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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-1"> ¤ Ce roman a inspiré le prochain film de Steven Spielberg, en salles le 28 mars. La première a été ce week-end l’un des temps forts du festival South by Southwest (SXSW) d’Austin au Texas.
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Ernest Cline, auteur de « Ready Player One » : « J’ai grandi à l’époque parfaite »

Ce roman a inspiré le prochain film de Steven Spielberg, en salles le 28 mars. La première a été ce week-end l’un des temps forts du festival South by Southwest (SXSW) d’Austin au Texas.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 18h18
    |

            Pauline Croquet (Austin (États-Unis), envoyée spéciale)








                        



   


« Quand j’ai écrit Ready Player One, j’ai admis dès le départ que cela ne deviendrait pas un film car c’était un pêle-mêle de références de pop culture que j’aimais : Atari, Pac Man, Godzilla, Duran Duran… Et au cinéma, il faut payer des droits. A vrai dire, c’était mon premier roman et je ne l’ai même pas écrit en pensant être publié. » Doublement perdu. Non seulement le récit de science-fiction d’Ernest Cline est devenu un best-seller à sa sortie en 2011, mais il a ensuite fait l’objet d’une adaptation sur grand écran par Steven Spielberg lui-même, qui arrivera en salles le 28 mars. La première mondiale du film a eu lieu au festival South by Southwest (SXSW) d’Austin (Texas), dimanche 11 mars.
Un happy end qui ne manque pas de charme : cet auteur geek – il préfère dire « enthousiaste » –, a été biberonné aux films Amblin, la société de production de Steven Spielberg. A l’image des héros des Goonies ou de la bande de Stranger Things, il raconte son enfance dans l’Ohio des années 1980 occupée par les jeux vidéo et les aventures entre copains. « J’ai grandi à l’époque parfaite, je fais partie de la première génération d’enfants à avoir eu un ordinateur et une console à la maison. Il y avait tant de films déterminants destinés aux jeunes et Star Wars m’a ouvert au monde de la science-fiction », a-t-il expliqué lors d’une conférence au festival d’Austin, sa ville de résidence.
« Ces nouvelles technologies inquiétaient mes parents. Ils disaient “les jeux vidéos vont te pourrir le cerveau”. Tu n’iras nulle part si tu continues à jouer. J’aimerais qu’ils soient encore là pour voir comment cela a tourné. » 
Œufs de Pâques
Dans sa dystopie, qui se déroule en 2044, l’auteur présente un magnat excentrique multimilliardaire qui a créé un univers de réalité virtuelle, l’Oasis, permettant aux utilisateurs d’échapper à un monde en crise économique et écologique. Lorsque ce personnage meurt, il laisse un message : quiconque trouvera l’« easter egg » (un œuf de Pâques, qui désigne dans les jeux vidéo une fonction cachée) qu’il a inséré dans son jeu héritera de sa fortune. Un adolescent, Wade Wyatt, part à sa recherche.

« Au début des années 1980, j’ai trouvé un easter egg dans le jeu Adventure d’Atari. Cela m’a profondément influencé et cela a nourri mon imagination », explique le romancier, qui estime avoir appris à raconter des histoires en jouant plus jeune au jeu de rôle Donjons et Dragons.
Ernest Cline a aussi été invité par Steven Spielberg à travailler comme scénariste sur l’adaptation de son livre, lui permettant de se réconcilier avec l’industrie du cinéma après un épisode difficile. « Au début des années 2000, j’ai commencé à écrire le script d’un film indépendant, Fanboys, dans lequel j’ai mis beaucoup de choses personnelles. » Cette histoire d’un ado en phase terminale, fan de Star Wars, dont les amis vont tenter de pénétrer chez George Lucas pour voir l’épisode 1 avant sa sortie en salles, a fini par intéresser des producteurs. « Et c’est la partie la plus triste de Fanboys : il a fini dans les mains des pires personnes d’Hollywood : Kevin Spacey était producteur, Harvey Weinstein aussi… » Ricanements dans la salle du festival SXSW. L’auteur précise : « Ils ont fait tout ce qu’ils ont pu pour ruiner le film. Ils l’ont vidé des éléments essentiels, puis ils l’ont confié à un autre réalisateur. » Le long-métrage ne rencontrera pas le succès. C’est ce déchirement qui l’a conduit à écrire Ready Player One.
« Je ne voulais plus être scénariste et perdre le contrôle de mes créations. Avec le roman, il n’y a rien qui s’immisce entre toi et ton public. » 
« Se balader dans son livre »

   


Avec l’adaptation en film, l’écrivain ne pense pas toutefois avoir perdu le contrôle sur Ready Player One, bien que des scènes ont dû être réinterprétées pour des raisons cinématographiques. « Steven Spielberg m’a fait me sentir comme un collaborateur à part entière », assure l’auteur. Il s’est pourtant senti tout petit le jour de leur rencontre. « J’avais été chez le coiffeur, ma tenue était calculée avec soin, j’étais nerveux et les mots ne me venaient pas. Et là je me suis dit que, depuis trente ans, tous les gens qui ont dû le rencontrer devaient se comporter ainsi. Le pauvre gars devait se retrouver systématiquement devant des gens qui bafouillent. Et lui, il arrive simplement, avec décontraction. » 
Mais c’est avant tout sur le plateau du tournage à Londres que le romancier a réalisé qu’il ne s’agissait plus d’un rêve de gosse, mais d’une affaire bien concrète. « Jusqu’à présent les décors, les vêtements n’existaient que dans ma tête. Et là les techniciens avaient tout construit d’après mes écrits. J’étais littéralement en train de me balader dans mon livre. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-2"> ¤ A voir aussi ce soir. A quelques jours de la présidentielle, deux enquêtes se penchent sur le pouvoir russe et sa bataille de l’information (sur Arte à 20 h 50).
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TV – La guerre hybride de Vladimir Poutine

A voir aussi ce soir. A quelques jours de la présidentielle, deux enquêtes se penchent sur le pouvoir russe et sa bataille de l’information (sur Arte à 20 h 50).



Le Monde
 |    13.03.2018 à 17h45
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 18h33
    |

                            Antoine Flandrin








                        


Documentaires sur Arte à 20 h 50 mardi 13, et sur France 5 à 20 h 55 mercredi 14



Le Kremlin est-il lié aux réseaux de hackeurs qui ont réussi à déstabiliser l‘élection présidentielle américaine de 2016 ? Les services secrets américains ont peu de doutes à ce sujet. Droit dans ses bottes, Vladimir Poutine nie toute ingérence. Reste que, pour lui, la victoire de Donald Trump face à Hillary Clinton ne pouvait pas mieux tomber.
L’ancienne secrétaire d’Etat américaine n’avait-elle pas appelé à une enquête « indépendante » sur d’éventuelles irrégularités lors des élections législatives russes, en décembre 2011 ? Après avoir fait face à des manifestations d’opposition sans précédent, Vladimir Poutine était réélu, en mars 2012. En position de faiblesse, il n’avait pu empêcher le président américain, Barack Obama, de déployer un bouclier antimissile à l’est de l’Europe.
Or, cinq ans plus tard, à l’été 2017, Vladimir Poutine pouvait serrer la main du nouveau président américain, Donald Trump, d’égal à égal. Que s’est-il passé pour qu’en cinq ans une nouvelle guerre froide oppose la Russie aux Etats-Unis et leur bras armé en Europe, l’OTAN ? Antoine Vitkine livre dans La Vengeance de Poutine (mercredi, sur France 5) le récit méticuleux de la montée des tensions entre Moscou et Washington entre 2012 et 2018.
Conversations avec Obama
Le réalisateur a obtenu des ­conseillers du premier cercle qu’ils lui racontent les coulisses des tête-à-tête entre Poutine et Obama et de leurs conversations téléphoniques. La liberté de ton avec laquelle s’expriment les Russes est, à cet égard, frappante. Vladimir Iakounine, proche conseil­ler de Poutine, et Konstantin Malofeev, puissant oligarque, ne cachent pas que les Russes n’ont pas supporté de se sentir méprisés par l’administration Obama. Côté américain, Antony Blinken, ancien ecrétaire d’Etat adjoint, et Derek Chollet, sous-secrétaire à la défense, reconnaissent avec une sincérité confondante comment l’administration américaine a été, à plusieurs reprises, prise de court par les initiatives russes, en Ukraine et en Syrie.
En réalité, Poutine a très bien vu le profit qu’il pouvait tirer du faux pas commis par Obama, fin août 2013, lorsque celui-ci choisit de ne pas ordonner de frappes contre le régime syrien à la suite des attaques à l’arme chimique dans la banlieue de Damas. En échouant à faire respecter la ligne rouge qu’il avait définie un an plus tôt, le président américain renvoyait l’image d’une Amérique qui n’était peut-être qu’un tigre de papier.

