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Les électeurs russes d’Ukraine privés de présidentielle russe

Cette décision est prise en réaction à la « tenue illégale » de l’élection présidentielle russe en Crimée, où des bureaux de vote seront ouverts à Sébastopol et Simféropol.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 18h08
   





                        



   


Signe que la tension ne retombe pas, quatre ans après l’annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée par Moscou, l’Ukraine annonce, vendredi 16 mars, qu’elle interdira aux électeurs russes l’accès aux consulats de leur pays pour voter dimanche 18 mars lors du scrutin présidentiel.
Sur sa page Facebook, le ministre de l’intérieur, Arsen Avakov, prévient que la police gardant les représentations diplomatiques russes en Ukraine « à Kiev, Kharkiv, Odessa et Lviv, ne laissera pas les citoyens russes accéder à ces bâtiments pour voter ».
Cette décision a été prise en réaction à la « tenue illégale » de l’élection présidentielle russe en Crimée, où des bureaux de vote seront ouverts notamment dans les villes de Sébastopol et Simféropol. « Constatant la guerre hybride et agressive de la Russie contre l’Ukraine (…) le ministère des affaires intérieures ukrainien a jugé impossible de tenir des élections violant les lois de l’Ukraine sur le territoire ukrainien », a déclaré M. Avakov.

        Lire aussi :
         

                Présidentielle russe : « Le principal atout de Vladimir Poutine, c’est l’absence d’une alternative jugée crédible »



Quatre ans après l’annexion de la Crimée
L’élection de dimanche, qui aura lieu exactement quatre ans après la ratification de l’annexion de la Crimée par Vladimir Poutine, le 18 mars 2014, semble jouée d’avance, faute d’opposition véritable au président russe.
Ce dernier devrait ainsi remporter un quatrième mandat le portant au pouvoir jusqu’en 2024, après un troisième mandat marqué par la crise ukrainienne, où le rôle de Moscou a valu à la Russie des sanctions européennes et américaines, notamment pour l’annexion de la Crimée. Moscou est également accusé par Kiev et les Occidentaux de soutenir militairement une rébellion séparatiste dans l’est de l’Ukraine ; ce que le Kremlin dément.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Depuis la démission de Boris Eltsine, le 31 décembre 1999, Vladimir Poutine et son parti, Russie unie, ont toujours obtenu plus de la moitié des votes dès le premier tour.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

De 2000 à aujourd’hui, la mainmise électorale de Poutine et de Russie unie

Depuis la démission de Boris Eltsine, le 31 décembre 1999, Vladimir Poutine et son parti, Russie unie, ont toujours obtenu plus de la moitié des votes dès le premier tour.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 16h42
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 17h08
    |

            Pierre Breteau








                        



   


Arrivé au pouvoir par intérim le 1er janvier 2000, à la faveur de la démission du président Boris Eltsine la veille, celui qui n’était alors que le premier ministre Vladimir Poutine devenait président à son tour le 26 mars 2000, élu dès le premier tour avec 52,94 % des suffrages.
Depuis, le locataire du Kremlin n’est plus descendu en dessous de 60 % de suffrages au premier tour, avec un record à 71,2 % en 2004. Néanmoins M. Poutine n’a pas été candidat en 2008, la Constitution n’autorisant que deux mandats consécutifs. Il a alors échangé son poste avec celui de son premier ministre, Dmitri Medvedev. Ce dernier a même failli faire mieux que lui, avec 70,28 % des voix, toujours au premier tour.

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                      ╙▀                ▀`                     ▀▀               



L'écrasement des autres formations politiques
Ce graphique représente les résultats officiels des élections présidentielles russes de 2000, 2004, 2008 et 2012. En bleu, les résultats du parti Russie unie, celui du président.
Jusqu'à la loi fédérale du 5 décembre 2006 existait un bulletin de vote « contre tous » (les candidats), comptabilisé dans les suffrages valides. Il a été supprimé lors du second mandat du président Poutine.
Sélectionnez une année électorale dans la liste ci-dessous, puis une barre pour afficher le détail des résultats.


Élection de 2012
Élection de 2008
Élection de 2004
Élection de 2000




Sources : Nohlen & Stöver, Commission électorale centrale


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    var largeur = document.getElementById("graphrus").offsetWidth,
        hauteur = largeur * .8,
        election = $("#monselect").val(),
        datatemp = [],
        monmobile = "",
        margin = { top: largeur / 20, right: largeur / 20, bottom: 30, left: largeur / 7 };

    /* On change le ratio en cas de mobile */
    if (largeur         margin = { top: largeur / 20, right: largeur / 20, bottom: 20, left: largeur / 5 }
        hauteur = largeur * 1.1
    }
    var width = largeur - margin.left - margin.right,
        height = hauteur - margin.top - margin.bottom;

    var x = d3.scaleLinear()
        .range([0, width]);
    var y = d3.scaleBand()
        .range([0, height])
        .padding(0.1);

    var svg = d3.select("#graphique").append("svg")
        .attr("width", "100%")
        .attr("viewBox", "0 0 " + largeur + " " + hauteur)
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        .attr("class", "groupe")
        .attr("transform", "translate(" + margin.left + "," + margin.top + ")");

    const data = {
            "2012": { "inscrits": 109860331, "abstention": 38158666, "blancsnuls": 1.17, "poutine": 63.60, "ziouganov": 17.18, "prokhorov": 7.98, "jirinovski": 6.22, "mironov": 3.85 },
            "2008": { "inscrits": 107222016, "abstention": 32475367, "blancsnuls": 1.35, "medvedev": 70.28, "ziouganov": 17.72, "jirinovski": 9.35, "bogdanov": 1.30 },
            "2004": { "inscrits": 108064281, "abstention": 38562955, "blancsnuls": 0.90, "contretous": 3.50, "poutine": 71.20, "kharitonov": 13.70, "mironov": 0.8, "glaziev": 4.1, "khakamada": 3.8, "malychkine": 2 },
            "2000": { "inscrits": 109372046, "abstention": 34301270, "blancsnuls": 1.02, "contretous": 1.90, "poutine": 52.94, "ziouganov": 29.21, "jirinovski": 2.70, "iavlinski": 5.8, "tuleiev": 2.95, "titov": 1.47, "pamfilova": 1.01, "autres": 1 }
        },
        m = {
            "mironov": { "nom": "Sergueï Mironov", "parti": "Russie juste", "tendance": "centre-gauche", "couleur": "#ed95c1" },
            "iavlinski": { "nom": "Grigori Iavlinski", "parti": "Iabloko", "tendance": "centriste et écologiste", "couleur": "#58a855 " },
            "ziouganov": { "nom": "Guennadi Ziouganov", "parti": "Parti communiste", "tendance": "communiste", "couleur": "#dc2a1b" },
            "kharitonov": { "nom": "Nikolaï Kharitonov", "parti": "Parti communiste", "tendance": "communiste", "couleur": "#dc2a1b" },
            "khakamada": { "nom": "Irina Khakamada", "parti": "Indépendante", "tendance": "droite", "couleur": "#4a99ce " },
            "poutine": { "nom": "Vladimir Poutine", "parti": "Russie unie", "tendance": "droite conservatrice et nationaliste", "couleur": "#00A0C6" },
            "medvedev": { "nom": "Dimitri Medvedev", "parti": "Russie unie", "tendance": "droite conservatrice et nationaliste", "couleur": "#00A0C6" },
            "prokhorov": { "nom": "Mikhaïl Prokhorov", "parti": "Indépendant", "tendance": "libéral", "couleur": "#a2c4db " },
            "bogdanov": { "nom": "Andreï Bogdanov", "parti": "Parti démocratique de Russie", "tendance": "libéral", "couleur": "#a2c4db " },
            "glaziev": { "nom": "Sergueï Glaziev", "parti": "Rodina", "tendance": "nationaliste", "couleur": "#524440 " },
            "jirinovski": { "nom": "Vladimir Jirinovski", "parti": "Parti libéral-démocrate", "tendance": "ultranationaliste", "couleur": "#524440 " },
            "malychkine": { "nom": "Oleg Malychkine", "parti": "Parti libéral-démocrate", "tendance": "ultranationaliste", "couleur": "#524440 " },
            "tuleiev": { "nom": "Amangeldi Tuleïev", "parti": "Indépendant", "tendance": "", "couleur": "#c1c1c1 " },
            "titov": { "nom": "Konstantin Titov", "parti": "Indépendant", "tendance": "", "couleur": "#c1c1c1 " },
            "pamfilova": { "nom": "Ella Pamfilova", "parti": "Pour la dignité civile", "tendance": "", "couleur": "#c1c1c1 " },
            "autres": { "nom": "Quatre autres candidats", "parti": "Indépendants", "tendance": "", "couleur": "#c1c1c1 " },
            "blancsnuls": { "nom": "Bulletins blancs et nuls", "parti": "", "tendance": "", "couleur": "#e0e0e0" },
            "contretous": { "nom": "Bulletins « contre tous »", "parti": "", "tendance": "", "couleur": "#191919" }
        };

    /* Appli ou mobile */

    try {
        if (document.location.href.indexOf("les-decodeurs") != -1) { /* AEC */
            monmobile = " mobiledec"
        }
    } catch (err) {
        monmobile = ""
    }


    function dessiner(annee) {
        /* On efface de manière assez crade le contenu
         du groupe qui contient tous nos éléments SVG */
        d3.select("g.groupe").selectAll("*").remove();
        /* Nos variables */
        var total = 0;
        var datatemp = []
        /* on affiche les votants et l'abstention */
        meschiffres = "En " + annee + ", " + (data[annee].abstention / 1000000).toFixed(1) + " millions d'électeurs ne se sont pas déplacés sur "
        meschiffres += (data[annee].inscrits / 1000000).toFixed(1) + " millions d'inscrits (soit " + (100 - (data[annee].abstention / data[annee].inscrits) * 100).toFixed(1) + " % de participation)"
        $("#chiffres").html(meschiffres.replace(/\./g, ",") + ".")

