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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ La cavalière, engagée au Saut Hermès au Grand Palais, vit entre la France et les Etats-Unis, où elle soutient sa carrière sportive en vendant des chevaux prêts à sauter.
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Saut Hermès : Alexandra Paillot, la voyageuse du jumping français

La cavalière, engagée au Saut Hermès au Grand Palais, vit entre la France et les Etats-Unis, où elle soutient sa carrière sportive en vendant des chevaux prêts à sauter.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 17h56
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 18h06
    |

            Sylvie Chayette








                        



   


Elle a le profil de la bonne élève. D’abord, une manière très posée de s’exprimer et de répondre aux questions. Elle prend le temps, elle précise. Alexandra Paillot a 29 ans et évolue de vendredi 16 à dimanche 18 mars sous la nef du Grand Palais, avec son hongre Polias de Blondel à l’occasion du Saut Hermès. Il faut voir Polias, un grand alezan, qui a plutôt la carrure d’un étalon et sa cavalière, grande et fine. C’est aussi cela le mystère de ce sport à part, où une femme de 50 kg peut imposer à un cheval de 600 de sauter des obstacles hauts d’un mètre 60.
Ce jour-là, une équipe de télévision lui demande de monter à cheval près des écuries installées sur les Champs-Elysées. Elle obtempère, peut-être un peu mécontente d’avoir dérangé Polias la veille d’un week-end très chargé. Le cheval sort un peu trop rapidement de son box, effectivement fâché, mais sous la selle de sa cavalière, le beau hongre devient agneau. Elle monte comme elle parle, en douceur.
Alexandra Paillot est née au milieu des chevaux. Son père, importateur d’électronique, est un cavalier amateur et passionné. La famille a même acheté des écuries près de Chantilly. « J’ai débuté comme tout le monde à poney, dans les écuries familiales au haras de Plaisance. » A 10 ans, elle commence la compétition. Voulait-elle en faire son métier ? « C’était un rêve. » A cette époque, Marcel Delestre, actuellement auprès de l’équipe marocaine, était son entraîneur. « Elle a toujours très, très bien monté, se souvient-il, avec un grand classicisme. » Le père du cavalier olympique Simon Delestre reconnaît qu’elle avait comme défaut d’être « plus perfectionniste que gagneuse ».
Entre les Etats-Unis et Chantilly

   


Après cinq années d’études de commerce à Paris, son passage chez les professionnels est le plus difficile. « Il y a un grand fossé… On passe du “top” chez les jeunes cavaliers au “pas du tout au top” chez les adultes professionnels. » Cela signifie trouver de nouveaux chevaux, des financements, progresser techniquement, organiser l’avenir.
La jeune femme part alors aux Etats-Unis, chez Eric Lamaze, le seul cavalier canadien champion olympique. « C’est un champion, un gagneur. S’il faisait du golf ou de la voiture, ça serait pareil », explique-t-elle. La jeune Française partait faire un stage de deux semaines, elle est restée deux ans. Sur place, elle monte les chevaux de commerce, c’est-à-dire ceux que le champion destine à la vente. Dans le lot, Ayade de Septon, une des juments montées par le champion olympique français Kevin Staut. Après cette expérience, elle revient dans le haras familial. Sur place, quelques chevaux d’élevage, quelques chevaux de course, les deux trotteurs du papa et le piquet d’Alexandra se partagent les box. C’est évidemment la clé du problème : avoir des bons chevaux. « J’avais un ou deux chevaux qu’on avait élevés qui étaient pas mal », mais pour la cavalière, tout a changé avec Polias, acheté en 2014.
Il avait 11 ans mais, se souvient-elle, sans trop comprendre pourquoi, « il était passé inaperçu ». Elle a vu tout de suite son potentiel. « Il a beaucoup de force, il est très courageux. » Quelques barres sautées et surtout une connexion : « Il n’était ni trop lourd ni contre ma main, je me suis sentie en confiance. » La famille a décidé de construire l’écurie autour de lui. Mais l’expérience chez Lamaze lui a donné le goût d’un ailleurs. Qu’à cela ne tienne, tout le monde suit et vit désormais entre Wellington (Etats-Unis) et Chantilly. Ils passent trois mois par an en Floride et y ont installé « une autre base » : une petite écurie de sept box. Dans l’une des capitales mondiales du cheval, les concours de haut niveau s’enchaînent toutes les semaines. « Pour prendre de l’expérience à haut niveau, c’est génial. Il y a aussi une vraie concentration des meilleurs cavaliers mondiaux. Sportivement, c’est très intéressant mais également pour le commerce de chevaux. »
Acheter, préparer, revendre
Tout le système d’Alexandra Paillot repose là-dessus : acheter, préparer, revendre. C’est en vendant un cheval par an qu’elle parvient à entretenir son piquet. Il y a peu d’élevages de chevaux de saut d’obstacles aux Etats-Unis. Donc les Français y vendent leurs chevaux « clé en main ». Chaque saison, elle amène ainsi quatre chevaux prêts à sauter au niveau international et un cheval de commerce qu’elle vend là-bas, lui permettant de financer la tournée.
Le Suisse Philippe Guerdat, sélectionneur de l’équipe de France, a une préférence pour Lumina, sa jument. « Elle a plus de génie que les autres », affirme-t-il. C’est d’ailleurs elle qui devrait prendre la relève de Polias, aujourd’hui âgé de 15 ans.
Le travail et l’investissement familial fonctionnent. En 2015, elle a remporté avec Polias le Championnat de France Pro Elite, s’ouvrant les portes du 5*, le plus haut niveau de compétition. Philippe Guerdat est optimiste : « Elle est persévérante. Même si elle a encore des caps à passer pour être régulière à haut niveau. » Une assurance et une énergie paisible ressortent des paroles d’Alexandra Paillot, comme de ses gestes à cheval. Assez pour lui laisser entrevoir un destin de championne. « Calme, en avant et droit », comme le disait le général L’Hotte, maître de l’équitation française.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Comment en est-on arrivé à mettre une barre verticale entre les deux yeux des pilotes de F1 ? Retour sur les alternatives étudiées avant que le Halo ne soit adopté.
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Formule 1 : préhistoire du Halo

Comment en est-on arrivé à mettre une barre verticale entre les deux yeux des pilotes de F1 ? Retour sur les alternatives étudiées avant que le Halo ne soit adopté.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 16h51
    |

            Catherine Pacary








                        



   


Le risque est inhérent au sport automobile, surtout à bord d’une formule 1 lancée à plus de 300 km/h. La Fédération internationale de l’automobile (FIA) est néanmoins chargée de le réduire au maximum. Les progrès sont immenses depuis les années 1950, époque des pionniers qui voyait 2 à 4 concurrents mourir chaque saison. Aujourd’hui, les pilotes ne sautent plus en bras de chemise dans leur « cercueil ». Sanglés, vêtus de combinaisons ignifugées et casqués… Mais ils roulent tête au vent. Une fragilité devenue inacceptable à l’ère du risque zéro, qui aboutit à l’instauration du Halo cette saison.
L’accident d’Henry Surtees, le 20 juillet 2009, va servir de déclencheur. Le pilote de formule 2, percuté à la tête par une roue et un pneu sur le circuit de Brands Hatch, à Kent (Angleterre), meurt à l’âge de 18 ans. Une semaine avant, Felipe Massa était hospitalisé après avoir reçu des débris lors des qualifications au Grand Prix de Hongrie.
La FIA étudiait déjà comment mieux protéger le cockpit. Elle en fait sa priorité après l’accident fatal du Français Jules Bianchi, survenu lors du Grand Prix du Japon 2014. Le 24 août 2015, c’est le pilote britannique d’Indycar Justin Wilson qui meurt après avoir été frappé de face par un gros débris à Pocono, en Pennsylvanie. Tests et décisions s’enchaînent alors.

Février 2016. La Commission F1 penche pour le « Halo », alors développé par Mercedes. Ferrari profite des essais hivernaux de Barcelone pour tester son prototype de pare-brise transparent. « La structure n’entrave pas la visibilité », conclut le pilote Kimi Räikkönen. La FIA espère une introduction dès 2017.
1er mars 2016. L’Institut global pour la sécurité en sport automobile, partenaire de la FIA, publie « Lignes de défense : les systèmes de protection du cockpit » sur trois projets testés en Angleterre.

   


- L’AFP, pour Additional Frontal Protection (« protection frontale additionnelle ») est un double aileron d’évitement placé à l’avant de la voiture. Le design, léger, a un faible impact sur le châssis et sur la visibilité, mais insuffisant au niveau sécurité.

   


- L’arc central à trois barres (« centre-line Roll Hoop ») assure une protection accrue. Mais les barres gênent la visibilité et nécessitent une version amovible en cas de désincarcération rapide.

   


- Le Halo de Mercedes convainc la FIA, qui annonce le 3 mars son introduction « dès la saison 2017. »

   


30 avril 2016. Après Ferrari en février, Red Bull présente à Sotchi (Russie) son Aéroscreen, un pare-brise assez haut mais ouvert sur le dessus, testé par Daniel Ricciardo – des essais ultérieurs soulèveront des inquiétudes quant à son efficacité.
20 juillet 2016. L’Association des pilotes de Grand Prix (APGP) formalise sa demande du 26 janvier à la FIA, afin que soit mise en place une protection du cockpit frontal « le plus rapidement possible ». Laurent Mekiès, responsable de la sécurité à la FIA, est chargé du dossier.
28 juillet 2016. Le Groupe stratégique (Mercedes, Ferrari, McLaren, Red Bull, Williams, Force India, Jean Todt pour la FIA et Bernie Ecclestone pour la Formula One) s’oppose à l’introduction du Halo en 2017, mais reste ouvert à un dispositif dans le futur.
25 au 30 avril 2017. Le Groupe stratégique et la Commission F1 enterrent, le 25 avril à Paris, le Halo et donnent « la priorité à la famille de systèmes transparents Shield », un pare-brise transparent proche de celui présenté par Red Bull un an avant. Testé le 30 avril à Sotchi (Russie), Esteban Ocon (Force India), Valtteri Bottas (Mercedes) et Pascal Wehrlein (Sauber) le préfèrent au Halo version 2016 ; Nico Hülkenberg (Renault) et Romain Grosjean n’apprécient pas. La mise en œuvre est annoncée pour 2018.

