fabriqué du « Novitchok ». « Il n’y a eu aucun programme de développement d’armes chimiques sous le nom Novitchok ni sous l’URSS, ni en Russie », avait déclaré le vice-ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Riabkov.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Oleksiy Makukhin est membre d’une ONG ukrainienne qui a conduit des travaux de recherche sur la télévision russe. Dans une tribune au « Monde », il livre les conclusions de cette enquête.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
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« Sur les écrans de télé russes, l’Europe est mentionnée de façon négative »

Oleksiy Makukhin est membre d’une ONG ukrainienne qui a conduit des travaux de recherche sur la télévision russe. Dans une tribune au « Monde », il livre les conclusions de cette enquête.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 08h00
    |

Oleksiy Makukhin (chercheur au Ukraine Crisis Media Center)







                        



                                


                            
Tribune. Depuis quelques années, la mise en place par la Russie de véritables usines à trolls et à « fake news » est un phénomène désormais avéré. Notre organisation non gouvernementale Ukraine Crisis Media Center (UCMC) travaille sur la question de la désinformation russe depuis le début de l’agression militaire de ce pays contre l’Ukraine, en 2014. En nous fondant sur les cas nombreux où nous avons pu mettre au jour des cas de désinformation délibérée, nous avons constaté avec étonnement que même lorsque des nouvelles manifestement fausses sont confrontées aux faits, cela ne modifie en rien l’opinion de fond de l’audience visée.
Nous avons étudié les journaux télévisés et les talk-shows politiques des trois plus grandes chaînes de télévision publiques sur une période de trois ans et demi
La méthode de propagande russe repose sur des récits que nous considérons comme des éléments essentiels des campagnes de désinformation conduites par Moscou. Ces récits sont globaux, simples et émotionnels. Ils fournissent aux événements réels et à leurs motivations supposées des explications qui sont faciles à comprendre et leur donnent du sens aux yeux du spectateur moyen. Une fois mis en place, ces récits résistent efficacement à toute vérification, car ils répondent à toute accusation par une contre-accusation. La fréquence de l’utilisation de formules telles que « hystérie antirusse » et « russophobie » a été multipliée de plusieurs dizaines de fois en 2017 sur la chaîne publique Russia Today, le site étatique Sputnik et dans les déclarations du ministère russe des affaires étrangères.
Comme nous autres Ukrainiens sommes régulièrement accusés sans aucune preuve de russophobie, nous avons mené, en accumulant une quantité énorme de données, une étude systématique des récits diffusés par les médias russes. Nous avons étudié les journaux télévisés et les talk-shows politiques des trois plus grandes chaînes de télévision publiques...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Certes, Angela Merkel a été réélue chancelière et la coalition sortante a été reconduite. Mais cette continuité a quelque chose de trompeur, analyse le correspondant du « Monde » à Berlin, Thomas Wieder.
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Double rupture en Allemagne

Certes, Angela Merkel a été réélue chancelière et la coalition sortante a été reconduite. Mais cette continuité a quelque chose de trompeur, analyse le correspondant du « Monde » à Berlin, Thomas Wieder.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 07h30
 • Mis à jour le
17.03.2018 à 15h11
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            
Analyse. Les six mois qui viennent de s’écouler marqueront durablement la vie politique allemande. Certes, le dénouement de la séquence, ouverte avec les élections législatives du 24 septembre 2017, peut donner l’impression du contraire. Mercredi 14 mars, ce n’est pas seulement Angela Merkel qui a été réélue chancelière, mais aussi la coalition sortante qui a été reconduite, une première depuis l’accession au pouvoir de la présidente de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), en 2005.
Jusque-là, chaque nouveau mandat de Mme Merkel s’était accompagné d’un changement de majorité. En 2009, après avoir gouverné quatre ans avec les sociaux-démocrates (SPD), la chancelière conservatrice s’était alliée aux libéraux (FDP). En 2013, le SPD était revenu au gouvernement. Cinq ans plus tard, après avoir hésité, il a choisi d’y rester. Même chancelière, même majorité : pour trouver pareille continuité entre deux législatures, il faut remonter à 2002, date de la réélection de Gerhard Schröder à la tête d’une coalition associant le SPD et les Verts.
me Merkel pour constituer un gouvernement ne sont pas qu’une parenthèse 
Mais cette continuité a quelque chose de trompeur. Les six mois qui auront été nécessaires à Mme Merkel pour constituer un gouvernement ne sont pas qu’une parenthèse. Pendant cette période, une double rupture s’est opérée dans la vie politique allemande. La première est l’entrée du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) au Bundestag. Ses 92 députés (sur 709) constituent désormais le principal groupe parlementaire de l’opposition. C’est un tournant historique. Non que l’extrême droite ait complètement disparu du champ politique allemand après la seconde guerre mondiale, mais elle était résiduelle et dispersée. Instaurée en 1953, l’obligation pour un parti de recueillir au moins 5 % des voix pour être représenté au Bundestag a durablement tenu...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Le temps est venu de retrouver ses esprits même s’il est difficile de parler avec le président russe, considère le spécialiste de la Russie et de l’ancien espace soviétique dans une tribune au « Monde ».
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Jean Radvanyi : « La spirale des menaces est relancée entre Russes et occidentaux »

Le temps est venu de retrouver ses esprits même s’il est difficile de parler avec le président russe, considère le spécialiste de la Russie et de l’ancien espace soviétique dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    17.03.2018 à 07h00
    |

Jean Radvanyi (professeur à l'Inalco)







                        



                                


