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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ « Heureusement, nous avons rapidement sympathisé – il faut dire que faire du bouche-à-bouche avec un mannequin après avoir décollé son visage et lui en avoir remis un autre à la place rapproche énormément ! » : le stage de secourisme vu par des élèves de troisième.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ En début de semaine, le chanteur a renoncé aux festivals de cet été face aux protestations grandissantes de collectifs féministes.
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La ministre de la culture défend Bertrand Cantat : « Il a le droit de vivre sa vie, il a payé »

En début de semaine, le chanteur a renoncé aux festivals de cet été face aux protestations grandissantes de collectifs féministes.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 17h35
 • Mis à jour le
15.03.2018 à 18h26
   





                        


La ministre de la culture, Françoise Nyssen, vole au secours de Bertrand Cantat. Interrogée par franceinfo, jeudi 15 mars, en marge des assises du journalisme à Tour, Mme Nyssen a estimé que le chanteur « a été jugé, il a le droit de vivre sa vie (…) il a payé ».
Mais dans cette interview, la ministre a tenu « à rappeler le nom de Marie Trintignant », tuée en 2003 par Bertrand Cantat, son compagno d’alors. Il a été condamné en 2004 à huit ans de prison et a obtenu une libération conditionnelle fin 2007 pour bonne conduite. Ses fans disent qu’il a « payé » pour son acte, ses détracteurs jugent cette peine effective de quatre ans dérisoire.
Lundi, Bertrand Cantat a été contraint de renoncer aux festivals de cet été face aux protestations grandissantes de collectifs féministes et aux annulations de certains de ses concerts. Par cette annonce, il souhaitait « mettre fin à toutes les polémiques et faire cesser les pressions sur les organisateurs ». Mais le chanteur n’a pas pour autant renoncé à l’ensemble de sa tournée et, le soir même, à Montpellier, où il se produisait, il a fait face à une manifestation d’une soixantaine de défenseurs des droits des femmes qui ont invectivé les spectateurs se rendant au concert. La scène s’est reproduite le lendemain, mardi, à Grenoble.
Cantat dénonce « une censure » après l’annulation d’un concert
Bertrand Cantat, qui a sorti un nouvel album le 1er décembre, Amor Fati, a dénoncé ce même jour sur Facebook une « censure » après l’annulation de son concert prévu vendredi à Istres (Bouches-du-Rhône).
Sur le réseau social, le chanteur, qui se produisait alors à Grenoble, a écrit :
« Nous sommes maintenant à GRENOBLE où j’ai voulu entamer une discussion avec quelques personnes qui manifestaient leur hostilité devant la salle. A peine apparu, un déchaînement de violence, d’insultes, une pluie de coups, aucune possibilité de discuter, de la violence, seulement de la violence, aucune écoute, aucun échange : Bref, le retour au moyen-age. Ces gens sont sourds, et aveuglés par la haine. Peut être se sentent-ils encouragés par le merveilleux climat ambiant. »
Plus tôt dans la journée, il avait publié ceci :
« Salut GRENOBLE ! Pour 2 concerts avec vous !!!!! Pendant ce temps à ISTRES la Censure est en marche Bravo au Conseil d’Administration de Scènes et Cinés, quel courage… »
M. Cantat avait déjà été déprogrammé la semaine dernière de l’Ardèche Aluna Festival, où il devait se produire le 14 juin, face aux « manifestations et désistements de certains festivaliers et mécènes » ; ainsi que d’un concert prévu en juillet au festival Les Escales de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), dont le maire, David Samzun, avait exprimé sa « désapprobation » dans une lettre aux organisateurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Le candidat Macron avait prévu dans son programme électoral une hausse de la contribution sociale généralisée (CSG). Elle s’applique aujourd’hui à 60 % des seniors.
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Des retraités dans la rue pour défendre leur pouvoir d’achat

Le candidat Macron avait prévu dans son programme électoral une hausse de la contribution sociale généralisée (CSG). Elle s’applique aujourd’hui à 60 % des seniors.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 17h27
   





                        


« Ni privilégiés ni assistés », des retraités se rassemblent partout en France, jeudi 15 mars, pour dire non à la « baisse de leurs pensions ». Ils répondent à l’appel de neuf syndicats (UCR-CGT, UCR-FO, UNAR-CFTC, UNIR CFE-CGC, FSU-Retraités, Solidaires, FGR, LSR et UNRPA).
« Comment un gouvernement peut-il ignorer un quart de ses citoyens? », s’est interrogé Olivier Joucher (CGT) lors d’un point presse en amont du défilé parisien, qui devait quitter Montparnasse à 14 h 30 vers les Invalides. « On s’attend à un gros succès », assure Didier Hotte, (FO) comme « en septembre », quand des milliers de personnes avaient manifesté partout en France pour dénoncer la hausse de 1,7 point de la contribution sociale généralisée (CSG), prévue pour 60 % d’entre eux à compter de janvier et destinée à compenser la suppression des cotisations chômage et maladie du privé.

        Lire :
         

          Les retraités, « privilégiés » ou « vaches à lait » ?



Des rassemblements partout en France
A Nice, un millier de retraités, selon la police, ont bravé une météo exécrable dans des rues peu habituées à de tels cortèges. « Macron t’es foutu, les vieux cons sont dans la rue », pouvait-on lire sur leurs pancartes. Ils étaient entre 2 000 (selon la police) et 3 000 (selon les organisateurs) à Tours ; de 1 000 à 1 500 à Marseille ; près de 1 600 personnes (2 300 selon la CGT) à Caen ; environ un millier à Dijon ; plusieurs centaines dans les rues de Chambéry ou de Bourg-en-Bresse ; 300 à Reims…
Interpellé mercredi à Tours, Emmanuel Macron a redit qu’il « assum[ait] » ses réformes et il a demandé « un effort pour aider les jeunes actifs ». « Il y en a qui râlent et qui ne veulent pas comprendre, c’est la France », a-t-il lâché. « Les efforts, on les a déjà faits et on les demande toujours aux petits », s’est indigné Mohamed Jaafari, 73 ans, lors du rassemblement rémois.
Les motifs de mécontentement se sont accumulés ces dernières années :
gel des pensions ;suppression de la demi-part des veuves ;décalage de la revalorisation des retraites d’octobre 2018 à janvier 2019 pour augmenter le minimum vieillesse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Notre chroniqueur dénonce les propos d’un professeur de philosophie qui a justifié le viol à la télévision sénégalaise en arguant que les femmes sont provocatrices par nature.
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Chronique

« Au Sénégal, nous avons construit une société où être femme est un supplice »

Notre chroniqueur dénonce les propos d’un professeur de philosophie qui a justifié le viol à la télévision sénégalaise en arguant que les femmes sont provocatrices par nature.

Par                                            Hamidou Anne




LE MONDE
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        Le 15.03.2018 à 17h13

     •
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        Mis à jour le 15.03.2018 à 17h32






    
Capture d’écran de l’émission « Jakaarlo Bi » du 9 mars 2018, diffusée sur la chaîne privée sénégalaise TFM, avec le professeur de philosophie et chroniqueur Songué Diouf.
Crédits : DR


Chronique. Au Sénégal, Songué Diouf, professeur de philosophie et chroniqueur dans un talk-show bien suivi sur une chaîne de télévision privée, a affirmé à l’antenne le 9 mars, au lendemain de la journée internationale des femmes : « Pour les viols, je coupe la poire en deux. Vous faites tout pour que nous vous violions. Et quand nous vous violons, nous allons en prison. Et vous qui avez tout fait pour que nous vous violions, vous restez libres. » Sur le plateau, comme seule réaction, des ricanements…
De tels propos sont graves et ne devraient jamais être tenus, a fortiori à la télévision. Ils m’ont surpris, car je connais l’homme depuis mes années au lycée, où il était un brillant esprit qui séduisait ses jeunes interlocuteurs. Depuis, j’ai gardé pour lui de l’amitié et de l’affection. Mais Songué Diouf a commis un dérapage inacceptable, qui appelle des excuses de sa part et son retrait du débat public par respect pour celles et ceux qu’il a heurtés, surtout les femmes qui ont subi l’horreur du viol.

