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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Renée fait bénéficier son infirmière de plusieurs assurances-vie ; Raymond lègue ses biens à son médecin ; Nicole fait un testament en faveur de sa psychanalyste. Neveux et compagne contestent ces legs, en invoquant l’article 909 du code civil.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Le procureur de la République de Paris a toutefois demandé au ministère des affaires étrangères des précisions sur le statut du camp dans lequel ces femmes sont censées se trouver.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Les plaintes des parents de françaises détenues en Syrie classées sans suite

Le procureur de la République de Paris a toutefois demandé au ministère des affaires étrangères des précisions sur le statut du camp dans lequel ces femmes sont censées se trouver.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 17h14
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 18h28
   





                        



   


Les plaintes visant l’Etat français, déposées en janvier par les avocats des familles de trois Françaises qui avaient rejoint l’organisation Etat islamique en Syrie et sont aujourd’hui détenues au Kurdistan syrien avec leurs enfants, ont été classées sans suite, a annoncé une source judiciaire, vendredi 16 mars, confirmant une information du Le Parisien.
Le procureur de la République de Paris, François Molins, a cependant demandé au ministère des affaires étrangères le statut du camp dans lequel elles sont censées se trouver et questionné l’autorité administrant le camp, ajoute-t-on de même source. S’agit-il d’un camp de personnes déplacées ou de prisonniers ? Une précision nécessaire pour établir si l’infraction de détention arbitraire peut être caractérisée. Elle viserait alors les geôliers kurdes de ces femmes. Selon une source judiciaire, le Quai d’Orsay n’a pas encore répondu à cette demande d’information.
Dans leurs plaintes, les avocats s’appuient sur l’article 432-5 du code pénal, selon lequel une personne dépositaire de l’autorité publique qui a connaissance d’une détention illégale ou arbitraire et ne fait rien pour y mettre fin, est elle-même coupable d’une infraction. Les autorités françaises en sont clairement la cible, même si la plainte est portée « contre X ».

        Sur les plaintes :
         

          Des parents de djihadistes français arrêtés en Syrie déposent plainte pour « détention arbitraire »



Dans un courrier adressé le 19 février aux avocats Marie Dosée, William Bourdon, Marc Bailly et Martin Pradel, M. Molins estime que l’infraction réprimée par l’article 432-5 du code pénal n’est pas caractérisée. Il s’appuie sur le fait que la France n’a plus de représentation diplomatique en Syrie et n’a pas, en la matière, les moyens d’agir sur un théâtre de conflit armé.
Les avocats contestent
Dans leur réponse à M. Molins, datée du 7 mars, les quatre avocats contestent cette analyse. Ils invoquent le fait que « la France a reconnu l’existence d’un “Kurdistan syrien” à travers la bouche de son porte-parole, Benjamin Griveaux » et rappellent que Jean-Yves Le Drian avait confirmé, il y a deux ans, quand il était ministre de la défense, la présence de forces spéciales françaises en Syrie.
Ils estiment, en outre, que la demande d’information du procureur de la République au Quai d’Orsay est « la parfaite démonstration qu’aucune vérification nécessaire (…) n’a été diligentée par les autorités françaises, pourtant parfaitement informées de la situation » de leurs clientes.
Ils réaffirment encore que rien, à leurs yeux, ne justifie que leurs clientes soient maintenues en captivité, quelle que soit la nature du camp où elles sont retenues. Ils se réservent le droit, en cas de classement sans suite, de prendre toute initiative de nature à garantir ceux de leurs clientes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Si les formules politico-poétiques tracées sur les murs du Quartier latin montrent le désir, alors largement partagé, de changer la vie, ils ne sauraient représenter l’état d’esprit des 10 millions de personnes qui ont pris part au mouvement.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
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Les slogans résument-ils l’esprit de Mai 68 ?

Si les formules politico-poétiques tracées sur les murs du Quartier latin montrent le désir, alors largement partagé, de changer la vie, ils ne sauraient représenter l’état d’esprit des 10 millions de personnes qui ont pris part au mouvement.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 16h56
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 18h08
    |

                            Marion Rousset








                        



                                


                            

C’était le printemps. A côté des rangées de platanes bien taillés, des aphorismes ont soudain fleuri sur les murs comme pousse la mauvaise herbe, aussi piquants qu’un chardon des champs, aussi légers qu’un pissenlit duveteux, aussi poétiques qu’un coquelicot au bord d’une autoroute. « Il est interdit d’interdire », « Sous les pavés, la plage », « Jouissez sans entraves », « Ne perdez pas votre vie à la gagner », « L’imagination au pouvoir », « Tout, tout de suite » : ces slogans poético-politiques restent enracinés dans la mémoire collective telle une trace vivace de l’esprit de Mai.
Cerveaux créatifs
Leur succès a contribué à orienter la vision d’une révolution placée sous le signe du refus de l’autorité, de l’individualisme, de la libération sexuelle, de l’éloge du présent. Et l’on oublie ce faisant que l’on ne doit pourtant leur existence qu’à quelques cerveaux créatifs : « La plupart ont été inventés par une toute petite minorité, qu’on a appelée les “enragés de Nanterre”. Moins d’une dizaine de personnes dont les idées étaient celles de l’Internationale situationniste », assure l’historienne Michelle Zancarini-Fournel. A savoir, Guy Debord, René Viénet, René ­Riesel, Raoul Vaneigem, Mustapha Khayati… qui tiennent le premier comité d’occupation de la Sorbonne. C’est Viénet en personne qui aurait peint : « L’humanité ne sera heureuse que quand le dernier bureaucrate sera pendu avec les tripes du dernier capitaliste. » Et c’est à Debord que l’on doit d’avoir tracé à la craie « Ne travaillez jamais », pour la première fois, rue de Seine, en 1953.
« Ces slogans ne sont pas représentatifs de l’état d’esprit des 10 millions de participants. Le registre d’un ouvrier de La Rochelle ou d’ailleurs n’était pas forcément le même que celui des situationnistes », reconnaît l’historienne Ludivine Bantigny. De fait, les tracts qui circulent dans les usines en grève et au sein des organisations d’extrême gauche...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Certes, Daniel Cohn-Bendit a interpellé le ministre des sports sur les « problèmes sexuels des jeunes », mais la question a été peu abordée pendant le mouvement. C’est au cours des décennies suivantes que la parole sur le corps et la sexualité s’est libérée.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
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Mai 68 marque-t-il l’an I de la révolution sexuelle ?