        /* on repatouille les données au bout format*/

        Object.keys(data[annee]).forEach(function(key, i) {
            if (key != "inscrits" && key != "abstention") {
                total += data[annee][key]
                datatemp.push({ "quidonc": key, "pourcent": data[annee][key] })
            }
        });

        datatemp.sort(function(a, b) {
            if (a.quidonc == "contretous" || a.quidonc == "blancsnuls") return 1
            return b.pourcent - a.pourcent;
        });

        /*formater les données pour être sûr */
        datatemp.forEach(function(d) {
            d.pourcent = +d.pourcent;
        });

        /* On bricole nos axes*/
        y.domain(datatemp.map(function(d) { return d.quidonc; }));
        /* x.domain([0,d3.max(datatemp, function(d) { return d.pourcent; })]);*/
        x.domain([0, 72]);
        /* les rectangles */
        svg.selectAll(".barre")
            .data(datatemp)
            .enter().append("rect")
            .attr("title", function(d) {
                e = m[d.quidonc]
 " + e.nom + ""
                if (e.parti) {
" + e.parti
                    if (e.tendance) html += " (" + e.tendance + ")"
"
                }
Jusqu'à l'élection de 2004, les électeurs russes pouvaient choisir de voter « contre tous » les candidats, cette possibilité a été supprimée en décembre 2006."
"
" + String(d.pourcent).replace(".", ",") + " % des suffrages" + ((d.pourcent > 50) ? " (élu au premier tour)" : "") + ""

                return html
            })
            .attr("fill", function(d) {
                return m[d.quidonc].couleur
            })
 "barre " + d.quidonc)
            .attr("y", function(d) { return y(d.quidonc); })
            .attr("height", y.bandwidth())
            .attr("x", function(d) { return 0; })
            .attr("width", function(d) { return x(d.pourcent); });
        /* le texte */

        svg.selectAll(".textepourcent")
            .data(datatemp)
            .enter()
            .append("text")
 70) ? " blanctexte textepourcent" : "textepourcent") })
            .attr("text-anchor", function(d) {
                if (d.pourcent                 else return "end"
            })
            .attr("y", function(d) { return y(d.quidonc) + (y.bandwidth() / 1.7); })
            .attr("x", function(d) {
                if (d.pourcent                 else { return x(d.pourcent) - 5 }

            })
            .text(function(d) { return (d.pourcent).toLocaleString() + " %" })


        /* On affiche les axes et les lignes  */
        svg.append("g")
            .attr("class", "grid")
            .call(make_x_gridlines()
                .tickSize(height)
                .tickSizeOuter(0)
            )
        svg.append("g")
            .attr("class","axey")
            .call(d3.axisLeft(y)
                .tickFormat(function(d) {
                    if (d == "blancsnuls") return "blancs"
                    if (d == "autres") return "autres"
                    if (d == "contretous") return "contre"
 l.toUpperCase())
                })
                .tickSize(0)
            );
        svg.append("g")
            .call(d3.axisTop(x)
                .tickFormat(function(d) {
 0) return d + " %"
                })
                .tickSize(1)
                .tickSizeOuter(0));




    };

    function make_x_gridlines() {
        return d3.axisBottom(x)
            .ticks(10)
            .tickFormat("")
    };

    dessiner(election);

    /* On redessine quand l'utilisateur change la date */

    $("#monselect").on("change", function() {
        dessiner($(this).val())
    });

    /*    La gestion du tooltip, ici sur la classe ".selecteur"    */
    $("#graphrus").tooltip({
        show: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        hide: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        items: "rect.barre",
        track: true,
        tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdecodeurs" + monmobile,
        position: {
            my: 'left-30 top+50',
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        },
        content: function() {
            return $(this).attr("title")
        },
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            /* permet de fermer le tooltip en tapant sur lui-même en mobile*/
            var elem = $(event.target);
            ui.tooltip.click(function() {
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            });
        }

    });
    $("#graphrus a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });

});


Accusations de fraude
Dans un pays qui n’a plus connu de second tour à la présidentielle depuis 1996 — sur fond de fraude massive —, ces scores très élevés montrent ce que l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ou le Conseil de l’Europe appellent pudiquement une « élection pas exemplaire » à propos de la présidentielle de 2012. Les deux organisations avaient alors évoqué « certaines défaillances à la fois dans la préparation et dans la tenue de cette élection ».

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Tatiana Kastouéva-Jean : « Le pouvoir russe est obsédé par le contrôle »



Côté pouvoir, et pour limiter le mécontentement, « la consigne a été d’éviter au maximum les fraudes, du moins les plus visibles, notamment dans les grandes villes, les choses se font autrement et surtout très en amont », analyse la politologue Tatiana Kastouéva-Jean. « En amont », ça revient surtout à sélectionner les candidats autorisés à se présenter, afin d’écarter ceux qui « constituent le risque de perturbation le plus grand ».
Cela n’a pas empêché certaines régions du Caucase de passer outre et d’afficher des résultats suspects, tels les 99,76 % pour Poutine en Tchétchénie, 92,84 % au Dagestan, ou 91,91 % en Ingouchie lors de la présidentielle de 2012.
Modifications de la loi électorale
La loi fédérale du 5 décembre 2006 vise à réprimer les activités extrémistes en période électorale, comme la « propagation d’un discours de haine » ou de « symboles nazis ». Mais la loi punit d’annulation de l’inscription d’un candidat pour « toute atteinte à la propriété intellectuelle », relève le Conseil de l’Europe, ce qui est suffisamment flou pour pouvoir être interprété largement.
Depuis que cette loi est entrée en vigueur, le 7 décembre 2006, les possibilités pour un citoyen d’être élu sont restreintes ; ainsi, toute condamnation « pour avoir appelé ou incité à exercer des activités extrémistes » est incompatible avec une candidature à la présidentielle. Par ailleurs, la même loi impose qu’un candidat ait purgé ses peines — ferme ou avec sursis — pour pouvoir se présenter ; ce qui n’est pas le cas du candidat anticorruption Alexeï Navalny, disqualifié pour des condamnations pénales, qu’il réfute.
Enfin, cette loi a supprimé des bulletins la case du vote « contre tous » (les candidats), une sorte de vote protestataire reconnu. Entre 1996 et 2004, ce vote est passé de 1,56 % à 3,5 % aux élections présidentielles ; il avait même atteint 4,7 % des suffrages aux législatives de 2003.
Parmi les rares nouveautés du scrutin de 2018, le candidat communiste a changé ; le Parti communiste de la Fédération de Russie ne présente plus Guennadi Ziouganov — candidat à toutes les élections de 1996 à 2012 —, mais un ingénieur en mécanique de 57 ans, Pavel Groudinine. En l’absence d’opposition « non autorisée », le président Poutine a toutes les chances de rester locataire du Kremlin six années de plus — au lieu de quatre jusqu’en 2012 —, et ce, dès le premier tour, dimanche 18 mars.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Londres tient Moscou pour responsable de cette attaque et a annoncé une série de sanctions contre la Russie, qui nie fermement son implication.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Moscou va enquêter sur la « tentative d’assassinat » qui a visé la fille de Sergueï Skripal

Londres tient Moscou pour responsable de cette attaque et a annoncé une série de sanctions contre la Russie, qui nie fermement son implication.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 16h28
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 18h04
   





                        



   


La Russie va ouvrir sa propre enquête. Moscou a annoncé, vendredi 16 mars, avoir ouvert une enquête pour « tentative d’assassinat » de la fille de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal, victime d’un empoisonnement avec son père en Angleterre le 4 mars, ainsi qu’une procédure pour « meurtre » à la suite de la mort suspecte d’un autre exilé russe à Londres.
Cet empoisonnement a pris ces derniers jours des allures de confrontation au parfum de guerre froide. Londres a jugé la Russie responsable, et la première ministre, Theresa May, a annoncé une série de sanctions contre Moscou, dont l’expulsion de vingt-trois de ses diplomates et le gel des contacts bilatéraux. La Russie, qui rejette ces accusations, a promis des mesures de représailles « d’une minute à l’autre ».
Boris Johnson, le ministre des affaires étrangères britannique, a par ailleurs jugé « probable » vendredi que le président Vladimir Poutine ait lui même « ordonné » l’utilisation de la substance contre Sergueï Skripal. « Nous pensons qu’il est extrêmement probable qu’il s’agisse de sa décision d’ordonner l’utilisation d’un agent neurotoxique dans les rues du Royaume-Uni, dans les rues de l’Europe, pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale », a déclaré M. Johnson.

