<FILE-date="2018/03/13/19">

<article-nb="2018/03/13/19-1">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Fondateur de l’UDI devenu avocat, Me Paillé a proposé en 2016 à un entrepreneur italien « un arrangement » pour qu’il renonce à répondre à un appel d’offres.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Dominique Paillé, l’étrange intermédiaire des marchés parisiens de l’eau

Fondateur de l’UDI devenu avocat, Me Paillé a proposé en 2016 à un entrepreneur italien « un arrangement » pour qu’il renonce à répondre à un appel d’offres.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 18h10
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 18h27
    |

            Franck Johannès








                        



                                


                            

Marco Schiavio a de nouveau enregistré la conversation sans le dire. Ce n’est certes pas très élégant, mais le patron de la petite entreprise Passavant de Milan, spécialisée dans le traitement de l’eau, a bien compris que l’attribution des marchés, en France, ne répondait pas toujours au code des marchés publics. Il avait déjà discrètement enregistré les propositions de deux cadres d’OTV, une filiale de Veolia, qui tentaient de le dissuader d’attaquer en justice le marché de la refonte de l’usine de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine) qu’il avait perdu, et il a porté plainte le 12 janvier pour « ententes illicites, corruption et trafic d’influence ».
Le chef d’entreprise italien n’a pas renoncé pour autant à répondre aux appels d’offres du Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne, le Siaap, le puissant syndicat des eaux, doté d’un budget de 1,3 milliard d’euros, et chargé de nettoyer les eaux usées des quelque 9 millions d’habitants de quatre départements, dont Paris.
Le patron de la petite société milanaise s’était dit qu’il serait peut-être bon de s’adjoindre les services d’un conseil, d’autant qu’on lui répétait qu’il lui fallait un intermédiaire « capable de donner une crédibilité au groupement Passavant ». C’est ainsi qu’on lui a présenté, le 18 décembre 2014, un avocat bien sous tous rapports, Dominique Paillé, dont le cabinet est installé sur les Champs-Elysées.

L’homme est connu, pas tant pour ses plaidoiries que pour son passé politique. Dominique Paillé, 61 ans, a été maire des Aubiers, dans les Deux-Sèvres, sa commune de naissance. Il a rejoint le parti radical – un parti membre de l’UDF – en 1995, et dirigé la campagne européenne de François Bayrou quatre ans plus tard. Conseiller politique de Nicolas Sarkozy, il a rallié l’UMP dont il a été l’un des porte-parole, avant de participer à la fondation de l’UDI. Député des Deux-Sèvres de 1993 à 2007, il a brièvement été nommé,...




                        

                        


<article-nb="2018/03/13/19-2">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Julien Coupat, Yildune Lévy et six autres prévenus comparaissent devant le tribunal correctionnel de Paris. Laurent Borredon, journaliste au « Monde », répond à vos questions.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ 
<article-nb="2018/03/13/19-3">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Les cinq personnes interpellées mardi – quatre hommes et une femme – ont été placées en garde à vue pour association de malfaiteurs en vue de commettre des actes de terrorisme et financement d’une entreprise terroriste.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Cinq personnes arrêtées à Grenoble dans une opération antiterroriste

Les cinq personnes interpellées mardi – quatre hommes et une femme – ont été placées en garde à vue pour association de malfaiteurs en vue de commettre des actes de terrorisme et financement d’une entreprise terroriste.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 17h02
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 17h07
    |

            Soren Seelow (avec Le Monde.fr)








                        


Cinq personnes – quatre hommes et une femme - ont été arrêtées, mardi 13 mars, dans une opération antiterroriste à Grenoble, selon l’Agence France-Presse, information confirmée au Monde par une source judiciaire.
Les cinq individus ont été placés en garde à vue pour association de malfaiteurs en vue de commettre des actes de terrorisme et financement d’une entreprise terroriste. Deux des personnes interpellées ont 30 ans, et les autres ont 18 ans, 20 ans et 53 ans.
Les investigations des enquêteurs visent à préciser les liens qu’ils pouvaient avoir avec deux hommes originaires de la région grenobloise partis dans la région irako-syrienne ainsi que le soutien financier qu’ils ont pu leur apporter.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/13/19-4">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Grâce à la rage accumulée et un engagement dans la mouvance autonome, deux jeunes militantes de gauche victimes d’agressions sexuelles racontent leur parcours.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Violences sexuelles : quand la rage sert d’exutoire à la souffrance

Grâce à la rage accumulée et un engagement dans la mouvance autonome, deux jeunes militantes de gauche victimes d’agressions sexuelles racontent leur parcours.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 16h10
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 18h20
    |

            Sylvia Zappi








                        



                                


                            

Alice et Léa* ne sont plus les mêmes depuis qu’elles ont toutes deux été victimes d’une agression sexuelle. Décousues, cassées, presque mortes mais toujours vivantes malgré tout. Les deux jeunes femmes, anciennes de l’UNEF ou des Jeunesses communistes (JC), ont presque les mêmes mots pour raconter leur vie en mille morceaux. Une vie où on pense se noyer avant de remonter par palier. Grace à la rage accumulée et un engagement dans la mouvance autonome, elles racontent un parcours qui ressemble à bon nombre de ceux rencontrés lors des entretiens avec de jeunes militantes de gauche ayant subi des violences sexuelles.
Alice a d’abord fait le vide pour oublier. Puis le mal-être est monté par vagues, toujours plus fortes, jusqu’à la submerger. Cela fait maintenant trois ans que cette jeune femme de vingt ans tente de s’en sortir. Avec sa peau laiteuse et son carré court platine, elle a des faux airs de Nastassja Kinski dans le film Paris Texas : une fragilité cachée derrière un sourire rouge affiché comme une armure. De son viol, elle raconte peu. Une plainte a été déposée auprès de la brigade de protection des mineurs, après avoir été éconduite dans trois commissariats. Depuis, elle a suspendu ses études.
« Moi qui étais brillante scolairement, j’ai dégringolé. J’ai tenté de retourner en cours, mais je n’y arrive tout simplement pas », raconte la jeune femme, qui se traîne depuis trois ans en licence de sociologie. La fac est associée à l’environnement de son agresseur (ancien militant de l’UNEF) et les crises d’angoisse et problèmes de concentration la font lâcher à chaque semestre.
Look guerrier
Depuis son agression en mars 2015, elle décroche de tout. Mal défendue par ses anciens camarades du syndicat étudiant, mal accueillie par les policiers qui la dissuadent de porter plainte, mal suivie par son généraliste, mal conseillée par un psychologue du Bureau d’écoute psychologique universitaire (BAPU), Alice passe par de longs...




                        

                        


<article-nb="2018/03/13/19-5">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Le 8 mars, entreprises et politiques ont célébré les femmes qui réussissent, comme si leur droit à l’égalité était conditionné à leur mérite, souligne le professeur de philosophie Thomas Schauder.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

8 mars : une journée pour les droits de toutes les femmes, vraiment ?

Le 8 mars, entreprises et politiques ont célébré les femmes qui réussissent, comme si leur droit à l’égalité était conditionné à leur mérite, souligne le professeur de philosophie Thomas Schauder.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 15h58
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 17h44
   





                        



   


Chronique Phil d’actu. On connaissait le procédé consistant à transformer la « Journée internationale de lutte pour les droits des femmes » en « Journée de la femme », en oblitérant la dimension politique de l’événement pour en faire un simple prétexte publicitaire. Ainsi, la marque de chaussures Heyraud se vantait ce 8 mars de mettre « la femme à l’honneur » en offrant – 30 % sur sa nouvelle collection grâce au code promo « FEMME » ; un magasin Auchan dans le Rhône proposait – 20 % sur les rayons beauté et petit électroménager… Les exemples ne manquent pas, et il n’est pas utile de s’appesantir sur l’hypocrisie et le sexisme de ces manœuvres.

