<FILE-date="2018/03/14/19">

<article-nb="2018/03/14/19-1">
<filnamedate="20180314"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180314"><AAMMJJHH="2018031419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ L’astrophysicien a multiplié les prises de parole sur l’intelligence artificielle, qu’il considérait comme un danger, mais aussi une source d’opportunités.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

L’intelligence artificielle, « la pire ou meilleure chose arrivée à l’humanité », estimait Hawking

L’astrophysicien a multiplié les prises de parole sur l’intelligence artificielle, qu’il considérait comme un danger, mais aussi une source d’opportunités.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 14h17
 • Mis à jour le
14.03.2018 à 18h40
    |

            Morgane Tual








                        



   


L’intelligence artificielle n’était pas la spécialité de Stephen Hawking, plutôt célèbre pour ses travaux sur les trous noirs et les secrets de l’univers. Mais ces dernières années, la voix de cet éminent astrophysicien britannique, mort mercredi 14 mars, était devenue l’une des plus puissantes pour alerter l’opinion publique sur les implications des technologies d’intelligence artificielle (IA).

        Lire aussi :
         

          la nécrologie de Stephen Hawking



« Je pense que le développement d’une intelligence artificielle complète pourrait mettre fin à l’humanité », avait-il déclaré en décembre 2014 dans un entretien à la BBC. « Une fois que les hommes auraient développé l’intelligence artificielle, celle-ci décollerait seule, et se redéfinirait de plus en plus vite, avait-il déclaré. Les humains, limités par une lente évolution biologique, ne pourraient pas rivaliser et seraient dépassés. »
Ces propos avaient connu un fort écho, alors que les technologies d’intelligence artificielle connaissent, depuis le début des années 2010, d’importants progrès – notamment grâce aux avancées du deep learning, liées à la puissance de calcul et les masses de données désormais accessibles.

        Lire nos explications :
         

          Comment le « deep learning » révolutionne l'intelligence artificielle



« Course à l’armement »
Quelques mois plus tard, Stephen Hawking avait été, aux côtés du patron de Tesla, Elon Musk, l’un des plus prestigieux signataires d’une lettre ouverte réclamant l’interdiction des « robots tueurs ». Plus d’un millier de personnalités, dont une majorité de chercheurs en IA et en robotique, avaient exprimé leur crainte d’une « course à l’armement doté d’IA », évoquant des technologies capables « de sélectionner et de combattre des cibles sans intervention humaine ». Les auteurs de cette lettre redoutaient également que ces technologies ne tombent entre les mains de terroristes, de dictateurs et de seigneurs de guerre.
Plus récemment, lors du Web Summit de Lisbonne en novembre, l’astrophysicien, également conseiller de l’institut Future of Life chargé d’étudier les risques de l’IA, avait appelé à l’adoption urgente de « règles » pour encadrer les recherches sur l’intelligence artificielle. « Nous devons être conscients des dangers, les identifier, et employer les meilleures pratiques et cadres pour nous préparer à ses conséquences bien en avance, avait-il déclaré lors d’une conférence. La montée de l’IA pourrait être la pire ou la meilleure chose qui soit jamais arrivée à l’humanité. »
« Eradiquer enfin la maladie et la pauvreté »
Car si les craintes de Stephen Hawking sur l’IA ont souvent été mises en avant, régulièrement associées aux déclarations alarmistes d’Elon Musk, le chercheur britannique avait un avis nuancé sur ces technologies, qu’il jugeait également porteuses d’espoir.
En octobre 2016, il avait déclaré, à l’occasion de l’ouverture d’un centre de recherche sur la place de l’IA dans la société à l’université de Cambridge, que les bénéfices potentiels de l’IA étaient « énormes ».
« Nous ne pouvons pas prédire ce que nous pourrions réussir quand nos esprits seront amplifiés par l’IA. Peut-être qu’avec les outils de cette nouvelle révolution technologique, nous serons capables de défaire certains dégâts sur la nature de la précédente – l’industrialisation. Et nous pouvons espérer éradiquer enfin la maladie et la pauvreté. »
« L’IA pourrait être le plus important événement de l’histoire de notre civilisation », avait-il ajouté. L’astrophysicien avait alors salué la création de ce centre de recherche, avec son célèbre sens de l’humour : « Nous passons beaucoup de temps à étudier l’histoire, à savoir, admettons-le, principalement l’histoire de la stupidité. C’est un changement bienvenu que des personnes étudient à la place le futur de l’intelligence. »

        Lire aussi :
         

          la nécrologie de Stephen Hawking






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/14/19-2">
<filnamedate="20180314"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180314"><AAMMJJHH="2018031419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ La première ministre britannique avait donné jusqu’à mardi minuit à la Russie pour s’expliquer sur l’empoisonnement de l’ex-agent double russo-britannique.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Ex-espion empoisonné : Londres suspend les contacts bilatéraux avec Moscou

La première ministre britannique avait donné jusqu’à mardi minuit à la Russie pour s’expliquer sur l’empoisonnement de l’ex-agent double russo-britannique.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 13h59
 • Mis à jour le
14.03.2018 à 18h28
   





                        



Les vingt-quatre heures accordées à Moscou pour s’expliquer sont écoulées. Faute de réponse à son ultimatum, la première ministre britannique, Theresa May, a annoncé, mercredi 14 mars, une série de sanctions contre la Russie, « coupable », selon Londres, d’avoir empoisonné l’ex-agent double russo-britannique Sergueï Skripal et sa fille Youlia sur le sol britannique il y a dix jours.
« Cela constitue un usage illégal de la force par l’Etat russe contre le Royaume-Uni », a déclaré la première ministre devant les députés britanniques, avant d’annoncer, en conséquence, la « suspension des contacts bilatéraux » avec Moscou et l’expulsion de vingt-trois diplomates russes du territoire britannique, dont le Royaume-Uni dit qu’ils sont « des agents du renseignement non déclarés ». « Ils ont une semaine pour partir », a ajouté Mme May, qui précise qu’il s’agit de la plus importante expulsion du genre depuis trente ans. La Russie disposait jusqu’ici de cinquante-neuf diplomates accrédités au Royaume-Uni.
Mme May a détailé que la suspension des contacts inclut « la révocation de l’invitation faite au ministre des affaires étrangères [Sergueï Lavrov] de visiter » le Royaume-Uni ; et qu’aucun membre du gouvernement ou de la famille royale ne se rendra à la Coupe du monde de football qui se tiendra en Russie du 14 juin au 15 juillet. Theresa May a aussi menacé de geler les avoirs de l’Etat russe.
La première ministre a toutefois dit qu’elle « continu [ait] de croire que ce n’est pas dans [l’]intérêt national [de la Grande-Bretagne] de couper tout dialogue ».
« Sarcasme, mépris et défiance »
Lors de son allocution, Mme May a dénoncé le « mépris » de la Russie.
« Il était juste d’offrir à la Russie l’occasion de fournir une explication, mais sa réaction trahit un mépris total pour la gravité de ces événements. Elle n’a fourni aucune explication crédible. Au lieu de cela, elle a traité l’utilisation d’un agent neurotoxique militaire en Europe avec sarcasme, mépris et défiance. »
L’un des « pères » des Novitchok, Vil Mirzaïanov, qui vit désormais aux Etats-Unis, a affirmé que la Russie était le seul pays capable de produire et de déployer un agent innervant aussi puissant.

        Sur le novitchok :
         

          un poison soviétique à l’histoire sulfureuse utilisé contre l’agent double russe



Theresa May a également dit regretter la « voie » suivie par Vladimir Poutine en matière diplomatique.
« Beaucoup d’entre nous ont tourné leurs regards avec espoir vers la Russie post-soviétique. Nous voulions une meilleure relation et il est tragique que le président Poutine ait choisi de suivre cette voie. »

   


Réunion du Conseil de sécurité de l’ONU
Le ministère des affaires étrangères russe a immédiatement déclaré mercredi que la réaction de Moscou à l’expulsion de diplomates par Londres « ne se fera pas attendre ». Le Royaume-Uni a « fait le choix de la confrontation », a ajouté le ministère dans un communiqué.
L’ambassade de Russie à Londres a de son côté qualifié la réaction britannique d’« hostile, inacceptable et injustifiée » :
« Nous considérons cette action hostile inacceptable, injustifiée et de courte vue. Toute la responsabilité de la détérioration des relations entre la Russie et le Royaume-Uni est le fait des dirigeants britanniques actuels. »
Le Kremlin avait précédemment déclaré qu’il « n’admet [ait] pas » les accusations « sans preuves » et les ultimatums de Londres. 
Quant au boycott diplomatique du Mondial 2018 par le Royaume-Uni, le comité d’organisation a rétorqué que cela n’aurait « pas d’impact ». « Le choix revient à chaque supporteur de venir à la Coupe du monde ou de ne pas y venir. (…) C’est dommage que tout le monde n’adhère pas au principe de laisser le football en dehors de la politique », a déclaré à l’agence de presse RIA Novosti Alexeï Sorokine, son directeur général.

        Lire :
         

          A Moscou, ironie et accusations de coup monté



Une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU sur l’empoisonnement de Sergeï Skripal et de sa fille doit se tenir mercredi dans la soirée, à la demande du Royaume-Uni, alors que ses principaux alliés — France, Union européenne, Allemagne, Etats-Unis — lui ont apporté leur soutien. La France attend cependant de connaître « les conclusions définitives » de l’enquête avant de prendre position, a dit mercredi le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux. Les Etats-Unis ont aussi refusé, pour l’heure, de commenter l’éventuelle responsabilité de Moscou.
L’OTAN a, de son côté, sommé la Russie de répondre aux questions posées par le Royaume-Uni et a dénoncé l’empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille comme « une violation flagrante des normes et accords internationaux » sur les armes chimiques.
Londres appelle les Britanniques à la vigilance
Au Royaume-Unis, le ministère des affaires étrangères britannique a mis en garde, mercredi sur son site Internet, les Britanniques souhaitant se rendre en Russie des risques de réactions hostiles.
« En raison des tensions politiques accrues entre le Royaume-Uni et la Russie, vous devez être conscients de la possibilité de sentiments antibritanniques et de harcèlement en ce moment. Il vous est conseillé de rester vigilants, d’éviter toute manifestation et d’éviter de commenter publiquement les derniers développements politiques. »
Retrouvés inconscients le 4 mars sur un banc à Salisbury, Sergueï Skripal et sa fille Youlia ont été hospitalisés dans un état « critique », après avoir été victimes d’une tentative de meurtre, selon les autorités britanniques. Un policier intervenu sur place se trouve lui aussi dans un état grave.
L’annonce de la découverte à son domicile londonien du corps d’un autre exilé russe opposé au régime de M. Poutine et portant, selon sa fille, des traces de strangulation, n’a rien fait pour détendre l’atmosphère. Encore moins le fait qu’il s’agisse de Nikolaï Glouchkov, ancien dirigeant d’Aeroflot, condamné en Russie pour détournement de fonds, proche de l’oligarque Boris Berezovski, lui-même retrouvé pendu dans sa salle de bain du Berkshire en 2013.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/14/19-3">
<filnamedate="20180314"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180314"><AAMMJJHH="2018031419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Violences, manque d’infrastructures, chômage endémique, pression migratoire… Plusieurs habitants du 101e département français nous ont confié les difficultés auxquelles ils font face au quotidien.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Entre désespoir, peur et sentiment d’abandon, les habitants de Mayotte racontent leur réalité

Violences, manque d’infrastructures, chômage endémique, pression migratoire… Plusieurs habitants du 101e département français nous ont confié les difficultés auxquelles ils font face au quotidien.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 14h12
 • Mis à jour le
14.03.2018 à 18h25
    |