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                Ex-espion empoisonné : Londres, Paris, Berlin et Washington accusent Moscou



Enquête sur la mort de Nikolaï Glouchkov
La seconde enquête concerne le « meurtre » de Nikolaï Glouchkov, exilé russe au Royaume-Uni et ancien allié de l’ex-oligarque devenu opposant en exil Boris Berezovski, retrouvé mort dans des circonstances inexpliquées à Londres lundi. Selon des médias russes, le corps de Nikolaï Glouchkov portait des traces de strangulation.
Pour ces deux affaires, le Comité d’enquête russe se dit « prêt à travailler avec les organismes compétents en Grande-Bretagne ».
Parallèlement, la police britannique a annoncé vendredi l’ouverture d’une enquête sur le meurtre de M. Glouchkov « à la suite des résultats de l’autopsie ». Scotland Yard dit dans un communiqué que la police antiterroriste est chargée de l’enquête. A ce stade, ajoute-t-elle, elle n’établit « pas de lien » avec l’empoisonnement de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Dans un article publié dans la presse britannique, M. Corbyn met en garde contre le retour d’une « intolérance mccarthyste ».
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Corbyn refuse d’attribuer à Moscou l’empoisonnement de Salisbury

Dans un article publié dans la presse britannique, M. Corbyn met en garde contre le retour d’une « intolérance mccarthyste ».



Le Monde
 |    16.03.2018 à 15h21
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 17h35
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



   


Les éventuelles répercussions de l’affaire Skripal sur l’élection présidentielle russe du dimanche 18 mars seront scrutées, mais déjà, l’empoisonnement de l’ancien espion en exil provoque des remous dans la vie politique britannique. Vieux militant pacifiste et anti-OTAN, Jeremy Corbyn, chef du Labour, attise la discorde au sein de son parti en refusant de condamner la Russie pour ce que la première ministre Theresa May a qualifié d’« affront à l’interdiction de l’usage des armes chimiques ».
Critiqué par des élus travaillistes pour avoir dressé un parallèle entre le travail des services de renseignement britanniques sur l’empoisonnement de Salibury et les mensonges utilisés pour justifier l’entrée en guerre du Royaume-Uni en Irak en 2003, M. Corbyn vient d’aggraver son cas à leurs yeux.
Dans un article publié jeudi 15 mars par The Guardian, le leader chef de l’opposition estime que « se précipiter sans attendre les preuves réunies par la police dans une atmosphère parlementaire enfiévrée ne sert ni la justice ni notre intérêt national ». « Le Royaume-Uni doit demander des comptes aux auteurs de cet acte, poursuit-il. Mais pour autant, ce n’est pas le moment de porter des jugements hâtifs qui pourraient conduire à une nouvelle Guerre froide. » Comme s’il oubliait que la Russie n’est pas l’URSS, M. Corbyn met en garde contre le retour d’une « intolérance mccarthyste ».
« Trop tôt pour trancher »
En début de semaine, la première ministre Theresa May avait elle-même envisagé deux hypothèses pour expliquer l’empoisonnement au novitchok, une substance neurotoxique mise au point du temps de l’URSS : « Soit une attaque directe de l’Etat russe contre notre pays, soit le gouvernement russe a perdu le contrôle de [ce produit] terriblement nocif et a permis son utilisation par d’autres ». Mais mercredi 14 mars, elle a conclu qu’en l’absence de clarification par Moscou, « il n’existe pas d’autre conclusion que celle qui désigne l’Etat russe comme coupable ».

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                Novitchok : un poison soviétique à l’histoire sulfureuse utilisé contre l’agent double russe



Jeremy Corbyn estime qu’il est trop tôt pour trancher. « Des comptes doivent être demandés aux autorités russes sur la base de preuves », écrit-il en demandant une réponse « à la fois résolue et proportionnée ». Convoquant à nouveau le souvenir cuisant des « fausses informations » ayant mené à l’intervention en Irak à laquelle il s’était fermement opposé, M. Corbyn affirme que, dans sa longue vie de parlementaire, il a trop souvent vu « la lucidité sur une crise internationale submergée par l’émotion et les jugements hâtifs ».
Certes, le leader de la gauche « ne soutient pas le régime de Poutine, son autoritarisme conservateur, ses atteintes aux droits de l’homme », certes l’attentat de Salisbury est selon lui « barbare et plus qu’irresponsable », certes il approuve l’expulsion de 23 diplomates russes, mais M. Corbyn reproche à Mme May sa passivité à l’égard des oligarques russes qui blanchissent leur fortune à la City de Londres. « Nous devons cesser d’entretenir le capitalisme népotique russe en Grande-Bretagne et les milliardaires corrompus qui utilisent Londres pour protéger leur argent », écrit-il en réclamant de nouvelles actions anti-blanchiment.
Des positions « troublantes »
La retenue de M. Corbyn à l’égard de Moscou rend furieux de nombreux élus travaillistes anti-Corbyn qui, depuis le succès électoral aux législatives de juin, avaient cessé de le critiquer. Le député John Woodcock a obtenu la signature de plus de trente élus au bas d’une motion parlementaire reconnaissant « sans équivoque » la « culpabilité » de la Russie dans l’empoisonnement de Salisbury. Il estime « troublantes » les positions du leader de son propre parti, s’agissant d’« un homme qui souhaite diriger notre pays à un moment où il est menacé ». Plusieurs élus Labour réclament le report de la Coupe du monde prévue cet été en Russie, ou son tranfert dans un autre pays.

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Même Emily Thornberry, ministre des affaires étrangères du cabinet fantôme et proche de M. Corbyn, a déclaré qu’il existait des « présomptions suffisantes » contre la Russie. Quant à Keir Starmer, chargé du Brexit à la direction du Labour, il estime « très important d’appuyer l’action de la Première ministre ». Pour Mme May, dont le leadership est sans cesse contesté, et qui dispose d’une majorité fragile à Westminster, la fracture ouverte au Labour par l’affaire russe tient de la divine surprise.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Santiago Cantera, qui gère la basilique du Valle de los Caídos, où reposent 34 000 morts de la guerre civile, a refusé de se rendre au Sénat, le 12 mars. Il était convoqué pour son opposition à l’exhumation deux républicains.
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En Espagne, les moines veillent sur Franco et retiennent ses victimes


                      Santiago Cantera, qui gère la basilique du Valle de los Caídos, où reposent 34 000 morts de la guerre civile, a refusé de se rendre au Sénat, le 12 mars. Il était convoqué pour son opposition à l’exhumation deux républicains.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 14h35
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








   


Il était convoqué au Sénat, lundi 12 mars, pour expliquer son opposition à l’exhumation de deux républicains, assassinés durant la guerre civile (1936-1939). Mais le prêtre bénédictin Santiago Cantera, qui gère l’abbaye et la basilique du Valle de los Caídos, où repose Francisco Franco, n’a pas daigné se présenter. Dans un courrier envoyé à la Chambre haute, il s’est excusé en mentionnant ses « devoirs à la tête du monastère » et sa « condition de religieux ». Condescendant, il a invité les sénateurs à se déplacer eux-mêmes à l’abbaye, où il s’est dit disposé à leur donner « toutes les explications nécessaires… » De quoi provoquer la colère des socialistes, à l’origine de la demande de comparution devant la Commission de justice, mais aussi des associations de La Mémoire historique, qui dénoncent depuis des années les obstacles récurrents posés par l’Eglise. Le « devoir moral » du prêtre est de se rendre à ce rendez-vous « avec la démocratie », critique l’avocat des victimes du franquisme Eduardo Ranz.
Dans son mausolée monumental, construit après la guerre civile par des prisonniers républicains près de l’Escorial, à 50 kilomètres de la capitale, la tombe de l’ancien dictateur est entourée de cryptes qui renferment les ossements de près de 34 000 morts de la guerre civile. S’y trouvent des nationalistes, mais aussi des républicains, souvent déterrés des fosses communes sans l’accord de leur famille pour être entassés dans les murs de la sinistre basilique, censée célébrer la réconciliation. Plus de 12 000 d’entre eux n’ont pas de noms. Les autres sont identifiés et localisés dans les niches numérotées des columbariums, enterrés sous la croix de 130 mètres de haut, à la gloire de leur bourreau.
Les tombes de Franco et du fondateur de la Phalange
A plusieurs reprises, des descendants ont souhaité récupérer la dépouille de leurs proches. En vain. Jusqu’à ce qu’en 2016 un juge de San Lorenzo del Escorial donne raison à la petite-fille d’un militant anarcho-syndicaliste de la Confédération nationale du travail (CNT), et ordonne l’exhumation de son grand-père et de son grand-oncle, les frères Lapeña. La victoire judiciaire est célébrée par les descendants de républicains. Mais elle est éphémère.
Car c’était compter sans l’opposition des moines bénédictins qui occupent El Valle de los Caídos, malgré son statut de « patrimoine national ». Des moines qui entretiennent les tombes de Franco et du fondateur de la Phalange José Antonio Primo de Rivera, et célèbrent une messe chaque 20 novembre, jour anniversaire de leurs morts. Ils sont devenus les gardiens de la mémoire du dictateur. C’est d’ailleurs Santiago Cantera qui a officié lors de la messe célébrée en l’honneur de sa fille unique, Carmen Franco, décédée fin décembre.