        Lire :
         

          Ne nous souhaitez pas une « bonne fête de la femme »



Plus intéressant néanmoins, Facebook arborait ce jour-là sur sa page d’accueil le message suivant :
« Les femmes qui nous inspirent : c’est la Journée internationale des femmes ! Toute l’équipe de Facebook espère que vous témoignerez de votre admiration pour les pionnières, les mentors et les meneuses qui vous inspirent. »
Une recherche rapide nous apprend que Facebook n’est pas seul dans ce cas. Apple a ainsi proposé du contenu inédit pour saluer « les femmes audacieuses », tandis que Google lançait une icône indiquant, après la recherche d’un établissement ou d’une société, « si celui-ci est possédé, dirigé ou a été fondé par une femme ». Même McDonald’s a justifié sa campagne publicitaire (consistant à renverser le M de son logo pour en faire le W de women) en affirmant qu’elle rendait hommage aux « extraordinaires accomplissements des femmes partout dans le monde, et particulièrement dans nos restaurants ».
Du droit au mérite
Le point commun de tous ces exemples, c’est qu’ils consistent à mettre l’accent non pas sur « les femmes », en tant que catégorie de la population (majoritaire, rappelons-le), mais sur « certaines » femmes. Et pas n’importe lesquelles : celles qui ont accompli, ou accomplissent, de grandes choses, les « pionnières », les « audacieuses », bref celles qui sont admirables, qui ont du mérite.
Or, le mérite est fondamentalement opposé au droit, lequel est par définition inconditionnel. Par exemple, en France, la présomption d’innocence est un droit et nul ne peut la remettre en cause, quelle que soit la gravité du crime dont on est accusé. Au contraire, le mérite est conditionné aux actes d’une personne, ou encore à ses qualités (entendues au sens large : sa manière d’être). Ainsi, si tout accusé a droit à la présomption d’innocence, celui qui est reconnu coupable mérite une sanction proportionnelle à la gravité de son acte.
Le choix des mots est donc important : en faisant référence aux femmes « qui nous inspirent », les grandes compagnies ne font pas seulement un coup marketing, mais révèlent une certaine vision du monde, dans laquelle le droit s’efface au profit du mérite (au passage, on notera que le problème est le même avec les cheminots, dont certains se demandent s’ils « méritent » leur statut, et non pourquoi ils n’y auraient plus « droit »).
L’illusion de l’empowerment
L’argument mis en avant dans ce type de discours au sujet des femmes est celui de l’empowerment, version aseptisée de « la volonté de puissance » nietzschéenne ou du conatus de Spinoza (c’est-à-dire le fait que chaque chose s’efforce de persévérer dans son être et d’augmenter sa capacité à agir). Il s’agirait de mettre en avant les femmes qui « réussissent », pour donner le bon exemple aux autres femmes, pour qu’elles se sentent plus en confiance et qu’elles développent, à leur tour, leur désir de « réussir ». Contre un féminisme accusé de placer toujours les femmes en position de victimes, attendant de l’Etat une protection, l’empowerment insiste sur le « devenir autonome » de l’individu.
C’est dans un état d’esprit similaire qu’Emmanuel Macron a prononcé son discours, le 8 mars, lors de la visite de l’entreprise Gecina, reconnue pour ses bonnes pratiques en matière de féminisation de ses instances dirigeantes :
« Il y a bien souvent une espèce d’autocensure (…) chez beaucoup de femmes. (…) Il faut qu’on arrive à casser des présupposés, des préjugés, des constructions (…). C’est non seulement indispensable dans notre société (…), mais c’est bon pour les entreprises qui le font (…) parce qu’on comprend d’autres choses, on a une organisation qui devient moins clanique (…), qui comprend d’autres réalités, qui a une sensibilité, donc une efficacité, une capacité à innover. »
C’est là que l’on peut débusquer l’illusion de cette notion d’empowerment, comme d’ailleurs de l’ensemble du « développement personnel » dont elle relève : elle présuppose que c’est de l’initiative privée que peut venir le changement. N’attendez pas de l’autorité publique qu’elle fasse son devoir (en l’occurrence, simplement appliquer la loi), « changez vos désirs plutôt que l’ordre du monde » aurait dit Descartes. En plus, « c’est bon pour les entreprises », alors pourquoi s’en priver ?
Une vision unique de la réussite
Dans cette vision utilitariste, les enjeux sociaux importants se trouvent, de fait, complètement évacués. Les problèmes de l’égalité des salaires, la remise en question préoccupante de l’IVG, l’émancipation de la tutelle masculine, les temps partiels imposés… tous ces problèmes collectifs s’effacent devant la logique individualiste : quand on veut, on peut, donc il suffit de montrer que c’est possible pour qu’on le veuille, CQFD.
Mais plus insidieusement, ce discours fondé sur la « réussite » offre de celle-ci une vision stéréotypée : réussir c’est innover, être un leader, gagner de l’argent, monter une entreprise, bref accomplir ce que le marché valorise. Le prétendu individualisme conduit ainsi à une définition unique de l’accomplissement, qui remplace la répartition hétéronormative du XIXe siècle (réussite professionnelle pour l’homme, maternité et tenue du foyer pour la femme). Le marché ne connaît pas d’hommes et de femmes, seulement des winners et des loosers…
Ainsi, ce discours de l’empowerment s’oppose à ce que Pénélope Bagieu a fait dans ses deux bandes dessinées Les Culottées, alors même que l’intention de départ pouvait sembler la même. Il ne s’agit pas seulement de femmes auxquelles l’histoire n’a pas suffisamment rendu hommage, mais de parcours personnels, singuliers, et donc des visions singulières de la réussite. Surtout, l’auteur nous fait voir que toutes ces femmes ont dû affronter la difficulté que représentait le fait d’être une femme dans une société misogyne. Ainsi, les femmes qui ont réussi n’ont jamais réussi parce qu’elles étaient des femmes, mais parce qu’elles en avaient les capacités en tant qu’individus ; alors que bien trop souvent, les femmes qui ont échoué ont échoué parce qu’elles étaient des femmes et que la société ne leur a pas laissé réaliser leur projet.
Voir le blog Les culottées, de Pénélope Bagieu, qui réunit trente portraits dessinés de « femmes qui ne font que ce qu’elles veulent ».
Ce qui nous montre qu’il ne suffit pas de se changer soi-même : une transformation sociale implique qu’il y ait une lutte au sein de la société. Que l’on admire légitimement « les pionnières, les mentors et les meneuses » ne doit pas nous faire oublier les modestes, les invisibles, les victimes, les petites mains… et de nous révolter contre les injustices.
Thomas Schauder
Un peu de lecture ?
– Pénélope Bagieu, Les Culottées (deux volumes), Gallimard, 2016 et 2017.
– Liv Strömquist, Les Sentiments du prince Charles, Rackham, 2016 ; L’Origine du monde, Rackham, 2016.

A propos de l’auteur de la chronique
Thomas Schauder est professeur de philosophie. Il a enseigné en classe de terminale en Alsace et en Haute-Normandie. Il travaille actuellement à l’Institut universitaire européen Rachi, à Troyes (Aube). Il est aussi chroniqueur pour le blog Pythagore et Aristoxène sont sur un bateau. Il a regroupé, sur une page de son site, l’intégralité de ses chroniques Phil d’actu, publiées chaque mercredi sur Le Monde.fr/campus.

