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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Frais de scolarité élevés, dépenses annexes, absence de salaire pendant la formation... Se lancer dans ce diplôme est une aventure onéreuse. Pourtant, à l’arrivée, une hausse substancielle de la rémunération n’est pas garantie.
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Investir dans un MBA est-il forcément payant ?

Frais de scolarité élevés, dépenses annexes, absence de salaire pendant la formation... Se lancer dans ce diplôme est une aventure onéreuse. Pourtant, à l’arrivée, une hausse substancielle de la rémunération n’est pas garantie.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 18h00
    |

                            Jean-Claude Lewandowski








                        


C’est la question-clé que se pose forcément tout candidat à un MBA : quel bénéfice attendre de ce cursus ? Quelles retombées ­espérer – en termes de salaire, mais aussi de progression de carrière, de développement personnel ? Bref, quel « retour sur investissement » ?
Car les MBA coûtent cher : 25 000 euros, par exemple, à l’IAE Aix-Marseille, ou 29 100 euros à l’ICN de Nancy – et il s’agit de deux des moins onéreux. En version « full time » (temps plein), l’addition grimpe à 31 500 euros à Audencia, 40 000 à l’EM Lyon, 44 000 à l’Edhec, 66 000 à HEC et 83 000 euros à ­l’Insead. Et les Executive MBA affichant en général des tarifs un peu plus élevés. La facture atteint même 130 000 euros pour Trium, le « global MBA » commun à HEC, à la London School of Economics et à la New York Stern University…
Même si tous les participants ne paient pas l’intégralité de leur cursus (les entreprises, aide à la formation et autres bourses pouvant alléger la facture), l’addition est lourde. D’autant qu’aux droits de scolarité il faut ajouter les dépenses d’hébergement et de nourriture, les voyages, les frais annexes… Et surtout, la perte du salaire dans le cas d’un MBA « full time ». Un véritable investissement.
Bien sûr, une façon de réduire le coût total consiste à opter pour un Executive MBA (à temps partiel), qui permet de conserver son emploi, et donc sa rémunération, pendant la durée du programme. Ce qui explique la progression actuelle de ces EMBA, alors que les cursus à temps plein ­connaissent un relatif tassement.
Un MBA représente une charge de travail importante, sur une période longue. Pas question de s’engager à la légère, donc. Aussi les candidats font-ils leurs comptes avant de se lancer. Questions cruciales : de combien leur rémunération va-t-elle progresser à la sortie, ou dans les années qui suivront ? Combien de temps faudra-t-il pour « récupérer la mise » ? Difficile à déterminer à l’avance.
Un calcul complexe
« Le coût du programme n’est pas le premier critère de choix, constate Benoit Arnaud, directeur de l’Executive Education à l’Edhec. Les candidats veulent un juste retour de leur ­investissement et de leurs efforts. En moyenne, il faut près de cinq ans après un MBA aux Etats-Unis pour amortir la dépense. En Europe, où les MBA sont plus intensifs, c’est autour de trois ans et demi, parfois moins compte tenu du coût modéré de certains cursus comme le nôtre. Faire un MBA est une opération très rentable. »
A vrai dire, le calcul est complexe, car de nombreux paramètres interviennent. Ainsi, le pays où l’on travaille : le niveau des salaires, mais aussi le coût de la vie ne sont pas les mêmes aux Etats-Unis qu’au Sénégal ou en Chine. Et les écarts peuvent être considérables. Le secteur d’activité joue également − les banques d’affaires paient mieux, en général, que l’industrie. Et d’autres facteurs influent sur la rémunération : le ­niveau de responsabilité, la taille de l’entreprise… et le talent de négociateur du diplômé. Ne pas négliger, en outre, le niveau de protection sociale et la qualité des services publics (école, santé, transports…).
« En moyenne, les salaires de nos diplômés augmentent d’environ 30 %. » William Hurst, directeur d’Audencia Executive Education
La prudence est de mise quant aux classements publiés par la presse anglo-saxonne : ils privilégient le critère de la rémunération, mais sont moins attentifs aux autres ­paramètres. Sans compter que les déclarations des écoles sur les salaires de sortie sont parfois « optimistes »… Quid, aussi, des diplômés MBA qui font le choix de la création d’entreprise, acceptant de facto de voir leur rémunération limitée pendant plusieurs années ? Quid de ceux qui rejoignent une start-up, une PME ou une ONG ?

   


Reste que le MBA n’en demeure pas moins un bon moyen de doper sa rémunération – en changeant d’employeur ou non. « En moyenne, les salaires de nos diplômés augmentent d’environ 30 % », assure ainsi William Hurst, directeur d’Audencia Executive Education. « Difficile de donner une progression moyenne, car les trajectoires professionnelles sont très diverses », nuance cependant Rhoda Davidson, professeur de stratégie à l’EM Lyon.
Des intérêts non financiers
Surtout, l’aspect financier n’est qu’un des aspects de la question du « ROI » (return on investment) d’un MBA. Si les participants se lancent dans l’aventure, ce n’est pas seulement pour « gagner plus ». « Ce qui les motive le plus, c’est d’accéder à de nouvelles responsabilités et de donner un nouvel élan à leur carrière », souligne William Hurst.
« Le critère de la rémunération arrive bien après celui de l’évolution professionnelle », confirme Sandra Richez, codirectrice du MBA de l’Edhec. « La majorité de nos participants ont entre 28 et 30 ans, indique de son côté ­Pascale Martin-Saint-Etienne, directrice du MBA « full time » de l’ESCP Europe. Ce sont des jeunes gens à ­l’esprit agile, qui parlent trois ou quatre langues. Ils veulent aller vite, et progresser dans leur carrière sans ­attendre la quarantaine. » Mais sur ce point, le « retour sur investissement » est encore plus délicat à ­mesurer : tout dépend du projet et des centres d’intérêt de chacun.
Le MBA n’est pas seulement une formation ou un moyen de ­doper son salaire. C’est aussi une expérience de vie.
Parfois, le projet professionnel se transforme durant le cursus. « Après une quinzaine d’années dans des multinationales, je voulais passer à autre chose, et par exemple diriger un service, raconte Odile Bocande-Koffi, diplômée en 2012 de l’EMBA ESCP Europe. Peu à peu, j’ai réalisé que j’aimais former et accompagner des gens. A la fin du programme, j’ai ­décidé de monter une structure de coaching pour dirigeants. »
Les objectifs personnels peuvent aussi évoluer avec le temps. « Passé un certain âge, il est difficile d’effectuer un bond significatif dans sa ­carrière, observe Nathalie Lugagne, directrice déléguée à l’Executive Education de HEC. Ce que nos participants recherchent avant tout, c’est une prise de recul, une vision transversale, une pensée critique. Certains ressortent totalement transformés de leur EMBA. »
Car le MBA n’est pas seulement une formation ou un moyen de ­doper son salaire. C’est aussi une ­expérience de vie au sein d’un groupe multiculturel, une période de remise en question professionnelle et même personnelle. « Ce type de programme ouvre de nouveaux horizons et débouche souvent sur des changements dans la personnalité, décrypte Valérie Madon, chargée de l’EMBA à l’ESCP Europe. Le gain en termes d’épaisseur et de maturité, l’épanouissement, le plaisir d’apprendre aussi, tout cela mérite d’être pris en compte. » Même s’il est difficile de l’évaluer avec précision.

Participez au MBA Fair du Monde, samedi 17 mars à Paris
Le groupe Le Monde organise, samedi 17 mars, au palais Brongniart, à Paris, la huitième édition du MBA Fair, le Salon des MBA & Executive Masters.
Cet événement est destiné aux cadres qui souhaitent donner un nouvel élan à leur carrière, et renforcer leur employabilité. Sont attendus les responsables de plus de 35 programmes de MBA et d’Executive Masters parmi les plus reconnus des classements internationaux, dans des domaines variés : stratégie, marketing, finances, ressources humaines et management… Des conférences thématiques animées par un journaliste du Monde, ainsi que des prises de parole organisées par les écoles présentes sont également prévues.
L’entrée est gratuite, la préinscription est recommandée pour éviter l’attente.
Ce Salon sera précédé de la publication, dans Le Monde daté du jeudi 15 mars, d’un supplément sur les MBA, à retrouver également sur notre page Lemonde.fr/mba.





