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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Julien Coupat, Yildune Lévy et six autres prévenus comparaissent devant le tribunal correctionnel de Paris. Laurent Borredon, journaliste au « Monde », répond à vos questions.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Le départ de Rex Tillerson constitue le remaniement le plus spectaculaire, à ce jour, de l’administration Trump.
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Rex Tillerson, dernière victime de la « lessiveuse » de l’administration Trump

Le départ de Rex Tillerson constitue le remaniement le plus spectaculaire, à ce jour, de l’administration Trump.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 16h36
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 17h22
   





                        



   


« You’re fired »… A chaque nouveau départ d’une personnalité de son administration, l’injonction légendaire de Donald Trump dans The Apprentice, l’émission de télé-réalité qui l’a rendu populaire, revient à l’esprit des observateurs. Cette fois, c’est avec un tweet que le président américain a annoncé, mardi 13 mars, le limogeage de Rex Tillerson, remplacé au poste de secrétaire d’Etat par l’actuel directeur de la CIA, Mike Pompeo. Ce départ constitue le remaniement le plus spectaculaire, à ce jour, de l’administration Trump.

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Sally Yates
Alors ministre de la justice par intérim, membre de l’administration Obama, Sally Yates est limogée par Donald Trump dix jours après son investiture comme 45e président des Etats-Unis, le 30 janvier 2017, pour avoir invité le personnel du département de la justice à ne pas mettre en œuvre le décret présidentiel sur une limitation de l’immigration.

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Michael Flynn
Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche démissionne le 13 février après la révélation de ses entretiens avec l’ambassadeur de Russie aux Etats-Unis avant l’entrée en fonctions de Donald Trump. Au cours de ces entretiens, Flynn aurait abordé la question des sanctions américaines contre la Russie et il aurait ensuite dissimulé le contenu de ces conversations au vice-président Mike Pence.

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James Comey
Le directeur du FBI dirigeait une enquête sur une éventuelle collusion entre l’équipe de campagne de Donald Trump et la Russie destinée à peser sur le résultat de la présidentielle du 8 novembre. Trump le limoge le 9 mai.

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Sean Spicer
Le porte-parole de la Maison Blanche démissionne le 21 juillet après la nomination d’Anthony Scaramucci au poste de directeur de la communication.

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Reince Priebus
L’ancien président du comité national du Parti républicain est limogé le 28 juillet de son poste de secrétaire général de la Maison Blanche et remplacé par John Kelly. Un proche de Trump confie que le président a perdu confiance en lui en raison de l’échec de plusieurs projets législatifs majeurs au Congrès, pourtant contrôlé par les républicains.

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Anthony Scaramucci
Trump limoge le 31 juillet son directeur de la communication dix jours seulement après sa nomination en raison de propos obscènes à l’égard d’autres responsables de la Maison Blanche retranscrits par un journaliste du New Yorker.

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Conseil des industriels et Forum de stratégie et de politique
En pleine polémique sur la réponse de Trump aux violences de Charlottesville, en Virginie, où une contre-manifestante a été tuée par un militant suprémaciste en marge d’un rassemblement de l’extrême droite, une vague de démissions touchent ces deux commissions consultatives formées de chefs d’entreprise, choqués par les déclarations du président. Trump préfère couper court à l’expérience et annonce le 16 août la dissolution de ces deux instances.

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Steve Bannon
Il était l’un des architectes de sa victoire à l’élection présidentielle et promoteur au sein de la Maison Blanche d’une vision protectionniste et nationaliste, inspiré du site d’information dont il était le rédacteur en chef, Breitbart News ; Steve Bannon quitte à son tour la Maison Blanche le 18 août.

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Carl Icahn
Le milliardaire annonce le 18 août qu’il renonce à ses fonctions de conseiller spécial de Trump face aux critiques estimant que ses avis en matière de régulation pourraient bénéficier à ses propres affaires.

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Sebastian Gorka
Cet autre conseiller de Trump était un proche de la ligne nationaliste dure de Steve Bannon. Le 25 août, la Maison Blanche annonce qu’il ne travaille plus pour le président.

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Tom Price
Mis en cause dans une affaire de déplacements en avions privés, le secrétaire à la santé et aux services sociaux démissionne le 29 septembre. Sa position était également fragilisée par les échecs à répétition des tentatives d’abrogation de l’Obamacare, la loi sur l’assurance maladie promulguée en 2010 par Barack Obama dont il était pourtant un opposant déterminé.

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Andrew McCabe
Agé de 49 ans, le directeur adjoint du FBI, en butte à des critiques de Trump et d’autres républicains, présente sa démission le 29 janvier, à quelques semaines seulement de l’expiration de son mandat. Dans les mois précédant son départ, Trump en avait fait la cible de certains de ses tweets dans lesquels il lui reprochait sa proximité avec Hillary Clinton.

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Rob Porter
Le secrétaire du personnel de la Maison Blanche, accusé de violences conjugales par ses deux ex-épouses, est poussé vers la sortie le 7 février.

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Hope Hicks
La Maison Blanche annonce le 28 février le départ de la directrice de la communication de la présidence. Ancienne conseillère ponctuelle d’Ivanka Trump, la fille du président, Hope Hicks, 29 ans, avait été l’une des premières personnes recrutées par le républicain pour sa campagne présidentielle de 2016. Elle avait pris ses fonctions en septembre, après le passage éclair d’Anthony Scaramucci.

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Gary Cohn
Le conseiller économique de la Maison Blanche présente sa démission le 7 mars après n’avoir pu dissuader Trump de revoir son projet de taxes sur les importations américaines d’acier et d’aluminium. Ancien banquier de Goldman Sachs, Gary Cohn, qui fut l’un des principaux artisans de la réforme fiscale adoptée en décembre dernier, s’opposait aux partisans du protectionnisme au sein du gouvernement fédéral américain.

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Rex Tillerson
Le secrétaire d’Etat et ancien PDG de la compagnie pétrolière Exxon Mobil est écarté le 13 mars et remplacé par le directeur de la CIA Mike Pompeo. Gina Haspel, directrice adjointe de la CIA, est nommée à la tête de l’Agence centrale de renseignement.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a réagi vivement aux accusations de Theresa May, qui a estimé « très probable que la Russie soit responsable » de cet empoisonnement.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Ex-espion empoisonné : la crise s’envenime entre la Russie et le Royaume-Uni

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a réagi vivement aux accusations de Theresa May, qui a estimé « très probable que la Russie soit responsable » de cet empoisonnement.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 13h05
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 18h25
   





                        



La crise diplomatique entre la Russie et le Royaume-Uni continue de s’envenimer, mardi 13 mars, une semaine après l’empoisonnement de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille à Salisbury (sud de l’Angleterre). Le gouvernement britannique accuse désormais explicitement la Russie et lui demande des explications ; les Russes, quant à eux, clament leur innocence et accusent les autorités britanniques de vouloir les « discréditer » avec leurs « accusations gratuites ».