            Camille Bordenet








                        




    #generateur_histoire{
        padding:10px 30px 0 30px;
    }
    #generateur_histoire #intro{
        padding-top: 20px;
        margin-left:40px;
    }
    #generateur_histoire img{
        border: none!important;
    }
    #generateur_histoire #intro .titre_intro{
        margin:40px auto;
        margin-bottom:40px;
        line-height:120%;
    }
    #generateur_histoire #intro p{
        width:100%;
        text-align:left;
    }
    #generateur_histoire #intro p#media_intro{
        width:90%;
        text-align:left;
    }
    #generateur_histoire #intro p.bouton{
        margin-top:50px;
        text-align:center;
    }
    #generateur_histoire #temoignage .tt5{
        margin-bottom:30px;
    }
    #generateur_histoire #ancre_reload{
        height: 1px;
        padding: 0;
        margin: 0;
    }
    #generateur_histoire .titre{
        text-align:center!important;
        width:100%;
    }
    #generateur_histoire .lien{
        font-style:normal!important;
    }
    #generateur_histoire .media{
        width: 100%;
        display:block;
        margin:20px auto 0 0;
    }
    #generateur_histoire .media img{
        width: 100%;
    }
    #generateur_histoire .media .legende{
        width: 100%;
        font-size: 12px;
        color: #666;
        margin: 6px 0 12px;
        padding: 0 5px;
    }
    #generateur_histoire .identite,#generateur_histoire .ancienne_fonction,#generateur_histoire .resume{
        margin:4px 0px;
    }
    #generateur_histoire .identite{
        padding-top:20px;
    }
    #generateur_histoire .texte_temoignage{
        margin-top:25px;
    }
    #generateur_histoire iframe{
        display:block;
        margin:0 auto;
    }
    #generateur_histoire #progress{
        width:100%;
        height:20px;
        margin:15px auto;
        display:inline-block;
        text-align:center;
    }
    #generateur_histoire .bulle{
        border-radius: 10px;
        width: 10px;
        height: 10px;
        border: 1px solid rgba(0, 0, 0, 0.5);
        display: inline-block;
        margin: 3px;
        vertical-align: middle;
        cursor: default;
        fill:white;
        background-color:white;
    }
    #generateur_histoire .bulle.noir{
        fill:#555;
        background-color:#555;
    }






Parcourir les témoignages















Un autre témoignage





    require(['jquery'], function($){

        var i = 0;
        var intro;
        var histoires_mayotte = [];

0},this.load=function(e,i){if(""==n.key||"string"!=typeof n.key)return!1;if(""==n.worksheet||"string"!=typeof n.worksheet)return!1;var r="http://spreadsheets.google.com/feeds/list/"+n.key+"/"+n.worksheet+"/public/values?alt=json&callback=?";return $.getJSON(r,function(){}).done(function(n){o=n,t.parse()&&"function"==typeof e&&e.call(t)}).fail(function(){"function"==typeof i&&i.call(t)}),t},this.parse=function(){return"object"!=typeof o||"object"!=typeof o.feed||"object"!=typeof o.feed.entry||0==o.feed.entry.length?!1:(i=[],$.each(o.feed.entry,function(e,t){var n={};$.each(t,function(e,t){"gsx$"===e.slice(0,4)&&(n[e.slice(4)]=t.$t)}),i.push(n)}),t)},this.get=function(e){return"undefined"==typeof e?t.isLoaded()?i:!1:"number"==typeof e&&e
        $('#explore').hide();
        $('.media').hide();

        var doc = new Gselper({
            key: "1U-qRY_v6HC30_Mzg2FznHaxI_BwxwIqY5_MVkBMnFJU",
            worksheet: "od6",
            onComplete: function(data){
                $.each(doc.get(), function(i, line) {
                    console.log(line)
                    if(i == 0)
                        intro = line ;
                    else
                        histoires_mayotte.push(line)
                });

                console.log(histoires_mayotte)

                $("#titre_intro").html(intro.titre);
                $("#media_intro img").attr("src",intro.image);
                $("#texte_intro").html(intro.texte);

            },
            onFail: function(data) {
                temoigner();
            }
        });

        $('#commencer').click(function(){
            $('#intro').fadeOut(400, function(){
                 $('#explore').fadeIn(350);
            });

            for(var j=1;j                if(j==1)
 ");
                else
 ");
            }

            temoigner(histoires_mayotte);
        });

        $("#generer_temoignage").click(function(){
                $('#temoignage').fadeOut(350, function(){
                    temoigner(histoires_mayotte);
                });

        });

        function temoigner(data){

            var longueur = data.length;

            if(i == longueur)
                i = 0;

            $('#temoignage .titre').html(data[i]['titre']);

 0){
                $('#temoignage .media img').attr('src',data[i]['image']);
                $('#temoignage .media .legende').html(data[i]['legende']);
                $('#temoignage .media').show();
            }
            else{
                $('#temoignage .media img').attr('src','');
                $('#temoignage .media').hide();
            }
            $('#temoignage .texte_temoignage').html(data[i]['texte']);

 0){
Lire aussi : '+data[i]['lireaussititre']+'');
                $(".lireaussi").show();
            }
            else{
                $('#temoignage .lireaussi').html("");
                $(".lireaussi").show();
            }



            if(i                 $("#generer_temoignage").html("Voir le témoignage suivant");
            else if(i == longueur - 1)
                $("#generer_temoignage").html("Recommencer ↺");



            $("#progress .bulle").removeClass("noir");

            for(var j=1;j                $("#progress #bulle"+j).addClass("noir");
            }

            $('#temoignage').hide();

            var target = $("#explore").offset().top - 50;

            $('#temoignage').fadeIn(350,function(){
                setTimeout(function() {
                    $('html, body').stop().animate({
                        scrollTop: $("#explore").offset().top - 50
                    }, 700);
                }, 200);
            });
            i++;
        }
    });





                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/14/19-4">
<filnamedate="20180314"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180314"><AAMMJJHH="2018031419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Un rapport commandé par le gouvernement souligne les prévisions irréalistes de coûts et de délais promis par les organisateurs des JO à Paris.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Paris 2024 : des experts s’inquiètent de « réels risques de surcoûts importants »

Un rapport commandé par le gouvernement souligne les prévisions irréalistes de coûts et de délais promis par les organisateurs des JO à Paris.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 12h36
 • Mis à jour le
14.03.2018 à 13h05
   





                        



   


Après les inquiétudes sur les transports et la polémique sur les salaires des dirigeants, celle sur les coûts d’organisation : la préparation des Jeux olympiques de Paris 2024 commence dans la difficulté.
Un rapport d’experts commandé par le gouvernement alerte sur des risques de « surcoûts importants » dans la construction des sites pour les JO, révèle Le Parisien, mercredi 14 mars, une information confirmée à l’Agence France-Presse.
Le document, une « note d’alerte » qui doit précéder un rapport définitif, évoque de « réels risques à la fois de non-réalisation dans les délais de certains équipements mais aussi de surcoûts importants ».

        Lire aussi :
         

          Les transports, première fissure dans le projet de Paris 2024




        Lire aussi :
         

                Grand Paris Express : le gouvernement avance le début des travaux stratégiques pour les JO 2024



Difficultés sur les installations en Seine-Saint-Denis
Le site aquatique et le village olympique, qui doivent être construits à Saint-Denis, ainsi que la zone du Bourget, qui doit accueillir le village des médias et les compétitions de volley, tir et badminton, sont évoqués dans cette note de l’Inspection générale des finances (IGF), de l’Inspection générale de la jeunesse et des sports (IGJS) et du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD).
Dans le détail, le site aquatique, qui doit accueillir les épreuves de natation, supporte le risque de voir sa facture de 130 millions d’euros, doublée en raison de la multiplicité des acteurs et de certains élus d’en faire un site exceptionnel, résume la source proche du dossier. Les inspecteurs de l’Etat préconisent que la maîtrise d’ouvrage ne soit plus confiée à la Métropole du Grand Paris, dirigée par Patrick Ollier, mais à la Solideo, la société publique chargée de superviser les constructions olympiques.
Situé au Bourget, le site de volley-ball est jugé « anormalement coûteux » par la note d’alerte. Enfin, le village olympique, situé à cheval sur les communes de Saint-Denis, L’Ile-Saint-Denis et Saint-Ouen, pose difficulté en raison de la proximité d’une « zone archéologique », mais sa construction n’est pas remise en cause.
Le budget total des Jeux olympiques doit, à ce stade, s’élever à 6,8 milliards d’euros : 3,8 milliards pour leur organisation, financés par le CIO, les sponsors et la billetterie, ainsi que trois milliards pour la construction des équipements, financés pour moitié par les acteurs publics (Etat et collectivités) et pour moitié par les investisseurs privés.
Le rapport définitif doit être remis prochainement aux ministres concernés, Laura Flessel (sports) et Gérald Darmanin (comptes publics), et sera rendu public.
Ce rapport « ne dit pas : “Vous allez dépasser le budget”, mais “Voilà ce qu’il faut faire pour tenir le budget” », déclare Laura Flessel dans une déclaration transmise à l’AFP.
« Nous allons engager un travail de concertation avec les élus locaux afin d’explorer les nombreuses solutions qui s’offrent à nous », explique-t-elle aussi, répétant « l’engagement ferme » de « tenir les délais et tenir les budgets ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/14/19-5">
<filnamedate="20180314"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180314"><AAMMJJHH="2018031419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Dans une tribune au « Monde », un collectif de personnalités parmi lesquelles Alain Badiou, Rony Brauman et Emmanuel Dockès estime que le procès qui s’ouvre le 13 mars démontre que l’Etat a mis en œuvre des moyens démesurés pour empêcher la contestation.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 13/03/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


« Pourquoi nous continuons de soutenir les inculpés de Tarnac »

Dans une tribune au « Monde », un collectif de personnalités parmi lesquelles Alain Badiou, Rony Brauman et Emmanuel Dockès estime que le procès qui s’ouvre le 13 mars démontre que l’Etat a mis en œuvre des moyens démesurés pour empêcher la contestation.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 06h49
 • Mis à jour le
14.03.2018 à 10h09
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Alors qu’au terme de dix ans de procédure, d’errements et d’acharnement s’ouvre finalement un procès de trois semaines pour juger l’affaire dite « de Tarnac », on pourrait croire qu’il s’agit là d’un cas un peu rocambolesque remontant à la lointaine période où Nicolas Sarkozy et Michèle Alliot-Marie officiaient à la tête de la République. Mais non.
Cette affaire raconte, en une illustration par l’absurde, comment l’antiterrorisme est devenu, non une simple politique de répression, mais un rouage essentiel de l’action publique. Elle dit aussi, dans l’état où elle va être jugée, la configuration actuelle des rapports de force politique.

En dix ans, à force d’appels maniaques du parquet qui s’est porté jusqu’en cassation, le combat bec et ongles des inculpés a arraché une sorte de « jurisprudence Tarnac » : les formes d’action « révolutionnaires » ne sont pas passibles de l’incrimination de terrorisme, du moins jusqu’à nouvel ordre. L’offensive de 2008, qui voulait que de simples tags, à partir du moment où ils étaient assimilables aux « anarcho-autonomes de la tendance d’ultragauche », soient traités par l’antiterrorisme, a été repoussée.
Mais entre-temps, les services de renseignement, qui fonctionnent largement comme une police politique, se sont constitués un nouvel arsenal, plus discret, plus maniable et plus efficace, en contournant ladite « jurisprudence ». Plutôt que de construire de ronflantes « associations de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », on se contente désormais de banales « associations de malfaiteurs », inventées d’ailleurs à cet effet au XIXe siècle par les lois scélérates contre les « menées anarchistes ».
L’affaire du quai de Valmy
Comme lors de l’affaire du quai de Valmy [en mai 2016, deux policiers étaient violemment pris pour cibles par des militants antifascistes dans leur voiture, à Paris], on monte en épingle un épisode fortuit...




