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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ L’IEP bordelais, qui organise samedi son concours d’entrée, a mis en place un dispositif avec des lycées ruraux de la région afin de diversifier les candidats, raconte Claude Garcia sur son blog.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ En 2008, M. X, dirigeant d’une société immobilière, a l’idée de proposer à la location de courte durée des studios meublés situés à Vanves (Hauts-de-Seine). Pour ce faire, il procède à la division de quatre appartements dont il est propriétaire en studios, qui ne correspondent plus « à la destination résidentielle de l’immeuble ».
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Le gouvernement a présenté mercredi son « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire ». Les syndicats de cheminots se retrouvent jeudi pour définir leur action.
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Réforme de la SNCF : les syndicats sont prêts « au bras de fer »

Le gouvernement a présenté mercredi son « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire ». Les syndicats de cheminots se retrouvent jeudi pour définir leur action.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 18h00
   





                        



   


Les syndicats de cheminots ont unanimement dénoncé le projet de loi permettant le recours à des ordonnances pour réformer la SNCF, présenté mercredi 14 mars en conseil des ministres. Cette réforme n’est en rien une surprise, et la réaction des syndicats ne l’est pas plus. L’UNSA est prête « au bras de fer », SUD Rail veut « une grève reconductible et dure » et la CFDT prévoit « une mobilisation des cheminots ».

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« On va vers un bras de fer, c’est clair, a prévenu Roger Dillenseger, secrétaire général de l’UNSA, deuxième syndicat à la SNCF. La balle était dans le camp du gouvernement. Ce projet de loi montre son approche contradictoire entre une volonté d’échanges affichée et la réalité du texte. »
Le texte présenté en conseil des ministres mercredi « montre bien qu’on n’est pas dans une concertation mais dans une explication de texte. Le gouvernement veut passer en force », a dénoncé auprès de l’AFP Erik Meyer, porte-parole de SUD Rail. Le 3e syndicat cheminot souhaite « une grève reconductible et dure face à un gouvernement dur et inflexible ».
La CFDT note que « pas une virgule n’a été modifiée entre les premières annonces et le projet de loi ». « On va droit dans le mur avec une telle méthode. Cela va durcir les positions. Les réunions de concertation sont stériles. On va réellement vers une mobilisation des cheminots. Ce ne sera pas une grève corporatiste mais pour défendre le ferroviaire », a déclaré Didier Aubert, son secrétaire général.
« On va droit dans le mur »
Une réunion intersyndicale est prévue jeudi afin de « faire un point sur la manifestation nationale du 22 mars », a dit M. Aubert. Et « on va certainement définir un calendrier d’appel à la grève », a-t-il ajouté.
« L’objectif est clairement pour nous de sortir avec une date » de démarrage d’une grève, quitte à se revoir pour « fixer les modalités du mouvement », a dit M. Meyer. La CGT Cheminots (1er syndicat) avait dit mardi, après avoir rencontré le premier ministre, Edouard Philippe, que l’intersyndicale pourrait décider « une grève reconductible par période de vingt-quatre heures ou sous une autre forme ».

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SUD Rail a déjà déposé seul un préavis de grève mais uniquement pour permettre aux cheminots de participer à la manifestation nationale organisée à Paris le 22 mars à l’appel de la CGT Cheminots, rejointe par les trois autres syndicats représentatifs et par FO.
Le projet de loi doit être débattu en avril à l’Assemblée nationale et en mai au Sénat. Il prévoit notamment « l’arrêt des recrutements au statut (de cheminot) des nouveaux agents », ce qui est considéré par les syndicats comme un casus belli.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Face à la recrudescence des cas, 903 depuis novembre 2017, la direction générale de la santé a rappelé mercredi qu’aucun département n’atteignait le taux de couverture vaccinal de 95 %, nécessaire à l’endiguement de la maladie.
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La nouvelle épidémie de rougeole mobilise les autorités sanitaires

Face à la recrudescence des cas, 903 depuis novembre 2017, la direction générale de la santé a rappelé mercredi qu’aucun département n’atteignait le taux de couverture vaccinal de 95 %, nécessaire à l’endiguement de la maladie.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 17h47
 • Mis à jour le
14.03.2018 à 18h40
    |

                            Hugo Guyon








                        



   


L’épidémie de rougeole sévissant en Europe s’étend en France de manière alarmante. Après quelques cas isolés en novembre 2017, c’est l’apparition de 200 cas en Nouvelle-Aquitaine au mois de décembre, dont beaucoup s’étaient déclarés dans les campus bordelais, qui a attiré l’attention des autorités sanitaires.
Depuis novembre, 913 cas ont été recensés, dont plus de 500 pour le mois écoulé, a alerté mercredi 14 mars la direction générale de la santé. Les cas ont été observés dans 59 départements depuis le 6 novembre. Le 14 février, les autorités sanitaires avaient fait état de 387 cas depuis le 1er novembre. Au total, 201 hospitalisations et un décès au CHU de Poitiers le 10 février ont été relevés.
« Alors que, dans les deux derniers mois de 2017, 75 % des infectés concernaient la Nouvelle-Aquitaine, il ne s’agit que de 47 % des nouveaux cas apparus en 2018 », a expliqué le docteur Daniel Lévy-Bruhl, responsable de l’unité des infections respiratoires et des vaccinations à Santé publique France.
Une deuxième dose « nécessaire »
Le principal responsable de cette épidémie est le trop faible taux de couverture vaccinale sur le territoire, en deçà des 95 % nécessaires pour éradiquer la maladie. Selon les chiffres de Santé publique France, la couverture pour la seconde dose du vaccin ROR (rougeole-oreillons-rubéole) oscille entre 62 % et 88 %. Une carence qui concernerait potentiellement 1 million de Français.
« Cette deuxième dose est nécessaire à l’élimination de la maladie car entre 7 % et 8 % des enfants ne réagissent pas à l’administration du premier vaccin », a rappelé le docteur Lévy-Bruhl. Le vaccin ROR, jusque-là recommandé, fait désormais partie des 11 vaccins obligatoires depuis le 1er janvier.