                            


                        

                        


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« A partir de quel moment une entreprise comme Google entrave-t-elle la concurrence ? »

Si l’idée du démantèlement du géant du Net peut séduire par son caractère spectaculaire, mieux vaut plutôt se concentrer sur les véritables enjeux, explique l’avocat Michel Roseau, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    14.03.2018 à 18h00
    |

Michel Roseau (Avocat en droit de la concurrence et professeur de droit européen à l’université Paris-II-Panthéon Assas)







                        



                                


                            
Tribune. L’Autorité de la concurrence a publié, mardi 6 mars, les résultats de l’enquête sectorielle qu’elle a lancée en mai 2016, portant sur la situation concurrentielle du secteur de la publicité sur internet et l’importance de l’exploitation des données. Le fil rouge de cette enquête peut se résumer ainsi : le marché de la publicité en ligne dysfonctionne du fait de l’existence d’un duopole Google - Facebook. La réaction de certains commentateurs, avides de sensationnalisme, mais visiblement peu au fait de la technicité du droit de la concurrence, a été très vive. Elle a été jusqu’à demander rien de moins que le démantèlement de Google.
Il paraît absurde de substituer lamain trop visible d’une autorité de concurrence – aussi qualifiée soit-elle – à la main invisible du marché
Si une telle idée peut séduire par son caractère spectaculaire, elle n’a rien d’original. Depuis que la régulation antitrust est née aux Etats-Unis avec le Sherman Act de 1890, que d’aucuns appellent la « Constitution économique américaine », le démantèlement de la Standard Oil en trente-quatre sociétés, prononcé en 1911, est une référence totémique en matière de régulation de l’économie par le droit de la concurrence. Elle ressurgit de loin en loin, comme ce fut le cas le 27 novembre 2014 quand une résolution du Parlement européen, sans valeur juridique, demanda déjà le démantèlement de Google. En la matière, au-delà du sensationnalisme, plusieurs questions épineuses, d’ordre juridique et économique, se posent.
Au plan juridique, il convient d’observer que la tentative de l’Autorité de la concurrence de se doter en 2015 d’un pouvoir d’injonction structurelle, certes limité au secteur du commerce de détail, mais incluant la possibilité d’ordonner des cessions d’actifs à un opérateur en position dominante sans caractérisation préalable d’un abus de marché, s’est heurtée à la censure du Conseil constitutionnel.
Dans le cadre de l’examen de la loi du 10 juillet...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Le gouvernement a présenté mercredi son « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire ». Les syndicats de cheminots se retrouvent jeudi pour définir leur action.
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Réforme de la SNCF : les syndicats sont prêts « au bras de fer »

Le gouvernement a présenté mercredi son « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire ». Les syndicats de cheminots se retrouvent jeudi pour définir leur action.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 18h00
   





                        



   


Les syndicats de cheminots ont unanimement dénoncé le projet de loi permettant le recours à des ordonnances pour réformer la SNCF, présenté mercredi 14 mars en conseil des ministres. Cette réforme n’est en rien une surprise, et la réaction des syndicats ne l’est pas plus. L’UNSA est prête « au bras de fer », SUD Rail veut « une grève reconductible et dure » et la CFDT prévoit « une mobilisation des cheminots ».

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                SNCF : le gouvernement lance sa réforme par ordonnances



« On va vers un bras de fer, c’est clair, a prévenu Roger Dillenseger, secrétaire général de l’UNSA, deuxième syndicat à la SNCF. La balle était dans le camp du gouvernement. Ce projet de loi montre son approche contradictoire entre une volonté d’échanges affichée et la réalité du texte. »
Le texte présenté en conseil des ministres mercredi « montre bien qu’on n’est pas dans une concertation mais dans une explication de texte. Le gouvernement veut passer en force », a dénoncé auprès de l’AFP Erik Meyer, porte-parole de SUD Rail. Le 3e syndicat cheminot souhaite « une grève reconductible et dure face à un gouvernement dur et inflexible ».
La CFDT note que « pas une virgule n’a été modifiée entre les premières annonces et le projet de loi ». « On va droit dans le mur avec une telle méthode. Cela va durcir les positions. Les réunions de concertation sont stériles. On va réellement vers une mobilisation des cheminots. Ce ne sera pas une grève corporatiste mais pour défendre le ferroviaire », a déclaré Didier Aubert, son secrétaire général.
« On va droit dans le mur »
Une réunion intersyndicale est prévue jeudi afin de « faire un point sur la manifestation nationale du 22 mars », a dit M. Aubert. Et « on va certainement définir un calendrier d’appel à la grève », a-t-il ajouté.
« L’objectif est clairement pour nous de sortir avec une date » de démarrage d’une grève, quitte à se revoir pour « fixer les modalités du mouvement », a dit M. Meyer. La CGT Cheminots (1er syndicat) avait dit mardi, après avoir rencontré le premier ministre, Edouard Philippe, que l’intersyndicale pourrait décider « une grève reconductible par période de vingt-quatre heures ou sous une autre forme ».

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                La contre-réforme ferroviaire de la CGT en sept propositions clés



SUD Rail a déjà déposé seul un préavis de grève mais uniquement pour permettre aux cheminots de participer à la manifestation nationale organisée à Paris le 22 mars à l’appel de la CGT Cheminots, rejointe par les trois autres syndicats représentatifs et par FO.
Le projet de loi doit être débattu en avril à l’Assemblée nationale et en mai au Sénat. Il prévoit notamment « l’arrêt des recrutements au statut (de cheminot) des nouveaux agents », ce qui est considéré par les syndicats comme un casus belli.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Avec la réforme de la SNCF, les cheminots s’inquiètent pour le maintien de leur statut. Mais qui sont-ils, combien gagnent-ils et quels avantages leur accorde leur statut particulier ?
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Qui ils sont, statut, rémunération…, trois questions sur les cheminots

Avec la réforme de la SNCF, les cheminots s’inquiètent pour le maintien de leur statut. Mais qui sont-ils, combien gagnent-ils et quels avantages leur accorde leur statut particulier ?



Le Monde
 |    14.03.2018 à 17h25
 • Mis à jour le
14.03.2018 à 17h41
    |

                            Jean-Gabriel Fernandez








                        



   


Le « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire » a été présenté en conseil des ministres, mercredi 14 mars, par Elisabeth Borne, la ministre chargée des transports. Ce texte, qui autorise le gouvernement à réformer par ordonnance, attise l’inquiétude des cheminots, notamment car il prévoit la suppression de leur statut particulier pour les nouveaux embauchés de la SNCF.
Le projet de loi touche un grand nombre de travailleurs, bien qu’il ne prévoie pas de modifier les contrats de travail en cours, car la SNCF emploie environ 150 000 personnes. Parmi elles, 95 000 travaillent pour SNCF Mobilités, responsable des trains, et 55 000 sont employées par SNCF Réseau, responsable du réseau ferré. Les effectifs de la SNCF sont en forte diminution depuis sa création, en 1938. De 515 000 employés en 1938, la SNCF est passée à 303 000 en 1970 puis à 177 000 en 2000.


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Nombre d'employés de la SNCF depuis sa création


Source : Data SNCF



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1. Qui sont les cheminots ?
80 % d’hommes
Les cheminots sont en grande majorité des hommes — 80,3 % des employés de la SNCF —, en particulier parmi les agents dans les trains et sur le terrain. Les femmes sont relativement plus nombreuses parmi les cadres supérieurs (22,1 %), mais elles représentent surtout l’essentiel des agents contractuels à temps partiel (71,2 %).
Les cheminots ont majoritairement entre 30 et 50 ans, car il est possible de partir à la retraite relativement tôt, à condition d’avoir suffisamment cotisé.