   


13 juillet 2017. A Silverstone, Sebastian Vettel teste le Shield sur sa Ferrari. Il déclare se sentir étourdi en descendant de voiture et gêné visuellement, rapporte Associated Press.

        Lire aussi :
         

                Formule 1 : le halo de protection des pilotes pourra-t-il empêcher de nouveaux morts ?



19 juillet 2017. La FIA publie : « A la suite de l’accord unanime du Groupe stratégique, en juillet 2016 (…) et le soutien répété des pilotes, la FIA confirme l’introduction du Halo pour 2018. » Il sera développé par Ferrari. Plusieurs pilotes, en réalité, sont hostiles à ce changement, comme Romain Grosjean (Haas). Lors du Grand Prix de Hongrie, le 27 juillet 2017, Laurent Mekiès présente le Halo nouvelle version aux pilotes et aux écuries.
21 septembre 2017. Le halo est ratifié lors du Conseil Mondial de la FIA.
 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Le tirage au sort des quarts de finale des compétitions européennes de football s’est déroulé vendredi à Nyon.
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Football : choc Real Madrid-Juventus Turin en Ligue des champions, l’OM face à Leipzig en Ligue Europa

Le tirage au sort des quarts de finale des compétitions européennes de football s’est déroulé vendredi à Nyon.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 14h24
   





                        


Le sort est jeté. Vendredi 16 mars, à Nyon (Suisse), le tirage au sort des quarts de finale des Coupes d’Europe (Ligue des champions et Ligue Europa) a dévoilé son lot de belles affiches. A commencer par un remake de la finale de la compétition reine en Europe, entre le Real Madrid (tombeur du PSG au tour précédent) et la Juventus Turin. Dernier rescapé du contingent français, l’Olympique de Marseille affrontera les ambitieux Allemands du RB Leipzig en quarts de finale de la Ligue Europa.
Ligue des champions
Ce sera un remake de la finale de l’année dernière : la Juventus Turin va défier le Real Madrid, double tenant du titre, en quarts de finale de la Ligue des champions. En finale, l’an passé, le Real avait terrassé la Juve 4-1. De son côté, le FC Barcelone du nouveau centenaire (en termes de buts) Messi jouera contre l’AS Rome. Vainqueur de Manchester City, le Séville de Wissam Ben Yedder affrontera le Bayern Munich et Liverpool et Manchester City se livreront un duel 100 % anglais qui s’annonce alléchant.

#UCLDraw #UCL Dates et horaires officiels des quarts de finale
— UEFAcom_fr (@L'UEFA)


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Calendrier :
matches aller les 3-4 avrilmatches retour le 10-11 avril
Real Madrid-Juventus Turin
Le Real a impressionné en éliminant avec autorité le PSG lors des huitièmes de finale (3-1, 2-1). Porté par son Ballon d’or, Cristiano Ronaldo, auteur de trois buts sur les deux matches, le club de Zinédine Zidane monte en régime à l’approche des rencontres décisives, comme la saison dernière. Il devra néanmoins se méfier de la Juventus Turin, une équipe très expérimentée, finaliste en 2015 et en 2017, et qui a réussi à arracher son billet en renversant Tottenham en Angleterre (2-1 au retour, 2-2 à l’aller).
Liverpool-Manchester City
Manchester City passe pour l’épouvantail de cette C1, avec son entraîneur Pep Guardiola. Le Catalan a remporté deux fois la compétition avec le FC Barcelone en 2009 et en 2011. Et pour sa deuxième année sur le banc anglais, il a construit une équipe remarquable qui survole la Premier League. Sauf le 14 janvier : défaite de City 4-3 à… Liverpool, qui compte des joueurs de grand talent comme Sadio Mané ou Mohamed Salah.
FC Barcelone-AS Roma
Le FC Barcelone fait (encore et toujours) figure de candidat au titre, porté par un Lionel Messi qui vient d’atteindre la barre des 100 buts en Ligue des champions. Il part largement favori contre l’AS Rome.
FC Séville-Bayern Munich
Avec Séville, le Bayern Munich hérite également d’un tirage favorable. Le club allemand a repris du poil de la bête depuis le retour de l’entraîneur Jupp Heynckes. Le technicien rêve de refaire le coup de 2013 (victoire finale), malgré l’absence longue durée de son gardien Manuel Neuer.
Ligue Europa
Marseille a évité l’ogre de l’Atletico Madrid et jouera son quart de finale d’Europa League contre le RB Leipzig début avril. Dans le reste d’un tableau assez ouvert, il n’y aura pas de véritable choc en quarts.
Les matchs :

The official result of the #UELdraw!

— EuropaLeague (@UEFA Europa League)


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Calendrier :
Matchs aller 5 avrilRetour 12 avril
Leipzig-Marseille 
L’OM aurait pu espérer Salzbourg ou redouter l’Atletico, ça sera finalement le RB Leipzig. Reversés de la Ligue des champions (où ils avaient battu Monaco 4-1 à Louis-II), les Allemands ont éliminé ensuite en Ligue Europa Naples et le Zénith Saint-Pétersbourg. Des références qui situent le niveau de cette équipe assez jeune et emmenée par l’avant-centre international Timo Werner. Le club (détenu par une célèbre marque de boisson) traverse une phase plus difficile en championnat, mais reste un gros client. Le match retour est au Vélodrome, un petit avantage pour les Marseillais.
Arsenal-CSKA Moscou
Largués en Premier League, les Gunners peuvent encore sauver leur saison – et peut-être la tête d’un Arsène Wenger plus menacé que jamais – avec une victoire en Ligue Europa, seul chemin possible désormais pour une qualification en Ligue des champions la saison prochaine. Attention tout de même, le CSKA Moscou ne doit pas être pris à la légère, comme peuvent le confirmer les Lyonnais.
Atletico Madrid-Sporting Portugal
Ils voulaient tous l’éviter, c’est finalement le Sporting qui en a hérité. L’Atletico de Diego Simeone est bien l’épouvantail de cette Ligue Europa. Demi-finaliste de la C1 la saison dernière, le club espagnol a passé un 8-1 en deux matchs au Lokomotiv Moscou avec un Antoine Griezmann en pleine réussite. Lâché en championnat pour le titre, le Sporting (dont la défense est dirigée par le Français Jeremy Mathieu) misera toute sa fin de saison sur son aventure européenne.
Lazio Rome-Salzbourg 
L’autre club détenu par la fameuse marque de boisson énergisante défiera la Lazio Rome. L’avantage va plutôt aux Italiens, actuels de Serie A. La Lazio peut s’appuyer sur l’incroyable réussite cette saison de Ciro Immobile, auteur de 24 buts en championnat et de 6 en Ligue Europe. La dernière finale européenne des Romains remonte à 1999 avec une victoire contre Majorque pour la dernière édition de la regrettée Coupe des Coupes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Spécialiste du biathlon et du ski de fond, Benjamin Daviet a répondu aux questions des lecteurs du Monde.fr depuis la Corée du Sud.
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Benjamin Daviet, quadruple médaillé aux Jeux paralympiques : « Avec les Français, on se tire tous vers le haut »

Spécialiste du biathlon et du ski de fond, Benjamin Daviet a répondu aux questions des lecteurs du Monde.fr depuis la Corée du Sud.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 14h01
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 17h29
    |

            Luc Vinogradoff








                        


Spécialiste du biathlon et du ski de fond, Benjamin Daviet a gagné quatre médailles – deux en or au sprint 7,5 km et au 12,5 km du biathlon, deux en argent au 15 km du biathlon et au 20 km du ski de fond – lors des Jeux paralympiques de Pyeongchang. Il concourre en catégorie debout, ayant le genou gauche bloqué après avoir attrapé un staphylocoque doré pendant une opération à l’âge de 17 ans. Il a répondu aux questions des lecteurs du Monde.fr lors d’un tchat, vendredi 16 mars.
Eon : Bonjour Benjamin, quels ont été les meilleurs moments de ces Jeux pour vous, et à l’inverse les plus difficiles ?
Benjamin Daviet : Ma plus belle victoire lors des Jeux a sans doute été celle sur le biathlon moyenne distance (12,5 km) ce vendredi, quand je suis arrivé avec six secondes d’avance. Globalement, toutes les médailles restent de très beaux souvenirs. Ma course la plus difficile, a été la 20 km ski libre en fond, où je finis deuxième. J’ai été malade, et ça a duré 47 minutes.
Lulu : Bonjour et félicitations pour vos Jeux et vos victoires ! Avez-vous vu des différences en 2018 avec les Jeux de 2014, notamment au niveau de l’organisation ?
Ces Jeux ont été vraiment très bien organisés. Les Coréens sont très accueillants, comme l’avaient été les Russes à Sotchi. Quant à la médiatisation, on est au courant par les retours que l’on reçoit depuis la France. On nous dit que, sur la retransmission, par exemple, on atteint des pics de 600 000 personnes pendant la nuit et plus de deux millions pour les résumés en matinée. On a de très beaux retours, et pour nous, athlètes, c’est un bonheur de rendre les spectateurs heureux.