Certes, Daniel Cohn-Bendit a interpellé le ministre des sports sur les « problèmes sexuels des jeunes », mais la question a été peu abordée pendant le mouvement. C’est au cours des décennies suivantes que la parole sur le corps et la sexualité s’est libérée.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 16h56
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 18h07
    |

            Anne Chemin








                        



                                


                            

« Jouissez sans entraves », « Plus je fais l’amour, plus j’ai envie de faire la révolution. Plus je fais la révolution, plus j’ai envie de faire l’amour »… Les graffitis inscrits sur les murs de Paris en Mai 1968 ont construit une légende : ce joli mois marquerait l’an I de la révolution sexuelle. Un mythe que déconstruit patiemment Michelle Zancarini-Fournel. « Il faut distinguer les représentations qui se sont imposées au cours des décennies qui ont suivi 1968 et les pratiques réelles de l’époque », prévient l’historienne, qui a dirigé, avec Philippe Artières, 68. Une histoire collective (1962-1981) (La Découverte, 2008).
Les féministes aux avant-postes
En 1968, il y eut certes l’interpellation de Daniel Cohn-Bendit au ministre des sports de De Gaulle – « J’ai lu votre Livre blanc sur la jeunesse, en 300 pages, il n’y a pas un seul mot sur les problèmes sexuels des jeunes » – et les revendications du Mouvement du 22-Mars sur l’accès des garçons à la résidence universitaire des filles de Nanterre. Mais ce fut à peu près tout. « La question de la sexualité intéressait les étudiants en sociologie de Nanterre avant 1968, mais elle n’a quasiment pas été abordée lors des assemblées générales dans les universités, souligne Michelle Zancarini-Fournel. Et, dans le mouvement social, on en parlait peu ou pas du tout – sauf dans quelques entreprises de femmes. »
C’est plutôt au cours des décennies qui suivent Mai 1968 que la parole sur le corps et la sexualité, peu à peu, se libère. Les féministes sont aux avant-postes de ce mouvement qui bouscule la morale, la pudeur et la bienséance. « Elles insistent sans relâche sur le fait que leur corps leur appartient, raconte Michelle Zancarini-Fournel. C’est d’ailleurs le titre d’un livre témoignage écrit par des femmes de Boston et publié en France en 1977 : Notre corps, nous-mêmes [Albin Michel]. Ces mouvements luttent surtout en faveur...




                        

                        


<article-nb="2018/03/16/19-5">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Patrick Roger, journaliste au service politique du « Monde », actuellement à Mayotte, a répondu à vos questions.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ 
<article-nb="2018/03/16/19-6">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Le régime de retraite des cheminots leur assure un départ plus tôt et une pension plus confortable que le reste de la population. Mais ce système déséquilibré coûte cher à l’Etat.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

La retraite des cheminots, un régime spécial largement déficitaire

Le régime de retraite des cheminots leur assure un départ plus tôt et une pension plus confortable que le reste de la population. Mais ce système déséquilibré coûte cher à l’Etat.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 15h28
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 15h42
    |

                            Jean-Gabriel Fernandez








                        



   


Le projet de réforme de la SNCF suscite l’inquiétude des cheminots pour leur avenir. Si le premier ministre, Edouard Philippe, a bien assuré que le projet de loi « n’est pas la réforme des retraites des cheminots », il a aussi annoncé la fin de l’embauche « au statut » des employés de la SNCF. Autrement dit, que les futurs agents ne seront pas sous le statut actuel des cheminots et ne cotiseront pas pour le régime spécial actuellement en vigueur, ce qui signifiera mécaniquement moins de cotisations salariales pour les retraites.
Ce régime spécial dont bénéficient les cheminots est dans le collimateur du gouvernement à cause de son coût élevé. Durant la seule année 2016, les retraites des cheminots ont été déficitaires de 3,3 milliards d’euros, comblés par l’Etat.
Pourquoi ça coûte si cher ?
Ils étaient 260 000 retraités de la SNCF en 2017, un chiffre à rapporter à environ 150 000 personnes actuellement employées par l’entreprise. Ce nombre important est en partie expliqué par l’âge minimum de départ en retraite pour les cheminots : 57 ans pour les agents sédentaires et 52 ans pour les conducteurs. L’âge minimum peut varier jusqu’à deux ans en fonction de l’année de naissance des agents, mais reste très en dessous du minimum de 62 ans en vigueur dans le privé. En 2016, en moyenne, les conducteurs ont pris leur retraite à 53 ans et 5 mois, les autres employés SNCF à 57 ans et 6 mois, contre 62 ans et 5 mois pour les affiliés au régime général.
Plus confortable que la retraite moyenne en France, qui était de 1 376 euros en 2015
La pension de retraite des cheminots est également plutôt avantageuse. A taux plein, elle correspond à 75 % du salaire des six derniers mois d’activité (dans le privé, on fait la moyenne des salaires des vingt-cinq meilleures années), auxquels s’ajoutent une grande part des primes. En 2016, la pension directe moyenne versée aux cheminots était de 24 759 euros par an, soit 2 063 euros par mois. Celle-ci est plus confortable que la retraite moyenne en France, qui était de 1 376 euros en 2015, selon le ministère des solidarités et de la santé.
Ce régime spécial, obtenu en 1909, est antérieur à la fondation de la SNCF. Or, il est aujourd’hui incapable de s’autofinancer et est subventionné par l’Etat, au même titre que dix autres régimes spéciaux (marine, mines, transports urbains). Le coût total des prestations de retraite des cheminots en 2016 était de 5,3 milliards d’euros, que les cotisations ne suffisent pas à couvrir. L’Etat a donc versé 3,3 milliards d’euros pour les cheminots à la retraite, soit près de 60 % du budget total dédié cette année-là aux onze régimes spéciaux, dont fait partie la SNCF.


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Contribution de l'Etat au financement des pensions de retraite de la SNCF depuis 2015


Source : Caisse prévoyance retraite de la SNCF



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Seuls les « agents du cadre permanent » de la SNCF sont affiliés au régime spécial des cheminots, cotisent et en bénéficient. Ils doivent avoir été embauchés avant leurs 30 ans, posséder toutes les qualifications demandées par l’entreprise et passer une période d’évaluation allant d’un an à deux ans et demi. Pour bénéficier de la retraite à taux plein en 2016, ils devaient également avoir accumulé 163 ou 164 trimestres de service à la SNCF, avec un taux de cotisation de 8,2 %. Dans le privé, le taux de cotisation moyen est aux alentours de 11 % pendant 172 trimestres. Les cheminots ont également une cotisation retraite avantageuse par rapport aux fonctionnaires, qui cotisent à hauteur de 10,56 %.
A la SNCF, 0,56 actif pour 1 retraité
Il y a en France 17,5 millions d’actifs qui travaillent, contre 14 millions de retraités. C’est-à-dire que 1,3 actif cotise pour chaque personne à la retraite. A la SNCF, où l’on est passé de 303 000 agents en 1970 à 150 000 aujourd’hui, ce ratio est de 0,56. En 2016, on comptait près de deux retraités pour chaque cotisant à la SNCF, et la situation continue de se dégrader. « Le nombre des cotisants baisse régulièrement à la SNCF, de 1,4 % en 2014, 2 % en 2015 et, en prévision, de 1,2 % en 2017 », note la commission chargée d’examiner les régimes de retraite par le Sénat.


