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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Tiraillé entre l’équipe de France et l’équipe d’Espagne, le défenseur de 22 ans a été appelé pour la première fois par le sélectionneur, Didier Deschamps.
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Equipe de France : Lucas Hernandez, un Bleu de circonstance ?

Tiraillé entre l’équipe de France et l’équipe d’Espagne, le défenseur de 22 ans a été appelé pour la première fois par le sélectionneur, Didier Deschamps.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 17h53
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Le choix cornélien de Lucas Hernandez, né à Marseille, mais qui a grandi en Espagne, vient-il d’être définitivement tranché par Didier Deschamps ? A 22 ans, le défenseur de l’Atlético de Madrid, international espoir français à neuf reprises, était tiraillé depuis plusieurs mois entre les Bleus et la Roja. Quel maillot allait revêtir ce défenseur central de formation, aligné parfois au poste de latéral gauche par son entraîneur, Diego Simeone ?
Il semble que le fils de l’ancien footballeur Jean-François Hernandez (Toulouse, OM ou Atlético) ait donné sa préférence au premier qui l’a appelé. Lucas Hernandez figure en effet dans la liste des 24 joueurs qui disputeront deux matchs amicaux de l’équipe de France face à la Colombie et à la Russie (23 et 27 mars).

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Il y a seulement deux semaines, lors d’un entretien à la chaîne espagnole RTVE, la tendance était complètement différente. « L’Espagne m’a tout donné, et je serais ravi d’obtenir la nationalité du pays, car je me considère plus espagnol que français. Qu’est-ce que je peux te dire ? Je parle mieux espagnol que français. Ça veut tout dire… », déclarait le jeune homme. A la mi-janvier, il avait avoué avoir entrepris des démarches pour bénéficier d’un passeport de son pays d’adoption, répondant par là même aux appels du sélectionneur espagnol Julen Lopetegui : « Comme vous le savez, je suis Français et j’ai un passeport français. Mais bon, on est en train de regarder, c’est entre les mains des avocats, et il faut rester tranquille. »
Ces atermoiements et ces signaux contradictoires ont de quoi surprendre et même rendre dubitative la presse ibérique, à l’image de la question d’un journaliste espagnol à Didier Deschamps, lui demandant s’il n’avait pas peur que Hernandez ne réponde pas à la convocation. « Vous inquiétez pas, il est très content de venir avec nous, je peux vous l’assurer », a répliqué, taquin, le Bayonnais.
A son poste de prédilection, dans l’axe de la défense, la concurrence lui ôte tout espoir : Varane, Umtiti, Kimpembe ou encore Koscielny. Le sélectionneur souhaite l’utiliser à gauche. La méforme du Parisien Layvin Kurzawa n’y est pas étrangère. « Je le prends pour être latéral gauche, en Espoirs il joue à ce poste-là aussi, il joue autant défenseur central que latéral, voire plus latéral, avec l’Atlético Madrid. C’est un jeune joueur, mais qui est déjà habitué aux compétitions internationales, il n’arrive pas là par hasard. Il est très content de jouer avec nous. » 
Bis repetita avec Théo Hernandez ?
Mais, même à ce poste, Lucas Digne part titulaire, et le convalescent Benjamin Mendy, qui est en phase de reprise avec Manchester City, devrait être en Russie si tout se passe bien. On peut donc légitimement se demander si Deschamps n’a pas sélectionné le Colchonero pour couper l’herbe sous le pied de l’Espagne. Le capitaine des champions du monde 1998 se défend bien entendu de toute manœuvre mesquine : « Je ne prends jamais un joueur pour l’empêcher de choisir une autre sélection. Quand je fais la démarche, c’est parce que je pense que c’est le moment pour que ce soit valable pour Lucas, comme ça a été le cas pour d’autres joueurs. »

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Un argument de poids peut inciter à se fier à la sincérité de Didier Deschamps. Seules les rencontres officielles fixent une fois pour toutes la nationalité sportive d’un footballeur. « Après, vous connaissez le règlement, ce ne sont pas les matches amicaux qui permettent de bloquer le joueur », a ainsi plaidé justement le technicien. On imagine mal quand même Lucas Hernandez répondre à cette convocation avec les Bleus et finalement opter pour le maillot de la Roja quelques semaines, ou mois, plus tard.

Juntos a pasar la eliminatoria!!! AÚPA @Atleti!!!!!! 🔴⚪️ #UEL #VamosAtleti https://t.co/aMjM7wgqTc— LucasHernandez (@Lucas Hernández)


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La fratrie Hernandez offre un autre cas d’espèce. Le jeune frère de Lucas, Théo Hernandez, qui a quitté l’Atlético cet été pour rejoindre le rival, le Real, pourrait, quant à lui, opter pour la sélection espagnole. En mai 2017, il ne s’était pas présenté à un rassemblement des Espoirs tricolores.
De par son parcours, Lucas Hernandez sera soumis à une pression particulière en équipe de France. Son comportement, même le plus anodin, commence déjà à être épié. Alors qu’il a publié un tweet, certainement préenregistré, pour encourager son club avant le huitième de finale retour de Ligue Europa prévu ce soir, des commentaires de supporteurs français lui reprochent de n’avoir pas salué à la place sa première sélection avec les Bleus. Sur le terrain comme en dehors, Lucas Hernandez n’a plus le droit à l’erreur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Pour sa dernière liste avant l’annonce du groupe pour la Coupe du monde, le sélectionneur a aussi laissé de côté Dimitri Payet et Layvin Kurzawa.
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Equipe de France : Didier Deschamps appelle Ben Yedder et Hernandez

Pour sa dernière liste avant l’annonce du groupe pour la Coupe du monde, le sélectionneur a aussi laissé de côté Dimitri Payet et Layvin Kurzawa.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 14h13
 • Mis à jour le
15.03.2018 à 18h01
   





                        



   


Nouveau maillot, mais pas nouvelle équipe : à deux mois de l’annonce de sa liste pour la Coupe du monde de football, Didier Deschamps n’a logiquement retouché qu’à la marge le groupe de l’équipe de France. L’attaquant du FC Séville, Wissam Ben Yedder et le défenseur de l’Atlético Madrid, Lucas Hernandez, apportent cependant un soupçon de nouveauté dans le groupe des Bleus.
De façon inhabituelle, la liste annoncée jeudi 15 mars comporte 24 noms, compte tenu notamment de l’incertitude autour de l’état de santé de Corentin Tolisso. Ce groupe disputera deux matchs amicaux face à la Colombie, le 23 mars au Stade de France, et face à la Russie, le 27 mars à Saint-Pétersbourg.
« On dit que je suis conservateur, mais je peux surprendre aussi », a lancé le sélectionneur à propos de la première convocation de Ben Yedder à 27 ans. L’ancien buteur de Toulouse a eu le mérite d’être patient. Sollicité par la Tunisie (qualifiée pour la Coupe du monde), il a toujours rappelé qu’il souhaitait uniquement évoluer pour les Bleus. « Ce ne sont pas les deux buts à Old Trafford (contre Manchester United en Ligue des champions, ndlr) qui changent totalement la donne », a assuré le sélectionneur. Mais cette performance tombe bien, surtout en l’absence pour blessure d’Alexandre Lacazette.

Voici la 1ère liste de l'année !
— equipedefrance (@Equipe de France)


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Ben Yedder en joker ?
Passé par le futsal, Ben Yedder présente un « profil atypique, avec de la mobilité, de la vivacité, et il est extrêmement efficace ». Et son doublé de mardi prouve qu’il sait être performant en sortant du banc de touche, « ce qui n’est pas le cas de tout le monde », a glissé Deschamps. Une allusion à peine voilée à l’apport des remplaçants lors du dernier Euro.

   


Si Ben Yedder n’a jamais tergiversé quant à son choix – entre la France et la Tunisie –, ce n’est pas vraiment le cas de Lucas Hernandez. Né à Marseille, le défenseur a grandi et a été formé en Espagne. Il laissait entendre la semaine dernière à la chaîne RTVE « se sentir espagnol ». A un journaliste espagnol qui lui demandait s’il n’avait pas peur que Hernandez décline la convocation, Deschamps a répondu : « Vous inquiétez pas, il est très content de venir avec nous, je peux vous l’assurer ». Le patron des Bleus assure que ce choix n’est pas destiné à « bloquer » le Madrilène : « Vous connaissez le règlement, ce ne sont pas les matchs amicaux qui permettent de bloquer le joueur. »

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          Lucas Hernandez, un Bleu de circonstance ?