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                Les fantômes du franquisme



Pour le prêtre, qui considère la basilique comme un « lieu de prière et de réconciliation », pas question de toucher aux cryptes. Après avoir barré l’accès des techniciens médico-légaux aux ossuaires et paralysé l’installation de microcaméras afin d’évaluer l’état de leur conservation, il a déposé un recours devant l’Audience nationale pour empêcher l’exhumation. « La communauté bénédictine reconnaît les droits des proches qui demandent d’exhumer la dépouille de leurs aïeux, mais désire que soient garantis les droits des familles de ceux qui sont enterrés ici », avance le prêtre dans sa lettre au Sénat, disant craindre que les ossuaires ne soient endommagés.
Est-ce à lui de prendre une telle décision, alors que les cryptes sont considérées comme un cimetière public ? Le prêtre, lui, estime que les ossuaires se trouvent dans un lieu sacré, sous son autorité. Mais, en janvier, des familles ont déposé une douzaine de plaintes contre lui, pour désobéissance. Les sénateurs, à l’exception des socialistes, iront finalement lui rendre visite le 26 mars. Pour la petite-fille Lapeña, il y a urgence : elle a promis à son père, âgé de 93 ans, d’enterrer dignement son grand-père avant sa mort…

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                Le Parlement espagnol vote une résolution sur le déplacement des restes de Franco






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<filnamedate="20180316"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180316"><AAMMJJHH="2018031619">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Ces dernières années, ils sont arrivés par milliers dans la capitale ukrainienne, attirés par le vent de liberté qui y souffle. Opposants persécutés par le régime ou jeunes diplômés des classes moyennes, ils fuient l’atmosphère pesante de l’ère Poutine.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤                
                                       
édition abonné


Kiev, terre d’accueil de l’exil russe


                      Ces dernières années, ils sont arrivés par milliers dans la capitale ukrainienne, attirés par le vent de liberté qui y souffle. Opposants persécutés par le régime ou jeunes diplômés des classes moyennes, ils fuient l’atmosphère pesante de l’ère Poutine.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 14h35
    |

            Benoît Vitkine








                              

                        

Toutes les révolutions ont commencé dans un salon, et celui d’Olivier Védrine, dans la banlieue de Kiev, en vaut bien un autre. Cet universitaire français installé de longue date dans la capitale ukrainienne, où il est devenu un habitué des plateaux télévisés, a fait de son appartement le point de ralliement de l’opposition russe exilée en Ukraine.
Chaque semaine, ses convives y discutent de perspectives qu’eux-mêmes reconnaissent lointaines. Que feront-ils une fois au pouvoir à Moscou ? Faudra-t-il juger les responsables de l’ancien régime ou bien assurer une transition en douceur ? Que dire aux Républiques du Caucase qui pourraient être tentées par la sécession ?
Ce petit cercle a une tête d’affiche : Ilya Ponomarev, le seul député de la Douma (le Parlement russe) à avoir voté contre le rattachement de la Crimée à la Russie, en 2014, après la prise de contrôle du territoire ukrainien par l’armée. Cet homme politique de 42 ans y a gagné une popularité importante en Ukraine et des ennuis sérieux en Russie. Accusé de détournement de fonds dans une affaire aux airs de vendetta judiciaire, il a fui chez le voisin ukrainien.
En cette fin février, il est le témoin vedette du procès pour trahison de l’ancien président Viktor Ianoukovitch, jugé par contumace après avoir été renversé par la révolution de Maïdan et s’être réfugié en Russie. « Ce n’est qu’une étape, assure Ilya Ponomarev en picorant les chocolats servis par son ami Olivier Védrine. Les vrais coupables de ces événements sont à Moscou. Poutine a trahi la Constitution russe. »

« En votant contre l’annexion, je savais que j’aurais des problèmes, explique-t-il encore, mais je ne pensais pas me retrouver moi-même en Ukraine deux ans plus tard. J’aurais pu choisir un exil doré à Londres, mais vivre ici, c’est une manière d’être au plus près du front, de me battre pour mon pays. »

« Front ». Le mot n’est...




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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Le 8 mars, le Parlement néerlandais a rejeté une proposition visant à instaurer un tribunal pour juger les chiens présumés dangereux.
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Aux Pays-Bas, la justice, ce n’est pas (encore) pour les chiens


                      Le 8 mars, le Parlement néerlandais a rejeté une proposition visant à instaurer un tribunal pour juger les chiens présumés dangereux.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 14h34
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                              

                        

Établir des procès équitables pour les chiens méchants et leur éviter une condamnation à mort quasi systématique : le débat a été porté à la Chambre des députés de La Haye par deux élus, Frank Futselaar, membre de la gauche radicale, et son collègue écologiste Rik Grashoff. Quelque sept cents chiens sont, chaque année, enlevés à leur maître aux Pays-Bas, en raison des morsures qu’ils ont infligées ou de leur comportement agressif. Une bonne partie d’entre eux est euthanasiée après, toutefois, qu’un membre du parquet a consulté la faculté vétérinaire de l’université d’Utrecht.
« Garantie insuffisante », jugent les deux parlementaires. Appuyés par d’autres membres de l’opposition, ils prônent des mesures alternatives, comme le coaching des molosses turbulents ou l’obligation de les tenir en laisse. L’euthanasie est simplement un moyen peu coûteux de se débarrasser des cabots agressifs, traités comme des « rebuts », dénoncent les porteurs du projet. Sandra van de Werd, militante du Comité d’aide d’urgence aux animaux, estime que le chien batave est détruit comme « une simple machine à laver ».
Le chien, un enjeu politique
Une dizaine d’avocats pénalistes, parmi lesquels deux vedettes du barreau, ont appuyé la campagne des deux élus, avec l’espoir qu’ils soient rejoints par des membres de la majorité, dont les centristes réformateurs de D66, qui comptent dans leurs rangs un porte-parole de la cause animale. Le thème est, il est vrai, devenu une composante du débat politique néerlandais. La Chambre basse du Parlement compte actuellement cinq élus (sur 150) du Parti des animaux (PvdD) et les sondages lui en promettent au moins huit à l’avenir.
Les Pays-Bas ont longtemps disposé d’un texte interdisant la possession de chiens dangereux. Cette loi dite « pitbull », votée après l’agression de trois enfants par un molosse, a été abrogée en 2009. Un comité de défense des propriétaires était parvenu, à l’issue...




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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’économiste Christian Saint-Etienne estime qu’on ne peut viser à la fois l’objectif d’un marché unique ouvert à la mondialisation et celui de faire de l’Europe une économie qui compte.
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Seul « un cadre d’action intergouvernemental de dix à douze pays » pourra faire de l’Europe une puissance

Dans une tribune au « Monde », l’économiste Christian Saint-Etienne estime qu’on ne peut viser à la fois l’objectif d’un marché unique ouvert à la mondialisation et celui de faire de l’Europe une économie qui compte.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 14h00
    |

Christian Saint-Etienne (Professeur titulaire de la Chaire d’économie industrielle au Conservatoire national des arts et métiers)







                        



                                


                            
Tribune. Le nouveau gouvernement allemand fait profession de foi européenne. Mais est-ce celle d’Emmanuel Macron, ou celle de Mark Rutte, premier ministre des Pays-Bas, qui s’est opposé, dans un discours à Berlin, le 2 mars, à l’idée d’un budget et d’un ministre des finances spécifiques à la zone euro ? Pour lui, l’urgence est de réduire les déficits et la dette des pays membre de la zone ainsi que le budget 2021-2027 de l’Union à 27 à la suite du départ du Royaume-Uni ; et il est hors de question que le Nord de la zone euro prenne en charge les dettes du Sud. Cette position est partagée à mi-voix par l’Allemagne, et par d’autres pays nord-européens. Pour les tenants de cette Europe minimale, la reprise économique semble régler les problèmes et il n’y aurait pas besoin de réformes systémiques.
Les populistes, mais aussi beaucoup de pro-européens, rejettent l’Europe sans frontières et l’ouverture au commerce international sans réciprocité
Or, il y a deux failles gravissimes dans le raisonnement de M. Rutte. La première est que, avec la consolidation de l’AFD en Allemagne en septembre 2017 et la poussée de la Ligue du Nord et du Mouvement cinq étoiles en Italie en mars 2018, la vague populiste n’a en réalité pas diminué. Les populistes, mais aussi beaucoup de pro-européens, rejettent l’Europe sans frontières et l’ouverture au commerce international sans réciprocité, notamment vis-à-vis des Etats-Unis et de la Chine. Ils attendent une politique crédible face à l’immigration débridée et au chômage élevé, notamment chez les jeunes dans les pays du Sud.
La deuxième faille est, qu’en dépit des excédents extérieurs mirobolants de l’Allemagne et des Pays-Bas, l’Europe s’effondre face à la Chine et aux Etats-Unis dans la guerre numérique. Il n’y a pas de grandes plates-formes numériques en Europe, y compris en Allemagne et aux Pays-Bas, face aux Gafam américains (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) et aux BATX chinois (Baidu, Alibaba,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ La journaliste Isabelle Mandraud, correspondante du « Monde » à Moscou, a répondu aux internautes sur l’élection en Russie qui se tient dimanche.
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Présidentielle russe : « Le principal atout de Vladimir Poutine, c’est l’absence d’une alternative jugée crédible »

La journaliste Isabelle Mandraud, correspondante du « Monde » à Moscou, a répondu aux internautes sur l’élection en Russie qui se tient dimanche.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 12h55
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 18h32
   





                        



   


Les Russes s’apprêtent à voter pour leur nouveau président dimanche. Vladimir Poutine est pratiquement certain de remporter le scrutin. Dans un contexte de crise avec l’Occident autour du scandale de l’empoisonnement de l’ex-espion Sergueï Skripal. La journaliste Isabelle Mandraud, correspondante du Monde à Moscou, a répondu aux internautes.
Quel est, en quelques mots, le bilan de Poutine à la tête du pays qu’il dirige depuis maintenant dix-huit ans ?
Résumer dix-huit ans de pouvoir en quelques mots n’est pas simple. Disons que le bilan de Vladimir Poutine est pour le moins nuancé. L’amélioration du niveau de vie des Russes enregistrée lors de ses deux premiers mandats (2000-2004 et 2004-2008) est aujourd’hui ternie par les crises financières, les sanctions et la dépendance des cours du pétrole, dont la Russie n’est jamais sortie, malgré les promesses.
Les libertés se sont réduites avec l’introduction en 2012, par exemple, de l’étiquette « agent de l’étranger » pour les ONG dans le domaine des droits humains. Les relations avec l’Occident, surtout, se sont fortement dégradées depuis l’annexion en 2014 par la Russie de la Crimée et le conflit dans l’est de l’Ukraine.
L’autre dossier majeur de désaccord concerne la Syrie où le chef du Kremlin a engagé ses forces militaires en 2015 en soutien à son allié Bachar al-Assad… Tout cela a mis la société russe sous tension et relégué à l’arrière-plan les questions économiques et sociales essentielles.