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Le réquisitoire de Theresa May
La première ministre britannique, Theresa May, a fait savoir qu’elle réunirait son Conseil de sécurité nationale (NSC) mercredi, pour examiner la réponse apportée par Moscou à la suite de l’ultimatum qu’elle lui a fixé. « Il y aura une réunion du NSC demain matin pour parler des prochaines étapes (…), pour parler de la réponse de la Russie quelle qu’elle soit », a déclaré mardi son porte-parole.
Lundi soir, sous la pression des conservateurs, Mme May avait accusé la Russie d’avoir empoisonné Sergueï Skripal et sa fille Youlia. A l’appui de ses accusations, l’identification par la police scientifique britannique de l’agent innervant utilisé, une substance « de qualité militaire », du groupe des agents « Novitchok ».

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Faute d’une communication du « programme Novitchok » à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) et d’une « réponse crédible » de l’ambassadeur russe Alexandre Yakovenko d’ici à mardi soir, a averti Mme May, « nous en conclurons que cette action constitue un usage illégal de la force par l’Etat russe contre le Royaume-Uni. Et je reviendrai alors devant la Chambre [des députés] et présenterai l’éventail des mesures que nous prendrons en représailles. »
La riposte de la Russie
« La Russie est innocente et est prête à coopérer » à l’enquête « si la Grande-Bretagne remplit ses obligations internationales », a déclaré de son côté le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, lors d’une conférence de presse tenue mardi à Moscou.
Selon ce dernier, la Convention sur l’interdiction des armes chimiques prévoit qu’en cas d’utilisation de substances interdites une demande d’information soit envoyée au pays soupçonné d’en être à l’origine qui, à son tour, a le droit de procéder à ses propres analyses.
« Nous avons exigé par une note officielle d’accéder à cette substance et (…) à tous les éléments de l’enquête. Ces demandes ont été rejetées. Avant de poser des ultimatums, il vaut mieux respecter ses obligations en matière de droit international. »
Pour la Russie, les autorités britanniques ne veulent que « discréditer » Moscou avec leurs « accusations gratuites ». Dans un communiqué, le ministère russe des affaires étrangères a estimé mardi que « cet incident constitue une nouvelle tentative basse des autorités britanniques de discréditer la Russie ».
Et face à la menace du régulateur de l’audiovisuel britannique, Ofcom, de retirer la licence accordée à la chaîne Russia Today (RT), Moscou, par la voix de la porte-parole de la diplomatie Maria Zakharova, a prévenu : « Aucun média britannique ne travaillera en Russie s’ils ferment RT. »
Les soutiens de la Maison Blanche et de l’Europe
Theresa May a reçu le soutien de la Maison Blanche, qui lui a exprimé sa solidarité. « Je vais parler à Theresa May aujourd’hui. Pour moi ça ressemble à la Russie, en se basant sur toutes les preuves qu’ils ont », a déclaré Donald Trump mardi devant des journalistes à la Maison Blanche, sans se montrer totalement affirmatif.
La veille, Emmanuel Macron et Mme May s’étaient parlé au téléphone, exprimant leur accord pour « continuer à agir de concert pour répondre au comportement agressif russe », selon le communiqué de Downing Street. Mardi, le ministère des affaires étrangères français a qualifié cet empoisonnement d’« attaque totalement inacceptable » et exprimé « la solidarité de la France à l’égard du Royaume-Uni, allié stratégique de tout premier plan de notre pays ».
La Commission européenne a à son tour fait part mardi de sa solidarité « inébranlable » envers Londres. « Il est de la plus haute importance que ceux qui sont responsables (…) voient très clairement qu’il y a une solidarité européenne – sans équivoque, inébranlable et très forte – de façon qu’ils soient vraiment punis pour ce qu’ils ont fait », a commenté le premier vice-président de la Commission, Frans Timmermans, devant le Parlement européen à Strasbourg.
La réaction « préoccupée » de l’OIAC
Ahmet Uzümcü, directeur général de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, a exprimé mardi sa « vive préoccupation ». M. Uzümcü a déclaré s’être entretenu lundi par téléphone avec le ministre britannique des affaires étrangères, Boris Johnson, pour s’informer des résultats de l’enquête à ce stade.
« Il est extrêmement inquiétant que les agents chimiques soient encore utilisés pour blesser les gens. Ceux qui sont à l’origine de cette utilisation doivent être tenus responsables de leurs actions. »
La Russie, qui a assuré l’an dernier avoir détruit entièrement son stock d’armes chimiques, a jusqu’à minuit pour s’expliquer sur l’empoisonnement de l’ex-espion, faute de quoi Londres a promis des représailles.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Editorial. La précipitation avec laquelle le directeur de cabinet de Juncker a été nommé au secrétariat général de la Commission est du plus mauvais effet sur l’image des institutions européennes.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Martin Selmayr, une embarrassante promotion express à Bruxelles

Editorial. La précipitation avec laquelle le directeur de cabinet de Juncker a été nommé au secrétariat général de la Commission est du plus mauvais effet sur l’image des institutions européennes.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 11h13
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 18h05
   





                        



   


Editorial du « Monde ». La promotion express, fin février, du directeur de cabinet de Jean-Claude Juncker, Martin Selmayr, au poste-clé de secrétaire général de la Commission européenne, a provoqué une fronde sans précédent, à Bruxelles comme à Strasbourg. Lundi 12 mars, les eurodéputés de tous bords ont dénoncé cette nomination au sommet de l’administration bruxelloise, dans un concert de critiques dont l’intensité a surpris.