Défenseur axial de formation et en club, Hernandez a été convoqué au poste de latéral gauche, où il devrait se partager le temps de jeu, contre la Colombie et la Russie, avec Lucas Digne. « En Espoir, il joue à ce poste-là aussi », justifie Deschamps, qui n’a pas retenu un Layvin Kurzawa en disgrâce au PSG. Reste que les chances de Hernandez d’être du voyage en Russie sont minces, surtout si Benjamin Mendy retrouve le chemin des pelouses à Manchester City après sa grave blessure au genou du début de saison.
Dembélé de retour
Sur l’aile droite de la défense, Benjamin Pavard (Stuttgart), déjà testé à l’automne avec une certaine réussite, figure aussi dans la liste. « Il a été bon avec nous au mois de novembre, il joue plus défenseur central en club, mais il n’a pas de problème pour jouer à droite. Mathieu Debuchy revient bien avec Saint-Etienne, mais j’avais envie de revoir Benjamin », précise le sélectionneur.
Buteur en Ligue des champions avec Barcelone contre Chelsea, Ousmane Dembélé effectue son retour. Un signe qu’il fera partie du groupe des 23 pour la Coupe du monde s’il est enfin épargné par les blessures. Un horizon qui semble s’éloigner pour le Marseillais Dimitri Payet, absent de cette liste malgré les forfaits de rivaux, comme Nabil Fekir et Kingsley Coman.
Didier Deschamps a annoncé ce jeudi qu’il communiquerait sa liste finale de 23 joueurs pour la Coupe du monde le 15 mai, à un mois du début de la compétition.
Gardiens de but : Hugo Lloris (Tottenham), Steve Mandanda (Olympique de Marseille), Alphonse Areola (Paris-Saint-Germain).
Défenseurs : Presnel Kimpembe (Paris-Saint-Germain), Laurent Koscielny (Arsenal), Samuel Umtiti (FC Barcelone), Raphaël Varane (Real Madrid), Lucas Digne (FC Barcelone), Benjamin Pavard (VFB Stuttgart), Djibril Sidibé (AS Monaco), Lucas Hernandez (Atlético Madrid).
Milieux de terrain : Blaise Matuidi (Juventus Turin), Adrien Rabiot (Paris-Saint-Germain), Ngolo Kanté (Chelsea FC), Corentin Tolisso (Bayern Munich), Thomas Lemar (AS Monaco), Paul Pogba (Manchester United).
Attaquants : Olivier Giroud (Chelsea FC), Antoine Griezmann (Atlético Madrid), Anthony Martial (Manchester United), Kylian Mbappé (Paris-Saint-Germain), Florian Thauvin (Olympique de Marseille), Ousmane Dembélé (FC Barcelone), Wissam Ben Yedder (FC Séville).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Seulement une société sur cinq en France aurait mis en place une offre de sport. Mais les initiatives explosent.
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Des entreprises dopées au sport

Seulement une société sur cinq en France aurait mis en place une offre de sport. Mais les initiatives explosent.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 14h00
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Jamais les employés de Björn Borg, la marque de vêtements créée par l’ancien champion de tennis suédois, n’ont à se poser la question de leur ­emploi du temps du vendredi, de 11 heures à midi. C’est sport et c’est obligatoire. Objectifs affichés : convivialité, bien-être, mais aussi performance.
« Si on ne veut pas faire de sport etêtre intégré à la culture de l’entreprise, on s’en va », a récemment ­affirmé à l’AFP Henrik Bunge, le directeur général de Björn Borg, à l’origine de cette initiative il y a plus de deux ans. Mais, selon lui, personne n’a claqué la porte pour ce motif.
Aux Etats-Unis, c’est plutôt sur la carotte que ­misent certains employeurs. Ainsi du fabricant de matelas Casper qui offre jusqu’à 190 dollars par mois à ses salariés pouvant justifier, données ­connectées à l’appui, d’un certain niveau d’activité physique et de sommeil.
En France, le sport en entreprise n’est ni obligatoire ni rémunéré, mais il a le vent en poupe. Simples ­actions de sensibilisation, remboursement d’une salle de sport, mise à disposition de locaux, indemnité kilo­métrique vélo… Les initiatives sont multiples, et dépendent du niveau d’engagement des compagnies.
Un concept ancien
Le concept n’est pas récent. « Dès 1870, l’industriel Jean-Baptiste Godin avait fait construire un lavoir-piscine au Familistère de Guise pour apprendre aux ouvriers à nager, raconte Julien Pierre, maître de conférences à la faculté des sciences du sport de Strasbourg. Puis il y a eu des compétitions cyclistes entre grands magasins. A partir de 1920, l’industrie automobile s’est très investie dans la création ­d’équipes sportives. C’était un moyen de divertir, mais aussi d’exercer une forme de contrôle sur une main-d’œuvre jugée faillible. »
Aujourd’hui, les dirigeants cherchent à quantifier les bénéfices du sport pour la santé des salariés et celle de leur entreprise. Selon un rapport du cabinet...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Le spécialiste du mouvement olympique Armand de Rendinger milite pour une sincérité budgétaire des Jeux olympiques de Paris 2024.
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Paris 2024 : « Je ne crois pas à des JO d’été à moins de 10 milliards d’euros »

Le spécialiste du mouvement olympique Armand de Rendinger milite pour une sincérité budgétaire des Jeux olympiques de Paris 2024.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 13h23
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


A-t-on bien estimé le coût réel des Jeux olympiques de Paris 2024 ? Quelques mois à peine après l’attribution décrochée à Lima (15 septembre), un rapport d’experts commandé par le gouvernement parle de « réels risques de surcoûts importants ». Pour l’expert du mouvement olympique Armand de Rendinger, auteur de La Cuisine olympique : quand la France se pique aux Jeux (éd. Temporis, 2016), il est urgent de faire preuve de sincérité en matière budgétaire.
Que pensez-vous de ce rapport et de sa conclusion ?
Ce n’est pas une surprise, d’abord parce qu’il a été commandé depuis un bout de temps par le ministère des sports, ensuite parce que beaucoup de partenaires du COJO (Comité d’organisation des Jeux) posaient la question de l’actualisation du budget. Il faut savoir que le CIO ne peut pas se permettre de voir le budget initial, qui était de 6,3 milliards d’euros et qui est maintenant de 6,8 milliards, déraper vis-à-vis de toutes les futures villes candidates.

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Le CIO et le gouvernement jouent-ils leur crédibilité sur ce point ?
C’est un enjeu stratégique et politique. Le CIO doit déjà gérer l’après-Rio, qui est pour le moins un dossier complexe. Les JO de Pyeongchang ont coûté plus cher que prévu. Tokyo se présente en 2020 avec une explosion des coûts initiaux : d’un budget de 5 milliards d’euros, on a grimpé jusqu’à 27 milliards avant de descendre à 13 milliards… Si même une ville comme Paris, qui en a fait la promesse, dérape, le CIO risque de voir de plus de plus de candidats renoncer.
Enfin, il y a également une deuxième pression de la part de l’Elysée, mais aussi de la ville de Paris et de la région Ile-de-France, qui considèrent que le COJO leur a soumis un projet et qu’il est indispensable que le budget soit respecté vis-à-vis des électeurs et des contribuables.
Un acteur important, le département de la Seine-Saint-Denis, s’inquiète que l’on rogne sur ce que l’on lui avait fait miroiter en termes de développement. Comprenez-vous cette crainte ?
Il faut comprendre que le CIO considère comme important les éléments politiques qui contribueraient à améliorer l’environnement français, en matière de lutte contre les discriminations, en matière d’héritage concret pour les territoires, mais cela ne doit pas pénaliser l’organisation des Jeux et alourdir de manière trop lourde la facture. Le département, qui veut profiter de ces Jeux pour son développement, a peur que l’on rogne sur ce type de dépenses. On risque par exemple de réduire la voilure sur le nombre de logements prévus en reconversion du village des médias. Est-ce que le village tel qu’il était prévu est réaliste ? Lorsqu’on lit le rapport, on peut avoir un doute.
Du coup, n’y a-t-il pas une énorme hypocrisie d’avoir fait campagne en faveur des JO sur le développement d’un territoire en difficulté ?
Il faut dire la vérité aux Français. Les quinze jours où se déroulent les Jeux peuvent être équilibrés, et même être un peu rentables, mais tout ce qui est nécessaire à l’organisation représente un investissement majeur. Or, personne n’a osé dire très clairement à combien il se chiffre. On a renoncé à l’Exposition universelle par peur que l’investissement ne soit pas couvert par les recettes. On ne peut plus renoncer aux JO, mais il faut être honnête. Il y a des choix à faire, peut-être au détriment d’investissements dans la santé ou l’éducation. Ce sont des choix politiques sur lesquels il est nécessaire que les politiques se prononcent.
A combien estimez-vous le budget réel ?
Sur les lignes budgétaires présentées, il est bien calculé à 10 % près. Cependant, il est nécessaire d’être sincère. Ce budget est incomplet car on n’a pas pris en compte des dépenses qui ne sont pas propres aux JO mais n’en sont pas moins indispensables : le coût lié à la sécurité, aux fonctionnaires affectés, à l’accélération du Grand Paris ainsi qu’aux lois d’exception qui seront nécessaires car on doit tout réaliser dans un délai très court. Je ne crois pas à des JO d’été à moins de 10 milliards d’euros.
Vous parlez de sincérité mais n’est-ce pas un vœu pieux tant il semble déjà trop tard ?
C’est regrettable mais il n’est jamais trop tard. Il vaut mieux le faire maintenant que dans deux ou trois ans, comme l’a fait Tokyo. Chaque jour qui passe compte. Il est très bien que ce débat ait lieu et il faut qu’il soit clos au moins de juin au plus tard. Plus on attend, plus la pilule sera dure à avaler. Il est essentiel que le budget soit véritablement crédible, légitime et sincère pour permettre la mobilisation de la population.
Ce débat n’exclut-il pas le peuple ?
Je le dis clairement : ce débat est entre initiés et pas du tout avec le peuple. Tout simplement parce que l’on a refusé de faire une consultation populaire dès le début. On savait que le résultat serait négatif. On n’a fait que de la communication, il y a eu l’effet magique de l’attribution, mais deux jours après le succès de Lima les seules discussions que l’on avait concernaient cette question du budget. Qui aura la responsabilité d’annoncer les coûts réels et qui en endossera la responsabilité ?