        Lire aussi :
         

                Chronique philo : « Star Wars », la fin des mythes




        Lire aussi :
         

                #balancetonporc : derrière la polémique, un fait social




        Lire aussi :
         

                Macron : « Dire la vérité », ou le triomphe de la morale sur le politique








                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/13/19-6">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Les représentants des citoyens refusent de dialoguer avec la ministre des outre-mer. Ils jugent ses annonces insuffisantes et réclament un plan de développement.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

A Mayotte, le dialogue avec la ministre Annick Girardin tourne court

Les représentants des citoyens refusent de dialoguer avec la ministre des outre-mer. Ils jugent ses annonces insuffisantes et réclament un plan de développement.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 15h31
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 16h31
    |

            Patrick Roger








                        


Réunis pendant plus de trois heures en début d’après-midi, mardi 13 mars, les représentants du collectif de citoyens, de l’intersyndicale et des élus de Mayotte ont finalement refusé, après de longues discussions et alors qu’apparaissent des divisions dans le mouvement, l’offre de dialogue lancée par la ministre des outre-mer, Annick Girardin. Cette dernière, retranchée dans la résidence du préfet, aura tenté en vain d’établir des contacts et de solliciter des interventions de médiation.

        Lire aussi :
         

                De nouvelles manifestations à Mayotte au lendemain des propositions d’Annick Girardin



Rien n’y a fait. Aux alentours de 16 h 30, alors que la rencontre était prévue à 14 heures, la délégation accostait au ponton de Petite-Terre. Munie en quelque sorte d’un mandat : dire à la ministre qu’elle retourne en métropole, que les représentants du mouvement ne discuteraient pas avec elle, ni avec les trois hauts fonctionnaires missionnés qui l’accompagnent.
Des annonces insuffisantes
Fatihou Ibrahim, un des porte-parole du mouvement, résume la position commune arrêtée par le collectif, les élus et l’intersyndicale. « Nous allons voir la ministre et lui expliquer que la tonalité qu’elle a donnée à sa visite n’a pas du tout plu aux Mahorais. Ceux-ci ont compris que c’était une mascarade », explique-t-il.

        Lire aussi :
         

                A Mayotte, les difficultés de la ministre Annick Girardin pour « renouer le dialogue »



« La ministre n’est pas le bon interlocuteur, poursuit M. Ibrahim. Elle nous a manqué de respect. Nos camarades ne comprendraient pas que nous discutions avec elle. Puisqu’elle n’est qu’une boîte aux lettres, nous lui remettons un courrier commun des élus et des syndicats pour qu’elle le remette aux personnes compétentes. Que le gouvernement nous envoie un véritable interlocuteur, capable de prendre des engagements sur trois points : un plan de rattrapage pour Mayotte, un plan de développement et des moyens contre l’insécurité. »
Pour le jeune leadeur, les mesures annoncées la veille par la ministre sur ce dernier point « ne sont pas des mesures ». Et il ne voit pas l’intérêt d’engager des discussions avec les trois missionnaires puisqu’« ils ne sont pas mandatés ». Lundi, Mme Girardin avait annoncé que soixante gendarmes supplémentaires allaient être maintenus sur le territoire jusqu’à la fin de l’année scolaire, qu’une brigade de gendarmerie allait être créée à Koungou et que de nouveaux renforts de policiers et de gendarmes devraient arriver d’ici au 1er août pour être affectés à la brigade de prévention de la délinquance juvénile.

        Lire aussi :
         

                Mayotte : la ministre des outre-mer, Annick Girardin, annonce des mesures pour la sécurité et contre l’immigration illégale



A vingt-quatre heures d’une catastrophe sanitaire
Avant de pénétrer dans la résidence du préfet, le porte-parole prévient. « Nous allons la voir par politesse mais uniquement pour lui dire que nous avons compris son jeu. Mayotte traverse une crise comme on n’en a jamais connu, sauf peut-être en 1976. Nous, syndicats et collectifs, nous faisons l’écho de la souffrance des gens. Le mouvement va continuer tant que le gouvernement ne se décidera pas à prendre en considération l’ampleur de la crise. »
La ministre a, en principe, prévu de repartir mardi soir en métropole pour faire un exposé de la situation au conseil des ministres qui se tiendra mercredi. Dans la matinée, lors de sa visite du centre hospitalier de Mayotte, les autorités hospitalières ont fait savoir que le département était « à vingt-quatre heures d’une catastrophe sanitaire ». Les tentatives de discussion, pour l’heure, semblent bel et bien vouées à l’échec.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/13/19-7">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Tout, à la City, à Londres, est organisé pour les hommes. La finance reste l’un des secteurs les plus machos, constate le correspondant du « Monde » à Londres, Eric Albert.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Petite balade » dans la « Cité » des hommes

Tout, à la City, à Londres, est organisé pour les hommes. La finance reste l’un des secteurs les plus machos, constate le correspondant du « Monde » à Londres, Eric Albert.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 12h21
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Lettre de la City. Parfois, l’évidence est devant nous mais on ne la voit plus. Alors – mea culpa – il a fallu qu’une banquière française me la pointe du doigt pour que la vérité apparaisse à ma vue : à la City, dans les rues, tout est organisé pour les hommes.
Les statistiques sont connues. Au Royaume-Uni, d’après le think tank New Financial, seuls 14 % des membres des comités de direction des sociétés financières sont des femmes (la France est à peu près au même niveau, à 16 %, contre 34 % en Scandinavie). Le bonnet d’âne revient au private equity (10 %) et aux hedge funds (11 %). Sous pression depuis quelques années, les conseils d’administration ont fait un effort, mais la proportion demeure de seulement 23 %.
Un relent de cadeaux achetés par ces messieurs
Mais nul besoin de faire de sérieux calculs statistiques pour le savoir. « Promenez-vous à la City : tous les magasins sont pour les hommes. Il n’y a que des coiffeurs pour hommes, des boutiques de complets, des vêtements pour hommes. Impossible d’y faire la moindre course », souligne cette banquière, qui tient à rester anonyme. Elle est arrivée à Londres il y a quatre ans, et la différence avec Paris lui a sauté aux yeux.
Petite démonstration, un mardi en fin de journée, au Royal Exchange, un ancien bâtiment reconverti en cafés et magasins, situé en face de la Banque d’Angleterre, au cœur de la City. Le défilé des vitrines est sans appel : un magasin de chaussures pour homme, un autre de lunettes avec un rayon pour femme quasi inexistant, un troisième de cosmétiques pour homme, un quatrième de sacoches en cuir…

Et quand les produits sont pour les femmes, il y a comme un relent de cadeaux achetés par ces messieurs sur le chemin du retour chez eux, avec beaucoup de bijoutiers. A l’intérieur du bâtiment, des collègues de bureau prennent un verre après le travail : à 18 heures, ce jour-là, on trouve quarante hommes...




                        

                        


<article-nb="2018/03/13/19-8">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Alors que les candidats ont jusqu’à mardi 13 mars à 18 heures pour saisir leurs vœux postbac, les réponses de deux conseillères d’orientation du CIO Mediacom lors d’un tchat sur LeMonde.fr.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Parcoursup 2018 : « La date limite pour compléter et modifier vos dossiers est le 31 mars »

Alors que les candidats ont jusqu’à mardi 13 mars à 18 heures pour saisir leurs vœux postbac, les réponses de deux conseillères d’orientation du CIO Mediacom lors d’un tchat sur LeMonde.fr.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 12h16
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 18h15
    |

            Claire Ané et 
Séverin Graveleau








                        



   


Distinguer la date limite pour formuler des vœux sur Parcoursup (mardi 13 mars) de la date limite pour finaliser son dossier (notes, CV, lettres de motivation de l’onglet « Projet de formation motivé ») et confirmer ses vœux, nombre de vœux à formuler, conseils pour le CV et la lettre de motivation, particularités pour les étudiants en réorientation…, Martine Vanhamme-Vinck et Sylvie Boudrillet, respectivement directrice et conseillère d’orientation du centre d’information et d’orientation (CIO) Mediacom, ont répondu aux questions d’internautes lors d’un tchat en direct sur lemonde.fr, lundi 12 mars, veille de la date limite pour faire ses vœux sur Parcoursup. Voici leurs conseils.
Quelle est la date limite pour remettre la lettre de motivation et le CV ? Le 13 mars ou le 31 mars ? Sera-t-il possible de modifier ou de compléter la lettre de motivation après le 13 mars ?
Martine Vanhamme-Vinck et Sylvie Boudrillet : Vous avez jusqu’au 13 mars à 18 heures (l’heure limite a finalement été repousée à 23 heures « face à la grande affluence sur la plateforme ») pour saisir vos vœux. Au-delà, vous ne pourrez plus en ajouter, ni en supprimer. Vous aurez jusqu’au 31 mars pour compléter et modifier vos dossiers (renseigner les onglets « CV », « projet de formation motivé » (les lettres de motivation), « ma préférence », et les autres pièces qui vous seraient demandées), même si vous avez déjà confirmé vos vœux.

