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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Le député Les Républicains de Mayotte, Mansour Kamardine, a annoncé vendredi qu’il allait rejoindre la mission mise en place par le gouvernement. Une décision qui pourrait être une étape vers l’apaisement de l’île.
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Crise à Mayotte : Girardin annonce une réorganisation des services de l’Etat, les blocages se poursuivent

Le député Les Républicains de Mayotte, Mansour Kamardine, a annoncé vendredi qu’il allait rejoindre la mission mise en place par le gouvernement. Une décision qui pourrait être une étape vers l’apaisement de l’île.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 18h19
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 18h54
   





                        



   


La crise politique, économique et sociale, qui a débuté il y a près d’un mois se poursuit à Mayotte. Une nouvelle réunion entre les représentants de l’Etat et du mouvement social n’a de nouveau rien donné jeudi 15 mars. Mais vendredi, la ministre des outre-mer, Annick Girardin, a fait savoir qu’elle annoncerait « très prochainement une réorganisation profonde des services de l’Etat » dans l’île.
C’est annonce survient alors que l’une des principales revendications des manifestants est la restauration de l’autorité de l’Etat. « Les Mahoraises et les Mahorais attendent un Etat plus efficace. Ils réclament des services publics performants et des agents publics qui répondent à leurs besoins, a expliqué Mme Girardin dans une vidéo sur Facebook. L’Etat respecte ses engagements pris. La confiance restera le maître mot. »

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                Mayotte, une île au cœur des flux de populations



« Dépasser ses postures »
Alors que les blocages se poursuivent dans l’île après que les propositions avancées par le gouvernement ont été rejetées par l’intersyndicale, la ministre a appelé à « la responsabilité de tous » et demandé à « chacun de dépasser ses stratégies, ses postures, et de renouer le dialogue dans l’intérêt de Mayotte ».
Dans l’après-midi vendredi, le député Les Républicains de Mayotte, Mansour Kamardine, a annoncé qu’il avait « décidé de prendre part aux travaux de la mission de haut niveau mise en place par le gouvernement ». Cette annonce pourrait être une étape importante dans l’apaisement de l’île. Pour l’élu, « l’Etat a fait montre de sa volonté de respecter sa parole » :
« Les opérations de contrôle de la régularité au regard du droit de séjour se sont multipliées. Les actions d’intervention visant les bandes organisées sont lancées avec détermination. Les renforts d’urgence en forces de l’ordre sont arrivés à Mayotte et sont déployés sur le terrain. »
M. Kamardine demande toutefois « l’amplification des actions visant à lutter contre l’immigration illégale et l’insécurité ».




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Etudiants, mais aussi lycéens, ouvriers, immigrés, banlieusards, paysans... La figure du « soixante-huitard » converti au néolibéralisme par opportunisme masque une réalité plurielle.
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édition abonné


Existe-t-il une « génération 68 » ?

Etudiants, mais aussi lycéens, ouvriers, immigrés, banlieusards, paysans... La figure du « soixante-huitard » converti au néolibéralisme par opportunisme masque une réalité plurielle.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 16h55
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 18h05
    |

                            Marion Rousset








                        



                                


                            

Depuis des décennies, on se repasse le même film. Celui d’une génération d’étudiants qui évoluent dans un tout petit périmètre parisien, entre la Seine et le Luxembourg, la rue d’Ulm et le boulevard Saint-Michel. On raconte l’histoire de ces jeunes gens qui ont décidé, un joli jour de mai, de transformer la cour de la Sorbonne en agora. On évoque en toile de fond les guerres d’Algérie et du Vietnam, la révolution cubaine et les projets de Mao, trame de leur engagement politique. On parle de ces rebelles d’un soir qui se sont convertis au néolibéralisme pour occuper des postes de pouvoir.
Figures de proue
Ces trajectoires sont-elles vraiment emblématiques d’une « génération 68 » – expression devenue un lieu commun ? « Un certain nombre de porte-parole autoproclamés ont construit cette idée de “génération 68” sur la base de leur devenir propre, qui n’était pas représentatif des destinées des soixante-huitards ordinaires. Leur vision a évacué la masse des lycéens, des ouvriers, des employés qui ont participé à l’événement », estime la sociologue Julie Pagis.
Un livre joue un rôle crucial dans la construction de ce mythe : Génération (Seuil). Le best-seller d’Hervé Hamon et de Patrick Rotman, dont les deux tomes paraissent en 1987 et 1988, donne naissance à une série documentaire diffusée sur TF1 à la fin des années 1990. Il popularise le mythe d’une jeunesse révoltée, privilégiée, hédoniste et opportuniste. Au fil des commémorations, une poignée de « vedettes » ayant un accès direct aux médias ont contribué à façonner ce portrait à leur image.
Dans les années 2000, ce sont les mêmes figures de proue que fait revivre l’écrivain Olivier Rolin dans ­Tigre en papier (Seuil, 2002), roman amer sur les ruines de la révolution. Et quand, quarante ans après les événements, Virginie Linhart publie Le Jour où mon père s’est tu (Seuil), c’est toujours aux plus célèbres des intellectuels militants – Benny Lévy, Blandine...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Arrivé en tête avec 48,5 % des voix au premier tour, Olivier Faure est assuré, avec à peine plus de 17 000 voix, de devenir premier secrétaire du Parti socialiste, après le retrait de Stéphane Le Foll.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤                     
                                                

Congrès du PS : quatre fois moins de votants en dix ans

Arrivé en tête avec 48,5 % des voix au premier tour, Olivier Faure est assuré, avec à peine plus de 17 000 voix, de devenir premier secrétaire du Parti socialiste, après le retrait de Stéphane Le Foll.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 16h40
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16.03.2018 à 18h28
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                            Les Décodeurs








                        



   


Arrivé largement en tête du premier tour, jeudi 15 mars, avec 48,5 % des suffrages exprimés par les militants, Olivier Faure, le président du groupe Nouvelle Gauche à l’Assemblée nationale, est assuré de devenir le premier secrétaire du PS, après le retrait de Stéphane Le Foll, arrivé en deuxième position, avec 26,1 % des voix. Suivent Emmanuel Maurel (18,98 %) et Luc Carvounas (6,36 %).

        Lire aussi :
         

                Stéphane Le Foll annonce qu’il se retire, Olivier Faure assuré de prendre la tête du Parti socialiste



Selon les chiffres définitifs transmis vendredi par le coordinateur du parti, Rachid Temal, 37 014 militants ont voté, dont 36 439 suffrages exprimés lors de cette consultation organisée avant le congrès d’Aubervilliers, les 7 et 8 avril. Olivier Faure a donc obtenu le vote d’un peu moins de 17 700 militants socialistes. Un deuxième tour doit être organisé le 29 mars, mais, avec un seul candidat en lice, la participation risque d’être encore plus faible.


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Congrès du PS : Olivier Faure a recueilli 48,5 % des suffrages, soit 17 695 voix
Quatre candidats se présentaient au premier tour du congrès socialiste d'Aubervilliers, le 15 mars 2018.

Source : Parti socialiste



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Les responsables socialistes semblent se contenter de ce taux de participation. « Après les terribles défaites, neuf mois plus tard, 37 000 camarades se sont déplacés », se félicite M. Temal sur Twitter. Pourtant, trois ans plus tôt, au premier tour de l’élection pour le congrès de Poitiers, ils étaient plus de 71 000 votants. Un chiffre qui atteignait presque 132 000 en 2008.


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Congrès du PS : en dix ans, le nombre de participants est passé de 132 000 à 37 000
Les noms et scores des candidats apparaissent au survol.

Sources : PS, Wikipedia



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Le nombre de votants lors des congrès n’a cessé de baisser ces dix dernières années. Un désamour qui s’est aussi ressenti lors de l’organisation des primaires pour désigner le candidat à l’élection présidentielle. Ouvertes aux non-militants, elles ont recueilli un million de suffrages de moins en 2017 que lors de leur première édition, en 2011.