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Pour endiguer la propagation, Jérôme Salomon, le directeur général de la santé, a recommandé à chacun de vérifier son statut vaccinal et celui des membres de son entourage, avec une attention particulière pour les enfants en bas âge, les femmes enceintes et plus généralement les personnes nées après 1980. Le vaccin ROR ayant été introduit dans le calendrier vaccinal français en 1983, des études ont en effet démontré que les personnes nées avant cette date ont toutes eu la rougeole, sauf très rares exceptions ; elles ont donc développé une immunité qui rend caduque la vaccination.
Le spectre d’une épidémie comparable à ce que la France avait connu entre 2008 et 2012 inquiète les autorités : 24 000 Français avaient été touchés, dont 15 000 rien qu’en 2011, provoquant 20 décès.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Le lauréat du Pritzker Prize en 1984, âgé de 83 ans, se retire de ses agences à la suite d’une enquête du « New York Times », qui publie les témoignages de cinq femmes.
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L’architecte Richard Meier écarté après des accusations de harcèlement sexuel

Le lauréat du Pritzker Prize en 1984, âgé de 83 ans, se retire de ses agences à la suite d’une enquête du « New York Times », qui publie les témoignages de cinq femmes.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 16h28
 • Mis à jour le
14.03.2018 à 16h36
    |

            Jean-Jacques Larrochelle








                        



   


Cinq femmes américaines disent avoir subi des actes de harcèlement sexuel de la part de leur compatriote Richard Meier. Après l’annonce de ces révélations, relatées par le New York Times dans son édition de mardi 13 mars, l’architecte de 83 ans, lauréat en 1984 du Pritzker Prize, considéré comme la plus haute distinction dans le domaine de l’architecture, a choisi de se retirer de ses agences de Los Angeles et de New York pour une durée de six mois. « Je suis profondément troublé et embarrassé par les récits de plusieurs femmes qui ont été offensées par mes paroles et mes actes, a déclaré l’architecte dans un communiqué. Bien que nos souvenirs puissent différer, je présente mes sincères excuses à tous ceux [celles] qui ont été offensé[e]s par mon comportement. »
« Il lui a offert un verre de vin, lui a montré des photographies de femmes nues qu’il avait prises et lui a ensuite demandé de se déshabiller »
Laura Trimble Elbogen et Alexis Zamlich, deux assistantes, ont détaillé des incidents survenus en 2009, alors qu’elles étaient âgées respectivement de 24 et 22 ans. La première, recrutée depuis peu, avait été invitée dans l’appartement de M. Meier à New York pour fêter son embauche. « Quand elle est arrivée, raconte le New York Times, il lui a offert un verre de vin, lui a montré des photographies de femmes nues qu’il avait prises et lui a ensuite demandé de se déshabiller. » Après avoir fait part de cette expérience à sa direction, elle a été mise à pied dans le cadre de ce que l’entreprise lui a présenté, dit-elle, comme la conséquence d’« une réduction des effectifs ».
Mme Zamlich a également été invitée à travailler, chaque vendredi, dans l’appartement de M. Meier pour aider à la conception de collages de l’architecte qui comprenaient, notamment, des images d’organes génitaux féminins. A une occasion, il a baissé son pantalon devant elle, ce qui lui a fait quitter l’appartement. Elle a révélé ce qui s’était passé à d’autres collègues femmes ainsi qu’à des associés de l’entreprise. Elle aurait reçu un règlement judiciaire de 150 000 dollars (121 300 euros) assorti d’un accord de confidentialité lui interdisant d’évoquer les circonstances de son départ.
Peignoir ouvert
« Nous avons fait tout ce que nous pouvions pour examiner les réclamations [de Mmes Elbogen et Zamlich] et mettre en place une politique et une formation solides sur le harcèlement sexuel, a déclaré le directeur de l’exploitation de l’agence entre 2003 et 2010, Scott Johnson. Tout le monde y a participé, y compris Richard. »
Stella Lee, autre femme citée par le quotiden, a, elle, commencé à travailler pour Richard Meier en 2000. Mise en garde contre les agissements de l’architecte par la directrice de la communication de l’agence, Lisetta Koe, la jeune femme a consigné par mail le détail des situations auxquelles elle a été confrontée. Ainsi, arrivant à peine dans l’appartement de l’architecte, elle avait trouvé ce dernier vêtu d’un simple peignoir ouvert lui permettant d’exhiber son sexe. Mme Lee dit avoir été « pétrifiée ». Plus tard dans la journée, il l’invitera à se rendre avec lui dans son sauna, ce qu’elle refusera.
« Ne reste pas au bureau tardivement » : Judi Shade Monk, entrée dans l’agence d’architecture en 2003, à l’âge de 26 ans, avait, elle aussi, été prévenue par des collègues. Deux mois plus tard, alors qu’il la guidait pour lui faire rencontrer deux éminents confrères, Richard Meier a glissé sa main de son dos vers ses fesses, jouant avec ses sous-vêtements qu’il a commencé à « rouler dans ses doigts », témoigne-t-elle. « Un des plus anciens membres de l’agence, qui avait vu ce qui se passait, m’a demandé si tout allait bien. »
Un mode opératoire
La dernière femme à témoigner ne fait pas partie de l’agence. Carol Vena-Mondt, designer de meubles, aujourd’hui âgée de 70 ans, a eu, dit-elle, « une expérience traumatisante » avec Richard Meier dans les années 1980 à Los Angeles, à l’époque où il travaillait sur le projet du Getty Center. Invitée dans sa résidence à un dîner qu’elle imaginait en équipe, elle s’est retrouvée être la seule convive. M. Meier a tenté de l’embrasser de force, et alors qu’elle essayait de partir, il l’a rattrapée et tirée vers lui. « Il a attrapé un de mes bras et commencé à me traîner dans le couloir vers la chambre à coucher, a t-elle expliqué au New York Times. Il m’a poussée sur le lit et s’est couché sur moi pendant que je me tordais et le repoussais. Je n’avais jamais rien vu de pareil. » Elle est parvenue à se libérer, a rejoint sa voiture, fermé toutes les portières, puis s’est arrêtée au fond de la longue allée. « Je me suis mise à pleurer et à trembler. »
Comble du cynisme, Richard Meier a soutenu certaines causes féministes
Le mode opératoire dont rendent compte ces témoignages rappelle celui du producteur de cinéma Harvey Weinstein dont les agissements ont à la fois suscité une réprobation internationale et amené les nombreuses victimes d’autres prédateurs sexuels à sortir du silence. Comble du cynisme, Richard Meier a soutenu certaines causes féministes. Il a été signataire d’une pétition réclamant la reconnaissance de Denise Scott Brown, épouse et associée de Robert Venturi, injustement exclue du Pritzker Prize obtenu par son mari en 1991. Il avait également créé au mois de janvier une bourse d’études supérieures au sein de l’école d’architecture de l’Université Cornell (New York) afin de « recruter et de retenir les candidates les plus talentueuses ».
Après avoir pris connaissance de l’article du Times, le doyen de l’établissement, Kent Kleinman, a déclaré dans une lettre ouverte publiée sur le site de l’école que le comportement de l’architecte était « inacceptable » et que Cornell refuserait son nouveau cadeau. L’école va explorer « les actions supplémentaires appropriées » concernant les bourses et les dons antérieurs. Les responsables du Pritzker Prize ne se sont pour l’instant pas encore officiellement manifestés.
James Levine licencié du Met
Par ailleurs, le Metropolitan Opera de New York a licencié lundi 12 mars son directeur musical honoraire, James Levine, âgé de 74 ans, déjà mis à pied, au terme d’une enquête qui a confirmé que le puissant chef d’orchestre s’était rendu coupable d’abus sexuels. « L’enquête a mis en évidence des preuves crédibles que M. Levine s’était livré à du harcèlement et à un comportement abusif sexuellement » avant qu’il n’arrive au Met, puis pendant sa collaboration avec l’opéra de New York, a indiqué l’institution dans un communiqué.