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Nombre de cotisants et de pensionnés dans le régime de la SNCF


Source : Sénat



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Vers une disparition du régime spécial ?
C’était l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron, qui ne cache pas son ambition d’abolir le régime de retraite des cheminots, qu’il qualifiait d’« injuste » l’été dernier lors d’un échange avec des cheminots.
« Je souhaite que l’on puisse avoir au premier semestre 2018 une loi-cadre qui donne le top départ de cette réforme, par exemple au 1er juillet 2018 ou début 2019. (…) Ceux qui étaient à cinq ans de la retraite ne sont pas touchés, les autres ont des droits acquis dans un régime et à partir de ce jour-là basculent vers un régime unique, où un euro cotisé donne lieu aux mêmes droits. »
Ce n’est pas la première fois que le gouvernement cherche à revenir sur les avantages dont bénéficient les retraités de la SNCF. En 2008, une réforme des régimes spéciaux menée par le gouvernement de Nicolas Sarkozy avait déjà entamé le travail. Dans un premier temps, la réforme de 2008 a allongé la durée de cotisation nécessaire pour bénéficier d’une retraite à taux plein : de 37 ans et deux trimestres, celle-ci est passée à 41 ans et un trimestre aujourd’hui. Elle continuera d’être relevée d’un trimestre par an jusqu’à atteindre la durée en vigueur pour les assurés du régime général, soit 172 trimestres (43 ans). La réforme des retraites a également instauré une décote et une surcote identiques à celles des fonctionnaires.
En 2011, une nouvelle réforme a touché les retraites des cheminots et remonté l’âge d’ouverture des droits de deux ans. Le taux de cotisation salariale des agents du cadre permanent a également été modifié. Passant de 8,15 % en 2015 à 8,79 % en 2018, ce taux continuera d’augmenter jusqu’à atteindre 10,95 % en 2026.


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Evolution du taux de cotisation salariale des cheminots


Source : Legifrance.gouv.fr



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L’une des conséquences observables est l’augmentation de l’âge moyen de départ à la retraite à la SNCF depuis 2009, une augmentation de trois ans pour les conducteurs et de deux ans et deux mois pour les autres. L’objectif poursuivi par la réforme de 2008 était d’aligner le régime des cheminots sur les règles en vigueur dans la fonction publique. Un objectif partiellement atteint, car les cheminots ont perdu quelques-uns de leurs avantages. La nouvelle réforme de la SNCF pourrait accélérer cette convergence vers le régime général des retraites.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/16/19-7">
<filnamedate="20180316"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180316"><AAMMJJHH="2018031619">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Un bénévole a été convoqué dans les Hautes-Alpes par la police des frontières pour avoir porté secours à une famille, dont une femme qui était sur le point d’accoucher.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Hautes-Alpes : convoqué pour avoir aidé des migrants, un bénévole soutenu par des manifestants et internautes

Un bénévole a été convoqué dans les Hautes-Alpes par la police des frontières pour avoir porté secours à une famille, dont une femme qui était sur le point d’accoucher.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 15h26
   





                        


Ils sont indignés. Des internautes et 130 manifestants, réunis, mercredi 14 mars, devant la police aux frontières de Montgenèvre, ont apporté leur soutien à Benoît Ducos, convoqué ce même jour par la police aux frontières (PAF). Son tort ? Etre venu en aide à une famille nigériane en montagne, dont une femme sur le point d’accoucher.
Les faits se déroulent samedi 10 mars au soir. Lors d’une maraude, deux bénévoles de l’association Refuges solidaires, dont Benoît Ducos, trouvent les quatre membres d’une famille nigériane et deux autres migrants perdus à 1 850 mètres d’altitude. « La mère est complètement sous le choc, épuisée, elle ne peut plus mettre un pied devant l’autre. Nos thermos de thé chaud et nos couvertures ne suffisent en rien à faire face à la situation de détresse dans laquelle ils se trouvent. En discutant, on apprend que la maman est enceinte de huit mois et demi. C’est l’alarme, je décide de prendre notre véhicule pour l’emmener au plus vite à l’hôpital », explique Benoît Ducos dans un témoignage diffusé par Joël Pruvost, membre de Refuges solidaires, au site d’information locale Dici.fr.
En chemin, la femme enceinte est prise de contractions et à 500 mètres de la maternité, la voiture est arrêtée par un contrôle des douanes. Là, les versions divergent. Selon M. Ducos, les douaniers prennent tardivement la mesure de l’urgence, alors que « la maman continue de se tordre sur le siège passager », et finissent par appeler les pompiers qui transportent la femme à l’hôpital « à 23 heures passées ». Selon la préfecture, le contrôle a eu lieu « à 22 h 15 » et « la femme se plaignant de fortes douleurs abdominales, les douaniers ont sollicité immédiatement les pompiers », « arrivés sur les lieux à 22 h 31 et à 22 h 43 au centre hospitalier [de Briançon] ».

@CecileDuflot L’action de l’État a été irréprochable et ses agents ne sauraient être mis en cause alors qu’ils ont… https://t.co/HzaSaQ24Iu— Prefet05 (@Préfète Hautes-Alpes)


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Le reste du groupe de migrants ainsi que le bénévole sont, eux, conduits au commissariat, où Benoît Ducos est interrogé pendant quinze minutes, selon Libération.
Selon M. Ducos, il a été question d’expulser vers l’Italie le père et les deux enfants, avant que les forces de l’ordre ne se ravisent et ne les conduisent au chevet de la mère, qui les réclamait. La préfecture n’évoque pas de volonté d’expulsion, mais dit simplement qu’ils ont été conduits à l’hôpital à la demande de l’établissement. Ils sont depuis hébergés à Gap par le Samusocial. Les deux autres migrants, eux, ont été reconduits à la frontière dès dimanche.

        Lire aussi :
         

                Bugeat, ce village de Corrèze qui se réjouit tant d’accueillir une famille de réfugiés soudanais



Une convocation et une enquête « pour déterminer le rôle précis » du bénévole
M. Ducos a par la suite reçu une convocation de la PAF pour transport de personnes en situation irrégulière. Lors de son audition mercredi, il a revendiqué « une action humanitaire ». « Si c’était à refaire, je le referais », a-t-il déclaré à l’AFP. Selon le parquet de Gap, l’enquête se poursuit « pour déterminer le rôle précis » du bénévole, « notamment aux fins d’apprécier s’il doit bénéficier de “l’immunité humanitaire” prévue par les dispositions de l’article L622-4 (3°) du Ceseda », code de l’entrée et du séjour des étrangers et droit d’asile.
Les Hautes-Alpes connaissent une pression migratoire forte : 1 900 personnes ont été expulsées en Italie en 2017 contre 315 en 2016, selon la préfecture. De plus, 1 224 migrants se déclarant mineurs ont été enregistrés par le Conseil départemental, qui ne dispose que de 215 places dans trois centres d’accueil.