   



        Lire aussi :
         

                Olivier Faure, le rassembleur du Parti socialiste






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Patrick Roger, journaliste au service politique du « Monde », actuellement à Mayotte, a répondu à vos questions.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le juriste Philippe Blachèr estime nécessaire l’inscription dans un article constitutionnel de principes fondamentaux sur la transparence de la vie publique.
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« La déontologie de la vie politique, grande absente de la réforme constitutionnelle »

Dans une tribune au « Monde », le juriste Philippe Blachèr estime nécessaire l’inscription dans un article constitutionnel de principes fondamentaux sur la transparence de la vie publique.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 15h42
    |

Philippe Blachèr (Professeur à l’université de Lyon)







                        



                                


                            

Tribune. La réforme constitutionnelle, qui fait actuellement l’objet de consultations et devrait être présentée en conseil des ministres au mois d’avril, vise à moderniser la Constitution de 1958 sans affecter les grands équilibres institutionnels qui ont forgé la longévité du régime de la Cinquième République.
Les mesures en discussion concernent la diminution du nombre des députés et sénateurs, la limitation du nombre des mandats parlementaires à trois, la réforme du Conseil économique social et environnemental, la suppression de la Cour de justice de la République, la réforme du Conseil supérieur de la magistrature, la suppression des membres de droit au Conseil constitutionnel, la limitation du droit d’amendement des parlementaires, l’inscription de la Corse et la référence à la protection climatique dans le préambule.
Curieusement, aucune référence n’est faite à ce qui constitue, sans nul doute, le cœur de la rénovation du système politique : la déontologie de la vie politique. Les pouvoirs publics se sont pourtant engagés, bien avant l’affaire Cahuzac de 2013, dans un processus de codification de règles de bonne conduite et de transparence (notamment en matière de financement de la vie politique et de comportement des élus) et dans la mise en place de mécanismes sectoriels d’enquête et de sanction pour lutter contre les conflits d’intérêts, pour sanctionner les manquements grave à l’éthique et pour rappeler les élus et les décideurs au devoir d’exemplarité en raison du caractère public de leur charge.
« Il ne peut y avoir de réforme sans confiance »
Si le législateur français a adopté, depuis 1988, des lois afin d’injecter des règles déontologiques dans le financement de la vie politique, les lois relatives à la transparence de la vie publiquede 2013, à la lutte contre la corruption dite « Sapin 2 » de 2016 et à la confiance dans la vie politique de 2017, énoncent les règles de comportement attendues...




                        

                        


<article-nb="2018/03/16/19-6">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Le régime de retraite des cheminots leur assure un départ plus tôt et une pension plus confortable que le reste de la population. Mais ce système déséquilibré coûte cher à l’Etat.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                

La retraite des cheminots, un régime spécial largement déficitaire

Le régime de retraite des cheminots leur assure un départ plus tôt et une pension plus confortable que le reste de la population. Mais ce système déséquilibré coûte cher à l’Etat.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 15h28
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 15h42
    |

                            Jean-Gabriel Fernandez








                        



   


Le projet de réforme de la SNCF suscite l’inquiétude des cheminots pour leur avenir. Si le premier ministre, Edouard Philippe, a bien assuré que le projet de loi « n’est pas la réforme des retraites des cheminots », il a aussi annoncé la fin de l’embauche « au statut » des employés de la SNCF. Autrement dit, que les futurs agents ne seront pas sous le statut actuel des cheminots et ne cotiseront pas pour le régime spécial actuellement en vigueur, ce qui signifiera mécaniquement moins de cotisations salariales pour les retraites.
Ce régime spécial dont bénéficient les cheminots est dans le collimateur du gouvernement à cause de son coût élevé. Durant la seule année 2016, les retraites des cheminots ont été déficitaires de 3,3 milliards d’euros, comblés par l’Etat.
Pourquoi ça coûte si cher ?
Ils étaient 260 000 retraités de la SNCF en 2017, un chiffre à rapporter à environ 150 000 personnes actuellement employées par l’entreprise. Ce nombre important est en partie expliqué par l’âge minimum de départ en retraite pour les cheminots : 57 ans pour les agents sédentaires et 52 ans pour les conducteurs. L’âge minimum peut varier jusqu’à deux ans en fonction de l’année de naissance des agents, mais reste très en dessous du minimum de 62 ans en vigueur dans le privé. En 2016, en moyenne, les conducteurs ont pris leur retraite à 53 ans et 5 mois, les autres employés SNCF à 57 ans et 6 mois, contre 62 ans et 5 mois pour les affiliés au régime général.
Plus confortable que la retraite moyenne en France, qui était de 1 376 euros en 2015
La pension de retraite des cheminots est également plutôt avantageuse. A taux plein, elle correspond à 75 % du salaire des six derniers mois d’activité (dans le privé, on fait la moyenne des salaires des vingt-cinq meilleures années), auxquels s’ajoutent une grande part des primes. En 2016, la pension directe moyenne versée aux cheminots était de 24 759 euros par an, soit 2 063 euros par mois. Celle-ci est plus confortable que la retraite moyenne en France, qui était de 1 376 euros en 2015, selon le ministère des solidarités et de la santé.
Ce régime spécial, obtenu en 1909, est antérieur à la fondation de la SNCF. Or, il est aujourd’hui incapable de s’autofinancer et est subventionné par l’Etat, au même titre que dix autres régimes spéciaux (marine, mines, transports urbains). Le coût total des prestations de retraite des cheminots en 2016 était de 5,3 milliards d’euros, que les cotisations ne suffisent pas à couvrir. L’Etat a donc versé 3,3 milliards d’euros pour les cheminots à la retraite, soit près de 60 % du budget total dédié cette année-là aux onze régimes spéciaux, dont fait partie la SNCF.


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	}



Contribution de l'Etat au financement des pensions de retraite de la SNCF depuis 2015


Source : Caisse prévoyance retraite de la SNCF



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	Highcharts.setOptions({
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		plotBands: [{
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        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ]
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		}	
	}

});


Seuls les « agents du cadre permanent » de la SNCF sont affiliés au régime spécial des cheminots, cotisent et en bénéficient. Ils doivent avoir été embauchés avant leurs 30 ans, posséder toutes les qualifications demandées par l’entreprise et passer une période d’évaluation allant d’un an à deux ans et demi. Pour bénéficier de la retraite à taux plein en 2016, ils devaient également avoir accumulé 163 ou 164 trimestres de service à la SNCF, avec un taux de cotisation de 8,2 %. Dans le privé, le taux de cotisation moyen est aux alentours de 11 % pendant 172 trimestres. Les cheminots ont également une cotisation retraite avantageuse par rapport aux fonctionnaires, qui cotisent à hauteur de 10,56 %.
A la SNCF, 0,56 actif pour 1 retraité
Il y a en France 17,5 millions d’actifs qui travaillent, contre 14 millions de retraités. C’est-à-dire que 1,3 actif cotise pour chaque personne à la retraite. A la SNCF, où l’on est passé de 303 000 agents en 1970 à 150 000 aujourd’hui, ce ratio est de 0,56. En 2016, on comptait près de deux retraités pour chaque cotisant à la SNCF, et la situation continue de se dégrader. « Le nombre des cotisants baisse régulièrement à la SNCF, de 1,4 % en 2014, 2 % en 2015 et, en prévision, de 1,2 % en 2017 », note la commission chargée d’examiner les régimes de retraite par le Sénat.


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Nombre de cotisants et de pensionnés dans le régime de la SNCF


Source : Sénat



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
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	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ]
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      ],
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      ]
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	function findLength(str) {
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			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
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	}

});


Vers une disparition du régime spécial ?
C’était l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron, qui ne cache pas son ambition d’abolir le régime de retraite des cheminots, qu’il qualifiait d’« injuste » l’été dernier lors d’un échange avec des cheminots.
« Je souhaite que l’on puisse avoir au premier semestre 2018 une loi-cadre qui donne le top départ de cette réforme, par exemple au 1er juillet 2018 ou début 2019. (…) Ceux qui étaient à cinq ans de la retraite ne sont pas touchés, les autres ont des droits acquis dans un régime et à partir de ce jour-là basculent vers un régime unique, où un euro cotisé donne lieu aux mêmes droits. »
Ce n’est pas la première fois que le gouvernement cherche à revenir sur les avantages dont bénéficient les retraités de la SNCF. En 2008, une réforme des régimes spéciaux menée par le gouvernement de Nicolas Sarkozy avait déjà entamé le travail. Dans un premier temps, la réforme de 2008 a allongé la durée de cotisation nécessaire pour bénéficier d’une retraite à taux plein : de 37 ans et deux trimestres, celle-ci est passée à 41 ans et un trimestre aujourd’hui. Elle continuera d’être relevée d’un trimestre par an jusqu’à atteindre la durée en vigueur pour les assurés du régime général, soit 172 trimestres (43 ans). La réforme des retraites a également instauré une décote et une surcote identiques à celles des fonctionnaires.
En 2011, une nouvelle réforme a touché les retraites des cheminots et remonté l’âge d’ouverture des droits de deux ans. Le taux de cotisation salariale des agents du cadre permanent a également été modifié. Passant de 8,15 % en 2015 à 8,79 % en 2018, ce taux continuera d’augmenter jusqu’à atteindre 10,95 % en 2026.