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Les agissements du chef d’orchestre auraient notamment visé des « artistes vulnérables en début de carrière, sur lesquels M. Levine avait autorité », précise le Met. Compte tenu des conclusions de cette enquête, menée par un ancien procureur de l’Etat du New Jersey, Robert J. Cleary, la direction de l’opéra et son conseil d’administration ont estimé qu’il serait « inapproprié et impossible » que James Levine continue à travailler au Met. Outre la direction musicale honoraire, le maestro déchu a été également licencié de son poste de directeur du programme consacré aux jeunes artistes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Le maire de Béziers, proche du Front national, avait été condamné en avril 2017 pour avoir déclaré qu’il y avait trop d’enfants musulmans dans les écoles de sa ville.
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« Provocation à la haine » : Robert Ménard relaxé en appel

Le maire de Béziers, proche du Front national, avait été condamné en avril 2017 pour avoir déclaré qu’il y avait trop d’enfants musulmans dans les écoles de sa ville.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 15h44
 • Mis à jour le
14.03.2018 à 18h11
   





                        



   


La cour d’appel de Paris a relaxé, mercredi 14 mars, le maire de Béziers, Robert Ménard, proche du Front national, condamné en 2017 pour avoir déclaré qu’il y avait trop d’enfants musulmans dans les écoles de sa ville. La cour a ainsi infirmé un jugement du tribunal correctionnel de Paris qui, le 25 avril 2017, avait condamné M. Ménard à 2 000 euros d’amende pour « provocation à la haine et la discrimination ».
Les juges d’appel ont justifié ce revirement par un changement de la jurisprudence de la Cour de cassation, qui exige désormais que les propos incriminés contiennent « une exhortation éventuellement implicite » à la haine ou à la discrimination pour que le délit de « provocation » soit constitué, ce qui n’est ici, selon eux, pas le cas.
L’élu était poursuivi pour avoir publié sur Twitter, le 1er septembre 2016, le message suivant : « #rentréedesclasses : la preuve la plus éclatante du #GrandRemplacement en cours. Il suffit de regarder d’anciennes photos de classe. » Il était également jugé pour avoir déclaré sur LCI, le 5 septembre 2016 : « Dans une classe de centre-ville de chez moi, 91 % d’enfants musulmans. Evidemment que c’est un problème. »
« Je dis juste ce que tout le monde voit »
Les sept associations antiracistes qui s’étaient constituées partie civile, dont la Licra, le MRAP, la Ligue des droits de l’homme, SOS racisme et la Maison des potes, ont donc été déboutées.
« Je suis tellement heureux !, a réagi Robert Ménard, interrogé par l’Agence France-Presse. Je ne supporte pas l’idée que l’on puisse penser que je suis raciste ou que l’on pense que je veuille m’en prendre à des enfants en fonction de leurs origines. »
« Je dis juste ce qui est et ce que tout le monde voit. Ce deuxième procès est la défaite de ces associations qui ont dit des ignominies sur mon compte. »
Elu en 2014 à la tête de Béziers, ville héraultaise de 70 000 habitants, avec le soutien du Front national et à la faveur d’une triangulaire, l’ancien président de Reporters sans frontières est coutumier des polémiques, notamment sur l’immigration, la guerre d’Algérie ou la sécurité.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Rhianna Pratchett, scénariste du « Tomb Raider » adapté au cinéma, souhaiterait que les héroïnes de jeu vidéo se diversifient en vieillissant ou en devenant mères.
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Et si Lara Croft cessait d’être immuablement jeune ?

Rhianna Pratchett, scénariste du « Tomb Raider » adapté au cinéma, souhaiterait que les héroïnes de jeu vidéo se diversifient en vieillissant ou en devenant mères.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 15h14
    |

            William Audureau








                        


Qui a dit que la plus célèbre icône féminine du jeu vidéo n’avait pas le droit de vieillir ? Pas Rhianna Pratchett, fille du romancier Terry Pratchett et scénariste en chef des jeux Tomb Raider (2013) et Rise of the Tomb Raider (2015), qui ont donné un nouveau départ à la série. « J’aimerais écrire une Lara Croft plus vieille, dans la cinquantaine, qui soit grisonnante et lessivée, comme il y en a pour les personnages masculins », explique l’écrivaine au site américain Entertainment Weekly à l’occasion de la sortie du film Tomb Raider, mercredi 14 mars.
« Snake [du jeu “Metal Gear Solid”] a évolué avec les années, tout comme Sam Fisher de “Splinter Cell”. Il a été autorisé à vieillir, et j’aimerais voir ça avec un personnage comme Lara, plus âgée, endurcie par les batailles. Et peut-être qu’elle aurait un autre personnage sous son aile, ce qu’on voit souvent avec les figures de papa dans les jeux – c’est la “papaisation”, comme John dans “The Last of Us” ou Booker dans “BioShock Infinite”. »

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Explorer la vulnérabilité
L’auteure, qui n’est plus chargée du scénario de la série, suggère ainsi l’idée que Lara Croft devienne mère – et que davantage de mères soient mises en scènes dans des jeux d’action : « Il y a tant de choses imaginables, tellement d’histoires à raconter, nous ne faisons qu’effleurer la surface. » 
Avec le « reboot » de la saga en 2013, Rhianna Pratchett a tiré un trait sur la personnalité d’héroïne intrépide et insouciante qu’affichait l’icône du jeu vidéo depuis ses débuts en 1996. Le film s’inspire de sa vision du personnage :
« Avec cette Lara, je voulais qu’elle soit plus ancrée (…), nous voulions explorer la vulnérabilité et la peur derrière son grand courage… et la voie pour devenir une pilleuse de tombe [tomb raider en anglais]. »
A ses yeux, le jeu Tomb Raider de 2013, qui a été critiqué à sa sortie pour une scène de tentative de viol, a contribué par son succès commercial à rendre les éditeurs moins frileux à l’idée de mettre en scène des femmes comme personnages secondaires (Ellie dans The Last of Us) et principaux (Aloy dans Horizon: Zero Dawn, Chloe Frazer dans Uncharted: The Lost Legacy).