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Plus généralement, dans cette polémique, se font face deux groupes. Il y a ceux, choqués par ces déclarations, qui demandent des excuses, l’éviction du chroniqueur de la télévision, une action en justice pour apologie du viol. Ils sont dans leur droit et méritent un soutien sérieux. L’affaire est grave. A ce titre, elle doit faire l’objet d’une prise en charge qui dépasse le seul cadre des réseaux sociaux, voire des médias.
Quant à ceux qui défendent les propos de Songué Diouf, on trouve parmi eux toute une kyrielle de gens. Des idiots comme on en croise au quotidien sur Internet, qui ne méritent pas qu’on s’attarde sur eux. Mais aussi des individus censés réfléchir et avoir un minimum de bon sens. Et ce sont ceux-là qui font peur, en vérité. Ils se fendent de tribunes et de prises de parole dans nos rues, nos maisons, nos lieux de travail, pour soutenir l’apologie du viol. Ils trouvent un écho dans certains médias irresponsables qui hébergent leurs saillies misogynes.

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                « Il est gênant de voir que l’on fait de son genre un événement marketing »



C’est dans leurs rangs qu’il faut ranger le journaliste animateur du talk-show incriminé, qui soutient le professeur Diouf et le dépeint même sous les traits de la victime. Le renversement est grossier et sonne comme une nouvelle atteinte à la dignité des personnes qui ont été violées. Celles-ci sont assimilées à des bourreaux pour s’être habillées de façon « provocatrice ». Elles passent du statut de victimes à celui de vulgaires aguicheuses.
« Je ne me tairai pas »
Ceci rappelle les réactions déclenchées dans le pays en 2012 par la condamnation du journaliste mondain Cheikh Yérim Seck pour avoir violé une jeune fille dans une auberge. Beaucoup blâmaient la victime en demandant : « Que faisait-elle dans une auberge seule avec un homme jusqu’à être violée ? » Comme si le consentement féminin ne signifiait rien. Comme si le musellement des femmes ne devait jamais cesser.
Les propos de Songué Diouf sont terribles pour quiconque pense que nous pouvons construire une société différente qui respecte la simple dignité des femmes. Mais ils peuvent constituer un tournant majeur dans un contexte mondial de libération de la parole des victimes de viol, de harcèlement et d’agression sexuelle. En écho à #meetoo et #balancetonporc, des Sénégalaises ont lancé #nopiwuma (« je ne me tairai pas »). Intellectuels, hommes politiques – dont l’absence de réaction dans cette affaire est symptomatique du niveau du débat public sénégalais –, religieux progressistes ont une fenêtre de tir pour qu’enfin une révolution s’opère dans notre pays sur la question des droits des femmes.

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Les voix de ces dernières ne doivent plus cesser de tonner à nos oreilles de mâles égoïstes. Leurs cris de révolte doivent irriguer l’espace public et faire vivre le débat dans notre pays, où l’interprétation de la religion et les rapports sociaux ont instauré le sexisme et la misogynie. Combien de femmes, de petites filles sont violées et réduites au silence dans nos maisons, souvent avec la complicité des familles ?
Pis, on vient de leur dire que c’est de leur faute, car elles sont habillées de façon sexy ou ont des formes généreuses, qu’elles l’ont cherché, que c’est bien fait pour elles. Nous avons construit une société où être femme est un supplice, et nous devons tous en avoir honte.
Hamidou Anne est un consultant en communication institutionnelle sénégalais qui vit à Dakar. Il est également coauteur de l’ouvrage collectif Politisez-vous !.


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Les professionnels de l’aide aux personnes âgées manifestent, jeudi, dans plusieurs villes de France, ils réclament plus de moyens humains.
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Ehpad : grève des professionnels de l’aide aux personnes âgées

Les professionnels de l’aide aux personnes âgées manifestent, jeudi, dans plusieurs villes de France, ils réclament plus de moyens humains.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 16h15
   





                        


Augmenter les effectifs « urgemment ». C’est la « priorité » pour l’intersyndicale appelant à la grève jeudi 15 mars dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), les services d’aide à domicile, les hôpitaux gériatriques et autres structures en charge du grand âge.

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« On ne peut plus admettre que des personnes âgées ne soient pas douchées régulièrement », que leurs repas soient expédiés, résume Mireille Stivala (CGT) au nom de neuf autres syndicats (FSU, Fédération autonome de la fonction publique, CFDT, CFE-CGC, CFTC, FO, Solidaires, Union fédérale action sociale et Unsa) et de l’association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA). « Les résidents, on est obligé de les bousculer un peu. Il n’y a pas d’échange entre les soignants et les soignés », confie Emilienne Nyambal, qui travaille depuis sept ans à l’Ehpad des Chenets, à Courbevoie.

Laure, Fabienne, Stéphanie et Chantal travaillent comme aides soignantes dans un #Ehpad de Seine et Marne. Elles so… https://t.co/xcjKaULS8a— EhkirchValentin (@Valentin Ehkirch)


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Alors qu’un rassemblement est organisé depuis 13 heures sous ses fenêtres, à Paris, une délégation était reçue à la mi-journée au ministère des solidarités et de la santé. Les revendications : de meilleurs salaires et conditions de travail, l’abrogation de la réforme du financement des Ehpad. Et surtout un ratio d’un salarié tous personnels confondus pour un résident, contre 0,6 en moyenne actuellement. Une demande qui serait « pratiquement » satisfaite si la proposition de doubler le ratio de soignants en quatre ans, formulée dans un rapport parlementaire publié mercredi, était mise en œuvre. Soit plus de 200 000 recrutements, pour un coût de 7 milliards à 10 milliards d’euros.
Mais la ministre a déjà fait savoir que la France n’avait « pas les moyens budgétaires » de garantir le ratio d’un pour un. Une position « rigide et inflexible », a réagi jeudi le leader de FO, Jean-Claude Mailly. Le syndicaliste a suggéré de consacrer aux Ehpad une « partie » des recettes fiscales supplémentaires enregistrées en 2017. Concernant la réforme du financement des Ehpad qui a, selon elle, fait « 20 à 25 % » de perdants, la ministre promet d’en « neutraliser les effets négatifs » et n’exclut pas des « ajustements », en plus des 50 millions d’euros supplémentaires annoncés à la fin janvier. Elle présentera à la fin mars une feuille de route globale pour la prise en charge du vieillissement.

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                Grève des Ehpad : « Le gouvernement n’a pas pris la mesure des problèmes »



Les personnels des Ehpad avaient déjà organisé une première journée de mobilisation à la fin du mois de janvier, qui avait été très suivie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ La ville de Grenoble a signé deux conventions permettant à des SDF de s’installer dans des logements inoccupés de la municipalité, « le temps de se relancer ».
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édition abonné


Logements vides pour SDF : « J’ai retrouvé ce que ça voulait dire “avoir une intimité” »

La ville de Grenoble a signé deux conventions permettant à des SDF de s’installer dans des logements inoccupés de la municipalité, « le temps de se relancer ».



Le Monde
 |    15.03.2018 à 15h55
 • Mis à jour le
15.03.2018 à 15h58
    |

            Cécile Bouanchaud (Grenoble, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

A 18 ans, comme tous les jeunes adultes de son âge, Bobby pensait que son envie d’émancipation pourrait prendre toute son ampleur. Le jour de son anniversaire, il a quitté le domicile familial, son duvet sous le bras. Ou plutôt, sa mère, « qui avait fait trop de gamins », l’a mis dehors, « comme les autres ». On dit que l’école de la rue fait grandir. On dit des tas de choses dont la banalité vient travestir la réalité. A 18 ans, quand Bobby et Plume, deux amis de longue date, se sont « retrouvés à la rue », ils ont « arrêté de grandir ».
En décembre 2017, après plusieurs années passées entre les squats, les centres d’hébergements d’urgence, les parkings humides et les trottoirs glacés, les deux hommes ont pu reprendre le fil de leur vie d’adulte en emménageant dans une maison inhabitée, mise à disposition par la ville de Grenoble.
Cette installation est le fruit de mois de discussions amorcées avec la municipalité au printemps 2016, quand les deux jeunes hommes de 24 ans et 26 ans, appuyés par des associations d’aide aux sans-abri, sont venus frapper à la porte de la mairie pour leur proposer leur projet : trouver un logement dans l’optique d’une réinsertion sociale. Une envie d’abord personnelle, qu’ils ont souhaité faire profiter à d’autres en lançant l’association Tremplin, qui vise à ouvrir la porte de leur maison à des personnes dans la même situation.
La maison incarne « la fin de la galère »
En novembre, la municipalité de Grenoble a signé deux conventions de « mise à disposition de locaux », l’une avec l’association Tremplin, l’autre avec celle des Passeurs, qui visent toutes les deux à donner un toit à des personnes sans domicile fixe (SDF) pour les aider à « se relancer ». « Il se trouvait que la ville avait deux maisons, qu’elle avait préemptées en 2014 dans le cadre d’un projet urbain au long terme, qui prévoit la démolition de celles-ci, en vu de construire des immeubles...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Seulement une société sur cinq en France aurait mis en place une offre de sport. Mais les initiatives explosent.
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édition abonné