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Evolution du taux de cotisation salariale des cheminots


Source : Legifrance.gouv.fr



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
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		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15211268062",
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		}]
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		},
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L’une des conséquences observables est l’augmentation de l’âge moyen de départ à la retraite à la SNCF depuis 2009, une augmentation de trois ans pour les conducteurs et de deux ans et deux mois pour les autres. L’objectif poursuivi par la réforme de 2008 était d’aligner le régime des cheminots sur les règles en vigueur dans la fonction publique. Un objectif partiellement atteint, car les cheminots ont perdu quelques-uns de leurs avantages. La nouvelle réforme de la SNCF pourrait accélérer cette convergence vers le régime général des retraites.



                            


                        

                        


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« Ebdo », en grande difficulté, cherche des investisseurs

Deux mois après son lancement, le magazine a 8 000 abonnés et vend de 8 000 à 10 000 exemplaires en kiosque.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 14h12
    |

            Alexandre Piquard








                        



   


« Nous sommes face à ce moment de crise où tout se résout ou s’encalmine », résume Laurent Beccaria, l’un des deux actionnaires d’Ebdo, dans Libération, le 15 mars. Deux mois après son lancement, le magazine est déjà menacé de disparition, en raison de ventes décevantes et de fonds trop limités pour poursuivre l’activité et investir. Après une réunion de crise avec la quarantaine de salariés du journal, le cofondateur et son associé, Patrick de Saint-Exupéry, disent chercher à constituer un nouveau tour de table d’investisseurs. « On se bat », résument-ils. Mais le temps est compté. « On n’a pas six mois, déclare M. Beccaria. Cela se compte en semaines. » Faute d’argent, le journal pourrait s’arrêter très rapidement.
Selon nos informations, les ventes en kiosque (exemplaires vendus au numéro, hors abonnements) ont baissé depuis le lancement : 53 000 pour le premier numéro, le 12 janvier, pour une diffusion de 200 000 exemplaires ; 28 000 le 19 janvier, 24 000 le 26 janvier, 21 000 le 2 février, 23 000 le 9 février pour le numéro sur la plainte pour viol déposée contre le ministre Nicolas Hulot, 13 000 le 16 février, 13 000 le 23 février. Et « entre 8 000 à 10 000 » pour les derniers numéros, selon les fondateurs cités par Libération.

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                Le nouveau journal « Ebdo » se dévoile



Ces chiffres sont loin des objectifs affichés au départ : 20 000 ventes au numéro et 70 000 abonnements. Ces derniers ne dépassent pas le nombre de 8 000. Les ventes en kiosque sont plus faibles que celles affichées par certains newsmagazines (25 000 en moyenne en 2017 pour L’Express, 29 000 pour L’Obs, qui a des actionnaires communs avec Le Monde) mais, surtout, ces hebdos ont beaucoup plus d’abonnés et disposent de recettes venant d’annonceurs, alors qu’Ebdo est un journal sans publicité. De son côté, le site indépendant Mediapart, après dix ans d’existence et de nombreux scoops, affiche 140 000 abonnés environ, ce qui donne une idée de la difficulté d’atteindre l’objectif fixé par Ebdo.
La levée de fonds n’a pas eu lieu
Quant aux capitaux, le levée de fonds de 2 millions d’euros annoncée pour février n’a pas eu lieu, ce qui a empêché de débloquer 4 millions d’euros de crédits bancaires, expliquent les dirigeants d’Ebdo. Le journal a été lancé avec les 500 000 euros récoltés lors d’un financement participatif (ou crowdfunding) et les quelques réserves de Rollin Publications, la société éditrice, qui publie également les revues trimestrielle et semestrielle XXI et 6 Mois. Avec une équipe de journalistes expérimentés souvent débauchés dans d’autres rédactions, le budget annuel était, lui, estimé à 13 millions d’euros.
Aujourd’hui, Ebdo est en crise. Plusieurs réunions internes ont eu lieu cette semaine. Mercredi, des participants des assises du journalisme de Tours ont remarqué que le journal avait annulé sa participation à un débat. Sollicités, les dirigeants n’ont pas souhaité s’exprimer dans Le Monde. Les journalistes sont peu enclins à commenter, certains lâchant toutefois des Tweet sybillins, comme cette photo d’un mug avec une citation de Victor Hugo « Nous périssons faute d’émerveillement ».
Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné jusqu’ici ? MM. Beccaria et Saint-Exupéry pointent clairement du doigt le rôle joué par l’« affaire Hulot ». Cet article – relatant anonymement une plainte pour viol déposée en 2008 à propos de faits datés en 1997, donc classée sans suite – a suscité l’indignation de certains lecteurs. Pour une partie d’entre eux, ce style de scoop offensif ne correspondait pas à un journal qui promettait de prendre du recul par rapport à l’actualité et à son buzz.
Polémique autour de l’« affaire Hulot »
« Ebdo a connu un coup d’arrêt. Il y a eu une crise quand les journalistes ont découvert le sujet, car personne n’était au courant en amont. Une partie de la rédaction, proche de XXI et de 6 Mois, loin de ce journalisme d’enquête, a mal réagi », a expliqué M. Beccaria dans un entretien à Marianne, le 8 mars. Surtout, la polémique autour des accusations visant le ministre de l’écologie aurait fait fuir un investisseur important, selon les dirigeants cités par Libération.
Pourtant, d’autres, au sein de la rédaction, n’ont pas la même vision des choses. La baisse des ventes n’était-elle pas amorcée avant le numéro sur M. Hulot ? Surtout, certains sont surpris que les dirigeants n’aient pas fait la levée de fonds prévue au départ et ne disposent pas, comme ils l’avaient suggéré, de quoi faire tenir Ebdo pendant deux ans. Aujourd’hui, MM. Beccaria et Saint-Exupéry seraient même prêts à quitter l’aventure, pour laisser la place à de nouveaux investisseurs. « Nous assumerons notre part de responsabilité. Nous ferons tout ce qui est bon pour la société », disent-ils à Libération, en laissant entendre que les actifs XXI et 6 Mois pourraient être laissés dans la structure pour favoriser l’arrivée d’investisseurs.
Le directeur de la publication, Thierry Mandon, ancienne figure du Parti socialiste, serait chargé de chercher des fonds qui pourraient permettre le lancement d’une nouvelle formule avec le soutien des membres de la rédaction motivés. Comment le journal serait-il remanié ? Serait-il plus proche de l’actualité ? Jusqu’ici, Ebdo s’en éloignait plutôt, sans pour autant jouer la carte du reportage et du très long format, marque de fabrique de XXI ou 6 Mois. Les couvertures ont mis en avant la SNCF, le travail, le plaisir des femmes, le Brexit, la défense des services publics… Quant à l’« affaire Hulot », les dirigeants ont laissé entendre qu’ils pourraient à l’avenir publier de nouveaux éléments sur le ministre.
A Marianne, qui lui rappelait « les leçons de journalisme » dispensées dans le manifeste de XXI, M. Beccaria a rappelé que ce texte de 2013 « dit seulement qu’Internet a changé la donne et qu’il faut s’adapter, qu’on peut proposer un autre journalisme ». Tout en reconnaissant que « l’impasse de ce manifeste, c’était l’actualité : comment faire de l’actualité au jour le jour. A l’époque, je ne comprenais pas quand on me disait “c’est facile d’être trimestriel”. Je l’ai bien compris aujourd’hui. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’économiste Christian Saint-Etienne estime qu’on ne peut viser à la fois l’objectif d’un marché unique ouvert à la mondialisation et celui de faire de l’Europe une économie qui compte.
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Seul « un cadre d’action intergouvernemental de dix à douze pays » pourra faire de l’Europe une puissance

Dans une tribune au « Monde », l’économiste Christian Saint-Etienne estime qu’on ne peut viser à la fois l’objectif d’un marché unique ouvert à la mondialisation et celui de faire de l’Europe une économie qui compte.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 14h00
    |

Christian Saint-Etienne (Professeur titulaire de la Chaire d’économie industrielle au Conservatoire national des arts et métiers)







                        



                                