   


Le documentaire d’Antoine Vitkine permet de mieux comprendre la personnalité de Vladimir Poutine. Le portrait que brosse Julia Ioffe, journaliste à The Atlantic, est convaincant : Poutine ne serait pas un joueur d’échecs, mais de black jack. Selon elle, le président russe agit, tout en acceptant les risques. François Hollande est peut-être celui qui l’a le mieux cerné : « Si on veut caractériser la diplomatie de Vladimir Poutine, toujours dans cette relation de force qu’il veut installer : il va jusqu’au bout, mais se laisse toujours une porte de sortie pour que l’escalade puisse être portée à son niveau maximal. » Ce film offre également une analyse pertinente de la communication du président russe, en la replaçant dans le contexte de la doctrine de la guerre hybride mise en place par le chef d’état-major de l’armée russe, Valéri Guérassimov : subversion, espionnage, propagande et cyber­attaques doivent façonner le paysage social national et international.
Utilisation des « fake news »
Dans un autre style, plus rentre-dedans, Paul Moreira livre (mardi sur Arte) une enquête fouillée sur la guerre de l’information menée par la chaîne internationale RT (anciennement Russia Today) et le site Sputnik,deux médias financés par le Kremlin.Le journaliste d’investigation remonte le fil des « fake news » diffusées par RT lors des campagnes présidentielles américaine de 2016 et française de 2017. Si la chaîne qui a soutenu Marine Le Pen n’a pas produit de fausses nouvelles, elle ne s’est pas privée de relayer des rumeurs infondées sur le compte d’Emmanuel Macron.
Didactique et rigoureux, le film restitue la complexité de la guerre de l’information en rappelant qu’il arrive également aux médias occidentaux de relayer des « fake news » incriminant les Russes pour des méfaits qu’ils n’ont pas commis. Il montre aussi que, dans cette guerre sans canons, il est très difficile de trouver une preuve irréfutable : sans élément probant, les journalistes indépendants russes se refusent à établir un lien entre les usines à trolls de Saint-Pétersbourg et le Kremlin.
Impertinent, Paul Moreira parvient à pousser dans leurs retranchements la plupart de ses interlocuteurs, telle Margarita Simonian, directrice de RT et Sputnik, qui n’a plus que la mauvaise foi à lui opposer. Il obtient des révélations sur des rencontres officieuses entre Vladimir Poutine et Marine Le Pen et sur le financement du Front national par un banquier russe. S’il s’éloigne de son sujet, c’est pour mieux y revenir et montrer que l’un des buts de cette guerre de l’information est la constitution en Europe d’un axe nationaliste défendant les valeurs traditionnelles, contrôlé par la Russie.
Guerre de l’info : au cœur de la machine russe, de Paul Moreira (Fr., 2017, 90 min), diffusé le mardi 13 à 20 h 50 sur Arte.
La Vengeance de Poutine, d’Antoine Vitkine (Fr., 2018, 74 min), diffusé le mercredi 14 à 20 h 55 sur France 5.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤ Notre choix du soir. Le magazine animé par Elise Lucet s’intéresse au business trouble du marché de l’eau en France (sur France 2 à 21 heures).
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Notre choix TV du soir : « L’eau : scandale dans nos tuyaux » dans « Cash Investigation »

Notre choix du soir. Le magazine animé par Elise Lucet s’intéresse au business trouble du marché de l’eau en France (sur France 2 à 21 heures).



Le Monde
 |    13.03.2018 à 17h35
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 18h11
    |

                            Mathieu Ait Lachkar








                        


Magazine sur France 2 à 21 heures

Le Magazine « Cash Investigation », et l’enquête menée par Marie Maurice, plongent ce soir dans des méandres et les tourbillons du marché de l’eau en France. Un marché évalué à plus de neuf milliards d’euros par an, et trusté par le numéro un mondial Veolia, son dauphin Suez, ainsi que la Saur, troisième du secteur, essentiellement présent en campagne et dans les villes de taille moyenne.

        Lire aussi :
         

                Révélations sur des soupçons de corruption sur le marché de l’eau parisien



Avant même sa diffusion, cette nouvelle investigation a d’ores et déjà valu au magazine d’Elise Lucet, une plainte pour violation de domicile déposée par le Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne (Siaap), chargé de laver les eaux usées des neuf millions de Franciliens. Ce dernier s’étant offensé, comme le révélait le JDD daté samedi 10 mars, des méthodes de « Cash Investigation » dont les équipes s’étaient rendues dans les locaux du Siaap, en marge d’un conseil d’administration, afin de rencontrer la direction. Le conseil d’administration ayant finalement été annulé, les journalistes de « Cash » avaient alors décidé de distribuer des tracts aux employés du syndicat. Une « impressionnante irruption en force », et un « questionnaire quasi policier à des agents qui n’étaient pas en mesure d’y apporter des réponses », juge et dénonce le Siaap dans des propos rapportés par le JDD.

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                Dominique Paillé, l’étrange intermédiaire des marchés parisiens de l’eau



Tentative de corruption
Le magazine d’investigation s’intéresse particulièrement à ce syndicat parce qu’il fait l’objet d’une information judiciaire au pôle financier de Paris, pour des soupçons de prise illégale d’intérêt, de corruption, et de trafic d’influence portant sur des marchés publics signés dès 2011. « Cash » révèle, à l’aide notamment de la dizaine de lettre envoyée par un mystérieux lanceur d’alerte depuis 2011, les tractations suspectes dans l’attribution de plusieurs marchés publics lancés par le Siaap. Le Monde a également publié une enquête après une plainte pour corruption en janvier dernier.
Dans une mise en scène aux allures de Commedia Dell’Arte, le magazine de France 2 découpe l’affaire en trois actes. En 2012, un appel d’offres est lancé pour la refonte d’une usine de traitement des eaux à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine). Passavant, une société italienne spécialisée dans le traitement de l’eau, est sur le coup. Tout comme OTV, une filiale de Veolia dirigée par un certain Patrick Barbalat.

   


Etant mis au courant des velléités des Italiens, Patrick Barbalat leur propose alors d’augmenter de 100 millions d’euros leur offre de départ (jugée trop compétitive par OTV) en échange d’une « enveloppe d’un million d’euros ». Marco Schiavio, patron de la société Passavant, refuse. Plus tard, apprenant que l’appel d’offres a finalement été remporté par la filiale de Veolia dont le projet est 70 millions d’euros plus cher que le sien, il envisage de contester l’attribution de ce marché devant le tribunal administratif.
L’affaire est loin d’être finie. Un deuxième puis un troisième acte suivent, nourris de nombreux soubresauts, dans lesquelle le Siaap est notamment accusé d’être intervenu, afin d’écarter les Italiens d’un autre appel d’offres à Achères Seine Aval (Yvelines), la plus grande station d’épuration d’Europe.
1 000 milliards de litres d’eau perdue chaque année
Pour autant, les révélations en fin d’émission ne doivent pas éclipser celles du début. L’une d’entre elles étant qu’en France, sur cinq litres d’eau potable, un litre n’arrive jamais aux robinets des foyers. En cause : des fuites dues à des tuyaux percés qui font perdre chaque année près de 1 000 milliards de litres d’eau, aux frais du contribuable.
Marie Maurice s’est rendue à Nîmes, mauvais élève en termes de rendement. Alors que la moyenne nationale est à 79,3 %, soit un litre sur cinq d’eau perdue, la cité gardoise plafonne, elle, à 70,5 %. La faute à des canalisations anciennes, et au service non rendu par Saur. Le délégataire ne manque en revanche pas de faire payer son eau 33 à 40 % plus cher aux habitants de la métropole nîmoises, sans subir le moindre contrôle de la municipalité. Saur, ainsi que le montre le magazine, s’illustre également dans le chantage à la coupure d’eau pour les plus mauvais payeurs. Une pratique pourtant interdite pour les résidences principales depuis la loi Brottes de 2013.
L’eau : scandale dans nos tuyaux, de Marie Maurice (Fr., 2018, 120 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-4"> ¤ La dessinatrice belge Judith Vanistendael a réalisé un court reportage graphique de sa visite illégale dans ce camp situé sur l’île de Lesbos, interdit aux médias.
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Moria, l’enfer de Lesbos

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Judith Vanistendael
Auteure de bande dessinée belge d’expression néerlandaise, Judith Vanistendael (David, les femmes et la mort, Le Lombard ; Salto, Le Lombard) s’est rendue de manière illégale en fin d’année dernière dans le camp de réfugiés de Moria, sur l’île grecque de Lesbos. Ce camp maintient sur place tous les réfugiés venus de Turquie que l’Europe ne peut absorber. Il est interdit à la presse depuis 2016. Judith Vanistendael a produit un récit de dix pages en dessinant de mémoire, sans même réaliser de croquis, afin de ne pas se faire repérer. Elle a décidé de publier son reportage graphique sur Le Monde.fr.
  