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Les compétences de l’intéressé ne sont pas en cause. Pas plus que sa nationalité – allemande – ni ses convictions européennes. C’est la méthode qui est contestée : le fait du prince, un choix personnel du président Juncker en faveur de son conseiller le plus proche, au mépris, sinon de la lettre, du moins de l’esprit des règles. La procédure est peut-être respectée, mais la précipitation avec laquelle M. Selmayr, 47 ans, a été promu, l’absence de compétition et de transparence qui a prévalu dans l’attribution de ce poste stratégique, considéré comme celui du plus puissant des 32 000 fonctionnaires de la Commission, sont du plus mauvais effet sur l’image des institutions européennes.
A un an de la fin de son mandat, M. Juncker n’a pas à rougir de son bilan : il est parvenu, sans grande difficulté il est vrai, à faire oublier son prédécesseur, José Manuel Barroso, lui-même discrédité par son pantouflage au service de la banque Goldman Sachs. L’ancien premier ministre luxembourgeois aime à dire qu’il dirige une Commission plus « politique », présentée comme la Commission de « la dernière chance » lorsqu’il a pris ses fonctions début 2015.
Petits arrangements entre amis
A la différence du précédent collège, l’actuelle Commission n’est pas restée passive face aux graves crises qui n’ont cessé de se multiplier après celle de l’euro, qu’il s’agisse de l’arrivée massive des demandeurs d’asile, du Brexit, ou du défi présenté par l’élection de M. Trump à la tête des Etats-Unis. S’il a pu être à la hauteur, en dépit d’une santé chancelante, M. Juncker le doit en partie à son directeur de cabinet, un juriste de formation apte à brandir les traités européens pour imposer ses vues. Bourreau de travail, Martin Selmayr l’a aidé à affronter les capitales européennes, quitte à prendre le contre-pied des positions de son pays d’origine, l’Allemagne, en particulier dans la gestion de la zone euro.
A ce titre, M. Selmayr ne s’est sans doute pas fait que des amis. Mais le problème est ailleurs : à l’heure où les partis eurosceptiques ont remporté la moitié des suffrages en Italie, où l’extrême droite prospère dans plusieurs Etats de l’UE, où des dirigeants d’Europe centrale remettent en cause l’Etat de droit, la Commission ne peut s’offrir le luxe de ce type de petits arrangements entre amis.

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A quatorze mois des élections européennes, dans un contexte de poussée europhobe et antisystème, Bruxelles doit se garder de présenter l’image d’une élite ­coupée du peuple. L’« affaire Selmayr », celle d’un technocrate qui n’aurait de comptes à rendre à personne sinon à son mentor, donne au pire moment le spectacle d’une administration qui vit dans une bulle, où rivalisent calculs de carrière et vains jeux de pouvoir. Jean-Claude Juncker s’était fixé pour objectif de se concentrer sur les sujets essentiels et d’en finir avec la bureaucratie procédurière, dans laquelle l’Europe perdait son âme et sa popularité. Plus qu’un faux pas, cette nomination montre qu’il a oublié cet engagement. Il n’est pas trop tard pour y remédier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Fondateur de l’UDI devenu avocat, Me Paillé a proposé en 2016 à un entrepreneur italien « un arrangement » pour qu’il renonce à répondre à un appel d’offres.
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édition abonné


Dominique Paillé, l’étrange intermédiaire des marchés parisiens de l’eau

Fondateur de l’UDI devenu avocat, Me Paillé a proposé en 2016 à un entrepreneur italien « un arrangement » pour qu’il renonce à répondre à un appel d’offres.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 18h10
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 18h27
    |

            Franck Johannès








                        



                                


                            

Marco Schiavio a de nouveau enregistré la conversation sans le dire. Ce n’est certes pas très élégant, mais le patron de la petite entreprise Passavant de Milan, spécialisée dans le traitement de l’eau, a bien compris que l’attribution des marchés, en France, ne répondait pas toujours au code des marchés publics. Il avait déjà discrètement enregistré les propositions de deux cadres d’OTV, une filiale de Veolia, qui tentaient de le dissuader d’attaquer en justice le marché de la refonte de l’usine de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine) qu’il avait perdu, et il a porté plainte le 12 janvier pour « ententes illicites, corruption et trafic d’influence ».
Le chef d’entreprise italien n’a pas renoncé pour autant à répondre aux appels d’offres du Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne, le Siaap, le puissant syndicat des eaux, doté d’un budget de 1,3 milliard d’euros, et chargé de nettoyer les eaux usées des quelque 9 millions d’habitants de quatre départements, dont Paris.
Le patron de la petite société milanaise s’était dit qu’il serait peut-être bon de s’adjoindre les services d’un conseil, d’autant qu’on lui répétait qu’il lui fallait un intermédiaire « capable de donner une crédibilité au groupement Passavant ». C’est ainsi qu’on lui a présenté, le 18 décembre 2014, un avocat bien sous tous rapports, Dominique Paillé, dont le cabinet est installé sur les Champs-Elysées.

L’homme est connu, pas tant pour ses plaidoiries que pour son passé politique. Dominique Paillé, 61 ans, a été maire des Aubiers, dans les Deux-Sèvres, sa commune de naissance. Il a rejoint le parti radical – un parti membre de l’UDF – en 1995, et dirigé la campagne européenne de François Bayrou quatre ans plus tard. Conseiller politique de Nicolas Sarkozy, il a rallié l’UMP dont il a été l’un des porte-parole, avant de participer à la fondation de l’UDI. Député des Deux-Sèvres de 1993 à 2007, il a brièvement été nommé,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Les représentants des citoyens refusent de dialoguer avec la ministre des outre-mer. Ils jugent ses annonces insuffisantes et réclament un plan de développement.
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A Mayotte, le dialogue avec la ministre Annick Girardin tourne court

Les représentants des citoyens refusent de dialoguer avec la ministre des outre-mer. Ils jugent ses annonces insuffisantes et réclament un plan de développement.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 15h31
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 16h31
    |

            Patrick Roger








                        


Réunis pendant plus de trois heures en début d’après-midi, mardi 13 mars, les représentants du collectif de citoyens, de l’intersyndicale et des élus de Mayotte ont finalement refusé, après de longues discussions et alors qu’apparaissent des divisions dans le mouvement, l’offre de dialogue lancée par la ministre des outre-mer, Annick Girardin. Cette dernière, retranchée dans la résidence du préfet, aura tenté en vain d’établir des contacts et de solliciter des interventions de médiation.

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Rien n’y a fait. Aux alentours de 16 h 30, alors que la rencontre était prévue à 14 heures, la délégation accostait au ponton de Petite-Terre. Munie en quelque sorte d’un mandat : dire à la ministre qu’elle retourne en métropole, que les représentants du mouvement ne discuteraient pas avec elle, ni avec les trois hauts fonctionnaires missionnés qui l’accompagnent.
Des annonces insuffisantes
Fatihou Ibrahim, un des porte-parole du mouvement, résume la position commune arrêtée par le collectif, les élus et l’intersyndicale. « Nous allons voir la ministre et lui expliquer que la tonalité qu’elle a donnée à sa visite n’a pas du tout plu aux Mahorais. Ceux-ci ont compris que c’était une mascarade », explique-t-il.