Des entreprises dopées au sport

Seulement une société sur cinq en France aurait mis en place une offre de sport. Mais les initiatives explosent.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 14h00
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Jamais les employés de Björn Borg, la marque de vêtements créée par l’ancien champion de tennis suédois, n’ont à se poser la question de leur ­emploi du temps du vendredi, de 11 heures à midi. C’est sport et c’est obligatoire. Objectifs affichés : convivialité, bien-être, mais aussi performance.
« Si on ne veut pas faire de sport etêtre intégré à la culture de l’entreprise, on s’en va », a récemment ­affirmé à l’AFP Henrik Bunge, le directeur général de Björn Borg, à l’origine de cette initiative il y a plus de deux ans. Mais, selon lui, personne n’a claqué la porte pour ce motif.
Aux Etats-Unis, c’est plutôt sur la carotte que ­misent certains employeurs. Ainsi du fabricant de matelas Casper qui offre jusqu’à 190 dollars par mois à ses salariés pouvant justifier, données ­connectées à l’appui, d’un certain niveau d’activité physique et de sommeil.
En France, le sport en entreprise n’est ni obligatoire ni rémunéré, mais il a le vent en poupe. Simples ­actions de sensibilisation, remboursement d’une salle de sport, mise à disposition de locaux, indemnité kilo­métrique vélo… Les initiatives sont multiples, et dépendent du niveau d’engagement des compagnies.
Un concept ancien
Le concept n’est pas récent. « Dès 1870, l’industriel Jean-Baptiste Godin avait fait construire un lavoir-piscine au Familistère de Guise pour apprendre aux ouvriers à nager, raconte Julien Pierre, maître de conférences à la faculté des sciences du sport de Strasbourg. Puis il y a eu des compétitions cyclistes entre grands magasins. A partir de 1920, l’industrie automobile s’est très investie dans la création ­d’équipes sportives. C’était un moyen de divertir, mais aussi d’exercer une forme de contrôle sur une main-d’œuvre jugée faillible. »
Aujourd’hui, les dirigeants cherchent à quantifier les bénéfices du sport pour la santé des salariés et celle de leur entreprise. Selon un rapport du cabinet...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Pendant que les salariés font grève pour de meilleures conditions de travail, la directrice générale de Korian, Sophie Boissard, doit s’expliquer sur ses résultats. Des fonds d’investissement convoitent le groupe.
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Les maisons de retraite Korian, un groupe très convoité

Pendant que les salariés font grève pour de meilleures conditions de travail, la directrice générale de Korian, Sophie Boissard, doit s’expliquer sur ses résultats. Des fonds d’investissement convoitent le groupe.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 12h45
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            

Des salariés en grève contre « l’inexcusable abandon dans lequel le gouvernement lais­se les personnes âgées vulnérables ». Des députées qui réclament, elles aussi, plus de moyens pour les maisons de retraite. Un Etat hostile à toute dépense supplémentaire. Et des investisseurs impatients, eux, que ces maisons dégagent les profits escomptés. La journée du jeudi 15 mars a fourni un concentré des exigences contradictoires auxquelles doivent faire face les exploitants d’établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) comme Korian, l’un des deux champions du secteur en Europe, avec Orpea.

Le cas Korian est une illustration parfaite de la crise des Ehpad et de sa complexité. Jeudi, alors qu’une partie de son personnel défilait pour de meilleures conditions de travail, Sophie Boissard, la directrice générale du groupe privé, présentait ses résultats annuels et sa stratégie à des financiers qui, eux, espèrent plutôt des bénéfices en hausse.
Contacts pour une prise de contrôle
Fragilisé par Un grand oral important. En novembre 2015, le précédent patron avait été brusquement écarté par les grands actionnaires. Venue de la SNCF, Mme Boissard l’avait remplacé pour assurer l’intégration des sociétés acquises au fil des ans, redresser la rentabilité et réduire l’écart avec Orpea en Bourse.
Depuis 2015, l’action de Korian a reculé de 14 %, quand celle d’Orpea, son principal concurrent a bondi de 40 %.
Or cet écart s’est au contraire accru. Depuis décembre 2015, l’action Korian a reculé de 14 %, quand celle d’Orpea a bondi de 40 %. Si bien que les deux français ont beau réaliser exactement le même chiffre d’affaires (3,1 milliards d’euros en 2017), Orpea, considérée comme une entreprise mieux gérée, pèse à présent trois fois plus en Bourse que son rival ! « La valeur de Korian et son potentiel de croissance ne sont pas reconnus dans le cours de Bourse, c’est évident et je suis la première à le regretter »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ L’exposition « Malmaison, un jardin d’expérience » fait revivre les grandes heures du domaine à l’époque de l’impératrice Joséphine
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Après avoir été débouté à trois reprises, l’office HLM de l’Oise a obtenu gain de cause.
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A Compiègne, la justice ordonne l’expulsion d’une famille dont les fils dealent dans la cité

Après avoir été débouté à trois reprises, l’office HLM de l’Oise a obtenu gain de cause.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 11h49
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            
Il suffit de deux ou trois familles noiseuses dont les enfants se livrent au trafic de drogue pour compliquer, voire pourrir la vie de centaines d’habitants d’un quartier ou d’une cité. Et les bailleurs sociaux sont en première ligne, parfois bien seuls et démunis, pour répondre aux plaintes des voisins et rétablir une indispensable tranquillité. « Nous avons décidé de réclamer systématiquement, en justice, la résiliation du bail de locataires qui se livrent à de tels trafics ou hébergent des trafiquants condamnés, et nous les expulserons sans état d’âme », affirme Vincent Peronnaud, le directeur général de l’Office public d’aménagement et de construction (OPAC) HLM de l’Oise. En janvier 2017, il n’avait pas hésité à faire évacuer et murer trente logements de trois cages d’escalier au Clos-des-Roses, à Compiègne, tant le climat y était devenu invivable.
Aujourd’hui, il se réjouit d’une petite victoire obtenue le 27 février, auprès de la cour d’appel d’Amiens. Son arrêt résilie le bail de Mme D. et la condamne à être expulsée pour « trouble de jouissance », les juges constatant que trois de ses fils ont été condamnés, en 2010 pour voie de fait dans le hall de l’immeuble, et en 2015 et 2017 pour trafic de stupéfiants. La dernière condamnation est la plus grave, assortie d’une peine de trois ans et demi de prison ferme pour participation directe à un « trafic international de grande ampleur, impliquant 150 à 200 clients par jour » venus acheter du cannabis, de l’héroïne, du crack et de l’ecstasy dans la cité et le hall de l’immeuble où réside la famille.