                            
Tribune. Le nouveau gouvernement allemand fait profession de foi européenne. Mais est-ce celle d’Emmanuel Macron, ou celle de Mark Rutte, premier ministre des Pays-Bas, qui s’est opposé, dans un discours à Berlin, le 2 mars, à l’idée d’un budget et d’un ministre des finances spécifiques à la zone euro ? Pour lui, l’urgence est de réduire les déficits et la dette des pays membre de la zone ainsi que le budget 2021-2027 de l’Union à 27 à la suite du départ du Royaume-Uni ; et il est hors de question que le Nord de la zone euro prenne en charge les dettes du Sud. Cette position est partagée à mi-voix par l’Allemagne, et par d’autres pays nord-européens. Pour les tenants de cette Europe minimale, la reprise économique semble régler les problèmes et il n’y aurait pas besoin de réformes systémiques.
Les populistes, mais aussi beaucoup de pro-européens, rejettent l’Europe sans frontières et l’ouverture au commerce international sans réciprocité
Or, il y a deux failles gravissimes dans le raisonnement de M. Rutte. La première est que, avec la consolidation de l’AFD en Allemagne en septembre 2017 et la poussée de la Ligue du Nord et du Mouvement cinq étoiles en Italie en mars 2018, la vague populiste n’a en réalité pas diminué. Les populistes, mais aussi beaucoup de pro-européens, rejettent l’Europe sans frontières et l’ouverture au commerce international sans réciprocité, notamment vis-à-vis des Etats-Unis et de la Chine. Ils attendent une politique crédible face à l’immigration débridée et au chômage élevé, notamment chez les jeunes dans les pays du Sud.
La deuxième faille est, qu’en dépit des excédents extérieurs mirobolants de l’Allemagne et des Pays-Bas, l’Europe s’effondre face à la Chine et aux Etats-Unis dans la guerre numérique. Il n’y a pas de grandes plates-formes numériques en Europe, y compris en Allemagne et aux Pays-Bas, face aux Gafam américains (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) et aux BATX chinois (Baidu, Alibaba,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Un ancien fonctionnaire du ministère de la défense revient sur ses tentatives d’alerter la présidence Mitterrand des dangers de la politique suivie au Rwanda.
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Entretien

Pierre Conesa : « Rien ne justifiait qu’on tienne le régime rwandais à bout de bras »

Un ancien fonctionnaire du ministère de la défense revient sur ses tentatives d’alerter la présidence Mitterrand des dangers de la politique suivie au Rwanda.

Propos recueillis par                                            David Servenay




LE MONDE
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        Le 16.03.2018 à 13h39

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        Mis à jour le 16.03.2018 à 17h28





Enarque et agrégé d’histoire, ancien fonctionnaire à la délégation aux affaires stratégiques (DAS) du ministère de la défense, Pierre Conesa avait mis en garde, dans une note de 1993, révélée aujourd’hui par Le Monde, contre les risques de l’engagement français aux côtés du gouvernement rwandais de l’époque qui allait commettre le génocide un an plus tard. Il ne sera pas écouté.
Au sein du ministère de la défense, à quelle époque avez-vous été en contact avec le dossier rwandais ?
Le point de départ, c’est la création de la délégation aux affaires stratégiques qui se constitue après la guerre du Golfe [1991]. Pierre Joxe, ministre de la défense, pense qu’il lui manque deux choses. D’une part un service de renseignement militaire constitué, d’où la création de la direction du renseignement militaire [DRM], mais il veut aussi avoir son think tank, car il ne se satisfait pas du fait que le chef d’état-major des armées dise alors « la stratégie, c’est moi ». Il met donc Jean-Claude Mallet, conseiller d’Etat, à la tête de la DAS et je suis un de ses adjoints. Là-bas, je m’occupe de la zone des crises. Voilà pour l’organisation générale.

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Pour le bureau Afrique, je pensais qu’il fallait travailler sur les crises à venir, non sur les crises en cours. On essaie alors de se déconnecter de l’actualité, pour aller sur le futur, en recrutant des vrais connaisseurs du sujet africain, comme le géographe Gérard Prunier. Dès 1993, on travaille sur la Somalie et le Rwanda, en ayant une réflexion sur la prospective des crises en Afrique, en y associant des officiers des troupes de marine et des géographes.
Comment se passe cette réforme de l’appareil de renseignement ?
La DRM a une spécificité qui est le « renseignement d’intérêt militaire », ce qui n’est pas toujours évident à définir mais a une vraie spécificité. Le général Heinrich [qui prend la tête de cette nouvelle structure] empiète donc sur les plates-bandes de la DGSE [direction générale de la sécurité extérieure] et, il se fâche avec ses anciens amis [il a dirigé le service action de la DGSE], car la DGSE se dit pourquoi la DRM ferait mieux que nous ? La deuxième fâcherie d’Heinrich est avec la DAS, qui lui enlève une partie de son pain, car nous avions des budgets de recherche, avec un angle de vue différent. C’est une histoire de pré carré. Pareil avec le Quai d’Orsay, qui se juge concurrencé. Ce sont des querelles de chapelle, mais dans une époque de transition profonde.
Quelle est la première alerte sur le Rwanda ?
« Le processus hiérarchique, à l’Elysée, filtrait la réalité. Le canal d’informations faisait que les notes n’étaient jamais mises directement sur le bureau du président »
C’est le rapport de la Fédération internationale des droits de l’homme au printemps 1993, où les ONG détaillent la planification des massacres de 1992 sur les Tutsi par les autorités rwandaises. Cette dynamique des tueries à répétition me pose un problème : s’agit-il d’un processus récurrent ou d’une explosion temporaire ? Ce qui me frappe, c’est le côté cyclique des massacres, comme régulateur démographique. J’écris donc une note [du 10 avril 1993], en démontant l’argumentaire de notre intervention : l’intérêt stratégique du Rwanda ? Le syndrome de Fachoda, parce que Kagame, parle anglais ? Il me semblait que rien ne justifiait qu’on tienne le régime Habyarimana à bout de bras… C’est une critique frontale de la cellule Afrique de l’Elysée et du dispositif militaire français. Cette note avait pour but de dire : prenons nos distances, car l’Elysée se fourvoie.
Comment est-elle reçue ?
Le cabinet civil du ministre de la défense la reçoit très bien, le cabinet militaire très mal, car elle vient en confrontation avec beaucoup de gens en charge de la politique africaine.
Pendant la crise, que saviez-vous ?
Je me souviens d’une réunion avec le directeur de cabinet de François Léotard, le ministre de la défense, au moment de monter l’opération « Turquoise ». La discussion avec le général Germanos, chef du cabinet militaire, tourne autour de la question : « Comment déployer cette opération ? » Or, le seul individu à avoir une connaissance du pays, de sa dynamique et du terrain, et une approche critique, c’est Gérard Prunier, car, autour de la table, il est le seul à connaître le Rwanda. La première source d’infos dans cette cellule de crise, c’est l’AFP. Autrement dit, la dimension médiatique en fait un sujet politique. Le fossé va se creuser entre la presse et les autorités, car la première soupçonne une opération d’assistance au régime en place, celui des génocidaires.

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Après la crise, le 24 février 1995, vous rédigez une seconde note intitulée « Evaluation politico-militaire de la crise du Rwanda ». Quelle est votre intention ?
J’étais amer de constater que les gens qui avaient critiqué ma première note, et portaient une responsabilité directe dans la politique menée avant le génocide, s’en sortaient indemnes. Evidemment, ils étaient soutenus par François Mitterrand. Ma question est donc : les autorités politiques avaient-elles les moyens de savoir ? Avec mon équipe, nous avons repris toutes les notes des services [DGSE, DRM] et les télégrammes diplomatiques, en se demandant quel était le niveau d’information ? Pour éviter le cliché du « ce sont les militaires qui font la politique » et pas les politiques.
Quelle est votre conclusion ?
Ma conclusion est que le processus hiérarchique, à l’Elysée, filtrait la réalité. Le canal d’informations faisait que les notes n’étaient jamais mises directement sur le bureau du président. Mon sentiment est que c’était une crise « annonçable », même si personne n’avait idée de l’ampleur des massacres à venir. De ce point de vue, la DGSE a fait ce qu’il fallait pour attirer l’attention, la DRM un peu moins et les affaires étrangères pas du tout.

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Que devient cette seconde note ?
Le directeur s’est opposé à sa diffusion… Alors, je mets mon mouchoir dessus, avec le sentiment amer d’un système qui se drape dans sa dignité.
Quels sont les enjeux aujourd’hui de l’affaire rwandaise ? Quel rôle jouent les politiques ?
« Cette incapacité de la société française à exorciser un passé trouble est terrible »
Nous sommes dans un système majoritaire et donc le Parlement ne peut pas critiquer trop fortement le gouvernement. Par exemple, on a créé une Mission d’information parlementaire, pas une commission d’enquête avec de vrais pouvoirs d’investigation. Son président, Paul Quilès, a dédouané François Mitterrand, qui ne pouvait pas être responsable. Cette incapacité de la société française à exorciser un passé trouble est terrible. On ne fera pas le bilan politique de Mitterrand de manière objective et froide. Il y a eu une omerta partielle sur le sujet, notamment à cause de ceux qui sont les conservateurs de la mémoire. Nous sommes toujours dans une construction de mémoire historique qui ne sera vraiment étudié que dans cinquante ans, quand les archives seront rendues publiques.