   


Delphine : Bonjour. Et bravo pour vos exploits et vos médailles. Pensez-vous que les Jeux paralympiques auraient une meilleure exposition médiatique s’ils se déroulaient en même temps que les Jeux olympiques, ou directement dans la foulée ?
Benjamin Daviet : Peut-être, mais je pense que ce serait très compliqué d’organiser des Jeux paralympiques dans la foulée. Nous n’avons pas les mêmes pistes que les athlètes valides. Les structures doivent être adaptées pour accueillir les chaises roulantes, par exemple. Tous les bus déployés pendant les Jeux olympiques ont dû être modifiés pour les Jeux paralympiques. Ce serait compliqué de mettre à niveau toutes ces infrastructures en moins de deux semaines.
Gato : Comment est l’ambiance dans le village olympique et chez les Français (j’imagine que c’est la fête) ?
Benjamin Daviet : Il y a une grosse ambiance dans l’équipe de France. Avec les quinze athlètes (douze sportifs et trois guides), on occupe trois étages dans le même immeuble. On se retrouve dans un salon, autour d’une machine à café. On arrive à tous se voir quasiment tout le temps, on se tire vers le haut. Nous n’avons pas forcément l’occasion d’aller aux épreuves des uns et des autres, moi, par exemple, je n’ai pas pu aller au ski alpin. Mais nous nous retrouvons après. Cette bonne ambiance joue énormément sur les résultats.
Dans le village olympique, on se croise avec les autres délégations, mais on reste tous dans nos propres objectifs. On côtoie les athlètes qui sont dans nos disciplines en priorité.
Elio : A quoi ressemble votre quotidien ? Comment vous entraînez-vous ? Comment combinez-vous travail et entraînement ?
Benjamin Daviet : Je suis employé par le ministère de la défense français. L’été, on fait beaucoup d’entraînements, du vélo, du roller-ski, de la musculation. En moyenne, de mai à septembre, on fait entre 80 et 100 heures par mois d’entraînement.
Lili : Quelle est la suite pour vous après les Jeux ?
Patrick de Paris : Bonjour Benjamin, vous avez été lumineux dans l’effort et dans la récompense par les médailles et les podiums. Vous avez apporté beaucoup de joie à ceux qui vous ont regardé vous dépasser. Quels sont vos projets après ces Jeux réussis ?
Benjamin Daviet : A mon retour en France, ça va d’abord être beaucoup de médias et de communication, beaucoup de présence avec les sponsors privés. Ensuite, partir en vacances et profiter. A la mi-mai, on réattaque les stages de préparation physique. La reprise des compétitions se fera en décembre. Pour l’instant, je ne me fixe pas d’objectifs pour la saison prochaine. Je voulais d’abord profiter de ces Jeux.
Castor : Une question m’embête : où est-ce qu’on range quatre médailles chez soi ?
Benjamin Daviet : J’ai une vitrine à médailles pour les cinq que j’ai gagnées depuis les Jeux de Sotchi.
Lili : Jamais deux sans trois, comme on dit… vous visez Pékin dans quatre ans ?
Benjamin Daviet : Je compte aller aux Jeux de Pékin en 2022, c’est certain.

   


Chicha92 : Bonjour et bravo pour vos médailles ! Je suis les JO depuis mon ordi dans la journée et je me demande toujours d’où vous vient cette force mentale. C’est pareil pour les valides, mais pour vous, sans vous lancer de fleurs, je trouve cela incroyable et je vous admire !
Sonja : Bonjour, pas de question, je voudrais juste féliciter et encourager tous ces athlètes, les médaillés et les autres aussi, que j’ai plus de plaisir à suivre que les valides. J’admire leur courage, leur pugnacité et leurs sourires. Ils montrent un bonheur sain, sans réserve, je suis très heureuse pour eux tous, bravo.
Benjamin Daviet : Merci à tous pour vos messages, c’est très gentil de votre part. J’espère que vous vous régalez en regardant ces Jeux paralympiques. Merci à tout le monde et à bientôt.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Les Bleues jouent vendredi soir sur le terrain des Galloises. Le Grand Chelem passera par le mouvement, dans un rugby moins porté sur le jeu au pied que chez les hommes.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Tournoi des six nations : pour les Françaises, le Grand Chelem à portée de main

Les Bleues jouent vendredi soir sur le terrain des Galloises. Le Grand Chelem passera par le mouvement, dans un rugby moins porté sur le jeu au pied que chez les hommes.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 13h03
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 13h33
    |

            Adrien Pécout (Colwyn Bay (pays de Galles), envoyé spécial)








                        



   


Dans les locaux, une affiche d’Elton John côtoie celle de Lionel Richie, naguère en vedette à l’Eirias Park de Colwyn Bay. Deux petites tribunes en vis-à-vis, une piste d’athlétisme tout autour, et des mouettes volubiles juste au-dessus. La station balnéaire galloise et son stade de rugby s’apprêtent à accueillir une performance d’un autre genre : une victoire face aux Galloises, ce vendredi 16 mars (coup d’envoi à 19 heures), et les Françaises remporteraient le cinquième Grand Chelem de leur histoire dans le Tournoi des six nations.
Les féminines du XV de France, vainqueures 18-17 de l’Angleterre le week-end précédent, compteront une fois de plus sur leur meilleur atout : le jeu de passes pour faire vivre le ballon de main en main, plutôt que de longs coups de pied pour gagner du terrain ou viser des pénalités. « On aime jouer à la “baballe”, on aime le jeu de mouvement », rappelle à bon escient l’ailière Caroline Boujard.
L’ancienne joueuse Sandrine Agricole, toujours en survêtement bleu mais désormais comme kiné, évoque « un jeu beaucoup plus basé sur la vitesse ». D’autant que les joueuses ont souvent « un jeu au pied moins long » que celui des hommes, concède Caroline Boujard.

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                Coupe du monde féminine de rugby : l’équipe de France, au nom du jeu



Vingt pénalités en 30 matchs au Mondial
Jeudi après-midi, veille de match. Olivier Lièvremont s’attarde sur le terrain avec les préposées aux pénalités. « Elles connaissent leurs distances, je pense que Jessy [Trémoulière] peut buter jusqu’à 45 mètres », précise l’entraîneur. Qui souligne l’importance de travailler ce secteur : « Les récentes finalistes de la Coupe du monde, ça reste quand même les deux équipes qui jouaient le mieux au pied. » En l’occurrence, les Anglaises et les Néo-Zélandaises.
La Coupe du monde 2017 en Irlande, justement, laisse entrevoir la marge de progression pour toutes les équipes. En 30 matchs, seulement 20 pénalités inscrites avec un taux de 69 % de réussite ; 122 essais transformés (sur 247 possibles, soit 49 %), et aucun drop.
Un bilan comptable légèrement différent de celui observé chez les hommes lors du Mondial 2015. Attention, nouvelle énumération chiffrée : sur 48 matchs, 227 pénalités inscrites (avec un taux de 78 % de réussite) ; 194 essais transformés (soit 71 % de taux de conversion), et 8 drops.
« On travaille de plus en plus le jeu au pied »
« Le jeu au pied chez les féminines est peut-être moins puissant, mais avec elles, le ballon se déplace très souvent plus vite à la main qu’au pied », estime Samuel Cherouk, l’autre entraîneur des Bleues. Même les vice-championnes du monde anglaises, pourtant adroites dans l’exercice, ont privilégié le jeu rapide à la main lorsqu’elles bénéficiaient d’une pénalité à exécuter – en moyenne 18 pénalités jouées à la main à chaque match.
Le recours spontané au pied serait-il inexistant ? « Faux ! », réplique Sandrine Agricole. Il s’observe surtout dans des actions de jeu plutôt que sur des phases arrêtées de pénalités. « Cette année, pour le premier match du Tournoi, on a vu la France marquer un essai sur une passe au pied, rappelle-t-elle. On a aussi vu une équipe d’Angleterre balader la France en première période, il y a une semaine, avec un très bon jeu au pied de son ouvreuse. »

   


A côté de la pelouse principale, Samuel Cherouk regarde ses joueuses s’entraîner à la touche sur un terrain synthétique couvert. « Comme le lancer en touche, le jeu au pied se travaille, suppose une automatisation des gestes. » De l’acquis, bien plus que de l’inné. « On le voit dans les cours de récréation, les petits garçons ont les ballons de foot, les filles restent trop souvent sur le bord », regrette l’entraîneur.
« On travaille maintenant de plus en plus le jeu au pied », apprécie Caroline Boujard, qui espère, avec un nouveau Grand Chelem, donner envie aux jeunes filles de se rapprocher des ballons. De rugby, si possible.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Dernière équipe française en lice en coupe d’Europe, l’OM se heurte à l’ambitieux club allemand. Tombeur de Lyon, le CSKA Moscou sera opposé à Arsenal.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Les autres matchs opposeront le FC Barcelone à l’AS Roma et Seville au Bayern Munich.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Le spécialiste du para ski de fond et du para biathlon vous a répondu en direct depuis Pyeongchang, en Corée du Sud.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Le Maroc et l’attelage Etats-Unis-Canada-Mexique sont les seuls à avoir déposé leur candidature pour la première Coupe du monde attribuée après les scandales de la FIFA.
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Coupe du monde 2026 : le football mondial hésite entre le Maroc et un trio américain

Le Maroc et l’attelage Etats-Unis-Canada-Mexique sont les seuls à avoir déposé leur candidature pour la première Coupe du monde attribuée après les scandales de la FIFA.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 09h59
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 10h17
    |

            Rémi Dupré








                        



   