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Cartolina


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤ Netflix diffuse le deuxième long-métrage d’Alex Garland, un film de science-fiction et d’action qui navigue entre horreur et philosophie.
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« Annihilation » : la descente aux enfers psychédélique de Natalie Portman

Netflix diffuse le deuxième long-métrage d’Alex Garland, un film de science-fiction et d’action qui navigue entre horreur et philosophie.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 15h13
    |

                            Thomas Sotinel








                        



   


L’avis du « Monde » – à ne pas manquer
Tout le monde n’est pas sujet à l’ivresse de la science-fiction, au vertige exquis et terrifiant qui prend quand l’éventail des possibles se déplie en univers parallèles. Celles et ceux qui sont immunisés ne trouveront sans doute pas grand intérêt à Annihilation. Les patients sensibles prendront un plaisir rare à se perdre dans son labyrinthe marécageux. Le deuxième long-métrage du Britannique Alex Garland, après le remarquable Ex Machina, navigue avec assurance entre l’horreur, le psychédélisme et la philosophie, emmené par une Natalie Portman quasi ascétique, dans son apparence comme dans son jeu.
Elle est Lena, professeure de biologie, qui attend le retour de son mari Kane (Oscar Isaac) militaire parti en mission depuis un an. Alors qu’elle a perdu tout espoir, il réapparaît un soir, incapable de dire comment il a retrouvé son chemin, atteint d’un mal mystérieux. En suivant le malade, bientôt tombé aux mains d’une de ces agences gouvernementales américaines que nous avons appris à connaître et aimer depuis le premier épisode de X-Files, Lena découvre l’existence de l’Area X, une zone côtière semi-tropicale sujette à un dérèglement de toutes les lois de la physique et de la biologie.

        Lire aussi :
         

                De plages en pages, les angoisses 2.0 d’Alex Garland



C’est là que Kane a contracté sa maladie, c’est dans cette région qu’ont disparu toutes les missions chargées de l’explorer. Pourtant, il se trouve encore des volontaires pour découvrir le mystère du shimmer (scintillement, c’est ainsi qu’on a baptisé le phénomène) : quatre femmes emmenées par une psychologue d’une impénétrable froideur (Jennifer Jason Leigh), auxquelles se joint Lena.
Un jardin toxique
Avec son décorateur Mark Digby, qui avait déjà travaillé sur Ex Machina, Garland fait de la jungle d’Area X un jardin toxique qui se rit de la botanique, où les plantes prennent des formes humaines, où des fleurs d’espèces différentes poussent sur les mêmes tiges. Ce biotope tient autant d’Alice au pays des merveilles que de Predator. La menace qui pèse sur les exploratrices est organique. Il n’est pas question ici du viol de la nature par les humains ou de l’appétit de conquête de notre espèce. Comme le roman de Jeff VanderMeer (le Livre de poche, 2017) dont il est tiré, Annihilation s’intéresse plus à l’essence de la vie, aux transformations de la matière qui font qu’un organisme croît, se multiplie, se détruit.

   


Pour les protagonistes du film, ces spéculations prennent la forme du cauchemar. Des créatures dont on n’est jamais sûr qu’elles ne sont pas le fruit de l’imagination des personnages surgissent de la nuit, dévorent, dépècent, sans que ces scientifiques brillantes parviennent à discerner la logique qui les gouverne.
Ce film d’action (car c’en est un : quand Alex Garland ne s’enivre pas de ses créations lysergiques, il assène ses coups avec efficacité) repose entièrement sur des femmes. La logique du commando, que l’on croyait épuisée, d’Aventures en Birmanie à Délivrance, prend ainsi des tours inédits. La relation entre Lena et le docteur Ventress, la psychologue qu’incarne Jennifer Jason Leigh, repose sur une rivalité, une méfiance et une capacité à communiquer silencieusement qui n’a rien à voir avec la dynamique purement hiérarchique en vigueur d’habitude dans le genre militaire.

En France, on ne peut voir ce film intime et spectaculaire que sur Netflix. Il a pourtant été financé par un grand studio, la Paramount. Après les premières projections tests d’Annihilation, les dirigeants de la major ont exigé d’Alex Garland et de son producteur Scott Rudin qu’ils en changent la fin, trouvant l’histoire « trop intellectuelle », demandant que le personnage de nonne soldate de Natalie Portman soit « plus sympathique », a rapporté le Hollywood Reporter. 
Rudin, qui détenait le droit de final cut (montage final) sur Annihilation, a pris le parti de son réalisateur. Par mesure de rétorsion, la Paramount, qui dispose pourtant d’un important réseau de distribution international, a décidé de ne sortir le film en salle qu’aux Etats-Unis (où il a remporté un honnête succès, malgré le peu d’enthousiasme du studio) et en Chine, vendant les droits d’exploitation pour le reste du monde à Netflix. Une suite de décisions qui n’est pas étrangère à l’un des thèmes majeurs du film, l’autodestruction.
Film américain d’Alex Garland. Avec Nathalie Portman, Oscar Isaac, Jennifer Jason Leigh, Gina Rodriguez, Tuva Novotny, Tessa Thompson (1 h 55).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-6"> ¤ Le jury de la première édition de Canneséries, qui aura lieu du 4 au 11 avril, sera présidé par l’auteur américain de best-sellers policiers et de séries Harlan Coben.
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Canneséries : dix séries internationales en compétition au premier festival de séries TV

Le jury de la première édition de Canneséries, qui aura lieu du 4 au 11 avril, sera présidé par l’auteur américain de best-sellers policiers et de séries Harlan Coben.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 14h05
   





                        


Dix séries internationales ont été sélectionnées pour la compétition officielle de la première édition de Canneseries, festival international de séries TV, qui se déroulera du 4 au 11 avril, ont annoncé mardi 13 mars ses organisateurs.
Le jury, présidé par l’Américain Harlan Coben, auteur de best-sellers policiers et de séries (The Five, Une chance de trop), décernera les prix de la musique, du scénario, d’interprétation, le prix spécial d’interprétation, et enfin celui de la meilleure série, le 11 avril lors d’une cérémonie de clôture retransmise en clair et en direct sur Canal+.
Parmi les séries en lice, le thriller mexicain Aqui en la tierra, en huit épisodes (Fox), a été créé par le comédien et réalisateur Gael García Bernal (Mozart in the Jungle, Amores perros).
La série italienne Il Cacciatore  (Le chasseur) (Rai 2), librement adaptée du livre du magistrat Alfonso Sabellace Cacciatore di mafiosi, raconte la traque d’un parrain de la mafia par le magistrat Saverio Barone, du pôle antimafia de Palerme, dans les années 1990. La première diffusion de la série débute mercredi en Italie.
Egalement en compétition Félix, thriller romantique espagnol en huit épisodes (Moviestar) créé par le réalisateur catalan Cesc Gay (Truman), tourné en 4K, dont l’intrigue se déroule en Andorre mais aussi dans le sud de la France.
Prix de la meilleure série numérique
Killing Eve, série d’espionnage en huit épisodes (BBC America) créée par Phoebe Waller-Bridge (Fleabag) fait la part belle aux héroïnes féminines avec, dans les rôles principaux, Sandra Oh (Grey’s Anatomy) et Jodie Comer (Doctor Foster).
La sélection compte aussi les séries israéliennes Miguel (Hot) et  When Heroes Fly (Keshet Broadcasting), la norvégienne State of Happiness (NRK1), l’allemande The Typist (ZDF), la sud-coréenne Mother (TvN) et la belge Undercover (Eén).
Un autre jury récompensera dix séries de format court (Canada, Etats-Unis, Cuba, Colombie, Corée du Sud, Inde) par le prix de la meilleure série numérique dans le cadre de Canneseries digital. Hors compétition, la série policière Safe de Harlan Coben sera projetée en avant-première mondiale lors de la clôture, tandis que la saison 3 de Versailles ouvrira le festival, le 4 avril.
 La Vérité sur l’affaire Harry Québert, adaptation du best-seller de Joël Dicker, réalisée par Jean-Jacques Annaud, lancera la compétition officielle, le 7 avril. Canneseries est en concurrence avec le festival Series Mania Lille-Hauts-de-France, qui se déroulera pour la première fois à Lille, du 27 avril au 5 mai.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-7"> ¤ Les utilisateurs du réseau social sont invités à tweeter sans utiliser la lettre « e », en hommage au roman de Georges Perec « La Disparition ». Un défi à l’initiative du réseau d’éducation Canopé.
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#JourSansE : Twitter joue à Georges Perec

Les utilisateurs du réseau social sont invités à tweeter sans utiliser la lettre « e », en hommage au roman de Georges Perec « La Disparition ». Un défi à l’initiative du réseau d’éducation Canopé.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 13h16
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 14h14
    |

                            Marie Slavicek








                        



   


Voici l’occupation du jour sur l’outil social au piaf azur : façon La Disparition, sans a priori, par amour du français, par plaisir, mais surtout, laissant cours à son imagination, tout Twitto produira, par 280 cadrats grand maximum, mots doux, pantoums ou propos musicaux où aucun « rond pas tout à fait clos, fini par un trait horizontal » n’apparaîtra.