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« La ministre n’est pas le bon interlocuteur, poursuit M. Ibrahim. Elle nous a manqué de respect. Nos camarades ne comprendraient pas que nous discutions avec elle. Puisqu’elle n’est qu’une boîte aux lettres, nous lui remettons un courrier commun des élus et des syndicats pour qu’elle le remette aux personnes compétentes. Que le gouvernement nous envoie un véritable interlocuteur, capable de prendre des engagements sur trois points : un plan de rattrapage pour Mayotte, un plan de développement et des moyens contre l’insécurité. »
Pour le jeune leadeur, les mesures annoncées la veille par la ministre sur ce dernier point « ne sont pas des mesures ». Et il ne voit pas l’intérêt d’engager des discussions avec les trois missionnaires puisqu’« ils ne sont pas mandatés ». Lundi, Mme Girardin avait annoncé que soixante gendarmes supplémentaires allaient être maintenus sur le territoire jusqu’à la fin de l’année scolaire, qu’une brigade de gendarmerie allait être créée à Koungou et que de nouveaux renforts de policiers et de gendarmes devraient arriver d’ici au 1er août pour être affectés à la brigade de prévention de la délinquance juvénile.

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A vingt-quatre heures d’une catastrophe sanitaire
Avant de pénétrer dans la résidence du préfet, le porte-parole prévient. « Nous allons la voir par politesse mais uniquement pour lui dire que nous avons compris son jeu. Mayotte traverse une crise comme on n’en a jamais connu, sauf peut-être en 1976. Nous, syndicats et collectifs, nous faisons l’écho de la souffrance des gens. Le mouvement va continuer tant que le gouvernement ne se décidera pas à prendre en considération l’ampleur de la crise. »
La ministre a, en principe, prévu de repartir mardi soir en métropole pour faire un exposé de la situation au conseil des ministres qui se tiendra mercredi. Dans la matinée, lors de sa visite du centre hospitalier de Mayotte, les autorités hospitalières ont fait savoir que le département était « à vingt-quatre heures d’une catastrophe sanitaire ». Les tentatives de discussion, pour l’heure, semblent bel et bien vouées à l’échec.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Des femmes racontent la violence de ce qu’elles ont dû affronter une fois le silence brisé. Après le soulagement, la peur reprend vite le dessus.
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édition abonné


#metoo : le vertige de la vie d’après pour les victimes d’agressions sexuelles

Des femmes racontent la violence de ce qu’elles ont dû affronter une fois le silence brisé. Après le soulagement, la peur reprend vite le dessus.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 16h08
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières et 
Emeline Cazi








                        



                                


                            

Une femme blonde pose, seins nus ou le corps simplement couvert d’une résille, dans des positions volontairement suggestives. Du très banal pour Playboy. L’invitée de ce numéro de décembre 2016 l’est beaucoup moins, et sa démarche, plus surprenante encore. Elle accompagne sa série en noir et blanc d’un texte d’une courte page. « Rien n’est plus beau que d’imaginer que cette fille, là-bas, cette fille qui un jour a subi la violence d’un homme (…) a le droit d’être femme, et même garce ou frivole, sage ou délurée. Cette fille, qui sera toujours une femme, a le droit de redevenir féminine. On ne reste pas victime toute sa vie, on l’a été. » Signé Tristane Banon.

Souvenez-vous, elle est celle qui a parlé, en 2011. Celle dont la plainte contre Dominique Strauss-Kahn pour tentative de viol a brisé des années de non-dits en France. La course à la présidentielle de l’ex-ministre socialiste venait de s’arrêter net dans la chambre d’un Sofitel, à New York. Tristane Banon détaillait, depuis Paris, son interview avec DSK qui avait mal tourné, en 2003, lorsqu’elle débutait le journalisme. Le parquet reconnaîtra l’agression sexuelle mais la procédure n’ira pas plus loin, les faits étant prescrits.
« Victime parfaite »
L’après fut d’une violence. La jeune femme a dû fuir son appartement. Sa parole fut mise en doute. Son passé, ses écrits, décortiqués. « Vous seriez quelqu’un d’instable… », « vous chercheriez à vous faire de la pub… », a demandé David Pujadas au 20 heures de France 2.

On raconte beaucoup les femmes sorties de leur silence, celles qui comme elle ont déposé plainte, depuis le mouvement #metoo. Leurs lendemains vertigineux nettement moins. Ce moment d’euphorie, d’abord. Enfin, elle avait « pris [s]on histoire en main », se souvient Tristane Banon, « plus personne ne [lui] dirait quand parler ». Signer le procès-verbal d’audition, c’était déléguer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Les services de l’antiterrorisme enquêtent en raison du passé de la victime. Pour Scotland Yard, il n’existe « aucun élément suggérant un lien avec l’incident de Salisbury ».
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Un exilé russe, proche de Boris Berezovksi, retrouvé mort à Londres

Les services de l’antiterrorisme enquêtent en raison du passé de la victime. Pour Scotland Yard, il n’existe « aucun élément suggérant un lien avec l’incident de Salisbury ».



Le Monde
 |    13.03.2018 à 18h46
   





                        



   


Nikolaï Glouchkov, un Russe, ancien partenaire en affaires de l’oligarque et opposant au Kremlin Boris Berezovksi, a été trouvé mort, lundi 12 mars, dans des circonstances inexpliquées dans sa maison, dans le quartier de New Malden, au sud de Londres.
Cette mort survient en pleine tension entre Londres et Moscou autour de l’affaire Skripal, du nom de l’ex-espion russe empoisonné, le 4 mars, avec un agent innervant militaire à Salisbury, dans le sud-ouest du Royaume-Uni, une attaque attribuée par Londres à la Russie.
La police antiterroriste britannique a précisé, mardi, s’être saisie de l’enquête « par précaution et à cause des relations qu’avait cet homme », sans toutefois confirmer son identité, dans un communiqué. La police britannique a souligné dans son communiqué qu’elle n’avait « pas de preuve d’un lien avec l’incident à Salisbury ».