        Lire aussi :
         

                Le « délit de solidarité », une longue histoire






                            


                        

                        


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<filnamedate="20180316"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180316"><AAMMJJHH="2018031619">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Avec « Notre langue française », paru chez Fayard, l’écrivain Jean-Michel Delacomptée signe un essai aux allures de manifeste.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤                
                                       
édition abonné


« Un langage qui se déstructure, c’est une pensée qui s’amollit »


                      Avec « Notre langue française », paru chez Fayard, l’écrivain Jean-Michel Delacomptée signe un essai aux allures de manifeste.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 15h23
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 16h21
    |

            Laurent Carpentier








                              

                        
« L’inquiétude de la langue, elle me tient depuis toujours », explique Jean-Michel Delacomptée en tirant sur sa bouffarde. Le gamin de Sartrouville, en banlieue parisienne, un brin voyou, viré du lycée avant d’être envoyé en pension faire ses humanités, est devenu un avocat intraitable de l’orthographe et de la syntaxe. Vingt ans dans la diplomatie culturelle (prof au Japon, au Laos, en Cisjordanie), puis enseignant à l’université Paris-VIII, à Saint-Denis, l’écrivain signe aujourd’hui, à 69 ans, un essai aux allures de manifeste : Notre langue française (Fayard, 220 p., 18 €).


Dans votre livre, vous expliquez qu’il n’y a pas « une » mais « des » langues françaises. Vous en nommez sept. La plus précieuse à vos yeux, c’est ce que vous appelez la « haute langue » ?
C’est la langue de la littérature. La langue écrite de haut vol, exigeante, tenue, qui rend compte de la complexité du monde. Si un type comme de Gaulle n’avait pas eu une telle conscience de la grandeur de la langue, je ne suis pas sûr qu’il aurait pu tenir le discours du 18 juin, ni qu’il aurait été écouté. Une langue, c’est une énergie. Et la nôtre se dévitalise. Comme la poésie, dont elle est l’organe, son destin est celui de la marginalisation. Aujourd’hui, un roman où les phrases dépassent quatre mots, on le dit incompréhensible. Ainsi, elle se déstructure, s’appauvrit.
C’est ce que vous pensez aussi de ce que vous appelez le « langage standard »…
En effet, même la langue du quotidien, pragmatique, utilitaire, se déstructure. Or, un langage qui se déstructure, c’est une pensée qui s’amollit, qui branle dans le manche. Uniformisation. Castration symbolique. La correction politique agit comme un véritable carcan qui la prive de spontanéité. La radio et, surtout, la télé conjuguant l’aplatissement. Le verbe nous insuffle. Il nous traverse, il nous fait être. Or ce souffle-là s’éloigne de notre langue, il s’abolit,...




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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Deux mois après son lancement, le magazine a 8 000 abonnés et vend de 8 000 à 10 000 exemplaires en kiosque.
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« Ebdo », en grande difficulté, cherche des investisseurs

Deux mois après son lancement, le magazine a 8 000 abonnés et vend de 8 000 à 10 000 exemplaires en kiosque.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 14h12
    |

            Alexandre Piquard








                        



   


« Nous sommes face à ce moment de crise où tout se résout ou s’encalmine », résume Laurent Beccaria, l’un des deux actionnaires d’Ebdo, dans Libération, le 15 mars. Deux mois après son lancement, le magazine est déjà menacé de disparition, en raison de ventes décevantes et de fonds trop limités pour poursuivre l’activité et investir. Après une réunion de crise avec la quarantaine de salariés du journal, le cofondateur et son associé, Patrick de Saint-Exupéry, disent chercher à constituer un nouveau tour de table d’investisseurs. « On se bat », résument-ils. Mais le temps est compté. « On n’a pas six mois, déclare M. Beccaria. Cela se compte en semaines. » Faute d’argent, le journal pourrait s’arrêter très rapidement.
Selon nos informations, les ventes en kiosque (exemplaires vendus au numéro, hors abonnements) ont baissé depuis le lancement : 53 000 pour le premier numéro, le 12 janvier, pour une diffusion de 200 000 exemplaires ; 28 000 le 19 janvier, 24 000 le 26 janvier, 21 000 le 2 février, 23 000 le 9 février pour le numéro sur la plainte pour viol déposée contre le ministre Nicolas Hulot, 13 000 le 16 février, 13 000 le 23 février. Et « entre 8 000 à 10 000 » pour les derniers numéros, selon les fondateurs cités par Libération.

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                Le nouveau journal « Ebdo » se dévoile