🗓 #SaveTheDate ➤➤➤ Le #JourSansE, ce sera le 13 mars !
— reseau_canope (@Canopé)


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Plutôt coton… Hashtag #SOS ou #mayday. Fanfaron scribouillard qui dirait pouvoir abolir sans tracas un outil du français plutôt capital. Car la diva du A au Z apparaît partout dans un baragouin issu du latin. La participation à la discussion contraint à l’omission, ainsi qu’à moult circonlocutions.
Mais au moins trois machinations pourront rafraîchir l’inspiration :

Ressources vitales pour le #JourSansE :
- Analyseur de tweets en ligne : https://t.co/GFBHn20z8v 
— lvighier (@Vighier Lionel)


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A trop bannir son nom, la divagation mais aussi la confusion vont nourrir l’introduction à la distraction 2.0.
Je retrouve donc mes « e » et vous passe le flambeau.
Alors, à vos mots. Et au boulot !

Quoi ? Un #JourSansE ? Aucun souci, j’ai la solution, un slogan convaincant ! Sans tracas, à grand fracas, chantons… https://t.co/tVdKqr0Yn3— gallisse (@Romain Gallissot)


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Voici donc, sans amphigouri a priori, un mardi carillonnant son amour tous azimuts pour "La Disparition". #JourSansE— GDeleur (@Guillaume D.)


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Constat brutal au saut du lit : mon jardin sous un plaid blanc. La saison du froid n'a pas tout à fait fini son par… https://t.co/GnQcDgmesy— frenchmailman (@French Mailman)


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Manon prit son baluchon, puis partit sans un bruit, sans un soupir, sans aucun chagrin. L'air pur la grisait. #JourSansE— Canope_50 (@Atelier Canopé 50)


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Un lion riquiqui sortit pour voir un dingo. 
Un loup fuit. Un opossum court. 
Où vont-ils ? 
— ParisPasRose (@Claire Underwood)


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#JourSansE : Georges Perec revient sur son roman "La disparition" (1969) 📚 https://t.co/qbuMEzhgLM— Inafr_officiel (@Ina.fr)


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤ Grâce à des objets apparemment anodins, l’artiste danois, fils de réfugiés vietnamiens, fait comprendre la grande histoire par le biais de la petite.
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Les ambiguïtés américaines de Danh Vo au Guggenheim

Grâce à des objets apparemment anodins, l’artiste danois, fils de réfugiés vietnamiens, fait comprendre la grande histoire par le biais de la petite.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 11h37
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Ce sont des lettres apparemment anodines de Henry Kissinger, dans lesquelles il remercie son ami Leonard Lyons, critique au New York Post, de lui avoir procuré des places de spectacle à Broadway. Et dans l’une d’elles, datée du 20 mai 1970, le conseiller du président Richard Nixon regrette de ne pouvoir venir : « Je choisirais vos ballets plutôt que le spectacle du Cambodge, si seulement j’avais le choix. » D’un mot, en passant, voilà le visiteur précipité dans la guerre du Vietnam. Le procédé rappelle la Chute d’Icare, tableau de Pieter Brueghel l’Ancien où seul un détail faisait deviner, dans une scène champêtre, la noyade du jeune homme. Il est celui de Danh Vo, exposé cet hiver au Guggenheim de New York.
L’artiste danois, d’origine vietnamienne, relie vie privée et publique et fait comprendre la grande histoire par le biais de la petite. Une consécration pour cet homme de 42 ans, et une expérience un brin ardue pour le public, qui se trouve vite embarqué par le procédé narratif de l’artiste. « C’est une exposition qui exige du visiteur qu’il ralentisse le pas, note la conservatrice Katherine Brinson. Je crois profondément que pour rester pertinent, nous devons exposer des artistes jeunes, en phase créatrice. C’est essentiel pour ne pas devenir une boîte à bijoux historique sur la cinquième avenue de Manhattan. »
Une Rolex, un briquet, une bague
Cet enfant de réfugiés vietnamiens, aujourd’hui résident au Mexique, suit un fil rouge – sa vie – grâce à des objets apparemment anodins mais liés à l’histoire. On découvre ainsi dans l’exposition une Rolex, un briquet Dupont, une bague, trois objets précieux achetés par son père après l’exil ; les lustres de l’hôtel Majestic, où furent signés, en janvier 1973 à Paris, les accords mettant fin à l’intervention américaine au Vietnam ; une machine à écrire, dont on apprend qu’elle fut celle du terroriste américain Ted Kaczynski, alias « Unabomber », qui berna...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤ Cette exposition parisienne célèbre la présence des communautés tsiganes, roms, manouches et gitanes qui ont traversé le XIXe siècle en France, jusqu’au 26 août, à Paris.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-10"> ¤ La branche française de la famille estime que la Fondation Solomon R. Guggenheim fait un mauvais usage du legs de leur grand-mère, Peggy Guggenheim.
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Procès Guggenheim : la Cour de cassation rejette le pourvoi des héritiers

La branche française de la famille estime que la Fondation Solomon R. Guggenheim fait un mauvais usage du legs de leur grand-mère, Peggy Guggenheim.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 10h54
    |

            Harry Bellet








                        



   


La Cour de cassation a rejeté le 7 mars le pourvoi introduit par Sandro Rumney et ses trois fils contre un précédent jugement rendu par la cour d’appel de Paris en 2015. Le tribunal donne ainsi quitus à la Fondation Solomon R. Guggenheim de New York, qui administre depuis sa mort le musée créé par Peggy Guggenheim (1898-1979), nièce de Solomon, mais aussi grand-mère de Sandro Rumney, dans son palais de Venise.

        Lire aussi :
         

                Peggy Guggenheim, l’art de l’accumulation



La collectionneuse américaine y avait installé sa collection, soit 326 œuvres de grands peintres abstraits et surréalistes, dont un au moins, Max Ernst, fut son mari, et quelques autres ses amants. Peggy a eu deux enfants, un fils, Sindbad, et une fille, Pegeen. Les descendants de cette dernière, qui forment la branche française de la famille, estiment que la Fondation Solomon Guggenheim fait un mauvais usage du legs de leur grand-mère. Ceux de Sindbad soutiennent au contraire la fondation américaine. C’est d’ailleurs l’une d’entre eux, Karole Vail, qui dirige, depuis quelques mois seulement, le musée vénitien.
Une violation de sépulture
Les griefs des héritiers français sont de deux sortes : l’esprit originel de la collection a été selon eux dénaturé par l’ajout d’œuvres d’autres provenances, avec inscription à côté du nom de leur grand-mère et arrière-grand-mère de ceux des nouveaux donateurs ; le jardin, où Peggy est enterrée (au côté de ses chiens !) sert parfois à organiser des cocktails lors des vernissages, ce qui de leur point de vue est une violation de sépulture.
Un premier procès, en 1994, avait été interrompu par un règlement à l’amiable, mais il était survenu avant les changements précités. Depuis, les plaignants avaient découvert que les œuvres collectionnées par leur grand-mère avaient été déplacées au profit d’autres, données par Hannelore et Rudolph Schulhof, dont le nom figure désormais sur une plaque à côté de celui de Peggy. En outre, le jardin où Peggy repose est occupé par des sculptures, pour l’essentiel provenant de la collection Patsy et Raymond Nasher.