                            
Tribune. Alors que s’achève une campagne présidentielle russe sans enjeu, tant le résultat est connu d’avance, la politique extérieure a fait une entrée spectaculaire dans le champ ­médiatique. Plusieurs épisodes sont venus raviver les polémiques quant au rôle de la ­Russie dans le monde, une des clés de la rhétorique poutinienne.
Dernier voyage du candidat sortant, la rencontre entre Vladimir Poutine et les constructeurs du pont qui doit relier ­bientôt la Crimée à la Russie est venue rappeler aux électeurs l’annexion de la péninsule (les Russes parlent de réintégration) qui a pratiquement fait l’unanimité dans l’opinion russe. Mais les combats continuent au Donbass oriental et l’intervention de l’armée russe, niée officiellement, a fait basculer dans une nouvelle russophobie la majorité de la population ukrainienne, une réalité douloureuse pour les nombreuses familles partagées entre les deux pays.
La tension est aussi montée d’un cran sur le terrain syrien quand le chef d’état-major russe a menacé de s’attaquer aux navires lanceurs de missiles américains au cas où l’armée américaine procéderait à des bombardements sur Damas. Cela faisait suite à des déclarations de Nikki Haley, la représentante des Etats-Unis à l’ONU, qui n’excluait aucune option dans le cas où Bachar Al-Assad poursuivrait ses attaques à l’arme chimique sur la Ghouta orientale. Jusqu’où le Kremlin est-il prêt à défendre le dictateur syrien ? Si l’intervention russe en Syrie a renforcé la position de Moscou et confirmé auprès des Russes que leur pays était redevenu un acteur majeur sur la scène internationale, cette complicité avec un régime qui n’hésite pas à massacrer son propre peuple pour rester au pouvoir demeurera une tache funeste sur l’image du président russe.
er mars, lors de son adresse au Parlement russe, Vladimir Poutine annonçait la mise au point d’une nouvelle génération de missiles
Encore plus inquiétante est la relance annoncée...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Dans une tribune au « Monde », la politologue Marie Mendras estime que le processus électoral pour la présidentielle russe de dimanche 18 mars est entièrement dirigé par le Kremlin, de l’enregistrement des candidats jusqu’au comptage des voix.
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Article sélectionné dans La Matinale du 16/03/2018
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« Si le Kremlin est convaincu du soutien des 110 millions d’électeurs inscrits, pourquoi empêche-t-il un scrutin libre ? »

Dans une tribune au « Monde », la politologue Marie Mendras estime que le processus électoral pour la présidentielle russe de dimanche 18 mars est entièrement dirigé par le Kremlin, de l’enregistrement des candidats jusqu’au comptage des voix.



Le Monde
 |    17.03.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
17.03.2018 à 08h49
    |

Marie Mendras (politologue au CNRS et au Centre de recherches internationales de Sciences Po)







                        



                                


                            
Tribune. Dimanche 18 mars [date du premier tour de la présidentielle], dix-huit ans après sa première élection à la tête de la Russie, Vladimir Poutine engagera un cinquième mandat, de six ans. Un cinquième, et pas un quatrième, comme une lecture institutionnaliste le laisse croire. En effet, la présidence Medvedev de 2008-2012 était bien le troisième mandat. Le jeune protégé avait été élu avec l’engagement de faire de Poutine un chef de gouvernement tout-puissant. « Votez Medvedev, vous garderez Poutine », scandaient alors les médias aux ordres.
Cette année encore, le président russe a préféré un vote sous contrôle à une élection honnête
Cette année encore, le président russe a préféré un vote sous contrôle à une élection honnête. Il n’a voulu prendre aucun risque, et a emballé l’affaire sans fioritures. Il a adoubé les sept autres candidats, qui animent le décor, et interdit la compétition au seul homme politique d’envergure, pourfendeur des puissants corrompus et héros des jeunes, en pleine ascension à Moscou et dans les provinces : Alexeï Navalny.

Si le Kremlin est convaincu du soutien enthousiaste des quelque 110 millions d’électeurs inscrits, pourquoi empêche-t-il un scrutin libre et pluraliste ? S’il croit vraiment aux « 85 % » de popularité du chef, pourquoi doit-il contrôler le vote des étudiants, fonctionnaires et retraités, augmenter les salaires pour remonter la participation, et remplir les urnes à l’avance en Tchétchénie ou au Tatarstan ?
Seul le suffrage universel, libre et pluraliste est un test sûr de l’adhésion populaire. En mars 2012, le score officiel de Poutine avait été de 63,6 %, son score réel estimé autour de 52 % à 55 %. Sur 110 millions d’électeurs inscrits, le président avait obtenu, avant fraudes, autour de 35 millions de suffrages. On était loin du plébiscite.
L’enjeu pour le Kremlin, la participation
Le processus électoral est entièrement dirigé, de l’enregistrement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Très mobilisé, le mouvement Pour une Slovaquie honnête réclame notamment une enquête indépendante sur l’assassinat du journaliste Jan Kuciak.
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Malgré le départ du premier ministre, les manifestations se poursuivent en Slovaquie

Très mobilisé, le mouvement Pour une Slovaquie honnête réclame notamment une enquête indépendante sur l’assassinat du journaliste Jan Kuciak.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 23h25
 • Mis à jour le
17.03.2018 à 12h18
   





                        



   


La démission du premier ministre Robert Fico n’aura pas réussi à apaiser le mécontentement populaire. Au moins 20 000 manifestants se sont réunis, vendredi 16 mars au soir à Bratislava pour réclamer des élections anticipées. « La Slovaquie est sur une mauvaise pente », « Nous voulons des élections », « Une Slovaquie honnête pour nos enfants » ou encore « Laissez le peuple décider », clamaient leurs banderoles.

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                Slovaquie : le président accepte la démission du premier ministre



Les organisateurs du mouvement Pour une Slovaquie honnête, qui réclame notamment une enquête indépendante sur l’assassinat du journaliste Jan Kuciak, affirmaient s’attendre à des manifestations dans 34 villes slovaques et 25 villes à l’étranger.
Apparemment, la démission du premier ministre de gauche, réclamée lors des récentes manifestations, et la désignation, pour le remplacer, de son vice-premier ministre Peter Pellegrini, du même parti politique Smer-SD (démocratie sociale), n’ont pas affaibli ses critiques. « Une démission ne suffit plus. Ils doivent quitter la vie publique. Qu’ils s’en aillent ! Assez ! », a réclamé un militant monté sur le podium, Filip Vagac.
Le « modèle polonais »
De son côté, M. Pellegrini a entamé, vendredi, des négociations sur la formation de son gouvernement, qui doit représenter, outre sa formation à tendance sociale-démocrate Smer-SD, les partis Most-Hid (centre droit, proche de la minorité hongroise) et SNS (droite nationaliste).
« Je peux vous assurer que ce sera un gouvernement qui conservera une claire orientation proeuropéennes, a-t-il déclaré dans un communiqué. Et surtout, je crois que ce sera un gouvernement qui calmera la situation dans notre pays. »

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                Menacés par la mafia, des journalistes italiens sous escorte



M. Fico avait démissionné jeudi, dans le sillage de l’assassinat de Jan Kuciak. Ce dernier avait enquêté sur la corruption et sur des liens entre des hommes d’affaires italiens soupçonnés de relations avec la mafia calabraise, la’Ndrangheta, et des hommes politiques slovaques, y compris dans l’entourage du premier ministre.
Selon des analystes, le remplacement de M. Fico par M. Pellegrini n’apporte pas de changement significatif. Ainsi, la Slovaquie pourrait voir s’installer maintenant le « modèle polonais » : M. Fico, qui garde la présidence de son parti, devrait « devenir une éminence grise dirigeant le premier ministre en coulisses », comme le laissent prévoir ses propos.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Les deux dirigeants ont insisté, vendredi 16 mars à Paris, sur « la responsabilité extrêmement importante » à laquelle font face Paris et Berlin.
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Macron et Merkel veulent faire redémarrer le « moteur franco-allemand »

