<FILE-date="2018/03/13/19">

<article-nb="2018/03/13/19-1">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Pyongyang a refusé le défilé commun avec le Sud et aucun dirigeant n’a accompagné les deux uniques athlètes. Mais leur présence surprend, compte tenu du statut des handicapés au Nord.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Aux Jeux paralympiques, la présence de la Corée du Nord plus réduite mais pas moins symbolique

Pyongyang a refusé le défilé commun avec le Sud et aucun dirigeant n’a accompagné les deux uniques athlètes. Mais leur présence surprend, compte tenu du statut des handicapés au Nord.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 15h32
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 15h45
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



   


Ils n’ont guère d’espoir de médailles mais, assurément, Kim Jong-hyon et Ma Yu-chol, donneront leur maximum, mercredi 14 mars, lors du sprint de 1,1 km de para-ski de fond assis. Le 11 mars, les deux uniques représentants nord-coréens aux Jeux paralympiques (JP) de Pyeongchang ont terminé 26e et 27e du 15 km.
Leur présence à ces Jeux est symbolique à plus d’un titre. C’est la première fois que la République populaire démocratique de Corée (RPDC, nom officiel de la Corée du Nord) participe aux compétitions paralympiques d’hiver. Elle avait déjà envoyé des athlètes aux JP d’été de Londres et de Rio de Janeiro.

        Lire aussi :
         

                Jeux paralympiques 2018 : cinq questions sur la compétition



Tous deux victimes d’accidents de la route quand ils étaient enfants, MM. Kim et Ma, qui n’ont pas 20 ans, sont aujourd’hui étudiants respectivement de l’université Kim Il-Sung, la plus prestigieuse de Corée du Nord, et de l’université d’éducation physique de Pyongyang. Le régime a adopté en 2003 une législation prévoyant la « protection des personnes souffrant d’un handicap », mais leur situation reste plus que fragile : l’ONU a, en 2006, dénoncé les discriminations dont seraient victimes les handicapés dans ce pays.
La participation des deux adolescents s’inscrit aussi dans la dynamique de rapprochement intercoréen amorcée en janvier 2017 après le discours du Nouvel An du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, et les efforts du président sud-coréen, Moon Jae-in, ayant abouti à la venue de la Corée du Nord à Pyeongchang.
Pas de défilé commun pour une question de drapeau
L’effort est toutefois moins spectaculaire qu’aux Jeux olympiques : la délégation ne réunit que 24 personnes contre 473 pour les JO. Dirigée par Jong Hyon, vice-président de la commission centrale de la Fédération coréenne pour la protection des personnes handicapées, elle est venue sans les pom-pom girls qui ont ébaubi le public des JO, ni figure du régime comme Kim Yo-jong, la sœur cadette du leader Kim Jong-un.
Si le fondeur Ma Yu-chol, qui voit dans le sport « un moyen de surmonter les épreuves et gagner en confiance et en courage », a allumé la flamme paralympique avec le Sud-Coréen Choi Bogue, les deux Corées n’ont pas défilé ensemble sous la bannière unifiée comme aux JO.
Raison officielle : sur le drapeau de la Corée unifiée ne figuraient pas les îlots Dokdo, au cœur d’un contentieux territorial entre la Corée du Sud et le Japon où ils sont appelés Takeshima. La RPDC voulait qu’ils y figurent. Séoul, invoquant les exigences du comité paralympique international de ne pas véhiculer de message politique, a refusé. Le problème était déjà survenu lors des Jeux olympiques mais n’avait pas été de nature, à l’époque, à provoquer un changement de pied de Pyongyang.
Le réfugié qui fait le bonheur du Sud
Une autre raison pourrait être la présence dans l’équipe sud-coréenne de para-hockey sur glace de Choi Kwang-hyouk, un réfugié du Nord au parcours tragique.

   


Né en 1987, confié à sa grand-mère après le divorce de ses parents, il se retrouve seul à 8 ans quand son aïeule décède, au moment de la dramatique famine de la fin des années 1990 en Corée du Nord.
Le natif de la province du Hamgyong du Nord (nord-est de la RPDC) mène une vie de vagabond et vit d’expédients jusqu’à son amputation en dessous du genou, à 13 ans, après qu’une roue de train lui a roulé sur le pied.
En 2001, un oncle réussit à le faire passer en Corée du Sud. Après des années difficiles entre orphelinat et centre pour réfugiés nord-coréens, il découvre en 2014 le para-hockey. Aujourd’hui attaquant de l’équipe nationale sud-coréenne, qui a gagné deux de ses trois premiers matchs – dont le premier face au Japon –, il rêve d’une médaille. Il serait heureux de rencontrer la délégation de son pays de naissance mais, dit-il au Guardian, « je ne crois pas qu’ils seraient contents de me voir. Ils penseront que je suis un traître. »

        Lire aussi :
         

                En Corée du Sud, la lente intégration du handicap






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/13/19-2">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ La snowboardeuse néerlandaise s’est battue de longs mois à l’hôpital contre le cancer. Dix semaines après sa dernière opération, elle remportait l’or à Pyeongchang.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Jeux paralympiques : la Néerlandaise Bibian Mentel-Spee vainc le cancer et décroche l’or

La snowboardeuse néerlandaise s’est battue de longs mois à l’hôpital contre le cancer. Dix semaines après sa dernière opération, elle remportait l’or à Pyeongchang.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 13h36
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 13h59
    |

                            Charlotte Herzog








                        



   


Elle est celle qui ne put participer aux Jeux olympiques de Salt Lake City, en 2002. En pleine phase de qualifications pour les Jeux, les docteurs avaient diagnostiqué une tumeur maligne à sa cheville. Sa jambe droite a été amputée sous le genou. Quatre mois plus tard et paralympienne, elle était à nouveau sur son snowboard.
Elle est celle qui a milité pour que le snowboard cross devienne une discipline paralympique. Ce fut le cas, à Sotchi, en 2014, où elle remporta la médaille d’or.
Elle est celle qui a dominé la discipline entre 2015 et 2017. Désignée porte-drapeau de la délégation néerlandaise. Et surtout, quatre titres mondiaux. De l’or, encore.
Elle est celle qui, en juillet 2017, reçut une mauvaise nouvelle. Encore. Ils ont trouvé une tumeur dans son cou. Et puis, une tumeur près de l’œsophage. Une autre près de sa cinquième côte. Et puis, une infection, contractée à l’hôpital, pendant une séance de radiothérapie. Quarante-huit radiations en tout. Un été de radiothérapie.
Elle est celle qui voulait être « raisonnable » et se soigner. Ne pas considérer la compétition, suivre son traitement. Subir les opérations. Empêcher la tumeur d’attaquer sa sixième côte. Interdire le cancer de paralyser son cou pour toujours.
Elle est celle qui était à l’hôpital pendant que les autres se préparaient, s’entraînaient. Il ne fallait pas compter sur elle pour les Jeux paralympiques de Pyeonchang 2018. Mais elle espérait, s’accrochait. Tenait bon. L’athlète faisait face. Au maximum. De tout son être. Pour être au mieux, au plus vite.
« C’est la vie. J’aime tellement la vie, surtout en voyant mes enfants, ma famille, mon mari. Je ne suis pas encore prête à abandonner. Et ça me motive à continuer. A chercher des moyens de survivre. »
En janvier 2018, après une ultime opération, les docteurs lui ont dit : « Vous pouvez de nouveau faire confiance à votre cou. Nous pensons que vous pouvez faire les paralympiques », comme les reprend la BBC.
Alors, elle n’a pas renoncé. Elle s’est battue. Elle voulait « au moins participer, s’amuser et être avec ses amis » aux Jeux de Pyeonchang 2018. « Pour être honnête, je me sens vraiment forte, même dans mon esprit, psychologiquement », confiait-elle lors d’une interview en ligne sur le site des Jeux paralympiques. 
Et puis, lundi 12 mars, dix semaines seulement après sa dernière opération, Elle est celle qui a gagné. Contre vents et marées. Contre le temps. Contre le cancer. De l’or, encore.
A 45 ans, l’athlète paralympique néerlandaise Bibian Mentel-Spee a remporté la médaille d’or de snowboard cross aux Jeux paralympiques de Pyeonchang 2018.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/13/19-3">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ La France a déjà égalé son total de médailles de Sotchi en 2014 : 12 médailles, dont 4 en or, 5 en argent et 3 de bronze.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Jeux paralympiques 2018 : de l’or pour Benjamin Daviet et deux médailles d’argent pour la délégation française

La France a déjà égalé son total de médailles de Sotchi en 2014 : 12 médailles, dont 4 en or, 5 en argent et 3 de bronze.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 10h52
   





                        


Après quatre jours de compétition aux Jeux paralympiques de Pyeonchang, la France a déjà égalé son total de médailles de Sotchi en 2014 : 12 médailles, dont 4 en or, 5 en argent et 3 de bronze. Dans la seule nuit de lundi 12 au mardi 13 février, la délégation française en a récolté une en or et deux en argent. La France est ainsi cinquième au classement général des médailles de ces jeux.
Deuxième médaille d’or pour le biathlète Benjamin Daviet

BENJAMIN DAVIET REMPORTE SA DEUXIEME MEDAILLE D'OR AU BIATHLON !!!! 🥇🥇 Félicitations Champion ! 🇨🇵🇨🇵 #AuPlusPrès… https://t.co/c9MxkRxqDJ— francetvsport (@France tv sport)


require(["twitter/widgets"]);