        Lire aussi :
         

                L’esprit de Peggy Guggenheim convoqué lors d’un procès à Paris



Le tribunal de grande instance de Paris les a déboutés une première fois, en 2014. Ils ont interjeté appel en 2015, arguant de ce que, comme dans l’affaire Henri Langlois (en 1997, un tribunal avait reconnu, à propos d’un accrochage du fondateur de la Cinémathèque, qu’une exposition, même faite avec les œuvres des autres, pouvait être considérée comme « une œuvre de l’esprit », et protégée à ce titre), le droit moral inaliénable de Peggy Guggenheim, et donc de ses héritiers, devait être respecté. La cour d’appel ne les a pas suivis sur ces points, et la Cour de cassation vient de lui donner raison.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-11"> ¤ Quand des élèves jugent des dictateurs sur les portraits de leurs manuels, le professeur d’histoire voit rouge… Une nouvelle planche de Fabrice Erre, enseignant et dessinateur.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-12"> ¤ Le comédien britannique, à l’affiche du western « Hostiles », de Scott Cooper, en salles mercredi 14 mars, s’imprègne de chacun de ses rôles, jusqu’à plus soif.
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Christian Bale, l’acteur-éponge

Le comédien britannique, à l’affiche du western « Hostiles », de Scott Cooper, en salles mercredi 14 mars, s’imprègne de chacun de ses rôles, jusqu’à plus soif.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 14h13
    |

            Aureliano Tonet (Los Angeles)








                        



                                


                            

C’est un hôtel anonyme, comme Los Angeles en compte tant. A un détail près : la suite dans laquelle Christian Bale reçoit est équipée d’une kitchenette. « Je vous sers quelque chose ? », propose l’acteur, qui mitonne la promotion du western Hostiles, de Scott Cooper, sur les écrans français le 14 mars. A le voir décapsuler sans effort sa bouteille d’eau pétillante, tout en farfouillant effrontément du côté de l’évier, on se dit que, si Hollywood était un appartement, le Britannique aurait du mal à quitter la cuisine.
Pas seulement parce qu’il est capable d’envoyer valdinguer la vaisselle à la moindre contrariété – en 2009, son courroux à l’encontre du chef opérateur de Terminator Renaissance, qui eut l’outrecuidance de le déconcentrer en pleine prise, a fait le tour du Web. Ni parce qu’il a tourné dans Out of the Furnace (2013) et Knight of Cups (2015), qu’un traducteur littéral franciserait en « loin des fourneaux » et « seigneur des tasses ».
Non, la raison pour laquelle Christian Bale appelle si puissamment l’imaginaire ménager est à chercher ailleurs : cet homme est une éponge, qui s’imbibe de chaque rôle jusqu’à plus soif, changeant de volume au gré des personnages dont il se gorge et se dégorge. En ce début du mois de mars, sa bouille bouffie témoigne de sa dernière tambouille en date : il sort du tournage d’un biopic de Dick Cheney, vice-président des Etats-Unis de 2001 à 2009, réalisé par le trublion Adam McKay.
« Personne n’a envie de faire tout le temps la même chose »
Lui qui avait perdu plus de 20 kg pour The Machinist (2005) et Fighter (2010), et en avait gagné autant pour American Bluff (2013), a cette fois refusé de jeter un œil sur la balance : « Maigrir, grossir, ce n’est pas du courage, juste de la curiosité, explicite le comédien rouquin, avec bonhomie. Personne n’a envie de faire tout le temps la même chose, non ? Quand je grossis pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-13"> ¤ Pascal Laugier renouvelle le genre du film d’horreur en cultivant le doute chez le spectateur.
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« Ghostland », conte macabre pour poupées vivantes

Pascal Laugier renouvelle le genre du film d’horreur en cultivant le doute chez le spectateur.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 06h29
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 09h56
    |

                            Jean-François Rauger








                        



                                


                            

L’avis du « Monde » – à voir
Le quatrième long-métrage de Pascal Laugier commence sous les auspices d’Howard Phillips Lovecraft. Un portrait de l’écrivain américain, accompagné d’une citation, constitue les premières images du film. Il ne faut pourtant pas s’attendre à une plongée dans l’univers de monstres et d’entités surnaturelles du poète maudit de Providence. La référence à l’auteur de La Couleur tombée du ciel serait plutôt à comprendre comme un hommage à un pur artiste de la peur, à quelqu’un qui a su pousser jusqu’à un certain degré de perfection une manière de susciter la terreur de ses lecteurs, terreur confondue avec celle éprouvée par ses personnages.
Lovecraft apparaît autant comme un idéal possible pour le cinéaste lui-même, qui a montré dans ses précédents films une volonté de rechercher une façon pour le cinéma de provoquer chez le spectateur une forme de jouissance liée à un extrême malaise, que pour la protagoniste principale du récit, apprentie écrivaine à travers la conscience de laquelle seront perçus tous les événements. Une femme (c’est Mylène Farmer dans un rôle inattendu) et ses deux filles adolescentes, Beth et Véra, s’installent dans une maison de famille, très isolée dans un coin de campagne. Le soir même de leur arrivée, deux inconnus à l’apparence un peu monstrueuse (un colosse et une créature au genre indéfini) pénètrent dans la maison et agressent les habitantes, s’acharnent à maîtriser les deux jeunes filles et essaient de tuer leur mère qui tente de défendre sa progéniture.

Après quelques minutes de violence, le récit semble faire un bond dans le futur. Beth est devenue écrivaine à succès, auteure de romans fantastiques adulée du public. Elle vient d’écrire un nouveau livre dont on devine qu’il s’inspire de ce qu’elle a vécu cette nuit-là. Le drame survenu dans sa jeunesse paraît pourtant oublié. Un coup de téléphone de sa mère la ramène dans la maison où celle-ci, ainsi que sa sœur devenue folle...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤ Chaque mardi, « La Matinale » propose une sélection de séries à découvrir ou à revoir.
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« Homeland » saison 7, drame médiatique et fractures familiales : notre choix de séries

Chaque mardi, « La Matinale » propose une sélection de séries à découvrir ou à revoir.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 06h28
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 07h44
    |

            Renaud Machart








                        



   


LES CHOIX DE LA MATINALE
« Homeland », au tournant de la réalité politique

Homeland avait inévitablement parié sur l’élection d’Hillary Clinton à la présidence des Etats-Unis. Et c’est donc une femme qui, au cours de la saison 6, devint la présidente de la vraie-fausse Amérique dépeinte par la série créée en 2011 par Howard Gordon et Alex Gansa, d’après l’original israélien Hatufim, créée l’année précédente par Gideon Raff.
La saison 7 (confirmée, ainsi que la huitième, peu avant l’élection de Donald Trump) a donc donné un sévère coup de braquet au récit pour coller un tant soit peu à la réalité de l’hallucinant chaos trumpien – tout en évitant de se confronter au personnage de l’actuel président. Il semble que Homeland – contrairement à Baron noir, également diffusé par Canal+ – ait réussi à transformer à son profit ce revirement politique en forme de coup de théâtre et sache décidément comment tenir en haleine ses spectateurs.
Retrouvailles avec Carrie Mathison (Claire Danes) et Saul Berenson (Mandy Patinkin) ; Dar Adal (F. Murray Abraham) et Peter Quinn (Rupert Friend) ont quitté la scène. Le personnage de Brett O’Keefe, présentateur de radio populiste et manipulateur, revient, mais est, hélas, joué de manière caricaturale (et avec un accent américain totalement artificiel) par le britannique Jake Weber. Renaud Machart
Homeland, saison 7, série créée par Howard Gordon, Alex Gansa et Gideon Raff. Avec Claire Danes, Elisabeth Marvel, Mandy Patinkin, Maury Sterling, Jake Weber (EU, 2018, 12 × 50 min). Sur Canal+ Séries à la demande.
« Monstre sacré » : dégringolade d’une star
Une semaine après Sous influence, Arte diffuse à nouveau une production britannique présentée comme une  minisérie, alors qu’il s’agit de quatre épisodes qui n’ont pas la dramaturgie ad hoc et pourraient sans dommage être réduits de moitié, le temps d’un téléfilm. De surcroît, la structure des épisodes – avec, dans le dernier, la tenue d’un procès – renforce l’impression de redite de ce que proposait Sous influence.
Le propos ? Paul Finchley, un célèbre humoriste et présentateur de la télévision britannique, se voit accusé par une ancienne fan de l’avoir violée près de trente ans plus tôt. La presse à scandale en fait ses choux gras, et d’autres victimes présumées, dont l’ancienne baby-sitter de la fille de Paul, accusent l’homme à leur tour. On comprend vite – ce que confirmeront des flash-back – que la réalité est complexe, que la personnalité de l’accusé est constituée de couches, comme le dit à son époux Marie Finchley.
La réalisation, habile mais sans relief, ne fait pas de Monstre sacré un événement télévisuel. Le jeu des acteurs, y compris celui de Robbie Coltrane (connu pour son rôle récurrent dans les films Harry Potter) en Paul Finchley, semble rester à la surface du mystère. La décision de montrer l’ambivalence des situations, au lieu d’enrichir le propos, semble l’appauvrir. R.Ma.
Monstre sacré (National Treasure), minisérie créée par Jack Thorne. Avec Robbie Coltrane, Julie Walters, Tim McInnerny, Andrea Riseborough, Babou Ceesay (Royaume-Uni, 2016, 4 x 48 min). Sur Arte, jeudi 15 mars à 20 h 55.
« Here and Now », drame familial dans l’Amérique de Trump