Exaspération
L’office a dû s’y reprendre à trois fois pour obtenir cette décision d’expulsion. En 2011 puis en 2016, il avait été débouté en première instance. Le juge estimant que les nuisances avaient cessé car l’un des fils était en prison pour un an et éloigné de la cité pour deux ans. Or, les mesures d’éloignement sont difficiles à faire respecter « et nos gardiens,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Lors de la première phase d’inscription sur la nouvelle plate-forme, les candidats ont fait en moyenne 7,9 vœux. Ils ont jusqu’au 31 mars pour les confirmer.
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Parcoursup 2018 : près de 890 000 jeunes ont fait des vœux d’admission post-bac

Lors de la première phase d’inscription sur la nouvelle plate-forme, les candidats ont fait en moyenne 7,9 vœux. Ils ont jusqu’au 31 mars pour les confirmer.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
15.03.2018 à 12h05
    |

            Séverin Graveleau et 
Camille Stromboni








                        



   


D’après les chiffres communiqués par le ministère de l’enseignement supérieur au lendemain de la clôture des inscriptions, mardi 13 mars, 887 681 candidats ont formulé au moins un vœu d’orientation sur la nouvelle plate-forme, Parcoursup 2018, qui a succédé à APB (Admission post-bac).
Ce chiffre représente une progression de 5,23 % par rapport à 2017, « cohérente avec la hausse démographique que connaît actuellement l’enseignement supérieur », déclare le ministère. Précisément, ce sont 666 002 lycéens de terminale qui ont inscrit au moins un vœu sur la plate-forme, ainsi que 122 620 étudiants en réorientation, et 99 059 candidats dans une autre situation (non scolarisés, candidats inscrits à l’étranger…).

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Au total, un peu plus de sept millions de vœux ont été enregistrés, soit une hausse de 6,8 % par rapport à 2017, avec un nombre moyen de 7,9 vœux par candidat. Les candidats pouvaient cette année formuler jusqu’à dix vœux (ainsi que vingt sous-vœux) contre 24 l’année dernière. En 2017, à l’issue de cette phase de formulation des vœux, le précédent gouvernement comptabilisait 9,4 vœux en moyenne.
Fin de la hiérarchisation des vœux
Précision importante : si les candidats ne peuvent plus ajouter de nouveaux vœux, ils ont encore jusqu’au 31 mars pour finaliser leur dossier de candidature (lettre de motivation, pièces justificatives demandées par les formations, etc.) et confirmer leurs vœux. Les chiffres présentés le 13 mars seront donc « mis à jour » après cette échéance, précise le ministère.
Contrairement aux années passées, les candidats n’ont plus à classer leurs vœux par ordre de préférence. Conséquence : il n’est pas possible de déterminer à cette date quelles sont les filières du supérieur les plus attractives, toutes étant mises sur un pied d’égalité dans les vœux des candidats.

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A partir du début du mois d’avril, les établissements vont devoir examiner les dossiers, les classer et apporter une réponse aux candidats, à partir du 22 mai. Toutes les formations seront concernées, y compris à l’université (licences et Paces, la première année commune aux études de santé) alors qu’auparavant seules les filières sélectives (BTS, IUT, classes préparatoires, écoles d’ingénieurs ou de commerce…) examinaient les dossiers des candidats.
« 300 000 candidats n’auront pas accès à la filière universitaire de leur choix », selon l’UNEF
Depuis l’annonce de la réforme de l’accès à l’enseignement supérieur en octobre, le syndicat étudiant UNEF dénonce la mise en œuvre de la sélection à l’université. Dans un dossier publié le 13 mars, l’organisation estime que 34 % des licences et Paces seront amenées à refuser des candidats cette année. Un résultat obtenu en comparant les capacités d’accueil de chaque formation affichées cette année sur la plate-forme Parcoursup et les vœux préférés en 2017 par les candidats sur la plate-forme d’Admission post-bac.
« 300 000 candidats n’auront pas accès à la filière universitaire de leur choix », affirme ainsi le syndicat étudiant, qui liste les disciplines les plus concernées, avec en tête les sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS), le droit, la psychologie ou encore l’économie-gestion et les sciences de la vie, dont certaines avaient écarté l’an dernier des candidats par tirage au sort, faute de places. L’UNEF appelle à une nouvelle journée de mobilisation contre cette réforme, ce jeudi 15 mars.

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« Le Monde » aide les jeunes à s’orienter vers les études supérieures
En cette période de formulation et de confirmation des vœux d’orientation sur la nouvelle plate-forme d’admission post-bac, Parcoursup, Le Monde Campus propose reportages, décryptages, tchats, à retrouver sur ses sous-rubriques O21, Etudes supérieures et Parcoursup APB.
Pour aider les 16-25 ans, leurs familles et les enseignants à se formuler les bonnes questions au moment d’effectuer les vœux d’orientation, Le Monde organise également les conférences O21/S’orienter au 21e siècle, à Paris (17 et 18 mars), après Nancy, Lille, Nantes et Bordeaux.

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                Choisir son orientation : participez à nos conférences O21 à Paris, les 17 et 18 mars








                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Laurent Marcangeli et cinq autres personnes étaient entendus dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en 2016 pour « détournement de fonds publics, faux et usage de faux ».
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Le maire d’Ajaccio en garde à vue dans une enquête sur des contrats aidés suspects

Laurent Marcangeli et cinq autres personnes étaient entendus dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en 2016 pour « détournement de fonds publics, faux et usage de faux ».



Le Monde
 |    15.03.2018 à 11h26
 • Mis à jour le
15.03.2018 à 18h35
   





                        



   


Le maire d’Ajaccio a été entendu pendant plus de vingt-quatre heures dans le cadre d’une garde à vue, qui s’est achevée jeudi 15 mars dans après-midi sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui, a-t-on appris d’une source proche de l’enquête.
Cinq autres personnes, qui avaient été placées également en garde à vue depuis mercredi matin dans cette affaire, étaient toujours entendues jeudi après-midi, a précisé cette source.
Cette garde à vue intervenait « dans le cadre d’une information judiciaire ouverte le 24 juin 2016 au pôle économique et financier du TGI de Bastia, entre autres notamment, des chefs de détournement de fonds publics, faux et usage de faux portant sur le caractère éligible des demandeurs d’emploi dans le cadre de contrats aidés Pôle emploi », a précisé la procureure de Bastia, Caroline Tharot.
Embauches suspectes
Selon une source proche de l’enquête, il s’agit d’un dossier portant sur des embauches suspectes ou l’attribution de contrats aidés à des personnes qui ne remplissaient pas les critères d’embauche dans plusieurs organismes, dont la mairie et des associations notamment liées aux personnes âgées.
Le premier adjoint au maire, Stéphane Sbraggia, ainsi que le directeur général des services de la ville, Pierre-Paul Rossini, font partie des cinq personnes placées en garde à vue avec le maire.
Laurent Marcangeli, 38 ans, est maire de la cité ajaccienne depuis trois ans. Il a quitté le parti politique Les Républicains début 2018 pour protester contre la ligne du nouveau chef du parti, Laurent Wauquiez.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Jean-Michel Blanquer et Emmanuel Macron devaient se rendre jeudi dans une école primaire au sud de Tours afin de calmer la colère des enseignants et des élus.
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Fermetures de classes en milieu rural : bataille de chiffres entre le ministère et les syndicats

Jean-Michel Blanquer et Emmanuel Macron devaient se rendre jeudi dans une école primaire au sud de Tours afin de calmer la colère des enseignants et des élus.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
15.03.2018 à 14h36
    |

                            Mattea Battaglia








                        



                                


                            

C’est la première « zone de turbulence » que traverse Jean-Michel Blanquer, disent les observateurs du monde de l’école ; son premier « test », imposé par la préparation de la rentrée 2018 – la première de l’ère Macron. Le ministre de l’éducation a choisi de le passer en se rendant à l’école primaire de Rilly-sur-Vienne (Indre-et-Loire), jeudi 15 mars, aux côtés du chef de l’Etat, Emmanuel Macron. Une petite école rurale, au sud de Tours, qui doit bénéficier, en septembre, d’un poste supplémentaire lui permettant d’ouvrir une troisième classe, et d’échapper à ces fermetures dénoncées un peu partout ailleurs.
« Opération déminage », souffle-t-on dans les rangs syndicaux, alors que la grogne enfle depuis plusieurs semaines. De l’Ariège à l’Orne, du Finistère aux Vosges en passant par l’Yonne, un même refrain résonne sur le terrain, où quelque 70 rassemblements ont été recensés : pour dédoubler les CP et CE1, mesure éducative phare de ce gouvernement, celui-ci doit puiser, entre autres viviers, dans celui de l’école rurale que le SNUipp-FSU décrit comme « dépouillée ». 
« 200 à 300 classes, grand maximum »
Cette petite musique selon laquelle « on déshabille Pierre pour habiller Paul » s’est fait entendre jusque sous les ors de l’Assemblée nationale, où des députés Les Républicains – dont le vice-président du parti, Guillaume Peltier – mais aussi de La France insoumise et du Front national sont montés au créneau, ces derniers jours, pour rappeler le président Macron à ses engagements : lors de la Conférence des territoires, en juillet 2017, le chef de l’Etat avait assuré qu’il n’y aurait plus aucune fermeture de classes rurales.
Huit mois sont passés et, entre le ministre de l’éducation, qui se revendique aujourd’hui comme le « premier fervent partisan des écoles rurales », et la communauté éducative mobilisée, une bataille de chiffres fait rage. De « 200 à 300 classes, grand maximum », seront supprimées à la rentrée,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Electrisés par une annonce prématurée de la ministre des outre-mer Annick Girardin, les militants ont décidé de poursuivre la grève.
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A Mayotte, la base relance la guerre des barrages