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Des héros masculins de plus en plus souvent vieillis
A sa naissance, l’héroïne de Tomb Raider ne devait pas être une icône féministe. « A l’origine du projet, Lara Croft était un homme, plus proche de son modèle, Indiana Jones », rappelait en 2017 Alexandre Serel, auteur de L’Histoire de Tomb Raider (éditions Pix’n Love, 2017). « Si elle est devenue une femme, c’est en grande partie pour se démarquer de la concurrence de l’époque, qui employait des mâles ou des mascottes. »
Depuis quelques années, de plus en plus de superproductions mettent en scène des héros masculins vieillis, voire en situation de paternité, comme Kratos dans le prochain God of War, en s’appuyant sur le vécu des développeurs. « Nous savions que la franchise avait besoin d’un nouveau départ », expliquait l’an passé Aaron Kaufman, porte-parole du studio derrière le jeu, Sony Santa Monica Studio. « Comme Cory Barlog [directeur créatif de God of War 2] en avait été éloigné pendant plusieurs années, il a apporté une vision fraîche, très spécifique, liée à l’épopée d’un père et son fils, et de sa propre relation à son fils, qui a 3 ou 4 ans aujourd’hui. Il venait seulement de naître. »
« Je pense que c’est la progression de l’industrie. Le cinéma le fait beaucoup, les séries aussi, constate Shaun Escayg, directeur créatif d’Uncharted: The Lost Legacy. (…) C’est bien que l’on puisse explorer l’évolution du personnage y compris d’un point de vue physique, sans se dire qu’il est éternel, qu’il sera à jamais jeune, etc. » Un traitement réservé pour l’instant aux personnages masculins.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Violences, manque d’infrastructures, chômage endémique, pression migratoire… Plusieurs habitants du 101e département français nous ont confié les difficultés auxquelles ils font face au quotidien.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Entre désespoir, peur et sentiment d’abandon, les habitants de Mayotte racontent leur réalité

Violences, manque d’infrastructures, chômage endémique, pression migratoire… Plusieurs habitants du 101e département français nous ont confié les difficultés auxquelles ils font face au quotidien.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 14h12
 • Mis à jour le
14.03.2018 à 18h25
    |

            Camille Bordenet








                        




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Un autre témoignage





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Lire aussi : '+data[i]['lireaussititre']+'');
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Comme en première instance, l’accusation a requis la réclusion criminelle à perpétuité contre l’auteur présumé de l’attentat du Drugstore Publicis en 1974.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

La perpétuité de nouveau requise lors du procès en appel de Carlos

Comme en première instance, l’accusation a requis la réclusion criminelle à perpétuité contre l’auteur présumé de l’attentat du Drugstore Publicis en 1974.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 13h17
 • Mis à jour le
14.03.2018 à 13h27
   





                        



   


L’accusation a requis, mercredi 14 mars, la réclusion criminelle à perpétuité à l’encontre d’Ilich Ramirez Sanchez, dit Carlos, jugé en appel devant la cour d’assises de Paris. Il est accusé d’être l’auteur de l’attentat meurtrier du Drugstore Publicis en 1974. Le verdict est attendu vendredi.
Pour l’avocat général Rémi Crosson du Cormier, « l’ensemble des éléments de l’enquête… permettent de dépasser le doute raisonnable » et montrent que Carlos « est bien l’auteur de l’attentat perpétré au Drugstore ».

        Lire aussi :
         

                Début du procès en appel de Carlos pour l’attentat du Drugstore Publicis, en 1974



La perpétuité déjà requise lors de son premier procès
Suivant les réquisitions du même avocat général, la cour d’assises de Paris l’avait condamné à la prison à vie en mars 2017, estimant que « tous les éléments accumulés durant l’enquête » convergeaient vers lui.
Figure du terrorisme « anti-impérialiste » des années 1970-80, Carlos avait été condamné à la prison à vie en mars 2017 pour avoir lancé une grenade dans la galerie marchande du grand magasin parisien, faisant deux morts et 34 blessés.
Pour l’accusation, cet attentat visait à faciliter la remise en liberté d’un Japonais arrêté à Orly, membre de l’Armée rouge japonaise (ARJ) et d’une branche du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP). Carlos était devenu l’un des bras armés du FPLP en Europe.
La grenade jetée au Drugstore était, selon cette hypothèse, le moyen de pression choisi par Carlos pour accélérer la libération du révolutionnaire nippon.

        Lire aussi :
         

                Carlos jugé 42 ans après pour l’attentat du Drugstore Saint-Germain






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Après un mouvement social de plus de trois semaines dans le 101e département français, un accord a été conclu mardi avec le gouvernement, mais l’intersyndicale l’a rejeté.
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Ce qu’il faut retenir de la situation à Mayotte

Après un mouvement social de plus de trois semaines dans le 101e département français, un accord a été conclu mardi avec le gouvernement, mais l’intersyndicale l’a rejeté.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 13h14
 • Mis à jour le
14.03.2018 à 17h17
   





                        


L’essentiel
Depuis plus de trois semaines, un mouvement social agite Mayotte. Une grève générale touche l’île depuis le 20 février, avec au centre des revendications des Mahorais la question de l’insécurité et des conditions de vie.Mardi 13 mars, un accord a été conclu avec la ministre des outre-mer, Annick Girardin, pour mettre un terme à cette vague de protestation.L’un des porte-parole du mouvement, Fatihou Ibrahime, a salué « des avancées réelles » mardi, mais l’intersyndicale a rejeté l’accord, mercredi, et a décidé de poursuivre la grève générale ainsi que les barrages.L’archipel de Mayotte, devenu département français le 1er janvier 2014, est l’un des territoires les plus pauvres de France et connaît un taux de chômage de 26 % (le taux national est de 9,2 %). L’île est aussi la destination de très nombreux migrants venant des îles voisines des Comores.
La citation
« Cela a été perçu comme une trahison. »
Les membres du Collectif des citoyens de Mayotte et de l’intersyndicale estiment que « des points manquaient » dans l’accord de principe, notamment sur les questions de sécurité. Ils ont également dénoncé la communication du ministère des outre-mer, qui, mardi à l’issue de cinq heures de négociations, faisait état de « la construction d’un accord mettant un terme à la crise de Mayotte », alors que les syndicalistes annonçaient qu’ils allaient consulter la population sur la suite du mouvement et demander la levée des barrages.
« Cela a été perçu comme une trahison, j’ai été accusé de tous les maux », a dit un porte-parole, Saïd Hachim. Mercredi, chacun des membres a dû jurer sur un coran (la population de Mayotte est à 95 % musulmane) qu’il « ne trahir [ait] pas le mouvement ».
Le chiffre
15
C’est le nombre de mesures demandées par l’intersyndicale et acceptées par Mme Girardin. Parmi celles-ci figurent :
la lutte contre les attestations d’hébergement et de paternité de complaisance ;la mise en place de navires supplémentaires contre l’immigration clandestine ;la reconnaissance des associations luttant contre l’insécurité ;la lutte contre l’habitat clandestin et le démantèlement des bandes sources d’insécurité.
Et maintenant ?
Les organisateurs se sont dits prêts à rediscuter avec une délégation ministérielle, composée de trois hauts fonctionnaires restés sur place, pour engager des travaux sur la sécurité, la lutte contre l’immigration clandestine et le développement du territoire.