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Traces de strangulation
Selon sa fille Natalia citée par le quotidien russe Kommersant, son corps portait des traces de strangulation. Selon le Guardian, Nikolaï Glouchkov, 68 ans, avait reçu l’asile politique au Royaume-Uni en 2010.
« Nous avons des amis en commun, ils ont annoncé sa mort. Je ne sais rien sur ses causes, mais c’était un homme âgé. Il est décédé à son domicile à Londres », a réagi Demian Koudriavtsev, le propriétaire du quotidien économique russe Vedomosti et ancien conseiller de Boris Berezovski, cité par l’agence officielle TASS. « On m’a confirmé le fait qu’il est mort, mais j’en ignore les causes », a déclaré, pour sa part, Andreï Borovkov, l’avocat de Nikolaï Glouchkov, cité par l’agence publique RIA Novosti.
Condamné pour détournement de fonds
Ancien cadre dirigeant d’Aeroflot dans les années 1990, M. Glouchkov avait été condamné à huit ans de prison par contumace en mars 2017 par la justice russe, qui avait ordonné le versement à la compagnie aérienne de 20 millions de dollars saisis à la fin des années 1990 sur des comptes en Suisse.
Les poursuites pour détournement de fonds au détriment d’Aeroflot avaient été lancées en 1999, au moment où Glouchkov faisait partie des partenaires de Boris Berezovski. L’ex-oligarque russe devenu opposant au Kremlin avait été retrouvé pendu dans sa résidence près de Londres en mars 2013. M. Glouchkov avait mis en doute la thèse d’un suicide.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Depuis plus d’un an, l’état-major fait l’objet d’accusations d’irrégularité sur ses marchés d’affrètement aérien pour les opérations extérieures.
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Transport militaire : mise en cause, l’armée répond pour la première fois

Depuis plus d’un an, l’état-major fait l’objet d’accusations d’irrégularité sur ses marchés d’affrètement aérien pour les opérations extérieures.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 18h13
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 18h29
    |

            Nathalie Guibert








                        


L’état-major des armées a répondu pour la première fois, samedi 10 mars, aux accusations d’irrégularités dont il fait l’objet depuis plus d’un an sur ses marchés d’affrètement aérien des opérations extérieures. Sa réponse s’adresse à un article de l’émission « Secrets d’info » de France Inter, publié samedi, qui a utilisé des documents anonymes mettant en cause nommément plusieurs officiers du centre des soutiens des opérations.
Avant cette publication, la ministre des armées, Florence Parly, avait brièvement répondu lors de son passage à l’antenne, le 9 février, que la société prestataire mise en cause depuis plusieurs mois, ICS, n’était plus titulaire du marché des avions gros-porteurs concernés. Faute de posséder des appareils, l’armée française loue à prix d’or des avions-cargos Antonov ou Illiouchine, ukrainiens et russes pour l’essentiel.
Sollicité par Le Monde à plusieurs reprises sur ce dossier, pour lequel nous avions révélé en octobre 2017 l’ouverture d’une enquête du Parquet national financier, suivie de perquisitions, le ministère avait jusque-là gardé le silence. Les investigations portent notamment sur des faits de favoritisme. Depuis 2016, la Cour des comptes, la commission des finances de l’Assemblée nationale, puis le contrôle général des armées, ont produit des rapports sur le sujet.

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« La société ICS n’est plus en contrat avec les armées à titre exclusif, le marché d’affrètement d’avions-cargos n’ayant pas été reconduit [en novembre 2017] », écrit le porte-parole de l’état-major, le colonel Patrick Steiger. Mais, précise-t-il, elle est toujours dans la liste des prestataires de la défense pour l’affrètement aérien et maritime en urgence. Le colonel indique : « Il appartient à la justice d’enquêter et de juger, c’est pourquoi la ministre a décidé d’enclencher une procédure au titre de l’article 40 du code de procédure pénale. »
« Critiques non consolidées »
L’ancien ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, a lui aussi répondu, par mail, à France Inter. « Le sujet a été instruit par mon cabinet et mes services bien avant la publication des rapports », affirme-t-il en évoquant des « alertes » émanant de « prestataires divers ». Selon lui, « vingt-trois marchés de transport stratégique ont été passés et exécutés sans difficultés ni irrégularités. Un seul marché, pointé du doigt par [le député] François Cornut-Gentille fait l’objet de critiques non consolidées ».
L’élu Les Républicains a réagi par une lettre adressée mardi 13 mars à M. Le Drian, en s’étonnant que le ministre ne l’ait pas informé des travaux ainsi menés en interne au moment où il réalisait son contrôle parlementaire. « Je note que le contrôle général des armées n’a été saisi qu’à l’automne 2017 par votre successeur », ajoute-t-il.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Les cinq personnes interpellées mardi – quatre hommes et une femme – ont été placées en garde à vue pour association de malfaiteurs en vue de commettre des actes de terrorisme et financement d’une entreprise terroriste.
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Cinq personnes arrêtées à Grenoble dans une opération antiterroriste

Les cinq personnes interpellées mardi – quatre hommes et une femme – ont été placées en garde à vue pour association de malfaiteurs en vue de commettre des actes de terrorisme et financement d’une entreprise terroriste.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 17h02
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 17h07
    |

            Soren Seelow (avec Le Monde.fr)








                        


Cinq personnes – quatre hommes et une femme - ont été arrêtées, mardi 13 mars, dans une opération antiterroriste à Grenoble, selon l’Agence France-Presse, information confirmée au Monde par une source judiciaire.
Les cinq individus ont été placés en garde à vue pour association de malfaiteurs en vue de commettre des actes de terrorisme et financement d’une entreprise terroriste. Deux des personnes interpellées ont 30 ans, et les autres ont 18 ans, 20 ans et 53 ans.
Les investigations des enquêteurs visent à préciser les liens qu’ils pouvaient avoir avec deux hommes originaires de la région grenobloise partis dans la région irako-syrienne ainsi que le soutien financier qu’ils ont pu leur apporter.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ La rédactrice en chef du magazine américain a fait appel à un professeur d’histoire qui a pointé les stéréotypes racistes publiés pendant des décennies.
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Racisme : « National Geographic » fait son mea culpa

La rédactrice en chef du magazine américain a fait appel à un professeur d’histoire qui a pointé les stéréotypes racistes publiés pendant des décennies.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 18h02
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 18h18
   





                        


Du racisme et des regrets. C’est le bilan que dresse dans un éditorial Susan Goldberg, la rédactrice en chef de National Geographic, magazine américain de photographie et de reportages fondé en 1888, après avoir épluché les cent trente ans d’archives de la revue. Elle explique que sa publication a décidé de faire son « examen de conscience » à l’occasion d’un numéro spécial sur le concept de « races » — « le principe même de races est une hérésie scientifique et ne résulte d’aucune façon d’une différenciation biologique », rappelle-t-elle.
Pour cela, les collaborateurs du National Geographic ont fait appel à John Edwin Mason, professeur d’histoire de l’Afrique et d’histoire de la photographie à l’université de Virginie. De l’étude des archives du magazine, il a tiré deux conclusions, énoncées dans l’éditorial :
« Jusque dans les années 1970, “National Geographic” ignorait complètement les personnes de couleur qui vivaient aux Etats-Unis, ne leur reconnaissant que rarement un statut, le plus souvent celui d’ouvrier ou de domestique. Parallèlement à cela, le magazine dépeignait avec force reportages les “natifs” d’autres pays comme des personnages exotiques, souvent dénudés, chasseurs-cueilleurs, sorte de “sauvages anoblis”, tout ce qu’il y a de plus cliché. »