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Etes-vous favorable à l’ouverture des archives, réclamée par de nombreux universitaires ?
Oui, je pense que c’est important, en particulier pour que les rapports entre les différents services administratifs ne soient pas pervertis par les supposées responsabilités des uns et des autres. Il y a deux enjeux de société en réalité : la mémoire collective et la judiciarisation des actions de guerre. Cette judiciarisation préoccupe les militaires et je les comprends, mais ce n’est pas une raison pour éviter l’exercice de la mémoire collective. On peut changer le droit des archives et le droit du secret-défense, à condition d’offrir aux gens concernés un processus d’impunité pour ceux qui sont menacés, quand ils ont obéi à des ordres. C’est ce qu’il faudrait faire, pour sortir de l’impasse. La justice ne pardonnera pas, mais il ne faut pas que les exécutants portent la responsabilité des décideurs. La judiciarisation est une dérive.


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Depuis le 20 février, l’île connaît de nombreux mouvements sociaux. Ces imposantes manifestations traduisent un sentiment d’abandon de l’Etat. En voici un aperçu en quelques chiffres.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Douze personnes de plus sont mortes en février 2018 par rapport au même mois de l’année précédente.
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Sécurité routière : augmentation de 5,9 % du nombre de tués sur les routes en février 2018

Douze personnes de plus sont mortes en février 2018 par rapport au même mois de l’année précédente.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 12h11
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 12h21
   





                        


Le nombre de morts sur les routes de France métropolitaine a augmenté en février, avec 217 personnes tuées, soit 12 de plus qu’en février 2017 (+ 5,9 %), a annoncé, vendredi, la Sécurité routière.
La publication de ces chiffres a lieu le jour où Edouard Philippe se rend dans la Sarthe pour justifier sa décision contestée de ramener à 80 km/h la vitesse maximale sur les routes secondaires. Une décision annoncée en janvier qui a suscité la colère d’associations de motards et d’automobilistes et provoqué plusieurs manifestations à travers la France.
Cette mesure permettrait de sauver de 350 à 400 vies par an, selon le gouvernement, qui a instauré une « clause de rendez-vous » au 1er juillet 2020. « Si les résultats ne sont pas à la hauteur de nos espérances, le gouvernement prendra ses responsabilités », avait déclaré le premier ministre, Edouard Philippe.

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                Pourquoi abaisser la vitesse à 80 km/h sur les routes ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Editorial. Alors que le chef de l’Etat « assume » la hausse de la CSG imposée aux seniors depuis le début de l’année, leur mobilisation, jeudi 15 mars, est prise très au sérieux par le gouvernement.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤                     
                                                

Emmanuel Macron face à la contestation des retraités

Editorial. Alors que le chef de l’Etat « assume » la hausse de la CSG imposée aux seniors depuis le début de l’année, leur mobilisation, jeudi 15 mars, est prise très au sérieux par le gouvernement.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 11h53
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 12h07
   





                        


Editorial du « Monde ». Macron n’est pas « foutu » parce que les vieux sont dans la rue ! Mais la mobilisation des retraités, jeudi 15 mars, constitue un sérieux avertissement. Dans la capitale comme dans de nombreuses villes, ils étaient, en effet, plusieurs dizaines de milliers, venus manifester pour défendre leur pouvoir d’achat.
Cette crispation était prévisible. Depuis le 1er janvier, une bonne moitié des retraités – ceux qui touchent plus de 1 289 euros net par mois – ont vu le taux de contribution sociale généralisée (CSG) ponctionnée sur leur pension passer 6,6 % à 8,3 %. Or, contrairement aux salariés du secteur privé et aux fonctionnaires, cette hausse de 1,7 point n’est pas – ou pas encore – compensée et se traduit donc par une perte équivalente de revenu.

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La philosophie du chef de l’Etat est connue. Elle figurait en bonne place dans sa campagne présidentielle et il l’a répété et « assumé » à plusieurs reprises depuis. Le 15 mars encore, en déplacement en Touraine, Emmanuel Macron a réexpliqué que « ce sont les actifs qui paient » les pensions des retraités. La priorité est donc de « remettre la France dans le travail » et, au nom de la « solidarité générationnelle », de demander un effort aux seniors. D’autant qu’ils bénéficient, globalement, d’un niveau de vie légèrement supérieur à celui de l’ensemble de la population. En outre, plaide le gouvernement, si la hausse de la CSG touche effectivement, dans l’immédiat, près de 60 % des retraités, l’impact de la mesure s’atténuera progressivement grâce à la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % d’entre eux.
Gros bataillons d’électeurs
Il n’empêche que le mécontentement est inévitable. D’abord à cause du calendrier des mesures : la CSG augmente dès à présent alors que la suppression de la taxe d’habitation sera étalée sur trois ans et ne produira ses premiers effets qu’à partir de l’automne. Ensuite, s’il est exact que le seuil de déclenchement de la hausse de la CSG correspond, à quelques euros près, au niveau moyen des retraites, il est difficile pour les intéressés d’admettre qu’ils font partie des retraités « aisés ». Enfin, cette mesure vient s’ajouter à plusieurs autres prises ces dernières années (suppression progressive de la demi-part des veuves, fiscalisation de la majoration de pension pour les parents ayant élevé trois enfants, contribution additionnelle de 0,3 % pour financer la prise en charge de la dépendance…).

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Pour le gouvernement et le président, le risque de cette grogne est tout sauf négligeable. Les 16 millions de retraités français constituent de gros bataillons d’électeurs (un tiers de l’électorat), et d’électeurs déterminants, moins abstentionnistes et moins volatils que les plus jeunes. Ils avaient largement contribué à la victoire de Nicolas Sarkozy en 2007, et leur désaffection relative lui avait été fatale en 2012. De même, en 2017, 76 % des plus de 65 ans ont voté pour Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle, soit 10 points de plus que son score national.
Si les seniors continuent à soutenir plus fermement le chef de l’Etat que la moyenne des Français, leur grogne actuelle est très perceptible : depuis janvier, Emmanuel Macron a perdu, chez les plus de 65 ans, 9 points de confiance selon la Sofres et 6 points selon l’IFOP. Il n’y a pas encore péril en la demeure. Mais un sérieux effort de pédagogie va être nécessaire pour convaincre les retraités qu’ils ne sont pas les laissés-pour-compte du « nouveau monde » macronien.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Les cotisations supplémentaires sont dues à l’amélioration du marché de l’emploi.
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Les comptes de la Sécurité sociale poursuivent leur lent redressement

Les cotisations supplémentaires sont dues à l’amélioration du marché de l’emploi.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 11h48
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières








                        