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Effectifs de la SNCF par âge en 2016


Source : Data SNCF



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Les employés de la SNCF sont plus syndiqués que la moyenne des travailleurs. Le secteur des transports a le plus haut taux de syndicalisation en France, avec 18 % d’employés syndiqués, la moyenne nationale étant de 8,7 %, tous secteurs confondus.
2. Qu’est-ce que le statut de cheminot ?
Les cheminots bénéficient d’un statut particulier explicité dans la directive RH 0001 de la SNCF. C’est un ensemble de règles « régissant les conditions d’entrée dans l’entreprise, la rémunération, le déroulement des carrières, les sanctions, la mobilité, les congés, les conditions de cessation de fonction, l’assurance-maladie et le droit syndical ».
Comme l’explique Eric Béziat, journaliste spécialiste des transports au Monde, leur statut garantit aux cheminots un emploi à vie, sauf faute professionnelle, une hausse de rémunération assurée et automatique au cours de la carrière, un régime de Sécurité sociale particulier et avantageux, ainsi qu’un départ à la retraite entre 52 et 57 ans. Les cheminots bénéficient aussi du train gratuit ou quasi gratuit pour eux-mêmes et leurs familles (enfants et conjoint peuvent voyager quasi gratuitement), ainsi que de vingt-huit jours de congés et de dix à vingt-deux jours de RTT en fonction du poste, mais cela ne dépend pas directement du statut.
Tous les employés de la SNCF n’ont pas le statut de cheminot, seuls les « agents du cadre permanent » l’ont. Pour en bénéficier, il faut, entre autres, avoir moins de 30 ans au moment de l’embauche, avoir des aptitudes physiques adéquates et passer une période d’essai d’un an (deux ans et demi pour les jeunes cadres) durant laquelle le contrat de travail peut être rompu à tout moment sans indemnité. Si un employé ne remplit pas les conditions pour devenir un agent du cadre permanent, il est embauché en CDD ou CDI sans bénéficier du statut particulier de cheminot. Les contractuels (CDD et CDI) sont largement en minorité.


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Effectifs de la SNCF par métiers en 2015


Source : Data.gouv.fr



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				}
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		},
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		},
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		},
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			}
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		plotBands: [{
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				useHTML: false,
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				y: 10
			}
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		verticalAlign:"bottom", 
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        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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    "type": "",
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      [
        "",
        null
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        "",
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      ],
      [
        "",
        612
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        3644
      ],
      [
        "",
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      ]
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    "type": "",
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	tooltip: {
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{point.key}',
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			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
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	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


3. Combien gagnent les cheminots ?
En début de carrière, le salaire des cheminots est compris entre 1 658 euros brut (mainteneur, aiguilleur, agent commercial et gestionnaire) et 2 601 euros brut (ingénieur et cadre). Le statut de cheminot assure une hausse de rémunération tout au long de la carrière, jusqu’à 2 730 euros brut pour les métiers de maintenance, et jusqu’à 5 946 euros brut en fin de carrière pour les ingénieurs et cadres.


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		text-align: right;
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Rémunération mensuelle moyenne brute des agents SNCF en 2016


Source : Data.gouv.fr



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
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			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
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		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
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	credits:{
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	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
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					lineWidthPlus : 0
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			}
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			}
		}
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		},
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		},
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		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
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		plotLines: [{
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		}],
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			}
		}]
	},{
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		},
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	xAxis: {
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		 categories:["Mainteneur, Aiguilleur, Agent commercial, Gestionnaire","Manager de proximité, Maîtrise","Ingénieurs et cadres","Conducteurs","Agent commercial à bord des trains"],
		title: {
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		},
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		},
		plotLines: [{
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				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
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				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
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		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
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    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        1658
      ],
      [
        "",
        2119
      ],
      [
        "",
        2601
      ],
      [
        "",
        2062
      ],
      [
        "",
        1849
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
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      "enabled": 0
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  {
    "name": "Milieu de carrière",
    "color": "#FFc832",
    "data": [
      [
        "",
        1949
      ],
      [
        "",
        2581
      ],
      [
        "",
        4916
      ],
      [
        "",
        2896
      ],
      [
        "",
        2401
      ]
    ],
    "type": "",
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  {
    "name": "Fin de carrière",
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ]
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	tooltip: {
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{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


« La moyenne brute mensuelle est de 3 090 euros en 2014 pour un temps complet, soit très légèrement supérieure au salaire mensuel moyen en France, secteurs privé et public confondus, qui s’élevait à 2 912 euros brut en 2013, selon l’Insee. Plus de six cheminots sur dix touchent moins de 3 000 euros brut », selon la SNCF.
Les retraités de la SNCF bénéficient d’un régime de retraite spécial. Au nombre de 270 000, ils perçoivent une pension calculée sur les six derniers mois de salaire et en partie subventionnée par l’Etat. En 2016, 5,3 milliards d’euros ont été versés aux retraités de la SNCF, dont seuls 39 % étaient financés par les cotisations des employés de la SNCF, le reste (3,2 milliards) étant payé par l’Etat, selon les chiffres de la commission des finances du Sénat.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/14/19-8">
<filnamedate="20180314"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180314"><AAMMJJHH="2018031419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ La nouvelle génération de Galaxy S, modèle vedette de Samsung, mise sur des innovations discrètes. Faut-il patienter jusqu’à la génération suivante ?
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤                

On a testé… le Samsung Galaxy S9, l’héritier timide

La nouvelle génération de Galaxy S, modèle vedette de Samsung, mise sur des innovations discrètes. Faut-il patienter jusqu’à la génération suivante ?





Le Monde
 |    14.03.2018 à 17h18
 • Mis à jour le
14.03.2018 à 17h31
    |

                            Nicolas Six





Le traditionnel rafraîchissement annuel du Galaxy S, l’ennemi historique de l’iPhone, déçoit cette année : son dessin n’évolue pas, les améliorations se concentrent sur la qualité photo et le déverrouillage sécurisé. Disponible vendredi 16 mars, ses avancées suffisent-elles à justifier le renchérissement du Galaxy S de 810 à 860 euros ? Le S9 est-il un bon investissement alors que le S8 est vendu 700 euros sur Internet et que son prix va poursuivre sa dégringolade ?
Photographie en progrès
La nuit, sous l’éclairage public, les clichés du S9 sont meilleurs que ceux de l’ancien modèle : un peu plus clairs et colorés. Les parties les plus lumineuses de l’image ne sont presque plus jamais « brûlées ». La dernière génération d’iPhone est distanciée par ses images plus propres. En outre, le Samsung a moins tendance à prendre des visages flous : son objectif reste ouvert deux fois moins longtemps que celui des iPhone, la tête a donc moins le temps de bouger.

   


De jour, l’amélioration est beaucoup plus discrète. Le S8 avait tendance à produire des images trop sombres, celles du S9 sont notablement plus claires, mais elles tombent parfois dans l’excès inverse. En cherchant la clarté, le Galaxy S9 tend à délaver les contrastes.

   


Les clichés du S9 sont, à la lumière du jour, globalement proches des ceux des iPhone de dernière génération. Les distinguer est affaire de subjectivité. Les images de l’iPhone tendent vers le naturel, celles du Samsung sont plus vives. En zoomant, on remarque que leur netteté est supérieure.

   


Ce léger regain de précision est à mettre au crédit de l’objectif innovant du S9, une optique capable de se dilater, un peu comme l’œil humain. Mais contrairement aux appareils photo classiques, cette optique n’offre que deux largeurs de dilatation. Cela contribue à l’amélioration des photos du Galaxy S. De jour, la position resserrée augmente la netteté des images, de nuit, la position ouverte laisse entrer plus de lumière vers le capteur photo.