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La crise actuelle entre la Russie et de nombreux pays occidentaux peut-elle avoir une influence sur le scrutin de dimanche ? Cette affaire peut-elle déstabiliser Poutine ?
Isabelle Mandraud : Le risque d’une déstabilisation paraît faible. Il n’y a pas de suspense dans cette élection acquise à Vladimir Poutine. Le seul point d’interrogation réside dans le taux de participation. Dans ce contexte, pour ne pas détourner l’attention de l’électorat, le Kremlin a pris soin jusqu’ici de ne pas surréagir face aux accusations de l’Occident dans l’affaire de l’ex-espion russe Skripal empoisonné.
Quel est maintenant le principal rival de Vladimir Poutine si Alexeï Navalny est « absent » ?
Tous les candidats figurent loin derrière lui dans les intentions de vote, si l’on en croit les sondages. Son principal rival, si tant est que l’on puisse parler de rivalité, devrait être le candidat présenté par le Parti communiste, Pavel Groudinine, un homme d’affaires, millionnaire, dit-on, qui n’est pas encarté…
Peut-on vraiment parler d’« élection » présidentielle ?
Sept autres candidats se présentent le 18 mars, mais il n’y a pas vraiment de concurrence. L’opposition russe est non seulement divisée mais affaiblie. Le principal concurrent, Alexeï Navalny, a été écarté de la compétition pour une condamnation pénale qu’il réfute… Vladimir Poutine devrait être réélu pour un nouveau mandat de six ans. C’est une élection sans suspense et sans surprise.
Les habitants de la Crimée récemment annexée vont-ils participer à cette élection ? Connaît-on la tendance de ces votes ?
Pour la première fois depuis l’annexion en 2014, les habitants de Crimée vont, en effet, participer à une élection présidentielle russe. Et ici comme ailleurs, les pressions sont fortes pour participer au vote. Sans doute, de nombreux Criméens, au cœur des tensions depuis quatre ans du fait de l’annexion, répondront-ils à cet appel. Cependant, la majorité des Tatars de Crimée, en butte avec le pouvoir, ne se déplacera pas.
Ce scrutin est-il garanti (par des observateurs internationaux) de représenter le souhait de l’électorat russe ? Qu’en est-il de l’opposition ou des médias opposés au régime ?
Vu l’immensité du territoire, la mission des quelque 150 observateurs internationaux relève de la gageure. Néanmoins, l’opposition tente de mobiliser des milliers de volontaires, en mutualisant leurs forces, pour observer le scrutin.
Contrairement à ce que promet M. Poutine depuis dix-huit ans, la corruption ne diminue pas, l’économie est toujours aussi dépendante du pétrole, l’état des routes, des hôpitaux, des écoles ne s’améliore pas… Comment fait le Kremlin pour faire oublier tous ces sujets ?
Il en parle, il promet. Il serait injuste aussi de pas évoquer la modernisation des grandes villes qui se poursuit, en particulier à Moscou. Mais dans l’ensemble, les problèmes des routes et des hôpitaux demeurent, tout comme la corruption, malgré quelques arrestations choisies et médiatiques.
L’électorat de Poutine (retraités, petites villes délaissées…) semble être celui qui profite le moins de sa politique. Comment expliquer ce paradoxe ?
C’est exact, mais la télévision publique n’évoque quasiment jamais ces sujets. Lorsqu’on parle avec des habitants, hors des grandes villes, beaucoup exposent les difficultés dans leur vie quotidienne. Mais ils ajoutent aussitôt qu’ils se sentent rassurés, dans ce monde incertain, par la présence d’un président « fort ». Et ils posent la même question : « Qui d’autre ? » Le principal atout de Vladimir Poutine, c’est Poutine, ou plutôt l’absence d’une alternative jugée crédible.

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Est-ce que les événements au Royaume-Uni et les nouvelles vagues de sanctions à quelques jours du scrutin peuvent être perçus comme des tentatives d’ingérence des Anglo-Saxons dans la campagne présidentielle russe ? Comment cela est-il perçu par la population ? Cela peut-il avoir une incidence dans le vote ?
Les autorités russes n’ont pas attendu la crise diplomatique ouverte avec la Grande-Bretagne, pour dénoncer une ingérence occidentale dans l’élection russe… La confrontation sert les intérêts du Kremlin qui brandit souvent l’image d’une Russie assiégée par l’OTAN à ses frontières.
L’enquête sur l’empoisonnement a à peine commencé. Pourquoi les Etats occidentaux réagissent-ils si vite et si fort en cette période si confuse (Syrie, Turquie, Iran…). Leur agenda n’est pas très clair. Ont-ils chacun besoin de montrer leur détermination pour satisfaire leur propre population ?
L’affaire en elle-même n’est pas banale ; il s’agit d’une tentative d’empoisonnement qui a mis en péril non seulement l’ex-espion et de sa famille, mais d’autres personnes, sur le sol britannique. La déclaration conjointe des dirigeants de Londres, Berlin, Paris et Washington est intervenue après une dizaine de jours.
Jusqu’où peut aller la montée de la tension OTAN-Russie et quels sont les enjeux pour chacun ?
Personne ne peut le dire. Les tensions sont récurrentes depuis 2014. Mais la militarisation de la Russie vantée par son président inquiète. Lors de son discours du 1er mars, il a lui-même mis en scène une confrontation avec l’Occident en exposant, pendant quarante-cinq minutes, son nouvel arsenal militaire nucléaire sur écran géant…

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La répétition de ces crises avec l’Occident suffit-elle à occulter toutes les autres questions ? Y a-t-il un débat en Russie sur le bilan de Vladimir Poutine ?
Le chef de l’Etat n’a participé à aucun débat télévisé. Il n’a présenté aucun programme de réformes économiques et sociales pourtant essentielles pour la population, comme le montrent les sondages. Les salaires ont été rehaussés. Mais son bilan n’est pas discuté.
Peut-on parler d’une nouvelle guerre froide ?
La guerre froide revient en force dans l’actualité mais sous un jour un peu différent du passé. L’URSS n’existe plus, même si sa disparition est considérée par Vladimir Poutine comme la « plus grande catastrophe géopolitique du XXe siècle ». Depuis plusieurs années, le chef du Kremlin conteste un « monde unipolaire » dominé par les Américains ; la faiblesse des Etats-Unis incarnée par Donald Trump le pousse à accélérer dans cette direction.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Pour l’éditorialiste économique du « Monde » Philippe Escande, ce choix illustre un autre Brexit. C’est aussi sa vision financière du capitalisme qui sépare le Royaume-Uni du reste de l’Europe.
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Adieu Londres, Unilever préfère ne garder qu’un seul siège, à Rotterdam

Pour l’éditorialiste économique du « Monde » Philippe Escande, ce choix illustre un autre Brexit. C’est aussi sa vision financière du capitalisme qui sépare le Royaume-Uni du reste de l’Europe.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 12h09
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 12h10
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. C’est décidé, la pâte Marmite et le thé Lipton font leurs valises. Ils traversent la Manche, direction Rotterdam. Emoi dans les chaumières d’Angleterre. Deux institutions majeures de la culture britannique font les frais de la décision de leur maison mère, le groupe Unilever, troisième plus grande entreprise du Royaume-Uni, de rapatrier son siège social aux Pays-Bas. La première ministre Theresa May, en pleine opération « post-Brexit » de séduction du monde des affaires, en prend pour son grade.
Pourtant, l’entreprise assure que son mouvement n’a rien de politique et ne vise qu’à simplifier un fonctionnement trop complexe. Depuis 1930 et le mariage de la margarine néerlandaise Unie avec les savons britanniques de Lever Brothers, la firme disposait de deux conseils d’administration, de deux assemblées générales et de deux sièges sociaux. Il n’y en aura plus qu’un. De plus, cette nouvelle structure juridique permettra, selon l’entreprise, de faciliter les fusions et acquisitions ainsi que les dés­investissements, toujours fréquents dans un conglomérat aussi diversifié. D’ailleurs, le groupe fait remarquer que deux de ses trois activités, la cosmétique et les nettoyants, resteront basées au Royaume-Uni, qui ne perdra pratiquement aucun de ses 7 300 employés, deux fois plus qu’aux Pays-Bas.
Mais il existe une autre explication que celle de la simplification d’un groupe qui vit très bien depuis plus de soixante-dix ans avec son organisation actuelle : la peur du raider. En février 2017, Kraft Heinz tentait une offre publique d’achat à 140 milliards de dollars (114 milliards d’euros) sur Unilever. Une OPA hostile, menée à la façon brutale du fonds d’investissement 3G Capital, propriétaire du géant agroalimentaire américain, dont la spécialité est la chasse aux coûts. Pour Unilever, c’était la promesse d’un démantèlement et de jours pénibles.

