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« Foodtech » : Carrefour croque Quitoque

Le distributeur acquiert la start-up spécialisée dans la livraison de paniers-repas.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 17h56
 • Mis à jour le
15.03.2018 à 18h11
    |

            Cécile Prudhomme








                        


Après avoir développé des modèles de livraison express à domicile dans les grandes villes, la grande distribution s’intéresse à la « foodtech », cette filière de jeunes entreprises qui s’est développée sur le créneau de la livraison à domicile de repas ou de composants de repas, à destination d’une clientèle urbaine et active.
Le groupe Carrefour a annoncé, jeudi 15 mars, l’acquisition de la société Quitoque, une start-up fondée en 2014 à Paris, championne en France de la livraison de paniers-repas avec 3 millions de repas livrés en 2017. Lancée par Etienne Boix, Céline Nguyen et Grégoire Roty, trois trentenaires ambitieux, elle s’est positionnée sur la vague du manger sain et propose chaque semaine un panier contenant les ingrédients ainsi que les recettes pour réaliser jusqu’à 5 plats prêts en 30 minutes.
Le montant de cette opération n’a pas été dévoilé, ni les pourcentages de détention. Mais Carrefour acquiert plus de 70 % du capital, le reste étant entre les mains des fondateurs qui resteront aux commandes de la société. Elle compte 60 employés environ.
Pour Carrefour, l’opération est stratégique, car elle permet de renforcer son offre numérique, avec des synergies en matière d’approvisionnement ou de logistique, mais aussi d’acquérir une meilleure connaissance des habitudes des consommateurs et des fichiers clients plus précis. Le distributeur complète aussi son offre de services dans la livraison de courses à domicile, de la commande de paniers entiers de courses sur son site Internet Ooshoop.fr – prochainement rebaptisé Carrefour.fr –, à la livraison en une heure de produits alimentaires et non alimentaires de dépannage au travers de son service Carrefour Express, présent dans 15 villes de France, et pour lequel elle s’est associée avec la société de coursiers Stuart.
Une consolidation du secteur
Le secteur de la foodtech est en pleine ébullition. Selon les prévisions de Xerfi en novembre 2017, le chiffre d’affaires du marché français devrait quintupler pour passer de 200 millions d’euros en 2016 à 1 milliard en 2020. « Pour autant, les acteurs peinent à être rentables, affichant des pertes colossales pour certains d’entre eux, relève Xerfi. Et avec un taux de défaillance de 28 % des entreprises de foodtech entre 2016 et 2017, la viabilité des business models reste à démontrer. Take Eat Easy et Tok Tok Tok ont été contraints de mettre la clef sous la porte en 2016. Une situation qui permet d’anticiper la consolidation, inéluctable à terme, des sociétés de livraison de repas autour de 2 à 3 leadeurs maximum ».
Frichti, qui livre des plats préparés dans ses cuisines à domicile, était parvenu à lever 30 millions d’euros en mai 2017. Tandis que le groupe Sodexo s’est offert, au mois de janvier, une participation majoritaire dans FoodChéri, lancée en avril 2015 et spécialisée dans les livraisons de repas.

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                La livraison de repas suscite l’appétit des investisseurs



Pour les distributeurs, la préparation de repas constitue un prolongement naturel de l’activité. Aux Etats-Unis, le géant Walmart a annoncé début mars qu’il se lançait dans la commercialisation de ses propres kits repas, en ligne et dans 250 de ses magasins américains. Et en Chine, le géant du commerce en ligne Alibaba serait en discussion pour racheter la plate-forme de livraison de repas Ele.me, qui signifie « tu as faim ? » en mandarin.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Même s’ils ne sont pas les seuls gages de qualité, trois principaux labels (deux européens et un américain) permettent d’aider les candidats dans leur sélection.
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Choisir son MBA, un véritable casse-tête

Même s’ils ne sont pas les seuls gages de qualité, trois principaux labels (deux européens et un américain) permettent d’aider les candidats dans leur sélection.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 17h30
    |

                            Maxime François








                        


Coup dur pour les formations françaises : elles perdent du ­terrain dans le classement des 100 meilleurs MBA du monde paru dans le « Global MBA Ranking » du Financial Times (FT), au profit de leurs rivales asiatiques et américaines. L’Insead cède la première place à l’américaine Stanford, après deux années à la tête du très prestigieux classement des formations à temps complet sur un ou deux ans, conçues pour de jeunes professionnels ayant un peu d’expérience.
Tout un symbole pour l’école de Fontainebleau, également installée à Singapour, car le « Global MBA Ranking » établi par le quotidien britannique est la référence des classements, le palmarès le plus attendu par de ­potentiels élèves. Et pour cause : pour ­déterminer une hiérarchie des 100 meilleurs MBA « full time » du monde, le Financial ­Times interroge 155 écoles ainsi que les ­anciens élèves diplômés en se basant sur une vingtaine de critères.

   


Sur la troisième marche du podium, après l’Insead, on trouve Wharton, l’école de ­commerce de l’université de Pennsylvanie aux Etats-Unis, déjà numéro 3 en 2017. Aux quatrième et cinquième places se trouvent deux autres établissements « de référence », la London Business School et la Harvard ­Business School.
Pas de reconnaissance officielle
Le classement met surtout l’accent sur le ­niveau de salaire perçu à la sortie du MBA ainsi que sur la progression salariale obtenue grâce au diplôme. Autrement dit, sur le fameux « retour sur investissement » financier du participant, à l’issue d’une formation dont le prix atteint souvent plusieurs dizaines de milliers d’euros – de 30 000 à 100 000 euros, parfois beaucoup plus outre-Atlantique.
Il ne faut pas se fier à tous les classements, qui répondent à leur propre logique et dont certains contiennent de fausses informations.
Pour s’y repérer, le comparatif réalisé par le site de comparaison salariale Emolument.com auprès de salariés diplômés depuis trois à cinq ans révèle que, si les universités américaines sont les plus « rentables » sur le marché, les établissements français permettent eux aussi un retour sur investissement. Le site a collecté les données salariales de 1 020 titulaires de MBA, diplômés en 2011, 2012 et 2013. Il ­apparaît que les cursus les plus rentables ne sont pas les plus prestigieux, dont les frais, les plus élevés, ne garantissent pas aux anciens élèves des rémunérations différentes des autres écoles.
Cependant, il ne faut pas se fier à tous les classements, qui répondent à leur propre logique et dont certains contiennent, volontairement ou pas, de fausses informations (des écoles majorent les salaires à la sortie ou ­modifient les données pour obtenir une meilleure place dans les classements).
Prudence, donc, car si le diplôme peut remplir son rôle d’accélérateur de carrière et être considéré comme un atout par des recruteurs, des réalités très différentes se cachent parfois derrière le terme « MBA ». En effet, les MBA – près de 300 en France et plus de 20 000 dans le monde –, ne bénéficient d’aucune reconnaissance officielle dans l’Hexagone. Le terme « MBA spécialisé », en particulier, n’a pas grande signification, puisque ce type de diplôme doit pouvoir aider à… sortir de sa spécialisation.
Le Graal de la « triple couronne »
Premier gage de qualité, donc, l’école qui le délivre doit appartenir à la Conférence des grandes écoles (CGE) car, même si elle ne se prononce pas sur le contenu du diplôme, les écoles qui en sont membres délivrent des ­diplômes visés par l’Etat.
Rares sont les écoles décorées de la « triple couronne ». Elles ne sont qu’une quinzaine en France.
Ces formations de troisième cycle ont ­explosé ces dix dernières années. Cependant, certains labels permettent de ne pas se perdre. Sur le ­marché ultracompétitif, deux ­labels européens et un américain aident à ­juger de la qualité d’un MBA. Mais rares sont les écoles décorées de la « triple couronne ». Elles ne sont qu’une quinzaine en France, et 70 % des établissements triplement couronnés dans le monde se trouvent en Europe.
Le label AMBA, délivré par l’Association of MBAs, un organisme britannique, se base sur des critères pointus, dont la qualité de l’enseignement, le contenu des programmes, ainsi que l’insertion des diplômés. Une vingtaine d’écoles françaises ont reçu l’accréditation AMBA parmi les 200 qui en sont titulaires dans le monde.
Autre label : Equis (European Quality Improvement System), délivré depuis dix ans par l’European Foundation for Management ­Development (EFMD). Attention, il accrédite l’établissement pour une durée de trois à cinq ans, et non chaque formation. Dix-sept établissements en France ont reçu ce label. La fondation attribue également le label EPAS, moins sélectif qu’Equis, qui évalue ­uniquement la qualité d’un programme et non l’école. Il concerne une quinzaine de ­formations en France.
Troisième gage de qualité : l’AACSB. Vieux d’un siècle, ce label, délivré par l’Association to Advance Collegiate Schools of Business, concerne essentiellement des écoles américaines et une vingtaine d’écoles françaises.
Les PDG français bien notés
Si le MBA est un diplôme de référence en Amérique ou en Asie, les employeurs français restent très attachés aux noms des écoles sur les CV de leurs cadres (Polytechnique, les Mines, Centrale, HEC, Essec, ENA, Sciences Po…). En 2015, une étude d’un chasseur de têtes Heidrick & Struggles montrait que les titulaires d’un MBA n’étaient que 21 % parmi les dirigeants des 120 premières entreprises françaises, contre 37 % en 2011.
Cela n’empêche pas les patrons français de se hisser sur la deuxième marche du podium des « PDG les plus performants du monde » en 2017, avec 14 dirigeants selon le Top 100 de la Harvard Business Review. Un score qui place l’Hexagone en deuxième position derrière les Etats-Unis (38 patrons) et devant le Japon (7).
Les accréditations des MBA se révèlent donc surtout essentielles pour la communication des écoles et universités, particulièrement dans le cadre du classement « Global MBA Ranking » du Financial Times, le seul à faire foi dans le maquis de ce juteux business.