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Les Bleus seront privés de leur capitaine pour leur déplacement au Pays de Galles, samedi, en clôture du Tournoi des six nations.
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XV de France : Guirado forfait, Pélissié promu et Bastareaud capitaine

Les Bleus seront privés de leur capitaine pour leur déplacement au Pays de Galles, samedi, en clôture du Tournoi des six nations.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 10h37
   





                        



   


Il a finalement dû renoncer : le capitaine Guilhem Guirado, blessé au genou droit, a déclaré forfait pour le dernier match du Tournoi des six nations contre le Pays de Galles samedi (17 heures), où il sera remplacé dans le XV de départ par Adrien Pélissié, a annoncé jeudi l’encadrement. Il s’agira de la première titularisation de Pélissié (27 ans, 4 sélections), talonneur de Bordeaux-Bègles où il a débuté en Top 14 cette saison après avoir joué pour Aurillac en Pro D2.
« Guilhem ne peut pas jouer, cela aurait été trop risqué » a confirmé le sélectionneur Jacques Brunel. Guirado a été victime d’un traumatisme au genou droit samedi dernier contre l’Angleterre (22-16). « Un ligament a été altéré », a ajouté le sélectionneur.
En l’absence de Guirado, le capitanat a été confié au centre Mathieu Bastareaud, rappelé pour les deux précédentes rencontres de la compétition après avoir été suspendu en ouverture. Agé de 29 ans, « Basta » occupe déjà cette charge depuis le début de saison au RC Toulon. « Depuis quelque temps il a une sorte de sérénité qui peut influencer l’équipe. C’est un peu la force tranquille. On sait le poids qu’il peut avoir sur le terrain, avec le ballon ou sans », a souligné Brunel.

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Un autre joueur vivra également une première au Millennium Stadium de Cardiff : le pilier droit Cedate Gomes Sa (24 ans, 4 sélections), débutera pour la première fois en bleu. Le racingman a été préféré à Rabah Slimani, pénalisé à trois reprises en mêlée fermée face à l’Angleterre et dans le viseur des arbitres depuis plusieurs mois.
Le sélectionneur a effectué un autre changement numérique : Gaël Fickou (23 ans, 34 sélections) est titularisé sur une aile à la place de Benjamin Fall, qui glisse à l’arrière aux dépens de Hugo Bonneval, peu convaincant face à l’Italie et l’Angleterre.

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          Le XV de France reprend confiance contre l’Angleterre



Fickou, habituel centre à Toulouse, avait remplacé en cours de match face à l’Angleterre Bonneval, victime d’une commotion cérébrale. « Derrière on a maintenu la composition qui s’est construite pendant la partie : Fickou n’est pas à son poste habituel mais il nous a satisfaits pleinement », a déclaré Brunel.
Avant ce déplacement à Cardiff, le XV de France occupe la quatrième place du Tournoi et peut encore terminer deuxième (derrière l’Irlande, déjà sacrée) ou finir cinquième en cas de défaite et d’une victoire de l’Ecosse en Italie.

🔴 Rendez-vous samedi à 18h à Cardiff pour le #XVdeFrance ! Voici les joueurs sélectionnés par Jacques Brunel et son… https://t.co/BK0Rn0kSPb— FFRugby (@FF Rugby)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Un rapport du Parlement britannique accuse le patron de l’équipe cycliste Sky, qui a remporté cinq fois le Tour de France, d’avoir couvert des pratiques de dopage.
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Dave Brailsford, roi déchu du cyclisme britannique


                      Un rapport du Parlement britannique accuse le patron de l’équipe cycliste Sky, qui a remporté cinq fois le Tour de France, d’avoir couvert des pratiques de dopage.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 08h00
    |

            Clément Guillou








   


Il a été le grand artisan de l’envolée du cyclisme en Grande-Bretagne. Mais sa réputation de génie du management sportif est largement entamée par son rôle supposé dans l’affaire de dopage qui touche l’équipe Sky.
Lanterne rouge
Comme la plupart des coureurs britanniques jusqu’à la création du Team Sky, c’est en France que Dave Brailsford a tenté de lancer sa carrière cycliste : à 20 ans, il débarque seul à Grenoble avec son vélo. Installé dans la Loire, il apprend le français à défaut de percer dans le sport. Il n’y reviendra qu’à partir de 2010, en tant que manageur de la nouvelle équipe Sky.
« Sir » de la petite reine
Architecte de l’explosion du cyclisme de haut niveau en Grande-Bretagne, le Gallois jouissait d’une image de génie du management sportif, dispensant ses recettes miraculeuses dans des livres ou des conférences. Le succès des pistards aux JO de Londres et, pour la première fois, celui d’un Britannique – Bradley Wiggins – sur le Tour, en 2012, lui valent d’être anobli par la reine début 2013. Les succès de Christopher Froome ont complété sa légende.
Marqué à la culotte
Depuis plusieurs mois, la cote du manageur s’effondre dans son pays. Une commission parlementaire britannique vient de l’accuser d’avoir validé, sinon encouragé, la prise de corticoïdes par Bradley Wiggins à des fins dopantes, et non médicales (comme le permet l’Agence mondiale antidopage). Sa gestion du contrôle anormal de Christopher Froome sur la Vuelta 2017, qui menace le quadruple vainqueur du Tour, l’avait déjà fragilisé. La presse, qui l’adulait jadis, réclame sa démission. La chute est d’autant plus rude que Dave Brailsford promettait de réussir dans le cyclisme professionnel en rompant avec les méthodes du passé. Il avait instauré chez Sky une politique de «  tolérance zéro », et avait congédié de trois de ses directeurs sportifs en octobre 2012, lors des premières révélations sur l’affaire Lance Armstrong.
A l’insu de son plein gré
Lorsque les médias puis les parlementaires britanniques ont commencé à s’intéresser aux pharmacies du Team Sky, cet habile communicant a tenté d’empêcher la parution de révélations et oublié la transparence dont l’équipe avait fait un argument marketing. Patron omniscient, Dave Brailsford affirme pourtant avoir tout ignoré des traitements dont bénéficiait Bradley Wiggins.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Le sélectionneur des Bleus, Didier Deschamps, communique, à 14 heures, sa liste de 23 joueurs convoqués pour les matchs amicaux contre la Colombie, le 23 mars, et la Russie, quatre jours plus tard.
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Equipe de France : les dernières hésitations de Didier Deschamps pour sa liste des 23

Le sélectionneur des Bleus, Didier Deschamps, communique, à 14 heures, sa liste de 23 joueurs convoqués pour les matchs amicaux contre la Colombie, le 23 mars, et la Russie, quatre jours plus tard.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
15.03.2018 à 10h34
    |

            Rémi Dupré








                        



   