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« Stéréotypes de la culture blanche occidentale »
Pour étayer ses propos, John Edwin Mason s’appuie notamment sur l’exemple d’un reportage réalisé en Afrique du Sud en 1962, dans lequel aucun Noir sud-africain ne s’exprime. A la place, les personnes noires représentées sont des domestiques, des ouvriers ou sont en train de danser.
Il pointe aussi les « représentations glamour des femmes insulaires du Pacifique » faites par le magazine, les photographies sur lesquelles figurent des « autochtones “non civilisés”, apparemment fascinés par la technologie “civilisée” des Occidentaux ». Ou encore cette légende dans un reportage en Australie datant de 1916 : « deux Noirs sud-australiens : ces sauvages se classent parmi les moins intelligents de tous les êtres humains. »
« Contrairement aux magazines comme “Life”, explique John Edwin Mason, “National Geographic” a très peu fait en sorte que ses lecteurs dépassent les stéréotypes de la culture blanche occidentale, poursuit l’éditorial. (…) “National Geographic” n’a pas organisé l’émancipation des préjugés que son autorité aurait permis d’organiser. »
L’opération d’autocritique du National Geographic rappelle celle du New York Times. Après s’être plongé dans ses archives et avoir constaté que ses nécrologies étaient essentiellement consacrées à des hommes blancs, le quotidien américain a publié, le 8 mars, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, les nécrologies de « quinze femmes remarquables » — telles que Diane Arbus, Charlotte Brontë ou encore Ida B. Wells — qui n’avaient jamais été écrites.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Face à la grande affluence sur la plate-forme, la date pour les inscriptions et la formulation des vœux d’études supérieures a été repoussée à mardi 13 mars à 23 heures, au lieu de 18 heures. Le point sur le calendrier, le dossier de candidature, les attendus et les critères de sélection.
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Parcoursup 2018 : dernier jour pour effectuer les vœux d’orientation postbac

Face à la grande affluence sur la plate-forme, la date pour les inscriptions et la formulation des vœux d’études supérieures a été repoussée à mardi 13 mars à 23 heures, au lieu de 18 heures. Le point sur le calendrier, le dossier de candidature, les attendus et les critères de sélection.



Le Monde
 |    21.12.2017 à 12h21
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 18h21
    |

            Séverin Graveleau








                        



   


Sur le fil. La loi instaurant les nouvelles règles d’accès à l’enseignement supérieur a été promulguée vendredi 9 mars, peu avant la date limite fixée aux lycéens et étudiants en réorientation pour formuler leurs vœux sur Parcoursup, fixée à mardi 13 mars. Mais alors que l’heure limite était prévue à 18 heures, elle a été repoussée à 23 heures « au vu de la grande affluence en fin de journée », a annoncé le compte Twitter de la plate-forme.

⚠️ Au vu de la grande affluence sur la plateforme #Parcoursup en fin de journée et afin de permettre à tous les can… https://t.co/KQsJhuBTM6— parcoursup_info (@Parcoursup)


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Les quelque 800 000 jeunes concernés auront ensuite un peu plus de deux semaines pour finaliser leurs dossiers de candidatures et confirmer ces voeux d’orientation, au plus tard le 31 mars.
Avec des filières universitaires qui peuvent vérifier que le dossier d’un candidat correspond aux « attendus » des formations, la fin du classement des vœux, des lettres de motivation requises systématiquement et des réponses qui arriveront en continu et non plus à date fixe, la procédure est bien différente de celle d’Admission post-bac, en vigueur jusqu’à la rentrée 2017. Le Monde Campus fait le point sur le fonctionnement et le calendrier de la nouvelle plate-forme.

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        Tchat :
         

          « Vous avez jusqu’au 31 mars pour faire CV, lettres de motivation et confirmer vos voeux »




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Un nouveau calendrier
Depuis le 22 janvier et jusqu’à mardi 13 mars 2018 à 23 heures (et non 18 heures comme prévu), les candidats peuvent s’inscrire et saisir leurs vœux d’orientation sur Parcoursup. Ils ont ensuite jusqu’au dimanche 31 mars pour constituer leur dossier et fournir les pièces demandées (notes, CV et lettres de motivation, appelées « projets de formation motivés »).
L’affichage des propositions d’admission aura lieu dans le cadre d’une seule phase en continu du 22 mai au 21 septembre, avec une pause pendant les épreuves du baccalauréat.
La procédure complémentaire commencera en parallèle de la phase principale en juillet, dès la fin des épreuves du baccalauréat. Elle permettra aux candidats de postuler dans des formations où il reste des places.

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10 vœux au maximum, sans hiérarchie
Les candidats ne peuvent pas faire plus de dix vœux, soit moins que sur Admission post-bac. Mais dans certaines filières, notamment parmi les plus demandées (santé, droit, sport, etc.), ils pourront postuler via un seul vœu (« vœu multiple ») à différentes « licences de droit à Bordeaux » par exemple, ou plusieurs « première année commune aux études de santé (PACES) en Ile-de-France ». Des vœux groupés sont également envisagés dans certaines filières sélectives (classe préparatoire, BTS, etc.). Le candidat ne peut pas faire plus de 20 de ces « sous-vœux » sur la plate-forme.
Les candidats n’ont pas à hiérarchiser leurs vœux, comme c’était le cas par le passé. Lors de la phase de propositions (à partir du 22 mai), ils recevront donc des réponses (détaillées ci-dessous) pour chacun de leurs vœux. Jusqu’au 26 juin, ils auront sept jours maximum pour accepter ou refuser chaque proposition faite, puis trois jours ensuite. Ce délai sera réduit à vingt-quatre heures à partir du 21 août. S’ils reçoivent plusieurs réponses positives, ils devront faire un choix pour n’en garder qu’une seule, en attendant une meilleure proposition sur leurs vœux en attente. Un fonctionnement qui permettra de les empêcher de monopoliser trop longtemps plusieurs places dans différentes formations et ainsi de libérer plus rapidement des places pour d’autres candidats.

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Des compétences « attendues » dans chaque licence
C’est la principale nouveauté de la réforme : les formations universitaires, qui étaient jusqu’à aujourd’hui non sélectives, classent les candidats en fonction de l’adéquation entre leur profil et les compétences qu’elles sont dorénavant en droit d’attendre d’eux. Ce classement permet de les départager si le nombre de candidatures dépasse les capacités d’accueil de la formation, ainsi que de décider si le candidat aura besoin d’un accompagnement spécifique durant sa scolarité.
Une partie de ces « attendus », assez généraux, a été précisée dans un cadrage national le 12 décembre 2017. Si une bonne expression écrite et orale ou une aptitude à la logique peuvent ainsi être demandées en droit, l’intérêt pour la démarche scientifique est, par exemple, réclamé pour entrer en licence d’histoire.