                        

                        


<article-nb="2018/03/14/19-6">
<filnamedate="20180314"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180314"><AAMMJJHH="2018031419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Le gouvernement a présenté mercredi son « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire ». Les syndicats de cheminots se retrouvent jeudi pour définir leur action.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Réforme de la SNCF : les syndicats sont prêts « au bras de fer »

Le gouvernement a présenté mercredi son « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire ». Les syndicats de cheminots se retrouvent jeudi pour définir leur action.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 18h00
   





                        



   


Les syndicats de cheminots ont unanimement dénoncé le projet de loi permettant le recours à des ordonnances pour réformer la SNCF, présenté mercredi 14 mars en conseil des ministres. Cette réforme n’est en rien une surprise, et la réaction des syndicats ne l’est pas plus. L’UNSA est prête « au bras de fer », SUD Rail veut « une grève reconductible et dure » et la CFDT prévoit « une mobilisation des cheminots ».

        Lire aussi :
         

                SNCF : le gouvernement lance sa réforme par ordonnances



« On va vers un bras de fer, c’est clair, a prévenu Roger Dillenseger, secrétaire général de l’UNSA, deuxième syndicat à la SNCF. La balle était dans le camp du gouvernement. Ce projet de loi montre son approche contradictoire entre une volonté d’échanges affichée et la réalité du texte. »
Le texte présenté en conseil des ministres mercredi « montre bien qu’on n’est pas dans une concertation mais dans une explication de texte. Le gouvernement veut passer en force », a dénoncé auprès de l’AFP Erik Meyer, porte-parole de SUD Rail. Le 3e syndicat cheminot souhaite « une grève reconductible et dure face à un gouvernement dur et inflexible ».
La CFDT note que « pas une virgule n’a été modifiée entre les premières annonces et le projet de loi ». « On va droit dans le mur avec une telle méthode. Cela va durcir les positions. Les réunions de concertation sont stériles. On va réellement vers une mobilisation des cheminots. Ce ne sera pas une grève corporatiste mais pour défendre le ferroviaire », a déclaré Didier Aubert, son secrétaire général.
« On va droit dans le mur »
Une réunion intersyndicale est prévue jeudi afin de « faire un point sur la manifestation nationale du 22 mars », a dit M. Aubert. Et « on va certainement définir un calendrier d’appel à la grève », a-t-il ajouté.
« L’objectif est clairement pour nous de sortir avec une date » de démarrage d’une grève, quitte à se revoir pour « fixer les modalités du mouvement », a dit M. Meyer. La CGT Cheminots (1er syndicat) avait dit mardi, après avoir rencontré le premier ministre, Edouard Philippe, que l’intersyndicale pourrait décider « une grève reconductible par période de vingt-quatre heures ou sous une autre forme ».

        Lire aussi :
         

                La contre-réforme ferroviaire de la CGT en sept propositions clés



SUD Rail a déjà déposé seul un préavis de grève mais uniquement pour permettre aux cheminots de participer à la manifestation nationale organisée à Paris le 22 mars à l’appel de la CGT Cheminots, rejointe par les trois autres syndicats représentatifs et par FO.
Le projet de loi doit être débattu en avril à l’Assemblée nationale et en mai au Sénat. Il prévoit notamment « l’arrêt des recrutements au statut (de cheminot) des nouveaux agents », ce qui est considéré par les syndicats comme un casus belli.

        Lire aussi :
         

                Réforme de la SNCF : les protagonistes de la future bataille






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/14/19-7">
<filnamedate="20180314"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180314"><AAMMJJHH="2018031419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Trois ans après l’hostilité qui avait entouré la sortie de « Much Loved », le réalisateur franco-marocain a présenté son nouveau film, « Razzia ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le cinéaste Nabil Ayouch en tournée au Maroc pour délier les langues

Trois ans après l’hostilité qui avait entouré la sortie de « Much Loved », le réalisateur franco-marocain a présenté son nouveau film, « Razzia ».



Le Monde
 |    14.03.2018 à 09h59
 • Mis à jour le
14.03.2018 à 18h46
    |

            Charlotte Bozonnet (Marrakech, Maroc)








                        



                                


                            

Il a d’abord fallu digérer le ­déferlement de haine qui avait accompagné la sortie du film Much Loved, en 2015. « Une blessure », assure, trois ans après, le cinéaste franco-marocain Nabil Ayouch. Le film, qui ­racontait l’univers de la prostitution à Marrakech à travers le ­portrait de quatre femmes, avait provoqué un tollé dans le pays. L’une des actrices principales, Loubna Abidar, avait dû se réfugier à Paris, après avoir été agressée physiquement à ­Casablanca. Quant au film, il avait été interdit de diffusion au Maroc pour « atteinte flagrante à l’image du pays ».
En ce mois de février 2018, Nabil Ayouch est de retour avec Razzia. « Un film de personnages dans des luttes à la fois très personnelles et qui les dépassent », souligne le ­réalisateur. Abdallah, l’instituteur des montagnes de l’Atlas, ­contraint aux débuts des années 1980 d’enseigner en arabe à des enfants qui ne comprennent que le berbère ; Hakim, musicien rêveur, en permanence tiré vers le bas par les préjugés ; Inès, adolescente perdue des beaux quartiers… Le tout sur fond d’inégalités et de contestation sociale croissantes. Un Maroc que Nabil Ayouch tente de raconter avec force et bienveillance depuis vingt ans, de Mektoub (1997) aux Chevaux de Dieu (2012), sur le basculement de jeunes Casablancais dans le terrorisme, en passant par Ali Zaoua, prince de la rue (2000), sur les enfants des rues.
« Tout ça, je l’ai vécu »
Pour présenter son nouveau film, Nabil Ayouch, 48 ans, a décidé de partir en tournée dans plusieurs villes du pays. Avec une partie des comédiens et comédiennes, il s’est rendu à Casablanca, Rabat, Fès ou encore Agadir, parce que « les échanges me nourrissent et me donnent du courage pour ­continuer », dit-il. Dans la salle du Megarama de Marrakech, ce soir-là, l’émotion étreint une jeune fille après la projection. Etudiante en terminale, elle vient d’un foyer de jeunes...




                        

                        


<article-nb="2018/03/14/19-8">
<filnamedate="20180314"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180314"><AAMMJJHH="2018031419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ La nouvelle génération de Galaxy S, modèle vedette de Samsung, mise sur des innovations discrètes. Faut-il patienter jusqu’à la génération suivante ?
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤                

On a testé… le Samsung Galaxy S9, l’héritier timide

La nouvelle génération de Galaxy S, modèle vedette de Samsung, mise sur des innovations discrètes. Faut-il patienter jusqu’à la génération suivante ?





Le Monde
 |    14.03.2018 à 17h18
 • Mis à jour le
14.03.2018 à 17h31
    |

                            Nicolas Six





Le traditionnel rafraîchissement annuel du Galaxy S, l’ennemi historique de l’iPhone, déçoit cette année : son dessin n’évolue pas, les améliorations se concentrent sur la qualité photo et le déverrouillage sécurisé. Disponible vendredi 16 mars, ses avancées suffisent-elles à justifier le renchérissement du Galaxy S de 810 à 860 euros ? Le S9 est-il un bon investissement alors que le S8 est vendu 700 euros sur Internet et que son prix va poursuivre sa dégringolade ?
Photographie en progrès
La nuit, sous l’éclairage public, les clichés du S9 sont meilleurs que ceux de l’ancien modèle : un peu plus clairs et colorés. Les parties les plus lumineuses de l’image ne sont presque plus jamais « brûlées ». La dernière génération d’iPhone est distanciée par ses images plus propres. En outre, le Samsung a moins tendance à prendre des visages flous : son objectif reste ouvert deux fois moins longtemps que celui des iPhone, la tête a donc moins le temps de bouger.

   


De jour, l’amélioration est beaucoup plus discrète. Le S8 avait tendance à produire des images trop sombres, celles du S9 sont notablement plus claires, mais elles tombent parfois dans l’excès inverse. En cherchant la clarté, le Galaxy S9 tend à délaver les contrastes.

   


Les clichés du S9 sont, à la lumière du jour, globalement proches des ceux des iPhone de dernière génération. Les distinguer est affaire de subjectivité. Les images de l’iPhone tendent vers le naturel, celles du Samsung sont plus vives. En zoomant, on remarque que leur netteté est supérieure.

   


Ce léger regain de précision est à mettre au crédit de l’objectif innovant du S9, une optique capable de se dilater, un peu comme l’œil humain. Mais contrairement aux appareils photo classiques, cette optique n’offre que deux largeurs de dilatation. Cela contribue à l’amélioration des photos du Galaxy S. De jour, la position resserrée augmente la netteté des images, de nuit, la position ouverte laisse entrer plus de lumière vers le capteur photo.

   


Lecteur d’empreintes mieux placé
C’est la principale doléance des utilisateurs du Galaxy S8 : son déverrouillage est pénible. Son lecteur d’empreintes digitales est fort mal situé, collé à l’appareil photo, juste à sa gauche. Le lecteur d’empreintes du S9 est nettement mieux placé, bien en dessous de l’appareil photo. On l’atteint plus facilement, mais moins rapidement que celui du vieux Galaxy S7, dont le lecteur est logé au bas de l’écran.
Le coupable est l’écran géant du S9 qui a chassé leur capteur d’empreintes au dos du mobile. Vivo, un constructeur chinois, est parvenu à résoudre ce problème en intégrant le lecteur d’empreintes sous l’écran, dans une couche invisible. Dommage que Samsung n’ait pas intégré cette technologie à son smartphone vedette.
Reconnaissance de visage améliorée
Samsung offre une seconde méthode de déverrouillage, qui rappelle la reconnaissance faciale de l’iPhone X. Sa technologie est toutefois différente : elle ne repose pas sur un capteur 3D, mais sur un simple capteur 2D combiné à un scanner de rétine. Ce système est-il fiable et sûr ? Prises isolément, ces deux technologies peuvent être trompées plus ou moins facilement. Mais lorsqu’elles fonctionnent ensemble, comme sur le S9, il est difficile de se prononcer.
Samsung ne détaille pas clairement le fonctionnement de cet « Intelligent Scan ». En plein jour, Samsung indique que la reconnaissance faciale est privilégiée, tandis que la nuit, le scanner rétinien prend le relais. Nous n’avons pas réussi à tromper la vigilance de l’Intelligent Scan, mais étant donné du flou technologique qui l’entoure, il faudra attendre quelques mois, et quelques tentatives complémentaires, pour en avoir le cœur net.



D’un point de vue pratique, l’Intelligent Scan s’avère moins agréable à utiliser que la reconnaissance faciale du OnePlus 5T ou de l’iPhone X : le réveil du smartphone est plus lent, les échecs sont plus nombreux, notamment en plein soleil ou dans le noir complet. Cela agacera les utilisateurs les plus pressés.
D’autres petites évolutions…
Côté négatif, la batterie du Samsung Galaxy S9 est légèrement moins endurante que celle du S8. Côté positif, ses haut-parleurs sont plus puissants et troquent le mono pour la stéréo, qui produit un timide relief sonore. Côté vidéo, les ralentis progressent, ils passent de 240 à près de 1 000 images par seconde. Les tempéraments curieux et créatifs seront séduits par ces instantanés vidéo.