Ces chiffres sont loin des objectifs affichés au départ : 20 000 ventes au numéro et 70 000 abonnements. Ces derniers ne dépassent pas le nombre de 8 000. Les ventes en kiosque sont plus faibles que celles affichées par certains newsmagazines (25 000 en moyenne en 2017 pour L’Express, 29 000 pour L’Obs, qui a des actionnaires communs avec Le Monde) mais, surtout, ces hebdos ont beaucoup plus d’abonnés et disposent de recettes venant d’annonceurs, alors qu’Ebdo est un journal sans publicité. De son côté, le site indépendant Mediapart, après dix ans d’existence et de nombreux scoops, affiche 140 000 abonnés environ, ce qui donne une idée de la difficulté d’atteindre l’objectif fixé par Ebdo.
La levée de fonds n’a pas eu lieu
Quant aux capitaux, le levée de fonds de 2 millions d’euros annoncée pour février n’a pas eu lieu, ce qui a empêché de débloquer 4 millions d’euros de crédits bancaires, expliquent les dirigeants d’Ebdo. Le journal a été lancé avec les 500 000 euros récoltés lors d’un financement participatif (ou crowdfunding) et les quelques réserves de Rollin Publications, la société éditrice, qui publie également les revues trimestrielle et semestrielle XXI et 6 Mois. Avec une équipe de journalistes expérimentés souvent débauchés dans d’autres rédactions, le budget annuel était, lui, estimé à 13 millions d’euros.
Aujourd’hui, Ebdo est en crise. Plusieurs réunions internes ont eu lieu cette semaine. Mercredi, des participants des assises du journalisme de Tours ont remarqué que le journal avait annulé sa participation à un débat. Sollicités, les dirigeants n’ont pas souhaité s’exprimer dans Le Monde. Les journalistes sont peu enclins à commenter, certains lâchant toutefois des Tweet sybillins, comme cette photo d’un mug avec une citation de Victor Hugo « Nous périssons faute d’émerveillement ».
Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné jusqu’ici ? MM. Beccaria et Saint-Exupéry pointent clairement du doigt le rôle joué par l’« affaire Hulot ». Cet article – relatant anonymement une plainte pour viol déposée en 2008 à propos de faits datés en 1997, donc classée sans suite – a suscité l’indignation de certains lecteurs. Pour une partie d’entre eux, ce style de scoop offensif ne correspondait pas à un journal qui promettait de prendre du recul par rapport à l’actualité et à son buzz.
Polémique autour de l’« affaire Hulot »
« Ebdo a connu un coup d’arrêt. Il y a eu une crise quand les journalistes ont découvert le sujet, car personne n’était au courant en amont. Une partie de la rédaction, proche de XXI et de 6 Mois, loin de ce journalisme d’enquête, a mal réagi », a expliqué M. Beccaria dans un entretien à Marianne, le 8 mars. Surtout, la polémique autour des accusations visant le ministre de l’écologie aurait fait fuir un investisseur important, selon les dirigeants cités par Libération.
Pourtant, d’autres, au sein de la rédaction, n’ont pas la même vision des choses. La baisse des ventes n’était-elle pas amorcée avant le numéro sur M. Hulot ? Surtout, certains sont surpris que les dirigeants n’aient pas fait la levée de fonds prévue au départ et ne disposent pas, comme ils l’avaient suggéré, de quoi faire tenir Ebdo pendant deux ans. Aujourd’hui, MM. Beccaria et Saint-Exupéry seraient même prêts à quitter l’aventure, pour laisser la place à de nouveaux investisseurs. « Nous assumerons notre part de responsabilité. Nous ferons tout ce qui est bon pour la société », disent-ils à Libération, en laissant entendre que les actifs XXI et 6 Mois pourraient être laissés dans la structure pour favoriser l’arrivée d’investisseurs.
Le directeur de la publication, Thierry Mandon, ancienne figure du Parti socialiste, serait chargé de chercher des fonds qui pourraient permettre le lancement d’une nouvelle formule avec le soutien des membres de la rédaction motivés. Comment le journal serait-il remanié ? Serait-il plus proche de l’actualité ? Jusqu’ici, Ebdo s’en éloignait plutôt, sans pour autant jouer la carte du reportage et du très long format, marque de fabrique de XXI ou 6 Mois. Les couvertures ont mis en avant la SNCF, le travail, le plaisir des femmes, le Brexit, la défense des services publics… Quant à l’« affaire Hulot », les dirigeants ont laissé entendre qu’ils pourraient à l’avenir publier de nouveaux éléments sur le ministre.
A Marianne, qui lui rappelait « les leçons de journalisme » dispensées dans le manifeste de XXI, M. Beccaria a rappelé que ce texte de 2013 « dit seulement qu’Internet a changé la donne et qu’il faut s’adapter, qu’on peut proposer un autre journalisme ». Tout en reconnaissant que « l’impasse de ce manifeste, c’était l’actualité : comment faire de l’actualité au jour le jour. A l’époque, je ne comprenais pas quand on me disait “c’est facile d’être trimestriel”. Je l’ai bien compris aujourd’hui. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Dans sa chronique, la journaliste Annie Kahn cite une récente étude américaine qui indique que les dirigeants les plus inclusifs sont ceux qui se sous-estiment le plus sur ce critère et que les femmes sont plus tolérantes que les hommes.
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« Les manageurs sont-ils aussi ouverts à la différence qu’ils l’affirment ? »

Dans sa chronique, la journaliste Annie Kahn cite une récente étude américaine qui indique que les dirigeants les plus inclusifs sont ceux qui se sous-estiment le plus sur ce critère et que les femmes sont plus tolérantes que les hommes.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 14h00
    |

            Annie Kahn








                        



                                


                            
Ma vie en boîte. Que de déclarations n’a-t-on pas entendues en faveur de la parité et de la diversité durant cette désormais traditionnelle Journée des droits des femmes. Mais leurs auteurs agissent-ils conformément à ce qu’ils prônent ? Hélas, il se pourrait bien que ce ne soit pas le cas pour une majorité d’entre eux.
C’est en tout cas la conclusion que l’on peut tirer d’une récente étude dirigée par Jack Zenger et Joseph Folkman, respectivement directeur général et président du cabinet de conseil qui porte leurs deux noms. Les résultats de leurs travaux ont été publiés dans la Harvard Business Review d’octobre 2017. Ces deux consultants cherchaient à savoir si, d’une façon générale, les manageurs sont aussi ouverts à la différence qu’ils l’affirment.
Certes, pour le prouver, on peut dire qu’il est facile de compter le pourcentage de femmes dans un service, ou celui de personnes issues de « minorités visibles », et, ainsi, quantifier la diversité d’une équipe et penser répondre à la question. Il n’en est rien, car ce procédé est très réducteur. En effet, bien d’autres critères que le genre ou la couleur de la peau sont porteurs de diversité : depuis les diplômes obtenus, les réseaux fréquentés, jusqu’aux modes de raisonnement ou aux passions extraprofessionnelles.
Le « 360 degrés »
A défaut de pouvoir tous les identifier et les mesurer, il est donc pertinent et complémentaire de s’intéresser aux qualités globales d’ouverture d’esprit des manageurs. Ne serait-ce, aussi, que pour mieux apprécier ce qui relève vraiment de leurs actions, et non de facteurs extérieurs comme le secteur d’activité ou la nature du service qu’ils dirigent.
Le grand groupe choisi pour cette étude était réputé pour ses excellents résultats en matière de parité et de diversité d’origines, que ce soit pour l’embauche ou la promotion de collaborateurs
Pour répondre à la question de savoir si les chefs qui se disent les plus inclusifs le sont...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Depuis le 20 février, l’île connaît de nombreux mouvements sociaux. Ces imposantes manifestations traduisent un sentiment d’abandon de l’Etat. En voici un aperçu en quelques chiffres.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Douze personnes de plus sont mortes en février 2018 par rapport au même mois de l’année précédente.
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Sécurité routière : augmentation de 5,9 % du nombre de tués sur les routes en février 2018

Douze personnes de plus sont mortes en février 2018 par rapport au même mois de l’année précédente.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 12h11
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 12h21
   





                        


Le nombre de morts sur les routes de France métropolitaine a augmenté en février, avec 217 personnes tuées, soit 12 de plus qu’en février 2017 (+ 5,9 %), a annoncé, vendredi, la Sécurité routière.
La publication de ces chiffres a lieu le jour où Edouard Philippe se rend dans la Sarthe pour justifier sa décision contestée de ramener à 80 km/h la vitesse maximale sur les routes secondaires. Une décision annoncée en janvier qui a suscité la colère d’associations de motards et d’automobilistes et provoqué plusieurs manifestations à travers la France.
Cette mesure permettrait de sauver de 350 à 400 vies par an, selon le gouvernement, qui a instauré une « clause de rendez-vous » au 1er juillet 2020. « Si les résultats ne sont pas à la hauteur de nos espérances, le gouvernement prendra ses responsabilités », avait déclaré le premier ministre, Edouard Philippe.