Encore une bonne nouvelle pour le gouvernement. Les comptes de la Sécurité sociale ont continué à s’améliorer en 2017, selon les chiffres définitifs annoncés dans un communiqué, jeudi 15 mars, par la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, et son collègue de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin.
En 2016, le déficit cumulé du régime général de la Sécu et du Fonds de solidarité vieillesse (FSV), qui verse les cotisations retraite des chômeurs et le minimum vieillesse, s’est établi à 5,1 milliards d’euros. Il est en « légère amélioration » par rapport aux prévisions du gouvernement dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale, votée fin 2017, qui tablait sur un déficit à 5,2 milliards d’euros. L’année précédente, il atteignait 7,8 milliards d’euros.
Ces résultats s’expliquent en grande partie par l’embellie économique sur le front de l’emploi, qui a permis d’engranger des cotisations supplémentaires. Mardi, l’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss) a fait état d’une hausse de la masse salariale de l’ordre de 3,5 % en 2017 contre 3,3 % attendus. Résultat : 1,2 milliard d’euros de recettes en plus. Mais par un jeu d’écriture, 1 milliard d’euros, qui aurait dû se retrouver dans les caisses de la Sécurité sociale, a été affecté au budget général de l’Etat. Lors de la loi de finances adoptée fin 2017, le gouvernement avait en effet attribué des recettes de TVA habituellement destinées à la Caisse nationale d’assurance-maladie à l’Acoss pour « financer le dispositif de compensation des exonérations de cotisations salariales de l’assurance-chômage », selon le communiqué.
« Il n’y a pas de cagnotte »
Les deux ministres se félicitent de « ces bons résultats » qui « confortent la perspective de sortie de la France de la procédure de déficit excessif dès 2017 » et « permettent d’envisager un retour à l’équilibre des comptes de la Sécurité sociale dans un avenir proche ». La date de 2020 avait été avancée par le premier ministre en juillet 2017. D’ici là, le gouvernement entend ramener cette année le déficit à 2,2 milliards d’euros. Olivier Véran, rapporteur de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, se veut plus optimiste. « En 2018, si le marché de l’emploi reste dynamique, on aura un surcroît de cotisations qui permettra un meilleur résultat et peut-être de résorber le déficit », avance le député LRM de l’Isère.
Dans le détail, le déficit du régime général se réduit presque de moitié en 2017 par rapport à l’année précédente, à 2,2 milliards d’euros. Les branches accidents du travail et vieillesse sont de nouveau excédentaires (respectivement 1,1 milliard d’euros et 1,8 milliard d’euros). Même le FSV résorbe une partie de ses pertes, de 3,6 à 2,9 milliards d’euros. La branche famille ne repasse pas encore dans le vert mais n’en est pas loin. Seule l’Assurance-maladie creuse son déficit qui passe de 4,8 à 4,9 milliards d’euros, contre 4,1 milliards d’euros prévus par le gouvernement. Cependant, pour Mme Buzyn et M. Darmanin, ce dernier se « stabilise (…) malgré la perte de produits de la TVA ». « Sa situation financière sous-jacente s’améliore donc de l’ordre de 1 milliard d’euros par rapport à l’année dernière », affirment-ils.
Pour autant, pas question pour M. Véran de parler de « cagnotte » : « Factuellement, il n’y en a pas. On respecte l’objectif fixé en 2017 et quand bien même, il y a encore un déficit. » La semaine dernière, le gouvernement a tenté d’éteindre un début de polémique sur l’existence d’une « cagnotte fiscale ». L’amélioration de la conjoncture a en effet permis une accélération des recettes de 4,3 milliards d’euros en 2017. Le rapporteur LRM de la commission des finances, Joël Giraud, s’est vu opposer une fin de non-recevoir après avoir proposé de « redistribuer une part » de cette somme, notamment aux établissements pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).
Hasard du calendrier, la publication des chiffres de la Sécu est tombée le jour où les personnels des Ehpad ont de nouveau défilé pour réclamer des moyens humains et financiers supplémentaires. Mais pour M. Véran, « il n’y a pas lieu d’envisager de nouvelles dépenses sociales » : « On ne peut pas engager des dépenses structurelles sur la base de recettes conjoncturelles », juge-t-il.



                            


                        

                        


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Compte rendu

Le ministre français de l’intérieur prône une action « en amont » contre les réseaux de passeurs

En visite au Niger, Gérard Collomb veut « renforcer les coopérations avec l’Afrique » afin de lutter contre les filières d’immigration clandestine.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 16.03.2018 à 11h44

     •
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        Mis à jour le 16.03.2018 à 12h06






    
Des dizaines de migrants en partance pour la Libye, à Agadez, au Niger, en juin 2015.
Crédits : ISSOUF SANOGO / AFP


Le ministre français de l’intérieur, Gérard Collomb, qui a débuté jeudi soir une visite de trois jours au Niger, a prôné une action « en amont » contre les passeurs, avant la réunion Europe-Afrique prévue vendredi 16 mars et consacrée à la lutte contre les réseaux.
« Nous devons lutter » contre ces réseaux « par une action en amont, au plus près des pays d’origine et de transit des migrants », a déclaré au quotidien français Le Figaro M. Collomb, qui a fait de la lutte contre l’immigration irrégulière une priorité, avec 303 filières démantelées en 2017.

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La réunion de Niamey, qui doit rassembler des représentants africains (Tchad, Mali, Burkina Faso, Mauritanie, Côte d’Ivoire, Guinée, Sénégal et Libye) et européens (Allemagne, Italie, Espagne et Union européenne), permettra de parler de « l’appui […] à apporter aux pays d’Afrique pour les aider à mieux se coordonner pour démanteler les réseaux de trafiquants d’êtres humains », a assuré M. Collomb dans l’édition de vendredi du quotidien.
Des « pactes migratoires »
Il s’agit de « renforcer les coopérations avec l’Afrique », a-t-il ajouté, en se félicitant que le Niger ait commencé à « barrer la route du Nord qui traversait le Sahara pour aller en Libye ». La conférence s’inscrit dans la logique des « pactes migratoires » initiée au sommet de La Valette en 2015, qui vise à corréler soutien européen et lutte des pays africains contre l’immigration irrégulière.
Après les sommets Union européenne-Afrique d’août 2017 à Paris et de novembre à Abidjan, la conférence de Niamey permettra de tirer « un premier bilan » des mesures initiées : formation des forces de police et de gendarmerie, aide au contrôle des frontières et création de fichiers d’identité, notamment.

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Le ministre français de l’intérieur a particulièrement plaidé pour « la constitution d’un véritable état civil dans les pays africains », nécessaire pour que ceux-ci émettent les documents permettant à la France de leur renvoyer leurs ressortissants en situation irrégulière.
En 2016, seuls 46 % de ces « laissez-passer consulaires » ont été délivrés à temps pour permettre une expulsion, selon un récent rapport du Sénat français. Avec une durée maximale de rétention de quarante-cinq jours, « il est illusoire d’imaginer pouvoir recueillir à temps ces documents », a martelé M. Collomb, qui a défendu l’allongement à quatre-vingt-dix jours (voire cent trente-cinq en cas d’obstruction) du délai prévu dans son projet de loi sur l’immigration. Le ministre est accompagné de huit députés pour ce déplacement, organisé en amont de l’examen au Parlement de ce texte controversé.


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Les communes, départements et régions signataires de « contrats financiers » représentent les deux tiers du total des dépenses de fonctionnement.
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Augmentation des dépenses : l’Etat veut signer un contrat avec les collectivités

Les communes, départements et régions signataires de « contrats financiers » représentent les deux tiers du total des dépenses de fonctionnement.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 11h39
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 14h13
    |

            Benoît Floc'h








                        



                                


                            
C’est, dit-on à Bercy, « un nouveau paradigme » que l’Etat souhaite mettre en œuvre dans ses relations avec les collectivités locales. Et cela passera par le contrat. Une circulaire, publiée jeudi 15 mars, lance le mouvement que le président de la République avait annoncé le 5 septembre 2017 : la signature de « contrats financiers » avec les plus importantes collectivités du pays. Elles ne sont que 322 sur 40 000, mais elles représentent les deux tiers du total des dépenses de fonctionnement (170 milliards d’euros).
L’objectif est simple : les communes, départements et régions signataires s’engagent à cantonner l’augmentation de leurs dépenses à 1,2 % par an. Cette cible pourra être modulée selon la situation particulière des uns et des autres. « Cela dépendra notamment de la dynamique de la population, indique-t-on à Bercy. Vous ne pouvez pas appliquer à Nantes, qui ouvre dix classes par an, la même dynamique qu’à Mende. » Selon les cas, le taux pourra varier de 0,75 % à 1,65 %.
En contrepartie de l’engagement des collectivités, l’Etat assure qu’il maintiendra le niveau actuel des dotations qu’il leur verse. Le gouvernement vante « la révolution » que représenterait la démarche. « Depuis quatre ans, les dotations de l’Etat baissent de manière indistincte pour toutes les collectivités, rappelle une source gouvernementale. Là, le bloc local met lui-même en musique la maîtrise des dépenses publiques dans un dialogue avec l’Etat. » Et, souligne-t-on, « il s’agit d’une contractualisation sur une augmentation de dépenses de fonctionnement, sans amputation de ressources ».
Inflation comprise
De fait, pendant les trois dernières années du quinquennat de François Hollande, l’Etat avait fortement réduit la voilure.
« Il y a trois ans, on nous avait dit que ce serait 11 milliards. Quand nous avons fait le calcul à la fin, et nous l’avions dit, cela a été 28 milliards...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ L’opposition pourrait profiter d’une consultation des Français pour mener campagne contre l’exécutif.
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Réforme des institutions : le référendum, l’arme à double tranchant de Macron

L’opposition pourrait profiter d’une consultation des Français pour mener campagne contre l’exécutif.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 11h37
    |

            Alexandre Lemarié








                        



                                


                            
« Si cela est nécessaire, je recourrai au vote de nos concitoyens par voie de référendum. » Dès le départ, Emmanuel Macron avait annoncé la couleur : lorsqu’il avait présenté sa réforme des institutions, le 3 juillet 2017, devant les parlementaires réunis à Versailles, le chef de l’Etat avait prévenu qu’il se réservait la possibilité de consulter directement les Français pour faire approuver son projet. Depuis, ce message est brandi comme une menace par ses fidèles, afin de pousser le Sénat – dominé par la droite – à accepter un accord avec l’exécutif.