   


Lecteur d’empreintes mieux placé
C’est la principale doléance des utilisateurs du Galaxy S8 : son déverrouillage est pénible. Son lecteur d’empreintes digitales est fort mal situé, collé à l’appareil photo, juste à sa gauche. Le lecteur d’empreintes du S9 est nettement mieux placé, bien en dessous de l’appareil photo. On l’atteint plus facilement, mais moins rapidement que celui du vieux Galaxy S7, dont le lecteur est logé au bas de l’écran.
Le coupable est l’écran géant du S9 qui a chassé leur capteur d’empreintes au dos du mobile. Vivo, un constructeur chinois, est parvenu à résoudre ce problème en intégrant le lecteur d’empreintes sous l’écran, dans une couche invisible. Dommage que Samsung n’ait pas intégré cette technologie à son smartphone vedette.
Reconnaissance de visage améliorée
Samsung offre une seconde méthode de déverrouillage, qui rappelle la reconnaissance faciale de l’iPhone X. Sa technologie est toutefois différente : elle ne repose pas sur un capteur 3D, mais sur un simple capteur 2D combiné à un scanner de rétine. Ce système est-il fiable et sûr ? Prises isolément, ces deux technologies peuvent être trompées plus ou moins facilement. Mais lorsqu’elles fonctionnent ensemble, comme sur le S9, il est difficile de se prononcer.
Samsung ne détaille pas clairement le fonctionnement de cet « Intelligent Scan ». En plein jour, Samsung indique que la reconnaissance faciale est privilégiée, tandis que la nuit, le scanner rétinien prend le relais. Nous n’avons pas réussi à tromper la vigilance de l’Intelligent Scan, mais étant donné du flou technologique qui l’entoure, il faudra attendre quelques mois, et quelques tentatives complémentaires, pour en avoir le cœur net.



D’un point de vue pratique, l’Intelligent Scan s’avère moins agréable à utiliser que la reconnaissance faciale du OnePlus 5T ou de l’iPhone X : le réveil du smartphone est plus lent, les échecs sont plus nombreux, notamment en plein soleil ou dans le noir complet. Cela agacera les utilisateurs les plus pressés.
D’autres petites évolutions…
Côté négatif, la batterie du Samsung Galaxy S9 est légèrement moins endurante que celle du S8. Côté positif, ses haut-parleurs sont plus puissants et troquent le mono pour la stéréo, qui produit un timide relief sonore. Côté vidéo, les ralentis progressent, ils passent de 240 à près de 1 000 images par seconde. Les tempéraments curieux et créatifs seront séduits par ces instantanés vidéo.



Cette fonction est hélas difficile à maîtriser. Le S9 ne filme que 0,2 seconde de ralenti d’affilée (6 secondes à la lecture) : difficile de déclencher l’enregistrement au bon moment. On peut demander au S9 de détecter automatiquement le bon moment et de lancer l’enregistrement. Mais la plupart du temps, il filme un ralenti sans intérêt.
Par ailleurs, Samsung communique énormément sur les « AR Emoji », des émoticones animées qui s’inspirent de celles de l’iPhone X. Ces visages d’animaux — ou de personnages de dessin animé — profitent de la caméra à selfie du Galaxy S9 pour imiter les émotions faciales de l’utilisateur. Le résultat est incomparablement moins précis, fiable, et esthétique que celui de l’iPhone. Voilà encore un gadget dont Samsung a le secret qui sera vite oublié.
Enfin, les composants électroniques du S9 sont notablement plus rapides. Reste qu’en pratique, cela ne se ressent pas. Il faudra attendre quelques années et l’arrivée d’applications plus gourmandes pour que la différence devienne palpable au quotidien.

   


… et surtout beaucoup de permanences
Le S8 est un excellent smartphone, le S9 en reprend les principales qualités : esthétique raffinée, matériaux luxueux, écran proche de la perfection. La concurrence n’a pas encore réussi à imiter son écran incurvé, qui lui fait gagner quelques millimètres de large, et qui le rend plus confortable en main.

   


En outre, les applications proposées par Samsung — messagerie et baladeur notamment — sont plus simples que celles de Google. En revanche, le S9 demeure particulièrement fragile et coûteux à réparer. Et sa batterie est très difficile à remplacer soi-même.
Pour conclure
Les deux principales promesses de Samsung sont tenues, mais sans panache : les photographies du S9 sont un peu meilleures de nuit et son déverrouillage est moins pénible. Mais le nouveau Galaxy S peine à relever le défi technologique imposé par l’iPhone X, dont la reconnaissance faciale est supérieure. Rien ne justifie son augmentation tarifaire.
De façon générale, le S9 piétine sur le plan technologique. Il demeure le plus en pointe des smartphone Android premium, mais jusqu’à quand ? C’est un bijou très fragile contrairement au G6 de LG, un mobile plus robuste, aux qualités proches, dont le tarif a chuté aux environs de 400 euros.
Le Galaxy S9 est plutôt pour vous si :
- L’argent n’est pas un problème - Vous aimez photographier la nuit - Votre smartphone doit être un modèle d’élégance
Le Galaxy S9 n’est pas pour vous si :
- Durabilité et solidité sont importantes pour vous - Vous recherchez un mobile au rapport qualité-prix excellent

        Lire aussi :
         

                Samsung Galaxy S8 contre LG G6 : quel mobile-écran choisir ?







                     require(["lmd/core/ux/longform"], function (advertLongform) {
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Les mouvements d’argent à l’intérieur ou à l’extérieur des frontières sont de plus en plus contrôlés.
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Des activités sous surveillance

Les mouvements d’argent à l’intérieur ou à l’extérieur des frontières sont de plus en plus contrôlés.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 17h18
    |

                            Nathalie Cheysson-Kaplan








                        



                                


                            

L’activité des banques privées sent parfois le soufre. Certains établissements ont été récemment impliqués dans des af­faires d’évasion fiscale. De nos jours, ces agissements sont sinon impossibles, du moins sévèrement contrôlés.

Echange de données
Comme prévu, la cellule de régularisation des avoirs non déclarés à l’étranger a fermé ses portes le 31 décembre 2017. Sa suppression a été justifiée par la généralisation de l’échange automatique de données, qui a pris une dimension nouvelle au 1er janvier 2018 avec le ralliement de quarante-deux pays supplémentaires, dont la Suisse. Ce sont ainsi, au total, près d’une centaine de pays qui se sont engagés à échanger automatiquement, une fois par an, les données des non-résidents ayant un compte ouvert dans leur pays. Au 1er janvier 2018, l’échange a porté sur les comptes ouverts au 1er janvier 2017. Ceux qui n’ont pas profité des derniers jours du service de traitement des déclarations rectifi­catives (STDR) pour régulariser leur ­situation et qui avaient un compte non déclaré ouvert au 1er janvier 2017 ont désormais toutes les chances d’être rattrapés par la « patrouille » de l’échange automatique. Avec, à la clé, des sanctions plus lourdes.
er janvier 2017 ont désormais toutes les chances d’être rattrapés par la « patrouille » de l’échange automatique
S’ils sont pris en flagrant délit de non-déclaration d’un compte ouvert à l’étran­ger, le fisc est en droit de leur réclamer les impôts auxquels ils ont échappé en s’abstenant de déclarer ce compte, sachant qu’il peut désormais remonter jusqu’à dix ans en arrière : impôt sur le revenu, impôt sur la fortune, et droits de donation ou de ­succession si le compte a été transmis par donation ou succession… assortis d’une majoration de 80 %. Le montant ne peut être inférieur au montant de l’amende forfaitaire de 1 500 euros par compte non déclaré...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Lorsque le terrain est vendu à un promoteur qui réalise des logements sociaux avant quatre ans, la plus-value est totalement exonérée.
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Vous avez un terrain à vendre : profitez d’un abattement exceptionnel en 2018

Lorsque le terrain est vendu à un promoteur qui réalise des logements sociaux avant quatre ans, la plus-value est totalement exonérée.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 16h06
 • Mis à jour le
14.03.2018 à 17h37
    |

                            Nathalie Coulaud








                        



   


Pour construire plus de logements et notamment des logements sociaux, les terrains disponibles manquent. C’est pourquoi les particuliers propriétaires de terrains à bâtir bénéficient d’avantages fiscaux s’ils les cèdent.
Ceux qui vendent un terrain à bâtir en réalisant un bénéfice sont taxés sur la plus-value mais ils peuvent en être exonérés si le prix de vente n’excède pas 15 000 euros ou si le terrain est conservé plus de 22 ans.
La loi de finances pour 2018 prévoit d’autres possibilités d’exonérations dans les zones où les logements manquent, comme Paris et son agglomération, la Côte d’Azur et la partie française de l’agglomération genevoise (zones A et A bis).