Les deux dirigeants ont insisté, vendredi 16 mars à Paris, sur « la responsabilité extrêmement importante » à laquelle font face Paris et Berlin.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 20h28
 • Mis à jour le
17.03.2018 à 06h41
   





                        



   


La France et l’Allemagne trouveront des convergences pour la réforme de la zone euro d’ici au Conseil européen de la fin du mois de juin, ont assuré le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel, vendredi 16 mars à Paris.
Après cinq mois d’attente pour la formation d’un gouvernement outre-Rhin, « le travail qui nous attend est important dans un contexte européen profondément bousculé depuis le Brexit (…) et depuis l’élection italienne qui a vu monter les extrêmes », a dit le chef de l’Etat au côté de son invitée, avant un dîner de travail à l’Elysée.
Les deux dirigeants, qui veulent faire redémarrer le fameux « moteur franco-allemand », ont par ailleurs insisté sur la nécessité de trouver des solutions aux multiples défis auxquels l’Union européenne (UE) est confrontée :
crise migratoireprogression des formations eurosceptiques dans l’UEtensions diplomatiques internationalesréformes des institutions européennes.
M. Macron a insisté sur « la responsabilité extrêmement importante » à laquelle font face Paris et Berlin, « alors même que les tensions internationales ne cessent de croître ». Les deux dirigeants ont notamment cité l’affaire de l’empoisonnement d’un agent double russe, le 4 mars au Royaume-Uni, réitérant la « solidarité des alliés » avec Londres.

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          Moscou va enquêter sur la « tentative d’assassinat » qui a visé la fille de Sergueï Skripal



Le couple franco-allemand est prêt
Félicitant Angela Merkel pour la formation de son nouveau gouvernement, M. Macron a ajouté que « pendant de longues années », l’UE avait « attendu que le couple franco-allemand avance et propose. Nous y sommes prêts. C’est donc cette étape qui est devant vous ». Il a souhaité que soient « réarticulées » la responsabilité et la solidarité dans la zone euro et cité les politiques migratoires, de défense, commerciale et d’éducation. « Nous proposerons une feuille de route claire, ambitieuse pour cette refondation d’ici au mois de juin », a-t-il dit.
La France a fait des propositions et conduit ses réformes, a souligné Angela Merkel, expliquant que son gouvernement, désormais formé, souhaitait travailler à « un nouvel avenir » avec les autorités françaises. « Nous voulons maintenant trouver des chemins communs », a souligné la chancelière, en insistant notamment sur la politique migratoire.
« Nous serons invincibles en tant qu’Européens si nous ne nous laissons pas diviser dans nos relations géopolitiques, que ce soit au niveau du commerce ou au niveau d’une compétition équitable avec les pays en expansion », a-t-elle ajouté.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Cette décision est prise en réaction à la « tenue illégale » de l’élection présidentielle russe en Crimée, selon le ministère de l’intérieur.
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Les électeurs russes d’Ukraine privés de présidentielle russe

Cette décision est prise en réaction à la « tenue illégale » de l’élection présidentielle russe en Crimée, selon le ministère de l’intérieur.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 18h08
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 19h18
   





                        



   


Signe que la tension ne retombe pas, quatre ans après l’annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée par Moscou, l’Ukraine annonce, vendredi 16 mars, qu’elle interdira aux électeurs russes l’accès aux consulats de leur pays pour voter dimanche 18 mars lors du scrutin présidentiel.
Sur sa page Facebook, le ministre de l’intérieur, Arsen Avakov, prévient que la police gardant les représentations diplomatiques russes en Ukraine « à Kiev, Kharkiv, Odessa et Lviv, ne laissera pas les citoyens russes accéder à ces bâtiments pour voter ».
Cette décision a été prise en réaction à la « tenue illégale » de l’élection présidentielle russe en Crimée, où des bureaux de vote seront ouverts notamment dans les villes de Sébastopol et Simféropol. « Constatant la guerre hybride et agressive de la Russie contre l’Ukraine (…) le ministère des affaires intérieures ukrainien a jugé impossible de tenir des élections violant les lois de l’Ukraine sur le territoire ukrainien », précise M. Avakov.

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                Présidentielle russe : « Le principal atout de Poutine, c’est l’absence d’une alternative jugée crédible »



Quatre ans après l’annexion de la Crimée
Pour la présidente de la Commission électorale russe, Maya Grishina, citée par l’agence de presse RIA : « Il s’agit d’une violation manifeste des lois internationales, des obligations internationales, mais surtout une violation des droits de nos citoyens. »
L’élection de dimanche, qui aura lieu exactement quatre ans après la ratification de l’annexion de la Crimée par Vladimir Poutine, le 18 mars 2014, semble jouée d’avance, faute d’opposition véritable au président russe.
Ce dernier devrait ainsi remporter un quatrième mandat le portant au pouvoir jusqu’en 2024, après un troisième mandat marqué par la crise ukrainienne, où le rôle de Moscou a valu à la Russie des sanctions européennes et américaines, notamment pour l’annexion de la Crimée. Moscou est également accusé par Kiev et les Occidentaux de soutenir militairement une rébellion séparatiste dans l’est de l’Ukraine ; ce que le Kremlin dément.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Depuis la démission de Boris Eltsine, le 31 décembre 1999, Vladimir Poutine et son parti, Russie unie, ont toujours obtenu plus de la moitié des votes dès le premier tour.
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De 2000 à aujourd’hui, la mainmise électorale de Poutine et de Russie unie

Depuis la démission de Boris Eltsine, le 31 décembre 1999, Vladimir Poutine et son parti, Russie unie, ont toujours obtenu plus de la moitié des votes dès le premier tour.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 16h42
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 17h08
    |

            Pierre Breteau








                        



   


Arrivé au pouvoir par intérim le 1er janvier 2000, à la faveur de la démission du président Boris Eltsine la veille, celui qui n’était alors que le premier ministre Vladimir Poutine devenait président à son tour le 26 mars 2000, élu dès le premier tour avec 52,94 % des suffrages.
Depuis, le locataire du Kremlin n’est plus descendu en dessous de 60 % de suffrages au premier tour, avec un record à 71,2 % en 2004. Néanmoins M. Poutine n’a pas été candidat en 2008, la Constitution n’autorisant que deux mandats consécutifs. Il a alors échangé son poste avec celui de son premier ministre, Dmitri Medvedev. Ce dernier a même failli faire mieux que lui, avec 70,28 % des voix, toujours au premier tour.