La date a été entourée en rouge par les dirigeants de la Fédération internationale de football (FIFA). Le 13 juin, à la veille de l’ouverture de la Coupe du monde en Russie, la FIFA désignera l’hôte du Mondial 2026. La dernière fois, cela s’était mal passé : l’attribution des éditions 2018 et 2022 est au cœur des scandales qui ont bouleversé l’instance. La double désignation de la Russie et du Qatar est émaillée de soupçons de corruption, comme c’est devenu la norme : l’attribution des éditions 1998, 2006, 2010, 2018 et 2022 fait l’objet d’enquêtes des autorités judiciaires américaines, suisses, allemandes et françaises.
Avant de quitter contraint et forcé la présidence de la FIFA, le Suisse Sepp Blatter en a bouleversé le fonctionnement, dès 2011. Ce n’est ainsi plus le gouvernement de la FIFA, à la croisée de tous les scandales, qui choisit le pays hôte du Mondial, mais les 211 fédérations nationales membres de l’instance.
Le vote du congrès, à Moscou, devient dès lors capital pour les diplomates du ballon rond, qui devront départager deux candidatures que tout oppose : le trio composé des Etats-Unis, du Mexique et du Canada fait figure de favori face au Maroc, qui rêve de devenir le deuxième pays africain à accueillir le tournoi après l’Afrique du Sud (en 2010) et a été battu à quatre reprises lors des scrutins d’attribution des Mondiaux 1994, 1998, 2006 et 2010.
Les deux postulants avaient jusqu’au vendredi 16 mars pour déposer leur dossier d’organisation, qui sera examiné par la « task force d’évaluation ». Laquelle transmettra ses évaluations au conseil de la FIFA, qui validera ou pas les candidatures.
Un attelage Mexique-Etats-Unis, malgré Trump
Grands perdants du vote de 2010 face au Qatar (par 14 voix contre 8), les Etats-Unis ont vécu ce revers comme « un pas en arrière », comme le reconnaît Sunil Gulati, architecte de la candidature nord-américaine et qui vient de démissionner de la présidence de son comité. Le scrutin pour le Mondial 2026 a ainsi des airs de revanche, même si le projet est différent.
La candidature commune est considérée comme un handicap par l’ancien président Sepp Blatter, partisan « par principe » du dossier marocain, compte tenu de « la très difficile organisation conjointe du Mondial 2002 par la Corée du Sud et le Japon ».
La triple organisation, argue Sunil Gulati, faciliterait toutefois l’organisation d’un tournoi élargi : la Coupe du monde réunira pour la première fois 48 équipes – contre 32 aujourd’hui – qui disputeront 80 matchs (contre 64). La FIFA table sur une hausse du chiffre d’affaires de 600 millions d’euros grâce à ce format élargi voulu par son président, Gianni Infantino.
« Cette collaboration historique entre trois pays signifie que nous pouvons respecter les nouvelles exigences de ce nouveau format et même faire mieux, et ainsi aider la FIFA à tirer le meilleur parti de ces nouvelles possibilités avec un faible risque opérationnel, assure M. Gulati, toujours membre du gouvernement de la FIFA. Les infrastructures que nous avons déjà en place en sont la base. L’Amérique du Nord abrite les stades les plus grands, les plus écologiques et les plus technologiquement avancés du monde. »
Pour convaincre les électeurs, M. Gulati rappelle les « treize compétitions de la FIFA » déjà organisées par le trio nord-américain et l’héritage du Mondial 1994 aux Etats-Unis. Sur un plan géopolitique, les relations conflictuelles entre Washington et Mexico et la figure clivante du président américain, Donald Trump, ne risquent-elles pas de dissuader certains pays de voter pour le trio ? « Je suis confiant dans le fait que les votants se décideront sur la base des mérites de notre candidature et non pas en fonction de la politique du moment », balaye Sunil Gulati.
La France soutiendra le Maroc
Dans leur grande majorité, les fédérations européennes sont plus séduites par la candidature marocaine, qui se veut celle d’un continent et sera soutenue par la Confédération africaine de football. Le président de la Fédération française de football, Noël Le Graët, votera d’ailleurs en faveur du Maroc pour des raisons historiques, politiques et économiques.
« Nous avons un pays à taille humaine, une heure de vol sépare les stades les plus éloignés, il n’y a qu’un seul fuseau horaire pour tout le territoire et nous disposons d’une excellente connectivité autoroutière et aéroportuaire », développe Moulay Hafid Elalamy, président du comité de candidature et ministre de l’industrie du Maroc.
« Le plan de stades intègre cinq enceintes existantes qui seront mises à niveau, ainsi que trois stades ultramodernes en projet, comme le Grand Stade de Casablanca avec ses 93 000 places », ajoute le patron de la candidature marocaine. Pour les six stades supplémentaires requis par la FIFA, le royaume privilégierait le « concept révolutionnaire de stade modulaire », dont la taille peut être réduite après la compétition. La seule Coupe du monde de l’histoire sur le continent a laissé en héritage à l’Afrique du Sud des enceintes trop grandes, inutilisées et dont les coûts d’entretien dépassent largement les recettes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Benjamin Daviet (biathlon, 15 km) et Cécile Hernandez (banked slalom) ont remporté la 2e place du podium, tandis qu’Anthony Chalançon reportait le bronze au biathlon malvoyant.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Jeux paralympiques 2018 : la France décroche trois médailles vendredi

Benjamin Daviet (biathlon, 15 km) et Cécile Hernandez (banked slalom) ont remporté la 2e place du podium, tandis qu’Anthony Chalançon reportait le bronze au biathlon malvoyant.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 09h16
   





                        



   


Les médailles continuaient de pleuvoir pour la délégation française à Pyeongchang, vendredi 16 mars. Benjamin Daviet a remporté la médaille d’argent en biathlon 15 km debout, tandis que chez les femmes, Cécile Hernandez a également décroché la deuxième marche du podium en baked slalom. Anthony Chalençon et son guide Simon Valverde sont venus peu après ajouter une médaille de bronze au palmarès français du jour, en prenant la troisième place sur le biathlon 15 km malvoyant.
Ces trois nouvelles médailles portent le total français à seize, dont cinq en or.

[ALERTE MÉDAILLE] 

.@CECILEHC est Vice-Championne Paralympique (BankedSlalom)! 

— FRAparalympique (@France Paralympique)


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Atteinte depuis quatorze ans par une sclérose en plaques, et totalement paralysée des jambes depuis 2002, la snowboardeuse de 43 ans accroche une deuxième médaille à son palmarès. Après avoir remporté le bronze en snowboard cross lundi, Cécile Hernandez repart vendredi avec l’argent en banked slalom de snowbard. La Française n’est pas passée loin de l’or, puisqu’elle n’a été devancée que de 36/100e par l’Américaine Brenna Huckaby.
Quatrième médaille pour Daviet
De son côté, Benjamin Daviet, biathlète originaire d’Annecy, continue ses excellents Jeux et remporte sa quatrième médaille. Après avoir obtenu l’or lors de l’épreuve de biathlon 12,5 km, catégorie debout, il décroche l’argent sur celle de 15 km. Il a également pris l’or dans l’épreuve de sprint de biathlon (7,5 km) et l’argent en ski de fond 20 km.

[ALERTE MÉDAILLE]
.@DavietBenjamin en argent sur le 15Km ! 
Bravo Champion !!!!! 🇫🇷💪❄
— FRAparalympique (@France Paralympique)


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Benjamin Daviet s’était fracturé un os du genou à l’âge de 17 ans, puis une infection avait mené à l’amputation. Il avait rejoint l’équipe de France handisport de ski nordique en 2011, obtenant le bronze en ski de fond en 2014 lors de ses premiers Jeux paralympiques. Ce champion du monde en ski de fond et en biathlon en 2017 fait partie de l’équipe de France militaire de ski.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Grâce à des buts de Dimitri Payet et de Lucas Ocampos, les joueurs de l’Olympique de Marseille se sont imposés à Bilbao (2-1). Désillusion pour l’OL éliminé par le CSKA Moscou.
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League Europa : Marseille se qualifie en quarts de finale contre l’Athletic Bilbao, Lyon est éliminé

Grâce à des buts de Dimitri Payet et de Lucas Ocampos, les joueurs de l’Olympique de Marseille se sont imposés à Bilbao (2-1). Désillusion pour l’OL éliminé par le CSKA Moscou.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 22h50
 • Mis à jour le
15.03.2018 à 23h07
   





                        



   


Une formalité pour l’Olympique de Marseille. Après sa victoire au Vélodrome au match aller (3-1) contre Bilbao, les Olympiens se sont de nouveau imposés jeudi 15 mars chez les Basques (2-1). Grâce à cette victoire, les joueurs de Rudi Garcia se qualifient pour les quarts de finale de la League Europa.
L’OM a ouvert le score en première mi-temps grâce à un penalty transformé par son capitaine, Dimitri Payet (38e). Contrôlant le ballon, et pas vraiment inquiété par les Espagnols, les bleus et blanc doublent la mise par l’intermédiaire de Lucas Ocampos (52e), déjà auteur d’un doublé au match aller la semaine dernière. L’Athletic reviendra ensuite au score grâce à Inaki Williams (74e, 2-1), mais Marseille conserve son avance au score et se qualifie pour les quarts de finale.
En marge de la rencontre, des supporteurs du club marseillais ont blessé deux policiers basques dans deux incidents séparés. Selon un porte-parole d’Ertzaintza, la police régionale basque, des Marseillais ont attaqué un agent de sécurité, le blessant au cou avec « un objet pointu », qui ne serait pas un couteau, en début de soirée au stade San-Mamés.
Un peu plus tard, un autre agent de sécurité a été blessé par des supporteurs marseillais, sans que le porte-parole puisse être en mesure de préciser la gravité de la blessure des deux agents.
Désillusion pour l’Olympique lyonnais
De son côté l’Olympique lyonnais (OL) a subi une terrible désillusion en se faisant éliminer par le CSKA Moscou après sa défaite 3-2 au match retour et malgré une victoire 1-0 à l’aller. Alors que la finale de l’Europa League se joue à Lyon, cette compétition était un objectif pour la bande de Bruno Genesio.
Mais après avoir raté plusieurs occasions, les Lyonnais se sont fait piéger par les Russes qui ont ouvert le score par Golovin (39e). Après l’égalisation de Cornet (58e), le CSKA a réussi à reprendre les devants et creuser l’écart au score en cinq minutes par l’intermédiaire de Musa et Wernbloom (60e et 65e). Le but de Diaz à la 71e minute n’y fera rien, l’OL est éliminé.
Dans les autres matchs de la soirée, l’Atlético de Madrid a confirmé son statut de favori en allant s’imposer (5-1) au Lokotiv Moscou, après sa victoire 3-0 au match aller. Autre surprise de la soirée, l’élimination du Borussia Dortmund contre Salzbourg. En revanche, Arsenal a confirmé sa victoire du match aller (2-0) contre le Milan AC en s’imposant 3-1 à Londres.
La Lazio Rome, le Sporting Lisbonne et le RB Leipzig ont également arraché leur qualification.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Samedi soir, à l’issue de la rencontre de Ligue 1 entre Lille et Montpellier, des dizaines de supporteurs ont envahi la pelouse pour protester contre la situation sportive et économique du club, qui est 19e au classement.
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Terrain envahi à Lille : dix personnes placées en garde à vue ; le LOSC jouera à huis clos