Le pilote de Here and Now, créée par Alan Ball (Six Feet Under, True Blood), laissait à son issue le téléspectateur dans une curieuse expectative. Mais, au bout de six épisodes, la série précise ses contours et ses axes. Au premier abord, on se trouve plongé dans une sphère familiale qui doit autant à Brothers and Sisters (2006-2011), créée par Jon Robin Baitz, qu’à This is Us, créée en 2016 par Dan Fogelman : cercle moins uni qu’il paraît, fractures psychologiques plus ou moins sérieuses, enfants adoptés et biologiques, multiculturalisme parfois conflictuel.
Se dessine ensuite un second axe qui prend des allures surnaturelles à travers les crises hallucinatoires que subit Ramon (Daniel Zovatto), le plus jeune des trois enfants adoptés par le couple formé par Audrey Bayer (Holly Hunter) et Greg Boatwright (Tim Robbins). Les hallucinations de Ramon semblent d’ailleurs être étrangement liées au passé et aux expériences de son psychothérapeute (Peter Macdissi).
Au mitan des dix épisodes que compte Here and Now, diffusés chaque semaine en US +24, il est encore difficile de savoir où nous mène Alan Ball. Mais cette incertitude a pour vertu de faire attendre avec impatience l’épisode qui suit. Ce n’est pas tant la destination que le trajet qui en l’occurrence importe. R.Ma.
Here and Now, série créée par Alan Ball. avec Holly Hunter, Tim Robbins, Daniel Zovatto, Peter Macdissi (EU, 2018, 10 x 55 min). Sur OCS à la demande.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤ Une enquête a mis en exergue des preuves de harcèlement et d’abus sexuels de la part de James Levine, visant notamment des « artistes vulnérables en début de carrière ».
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Abus sexuels : James Levine licencié par le Metropolitan Opera de New York

Une enquête a mis en exergue des preuves de harcèlement et d’abus sexuels de la part de James Levine, visant notamment des « artistes vulnérables en début de carrière ».



Le Monde
 |    13.03.2018 à 00h45
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 08h45
   





                        



   


Une enquête a confirmé que le chef d’orchestre James Levine s’était rendu coupable d’abus sexuels. En conséquence, le Metropolitan Opera de New York (Met) l’a licencié lundi 12 mars. Agé de 74 ans, il avait déjà été suspendu le 3 décembre, à la suite de la publication de révélations le concernant dans le New York Times et le New York Post.
Les deux quotidiens évoquaient le cas d’un homme accusant le chef d’orchestre d’attouchements à partir de 1985, alors qu’il n’avait que 15 ans, jusqu’en 1993. Trois autres hommes ont également affirmé publiquement avoir été agressés sexuellement par James Levine, même si ce dernier n’a pas été poursuivi au pénal.

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                James Levine, chef historique du Met Opera, suspendu après des accusations d’abus sexuels



Le célèbre chef d’orchestre avait pris officiellement sa retraite au terme de la saison 2015-2016, mettant fin à quarante ans passés à la direction musicale du Met, pour raisons de santé. Mais il restait directeur musical honoraire de l’institution et était revenu diriger l’orchestre à plusieurs reprises, comme lors de ce qui restera sa dernière prestation, le Requiem de Verdi, interprété le 2 décembre.
« L’enquête a mis en évidence des preuves crédibles que M. Levine s’était livré à du harcèlement et à un comportement abusif sexuellement » avant qu’il n’arrive au Met, puis pendant sa collaboration avec l’opéra de New York, a rapporté l’institution dans un communiqué. Les agissements du chef d’orchestre auraient notamment visé des « artistes vulnérables en début de carrière, sur lesquels M. Levine avait autorité ».
Des rumeurs infondées sur des responsables complices
Compte tenu des conclusions de cette enquête, menée par Robert J. Cleary, un ancien procureur de l’Etat du New Jersey, la direction de l’opéra et son conseil d’administration ont estimé qu’il serait « inapproprié et impossible » que James Levine continue à travailler au Met. Outre la direction musicale honoraire, le maestro déchu a également été licencié de son poste de directeur du programme consacré aux jeunes artistes.
Dans son communiqué, la prestigieuse institution assure néanmoins que l’enquête, pour laquelle plus de 70 personnes ont été interrogées, a démontré que les accusations et les rumeurs selon lesquelles des responsables du Met auraient couvert des informations mettant en cause le chef d’orchestre étaient infondées.
Après avoir suspendu James Levine, le Metropolitan Opera avait déjà obtenu que le chef d’orchestre québécois Yannick Nézet-Séguin prenne la direction musicale de l’orchestre dès la rentrée prochaine, soit deux ans plus tôt que prévu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-16"> ¤ La candidate qui avait pris la décision, le 8 février dernier, de ne pas continuer le programme, suite à la polémique suscitée par certains de ses messages exhumés par des internautes, sera finalement coupée au montage.
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« The Voice » : Mennel Ibtissem coupée au montage

La candidate qui avait pris la décision, le 8 février dernier, de ne pas continuer le programme, suite à la polémique suscitée par certains de ses messages exhumés par des internautes, sera finalement coupée au montage.



Le Monde
 |    12.03.2018 à 19h33
    |

                            Camille Langlade et 
                            Mathieu Ait Lachkar








                        



C’est le dénouement d’une polémique qui dure depuis plusieurs semaines. Après la décision de Mennel Ibtissem de se retirer de « The Voice », TF1 et la société de production et distribution des programmes ITV Studios France, ne s’étaient pas exprimés sur la suite qu’elles allaient pouvoir donner au parcours de la candidate. Parcours sur lequel TVmag vient de révéler qu’il avait été passé avec succès par Mennel Ibtissem lors des différentes épreuves : l’audition finale et des duels. La question était de savoir ce qu’il allait advenir de ces séquences, enregistrées cet hiver.
Interrogée par TVMag, la société de production du télé-crochet a annoncé que les prestations de la jeune femme ne seraient pas diffusées à l’antenne. Une décision prise en accord avec l’ex-candidate. Les candidats qu’elle a affrontés lors de ces épreuves seront, eux, gardés au montage. Un commentaire en voix off de Nikos Alliagas viendra expliquer aux téléspectateurs les raisons de ce trio transformé en duo.
« Environnement trop pesant »
Quant au duel, que Mennel Ibtissem avait aussi remporté, ITV Studios France a annoncé qu’il serait également coupé au montage. « Nous avons décidé, avec Mika, de qualifier le talent qui était opposé à Mennel lors de ce duel », a expliqué la société de production.
La candidate, âgée de 22 ans, avait annoncé jeudi 8 février via une vidéo postée dans la soirée sur son compte Facebook, qu’elle quittait l’aventure « The Voice ». Une information rapidement relayée par ITV Studios France, producteur de l’émission. « Nous respectons son choix. Malgré des excuses sincères, l’environnement restait trop pesant ». De son côté, TF1 corroborait, « cette décision responsable, après ses excuses publiques, témoigne de sa volonté d’apaisement. » Le producteur et le diffuseur lui souhaitaient alors de « poursuivre sa carrière d’artiste dans la sérénité. »

   


Pour rappel, les téléspectateurs de l’émission avaient découvert la chanteuse samedi 3 février, après son interprétation remarquée du titre Hallelujah de Leonard Cohen. Mais après sa prestation sur le plateau du télécrochet, certains internautes étaient allés fouiller dans ses anciennes publications sur les réseaux sociaux. Des posts Facebook, supprimés depuis, dans lesquels elle s’exprimait après les attentats de Nice et de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), en juillet 2016.
Ses propos complotistes avaient aussitôt fait réagir. Parmi les réactions, celle de Valérie Boyer, députée LR des Bouche-du-Rhônes, Françoise Laborde, ancienne membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel, mais aussi Philippe Vardon, conseiller régional Front national en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ce qui avait obligé la jeune femme à clarifier la situation sur les réseaux sociaux. Mais sous la pression, notamment de l’association de victimes Promenade des anges, qui en appelait à la « responsabilité » de TF1, ses excuses n’avaient pas suffi. Au point de choisir de quitter le programme.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-17"> ¤ L’artiste Adel Abdessemed assure que les animaux apparaissant dans son œuvre « Printemps », présentée au MAC Lyon, n’ont pas été maltraités.
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Une vidéo de poules en feu enflamme les réseaux sociaux

L’artiste Adel Abdessemed assure que les animaux apparaissant dans son œuvre « Printemps », présentée au MAC Lyon, n’ont pas été maltraités.