Pour aller plus loin
 
Entre désespoir, peur et sentiment d’abandon, les habitants de Mayotte racontent leur quotidienCinq questions sur la situation à MayotteA Mayotte, la délinquance et la violence ont pris des proportions dramatiquesL’immigration, un facteur important de la démographie à Mayotte





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ En proposant d’en faire une « maternité extraterritoriale », le gouvernement joue avec les questions de droit du sol et d’accession à la nationalité française.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Mayotte : donner un statut international à la première maternité de France est-il réaliste ?

En proposant d’en faire une « maternité extraterritoriale », le gouvernement joue avec les questions de droit du sol et d’accession à la nationalité française.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 12h13
 • Mis à jour le
14.03.2018 à 14h25
    |

                            Valentin Ehkirch








                        



   


La France pourrait-elle créer un statut exceptionnel pour la maternité de Mayotte ? Evoquée le 8 mars par le premier ministre, Edouard Philippe, la création d’un statut extraterritorial pour la seule maternité de l’île, département français, a été réaffirmée lundi 13 mars par la ministre des outre-mer, Annick Girardin, en visite à Mayotte.

        Lire :
         

          A Mayotte, le dialogue avec la ministre Annick Girardin tourne court



Concrètement, Mme Girardin a évoqué la mise en place d’un « groupe dédié » visant à donner un « statut extraterritorial » à la maternité de Mayotte, la première de France en termes de naissances, afin qu’une admission en son sein ne permette pas automatiquement d’obtenir la nationalité française.
Dans un entretien publié mardi dans le journal La Croix, le député La République en marche, Aurélien Taché, a tenté de déminer ce sujet sensible et régulièrement attaqué par une partie de la droite : le droit du sol. Il affirme dans le quotidien que la remise en cause du droit du sol n’est « pas du tout ce que souhaite faire le gouvernement ». Selon M. Taché, donner un statut d’extraterritorialité à la maternité de Mamoudzou permettrait « d’en faire en quelque sorte une “maternité internationale” ».
Ce nouveau statut pourrait poser plusieurs questions :
Qu’est-ce que le droit du sol ?
En France, la loi reconnaît à la fois le droit du sang et celui du sol. Dans le premier cas, un enfant né d’au moins un parent français obtient automatiquement la nationalité française, où qu’il naisse. Dans le second, un enfant né sur le sol français de parents étrangers peut acquérir automatiquement la nationalité française à sa majorité, à condition qu’il ait vécu au moins cinq années dans le pays depuis l’âge de 11 ans.
Qu’est-ce que l’extraterritorialité ?
L’extraterritorialité est un principe de droit international qui prévoit qu’une autorité étrangère ou une organisation internationale puisse s’exercer sur une partie d’un territoire national, comme par exemple le siège des Nations unies à New York. En revanche, les ambassades ne bénéficient pas de l’extraterritorialité, mais simplement de l’immunité diplomatique.
Selon Serge Slama, professeur de droit public à l’université de Grenoble, « la question de l’extraterritorialisation d’une portion du territoire français est largement fictionnelle ». Il précise qu’une zone extraterritoriale n’est pas exempte des lois françaises :
« Si ces zones relèvent d’un droit spécifique [des conventions passées au niveau international notamment], elles n’en restent pas moins sur territoire français, et si, par exemple, un crime ou un délit y est commis, le droit pénal s’applique. »
L’obstacle de la Constitution
Pour M. Slama, « sortir de manière totalement artificielle la maternité du territoire français est irréalisable » autant qu’inconstitutionnel :
« Si une loi française le prévoyait, elle serait vraisemblablement inconstitutionnelle, puisqu’elle serait contraire au principe d’indivisibilité de la République, mais aussi au principe d’égalité devant la loi, puisqu’on appliquerait des règles différentes à des enfants nés en France en fonction de la nationalité de leurs parents. »
Un accord entre les Comores et la France serait nécessaire, mais peu probable
Seule une convention internationale permettrait de placer la maternité de Mamoudzou sous un statut international, précise le juriste. Mais cette initiative lui paraît peu probable, au vu des relations diplomatiques des pays concernés :
« Compte tenu de l’état des relations de la France avec les Comores depuis l’indépendance de l’Union des Comores et du maintien de Mayotte au sein de la République française, il est peu probable que le gouvernement comorien accepte de négocier une telle convention internationale. On ne voit pas très bien quelle serait la contrepartie et où serait leur intérêt, alors que les autorités comoriennes n’empêchent pas l’émigration vers Mayotte. Bien au contraire, elles estiment que Mayotte est une île comorienne. »
Peu d’enfants seraient concernés 
Selon Lise Faron, responsable des questions d’entrée et de séjour au sein de l’association La Cimade, qui aide les étrangers dans leurs démarches sur le sol français, le projet du gouvernement ne concernerait qu’une petite partie des enfants nés à Mayotte : ceux dont les deux parents sont étrangers. Une minorité par rapport à l’ensemble : 
« En 2014, plus de 70 % des enfants à Mayotte naissaient français, c’est-à-dire qu’au moins un des parents est français. »
Ces dernières années, les chiffres ont évolué, mais les enfants nés d’un parent français à Mayotte restent majoritaires. Selon des statistiques récentes de l’Institut national de la statistiques et des études économiques ils étaient 58 % en 2016.