Participez au MBA Fair du Monde, samedi 17 mars à Paris
Le groupe Le Monde organise, samedi 17 mars, au palais Brongniart, à Paris, la huitième édition du MBA Fair, le Salon des MBA & Executive Masters.
Cet événement est destiné aux cadres qui souhaitent donner un nouvel élan à leur carrière, et renforcer leur employabilité. Sont attendus les responsables de plus de 35 programmes de MBA et d’Executive Masters parmi les plus reconnus des classements internationaux, dans des domaines variés : stratégie, marketing, finances, ressources humaines et management… Des conférences thématiques animées par un journaliste du Monde, ainsi que des prises de parole organisées par les écoles présentes sont également prévues.
L’entrée est gratuite, la préinscription est recommandée pour éviter l’attente.
Ce Salon sera précédé de la publication, dans Le Monde daté du jeudi 15 mars, d’un supplément sur les MBA, à retrouver également sur notre page Lemonde.fr/mba.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Le candidat Macron avait prévu dans son programme électoral une hausse de la contribution sociale généralisée (CSG). Elle s’applique aujourd’hui à 60 % des seniors.
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Des retraités dans la rue pour défendre leur pouvoir d’achat

Le candidat Macron avait prévu dans son programme électoral une hausse de la contribution sociale généralisée (CSG). Elle s’applique aujourd’hui à 60 % des seniors.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 17h27
   





                        


« Ni privilégiés ni assistés », des retraités se rassemblent partout en France, jeudi 15 mars, pour dire non à la « baisse de leurs pensions ». Ils répondent à l’appel de neuf syndicats (UCR-CGT, UCR-FO, UNAR-CFTC, UNIR CFE-CGC, FSU-Retraités, Solidaires, FGR, LSR et UNRPA).
« Comment un gouvernement peut-il ignorer un quart de ses citoyens? », s’est interrogé Olivier Joucher (CGT) lors d’un point presse en amont du défilé parisien, qui devait quitter Montparnasse à 14 h 30 vers les Invalides. « On s’attend à un gros succès », assure Didier Hotte, (FO) comme « en septembre », quand des milliers de personnes avaient manifesté partout en France pour dénoncer la hausse de 1,7 point de la contribution sociale généralisée (CSG), prévue pour 60 % d’entre eux à compter de janvier et destinée à compenser la suppression des cotisations chômage et maladie du privé.

        Lire :
         

          Les retraités, « privilégiés » ou « vaches à lait » ?



Des rassemblements partout en France
A Nice, un millier de retraités, selon la police, ont bravé une météo exécrable dans des rues peu habituées à de tels cortèges. « Macron t’es foutu, les vieux cons sont dans la rue », pouvait-on lire sur leurs pancartes. Ils étaient entre 2 000 (selon la police) et 3 000 (selon les organisateurs) à Tours ; de 1 000 à 1 500 à Marseille ; près de 1 600 personnes (2 300 selon la CGT) à Caen ; environ un millier à Dijon ; plusieurs centaines dans les rues de Chambéry ou de Bourg-en-Bresse ; 300 à Reims…
Interpellé mercredi à Tours, Emmanuel Macron a redit qu’il « assum[ait] » ses réformes et il a demandé « un effort pour aider les jeunes actifs ». « Il y en a qui râlent et qui ne veulent pas comprendre, c’est la France », a-t-il lâché. « Les efforts, on les a déjà faits et on les demande toujours aux petits », s’est indigné Mohamed Jaafari, 73 ans, lors du rassemblement rémois.
Les motifs de mécontentement se sont accumulés ces dernières années :
gel des pensions ;suppression de la demi-part des veuves ;décalage de la revalorisation des retraites d’octobre 2018 à janvier 2019 pour augmenter le minimum vieillesse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Cette méthode de financement, très populaire avant la crise de 2008, a criblé de dettes le fabriquant de jouets.
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Qu’est-ce que le LBO, ce montage financier tenu pour responsable de la faillite de Toys’R’Us ?

Cette méthode de financement, très populaire avant la crise de 2008, a criblé de dettes le fabriquant de jouets.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 16h09
 • Mis à jour le
15.03.2018 à 18h35
    |

            Maxime Vaudano








                        



   


Elle semble bien loin, l’époque où le « leveraged buy-out » (LBO) était encore synonyme de baguette magique. Ce montage financier, qui a connu son heure de gloire avant la crise financière de 2008, est désormais plus souvent synonyme de miroir aux alouettes. On le tient volontiers pour responsable des difficultés économiques et des faillites des entreprises qui y ont recouru – la dernière en date étant Toys’R’Us, qui a annoncé, mercredi 14 mars, la liquidation de la quasi-totalité de ses 1 500 magasins à travers le monde.
Le LBO expliqué avec des gâteaux
Pour comprendre le fonctionnement du LBO, prenons le cas imaginaire de l’entreprise Décodus, filiale du Monde spécialisée dans la livraison de gâteaux à domicile, sise à Paris.