Le Monde
 |    12.03.2018 à 19h30
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 11h22
    |

            Emmanuelle Jardonnet








                        


La vidéo est dérangeante : on y voit et entend une longue rangée de poules entravées, accrochées à un mur par les pattes, en flammes. Il s’agit d’une œuvre de l’artiste franco-algérien Adel Abdessemed, 47 ans, à qui le Musée d’art contemporain (MAC) de Lyon consacre une exposition, « L’Antidote », depuis le vendredi 9 mars. Parmi la quarantaine de pièces exposées, une grande partie ont été produites spécialement pour l’exposition. Ce n’est pas le cas de cette vidéo, intitulée Printemps, qui date de 2013 et qui a déjà été exposée (notamment à Doha, au Qatar).
Mais dès le deuxième jour de l’exposition, un jeune visiteur s’indignait sur Twitter de cette vision d’horreur, images à l’appui. Et son post, accompagné d’appels à différentes associations luttant contre la maltraitance animale, a de fait mis le feu aux poudres : visionné 340 000 fois, il a depuis été partagé par plus de 23 000 personnes.

RT svp : voilà ce qu’on peut voir en toute liberté au musée d’art moderne contemporain de lyon. Ceci n’est pas de l… https://t.co/Cdr6b8c7Ey— laetaell (@❀)


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Face à la réaction indignée des internautes et aux multiples demandes d’explication, le MAC Lyon a répondu sur Twitter dès dimanche, avant de se fendre d’un communiqué rédigé en concertation avec l’artiste lundi 12 mars. Le sens de la vidéo y est d’abord défendu :
« [C’]est une allégorie de toutes les violences. Notamment celles qui sont infligées aux animaux, ce qu’il ne cesse de dénoncer dans de nombreuses œuvres et dans ses interviews. »
Le musée, surtout, insiste sur l’innocuité du gel inflammable utilisé pour réaliser la vidéo : « [Elle] a été réalisée au Maroc avec une équipe de techniciens créateurs d’effets spéciaux pour le cinéma, qui utilisent couramment ce produit pour créer des effets de flammes et d’incendie qui sont sans danger. Adel Abdessemed l’a d’ailleurs auparavant utilisé sur lui-même pour son œuvre Je suis innocent qui le montre en flammes. »
« Dispositif sonore et visuel accentuant la dramatisation »
La question du montage vidéo, enfin, est détaillée : « Les poulets de Printemps (…) n’ont été soumis à cet effet de flammes que pendant trois secondes et sous le contrôle strict des techniciens et de l’artiste pour éviter toute souffrance. Ces trois secondes ont été ensuite montées en boucle dans un dispositif sonore et visuel qui en accentue la dramatisation. »
Et de conclure : « La démarche de l’artiste est bien de dénoncer la violence et la souffrance, mais à l’instar du cinéma et de son usage des effets spéciaux, de ne pas lui-même être acteur de ce qu’il entend dénoncer. » Comme c’est souvent le cas dans les expositions d’Adel Abdessemed (ça l’était pour certaines pièces dans la rétrospective que lui avait consacrée le Centre Pompidou en 2012, « Je suis innocent », lors de laquelle la sculpture montrant le fameux Coup de tête de Zinédine Zidane à Marco Matterazzi avait fait débat), le musée précise que l’œuvre « est montrée dans une salle à part de l’exposition et signalée par un avertissement. Elle peut donc être évitée par toute personne qui ne souhaite pas la voir ».

        Lire aussi :
         

                Adel Abdessemed, l’art de la colère



Précisant que l’exposition est « unanimement saluée par la critique française et étrangère », le musée cite, enfin, un extrait de Les Sans arche d’Adel Abdessemed de l’écrivaine et essayiste Hélène Cixous : « Ce que nous évitons de regarder en face, il le regarde. Après tout, ça le regarde. Ce que nous lui reprochons, c’est de nous montrer ces crimes, ces cruautés, de faire exprès de nous troubler, de nous déranger. De nous mettre en déséquilibre. De nous couper l’appétit. On repousse. On est fâché. On le renvoie. Il nous est étranger. On est offensé. On se sent provoqué. Il nous cherche. Et il nous trouve. Il trouve le point d’irritation assoupi dans notre poitrine et il le réveille. »
« Nous placer devant nos contradictions »
En 2009, un article du Monde intitulé « Cruel, mais pas forcément bête » revenait sur une polémique presque identique concernant l’artiste. Cette fois, dans une série de vidéo intitulée Don’t Trust Me, il filmait des animaux réellement tués à coups de masse dans une ferme au Mexique : un cochon, une chèvre, une brebis, un faon, une vache et un cheval. Elles n’avaient pas suscité de polémique à Grenoble, où elles avaient été montrées, mais cela avait été le cas à San Francisco et à Turin. L’article insistait sur le fait que l’artiste fait réfléchir dans son travail sur ce qu’est l’horreur, qu’il a connue très jeune :
« Je suis d’une génération de crimes », disait-il au Monde en 2008. Il a quitté son pays, en 1994, après l’assassinat par le groupe islamique armé (GIA) d’Ahmed Asselah, le directeur de l’Ecole des beaux-arts d’Alger. « L’époque était très sombre, commente Abdessemed. Et je pense que, jusqu’à maintenant, je suis un désespéré. Mais pas un hypocrite, contrairement à ceux qui tolèrent les abattoirs, mais interdisent qu’on les photographie ». La force de son travail, c’est de nous placer devant nos contradictions.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-18"> ¤ Cette tournée de 36 dates – 15 en Europe et 21 en Amérique du Nord – pourrait faire partie des concerts les plus rentables de l’année.
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Beyoncé et Jay-Z annoncent une nouvelle tournée mondiale commune

Cette tournée de 36 dates – 15 en Europe et 21 en Amérique du Nord – pourrait faire partie des concerts les plus rentables de l’année.



Le Monde
 |    12.03.2018 à 19h26
 • Mis à jour le
12.03.2018 à 21h13
   





                        



   


Après le « On the Run Tour » (« en fuite ») de 2014, Beyoncé et Jay-Z reviennent pour un « On The Run Tour II ». Beyoncé et Jay-Z, l’un des couples les plus glamours des musiques urbaines, ont annoncé lundi 12 mars une nouvelle tournée mondiale commune de 36 dates – 15 en Europe et 21 en Amérique du Nord – qui pourrait faire partie des concerts les plus rentables de l’année. Les billets seront mis en vente à partir du 19 mars.
Leur tournée commune, en 2014, avait rapporté 109 millions de dollars (derrière One Direction, Justin Timberlake, les Rolling Stones et Katy Perry).
Deux dates en France
Le couple ouvrira le bal à Cardiff, au Royaume-Uni, le 6 juin et sera deux fois sur scène en France, avec un concert le 14 juillet à Saint-Denis, au Stade de France, et un autre à l’Allianz Riviera à Nice le 17 juillet. La tournée des stades continuera ensuite outre-Atlantique avec une dernière performance à Vancouver au Canada le 2 octobre.
C’est Beyoncé qui a annoncé la nouvelle dans une série de publications destinées à ses 112 millions d’abonnés sur son compte Instagram. Sur l’une des photos, en noir et blanc, le couple pose, sur une moto, avec l’inscription « OTR II »,

L’interprète de Run the World (Girls) a aussi posté une vidéo au ralenti des deux superstars, avec le morceau classique de reggae I’m Still in Love With You de Marcia Aitken, en 1977, en musique de fond.
Le retour de Beyoncé sur scène, après la naissance de leurs jumeaux (Rumi et Sir Carter), est prévu pour avril. L’ex Destiny’s Child sera l’une des têtes d’affiche de Coachella, le festival américain le plus en vue. Pour « OTR II », elle jouera des morceaux tirés de son dernier album, Lemonade.
Pour Jay-Z, cette tournée « OTR II », suit sa série de concerts pour promouvoir 4:44, son album introspection où il demande pardon à Beyoncé pour son infidélité, abordée dans Lemonade également.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-19"> ¤ La première chaîne a annoncé un film coréalisé par Nicolas Glimois et Grégoire Margotton qui ont recueilli des témoignages inédits des Bleus.
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TF1 prépare la célébration des 20 ans de la victoire des Bleus au Mondial 98

La première chaîne a annoncé un film coréalisé par Nicolas Glimois et Grégoire Margotton qui ont recueilli des témoignages inédits des Bleus.