Samedi soir, à l’issue de la rencontre de Ligue 1 entre Lille et Montpellier, des dizaines de supporteurs ont envahi la pelouse pour protester contre la situation sportive et économique du club, qui est 19e au classement.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 18h52
 • Mis à jour le
15.03.2018 à 23h52
   





                        



   


Les premières sanctions tombent à la suite de l’envahissement de terrain le week-end dernier par des dizaines de supporteurs au stade Pierre-Mauroy, à Villeneuve-d’Ascq (Nord). Suspectées d’avoir participé à cette action, dix personnes ont été placées en garde à vue jeudi 15 mars, a annoncé le parquet de Lille.

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                Football : à Lille, la violence n’est pas que sur le terrain



Elles ont été incarcérées pour « entrée sur une aire de jeu portant atteinte à la sécurité des biens et des personnes » et « provocation à la haine ou à la violence lors d’une manifestation sportive », a précisé le ministère public. Elles doivent être déferrées vendredi matin en vue d’une convocation sur procès-verbal devant le tribunal correctionnel à une date ultérieure, selon le parquet.
Dans la soirée, jeudi, la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) a décidé de mettre le dossier en instruction. A titre conservatoire, elle a sanctionné le LOSC, qui jouera à huis clos à domicile au moins jusqu’au 5 avril. Le club nordiste, qui se déplace à Monaco vendredi, accueillera Amiens sans supporteurs le 1er avril, lors de la 31e journée de Ligue 1.
« Si on descend, on vous descend »
Le club de Lille a protesté dans un communiqué contre une sanction d’une « extrême sévérité », qui sonne comme une « double peine » alors que le Losc « ne présente pas d’antécédents d’incidents de ce genre ».
Samedi soir, à l’issue de la rencontre de Ligue 1 entre Lille et Montpellier (1-1), plusieurs dizaines de supporteurs avaient envahi la pelouse pour protester contre la situation sportive et économique du club, lequel est 19e au classement. Certains tentèrent notamment de s’en prendre aux joueurs et proférèrent des menaces : « Si on descend, on vous descend ! » 
Le lendemain, le parquet ordonnait d’office l’ouverture d’une enquête de flagrance, confiée à la sûreté urbaine de Lille, et, quelques heures plus tard, une plainte pour violences aggravées, dégradations de biens et menaces de mort était déposée par le club nordiste dirigé par l’homme d’affaires Gérard Lopez.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Tiraillé entre l’équipe de France et celle d’Espagne, le défenseur de 22 ans a été appelé pour la première fois par le sélectionneur Didier Deschamps. Il s’est dit « fier de pouvoir représenter (son) pays ».
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Equipe de France de football : Lucas Hernandez, un Bleu de circonstance ?

Tiraillé entre l’équipe de France et celle d’Espagne, le défenseur de 22 ans a été appelé pour la première fois par le sélectionneur Didier Deschamps. Il s’est dit « fier de pouvoir représenter (son) pays ».



Le Monde
 |    15.03.2018 à 17h53
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 06h38
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Le choix cornélien de Lucas Hernandez, né à Marseille, mais qui a grandi en Espagne, vient-il d’être définitivement tranché par Didier Deschamps ? A 22 ans, le joueur de l’Atlético de Madrid, international espoir français à neuf reprises, était tiraillé depuis plusieurs mois entre les Bleus et la Roja, la sélection espagnole. Quel maillot allait revêtir ce défenseur central de formation, aligné parfois au poste de latéral gauche par son entraîneur, Diego Simeone ?
Il semble que le fils de l’ancien footballeur Jean-François Hernandez (Toulouse, Olympique de Marseille, Atlético) ait donné sa préférence au premier qui l’a appelé. Lucas Hernandez figure en effet dans la liste des vingt-quatre joueurs qui disputeront deux matchs amicaux de l’équipe de France face à la Colombie, le 23 mars et face à la Russie, le 27.

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Il y a seulement deux semaines, lors d’un entretien à la chaîne espagnole RTVE, la tendance était complètement différente. « L’Espagne m’a tout donné, et je serais ravi d’obtenir la nationalité du pays, car je me considère plus Espagnol que Français. Qu’est-ce que je peux te dire ? Je parle mieux espagnol que français. Ça veut tout dire… », déclarait le jeune homme.
Atermoiements
A la mi-janvier, il avait avoué avoir entrepris des démarches pour bénéficier d’un passeport de son pays d’adoption, répondant par là même aux appels du sélectionneur espagnol Julen Lopetegui : « Comme vous le savez, je suis Français et j’ai un passeport français. Mais bon, on est en train de regarder, c’est entre les mains des avocats, et il faut rester tranquille. »
Ces atermoiements et ces signaux contradictoires ont de quoi surprendre et même rendre dubitative la presse ibérique, à l’image de la question d’un journaliste espagnol à Didier Deschamps lui demandant s’il n’avait pas peur que Hernandez ne réponde pas à la convocation. « Vous inquiétez pas, il est très content de venir avec nous, je peux vous l’assurer », a répliqué, taquin, le Bayonnais. Sur son compte Twitter, jeudi en début de soirée, Lucas Hernandez a d’ailleurs confirmé son « immense fierté » d’avoir été convoqué. « Fier de pouvoir représenter mon pays », écrit-il.

C’est avec une immense fierté que j’ai appris ma convocation en @equipedefrance aujourd’hui. Fier de pouvoir représ… https://t.co/9EsTpbU0GW— LucasHernandez (@Lucas Hernández)


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A son poste de prédilection, dans l’axe de la défense, la concurrence lui ôte pourtant tout espoir : Varane, Umtiti, Kimpembe ou encore Koscielny. Mais le sélectionneur souhaite l’utiliser à gauche. La méforme du joueur du PSG Layvin Kurzawa n’y est pas étrangère.
« Je le prends pour être latéral gauche. En espoirs, il est à ce poste-là aussi, il joue autant défenseur central que latéral, voire plus latéral, avec l’Atlético Madrid. C’est un jeune joueur, mais qui est déjà habitué aux compétitions internationales, il n’arrive pas là par hasard. Il est très content de jouer avec nous. » 
Bis repetita avec Théo Hernandez ?
Mais, même à ce poste, Lucas Digne part titulaire, et le convalescent Benjamin Mendy, qui est en phase de reprise avec Manchester City, devrait être en Russie si tout se passe bien. On peut donc légitimement se demander si Didier Deschamps n’a pas sélectionné le Colchonero pour couper l’herbe sous le pied de l’Espagne.
Le capitaine des champions du monde 1998 se défend bien entendu de toute manœuvre mesquine : « Je ne prends jamais un joueur pour l’empêcher de choisir une autre sélection. Quand je fais la démarche, c’est parce que je pense que c’est le moment pour que ce soit valable pour Lucas, comme ça a été le cas pour d’autres joueurs. »

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                Ligue des champions : Lucas Hernandez, l’autre Français de l’Atlético



Un argument de poids peut inciter à se fier à la sincérité du sélectionneur tricolore. Seules les rencontres officielles fixent une fois pour toutes la nationalité sportive d’un footballeur. « Après, vous connaissez le règlement, ce ne sont pas les matchs amicaux qui permettent de bloquer le joueur », a plaidé le technicien. On imagine mal quand même Lucas Hernandez répondre à cette convocation avec les Bleus et finalement opter pour le maillot de la Roja quelques semaines, ou quelques mois, plus tard.

Juntos a pasar la eliminatoria!!! AÚPA @Atleti!!!!!! 🔴⚪️ #UEL #VamosAtleti https://t.co/aMjM7wgqTc— LucasHernandez (@Lucas Hernández)


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La fratrie Hernandez offre un autre cas d’espèce. Le jeune frère de Lucas, Théo Hernandez, qui a quitté l’Atlético cet été pour rejoindre le club madeilène rival, le Real, pourrait, quant à lui, opter pour la sélection espagnole. En mai 2017, il ne s’était pas présenté à un rassemblement des espoirs tricolores.
De par son parcours, Lucas Hernandez sera soumis à une pression particulière en équipe de France. Son comportement, même le plus anodin, commence déjà à être épié. Alors qu’il a publié un tweet, certainement préenregistré, pour encourager son club avant le huitième de finale retour de Ligue Europa prévu ce soir, des commentaires de supporteurs français lui reprochent de n’avoir pas salué à la place sa première sélection avec les Bleus. Sur le terrain comme en dehors, Lucas Hernandez n’a plus le droit à l’erreur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Pour sa dernière liste avant l’annonce du groupe pour la Coupe du monde, le sélectionneur a aussi laissé de côté Dimitri Payet et Layvin Kurzawa.
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Equipe de France : Didier Deschamps appelle Ben Yedder et Hernandez

Pour sa dernière liste avant l’annonce du groupe pour la Coupe du monde, le sélectionneur a aussi laissé de côté Dimitri Payet et Layvin Kurzawa.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 14h13
 • Mis à jour le
15.03.2018 à 18h01
   





                        



   


Nouveau maillot, mais pas nouvelle équipe : à deux mois de l’annonce de sa liste pour la Coupe du monde de football, Didier Deschamps n’a logiquement retouché qu’à la marge le groupe de l’équipe de France. L’attaquant du FC Séville, Wissam Ben Yedder et le défenseur de l’Atlético Madrid, Lucas Hernandez, apportent cependant un soupçon de nouveauté dans le groupe des Bleus.
De façon inhabituelle, la liste annoncée jeudi 15 mars comporte 24 noms, compte tenu notamment de l’incertitude autour de l’état de santé de Corentin Tolisso. Ce groupe disputera deux matchs amicaux face à la Colombie, le 23 mars au Stade de France, et face à la Russie, le 27 mars à Saint-Pétersbourg.
« On dit que je suis conservateur, mais je peux surprendre aussi », a lancé le sélectionneur à propos de la première convocation de Ben Yedder à 27 ans. L’ancien buteur de Toulouse a eu le mérite d’être patient. Sollicité par la Tunisie (qualifiée pour la Coupe du monde), il a toujours rappelé qu’il souhaitait uniquement évoluer pour les Bleus. « Ce ne sont pas les deux buts à Old Trafford (contre Manchester United en Ligue des champions, ndlr) qui changent totalement la donne », a assuré le sélectionneur. Mais cette performance tombe bien, surtout en l’absence pour blessure d’Alexandre Lacazette.