Cette fonction est hélas difficile à maîtriser. Le S9 ne filme que 0,2 seconde de ralenti d’affilée (6 secondes à la lecture) : difficile de déclencher l’enregistrement au bon moment. On peut demander au S9 de détecter automatiquement le bon moment et de lancer l’enregistrement. Mais la plupart du temps, il filme un ralenti sans intérêt.
Par ailleurs, Samsung communique énormément sur les « AR Emoji », des émoticones animées qui s’inspirent de celles de l’iPhone X. Ces visages d’animaux — ou de personnages de dessin animé — profitent de la caméra à selfie du Galaxy S9 pour imiter les émotions faciales de l’utilisateur. Le résultat est incomparablement moins précis, fiable, et esthétique que celui de l’iPhone. Voilà encore un gadget dont Samsung a le secret qui sera vite oublié.
Enfin, les composants électroniques du S9 sont notablement plus rapides. Reste qu’en pratique, cela ne se ressent pas. Il faudra attendre quelques années et l’arrivée d’applications plus gourmandes pour que la différence devienne palpable au quotidien.

   


… et surtout beaucoup de permanences
Le S8 est un excellent smartphone, le S9 en reprend les principales qualités : esthétique raffinée, matériaux luxueux, écran proche de la perfection. La concurrence n’a pas encore réussi à imiter son écran incurvé, qui lui fait gagner quelques millimètres de large, et qui le rend plus confortable en main.

   


En outre, les applications proposées par Samsung — messagerie et baladeur notamment — sont plus simples que celles de Google. En revanche, le S9 demeure particulièrement fragile et coûteux à réparer. Et sa batterie est très difficile à remplacer soi-même.
Pour conclure
Les deux principales promesses de Samsung sont tenues, mais sans panache : les photographies du S9 sont un peu meilleures de nuit et son déverrouillage est moins pénible. Mais le nouveau Galaxy S peine à relever le défi technologique imposé par l’iPhone X, dont la reconnaissance faciale est supérieure. Rien ne justifie son augmentation tarifaire.
De façon générale, le S9 piétine sur le plan technologique. Il demeure le plus en pointe des smartphone Android premium, mais jusqu’à quand ? C’est un bijou très fragile contrairement au G6 de LG, un mobile plus robuste, aux qualités proches, dont le tarif a chuté aux environs de 400 euros.
Le Galaxy S9 est plutôt pour vous si :
- L’argent n’est pas un problème - Vous aimez photographier la nuit - Votre smartphone doit être un modèle d’élégance
Le Galaxy S9 n’est pas pour vous si :
- Durabilité et solidité sont importantes pour vous - Vous recherchez un mobile au rapport qualité-prix excellent

        Lire aussi :
         

                Samsung Galaxy S8 contre LG G6 : quel mobile-écran choisir ?







                     require(["lmd/core/ux/longform"], function (advertLongform) {
                        advertLongform.moveAdvert('.js-parallaxe_slot', '#articleBody');
                     });


                      






<article-nb="2018/03/14/19-9">
<filnamedate="20180314"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180314"><AAMMJJHH="2018031419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Les aînés Hallyday réclament, dans une procédure distincte, une part de l’héritage de leur père.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Laura et David fixent un ultimatum à Laeticia Hallyday sur l’album posthume de leur père

Les aînés Hallyday réclament, dans une procédure distincte, une part de l’héritage de leur père.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 17h34
 • Mis à jour le
14.03.2018 à 18h01
   





                        


Laura Smet et David Hallyday réclament un droit de regard sur l’album posthume de leur père « dans un délai de quarante-huit heures », selon l’assignation en référé consultée par l’Agence France-presse qui sera examinée jeudi 15 mars.
Les enfants aînés de Johnny Hallyday veulent « pouvoir se prononcer sur ce projet d’album d’enregistrements posthumes de Jean-Philippe Smet » et réclament une « astreinte de 10 000 euros par jour de retard » à la dernière épouse du rockeur Laeticia Hallyday en cas de non-respect de leur souhait.
Laura Smet, 34 ans, et David Hallyday, 51 ans, demandent dans l’attente du règlement de ce litige des « mesures conservatoires sur les biens immobiliers » de la star. Les requérants réclament également « la mise sous séquestre » des « redevances perçues au titre des droits d’auteur » de l’artiste. Selon l’assignation, 1 160 œuvres de Johnny Hallyday sont concernées.

        Lire aussi :
         

                Ce que l’on sait sur l’album posthume de Johnny Hallyday, attendu ce printemps



Dans le détail, les enfants assignent dix personnes physiques et morales devant le tribunal des référés. Outre Laeticia Hallyday et ses deux filles, Jade et Joy, sont visés la société SLJ (la SCI détenant la villa de Marnes-la-Coquette), la Sacem, la société civile pour l’Administration des droits des artistes et musiciens interprètes (Adami), Warner Music France, Warner Chappell Music France, Decibel Productions et la société de perception et de distribution des droits des artistes interprètes.
Un héritage contesté
Dans une procédure distincte, Laura Smet et David Hallyday réclament une part de l’héritage de leur père, s’appuyant sur un testament rédigé par celui-ci le 3 avril 2014 et qui confie l’ensemble de sa fortune à sa femme et ses deux dernières filles. D’après eux, ce testament, rédigé en France, ne respecte pas la loi française, qui interdit de déshériter ses enfants.
Les deux aînés réclament que 25 % du patrimoine de la star disparue le 6 décembre revienne à Laeticia Hallyday et 18,75 % à chacun des quatre enfants, conformément au droit français. Le testament sur lequel s’appuie la partie adverse a été rédigé postérieurement, en juillet 2014 et en Californie, un Etat où la loi permet de répartir un héritage comme on le souhaite.
Le patrimoine immobilier du rockeur mort à 74 ans est constitué de trois villas à Los Angeles, Saint-Barthélemy et Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine). Cette dernière est détenue par une société civile immobilière dont les associés sont Laeticia Hallyday, Jade et Joy. Johnny Hallyday détenait en outre plusieurs véhicules de luxes et des motos, dont il était passionné.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/14/19-10">
<filnamedate="20180314"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180314"><AAMMJJHH="2018031419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Il a suffi d’un regard dédaigneux de la journaliste Liang Xiangyi à l’égard d’une collègue posant une question obséquieuse à un ministre pour que le Net chinois s’en empare.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Lever les yeux au ciel peut faire de vous une icône rebelle en Chine

Il a suffi d’un regard dédaigneux de la journaliste Liang Xiangyi à l’égard d’une collègue posant une question obséquieuse à un ministre pour que le Net chinois s’en empare.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 15h31
 • Mis à jour le
14.03.2018 à 15h52
    |

                            Brice Laemle








                        


Oubliez les insultes. Remisez au placard vos doigts et bras d’honneur. Vos globes oculaires suffisent. Le summum de l’irrévérence se joue parfois à un petit rien. Un regard, une attitude ou une posture peuvent s’avérer plus frappantes et efficaces que n’importe quelle prise de parole courroucée.

Somebody give this woman an Oscar 😂 https://t.co/Idbn58Cz8o— luluyilun (@Lulu Yilun Chen)


require(["twitter/widgets"]);

La scène s’est déroulée, mardi 13 mars au matin, lors de la conférence de presse du ministre chinois du commerce, en marge de la session parlementaire annuelle de l’Assemblée nationale populaire. Alors que celle-ci est diffusée en direct à la télévision, la journaliste Zhang Huijun, habillée en rouge, interroge le ministre. Le moins que l’on puisse dire est que la – très longue – question d’une quarantaine de secondes, une éternité à la télévision, frôle la courtisanerie.
« La transformation de la responsabilité de la surveillance des biens de l’Etat est un sujet de préoccupation universelle. Par conséquent, en tant que directeur de la Commission de supervision et d’administration des biens d’Etat du conseil d’Etat, quelles nouvelles mesures allez-vous prendre en 2018 ? Cette année marque le 40e anniversaire de la politique de réforme et d’ouverture, et notre pays va encore élargir son ouverture aux pays étrangers. Alors que le secrétaire général du Parti communiste chinois Xi propose l’initiative One Belt One Road, les entreprises publiques ont augmenté leurs investissements dans les pays situés sur l’initiative One Belt One Road. Comment contrôler efficacement les actifs étrangers des entreprises publiques ? Eviter la perte d’actifs ? Quels mécanismes avons-nous mis en place jusqu’à présent, et quel est le résultat de notre supervision ? S’il vous plaît, résumez pour nous, merci. »
A côté de Zhang Huijun, qui travaille pour l’American Multimedia Television, une chaîne de télévision chinoise sise en Californie proche de la chaîne publique chinoise CCTV, Liang Xiangyi s’impatiente, souffle, sourit nerveusement, hausse les épaules. Habillée en bleu, la correspondante du média chinois Yicai inspecte de bas en haut sa consœur, tente de se contenir, et finit par laisser éclater son exaspération à travers un roulement des yeux très théâtral.

记者会由某组织控制。
蓝衣服 ：第一财经电视记者 梁相宜
红衣服 ：原供职于中央电视台的、曾任职中国旅游与经济电视台执行台长，现全美电视台台长张慧君。假外媒，口中称“我国”。

— huangmeijuan (@美娟美心)


require(["twitter/widgets"]);


        Lire aussi :
         

                Les ambitions des plates-formes vidéo des géants chinois du Web



L’histoire aurait pu s’arrêter là, sauf que le Web chinois a repéré la scène et s’en est gaussé sur les réseaux sociaux. Des parodies multiples, des dessins ou même des coques de smartphone à l’effigie de la journaliste rebelle ou représentant la scène ont émergé dans les heures qui ont suivi.

Amazing to see how these two ladies  just exploded over Chinese social media in the span of a few hours.  Fan art i… https://t.co/VFGNzclVX0— luluyilun (@Lulu Yilun Chen)


require(["twitter/widgets"]);


Found my cell phone cover for the spring season on Taobao https://t.co/wTjgndsfDx— luluyilun (@Lulu Yilun Chen)


require(["twitter/widgets"]);


@luluyilun  https://t.co/MnnL4Due2n— yixiaoerle (@宇宙尘埃)


require(["twitter/widgets"]);



Apparently, today has officially become Weibo's "roll your eyes day" https://t.co/Z77OhI8IWN https://t.co/b0s5Ejs96f— WhatsOnWeibo (@What's on Weibo)


require(["twitter/widgets"]);

Nul doute que les fuites de conversations personnelles sur l’application WeChat publiées par le site WhatsonWeibo ont relancé la machine. Lorsque son collègue de Yicai rappelle à Liang Xiangyi qu’elle est filmée en direct et lui demande pourquoi elle a réagi de manière si flagrante, celle-ci répond simplement : « Parce que la femme à côté de moi était idiote. » Zhang Huijun aurait également répondu à un ami sur la même application : « Qu’est-ce qu’elle a à me regarder ainsi celle-là ? »

        Lire aussi :
         

                Chine : le « mandat à vie » de Xi Jinping réveille les envies d’exil



Reste qu’au-delà de l’inimitié flagrante entre ces deux journalistes se pose une nouvelle fois la question de la censure en Chine. Lorsque la scène est devenue un sujet de conversation sur le gigantesque réseau social Weibo, un équivalent de Twitter en Chine, la recherche de « Liang Xiangyi » ou le terme afférent, « question-asking bitch » (qu’on évitera de vous traduire ici) ont été bloqués, comme l’a repéré le site Free Weibo.