S’abriter derrière la législation boursière néerlandaise
L’affaire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Budapest affirme avoir naturalisé un million de Hongrois, un utile réservoir de voix avant les législatives du 8 avril.
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Le premier ministre Viktor Orban soigne ses Hongrois frontaliers

Budapest affirme avoir naturalisé un million de Hongrois, un utile réservoir de voix avant les législatives du 8 avril.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 10h53
    |

                            Blaise Gauquelin (Budapest, Hongrie, Gunaros, Serbie, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Il est venu en bus depuis la Transylvanie, en Roumanie. Janos Balint est un cheminot à la retraite. Il n’aurait raté pour rien au monde le grand discours donné par le premier ministre hongrois à Budapest, à l’occasion de la fête nationale du 15 mars. A cette date est commémorée la révolution hongroise de 1848, un soulèvement contre la domination des Habsbourg. « Bien sûr que je vais voter pour Viktor Orban, affirme-t-il. C’est lui qui m’a donné la nationalité hongroise il y a trois ans ! Je dois bien lui dire merci ! »
Parmi les partisans venus applaudir ce jour-là le souverainiste, en campagne pour sa réélection – les législatives ont lieu le 8 avril –, on comptait beaucoup de sympathisants résidant dans les pays voisins. Leur vote sera crucial, car le gouvernement revendique la naturalisation de 1 million de personnes.
Depuis le 1er janvier 2011, il cherche à réunifier la nation hongroise, au-delà des frontières imposées en 1920 par le traité de Trianon. Grande perdante de la première guerre mondiale, la Hongrie avait été amputée de plus des deux tiers de son territoire. Et, aujourd’hui encore, environ 2 millions de locuteurs hongrois vivent dans les pays voisins.
« Traitement inique »
La plupart des partis d’opposition craignent cependant que ces « nouveaux » électeurs ne servent de réservoir électoral à Viktor Orban. En 2014, ils avaient déjà permis au premier ministre de conserver sa « super » majorité des deux tiers au Parlement. En vue du scrutin à venir, 335 000 d’entre eux se sont déjà inscrits sur les listes électorales.

Et, contrairement aux immigrés Hongrois partis travailler aux Etats-Unis ou en Europe occidentale – entre 300 000 et 500 000 personnes selon l’économiste Attila Udvardi –, ils pourront exprimer leur choix par correspondance. « Or ils vont accorder à 97 % leurs suffrages au parti Fidesz de Viktor Orban », assure Andras Pulai,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ La correspondante du « Monde » à Moscou, Isabelle Mandraud, a répondu à vos questions sur l’élection présidentielle de dimanche.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ La médiatrice de l’UE réclame un nouvel examen, par le comité d’éthique, du passage de l’ex-président de la Commission à la banque Goldman Sachs.
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Affaires Selmayr et Barroso : les nuages s’accumulent sur la Commission Juncker

La médiatrice de l’UE réclame un nouvel examen, par le comité d’éthique, du passage de l’ex-président de la Commission à la banque Goldman Sachs.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 10h47
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Loi des séries ou symptôme d’une Commission Juncker en bout de course, alors que les élections européennes de mai 2019 sont déjà dans toutes les têtes ? Après les eurodéputés, qui ont sérieusement remis en cause la nomination express du directeur de cabinet de Jean-Claude Juncker, Martin Selmayr, au poste de secrétaire général de la Commission, c’est au tour de la médiatrice de l’Union, Emily O’Reilly, d’entrer dans la danse, jeudi 15 mars.
L’Irlandaise, réputée pugnace, reproche à la Commission son laxisme dans l’« affaire Barroso ». En cause : une rencontre fortuite, en octobre 2017, entre l’un des vice-présidents de la Commission, le Finlandais Jyrki Katainen, et l’ex-président de l’institution pendant dix ans, le Portugais José Manuel Barroso, parti « pantoufler » chez Goldman Sachs.
Ce transfert vers une banque d’affaires tenue en partie responsable de la crise financière avait provoqué des remous y compris dans les rangs des fonctionnaires européens, d’ordinaire plutôt disciplinés. M. Barroso s’était engagé à ne pas faire de lobbying auprès de son ancienne maison.

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Mme O’Reilly a estimé mercredi 14 mars que la réunion avec M. Katainen « avait les apparences » du lobbying, et réclamé que le nouvel emploi de M. Barroso chez Goldman Sachs soit « réexaminé » par le comité d’éthique de la Commission. « Les anciens commissaires ont le droit d’occuper un poste mais, en tant qu’anciens fonctionnaires, ils doivent également veiller à ce que leurs actions ne sapent pas la confiance que les citoyens portent en l’UE », a t-elle insisté, réclamant que les « anciens présidents de la Commission ne puissent pas faire du lobbying auprès de l’institution pendant un certain nombre d’années. » 
Sortant de son silence, M. Barroso s’est dit victime d’une « attaque politique » sur Twitter. « Nous avons durci nos règles, portant à trois ans la durée pendant laquelle les anciens présidents [ne peuvent pas faire de lobbying pour la Commission]. Nos règles sont parmi les plus strictes au monde ! », a protesté pour sa part Margaritis Schinas, le chef des porte-parole de M. Juncker.
L’entourage de M. Juncker – qui avait tardé à réagir quand M. Barroso était passé chez Goldman Sachs – accepte mal d’être davantage questionné sur ses pratiques que des institutions nationales aux agissements pas forcément plus vertueux. Sommé de répondre à la médiatrice avant juin, Jean-Claude Juncker va aussi devoir affronter un vote en plénière au Parlement européen, en avril, sur la nomination de son bras droit, Martin Selmayr. La pression ne risque pas de retomber.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Vladimir Poutine veut souder les rangs avant sa réélection attendue dimanche 18 mars.
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La crise entre Londres et Moscou réveille la présidentielle russe

Vladimir Poutine veut souder les rangs avant sa réélection attendue dimanche 18 mars.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 10h41
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

Plutôt atone jusqu’à présent, la campagne pour l’élection présidentielle russe de dimanche 18 mars s’achève dans la tourmente d’une nouvelle crise avec l’Occident. Vladimir Poutine a présidé, jeudi 15 mars, un conseil de sécurité consacré à une « discussion approfondie sur les relations entre la Russie et le Royaume-Uni dans le contexte de l’affaire Sergueï Skripal », au cours duquel, selon le Kremlin, les participants « ont exprimé leur grave préoccupation face à la position destructrice et provocatrice de la partie britannique ». Vendredi matin, le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, a confirmé que Moscou allait « bien sûr » expulser des diplomates britanniques de Russie, en réponse à une décision similaire de Londres. Ce sera tout, pour le moment. Candidat à sa propre succession, le chef de l’Etat temporise pour ne pas détourner l’opinion publique russe de l’essentiel : aller voter.
La participation est en effet le seul enjeu d’une élection sans suspense à l’issue de laquelle, faute de concurrence réelle, Vladimir Poutine devrait rempiler pour un mandat de six ans. Dans une courte allocution télévisée, jeudi soir, le chef du Kremlin a exhorté ses compatriotes à se rendre aux urnes pour effectuer un « choix-clé ». Rien ne doit brouiller ce message, pas même l’empoisonnement sur le sol britannique de Sergueï Skripal, l’ex-espion russe. La déclaration conjointe de Londres, Berlin, Paris et Washington, imputant cet acte à la Russie, a été traitée par les médias propouvoir avec une exceptionnelle retenue. Un front commun autour d’un Royaume-Uni supposé affaibli par le Brexit qui n’était pas attendu. En prime, les Etats-Unis ont annoncé, le même jour, de nouvelles sanctions pour ingérence dans leur propre élection présidentielle de 2016.