Voici la 1ère liste de l'année !
— equipedefrance (@Equipe de France)


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Ben Yedder en joker ?
Passé par le futsal, Ben Yedder présente un « profil atypique, avec de la mobilité, de la vivacité, et il est extrêmement efficace ». Et son doublé de mardi prouve qu’il sait être performant en sortant du banc de touche, « ce qui n’est pas le cas de tout le monde », a glissé Deschamps. Une allusion à peine voilée à l’apport des remplaçants lors du dernier Euro.

   


Si Ben Yedder n’a jamais tergiversé quant à son choix – entre la France et la Tunisie –, ce n’est pas vraiment le cas de Lucas Hernandez. Né à Marseille, le défenseur a grandi et a été formé en Espagne. Il laissait entendre la semaine dernière à la chaîne RTVE « se sentir espagnol ». A un journaliste espagnol qui lui demandait s’il n’avait pas peur que Hernandez décline la convocation, Deschamps a répondu : « Vous inquiétez pas, il est très content de venir avec nous, je peux vous l’assurer ». Le patron des Bleus assure que ce choix n’est pas destiné à « bloquer » le Madrilène : « Vous connaissez le règlement, ce ne sont pas les matchs amicaux qui permettent de bloquer le joueur. »

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          Lucas Hernandez, un Bleu de circonstance ?



Défenseur axial de formation et en club, Hernandez a été convoqué au poste de latéral gauche, où il devrait se partager le temps de jeu, contre la Colombie et la Russie, avec Lucas Digne. « En Espoir, il joue à ce poste-là aussi », justifie Deschamps, qui n’a pas retenu un Layvin Kurzawa en disgrâce au PSG. Reste que les chances de Hernandez d’être du voyage en Russie sont minces, surtout si Benjamin Mendy retrouve le chemin des pelouses à Manchester City après sa grave blessure au genou du début de saison.
Dembélé de retour
Sur l’aile droite de la défense, Benjamin Pavard (Stuttgart), déjà testé à l’automne avec une certaine réussite, figure aussi dans la liste. « Il a été bon avec nous au mois de novembre, il joue plus défenseur central en club, mais il n’a pas de problème pour jouer à droite. Mathieu Debuchy revient bien avec Saint-Etienne, mais j’avais envie de revoir Benjamin », précise le sélectionneur.
Buteur en Ligue des champions avec Barcelone contre Chelsea, Ousmane Dembélé effectue son retour. Un signe qu’il fera partie du groupe des 23 pour la Coupe du monde s’il est enfin épargné par les blessures. Un horizon qui semble s’éloigner pour le Marseillais Dimitri Payet, absent de cette liste malgré les forfaits de rivaux, comme Nabil Fekir et Kingsley Coman.
Didier Deschamps a annoncé ce jeudi qu’il communiquerait sa liste finale de 23 joueurs pour la Coupe du monde le 15 mai, à un mois du début de la compétition.
Gardiens de but : Hugo Lloris (Tottenham), Steve Mandanda (Olympique de Marseille), Alphonse Areola (Paris-Saint-Germain).
Défenseurs : Presnel Kimpembe (Paris-Saint-Germain), Laurent Koscielny (Arsenal), Samuel Umtiti (FC Barcelone), Raphaël Varane (Real Madrid), Lucas Digne (FC Barcelone), Benjamin Pavard (VFB Stuttgart), Djibril Sidibé (AS Monaco), Lucas Hernandez (Atlético Madrid).
Milieux de terrain : Blaise Matuidi (Juventus Turin), Adrien Rabiot (Paris-Saint-Germain), Ngolo Kanté (Chelsea FC), Corentin Tolisso (Bayern Munich), Thomas Lemar (AS Monaco), Paul Pogba (Manchester United).
Attaquants : Olivier Giroud (Chelsea FC), Antoine Griezmann (Atlético Madrid), Anthony Martial (Manchester United), Kylian Mbappé (Paris-Saint-Germain), Florian Thauvin (Olympique de Marseille), Ousmane Dembélé (FC Barcelone), Wissam Ben Yedder (FC Séville).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Seulement une société sur cinq en France aurait mis en place une offre de sport. Mais les initiatives explosent.
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édition abonné


Des entreprises dopées au sport

Seulement une société sur cinq en France aurait mis en place une offre de sport. Mais les initiatives explosent.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 10h47
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Jamais les employés de Björn Borg, la marque de vêtements créée par l’ancien champion de tennis suédois, n’ont à se poser la question de leur ­emploi du temps du vendredi, de 11 heures à midi. C’est sport et c’est obligatoire. Objectifs affichés : convivialité, bien-être, mais aussi performance.
« Si on ne veut pas faire de sport et être intégré à la culture de l’entreprise, on s’en va », a récemment ­affirmé à l’AFP Henrik Bunge, le directeur général de Björn Borg, à l’origine de cette initiative il y a plus de deux ans. Mais, selon lui, personne n’a claqué la porte pour ce motif.
Aux Etats-Unis, c’est plutôt sur la carotte que ­misent certains employeurs. Ainsi du fabricant de matelas Casper qui offre jusqu’à 190 dollars par mois à ses salariés pouvant justifier, données ­connectées à l’appui, d’un certain niveau d’activité physique et de sommeil.
En France, le sport en entreprise n’est ni obligatoire ni rémunéré, mais il a le vent en poupe. Simples ­actions de sensibilisation, remboursement d’une salle de sport, mise à disposition de locaux, indemnité kilo­métrique vélo… Les initiatives sont multiples, et dépendent du niveau d’engagement des compagnies.
Un concept ancien
Le concept n’est pas récent. « Dès 1870, l’industriel Jean-Baptiste Godin avait fait construire un lavoir-piscine au Familistère de Guise pour apprendre aux ouvriers à nager, raconte Julien Pierre, maître de conférences à la faculté des sciences du sport de Strasbourg. Puis il y a eu des compétitions cyclistes entre grands magasins. A partir de 1920, l’industrie automobile s’est très investie dans la création ­d’équipes sportives. C’était un moyen de divertir, mais aussi d’exercer une forme de contrôle sur une main-d’œuvre jugée faillible. »
Aujourd’hui, les dirigeants cherchent à quantifier les bénéfices du sport pour la santé des salariés et celle de leur entreprise. Selon un rapport du cabinet...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Le spécialiste du mouvement olympique Armand de Rendinger milite pour une sincérité budgétaire des Jeux olympiques de Paris 2024.
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Paris 2024 : « Je ne crois pas à des JO d’été à moins de 10 milliards d’euros »

Le spécialiste du mouvement olympique Armand de Rendinger milite pour une sincérité budgétaire des Jeux olympiques de Paris 2024.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 13h23
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


A-t-on bien estimé le coût réel des Jeux olympiques de Paris 2024 ? Quelques mois à peine après l’attribution décrochée à Lima (15 septembre), un rapport d’experts commandé par le gouvernement parle de « réels risques de surcoûts importants ». Pour l’expert du mouvement olympique Armand de Rendinger, auteur de La Cuisine olympique : quand la France se pique aux Jeux (éd. Temporis, 2016), il est urgent de faire preuve de sincérité en matière budgétaire.
Que pensez-vous de ce rapport et de sa conclusion ?
Ce n’est pas une surprise, d’abord parce qu’il a été commandé depuis un bout de temps par le ministère des sports, ensuite parce que beaucoup de partenaires du COJO (Comité d’organisation des Jeux) posaient la question de l’actualisation du budget. Il faut savoir que le CIO ne peut pas se permettre de voir le budget initial, qui était de 6,3 milliards d’euros et qui est maintenant de 6,8 milliards, déraper vis-à-vis de toutes les futures villes candidates.