Le biathlète originaire d’Annecy continue ses excellents Jeux avec sa victoire au biathlon 12,5 km, catégorie debout. Il a devancé de six secondes l’Ukrainien Reptyukh et de plus de 30 secondes le Canadien Arendz. Daviet avait déjà pris l’or dans l’épreuve de sprint de biathlon (7,5 km) et l’argent en ski de fond 20km.
Benjamin Daviet s’était fracturé un os du genou à l’âge de 17 ans, puis une infection avait mené à l’amputation. Il avait rejoint l’équipe de France handisport de ski nordique en 2011, obtenant le bronze en ski de fond en 2014 lors de ses premiers paralympiques. Ce champion du monde en ski de fond et en biathlon en 2017 fait partie de l’équipe de France militaire de ski.
Le jeune skieur alpin Arthur Bauchet encore en argent

On ne se lasse pas du sourire d'Arthur Bauchet, rayon de soleil de ces Jeux Paralympiques de PyeongChang, triple mé… https://t.co/TSuWW3KcA7— francetvsport (@France tv sport)


require(["twitter/widgets"]);

Il a obtenu sa troisième médaille d’argent en super-combiné, après celles de la descente et du Super-G debout. Bauchet concoure dans la catégorie debout. Il souffre du syndrome de Little, une maladie génétique dégénérative qui touche ses membres inférieurs. Il faisait du ski avec les valides jusqu’à ce que sa maladie soit diagnostiquée en 2016. Depuis, il a été double champion du monde en slalom et slalom géant en 2017.
Deuxième médaille pour le skieur Frédéric François

FREDERIC FRANCOIS apporte la 12e médaille à la France, une d'argent en Super-Combiné assis, pour égaler le total de… https://t.co/sIF7ejaQa3— francetvsport (@France tv sport)


require(["twitter/widgets"]);

La dernière médaille de la journée a été le fait de Frédéric François, 41 ans, qui a terminé en argent au super-combiné. Pour ses deuxièmes Jeux paralympiques, François en est à sa deuxième médaille, après le bronze en super-G.
Pas de « cinq sur cinq » pour Marie Bochet

Marie Bochet était frustrée après son erreur lors du Super-G du Super Combiné Femmes qui l'a privé de toute chance… https://t.co/iO0fVVrzpM— francetvsport (@France tv sport)


require(["twitter/widgets"]);

Le pari du « cinq sur cinq » de Marie Bochet s’est évaporé. La skieuse a raté la première manche du super-combiné (super-G + slalom) avec une chute à la fin du parcours. Elle dit s’être égarée sur l’avant-dernière porte, « une porte piégeuse, très tournante après un mouvement de terrain ».
Marie Bochet avait pris l’or en descente et en super-G ce week-end. Il lui reste le slalom et le géant, cette semaine, pour essayer de refaire la performance de Sotchi en 2014, soit quatre médailles d’or. Née en 1994 à Chambéry, la skieuse a une malformation de l’avant-bras gauche appelée « agénésie », ce qui la pousse à concourir avec une prothèse pour avoir plus d’équilibre.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/13/19-4">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Dans sa foisonnante « Histoire populaire du football », Mickaël Correia remonte aux origines de la discipline pour montrer à quel point elle est devenue, depuis le XIXe siècle, une prodigieuse « arme d’émancipation »
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le football comme terrain des luttes sociales

Dans sa foisonnante « Histoire populaire du football », Mickaël Correia remonte aux origines de la discipline pour montrer à quel point elle est devenue, depuis le XIXe siècle, une prodigieuse « arme d’émancipation »



Le Monde
 |    13.03.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 10h22
    |

            Rémi Dupré








                        



                                


                            

Le livre. La période qui précède les Coupes du monde de football draine coutumièrement son lot d’ouvrages encyclopédiques, rétrospectifs ou analytiques autour du ballon rond et des exploits de ses icônes à crampons. Avant le prochain tournoi planétaire, organisé du 14 juin au 15 juillet en Russie, le journaliste indépendant Mickaël Correia a, lui, choisi de présenter l’autre face du sport roi, loin de ses dérives chroniques et de sa marchandisation galopante.
Dans sa foisonnante Histoire populaire du football, l’auteur remonte aux origines de la discipline pour montrer à quel point elle est devenue, depuis le XIXe siècle, une prodigieuse « arme d’émancipation ». Tout en dressant un inventaire des contre-cultures footballistiques, il souligne le caractère éminemment subversif de ce sport « construit par en bas » et devenu un efficace instrument lors des luttes sociales.
Du « proto-football » pratiqué dans l’Angleterre du Moyen Age à la création des premiers clubs professionnels, la genèse du ballon rond est marquée par un glissement d’ordre sociologique : la classe ouvrière finit par s’approprier cette discipline à l’origine réservée à l’élite industrielle sous l’ère victorienne. En atteste la première victoire en finale de la Coupe d’Angleterre d’un club de la « working class », le Blackburn Olympic FC, en 1883.
Les grandes étapes de la structuration
Avec minutie, Mickaël Correia raconte les grandes étapes de la structuration du football en Europe à travers un prisme social et au gré des bouleversements politiques. Nombreuses sont les équipes bâties grâce au mouvement ouvrier (Arsenal), créées ou soutenues par des groupes industriels (Sochaux avec Peugeot, PSV Eindhoven avec Philips, Juventus Turin avec Fiat). L’ouvrage aborde également les grandes avancées sociales dans l’Hexagone comme la création, en 1961, du syndicat des joueurs, l’Union nationale des footballeurs professionnels,...




                        

                        


<article-nb="2018/03/13/19-5">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Des supporteurs lillois s’en sont pris physiquement à leurs joueurs. Mais le projet du LOSC raconte une autre forme de violence, économique celle-là, avance notre journaliste Alexandre Pedro.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Football : à Lille, la violence n’est pas que sur le terrain

Des supporteurs lillois s’en sont pris physiquement à leurs joueurs. Mais le projet du LOSC raconte une autre forme de violence, économique celle-là, avance notre journaliste Alexandre Pedro.



Le Monde
 |    12.03.2018 à 13h43
 • Mis à jour le
12.03.2018 à 18h17
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Chronique. Même aussi stupide qu’intolérable et condamnable, la violence physique renseigne toujours sur ceux qui l’infligent et ceux qui la subissent. Samedi soir, lors de la 29e journée de Ligue 1, des supporteurs ont frappé leurs propres joueurs. Il y a ce que disent les images et il y a le son. Les images montrent un groupe de 200 à 300 supporteurs du LOSC envahir la pelouse du stade Pierre-Mauroy après un match nul concédé contre Montpellier (1-1) et, pour certains, s’en prendre physiquement à ceux qu’ils encourageaient encore quelques minutes auparavant. Cette foule menaçante hurle le même mot d’ordre : « Mouillez le maillot ! » Soit le mantra préféré des supporteurs dont l’équipe ne gagne plus. Lille, 19e et relégable malgré le 5e budget prévisionnel de Ligue 1, est bien dans ce cas-là.

        Lire aussi :
         

                Football : les supporteurs du LOSC assument l’envahissement du terrain, pas les violences



Depuis que l’homme d’affaires hispano-luxembourgeois Gérard Lopez a repris le LOSC à l’été 2016, les supporteurs voient leur club évoluer comme dans une mauvaise partie de Football Manager, à moins qu’il s’agisse d’une métaphore d’un sport dans lequel le néolibéralisme le plus assumé tient les joueurs pour des actifs, sur lesquels on spécule avec l’argent de fonds vautours en une-deux avec des paradis fiscaux. Pour 70 millions d’euros, treize recrues sont arrivées dans le Nord en début de saison, venues d’un peu partout (Argentine, Brésil, Côte d’Ivoire, Pays-Bas, Portugal). Jeunes et perfectibles, ils devaient progresser sous les ordres d’un Marcelo Bielsa, caution technique et morale d’un projet au nom à peine ronflant : « LOSC Unlimited ».
Prud’hommes et investisseur hongkongais
L’Argentin allait bien valoriser ces actifs dénichés par le directeur sportif, Luis Campos, déjà à la manœuvre à Monaco. Et tant pis si les deux se détestaient cordialement. On était dans du trading purement capitalistique, mais Gérard Lopez vendait un projet gagnant-gagnant, promettant football léché et Coupe d’Europe aux fans et des ronflantes plus-values lors des prochains mercatos à ses investisseurs. Pas vraiment convaincue par le montage financier de Lopez, la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG), le gendarme financier du football français, a interdit le LOSC de recrutement et le menace d’une rétrogradation administrative, qui pourrait s’ajouter à celle sur le terrain. Bielsa a été débarqué et réclame plus de 18 millions à son ancien patron, mais le technicien argentin a perdu la première manche juridique devant le tribunal de commerce de Lille, la deuxième devant se jouer mardi 13 mars devant les prud’hommes.