        Lire aussi :
         

                Ascenseurs : les travaux nécessaires ont-ils été réalisés ?



Si un terrain est vendu à un promoteur qui prévoit de construire des logements en accession à la propriété, un abattement exceptionnel de 70 % est appliqué sur les plus-values. Cet abattement est porté à 85 % si le promoteur s’engage à réaliser des logements intermédiaires, dont les loyers sont plafonnés, ou des logements sociaux pour la moitié des constructions prévues.
Pour bénéficier du dispositif, une promesse de vente doit être signée avant le 31 décembre 2020, la vente définitive intervenant au plus tard deux ans après. Le bénéficiaire doit aussi réaliser un ou plusieurs bâtiments d’habitation collectifs dans un délai de quatre ans à compter de la date d’acquisition.
De plus, les bâtiments réalisés doivent atteindre une surface de plancher au moins égale à 75 % de la surface maximale autorisée par les règles contenues dans les documents d’urbanisme.
Prolongation des exonérations pour le reste du territoire
En dehors des zones tendues, la loi de finances prolonge l’exonération de 100 % en cas de vente du terrain à un organisme HLM jusqu’au 31 décembre 2020. La cession peut être réalisée au profit des communes, des communautés de communes et d’agglomération ou des établissements publics fonciers d’Etat.
« Mais la loi ne dit rien sur les obligations du bailleur social de construire les logements prévus, regrette Pascale Poirot, présidente de l’Union nationale des aménageurs (UNAM). Si ces derniers ne voient jamais le jour, l’avantage fiscal consenti au propriétaire représente de l’argent public dépensé en pure perte. »

        Lire aussi :
         

                Ce qu’il faut savoir lorsqu’on est propriétaire et que l’on veut reprendre un logement loué



Lorsque le terrain est vendu à un promoteur qui s’engage à réaliser des logements sociaux dans un délai de quatre ans, une exonération totale de la plus-value est également prévue, mais elle est calculée en fonction de la surface du terrain occupée par les logements sociaux. Si les logements sociaux ne représentent que 20 % du programme prévu, l’exonération ne portera que sur cette quote-part.
« Ces exonérations sont les bienvenues, mais les conditions sont très restrictives et on peut se demander si ces mesures permettront vraiment la construction de nombreux logements », s’interroge Jean Perrin, président de l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI). Il serait intéressant que la Cour des comptes procède l’an prochain à une évaluation de ce dispositif.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Dans cette chronique, l’économiste José Antonio Ocampo explique que la manière la plus juste d’imposer les bénéfices des sociétés consiste à traiter les multinationales en tant que sociétés uniques faisant des affaires à travers les frontières internationales.
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« Taxer l’activité réelle des multinationales dans chaque pays »

Dans cette chronique, l’économiste José Antonio Ocampo explique que la manière la plus juste d’imposer les bénéfices des sociétés consiste à traiter les multinationales en tant que sociétés uniques faisant des affaires à travers les frontières internationales.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 14h00
    |

José Antonio Ocampo (Professeur à l’université Columbia (New York), directeur du Comité des politiques  de développement dépendant du Conseil écono...







                        



                                


                            
Vu d’ailleurs. Ces dernières années, les fuites de documents comme les « Panama Papers » et les « Paradise Papers » ont dévoilé les dessous obscurs de la mondialisation et provoqué des dénonciations de l’évasion fiscale de la part de citoyens du monde entier. Le plus choquant est que ces pratiques sont légales. Quand les multinationales créent des filiales, celles-ci sont considérées comme des entreprises légalement indépendantes. Une société mère peut ensuite fixer les prix des transactions entre ses filiales pour enregistrer ses bénéfices dans des pays à faible taux d’imposition, plutôt que dans les pays où l’activité économique initiale s’est réellement produite.
Maintenant que les états-Unis ont réduit leur taux de 35 % à 21 %, le nivellement par le bas va probablement s’intensifier
Ce système du « prix de transfert » alimente la concurrence entre les pays, qui ont revu à la baisse leurs taux d’impôt sur les sociétés. Maintenant que les Etats-Unis ont réduit leur taux de 35 % à 21 %, le nivellement par le bas va probablement s’intensifier. En Inde, au Mexique, au Brésil et dans d’autres pays en voie de développement, les politiciens appellent déjà à des réductions d’impôts afin de rester compétitifs, d’attirer les investissements étrangers, de créer ou de sauver des emplois.
Tous les pays ont le droit de s’assurer qu’ils sont compétitifs au sein de l’économie mondiale. Ils peuvent y parvenir de plusieurs manières, notamment en investissant dans l’éducation, en finançant la recherche scientifique et technologique et en construisant des infrastructures efficaces. Mais la concurrence fiscale n’est pas la voie à suivre, notamment parce qu’elle réduit les revenus nécessaires pour réaliser de tels investissements, en particulier dans les pays en développement qui, selon un rapport du Fonds monétaire international de 2015, perdent plus de 200 milliards de dollars par an en raison de l’évasion fiscale des multinationales.
Arrêter le...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Un collectif d’associations d’usagers, de syndicats de cheminots et d’élus locaux appelle, dans une tribune au « Monde », le gouvernement à ne pas sacrifier les « petites » lignes sur l’autel de la réforme de la SNCF.
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« Réserver le ferroviaire aux seules grandes villes ne ferait que créer de nouveaux territoires abandonnés de la République »

Un collectif d’associations d’usagers, de syndicats de cheminots et d’élus locaux appelle, dans une tribune au « Monde », le gouvernement à ne pas sacrifier les « petites » lignes sur l’autel de la réforme de la SNCF.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 14h00
    |

Collectif







                        



                                


                            
Tribune. Il n’y a pas plus de « petites lignes » que de petits territoires. Les lignes ferroviaires de proximité, comme les autres, sont une réponse évidente aux besoins de mobilité et à la pollution grandissante. L’Etat, avec les collectivités, doit les entretenir et les redynamiser. Pourtant, le manque d’investissements dans la régénération du réseau ferroviaire menace aujourd’hui de fermeture environ 9 000 km de lignes, dites « petites ». Comment ce terme aussi méprisant a-­t-­il pu s’imposer ? La Creuse est-elle un « petit » territoire ? Un seul exemple : la gare de Veynes (Hautes-Alpes), cœur de l’étoile ferroviaire du même nom, voit circuler vingt-neuf trains par jour. Est-ce « petit » ? Et l’une de ses branches, la ligne Grenoble - ­Gap, compte un millier de voyageurs quotidiens.
Au total, cent trente et une lignes sont sur la sellette
Mais la SNCF a l’art d’accuser son chien d’avoir la rage : dans sa communication habituelle, elle avançait un chiffre de moitié inférieur. Résultat, cette ligne est désormais menacée de fermeture à court terme. Au total, cent trente et une lignes sont sur la sellette. Si elles ne sont pas les plus fréquentées – personne ne le conteste –, ces lignes, le plus souvent rurales mais parfois urbaines, sont des lignes de proximité, tout simplement.
Le gouvernement est grand prince : « On ne décide pas de la fermeture de 9 000 km de lignes depuis Paris. » Même le rapport Spinetta ne le préconisait pas ; alors, pourquoi s’en défend-il ? Dans les faits, l’équation est simple. L’Etat assure que les engagements déjà pris, à hauteur de 1,5 milliard d’euros dans le cadre des contrats de plan Etat-­région (CPER), « seront tenus ». Mais comme la ministre des transports, Elisabeth Borne, l’a reconnu devant le Sénat, « il apparaît aujourd’hui clairement que cette somme ne sera pas suffisante ». Dès lors, il ne reste plus au gouvernement qu’à transmettre la patate chaude aux régions.
Le...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le PDG d’Havas Village France Raphaël de Andréis estime que les agences de communication restent indispensables aux annonceurs pour s’orienter dans la complexité croissante des algorithmes et du data.
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« C’est sur l’équilibre entre “data analyse” et algorithmes que repose toute la valeur ajoutée des agences médias modernes »