        Lire aussi :
         

                Pourquoi abaisser la vitesse à 80 km/h sur les routes ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Les cotisations supplémentaires sont dues à l’amélioration du marché de l’emploi.
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Les comptes de la Sécurité sociale poursuivent leur lent redressement

Les cotisations supplémentaires sont dues à l’amélioration du marché de l’emploi.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 11h48
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières








                        


Encore une bonne nouvelle pour le gouvernement. Les comptes de la Sécurité sociale ont continué à s’améliorer en 2017, selon les chiffres définitifs annoncés dans un communiqué, jeudi 15 mars, par la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, et son collègue de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin.
En 2016, le déficit cumulé du régime général de la Sécu et du Fonds de solidarité vieillesse (FSV), qui verse les cotisations retraite des chômeurs et le minimum vieillesse, s’est établi à 5,1 milliards d’euros. Il est en « légère amélioration » par rapport aux prévisions du gouvernement dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale, votée fin 2017, qui tablait sur un déficit à 5,2 milliards d’euros. L’année précédente, il atteignait 7,8 milliards d’euros.
Ces résultats s’expliquent en grande partie par l’embellie économique sur le front de l’emploi, qui a permis d’engranger des cotisations supplémentaires. Mardi, l’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss) a fait état d’une hausse de la masse salariale de l’ordre de 3,5 % en 2017 contre 3,3 % attendus. Résultat : 1,2 milliard d’euros de recettes en plus. Mais par un jeu d’écriture, 1 milliard d’euros, qui aurait dû se retrouver dans les caisses de la Sécurité sociale, a été affecté au budget général de l’Etat. Lors de la loi de finances adoptée fin 2017, le gouvernement avait en effet attribué des recettes de TVA habituellement destinées à la Caisse nationale d’assurance-maladie à l’Acoss pour « financer le dispositif de compensation des exonérations de cotisations salariales de l’assurance-chômage », selon le communiqué.
« Il n’y a pas de cagnotte »
Les deux ministres se félicitent de « ces bons résultats » qui « confortent la perspective de sortie de la France de la procédure de déficit excessif dès 2017 » et « permettent d’envisager un retour à l’équilibre des comptes de la Sécurité sociale dans un avenir proche ». La date de 2020 avait été avancée par le premier ministre en juillet 2017. D’ici là, le gouvernement entend ramener cette année le déficit à 2,2 milliards d’euros. Olivier Véran, rapporteur de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, se veut plus optimiste. « En 2018, si le marché de l’emploi reste dynamique, on aura un surcroît de cotisations qui permettra un meilleur résultat et peut-être de résorber le déficit », avance le député LRM de l’Isère.
Dans le détail, le déficit du régime général se réduit presque de moitié en 2017 par rapport à l’année précédente, à 2,2 milliards d’euros. Les branches accidents du travail et vieillesse sont de nouveau excédentaires (respectivement 1,1 milliard d’euros et 1,8 milliard d’euros). Même le FSV résorbe une partie de ses pertes, de 3,6 à 2,9 milliards d’euros. La branche famille ne repasse pas encore dans le vert mais n’en est pas loin. Seule l’Assurance-maladie creuse son déficit qui passe de 4,8 à 4,9 milliards d’euros, contre 4,1 milliards d’euros prévus par le gouvernement. Cependant, pour Mme Buzyn et M. Darmanin, ce dernier se « stabilise (…) malgré la perte de produits de la TVA ». « Sa situation financière sous-jacente s’améliore donc de l’ordre de 1 milliard d’euros par rapport à l’année dernière », affirment-ils.
Pour autant, pas question pour M. Véran de parler de « cagnotte » : « Factuellement, il n’y en a pas. On respecte l’objectif fixé en 2017 et quand bien même, il y a encore un déficit. » La semaine dernière, le gouvernement a tenté d’éteindre un début de polémique sur l’existence d’une « cagnotte fiscale ». L’amélioration de la conjoncture a en effet permis une accélération des recettes de 4,3 milliards d’euros en 2017. Le rapporteur LRM de la commission des finances, Joël Giraud, s’est vu opposer une fin de non-recevoir après avoir proposé de « redistribuer une part » de cette somme, notamment aux établissements pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).
Hasard du calendrier, la publication des chiffres de la Sécu est tombée le jour où les personnels des Ehpad ont de nouveau défilé pour réclamer des moyens humains et financiers supplémentaires. Mais pour M. Véran, « il n’y a pas lieu d’envisager de nouvelles dépenses sociales » : « On ne peut pas engager des dépenses structurelles sur la base de recettes conjoncturelles », juge-t-il.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Tony, 3 ans, est mort sous les coups du conjoint de sa mère, le 26 novembre 2016, à Reims. Un voisin, témoin auditif, risque jusqu’à trois ans de prison. Un cas rarissime, voire inédit.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
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Mort du petit Tony : mise en examen « symbolique » du voisin qui n’a pas dénoncé la maltraitance

Tony, 3 ans, est mort sous les coups du conjoint de sa mère, le 26 novembre 2016, à Reims. Un voisin, témoin auditif, risque jusqu’à trois ans de prison. Un cas rarissime, voire inédit.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 17h42
    |

            Louise Couvelaire (Reims, envoyée spéciale)








                        



                                


                            
Ses déclarations aux médias et à la police ne laissent aucune place au doute. Jonathan L. en savait beaucoup sur les mauvais traitements infligés au petit garçon de 3 ans qui habitait l’appartement juste au-dessus du sien, dans un immeuble HLM du quartier populaire des Châtillons, à Reims (Marne). Il entendait les hurlements du beau-père de l’enfant dès 7 heures du matin – « Je te mets ta gueule dans ta pisse » – et le bruit des châtiments corporels – « On avait l’impression que le petit était tout le temps frappé. » Mais il n’a rien dit. A personne. Pas avant la mort de Tony, sous les coups du conjoint de sa mère le 26 novembre 2016.
Un an et demi après le drame, Jonathan L., témoin auditif du calvaire de l’enfant, est mis en examen pour « non-dénonciation de mauvais traitement sur mineur ». Il risque trois ans de prison. Une décision rarissime, voire inédite, qui divise.
« Dans très peu de cas, l’école ou le corps médical peuvent être mis en cause, en tant que témoins visuels, mais jamais les voisins jusqu’à présent », souligne Me Marie Grimaud. Avocate de l’association Innocence en danger, partie civile, la jeune femme avait adressé, en novembre 2017, une requête au juge d’instruction demandant à ce que quatre personnes répondent devant la justice de leur « silence coupable », dont Jonathan L. et sa compagne, morte depuis d’un cancer. « Signaler aux services publics toute suspicion de maltraitance est une obligation légale ! », rappelle l’avocate.
Il « faisait peur à tout le monde »
Une amie de la mère de Tony avait recueilli les confidences du petit garçon, disant avoir été « tapé » par « tonton » (c’est ainsi qu’il appelait son beau-père). Elle avait également vu « un coquard » sur son visage et des bleus sur son corps. La femme de Jonathan L. entendait régulièrement « des claques », l’enfant « appeler sa mère...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ La société de Sophia Chikirou a facturé plus d’un million d’euros de prestations au candidat La France insoumise, lors de la campagne présidentielle 2017.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
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Mediascop, l’atout com de Jean-Luc Mélenchon