        Lire aussi :
         

                Parcoursup 2018 : CV, lettre de motivation, inscription, fonctionnement… ce qu’il faut savoir pour faire ses voeux




        Lire aussi :
         

                Parcoursup 2018 : Pourquoi indiquer une préférence dans ses vœux d’orientation post-bac?



Que se passe-t-il si l’on ne confirme pas ses vœux le 31 mars ?
Dans ce cas, aucun de vos vœux ne sera pris en compte, vous n’aurez donc aucune réponse d’établissement, et vous devrez attendre l’ouverture de la procédure complémentaire le 26 juin pour formuler de nouveaux vœux. Mais attention, à ce moment-là, vous ne pourrez formuler de vœux que dans les formations ayant encore des places vacantes.
Le conseil de classe ne se fera que vendredi : il ne semble pas possible de confirmer les vœux sans toutes les notes… Est-ce que vous le confirmez ?
Oui ! En effet, les élèves de terminale n’ont pas encore leurs bulletins du second trimestre, nécessaires pour confirmer leurs vœux. Tous les auront avant le 31 mars, qui est la date limite de confirmation des vœux.
Faut-il remplir obligatoirement 10 vœux ?
Non, le nombre de dix vœux est un maximum. Il ne faut demander que ce que l’on souhaite véritablement.
Ma fille ne souhaite mettre qu’un vœu, droit, est-ce que c’est possible ou problématique ?
Techniquement, c’est possible. Mais attention, les licences de droit étant très demandées, vous n’êtes pas assurée d’avoir une place si vous ne demandez qu’une seule université. Mieux vaut donc faire un vœu en droit dans plusieurs universités.
Ma fille a souhaité n’exprimer qu’un seul et unique vœu car elle est déterminée quant aux études supérieures qu’elle veut faire, à savoir psycho, dans sa ville de résidence. Peut-elle être « sanctionnée » pour cela ?
Elle ne sera pas sanctionnée, mais elle peut se retrouver « en attente » s’il y a plus de demandes que de places dans la licence qu’elle vise. Il ne faudra pas qu’elle s’inquiète si elle n’a pas de « oui » ou « oui, si » le 22 mai, des places se libéreront au fil de l’eau.
En ce qui concerne l’inscription en PASSES (première année commune aux études de santé), j’ai compris qu’il fallait renseigner tous ses choix d’université et qu’aucune priorité particulière n’était prise en compte. Comment faire lorsque l’on cible une université en particulier ? Ne risque-t-il pas d’y avoir des élèves avec plusieurs affectations et d’autres sans affectation si les universités choisissent indépendamment les unes des autres ?
Si vous parlez de la Paces en Ile-de-France, sept universités la proposent, mais vous n’êtes pas obligé de les demander toutes. Mais comme il s’agit d’une filière en tension, c’est-à-dire très demandée, vous avez intérêt à ne pas en demander qu’une seule. Chaque candidat recevra une réponse pour chaque université demandée. Au 22 mai, vous pourriez être « en attente » pour votre ou vos vœux, mais des places se libéreront ensuite, puisque chaque candidat ne peut conserver qu’un seul « oui » s’il en a reçu plusieurs.
Les écoles voient-elles les autres choix d’un candidat ? Si je postule pour UTC, INSA Lyon et la prépa Saint-Louis, est-ce que l’une de ces formations voit mes deux autres vœux ? Si je postule pour 3 INSA (Lyon, Toulouse et Rouen) est-ce que l’une voit mes autres vœux ?
Chaque formation ne voit que les vœux qui lui sont adressés. Elle n’a pas accès à l’ensemble des vœux d’un candidat.
Comment renseigner une potentielle année de césure post-bac dans Parcoursup ?
Vous ne pourrez demander une césure qu’une fois inscrit dans une formation, il faut donc faire au moins un vœu sur Parcoursup d’ici à mardi 13 mars à 18 heures. Sur votre dossier, vous devrez cocher « demande de césure ». Une fois admis dans une formation, il faudra effectuer votre inscription administrative dans l’établissement. La césure vous sera accordée ou pas par le président ou directeur de l’établissement, en fonction de votre projet.
Sur Parcoursup, l’établissement ne sera pas au courant de votre demande de césure. Cela n’interviendra donc pas dans la décision de vous accepter ou non dans cette formation.
Dans les académies où la Manaa (mise à niveau en arts appliqués) n’existe plus, on n’a plus besoin de remise à niveau si on n’a pas le bac qu’il faut ?
Oui, vous pouvez directement postuler un DNMADE [diplôme national des métiers d’art et du design], qui remplace dans treize académies la Manaa, et qui est accessible quel que soit le bac que vous avez ou allez obtenir. Attention, il s’agit d’une formation très sélective !

        Lire aussi :
         

                Parcoursup 2018 : un voeu d’inscription en Manaa ou en DNMADE ?



Demander un CV à un jeune de 17 ans… N’est-ce pas une absurdité ? Que conseillez-vous d’y mettre ?
Sachez que vous pouvez mettre en valeur différentes expériences et compétences que vous développez au lycée ou en dehors. Vous trouverez des conseils sur cette fiche pédagogique de l’Onisep. Vous pouvez par ailleurs bénéficier d’un accompagnement de vos deux professeurs principaux et du psychologue de l’éducation nationale (conseiller d’orientation), d’ici à la date limite pour le renseigner, qui est le 31 mars.

        Lire aussi :
         

                Parcoursup 2018 : Pourquoi indiquer une préférence dans ses vœux d’orientation post-bac?



J’ai du mal à faire ma lettre de motivation, comment faire pour se mettre en valeur ? Comment la rédiger ? Est-ce le même format que lorsqu’on postule à une offre d’emploi pour la longueur, les formules de politesse ?
Vous devez respecter les indications sur Parcoursup. En général, il est demandé de rédiger le projet de formation en 1 500 signes. Ce qui va primer, c’est la qualité de votre argumentation. Vous pouvez vous faire aider, par les professeurs principaux et le psychologue de l’éducation nationale (conseiller d’orientation). Et vous pouvez consulter la fiche pédagogique rédigée par l’Onisep. Quant à la formule de politesse, elle sera toujours bienvenue !
Etant étudiante en études supérieures, je souhaite me réorienter dès l’année prochaine. Est-ce que les futurs bacheliers sont prioritaires pour des places type BTS ou DUT par rapport à moi ?
Dans toutes les filières sélectives, seule la qualité de votre dossier entre en ligne de compte (CV, résultats scolaires, projet de formation motivé).
Ma filleule a interrompu sa 1re année de fac avant la fin du 1er semestre. Que doit-on indiquer sur parcoursup ? Si on met la 1re année avec interruption, nous devons quand même rentrer des notes, ce qui n’est donc pas possible pour elle…
Vous devez remplir le bulletin du premier semestre 2017-2018 en inscrivant, comme indiqué sur l’écran, la lettre N (en majuscule) dans toutes les cases pour lesquelles vous n’avez pas de notes (aucune ne doit rester vide pour pouvoir aller plus loin).
Les étudiants ayant déjà effectué une année dans l’enseignement supérieur et désormais en réorientation seront-ils jugés comme non prioritaires pour les licences ? En effet, nous ne disposons pas de fiche avenir pour nous différencier…
Les futurs bacheliers et les étudiants en réorientation seront traités de la même manière. Seuls les élèves de terminale sont en possession d’une fiche Avenir. Un étudiant en réorientation a la possibilité (ce n’est pas obligatoire) de télécharger une attestation de suivi du projet de réorientation, disponible sur Parcoursup, et de la faire remplir par le service auquel il s’est adressé pour construire son nouveau parcours de formation (CIO, ou Scuio si vous êtes à l’université, etc.).