On a quatre ans et le plus beau des gâteaux d’anniversaire ! Merci @anneaeldurand https://t.co/ptCUr0CAzn— decodeurs (@Les Décodeurs)


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Décodus fonctionne très bien, mais aurait besoin d’investissements pour se développer. La pâtisserie n’étant pas le cœur de métier du Monde, celui-ci accepte de céder sa filiale au fonds d’investissement américain Ellebiho. Celui-ci assure croire en l’avenir de Décodus et promet déjà à ses employés d’étendre leur activité au monde entier. Mais il ne dispose pas, sur son compte en banque, du milliard d’euros que lui réclame Le Monde.
Le fonds Ellebiho va donc procéder à un achat par effet levier, ou LBO : il demande à sa banque de lui prêter le milliard d’euros nécessaire à l’achat. « Ne vous inquiétez pas, nous vous rembourserons rapidement en prélevant les profits de Décodus sur les prochaines années », explique les investisseurs du fonds à la banque. C’est donc Décodus qui va fournir à Ellebiho les fonds nécessaires pour se faire racheter.
Problème : les gâteaux Décodus se vendent moins bien que prévu à l’étranger. Les employés proposent aux patrons de Ellebiho de développer des offres « cupcakes » à destination du marché américain ou de confectionner des pâtisseries orientales pour le Maghreb, mais la réponse est négative : pour dégager rapidement des liquidités afin de rembourser la banque (et les intérêts qui accompagnent le prêt d’un milliard), les financiers d’Ellebiho imposent à Décodus des restrictions budgétaires drastiques et refusent tout investissement productif. Tout l’argent généré par les livraisons de gâteaux part en dividendes vers Ellebiho, qui pousse même Décodus à contracter de nouveaux prêts bancaires pour pouvoir se verser davantage de dividendes.
Cette logique entraîne Décodus dans une spirale infernale : faute de pouvoir investir, elle se fait dépasser, jusque sur son terrain parisien, par une start-up spécialisée dans l’ubérisation du gâteau, et n’a même plus les moyens de payer ses traites. Elle est alors placée en redressement judiciaire, avant d’être rachetée à prix cassé par une multinationale de l’agroalimentaire, pour 50 millions d’euros.
Le fonds d’investissement Ellebiho, qui a remboursé le prêt initial d’un milliard en pompant toutes les ressources de Décodus, a donc gagné 50 millions d’euros dans l’histoire.
Cette histoire correspond-elle à la réalité ?
L’histoire de Décodus est certes un peu caricaturale, mais elle reflète assez bien les risques du LBO. Ce montage financier peut fonctionner si les taux d’intérêt bancaires sont bas et que l’entreprise est florissante et dégage suffisamment de bénéfices pour rembourser sa dette et investir. A l’inverse, le LBO peut asphyxier les sociétés plus fragiles.
C’est ce qui est, par exemple, arrivé à Vivarte : le groupe d’habillement, propriétaire des enseignes André, La Halle ou Naf Naf, a frôlé la disparition en 2017 après avoir été racheté puis revendu en cascade par trois fonds d’investissement, jusqu’à accumuler une dette de 2,8 milliards d’euros. Les mêmes causes ont produit les mêmes effets chez SoLocal (ex-Pages jaunes) ou la SAUR, et le recours au LBO pose aujourd’hui des difficultés chez SFR-Numéricable.
Le groupe Toys’R’Us doit, quant à lui, supporter un endettement de 7,5 milliards de dollars (6 milliards d’euros) depuis son rachat en 2005 par les groupes de capital-risque KKR et Bain Capital, par l’intermédiaire d’un LBO. En 2016, par exemple, 99 % de son bénéfice a servi à payer les intérêts bancaires de ce prêt, l’empêchant d’investir sur le numérique et de résister à la concurrence d’Amazon et de Walmart.
Le LBO est particulièrement problématique lorsque survient une crise financière : confrontées à une baisse de leur chiffre d’affaires et à une hausse des taux d’intérêt, les entreprises rachetées peuvent se retrouver dans l’incapacité de rembourser leurs créances et faire faillite.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Conférences O21/S’orienter au 21e siècle. « Serious games », « escape room » et autres jeux peuvent être utilisés pour mettre en lumière les capacités comportementales des candidats avant une embauche.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Les étudiants de l’Ecole publique de journalisme de Tours (EPJT) ont rassemblé, pour le blog Factoscope, des vérifications d’assertions politiques sur ces sujets depuis avril 2016.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Une cadre du syndicat en invalidité, qui accusait son responsable de harcèlement, avait porté l’affaire aux prud’hommes.
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La CFDT condamnée pour non-respect de ses obligations d’employeur envers une salariée

Une cadre du syndicat en invalidité, qui accusait son responsable de harcèlement, avait porté l’affaire aux prud’hommes.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 15h44
    |

            Francine Aizicovici








                        


La confédération CFDT a été condamnée mercredi 14 mars par le conseil de prud’hommes de Paris pour non-respect de ses obligations d’employeur envers sa salariée cadre Josette Méhat, secrétaire confédérale. Le bureau de jugement, composé de deux conseillers salariés et de deux conseillers employeurs, a dès lors prononcé la résiliation judiciaire du contrat de travail de Mme Méhat aux torts de l’employeur, le GIE Belleville, structure qui salarie les permanents et autres personnels de la CFDT. Il lui accorde la somme de 40 000 euros environ. Le jugement écrit n’étant pas disponible avant plusieurs semaines ou mois, il n’est pas possible pour l’heure de connaître exactement les motivations retenues par les conseillers.
Mme Méhat estimait que son employeur avait manqué à son obligation légale de préservation de sa santé physique et mentale, face à ce qu’elle dénonce comme un « harcèlement moral » de la part de son supérieur, un secrétaire national en charge des questions de santé au travail à la condéfération. Même si le tribunal a ordonné le versement d’une somme trois fois plus faible au montant qu’elle demandait, elle se dit « soulagée. Enfin, on reconnaît ce que j’ai subi . La CFDT n’est pas au-dessus des lois. »
« Souffrance morale au travail »
Mme Méhat travaillait depuis 2010 en tant qu’« assistante politique » de son supérieur.  Elle avait été embauchée en 2008 à la confédération, après 10 années en tant que permanente dans diverses structures de la CFDT. En dépression, Mme Méhat est en invalidité de 2e catégorie depuis le 1er juillet 2016. Son état a été qualifié d’« anxio-dépressif réactionnel » lié à une « souffrance morale au travail » par le médecin expert de la caisse primaire d’assurance maladie. Un lien que la CFDT conteste.
Tout allait bien jusqu’au retour des congés d’été de 2014, relate Mme Méhat qui décrit ainsi l’attitude de son supérieur : « Il ne me disait pas bonjour, me faisait des remarques désagréables.» Cette situation a perduré. « En novembre 2014, j’en informe Laurent Berger [secrétaire général de la CFDT]. Il me dit d’en parler avec mon supérieur. J’ai essayé. Ce dernier m’a juste dit que je n’étais “pas assez présente”. Pour moi, ce n’est pas la raison de son comportement. J’ai tenté de tenir, je ne voulais pas que ce problème s’ébruite. Je suis une militante avant tout. » Pour le même motif, avance-t-elle, elle ne fera pas état de son mal-être lors de son entretien professionnel en novembre 2014 avec le responsable des ressources humaines, Didier Cauchois.
« J’allais faire une grosse bêtise »
Son chef l’installe dans un bureau voisin. « Les relations avec lui continuaient de se dégrader. Et peu à peu, mon poste s’est vidé. » Mme Méhat dit avoir alerté à nouveau Laurent Berger qui l’aurait renvoyé encore à une discussion avec son chef.

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                Les syndicats s’initient à la défense des salariées victimes d’agressions



Le 10 mars 2015, à 8 heures du matin, elle se retrouve au 8e étage, sur la terrasse du bâtiment confédéral. « J’ai réalisé que j’allais faire une grosse bêtise », se souvient-elle. Le lendemain, elle informe par courrier M. Berger qu’elle exerce son droit de retrait à compter du 15 mars 2015. « J’ai découvert le problème ce jour-là, assure M. Berger. On l’a mise aussitôt dans un autre bureau, on lui a même proposé un autre poste.» Mais quelques jours après, Mme Méhat est mise en arrêt maladie. M. Berger affirme que son supérieur « est tombé de l’armoire » quand il a parlé de ce problème avec lui. « Je ne conteste pas le mal-être de Josette mais son imputabilité » aux conditions de travail, souligne M. Cauchois, jugeant sa démarche « vénale ». « Il n’y a pas l’ombre d’un témoignage de faits de harcèlement » dans le dossier de la salariée, dit-il, se « réservant » la possibilité de faire appel après la lecture du jugement.  