La société de Sophia Chikirou a facturé plus d’un million d’euros de prestations au candidat La France insoumise, lors de la campagne présidentielle 2017.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 11h26
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 16h31
    |

            Yann Bouchez et 
Anne Michel








                        



                                


                            

Une goutte d’eau dans un océan de milliers de documents. Noyées au milieu d’immenses piles de pièces justificatives, les deux petites factures de la société Mediascop ne représentent qu’une trentaine de pages en tout. Et pourtant elles ont pesé lourd dans les dépenses de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon en 2017, que Le Monde a été autorisé à consulter, mercredi 14 mars, à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP).
De septembre 2016 à la fin du mois d’avril 2017, la société de Sophia Chikirou, présidente et unique associée de Mediascop, s’est vu attribuer toutes les opérations de communication de campagne de M. Mélenchon. Mme Chikirou, qui était aussi la directrice de la communication du candidat de La France insoumise (LFI), a facturé 1,161 million d’euros de prestations à l’Association de financement de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon (AFCP JLM 2017). Une manne financière substantielle pour l’une des plus proches collaboratrices du leadeur de LFI, puisqu’elle représente 11 % des 10,7 millions d’euros de dépenses totales de campagne – dont l’ex-candidat sera remboursé à hauteur de 6,03 millions d’euros.
Certes, la situation n’a rien d’exceptionnel dans l’univers des campagnes électorales, a souligné Jean-Luc Mélenchon. « Oui, j’ai embauché des amis, des camarades, des gens qui pensent comme moi, bien sûr, j’assume. Quelqu’un a quelque chose à dire contre ça ? », a-t-il réagi dans une vidéo publiée sur sa chaîne YouTube, dès le 14 février, au lendemain de la décision de la CNCCFP ayant validé ses comptes de campagne, après rectification de certaines dépenses litigieuses à hauteur de 434 939 euros.
M. Mélenchon en a profité pour se féliciter du travail fourni par la société de Mme Chikirou : « On n’a pas eu tort de la payer au tarif qui est celui du marché dans ce milieu-là. Le résultat n’est pas trop mal, (…) tout...




                        

                        


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Mayotte, une île au cœur des flux de populations

L’île fait face à un enjeu migratoire important du fait de sa situation géographique et de son histoire. Explication, en infographie, des enjeux de sa position régionale.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 10h16
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 16h58
    |

                            Mathilde Costil et 
Sylvie Gittus








                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, s’est fait remettre, jeudi, les rapports de six groupes de travail, mis en place en octobre 2017, devant permettre de définir une stratégie.
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Pauvreté des enfants et des jeunes : 110 propositions pour « lutter contre le déterminisme social »

Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, s’est fait remettre, jeudi, les rapports de six groupes de travail, mis en place en octobre 2017, devant permettre de définir une stratégie.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 10h16
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



   


Jeudi 15 mars, Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, se faisait remettre les rapports de six groupes de travail devant permettre de définir une stratégie de lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes. C’est à l’occasion de la Journée mondiale du refus de la misère, le 17 octobre 2017, qu’Emmanuel Macron avait lancé une concertation sur « l’égalité des chances pour les enfants, quel que soit leur milieu d’origine », la ministre insistant, le même jour, sur sa « nouvelle approche, plus efficace » pour « lutter contre le déterminisme social ».
En novembre 2017, après de longues palabres, était nommé, en conseil des ministres, un délégué interministériel à la prévention et à la lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes, Olivier Noblecourt, qui lançait ces six groupes de travail réunissant associations, services de l’Etat et élus.
Côté associations, le Secours catholique, ATD Quart-Monde, la Fédération nationale des acteurs de la solidarité (FNAS), l’Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux (Uniopss), on sentait un certain scepticisme puisqu’elles s’étaient déjà livrées à cet exercice en 2013, pour l’élaboration du plan quinquennal de lutte contre la pauvreté. Mais elles ont joué le jeu, participé activement aux quarante rencontres et visites dans toute la France et aux cinquante auditions, étudié la centaine de contributions d’associations et les milliers de contributions en ligne de particuliers…

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Le « Magic breakfast » du pays de Galles
« Nous avons travaillé à marche forcée et obtenu que la vision du ministre ne se focalise pas que sur les enfants et les jeunes, mais aussi les familles », se félicite Véronique Fayet, présidente du Secours catholique et présidente du groupe de travail numéro 3 traitant des « leviers de la prévention », aux côtés du député (LRM) de l’Isère, Olivier Véran.
Tout ce travail aboutit, le 15 mars, à cent dix propositions, parfois innovantes, comme créer un fonds national pour la qualité des crèches, instaurer des tarifs sociaux dans les cantines de collège ou en zones rurales, proposer un petit déjeuner à l’école dans les quartiers défavorisés – suivant l’exemple du Magic breakfast au pays de Galles – ; souvent ambitieuses, comme parvenir, d’ici à 2030, à l’accès universel à un mode d’accueil des tout-petits au choix des parents, viser le « zéro sortie d’école » sans qualification à 18 ans, diminuer de moitié, d’ici à 2022, le nombre de nuits d’hôtel des familles à la rue ; mais aussi anciennes comme revivifier la médecine scolaire, en état de déshérence avec seulement 500 postes de médecins pourvus pour 1 500 places ; ou carrément vouées à l’échec comme créer un « revenu jeunes » dès 18 ans et revaloriser le Revenu social d’activité (RSA), ce que le gouvernement a d’ores et déjà écarté.
Que va-t-il en sortir ? Nul ne peut le dire : « Il faut des arbitrages ministériels », a simplement déclaré Mme Buzyn qui paraissait surtout intéressée par tout ce qui concerne la petite enfance, l’apprentissage du langage et la réorganisation de l’action sociale, en s’appuyant prioritairement sur les départements avec lesquels l’Etat passerait des contrats. Mais toute décision attendra au moins le mois d’avril et une annonce du président de la République.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ La mère d’élève et ancienne patiente d’un hôpital psychiatrique avait tué l’enseignante de sa fille en juillet 2014, provoquant un vif émoi en France.
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Enseignante tuée à Albi : l’auteure du meurtre déclarée « irresponsable pénalement »

La mère d’élève et ancienne patiente d’un hôpital psychiatrique avait tué l’enseignante de sa fille en juillet 2014, provoquant un vif émoi en France.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 07h18
   





                        