L’auditorium du siège parisien de la Fédération française de football (FFF), sis boulevard de Grenelle, devrait être archicomble ce jeudi 15 mars aux alentours de 14 heures. Rompu à l’exercice, Didier Deschamps divulguera aux médias la liste des joueurs convoqués pour les rencontres amicales programmées contre la Colombie, à Saint-Denis, le 23 mars, et face à la Russie, pays hôte de la prochaine Coupe du monde (14 juin-15 juillet), quatre jours plus tard, à Saint-Pétersbourg.
Le sélectionneur de l’équipe de France effectuera là sa dernière revue d’effectif avant de publier la liste des 23 éléments retenus, mi-mai, pour le Mondial. Sans se départir de la langue de bois, Deschamps a commencé à avancer prudemment ses pions, jugeant par exemple mardi sur La Chaîne L’Equipe que « l’idéal, c’est de doubler les postes ».
La liste de mars préfigure souvent celle de mai
Sa liste sera sensiblement différente de la précédente, en novembre 2017, en raison des blessures de l’attaquant lyonnais Nabil Fekir, touché au genou, de l’avant-centre Alexandre Lacazette, de l’ailier du Bayern Munich Kingsley Coman (cheville) et du latéral droit Christophe Jallet (mollet). L’incertitude règne également autour de la présence de Corentin Tolisso, bluffant en sélection à l’automne dernier. Le milieu du Bayern Munich souffre d’une contusion sévère au tibia après un choc subi contre Hambourg, le 10 mars, en Bundesliga.
Ces blessures perturberont la lecture de la liste mais elle sera tout de même analysée avec d’autant plus d’attention que sa liste du mois de mars préfigure celle divulguée en mai. Ce fut le cas avant le Mondial 2014 et l’Euro 2016, bien qu’il y a deux ans le patron des Bleus avait dû reconfigurer son effectif en raison des forfaits de dernière minute de Lassana Diarra, Jérémy Mathieu et Raphaël Varane.
Voici, ligne par ligne, les cas qui posent encore question à trois mois du Mondial.
Défense : qui à gauche ?
Du côté des défenseurs centraux, le Barcelonais Samuel Umtiti, le Madrilène Raphaël Varane, le Parisien Presnel Kimpembé et le « Gunner » Laurent Koscielny, en difficulté avec Arsenal, devraient être appelés. L’incertitude concerne les latéraux. En l’absence de Benjamin Mendy, qui vient seulement de reprendre l’entraînement et compte bien revenir en forme à temps pour le Mondial, personne ne s’est tout à fait imposé. Le Marseillais Jordan Amavi (24 ans) sera-t-il appelé comme en octobre ? Layvin Kurzawa pâtira-t-il de son statut de remplaçant – pour les grands matchs – au PSG ? Lucas Digne, dans la même situation au FC Barcelone, devrait être retenu.
Qu’en sera-t-il du néophyte et polyvalent Benjamin Pavard, 21 ans, sélectionné en novembre ? Dans les colonnes de France Football, l’arrière de Stuttgart a récemment déclaré qu’il était prêt à tout pour figurer dans la liste des 23. « S’il le faut, je suis prêt à être gardien. Même remplaçant, ça me va », a ironisé le jeune homme. Deschamps a par ailleurs indiqué qu’il suivait de près le retour au premier plan du latéral droit Mathieu Debuchy, recruté par Saint-Etienne en janvier et absent en sélection depuis septembre 2015.
Milieu de terrain : la nouveauté Nzonzi ou les anciens Sissoko et Diarra ?
Au milieu de terrain, Blaise Matuidi, impressionnant avec la Juventus Turin, le Parisien Adrien Rabiot et N’Golo Kanté (Chelsea) seront convoqués. Quoique relégué sur le banc des remplaçants à Manchester United et au bord de la rupture avec son entraîneur José Mourinho, Paul Pogba le sera également. Derrière ces incontournables, de nombreux prétendants : déjà présent en novembre, le Sévillan Steven Nzonzi, qualifié pour les quarts de finale de la Ligue des champions, sera-t-il de retour ? On voit mal Deschamps sacrifier son « fidèle soldat » Moussa Sissoko, remplaçant à Tottenham, tandis que le sélectionneur a déclaré à La Chaîne L’Equipe suivre les performances de Lassana Diarra, absent en sélection depuis juin 2016 et recruté par le PSG en janvier.
En attaque : des surprises possibles
Malgré la cascade de blessures enregistrée, le Bayonnais a l’embarras du choix en ce qui concerne sa ligne d’attaque. Au gré de ses interviews, le sélectionneur vient de conforter publiquement Antoine Griezmann, son « leader d’attaque », en perte de confiance au cœur de l’hiver mais qui a retrouvé la réussite dernièrement. Dans la même logique, il devrait convoquer Olivier Giroud, qui a tenté de se relancer en janvier en quittant Arsenal pour Chelsea. Le Mancunien Anthony Martial pourrait, lui, profiter des absences de Kingsley Coman et Nabil Fekir pour avoir du temps de jeu contre la Colombie et la Russie.
Longtemps blessé avec le FC Barcelone, le prodige Ousmane Dembélé devrait faire son retour en sélection et ainsi retrouver son complice Kylian Mbappé, qui a vécu des dernières semaines contrastées avec le PSG. Touché à la cheville, le Marseillais Florian Thauvin est incertain. Son coéquipier en club, Dimitri Payet, semble monter en puissance et devrait être convoqué.
C’est bien en attaque que Deschamps pourrait surprendre les observateurs. Buteur lors du dernier derby écossais face aux Rangers, le joueur du Celtic Glasgow Moussa Dembélé, 21 ans, a reçu une préconvocation et son cas retient particulièrement l’attention du patron des Tricolores. Mais Wissam Ben Yedder, auteur d’un doublé lors de la qualification (2-1) du FC Séville contre Manchester United, pourrait avoir séduit le technicien avec ses 19 buts inscrits en Espagne (toutes compétitions confondues).
En tête du classement des buteurs (25 réalisations) du championnat turc, Batefimbi Gomis, 32 ans, brille aussi avec le club stambouliote de Galatasaray et postule toujours à une place au sein du groupe tricolore. L’ex-Lyonnais et Marseillais n’a plus été retenu avec les Bleus depuis juin 2013.
Concernant le cas sensible de Karim Benzema, barré en sélection depuis novembre 2015 et sa mise en examen dans l’affaire du chantage à la sextape fait à son coéquier Mathieu Valbuena, Deschamps a préféré ironiser. « Karim Benzema regardera-t-il le Mondial devant sa télévision ? », lui a-t-on ainsi demandé. « Je ne sais pas, je n’ai pas encore choisi. Il y en a beaucoup qui seront devant la télé », a pouffé le Basque, qui semble avoir définitivement tiré un trait sur l’attaquant du Real Madrid.
Ultime virage avant le Mondial russe
Après ces deux « sorties » de mars, Deschamps disposera encore de plusieurs semaines pour phosphorer devant son tableau noir. Selon les règlements, chaque pays qualifié pour le Mondial devra fournir à la Fédération internationale de football (FIFA) une liste comprenant au maximum trente-cinq joueurs pour le 14 mai. Le casting définitif devra être arrêté avant le 4 juin.
Dans cet ultime virage avant le Mondial russe, les Bleus affronteront en matchs préparatoires trois nations non qualifiées pour le tournoi : l’Eire (le 28 mai au Stade de France), l’Italie (le 1er juin à Nice) et les Etats-Unis (le 9 juin à Lyon). Ils rallieront ensuite leur camp de base à Istra, ville située dans la région de Moscou.
L’œil rivé sur les demi-finales, l’objectif fixé par la Fédération française de football, l’équipe de France défiera ensuite l’Australie (16 juin), le Pérou (21 juin) et le Danemark (26 juin) lors d’un premier tour particulièrement abordable.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Les Catalans se sont imposés 3-0 à domicile face aux Anglais lors des huitièmes de finale retour. Barcelone poursuit sa route dans la compétition, comme chaque année depuis 2008.
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Ligue des champions : Barcelone élimine Chelsea et se qualifie pour les quarts

Les Catalans se sont imposés 3-0 à domicile face aux Anglais lors des huitièmes de finale retour. Barcelone poursuit sa route dans la compétition, comme chaque année depuis 2008.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 23h27
 • Mis à jour le
15.03.2018 à 10h31
   





                        



   


Le FC Barcelone a largement battu Chelsea (3-0), mercredi 14 mars, lors du match retour des huitièmes de finale de la Ligue des champions. Les Catalans s’offrent ainsi leur onzième qualification de rang pour les quarts de finale de la compétition.
100 buts inscrits en C1
L’icône des Blaugranas, Lionel Messi, est, de son côté, entré un peu plus dans la légende. Avec un doublé et une passe décisive lors de la rencontre, il a aussi atteint la sacro-sainte barre des 100 buts inscrits en C1.
L’Argentin a tiré deux fois entre les jambes du gardien belge Thibaut Courtois (3e, 63e). Avec au passage le but le plus précoce de sa prolifique carrière : 129 secondes seulement. Il est aussi à l’origine du premier but sous les couleurs catalanes d’Ousmane Dembélé (20e).
Il rejoint au panthéon des « centenaires » un autre quintuple Ballon d’or, son grand rival du Real Madrid Cristiano Ronaldo (117 buts, tours préliminaires exclus).
Un Chelsea qui n’a pas démérité
Difficile de résister pour un Chelsea qui n’a pas démérité au Camp Nou mais trouvé deux fois les montants, comme au match aller (1-1) à Londres. Les Blues pourront regretter longtemps ce tir trop croisé du Français N’Golo Kanté (38e), le coup franc direct de Marcos Alonso sur l’extérieur du poteau (45e + 1) ou la tête d’Antonio Rüdiger sur la transversale (89e).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ A 25 ans, Tatiana Calderon est pilote d’essai chez Alfa Romeo Sauber. Un poste qu’elle est la seule femme à occuper ; une étape vers son but ultime de piloter une F1.
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Formule 1 : le pilote d’essai est une pilote

A 25 ans, Tatiana Calderon est pilote d’essai chez Alfa Romeo Sauber. Un poste qu’elle est la seule femme à occuper ; une étape vers son but ultime de piloter une F1.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 18h54
 • Mis à jour le
14.03.2018 à 19h11
    |

            Catherine Pacary (Envoyée spéciale à Barcelone)








                        



   


Assise à une table sous une tente, une jeune femme pianote sur son Smartphone. Ses longs cheveux lisses et châtains encadrent un visage aux contours encore arrondis de l’enfance. Avec ses grands yeux noirs et son petit gabarit, 1,63 m pour 57 kg, on lui donnerait 18 ans. Erreur. Tatiana Calderon en affiche 25, promène une allure de jeune fille sage des années 1970, mais cache un caractère de garçon manqué, et un métier insoupçonné : pilote d’essai chez Alfa Romeo Sauber pour 2018 depuis le 5 mars à Barcelone.
Une fonction que la Colombienne occupera en parallèle à sa troisième saison de GP3 (Grand Prix 3), l’antichambre de la formule 1, ce rêve caressé depuis l’enfance. Tatiana n’en doute pas. Une pilote peut très bien gagner au plus haut niveau du sport automobile. Et si cette femme c’était elle?
Pilote de F1, son obsession
Tatiana Calderon est une enfant de la balle ou plutôt du volant. Pour les 5 ans de sa fille, son père, concessionnaire KIA à Bogota et grand fan de sport automobile, lui offre sa première moto. A 9 ans, elle découvre le kart. « Dès mes premiers tours, je suis tombée amoureuse et j’y suis retournée tous les jours après l’école », raconte-t-elle. Elle commence la compétition l’année suivante, en même temps que son aînée de huit ans, Paula. Cette différence d’âge explique pourquoi les deux sœurs ne courent pas dans la même catégorie jusqu’en 2014.
Cette mise en rivalité se révèle catastrophique : fusionnelles, incapables de s’affronter, les deux sœurs laissent la victoire à une troisième. Elles retiennent la leçon. A partir de ce jour, Paula ne sera plus contre mais au côté de Tatiana, pour l’accompagner comme agente, comme manageuse.
Etudiante au collège suisse de Bogota, la cadette ne change pas d’orientation : « Je veux être pilote de formule 1. C’est une obsession. » A la maison, cette perspective divise. « Mon père était sincèrement heureux, ma mère pas tant que ça. A 10 ans, elle m’avait mise au foot, à l’équitation. » Mais rien n’y fait. La maman se résigne, sous condition que sa fille poursuive ses études — Tatiana est titulaire d’un master de marketing. Depuis, première supportrice de sa fille, Mme Calderon assiste à toutes ses courses. Paula, elle, gère « TC », la marque Tatiana Calderon. Seul le frère, inscrit en administration des affaires à l’université, n’a pas encore intégré la microentreprise familiale.
« Améliorer mes performances »
Un entourage bienveillant indispensable pour relever le défi que Tatiana Calderon se fixe pour 2018 : « Améliorer mes performances. » Vingt et unième au championnat GP3 en 2016, 15e en 2017, elle doit encore grimper dans la hiérarchie pour espérer piloter un jour en Grand Prix. Cette année « le règlement interdit d’avoir un contrat en F1 et en GP3 », précise Fred Vasseur, patron de l’écurie Alfa Romeo Sauber. L’homme qui lui a donné sa première chance lui assure en revanche son soutien « dans tout ce qu’elle entreprend ».
Un appui moral qui permet à la jeune Colombienne de cocher toutes les cases de son emploi du temps bien chargé : neuf heures de simulateur, « debriefs » techniques, deux à trois heures de gym, parfois une séance de coaching mental, toujours un entraînement GP3 — le championnat de neuf courses s’ouvre le 13 mai à Barcelone. De longues journées au cours desquelles elle partage souvent la « salle de simu » avec un autre jeune pilote, le Français Esteban Ocon, 8e en 2017 avec Force India F1.
Tatiana Calderon et Esteban Ocon, une fille et un garçon. Luttent-ils à armes égales ? La jeune Colombienne en est convaincue, à condition de s’entraîner suffisamment dur pour se hisser au niveau physique de son camarade d’entraînement : « Nous [femmes] avons en moyenne 30 % de muscles maigres de moins. » Susie Wolff, pilote d’essai chez Williams en 2015 et première pilote de F1 en Grand Prix depuis 1992, a démontré que c’était possible.