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ A la fois laboratoire de recherche, testeur d’applications et pépinière de jeunes pousses, cet incubateur basé à Nairobi est très influent dans la région.
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Le iHub du Kenya, un emblème de la Tech en Afrique de l’Est

A la fois laboratoire de recherche, testeur d’applications et pépinière de jeunes pousses, cet incubateur basé à Nairobi est très influent dans la région.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 15h04
    |

            Marie de Vergès (à Nairobi)








                        



                                


                            

Elle arrive tout droit de Kinshasa, en République démocratique du Congo, et ses yeux brillent d’excitation. « Le iHub est une source d’inspiration pour tout le continent, explique Krystel Kalanga. Je suis venue pour comprendre comment développer la même chose chez nous. » Le iHub ? Incubateur basé à Nairobi, cette plate-forme est la plus influente de la région, voire de l’Afrique entière.
C’est dans les locaux de ce lointain cousin de la française Station F que le Medef, en visite au Kenya (voyage auquel Le Monde était convié), a organisé un forum consacré à l’entrepreneuriat des jeunes. Un hommage, en creux, à l’habileté technologique du pays, précurseur en matière de paiement mobile avec le fameux système M-Pesa. Celui-ci compte aujourd’hui 20 millions d’utilisateurs (sur plus de 48 millions d’habitants) et 900 transactions par seconde. Cette révolution en a entraîné d’autres, comme M-Kopa, qui donne accès à des systèmes d’énergie solaire gérés par mobile.

« On parle toujours des mêmes histoires, mais il y a beaucoup d’autres innovations qui émergent ici, insiste Nekesa Were, directrice des opérations du iHub. Les Kényans aiment inventer des produits basés sur nos frustrations. » Parmi les succès de l’incubateur, la jeune femme cite Ma3Route, une application de suivi en temps réel du trafic urbain, précieuse à Nairobi.
Un manque cruel de financement
Le iHub lui-même est bien plus qu’un espace de travail collaboratif. Du fait de son origine, d’abord, qui remonte à l’élection présidentielle de 2007. Sur fond de troubles et d’irrégularités, un site militant nommé Ushahidi met en place un outil permettant de signaler sur Internet tout acte de violence afin d’endiguer l’embrasement. Trois ans plus tard, son équipe donne naissance au iHub. Ce concentré de la scène numérique kényane endosse aujourd’hui plusieurs costumes, entre laboratoire de recherche, testeur d’applications et pépinière...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ De PSA à Carrefour, de plus en plus de sociétés tricolores prennent la route de Nairobi, montant en charge sur ce marché de l’est de l’Afrique où elles font encore figure de petits poucets.
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Le Kenya « pro-business » attire les entreprises françaises

De PSA à Carrefour, de plus en plus de sociétés tricolores prennent la route de Nairobi, montant en charge sur ce marché de l’est de l’Afrique où elles font encore figure de petits poucets.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 14h00
    |

            Marie de Vergès (à Nairobi (Kenya)








                        



                                


                            

Au Kenya, certains parlent d’un « moment français ». Une façon de décrire la montée en charge soudaine des entreprises tricolores sur un marché où elles font encore figure de petits poucets. Dans ce pays, locomotive de l’Afrique de l’Est et imprégné de culture anglo-saxonne, elles n’étaient qu’une trentaine en 2013. Cette année, le cap des cent devrait être enfin franchi.
Des exemples ? Le constructeur PSA revient dans le pays qu’il avait quitté en 2002, où il assemble des véhicules depuis le mois de juin. Au deuxième semestre 2018, c’est le spécialiste des articles de sport Decathlon qui ouvrira un espace de vente à Nairobi. Plus visible encore, l’enseigne Carrefour s’impose depuis deux ans à un rythme effréné. En avril, un cinquième magasin franchisé devrait être inauguré dans la capitale kényane, sous la bannière du distributeur. Désireuse d’accompagner les entreprises européennes sur ce marché, la Société générale a ouvert en octobre, à Nairobi, un bureau de représentation, le premier d’une banque française en Afrique de l’Est…

Une part de marché encore insignifiante
Une véritable « remontada », tant était marginale la place occupée, jusqu’ici, par les sociétés hexagonales dans ce pays du Commonwealth. La part de marché française y est d’ailleurs insignifiante, de 1,3 % seulement. En 2016, la France n’était que le 16e fournisseur du Kenya. Loin derrière les grands émergents tels que l’Inde et la Chine, mais aussi les Etats-Unis ou le Royaume-Uni. « Ici, il ne suffit pas de dire qu’on est Dassault ou Engie pour s’imposer, on ne connaît pas forcément nos grands groupes », souligne Pierre Gattaz, le président du Medef. « De même, ironise-t-il, le Kenya est peu connu de la France… à part pour les safaris. » A lui seul, le pays affiche pourtant un produit intérieur brut (PIB) de 78 milliards de dollars (63 milliards d’euros). Plus que celui, cumulé, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal et du Gabon,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Dans sa chronique mensuelle, l’économiste Pierre-Cyrille Hautcœur s’inquiète de la concentration du système bancaire européen qui s’est, depuis la crise de 2008, fortement accrue.
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« Lors de la prochaine crise, les Etats ne pourront plus assurer le sauvetage des grandes banques »

Dans sa chronique mensuelle, l’économiste Pierre-Cyrille Hautcœur s’inquiète de la concentration du système bancaire européen qui s’est, depuis la crise de 2008, fortement accrue.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 14h00
    |

Pierre-Cyrille Hautcœur (Directeur d'études à l'EHESS)







                        



                                


                            
Histoire. Dès la crise de la fin des années 2000, l’union monétaire européenne s’est manifestée sous la forme d’une intervention croissante de la Banque centrale européenne (BCE) pour assurer la liquidité des banques et sécuriser les dettes publiques, avec pour effet un triplement de son bilan et un accroissement de son influence. En revanche, la responsabilité de rétablir la solvabilité de banques au bord de la faillite est largement restée du ressort des gouvernements nationaux. L’expérience historique suggère que cette répartition des rôles n’est pas durable.
e siècle, la plupart des banques étaient des entreprises d’assez petite taille, régionales ou spécialisées
Jusqu’au milieu du XIXe siècle, la plupart des banques étaient des entreprises d’assez petite taille, régionales ou spécialisées. La création de banques de grande taille faisait l’objet d’une forte opposition politique, motivée par la crainte de voir de telles banques acquérir une influence excessive. La création de banques (privées) d’émission monétaire était le résultat de compromis entre d’une part les banquiers, qui voulaient s’assurer mutuellement une garantie de liquidités par l’émission de billets, même contrainte par l’obligation de convertibilité métallique, et d’autre part les gouvernements, désireux de s’offrir du crédit bon marché et de faciliter le développement économique. Ces banques ont contribué à l’unification de marchés nationaux du crédit en refinançant les banques régionales et en facilitant les paiements.
Mais cette unification fut surtout assurée par l’émergence de grandes banques de dépôts. Parce que le crédit est une activité à rendements croissants, tant en matière de réserves que de collecte d’informations (comme en témoigne l’extraordinaire service d’information financière créé alors par le Crédit lyonnais), leur activité a commencé à se concentrer. Leurs premières incursions dans le financement des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Ou comment acheter des artistes de grande renommée sans en avoir toujours les moyens.
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Marché de l’art quand le dessin prend la relève

Ou comment acheter des artistes de grande renommée sans en avoir toujours les moyens.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 13h39
    |

                            Roxana Azimi








                        



   


En mars, le dessin est partout à Paris : au Palais Brongniart, où se déroule le Salon du dessin ; au Carreau du Temple, qui accueille la foire Drawing Now ; mais aussi aux enchères, à Drouot, chez Artcurial, Christie’s et Sotheby’s. Bref, en une semaine, plusieurs milliers de dessins vont se retrouver sur le marché. C’est dire si ce médium plaît aussi bien aux amateurs avertis, comme Florence et Daniel Guerlain, qu’aux primocollectionneurs qui se font les crocs.