Le Monde
 |    12.03.2018 à 18h54
 • Mis à jour le
12.03.2018 à 20h17
    |

                            Louis Berthelot








                        



Voilà vingt ans que des millions de Français en liesse ont défilé sur les Champs Elysées à Paris mais aussi partout en France pour célébrer leurs champions du monde de football. Afin de commémorer cette victoire, la chaîne a recueilli le témoignage des vingt-deux joueurs dans des entretiens inédits. L’ancien défenseur Laurent Blanc, présent lors de la conférence de presse dans les locaux de TF1 lundi 12 mars a confié : « Les images de 98 sont très fortes. Surtout au niveau émotionnel. On veut encore partager notre titre avec le public ».
Le réalisateur Nicolas Glimois, lauréat du prix Albert-Londres audiovisuel en 1999 pour le documentaire Les Blanchisseuses de Magdalen, a déclaré vouloir « explorer de nouveau cette aventure épique ». Il est épaulé par Grégoire Margotton pour réaliser les interviews des joueurs et apporter son regard d’expert du ballon rond. Le commentateur phare de l’équipe de France sur TF1 était d’ailleurs présent dans les locaux de la chaîne pour présenter le documentaire à la presse. L’occasion d’annoncer l’organisation et la diffusion d’un match de gala réunissant les vingt-deux acteurs français le 12 juin prochain, à l’U Arena de Nanterre. Ils affronteront une « équipe de légende », composée des meilleurs joueurs étrangers de la Coupe du monde 98.
Une belle opération marketing pour la chaîne
Trente mille billets seront mis en vente pour cette rencontre, qui aura lieu deux jours seulement avant le début de la Coupe du monde 2018 en Russie. Laurent Blanc, ancien sélectionneur des Bleus de 2010 à 2012 sera sur la pelouse et souhaite bonne chance à son ancien coéquipier et actuel sélectionneur Didier Deschamps : « Cet événement peut lancer cette Coupe du monde 2018 en Russie et donner de l’énergie à la nouvelle génération ». Le match amical sera commenté par Grégoire Margotton qui devra se passer de son consultant habituel Bixente Lizarazu, occupé à représenter l’équipe de France sur le terrain.
François Pélissier, patron du service sport du groupe TF1 a ensuite détaillé le dispositif global mis en place pour couvrir l’événement : « On sera présent sur les journaux télévisés, dans “Quotidien” sur LCI et aussi dans “50 min inside”. On veut faire un grand divertissement. »
Même si Laurent Blanc assure qu’« il n’y a pas d’arrières pensées dans cette démarche », force est de reconnaître que la première chaîne d’Europe réalise là, une belle opération marketing et financière. A l’amorce d’une Coupe du monde 2018 qu’elle retransmettra elle-même en compagnie de beIN Sports, réaliser une campagne de communication de grande ampleur en réunissant France 98 apparaît d’ores et déjà comme un choix stratégique payant.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-20"> ¤ Dans un post publié sur Facebook, lundi soir, le chanteur réclame « au même titre que n’importe quel citoyen, le droit à la réinsertion ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 12/03/2018
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Bertrand Cantat renonce aux festivals de cet été pour « mettre fin à toutes les polémiques »

Dans un post publié sur Facebook, lundi soir, le chanteur réclame « au même titre que n’importe quel citoyen, le droit à la réinsertion ».



Le Monde
 |    12.03.2018 à 18h52
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 13h53
   





                        



   


Face aux protestations grandissantes de plusieurs collectifs féministes et l’annulation de certains de ses concerts, Bertrand Cantat renonce à participer aux festivals pour lesquels il était programmé cet été. Dans une déclaration à l’Agence France-Presse, lundi 12 mars, le chanteur souhaite, avec cette décision, « mettre fin à toutes les polémiques et faire cesser les pressions sur les organisateurs ».
Le directeur d’un des festivals concernés, Garorock à Marmande, Ludovic Larbodie, s’est dit « triste par rapport à ce qu’il a fait pour le rock français », lundi dans Le Républicain du Lot-et-Garonne.
Bertrand Cantat a commencé à la fin du mois de février une nouvelle tournée pour présenter son premier album solo, Amor Fati. Mais sa sortie, le 1er décembre, avait été marquée par de nouvelles accusations de comportement violent, dans une France où la parole se libère après l’affaire Weinstein.
« Droit à la réinsertion »
Bertrand Cantat a été condamné en 2004 à huit ans de prison pour avoir tué sa compagne, Marie Trintignant, en 2003. Il a obtenu une libération conditionnelle fin 2007 pour bonne conduite. Ses fans disent qu’il a « payé » pour son acte, ses détracteurs jugent cette peine effective de quatre ans dérisoire.
Dans un post publié sur Facebook, lundi soir, le chanteur revient sur sa condamnation.
« Il est des trous noirs dans le tissu de la vie qui ne se comblent pas. Je n’ai cependant jamais cherché à me dérober aux conséquences et donc à la justice. (...) J’ai payé la dette à laquelle la justice m’a condamné. J’ai purgé ma peine. Je n’ai pas bénéficié de privilèges. Je souhaite aujourd’hui, au même titre que n’importe quel citoyen, le droit à la réinsertion. Le droit d’exercer mon métier, le droit pour mes proches de vivre en France sans subir de pression ou de calomnie. Le droit pour le public de se rendre à mes concerts et d’écouter ma musique. »
Son retour à la musique avait une première fois soulevé la polémique en octobre, lorsqu’il avait fait la Une des Inrocks auxquels il accordait une interview, avant la sortie d’« Amor Fati ». L’affaire Weinstein a contribué à alimenter cette polémique.

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                « Les Inrockuptibles » mettent Bertrand Cantat en « une », et un débat que l’on connaît bien ressurgit



S’il renonce aux festivals, M. Cantat maintient, en revanche, toutes les autres dates de sa tournée, dont celle de lundi soir à Montpellier. Il doit donner ses dernières représentations à Paris, fin mai.
La porte-parole d’Osez le féminisme, Raphaëlle Remy-Leleu, a annoncé lundi sur Twitter son ambition de « faire annuler tous les autres » concerts du chanteur.

Il ne nous reste plus qu'à faire annuler tous les autres ! #StopAgresseurs @osezlefeminisme https://t.co/kQlM8SnqSb— RaphaelleRL (@Raphaëlle Rémy-Leleu)


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Déprogrammé de deux festivals
M. Cantat avait été déprogrammé la semaine dernière de l’Ardèche Aluna Festival, où il devait se produire le 14 juin, face aux « manifestations et désistements de certains festivaliers et mécènes » ; ainsi que d’un concert prévu en juillet au festival Les Escales de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), dont le maire socialiste, David Samzun, avait exprimé sa « désapprobation » dans une lettre aux organisateurs.

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                Tournée agitée pour Bertrand Cantat



Une pétition réunissant plus de 71 000 signatures réclamait par ailleurs sa déprogrammation dans la Manche au festival Les Papillons de nuit. Valérie Dontenwille, qui a pris l’initiative de cette pétition et se présente comme « une citoyenne féministe » de 33 ans, expliquait qu’« en mettant en lumière Bertrand Cantat, vous banalisez les violences faites aux femmes et vous les cautionnez ». Le président du conseil départemental de la Manche, Marc Lefèvre (divers droite) avait alors retiré sa subvention à l’événement.
« Vous donnez la priorité à l’actualité artistique et vous êtes dans votre rôle (...) Pour autant, au nom des valeurs sociétales que je défends, je regrette de vous confirmer que le conseil départemental ne vous apportera pas son soutien pour l’édition du festival 2018. »
Dans un entretien qui devait être diffusé lundi soir dans l’émission « Stupéfiant », la mère de Marie Trintignant fait part de son indignation de voir Cantat pouvoir se produire sur scène : « Comment se fait-il, qu’un homme où on sait qu’il a tué… Ça n’est pas un mystère. Comment ose-t-il ? Je trouve honteux, indécent, dégueulasse, qu’il aille sur scène. »



                            


                        

                        