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Le plus difficile est ailleurs : se faire respecter. « Au début [en kart], les garçons essayaient de me faire sortir de la piste. » Jusqu’à ce qu’un mécanicien la conseille. « Il m’a dit : “Aujourd’hui, je ne veux pas que tu les dépasses, je veux que tu les sortes tous.” C’est ce que j’ai fait et j’ai commencé à gagner leur respect. »

Another step in the right direction, very happy to support and be an ambassador of the @fia #FIAWIM European Young… https://t.co/yzF0fVKuP5— TataCalde (@Tatiana Calderon)


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Ambassadrice du Défi filles en karting
Un autre combat se mène hors piste, pour susciter des vocations. Le 7 mars, veille de la journée des droits de la femme, Tatiana Calderon a rejoint à Genève ses aînées, Susie Wolff et Michèle Mouton, vice-championne du monde des rallyes, pour lancer l’opération de détection de jeunes talents de la Fédération internationale de l’automobile (FIA). Baptisée le « Défi des filles en karting » et intégrée au programme Erasmus +, elle concerne les 13-18 ans. Tatiana Calderon est aussi l’ambassadrice, pour les plus jeunes, du programme « Dare to Be Different » (« Ose être différente »), créé par Susie Wolff en 2016. Des initiatives qui ne doivent pas faire oublier l’essentiel, rappelle cette dernière : « J’ai appris au cours de ma carrière qu’être performant donne du pouvoir. Si vous avez des résultats, votre genre n’a vite plus aucune importance. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Après plus de deux ans sur le banc, le coach de l’OL est encore loin de faire l’unanimité à l’orée de deux matches décisifs pour sa légitimité et son avenir.
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Bruno Génésio, entraîneur mal-aimé de l’Olympique lyonnais

Après plus de deux ans sur le banc, le coach de l’OL est encore loin de faire l’unanimité à l’orée de deux matches décisifs pour sa légitimité et son avenir.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 15h03
    |

            Anthony Hernandez (Lyon, envoyé spécial)








                        



   


Quand on l’a rencontré fin janvier, tout allait bien. L’Olympique lyonnais occupait encore une prometteuse 2e place au classement de Ligue 1 et ses détracteurs étaient bien embêtés pour trouver des griefs à cet entraîneur, dont la légitimité grimpait en flèche. Oublié la non-qualification en Ligue des champions la saison précédente, Bruno Génésio avait retrouvé la confiance et même un peu de considération.
Une semaine après avoir battu le PSG (2-1), un privilège rare en France, son équipe venait bien de subir, le 28 janvier, un coup d’arrêt à Bordeaux (3-1), mais rien en mesure de laisser présager la suite. Au total, Lyon a dû patienter pendant six matchs et quarante-quatre jours avant de renouer avec la victoire en championnat, dimanche 11 mars, contre Caen (1-0).
Désormais 4e, à 9 points de Monaco et 5 de Marseille, l’OL de Génésio entame une semaine décisive. Jeudi 15 mars, il faudra d’abord valider face au CSKA Moscou la qualification en quarts de finale de Ligue Europa (victoire 1-0 à l’aller en Russie), et poursuivre sa route vers une éventuelle finale à domicile. Dimanche 18 mars, seule la victoire au Stade-Vélodrome permettrait aux Lyonnais de rivaliser encore avec l’OM en Ligue 1.
Eternelle quête de légitimité
Ce « Gone » pur jus (première licence au club à 6 ans, puis dix ans en pro dont quatre en D2), a d’emblée rencontré des résistances dans ses nouvelles fonctions. Le 25 décembre 2015, lorsqu’il remplace Hubert Fournier, dont il est alors l’adjoint, une pétition recueille sur Internet quelques milliers de signatures pour protester contre sa nomination. On lui reproche ses courtes expériences mitigées de coach principal à Besançon (Doubs) et Villefranche (Rhône) en CFA.
Depuis, le parcours de Bruno Génésio ressemble à une éternelle quête de légitimité. « Au moment où le président Aulas m’a fait confiance, c’est une prise de risque. On entre dans le nouveau stade [inauguré le 9 janvier 2016], les gens attendent un grand nom, un mec qui a déjà gagné des choses. Je le comprends, plaide-t-il, je me dois de prouver toujours plus, car je n’ai pas une carrière de grand joueur. C’est normal que le jour où Juninho revienne, il ait plus de légitimité que moi. Il a tout gagné ici. »
« C’est normal que le jour où Juninho revienne, il ait plus de légitimité que moi », dit Génésio
Honnête milieu de terrain durant sa carrière, membre du staff lyonnais pendant dix ans, de responsable vidéo à entraîneur de la réserve, puis adjoint, l’homme n’était pas destiné à prendre la lumière en occupant ce poste d’entraîneur principal : « Je savais que j’allais être médiatisé comme jamais auparavant. J’ai saisi une opportunité, mais si je l’ai fait, c’est que je m’en sentais capable. Ce que je n’accepte pas, c’est que l’on se serve de mon échec à Villefranche il y a vingt-cinq ans pour dire que je ne peux pas réussir à Lyon. »
Il va pourtant prouver le contraire avec six premiers mois excellents sur le banc de l’OL. L’OL passe de la 9e à la 2e place et décroche une qualification inespérée en Ligue des champions. L’intéressé garde pourtant un goût amer de ses débuts réussis. « J’ai entendu des trucs hallucinants, que l’on n’avait pas de projet de jeu alors que l’on pratiquait le meilleur football derrière Paris. C’est tout juste si l’on avait fini deuxièmes parce que je sortais en boîte de nuit avec les joueurs et que j’étais copain avec [Alexandre] Lacazette, [Corentin] Tolisso et [Maxime] Gonalons », assène-t-il.
« Mafia lyonnaise » et proximité avec les joueurs
Pour l’ancien gardien remplaçant Nicolas Puydebois, aujourd’hui consultant pour le site Olympique et Lyonnais, Bruno Génésio « n’a pas su capitaliser » sur son entame réussie : « Beaucoup ne lui accordent pas la légitimité. Autour du stade, tu entends beaucoup plus d’avis négatifs que positifs sur lui. Quand ça fonctionne, c’est grâce aux joueurs, quand ça ne va pas, c’est de sa faute. »

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Il faut dire que le club a la réputation d’être un microcosme bien particulier où les anciens occupent une place stratégique (Bernard Lacombe et Gérard Houllier). Echaudé par l’expérience ratée de Claude Puel entre 2008 à 2011, le président Jean-Michel Aulas préfère depuis consommer local et a nommé trois ex-joueurs au poste d’entraîneur : Rémi Garde, Hubert Fournier et Bruno Génésio. « Le président fait des choix de personnes d’abord sur la compétence. Ensuite, s’ils sont lyonnais, c’est encore mieux. Ma connaissance du club peut être un inconvénient vis-à-vis de quelques médias. On a parlé de “mafia lyonnaise”, lorsque j’avais été nommé, car j’étais malléable. Ce sont des affirmations débiles », défend le technicien de 51 ans.
La spirale semble infernale pour Bruno Génésio. Après un match nul à Limassol en Ligue Europa en septembre 2017, son numéro de téléphone circule et il reçoit plus de 130 messages, certains injurieux. Dans la lignée de sa deuxième saison qu’il qualifie lui-même de « dure », « avec des non-matchs où l’on n’a pas été au niveau que l’on doit avoir à Lyon », l’irrégularité de son équipe suscite une remise en question permanente. Même une impressionnante série de victoires à l’extérieur (5-0 à Troyes, Nice et Saint-Etienne) ne suffit pas à faire oublier un niveau de jeu souvent décevant.
Cible des réseaux sociaux et lâché par les supporteurs
Sur les réseaux sociaux, on moque le virage tactique mis en place : un bloc défensif positionné bas sur le terrain pour jouer en contre et la propension à se reposer sur les exploits individuels de talents comme Memphis Depay ou Nabil Fekir. Twittos influent parmi les suiveurs de l’OL, Eddy Fleck (un pseudo) résume la situation : « C’est le club qui est responsable. Lui [Génésio] te dira qu’il est là pour bosser et progresser. Mais à l’OL, on ne peut pas se permettre d’avoir un coach là pour apprendre. Avec un effectif comme ça, on doit être deuxièmes. Il y a une inadéquation entre le projet global et un entraîneur qui n’a pas les épaules. » 

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          Bruno Genesio, le débat permanent