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                Un marché de l’art florissant



Des prix abordables
Le dessin séduit par sa modestie, sa dimension intime et sa diversité. « Il ne ment pas, il ne déçoit pas et le public ne s’y trompe pas », résume Christine Phal, directrice de Drawing Now. Autre attrait, il est abordable. A Drawing Now, les prix s’échelonnent de 1 500 à 10 000 euros.
Le dessin séduit par sa modestie, sa dimension intime et sa diversité
Peu spéculatifs, les dessins d’artistes actuels n’ont pas été tirés vers le haut malgré la frénésie autour de l’art contemporain. On les voit d’ailleurs peu apparaître aux enchères. « Sur les jeunes générations il faut attendre encore un peu la lecture du temps, mais le dessin a toujours suivi la cote des artistes avec un décalage, indique Christine Phal. Si l’on se réfère aux prix atteints par les artistes de renom tels que Miro ou Soulages, on se rend compte que les acheteurs de l’époque ont fait de beaux placements. »
Le dessin est une bonne entrée en matière pour ceux qui rêvent des grands noms de l’art sans en avoir les moyens. Les feuilles du sculpteur allemand Stephan Balkenhol sont proposées entre 2 500 et 3 000 euros à Drawing Now, alors que ses sculptures valent autour de 50 000 euros. Le raisonnement vaut tout autant pour les dessins anciens. Artcurial propose le 21 mars un superbe portrait au pastel de l’écrivain Charles Perrault par Charles Le Brun. Un beau doublé : le premier peintre de Louis XIV représentant l’un des plus grands auteurs de son temps. L’estimation varie entre 70 000 et 100 000 eu­ros. « Le même portrait en peinture serait esti­mé 300 000 euros », indique Matthieu Fournier, de chez Artcurial.
Le succès du dessin ancien
Le succès du dessin ancien ne se dément pas. Pour preuve les prix faramineux décrochés lors de la vente de la ­collection Barnet en janvier dernier, chez Sotheby’s, à New York. On prête au financier et collectionneur Leon Black l’achat à cette occasion du Paysage avec église et bateau de Samuel Palmer et le Portrait d’Alexis-René Le Go par Ingres, adjugés respectivement pour 2,4 millions et 1 million de dollars (2,06 millions et 858 000 euros) « Les gens veulent des choses spéciales, observe Greg Rubinstein, spécialiste chez Sotheby’s. Et “spécial”, ça veut aussi bien dire le dessin de Palmer que celui d’un ­artiste peu connu mais très puissant et d’excellente provenance et des dessins qui résument bien le travail d’un artiste. »
« Les gens veulent ce que les Américains appellent le wall power, des images trophées, de grand format, qui parlent ­d’elles-mêmes »
Le goût va désormais aux images puissantes. « Les gens veulent ce que les Américains appellent le wall power, des images trophées, de grand format, qui parlent ­d’elles-mêmes », note le marchand parisien Emmanuel Marty de Cambiaire. Celui-ci expose au Salon du dessin une tête d’ange de Guido Reni grandeur nature. Des images fortes, le tournant du XIXe siècle et du XXe siècle en abonde, comme cette tête de martyre décapitée de 1913 par André ­Devambez présentée par Talabardon & Gautier au Salon. « Au XIXe siècle, on peut tomber sur des images originales d’artistes moins connus qui se vendent bien, constate Hélène Rihal, spécialiste chez Christie’s. Autant le paysage du type Barbizon est moins à la mode, autant le symbolisme plaît beaucoup. » Christie’s propose ainsi le 21 mars une aquarelle de l’artiste symboliste Gustave Moreau, estimée à 200 000 euros.
Reste un créneau intéressant pour les acheteurs érudits et affûtés : les dessins anonymes
En revanche, les dessins académiques du XIXe siècle n’ont pas la cote. Pour le XVIIe siècle, la sélectivité est de mise. « Watteau ou Fragonard plaisent toujours, mais les dessins français de seconds maîtres sont démodés et très difficiles à vendre », avoue le courtier et conseiller Nicolas Joly. Reste un créneau intéressant pour les acheteurs érudits et affûtés, les dessins anonymes qui un jour trouveront peut-être une attribution. Un pari sur l’avenir, à bas prix.
Salon du dessin, du 21 au 26 mars, Palais de la Bourse, Salondudessin.com Drawing Now, du 22 au 25 mars, Le Carreau du Temple, Drawingnowparis.com Maîtres anciens, 21 mars, Artcurial, Artcurial.com Dessins anciens et du XIXe siècle, 21 mars, Christie’s, Christies.com Collection Christian et Isabelle Adrien, 22 mars, Sotheby’s, Sothebys.com



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Les timbres-poste constituent une façon originale – et moins coûteuse – de s’intéresser à l’art.
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Des timbres d’artistes à petits prix

Les timbres-poste constituent une façon originale – et moins coûteuse – de s’intéresser à l’art.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 13h25
 • Mis à jour le
15.03.2018 à 15h15
    |

            Pierre Jullien








                        



                                


                            

Philatélie. Picasso, Fernand Léger, Klimt, Rodin, Othoniel, Christo, Folon… Tous ces artistes, et bien d’autres, Français ou ayant entretenu un rapport particulier avec la France, ont vu leurs œuvres enrichir la « Série artistique », créée en 1961, avec des timbres grand format. A l’époque, la première série de quatre valeurs compte une œuvre d’un peintre vivant, « Le Messager », de Braque puis « Nus bleus » de Matisse, « Les Joueurs de cartes » de Cézanne et « 14-Juillet » de Roger de la Fresnaye…

Miro a été le premier artiste à être mis à contribution pour une création originale éditée en 1974 dans cette série artistique, qui s’ouvre à la sculpture, aux vitraux, aux fresques et mosaïques et à la tapisserie… Jusqu’aux fresques de la grotte de Lascaux et « La Joconde » imprimées sur des timbres qui offrent ainsi la possibilité de se constituer son propre musée idéal à moindres frais…
Parfois, La Poste fait appel à des artistes de renom pour des timbres aux formats plus « standards », comme Galanis, Toffoli, Decaris, Michel Ciry, Moretti par le passé, Tomi Ungerer, Loustal, Ben ou C215 pour le présent.

Ce premier trimestre propose quelques créations contemporaines et hommages plus classiques, avec des timbres signés Sonia Rykiel (1930-2016), Léonard Foujita (1886-1968), François Pompon (1855-1933), Frantisek Kupka (1871-1957) et Annette Messager (née en 1943).
On commence avec les désormais traditionnels timbres en forme de cœur parus le 15 janvier, à 0,80 euro, 1,60 euro, édités en tout à plus de 3 millions d’exemplaires, à l’occasion de la saint-Valentin… C’est la maison Sonia Rykiel qui s’y est collée cette année, « sous la direction créative de Julie de Libran ». Sonia Rykiel succède ainsi à Yves-Saint-Laurent (2000), Christian Lacroix (2001), Torrente (2003), Lagerfeld (2004) ou Balmain en 2017.

Puis La Poste a mis en vente générale, le lundi 29 janvier, un timbre à 1,90...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ En prenant le contrôle de Telecom Italia, en 2015, le groupe Vivendi espérait des profits et créer des synergies entre ses différentes activités. Mais sa campagne d’Italie tourne au désastre, explique Philippe Escande, éditorialiste au « Monde ».
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La campagne d’Italie du général Bolloré vire au fiasco

En prenant le contrôle de Telecom Italia, en 2015, le groupe Vivendi espérait des profits et créer des synergies entre ses différentes activités. Mais sa campagne d’Italie tourne au désastre, explique Philippe Escande, éditorialiste au « Monde ».



Le Monde
 |    15.03.2018 à 13h19
 • Mis à jour le
15.03.2018 à 13h22
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. Ce devait être son pont d’Arcole. Une conquête éclair en terre italienne pour renforcer son pouvoir en France. Cela a toutes les chances de se transformer en bérézina. Deux ans et demi après son entrée au capital de l’opérateur historique Telecom Italia, le général Bolloré cherche une voie de sortie.