蓝衣女名字“梁相宜”超过“修宪”和“宪法”成为微博第一屏蔽词。
— kuriko_c (@KurikoC)


require(["twitter/widgets"]);


@luluyilun Uh oh... some of the trending Weibo articles are disappearing.... https://t.co/NUqz7BXwIK— Davidramli (@David Ramli)


require(["twitter/widgets"]);

Aussi, selon les collègues de Liang Xiangyi, cités par le South China Morning Post, la journaliste aurait perdu son accréditation, tout comme son compte Weibo, bloqué. Lorsqu’on se souvient que le Parlement chinois a validé, deux jours plus tôt, l’abolition de la limite des mandats présidentiels et que la Toile chinoise est sous étroite surveillance du Parti communiste chinois, les sourires disparaissent aussi vite qu’ils sont arrivés. En un clin d’œil.

        Lire aussi :
         

                En Chine, travailler malgré la censure du Net






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/14/19-11">
<filnamedate="20180314"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180314"><AAMMJJHH="2018031419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Ahmed H. a été condamné à sept ans de prison ferme pour avoir jeté des objets sur les forces de l’ordre lors d’une émeute à la frontière en 2015.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

La justice hongroise confirme la condamnation d’un Syrien « injustement diabolisé »

Ahmed H. a été condamné à sept ans de prison ferme pour avoir jeté des objets sur les forces de l’ordre lors d’une émeute à la frontière en 2015.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 18h31
    |

                            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        


Accusé d’avoir participé à des heurts violents entre migrants et forces de l’ordre à la frontière serbo-hongroise en 2015, un Syrien a vu sa peine confirmée lors d’un nouveau jugement en Hongrie, mercredi 14 mars. Ahmed H., devenu le symbole d’une dérive sécuritaire dans ce pays d’Europe centrale, a été condamné à sept ans de prison pour terrorisme et entrée irrégulière. Selon Eda Seyhan, d’Amnesty International :
« Lui qui aura simplement tenté d’aider sa famille à fuir la Syrie a été injustement diabolisé dans le tribunal tout comme à l’extérieur. Aucune des preuves à son encontre ne constitue un acte de terrorisme. »

        Lire aussi :
         

                Hongrie : le cas d’Ahmed H., emprisonné pour dix ans, symbole de la politique sécuritaire d’Orban



La décision de justice survient en pleine campagne électorale et alors que le premier ministre souverainiste, Viktor Orban, candidat à sa réélection le 8 avril, a publiquement reproché à l’Union européenne de « soutenir le terrorisme ». Cette dernière, comme Washington, s’était inquiétée du caractère disproportionné de la condamnation d’Ahmed H. lors de son premier procès.
La Commission européenne a ouvert une procédure d’infraction à l’encontre de la Hongrie, accusée de bafouer les droits humains : les magistrats collent étrangement, concernant les dossiers de migrants entrés illégalement dans le pays, au discours de fermeté du gouvernement. Le Parlement européen a aussi fait référence au cas d’Ahmed H. pour réclamer en mai 2017 le déclenchement d’une procédure de sanctions à l’encontre de Budapest.
Mauvais endroit au mauvais moment
Le 16 novembre 2016, Ahmed H., décorateur résidant à Chypre, avait été reconnu coupable de « franchissement illégal de la frontière, acte de terrorisme et participation à un attroupement portant atteinte à l’ordre public ». Le jugement le qualifiait alors de « dangereux fanatique religieux », parce qu’il avait approfondi sa connaissance du Coran et était membre d’une organisation sunnite ayant pignon sur rue.
Quadragénaire, réfugié depuis neuf ans à Chypre, marié à une Chypriote chrétienne, père de deux petites filles, Ahmed H. s’était trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Il avait pris la route des Balkans à l’été 2015, dans le but d’arracher ses parents et d’autres membres de sa famille aux combats sévissant à Alep. Il souhaitait les conduire en Allemagne, où l’attitude ouverte de la chancelière Angela Merkel tranchait avec celle de ses voisins. Mais il s’était présenté à la frontière hongroise, le 16 septembre, au moment où Budapest venait de se barricader et de pénaliser toute traversée sauvage de la clôture. Des centaines de migrants s’étaient alors retrouvées dans une impasse côté serbe et avaient imploré les forces de l’ordre de les laisser passer.
Des affrontements avaient éclaté et onze d’entre eux avaient été emprisonnés. Depuis, ceux que les ONG avaient surnommé les « onze de Röszke », du nom du poste frontière en question, ont tous été libérés, sauf Ahmed H., que Viktor Orban persiste à vouloir décrire comme un « terroriste ». Il est l’unique migrant condamné à ce titre en Hongrie. Il peut encore faire appel.

        Lire aussi :
         

                La justice hongroise ordonne la révision du procès du « terroriste d’Orban »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/14/19-12">
<filnamedate="20180314"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180314"><AAMMJJHH="2018031419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Face à la recrudescence des cas, 903 depuis novembre 2017, la direction générale de la santé a rappelé mercredi qu’aucun département n’atteignait le taux de couverture vaccinal de 95 %, nécessaire à l’endiguement de la maladie.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

La nouvelle épidémie de rougeole mobilise les autorités sanitaires

Face à la recrudescence des cas, 903 depuis novembre 2017, la direction générale de la santé a rappelé mercredi qu’aucun département n’atteignait le taux de couverture vaccinal de 95 %, nécessaire à l’endiguement de la maladie.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 17h47
 • Mis à jour le
14.03.2018 à 18h40
    |

                            Hugo Guyon








                        



   


L’épidémie de rougeole sévissant en Europe s’étend en France de manière alarmante. Après quelques cas isolés en novembre 2017, c’est l’apparition de 200 cas en Nouvelle-Aquitaine au mois de décembre, dont beaucoup s’étaient déclarés dans les campus bordelais, qui a attiré l’attention des autorités sanitaires.
Depuis novembre, 913 cas ont été recensés, dont plus de 500 pour le mois écoulé, a alerté mercredi 14 mars la direction générale de la santé. Les cas ont été observés dans 59 départements depuis le 6 novembre. Le 14 février, les autorités sanitaires avaient fait état de 387 cas depuis le 1er novembre. Au total, 201 hospitalisations et un décès au CHU de Poitiers le 10 février ont été relevés.
« Alors que, dans les deux derniers mois de 2017, 75 % des infectés concernaient la Nouvelle-Aquitaine, il ne s’agit que de 47 % des nouveaux cas apparus en 2018 », a expliqué le docteur Daniel Lévy-Bruhl, responsable de l’unité des infections respiratoires et des vaccinations à Santé publique France.
Une deuxième dose « nécessaire »
Le principal responsable de cette épidémie est le trop faible taux de couverture vaccinale sur le territoire, en deçà des 95 % nécessaires pour éradiquer la maladie. Selon les chiffres de Santé publique France, la couverture pour la seconde dose du vaccin ROR (rougeole-oreillons-rubéole) oscille entre 62 % et 88 %. Une carence qui concernerait potentiellement 1 million de Français.
« Cette deuxième dose est nécessaire à l’élimination de la maladie car entre 7 % et 8 % des enfants ne réagissent pas à l’administration du premier vaccin », a rappelé le docteur Lévy-Bruhl. Le vaccin ROR, jusque-là recommandé, fait désormais partie des 11 vaccins obligatoires depuis le 1er janvier.

        Lire aussi :
         

                Vaccination contre la rougeole, une histoire de génération



Pour endiguer la propagation, Jérôme Salomon, le directeur général de la santé, a recommandé à chacun de vérifier son statut vaccinal et celui des membres de son entourage, avec une attention particulière pour les enfants en bas âge, les femmes enceintes et plus généralement les personnes nées après 1980. Le vaccin ROR ayant été introduit dans le calendrier vaccinal français en 1983, des études ont en effet démontré que les personnes nées avant cette date ont toutes eu la rougeole, sauf très rares exceptions ; elles ont donc développé une immunité qui rend caduque la vaccination.
Le spectre d’une épidémie comparable à ce que la France avait connu entre 2008 et 2012 inquiète les autorités : 24 000 Français avaient été touchés, dont 15 000 rien qu’en 2011, provoquant 20 décès.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/14/19-13">
<filnamedate="20180314"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180314"><AAMMJJHH="2018031419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Samuel Benchetrit poursuit sa veine absurde et métaphysique à travers l’histoire d’un homme réduit à la condition canine.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

« Chien » : une vie de chien, au sens propre

Samuel Benchetrit poursuit sa veine absurde et métaphysique à travers l’histoire d’un homme réduit à la condition canine.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 09h55
    |

            Jacques Mandelbaum








                        



   


L’avis du « Monde » – à voir
Chez Samuel Benchetrit, écrivain et cinéaste, la comédie grince des dents depuis toujours. Commencée en 2003 avec Janis et John, l’aventure du 7e art se poursuit aujourd’hui avec un sixième long-métrage, Chien (adapté comme le précédent, Asphalte en 2015, d’un de ses romans), qui ne déroge ni à cette règle ni au style très singulier, très bizarre qui la décline. Aki Kaurismaki, Jim Jarmusch, Alex Van Warmendam peuvent, notamment, traverser l’esprit. Un esprit de cocasserie triste, de dépression trash, d’absurde métaphysique y parfume des semi-paumés en quête de pas grand-chose, reclus dans des trous léchés par la mise en scène. Un genre de cinéma bouclé de pied en cap qui peut rebuter, possédant toutefois suf­fisamment de charme et d’intelligence pour intéresser souvent, et donc séduire.
Voyez l’histoire abracadabrante que nous conte Chien, qu’on pourrait présenter comme une métamorphose kafkaïenne de Didier (1997), d’Alain Chabat, croisée avec une interprétation littérale du chef-d’œuvral Ne me quitte pas, de Jacques Brel. Un type, qui s’appelle Jacques Blanchot (Vincent Macaigne), preuve liminaire que la vie n’est pas bien partie pour lui (qui s’appelle Jacques aujourd’hui ? Qui se rappelle Blanchot ?), perd du jour au lendemain tout ce qui constituait sa raison de vivre. Sa femme, son fils, son travail, sa maison, qu’il s’agit tout de même de continuer de payer pour ne plus y vivre. Le pourquoi ne sera jamais explicité par le film, en cela d’une louable concision et d’un réalisme d’airain : peu nombreux sont ceux qui le savent.
Dostoïevski rôde
Le comment, en revanche, est mieux servi. Comment, notamment, et même essentiellement, Jacques Blanchot devient un chien. Assez simple. Il suffit de croiser le chemin d’un Belge sadique qui fait profession d’en vendre (Bouli Lanners), de s’endetter pour payer à votre fils un chihuahua qui ressemble à Hitler, de rentrer à la maison sans l’animal qui s’est en chemin fait ratatiner par un 15-tonnes, d’entendre votre femme (Vanessa Paradis, impavide et parfaite) vous expliquer qu’elle développe une allergie cutanée sévère à votre présence, de retourner chez le marchand pour essayer de vous faire rembourser les cours de dressage hors de prix qu’il vous a fait débourser à l’avance, d’accepter, in fine, les conditions de plus en plus démentes qu’il vous impose pour soi-disant vous rendre service, et la messe sera dite.

C’est une Passion qui s’inaugure alors. Faire le chien, comme on ferait le mort. Accepter l’avilissement, la bêtise, la cruauté du monde et des hommes (et des femmes sauf le respect de #metoo), avec un exemplaire abandon de soi-même et de grands yeux confiants qui défient sans ciller le Mal triomphant sur la Terre. Dostoïevski rôde, Twin Peaks aussi. Blanchot, viré de partout, cher à plus personne, rebut vivant, devient SDF et est recueilli par le maître-chien, seule personne au monde qui se soucie de lui, à condition qu’il se comporte bien, et reçoive les coups en chien. La marche du film, sur le fil de ce surréalisme verdâtre renchéri au scope, en devient presque pénible. Le monde, en vérité, l’est-il moins ?
Film français de Samuel Benchetrit. Avec Vincent Macaigne, Vanessa Paradis, Bouli Lanners (1 h 34).