Proche de l’entraîneur lyonnais, Sidney Govou, sept fois champion de France avec l’OL (de 2002 à 2008), réfute ce procès en compétence. « Les gens disent qu’il n’a pas de charisme. Le plus important, c’est la relation avec les joueurs. Quand il parle foot, il sait de quoi il parle. Quand vous perdez autant de bons joueurs expérimentés [Lacazette, Tolisso, Gonalons, Valbuena et Jallet], vous n’allez pas m’expliquer que vous avez une meilleure équipe », défend le consultant de Canal+. Reconnu pour sa gestion des ego, Génésio n’a en effet jamais perdu le soutien de ses joueurs. « Les critiques ne me touchent plus. Je vis avec. Je me sens plus fort grâce au soutien du club. » 
Pourtant, face à Montpellier le 4 mars, le groupe ultra des Bad Gones, réputés proches du « Lyonnais » Génésio, a affiché son mécontentement : « Notre patience a des limites. » L’avenir du coach, sous contrat jusqu’en 2019, passe certainement par une qualification en Ligue des champions. Fin janvier, Bruno Génésio en avait bien conscience : « Tenir les objectifs [un titre et une place dans les trois premiers] serait une manière de montrer que j’avais les moyens de conduire l’OL. Après, si l’on termine quatrièmes mais que l’on gagne la Ligue Europa, ça sera différent. Je n’y pense pas aujourd’hui. » D’autres s’en chargent volontiers pour lui.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Un rapport commandé par le gouvernement souligne les prévisions irréalistes de coûts et de délais promis par les organisateurs des JO à Paris.
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Paris 2024 : des experts s’inquiètent de « réels risques de surcoûts importants »

Un rapport commandé par le gouvernement souligne les prévisions irréalistes de coûts et de délais promis par les organisateurs des JO à Paris.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 12h36
 • Mis à jour le
14.03.2018 à 13h05
   





                        



   


Après les inquiétudes sur les transports et la polémique sur les salaires des dirigeants, celle sur les coûts d’organisation : la préparation des Jeux olympiques de Paris 2024 commence dans la difficulté.
Un rapport d’experts commandé par le gouvernement alerte sur des risques de « surcoûts importants » dans la construction des sites pour les JO, révèle Le Parisien, mercredi 14 mars, une information confirmée à l’Agence France-Presse.
Le document, une « note d’alerte » qui doit précéder un rapport définitif, évoque de « réels risques à la fois de non-réalisation dans les délais de certains équipements mais aussi de surcoûts importants ».

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Difficultés sur les installations en Seine-Saint-Denis
Le site aquatique et le village olympique, qui doivent être construits à Saint-Denis, ainsi que la zone du Bourget, qui doit accueillir le village des médias et les compétitions de volley, tir et badminton, sont évoqués dans cette note de l’Inspection générale des finances (IGF), de l’Inspection générale de la jeunesse et des sports (IGJS) et du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD).
Dans le détail, le site aquatique, qui doit accueillir les épreuves de natation, supporte le risque de voir sa facture de 130 millions d’euros, doublée en raison de la multiplicité des acteurs et de certains élus d’en faire un site exceptionnel, résume la source proche du dossier. Les inspecteurs de l’Etat préconisent que la maîtrise d’ouvrage ne soit plus confiée à la Métropole du Grand Paris, dirigée par Patrick Ollier, mais à la Solideo, la société publique chargée de superviser les constructions olympiques.
Situé au Bourget, le site de volley-ball est jugé « anormalement coûteux » par la note d’alerte. Enfin, le village olympique, situé à cheval sur les communes de Saint-Denis, L’Ile-Saint-Denis et Saint-Ouen, pose difficulté en raison de la proximité d’une « zone archéologique », mais sa construction n’est pas remise en cause.
Le budget total des Jeux olympiques doit, à ce stade, s’élever à 6,8 milliards d’euros : 3,8 milliards pour leur organisation, financés par le CIO, les sponsors et la billetterie, ainsi que trois milliards pour la construction des équipements, financés pour moitié par les acteurs publics (Etat et collectivités) et pour moitié par les investisseurs privés.
Le rapport définitif doit être remis prochainement aux ministres concernés, Laura Flessel (sports) et Gérald Darmanin (comptes publics), et sera rendu public.
Ce rapport « ne dit pas : “Vous allez dépasser le budget”, mais “Voilà ce qu’il faut faire pour tenir le budget” », déclare Laura Flessel dans une déclaration transmise à l’AFP.
« Nous allons engager un travail de concertation avec les élus locaux afin d’explorer les nombreuses solutions qui s’offrent à nous », explique-t-elle aussi, répétant « l’engagement ferme » de « tenir les délais et tenir les budgets ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Un début de saison réussi ne dévie pas Romain Bardet de son objectif de l’année : le Tour de France, auquel il consacre tout, encore plus qu’avant. Malgré les risques.
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Cyclisme : Romain Bardet, l’obsession du Tour

Un début de saison réussi ne dévie pas Romain Bardet de son objectif de l’année : le Tour de France, auquel il consacre tout, encore plus qu’avant. Malgré les risques.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 11h26
 • Mis à jour le
14.03.2018 à 16h17
    |

            Clément Guillou








                        



                                


                            

Pour gagner le Tour de France, Romain Bardet a changé de stratégie. Il y a de bonnes chances qu’elle ne marche pas et c’est lui qui le dit.
Le coureur français a décidé de tout miser sur la course de juillet qui, cette année plus qu’une autre, pourrait basculer sur un coup de frein, un coup de bordure ou un coup pendable. Vent, pavés, routes sinueuses : les dix premiers jours du Tour de France 2018 proposent, avant la montagne, un éventail des chausse-trappes que redoutent les cyclistes. « Je n’en ai pas peur, assure Bardet. Mais je suis réaliste sur les risques d’échec : il y a une grosse probabilité. Des favoris vont passer à la trappe, c’est sûr. Paradoxalement, ça ne m’effraie pas quant à la façon d’orienter ma saison. Car j’ai acquis l’intime conviction que pour réussir sur le Tour, il fallait l’avoir en tête à 100 %. »
Romain Bardet dit cela dans une pièce froide et neutre de la patinoire de Vaujany (Isère), en novembre. C’est le stage de rentrée de l’équipe AG2R, qui a achevé de construire un effectif propre à soutenir un maillot jaune. Bardet en est la tête de pont, la tête pensante aussi, tant il est désormais consulté sur les grandes décisions stratégiques. En 2017, il a prolongé jusqu’en 2020 dans l’équipe française. AG2R ne le disait pas à l’époque, on le murmure désormais : ce sont trois saisons pour gagner le Tour de France et succéder à Bernard Hinault, dernier Français vainqueur de l’épreuve en 1985.

« Me consacrer encore plus au Tour de France »
Ce statut, le salaire qui va avec, simplifie les choix lorsqu’il faut décider de son programme de la saison : « Est-ce qu’avoir d’autres objectifs ne serait pas une forme d’évitement pour amoindrir la portée du Tour ? Je vais me consacrer encore plus au Tour de France, à 100 %, car c’est là que j’ai ressenti le plus d’adrénaline. Avant, je misais ma saison dessus de manière inconsciente, maintenant c’est plus assumé. Et tant pis pour la part d’aléatoire,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ La skieuse française a remporté le slalom géant, mercredi, sa troisième victoire des jeux de Pyeongchang.
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Jeux paralympiques 2018 : Marie Bochet a remporté la 7e médaille d’or de sa carrière

La skieuse française a remporté le slalom géant, mercredi, sa troisième victoire des jeux de Pyeongchang.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 07h11
 • Mis à jour le
14.03.2018 à 11h31
    |

            Luc Vinogradoff








                        



LE HAT-TRICK DE MARIE BOCHET !!! 🇫🇷🇫🇷🇫🇷🥇🥇🥇
— francetvsport (@France tv sport)


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La skieuse Marie Bochet a gagné sa troisième médaille d’or des Jeux paralympiques de Pyeongchang, mercredi 14 mars, remportant l’or en géant (catégorie debout). Elle a devancé l’Allemande Andrea Rothfuss et la Canadienne Mollie Jepsen.
Elle avait déjà gagné les épreuves de descente de super-G dans les jours précédents. Dans sa carrière, la skieuse de 24 ans compte désormais sept médailles d’or. Elle était arrivée en Corée avec la volonté de gagner les cinq épreuves de l’alpin dans lesquelles elle était inscrite, mais une première manche ratée dans le super-combiné a mis un terme à ses espoirs.