Dans une tribune au « Monde », le PDG d’Havas Village France Raphaël de Andréis estime que les agences de communication restent indispensables aux annonceurs pour s’orienter dans la complexité croissante des algorithmes et du data.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
14.03.2018 à 15h47
    |

Raphaël de Andréis (Président de l’Union  des  entreprises de conseil   et achat média et PDG   d’Havas Village France)







                        



                                


                            
Tribune. Vous êtes en train de lire Le Monde, c’est à peu près ma seule certitude. Etes-vous en train de le lire sur papier ? Sur ordinateur, tablette ou mobile ? Via Twitter, Facebook, Google peut-être ? Comme Le Monde, les grands médias modernes ont muté de façon vertigineuse ces dernières années. Nouvelles temporalités, nouveaux supports, nouvelles technologies, nouvelles écritures… ils ont dû tout repenser pour conserver leurs lecteurs, auditeurs et téléspectateurs.
demain, les assistants personnels détermineront les contenus que nous consommerons
Si l’essor du numérique a permis de réinventer notre façon de consommer les médias, il a aussi complètement reconfiguré la chaîne de valeur des médias – annonceurs, agences de communication, éditeurs et producteurs de contenu – et y a introduit les GAFA (géants du Web), qui ont de toute évidence créé de nouveaux rapports de force en son sein.
Il est aujourd’hui impératif de trouver un modèle économique pérenne pour l’ensemble des acteurs de cette chaîne de valeur quand, demain, ce seront les assistants personnels qui détermineront les contenus que nous consommerons grâce à une utilisation de plus en plus grande des données.
Partie émergée de l’iceberg
Cette complexité infinie des usages des médias, matérialisée par la masse vertigineuse des data (données informatiques) et l’automatisation des actions, n’est que la partie émergée de l’iceberg auquel les marques et les annonceurs sont confrontés pour, eux aussi, toucher leurs consommateurs. La connexion entre les marques et les médias était jusqu’ici le cœur de métier des agences. Mais en a-t-on encore besoin ?
il faut de plus en plus créer des algorithmes capables d’unifier, et donc simplifier, des sources de données très hétérogènes
Le rôle des agences est d’aider les marques à dominer et à tirer profit de cette complexité, qui contient des menaces mais aussi beaucoup d’opportunités. Concrètement, notre plus-value...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ A l’avenir, les métiers devraient être davantage transformés que remplacés par les machines. Décryptage, avant nos conférences O21 / s’orienter au 21e siècle à Paris, samedi 17 et dimanche 18 mars.
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O21. Faut-il craindre l’intelligence artificielle ?

A l’avenir, les métiers devraient être davantage transformés que remplacés par les machines. Décryptage, avant nos conférences O21 / s’orienter au 21e siècle à Paris, samedi 17 et dimanche 18 mars.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 13h21
    |

                            Valérie Segond








                        



   


Dans les choix d’orientation, une question ne saurait être éludée : les fonctions auxquelles on se destine risquent-elles d’être dans cinq ou dix ans assumées par des algorithmes ? Dit autrement, cela vaut-il ­encore le coup d’investir cinq années d’une vie pour maîtriser une discipline qui sera mieux exercée par un robot, peut-être moins cher, moins sujet aux sautes d’humeur, plus assidu et presque infaillible, capable de travailler nuit et jour en temps réel, sans exiger de coûteuses compensations ? La question est si urgente que la ministre du travail, Muriel Pénicaud, a commandé un exercice d’anticipation à France Stratégie pour identifier les risques que l’intelligence artificielle (IA) fait courir à l’emploi.

        Lire aussi :
         

                Choisir son orientation : participez à nos conférences O21 à Paris, les 17 et 18 mars



Car il s’agit bien de remplacer l’homme non seulement dans sa capacité à reconnaître et à analyser des données, mais aussi à évaluer une situation. « Il s’agit de l’intelligence artificielle forte, résume Salomé Benhamou, de France Stratégie,par laquelle la machine peut apprendre par elle-même au fur et à mesure des nouvelles données qu’elle analyse, par le deep learning. » Par cette technique, l’algorithme qui ­pilote le robot peut générer des hypothèses et pousser des recommandations personnalisées et circonstanciées. Ainsi l’apprentissage artificiel vise-t-il les démarches cognitives. Des capacités telles que le chirurgien-urologue Laurent Alexandre (chroniqueur au supplément « Science & médecine ») prédit que « quasiment aucune activité humaine ne résistera à l’IA ».
Systèmes automatisés
Dans tous les secteurs, les très grandes organisations investissent massivement dans des systèmes automatisés pour à la fois réduire leurs coûts, accélérer les flux, modifier la prise de décisions pour pouvoir personnaliser leur offre à partir des données de leurs clients. C’est vrai chez tous les gros opérateurs de services, des banques à la grande distribution, en passant par les assurances, les opérateurs télécoms, les énergéticiens, les logisticiens et les acteurs de l’e-commerce, comme les services de réservation de train, d’avion ou d’hôtel.
Ceux-là même qui, au XXe siècle, étaient les plus gros employeurs de diplômés du supérieur. « Cette fois, ce sont toutes les tâches qui étaient assumées par des cols blancs qui se voient menacées, car la machine est plus forte que l’homme dans sa capacité à digérer des informations », reconnaît Mouloud Dey, spécialiste des transformations numériques chez l’éditeur de solutions SAS. Or, explique Olivier Ezratty dans un document publié en ligne en octobre et intitulé « Les usages de l’intelligence artificielle », « les secteurs d’activité qui exploitent le plus l’intelligence artificielle sont ceux qui génèrent le plus de données ».
Banques et assurances
C’est très net dans la banque où, depuis cinq ans, les chatbots gèrent une partie des relations avec les clients de la banque de détail, y compris pour le conseil en patrimoine sur des produits financiers standards. Comme dans l’assurance, la connaissance du client a basculé dans la machine, qui propose des investissements adaptés à chacun. Dans les salles de marché, les automates de trading remplacent de plus en plus les traders, en raison de leur capacité d’arbitrage à la nanoseconde, et ce sur les places du monde entier.
Même les analystes financiers commencent à être remplacés par les algorithmes. Et désormais, ce sont les « fonctions support » des banques qui touchent au contrôle, à l’analyse des risques, au marketing des produits financiers, mais aussi à la rédaction des contrats comme au reporting, à la détection des fraudes comme à l’optimisation fiscale, qui sont en passe d’être adossées à, voire assumées par des systèmes intelligents. Les opérations de commerce international et de clearing sont peu à peu gérées par la technologie Blockchain, qui assure toutes les opérations… C’est dire si l’impact sur l’emploi dans les banques et les assurances s’annonce massif, même si à ce jour personne n’a osé l’évaluer pour ne pas alarmer les syndicats.
Le taux de remplacement des emplois existants est difficile à prévoir
Partout, les fonctions marketing, tirées par le marketing numérique, sont en train d’être traitées par l’IA, qui profile mieux que personne les clients, suit leurs parcours on et off line, leurs humeurs sur les réseaux sociaux, analyse leurs besoins et définit les segments de marché selon des logiques nouvelles qui, s’appuyant sur du machine learning, permettent de faire du microciblage comme des recommandations de produits. Même le recrutement a ses systèmes experts qui, pour « matcher » offres d’emplois et candidats, scrutent les profils d’individus sur LinkedIn et autres ­réseaux sociaux, analysent les CV et lettres de motivation, gèrent parfois même les entretiens par vidéo, en faisant analyser par la ­machine les visages et personnalités.
Pour autant, le taux de remplacement des emplois existants est difficile à prévoir. « Nombre d’annonces de start-up en IA portent sur les proof of concepts et pas forcément sur les solutions déployées à grande échelle », reconnaît Olivier Ezratty. D’autant que beaucoup de promesses n’ont pas été tenues. Dans la santé par exemple, où le fameux Watson d’IBM devait remplacer l’oncologue, on recherche plutôt l’aide au diagnostic à partir d’interprétation d’imagerie médicale et d’analyse de traitements issues d’une multitude de cabinets de praticiens que le remplacement. Et dans ce ­domaine, il y a aussi beaucoup de fantasmes de conjuration. Comme dans la presse, où, ­explique Olivier Ezratty, « la création de contenus consiste surtout à réutiliser des contenus existants créés par de vraies gens ».
Aussi, nombre de ceux qui sortent leur longue-vue pour voir loin pronostiquent que les métiers vont être davantage transformés que remplacés, et qu’ils vont plutôt modifier les organisations que les supprimer. Comme dans les métiers juridiques où l’aide de l’IA a, pour l’instant, surtout facilité la consultation des lois et de la jurisprudence, comme la ­rédaction de contrats standards, tandis que l’optimisation des contrats comme l’analyse prédictive de l’issue des procès n’en sont qu’à leurs balbutiements.