        Lire :
         

          Mayotte : la ministre des outre-mer, Annick Girardin, annonce des mesures pour la sécurité et contre l’immigration illégale






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ La douane a présenté ses résultats annuels, mardi 13 mars. Les saisies des avoirs criminels ont toutes deux augmenté tandis que celles de tabac de contrebande ont légèrement diminué. Une baisse que n’a pas manqué de souligner Gérarld Darmanin.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Saisies de tabac : les « mauvais » chiffres et la déception d’un ministre

La douane a présenté ses résultats annuels, mardi 13 mars. Les saisies des avoirs criminels ont toutes deux augmenté tandis que celles de tabac de contrebande ont légèrement diminué. Une baisse que n’a pas manqué de souligner Gérarld Darmanin.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 12h11
    |

            Julia Pascual








                        


C’est l’ombre au tableau. Mardi 13 mars, la douane a présenté ses résultats annuels, exercice traditionnel d’annonce de records en cascade. L’année 2017 n’y a pas échappé : 862 millions d’avoirs criminels confisqués, en augmentation de 477 %, saisies de cocaïne en hausse de 142 %, à 9,2 tonnes. Seul problème, que n’a pas manqué de souligner le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, les saisies de tabacs de contrebande. Celles opérées sur le territoire national baissent de 8 % en un an, passant de 256,9 tonnes à 238,2 tonnes. Celles faites à l’étranger sur la base de renseignements des douanes françaises chutent quasiment de moitié, avec 112,3 tonnes (contre 207 en 2016).
« J’assume de dire que ces résultats ne sont pas satisfaisants », a réagi M. Darmanin sur Twitter. « Les chiffres ne sont pas bons, ils doivent s’améliorer, ce sera la priorité du quinquennat », a-t-il insisté devant la presse. Le reflux était déjà engagé en 2016, avec 441 tonnes saisies au total, contre 630 en 2015. Une année record, mais aussi le début d’une descente aux enfers pour une partie de la douane.
« Montages éhontés »
Cette année-là, une saisie de café contrefait avait été le point de départ d’une enquête judiciaire jetant une lumière crue sur les méthodes de certains douaniers de la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) soupçonnés d’avoir créé des trafics pour booster leurs bilans. Ils entretenaient en outre des relations troubles avec des indicateurs, dont un travaillait surtout sur des affaires de… cigarettes de contrebande.
« Quelques dossiers étaient des montages éhontés », rappelait dans un communiqué en février le syndicat Solidaires douanes, qui voit dans ces dérives la conséquence d’une « dictature du chiffre » poussant à honorer des objectifs de saisies, coûte que coûte. Début 2017, plusieurs cadres dirigeants de la Dnred ont été mis en examen et une refonte du service a été engagée, sous l’égide d’un nouveau directeur général.
Les méthodes de lutte contre les trafics sont remises en question. A peu près à la même période, un autre service phare, l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants, rattaché à la police, a aussi été ébranlé par des affaires judiciaires mettant en cause des relations entre des fonctionnaires et des indicateurs pouvant relever de la complicité de trafic ou de la provocation à la commission d’infraction.
« A partir du moment où on change les méthodes et où on nous dit de ne plus travailler avec certains aviseurs, notamment lorsqu’ils ont un rôle trop actif dans le trafic, fatalement on a moins de renseignements et donc moins de résultats, fait remarquer un douanier. Tout le monde prend ses patins, les sources, les agents, la hiérarchie, les services partenaires, les magistrats… »
Le prix du paquet de cigarettes a augmenté d’un euro au 1er mars, et les trafics n’ont pas perdu en attractivité. « Une page est en train de se tourner, croit Philippe Bock, secrétaire général de Solidaires douanes. Entre les affaires et l’arrivée du nouveau directeur, nous prenons notre distance vis-à-vis de la politique du chiffre. On revient à quelque chose de plus moral mais les amateurs de chiffres pur jus seront un peu déçus. » Le ministre n’est pas le dernier d’entre eux.

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Marchés parisiens de l’eau : les procédures judiciaires se multiplient

Six lettres anonymes sont arrivées sur le bureau des juges en charge de l’enquête notamment ouverte pour « corruption » et « abus de biens sociaux ».



Le Monde
 |    14.03.2018 à 12h07
    |

            Franck Johannès








                        



                                


                            
C’est une lettre anonyme qui avait mis le feu aux poudres, mais c’est une poudre lente. L’enquête judiciaire pour « prise illégale d’intérêt, corruption, trafic d’influence, entente, détournement de fonds publics et abus de biens sociaux » dans les marchés de l’eau a débuté en février 2012, mais si la procédure s’est alourdie d’une trentaine de tomes, elle n’a, six ans plus tard, pas encore donné de résultats significatifs. Le Parquet national financier, après une petite année d’enquête, a confié en avril 2013 le dossier à deux juges d’instruction, Roger Le Loire et Guillaume Daieff, qui ont laissé la place à l’automne 2017 au juge Clément Herbo.

Le dossier est complexe, et les enquêteurs de la brigade de répression de la délinquance économique sont structurellement débordés : il a fallu attendre la fin du mois de février 2013 pour organiser des perquisitions au Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne (Siaap), le service public en charge des eaux usées, qui attribue les marchés, chez Degrémont (groupe Suez), OTV (Veolia) et Satelec (groupe Fayat), ainsi que chez IRH, un bureau d’études.
Une poignée de dirigeants ont été placés en garde à vue, et près de huit mois ont été nécessaires pour éplucher des kilos d’arides documents. Les enquêteurs ont mis la main sur quelques petites trouvailles, des rendez-vous suspects entre des groupes théoriquement en compétition, mais les dirigeants ont eu beau jeu d’expliquer qu’il ne s’agissait que de réunions de travail sur des dossiers qui n’intéressaient pas l’enquête. Seul le responsable d’un bureau d’études, Thierry Caparros, a été mis en examen, les juges ayant estimé qu’il facturait un peu lourdement des prestations discutables.
Irrégularités
Le Siaap se veut remarquablement serein, et s’est même porté partie civile dans le dossier, en février 2014. La Mairie de Paris aussi. Elle siège au conseil d’administration du Siaap depuis presque un demi-siècle, mais...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Les organisations regrettent l’absence de « mesure immédiate » pour renforcer les effectifs dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées.
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Ehpad : les premiers gestes de Buzyn jugés insuffisants par les syndicats

Les organisations regrettent l’absence de « mesure immédiate » pour renforcer les effectifs dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
14.03.2018 à 11h33
    |

            François Béguin








                        


Difficile de circonscrire un incendie sans moyens supplémentaires. C’est pourtant ce qu’a tenté de faire, mardi 13 mars, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, à l’avant-veille de la deuxième journée de grève dans les maisons de retraite, jeudi 15 mars, à l’appel de neuf organisations syndicales, avec le soutien de l’association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA) et le relais de la Coordination nationale infirmière (CNI). La précédente, le 30 janvier, avait mobilisé près d’un tiers (31,8 %) des salariés des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) publics et privés.