Si le gouvernement privilégie la voie parlementaire pour faire voter ce vaste chantier, qui comprend trois projets de loi distincts (ordinaire, organique et constitutionnelle), il n’exclut pas la tenue d’un référendum. « Le suffrage universel ne m’a jamais fait peur », a déclaré le premier ministre, Edouard Philippe, le 14 mars, lors des questions au gouvernement, soulignant que sur le projet de loi constitutionnelle, « le débat aura lieu à l’Assemblée nationale et au Sénat » avant un éventuel référendum par le biais de l’article 89. Ce qui n’empêche pas un référendum en utilisant l’article 11 sur les mesures emblématiques, qui relèvent de lois organiques dans le projet du gouvernement (baisse du nombre de parlementaires et non-cumul des mandats dans le temps) ou ordinaires (proportionnelle).
« Procédure très risquée »
D’après plusieurs élus La République en marche (LRM), M. Macron serait tenté de « jouer l’opinion » pour faire plier le président Les Républicains (LR) du Sénat, Gérard Larcher, en misant sur le soutien massif des Français à sa réforme. D’après une série de sondages, plus de 80 % d’entre eux y seraient favorables, et les deux mesures les plus populaires sont la réduction d’un tiers des parlementaires et la limitation à trois mandats consécutifs. D’où l’idée, chez certains macronistes, qu’un référendum sur ces points précis aurait toutes les chances...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ La société de Sophia Chikirou a facturé plus d’un million d’euros de prestations au candidat La France insoumise, lors de la campagne présidentielle 2017.
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Mediascop, l’atout com de Jean-Luc Mélenchon

La société de Sophia Chikirou a facturé plus d’un million d’euros de prestations au candidat La France insoumise, lors de la campagne présidentielle 2017.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 11h26
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 16h31
    |

            Yann Bouchez et 
Anne Michel








                        



                                


                            

Une goutte d’eau dans un océan de milliers de documents. Noyées au milieu d’immenses piles de pièces justificatives, les deux petites factures de la société Mediascop ne représentent qu’une trentaine de pages en tout. Et pourtant elles ont pesé lourd dans les dépenses de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon en 2017, que Le Monde a été autorisé à consulter, mercredi 14 mars, à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP).
De septembre 2016 à la fin du mois d’avril 2017, la société de Sophia Chikirou, présidente et unique associée de Mediascop, s’est vu attribuer toutes les opérations de communication de campagne de M. Mélenchon. Mme Chikirou, qui était aussi la directrice de la communication du candidat de La France insoumise (LFI), a facturé 1,161 million d’euros de prestations à l’Association de financement de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon (AFCP JLM 2017). Une manne financière substantielle pour l’une des plus proches collaboratrices du leadeur de LFI, puisqu’elle représente 11 % des 10,7 millions d’euros de dépenses totales de campagne – dont l’ex-candidat sera remboursé à hauteur de 6,03 millions d’euros.
Certes, la situation n’a rien d’exceptionnel dans l’univers des campagnes électorales, a souligné Jean-Luc Mélenchon. « Oui, j’ai embauché des amis, des camarades, des gens qui pensent comme moi, bien sûr, j’assume. Quelqu’un a quelque chose à dire contre ça ? », a-t-il réagi dans une vidéo publiée sur sa chaîne YouTube, dès le 14 février, au lendemain de la décision de la CNCCFP ayant validé ses comptes de campagne, après rectification de certaines dépenses litigieuses à hauteur de 434 939 euros.
M. Mélenchon en a profité pour se féliciter du travail fourni par la société de Mme Chikirou : « On n’a pas eu tort de la payer au tarif qui est celui du marché dans ce milieu-là. Le résultat n’est pas trop mal, (…) tout...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ A l’avenir, les manquements à une première convocation à Pôle emploi seront moins sanctionnés que la recherche peu active d’un travail.
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Assurance-chômage : les modalités du contrôle se précisent

A l’avenir, les manquements à une première convocation à Pôle emploi seront moins sanctionnés que la recherche peu active d’un travail.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 10h39
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 12h28
    |

            Sarah Belouezzane et 
Bertrand Bissuel








                        



                                


                            
Muriel Pénicaud n’a pas tout dit sur la réforme de l’assurance-chômage. Lorsqu’elle s’est exprimée à ce sujet, le 2 mars, la ministre du travail n’a dévoilé ses intentions que dans trois domaines : l’indemnisation des travailleurs indépendants, celle des salariés démissionnaires et la lutte contre la précarité. Avec des arbitrages qui reprennent l’accord national interprofessionnel (ANI), finalisé le 22 février par les partenaires sociaux. Mais l’inconnue restait entière sur deux autres chapitres, que les organisations patronales et syndicales n’avaient pas véritablement traités dans leur ANI : le contrôle des demandeurs d’emploi et la gouvernance de l’Unédic – l’association paritaire qui gère le régime. On y voit désormais un tout petit peu plus clair sur ces deux volets.
S’agissant des procédures qui visent à accompagner le chômeur et à vérifier qu’il cherche bien un poste, le projet de l’exécutif est clair : « Nous voulons rendre plus rationnel et plus cohérent le tableau des sanctions applicables, explique-t-on à Matignon. A l’heure actuelle, une personne qui ne donne pas suite à une convocation de son conseiller emploi est plus sévèrement sanctionnée que si elle fait peu ou aucun effort pour trouver du travail. Cette logique-là sera inversée. »
En clair, la « punition » sera moins lourde pour un premier rendez-vous manqué : la personne concernée serait, selon nos informations, radiée des listes durant deux semaines (contre deux mois aujourd’hui). A l’inverse, celui qui traîne des pieds, sans raison valable, pour reprendre une activité verrait son nom disparaître des listings de Pôle emploi pendant plus longtemps (deux mois alors que c’est généralement deux semaines, à l’heure actuelle, quand il s’agit du premier manquement). En cas de récidive, les « coups de bâton » seraient de plus en plus vigoureux.

Règles inutiles
Autre changement de taille : le transfert des pouvoirs de répression du préfet. Aujourd’hui, celui-ci...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, s’est fait remettre, jeudi, les rapports de six groupes de travail, mis en place en octobre 2017, devant permettre de définir une stratégie.
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Pauvreté des enfants et des jeunes : 110 propositions pour « lutter contre le déterminisme social »

Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, s’est fait remettre, jeudi, les rapports de six groupes de travail, mis en place en octobre 2017, devant permettre de définir une stratégie.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 10h16
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



   


Jeudi 15 mars, Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, se faisait remettre les rapports de six groupes de travail devant permettre de définir une stratégie de lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes. C’est à l’occasion de la Journée mondiale du refus de la misère, le 17 octobre 2017, qu’Emmanuel Macron avait lancé une concertation sur « l’égalité des chances pour les enfants, quel que soit leur milieu d’origine », la ministre insistant, le même jour, sur sa « nouvelle approche, plus efficace » pour « lutter contre le déterminisme social ».
En novembre 2017, après de longues palabres, était nommé, en conseil des ministres, un délégué interministériel à la prévention et à la lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes, Olivier Noblecourt, qui lançait ces six groupes de travail réunissant associations, services de l’Etat et élus.
Côté associations, le Secours catholique, ATD Quart-Monde, la Fédération nationale des acteurs de la solidarité (FNAS), l’Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux (Uniopss), on sentait un certain scepticisme puisqu’elles s’étaient déjà livrées à cet exercice en 2013, pour l’élaboration du plan quinquennal de lutte contre la pauvreté. Mais elles ont joué le jeu, participé activement aux quarante rencontres et visites dans toute la France et aux cinquante auditions, étudié la centaine de contributions d’associations et les milliers de contributions en ligne de particuliers…