« Le Monde » aide les jeunes à s’orienter vers les études supérieures
En cette période de formulation et de confirmation des vœux d’orientation sur la nouvelle plate-forme d’admission post-bac, Parcoursup, Le Monde Campus propose reportages, décryptages, tchats, à retrouver sur ses sous-rubriques O21, Etudes supérieures et Parcoursup APB.
Pour aider les 16-25 ans, leurs familles et les enseignants à se formuler les bonnes questions au moment d’effectuer les vœux d’orientation, Le Monde organise également les conférences O21/S’orienter au 21e siècle, à Paris (17 et 18 mars), après Nancy, Lille, Nantes et Bordeaux.

        Lire aussi :
         

                Choisir son orientation : participez à nos conférences O21 à Paris, les 17 et 18 mars








                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/13/19-9">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Les projets de textes qui circulent sur la réforme du baccalauréat soulèvent des difficultés d’organisation.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Enjeu majeur du futur bac,  le contrôle continu interroge

Les projets de textes qui circulent sur la réforme du baccalauréat soulèvent des difficultés d’organisation.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 12h10
    |

                            Soazig Le Nevé, 
                            Mattea Battaglia et 
Violaine Morin








                        



                                


                            
Réduire le nombre d’épreuves terminales du baccalauréat en multipliant le nombre d’épreuves anticipées va-t-il dans le sens de la « simplification » de l’examen promise par le candidat Macron à l’horizon 2021 ? Sans attendre que les projets de décret et d’arrêtés portant sur la réforme du bac leur soient officiellement soumis, lors d’un Conseil supérieur de l’éducation programmé mercredi 21 mars, les syndicats d’enseignants ont soulevé la question.
A la lecture d’une première version des textes législatifs qui devaient leur être présentés mardi 13 mars au matin, tous – ou presque – ont sorti leur calculatrice. Pour le SE-UNSA, organisation dite réformiste, le bac « nouvelle formule » pourrait compter une vingtaine d’épreuves au total, estime sa porte-parole, Claire Krepper. Le SNES-FSU, majoritaire, qui devait boycotter la réunion de mardi, a, lui, comptabilisé « 28 voire 29 futures épreuves ». Une « usine à gaz », redoute Claire Guéville, la responsable du secteur lycée de ce syndicat qui, dans un communiqué lundi 12 mars, a demandé une « remise à plat totale du projet de réforme ». La secrétaire générale du syndicat réformiste SGEN, Catherine Nave-Bekhti, regrette une réforme « incohérente et bâclée ».

Les grandes lignes du nouveau bac ont été dévoilées par le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, en conseil des ministres le 14 février : le baccalauréat réformé comprendrait quatre épreuves terminales (cinq, en comptant le français en classe de 1re), le reste relevant d’une évaluation en contrôle continu. Les modalités de celui-ci, enjeu un temps éclipsé par les annonces autour du « grand oral » ou des épreuves dites « de spécialités », poussent la communauté éducative à s’interroger.
« Tunnel de partiels »
Les projets de textes que Le Monde a pu consulter en donnent, il est vrai, une version plus complexe qu’attendu. Il devrait y avoir trois séries d’épreuves communes anticipées, étalées pratiquement...




                        

                        


<article-nb="2018/03/13/19-10">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Face à « l’impasse des négociations », l’intersyndicale a signé lundi un protocole de sortie de grève. Les agents dénoncent leurs conditions de travail et la future loi asile-immigration.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Cour nationale du droit d’asile : fin de la grève après 28 jours de mobilisation

Face à « l’impasse des négociations », l’intersyndicale a signé lundi un protocole de sortie de grève. Les agents dénoncent leurs conditions de travail et la future loi asile-immigration.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 11h47
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 14h43
   





                        



   


La grève, historiquement longue, des rapporteurs à la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) a pris fin lundi 12 mars après vingt-huit jours de mobilisation visant à dénoncer leurs conditions de travail, ainsi que celle des avocats, qui menaient leur propre mouvement, a annoncé l’intersyndicale.
« Après vingt-huit jours de grève, face à l’impasse des négociations et à la stratégie d’épuisement des directions de la Cour et du Conseil d’Etat, les agents ont finalement décidé de signer un protocole de sortie de grève, pourtant largement insuffisant », écrit l’intersyndicale dans un communiqué.

        Lire notre reportage :
         

          A la Cour nationale du droit d’asile, une grève contre la future loi immigration



Si elle reconnaît « certaines avancées », elle estime toutefois « qu’aucune solution sur les revendications essentielles » portées par les agents durant le mouvement de grève n’a été apportée.
« Carences des politiques publiques »
Dénonçant « l’absence de véritable projet de juridiction » et « des carences des politiques publiques concernant la CNDA », l’intersyndicale prévient que « les agents poursuivront leur mobilisation afin que des solutions concrètes soient apportées dans les meilleurs délais ».
Les rapporteurs de la CNDA dénonçaient des conditions de travail « au rabais » et une « politique du chiffre », alors que la Cour a rendu 47 814 décisions en 2017.
En grève depuis le 13 février pour dénoncer le projet de loi asile-immigration porté par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, les avocats déploraient quant à eux la diminution du délai pour déposer sa demande, la réduction du délai pour exercer son droit à recours, l’absence de caractère suspensif de la plupart des recours, la multiplication des décisions rendues par ordonnance et le recours à la visioconférence.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/13/19-11">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Mis en cause dans un assassinat, Jacques Santoni, présenté comme le chef de la bande dite du Petit Bar, s’est attaché les services de la communicante Anne Hommel.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le parrain corse, le repenti et la communicante

Mis en cause dans un assassinat, Jacques Santoni, présenté comme le chef de la bande dite du Petit Bar, s’est attaché les services de la communicante Anne Hommel.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 11h40
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 11h49
    |

            Simon Piel








                        



                                


                            
Sa silhouette, toujours dans l’ombre des puissants pris dans les tourments médiatico-judiciaires, n’est pas passée inaperçue à la cour d’assises d’Aix-en-Provence, en cette mi-février. Anne Hommel, dirigeante et fondatrice de la société de communication Majorelle, connue pour avoir conseillé Dominique Strauss-Kahn, Jérôme Cahuzac ou l’oligarque russe Dmitri Rybolovlev, avait une fois de plus les intérêts d’un homme de pouvoir à défendre.
Un homme au profil assez éloigné des clients qu’elle a l’habitude d’accompagner : présenté par la police judiciaire comme le parrain de l’équipe dite du Petit Bar (dont certains membres ont déjà été condamnés pour extorsion, trafic de stupéfiant ou tentative d’assassinat), exerçant son emprise mafieuse sur la région d’Ajaccio et au-delà, et accusé d’avoir commandité l’assassinat d’Antoine Nivaggioni, un ancien nationaliste corse reconverti dans les affaires.
Déjà défendu par Pascal Garbarini et Emmanuel Marsigny, deux avocats pénalistes expérimentés, Jacques Santoni, 40 ans, a décidé de s’adjoindre les conseils d’une communicante, dessinant encore un peu plus en creux l’envergure qu’il a pris ces dernières années. Ce partenariat surprenant signe aussi une évolution chez les professionnels de la communication judiciaire qui se gardaient bien jusque-là de prendre le risque d’être associés à des figures du crime organisé.
Procès très médiatisé
S’agissait-il, comme l’explique le site de l’entreprise Majorelle dans la présentation de ses missions de lui faire « bénéficier d’un accompagnement de qualité pour ses relations avec la presse » ? Contactée par Le Monde, Anne Hommel n’a pas donné suite. Selon nos informations, la communicante s’est activée auprès de plusieurs médias pour faire valoir les arguments de la défense avant l’ouverture du procès après avoir rencontré Jacques Santoni pour mettre au point une stratégie. Il s’agissait, par exemple, d’insister sur le parcours de la...