        Lire aussi :
         

          Bielsa écarté, le projet de Gérard Lopez à Lille se fissure déjà



On en est là. Selon une information de Canal+, Lopez recevait samedi dans sa loge un investisseur hongkongais providentiel pendant que sur le terrain, ses « actifs » étaient protégés des coups de leurs supporteurs par les stadiers.
Ces joueurs forment une armée mexicaine en déroute dirigée par Christophe Galtier. Pour situer la logique du projet, disons que sa vision du football et celle de Marcelo Bielsa sont aussi proches que les cinémas de Fabien Onteniente et d’Ingmar Bergman. On demande à ces joueurs de sauver la peau d’un club qui ne s’appartient plus. Les voilà coincés entre des dirigeants probables fossoyeurs d’une histoire – le LOSC, successeur de l’Olympique lillois, dominait le football français d’après-guerre – et des supporteurs qui s’en disent les derniers garants. Même s’ils ne sont que de passage, ces joueurs ont livré samedi un match avec leurs limites et doutes du moment mais avec tout le professionnalisme possible. Ils ont mené contre une équipe mieux classée (6e) avant de se faire rejoindre. On appelle ça le football. Sauf que certains ne l’entendent pas ainsi.
« La suite logique et inexorable du flou financier »
Dimanche après-midi, un communiqué des ultras du groupe de supporteurs Dogues Virage Est (DVE) assumait les débordements tout en condamnant les violences. Il en donnait les causes : « Ces événements sont la suite logique et inexorable du flou financier entourant le club et de l’investissement personnel irrégulier ou inexistant de la majorité des joueurs. »
Propulsé capitaine à 24 ans et garant de l’identité d’un club qu’il n’a rejoint qu’en 2015, Ibrahim Amadou tentait tant bien que mal de recoller les morceaux. De comprendre tout en condamnant.
« Qu’ils soient déçus, je suis tout à fait d’accord, mais ils auraient pu exprimer leur mécontentement autrement. Ceux qui veulent nous soutenir jusqu’à la fin de saison sont les bienvenus au stade. Pour les autres, ce n’est pas la peine de revenir. »
La justice devrait s’en charger elle-même après les différentes plaintes déposées par la direction lilloise. Amadou a, lui, neuf matchs pour encore un peu « mouiller le maillot » avant d’être vendu cet été pour 15 millions ou plus à un club anglais. Il contribuera alors à rembourser – un peu – les emprunts obligataires de Lux Royalty, la holding luxembourgeoise qui détient le LOSC. Les supporteurs, et peut-être même ceux qui l’ont menacé samedi dernier, regretteront le départ de celui qui aura fait son boulot le mieux possible.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/13/19-6">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ La nouvelle méthode du XV de France a une limite évidente : on ne peut remporter de grande compétition en jouant chaque match comme si c’était le dernier, estime notre blogueur Olivier Villepreux.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ 
<article-nb="2018/03/13/19-7">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ La ville accueillera son deuxième « Grand Départ » après 1981.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Cyclisme : le Tour de France 2020 partira de Nice

La ville accueillera son deuxième « Grand Départ » après 1981.



Le Monde
 |    12.03.2018 à 11h50
 • Mis à jour le
12.03.2018 à 12h18
   





                        



   


Après Paris-Nice, de Nice à Paris : les organisateurs du Tour de France ont annoncé, lundi 12 mars, que le « Grand Départ » de l’épreuve aurait lieu dans la ville azuréenne en 2020.
Nice est une ville fortement liée au vélo de par la course Paris-Nice, qui s’est achevée dimanche sur la promenade des Anglais. Elle a renoué avec le Tour de France en 2013 après trente-deux ans d’absence. Le Tour de France 1981 était en effet parti de la préfecture des Alpes-Maritimes. Bernard Hinault avait alors remporté le prologue.

📅  27 juin 2020
🚴  Grand Départ - Tour de France 2020
📍 @VilleDeNice ☀️ 
— LeTour (@Le Tour de France)


require(["twitter/widgets"]);

Elle est aussi un lieu de résidence ou de passage de nombreux cyclistes professionnels, qui prisent sa météo clémente, son aéroport international et la fiscalité accueillante de sa voisine Monaco.
Après une exception faite en 2014 et 2015 (Grande-Bretagne et Pays-Bas), le Tour de France poursuit son alternance de départs à domicile et à l’étranger. Parti en 2017 de Düsseldorf (Allemagne), il s’élancera cette année de Vendée et en 2019 de Bruxelles (Belgique).
La proximité de Nice avec les Alpes permet aussi aux organisateurs d’envisager une arrivée rapide dans la montagne. Le détail de ce « Grand Départ » sera connu d’ici à un an.
« Nice dispose d’un terrain de jeu exceptionnel pour les cyclistes, depuis la Promenade des Anglais jusqu’aux plus hauts cols du Mercantour… Un relief riche qui permettra de lancer cette 107è édition de la Grande Boucle de la plus belle des manières », a souligné le maire de la ville, Christian Estrosi.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/13/19-8">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la victoire du XV de France et aux exploits de Marie Bochet aux Jeux paralympiques. La preuve par Le Monde.fr.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Hommage, record et fin de série : ce que vous avez manqué en sport ce week-end

L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la victoire du XV de France et aux exploits de Marie Bochet aux Jeux paralympiques. La preuve par Le Monde.fr.



Le Monde
 |    12.03.2018 à 10h00
    |

                            Grégor Brandy








                        


Oui, le PSG continue son cavalier seul en tête de la Ligue 1, pendant que des supporteurs lillois envahissent le terrain et frappent certains de leurs joueurs après le match nul (1-1) contre Montpellier.

   


Oui, le XV de France a battu l’Angleterre (22-16), lors de la quatrième journée du Tournoi des six nations.

   


Oui, Marie Bochet a déjà remporté deux médailles d’or aux Jeux paralympiques de Pyeongchang.

   


Mais il s’est passé autre chose ce week-end dans le monde du sport. Et vous êtes peut-être passé à côté.
Les trois leçons du week-end
L’Angleterre et un record tu battras
Pendant que l’on se pinçait pour être bien sûr que le XV de France venait de battre l’Angleterre chez les hommes, les filles ont continué leur route vers le cinquième Grand Chelem de leur histoire (il reste un dernier match face aux Galloises, le 16 mars). Certes, elles ont dû batailler, mais elles sont venues à bout de l’Angleterre grâce à un essai de Jessy Trémoulière à la 79e minute (18-17).

Un final de folie devant 17 440 personnes au stade des Alpes de Grenoble ; un nouveau record pour un match international de rugby féminin.

A world record crowd for a women's international: 17,440 👏chapeau 🇫🇷🏴󠁧󠁢󠁥󠁮󠁧󠁿@Womens6Nations @FFRugby @EnglandRugby https://t.co/NPtt0OOxnl— SkySportsRugby (@Sky Sports Rugby)


require(["twitter/widgets"]);

Le passage aux toilettes, tu n’oublieras pas
Sergio Ramos n’a pas beaucoup de leçons à recevoir en matière de football, mais son dévouement à toute épreuve lui joue parfois des tours. Ce samedi, par exemple, le défenseur, souffrant, a tenu sa place face à Eibar. Mais à la 75e minute, alors que les deux équipes étaient à égalité (1-1), Sergio Ramos est allé voir l’arbitre, et a quitté le terrain avant de revenir quelques minutes plus tard.

🚨 Sergio #Ramos a dû s'absenter cinq minutes pour aller aux toilettes ! https://t.co/KnbkWQie6O— RMCFMaroc (@Real Madrid CF Maroc)


require(["twitter/widgets"]);

« Sergio Ramos s’est un peu fait dessus. Il est allé aux toilettes une minute, et il est revenu. C’est tout », a commenté un Zinédine Zidane amusé en conférence de presse.
Ce passage à dix pour le Real aura été sans conséquence. Le club madrilène, tombeur du PSG un peu plus tôt dans la semaine, a finalement battu Eibar, grâce à un deuxième but de Cristiano Ronaldo en toute fin de rencontre. Le Real Madrid est actuellement troisième du championnat espagnol à 15 points du FC Barcelone.
Le volley féminin, tu domineras
Après une première saison blanche depuis 1995, l’année dernière, les Cannoises ont retrouvé leurs bonnes habitudes samedi, en remportant la coupe de France de volley contre Béziers (3 sets à 1).

#CDFVolley BEZIERS VB / RC CANNES 
25-16 20-25 20-25  25-27
— FFvolley (@FFvolley)


require(["twitter/widgets"]);

Il s’agit de la vingtième coupe de France remportée par les Cannoises, dont la dernière victoire remontait à 2016. Elles occupent également la première place du championnat (devant Béziers), et auront l’occasion de réaliser un nouveau doublé coupe-championnat qui leur échappe depuis 2014.
Pour Béziers, c’est une nouvelle désillusion. Les Biterroises s’inclinent pour la deuxième fois de suite en finale de la coupe de France, après une défaite contre le Pays d’Aix Venelles (3-2), l’an dernier.
L’homme du week-end : Vitor Hugo

   


Une semaine après la mort brutale du capitaine de la Fiorentina Davide Astori, le championnat italien a repris. Et la Fiorentina s’est imposée contre la lanterne rouge de la Serie A, Benevento (1-0), grâce un but de Vitor Hugo, qui a dédié cette réalisation à son ancien capitaine, en montrant à tout le stade un tee-shirt à son effigie, avant de le saluer d’un salut militaire.



Cette semaine, c’est tout le peuple florentin qui a rendu un hommage émouvant à son ancien capitaine. Les supporteurs ont d’ailleurs continué cet hommage lors de la rencontre face à Benevento, notamment lors de l’interruption du match à la treizième minute (le numéro d’Astori) pour de longs applaudissements, et la sortie d’un magnifique tifo de la Curva Fiesole, où il était écrit « Davide 13 », en blanc et rouge sur fond violet.

The game comes to a stop in the 13th minute as everyone pays tribute to Davide Astori.