Electrisés par une annonce prématurée de la ministre des outre-mer Annick Girardin, les militants ont décidé de poursuivre la grève.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
15.03.2018 à 11h22
    |

            Patrick Roger (Mayotte, envoyé spécial)








                        


« Vous nous avez trahis. » Sur les barrages finalement maintenus à Mayotte, mercredi 14 mars, les membres de la délégation qui avaient rencontré, la veille, la ministre des outre-mer, Annick Girardin, essuient la colère des militants de base. Alors qu’ils se rendent à Tsingoni, dans le centre de l’île, où doivent se réunir au grand complet les dirigeants de l’intersyndicale et du collectif des citoyens, Saïd Hachim (CGT), Salim Nahouda (CGT) et Mahamoud Azihary, figure éminente du collectif, n’arrivent pas à se faire entendre.

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Des divisions sont apparues depuis que Fatihou Ibrahim, un des porte-parole du mouvement qui paralyse partiellement le département depuis le 20 février, a annoncé, à l’issue des cinq heures de discussion avec la ministre, que la suspension du mouvement et la levée des barrages allaient être proposées. Cette éventualité devait encore être soumise à l’approbation de la population, appelée à se rassembler mercredi matin place de la République, à Mamoudzou.
Atmosphère tendue
Mais le message a été rapidement balayé par la colère des grévistes et des barragistes. Une colère attisée par le communiqué diffusé dès mardi soir par le ministère des outre-mer se félicitant d’« un accord mettant un terme à la crise de Mayotte ». Selon ce texte, « les collectifs et l’intersyndicale se sont engagés à débloquer les barrages de l’île au cours de la matinée du 14 mars ». Cette annonce précipitée, une invraisemblable bévue, a placé les membres de la délégation dans une situation délicate.

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A l’ouverture de la réunion des dirigeants de l’intersyndicale et du collectif, à la mairie de Tsingoni, l’atmosphère est tendue. Les échanges ne commenceront pas avant l’arrivée de trois imams. Un à un, chaque participant est appelé à prêter serment, sur le Coran, de ne pas « trahir le mouvement » : le serment de Tsingoni. La presse est invitée à quitter les lieux. Car les échanges vont être rudes. Les représentants qui faisaient partie de la délégation tentent de justifier leur démarche. En vain.

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Au terme de quatre heures de réunion, la décision est prise de poursuivre le mouvement et de maintenir les barrages. C’est Fatihou Ibrahim lui-même qui est chargé de venir l’annoncer à la presse. Celui qui, la veille, avait salué « des avancées réelles » à l’issue de la rencontre avec Mme Girardin dénonce à présent « une mascarade », « cinq heures perdues ». « Nous sommes scandalisés que la ministre annonce qu’un accord avait été trouvé alors qu’aucun protocole n’a été signé et que la suspension du mouvement n’a pas encore été approuvée par la population », explique le porte-parole. Il déplore « des méthodes d’un autre temps » et « une volonté d’imposer coûte que coûte les choix du gouvernement ». Estimant que, « finalement, la ministre n’a rien compris », il assure que « la grève continue, les barrages continuent, tant que nous n’aurons pas un vrai interlocuteur ».
Catharsis
Rentrée dans la nuit à Paris pour faire une communication au conseil des ministres de mercredi matin, où son travail a été « salué » par le premier ministre et le président de la République, selon Benjamin Grivaux, le porte-parole du gouvernement, Mme Girardin n’a pu que prendre acte de ce retournement. Interrogée mercredi soir lors de l’émission « Quotidien », sur TMC, elle a toutefois promis de tenir les engagements pour Mayotte pris la veille, même si les barrages « ne sont pas levés tout de suite ». « On a une telle colère, une telle peur que ça va prendre du temps » de mettre fin à la crise, a-t-elle reconnu. « Le retour sur le terrain (…) a peut-être été brutal parce qu’on n’a pas suffisamment expliqué ce qui a été mis » sur la table, a-t-elle avancé, ajoutant que, peut-être, « la base est plus dure » que les négociateurs.
Malgré la position inflexible affichée à Tsingoni, la situation ne semble pas totalement bloquée. Dès ce jeudi, les trois missionnaires restés à Mayotte, le préfet Jean-Jacques Brot, le conseiller d’Etat Jean Courtial, le général de gendarmerie Lambert Lucas, auquel s’est ajouté Yves Jobic, contrôleur général de la police nationale, devaient rencontrer les dirigeants de l’intersyndicale et du collectif pour engager les discussions sur les axes de rattrapage et de développement de Mayotte qui doivent émerger d’ici un mois, conformément à ce qui avait été convenu lors de la réunion de mardi soir.
Par ailleurs, les négociateurs vont se rendre sur tous les barrages maintenus pour expliquer le bilan des échanges avec la ministre des outre-mer, la nature des engagements pris et des discussions qui vont se poursuivre. La tâche ne sera vraisemblablement pas aisée mais c’est le prix à payer après trois semaines de grèves et de blocages, la fatigue, l’énervement et la radicalisation qui s’ensuivent. L’arrêt brutal du mouvement, du jour au lendemain, n’était tout simplement pas jouable. La maladresse du ministère n’a pas facilité les choses.
D’une certaine manière, l’exercice de catharsis de Tsingoni aura toutefois eu deux vertus. D’abord, il fallait que chacun dise ce qu’il avait sur le cœur, même si, pour ceux qui s’étaient le plus exposés, à l’image des deux jeunes figures émergentes de ce mouvement, Fatihou Ibrahim et Saïd Hachim, l’épreuve a été rude. « Cela a été perçu comme une trahison, j’ai été accusé de tous les maux », confie ce dernier, qui fait état des insultes, voire des menaces qu’il a reçues au téléphone.
Bien que désavoués en apparence, ces derniers ont toutefois pu faire partager leurs convictions et ont été maintenus dans leurs fonctions à la tête du mouvement. En endossant la position prise collectivement à Tsingoni par l’intersyndicale et le collectif, ils peuvent continuer à aller sur les barrages pour rencontrer les militants et les citoyens de base sans se faire rejeter. « Il est important de les préserver, note un observateur averti. Ce sont eux la relève de ce territoire. Ils sont le symbole d’une jeunesse, d’un haut niveau intellectuel, qui veut s’engager pour l’avenir de Mayotte. » La grève et les barrages continuent à Mayotte. Les difficultés d’approvisionnement et sanitaires s’aggravent. Et une élection législative partielle doit avoir lieu dimanche 18 mars. Dans l’indifférence quasi générale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Pour le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la cohésion des territoires, réunir des offices HLM permettra de mutualiser les moyens.
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Denormandie : « Des organismes HLM forts construiront là où sont les besoins »

Pour le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la cohésion des territoires, réunir des offices HLM permettra de mutualiser les moyens.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 10h24
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

Julien Denormandie, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la cohésion des territoires, observe que les regroupements d’organismes HLM permettront de mutualiser les moyens et d’élaborer des plans d’investissement communs.
La loi Elan prévoit un regroupement des organismes HLM. Qu’en attendez-vous et quel est, selon vous, le nombre optimal ?
Nous manquons de logements HLM. Il y a 1,8 million de demandeurs et, en moyenne, huit ans d’attente en Ile-de-France. Des organismes plus forts pourront construire là où sont les besoins. C’est un constat partagé avec les bailleurs sociaux dont certains ont déjà commencé à se regrouper. Nous voulons favoriser ces regroupements pour atteindre des groupes d’au moins 15 000 logements, avec une dérogation pour certains départements ruraux afin de tenir compte des spécificités territoriales.