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          Le détail des « attendus », licence par licence



Ces attendus, qui pouvaient être adaptés et complétés par chaque licence en fonction de ses spécificités, sont précisés dans des fiches de présentation sur Parcoursup. Les filières sélectives (prépas, écoles, IUT, BTS) font de même, à titre d’information. Ces fiches incluent aussi des informations statistiques (taux de poursuite d’études, taux de réussite, taux d’insertion professionnelle, ratio entre les places et les candidats de l’année précédente, nombre de places disponibles, etc.). Mais aussi les dates des journées portes ouvertes et le contact d’un responsable pédagogique de la formation.
Les critères pris en compte dans l’examen des dossiers
Pour vérifier l’adéquation du profil des candidats avec ces attendus, les formations précisent sur la plate-forme les éléments qu’elles prennent en compte dans l’examen des vœux et les pièces justificatives demandées : bulletins de notes (de première et de terminale), appréciations des enseignants, justificatifs divers, etc. Pour chaque vœu exprimé, l’élève doit rédiger un « projet de formation motivé », court texte faisant office de lettre de motivation.
La fiche « avenir », sur laquelle le conseil de classe de terminale et le proviseur du lycée auront donné un « avis » pour chaque vœu à l’issue du deuxième trimestre, pourra être utilisée dans l’examen des candidatures.
Des « tests d’autopositionnement » sont proposés dans certaines filières (droit notamment) au candidat afin qu’il se rende compte de son niveau ou de son adéquation avec les compétences demandées. Mais ces tests, anonymes et dont seul le candidat aura les résultats, ne pourront pas être utilisés par les formations comme un outil de sélection.

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Les réponses que pourront faire les formations
A partir du 22 mai, les filières sélectives (prépas, IUT, BTS, écoles, etc.) ont la possibilité de donner trois types de réponse aux candidats : « oui » (accepté), « non » (refusé) ou « en attente ».
Concernant les licences à l’université, elles pourront répondre « oui » si elles acceptent le candidat, « en attente » si le nombre de places disponibles est atteint et que le candidat a été mis sur liste d’attente après examen de son dossier. Ou bien « oui si » (accepté, à la condition de…) dans le cas où il reste des places disponibles mais que le profil du candidat ne correspond pas tout à fait aux attendus. Le candidat peut alors s’inscrire dans cette formation seulement s’il accepte de suivre un parcours spécifique (modules d’enseignement complémentaires, semestre ou année de remise à niveau…), que chaque université définira à sa manière.
Après les résultats du baccalauréat, une commission pilotée par le recteur sera chargée de proposer une affectation aux candidats qui n’auront obtenu que des réponses négatives. Comme les autres, ces derniers auront la possibilité de continuer à chercher une place dans une formation via la procédure complémentaire.

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« Le Monde » aide les jeunes à s’orienter vers les études supérieures
En cette période de formulation et de confirmation des vœux d’orientation sur la nouvelle plate-forme d’admission post-bac, Parcoursup, Le Monde Campus propose reportages, décryptages, tchats, à retrouver sur ses sous-rubriques O21, Etudes supérieures et Parcoursup APB.
Pour aider les 16-25 ans, leurs familles et les enseignants à se formuler les bonnes questions au moment d’effectuer les vœux d’orientation, Le Monde organise également les conférences O21/S’orienter au 21e siècle, à Paris (17 et 18 mars), après Nancy, Lille, Nantes et Bordeaux.

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Greenpeace alerte sur le boom de la pêche au krill en Antarctique

Le petit crustacé, essentiel à l’alimentation des animaux des eaux polaires, est de plus en plus utilisé à la fois dans l’aquaculture et sous forme de complément nutritionnel.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 10h33
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 14h20
    |

            Martine Valo








                        



   


Il n’a l’air de presque rien, ce minuscule crustacé de deux grammes tout au plus. Mais avec ses congénères, dans l’océan Antarctique, le krill forme une biomasse probablement supérieure à celle des humains. Et cette manne suscite des convoitises : l’espèce Euphausia superba – qui se présente en essaims de plusieurs kilomètres de long dans ces eaux polaires –, commence à peser lourd dans l’industrie mondiale de la pêche. Cet engouement inquiète Greenpeace qui, toute l’année 2018, mène campagne en faveur de la création de nouvelles aires protégées autour du continent antarctique afin de protéger l’environnement austral.
Parti naviguer dans ces parages durant trois mois, l’équipage de l’Arctic Sunrise devrait rapporter fin mars des données sur ces écosystèmes fragiles. D’ici là, l’ONG a déjà collecté quelques images de chalutiers en pêchant le krill et en illustre sa publication intitulée : « Licence to krill, le monde mal connu de la pêche antarctique », rendue publique mardi 13 mars. Il s’agit moins d’une dénonciation en bonne et due forme que d’un appel à la vigilance au sujet d’une espèce essentielle à l’alimentation des baleines qui en mangent plusieurs tonnes par jour, tout comme s’en nourrissent les manchots, phoques, oiseaux marins, poissons et céphalopodes de ces eaux polaires.

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Le problème pour eux, c’est que les animaux domestiques – notamment les poissons d’aquaculture – partagent désormais avec les humains leur menu de base. Les consommateurs américains, australiens, allemands, britanniques sont friands d’huile de krill : ils l’apprécient en tant que complément alimentaire riche en acides gras-omega 3. Les Français s’approvisionnent, eux, en capsules sur Internet moyennant des prix extrêmement divers. Depuis fin 2011, l’Union européenne autorise notamment l’utilisation du petit crustacé dans certains produits laitiers, matières grasses à tartiner, sauces, céréales de petit-déjeuner, plats diététiques… Il entre aussi dans la composition de cosmétiques.
Une biomasse de 379 millions de tonnes
« Cette pêcherie symbolise l’absurdité d’un monde où l’on veut pêcher toujours plus loin, plus profond, dans des circonstances extrêmes alors que l’on connaît mal cette espèce, clé de voûte de tout l’écosystème, dénonce Hélène Bourges, responsable de la campagne Océans à Greenpeace France. On ne sait pas grand-chose de sa biologie, ni de sa vulnérabilité face au changement climatique et à l’acidification du milieu marin. » Tout le monde en convient : les connaissances sur l’Euphausia superba font défaut. « Il est admis que le fondement scientifique de la gestion de cette pêcherie est faible et que des informations supplémentaires sur le comportement de cette espèce et des statistiques de pêche sont absolument nécessaires », écrit ainsi l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Les estimations de la biomasse elle-même varient considérablement. Celle-ci atteindrait 379 millions de tonnes, dont plus de la moitié finirait mangée par les cétacés, les phoques, les manchots, les calmars et les poissons, selon la Convention sur la conservation de la faune et la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR). Cette organisation – chargée de gérer strictement la pêche du krill, de la légine et du poisson des glaces dans cette partie du monde –, a pour autre mission de veiller à la préservation de cet environnement encore bien sauvegardé. C’est elle qui fixe les limites.
En théorie, le taux de capture totale admissible dans le sud-ouest de l’Antarctique est de 5,6 millions de tonnes par an. Toutefois, la CCAMLR a décidé de le réglementer à 620 000 tonnes, réparties sur quatre régions du sud-ouest de l’Atlantique. Greenpeace note que dans la zone ouest de la péninsule Antarctique, ce maximum a été atteint plusieurs fois depuis 2010.
Insuffisance des observations scientifiques