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                La skieuse Marie Bochet, espoir français des Jeux paralympiques, remporte l’or à nouveau



Il lui reste une dernière épreuve – le slalom, jeudi – pour gagner une huitième et peut-être dernière médaille, la skieuse n’étant pas sûre de vouloir continuer jusqu’aux prochains Jeux paralympiques d’hiver à Pékin en 2022.
Les autres descentes de ski de la nuit n’ont pas rapporté de médailles à la délégation française : Arthur Bauchet, 17 ans et trois médailles d’argent, a raté sa deuxième manche du géant (catégorie debout), sortant de la piste sur « une bêtise ». Jordan Broisin, en catégorie debout, Yohann Taberlet et Frédéric François, en catégorie assis, n’ont pas terminé. Thomas Clarion (ski de fond) est arrivé jusqu’aux demi-finales au sprint 1,5 km de ski de fond.
Après cinq jours de compétition, la France a déjà battu son record de médailles de Sotchi en 2014 : treize médailles, dont cinq en or, cinq en argent et trois de bronze. La France est septième au classement général des médailles, légèrement devancé par l’Allemagne, la Slovaquie, le Canada et l’Ukraine. Avant les compétitions, la délégation française avait donné comme objectif de faire aussi bien qu’en 2014 dans le tableau, à savoir dans le top 5.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Après le 0-0 du match aller, le club andalou s’est qualifié grâce à un doublé du Français Wissam Ben Yedder dans le dernier quart d’heure.
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Ligue des champions : Séville élimine Manchester United et passe en quarts de finale

Après le 0-0 du match aller, le club andalou s’est qualifié grâce à un doublé du Français Wissam Ben Yedder dans le dernier quart d’heure.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 22h45
   





                        



   


Grosse surprise à Old Trafford, mardi 12 mars, où le FC Séville a éliminé Manchester United après sa victoire 2-1 en huitième de finale retour de la Ligue des champions. Après le 0-0 du match aller, le club andalou s’est qualifié grâce à un doublé du Français Wissam Ben Yedder dans le dernier quart d’heure (75e, 78e).
Sur le banc au début du match, l’attaquant a inscrit ses deux buts quelques minutes seulement après son entrée en jeu, à la 72e minute. Après ce doublé, c’est l’attaquant belge Romelu Lukaku qui a réduit l’écart au score (84e), permettant aux Anglais de conserver un mince espoir.
La Roma qualifiée
Mais les Sévillans ont tenu bon et réussissent l’exploit d’éliminer, sur sa pelouse, le 2e du championnat anglais, où évolue notamment Paul Pogba.
Dans l’autre rencontre de la soirée, la logique a été respectée avec la victoire et la qualification de l’AS Roma face au Chakhtior Donetsk. Après avoir perdu au match aller (1-2), les Italiens se sont imposés à domicile 1-0 grâce à un but d’Edin Dzeko.
Les huitièmes de finales de la Ligue des champions se terminent mercredi avec les matchs retour de Barcelone-Chelsea (1-1 à l’aller) et de Besiktas-Bayern Munich (0-5 à l’aller).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Conseiller régional des Hauts-de-France, Guillaume Kaznowski aurait reçu des coups lundi 12 mars, en marge de la défaite de Lens face à Bourg-en-Bresse.
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Football : un élu Les Patriotes porte plainte contre trois joueurs lensois

Conseiller régional des Hauts-de-France, Guillaume Kaznowski aurait reçu des coups lundi 12 mars, en marge de la défaite de Lens face à Bourg-en-Bresse.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 20h11
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 20h43
   





                        



   


Faisant état de « violences physiques et verbales », Guillaume Kaznowski, conseiller régional Les Patriotes, a porté plainte contre Abdellah Zoubir, Abdelrafik Gérard et Souleymane Diarra, selon l’Agence France-Presse (AFP, confirmant une information de La Voix du Nord.
Vers 23 h 15, lundi 12 mars, après la défaite du Racing Club de Lens face à Bourg-en-Bresse (0-1), en Ligue 2, des supporteurs ont interpellé ces trois joueurs pour leur « témoigner leur mécontentement sur leurs prestations » et ces derniers « ont répliqué par des insultes », a relaté à l’AFP Guillaume Kaznowski, qui s’est vu prescrire une interruption temporaire de travail de cinq jours.

Je me suis fait lâchement agressé physiquement par des joueurs du @RCLens  ce soir à la sortie du match— KaznowskiG (@kaznowski guillaume)


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« Je filmais l’altercation aux abords du stade quand l’un des joueurs m’a demandé d’arrêter de filmer. Face à mon refus, j’ai reçu des coups », a ajouté le membre du parti fondé par Florian Philippot après son départ du Front national. Une version contestée par l’entourage des joueurs, comme le rapporte le site RMC Sport :
« Un supporter provoquant a filmé des joueurs. Il faisait partie d’un groupe de supporteurs insultants, tenant des propos racistes. Les trois joueurs ont demandé par trois fois de cesser de filmer. Refus catégorique du supporteur et de la foule qui n’a répondu que par des insultes et propos racistes. Les joueurs n’ont jamais été violents, ni rien. Chacun est reparti de son côté. »
Guillaume Kaznowski n’est pas un inconnu des travées du stade Félix-Bollaert-Delelis. Responsable de la page « Kop Tony-Marek » sur Facebook, l’élu comptait parmi les supporteurs les plus revendicatifs en 2014, quand la versatilité du propriétaire d’alors, Hafiz Mammadov (Azerbaïdjan), menaçait l’avenir du club lensois.
Le parquet de Béthune a confirmé l’ouverture d’une enquête, tout en précisant que « les différents protagonistes vont être entendus par les policiers, la scène n’est pas d’une clarté limpide ». Contacté par l’AFP, le club artésien n’a souhaité faire aucun commentaire.
Le RC Lens, qui dispose du plus gros budget de Ligue 2 et visait la montée dans l’élite, réalise une saison calamiteuse et ne figure qu’à la 15e place du championnat, à neuf journées de la fin.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Pyongyang a refusé le défilé commun avec le Sud et aucun dirigeant n’a accompagné les deux uniques athlètes. Mais leur présence surprend, compte tenu du statut des handicapés au Nord.
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Aux Jeux paralympiques, la présence de la Corée du Nord plus réduite mais pas moins symbolique

Pyongyang a refusé le défilé commun avec le Sud et aucun dirigeant n’a accompagné les deux uniques athlètes. Mais leur présence surprend, compte tenu du statut des handicapés au Nord.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 15h32
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 15h45
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



   


Ils n’ont guère d’espoir de médailles mais, assurément, Kim Jong-hyon et Ma Yu-chol, donneront leur maximum, mercredi 14 mars, lors du sprint de 1,1 km de para-ski de fond assis. Le 11 mars, les deux uniques représentants nord-coréens aux Jeux paralympiques (JP) de Pyeongchang ont terminé 26e et 27e du 15 km.
Leur présence à ces Jeux est symbolique à plus d’un titre. C’est la première fois que la République populaire démocratique de Corée (RPDC, nom officiel de la Corée du Nord) participe aux compétitions paralympiques d’hiver. Elle avait déjà envoyé des athlètes aux JP d’été de Londres et de Rio de Janeiro.

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                Jeux paralympiques 2018 : cinq questions sur la compétition



Tous deux victimes d’accidents de la route quand ils étaient enfants, MM. Kim et Ma, qui n’ont pas 20 ans, sont aujourd’hui étudiants respectivement de l’université Kim Il-Sung, la plus prestigieuse de Corée du Nord, et de l’université d’éducation physique de Pyongyang. Le régime a adopté en 2003 une législation prévoyant la « protection des personnes souffrant d’un handicap », mais leur situation reste plus que fragile : l’ONU a, en 2006, dénoncé les discriminations dont seraient victimes les handicapés dans ce pays.
La participation des deux adolescents s’inscrit aussi dans la dynamique de rapprochement intercoréen amorcée en janvier 2017 après le discours du Nouvel An du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, et les efforts du président sud-coréen, Moon Jae-in, ayant abouti à la venue de la Corée du Nord à Pyeongchang.
Pas de défilé commun pour une question de drapeau
L’effort est toutefois moins spectaculaire qu’aux Jeux olympiques : la délégation ne réunit que 24 personnes contre 473 pour les JO. Dirigée par Jong Hyon, vice-président de la commission centrale de la Fédération coréenne pour la protection des personnes handicapées, elle est venue sans les pom-pom girls qui ont ébaubi le public des JO, ni figure du régime comme Kim Yo-jong, la sœur cadette du leader Kim Jong-un.
Si le fondeur Ma Yu-chol, qui voit dans le sport « un moyen de surmonter les épreuves et gagner en confiance et en courage », a allumé la flamme paralympique avec le Sud-Coréen Choi Bogue, les deux Corées n’ont pas défilé ensemble sous la bannière unifiée comme aux JO.
Raison officielle : sur le drapeau de la Corée unifiée ne figuraient pas les îlots Dokdo, au cœur d’un contentieux territorial entre la Corée du Sud et le Japon où ils sont appelés Takeshima. La RPDC voulait qu’ils y figurent. Séoul, invoquant les exigences du comité paralympique international de ne pas véhiculer de message politique, a refusé. Le problème était déjà survenu lors des Jeux olympiques mais n’avait pas été de nature, à l’époque, à provoquer un changement de pied de Pyongyang.
Le réfugié qui fait le bonheur du Sud
Une autre raison pourrait être la présence dans l’équipe sud-coréenne de para-hockey sur glace de Choi Kwang-hyouk, un réfugié du Nord au parcours tragique.