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   ╙▓█Γ              █▓▄ ██▀            ▓▌ ██▀Γ             ▀█▄╦ ▀██▀           
                      ╙▀                ▀`                     ▀▀               



L'écrasement des autres formations politiques
Ce graphique représente les résultats officiels des élections présidentielles russes de 2000, 2004, 2008 et 2012. En bleu, les résultats du parti Russie unie, celui du président.
Jusqu'à la loi fédérale du 5 décembre 2006 existait un bulletin de vote « contre tous » (les candidats), comptabilisé dans les suffrages valides. Il a été supprimé lors du second mandat du président Poutine.
Sélectionnez une année électorale dans la liste ci-dessous, puis une barre pour afficher le détail des résultats.


Élection de 2012
Élection de 2008
Élection de 2004
Élection de 2000




Sources : Nohlen & Stöver, Commission électorale centrale


require(["jquery", "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip", "d3/4.2.2"], function($, jqueryUICore, tooltip, d3) {

    var largeur = document.getElementById("graphrus").offsetWidth,
        hauteur = largeur * .8,
        election = $("#monselect").val(),
        datatemp = [],
        monmobile = "",
        margin = { top: largeur / 20, right: largeur / 20, bottom: 30, left: largeur / 7 };

    /* On change le ratio en cas de mobile */
    if (largeur         margin = { top: largeur / 20, right: largeur / 20, bottom: 20, left: largeur / 5 }
        hauteur = largeur * 1.1
    }
    var width = largeur - margin.left - margin.right,
        height = hauteur - margin.top - margin.bottom;

    var x = d3.scaleLinear()
        .range([0, width]);
    var y = d3.scaleBand()
        .range([0, height])
        .padding(0.1);

    var svg = d3.select("#graphique").append("svg")
        .attr("width", "100%")
        .attr("viewBox", "0 0 " + largeur + " " + hauteur)
        .append("g")
        .attr("class", "groupe")
        .attr("transform", "translate(" + margin.left + "," + margin.top + ")");

    const data = {
            "2012": { "inscrits": 109860331, "abstention": 38158666, "blancsnuls": 1.17, "poutine": 63.60, "ziouganov": 17.18, "prokhorov": 7.98, "jirinovski": 6.22, "mironov": 3.85 },
            "2008": { "inscrits": 107222016, "abstention": 32475367, "blancsnuls": 1.35, "medvedev": 70.28, "ziouganov": 17.72, "jirinovski": 9.35, "bogdanov": 1.30 },
            "2004": { "inscrits": 108064281, "abstention": 38562955, "blancsnuls": 0.90, "contretous": 3.50, "poutine": 71.20, "kharitonov": 13.70, "mironov": 0.8, "glaziev": 4.1, "khakamada": 3.8, "malychkine": 2 },
            "2000": { "inscrits": 109372046, "abstention": 34301270, "blancsnuls": 1.02, "contretous": 1.90, "poutine": 52.94, "ziouganov": 29.21, "jirinovski": 2.70, "iavlinski": 5.8, "tuleiev": 2.95, "titov": 1.47, "pamfilova": 1.01, "autres": 1 }
        },
        m = {
            "mironov": { "nom": "Sergueï Mironov", "parti": "Russie juste", "tendance": "centre-gauche", "couleur": "#ed95c1" },
            "iavlinski": { "nom": "Grigori Iavlinski", "parti": "Iabloko", "tendance": "centriste et écologiste", "couleur": "#58a855 " },
            "ziouganov": { "nom": "Guennadi Ziouganov", "parti": "Parti communiste", "tendance": "communiste", "couleur": "#dc2a1b" },
            "kharitonov": { "nom": "Nikolaï Kharitonov", "parti": "Parti communiste", "tendance": "communiste", "couleur": "#dc2a1b" },
            "khakamada": { "nom": "Irina Khakamada", "parti": "Indépendante", "tendance": "droite", "couleur": "#4a99ce " },
            "poutine": { "nom": "Vladimir Poutine", "parti": "Russie unie", "tendance": "droite conservatrice et nationaliste", "couleur": "#00A0C6" },
            "medvedev": { "nom": "Dimitri Medvedev", "parti": "Russie unie", "tendance": "droite conservatrice et nationaliste", "couleur": "#00A0C6" },
            "prokhorov": { "nom": "Mikhaïl Prokhorov", "parti": "Indépendant", "tendance": "libéral", "couleur": "#a2c4db " },
            "bogdanov": { "nom": "Andreï Bogdanov", "parti": "Parti démocratique de Russie", "tendance": "libéral", "couleur": "#a2c4db " },
            "glaziev": { "nom": "Sergueï Glaziev", "parti": "Rodina", "tendance": "nationaliste", "couleur": "#524440 " },
            "jirinovski": { "nom": "Vladimir Jirinovski", "parti": "Parti libéral-démocrate", "tendance": "ultranationaliste", "couleur": "#524440 " },
            "malychkine": { "nom": "Oleg Malychkine", "parti": "Parti libéral-démocrate", "tendance": "ultranationaliste", "couleur": "#524440 " },
            "tuleiev": { "nom": "Amangeldi Tuleïev", "parti": "Indépendant", "tendance": "", "couleur": "#c1c1c1 " },
            "titov": { "nom": "Konstantin Titov", "parti": "Indépendant", "tendance": "", "couleur": "#c1c1c1 " },
            "pamfilova": { "nom": "Ella Pamfilova", "parti": "Pour la dignité civile", "tendance": "", "couleur": "#c1c1c1 " },
            "autres": { "nom": "Quatre autres candidats", "parti": "Indépendants", "tendance": "", "couleur": "#c1c1c1 " },
            "blancsnuls": { "nom": "Bulletins blancs et nuls", "parti": "", "tendance": "", "couleur": "#e0e0e0" },
            "contretous": { "nom": "Bulletins « contre tous »", "parti": "", "tendance": "", "couleur": "#191919" }
        };

    /* Appli ou mobile */

    try {
        if (document.location.href.indexOf("les-decodeurs") != -1) { /* AEC */
            monmobile = " mobiledec"
        }
    } catch (err) {
        monmobile = ""
    }


    function dessiner(annee) {
        /* On efface de manière assez crade le contenu
         du groupe qui contient tous nos éléments SVG */
        d3.select("g.groupe").selectAll("*").remove();
        /* Nos variables */
        var total = 0;
        var datatemp = []
        /* on affiche les votants et l'abstention */
        meschiffres = "En " + annee + ", " + (data[annee].abstention / 1000000).toFixed(1) + " millions d'électeurs ne se sont pas déplacés sur "
        meschiffres += (data[annee].inscrits / 1000000).toFixed(1) + " millions d'inscrits (soit " + (100 - (data[annee].abstention / data[annee].inscrits) * 100).toFixed(1) + " % de participation)"
        $("#chiffres").html(meschiffres.replace(/\./g, ",") + ".")