— btsportfootball (@Football on BT Sport)


require(["twitter/widgets"]);

Le chiffre qui en dit long : 17
C’était le choc de la NBA ce week-end, et la longue série de victoires des Houston Rockets s’est finalement achevée à Toronto, dans la nuit de vendredi à samedi. Après 17 succès consécutifs, la franchise texane a fini par tomber au Canada (108-105). Pourtant les coéquipiers de James Harden, bien parti pour remporter le titre de meilleur joueur de la saison régulière, sont revenus de loin. Malgré leurs 19 points de retard, ils ont fini par recoller à 102 partout à deux minutes de la fin, avant de voir les Raptors s’imposer dans les dernières secondes.

Cette défaite ne change rien au classement. Les deux équipes sont toujours en tête de leur conférence alors qu’il leur reste encore une quinzaine de matchs avant le début des playoffs.
Les wikis du week-end
Facile
Mon penalty marqué ce dimanche est mon premier but depuis presque deux ans. Il a certes permis à mon équipe d’ouvrir le score contre Nice, mais nous avons fini par sombrer (5-2).

   


Difficile
Ancien du PSG, je suis l’auteur d’un doublé (dont un but dans les arrêts de jeu), qui a permis à mon équipe de s’imposer sur le terrain du Guizhou Zhicheng, lors de la deuxième journée de championnat (3-2).

   





                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/13/19-9">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Benjamin Daviet a remporté l’argent et Thomas Clarion le bronze dans l’épreuve du 20 km libre de ski de fond. Cécile Hernandez a décroché le bronze en snowboard cross.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Jeux paralympiques 2018 : trois médailles françaises décrochées lundi

Benjamin Daviet a remporté l’argent et Thomas Clarion le bronze dans l’épreuve du 20 km libre de ski de fond. Cécile Hernandez a décroché le bronze en snowboard cross.



Le Monde
 |    12.03.2018 à 03h26
 • Mis à jour le
12.03.2018 à 10h31
   





                        



   


Moisson de médailles lundi 12 mars pour la France aux Jeux paralympiques d’hiver de Pyeongchang.
Le biathlète français Benjamin Daviet, âgé de 28 ans, a remporté la médaille d’argent en ski de fond, lors de l’épreuve 20 km libre, lundi matin. Il avait précédemment décroché la seconde médaille d’or française, samedi, en 7,5 km debout. Benjamin Daviet s’était fracturé un os du genou à l’âge de 17 ans, puis une infection avait mené à son amputation. Originaire d’Annecy, il avait rejoint l’équipe de France handisport de ski nordique en 2011. Il avait obtenu une médaille de bronze en ski de fond aux Jeux de Sotchi, en 2014.

Exceptionnel Benjamin Daviet !!! Il remporte une nouvelle médaille pour la délégation française !! quelle performan… https://t.co/AFhVhe9i8P— francetvsport (@France tv sport)


require(["twitter/widgets"]);

Dans la même épreuve, mais dans sa version handicaps visuels, Thomas Clarion a remporté le bronze. Ce biathlète fondeur de 35 ans a perdu la vue à l’âge de 20 ans, mais étant déjà bon skieur, il avait alors décidé de continuer. Il avait obtenu deux médailles de bronze aux Jeux de Sotchi.

   


Enfin, Cécile Hernandez a remporté la médaille de bronze en snowboard cross. Elle avait été médaillée d’argent aux derniers Jeux de Sotchi dans cette même discipline. La snowboardeuse est atteinte depuis quatorze ans par une sclérose en plaques.

        Lire aussi :
         

                Jeux paralympiques 2018 : cinq questions sur la compétition



La France totalise désormais neuf médailles, dont trois en or, et est deuxième au classement général des médailles, derrière les Etats-Unis (quinze médailles, dont six en or).

        Lire aussi :
         

                Jeux paralympiques 2018 : Marie Bochet et les Français voudront faire aussi bien qu’en 2014






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/13/19-10">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Le dirigeant du PAOK Salonique, qui affrontait l’AEK Athènes, est descendu sur la pelouse après un but refusé, portant à sa ceinture ce qui ressemble à un pistolet.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Championnat grec : chaos à la fin du match de foot

Le dirigeant du PAOK Salonique, qui affrontait l’AEK Athènes, est descendu sur la pelouse après un but refusé, portant à sa ceinture ce qui ressemble à un pistolet.



Le Monde
 |    12.03.2018 à 01h21
 • Mis à jour le
12.03.2018 à 08h49
   





                        



   


Le choc du championnat grec entre le PAOK Salonique et l’AEK Athènes s’est conclu dans le chaos dimanche 11 mars, les joueurs de l’AEK refusant de terminer la rencontre après l’envahissement du terrain par des dirigeants du PAOK, dont le président qui portait à la ceinture ce qui ressemble à un pistolet, selon des photos de l’Agence France-Presse (AFP).
On joue alors la 90e minute de ce match crucial pour la tête du classement de Super League, 0-0 au tableau d’affichage. Le défenseur cap-verdien du Paok, Fernando Varela, pense avoir marqué le but salvateur qui donnerait à son équipe la victoire et la tête du championnat.
Mais l’arbitre Giorgos Kominos refuse le but pour un hors-jeu, ce qui provoque la furie du banc local, et notamment du président du PAOK, l’homme d’affaires greco-russe Ivan Savvidis.
Visiblement excédé, le dirigeant rentre alors sur le terrain, précédé d’autres membres du staff, pour aller interpeller l’arbitre et demander, selon les médias, à ses joueurs de ne pas reprendre le jeu ; ce que les images de télévision semblent confirmer.
Selon les photos de l’AFP, le dirigeant portait à sa ceinture ce qui ressemble à un pistolet, rangé dans son étui.

   



Bienvenu en Grèce où Savvidis père, le président du PAOK, entre sur la pelouse dans le temps additionnel pour prote… https://t.co/vKNlNiPSBC— footgrec (@Football Grec France)


require(["twitter/widgets"]);

Décision modifiée
Selon les médias, le directeur technique du PAOK, Lubos Michel, qui est allé interpeller l’arbitre, aurait dit à celui-ci : « Vous êtes fini. »
L’arbitre, M. Kominos, a ensuite modifié sa décision, accordant le but au PAOK, ce qui donnerait au club de Salonique la première place de Super League avec une victoire 1-0.
Mais M. Kominos n’a pas pu convaincre l’AEK de revenir sur le terrain pour que le match soit réglementairement terminé. Les joueurs visiteurs étaient rentrés au vestiaire, s’inquiétant pour leur sécurité et accusant M. Savvidis d’avoir attaqué un dirigeant de l’AEK, Vasilis Dimitriadis.
L’arbitre remettra à la Fédération grecque de football un rapport sur le match qui permettra de décider des sanctions à prendre envers les équipes ou les individus.
Plus tôt dimanche, le comité d’appel de la Fédération avait décidé de réattribuer les trois points retirés au PAOK à la suite du match annulé contre l’Olympiakos après que l’entraîneur visiteur Oscar Garcia a été touché par un objet lancé depuis les tribunes.
Le comité a également décidé de supprimer la sanction qui imposait au PAOK de disputer ses deux prochains matchs à domicile à huis clos. Toutefois, le résultat du match, qui avait finalement été accordé sur tapis vert avec un score de 3-0 en faveur de l’Olympiakos, est maintenu, de même que l’amende de 30 000 euros que devra verser le PAOK.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/13/19-11">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Des joueurs du LOSC ont été la cible de coups de supporteurs, samedi, à la fin du match de Ligue 1 qui opposait la formation nordiste à Montpellier.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 11/03/2018
Découvrir l’application


                        

Football : les supporteurs du LOSC assument l’envahissement du terrain, pas les violences

Des joueurs du LOSC ont été la cible de coups de supporteurs, samedi, à la fin du match de Ligue 1 qui opposait la formation nordiste à Montpellier.



Le Monde
 |    11.03.2018 à 22h20
 • Mis à jour le
12.03.2018 à 10h50
    |

            Clément Martel








                        



   


Leur action était préparée. Si le résultat de la rencontre de Ligue 1 qui opposait, samedi 10 mars, Lille à Montpellier, ne tournait pas en faveur de leurs protégés, certains supporteurs du club nordiste avaient prévu de braver la sécurité du stade Pierre-Mauroy, de descendre sur la pelouse et d’expliquer « aux joueurs qu’ils doivent avoir un autre comportement pour que le club s’en sorte ». Les débordements provoqués par cet envahissement de terrain, eux, étaient moins prévus.

        Lire aussi :
         

                Ligue 1 : scène de chaos à Lille, des supporteurs envahissent le terrain et s’en prennent aux joueurs



A la fin de la rencontre, à peine l’arbitre Sébastien Moreira avait-il porté à la bouche son sifflet que plusieurs dizaines de supporteurs du groupe Dogues virage est (DVE) envahissaient la pelouse.
En décembre 2017, lors de la réception de l’OGC Nice, les DVE avaient déjà fait une tentative similaire. Mais la sécurité du stade les en avait empêchés. Samedi, celle-ci a été prise de vitesse. Et une frange de supporteurs a alors pu s’en prendre physiquement aux joueurs. Sur des images fournies par BeIN Sports, le diffuseur de la rencontre, on voit les joueurs lillois Nicolas Pépé, Thiago Maia et Thiago Mendes être la cible de coups de pied et de poing, alors que la sécurité du stade tente de les évacuer.