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/14/19-14">
<filnamedate="20180314"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180314"><AAMMJJHH="2018031419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Frais de scolarité élevés, dépenses annexes, absence de salaire pendant la formation... Se lancer dans ce diplôme est une aventure onéreuse. Pourtant, à l’arrivée, une hausse substancielle de la rémunération n’est pas garantie.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Investir dans un MBA est-il forcément payant ?

Frais de scolarité élevés, dépenses annexes, absence de salaire pendant la formation... Se lancer dans ce diplôme est une aventure onéreuse. Pourtant, à l’arrivée, une hausse substancielle de la rémunération n’est pas garantie.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 18h00
    |

                            Jean-Claude Lewandowski








                        


C’est la question-clé que se pose forcément tout candidat à un MBA : quel bénéfice attendre de ce cursus ? Quelles retombées ­espérer – en termes de salaire, mais aussi de progression de carrière, de développement personnel ? Bref, quel « retour sur investissement » ?
Car les MBA coûtent cher : 25 000 euros, par exemple, à l’IAE Aix-Marseille, ou 29 100 euros à l’ICN de Nancy – et il s’agit de deux des moins onéreux. En version « full time » (temps plein), l’addition grimpe à 31 500 euros à Audencia, 40 000 à l’EM Lyon, 44 000 à l’Edhec, 66 000 à HEC et 83 000 euros à ­l’Insead. Et les Executive MBA affichant en général des tarifs un peu plus élevés. La facture atteint même 130 000 euros pour Trium, le « global MBA » commun à HEC, à la London School of Economics et à la New York Stern University…
Même si tous les participants ne paient pas l’intégralité de leur cursus (les entreprises, aide à la formation et autres bourses pouvant alléger la facture), l’addition est lourde. D’autant qu’aux droits de scolarité il faut ajouter les dépenses d’hébergement et de nourriture, les voyages, les frais annexes… Et surtout, la perte du salaire dans le cas d’un MBA « full time ». Un véritable investissement.
Bien sûr, une façon de réduire le coût total consiste à opter pour un Executive MBA (à temps partiel), qui permet de conserver son emploi, et donc sa rémunération, pendant la durée du programme. Ce qui explique la progression actuelle de ces EMBA, alors que les cursus à temps plein ­connaissent un relatif tassement.
Un MBA représente une charge de travail importante, sur une période longue. Pas question de s’engager à la légère, donc. Aussi les candidats font-ils leurs comptes avant de se lancer. Questions cruciales : de combien leur rémunération va-t-elle progresser à la sortie, ou dans les années qui suivront ? Combien de temps faudra-t-il pour « récupérer la mise » ? Difficile à déterminer à l’avance.
Un calcul complexe
« Le coût du programme n’est pas le premier critère de choix, constate Benoit Arnaud, directeur de l’Executive Education à l’Edhec. Les candidats veulent un juste retour de leur ­investissement et de leurs efforts. En moyenne, il faut près de cinq ans après un MBA aux Etats-Unis pour amortir la dépense. En Europe, où les MBA sont plus intensifs, c’est autour de trois ans et demi, parfois moins compte tenu du coût modéré de certains cursus comme le nôtre. Faire un MBA est une opération très rentable. »
A vrai dire, le calcul est complexe, car de nombreux paramètres interviennent. Ainsi, le pays où l’on travaille : le niveau des salaires, mais aussi le coût de la vie ne sont pas les mêmes aux Etats-Unis qu’au Sénégal ou en Chine. Et les écarts peuvent être considérables. Le secteur d’activité joue également − les banques d’affaires paient mieux, en général, que l’industrie. Et d’autres facteurs influent sur la rémunération : le ­niveau de responsabilité, la taille de l’entreprise… et le talent de négociateur du diplômé. Ne pas négliger, en outre, le niveau de protection sociale et la qualité des services publics (école, santé, transports…).
« En moyenne, les salaires de nos diplômés augmentent d’environ 30 %. » William Hurst, directeur d’Audencia Executive Education
La prudence est de mise quant aux classements publiés par la presse anglo-saxonne : ils privilégient le critère de la rémunération, mais sont moins attentifs aux autres ­paramètres. Sans compter que les déclarations des écoles sur les salaires de sortie sont parfois « optimistes »… Quid, aussi, des diplômés MBA qui font le choix de la création d’entreprise, acceptant de facto de voir leur rémunération limitée pendant plusieurs années ? Quid de ceux qui rejoignent une start-up, une PME ou une ONG ?

   


Reste que le MBA n’en demeure pas moins un bon moyen de doper sa rémunération – en changeant d’employeur ou non. « En moyenne, les salaires de nos diplômés augmentent d’environ 30 % », assure ainsi William Hurst, directeur d’Audencia Executive Education. « Difficile de donner une progression moyenne, car les trajectoires professionnelles sont très diverses », nuance cependant Rhoda Davidson, professeur de stratégie à l’EM Lyon.
Des intérêts non financiers
Surtout, l’aspect financier n’est qu’un des aspects de la question du « ROI » (return on investment) d’un MBA. Si les participants se lancent dans l’aventure, ce n’est pas seulement pour « gagner plus ». « Ce qui les motive le plus, c’est d’accéder à de nouvelles responsabilités et de donner un nouvel élan à leur carrière », souligne William Hurst.
« Le critère de la rémunération arrive bien après celui de l’évolution professionnelle », confirme Sandra Richez, codirectrice du MBA de l’Edhec. « La majorité de nos participants ont entre 28 et 30 ans, indique de son côté ­Pascale Martin-Saint-Etienne, directrice du MBA « full time » de l’ESCP Europe. Ce sont des jeunes gens à ­l’esprit agile, qui parlent trois ou quatre langues. Ils veulent aller vite, et progresser dans leur carrière sans ­attendre la quarantaine. » Mais sur ce point, le « retour sur investissement » est encore plus délicat à ­mesurer : tout dépend du projet et des centres d’intérêt de chacun.
Le MBA n’est pas seulement une formation ou un moyen de ­doper son salaire. C’est aussi une expérience de vie.
Parfois, le projet professionnel se transforme durant le cursus. « Après une quinzaine d’années dans des multinationales, je voulais passer à autre chose, et par exemple diriger un service, raconte Odile Bocande-Koffi, diplômée en 2012 de l’EMBA ESCP Europe. Peu à peu, j’ai réalisé que j’aimais former et accompagner des gens. A la fin du programme, j’ai ­décidé de monter une structure de coaching pour dirigeants. »
Les objectifs personnels peuvent aussi évoluer avec le temps. « Passé un certain âge, il est difficile d’effectuer un bond significatif dans sa ­carrière, observe Nathalie Lugagne, directrice déléguée à l’Executive Education de HEC. Ce que nos participants recherchent avant tout, c’est une prise de recul, une vision transversale, une pensée critique. Certains ressortent totalement transformés de leur EMBA. »
Car le MBA n’est pas seulement une formation ou un moyen de ­doper son salaire. C’est aussi une ­expérience de vie au sein d’un groupe multiculturel, une période de remise en question professionnelle et même personnelle. « Ce type de programme ouvre de nouveaux horizons et débouche souvent sur des changements dans la personnalité, décrypte Valérie Madon, chargée de l’EMBA à l’ESCP Europe. Le gain en termes d’épaisseur et de maturité, l’épanouissement, le plaisir d’apprendre aussi, tout cela mérite d’être pris en compte. » Même s’il est difficile de l’évaluer avec précision.

Participez au MBA Fair du Monde, samedi 17 mars à Paris
Le groupe Le Monde organise, samedi 17 mars, au palais Brongniart, à Paris, la huitième édition du MBA Fair, le Salon des MBA & Executive Masters.
Cet événement est destiné aux cadres qui souhaitent donner un nouvel élan à leur carrière, et renforcer leur employabilité. Sont attendus les responsables de plus de 35 programmes de MBA et d’Executive Masters parmi les plus reconnus des classements internationaux, dans des domaines variés : stratégie, marketing, finances, ressources humaines et management… Des conférences thématiques animées par un journaliste du Monde, ainsi que des prises de parole organisées par les écoles présentes sont également prévues.
L’entrée est gratuite, la préinscription est recommandée pour éviter l’attente.
Ce Salon sera précédé de la publication, dans Le Monde daté du jeudi 15 mars, d’un supplément sur les MBA, à retrouver également sur notre page Lemonde.fr/mba.





                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/14/19-15">
<filnamedate="20180314"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180314"><AAMMJJHH="2018031419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Le chercheur en sciences politiques et ancien membre du Parti socialiste, quitte à son tour la webtélé proche de La France insoumise.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Gaël Brustier quitte à son tour « Le Média »

Le chercheur en sciences politiques et ancien membre du Parti socialiste, quitte à son tour la webtélé proche de La France insoumise.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 17h15
   





                        


La série de départs du Média continue. Après Marc de Boni mardi, c’est au tour de Gaël Brustier d’annoncer, mercredi 14 mars, qu’il quitte le pure player proche de La France insoumise. Le chercheur en sciences politiques et ancien membre du Parti socialiste a publié un message sur son compte Twitter, dans lequel il évoque un management « discutable ».

Je me retire de @LeMediaTv. Les équipes #LeMédia sont formidables. Le management est discutable et le travail doit… https://t.co/GKZTjbfUg7— Gaelbrustier (@Gaël Brustier)


require(["twitter/widgets"]);

Des réglements de compte en ligne
Sophia Chikirou, ancienne directrice de la communication de Jean-Luc Mélenchon et fondatrice du Média, a rapidement répondu à Gaël Brustier par un tweet acrimonieux. Elle l’accuse de « surfer sur la vague du moment », pour avoir reçu un message du chercheur dans lequel il évoque ses conditions de rémunération, un sujet jamais abordé auparavant affirme-t-elle. Son message est resté sans réponse.
Bastien Parisot, responsable des réseaux sociaux du Média, a lui, qualifié le départ de Gaël Brustier de « retournement de veste en mode Lucky Luce ». Il accompagne son message, publié sur Twitter également, d’une vidéo dans laquelle son ancien compère se dit « surpris » des polémiques en cours, ajoutant que « le fait d’aller parler à n’importe quel micro [lui] semble un peu suspect » et évoquant « des formes de déloyauté ».

1⃣Hier, @Regards_fr publiait une vidéo de @Gaelbrustier parlant de "manipulations dérisoires et grotesques" autour… https://t.co/KICFRG6IFO— BastienParisot (@Bastien Parisot)


require(["twitter/widgets"]);

Les propos du chercheur font écho ceux d’Aude Rossigneux, licenciée par le pure player à la fin du mois de février. Elle dénonçait dans une lettre avoir été évincée avec une « brutalité qui n’est pas exactement conforme à l’idée que chacun se fait d’un “management” de gauche ». Après elle, d’autres départs avaient suivi, volontaires cette fois. Catherine Kirpach, Léa Ducré et Noël Mamère ont notamment décidé de partir, à cause du traitement du conflit en Syrie choisi par le nouveau média.