Participez à « O21 / S’orienter au 21e siècle » à Paris
Pour aider les 16-25 ans, leurs familles et les enseignants à se formuler les bonnes questions lors du choix des études supérieures, Le Monde organise la seconde saison d’« O21 / S’orienter au 21e siècle », avec cinq dates. Après Nancy (1er- 2 décembre), Lille (19 - 20 janvier), Nantes (16-17 février) et Bordeaux (2-3 mars), rendez-vous à Paris (samedi 17 et dimanche 18 mars 2018, à la Cité des sciences et de l’industrie).
Dans chaque ville, les conférences permettent au public de bénéficier des analyses et des conseils, en vidéo, d’acteurs et d’experts, et d’écouter et d’échanger avec des acteurs locaux innovants : responsables d’établissements d’universités et de grandes écoles, chefs d’entreprises et de start-up, jeunes diplômés, etc. Des ateliers pratiques sont aussi organisés.
Il reste des places pour O21 Paris ! Entrée libre sur inscription.

        Voir aussi :
         

          En images : les temps forts d’O21 à Nancy



Pour inscrire un groupe de participants, merci d’envoyer un e-mail à education-O21@lemonde.fr. L’éducation nationale étant partenaire de l’événement, les lycées peuvent organiser la venue de leurs élèves durant le temps scolaire.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Dans une décision inédite, la Cour de justice de l’Union européenne a invalidé la sentence d’un tribunal arbitral « ISDS », au motif qu’il n’était pas qualifié à interpréter le droit européen.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Un rapport commandé par le gouvernement souligne les prévisions irréalistes de coûts et de délais promis par les organisateurs des JO à Paris.
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Paris 2024 : des experts s’inquiètent de « réels risques de surcoûts importants »

Un rapport commandé par le gouvernement souligne les prévisions irréalistes de coûts et de délais promis par les organisateurs des JO à Paris.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 12h36
 • Mis à jour le
14.03.2018 à 13h05
   





                        



   


Après les inquiétudes sur les transports et la polémique sur les salaires des dirigeants, celle sur les coûts d’organisation : la préparation des Jeux olympiques de Paris 2024 commence dans la difficulté.
Un rapport d’experts commandé par le gouvernement alerte sur des risques de « surcoûts importants » dans la construction des sites pour les JO, révèle Le Parisien, mercredi 14 mars, une information confirmée à l’Agence France-Presse.
Le document, une « note d’alerte » qui doit précéder un rapport définitif, évoque de « réels risques à la fois de non-réalisation dans les délais de certains équipements mais aussi de surcoûts importants ».

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Difficultés sur les installations en Seine-Saint-Denis
Le site aquatique et le village olympique, qui doivent être construits à Saint-Denis, ainsi que la zone du Bourget, qui doit accueillir le village des médias et les compétitions de volley, tir et badminton, sont évoqués dans cette note de l’Inspection générale des finances (IGF), de l’Inspection générale de la jeunesse et des sports (IGJS) et du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD).
Dans le détail, le site aquatique, qui doit accueillir les épreuves de natation, supporte le risque de voir sa facture de 130 millions d’euros, doublée en raison de la multiplicité des acteurs et de certains élus d’en faire un site exceptionnel, résume la source proche du dossier. Les inspecteurs de l’Etat préconisent que la maîtrise d’ouvrage ne soit plus confiée à la Métropole du Grand Paris, dirigée par Patrick Ollier, mais à la Solideo, la société publique chargée de superviser les constructions olympiques.
Situé au Bourget, le site de volley-ball est jugé « anormalement coûteux » par la note d’alerte. Enfin, le village olympique, situé à cheval sur les communes de Saint-Denis, L’Ile-Saint-Denis et Saint-Ouen, pose difficulté en raison de la proximité d’une « zone archéologique », mais sa construction n’est pas remise en cause.
Le budget total des Jeux olympiques doit, à ce stade, s’élever à 6,8 milliards d’euros : 3,8 milliards pour leur organisation, financés par le CIO, les sponsors et la billetterie, ainsi que trois milliards pour la construction des équipements, financés pour moitié par les acteurs publics (Etat et collectivités) et pour moitié par les investisseurs privés.
Le rapport définitif doit être remis prochainement aux ministres concernés, Laura Flessel (sports) et Gérald Darmanin (comptes publics), et sera rendu public.
Ce rapport « ne dit pas : “Vous allez dépasser le budget”, mais “Voilà ce qu’il faut faire pour tenir le budget” », déclare Laura Flessel dans une déclaration transmise à l’AFP.
« Nous allons engager un travail de concertation avec les élus locaux afin d’explorer les nombreuses solutions qui s’offrent à nous », explique-t-elle aussi, répétant « l’engagement ferme » de « tenir les délais et tenir les budgets ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Les seuils de pension retenus pour l’application de la mesure font polémique. Un retraité sur deux devrait être perdant en 2018.
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La hausse de la CSG, point de crispation pour les seniors

Les seuils de pension retenus pour l’application de la mesure font polémique. Un retraité sur deux devrait être perdant en 2018.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 12h20
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières et 
Audrey Tonnelier








                        



                                


                            

Ils ont déjà réussi un pari : faire parler d’eux. Jeudi 15 mars, les retraités défileront de nouveau, à l’appel de neuf organisations syndicales et associatives, pour protester contre la hausse de 1,7 point de la CSG. « Le but, c’est de marquer notre hostilité à cette ponction supplémentaire, explique Philippe Pihet (FO). Nous voulons rappeler aux pouvoirs publics que les retraités existent alors que ce mot a disparu de leur lexique. »
Depuis le 1er janvier, cette population a vu sa CSG passer (sauf taux réduit) de 6,6 % à 8,3 % des pensions. Contrairement aux actifs et aux fonctionnaires, les seniors ne recevront pas de compensation pour cette mesure, censée rapporter en net 4,5 milliards d’euros à l’Etat cette année. Une exception que dénonce Christian Bourreau, de la Confédération française des retraités, qui n’appelle cependant pas à manifester. « Ne pas traiter les retraités comme les autres, c’est de la provocation, s’exclame-t-il. Je caricature un peu mais le message, c’est : vous êtes vieux, vous êtes riches, vous pouvez payer. » Eric Alauzet, député LRM du Doubs, n’a d’ailleurs pas hésité, dans Le Parisien du 5 mars, à parler d’une « génération dorée ».