Le Kremlin affectionne l’image d’une Russie assiégée, qui lui permet de souder les rangs autour de son chef et d’occulter son absence totale de programme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ L’ex-magnat du pétrole, emprisonné en Russie de 2003 à 2013, revient sur l’affaire Skripal, l’ancien agent double empoisonné le 4 mars au Royaume-Uni.
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Mikhaïl Khodorkovski : « Quelle sera la prochaine étape ? Un virus ? Une arme biologique ? »

L’ex-magnat du pétrole, emprisonné en Russie de 2003 à 2013, revient sur l’affaire Skripal, l’ancien agent double empoisonné le 4 mars au Royaume-Uni.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 07h08
    |

            Benoît Vitkine








                        



                                


                            

Ancien magnat du pétrole, emprisonné en Russie de 2003 à 2013, Mikhaïl Khodorkovski vit désormais en exil à Londres, d’où il soutient une partie de l’opposition libérale et de la société civile russes. Il répond au Monde sur l’affaire Skripal, du nom de l’ancien agent du renseignement militaire russe (GRU) empoisonné le 4 mars à Salisbury, au Royaume-Uni, par un agent innervant.
Avez-vous aujourd’hui des raisons de vous sentir menacé ?
J’ai passé dix ans en camp pénitentiaire en Russie, où il aurait facilement pu m’arriver quelque chose. A la différence de Sergueï Skripal, je n’ai jamais été mêlé aux activités des services secrets, donc je n’entre dans aucun programme d’élimination des traîtres. Si un autre programme venait à être créé, cela deviendrait peut-être plus difficile pour moi. Mais personne n’a envie de penser à ces choses-là tous les jours.
Qui est menacé ?
Quand vous avez un président [Vladimir Poutine] qui se vante de posséder des armes nucléaires capables de détruire la planète entière, tout le monde peut se sentir menacé.
Pour ce qui est des assassinats, il y a un indicateur simple. Poutine l’avait lui-même évoqué dans le cas d’Anna Politkovskaïa [journaliste russe assassinée en 2006], en expliquant qu’elle était plus nuisible morte que vivante. A chacun de savoir où il se situe sur cette échelle… Mais il est certain que les opposants politiques ne sont pas sur le même plan que les gens que les services secrets considèrent comme des traîtres.
Une action comme celle-ci est-elle forcément validée par Vladimir Poutine lui-même ?
Je ne suis plus un insider du pouvoir russe. Je ne connais pas la chaîne de commandement. Je ne sais pas non plus si le GRU a agi avec la bénédiction du président russe ou non. Il y a quelques années, Poutine aurait forcément été à l’origine d’une telle opération. Mais aujourd’hui, contrairement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Une déclaration commune des grandes capitales européennes et de Washington a ravivé des souvenirs de guerre froide, à la veille de la réélection de Vladimir Poutine.
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Ex-espion empoisonné : les Occidentaux font bloc contre Poutine

Une déclaration commune des grandes capitales européennes et de Washington a ravivé des souvenirs de guerre froide, à la veille de la réélection de Vladimir Poutine.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 12h29
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant) et 
Marc Semo








                        



                                


                            

Une déclaration commune des grandes capitales européennes et de Washington et les sanctions de l’administration Trump ont ravivé des souvenirs de guerre froide, jeudi 15 mars. L’envergure idéologique, militaire et géopolitique de la Russie n’a sans doute plus rien à voir avec celle de l’Union soviétique, mais à la veille de la réélection de Vladimir Poutine, programmée le 18 mars, la défiance atteint des sommets entre les alliés occidentaux et Moscou.
La tentative d’empoisonnement prêtée à la Russie d’un ancien agent double, Sergueï Skripal, 66 ans, et de sa fille Youlia, 33 ans, retrouvés inconscients sur un banc à Salisbury, dans le sud de l’Angleterre, le 4 mars, a précipité la crise. Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Allemagne, des Etats-Unis, de la France et du Royaume-Uni ont exprimé, jeudi, leur « consternation » et dénoncé une « menace pour la sécurité ». Ils ont aussi souligné que « cet emploi offensif d’un agent neurotoxique de qualité militaire, d’un type développé par la Russie, [est une première] (…) en Europe depuis la seconde guerre mondiale ». « C’est une atteinte à la souveraineté britannique, et toute action de cette nature venue d’un Etat partie à la Convention sur l’interdiction des armes chimiques est une violation claire de ladite convention et du droit international », insiste le texte.
Ce communiqué commun constitue une initiative inédite à l’aune de la gravité de cet épisode, dont Moscou continue de nier la paternité, pourfendant un « numéro de cirque » du gouvernement britannique.
Série de mesures punitives, mais mesurées
Quelques heures plus tard, Washington a rompu avec l’immobilisme adopté depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump sur le dossier des interférences prêtées à la Russie dans la campagne présidentielle américaine de 2016, également niées par Moscou. Le Congrès des Etats-Unis avait voté en juillet 2017 des sanctions à une écrasante majorité, mais...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ La Commission européenne, qui présentera le 21 mars ses propositions, prévoit de taxer le chiffre d’affaires des géants du numérique en Europe. Le taux retenu devrait se situer entre 1 % et 5 %.
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Bruxelles va proposer une taxe sur les GAFA

La Commission européenne, qui présentera le 21 mars ses propositions, prévoit de taxer le chiffre d’affaires des géants du numérique en Europe. Le taux retenu devrait se situer entre 1 % et 5 %.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 19h08
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 10h24
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        


Mauvaise nouvelle pour les géants du numérique : Bruxelles va tenter de réparer une injustice, mercredi 21 mars, en proposant de taxer leurs chiffres d’affaires en Europe.
Les firmes américaines Google ou Facebook ne sont pas les seules visées, mais étant donné l’écrasante part de marché des « techs » californiennes dans l’économie digitale, cette annonce risque de tendre encore des relations déjà compliquées entre les Etats-Unis et l’Union européenne (UE), après que le président Donald Trump a menacé de relever les taxes sur les importations d’acier et d’aluminium dans son pays.
Pour la Commission européenne, le but est d’en finir avec des pratiques de contournement fiscal qui ont conduit Apple, Google et consorts à payer des impôts bien plus bas que ceux auxquels sont soumises les sociétés plus classiques, spécialement les PME.
Face à l’impôt, les multinationales ont en effet, comme les GAFA – les géants américains du numérique – multiplié les stratégies d’évitement. Selon des chiffres de la Commission, leur niveau d’imposition ne représente en moyenne qu’entre 8,5 % et 10,1 % de leurs profits dans l’UE, alors qu’il atteint entre 20,9 % et 23,2 % pour les sociétés plus classiques.
Revenus fondés sur l’exploitation des données privées
Le taux de la taxe n’est pas encore arrêté et il pourrait ne l’être qu’au dernier moment, mercredi. Il se situera dans la fourchette de 1 % à 5 %, mais plus près de 5 % que de 1 %, un niveau jugé « ridicule ».
Ce prélèvement ne visera pas des entreprises en particulier, mais des activités difficiles à tracer par les fiscs nationaux. A commencer par celles des réseaux sociaux ou des moteurs de recherche – comme Facebook ou Google –, en accès gratuit, et dont les revenus sont fondés sur l’exploitation des données privées des utilisateurs à des fins publicitaires. Ce sont ces revenus qui seront taxés, dans tous les pays de l’UE où ces sociétés auront des utilisateurs.

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                Bruno Le Maire parle d’une taxation européenne des ventes des GAFA entre « 2 et 6 % »



Les « places de marché » mettant en relation des acheteurs et des vendeurs (de type Airbnb, Blablacar, Booking, Uber) seront aussi concernées, les commissions avec lesquelles elles se rémunèrent passant largement au travers des mailles des administrations fiscales.
Seront, en revanche, exclus les services du type Netflix, Spotify ou iTunes (d’Apple), car ils vendent des abonnements. Idem pour le commerce en ligne : Amazon, du moins pour son activité principale (les ventes en ligne), ne sera pas concerné.
Envoyer un signal politique
Les entreprises visées devront réaliser plus de 750 millions d’euros de chiffre d’affaires à l’international et plus de 50 millions d’euros en Europe, la Commission voulant épargner les start-up. L’impôt devrait au total toucher une grosse centaine de sociétés, dont quelques européennes, Bruxelles tenant à éviter d’être accusée de protectionnisme par Washington.
Les rentrées fiscales annuelles devraient s’élever à plusieurs milliards d’euros par an à l’échelle de l’UE : presque 8 milliards si le taux est porté à 5 %, environ 5 milliards s’il est de 3 %. Des sommes relativement modestes, mais Bruxelles veut surtout envoyer un signal politique aux citoyens de l’UE, de plus en plus tentés par le vote populiste, en leur prouvant sa détermination à lutter activement contre l’injustice fiscale.
Par ailleurs, la taxe devrait être « intérimaire » et la Commission devrait introduire une « clause de non-double imposition » pour éviter de taxer les sociétés qui le seraient déjà via leurs profits. Cet impôt ne pourra pas excéder celui que les entreprises auraient dû payer, dans un Etat membre, si elles y étaient soumises à l’impôt sur les sociétés classiques (33,3 % de leur profit en France). Bruxelles se « borde » ainsi juridiquement : sa proposition est peu orthodoxe, car elle bat en brèche près d’un siècle de fiscalité des entreprises, où l’impôt sur les sociétés est prélevé sur les profits et non les ventes.
« Un vrai champ de mines »
C’est la France qui, la première, a rué dans les brancards à l’été 2017, en exigeant de la Commission qu’elle planche sur une telle taxe. Le ministre des finances, Bruno Le Maire, avait fait le forcing, réussissant d’abord à convaincre les Allemands, pourtant pas très chauds, puis dix-sept autres pays de l’UE.

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                L’Etat va assigner Google et Apple en justice, annonce Bruno Le Maire



Emmanuel Macron, qui tient au signal politique de la taxe, aurait pressé Bruxelles de rendre sa copie dès le 21 mars pour que les dirigeants européens puissent aborder le sujet lors de leur Conseil des 22 et 23 mars. Le moment n’est cependant pas idéal : on sera à quelques heures de l’expiration de l’ultimatum fixé par Washington, avant que ne soient mises en place les taxes sur l’acier et l’aluminium voulues par Donald Trump. « On avance dans un vrai champ de mines », glisse une source proche de la Commission.
Paris pousserait pour un taux le plus haut possible, donc des rentrées fiscales maximales, mais la Commission hésitait encore ces derniers jours, craignant des effets collatéraux négatifs. Un taux trop élevé ne pénaliserait qu’assez peu Facebook ou Google, très rentables, mais risque de rogner les marges des acteurs européens qui le sont bien moins.
Une autre proposition fiscale
La Commission voit plus loin, et fera une autre proposition, le 21 mars, visant à moderniser une fiscalité inadaptée aux réalités du numérique. Si elle aboutit, elle permettrait « d’attraper » dans l’impôt classique sur les profits, ceux des entreprises digitales, et de laisser tomber la taxe intérimaire sur le chiffre d’affaires.
Bruxelles va aussi proposer d’élargir la définition de l’« établissement stable », utilisée par les administrations fiscales pour déterminer quel pays est en droit de prélever un impôt sur les profits d’une multinationale. Pour l’instant, cette définition se base sur la présence physique (existence d’un siège social, etc.).