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Le CIO et le gouvernement jouent-ils leur crédibilité sur ce point ?
C’est un enjeu stratégique et politique. Le CIO doit déjà gérer l’après-Rio, qui est pour le moins un dossier complexe. Les JO de Pyeongchang ont coûté plus cher que prévu. Tokyo se présente en 2020 avec une explosion des coûts initiaux : d’un budget de 5 milliards d’euros, on a grimpé jusqu’à 27 milliards avant de descendre à 13 milliards… Si même une ville comme Paris, qui en a fait la promesse, dérape, le CIO risque de voir de plus de plus de candidats renoncer.
Enfin, il y a également une deuxième pression de la part de l’Elysée, mais aussi de la ville de Paris et de la région Ile-de-France, qui considèrent que le COJO leur a soumis un projet et qu’il est indispensable que le budget soit respecté vis-à-vis des électeurs et des contribuables.
Un acteur important, le département de la Seine-Saint-Denis, s’inquiète que l’on rogne sur ce que l’on lui avait fait miroiter en termes de développement. Comprenez-vous cette crainte ?
Il faut comprendre que le CIO considère comme important les éléments politiques qui contribueraient à améliorer l’environnement français, en matière de lutte contre les discriminations, en matière d’héritage concret pour les territoires, mais cela ne doit pas pénaliser l’organisation des Jeux et alourdir de manière trop lourde la facture. Le département, qui veut profiter de ces Jeux pour son développement, a peur que l’on rogne sur ce type de dépenses. On risque par exemple de réduire la voilure sur le nombre de logements prévus en reconversion du village des médias. Est-ce que le village tel qu’il était prévu est réaliste ? Lorsqu’on lit le rapport, on peut avoir un doute.
Du coup, n’y a-t-il pas une énorme hypocrisie d’avoir fait campagne en faveur des JO sur le développement d’un territoire en difficulté ?
Il faut dire la vérité aux Français. Les quinze jours où se déroulent les Jeux peuvent être équilibrés, et même être un peu rentables, mais tout ce qui est nécessaire à l’organisation représente un investissement majeur. Or, personne n’a osé dire très clairement à combien il se chiffre. On a renoncé à l’Exposition universelle par peur que l’investissement ne soit pas couvert par les recettes. On ne peut plus renoncer aux JO, mais il faut être honnête. Il y a des choix à faire, peut-être au détriment d’investissements dans la santé ou l’éducation. Ce sont des choix politiques sur lesquels il est nécessaire que les politiques se prononcent.
A combien estimez-vous le budget réel ?
Sur les lignes budgétaires présentées, il est bien calculé à 10 % près. Cependant, il est nécessaire d’être sincère. Ce budget est incomplet car on n’a pas pris en compte des dépenses qui ne sont pas propres aux JO mais n’en sont pas moins indispensables : le coût lié à la sécurité, aux fonctionnaires affectés, à l’accélération du Grand Paris ainsi qu’aux lois d’exception qui seront nécessaires car on doit tout réaliser dans un délai très court. Je ne crois pas à des JO d’été à moins de 10 milliards d’euros.
Vous parlez de sincérité mais n’est-ce pas un vœu pieux tant il semble déjà trop tard ?
C’est regrettable mais il n’est jamais trop tard. Il vaut mieux le faire maintenant que dans deux ou trois ans, comme l’a fait Tokyo. Chaque jour qui passe compte. Il est très bien que ce débat ait lieu et il faut qu’il soit clos au moins de juin au plus tard. Plus on attend, plus la pilule sera dure à avaler. Il est essentiel que le budget soit véritablement crédible, légitime et sincère pour permettre la mobilisation de la population.
Ce débat n’exclut-il pas le peuple ?
Je le dis clairement : ce débat est entre initiés et pas du tout avec le peuple. Tout simplement parce que l’on a refusé de faire une consultation populaire dès le début. On savait que le résultat serait négatif. On n’a fait que de la communication, il y a eu l’effet magique de l’attribution, mais deux jours après le succès de Lima les seules discussions que l’on avait concernaient cette question du budget. Qui aura la responsabilité d’annoncer les coûts réels et qui en endossera la responsabilité ?



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Les Bleus seront privés de leur capitaine pour leur déplacement au Pays de Galles, samedi, en clôture du Tournoi des six nations.
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XV de France : Guirado forfait, Pélissié promu et Bastareaud capitaine

Les Bleus seront privés de leur capitaine pour leur déplacement au Pays de Galles, samedi, en clôture du Tournoi des six nations.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 10h37
   





                        



   


Il a finalement dû renoncer : le capitaine Guilhem Guirado, blessé au genou droit, a déclaré forfait pour le dernier match du Tournoi des six nations contre le Pays de Galles samedi (17 heures), où il sera remplacé dans le XV de départ par Adrien Pélissié, a annoncé jeudi l’encadrement. Il s’agira de la première titularisation de Pélissié (27 ans, 4 sélections), talonneur de Bordeaux-Bègles où il a débuté en Top 14 cette saison après avoir joué pour Aurillac en Pro D2.
« Guilhem ne peut pas jouer, cela aurait été trop risqué » a confirmé le sélectionneur Jacques Brunel. Guirado a été victime d’un traumatisme au genou droit samedi dernier contre l’Angleterre (22-16). « Un ligament a été altéré », a ajouté le sélectionneur.
En l’absence de Guirado, le capitanat a été confié au centre Mathieu Bastareaud, rappelé pour les deux précédentes rencontres de la compétition après avoir été suspendu en ouverture. Agé de 29 ans, « Basta » occupe déjà cette charge depuis le début de saison au RC Toulon. « Depuis quelque temps il a une sorte de sérénité qui peut influencer l’équipe. C’est un peu la force tranquille. On sait le poids qu’il peut avoir sur le terrain, avec le ballon ou sans », a souligné Brunel.

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Un autre joueur vivra également une première au Millennium Stadium de Cardiff : le pilier droit Cedate Gomes Sa (24 ans, 4 sélections), débutera pour la première fois en bleu. Le racingman a été préféré à Rabah Slimani, pénalisé à trois reprises en mêlée fermée face à l’Angleterre et dans le viseur des arbitres depuis plusieurs mois.
Le sélectionneur a effectué un autre changement numérique : Gaël Fickou (23 ans, 34 sélections) est titularisé sur une aile à la place de Benjamin Fall, qui glisse à l’arrière aux dépens de Hugo Bonneval, peu convaincant face à l’Italie et l’Angleterre.

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          Le XV de France reprend confiance contre l’Angleterre



Fickou, habituel centre à Toulouse, avait remplacé en cours de match face à l’Angleterre Bonneval, victime d’une commotion cérébrale. « Derrière on a maintenu la composition qui s’est construite pendant la partie : Fickou n’est pas à son poste habituel mais il nous a satisfaits pleinement », a déclaré Brunel.
Avant ce déplacement à Cardiff, le XV de France occupe la quatrième place du Tournoi et peut encore terminer deuxième (derrière l’Irlande, déjà sacrée) ou finir cinquième en cas de défaite et d’une victoire de l’Ecosse en Italie.

🔴 Rendez-vous samedi à 18h à Cardiff pour le #XVdeFrance ! Voici les joueurs sélectionnés par Jacques Brunel et son… https://t.co/BK0Rn0kSPb— FFRugby (@FF Rugby)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Un rapport du Parlement britannique accuse le patron de l’équipe cycliste Sky, qui a remporté cinq fois le Tour de France, d’avoir couvert des pratiques de dopage.
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Dave Brailsford, roi déchu du cyclisme britannique


                      Un rapport du Parlement britannique accuse le patron de l’équipe cycliste Sky, qui a remporté cinq fois le Tour de France, d’avoir couvert des pratiques de dopage.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 08h00
    |

            Clément Guillou








   


Il a été le grand artisan de l’envolée du cyclisme en Grande-Bretagne. Mais sa réputation de génie du management sportif est largement entamée par son rôle supposé dans l’affaire de dopage qui touche l’équipe Sky.
Lanterne rouge
Comme la plupart des coureurs britanniques jusqu’à la création du Team Sky, c’est en France que Dave Brailsford a tenté de lancer sa carrière cycliste : à 20 ans, il débarque seul à Grenoble avec son vélo. Installé dans la Loire, il apprend le français à défaut de percer dans le sport. Il n’y reviendra qu’à partir de 2010, en tant que manageur de la nouvelle équipe Sky.
« Sir » de la petite reine
Architecte de l’explosion du cyclisme de haut niveau en Grande-Bretagne, le Gallois jouissait d’une image de génie du management sportif, dispensant ses recettes miraculeuses dans des livres ou des conférences. Le succès des pistards aux JO de Londres et, pour la première fois, celui d’un Britannique – Bradley Wiggins – sur le Tour, en 2012, lui valent d’être anobli par la reine début 2013. Les succès de Christopher Froome ont complété sa légende.
Marqué à la culotte
Depuis plusieurs mois, la cote du manageur s’effondre dans son pays. Une commission parlementaire britannique vient de l’accuser d’avoir validé, sinon encouragé, la prise de corticoïdes par Bradley Wiggins à des fins dopantes, et non médicales (comme le permet l’Agence mondiale antidopage). Sa gestion du contrôle anormal de Christopher Froome sur la Vuelta 2017, qui menace le quadruple vainqueur du Tour, l’avait déjà fragilisé. La presse, qui l’adulait jadis, réclame sa démission. La chute est d’autant plus rude que Dave Brailsford promettait de réussir dans le cyclisme professionnel en rompant avec les méthodes du passé. Il avait instauré chez Sky une politique de «  tolérance zéro », et avait congédié de trois de ses directeurs sportifs en octobre 2012, lors des premières révélations sur l’affaire Lance Armstrong.
A l’insu de son plein gré
Lorsque les médias puis les parlementaires britanniques ont commencé à s’intéresser aux pharmacies du Team Sky, cet habile communicant a tenté d’empêcher la parution de révélations et oublié la transparence dont l’équipe avait fait un argument marketing. Patron omniscient, Dave Brailsford affirme pourtant avoir tout ignoré des traitements dont bénéficiait Bradley Wiggins.