Nous laissons aux organismes la liberté de se fédérer comme ils le souhaitent, avec qui ils le souhaitent. Le but est qu’ils mutualisent leurs moyens pour, par exemple, procéder à des achats groupés, mais aussi qu’ils élaborent un plan d’investissement en commun. La législation actuelle ne le favorise pas, on va donc la modifier. Ils pourront aussi élargir leurs compétences et développer des activités annexes. Les collectivités locales ont leur place dans ces groupements, qui pourront opter pour un statut classique d’entreprise ou le statut coopératif avec le principe « un membre, une voix ».
Pourquoi souhaitez-vous que les HLM vendent des logements au rythme de 40 000 par an ? N’y a-t-il pas un risque de créer des copropriétés dégradées et d’ouvrir la porte aux marchands de sommeil qui achèteront ces logements bon marché pour les louer à prix exorbitant ?
Nous poursuivons deux buts : d’abord, permettre aux locataires HLM de devenir propriétaires, mais aussi donner aux bailleurs les moyens de dégager des ressources nouvelles pour construire. Un logement vendu permet...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ L’exécutif entend faciliter  les regroupements d’organismes et les ventes de logements sociaux.
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Le gouvernement veut restructurer et mieux utiliser le parc HLM

L’exécutif entend faciliter  les regroupements d’organismes et les ventes de logements sociaux.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 10h19
 • Mis à jour le
15.03.2018 à 10h25
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

Regrouper les organismes HLM, accélérer la mobilité de leurs locataires, vendre du patrimoine… Voilà les principaux objectifs de la réforme du monde HLM que souhaite le gouvernement. Après le choc financier infligé au secteur, qui voit ses recettes désormais ponctionnées de 800 millions d’euros à la suite de la réforme de l’aide personnalisée au logement (APL), soit 4 % de ses loyers, au tour de sa réforme structurelle. Elle sera déclinée dans la future loi Evolution du logement et aménagement numérique (Elan), présentée en conseil des ministres le 4 avril, avant son examen en première lecture par l’Assemblée nationale les 28 et 29 mai. La partie consacrée au logement social est particulièrement abondante et détaillée.
Julien Denormandie, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la cohésion des territoires, était sur le terrain pour en faire la promotion. « Il vaut mieux utiliser le parc social et fluidifier la gestion des logements », a-t-il insisté, mardi 13 mars, à Montrouge. Sans remettre en cause les avantages des locataires HLM, dont le sacro-saint maintien dans les lieux, le gouvernement veut que leur situation soit réexaminée au moins tous les six ans pour faire correspondre leur logement à leurs besoins.

Avec ses 2 500 logements dont il n’attribue qu’une centaine par an, l’office public Montrouge Habitat a bien du mal à satisfaire les 8 000 demandes en souffrance. « En voyant toutes ces familles attendant une attribution alors que de grands appartements HLM sont sous-occupés par des personnes seules, veufs ou veuves dont les enfants sont partis, nous avons, en juin 2015, imaginé un dispositif pour les inciter à bouger », sans construire de nouveaux logements, raconte Thierry Virol, le président de Montrouge Habitat et adjoint au maire chargé du logement. « Mais ils doivent y voir leur intérêt financier, que le nouveau loyer soit nettement inférieur, que le déménagement ne leur coûte rien...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Les travaux réalisés en 2018 seront déductibles en totalité en 2018, puis une nouvelle fois à hauteur de 50 % en 2019.
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Propriétaires, c’est le moment d’effectuer des travaux dans le logement que vous louez !

Les travaux réalisés en 2018 seront déductibles en totalité en 2018, puis une nouvelle fois à hauteur de 50 % en 2019.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 07h15
 • Mis à jour le
15.03.2018 à 18h14
    |

                            Nathalie Cheysson-Kaplan








                        



   


Pour les particuliers qui mettent un logement en location, les travaux de rénovation constituent une charge déductible de leurs revenus fonciers. Lorsque ces travaux sont supérieurs au montant des loyers, la différence constitue un déficit foncier imputable sur leur revenu global dans la limite de 10 700 euros par an, le surplus étant reportable sur les revenus fonciers des dix années suivantes.
De quoi réaliser une belle économie d’impôt sur le revenu… Sauf qu’avec la mise en place du prélèvement à la source en 2019, dans la mesure où les contribuables n’auront pas d’impôt à payer sur leurs revenus courants de 2018, ils n’auront a priori pas intérêt à engager des charges déductibles, puisque cela ne leur apportera aucun avantage particulier.

        Lire aussi :
         

                Immobilier : la dématérialisation est en marche



Pour éviter que les contribuables ne reportent leurs travaux non « urgents » en 2019, un dispositif particulier de déduction est prévu pour cette année et l’année prochaine. Pour le calcul de leurs revenus fonciers de 2018, les contribuables pourront déduire comme chaque année l’intégralité des travaux réalisés en 2018. En revanche, le montant des travaux qu’ils pourront déduire en 2019 sera égal à la moyenne des dépenses payées en 2018 et 2019.
Les travaux réalisés en 2018 seront donc déductibles en totalité en 2018 puis une nouvelle fois à hauteur de 50 % en 2019. Par exemple, un contribuable qui effectue 40 000 euros de travaux en 2018 pourra à nouveau déduire 20 000 euros en 2019. Soit 60 000 euros en tout alors qu’il n’a dépensé que 40 000 euros !

        Lire aussi :
         

                Acquisition d’un logement, attention aux frais cachés



Pour que cet effet de levier joue à plein, il faut que le coût des travaux soit supérieur ou égal à deux fois le montant des revenus fonciers, majoré de 21 400 euros (soit deux fois le montant du déficit annuel imputable). Autrement dit, c’est le moment où jamais pour ceux qui souhaitent faire de « gros » travaux ou réaliser un investissement locatif dans l’ancien avec d’importants travaux de rénovation. Ils pourront déduire plus que ce qu’ils ont dépensé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Contrainte de céder la codirection des débats aux prévenus, la présidente ne peut empêcher le procès de glisser vers une remise en question du rôle du tribunal.
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Article sélectionné dans La Matinale du 14/03/2018
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Tarnac : au deuxième jour d’audience, le procès subversif de la justice pénale

Contrainte de céder la codirection des débats aux prévenus, la présidente ne peut empêcher le procès de glisser vers une remise en question du rôle du tribunal.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
15.03.2018 à 10h15
    |

            Pascale Robert-Diard et 
Henri Seckel








                        



                                


                            
Au deuxième jour du procès Tarnac, mercredi 14 mars, il s’est produit un imperceptible glissement. On commençait tout juste à s’habituer au flot verbal de deux des prévenus, Julien Coupat et Mathieu Burnel, à leur spectaculaire aplomb, à leur connaissance aiguë de chacune des 27 000 pages de leur dossier, tour à tour agacé ou amusé par l’insolence de ces vieux jeunes et les fous rires potaches qu’elle déclenchait chez un public tout acquis à leur cause.
La présidente, Corinne Goetzmann, avait déjà adroitement ajusté le ton de son interrogatoire – un compromis entre autorité et souplesse –, ne s’offusquant plus de voir Julien Coupat sortir son Thermos et remplir son bol à maté en répondant à ses questions ou de ses prises de paroles intempestives. Face à ces prévenus enflammés et hautement inflammables, qui répondent de l’accusation de sabotage d’une ligne TGV, et à des représentants du parquet accablés de sarcasmes dès le premier jour, elle s’installait dans le rôle d’arbitre attentive, scrupuleuse, protectrice et ouverte, soucieuse de rétablir aux yeux de tous une image plus flatteuse de la justice que celle laissée par ce dossier.
Lorsque, présentant les photos de surveillance de la ferme du Goutailloux sur le plateau de Millevaches prises en 2008 par les policiers de la sous-direction antiterroriste (SDAT), Corinne Goetzmann a dit : « Voilà donc la “base logistique des activistes” », chacun a perçu les guillemets distanciés dont elle accompagnait sa présentation.
« Je ne me soumets pas à la question »
Elle a aussitôt enchaîné en posant à Julien Coupat une question qu’elle voulait la plus ouverte possible sur le « projet » qui avait été le sien en acquérant cette bâtisse. La réponse est tombée comme un couperet, « Je m’étonne de cette question qui reprend la trame de suspicion du récit initial, de cette façon de poser un décor, une ambiance », aussitôt suivie d’une diatribe contre les services d’enquête et le premier...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Des retraités manifestent jeudi pour défendre leur pouvoir d’achat. L’occasion de faire le tour de leur situation dans le détail.
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Les retraités, « privilégiés » ou « vaches à lait » ?