        Lire aussi :
         

                Le Média : les coulisses d’une crise






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/14/19-16">
<filnamedate="20180314"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180314"><AAMMJJHH="2018031419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Au Mipim, à Cannes, Emin Iskenderov assure que ses gratte-ciel, qui ont accumulé incertitudes et difficultés, seront construits à temps pour les Jeux olympiques.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le promoteur russe des tours géantes Hermitage à la Défense y croit encore

Au Mipim, à Cannes, Emin Iskenderov assure que ses gratte-ciel, qui ont accumulé incertitudes et difficultés, seront construits à temps pour les Jeux olympiques.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 11h09
    |

            Grégoire Allix (Cannes, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Culminant à 320 mètres, elles ambitionnent de devenir les tours les plus hautes d’Europe. Sur la maquette géante du quartier de la Défense, dans les Hauts-de-Seine, exposée au Marché international des professionnels de l’immobilier (Mipim), qui s’est ouvert mardi 13 mars à Cannes, les tours jumelles Hermitage trônent en bord de Seine à l’entrée du quartier d’affaires. La tour The Link, et ses 224 mètres de haut, que doit construire non loin de là Groupama Immobilier pour accueillir le nouveau siège du groupe Total sur 120 000 m2 en 2022, est, elle, absente de la maquette. Il faut dire que les deux projets doivent encore lever quelques incertitudes.
Présentés en grande pompe au Mipim en 2009, les deux gratte-ciel Hermitage dessinés par l’architecte britannique Norman Foster se sont, depuis, englués dans les procédures judiciaires, les difficultés techniques et d’inquiétantes incertitudes financières, qui ont nourri le profil sulfureux dont leur jeune promoteur, le Russe Emin Iskenderov, peine à se défaire. Ces 260 000 m2 doivent héberger plus de 400 appartements de standing, des plateaux de bureaux, un hôtel 5 étoiles, des bars, des restaurants et des commerces…
Mardi, à l’ouverture du Mipim, l’entrepreneur, président du groupe Hermitage Plaza, est revenu à Cannes assurer que les tours seraient terminées à temps pour les Jeux olympiques de 2024. « Aujourd’hui, il n’y a plus aucune procédure qui pourrait empêcher le démarrage des travaux d’Hermitage », assure M. Iskenderov. La justice a, le 27 février, ordonné l’expulsion des derniers locataires des logements sociaux à la place desquels les tours doivent être érigées, après une longue guérilla. Certes, des modifications ont été demandées par la justice sur un des permis de construire, « mais elles ont été déposées le 22 décembre 2017, et nous espérons obtenir un permis de construire définitif fin mars ou début avril », explique le promoteur.

3 milliards...



                        

                        


<article-nb="2018/03/14/19-17">
<filnamedate="20180314"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180314"><AAMMJJHH="2018031419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Le maire de Béziers, proche du Front national, avait été condamné en avril 2017 pour avoir déclaré qu’il y avait trop d’enfants musulmans dans les écoles de sa ville.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

« Provocation à la haine » : Robert Ménard relaxé en appel

Le maire de Béziers, proche du Front national, avait été condamné en avril 2017 pour avoir déclaré qu’il y avait trop d’enfants musulmans dans les écoles de sa ville.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 15h44
 • Mis à jour le
14.03.2018 à 18h11
   





                        



   


La cour d’appel de Paris a relaxé, mercredi 14 mars, le maire de Béziers, Robert Ménard, proche du Front national, condamné en 2017 pour avoir déclaré qu’il y avait trop d’enfants musulmans dans les écoles de sa ville. La cour a ainsi infirmé un jugement du tribunal correctionnel de Paris qui, le 25 avril 2017, avait condamné M. Ménard à 2 000 euros d’amende pour « provocation à la haine et la discrimination ».
Les juges d’appel ont justifié ce revirement par un changement de la jurisprudence de la Cour de cassation, qui exige désormais que les propos incriminés contiennent « une exhortation éventuellement implicite » à la haine ou à la discrimination pour que le délit de « provocation » soit constitué, ce qui n’est ici, selon eux, pas le cas.
L’élu était poursuivi pour avoir publié sur Twitter, le 1er septembre 2016, le message suivant : « #rentréedesclasses : la preuve la plus éclatante du #GrandRemplacement en cours. Il suffit de regarder d’anciennes photos de classe. » Il était également jugé pour avoir déclaré sur LCI, le 5 septembre 2016 : « Dans une classe de centre-ville de chez moi, 91 % d’enfants musulmans. Evidemment que c’est un problème. »
« Je dis juste ce que tout le monde voit »
Les sept associations antiracistes qui s’étaient constituées partie civile, dont la Licra, le MRAP, la Ligue des droits de l’homme, SOS racisme et la Maison des potes, ont donc été déboutées.
« Je suis tellement heureux !, a réagi Robert Ménard, interrogé par l’Agence France-Presse. Je ne supporte pas l’idée que l’on puisse penser que je suis raciste ou que l’on pense que je veuille m’en prendre à des enfants en fonction de leurs origines. »
« Je dis juste ce qui est et ce que tout le monde voit. Ce deuxième procès est la défaite de ces associations qui ont dit des ignominies sur mon compte. »
Elu en 2014 à la tête de Béziers, ville héraultaise de 70 000 habitants, avec le soutien du Front national et à la faveur d’une triangulaire, l’ancien président de Reporters sans frontières est coutumier des polémiques, notamment sur l’immigration, la guerre d’Algérie ou la sécurité.

        Lire aussi :
         

                Plusieurs plaintes contre Robert Ménard pour une campagne d’affichage du maire de Béziers






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/14/19-18">
<filnamedate="20180314"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180314"><AAMMJJHH="2018031419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Contrairement à ce qu’avait annoncé la semaine précédente le premier ministre, la présidente Armeenah Gurib-Fakim a décidé de s’accrocher à son poste.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤         

Compte rendu

Impliquée dans un scandale financier, la présidente mauricienne refuse de démissionner

Contrairement à ce qu’avait annoncé la semaine précédente le premier ministre, la présidente Armeenah Gurib-Fakim a décidé de s’accrocher à son poste.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-03-14T16:16:37+01:00"

        Le 14.03.2018 à 16h16

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-03-14T16:22:31+01:00"

        Mis à jour le 14.03.2018 à 16h22






    
La présidente mauricienne, Ameenah Gurib-Fakim, au forum de Doha le 21 mai 2016.
Crédits : KARIM JAAFAR / AFP


C’est un oui suivi d’un non. La présidente mauricienne Ameenah Gurib-Fakim a annoncé mercredi 14 mars qu’elle refusait de démissionner, contrairement à ce qu’avait annoncé la semaine passée le premier ministre Pravind Jugnauth. Mme Gurib-Fakim conteste les faits qui lui sont reprochés en lien avec un scandale financier. « N’ayant rien à se reprocher et pouvant apporter des preuves corroborantes, son Excellence Mme Ameenah Gurib-Fakim rejette toute perspective de démission », a annoncé dans un communiqué la présidence mauricienne.

        Lire aussi :
         

                Impliquée dans un scandale financier, la présidente mauricienne démissionne



Seule femme chef d’État en Afrique, la présidente mauricienne a également fait savoir qu’elle était « prête à intenter une action en justice pour se défendre contre les accusations calomnieuses qui la visent ». Le premier ministre Pravind Jugnauth avait annoncé vendredi que la présidente démissionnerait de ses fonctions « peu après les célébrations du 50e anniversaire de l’indépendance », qui ont eu lieu lundi, et avant la rentrée parlementaire, le 27 mars.
Engluée dans un scandale financier
Mme Gurib-Fakim, 58 ans, occupe son poste depuis juin 2015. Elle est depuis plusieurs jours sous forte pression, car accusée d’avoir utilisé une carte bancaire fournie par une ONG, Planet Earth Institute (PEI), pour effectuer des achats personnels. Le montant des dépenses (bijoux, chaussures de marque, etc) s’élève à au moins 25 000 euros, selon le quotidien mauricien L’Express. Mme Gurib-Fakim avait reconnu les faits, mais a affirmé avoir remboursé en mars 2017 l’argent utilisé à titre personnel.
Dans le communiqué publié mercredi, la présidence précise la défense de Mme Gurib-Fakim, en affirmant qu’elle a utilisé « par inadvertance la carte de PEI pour des dépenses extérieures au cadre de sa mission pour un montant global de 26 000 dollars » (21 000 euros). « Elle en a elle-même immédiatement informé le PEI et demandé un relevé détaillé. Elle a rigoureusement et aussitôt remboursé par virement bancaire ces dépenses spécifiques, mais aussi toutes les autres dépenses engagées par le PEI pour sa mission », ajoute le texte.
Dans un court message publié sur son site internet, PEI a confirmé que la présidente mauricienne avait bien remboursé les sommes concernées. Basée à Londres, cette ONG est financée par le milliardaire angolais Alvaro Sobrinho. Homme d’affaires proche du pouvoir angolais, poursuivi au Portugal et en Suisse, celui-ci a détourné plus de 600 millions de dollars de la Banco Espirito Santo Angola lorsqu’il dirigeait la banque, avait révélé début mars le journal en ligne français Mediapart. Alvaro Sobrinho a tenté plusieurs fois d’investir à Maurice, selon L’Express, ce qui avait déjà déclenché des polémiques.


<article-nb="2018/03/14/19-19">
<filnamedate="20180314"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180314"><AAMMJJHH="2018031419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Christian Bale, en ancien héros des guerres indiennes, domine ce western aux accents tragiques.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

« Hostiles » : l’envers du mythe fondateur américain

Christian Bale, en ancien héros des guerres indiennes, domine ce western aux accents tragiques.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 09h26
 • Mis à jour le
14.03.2018 à 17h47
    |

                            Thomas Sotinel








                        



   


L’avis du « Monde » - A voir
L’histoire des Etats-Unis s’est formée sur pellicule. L’épopée de la conquête, cruelle mais indispensable, a pris la forme du western. Par millions, les métallos et les couturières, les boulangers et les guichetières ont empli, des décennies durant, les salles de cinéma américaines pour voir les pionniers prendre possession du territoire sur ­lequel ils exerçaient désormais leur honnête profession, et l’aménager.
Comment représenter ce mythe fondateur aujourd’hui ? Sur un scénario inachevé de Donald Stewart (Missing, A la poursuite d’Octobre rouge), Scott Cooper a cherché l’Histoire sous la légende. La démarche n’est pas inédite – dès le début des années 1950, ­Delmer Daves entreprenait, avec La Flèche brisée, de redire la ­conquête, en prenant en compte la souffrance des peuples bannis de leur propre territoire. Elle se distingue ici par une rigueur presque calviniste, que le ­réalisateur fait contraster avec le lyrisme sensuel des terres traversées, puisqu’il s’agit d’une odyssée qui mène ses prota­gonistes du ­Nouveau-Mexique au ­Montana.
Archétypes et personnages complexes
Dans sa première moitié, ­Hostiles parvient à retrouver la simplicité des grands westerns tragiques, mettant aux prises des figures qui sont à la fois des ­archétypes et des personnages complexes, luttant pour un enjeu qui les dépasse. A mi-parcours, le film de Scott Cooper se met à ­accumuler des épisodes, qui tous visent à étayer la thèse déjà ­esquissée par le seul mou­vement du récit. Alourdi, le film n’en ­conserve pas moins sa part de grandeur.