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A l’occasion des assises nationales des Ehpad, rencontres professionnelles qui se tenaient à Paris, Mme Buzyn a tendu la main aux syndicats tout en fixant des lignes rouges à leurs revendications. « Je ne suis pas sourde à ce que j’ai entendu depuis ma prise de fonction, il est beaucoup question de souffrance », a-t-elle lancé, promettant de dévoiler à la fin du mois « les grandes orientations d’une stratégie globale » pour la prise en charge du vieillissement.
En signe de bonne volonté, elle s’est engagée à rencontrer les représentants de l’intersyndicale, ce qu’elle avait refusé de faire le 30 janvier. Un refus qualifié de « mépris » et de « provocation » par plusieurs syndicats lors d’une conférence de presse au siège de la CGT, vendredi 9 mars.
Annonces « très insuffisantes »
Face aux demandes syndicales de retrait de la réforme du financement des maisons de retraite, à l’origine d’une baisse des recettes pour « 20 % à 25 % » des établissements, Mme Buzyn a annoncé la mise en place d’un mécanisme permettant de neutraliser pendant un ou deux ans les pertes de recettes. Elle a également évoqué de possibles « ajustements » et « une modification du décret, sans pour autant remettre en cause les fondements » de la réforme engagée sous François Hollande.
Un geste qualifié de « premier premier pas » par Pascal Champvert, le président de l’AD-PA, pour qui le gel de la réforme est « la moindre des choses compte tenu de la situation ». « Les annonces de Mme Buzyn sont intéressantes car elles marquent une progression et une ouverture », estime Jean-Claude Stutz, le secrétaire national adjoint d’UNSA - Santé sociaux, tout en regrettant qu’il n’y ait « aucune mesure immédiate pour renforcer les effectifs ». A la CFTC Santé sociaux, Christian Cumin les juge globalement « très insuffisantes ».

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Car, si la ministre a bien fait un geste en direction de l’intersyndicale sur la question du mode de financement, elle a en revanche opposé un refus catégorique à la demande d’augmenter le taux d’encadrement en Ehpad jusqu’à un ratio d’un agent ou d’un salarié par résident contre 0,6 actuellement. « Ce ratio n’a aucun fondement théorique ou scientifique, il ne peut pas être considéré comme une norme », a-t-elle assuré, estimant que « la France n’a pas les moyens budgétaires de garantir ce taux » et que « nous ne disposerions pas non plus des ressources humaines pour l’atteindre ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Dans un entretien au « Monde », l’écrivaine et poète Nathalie Quintane explique comment l’« affaire de Tarnac » a changé son rapport à l’écriture et pourquoi les révolutions littéraires et politiques peuvent se mêler.
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Nathalie Quintane : « Une partie de l’extrême gauche lit davantage de littérature »

Dans un entretien au « Monde », l’écrivaine et poète Nathalie Quintane explique comment l’« affaire de Tarnac » a changé son rapport à l’écriture et pourquoi les révolutions littéraires et politiques peuvent se mêler.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 09h58
 • Mis à jour le
14.03.2018 à 10h22
    |

Nicolas Truong







                        



                                


                            

Professeure de lettres au collège, à Digne-les-Bains, Nathalie Quintane est poète et écrivain. Auteure de Que faire des classes moyennes ? (P.O.L, 2016), attachée à la recherche formelle de la poésie contemporaine comme à l’ironie politique et sociale, elle a récemment publié Ultra-Proust (La Fabrique) et publiera en mai Un œil en moins, aux éditions P.O.L. Collaboratrice occasionnelle du site Lundimatin, Nathalie Quintane revient sur les liens que la gauche libertaire et révolutionnaire entretient avec la production littéraire.

En quoi l’« affaire de Tarnac » a-t-elle été un tournant et a-t-elle déclenché un changement dans votre rapport à la littérature et à l’écriture ?
Disons que le réel n’était soudain plus seulement « un effet » à vocation esthétique. Le gouvernement de l’époque a commencé à radicaliser son rapport à la contestation politique — l’affaire de Tarnac est emblématique de ce changement, un changement assez brutal.
« L’histoire des avant-gardes historiques en poésie et l’influence qu’elles ont exercée a toujours été minimisée, en France »
Mon ouvrage Tomates, paru en 2010, ne fait que prendre en compte l’irruption de cette brutalité dans des vies a priori plutôt tranquilles (en tout cas, la mienne), en essayant de comprendre en quelque sorte ce qui m’avait échappé jusque-là, ce que j’avais oublié, et dont je ne savais même pas que c’était oublié à un point tel qu’il me faudrait, par l’écriture, le retrouver : une généalogie effacée à gauche, terriblement marginalisée, relativisée ou réduite (l’anti-franquisme, Mai 68 et ses suites, par exemple).
Etant poète, j’étais forcément sensible à cette marginalisation et à cet effacement. L’histoire des avant-gardes historiques en poésie et l’influence qu’elles ont exercée a toujours été minimisée, en France. Le travail de rappel et de reprise doit y être constant. Il m’a semblé qu’il fallait entreprendre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Dans leur rapport, remis, mercredi, à la veille d’une journée de mobilisation, deux députées appellent à « changer de modèle ».
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Ehpad : le constat alarmant de la mission d’information parlementaire

Dans leur rapport, remis, mercredi, à la veille d’une journée de mobilisation, deux députées appellent à « changer de modèle ».



Le Monde
 |    14.03.2018 à 09h43
 • Mis à jour le
14.03.2018 à 12h19
    |

            Gaëlle Dupont








                        