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                Cyclisme : « Team Sky a utilisé des médicaments pour améliorer les performances de ses coureurs »






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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Le sélectionneur des Bleus, Didier Deschamps, communique, à 14 heures, sa liste de 23 joueurs convoqués pour les matchs amicaux contre la Colombie, le 23 mars, et la Russie, quatre jours plus tard.
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Equipe de France : les dernières hésitations de Didier Deschamps pour sa liste des 23

Le sélectionneur des Bleus, Didier Deschamps, communique, à 14 heures, sa liste de 23 joueurs convoqués pour les matchs amicaux contre la Colombie, le 23 mars, et la Russie, quatre jours plus tard.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
15.03.2018 à 10h34
    |

            Rémi Dupré








                        



   


L’auditorium du siège parisien de la Fédération française de football (FFF), sis boulevard de Grenelle, devrait être archicomble ce jeudi 15 mars aux alentours de 14 heures. Rompu à l’exercice, Didier Deschamps divulguera aux médias la liste des joueurs convoqués pour les rencontres amicales programmées contre la Colombie, à Saint-Denis, le 23 mars, et face à la Russie, pays hôte de la prochaine Coupe du monde (14 juin-15 juillet), quatre jours plus tard, à Saint-Pétersbourg.
Le sélectionneur de l’équipe de France effectuera là sa dernière revue d’effectif avant de publier la liste des 23 éléments retenus, mi-mai, pour le Mondial. Sans se départir de la langue de bois, Deschamps a commencé à avancer prudemment ses pions, jugeant par exemple mardi sur La Chaîne L’Equipe que « l’idéal, c’est de doubler les postes ».
La liste de mars préfigure souvent celle de mai
Sa liste sera sensiblement différente de la précédente, en novembre 2017, en raison des blessures de l’attaquant lyonnais Nabil Fekir, touché au genou, de l’avant-centre Alexandre Lacazette, de l’ailier du Bayern Munich Kingsley Coman (cheville) et du latéral droit Christophe Jallet (mollet). L’incertitude règne également autour de la présence de Corentin Tolisso, bluffant en sélection à l’automne dernier. Le milieu du Bayern Munich souffre d’une contusion sévère au tibia après un choc subi contre Hambourg, le 10 mars, en Bundesliga.
Ces blessures perturberont la lecture de la liste mais elle sera tout de même analysée avec d’autant plus d’attention que sa liste du mois de mars préfigure celle divulguée en mai. Ce fut le cas avant le Mondial 2014 et l’Euro 2016, bien qu’il y a deux ans le patron des Bleus avait dû reconfigurer son effectif en raison des forfaits de dernière minute de Lassana Diarra, Jérémy Mathieu et Raphaël Varane.
Voici, ligne par ligne, les cas qui posent encore question à trois mois du Mondial.
Défense : qui à gauche ?
Du côté des défenseurs centraux, le Barcelonais Samuel Umtiti, le Madrilène Raphaël Varane, le Parisien Presnel Kimpembé et le « Gunner » Laurent Koscielny, en difficulté avec Arsenal, devraient être appelés. L’incertitude concerne les latéraux. En l’absence de Benjamin Mendy, qui vient seulement de reprendre l’entraînement et compte bien revenir en forme à temps pour le Mondial, personne ne s’est tout à fait imposé. Le Marseillais Jordan Amavi (24 ans) sera-t-il appelé comme en octobre ? Layvin Kurzawa pâtira-t-il de son statut de remplaçant – pour les grands matchs – au PSG ? Lucas Digne, dans la même situation au FC Barcelone, devrait être retenu.
Qu’en sera-t-il du néophyte et polyvalent Benjamin Pavard, 21 ans, sélectionné en novembre ? Dans les colonnes de France Football, l’arrière de Stuttgart a récemment déclaré qu’il était prêt à tout pour figurer dans la liste des 23. « S’il le faut, je suis prêt à être gardien. Même remplaçant, ça me va », a ironisé le jeune homme. Deschamps a par ailleurs indiqué qu’il suivait de près le retour au premier plan du latéral droit Mathieu Debuchy, recruté par Saint-Etienne en janvier et absent en sélection depuis septembre 2015.
Milieu de terrain : la nouveauté Nzonzi ou les anciens Sissoko et Diarra ?
Au milieu de terrain, Blaise Matuidi, impressionnant avec la Juventus Turin, le Parisien Adrien Rabiot et N’Golo Kanté (Chelsea) seront convoqués. Quoique relégué sur le banc des remplaçants à Manchester United et au bord de la rupture avec son entraîneur José Mourinho, Paul Pogba le sera également. Derrière ces incontournables, de nombreux prétendants : déjà présent en novembre, le Sévillan Steven Nzonzi, qualifié pour les quarts de finale de la Ligue des champions, sera-t-il de retour ? On voit mal Deschamps sacrifier son « fidèle soldat » Moussa Sissoko, remplaçant à Tottenham, tandis que le sélectionneur a déclaré à La Chaîne L’Equipe suivre les performances de Lassana Diarra, absent en sélection depuis juin 2016 et recruté par le PSG en janvier.
En attaque : des surprises possibles
Malgré la cascade de blessures enregistrée, le Bayonnais a l’embarras du choix en ce qui concerne sa ligne d’attaque. Au gré de ses interviews, le sélectionneur vient de conforter publiquement Antoine Griezmann, son « leader d’attaque », en perte de confiance au cœur de l’hiver mais qui a retrouvé la réussite dernièrement. Dans la même logique, il devrait convoquer Olivier Giroud, qui a tenté de se relancer en janvier en quittant Arsenal pour Chelsea. Le Mancunien Anthony Martial pourrait, lui, profiter des absences de Kingsley Coman et Nabil Fekir pour avoir du temps de jeu contre la Colombie et la Russie.
Longtemps blessé avec le FC Barcelone, le prodige Ousmane Dembélé devrait faire son retour en sélection et ainsi retrouver son complice Kylian Mbappé, qui a vécu des dernières semaines contrastées avec le PSG. Touché à la cheville, le Marseillais Florian Thauvin est incertain. Son coéquipier en club, Dimitri Payet, semble monter en puissance et devrait être convoqué.
C’est bien en attaque que Deschamps pourrait surprendre les observateurs. Buteur lors du dernier derby écossais face aux Rangers, le joueur du Celtic Glasgow Moussa Dembélé, 21 ans, a reçu une préconvocation et son cas retient particulièrement l’attention du patron des Tricolores. Mais Wissam Ben Yedder, auteur d’un doublé lors de la qualification (2-1) du FC Séville contre Manchester United, pourrait avoir séduit le technicien avec ses 19 buts inscrits en Espagne (toutes compétitions confondues).
En tête du classement des buteurs (25 réalisations) du championnat turc, Batefimbi Gomis, 32 ans, brille aussi avec le club stambouliote de Galatasaray et postule toujours à une place au sein du groupe tricolore. L’ex-Lyonnais et Marseillais n’a plus été retenu avec les Bleus depuis juin 2013.
Concernant le cas sensible de Karim Benzema, barré en sélection depuis novembre 2015 et sa mise en examen dans l’affaire du chantage à la sextape fait à son coéquier Mathieu Valbuena, Deschamps a préféré ironiser. « Karim Benzema regardera-t-il le Mondial devant sa télévision ? », lui a-t-on ainsi demandé. « Je ne sais pas, je n’ai pas encore choisi. Il y en a beaucoup qui seront devant la télé », a pouffé le Basque, qui semble avoir définitivement tiré un trait sur l’attaquant du Real Madrid.
Ultime virage avant le Mondial russe
Après ces deux « sorties » de mars, Deschamps disposera encore de plusieurs semaines pour phosphorer devant son tableau noir. Selon les règlements, chaque pays qualifié pour le Mondial devra fournir à la Fédération internationale de football (FIFA) une liste comprenant au maximum trente-cinq joueurs pour le 14 mai. Le casting définitif devra être arrêté avant le 4 juin.
Dans cet ultime virage avant le Mondial russe, les Bleus affronteront en matchs préparatoires trois nations non qualifiées pour le tournoi : l’Eire (le 28 mai au Stade de France), l’Italie (le 1er juin à Nice) et les Etats-Unis (le 9 juin à Lyon). Ils rallieront ensuite leur camp de base à Istra, ville située dans la région de Moscou.
L’œil rivé sur les demi-finales, l’objectif fixé par la Fédération française de football, l’équipe de France défiera ensuite l’Australie (16 juin), le Pérou (21 juin) et le Danemark (26 juin) lors d’un premier tour particulièrement abordable.



                            


                        

                        


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Ligue des champions : Barcelone élimine Chelsea et se qualifie pour les quarts

Les Catalans se sont imposés 3-0 à domicile face aux Anglais lors des huitièmes de finale retour. Barcelone poursuit sa route dans la compétition, comme chaque année depuis 2008.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 23h27
 • Mis à jour le
15.03.2018 à 10h31
   





                        



   


Le FC Barcelone a largement battu Chelsea (3-0), mercredi 14 mars, lors du match retour des huitièmes de finale de la Ligue des champions. Les Catalans s’offrent ainsi leur onzième qualification de rang pour les quarts de finale de la compétition.
100 buts inscrits en C1
L’icône des Blaugranas, Lionel Messi, est, de son côté, entré un peu plus dans la légende. Avec un doublé et une passe décisive lors de la rencontre, il a aussi atteint la sacro-sainte barre des 100 buts inscrits en C1.
L’Argentin a tiré deux fois entre les jambes du gardien belge Thibaut Courtois (3e, 63e). Avec au passage le but le plus précoce de sa prolifique carrière : 129 secondes seulement. Il est aussi à l’origine du premier but sous les couleurs catalanes d’Ousmane Dembélé (20e).
Il rejoint au panthéon des « centenaires » un autre quintuple Ballon d’or, son grand rival du Real Madrid Cristiano Ronaldo (117 buts, tours préliminaires exclus).
Un Chelsea qui n’a pas démérité
Difficile de résister pour un Chelsea qui n’a pas démérité au Camp Nou mais trouvé deux fois les montants, comme au match aller (1-1) à Londres. Les Blues pourront regretter longtemps ce tir trop croisé du Français N’Golo Kanté (38e), le coup franc direct de Marcos Alonso sur l’extérieur du poteau (45e + 1) ou la tête d’Antonio Rüdiger sur la transversale (89e).



                            


                        

                        