Des retraités manifestent jeudi pour défendre leur pouvoir d’achat. L’occasion de faire le tour de leur situation dans le détail.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
15.03.2018 à 15h52
    |

            Adrien Sénécat








                        


Les seniors sont appelés par plusieurs syndicats à descendre dans la rue, jeudi 15 mars, pour défendre leur pouvoir d’achat. « Les retraitées et les retraités ne sont pas des privilégiés ! », scande le tract unitaire diffusé à l’occasion du mouvement. Principale raison de la contestation : la hausse de la CSG de 1,7 point pour 60 % des retraités au début de l’année.
Cette colère est-elle celle d’une « génération dorée », comme l’a qualifiée le député Eric Alauzet (LRM) dans une interview au Parisien au début du mois de mars ? Ou traduit-elle le mécontentement légitime d’anciens actifs qui verraient leur pouvoir d’achat chuter mois après mois ? Pour dépasser les clichés et les raccourcis, les Décodeurs vous proposent de faire le point sur la situation des retraités français en six questions.

1. La hausse de la CSG ne vise-t-elle vraiment que les « retraités les plus aisés » ?
C’EST PLUTÔT VRAI
40 % des retraités, les moins aisés, ne sont pas touchés par la hausse
Le taux plein de la contribution sociale généralisée (CSG) sur les pensions de retraite a augmenté de 1,7 point en janvier, passant de 6,6 % à 8,3 %. Il faut néanmoins préciser qu’il ne concerne qu’environ 60 % des retraités, selon le gouvernement : ceux dont le revenu fiscal de référence annuel est supérieur ou égal à 14 404 euros pour une personne seule (environ 1 200 euros par mois) et 22 095 euros pour un couple (autour de 1 840 euros par mois) — les modalités et seuils d’exonération sont détaillés dans cette circulaire.
Les retraités qui ont des revenus inférieurs à ce seuil se voient appliquer le taux de CSG réduit de 3,8 % (que le gouvernement n’a pas modifié) ou en sont exonérés pour les moins aisés.
Il est donc juste de dire que la hausse de la CSG vise « les retraités les plus aisés », ou plus exactement les 60 % de retraités qui sont les plus aisés au sens du revenu fiscal de référence.
Faire partie des « 60 % les plus aisés » n’est pas synonyme d’être « riche »
Ce critère a tout de même ses limites : derrière un même revenu fiscal de référence peuvent se cacher deux situations bien différentes, comme une personne propriétaire de son logement et une autre qui doit payer un loyer par exemple.
Il faut également préciser que les seuils évoqués de 1 200 euros par mois de revenu fiscal de référence pour un célibataire et de 1 840 euros pour un couple incluent aussi les revenus autres que les pensions. Des seniors avec des retraites modestes, mais qui ont d’autres revenus, ont donc aussi pu être touchés par la hausse de la CSG.
Enfin, il faut garder à l’esprit que les millions de retraités concernés par la mesure ont beau faire partie des « 60 % les plus aisés » de la catégorie, ils ne sont pas « riches » ou particulièrement « aisés » pour autant. Il s’agit de notions subjectives, comme peut l’être celle de « classe moyenne ».
Cet article fait partie d’une série de 5 questions sur les retraités



2. La suppression de la taxe d’habitation compense-t-elle vraiment la hausse de la CSG ?
Le gouvernement fait régulièrement valoir que si 60 % des retraités verront leur CSG augmenter, beaucoup pourront bénéficier en revanche de la disparition progressive de la taxe d’habitation. Une affirmation difficile à évaluer dans le détail, tant les situations peuvent varier d’un foyer à un autre. On peut tout de même grossièrement noter quatre cas de figure possibles :




       



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"titre": "Premier cas de figure : ceux qui ne payaient d\u00e9j\u00e0 pas la taxe d\u2019habitation",
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Pas de changement significatifIl s'agit :Des célibataires (hors veuves et veufs) dont le revenu fiscal de référence rapporté au mois est inférieur à 900 euros ;Des couples dont le même revenu est inférieur à 1380 euros.Ceux-là font partie des 15 % des foyers français qui étaient déjà exonérés de la taxe d'habitation en 2017 et avant. Comme ils sont également exonérés de CSG sur leurs pensions, les deux mesures dont il est question ici n'affecteront pas significativement leur pouvoir d'achat.Par ailleurs, une partie de ces ménages profiteront des futures hausses de l'allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) d'un montal total de 100 euros étalé entre avril 2018 et l'année 2020.",
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"titre": "Deuxi\u00e8me cas : ceux qui verront leur taxe d\u2019habitation baisser sans hausse de CSG",
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Un gain netIl s'agit :Des célibataires dont le revenu fiscal de référence rapporté au mois est compris entre 900 et 1 200 euros ;Des couples dont le même revenu est compris entre 1380 et 1 840 euros.Ceux-là sont une partie des 65 % de foyers supplémentaires qui bénéficieront d'une exonération de 30 % de leur taxe d'habitation en 2018. Celle-ci sera en effet accordée à ceux dont les revenus dépassent l'ancien seuil d'exonération mais restent inférieurs à 27 000 euros annuels (2 250 euros par mois) pour un célibataire et 43 000 euros pour un couple (3 580 euros).Comme ils ne verront pas leur CSG augmenter par ailleurs, étant assujettis au taux réduit ou exonérés de celle-ci, ils sortiront gagnants de ces deux changements. Ils verront également leur taxe d'habitation diminuer de nouveau en 2019 et disparaître en 2020.",
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Plutôt une perteIl s'agit :Des célibataires dont le revenu fiscal de référence rapporté au mois est compris entre 1 200 et 2 250 euros ;Des couples dont le même revenu est compris entre 1 840 et 3 580 euros.Ceux-là font aussi partie des 65 % de foyers pour qui la taxe d'habitation baissera de 30 % dès 2018. Cette dernière est en moyenne, pour ceux qui la paient, est de l'ordre de 780 euros. Sur cette base, l'exonération de taxe d'habitation en 2018 pour les personnes éligibles serait de l'ordre de 235 euros en 2018 puis autour de 270 euros supplémentaires en 2019. Il faut néanmoins rappeler qu'il y a de fortes disparités dans le montant de la taxe liées à la commune et au type de logement.On peut grossièrement estimer qu'un célibataire dans ce cas de figure paiera entre 240 et 450 euros de CSG supplémentaires par an et devrait donc y perdre un peu au change, selon les cas, si l'on rapporte cette fourchette aux 235 euros de gains liés à la taxe d'habitation la première année. La perte nette devrait être un peu plus élevée pour les couples, qui paieront entre 280 euros et 730 euros de CSG de plus par an.Attention : pour être tout à fait rigoureux, il faudrait étudier des situations précises, et tenir compte également du fait que la hausse de la CSG sera en partie atténuée par une baisse de l'impôt sur le revenu (la hausse de CSG est en effet déductible de celui-ci).On peut néanmoins retenir que pour le gros de ces ménages, il y aura bien une perte de l'ordre de quelques centaines d'euros en 2018. Celle-ci devrait en revanche être mieux compensée en 2019 et il devrait enfin rester peu de perdants nets en 2020 (à part les couples dans le haut de cette tranche de revenus mais qui payaient une faible taxe d'habitation).",
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Une perte significativeIl s'agit :Des célibataires dont le revenu fiscal de référence rapporté au mois est supérieur à 2 250 euros ;Des couples dont le même revenu est supérieur à 3 580 euros.Ces retraités, qui figurent parmi les 20 % de foyers français les plus aisés, ne verront pas leur taxe d'habitation baisser en 2018 et 2019. Leur CSG va en revanche augmenter d'1,7 point. Bien qu'atténuée en partie par une baisse de leur impôt sur le revenu, cette hausse représentera donc une perte sèche de pouvoir d'achat.En 2020, en revanche, ils devraient bénéficier de la disparition de la taxe d'habitation comme les autres foyers.",
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En résumé, la hausse de la CSG représentera bien une perte nette en 2018 pour une bonne partie des 60 % de retraités concernés. Ce devrait en revanche être sensiblement moins le cas en 2019, et seuls les plus aisés devraient toujours enregistrer une perte considérable en 2019.
Cet article fait partie d’une série de 5 questions sur les retraités