                        

                        


<article-nb="2018/03/13/19-12">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Dans un entretien au « Monde », deux dirigeants d’une filiale de Veolia mis en cause par l’entreprise italienne Passavant nient toute tentative de corruption. Sans savoir que certaines conversations ont été enregistrées à leur insu.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Patrick Barbalat et Didier Le Tallec : « Il n’y a jamais eu de “négociation” »

Dans un entretien au « Monde », deux dirigeants d’une filiale de Veolia mis en cause par l’entreprise italienne Passavant nient toute tentative de corruption. Sans savoir que certaines conversations ont été enregistrées à leur insu.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 11h36
    |

            Franck Johannès








                        



                                


                            
Patrick Barbalat, le directeur général adjoint d’OTV, une filiale de Veolia, et Didier Le Tallec, alors responsable des grands projets de la même société, démentent avoir cherché à dissuader Marco Schiavio, le patron de l’entreprise italienne Passavant, de déposer un recours devant le tribunal administratif, en échange de parts de marché. Ils assurent au contraire que « la réalité est simple : nous avons fait l’objet d’un chantage auquel nous avons refusé de répondre ».
L’enregistrement clandestin de l’un des rendez-vous, dont ils ignorent l’existence, semble cependant prouver qu’ils ont bien cherché, moyennant finances, à empêcher Marco Schiavio de déposer ce recours.
Les deux cadres, mis en cause dans la plainte pour corruption de Passavant, ont préféré répondre au Monde par écrit, et déclaré la même chose au mot près.
Est-il exact que vous avez proposé le 15 janvier 2014 à M. Schiavio d’augmenter son offre sur le ­marché de Clichy de 100 millions d’euros en échange d’un million d’euros ?
Patrick Barbalat J’ai été contacté par M. Lasagni [président de GLS, un membre du groupement Passavant], qui m’a indiqué que M. Schiavio souhaitait me rencontrer à son hôtel. Je ne savais pas avant cette rencontre que Passavant envisageait de déposer une offre pour le projet de Clichy-la-Garenne. Lors de ce rendez-vous, M. Schiavio m’a proposé de ne pas déposer d’offre compétitive sur le projet en échange d’une somme d’argent. La taille de la société de M. Schiavio (qui réalise 20 millions d’euros de chiffre d’affaires et répondait à un marché quarante fois supérieur) ne me paraissait pas en adéquation avec l’importante expertise réclamée pour ce marché. J’ai tout de suite compris que j’étais l’objet d’un chantage. J’ai joué la comédie et répondu poliment, en lui laissant espérer un arrangement de ce type, pour démasquer plus avant ce maître chanteur. Bien évidemment, et en conformité avec la déontologie...




                        

                        


<article-nb="2018/03/13/19-13">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Mettre en doute ou minimiser la parole des femmes victimes peut être dévastateur, préviennent les associations.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Violences sexuelles : parler, oui, mais dans de bonnes conditions

Mettre en doute ou minimiser la parole des femmes victimes peut être dévastateur, préviennent les associations.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 11h35
    |

            Solène Cordier








                        



                                


                            
Les associations sont unanimes. Pour une victime de violences sexuelles, parler est un premier pas vers la reconstruction, même si les conséquences, en particulier lors de prises de parole publiques, peuvent se révéler douloureuses. Encore faut-il que ces témoignages, qui peinent souvent à être formulés, soient reçus avec les égards nécessaires. Pour « déposer leur parole », les victimes ont besoin d’un climat d’empathie, de ne pas se sentir jugées, elles qui éprouvent déjà si souvent une forme de culpabilité. C’est cette qualité d’écoute à laquelle sont formés les bénévoles et les salariés dans les permanences téléphoniques d’urgence ou dans les centres d’accueil spécialisés.

Quand les confidences se font ailleurs, lors d’échanges avec des proches ou encore dans un commissariat lors d’un dépôt de plainte, le témoignage peut se transformer en calvaire. La parole des victimes est parfois questionnée, mise en doute, ce qui constitue souvent un nouveau traumatisme, en particulier quand il s’agit d’un premier récit. Certaines femmes ayant témoigné sur les réseaux sociaux de leurs agressions, dans le sillage de l’affaire Weinstein, l’ont appris à leurs dépens en recevant des réponses très agressives, à mille lieues de la bienveillance prônée par les associations.
Effet « boomerang »
Face à une parole parfois décousue, imprécise, l’interlocuteur non averti peut être désarmé, voire méfiant. L’attitude de la victime est d’ailleurs quelquefois déconcertante, souligne la docteur Nathalie Grosleron, responsable du Cauva, une structure qui accueille en urgence les victimes d’agression dans l’enceinte du CHU de Bordeaux. « Certaines femmes peuvent raconter leur histoire avec un grand détachement, parfois même avec un sourire. Quand on n’est pas habitué à ces situations, on pourrait ne pas les croire, or ces femmes-là sont dans un effondrement psychique. D’autres sont prostrées, mutiques, il y a tous les cas de figure. »
L’écoute inconditionnelle...




                        

                        


<article-nb="2018/03/13/19-14">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Une délégation d’élus et de l’intersyndicale doit rencontrer mardi après-midi la ministre des outre-mer et les trois missionnaires du gouvernement.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

De nouvelles manifestations à Mayotte au lendemain des propositions d’Annick Girardin

Une délégation d’élus et de l’intersyndicale doit rencontrer mardi après-midi la ministre des outre-mer et les trois missionnaires du gouvernement. Un rendez-vous déterminant.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 11h36
    |

            Patrick Roger (Mamoudzou, envoyé spécial)








                        



   


La Marseillaise retentit sur la place de la République de Mamoudzou, la préfecture de Mayotte, entonnée à pleins poumons par les milliers de manifestants qui viennent de défiler dans les rues de la ville à l’appel du collectif et de l’intersyndicale à la tête du mouvement social engagé depuis le 20 février. Il est midi, mardi 13 mars, la manifestation se disperse dans le calme, les chants et les danses. Malgré l’improvisation de cette initiative et les barrages maintenus dans toute l’île, le succès a été au rendez-vous. La veille, à peine quelques centaines de personnes s’étaient déplacées au même endroit, à l’arrivée de la ministre des outre-mer, Annick Girardin.
Après l’échec de ses tentatives, lundi, pour engager le dialogue avec les représentants du mouvement, la ministre a décidé de rester sur place et leur a lancé un nouvel appel à se rencontrer. Toute la soirée et toute la nuit de lundi à mardi, des émissaires se sont efforcés de renouer le contact après la position de fermeté affichée la veille par le collectif. Selon nos informations, Mme Girardin s’est même entretenue au téléphone avec le député (LR) de Mayotte, Mansour Kamardine, personnalité de poids sur la scène politique mahoraise, mais qui était jugé jusqu’à présent persona non grata.