        /* on repatouille les données au bout format*/

        Object.keys(data[annee]).forEach(function(key, i) {
            if (key != "inscrits" && key != "abstention") {
                total += data[annee][key]
                datatemp.push({ "quidonc": key, "pourcent": data[annee][key] })
            }
        });

        datatemp.sort(function(a, b) {
            if (a.quidonc == "contretous" || a.quidonc == "blancsnuls") return 1
            return b.pourcent - a.pourcent;
        });

        /*formater les données pour être sûr */
        datatemp.forEach(function(d) {
            d.pourcent = +d.pourcent;
        });

        /* On bricole nos axes*/
        y.domain(datatemp.map(function(d) { return d.quidonc; }));
        /* x.domain([0,d3.max(datatemp, function(d) { return d.pourcent; })]);*/
        x.domain([0, 72]);
        /* les rectangles */
        svg.selectAll(".barre")
            .data(datatemp)
            .enter().append("rect")
            .attr("title", function(d) {
                e = m[d.quidonc]
 " + e.nom + ""
                if (e.parti) {
" + e.parti
                    if (e.tendance) html += " (" + e.tendance + ")"
"
                }
Jusqu'à l'élection de 2004, les électeurs russes pouvaient choisir de voter « contre tous » les candidats, cette possibilité a été supprimée en décembre 2006."
"
" + String(d.pourcent).replace(".", ",") + " % des suffrages" + ((d.pourcent > 50) ? " (élu au premier tour)" : "") + ""

                return html
            })
            .attr("fill", function(d) {
                return m[d.quidonc].couleur
            })
 "barre " + d.quidonc)
            .attr("y", function(d) { return y(d.quidonc); })
            .attr("height", y.bandwidth())
            .attr("x", function(d) { return 0; })
            .attr("width", function(d) { return x(d.pourcent); });
        /* le texte */

        svg.selectAll(".textepourcent")
            .data(datatemp)
            .enter()
            .append("text")
 70) ? " blanctexte textepourcent" : "textepourcent") })
            .attr("text-anchor", function(d) {
                if (d.pourcent                 else return "end"
            })
            .attr("y", function(d) { return y(d.quidonc) + (y.bandwidth() / 1.7); })
            .attr("x", function(d) {
                if (d.pourcent                 else { return x(d.pourcent) - 5 }

            })
            .text(function(d) { return (d.pourcent).toLocaleString() + " %" })


        /* On affiche les axes et les lignes  */
        svg.append("g")
            .attr("class", "grid")
            .call(make_x_gridlines()
                .tickSize(height)
                .tickSizeOuter(0)
            )
        svg.append("g")
            .attr("class","axey")
            .call(d3.axisLeft(y)
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                    if (d == "blancsnuls") return "blancs"
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Accusations de fraude
Dans un pays qui n’a plus connu de second tour à la présidentielle depuis 1996 — sur fond de fraude massive —, ces scores très élevés montrent ce que l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ou le Conseil de l’Europe appellent pudiquement une « élection pas exemplaire » à propos de la présidentielle de 2012. Les deux organisations avaient alors évoqué « certaines défaillances à la fois dans la préparation et dans la tenue de cette élection ».

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Tatiana Kastouéva-Jean : « Le pouvoir russe est obsédé par le contrôle »



Côté pouvoir, et pour limiter le mécontentement, « la consigne a été d’éviter au maximum les fraudes, du moins les plus visibles, notamment dans les grandes villes, les choses se font autrement et surtout très en amont », analyse la politologue Tatiana Kastouéva-Jean. « En amont », ça revient surtout à sélectionner les candidats autorisés à se présenter, afin d’écarter ceux qui « constituent le risque de perturbation le plus grand ».
Cela n’a pas empêché certaines régions du Caucase de passer outre et d’afficher des résultats suspects, tels les 99,76 % pour Poutine en Tchétchénie, 92,84 % au Dagestan, ou 91,91 % en Ingouchie lors de la présidentielle de 2012.
Modifications de la loi électorale
La loi fédérale du 5 décembre 2006 vise à réprimer les activités extrémistes en période électorale, comme la « propagation d’un discours de haine » ou de « symboles nazis ». Mais la loi punit d’annulation de l’inscription d’un candidat pour « toute atteinte à la propriété intellectuelle », relève le Conseil de l’Europe, ce qui est suffisamment flou pour pouvoir être interprété largement.
Depuis que cette loi est entrée en vigueur, le 7 décembre 2006, les possibilités pour un citoyen d’être élu sont restreintes ; ainsi, toute condamnation « pour avoir appelé ou incité à exercer des activités extrémistes » est incompatible avec une candidature à la présidentielle. Par ailleurs, la même loi impose qu’un candidat ait purgé ses peines — ferme ou avec sursis — pour pouvoir se présenter ; ce qui n’est pas le cas du candidat anticorruption Alexeï Navalny, disqualifié pour des condamnations pénales, qu’il réfute.
Enfin, cette loi a supprimé des bulletins la case du vote « contre tous » (les candidats), une sorte de vote protestataire reconnu. Entre 1996 et 2004, ce vote est passé de 1,56 % à 3,5 % aux élections présidentielles ; il avait même atteint 4,7 % des suffrages aux législatives de 2003.
Parmi les rares nouveautés du scrutin de 2018, le candidat communiste a changé ; le Parti communiste de la Fédération de Russie ne présente plus Guennadi Ziouganov — candidat à toutes les élections de 1996 à 2012 —, mais un ingénieur en mécanique de 57 ans, Pavel Groudinine. En l’absence d’opposition « non autorisée », le président Poutine a toutes les chances de rester locataire du Kremlin six années de plus — au lieu de quatre jusqu’en 2012 —, et ce, dès le premier tour, dimanche 18 mars.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 16/03/2018
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Moscou va enquêter sur la « tentative d’assassinat » de la fille de Sergueï Skripal

Londres tient Moscou pour responsable de cette attaque et a annoncé une série de sanctions contre la Russie, qui nie fermement son implication.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 16h28
 • Mis à jour le
17.03.2018 à 06h43
   





                        



   


La Russie va ouvrir sa propre enquête. Moscou a annoncé, vendredi 16 mars, avoir ouvert une enquête pour « tentative d’assassinat » de Youlia, la fille de l’agent double russe Sergueï Skripal, victime d’un empoisonnement avec son père au Royaume-Uni le 4 mars. Une procédure pour « meurtre » a également été ouverte à la suite de la mort suspecte d’un autre exilé russe à Londres.
L’empoisonnement des Skripal a pris ces derniers jours des allures de confrontation au parfum de guerre froide. Londres a jugé la Russie responsable, et la première ministre, Theresa May, a annoncé une série de sanctions contre Moscou, dont l’expulsion de vingt-trois de ses diplomates et le gel des contacts bilatéraux. La Russie, qui rejette ces accusations, a promis des mesures de représailles « d’une minute à l’autre ».
Londres a par ailleurs provoqué vendredi la colère du Kremlin en jugeant « probable » que Vladimir Poutine ait « ordonné » l’empoisonnement de l’agent double russe, accentuant la confrontation entre les deux capitales. Le ministre britannique des affaires étrangères, Boris Johnson, a assuré que Londres en voulait au « Kremlin de Poutine » et non à la Russie.