Le sujet figurait pourtant en bonne place dans la campagne présidentielle du candidat Macron, au nom de la « solidarité intergénérationnelle ». « La génération des baby-boomeurs a connu des conditions plus favorables en termes de salaires, l’absence de chômage, etc., justifie-t-on à Bercy. Mais la redistribution se fait aussi envers les retraités les plus modestes, à travers la hausse du minimum vieillesse par exemple. »
Il n’empêche. « Les principaux “perdants” à la hausse de CSG couplée à la baisse des cotisations salariales sont les retraités relevant du taux plein de CSG, dont le nombre est estimé à environ 8 millions », soulignait à l’automne 2017 Joël...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Le budget courant est désormais à l’équilibre. Mais le gouvernement britannique refuse de mettre fin aux coupes budgétaires, malgré les demandes répétées de l’opposition.
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Au Royaume-Uni, le débat sur l’austérité relancé

Le budget courant est désormais à l’équilibre. Mais le gouvernement britannique refuse de mettre fin aux coupes budgétaires, malgré les demandes répétées de l’opposition.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 12h09
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Avec deux ans de retard sur le calendrier initial, le Royaume-Uni a finalement atteint l’objectif qu’il s’était fixé en lançant son grand plan d’austérité en 2010 : le budget courant de l’Etat (hors investissement) est désormais (presque) à l’équilibre. Sur l’année fiscale, d’avril 2017 à mars 2018, son déficit sera de 0,1 % du produit intérieur brut (PIB). Il doit devenir très légèrement positif, à + 0,1 % du PIB lors de l’année 2018-2019.

En présentant mardi 13 mars son bilan économique semestriel, le chancelier de l’Echiquier, Philip Hammond, a salué ce succès : « C’est un tournant dans le rétablissement de cette nation suite à la crise financière. »
En 2010, un déficit stratosphérique
Mais l’annonce a relancé de plus belle le débat sur la nécessité de mettre fin aux coupes budgétaires. « La complaisance [de Philip Hammond] est incroyable, s’est ainsi insurgé John McDonnell, chargé de l’économie au Parti travailliste. La crise des services publics atteint une dimension jamais vue. Est-ce qu’il a écouté les docteurs, les infirmières, les enseignants, les officiers de police, les aides-soignants, et même ses propres conseillers municipaux conservateurs ? Ils lui disent qu’ils ne peuvent plus attendre, qu’il doit agir maintenant. »

Quand le gouvernement conservateur est revenu au pouvoir en 2010, le déficit de l’Etat britannique était stratosphérique, à 10 % du PIB. A l’époque, il ne semblait y avoir guère d’autre choix que d’adopter un plan de rigueur. Les partis politiques ne se battaient que sur la vitesse des coupes à effectuer dans le budget, pas sur leur nécessité.
Huit ans plus tard, la situation est très différente. Le déficit est désormais de 2,2 % du PIB (en comptant les investissements). Le Royaume-Uni continue à emprunter sur les marchés financiers à un taux d’intérêt historiquement bas. Et les conséquences de l’austérité se font sévèrement sentir.
Dans le même...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Les décisions prises à Washingon comme à Helsinki montrent que les télécommunications sont redevenues un enjeu de souveraineté nationale, observe l’éditorialiste économique du « Monde » Philippe Escande.
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Nokia : la Finlande dans les pas de Trump...

Les décisions prises à Washingon comme à Helsinki montrent que les télécommunications sont redevenues un enjeu de souveraineté nationale, observe l’éditorialiste économique du « Monde » Philippe Escande.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 12h04
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. Un peu plus d’un an après son arrivée à la présidence des Etats-Unis, Donald Trump semble à nouveau en campagne électorale. C’est ainsi que les commentateurs analysent son activisme sur le front commercial. S’il y a bien un pays qui se réjouit secrètement des postures guerrières et antichinoises du locataire de la Maison Blanche, c’est bien la Finlande et son entreprise phare Nokia. En bloquant la tentative de rachat de l’électronicien Qualcomm par son concurrent Broadcom, le gouvernement américain a exprimé tout haut ce que beaucoup pensent tout bas : les télécommunications sont redevenues un enjeu de souveraineté nationale.
L’analyse est visiblement partagée à Helsinki, puisque le fonds souverain de l’Etat finlandais, Solidium, vient de prendre une participation de 3,3 % dans Nokia. L’entreprise ne représente plus, comme dans les années 2000, près de 10 % du PIB du pays, mais elle est plus que jamais stratégique. La firme qui avait perdu la bataille des smartphones a gagné celle des équipements de télécoms en rachetant ses deux grands concurrents du sud du continent, l’allemand Siemens et le français Alcatel Lucent. Elle et son rival suédois Ericsson sont en fait les deux derniers constructeurs occidentaux de taille mondiale dans ce métier d’infrastructures désormais dominé par les chinois Huawei et ZTE.

Le sort des deux groupes européens est intimement lié à celui des Etats-Unis. D’abord parce que les opérateurs américains sont leurs premiers clients, puisqu’ils n’ont pas le droit d’acheter du matériel chinois, et ensuite parce qu’ils sont en retour de grands clients de Qualcomm, le champion mondial des puces pour les télécoms qui fournit la terre entière et même les chinois comme Huawei. Mais ce dernier, qui est désormais deux fois plus gros que Nokia, a décidé de produire ses propres puces et est devenu le premier déposant de brevet mondial dans les télécoms. La menace brandie par Donald Trump n’est donc...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Le premier constructeur automobile mondial a bouclé en 2017 la meilleure année de son histoire. Malgré le dieselgate, qui a accéléré sa mutation.
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Volkswagen a pris le virage de la mobilité connectée et électrique

Le premier constructeur automobile mondial a bouclé en 2017 la meilleure année de son histoire. Malgré le dieselgate, qui a accéléré sa mutation.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 11h47
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Volkswagen avait donné cette année rendez-vous à la presse à Berlin, et non à Wolfsburg, son siège historique. Les deux cités ne sont éloignées que de 200 kilomètres. Mais Wolfsburg, avec sa grande usine à cheminées, symbolise l’industrie allemande traditionnelle, plantée au milieu de la plaine rurale de Basse-Saxe, alors que Berlin, métropole internationale en plein essor, rime avec économie numérique et nouveaux services de mobilité.
Deux ans et demi après le scandale des moteurs diesel truqués, le constructeur automobile voulait, mardi 13 mars, afficher sa transformation et sa nouvelle stratégie : devenir leadeur de la mobilité connectée et électrique grand public.

Difficile de croire que le colosse de 642 000 salariés, encore empêtré dans les conséquences d’une crise historique, puisse avoir déjà réussi ce tournant. Et pourtant, VW a remporté ces derniers mois quelques victoires d’étape qui démontrent son exceptionnelle résilience.
10,7 millions de véhicules vendus
Les chiffres, d’abord : avec 10,7 millions de véhicules vendus l’an dernier, en hausse de 4,3 % par rapport à 2016, dont 4,2 millions en Chine, il est le numéro un mondial. Son chiffre d’affaires a grimpé de 6,3 %, à 230 milliards d’euros. Le résultat opérationnel hors effets exceptionnels a bondi de 16,5 %.
Et le réservoir de liquidités est impressionnant : 22,4 milliards d’euros, soit seulement « deux milliards de moins qu’à la fin de l’année 2015 », a précisé Matthias Müller, PDG du groupe. Et ce, bien que les suites de la « thématique du diesel » ont coûté 3,2 milliards d’euros en 2017, qu’il s’agisse des conséquences judiciaires du scandale, des rappels ou des primes au changement des vieux diesels.

En clair : 2017 a été pour VW la meilleure année de son histoire. Le constructeur s’efforce pourtant de faire profil bas, car il continue à être attaqué de toutes parts en Allemagne et à l’étranger. Alors, M. Müller, qui a...




                        

                        