Son groupe Vivendi a pris le pouvoir en 2015 et placé ses hommes, en 2017, à la fois au conseil d’administration et à la direction générale de la société italienne. Mais les résultats ne sont pas à la hauteur, il s’est fâché avec l’establi­shment italien, et voilà qu’un célèbre fonds activiste américain, Elliott, s’invite au capital pour demander le remplacement des administrateurs fraîchement nommés par Vivendi.
Une moins-value de 1,3 milliard
Le nouveau patron de l’opérateur, l’Israélien Amos Genish vient à peine de dévoiler son plan de redressement 2018-2020, qu’il est déjà remis en cause. Quelques jours après sa présentation, le mardi 13 mars, Vivendi assure à l’AFP être disposé, « si nécessaire, à accompagner une autre stratégie susceptible de faire monter le cours de Bourse de Telecom Italia sur le court terme ».
Pour Amos Genish, ancien fondateur de l’ex-pépite brésilienne de Vivendi, GVT, revendue depuis à Telefonica contre des actions Telecom Italia, cela va demander un peu de souplesse intellectuelle. L’actionnaire Vivendi ne pense pas comme le gestionnaire Vivendi.
Il faut dire que, sur le plan financier, l’opération n’est pas brillante. Acquis pour un total de près de 4 milliards d’euros, les 24 % de la société italienne ont perdu près de 30 % de leur valeur. Une moins-value de 1,3 milliard d’euros qui ne sera pas facile à récupérer.
Monnaie d’échange
Les synergies promises ne sont pas au rendez-vous, et le paysage italien des télécommunications est devenu très mouvant. Il s’agissait au départ d’expérimenter la convergence entre médias et contenus que la firme française...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Les dirigeants de la SNCF ont remis, jeudi, à la ministre des transports leur « programme de travail », base du « projet stratégique » qu’ils doivent présenter en juillet.
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Réforme de la SNCF : Guillaume Pepy souhaite un « pacte d’entreprise »

Les dirigeants de la SNCF ont remis, jeudi, à la ministre des transports leur « programme de travail », base du « projet stratégique » qu’ils doivent présenter en juillet.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 12h54
 • Mis à jour le
15.03.2018 à 15h07
   





                        



   


Le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, a indiqué jeudi 15 mars qu’il comptait négocier avec les syndicats un « pacte d’entreprise », ciment du « projet stratégique » qui doit rendre l’entreprise plus efficace. Les dirigeants de la SNCF ont en effet remis à la ministre des transports, Elisabeth Borne, leur « programme de travail » contenant sept piliers, bases du « projet stratégique » qu’ils doivent présenter en juillet, à l’issue d’une concertation avec les salariés. Cette feuille de route avait été demandée par le premier ministre, le 26 février, lors des premières annonces sur la réforme de la SNCF.
Ce « pacte d’entreprise, un peu comme il en a existé à La Poste (…) est un contrat entre l’Etat, qui apporte des choses (…), l’entreprise qui se transforme et les salariés », a expliqué M. Pepy.
« Notre idée, c’est d’arriver à concerter un cadre commun d’entreprise. (…) C’est celui qui fédère, c’est celui qui unit les cheminots, et ce doit évidemment être un cadre qui est attractif, un cadre qui est moderne et qui permet à la SNCF d’atteindre ses ambitions. »
Selon lui, il va notamment falloir discuter de l’investissement sur les compétences, de la mobilité dans le nouveau groupe et de la participation des salariés.
Plus généralement, M. Pepy a cité les grands sujets qu’il comptait aborder avec ses troupes d’ici l’été :
encourager la polyvalence des métiers et  « bâtir les métiers de demain »rendre l’organisation du travail plus souple (notamment au plan local)renforcer la productivité industrielledécentraliser le dialogue socialréduire les coûts.
Le « programme de travail » repose sur sept piliers :
la qualité du réseauun enrichissement des offres à la clientèleune simplification de l’organisationune décentralisation du managementune plus grande numérisationune optimisation des matérielsun accent sur les ressources humaines.
« Groupes de réflexion sur le terrain »
La présentation de ce « programme de travail » s’inscrit dans le calendrier très serré choisi par le gouvernement. Le premier ministre, Edouard Philippe, a en particulier demandé à la SNCF d’« aligner ses coûts sur les standards européens », quand « faire rouler un train en France coûte 30 % plus cher qu’ailleurs ». La direction de la SNCF doit donc présenter un nouveau « projet stratégique » au gouvernement « avant l’été ». Il devra être élaboré au terme d’une « large concertation avec l’ensemble du corps social de la SNCF ». La « feuille de route » présentée ce jeudi visait à « définir les modalités et le calendrier de cette concertation ».
La direction va mettre en place, a annoncé M. Pepy,  « un groupe de contact avec les organisations syndicales pour piloter les discussions et construire l’agenda social des prochaines semaines » , et des « groupes de réflexions sur le terrain parce que les salariés sur ces sujets-là ont des choses à dire ». Un « comité des sages » sera en outre « garant de la qualité de ce dialogue social ».
« Il y a du grain à moudre à partir d’objectifs qui sont clairs mais les moyens d’atteindre ces objectifs sont à construire dans la concertation », a affirmé Guillaume Pepy. Interrogé sur l’opposition des syndicats à la réforme, il a répondu : « Face à des points d’inquiétude, la seule réponse, c’est la discussion et ensuite l’action. »
Appel au « dialogue »
Prêts au « bras de fer » avec le gouvernement, après la présentation, mercredi, du projet de loi permettant le recours à des ordonnances pour accélérer la réforme, les syndicats de cheminots doivent décider jeudi soir s’ils lancent une grève dure contre la réforme de la SNCF que l’exécutif entend mener tambour battant.

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Les garanties apportées mercredi par la ministre des transports, Elisabeth Borne, ne semblent pas calmer les esprits. « Le pacte social de l’entreprise SNCF (…) restera nécessairement un pacte social de haut niveau », a-t-elle assuré au sortir du conseil des ministres.
Jeudi matin sur France Inter, la ministre a appelé une fois de plus au « dialogue », estimant qu’il y avait « beaucoup de sujets qui doivent faire l’objet d’une concertation ». Le ministre des relations avec le Parlement, Christophe Castaner, a de son côté estimé que le risque de grève à la SNCF ne devait pas empêcher de réformer l’entreprise publique, regrettant que les gouvernements précédents aient reculé « par peur des manifestations ».
Les syndicats prévoient déjà une manifestation nationale des cheminots, le 22 mars à Paris, à l’initiative de la CGT, rejointe par les trois autres syndicats représentatifs et par FO. SUD-Rail a déjà déposé seul un préavis de grève du 21 mars à 20 heures au 23 mars à 8 heures pour « permettre aux cheminots de participer » à cette manifestation. La CGT prévoit aussi des préavis de grève locaux.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Le secteur de l’informatique dématérialisée pèse près de 10 millards d’euros dans l’Hexagone.
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Après Amazon, Microsoft ouvre ses premiers centres de données en France

Le secteur de l’informatique dématérialisée pèse près de 10 millards d’euros dans l’Hexagone.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 12h52
    |

            Vincent Fagot








                        



                                


                            