Renvoi aux assises ou irresponsabilité ? La justice a tranché, en déclarant l’auteure du meurtre d’une enseignante irresponsable pénalement. Cette femme atteinte de troubles psychiatriques avait poignardé à mort l’institutrice de sa fille en juillet 2014 à Albi.
La chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Toulouse, « a considéré que son discernement était totalement aboli », a indiqué à l’AFP Alexandre Martin, l’avocat de cette femme de 51 ans. Il a précisé que la cour avait rejeté la demande des parties civiles de pratiquer une nouvelle expertise psychiatrique.
« Il n’y a jamais eu de doute sur son état mental », a encore ajouté Me Martin expliquant que « quatre collèges d’experts, soit huit experts, ont successivement diagnostiqué cette femme irresponsable », identifiant un « délire paranoïaque ». Elle s’était auto-convaincue que l’enseignante voulait lui « prendre sa fille ». « Cette décision va permettre à cette femme d’être où est sa place, à l’hôpital », a estimé l’avocat toulousain soulignant « (qu’)un procès n’aurait eu aucun sens ».
Seule enseignante tuée par un parent d’élève en plus de 30 ans
En juillet 2016, cette mère d’élève de nationalité espagnole avait porté un coup de couteau à l’enseignante de sa fille devant une quinzaine d’élèves de grande section de maternelle de l’école Édouard-Herriot à Albi. Elle venait d’être hospitalisée en clinique psychiatrique.
La professeure des écoles Fabienne Terral-Calmès, 34 ans et mère de deux filles, avait succombé à ses blessures. Il s’agit en effet de la seule enseignante tuée par un parent d’élève en plus de 30 ans. Le président François Hollande avait exprimé sa « consternation » devant ce « drame abominable » et le Premier ministre Manuel Valls avait fait part de son « effroi ». Quelque 4.000 personnes avait participé à une Marche blanche en hommage à une « super maîtresse ».
La mère d’élève avait été appréhendée dans la rue peu après les faits. Elle avait été placée en milieu psychiatrique, puis, plus tard, écrouée à la maison d’arrêt de Seysses, près de Toulouse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Le temps de la campagne électorale de 2017, l’ex-porte-parole de Jean-Luc Mélenchon a été payé pour chacun de ses passages médiatiques, ainsi qu’en attestent les factures du compte de campagne du candidat, consultées par « Le Monde ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 15/03/2018
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Les médias, meilleurs ennemis d’Alexis Corbière

Le temps de la campagne électorale de 2017, l’ex-porte-parole de Jean-Luc Mélenchon a été payé pour chacun de ses passages médiatiques, ainsi qu’en attestent les factures du compte de campagne du candidat, consultées par « Le Monde ».



Le Monde
 |    16.03.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 11h28
    |

            Yann Bouchez et 
Anne Michel








                        



                                


                            

Sur les plateaux de télévision et à la radio, lors de la campagne présidentielle de 2017, Alexis Corbière n’a pas eu de mots assez forts contre « les médias », avides de « Mélenchon bashing » et de « petit buzz ». C’est pourtant grâce à ses apparitions médiatiques que l’ancien porte-parole du candidat de La France insoumise (LFI), devenu député de Seine-Saint-Denis, a été rémunéré pendant ces sept mois.
A l’époque, M. Corbière a été payé pour chacun de ses passages télévisés et radio, ainsi qu’en attestent les factures du compte de campagne de Jean-Luc Mélenchon qu’a pu consulter Le Monde, mercredi 14 mars. Elles ont été réglées par l’Association de financement de la campagne présidentielle de M. Mélenchon (AFCP JLM 2017), avant d’être remboursées, au titre des frais de campagne, par l’Etat.
Une interview à « C dans l’air » sur France 5, suivie de l’enregistrement de « Zemmour et Naulleau » sur Paris Première, le 10 octobre 2016 ? 205 euros. Une prise de parole dans l’émission « Les Informés » de Franceinfo le 14 novembre 2016 ? 205 euros. Un passage comme « invité principal » de la matinale de France Inter le 1er janvier 2017 ? 205 euros. Et chaque intervention médiatique à l’avenant, sur les ondes de RFI, de RTL ou de LCP comme sur les plateaux de BFM-TV, de LCI ou des « Grandes Gueules » de RMC…
En fait, les interventions médiatiques de M. Corbière ont toutes été facturées de la même façon, à la journée, et au même tarif de 205 euros. Et ce, est-il précisé dans les factures, au titre du temps consacré à la « préparation et lecture d’argumentaires, enregistrement et déplacement », soit, à chaque fois, « sept heures » de travail.
Statut d’autoentrepreneur
Surprenante sur la forme, cette méthode de facturation s’explique sur le fond. Car elle a permis à M. Corbière de toucher une rémunération brute stable de 2 050 euros mensuels, alors même qu’il n’était pas...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Dans sa chronique, Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde », explique que s’il oppose le droit à ses contempteurs, le chanteur semble ne pas avoir pris l’entière mesure des changements qui se sont opérés dans l’opinion depuis l’affaire Weinstein.
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« Cantat demande une deuxième chance, comme pour les autres. Mais il n’est pas comme les autres »

Dans sa chronique, Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde », explique que s’il oppose le droit à ses contempteurs, le chanteur semble ne pas avoir pris l’entière mesure des changements qui se sont opérés dans l’opinion depuis l’affaire Weinstein.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 15h57
   





                        



                                


                            
Chronique. Tant de sentiments se croisent autour de Bertrand Cantat, entre douleur, gâchis, gêne et indignation, qu’il est difficile de dire si le chanteur rock a le droit de remonter sur scène. Dans la bataille qui oppose le droit et la morale, traité dans des tas de livres, c’est souvent la seconde qui l’emporte. Parce que le droit est froid, et l’opinion passionnée. Or l’opinion a tranché. Du reste, les défenseurs de l’ancien chanteur du groupe Noir Désir s’expriment avec des pincettes, alors que ses contempteurs parlent haut et fort. D’abord la famille, surtout Nadine Trintignant, qui juge « dégueulasse » que Cantat ose aller sur scène après avoir tué sa fille Marie.
Le musicien en a tiré les conséquences. Chahuté, insulté, escorté, il se retire des festivals de l’été mais maintient ses concerts. Ce choix s’explique. Un concert n’attire que les fans. Dans un festival, il fait partie d’un programme, où il est associé à d’autres têtes d’affiche et peut se retrouver face à un public hostile. Il peut brouiller un événement porté financièrement par des élus et des mécènes qui le jugent indésirable.
Des atouts qui se muent en ennemis
D’autres ne veulent pas de Cantat du tout. Difficile de savoir comment vont se passer ses concerts à venir, notamment ceux à l’Olympia, les 29 et 30 mai. Aussi le musicien dénonce-t-il une censure. Une double peine. A 54 ans, il demande une deuxième chance, comme d’autres y ont droit. Le problème est qu’il n’est pas comme les autres. Il est un chanteur public au talent fou, dont les atouts se muent en ennemis.

Arrêtons-nous sur le droit. Bertrand Cantat a été condamné à huit ans de prison par un tribunal lituanien pour avoir porté des « coups mortels » en 2003 à l’actrice Marie Trintignant, dans un hôtel de Vilnius. Incarcéré près de Toulouse, il sort de prison quatre ans plus tard, bénéficiant d’une libération conditionnelle. Mais pas d’un traitement de faveur – il aurait...




                        

                        