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                Ex-espion empoisonné : Londres, Paris, Berlin et Washington accusent Moscou



Enquête sur la mort de Nikolaï Glouchkov
La seconde enquête concerne le « meurtre » de Nikolaï Glouchkov, exilé russe au Royaume-Uni et ancien allié de l’ex-oligarque devenu opposant en exil Boris Berezovski, retrouvé mort dans des circonstances inexpliquées à Londres lundi. Selon des médias russes, le corps de Nikolaï Glouchkov portait des traces de strangulation.
Pour ces deux affaires, le Comité d’enquête russe se dit « prêt à travailler avec les organismes compétents au Royaume-Uni ».
Parallèlement, la police britannique a annoncé, vendredi, l’ouverture d’une enquête sur le meurtre de M. Glouchkov « à la suite des résultats de l’autopsie ». Scotland Yard a déclaré dans un communiqué que la police antiterroriste était chargée de l’enquête. A ce stade, ajoute le Yard, celle-ci n’établit « pas de lien » avec l’empoisonnement des Skripal.
« Message clair »
L’affaire de l’empoisonnement de l’agent double et de sa fille a été ajoutée, vendredi, à l’agenda du sommet européen programmé les 22 et 23 mars à Bruxelles, d’où l’Union européenne (UE) compte envoyer un « message clair », selon le président du Conseil européen, Donald Tusk. Avant le sommet, cette affaire sera aussi au programme d’une réunion des ministres des affaires étrangères de l’UE à Bruxelles dès lundi.
« Un événement de ce type dans un Etat membre ne peut pas être passé sous silence », a commenté une source diplomatique à Bruxelles, jugeant que « la seule explication plausible est celle fournie par Londres » dans cette affaire. « Les sanctions sont compliquées à prendre à vingt-huit », a-t-il toutefois ajouté.



                            


                        

                        


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Corbyn refuse d’attribuer à Moscou l’empoisonnement de Salisbury

Dans un article publié dans la presse britannique, M. Corbyn met en garde contre le retour d’une « intolérance mccarthyste ».



Le Monde
 |    16.03.2018 à 15h21
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 17h35
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



   


Les éventuelles répercussions de l’affaire Skripal sur l’élection présidentielle russe du dimanche 18 mars seront scrutées, mais déjà, l’empoisonnement de l’ancien espion en exil provoque des remous dans la vie politique britannique. Vieux militant pacifiste et anti-OTAN, Jeremy Corbyn, chef du Labour, attise la discorde au sein de son parti en refusant de condamner la Russie pour ce que la première ministre Theresa May a qualifié d’« affront à l’interdiction de l’usage des armes chimiques ».
Critiqué par des élus travaillistes pour avoir dressé un parallèle entre le travail des services de renseignement britanniques sur l’empoisonnement de Salibury et les mensonges utilisés pour justifier l’entrée en guerre du Royaume-Uni en Irak en 2003, M. Corbyn vient d’aggraver son cas à leurs yeux.
Dans un article publié jeudi 15 mars par The Guardian, le leader chef de l’opposition estime que « se précipiter sans attendre les preuves réunies par la police dans une atmosphère parlementaire enfiévrée ne sert ni la justice ni notre intérêt national ». « Le Royaume-Uni doit demander des comptes aux auteurs de cet acte, poursuit-il. Mais pour autant, ce n’est pas le moment de porter des jugements hâtifs qui pourraient conduire à une nouvelle Guerre froide. » Comme s’il oubliait que la Russie n’est pas l’URSS, M. Corbyn met en garde contre le retour d’une « intolérance mccarthyste ».
« Trop tôt pour trancher »
En début de semaine, la première ministre Theresa May avait elle-même envisagé deux hypothèses pour expliquer l’empoisonnement au novitchok, une substance neurotoxique mise au point du temps de l’URSS : « Soit une attaque directe de l’Etat russe contre notre pays, soit le gouvernement russe a perdu le contrôle de [ce produit] terriblement nocif et a permis son utilisation par d’autres ». Mais mercredi 14 mars, elle a conclu qu’en l’absence de clarification par Moscou, « il n’existe pas d’autre conclusion que celle qui désigne l’Etat russe comme coupable ».

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Jeremy Corbyn estime qu’il est trop tôt pour trancher. « Des comptes doivent être demandés aux autorités russes sur la base de preuves », écrit-il en demandant une réponse « à la fois résolue et proportionnée ». Convoquant à nouveau le souvenir cuisant des « fausses informations » ayant mené à l’intervention en Irak à laquelle il s’était fermement opposé, M. Corbyn affirme que, dans sa longue vie de parlementaire, il a trop souvent vu « la lucidité sur une crise internationale submergée par l’émotion et les jugements hâtifs ».
Certes, le leader de la gauche « ne soutient pas le régime de Poutine, son autoritarisme conservateur, ses atteintes aux droits de l’homme », certes l’attentat de Salisbury est selon lui « barbare et plus qu’irresponsable », certes il approuve l’expulsion de 23 diplomates russes, mais M. Corbyn reproche à Mme May sa passivité à l’égard des oligarques russes qui blanchissent leur fortune à la City de Londres. « Nous devons cesser d’entretenir le capitalisme népotique russe en Grande-Bretagne et les milliardaires corrompus qui utilisent Londres pour protéger leur argent », écrit-il en réclamant de nouvelles actions anti-blanchiment.
Des positions « troublantes »
La retenue de M. Corbyn à l’égard de Moscou rend furieux de nombreux élus travaillistes anti-Corbyn qui, depuis le succès électoral aux législatives de juin, avaient cessé de le critiquer. Le député John Woodcock a obtenu la signature de plus de trente élus au bas d’une motion parlementaire reconnaissant « sans équivoque » la « culpabilité » de la Russie dans l’empoisonnement de Salisbury. Il estime « troublantes » les positions du leader de son propre parti, s’agissant d’« un homme qui souhaite diriger notre pays à un moment où il est menacé ». Plusieurs élus Labour réclament le report de la Coupe du monde prévue cet été en Russie, ou son tranfert dans un autre pays.