   


Né en 1987, confié à sa grand-mère après le divorce de ses parents, il se retrouve seul à 8 ans quand son aïeule décède, au moment de la dramatique famine de la fin des années 1990 en Corée du Nord.
Le natif de la province du Hamgyong du Nord (nord-est de la RPDC) mène une vie de vagabond et vit d’expédients jusqu’à son amputation en dessous du genou, à 13 ans, après qu’une roue de train lui a roulé sur le pied.
En 2001, un oncle réussit à le faire passer en Corée du Sud. Après des années difficiles entre orphelinat et centre pour réfugiés nord-coréens, il découvre en 2014 le para-hockey. Aujourd’hui attaquant de l’équipe nationale sud-coréenne, qui a gagné deux de ses trois premiers matchs – dont le premier face au Japon –, il rêve d’une médaille. Il serait heureux de rencontrer la délégation de son pays de naissance mais, dit-il au Guardian, « je ne crois pas qu’ils seraient contents de me voir. Ils penseront que je suis un traître. »

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ La snowboardeuse néerlandaise s’est battue de longs mois à l’hôpital contre le cancer. Dix semaines après sa dernière opération, elle remportait l’or à Pyeongchang.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Jeux paralympiques : la Néerlandaise Bibian Mentel-Spee vainc le cancer et décroche l’or

La snowboardeuse néerlandaise s’est battue de longs mois à l’hôpital contre le cancer. Dix semaines après sa dernière opération, elle remportait l’or à Pyeongchang.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 13h36
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 13h59
    |

                            Charlotte Herzog








                        



   


Elle est celle qui ne put participer aux Jeux olympiques de Salt Lake City, en 2002. En pleine phase de qualifications pour les Jeux, les docteurs avaient diagnostiqué une tumeur maligne à sa cheville. Sa jambe droite a été amputée sous le genou. Quatre mois plus tard et paralympienne, elle était à nouveau sur son snowboard.
Elle est celle qui a milité pour que le snowboard cross devienne une discipline paralympique. Ce fut le cas, à Sotchi, en 2014, où elle remporta la médaille d’or.
Elle est celle qui a dominé la discipline entre 2015 et 2017. Désignée porte-drapeau de la délégation néerlandaise. Et surtout, quatre titres mondiaux. De l’or, encore.
Elle est celle qui, en juillet 2017, reçut une mauvaise nouvelle. Encore. Ils ont trouvé une tumeur dans son cou. Et puis, une tumeur près de l’œsophage. Une autre près de sa cinquième côte. Et puis, une infection, contractée à l’hôpital, pendant une séance de radiothérapie. Quarante-huit radiations en tout. Un été de radiothérapie.
Elle est celle qui voulait être « raisonnable » et se soigner. Ne pas considérer la compétition, suivre son traitement. Subir les opérations. Empêcher la tumeur d’attaquer sa sixième côte. Interdire le cancer de paralyser son cou pour toujours.
Elle est celle qui était à l’hôpital pendant que les autres se préparaient, s’entraînaient. Il ne fallait pas compter sur elle pour les Jeux paralympiques de Pyeonchang 2018. Mais elle espérait, s’accrochait. Tenait bon. L’athlète faisait face. Au maximum. De tout son être. Pour être au mieux, au plus vite.
« C’est la vie. J’aime tellement la vie, surtout en voyant mes enfants, ma famille, mon mari. Je ne suis pas encore prête à abandonner. Et ça me motive à continuer. A chercher des moyens de survivre. »
En janvier 2018, après une ultime opération, les docteurs lui ont dit : « Vous pouvez de nouveau faire confiance à votre cou. Nous pensons que vous pouvez faire les paralympiques », comme les reprend la BBC.
Alors, elle n’a pas renoncé. Elle s’est battue. Elle voulait « au moins participer, s’amuser et être avec ses amis » aux Jeux de Pyeonchang 2018. « Pour être honnête, je me sens vraiment forte, même dans mon esprit, psychologiquement », confiait-elle lors d’une interview en ligne sur le site des Jeux paralympiques. 
Et puis, lundi 12 mars, dix semaines seulement après sa dernière opération, Elle est celle qui a gagné. Contre vents et marées. Contre le temps. Contre le cancer. De l’or, encore.
A 45 ans, l’athlète paralympique néerlandaise Bibian Mentel-Spee a remporté la médaille d’or de snowboard cross aux Jeux paralympiques de Pyeonchang 2018.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ La France a déjà égalé son total de médailles de Sotchi en 2014 : 12 médailles, dont 4 en or, 5 en argent et 3 de bronze.
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Jeux paralympiques 2018 : de l’or pour Benjamin Daviet et deux médailles d’argent pour la délégation française

La France a déjà égalé son total de médailles de Sotchi en 2014 : 12 médailles, dont 4 en or, 5 en argent et 3 de bronze.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 10h52
   





                        


Après quatre jours de compétition aux Jeux paralympiques de Pyeonchang, la France a déjà égalé son total de médailles de Sotchi en 2014 : 12 médailles, dont 4 en or, 5 en argent et 3 de bronze. Dans la seule nuit de lundi 12 au mardi 13 février, la délégation française en a récolté une en or et deux en argent. La France est ainsi cinquième au classement général des médailles de ces jeux.
Deuxième médaille d’or pour le biathlète Benjamin Daviet

BENJAMIN DAVIET REMPORTE SA DEUXIEME MEDAILLE D'OR AU BIATHLON !!!! 🥇🥇 Félicitations Champion ! 🇨🇵🇨🇵 #AuPlusPrès… https://t.co/c9MxkRxqDJ— francetvsport (@France tv sport)


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Le biathlète originaire d’Annecy continue ses excellents Jeux avec sa victoire au biathlon 12,5 km, catégorie debout. Il a devancé de six secondes l’Ukrainien Reptyukh et de plus de 30 secondes le Canadien Arendz. Daviet avait déjà pris l’or dans l’épreuve de sprint de biathlon (7,5 km) et l’argent en ski de fond 20km.
Benjamin Daviet s’était fracturé un os du genou à l’âge de 17 ans, puis une infection avait mené à l’amputation. Il avait rejoint l’équipe de France handisport de ski nordique en 2011, obtenant le bronze en ski de fond en 2014 lors de ses premiers paralympiques. Ce champion du monde en ski de fond et en biathlon en 2017 fait partie de l’équipe de France militaire de ski.
Le jeune skieur alpin Arthur Bauchet encore en argent

On ne se lasse pas du sourire d'Arthur Bauchet, rayon de soleil de ces Jeux Paralympiques de PyeongChang, triple mé… https://t.co/TSuWW3KcA7— francetvsport (@France tv sport)


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Il a obtenu sa troisième médaille d’argent en super-combiné, après celles de la descente et du Super-G debout. Bauchet concoure dans la catégorie debout. Il souffre du syndrome de Little, une maladie génétique dégénérative qui touche ses membres inférieurs. Il faisait du ski avec les valides jusqu’à ce que sa maladie soit diagnostiquée en 2016. Depuis, il a été double champion du monde en slalom et slalom géant en 2017.
Deuxième médaille pour le skieur Frédéric François

FREDERIC FRANCOIS apporte la 12e médaille à la France, une d'argent en Super-Combiné assis, pour égaler le total de… https://t.co/sIF7ejaQa3— francetvsport (@France tv sport)


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La dernière médaille de la journée a été le fait de Frédéric François, 41 ans, qui a terminé en argent au super-combiné. Pour ses deuxièmes Jeux paralympiques, François en est à sa deuxième médaille, après le bronze en super-G.
Pas de « cinq sur cinq » pour Marie Bochet

Marie Bochet était frustrée après son erreur lors du Super-G du Super Combiné Femmes qui l'a privé de toute chance… https://t.co/iO0fVVrzpM— francetvsport (@France tv sport)


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Le pari du « cinq sur cinq » de Marie Bochet s’est évaporé. La skieuse a raté la première manche du super-combiné (super-G + slalom) avec une chute à la fin du parcours. Elle dit s’être égarée sur l’avant-dernière porte, « une porte piégeuse, très tournante après un mouvement de terrain ».
Marie Bochet avait pris l’or en descente et en super-G ce week-end. Il lui reste le slalom et le géant, cette semaine, pour essayer de refaire la performance de Sotchi en 2014, soit quatre médailles d’or. Née en 1994 à Chambéry, la skieuse a une malformation de l’avant-bras gauche appelée « agénésie », ce qui la pousse à concourir avec une prothèse pour avoir plus d’équilibre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Dans sa foisonnante « Histoire populaire du football », Mickaël Correia remonte aux origines de la discipline pour montrer à quel point elle est devenue, depuis le XIXe siècle, une prodigieuse « arme d’émancipation »
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Le football comme terrain des luttes sociales

Dans sa foisonnante « Histoire populaire du football », Mickaël Correia remonte aux origines de la discipline pour montrer à quel point elle est devenue, depuis le XIXe siècle, une prodigieuse « arme d’émancipation »



Le Monde
 |    13.03.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 10h22
    |

            Rémi Dupré








                        



                                


                            

Le livre. La période qui précède les Coupes du monde de football draine coutumièrement son lot d’ouvrages encyclopédiques, rétrospectifs ou analytiques autour du ballon rond et des exploits de ses icônes à crampons. Avant le prochain tournoi planétaire, organisé du 14 juin au 15 juillet en Russie, le journaliste indépendant Mickaël Correia a, lui, choisi de présenter l’autre face du sport roi, loin de ses dérives chroniques et de sa marchandisation galopante.
Dans sa foisonnante Histoire populaire du football, l’auteur remonte aux origines de la discipline pour montrer à quel point elle est devenue, depuis le XIXe siècle, une prodigieuse « arme d’émancipation ». Tout en dressant un inventaire des contre-cultures footballistiques, il souligne le caractère éminemment subversif de ce sport « construit par en bas » et devenu un efficace instrument lors des luttes sociales.
Du « proto-football » pratiqué dans l’Angleterre du Moyen Age à la création des premiers clubs professionnels, la genèse du ballon rond est marquée par un glissement d’ordre sociologique : la classe ouvrière finit par s’approprier cette discipline à l’origine réservée à l’élite industrielle sous l’ère victorienne. En atteste la première victoire en finale de la Coupe d’Angleterre d’un club de la « working class », le Blackburn Olympic FC, en 1883.
Les grandes étapes de la structuration
Avec minutie, Mickaël Correia raconte les grandes étapes de la structuration du football en Europe à travers un prisme social et au gré des bouleversements politiques. Nombreuses sont les équipes bâties grâce au mouvement ouvrier (Arsenal), créées ou soutenues par des groupes industriels (Sochaux avec Peugeot, PSV Eindhoven avec Philips, Juventus Turin avec Fiat). L’ouvrage aborde également les grandes avancées sociales dans l’Hexagone comme la création, en 1961, du syndicat des joueurs, l’Union nationale des footballeurs professionnels,...




                        

                        