Scène surréaliste au Stade Pierre Mauroy ! 
— beINLigue1Confo (@beIN Ligue 1 Confo)


require(["twitter/widgets"]);

« Certains joueurs ont été poussés, bousculés. Heureusement, il n’y a pas eu de drame », a déclaré, dimanche, le capitaine de la formation lilloise, Ibrahim Amadou, redoutant déjà la réaction des fans « la prochaine fois ». Comme l’ensemble du club — du directeur général, Marc Ingla, au président, Gérard Lopez —, le joueur s’est félicité de l’action des agents de sécurité. Des propos destinés avant tout à la Ligue de football professionnel (LFP), qui a « fermement condamné les débordements », dimanche, dans un communiqué. La commission de discipline de la LFP s’emparera d’ailleurs de ce dossier jeudi ; elle dispose du pouvoir de suspendre préventivement la tribune ou le stade au cours de l’instruction.
Le club a déposé plusieurs plaintes
Si cette saison, la France détient le « record » d’Europe du nombre d’envahissements de terrain (cinq entre la Ligue 1 et la Ligue 2), que des joueurs soient physiquement pris à partie par leurs propres supporteurs est inédit.
Le club lillois, qui a décidé, dimanche, de déposer plusieurs plaintes pour ces incidents, risque gros. La formation, engluée dans les tréfonds du championnat, est aux déjà antipodes de ses objectifs de début de saison. Le temps où Gérard Lopez affichait fièrement ses ambitions après avoir repris le LOSC, en 2017, semble loin. Samedi, c’est d’ailleurs à l’endroit de l’homme d’affaires hispano-luxembourgeois que les slogans les plus menaçants retentissaient : « Si on descend [en Ligue 2], on vous descend. »
« Nous assumons l’envahissement de terrain, mais ne cautionnons pas les très rares violences isolées [de samedi] », ont déclaré les DVE dimanche dans un communiqué, accusant « certains médias » d’avoir « largement exagéré » les faits. Et ces fans — dont le comportement est mis en cause par une large partie des supporteurs lillois — de justifier leur mouvement d’humeur par le « flou financier entourant le club » et « l’investissement personnel irrégulier ou inexistant de joueurs mercenaires ».
Très ambitieux en début de saison, Gérard Lopez n’a pas le succès auquel il aspirait. Après l’échec de la greffe de Marcelo Bielsa — l’entraîneur argentin a été remercié en novembre 2017 en raison de résultats insuffisants —, le club a été rétrogradé en seconde division à titre provisoire et interdit de recrutements à l’hiver par la direction nationale du contrôle de gestion. En cause, le manque de garanties financières apportées par l’homme fort du LOSC, et le montage opaque de la chaîne de propriété du club (passant par le Luxembourg, les îles Vierges et Hongkong).

        Lire aussi :
         

                Football : Bielsa écarté, le projet de Gérard Lopez à Lille se fissure déjà



Sur le terrain, Lille a réalisé une nouvelle contre-performance samedi face à Montpellier, concédant un match nul (1-1) et laissant les Dogues à la 19e et avant-dernière place du classement, à neuf journées de la fin du championnat. De quoi justifier la déception des supporteurs. Mais pas leur « méthode inacceptable qui conduira directement au chaos », selon les mots de l’ancien président du club Michel Seydoux.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/13/19-12">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Phocéens et Lyonnais demeurent aux 3e et 4e places du championnat avant leur affrontement la semaine prochaine.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Ligue 1 : Marseille et Lyon renouent avec la victoire face à Toulouse et Caen

Phocéens et Lyonnais demeurent aux 3e et 4e places du championnat avant leur affrontement la semaine prochaine.



Le Monde
 |    11.03.2018 à 20h18
 • Mis à jour le
12.03.2018 à 09h02
   





                        


Toulouse 1-2 Marseille
Dans un Stadium de Toulouse leur donnant l’impression d’évoluer dans leur Stade-Vélodrome, les Marseillais ont renoué avec le succès dimanche 11 mars après deux faux pas en championnat. L’Olympique de Marseille s’est imposé face à Toulouse grâce à un but en fin de rencontre du décrié Kostas Mitroglou. La réalisation de l’attaquant grec permet aux Marseillais de conserver leur 3e place en maintenant leur avance de quatre points sur Lyon, à une semaine du choc entre les deux Olympiques.
Privé de son atout offensif numéro un, Florian Thauvin, touché à une cheville, ainsi que de Payet et d’Amavi – par choix de l’entraîneur –, l’OM s’est rapidement installé dans le camp de Toulousains volontaires. Et dès la 10e minute, Lucas Ocampos, déjà auteur d’un doublé jeudi face à l’Athletic Bilbao en Ligue Europa, fusillait Alban Lafont à la retombée d’une déviation de la tête de Luiz Gustavo.
Mais passé le premier quart d’heure de jeu, les joueurs de Rudi Garcia ont ralenti le rythme, permettant au 17e de Ligue 1 d’égaliser rapidement par Firmin Mubele (19e), esseulé au deuxième poteau. Les Marseillais s’en sont ensuite remis à leur gardien, Steve Mandanda, qui a multiplié les arrêts en seconde période, évitant aux siens d’encaisser un second but. En sauvant deux ballons devant Sanogo puis sur une double parade devant l’ancien Marseillais Giannelli Imbula et encore Mubele.
La délivrance phocéenne est venue à la 79e minute, à la suite d’un coaching gagnant du technicien marseillais, par Mitroglou, de retour de blessure et dont la frappe, sur un centre tendu de Dimitri Payet, a touché la barre d’Alban Lafont avant d’entrer dans la cage.
Lyon 1 - 0 Caen

   


La pression redescend à l’OL : les Lyonnais ont retrouvé le succès en Ligue 1 aux dépens de Caen (1-0) grâce à un but de Bertrand Traoré, dimanche au Parc OL lors de la 29e journée, un gros soulagement après six matchs de championnat sans victoire.
Lyon a peiné, mais il a (enfin) gagné. Le but du Burkinabé à la 63e minute, est précieux car il permet aux Lyonnais (quatrièmes) de revenir à deux longueurs de Marseille, troisième.
Toujours en course en Europa League, épreuve pour laquelle il a gagné jeudi à Moscou contre le CSKA en huitièmes de finale aller (1-0), Lyon restait en championnat sur trois défaites et trois nuls depuis sa victoire sur le Paris-Saint-Germain le 21 janvier (2-1). De fait, il s’était retrouvé décroché du podium, à cinq points de Marseille.
L’OL a dominé de manière stérile en première période malgré une belle occasion de Myziane Maolida dont le tir était détourné par Rémy Vercoutre (35e). Auparavant, Mariano était contré par Frédéric Guilbert après un centre de Traoré (18e) lequel envoyait aussi un coup franc juste au-dessus (19e). Après la mi-temps, un tir de Mendy heurtait aussi le poteau (48e) avant une tentative de Mariano arrêtée par Vercoutre (50e). En fin de match, Mariano puis Maxwel Cornet sur la même action ont eu la possibilité de creuser l’écart (86e).
De son côté, le stade Malherbe, 12e du classement (35 points), peut regretter de ne pas avoir pris l’avantage sur une reprise de la tête d’Enzo Crivelli à la réception d’un centre de la gauche de Vincent Bessat (59e) juste avant que le gardien, Anthony Lopes, détourne un tir de Ronny Rodelin (60e).
Guingamp 2-5 Nice

   


Un quadruplé d’Alassane Pléa et un succès mérité à Guingamp (2-5) ont remis Nice dans le bon wagon pour la course à l’Europe.
L’En-Avant avait pourtant attaqué pied au plancher. Guingamp était d’ailleurs récompensé de sa bonne entame par un penalty indiscutable transformé par Clément Grenier (1-0, 8e). Les Bretons auraient même dû obtenir un deuxième penalty deux minutes plus tard, pour une intervention illicite de Maxime Le Marchand sur Jimmy Briand.
Et puis l’attaquant niçois a commencé son show. Alassane Pléa a d’abord profité d’une énorme erreur de marquage de Christophe Kerbrat et Félix Eboa, qui ont déserté l’axe, sur un contre du GYM, pour le laisser partir seul et tromper du gauche Kalle Johnsson (1-1, 23e).
Pléa, 25 ans samedi, a ensuite devancé Jonathan Martins-Pereira sur un ballon aérien, avant de crocheter Kerbrat et d’ajuster Johnsson du plat du pied droit (2-1, 47e), puis d’inscrire deux autres buts sur des frappes à ras de terre (3-1, 58e, et 5-2, 90 + 2e). Entre-temps, le natif de Lille avait aussi placé une superbe tête lobée sur la jonction de la transversale et du poteau droit de Johnsson (42e). Bassem Srarfi y est aussi allé de son but de la tête, quelques minutes après son entrée en jeu (4-2, 86e).
Avec ces trois points, Nice, septième, en totalise 42, bien calé dans un quatuor avec Nantes (5e, 43 points), Rennes (6e, 42 points) et Montpellier (8e, 41 points). Derrière, un petit trou de quatre points s’est creusé avec Bordeaux et Dijon, respectivement 9e et 10e avec 37 unités.
Pour Guingamp, qui n’a toujours pas gagné à domicile en 2018 (trois défaites, deux nuls), la fin de saison s’annonce morose. L’équipe d’Antoine Kombouaré est 12e avec 35 points, soit sept d’avance sur la zone rouge.
Les autres résultats de la journée :
Vendredi
Strasbourg 1-3 Monaco
Samedi
Paris 5-0 Metz
Rennes 1-1 Saint-Etienne
Nantes 1-0 Troyes
Bordeaux 0-0 Angers
Dijon 1-1 Amiens
Lille 1-1 Montpellier



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/13/19-13">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Vous n’avez rien suivi de l’actualité ces deux derniers jours ? Petite séance de rattrapage.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Front national, Rugby, Chine… Les infos à retenir du week-end

Vous n’avez rien suivi de l’actualité ces deux derniers jours ? Petite séance de rattrapage.