        Lire aussi :
         

                A l’affiche du western « Hostiles », Christian Bale, l’acteur-éponge



Au Nouveau-Mexique, le ­capi­taine Joseph Blocker ­ (Christian Bale) se morfond dans un fort où sont incarcérés ­quelques guerriers apaches. ­Ancien combattant de toutes les guerres indiennes, il a massacré les Sioux à Wounded Knee, pourchassé les Cheyennes jusqu’à la disparition de leur nation. Au bord de la retraite, il passe ses soirées à lire La Guerre des Gaules dans le texte et ses journées à pourchasser les évadés qui ­tentent de rejoindre la réserve apache.
On est en 1892, et l’armée des Etats-Unis n’a plus besoin de cette génération d’officiers qui pensaient, comme le général Sherman, que le seul bon Indien est un Indien mort. Comme pour lui faire sentir son obsolescence, le supérieur hiérarchique de ­Blocker lui confie, pour ultime mission, la tâche de convoyer le chef cheyenne Yellow Hawk ­ (­Wes Studi) jusque sur le territoire de ses ancêtres, dans le Montana. Yellow Hawk est mourant, et le président Benjamin Harrison a décidé de faire un geste en direction de la minorité qui s’agite en faveur des droits des premiers ­occupants.
Colère et remords
Blocker accepte de mauvaise grâce, et se met en route avec ­Yellow Hawk, sa femme et ses enfants ainsi qu’une petite escorte. Ils recueillent bientôt Rosalee Quaid (Rosamund Pike), qui vient de perdre mari et enfants, tués par une bande de renégats ­coman­ches. Dans ces premières séquences, on retrouve des ­figures familières du western – l’attaque de la ferme, le cheminement à travers des reliefs trop grands pour ceux qui y passent. La lumière brute du chef opérateur Masanobu Takayanagi ­confère une immédiateté quasi documentaire aux images numériques des paysages que les personnages en costume ­traversent comme des fantômes.
Avec une minutie qui n’entrave pas pour autant le mouvement, Scott Cooper évoque les fractures qui divisaient les Indiens, ici entre Cheyennes et Comanches, ou cette étrange organisation qu’était l’armée des Etats-Unis à la fin du XXe siècle, gendarme de son propre territoire avant de ­devenir celui du monde.

En criminel de guerre chez qui se fait jour la conscience de sa faute, Christian Bale puise dans ses inépuisables ressources de colère, de remords. C’est lui qui, lorsque Hostiles perd le rythme ­ample qui est celui de sa première partie, permet au film de garder sa cohérence. Dans les épisodes égrenés au long de la seconde ­partie (succession de rencontres sanglantes entre la petite troupe et les nouveaux maîtres de la terre, trappeurs ou fermiers), ­celui qui met Blocker, certain de n’avoir jamais failli à l’honneur, face à un ancien combattant des guerres indiennes qui vient de massacrer une famille de pionniers, reste le plus convaincant. Dans le rôle du tueur en série, Ben Foster oppose une vitalité ­morbide à la lassitude du ­capi­taine. La question implicite que pose Hostiles est alors clairement formulée : comment faire émerger la paix et la justice d’un passé criminel ?
Film américain de Scott Cooper. Avec Christian Bale, Rosamund Pike, Wes Studi (2 h 13).



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/14/19-20">
<filnamedate="20180314"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180314"><AAMMJJHH="2018031419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Installé près de La Corogne, le groupe Inditex, qui détient l’enseigne de mode, est le premier employeur de la région. Mais la délocalisation de sa production inquiète.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 13/03/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


En Espagne, la « Zara-dépendance » de la Galice

Installé près de La Corogne, le groupe Inditex, qui détient l’enseigne de mode, est le premier employeur de la région. Mais la délocalisation de sa production inquiète.



Le Monde
 |    14.03.2018 à 06h47
 • Mis à jour le
14.03.2018 à 11h09
    |

                            Juliette Garnier (envoyée spéciale à La Corogne) et 
Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



                                


                            

Les Catalans ont le Barça. Les Galiciens ont Zara. L’enseigne espagnole d’habillement est à La Corogne, première ville de Galice, ce que le club de football est à Barcelone : une fierté régionale.
Réputé pour son poulpe au piment vert et sa tour d’Hercule, un phare romain qui, au Moyen Age, orientait les navires des pèlerins anglais en chemin pour Saint-Jacques-de-Compostelle, le port de La Corogne, sur la côte Atlantique de l’Espagne, est le fief historique d’Inditex, ce groupe fondé par Amancio Ortega en 1963, douze ans avant l’ouverture de la première boutique Zara en centre-ville. Le milliardaire, qui détient 59,3 % du capital d’Inditex, coté à Madrid depuis 2001, aurait pu « mille fois » déménager son entreprise, rapporte un cadre. Il n’en a rien été.
A 82 ans, la première fortune d’Espagne – son patrimoine est estimé à 56 milliards d’euros – habite toujours sur le port, face à une côte lacérée par les tempêtes du golfe de Gascogne. Et son groupe (171 839 employés dont environ 50 000 en Espagne) draine 4 800 salariés dans les faubourgs de La Corogne, à Arteixo, sur la zone industrielle Poligono de Sabon, pour concevoir, fabriquer, vendre en ligne et expédier ses collections dans 7 475 magasins à travers le monde.
« Les plus intelligents de la copie »
Tous ceux que le numéro un mondial de l’habillement fascine se résignent à cette quasi-expatriation pour travailler à 13 km du centre-ville, loin de la folle Barcelone et à une heure d’avion de Madrid, dans des open spaces immaculés de 5 000 m². Parmi les 700 designers, beaucoup sont étrangers ; 46 nationalités cohabitent. « Les plus intelligents de la copie » de grandes marques de mode, jure Martine Leherpeur, spécialiste des tendances. Le groupe attire modistes et stylistes, grâce à « de bons salaires », à en croire un cadre, et des partenariats noués avec la Parsons School de New York ou l’école Esmod à Paris. Dans les locaux de Zara, la moyenne d’âge des...




                        

                        


<article-nb="2018/03/14/19-21">
<filnamedate="20180314"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180314"><AAMMJJHH="2018031419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Pour le président du parti islamiste Ennahda, en dépit des immenses défis que rencontre le pays, la transition démocratique est en bonne marche en Tunisie.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤         

Point de vue

Transition démocratique en Tunisie : « Nous sommes confiants ! », assure Rached Ghannouchi

Pour le président du parti islamiste Ennahda, en dépit des immenses défis que rencontre le pays, la transition démocratique est en bonne marche en Tunisie.

Par                                            Rached Ghannouchi (dirigeant du parti Ennahda)




LE MONDE
              datetime="2018-03-14T16:57:20+01:00"

        Le 14.03.2018 à 16h57

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-03-14T18:07:12+01:00"

        Mis à jour le 14.03.2018 à 18h07






    
Rached Ghannouchi, le président du mouvment islamiste tunisien Ennahda, durant le congrès du parti, le 20 mai 2016 à Tunis.
Crédits : ZOUBEIR SOUISSI / REUTERS


Tribune. La visite d’Etat effectuée en février par le président de la République française en Tunisie a été l’occasion de réaffirmer le soutien entier de la France au processus de transition démocratique de la Tunisie. M. Macron a exprimé ce soutien durant sa visite aussi bien au président de la République tunisienne, M. Beji Caïd Essebsi, qu’aux députés de l’Assemblée des représentants du peuple et à plusieurs autres acteurs et responsables de la sphère politique et de la société civile. Ce soutien répété, affirmé avec force, a eu un écho positif auprès des différentes composantes de la société tunisienne et de ses élites. Il était plus que bienvenu en ce début d’année.

        Lire aussi :
         

                En Tunisie, Emmanuel Macron réitère « le soutien » de Paris à la démocratie



A chacune de leurs visites, les amis de la Tunisie peuvent constater que le pays poursuit sans trembler sa transition démocratique et ce, tout en faisant face aux nombreux défis qui sont les siens. Ces mêmes défis qui peuvent parfois donner l’impression que la situation est particulièrement complexe voire inextricable, en vérité, sont propres à tous les pays ayant fait le choix courageux d’opter pour la démocratie. Ces défis particuliers, nous les assumons et continuerons de les traiter avec détermination et fierté. D’autres sont spécifiques au pays lui-même, dont les modèles sont à bout de souffle. D’autres encore sont dus à certaines conjonctions internationales, qu’elles soient économiques ou sécuritaires, et nous continuerons à les traiter comme il se doit, avec rigueur et en coordination avec nos amis et alliés.
« Garantir la dignité de tous »
Au-delà de cette conjonction de facteurs qui rend la situation du pays particulièrement sensible en cette période de transition démocratique, nous ne perdons jamais de vue que l’autre défi essentiel, celui duquel découle la plupart des autres problèmes, qu’ils soient économiques, sécuritaires ou politiques, est celui de la fracture sociale. A cette époque très particulière, dans ce monde en plein changement et hyper connecté, les disparités sociales, les exclusions de toutes sortes sont devenues, à juste titre, de plus en plus insupportables pour les citoyens les plus fragiles. Avec sa transition démocratique, la Tunisie n’a pas d’autre choix que de continuer de s’atteler avec détermination à construire des solutions pérennes et innovantes pour garantir la dignité de tous.
Pour mener à bien ces différents chantiers, par-delà leurs différences et face à ce combat aux multiples facettes, nous sommes confiants.

        Lire aussi :
         

                En Tunisie, la quête de respectabilité d’Ennahda



Confiants dans le choix fondamental et partagé que nous avons fait en direction de la démocratie, de la Constitution et de ses institutions et avec cette conviction que seules les libertés peuvent à la fois assurer la dignité de chacune et chacun et que seules elles sont à même de libérer les énergies pour redresser le pays socialement et économiquement. Confiants aussi dans notre jeunesse qui nous a déjà tant donné en se soulevant courageusement contre la dictature et qui, aujourd’hui, malgré les affres du chômage, malgré les nombreuses difficultés rencontrées par le pays, offre à ce dernier son énergie et son imagination. Confiants dans les femmes tunisiennes qui sont notre fierté et qui font en permanence don à notre pays de leur vigilance, de leur courage et de leur dignité et ce, en participant activement à l’activité économique et sociale de la Tunisie. Confiants dans nos forces armées qui ont fait preuve de tant de sacrifices et d’abnégation pour assurer la sécurité des citoyennes et citoyens de ce pays et pour avoir déjà assuré à plusieurs occasions l’inviolabilité de nos frontières et de notre territoire. Confiants, enfin et plus généralement, dans la capacité de tous les Tunisiennes et des Tunisiens, fonctionnaires, enseignants, paysans, ouvriers, artistes, sportifs, cadres et entrepreneurs de continuer d’avancer, d’agir pour le bien commun avec résilience mais sans jamais rien céder de leur dignité.
Une démocratie en construction
On l’aura compris, dans les périodes de transition, les vrais défis pour tous les acteurs du pays résident dans le fait de devoir gérer des équations comportant des éléments qui peuvent paraître pour certains contradictoires. C’est de renouer avec la croissance dans un contexte de déficits structurels et de crise régionale. C’est de traiter les questions sécuritaires sans reculer sur les libertés fondamentales. C’est de discuter des questions sociétales loin des polarisations et loin de l’instrumentalisation électorale et partisane. C’est de remplacer les modèles économiques existants sans casser la machine économique actuelle. C’est dans le même temps gérer le temps court et le temps long, dialoguer en permanence et débattre de tout avec les différents acteurs. Et c’est enfin avancer d’une étape à l’autre en étant à l’écoute des uns et des autres et émettre des doutes sur nombre de nos certitudes.

        Lire aussi :
         

                Quand l’islamisme se confronte aux réalités du pouvoir



Dans quelques mois, une nouvelle étape importante attend le peuple tunisien : les élections municipales. Ce sera un jalon de plus sur le long chemin de la construction démocratique et une occasion pour passer à un nouveau modèle de gouvernance locale, basé sur le principe constitutionnel de libre administration. Ce sera enfin une nouvelle preuve donnée à nous-mêmes d’abord et à nos amis ensuite que, comme pour tous les rendez-vous démocratiques qui ont précédé, notre pays a la capacité de les franchir avec succès.
Rached Ghannouchi est le président du parti tunisien de musulmans démocrates Ennahda.