Microsoft a annoncé, mercredi 14 mars, l’ouverture de ses premiers centres de données sur le sol français. Après une phase de test, le service est désormais accessible à l’ensemble de ses clients. Le dispositif se compose de trois data centers installés en région parisienne et d’un quatrième dans le sud de la France, censé prendre le relais au cas où un accident majeur perturberait le fonctionnement des autres.
Cette annonce intervient peu après qu’Amazon Web Services (AWS), un autre mastodonte du secteur de l’informatique dématérialisée – ou cloud –, a ouvert ses centres de données dans l’Hexagone. Un signe de la forte croissance de l’activité de ces deux compagnies sur le territoire national. Microsoft évoque une progression à trois chiffres depuis plusieurs années. « Le nombre croissant de clients justifiait l’implantation de data centers », explique pour sa part Boris Le Cœur, manageur senior chez AWS.
« Cela prouve qu’on est sur un marché suffisamment important pour que de gros acteurs américains décident d’y investir »,estime Henry-Michel Rozenblum, à la tête de l’association EuroCloudFrance, qui regroupe les principaux acteurs du secteur. Ce marché pèserait autour de 10 milliards d’euros en France, avec une croissance d’au moins 20 %.
Avantage concurrentiel
A l’heure où les entreprises sont sommées de prendre le virage du numérique, le cloud est un élément central de cette transformation. Il permet de stocker d’importantes quantités de données, de mobiliser de grandes capacités de calcul à distance et surtout de s’affranchir de l’acquisition et de la gestion en interne de « data centers ». « On passe d’un modèle de propriété, qui immobilise beaucoup de capital, à un mode de ­consommation à l’acte », résume Bernard Ourghanlian, directeur technique de Microsoft France.
Dans le secteur du cloud, l’implantation locale d’équipements présente un avantage concurrentiel : réduire la distance avec...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Pendant que les salariés font grève pour de meilleures conditions de travail, la directrice générale de Korian, Sophie Boissard, doit s’expliquer sur ses résultats. Des fonds d’investissement convoitent le groupe.
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Les maisons de retraite Korian, un groupe très convoité

Pendant que les salariés font grève pour de meilleures conditions de travail, la directrice générale de Korian, Sophie Boissard, doit s’expliquer sur ses résultats. Des fonds d’investissement convoitent le groupe.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 12h45
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            

Des salariés en grève contre « l’inexcusable abandon dans lequel le gouvernement lais­se les personnes âgées vulnérables ». Des députées qui réclament, elles aussi, plus de moyens pour les maisons de retraite. Un Etat hostile à toute dépense supplémentaire. Et des investisseurs impatients, eux, que ces maisons dégagent les profits escomptés. La journée du jeudi 15 mars a fourni un concentré des exigences contradictoires auxquelles doivent faire face les exploitants d’établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) comme Korian, l’un des deux champions du secteur en Europe, avec Orpea.

Le cas Korian est une illustration parfaite de la crise des Ehpad et de sa complexité. Jeudi, alors qu’une partie de son personnel défilait pour de meilleures conditions de travail, Sophie Boissard, la directrice générale du groupe privé, présentait ses résultats annuels et sa stratégie à des financiers qui, eux, espèrent plutôt des bénéfices en hausse.
Contacts pour une prise de contrôle
Fragilisé par Un grand oral important. En novembre 2015, le précédent patron avait été brusquement écarté par les grands actionnaires. Venue de la SNCF, Mme Boissard l’avait remplacé pour assurer l’intégration des sociétés acquises au fil des ans, redresser la rentabilité et réduire l’écart avec Orpea en Bourse.
Depuis 2015, l’action de Korian a reculé de 14 %, quand celle d’Orpea, son principal concurrent a bondi de 40 %.
Or cet écart s’est au contraire accru. Depuis décembre 2015, l’action Korian a reculé de 14 %, quand celle d’Orpea a bondi de 40 %. Si bien que les deux français ont beau réaliser exactement le même chiffre d’affaires (3,1 milliards d’euros en 2017), Orpea, considérée comme une entreprise mieux gérée, pèse à présent trois fois plus en Bourse que son rival ! « La valeur de Korian et son potentiel de croissance ne sont pas reconnus dans le cours de Bourse, c’est évident et je suis la première à le regretter »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Au total, 9 134 établissements ont été inspectés l’an dernier par la DGCCRF, qui a infligé 2 697 amendes, pour 16,2 millions d’euros.
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La répression des fraudes mobilisée sur la sécurité des produits de consommation en 2017

Au total, 9 134 établissements ont été inspectés l’an dernier par la DGCCRF, qui a infligé 2 697 amendes, pour 16,2 millions d’euros.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 12h38
    |

            Cécile Prudhomme








                        



   


Entre les scandales sanitaires et les entorses des entreprises à la réglementation, la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) n’a pas chômé en 2017. Ainsi, 112 585 établissements et 12 414 sites Internet ont été contrôlés, donnant lieu à 4 953 procès-verbaux administratifs et 2 697 amendes, pour un montant de 16,2 millions d’euros.
Dans son bilan, présenté jeudi 15 mars, le « gendarme » de la ­consommation met l’accent sur les relations commerciales, tant celles régissant les entreprises de la distribution que les acteurs de l’Internet, et notamment les places de marché.
Au total, 9 134 établissements ont été inspectés l’an dernier et dix entreprises assignées, parmi lesquelles la centrale d’achat INCA et ses mandants Intermarché et Casino pour des pratiques « consistant à faire des demandes financières, souvent sous la menace de déréférencements, quelques mois seulement après la signature du contrat-cadre annuel », souligne la DGCCRF.
Trois entreprises emblématiques de l’économie numérique ont aussi été attaquées pour des pratiques commerciales abusives : Apple et Amazon, en 2017, et Google, début 2018. « L’enquête a identifié plusieurs clauses dans les contrats conclus entre des développeurs d’application d’une part et Google ou Apple d’autre part, susceptibles de constituer un déséquilibre significatif prohibé par le code de commerce ».

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Google France a déclaré, mercredi, que ses pratiques commerciales étaient « conformes à la législation française » et s’est dit prêt à « expliquer [sa] position devant les tribunaux ». Amazon avait été poursuivi en juillet 2017 pour des clauses avec ses vendeurs tiers, comme la modification unilatérale du contrat à son entière discrétion ou le fait « d’exiger l’alignement sur les conditions pratiquées par les vendeurs sur d’autres canaux de vente ».
Neuf plaintes de l’UFC-Que Choisir
La sécurité des produits de ­consommation a beaucoup occupé la DGCCRF. Dans le cadre du scandale des œufs contaminés au fipronil, à l’été 2017, elle est intervenue chez 41 opérateurs dans 22 départements, ce qui a conduit « au retrait du marché de 43 références de produits transformés, essentiellement des pâtes alimentaires ».
Fin 2017, lors du rappel des laits infantiles premier âge en raison d’une possible contamination aux salmonelles, elle a mené plus de 6 000 contrôles permettant de constater que « des produits rappelés étaient ainsi encore à la vente ou fournis aux consommateurs dans une centaine d’établissements ».

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L’institution a aussi examiné un sujet qui agite les associations de consommateurs, celui des nanoparticules, ces additifs dissimulés dans les produits du quotidien. Soupçonnés de répercussions sur la santé, ils doivent être signalés sur les étiquettes, comme l’oxyde de fer (E172), le dioxyde de titane (E171) qui permet de blanchir et de rendre les produits brillants, ou le dioxyde de silice (E551), utilisé dans des préparations déshydratées pour les boissons chaudes.
En juin 2016, l’ONG Agir pour l’environnement avait alerté sur la présence de nanoparticules dans moult produits alimentaires et non signalée sur les étiquettes. L’UFC-Que choisir a déposé, début janvier, neuf plaintes contre des fabricants de produits alimentaires et de cosmétiques pour « non-respect de l’obligation légale de signalement sur l’emballage ».
Les résultats des contrôles « seront présentés au niveau communautaire [européen] pour permettre, le cas échéant, de préciser et de clarifier la réglementation applicable », note la DGCCRF. Car, dans près de sept cas sur dix, « la totalité de l’ingrédient se trouvait sous forme nano, alors que cette caractéristique n’était pas, la plupart du temps, spécifiée sur l’étiquetage des denrées concernées ».