Le Monde
 |    11.03.2018 à 18h53
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 19h01
   





                        


Marine Le Pen réélue présidente du FN, qui pourrait être renommé « Rassemblement national »

   


Seule candidate à sa succession, Marine Le Pen a été réélue présidente du Front national lors du congrès du parti qui se tenait ce week-end à Lille. Les adhérents ont également élu leur nouveau conseil national (ex-comité central, le « parlement » du parti) et adopté de nouveaux statuts, qui a notamment fait disparaître la présidence d’honneur qu’occupait jusqu’à maintenant Jean-Marie Le Pen. Le congrès a également été marqué par une intervention de Steve Bannon, ancien conseiller de Donald Trump se décrivant comme « populiste et nationaliste », qui a apporté son soutien au FN pour aller « de victoire en victoire » et contre les journalistes, taxés de « chiens ».
La présidente du Front national a aussi proposé que son parti soit renommé Rassemblement national, dans le cadre de la « refondation » qu’elle souhaite lancer. Pour que ce changement soit effectif, il doit désormais être entériné par les adhérents à travers un vote par correspondance, dans les prochaines semaines.

        Lire :
         

          Marine Le Pen propose de renommer le FN « Rassemblement national »



Chine : la limite des mandats présidentiels abolie par le Parlement au profit de Xi Jinping

   


Le Parlement chinois a validé, dimanche 11 mars, l’abolition de la limite des mandats présidentiels à deux fois cinq ans, offrant la possibilité à Xi Jinping, 64 ans, de se maintenir à la tête de l’Etat après le terme prévu de 2023. La réforme fait aussi entrer la « pensée Xi Jinping » dans la Constitution, ainsi que « le rôle dirigeant » du Parti communiste chinois (PCC) dans son article premier – une disposition qui laisse craindre un accroissement de la répression.

        Lire :
         

          Chine : Xi Jinping pourra officiellement rester chef de l’Etat au-delà de 2023



13 milliards d’euros de contrats en Inde pour la France

   


A l’occasion d’une visite d’Emmanuel Macron en Inde, l’Elysée a annoncé samedi une vingtaine de contrats d’entreprises françaises dans le sous-continent, pour un montant qui avoisinerait 13 milliards d’euros. Le contrat remporté par Safran pour la vente et la maintenance des moteurs d’avion de la compagnie aérienne indienne SpiceJet représente, à lui seul, 12 milliards d’euros. Les deux pays ont également annoncé des accords de coopération dans les domaines de la science, de l’environnement et du développement urbain.

        Lire aussi :
         

                Safran, Alstom, EDF... 13 milliards d’euros de contrats pour la France en Inde



Etats-Unis : la Floride adopte une loi sur le contrôle des armes

   


Le gouverneur de Floride, le républicain Rick Scott, a signé vendredi soir une loi qui relève à 21 ans l’âge minimal légal pour acheter des armes à feu, impose un délai d’attente de trois jours pour toute vente de fusils et autorise certains employés d’établissements scolaires à être armés.
Au niveau fédéral, le ministère de la justice a fait un pas vers l’interdiction des « bump stocks », ces accessoires susceptibles de transformer les fusils en mitraillettes, en soumettant un texte au Bureau de la gestion et du budget de la Maison Blanche.
Syrie: 1 000 civils sont morts en vingt jours dans la Ghouta orientale

   


Selon le décompte de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, 1 000 civils sont morts en vingt jours dans la Ghouta orientale, l’enclave rebelle sous offensive du régime syrien depuis début février. C’est dans ce contexte, et alors que des médecins sur place assurent que plusieurs patients présentent des symptômes d’exposition au gaz de chlore, que les Etats-Unis ont, une nouvelle fois, averti que toute nouvelle attaque à l’arme chimique par Damas serait « très mal avisée ».
Du côté des sports…
Jeux paralympiques. Après deux journées, la France est deuxième du classement général avec 6 médailles, dont 3 en or grâce à la skieuse Marie Bochet (deux titres) et au biathlète Benjamin Daviet.
Tournoi des 6 nations. Après plusieurs prestations décevantes, le XV de France a repris confiance samedi en battant l’Angleterre (22-16), un résultat qui permet à l’Irlande de se rapprocher de la victoire dans le tournoi après sa victoire contre l’Ecosse (28-8). Dans le Six nations féminin, les Bleues ont également battu l’Angleterre, sur le score de 18 à 17, leur permettant d’entrevoir la victoire dans une semaine.
Ligue 1. Quatre jours après son élimination en Ligue des champions, le PSG, leader du championnat, s’est largement imposé contre Metz (5-0) tout comme son dauphin Monaco (victoire 3-1 à Strasbourg) lors d’une journée marquée par l’envahissement du terrain de Lille par des supporteurs mécontents des mauvais résultats de l’équipe.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/13/19-14">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Sixième du classement au départ de la dernière étape, le coureur de la Movistar devance le Britannique Simon Yates au classement de la « Course au soleil ».
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Cyclisme : l’Espagnol Marc Soler s’adjuge Paris-Nice

Sixième du classement au départ de la dernière étape, le coureur de la Movistar devance le Britannique Simon Yates au classement de la « Course au soleil ».



Le Monde
 |    11.03.2018 à 17h32
 • Mis à jour le
12.03.2018 à 09h40
   





                        



   


Au terme d’une semaine de course, la 76e édition de Paris-Nice s’est jouée à quelques secondes d’écart. Comme lors des deux années précédentes. Mais après qu’Alberto Contador a échoué deux années de suite à quelques secondes du vainqueur, l’équipe espagnole de la Movistar a vu, dimanche 11 mars, l’un de ses coureurs décrocher le titre de cette « Course au soleil ». Leur jeune coureur Marc Soler (24 ans) a profité de la dernière étape de la course pour renverser le leader Simon Yates (Mitchelton-Scott) et pour s’imposer avec quatre secondes d’avance.
Sous une pluie battante, le jeune Espagnol est sorti vainqueur d’une ultime étape animée par des attaques de loin et remportée par son compatriote de la Sky David de la Cruz. Sixième du classement, à 37 secondes du maillot jaune, au départ de la huitième et dernière étape, longue de 110 kilomètres, Soler a lancé une offensive de grande ampleur en début d’étape.
Le jeune Espagnol a attaqué dans la côte de Peille, à 48 kilomètres de l’arrivée, seulement suivi par de la Cruz. Ensemble, le duo a rejoint à l’avant Omar Fraile, compatriote échappé dès la première partie de l’étape.
Victoire grâce aux bonifications
Généreux dans l’effort, Soler a maintenu son avantage d’une minute sur le groupe des favoris et sur Yates, qui a légèrement coincé dans l’ultime montée, le col des Quatre Chemin — soit le col d’Èze amputé de son dernier tiers.
En dépit d’un rapproché dans la descente à la faveur d’une chute de ses principaux concurrents, le Britannique, le plus fort la veille à l’arrivée en altitude dans la station de la Colmiane, n’a pu renverser la vapeur. Il a franchi la ligne 38 secondes après de la Cruz et Fraile, qui précèdent de 3 secondes Soler. Lequel remporte la course grâce aux bonifications octroyées au trio de tête.
Vainqueur du Tour de l’Avenir en 2015, la course de référence de la catégorie espoirs, Soler est le premier Espagnol à inscrire son nom au palmarès de Paris-Nice depuis Alberto Contador, en 2010. Côté français, Alexis Vuillermoz (AG2R) termine la course à la 8e place.

📺 De la pluie, des attaques et un final de folie ! ➡️ Le résumé en 30 secondes de cette dernière étape ! ⬇️… https://t.co/6fvUSNimuM— ParisNice (@Paris-Nice)


require(["twitter/widgets"]);




                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/13/19-15">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Vainqueur de son rival historique, le Celtic Glasgow remporte le 153e « Old Firm » de son histoire, et file vers un septième titre de champion d’affilée.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Football : le Celtic Glasgow remporte le derby le plus chaud d’Europe, face aux Rangers

Vainqueur de son rival historique, le Celtic Glasgow remporte le 153e « Old Firm » de son histoire, et file vers un septième titre de champion d’affilée.