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                Ex-espion empoisonné : les Occidentaux font bloc contre Poutine



Même Emily Thornberry, ministre des affaires étrangères du cabinet fantôme et proche de M. Corbyn, a déclaré qu’il existait des « présomptions suffisantes » contre la Russie. Quant à Keir Starmer, chargé du Brexit à la direction du Labour, il estime « très important d’appuyer l’action de la Première ministre ». Pour Mme May, dont le leadership est sans cesse contesté, et qui dispose d’une majorité fragile à Westminster, la fracture ouverte au Labour par l’affaire russe tient de la divine surprise.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Santiago Cantera, qui gère la basilique du Valle de los Caídos, où reposent 34 000 morts de la guerre civile, a refusé de se rendre au Sénat le 12 mars, où il était convoqué pour son opposition à l’exhumation de deux républicains.
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En Espagne, les moines veillent sur Franco et retiennent ses victimes


                      Santiago Cantera, qui gère la basilique du Valle de los Caídos, où reposent 34 000 morts de la guerre civile, a refusé de se rendre au Sénat le 12 mars, où il était convoqué pour son opposition à l’exhumation de deux républicains.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 14h35
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 23h11
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








   


Il était convoqué au Sénat, lundi 12 mars, pour expliquer son opposition à l’exhumation de deux républicains assassinés durant la guerre civile (1936-1939). Mais le prêtre bénédictin Santiago Cantera, qui gère l’abbaye et la basilique du Valle de los Caídos, où repose Francisco Franco, n’a pas daigné se présenter. Dans un courrier envoyé à la Chambre haute, il s’est excusé en mentionnant ses « devoirs à la tête du monastère » et sa « condition de religieux ». Condescendant, il a invité les sénateurs à se déplacer eux-mêmes à l’abbaye, où il s’est dit disposé à leur donner « toutes les explications nécessaires… » De quoi provoquer la colère des socialistes, à l’origine de la demande de comparution devant la Commission de justice, mais aussi des associations de La Mémoire historique, qui dénoncent depuis des années les obstacles récurrents posés par l’Eglise. Le « devoir moral » du prêtre est de se rendre à ce rendez-vous « avec la démocratie », critique l’avocat des victimes du franquisme Eduardo Ranz.
Dans son mausolée monumental, construit après la guerre civile par des prisonniers républicains près de l’Escorial, à 50 kilomètres de la capitale, la tombe de l’ancien dictateur est entourée de cryptes qui renferment les ossements de près de 34 000 morts de la guerre civile. S’y trouvent des nationalistes, mais aussi des républicains, souvent déterrés des fosses communes sans l’accord de leur famille pour être entassés dans les murs de la sinistre basilique, censée célébrer la réconciliation. Plus de 12 000 d’entre eux n’ont pas de noms. Les autres sont identifiés et localisés dans les niches numérotées des columbariums, enterrés sous la croix de 130 mètres de haut, à la gloire de leur bourreau.
Les tombes de Franco et du fondateur de la Phalange
A plusieurs reprises, des descendants ont souhaité récupérer la dépouille de leurs proches. En vain. Jusqu’à ce qu’en 2016 un juge de San Lorenzo del Escorial donne raison à la petite-fille d’un militant anarcho-syndicaliste de la Confédération nationale du travail (CNT), et ordonne l’exhumation de son grand-père et de son grand-oncle, les frères Lapeña. La victoire judiciaire est célébrée par les descendants de républicains. Mais elle est éphémère.
Car c’était compter sans l’opposition des moines bénédictins qui occupent El Valle de los Caídos, malgré son statut de « patrimoine national ». Des moines qui entretiennent les tombes de Franco et du fondateur de la Phalange José Antonio Primo de Rivera, et célèbrent une messe chaque 20 novembre, jour anniversaire de leurs morts. Ils sont devenus les gardiens de la mémoire du dictateur. C’est d’ailleurs Santiago Cantera qui a officié lors de la messe célébrée en l’honneur de la fille unique du caudillo, Carmen Franco, morte en décembre.

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                Les fantômes du franquisme



Pour le prêtre, qui considère la basilique comme un « lieu de prière et de réconciliation », pas question de toucher aux cryptes. Après avoir barré l’accès des techniciens médico-légaux aux ossuaires et paralysé l’installation de microcaméras afin d’évaluer l’état de leur conservation, il a déposé un recours devant l’Audience nationale pour empêcher l’exhumation. « La communauté bénédictine reconnaît les droits des proches qui demandent d’exhumer la dépouille de leurs aïeux, mais désire que soient garantis les droits des familles de ceux qui sont enterrés ici », écrit le prêtre dans sa lettre au Sénat, disant craindre que les ossuaires ne soient endommagés.
Est-ce à lui de prendre une telle décision, alors que les cryptes sont considérées comme un cimetière public ? Le prêtre, lui, estime que les ossuaires se trouvent dans un lieu sacré, sous son autorité. Mais, en janvier, des familles ont déposé une douzaine de plaintes contre lui, pour désobéissance. Les sénateurs, à l’exception des socialistes, iront finalement lui rendre visite le 26 mars. Pour la petite-fille Lapeña, il y a urgence : elle a promis à son père, âgé de 93 ans, d’enterrer dignement son grand-père avant sa mort…

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                Le Parlement espagnol vote une résolution sur le déplacement des restes de Franco






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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Ces dernières années, ils sont arrivés par milliers dans la capitale ukrainienne, attirés par le vent de liberté qui y souffle. Opposants persécutés par le régime ou jeunes diplômés des classes moyennes, ils fuient l’atmosphère pesante de l’ère Poutine.
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Kiev, terre d’accueil de l’exil russe


                      Ces dernières années, ils sont arrivés par milliers dans la capitale ukrainienne, attirés par le vent de liberté qui y souffle. Opposants persécutés par le régime ou jeunes diplômés des classes moyennes, ils fuient l’atmosphère pesante de l’ère Poutine.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 14h35
 • Mis à jour le
17.03.2018 à 12h08
    |

            Benoît Vitkine








                              

                        