3. Le budget des retraités va-t-il être touché par des hausses de prix ?
PLUTÔT VRAI
Lorsque le gouvernement vante ses mesures en faveur du pouvoir d’achat, il en cite principalement trois : la suppression progressive de la taxe d’habitation ; la baisse des cotisations salariales ; l’augmentation de la prime d’activité. Or, les retraités ne bénéficieront que de la première, tout en étant concernés par la hausse de la CSG pour 60 % d’entre eux.
Cette situation « s’ajoute à une liste déjà longue de diminutions du pouvoir d’achat des retraités », estiment les syndicats, qui appellent les intéressés à manifester. Ils rappellent ainsi que les retraités sont, comme tout consommateur, concernés par la hausse des prix du carburant et du tabac, ainsi que par celles des mutuelles, des péages, du gaz, de l’électricité, etc.
En revanche, on peut aussi rappeler l’existence de mesures dont tout ou partie des retraités bénéficient ou bénéficieront prochainement :
la revalorisation des petites retraites de 0,8 % en octobre 2017 (la prochaine hausse n’aura pas lieu avant janvier 2019) ;la hausse de l’allocation de solidarité aux personnes âgées, qui passera de 803 à 833 euros en avril 2018, puis à 868 et enfin à 903 euros en 2020 ;la généralisation du crédit d’impôt de 50 % sur les services à la personne ;pour les plus aisés, la « flat tax » et l’allégement de l’impôt sur la fortune (ISF) pour les revenus du capital.

        Lire :
         

          A la hausse ou à la baisse, 24 mesures qui affectent votre pouvoir d’achat



Cet article fait partie d’une série de 5 questions sur les retraités



4. Le pouvoir d’achat des retraités augmente-t-il ou diminue-t-il ?
DISCUTABLE
Plusieurs analyses complémentaires sont en jeu dans ce débat. D’abord, le ressenti des retraités sur l’évolution de leur pouvoir d’achat. Au-delà des mesures décidées par le gouvernement actuel, la colère de certains vise un ensemble de décisions, qui datent pour beaucoup de la mandature précédente, ou même d’encore avant.
On peut, par exemple, rappeler la suppression de la demi-part fiscale pour les veuves et les veufs, la stagnation des pensions de 2013 à 2017 ou encore la contribution de solidarité pour l’autonomie prélevée depuis 2013 sur les retraites, pensions d’invalidité et allocations de préretraite.
Un retraité donné aura souvent vu son pouvoir d’achat s’effriter ces dernières années
Autant de mesures qui, mises bout à bout, pèsent sur le portefeuille, comme le montre un document de travail du Conseil d’orientation des retraites (COR), cité par Les Echos en décembre. Cette analyse montre que le pouvoir d’achat des retraités d’une même génération aurait plutôt eu tendance à s’éroder ces dernières années.
Par exemple, un ancien cadre de 85 ans aurait perdu 5 % de pouvoir d’achat de sa pension brute en vingt-cinq ans, estime le COR. Même constat, dans diverses proportions, pour les non-cadres et les fonctionnaires. Un autre rapport de la même source publié en 2015 parvenait déjà à des conclusions du même ordre.
D’une manière générale, le pouvoir d’achat des retraités progresse tout de même
Il est avéré, en revanche, que les retraités d’aujourd’hui disposent d’un pouvoir d’achat supérieur à celui de leurs aînés. « Les personnes âgées sont les grandes gagnantes des quarante-cinq dernières années par le revenu », affirme l’économiste Jacques Friggit, du Conseil général de l’environnement et du développement durable, dans une étude rédigée en 2017. Selon lui, le revenu moyen des personnes de 20 à 29 ans en euros constants a stagné de 1970 à 2013 (+ 3 %), alors qu’il a fortement augmenté pour les personnes âgées de 60 à 69 ans (+ 152 %) et pour celles de 70 à 79 ans (+ 148 %).
Le pouvoir d’achat moyen des retraités dans son ensemble a continué à augmenter ces dernières années. La pension nette moyenne est ainsi passée de 63 à 66 % du revenu d’activité moyen de 2010 à 2015, selon le COR. L’Insee note aussi que le niveau de vie médian des retraités a continué d’augmenter en 2015, de 1 % par rapport à l’année précédente.
Malgré la baisse du pouvoir d’achat de seniors d’une même génération au fil des années, le pouvoir d’achat des retraités dans leur ensemble continue donc d’augmenter. Un paradoxe qui s’explique par le fait que les nouveaux retraités sont plus qualifiés que leurs prédécesseurs, et bénéficient donc de pensions supérieures.
« Génération dorée » et inégalités
Derrière ces remarques revient le débat houleux sur les supposées inégalités entre générations. Quand le député (LRM) Eric Alauzet désigne dans Le Parisien ce qu’il appelle une « génération dorée » de retraités, il justifie notamment ses propos par le fait que ces derniers sont plus aisés que les générations précédentes.
Une remarque qui ouvre le délicat débat sur l’équité de traitement entre générations, alors que le niveau de vie des plus de 60 ans est le seul à avoir bénéficié d’une évolution favorable au début des années 2010, selon l’Insee.


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Niveau de vie annuel moyen des individus selon l'âge de la personne de référence


Source : Insee



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Les retraités ont beau être en moyenne plus aisés que les autres, ils sont loin d’être tous des « privilégiés » pour autant. 7,3 % des retraités vivaient ainsi sous le seuil de pauvreté (1 015 euros mensuels) en 2015, selon les chiffres de l’Insee. C’est certes moins que pour l’ensemble de la population (14,0 %), mais cela représente tout de même un million de personnes environ.
Cet article fait partie d’une série de 5 questions sur les retraités



5. Emmanuel Macron avait-il clairement annoncé l’effort demandé aux retraités ?
C’EST DISCUTABLE
La colère que peuvent exprimer certains retraités face à la politique du gouvernement est aussi une question de perception. « Je sais que je demande des efforts aux plus âgés, que parfois certains râlent, ça ne me rend pas forcément populaire, mais je l’assume », déclarait Emmanuel Macron en déplacement à Châlons-en-Champagne (Marne), début mars, au cours d’un échange avec un retraité. « Je l’ai dit pendant la campagne [présidentielle], je n’ai pas pris en traître les gens. » 
Il est vrai qu’Emmanuel Macron n’a pas caché la future hausse de la CSG pendant sa campagne. Son programme détaillé en ligne mentionnait bien l’« augmentation de la CSG, de l’ordre de 1,7 point, qui ne touchera pas les retraités modestes (ceux exonérés de CSG ou soumis à la CSG à taux réduit, c’est-à-dire 40 % environ des retraités) ».
Reste qu’on ne trouvait pas une ligne sur la CSG dans le document d’une trentaine de pages qui résumait son programme. « Nous ne toucherons pas à l’âge de départ à la retraite, ni au niveau des pensions », y lit-on simplement, au sujet de la réforme des retraites voulue par Emmanuel Macron. Le candidat a par ailleurs répété à plusieurs reprises ne pas vouloir « faire d’économie sur le dos de ceux qui sont à la retraite » : « Je ne propose pas de baisser le niveau de vie des retraités, je le maintiendrai », assurait-il.
Si la hausse de la CSG a bien été annoncée pendant la campagne présidentielle, on ne peut pas dire qu’Emmanuel Macron disait aussi clairement vouloir demander un « effort » aux plus âgés, à l’époque.
Cet article fait partie d’une série de 5 questions sur les retraités





                            


                        

                        