Le Monde
 |    11.03.2018 à 16h43
    |

                            Grégor Brandy








                        



   


Cent trente ans après le premier « Old Firm » (surnom des rencontres entre les deux formations de la ville de Glasgow), le Celtic a battu les Rangers, dimanche 11 mars (3-2), et mis la main sur le 411e derby de la ville écossaise (sa 153e victoire, contre 159 pour les Light Blues). Avec ce succès, le Celtic se rapproche un peu plus d’un septième titre de champion de suite. Les Rangers, deuxièmes, comptent désormais neuf points de retard, avec un match en plus sur leurs adversaires du jour.
Cela fait presque six ans, et une victoire 3-2 le 25 mars 2012, que les Rangers n’ont pas battu le Celtic et remporté ce fameux derby« Old Firm », l’une des plus fortes rivalités dans l’Europe du football. Depuis, les deux équipes se sont affrontées douze fois (en raison notamment de la rétrogradation administrative des Rangers en quatrième division, en 2012) pour neuf victoires du Celtic et trois matchs nuls.
Pourtant les choses avaient mal commencé pour les Bhoys du Celtic. Rapidement menés (Josh Windass, 3e) après une erreur défensive, les hommes de Brendan Rogers sont vite revenus à la marque grâce à une frappe magnifique de Tom Rogic (11e), avant de voir les Rangers reprendre l’avantage (Daniel Cadeias, 26e).
Le but de Moussa Dembélé, dans les arrêts de jeu de la première période, a permis aux deux équipes de rejoindre le vestiaire sur le score de 2 à 2. Réduit à dix après l’exclusion de Jozo Simunovic en début de seconde période pour un coup de coude (57e), le Celtic a cependant réussi à prendre l’avantage grâce à son autre Français, Odsonne Edouard (69e), avant de tenir jusqu’au bout pour remporter la rencontre.
Rivalité historique
Une nouvelle défaite qui fait mal, côté Rangers, car, dans ce derby bouillant, le football n’est pas le seul enjeu.
« On voit des grands-parents venir avec leurs petits-fils dans une opposition entre catholiques et protestants, expliquait l’ancien joueur du Celtic Didier Agathe dans So Foot, en décembre dernier, lors du premier match de la saison entre les deux équipes. On entend en continu des chants contre le pape ou la Vierge Marie, c’est malsain et cela respire la haine. »
« Oui, on adore les détester, reconnaissait Andrew Moore, fidèle des Gers, à propos des supporteurs du Celtic, quand on l’avait rencontré en 2017. C’est peut-être excessif, mais cela existe aussi dans d’autres grandes villes, comme à Manchester. Ça ne changera pas. » Un discours que l’on retrouve notamment dans un documentaire de Vice, en 2012.

Dimanche, dans le préambule de son direct du match, le quotidien britannique The Guardian a listé 27 synonymes du mot « haine » qui « ne veulent rien dire à côté d’un match entre les Rangers et le Celtic ». Dans cette ville de 600 000 habitants, ce match de foot est bien plus qu’un simple match de foot, continue Libération.
« Il se joue également sur les terrains de la religion et de l’identité nationale : les Bhoys sont pour beaucoup des cathos descendants de la vague d’immigration irlandaise du XIXe siècle tandis que leurs adversaires sont protestants et fidèles à la couronne d’Angleterre. Quand ces choses-là entrent en jeu, forcément, les passions s’exaltent. Ça explique ce truc de fous furieux qu’est ce derby. »
Deux clubs pas ennemis au départ
Pourtant les deux clubs et leurs supporteurs n’ont pas toujours été ennemis. La discorde remonte à 1912, note le Telegraph britannique, qui explique que « l’ouverture d’un chantier naval à Govan par les constructeurs navals de Belfast Harland & Wolff en 1912 est généralement identifiée comme le facteur qui a inséré la politique irlandaise à Glasgow. Les événements ultérieurs en Irlande, tels que l’insurrection de Pâques en 1916 et les pertes disproportionnées des régiments écossais et nord-irlandais dans la Somme ont contribué au durcissement des comportements en Ecosse. C’est durant cette période que les Rangers ont sciemment adopté une politique tacite consistant à ne pas faire signer de joueurs catholiques, ce qui a persisté jusqu’à ce que Graeme Souness recrute Mo Johnston en juillet 1989 ».
L’historienne française Géraldine Vaughan écrit que « toutefois, les premières manifestations de ce conflit politico-religieux sont bien plus lointaines, et peuvent être retracées dans les années 1890 », soit quelques années seulement après la création des deux clubs.
Cette rivalité est sans doute exacerbée par le fait que les deux équipes dominent le championnat écossais depuis plus d’un siècle. Les Rangers ont été sacrés champions 54 fois (la dernière fois, c’était en 2011), et le Celtic a remporté le titre à 48 reprises. Très loin derrière, trois autres clubs ont remporté le titre à quatre reprises seulement, et aucun autre que le Celtic ou les Rangers ne l’a fait depuis Aberdeen en 1985.
Si la course pour le titre semble jouée, et qu’un 49e championnat (le septième d’affilée) tend les bras au Celtic, les Rangers pourront toujours se venger en avril, en demi-finales de la Coupe d’Ecosse : une belle occasion de se rapprocher du record de victoires du Celtic dans cette compétition (37 à 33 pour les Bhoys actuellement). Dans le football écossais, tout, ou presque, est une question d’« Old Firm ».

        Lire aussi :
         

                Football : au cœur du derby de Glasgow






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/13/19-16">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Pour sa course de reprise après les JO, le quintuple champion olympique a terminé second de la mass-start, en Finlande.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Biathlon : revenu de loin, Martin Fourcade s’échappe au classement de la Coupe du monde

Pour sa course de reprise après les JO, le quintuple champion olympique a terminé second de la mass-start, en Finlande.



Le Monde
 |    11.03.2018 à 15h06
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 16h05
   





                        



   


Martin Fourcade aime – parfois – se compliquer la tâche. Forfait jeudi du sprint de l’étape finlandaise de la Coupe du monde de biathlon, à Kontiolahti, le multimédaillé olympique français a entamé, dimanche 11 mars, l’épreuve de mass-start par deux fautes lors de son premier tir. Deux balles qui frappent légèrement à gauche de la cible.

        Revivez
         

          la mass start finlandaise avec Martin Fourcade



« Je me suis fait peur », expliquait après la course le récent champion olympique de la discipline, confessant « beaucoup d’incompréhension » lors de ce premier tir ne correspondant pas à ses standards d’exigence. Revenant d’une gastro-entérite, le Pyrénéen, marqué par l’effort, se satisfaisait cependant de sa seconde place, derrière l’Autrichien Julian Eberhard.
« Il y avait beaucoup de fatigue à l’arrivée », a souligné le quintuple champion olympique, incapable « mettre les watts » et de résister dans le dernier tour au retour sur les skis de l’Autrichien. « Cette seconde place, dans beaucoup de situations elle m’aurait frustré mais aujourd’hui, c’est plutôt une bonne chose. »

.@martinfkde : "je me suis fait très peur" #lequipeBIATHLON https://t.co/q1GJ6yBRjh— lachainelequipe (@la chaine L'ÉQUIPE)


require(["twitter/widgets"]);

Pour son retour à la compétition depuis ses exploits des JO en Corée, Martin Fourcade a finalement accentué son avance au classement général de la Coupe du monde de biathlon. Avec son 16e podium en autant de courses sur le circuit de la Coupe du monde cette année, le skieur de Font-Romeu inscrit des points précieux dans son duel avec Johannes Boe pour le gain d’un 7e gros globe de cristal d’affilée.
Le Norvégien n’ayant terminé que 19e, Fourcade dispose désormais de 43 longueurs d’avance sur son principal rival à cinq courses du terme de la saison, le 25 mars à Tyumen en Russie. Pour établir le classement final, il faudra néanmoins retrancher les deux plus mauvais résultats de chaque biathlète.

        Lire aussi :
         

                Martin Fourcade : « Si j’ai envie, je continuerai à dominer »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/13/19-17">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Le Français renforce sa position de leader de la Coupe du monde de biathlon en prenant la deuxième place de l’épreuve finlandaise dimanche.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ 
<article-nb="2018/03/13/19-18">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ En remportant la rencontre, samedi 10 mars à Grenoble (18-17), les Tricolores font un pas vers le grand chelem.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Tournoi des six nations : les Bleues aussi l’emportent sur l’Angleterre

En remportant la rencontre, samedi 10 mars à Grenoble (18-17), les Tricolores font un pas vers le grand chelem.



Le Monde
 |    11.03.2018 à 12h16
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 14h41
   





                        


La voie est maintenant libre pour viser le grand chelem, dans une semaine au Pays de Galles : samedi 10 mars, les Françaises se sont imposées face aux Anglaises, tenantes du titre, sur un score de 18 à 17.

ELLE L'ONT FAIT !!!! Les Bleues remportent le 2e crunch du jour à la dernière minute devant un Stade des Alpes en f… https://t.co/OS15l2C2D2— FFRugby (@FF Rugby)


require(["twitter/widgets"]);

Le même jour, leurs homologues masculins se sont également imposés face à l’Angleterre : après une victoire contre l’Italie à Marseille, les Bleus ont battu (22-16) le XV de la Rose. Leur premier succès à Saint-Denis depuis un an.

        Lire aussi :
         

                Rugby : le XV de France reprend confiance contre l’Angleterre



Suspense jusqu’au bout
Le suspense a tenu le public en haleine jusqu’à la fin du match et la victoire des Bleues arrachée par l’arrière Jessy Trémoulière, avec un essai à la 79e minute de jeu.
Les Anglaises ont alors eu une dernière cartouche pour reprendre l’avantage mais la deuxième-ligne Audrey Forlani a délivré le stade des Alpes en poussant l’attaquante anglaise en touche.
Avec cette victoire, la France prend la tête du classement avec trois points d’avance sur l’Angleterre. Elle devra s’imposer face au Pays de Galles, modeste quatrième, pour remporter le Tournoi des six nations et s’offrir le grand chelem.
Records d’affluence
Signe de la reconnaissance de plus en plus importante des professionnelles féminines dans le rugby : l’importante affluence dans les gradins, où plus de 17 440 personnes s’étaient rassemblées.

A world record crowd for a women's international: 17,440 👏chapeau 🇫🇷🏴󠁧󠁢󠁥󠁮󠁧󠁿@Womens6Nations @FFRugby @EnglandRugby https://t.co/NPtt0OOxnl— SkySportsRugby (@Sky Sports Rugby)


require(["twitter/widgets"]);




                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/13/19-19">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ L’équipe tricolore est deuxième du classement général derrière les Etats-Unis, grâce aux titres de la skieuse Marie Bochet et du biathlète Benjamin Daviet.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Jeux paralympiques 2018 : la France a six médailles, dont trois en or, après deux journées

L’équipe tricolore est deuxième du classement général derrière les Etats-Unis, grâce aux titres de la skieuse Marie Bochet et du biathlète Benjamin Daviet.