Toutes les révolutions ont commencé dans un salon, et celui d’Olivier Védrine, dans la banlieue de Kiev, en vaut bien un autre. Cet universitaire français installé de longue date dans la capitale ukrainienne, où il est devenu un habitué des plateaux télévisés, a fait de son appartement le point de ralliement de l’opposition russe exilée en Ukraine.
Chaque semaine, ses convives y discutent de perspectives qu’eux-mêmes reconnaissent lointaines. Que feront-ils une fois au pouvoir à Moscou ? Faudra-t-il juger les responsables de l’ancien régime ou bien assurer une transition en douceur ? Que dire aux Républiques du Caucase qui pourraient être tentées par la sécession ?
Ce petit cercle a une tête d’affiche : Ilya Ponomarev, le seul député de la Douma (le Parlement russe) à avoir voté contre le rattachement de la Crimée à la Russie, en 2014, après la prise de contrôle du territoire ukrainien par l’armée. Cet homme politique de 42 ans y a gagné une popularité importante en Ukraine et des ennuis sérieux en Russie. Accusé de détournement de fonds dans une affaire aux airs de vendetta judiciaire, il a fui chez le voisin ukrainien.
En cette fin février, il est le témoin vedette du procès pour trahison de l’ancien président Viktor Ianoukovitch, jugé par contumace après avoir été renversé par la révolution de Maïdan et s’être réfugié en Russie. « Ce n’est qu’une étape, assure Ilya Ponomarev en picorant les chocolats servis par son ami Olivier Védrine. Les vrais coupables de ces événements sont à Moscou. Poutine a trahi la Constitution russe. »

« En votant contre l’annexion, je savais que j’aurais des problèmes, explique-t-il encore, mais je ne pensais pas me retrouver moi-même en Ukraine deux ans plus tard. J’aurais pu choisir un exil doré à Londres, mais vivre ici, c’est une manière d’être au plus près du front, de me battre pour mon pays. »

« Front ». Le mot n’est...




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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Le 8 mars, le Parlement néerlandais a rejeté une proposition visant à instaurer un tribunal pour juger les chiens présumés dangereux.
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Aux Pays-Bas, la justice, ce n’est pas (encore) pour les chiens


                      Le 8 mars, le Parlement néerlandais a rejeté une proposition visant à instaurer un tribunal pour juger les chiens présumés dangereux.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 14h34
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                              

                        

Établir des procès équitables pour les chiens méchants et leur éviter une condamnation à mort quasi systématique : le débat a été porté à la Chambre des députés de La Haye par deux élus, Frank Futselaar, membre de la gauche radicale, et son collègue écologiste Rik Grashoff. Quelque sept cents chiens sont, chaque année, enlevés à leur maître aux Pays-Bas, en raison des morsures qu’ils ont infligées ou de leur comportement agressif. Une bonne partie d’entre eux est euthanasiée après, toutefois, qu’un membre du parquet a consulté la faculté vétérinaire de l’université d’Utrecht.
« Garantie insuffisante », jugent les deux parlementaires. Appuyés par d’autres membres de l’opposition, ils prônent des mesures alternatives, comme le coaching des molosses turbulents ou l’obligation de les tenir en laisse. L’euthanasie est simplement un moyen peu coûteux de se débarrasser des cabots agressifs, traités comme des « rebuts », dénoncent les porteurs du projet. Sandra van de Werd, militante du Comité d’aide d’urgence aux animaux, estime que le chien batave est détruit comme « une simple machine à laver ».
Le chien, un enjeu politique
Une dizaine d’avocats pénalistes, parmi lesquels deux vedettes du barreau, ont appuyé la campagne des deux élus, avec l’espoir qu’ils soient rejoints par des membres de la majorité, dont les centristes réformateurs de D66, qui comptent dans leurs rangs un porte-parole de la cause animale. Le thème est, il est vrai, devenu une composante du débat politique néerlandais. La Chambre basse du Parlement compte actuellement cinq élus (sur 150) du Parti des animaux (PvdD) et les sondages lui en promettent au moins huit à l’avenir.
Les Pays-Bas ont longtemps disposé d’un texte interdisant la possession de chiens dangereux. Cette loi dite « pitbull », votée après l’agression de trois enfants par un molosse, a été abrogée en 2009. Un comité de défense des propriétaires était parvenu, à l’issue...




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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’économiste Christian Saint-Etienne estime qu’on ne peut viser à la fois l’objectif d’un marché unique ouvert à la mondialisation et celui de faire de l’Europe une économie qui compte.
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Seul « un cadre d’action intergouvernemental de dix à douze pays » pourra faire de l’Europe une puissance

Dans une tribune au « Monde », l’économiste Christian Saint-Etienne estime qu’on ne peut viser à la fois l’objectif d’un marché unique ouvert à la mondialisation et celui de faire de l’Europe une économie qui compte.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 14h00
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Christian Saint-Etienne (Professeur titulaire de la Chaire d’économie industrielle au Conservatoire national des arts et métiers)







                        



                                


                            
Tribune. Le nouveau gouvernement allemand fait profession de foi européenne. Mais est-ce celle d’Emmanuel Macron, ou celle de Mark Rutte, premier ministre des Pays-Bas, qui s’est opposé, dans un discours à Berlin, le 2 mars, à l’idée d’un budget et d’un ministre des finances spécifiques à la zone euro ? Pour lui, l’urgence est de réduire les déficits et la dette des pays membre de la zone ainsi que le budget 2021-2027 de l’Union à 27 à la suite du départ du Royaume-Uni ; et il est hors de question que le Nord de la zone euro prenne en charge les dettes du Sud. Cette position est partagée à mi-voix par l’Allemagne, et par d’autres pays nord-européens. Pour les tenants de cette Europe minimale, la reprise économique semble régler les problèmes et il n’y aurait pas besoin de réformes systémiques.
Les populistes, mais aussi beaucoup de pro-européens, rejettent l’Europe sans frontières et l’ouverture au commerce international sans réciprocité
Or, il y a deux failles gravissimes dans le raisonnement de M. Rutte. La première est que, avec la consolidation de l’AFD en Allemagne en septembre 2017 et la poussée de la Ligue du Nord et du Mouvement cinq étoiles en Italie en mars 2018, la vague populiste n’a en réalité pas diminué. Les populistes, mais aussi beaucoup de pro-européens, rejettent l’Europe sans frontières et l’ouverture au commerce international sans réciprocité, notamment vis-à-vis des Etats-Unis et de la Chine. Ils attendent une politique crédible face à l’immigration débridée et au chômage élevé, notamment chez les jeunes dans les pays du Sud.
La deuxième faille est, qu’en dépit des excédents extérieurs mirobolants de l’Allemagne et des Pays-Bas, l’Europe s’effondre face à la Chine et aux Etats-Unis dans la guerre numérique. Il n’y a pas de grandes plates-formes numériques en Europe, y compris en Allemagne et aux Pays-Bas, face aux Gafam américains (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) et aux BATX chinois (Baidu, Alibaba,...




                        

                        