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                Taxation des GAFA : le Parlement européen recommande de moderniser l’impôt sur les sociétés



La Commission veut y adjoindre deux ou trois autres critères, tels que le nombre d’utilisateurs des services en ligne de l’entreprise visée. L’exécutif européen fait de cet objectif de long terme une priorité, quand Paris mise davantage sur la taxe à court terme sur le chiffre d’affaires, jugée plus réaliste.
Une difficile unanimité
Les réunions du G20-finance des 19 et 20 mars seront en grande partie consacrées au sujet. Pierre Moscovici, le commissaire européen à l’économie et à la fiscalité, y détaillera les propositions bruxelloises. Une première occasion de réagir pour les Américains ; ils avaient déjà crié au protectionnisme lorsque la commissaire à la concurrence, Margrethe Vestager, avait publié des amendes record de 13 milliards d’euros à l’encontre d’Apple (pour aides d’Etat illicites de l’Irlande) et de 2,4 milliards pour Google (abus de position dominante).

        Lire aussi :
         

                Pourquoi la décision de Bruxelles concernant Google est historique



Tous les Européens ne devraient pas apprécier non plus : ainsi du Luxembourg ou de l’Irlande, qui hébergent les sièges européens de géants du Web. Or, pour aboutir, les propositions de la Commission nécessitent l’unanimité des Etats membres…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ En campagne pour l’élection présidentielle de dimanche, le président russe a été rencontrer les habitants de la péninsule.
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<filnamedate="20180316"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180316"><AAMMJJHH="2018031619">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ L’affaire de l’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal semble avoir rendu intenable le statu quo jusqu’ici défendu par Washington.
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Washington sort de l’immobilisme face à Moscou

L’affaire de l’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal semble avoir rendu intenable le statu quo jusqu’ici défendu par Washington.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 17h52
 • Mis à jour le
15.03.2018 à 18h07
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



   


L’immobilisme devenait embarrassant. Depuis des mois, la Maison Blanche temporisait face aux sanctions contre la Russie votées à une écrasante majorité par le Congrès au cours de l’été. Elle avait même laissé passer, le 30 janvier, la date limite fixée par les élus quant à ces sanctions prises en représailles aux interférences prêtées à Moscou lors de la campagne présidentielle de 2016. Le département du Trésor s’était contenté de publier une liste de deux cents noms, tournée en ridicule à Moscou. Il s’est ravisé, jeudi 15 mars, en annonçant une série de sanctions contre Moscou.

        Sur les sanctions :
         

          Washington annonce des sanctions contre Moscou pour son ingérence dans la présidentielle



Un mois plus tôt, le 13 février, au cours de l’audition annuelle au Sénat consacrée aux menaces pesant sur la sécurité des Etats-Unis, Dan Coats, le directeur du renseignement national – approuvé notamment par le prochain secrétaire d’Etat, Mike Pompeo, alors responsable de la CIA –, avait dit que l’absence de réaction américaine était contre-productive. « Il ne devrait y avoir aucun doute sur le fait que la Russie estime que ses efforts ont porté leurs fruits et considère les élections de mi-mandat en 2018 comme une cible pour des opérations d’influence », avait-il prévenu.
Immobilisme
Lorsque le sénateur démocrate Jack Reed (Rhode Island) avait demandé aux responsables quelles « actions spécifiques » avaient été demandées par la Maison Blanche « pour contrer et limiter » ces efforts prêtés à la Russie, Dan Coats et le directeur du FBI, Christopher Wray, avaient bien été en peine d’en citer une seule.
« Nous ne pouvons pas faire face à cette menace, qui est sérieuse, avec une réponse de l’ensemble de l’administration, lorsque le chef de cette dernière continue de nier qu’elle existe », s’était agacé le sénateur indépendant du Maine, Angus King. Le 27 février, au cours d’une autre audition au Sénat, le responsable de la NSA, l’amiral Michael Rodgers, avait confirmé n’avoir reçu aucune « autorité » ou des « capacités supplémentaires ».
Cet immobilisme renvoyait aux tergiversations de Donald Trump face à l’analyse du renseignement américain sur l’origine des piratages informatiques et sur la manipulation des réseaux sociaux constatés en 2016. Après une brève rencontre avec son homologue russe, Vladimir Poutine, en marge d’un sommet régional au Vietnam, en novembre 2017, le président américain avait ainsi déclaré : « Chaque fois qu’il me voit, il me dit : “Je n’ai pas fait ça”, et je le crois vraiment quand il me le dit. » Donald Trump avait ensuite réitéré sa confiance dans ses services de renseignement.

        Lire :
         

          Donald Trump face à de solides accusations d’interférences russes



Statu quo intenable
La réaction de Washington à l’attaque visant un ancien agent russe à Salisbury, au Royaume-Uni, a témoigné initialement de la même réticence. La porte-parole du président, Sarah Sanders, a ainsi refusé de mettre en cause la Russie, lundi, tout en exprimant avec fermeté sa solidarité avec le gouvernement britannique. Le secrétaire d’Etat, Rex Tillerson, qui ignorait alors qu’il s’agissait de son dernier communiqué avant son limogeage, le lendemain, n’a pas hésité, au contraire, à pointer du doigt Moscou.
Mais l’affaire de Salisbury semble avoir finalement rendu le statu quo intenable. En publiant la liste de dix-neuf personnes et de cinq entités russes désormais sanctionnées par un gel d’avoirs et par l’interdiction pour des sociétés américaines de faire des transactions avec elles, le département du Trésor est passé à l’action. Une partie des cibles renvoie aux inculpations annoncées le 16 février par le procureur spécial chargé d’enquêter sur ces interférences, Robert Mueller. Elles visent treize personnes de nationalité russe, dont un proche du président, Vladimir Poutine. L’acte d’inculpation ne décrit que les manipulations des réseaux sociaux. Le département du Trésor met également en cause des cyberattaques, dont une visant le secteur de l’énergie.
Survenant après l’expulsion de vingt-trois diplomates russes en poste au Royaume-Uni, les sanctions américaines renforcent l’idée d’un front occidental face à la Russie. Elles s’inscrivent dans un véritable climat de guerre froide entre Moscou et Washington, que la riposte attendue des autorités russes ne pourra qu’aggraver.

        Lire aussi :
         

                Ex-espion empoisonné : Londres, Paris, Berlin et Washington accusent Moscou






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ A dix-huit mois des législatives et de la présidentielle, le Parlement a approuvé une réforme qui doit garantir le maintien au pouvoir de l’homme fort d’Ankara.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
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Le président Erdogan verrouille le système électoral turc

A dix-huit mois des législatives et de la présidentielle, le Parlement a approuvé une réforme qui doit garantir le maintien au pouvoir de l’homme fort d’Ankara.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 17h50
 • Mis à jour le
16.03.2018 à 06h41
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            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



                                


                            

Après des heures de débats et d’altercations, le Parlement turc a adopté, mercredi 14 mars à l’aube, une série d’amendements destinés à renforcer la mainmise du président Recep Tayyip Erdogan et de son Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) sur le processus électoral.
A dix-huit mois d’une échéance cruciale – les municipales en mars 2019, les législatives et la présidentielle en novembre 2019 –, le « Reis » (« chef », son surnom) et ses partisans font feu de tout bois pour assurer leur maintien au pouvoir. Les scrutins de 2019 marqueront un tournant car c’est alors qu’entrera en vigueur le système d’« hyperprésidence » voulu par l’homme fort de la Turquie et approuvé par référendum en avril 2017.
Pour garantir son succès, l’AKP a consolidé son alliance avec le Parti de l’action nationaliste (MHP), réalisant la synthèse « islamo-nationaliste » imaginée dès les années 1970, soit la convergence de vue entre les tenants de l’islam politique et les ultranationalistes.
« Le risque de voir les élections se dérouler sous la menace des armes pourrait mettre la pression sur les votants »
Avec 357 sièges sur 550 au Parlement, l’alliance n’a eu aucun mal à faire voter les amendements. A la faveur de ceux-ci, les autorités nomment désormais les responsables des bureaux de vote, dont la localisation peut être modifiée pour raison de sécurité.
Encore plus déroutant, tout électeur peut appeler les forces de l’ordre à intervenir sur les lieux du scrutin s’il se sent lésé d’une manière ou d’une autre, une prérogative jusqu’ici réservée au seul responsable du bureau de vote. « Le risque de voir les élections se dérouler sous la menace des armes pourrait mettre la pression sur les votants », a dénoncé le député Ugur Bayraktutan, du Parti républicain du peuple (CHP, kémaliste).

Un boulevard pour la fraude
Par ailleurs, les enveloppes qui contiennent les bulletins mis par les électeurs dans les urnes...




                        

                        