La publication ne pouvait pas mieux tomber pour les personnels et directeurs d’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). A la veille d’une nouvelle journée d’action, jeudi 15 mars, contre la dégradation des conditions de travail et de prise en charge des résidents du fait du manque de personnels, les députées Monique Iborra (LRM) et Caroline Fiat (LFI) rendent publiques, mercredi 14 mars, les conclusions de leur mission d’information sur les Ehpad.
Celle-ci avait été lancée dans la foulée d’une « mission flash » effectuée par Mme Iborra, en septembre 2017, à l’issue d’une longue grève à l’Ehpad de Foucherans (Jura). Les élues dressent un constat alarmant de la situation dans les Ehpad, et leurs préconisations rejoignent les revendications de ce mouvement de mobilisation inédit.
L’introduction du texte semble être adressée au gouvernement, en particulier à la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, qui a mis longtemps à prendre la mesure du désarroi.
« La profonde crise des Ehpad ne peut laisser indifférent, affirment les députées. Que des milliers de professionnels expriment leur désarroi face à la difficulté de ne plus pouvoir exercer dans des conditions humaines et décentes le métier qu’ils ont choisi (…), que leurs directions les soutiennent (…), que les familles s’interrogent toujours davantage sur ces institutions dans lesquelles leurs membres espèrent ne pas avoir à finir leurs jours (…) doit interpeller l’ensemble des décideurs publics. » 
« Nos propositions sont issues de situations vues sur le terrain », affirme Mme Iborra. Le constat y est « unanime », notent les parlementaires. Les Ehpad n’ont plus les moyens de prendre en charge correctement des résidents de plus en plus dépendants, âgés en moyenne de 85 ans à leur entrée en établissement, touchés en moyenne par 7,9 pathologies et atteints dans leur majorité de démences.
Revaloriser le statut des aides-soignants
Cette réalité découle de l’avancée en âge de la population, et de choix politiques : la priorité ayant été donnée au maintien à domicile depuis une dizaine d’années, l’entrée en établissement est aujourd’hui le dernier recours. La diminution du nombre de places disponibles en unité de soins de longue durée, des structures hospitalières accueillant des personnes très dépendantes, a en outre entraîné un report d’une partie de cette population vers les Ehpad.
Résultat : une souffrance au travail importante, dont témoignent des taux élevés d’accidents de travail et d’absentéisme, et une prise en charge dégradée. La mission estime que le temps moyen consacré à chaque résident est inférieur à une heure par jour. En tête de ses propositions figure la création d’un « ratio opposable de personnel par résident ».
Les parlementaires se concentrent sur le personnel « au chevet » des personnes âgées, dont le ratio est aujourd’hui de 24,5 aides-soignants et de 6 infirmiers pour 100 résidents. La mission estime nécessaire de doubler leur nombre pour atteindre 60 soignants pour 100 résidents. Elle s’appuie sur les informations recueillies auprès du personnel, qui estime que le temps moyen consacré à un résident doit être au moins d’une heure et demie par jour.
La proposition rejoint les revendications syndicales, qui réclament 10 professionnels pour 10 résidents toutes catégories confondues (y compris le personnels administratif). Afin de remédier aux difficultés dramatiques de recrutement dans la filière du grand âge, la mission insiste sur la nécessité d’« actualiser les compétences » des aides-soignants et de revaloriser leur statut. Elle souligne également la difficulté, pour les résidents en Ehpad, d’accéder à des médecins. « Environ 60 % des passages aux urgences pourraient être évités si les maladies chroniques étaient correctement prises en charge en Ehpad », estiment les rapporteuses.
« Un financement profondément renouvelé »
Face à ce constat, les parlementaires appellent à un véritable « changement de modèle ». L’Ehpad de demain, affirment-elles, « devra être un établissement ouvert sur l’extérieur », à la fois en recevant un public extérieur (en accueillant par exemple des maisons de santé), mais aussi en exportant ses prestations (soins à domicile, garde de nuit itinérante…). Elles remettent en question par ailleurs le système d’accueil des malades d’Alzheimer, hébergés dans des unités fermées au sein des Ehpad pour des raisons de sécurité, qui sont « contraires à la liberté d’aller et venir ». Les parlementaires préconisent la création d’établissements entièrement consacrés à la prise en charge de ces malades et de leurs spécificités.
Ce nouveau modèle demande « une gouvernance et un financement profondément renouvelés ». Allant de nouveau dans le sens des syndicats et directeurs d’Ehpad, la mission demande la suspension de la réforme de la tarification des établissements, lancée sous le précédent quinquennat, qui vise à faire harmoniser leurs moyens, mais est très fortement contestée sur le terrain.
Mme Buzyn a reconnu, le 7 mars, devant les sénateurs de la commission des affaires sociales du Sénat, que la réforme faisait « un nombre significatif de perdants », et envisage de « compenser sur un ou deux ans les pertes des Ehpad en difficulté ». Mais la mission recommande de s’atteler à un chantier de plus longue haleine, en rouvrant celui du financement du risque de perte d’autonomie.

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« Ce débat ne doit pas rester technocratique, mais doit associer les citoyens, plaide Mme Iborra. Les choix politiques nécessaires demandent l’adhésion de la population. » Les parlementaires estiment essentiel de dépenser un point de PIB supplémentaire, soit 20 milliards d’euros. La création d’un « cinquième risque » pris en charge par la Sécurité sociale a été envisagée, mais jamais mis en œuvre sous les précédents gouvernements.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Dans une tribune au « Monde », un collectif de personnalités parmi lesquelles Alain Badiou, Rony Brauman et Emmanuel Dockès estime que le procès qui s’ouvre le 13 mars démontre que l’Etat a mis en œuvre des moyens démesurés pour empêcher la contestation.
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Article sélectionné dans La Matinale du 13/03/2018
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« Pourquoi nous continuons de soutenir les inculpés de Tarnac »

Dans une tribune au « Monde », un collectif de personnalités parmi lesquelles Alain Badiou, Rony Brauman et Emmanuel Dockès estime que le procès qui s’ouvre le 13 mars démontre que l’Etat a mis en œuvre des moyens démesurés pour empêcher la contestation.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 06h49
 • Mis à jour le
14.03.2018 à 10h09
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                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Alors qu’au terme de dix ans de procédure, d’errements et d’acharnement s’ouvre finalement un procès de trois semaines pour juger l’affaire dite « de Tarnac », on pourrait croire qu’il s’agit là d’un cas un peu rocambolesque remontant à la lointaine période où Nicolas Sarkozy et Michèle Alliot-Marie officiaient à la tête de la République. Mais non.
Cette affaire raconte, en une illustration par l’absurde, comment l’antiterrorisme est devenu, non une simple politique de répression, mais un rouage essentiel de l’action publique. Elle dit aussi, dans l’état où elle va être jugée, la configuration actuelle des rapports de force politique.

En dix ans, à force d’appels maniaques du parquet qui s’est porté jusqu’en cassation, le combat bec et ongles des inculpés a arraché une sorte de « jurisprudence Tarnac » : les formes d’action « révolutionnaires » ne sont pas passibles de l’incrimination de terrorisme, du moins jusqu’à nouvel ordre. L’offensive de 2008, qui voulait que de simples tags, à partir du moment où ils étaient assimilables aux « anarcho-autonomes de la tendance d’ultragauche », soient traités par l’antiterrorisme, a été repoussée.
Mais entre-temps, les services de renseignement, qui fonctionnent largement comme une police politique, se sont constitués un nouvel arsenal, plus discret, plus maniable et plus efficace, en contournant ladite « jurisprudence ». Plutôt que de construire de ronflantes « associations de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », on se contente désormais de banales « associations de malfaiteurs », inventées d’ailleurs à cet effet au XIXe siècle par les lois scélérates contre les « menées anarchistes ».
L’affaire du quai de Valmy
Comme lors de l’affaire du quai de Valmy [en mai 2016, deux policiers étaient violemment pris pour cibles par des militants antifascistes dans leur voiture, à Paris], on monte en épingle un épisode fortuit...




                        

                        