        Lire aussi :
         

                A Mayotte, les difficultés de la ministre Annick Girardin pour « renouer le dialogue »



Un dialogue sur le fil
Au fil de la soirée, les positions ont commencé à évoluer et, mardi matin, le cabinet de la ministre faisait savoir que les élus et l’intersyndicale avaient accepté un rendez-vous à 14 heures à la résidence du préfet. Peut-être une première avancée dans la reprise du dialogue, fragile, à la merci de la moindre faute de carre. Et, chez les manifestants, cette décision est diversement reçue. Certains estiment qu’il est temps d’engager des discussions, tout en restant fermes sur les conditions de ce dialogue. Ils veulent juger sur pièces de la sincérité des engagements pris par Mme Girardin.
Beaucoup, cependant, restent convaincus que la ministre des outre-mer n’est pas légitime, qu’elle n’a aucun pouvoir, et exigent la venue du premier ministre ou du ministre de l’intérieur. Alors que le défilé traverse la ville dans le calme, un soudain mouvement de foule survient aux abords du conseil départemental. Plusieurs centaines de manifestants s’engouffrent dans le bâtiment en apparence vide puisque les personnels sont en grève.
Rendez-vous déterminant
En fait, une information a circulé selon laquelle la délégation d’élus et de l’intersyndicale qui doit rencontrer la ministre des outre-mer et les trois missionnaires chargés d’engager un travail de long terme est en train de se réunir à l’intérieur pour préparer ce rendez-vous. Les manifestants leur intiment l’ordre de quitter les lieux. A leurs yeux, ils ne sont pas légitimes.
L’incident témoigne de la tension au sein du mouvement et de la fragilité des tentatives de discussion. Certains éléments campent sur une position radicale et, au « dialogue » souhaité par la ministre, répondent « négociation » sur la base de la plate-forme de soixante et une propositions élaborée par le collectif.
Quoi qu’il en soit, le rendez-vous de mardi après-midi peut s’avérer déterminant. Certains responsables de l’intersyndicale n’hésitent pas à faire savoir que, si les engagements de la ministre et de la mission n’étaient pas à la hauteur, ce qui remettrait en question leur légitimité, ils se retireraient du mouvement. Qui pourrait alors échapper à tout contrôle.

        Lire aussi :
         

                L’immigration, un facteur important de la démographie à Mayotte






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/13/19-15">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Des femmes racontent la violence de ce qu’elles ont dû affronter une fois le silence brisé. Après le soulagement, la peur reprend vite le dessus.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
édition abonné


#metoo : le vertige de la vie d’après pour les victimes d’agressions sexuelles

Des femmes racontent la violence de ce qu’elles ont dû affronter une fois le silence brisé. Après le soulagement, la peur reprend vite le dessus.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 16h08
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières et 
Emeline Cazi








                        



                                


                            

Une femme blonde pose, seins nus ou le corps simplement couvert d’une résille, dans des positions volontairement suggestives. Du très banal pour Playboy. L’invitée de ce numéro de décembre 2016 l’est beaucoup moins, et sa démarche, plus surprenante encore. Elle accompagne sa série en noir et blanc d’un texte d’une courte page. « Rien n’est plus beau que d’imaginer que cette fille, là-bas, cette fille qui un jour a subi la violence d’un homme (…) a le droit d’être femme, et même garce ou frivole, sage ou délurée. Cette fille, qui sera toujours une femme, a le droit de redevenir féminine. On ne reste pas victime toute sa vie, on l’a été. » Signé Tristane Banon.

Souvenez-vous, elle est celle qui a parlé, en 2011. Celle dont la plainte contre Dominique Strauss-Kahn pour tentative de viol a brisé des années de non-dits en France. La course à la présidentielle de l’ex-ministre socialiste venait de s’arrêter net dans la chambre d’un Sofitel, à New York. Tristane Banon détaillait, depuis Paris, son interview avec DSK qui avait mal tourné, en 2003, lorsqu’elle débutait le journalisme. Le parquet reconnaîtra l’agression sexuelle mais la procédure n’ira pas plus loin, les faits étant prescrits.
« Victime parfaite »
L’après fut d’une violence. La jeune femme a dû fuir son appartement. Sa parole fut mise en doute. Son passé, ses écrits, décortiqués. « Vous seriez quelqu’un d’instable… », « vous chercheriez à vous faire de la pub… », a demandé David Pujadas au 20 heures de France 2.

On raconte beaucoup les femmes sorties de leur silence, celles qui comme elle ont déposé plainte, depuis le mouvement #metoo. Leurs lendemains vertigineux nettement moins. Ce moment d’euphorie, d’abord. Enfin, elle avait « pris [s]on histoire en main », se souvient Tristane Banon, « plus personne ne [lui] dirait quand parler ». Signer le procès-verbal d’audition, c’était déléguer...




                        

                        


<article-nb="2018/03/13/19-16">

<article-nb="2018/03/13/19-17">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ 9,2 tonnes de cocaïne ont été interceptées en France et en haute mer l’an passé. Les saisies d’avoirs criminels sont elles en hausse de 477 % par rapport à 2016.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Saisies record de cocaïne pour la douane française en 2017

9,2 tonnes de cocaïne ont été interceptées en France et en haute mer l’an passé. Les saisies d’avoirs criminels sont elles en hausse de 477 % par rapport à 2016.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 11h20
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 11h48
   





                        



   


Les douaniers français ont saisi en 2017 plus de neuf tonnes de cocaïne, un record. Ce sont exactement 9,2 tonnes de cocaïne qui ont été interceptées en France et en haute mer l’année dernière, soit plus que le précédent record de 2015 (8,6 tonnes), selon le bilan annuel présenté mardi 13 mars par Gérald Darmanin, ministre de l’action et des comptes publics, au port fluvial de Gennevilliers (Hauts-de-Seine).
Le record de saisies peut être mis en parallèle avec la hausse de 50 % des plantations de coca en Colombie, principal producteur de cocaïne d’Amérique du Sud. En effet, le trafic de cocaïne emprunte une « nouvelle route » par le Pacifique, où plusieurs prises exceptionnelles ont été réalisées. « Cette nouvelle route quitte l’Amérique du Sud, passe par le canal de Panama avant d’être livrée en Australie et en Nouvelle-Zélande. On se retrouve sur la route des trafiquants », a expliqué à l’AFP la direction générale des douanes. Ainsi, trois voiliers qui naviguaient au large de la Polynésie française et des îles Tonga ont-ils été interceptés en janvier et novembre 2017 avec à leur bord 2,8 tonnes de cocaïne.
Au total, près de 100 tonnes de stupéfiants, dont 64,7 tonnes de cannabis, ont été interceptées en 2017, à la fois en France, en haute mer et à l’étranger grâce aux renseignements des douaniers français.
A noter également les saisies, inédites en France, de 750 000 comprimés de captagon à l’aéroport de Roissy. Dans la foulée des attentats du 13 novembre 2015, cette substance avait un temps été décrite comme « la drogue des djihadistes », avant que l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies ne conteste cette appellation en évoquant un « mythe ».