                            


                        

                        


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La justice américaine obtient le départ du numéro deux de la Société générale

Le directeur général délégué Didier Valet quitte le groupe vendredi. Il était dans le viseur des autorités judiciaires aux Etats-Unis à la suite d’une enquête sur le Libor, le taux interbancaire londonien.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 12h34
 • Mis à jour le
15.03.2018 à 13h23
    |

            Isabelle Chaperon








                        



   


La justice américaine a le bras long. Très long. La Société générale a annoncé, mercredi 14 mars, le départ de Didier Valet, 50 ans, l’un de ses trois directeurs généraux délégués, mais en réalité le véritable bras droit et l’homme de confiance du directeur général Frédéric Oudéa, celui qui aurait pu lui succéder. « C’est une très grosse perte », déplore un proche de l’institution financière. A l’ouverture jeudi, son cours de Bourse baissait de plus de 3 %.
Ce départ – à effet quasi immédiat, car M. Valet doit faire ses cartons vendredi – est accompagné d’une explication obscure : « à la suite d’une différence d’appréciation dans la gestion d’un dossier juridique spécifique du groupe, antérieur à son mandat de directeur général délégué, Didier Valet, soucieux de préserver l’intérêt général de la banque, a présenté sa démission ».
Plusieurs litiges
En fait, M. Valet était depuis plusieurs mois dans le viseur de la justice américaine à la suite d’une enquête concernant le Libor, le taux interbancaire londonien. Beaucoup avaient remarqué que le dirigeant ne se rendait plus aux Etats-Unis, une destination obligée pourtant quand on dirige la banque de financement et d’investissement…
Selon nos sources, le départ de M. Valet a été imposé par les autorités judiciaires américaines, coutumières du fait. Dans le cadre de l’accord conclu en mai 2014 avec BNP Paribas concernant la violation des embargos américains, qui s’était traduit par une amende pharaonique de 9 milliards de dollars (7,3 milliards d’euros), des membres de l’état-major de la première banque française avaient été aussi débarqués.
Outre le Libor, la Société générale négocie avec la justice outre-Atlantique pour régler deux autres litiges. Comme BNP Paribas, Deutsche Bank ou le Crédit agricole avant lui, l’établissement fait d’abord l’objet d’une enquête de l’OFAC, le bureau du Trésor américain qui gère les sanctions financières à l’encontre de ceux ayant contourné les embargos américains à l’encontre de l’Iran, Cuba ou le Soudan. Ensuite, il doit répondre à des accusations de corruption concernant ses opérations avec le fonds souverain libyen Libyan Investment Authority (LIA).
« Débloquer les dossiers libyen et Libor »
Depuis des mois, la justice américaine maintient la banque sous pression alors que M. Oudéa rêve de tourner la page au plus vite. Mais le passé est récalcitrant. La Société générale a ainsi déjà versé 963 millions d’euros en mai 2017 au LIA pour mettre fin à des poursuites engagées par ce dernier pour des transactions réalisées entre 2007 et 2009.
« Le départ de M. Valet va permettre de débloquer les dossiers libyen et Libor. Les provisions déjà passées devraient couvrir le montant des amendes », assure un proche du dossier. Restera l’affaire de l’OFAC, très limitée selon cette source : la Société générale est pointée du doigt pour avoir accordé un crédit de 26 millions de dollars à un trader faisant du négoce notamment avec Cuba.

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Dans ce maelström, l’affaire du Libor reste à part. Il ne faut surtout pas la confondre avec les scandales qui ont déjà entaché le taux londonien et son cousin Euribor, avec de lourdes sanctions pour nombre d’établissements – dont la Société générale – et des peines de prison infligées en juillet 2016 à quatre anciens de Barclays. La justice de part et d’autre de l’Atlantique avait alors démantelé un réseau de tradeurs indélicats qui, au milieu des années 2000, trichaient sur le Libor afin d’améliorer leurs bonus.
Une stigmatisation potentiellement mortelle
Pour comprendre ce que les Etats-Unis reprochent désormais à la Société générale, il faut se rappeler comment fonctionne le Libor. Ce thermomètre du marché monétaire est déterminé chaque jour à Londres à partir des déclarations des banques partenaires qui indiquent à quel taux elles empruntent au jour le jour.
La Société générale est accusée d’avoir minoré, entre mai 2010 et octobre 2011 ses déclarations quotidiennes, afin de ne pas apparaître fragilisée durant la crise de l’euro en révélant qu’elle empruntait plus cher que ses concurrents, signe d’une défiance de la communauté financière. Une stigmatisation potentiellement mortelle…
En août 2017, la justice de l’Etat de New York a inculpé deux salariées de la trésorerie la SocGen, Danielle Sindzingre et Muriel Bescond. Ce sont elles qui déterminaient au sein de la banque les estimations transmises à Thomson Reuters, le gestionnaire du Libor. La justice américaine les accuse d’avoir « délibérément » donné des estimations basses concernant le Libor en dollar.
« Ethique irréprochable »
Si la trésorerie dépend de la salle des marchés, elle est copilotée par la direction financière. Or, M. Valet était directeur financier de la banque entre mai 2008 et décembre 2011. Il a participé à des réunions où ces questions ont été évoquées. Pour la justice américaine, c’est impardonnable. Ironique quand tout le monde à Paris loue « l’éthique irréprochable » de M. Valet. Comme toute la Société générale salue également l’éthique et la loyauté de Mme Sindzingre, dont l’éviction a miné le moral des troupes…

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M. Oudéa va prendre en charge directement la Banque de financement et d’investissement en attendant de trouver un remplaçant à M. Valet. Pas simple. L’an dernier, Christophe Mianné, figure historique des marchés de la banque, qui aurait pu faire figure de successeur, avait été prié de faire ses valises.
En réponse à cette crise, selon nos sources, le conseil d’administration a d’ores et déjà assuré M. Oudéa, dont le mandat arrivait à échéance en 2019, de son renouvellement.



                            


                        

                        


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Donald Trump salue l’assouplissement par le Sénat de la réglementation financière

Le texte, qui réduit de 38 à 12 le nombre de banques américaines soumises aux règles les plus dures, doit encore être adopté par la Chambre des représentants.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 12h33
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

C’était hier, ou plutôt il y a dix ans : la banque américaine Bear Stearns était renflouée par la Réserve Fédérale (Fed) et le contribuable américain. Première alerte avant une cascade de défaillances financières qui allait précipiter la planète dans la pire crise économique depuis 1929. C’est en ce jour anniversaire que les sénateurs américains ont décidé d’assouplir le paquet de réglementations adopté en 2010 sous la présidence de Barack Obama et connu sous le nom de loi Dodd-Frank. 
« Le vote du Sénat accroît les risques que votre argent soit utilisé pour renflouer de nouveau les grandes banques », a déploré sur Twitter la sénatrice du Massachusetts, Elizabeth Warren, qui incarne l’aile gauche du Parti démocrate. Elle s’en est prise à certains de ses amis, notant que « cette proposition ne serait pas en passe de devenir une loi sans le soutien de ces démocrates ».
Effectivement, c’est l’intérêt de ce vote : il a été acquis par 67 votes contre 31. Dix-sept démocrates centristes ont joint leurs voix à celles de leurs collègues républicains dans un texte présenté comme un toilettage de la loi censé réduire la bureaucratie et limiter les obligations réglementaires jugées étouffantes pour les petites banques. Le débat a mis en évidence une fracture profonde au sein du Parti démocrate, les élus des Etats centraux voulant alléger les contraintes pour préserver leur réseau bancaire local. « Elle n’habite pas là où j’habite », a déclaré à propos de Mme Warren la sénatrice démocrate du Dakota du Nord, Heidi Heitkamp, estimant que les habitants de son Etat « se [moquaient] de ce que pense Elizabeth Warren ».

« Régulation coûteuse »
Le promoteur du texte, Mike Crapo (Idaho, républicain), a jugé que « cette loi [avait] reçu un large soutien pour une bonne raison : les prêts [financiers] et les créations d’emplois ont été entravés par une régulation coûteuse »....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ L’exposition « Malmaison, un jardin d’expérience » fait revivre les grandes heures du domaine à l’époque de l’impératrice Joséphine
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