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Le « Magic breakfast » du pays de Galles
« Nous avons travaillé à marche forcée et obtenu que la vision du ministre ne se focalise pas que sur les enfants et les jeunes, mais aussi les familles », se félicite Véronique Fayet, présidente du Secours catholique et présidente du groupe de travail numéro 3 traitant des « leviers de la prévention », aux côtés du député (LRM) de l’Isère, Olivier Véran.
Tout ce travail aboutit, le 15 mars, à cent dix propositions, parfois innovantes, comme créer un fonds national pour la qualité des crèches, instaurer des tarifs sociaux dans les cantines de collège ou en zones rurales, proposer un petit déjeuner à l’école dans les quartiers défavorisés – suivant l’exemple du Magic breakfast au pays de Galles – ; souvent ambitieuses, comme parvenir, d’ici à 2030, à l’accès universel à un mode d’accueil des tout-petits au choix des parents, viser le « zéro sortie d’école » sans qualification à 18 ans, diminuer de moitié, d’ici à 2022, le nombre de nuits d’hôtel des familles à la rue ; mais aussi anciennes comme revivifier la médecine scolaire, en état de déshérence avec seulement 500 postes de médecins pourvus pour 1 500 places ; ou carrément vouées à l’échec comme créer un « revenu jeunes » dès 18 ans et revaloriser le Revenu social d’activité (RSA), ce que le gouvernement a d’ores et déjà écarté.
Que va-t-il en sortir ? Nul ne peut le dire : « Il faut des arbitrages ministériels », a simplement déclaré Mme Buzyn qui paraissait surtout intéressée par tout ce qui concerne la petite enfance, l’apprentissage du langage et la réorganisation de l’action sociale, en s’appuyant prioritairement sur les départements avec lesquels l’Etat passerait des contrats. Mais toute décision attendra au moins le mois d’avril et une annonce du président de la République.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Olivier Faure devrait être désigné premier secrétaire du parti lors du congrès qui se tiendra les 7 et 8 avril à Aubervilliers.
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Stéphane Le Foll annonce qu’il se retire, Olivier Faure assuré de prendre la tête du Parti socialiste

Olivier Faure devrait être désigné premier secrétaire du parti lors du congrès qui se tiendra les 7 et 8 avril à Aubervilliers.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 10h05
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 13h46
    |

                            Astrid de Villaines








                        



   


A défaut d’une vision très claire de son avenir, le Parti socialiste (PS) a au moins un nouveau visage pour s’incarner : celui d’Olivier Faure, assuré de devenir premier secrétaire lors du congrès des 7 et 8 avril. Inconnu du grand public, le député de Seine-et-Marne a pourtant été plébiscité lors du premier tour de vote, son texte intitulé « Le chemin de la Renaissance », qui faisait la part belle aux militants, recueillant 48.56 % des voix. « Hier, il s’est passé quelque chose au Parti socialiste », a réagi auprès du Monde le prochain premier secrétaire :
« Un espoir s’est levé, à nous désormais de travailler tous ensemble, pour être utiles aux Français et regagner leur confiance. »

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          Olivier Faure, le rassembleur du Parti socialiste



Stéphane Le Foll, plus médiatique mais aussi plus clivant, est pour sa part arrivé en deuxième position (26,10 % des suffrages), avec le texte « Cher·e·s camarades ». Jugeant l’écart irrémédiable, l’ancien ministre de l’agriculture, proche de François Hollande, a jeté l’éponge, vendredi matin : 
« Le résultat est sans appel, il est net, Olivier Faure a obtenu le meilleur score, je considère qu’il a la responsabilité de devenir le premier secrétaire. »
Le deuxième tour prévu le 29 mars se déroulera donc avec un seul candidat en lice. Emmanuel Maurel, tenant de l’aile gauche, a décroché la troisième place (18,98 %). Luc Carvounas est bon dernier, avec 6,36 % des voix.
Le pari de la continuité
Le PS s’évite ainsi le pire des scénarios, avec plusieurs listes au coude-à-coude qui auraient privé le futur premier secrétaire d’une majorité claire au sein des instances du parti. Le vote des militants peut aussi être interprété comme un appel à l’unité des troupes, la candidature de M. Faure étant placée sous le signe du rassemblement.
Il avait réuni (…) le plus de personnalités, de Martine Aubry à Jean-Marc Ayrault, jusqu’à Philippe Doucet, et même des proches d’Arnaud Montebourg
L’actuel président du groupe Nouvelle Gauche à l’Assemblée nationale est celui qui avait réuni derrière lui le plus de personnalités : de la maire de Lille, Martine Aubry, à l’ancien premier ministre Jean-Marc Ayrault, jusqu’à l’ancien député proche de Manuel Valls, Philippe Doucet, et même des proches d’Arnaud Montebourg. Sans parler de nombreux soutiens locaux, avec les responsables de fédérations. Le vote de jeudi démontre que les militants sont encore sensibles à l’art de la « synthèse », longtemps porté par François Hollande, même s’ils ont écarté l’héritier de son courant, M. Le Foll.
Olivier Faure a d’ailleurs repris les techniques de campagne de l’ancien premier secrétaire (1997-2008) du parti, sillonnant les fédérations pendant deux mois. Désigné assez vite « favori du scrutin », il s’était tout de même heurté à la difficulté du débat télévisé, exercice dans lequel il est peu à l’aise. Il n’était d’ailleurs pas de ceux qui poussaient à son organisation. Sur LCI, le 7 mars, le candidat ne s’était pas montré le plus convaincant des quatre concurrents, peinant à exister entre M. Le Foll, rodé aux joutes télévisuelles, et M. Maurel, qui s’est révélé ce soir-là au grand public. Ses adversaires soulignent, en coulisses, ses difficultés à s’imposer et à croiser le fer, dénonçant souvent un manque de charisme.
Si les militants du PS ne se sont clairement pas choisis un « fort en gueule » comme nouveau patron, ils ont fait le pari de la continuité. Car, si à 49 ans, Olivier Faure entend incarner « le renouveau » du PS, il a déjà derrière lui une longue carrière dans les arcanes du parti. Il y adhère dès l’âge de 16 ans. A 23 ans, il devient secrétaire général des jeunes rocardiens, succédant à Manuel Valls. En près de trente ans de carrière et malgré un rapide passage dans le secteur privé, M. Faure a coché toutes les cases du parcours politique classique : collaborateur parlementaire, conseiller ministériel de Martine Aubry à la fin des années 1990, directeur de cabinet adjoint de François Hollande rue de Solférino, puis secrétaire général adjoint du groupe socialiste de l’Assemblée nationale sous Jean-Marc Ayrault.
« On aurait mieux fait de l’écouter à l’époque »
En 2012, après l’élection de François Hollande, il est élu député socialiste de Seine-et-Marne. Deux ans plus tard, il est nommé porte-parole du PS, un poste qui lui permettra de se démarquer de ses près de trois cents camarades députés à l’Assemblée nationale. En décembre 2016, à la fin du quinquennat, il succède à Bruno Le Roux et prend la présidence du groupe parlementaire. Réélu de justesse dans sa circonscription en 2017 face à une candidate de La République en marche, il conserve la tête du groupe, renommé Nouvelle Gauche, mais ne dirige plus qu’une trentaine de députés. Lors du vote de confiance au premier ministre, Edouard Philippe, le 4 juillet 2017, il avait décidé de s’abstenir, comme la majorité de son groupe.
Rassembleur, entre la ligne des frondeurs et celle des légitimistes
Pendant le quinquennat de François Hollande, déjà, le député s’est souvent posé en rassembleur, entre la ligne des frondeurs et celle des légitimistes. Il proposera notamment plusieurs voies de sorties « consensuelles » par des amendements sur la déchéance de nationalité en février 2016 ou sur la loi El Khomri au printemps de la même année. « On aurait mieux fait de l’écouter à l’époque », salue aujourd’hui l’un de ses soutiens, l’ancien ministre Matthias Fekl.
Lors de la campagne présidentielle, M. Faure soutient d’abord Manuel Valls à la primaire de gauche, avant de rejoindre le vainqueur, Benoît Hamon. Malgré des divergences avec ce dernier, notamment sur son positionnement vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon, il le rejoint par « loyauté » à sa famille politique et toujours avec ce même souci du rassemblement ou de « synthèse molle », selon M. Carvounas.
Reste à savoir si cet art typiquement hollandais suffira à remettre le PS sur les rails. Si Luc Carvounas et Stéphane Le Foll ont clairement indiqué leur intention de travailler avec le nouveau premier secrétaire, le représentant de l’aile gauche Emmanuel Maurel a lui exprimé sa déception. « C’est le statu quo absolu, au moment où tout change ! », regrette le député européen :
« Je me suis trompé d’analyse, il y a une influence considérable des grands élus sur les militants. »
Au-delà de son propre score, ­Olivier Faure peut tirer – à condition de voir le verre à moitié plein – deux motifs de satisfaction de cette soirée. Tout d’abord, l’absence, pour le moment, d’accusation de fraude, à l’exception de doutes sur le vote à La Réunion. En second lieu, le chiffre de la participation. Craignant une désaffection massive, les responsables du PS avaient fixé un objectif symbolique de 30 000 militants sur les 102 000 inscrits. Avec autour de 37 000 votants, Solférino pourrait presque se targuer d’une victoire. Ce serait oublier qu’il s’agit là du plus faible score de participation à un congrès de l’histoire du parti.



                            


                        

                        