        Lire aussi :
         

                Captagon : un rapport démonte le mythe de la « drogue des djihadistes »



Hausse de 477 % des saisies d’avoirs criminels
Le second record spectaculaire de l’année 2017 concerne les saisies d’avoirs criminels, essentielles dans la lutte contre le crime organisé et le financement du terrorisme. Maisons, voitures, comptes bancaires…, le montant du patrimoine confisqué ou identifié par les douaniers s’élève à 862 millions d’euros, en hausse de 477 % par rapport à 2016.
La douane a également saisi davantage d’armes à feu, 958 contre 860 en 2016. Une activité clé puisque ce trafic est de plus en plus souvent connecté avec les réseaux terroristes.
La montée en puissance de la lutte contre les flux financiers illicites, dont la douane a fait l’une de ses priorités, s’explique notamment par la loi antiterroriste de juin 2016, qui a élargi les pouvoirs d’enquête des douaniers en matière de blanchiment de fonds illicites et le renforcement des contrôles aux frontières extérieures et intérieures de l’espace Schengen.
Une mission confortée par le recrutement et la formation de 500 douaniers en 2017, qui s’ajoutent aux 500 agents déjà engagés en 2016, comme l’avait décidé l’ancien président François Hollande trois jours après les attentats du 13 novembre 2015.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/13/19-18">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Plusieurs spécialistes français du traitement des eaux usées, dont une filiale de Veolia, auraient tenté d’écarter un concurrent italien.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Révélations sur des soupçons de corruption sur le marché de l’eau parisien

Plusieurs spécialistes français du traitement des eaux usées, dont une filiale de Veolia, auraient tenté d’écarter un concurrent italien.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 11h16
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 17h14
    |

            Franck Johannès








                        



                                


                            

Patrick Barbalat s’est efforcé de rester calme. C’était un peu la réunion de la dernière chance. Il l’avait remporté, ce marché, bon sang, trois ans de travail, de négociations, de courbettes, d’arrangements, on jouait quand même pour 341 millions d’euros. Et puis il y a eu ce petit Italien, sorti de nulle part, qui n’avait pas compris qu’on était dans la cour des grands et qui s’apprêtait à aller devant le tribunal pour faire annuler le marché. Patrick Barbalat se rendait bien compte qu’il ne l’avait pas suffisamment pris au sérieux, que les premières manœuvres d’approche étaient maladroites. Cette fois-ci, ce 4 mars 2015, il était en mesure de mettre une trentaine de millions sur la table pour que l’Italien renonce à son recours en justice. Personne ne résiste à ça. Sauf Marco Schiavio, qui a tout enregistré et porté plainte pour « entente illicite », « corruption » et « trafic d’influence ».
Le Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne lance des appels d’offres, et les principales sociétés du secteur l’emportent chacune leur tour
Pour bien comprendre cette histoire, il faut sans doute commencer par s’aventurer dans les coulisses des marchés de l’eau en région parisienne, un monde où tout paraît réglé comme du papier à musique. Le Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne, le Siaap, lance des appels d’offres, et les principales sociétés du secteur l’emportent chacune leur tour, seules ou en association avec d’autres. Le Siaap, c’est le plus grand donneur d’ordres en France pour l’environnement, un budget de 1,3 milliard d’euros pour nettoyer les eaux usées de 9 millions d’habitants de quatre ­départements, dont Paris. Il est dirigé par 33 conseillers départementaux et présidé, depuis 2001, par un élu communiste, avec la bénédiction de la droite, qui l’avait, elle, dirigé les années précédentes.
Trois entreprises engrangent régulièrement des marchés :...




                        

                        


<article-nb="2018/03/13/19-19">

<article-nb="2018/03/13/19-20">
<filnamedate="20180313"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180313"><AAMMJJHH="2018031319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ A la tête d’une mission d’information, Manuel Valls souhaite que la Nouvelle-Calédonie reste dans la République. Les députés examinent mardi le projet de loi organisant la consultation en novembre.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

L’Assemblée nationale se penche sur le référendum calédonien

A la tête d’une mission d’information, Manuel Valls souhaite que la Nouvelle-Calédonie reste dans la République. Les députés examinent mardi le projet de loi organisant la consultation en novembre.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 11h09
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 11h14
    |

            Patrick Roger








                        


L’Assemblée nationale examine, mardi 13 mars, le projet de loi organisant la consultation sur l’accession à la pleine souveraineté de la Nouvelle-Calédonie, qui devrait avoir lieu le 4 novembre. L’ensemble des groupes politiques a approuvé en commission des lois, sur la base du rapport présenté par Manuel Valls, député (apparenté LRM) de l’Essonne, le texte qui avait été adopté par le Sénat le 20 février.
Le sujet du corps électoral appelé à prendre part au référendum étant ainsi évacué, le comité des signataires de l’accord de Nouméa du 5 mai 1998, qui se réunira le 27 mars à Matignon sous l’égide du premier ministre, Edouard Philippe, devrait à présent pouvoir se pencher sur la formulation de la question qui sera soumise à la consultation. Une deuxième étape importante.
A cet effet, M. Valls, également président de la mission d’information sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, s’est rendu sur le territoire du 19 au 23 février, en compagnie du rapporteur, Christian Jacob (LR), de la présidente de la commission des lois, Yaël Braun-Pivet (LRM), et de Naïma Moutchou (LRM), porte-parole du groupe sur ce texte.
« Une démarche à la québécoise »
Une mission, comme il le dit lui-même, destinée à « déblayer le terrain avant le déplacement du président de la République », qui devrait aller en Nouvelle-Calédonie début mai. Là-bas, l’ancien premier ministre n’a pas hésité à exprimer publiquement son souhait que la Nouvelle-Calédonie reste française, au risque de braquer ses interlocuteurs indépendantistes. « A titre personnel », tient-il à préciser, mais le propos n’avait rien d’anodin.
« Pourquoi j’ai fait ça ?, poursuit le député de l’Essonne. Parce qu’il faut chercher à enjamber le référendum. Or, tout ce qui n’aura pas été traité avant la consultation sera plus difficile à traiter après. Et je crains que, si le non à l’indépendance est fort, les tenants du non demandent à en tirer mandat pour les élections territoriales de 2019. »
L’ancien rocardien – Michel Rocard avait été l’artisan des premiers accords de Matignon du 26 juin 1988 entre Jacques Lafleur et Jean-Marie Tjibaou – puis conseiller de Lionel Jospin lorsque celui-ci, à Matignon, conclut l’accord de Nouméa, estime qu’« il faut savoir s’émanciper des accords qui ont conduit l’évolution de la Nouvelle-Calédonie depuis trente ans. S’il faut garder tous les acquis, il faut accepter l’idée qu’une période s’achève ».
Lui-même, quand il était à Matignon, confesse avoir « caressé l’idée d’un troisième accord mais ça n’a pas été possible ». Si M. Valls pense qu’il faut laisser aux Kanaks la possibilité d’un droit à l’autodétermination – « une démarche à la québécoise » –, il ne croit pas, en revanche, que, « dans l’avenir, on puisse continuer à vivre avec les textes actuels, trois types de citoyenneté, trois listes électorales ».
« Valls a quand même quelques atouts »
M. Jacob n’est pas loin de rejoindre M. Valls. En tout cas quand il s’agit de se prononcer pour le maintien de la Nouvelle-Calédonie dans le giron de la République française. « La prise de position de notre mission a suscité le débat, se félicite le président du groupe LR de l’Assemblée nationale. Tant mieux. » Il souhaite que M. Macron, lorsqu’il se rendra sur place, prenne clairement position.
« Imaginez que le référendum ait lieu en métropole et que le président de la République n’ait pas un avis sur le rattachement à la France. Ce n’est pas possible », défend-il. Et il sait gré à l’ancien premier ministre de ne pas avoir dissimulé son opinion : « Valls a quand même quelques atouts, il connaît la Nouvelle-Calédonie et il connaît les gens. Ça lui donne une stature particulière. Et il n’est pas timide. »
En tant que présidente de la commission des lois, Mme Braun-Pivet, elle, est plus réservée. « L’objet de la mission n’est pas de prendre position. En aucun cas, nous ne sommes là pour orienter ou influencer les décisions du gouvernement ou le choix de la consultation. En même temps, il est difficile de demander à des personnalités comme l’ancien premier ministre ou le président du principal groupe d’opposition de ne pas dire ce qu’ils pensent », reconnaît-elle, fataliste.



                            


                        

                        