Le Monde
 |    11.03.2018 à 08h13
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 12h23
   





                        


Partis fort lors de la première journée, les Français poursuivent sur le même rythme aux Jeux paralympiques de Pyeongchang, en Corée du Sud. Déjà titrée samedi en descente, la porte-drapeau et grand espoir de la délégation française, Marie Bochet, a décroché une deuxième médaille d’or, dimanche 11 mars, en super-G. Elle a devancé l’Allemande Andrea Rothfuss de 0,27 seconde.

🇨🇵🥇 ALERTE MÉDAILLE 🥇🇨🇵
Qu'on la couvre d'or ! 
— francetvsport (@France tv sport)


require(["twitter/widgets"]);

Sacrée à quatre reprises à Sotchi en 2014 (descente, super-G, slalom géant et super-combiné), quinze fois championne du monde, Marie Bochet a l’occasion de considérablement parfaire sa collection puisqu’elle participe, au total, à cinq épreuves de ski alpin (catégorie debout) en Corée.

        Portrait :
         

          La skieuse Marie Bochet, espoir français des Jeux paralympiques, remporte l’or à nouveau



Samedi, le biathlète Benjamin Daviet avait également décroché l’or sur 7,5 km (catégorie debout).
Deux médailles d’argent pour Arthur Bauchet
Médaillé d’argent samedi en descente, le benjamin de l’équipe de France (Arthur Bauchet) a de nouveau accroché la deuxième place du podium, dimanche en super-G. Il a terminé à 1,8 seconde du Suisse Theo Gmur, déjà titré en descente la veille.

🇨🇵🥈 ALERTE MÉDAILLE 🥈🇨🇵
— francetvsport (@France tv sport)


require(["twitter/widgets"]);

L’équipe de France a enregistré une sixième médaille avec le bronze de Frédéric François en descente super-G, catégorie assis.
Au classement général, la France est deuxième derrière les Etats-Unis et leurs 9 médailles, dont 4 en or.

        Lire aussi :
         

                Jeux paralympiques 2018 : cinq questions sur la compétition






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/13/19-20">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ A l’issue des tests hivernaux, pilotes, ingénieurs et patrons d’écurie reprochent à cet arceau imposé par la Fédération de gêner la visibilité des pilotes.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Formule 1 : le halo de protection des pilotes pourra-t-il empêcher de nouveaux morts ?

A l’issue des tests hivernaux, pilotes, ingénieurs et patrons d’écurie reprochent à cet arceau imposé par la Fédération de gêner la visibilité des pilotes.



Le Monde
 |    11.03.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 12h51
    |

            Catherine Pacary (Envoyée spéciale à Barcelone)








                        



   


C’est un pic, c’est un cap, c’est un halo : comme le nez au milieu du visage de Cyrano, impossible de ne pas voir cet arceau en « V » posé au-dessus du cockpit des véhicules de formule 1 et qui prend appui devant les yeux des pilotes pour mieux les protéger. C’est « la » nouveauté du championnat 2018 qui débute à Melbourne le 25 mars. Ingénieurs, techniciens, patrons d’écurie ont eu six mois pour s’adapter à l’appendice en titane imposé par la FIA, le fameux halo (auréole en anglais). Les pilotes, eux, n’ont disposé que de huit jours, lors des essais hivernaux qui se sont terminés le 9 mars à Barcelone, pour appréhender ce nouveau dispositif.

        Lire aussi :
         

                Le nouveau look des Formule 1



Ce sont bien ces derniers, précise la Fédération internationale de l’automobile (FIA), qui en sont les initiateurs. En juillet 2016, le syndicat des pilotes de F1, (Grand Prix Drivers Association, GPDA) a ainsi demandé à la FIA une forme de protection du cockpit frontal « le plus rapidement possible ». En cause, les morts d’Henry Surtees, fils du champion du monde de F1 John Surtees, en juillet 2009, et de Justin Wilson en Indycar, le 24 août 2015, tous deux frappés à la tête par un objet propulsé dans les airs.
Un immense changement pour les pilotes
Le halo représente néanmoins un immense changement pour les pilotes. Ce n’est pas la barre verticale dans leur champ de vision qui les gêne le plus. L’épaisseur et sa distance ont été calculées de telle sorte que la vision naturellement stéréoscopique de l’homme – sa capacité à faire converger le regard de ses deux yeux – en atténue l’épaisseur. Ainsi « Après deux tours, on oublie complètement le support », s’est réjoui Carlos Sainz Jr (Renault).
Plus délicate est la perte de visibilité. En hauteur, elle peut empêcher de voir les feux de départ. Le pilote Haas Romain Grosjean relativise toutefois en rappelant que sur le circuit de Monaco, il lui est arrivé de ne voir qu’un feu sur les 5… Et sans halo.

   


« Personnellement je ne suis pas encore habitué » reconnaît Esteban Cocon (Force India), à l’issue de ses premiers tests. « Nous avons juste besoin d’apprendre à conduire avec, résume le jeune Français. Cela a certainement un impact sur votre visibilité, (…) mais les avantages en termes de sécurité sont importants. Je sais que certains fans n’aiment pas ça, mais je pense qu’ils s’y habitueront assez rapidement. » « La sécurité est la priorité », rappelle la jeune pilote essayeuse de Sauber Alfa Roméo, relayant à Barcelone le message officiel, de Lewis Hamilton à Sebastian Vettel.
C’est pourtant sur ce point crucial que Romain Grosjean avait émis des doutes dès le 26 août 2017, au moment de l’annonce par la FIA. Il s’exprimait alors en tant que nouveau directeur du DGPA : « Le halo paraît vraiment efficace pour nous éviter d’être touché par un pneu qui se détacherait, mais il pose aussi beaucoup de questions », comme, en cas d’incendie, celle du temps d’extraction de la voiture qui a été augmenté. Lorsqu’on demande, quelque six mois plus tard, à Romain Grosjean s’il se sent plus en sécurité aujourd’hui, il laisse planer un long silence avant de lâcher un lapidaire : « Non. »
Les ingénieurs ont fait le job
Chez les ingénieurs, la satisfaction du devoir bien accompli domine. Prévenus officiellement en juillet 2017, ils ont fait le travail : intégrer et fixer sur les cockpits un halo de 10 kg, pour tous le même, capable de résister à une charge de 12 tonnes. Le plus compliqué pour eux a été de le faire à poids quasi constant, les monoplaces étant limitées à 733 kg, pilote inclus. Le centre de gravité a également été déplacé, d’où certaines modifications aérodynamiques.
« Heureusement, nous avions déjà travaillé sur un halo en 2016, tempère Nike Chester, directeur technique châssis chez Renault Sport F1. Nous avions étudié toutes les éventualités. Cela a été relativement facile et bien mené. » Avant de rappeler : « Nous avons eu des pilotes qui sont morts à cause de projectiles. C’est donc une bonne chose. »

   


Pour les patrons d’écuries, le débat est fini
Les patrons, eux, sont moins enthousiastes. Le « Donnez moi une tronçonneuse que je l’enlève ! » du patron de Mercedes Toto Wolff fin février restera dans les annales. Quatre arguments reviennent régulièrement. D’abord, le halo n’est pas esthétique. Ensuite, il ne s’inscrit pas dans l’ADN de la F1. « Si vous carénez les roues ou si vous couvrez la tête des pilotes, ce n’est plus de la F1 », assure un responsable. Enfin, cela déplaît aux fans, qui ont largement moqué le halo via les réseaux sociaux. Or le fan étant une denrée qui se raréfie, autant ne pas le contrarier. Seule solution, « remettre l’humain, c’est-à-dire le pilote, au cœur de la F1. » Pas gagné, derrière ses lunettes opaques, son casque et maintenant son halo.
Le temps a aussi posé problème. Cyril Abiteboul, directeur général de Renault Sport, et Eric Boulier, directeur sportif de McLaren, insistent. « Cela a pris des mois ! », lance ce dernier. Et ce temps représente « plusieurs centaines de milliers voire un million de dollars » de coûts supplémentaires, évalue le directeur des opérations Andrew Green de Force India. Néanmoins, Frédéric Vasseur, patron de Sauber Alfa Roméo, y voit toutefois plus d’avantages que d’inconvénients, en particulier en matière de sécurité : « Indéniablement, [le halo] est une protection pour le pilote. »
Indéniablement ? Le halo n’aurait pas empêché la mort de Jules Bianchi, qui a percuté un engin de levage lors du Grand Prix du Japon de 2014, et certains dénoncent une forme d’hypocrisie. « La FIA joue sur du velours, confie un responsable de communication. Qui va dire qu’elle ne veut pas plus de sécurité pour les pilotes ? » « Maintenant c’est un débat du passé, stoppe, pragmatique, Cyril Abiteboul. Le halo existe, il est là », après un vote à l’unanimité des écuries, condition à toute décision prise par la FIA. « Maintenant il faut l’exécuter du mieux possible. » Sur la piste refaite du circuit Catalunya, les voitures tournent à des vitesses jamais atteintes.

Immense lap times, and close to THREE race distances for some runners 👀

— F1 (@Formula 1)


require(["twitter/widgets"]);




                            


                        

                        