   


Les premières expériences de pêche au krill, menées par l’ancienne URSS, remontent aux années 1960. Les captures ont connu ensuite des années à plus de 500 000 tonnes dans la décennie 1980, avant de chuter et de remonter à plus de 320 000 tonnes en 2014, selon les déclarations recueillies par la FAO. Depuis, les techniques ont évolué : les chaluts qui écrasaient les crustacés laissent la place à des tuyaux aspirants. Quinze navires opèrent dans cette pêche industrielle, un secteur essentiellement occupé par des flottes norvégiennes, sud-coréennes et chinoises.

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Elle serait cependant l’une des plus durables au monde, assurent les professionnels regroupés dans l’Association of Responsible Krill Harvesting Companies. « Hautement spécialisée et exigeante, la pêche au krill nécessite d’énormes investissements initiaux », indique cette organisation. S’inscrire dans la durée est d’autant plus nécessaire que « le développement du marché et l’adoption des produits ont été lents », rapporte-t-elle. Mais elle souligne elle aussi l’insuffisance des observations scientifiques et s’engage à collaborer avec la CCAMLR pour la collecte des données.
« Nous demandons instamment que les bateaux restent loin des aires marines protégées ou des zones dont nous demandons le classement afin de préserver la faune qui y vit », dit Hélène Bourges, de Greenpeace
Malgré cette bonne volonté affichée, le rapport de Greenpeace s’interroge sur le développement de cette pratique. Outre les risques de pollution que présente la navigation dans une zone encore quasi intacte, celle-ci empiète aussi sur les sources alimentaires de la faune. « Nous ne réclamons pas son interdiction, mais nous demandons instamment que les bateaux restent loin des aires marines protégées ou des zones dont nous demandons le classement afin de préserver la faune qui y vit », expose Hélène Bourges. Durant son expédition, les membres de l’Arctic Sunrise ont observé des navires manifestement en train de pratiquer un transbordement de pêche ou de carburant, ce qui n’est pas interdit, mais rend tout contrôle difficile.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Un million de mètres carrés vont être construits de part et d’autre du périphérique dans un quartier situé entre les rails et les autoroutes, dominé par sept tours.
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Entre Bercy et Charenton, le Grand Paris prend de la hauteur

Un million de mètres carrés vont être construits de part et d’autre du périphérique dans un quartier situé entre les rails et les autoroutes, dominé par sept tours.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 07h17
    |

            Grégoire Allix








                        



                                


                            

Un gratte-ciel aux courbes élancées de 190 mètres de haut, dont les façades de verre s’ouvriront sur 5 000 m2 de jardins suspendus, s’élèvera dans quelques années à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne), à la porte de Paris. Une tour conçue par l’agence américaine Skidmore, Owings and Merrill (SOM), un poids lourd de l’architecture, spécialiste mondial des monstres de verre et d’acier. On lui doit la plus haute tour du monde – Burj Khalifa à Dubaï – et des dizaines de gratte-ciel en Chine et aux Etats-Unis, comme la tour Jin Mao à Shanghaï et le One World Trade Center à New York.

La tour de Charenton-le-Pont sera le symbole d’une vaste opération d’aménagement, qui devait être dévoilée au Marché international des professionnels de l’immobilier (Mipim), à Cannes, mercredi 14 mars. Une opération exceptionnelle pour deux raisons : parce qu’elle ambitionne de raccommoder un territoire particulièrement balafré par les infrastructures de transports. Et parce que, rompant avec des décennies d’urbanisme autiste entre Paris et ses voisines, elle est jumelée à une opération miroir côté parisien pour construire près d’un million de mètres carrés de part et d’autre du périphérique en partageant certains équipements, scolaires notamment.
Une première à valeur d’exemple, alors que l’effacement de la frontière Paris-banlieue et la question du franchissement des infrastructures sont au cœur des enjeux de la métropole.

« 60 % de bureaux et 40 % de logements »
« Il n’y a pas si longtemps, les deux villes menaient chacune son projet dans son coin, les rues s’arrêtaient en cul-de-sac au périphérique. Désormais, on est dans la fabrication concrète du Grand Paris, avec une échelle de projet qui crée une identité métropolitaine à lisibilité mondiale », commente Thierry Lajoie, le directeur général de Grand Paris Aménagement, l’établissement public qui coordonnera les opérations côté Charenton.

« Peu de territoires...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ A la tête d’une mission d’information, Manuel Valls souhaite que la Nouvelle-Calédonie reste dans la République. Les députés examinent mardi le projet de loi organisant la consultation en novembre.
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L’Assemblée nationale se penche sur le référendum calédonien

A la tête d’une mission d’information, Manuel Valls souhaite que la Nouvelle-Calédonie reste dans la République. Les députés examinent mardi le projet de loi organisant la consultation en novembre.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 11h09
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 11h14
    |

            Patrick Roger








                        


L’Assemblée nationale examine, mardi 13 mars, le projet de loi organisant la consultation sur l’accession à la pleine souveraineté de la Nouvelle-Calédonie, qui devrait avoir lieu le 4 novembre. L’ensemble des groupes politiques a approuvé en commission des lois, sur la base du rapport présenté par Manuel Valls, député (apparenté LRM) de l’Essonne, le texte qui avait été adopté par le Sénat le 20 février.
Le sujet du corps électoral appelé à prendre part au référendum étant ainsi évacué, le comité des signataires de l’accord de Nouméa du 5 mai 1998, qui se réunira le 27 mars à Matignon sous l’égide du premier ministre, Edouard Philippe, devrait à présent pouvoir se pencher sur la formulation de la question qui sera soumise à la consultation. Une deuxième étape importante.
A cet effet, M. Valls, également président de la mission d’information sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, s’est rendu sur le territoire du 19 au 23 février, en compagnie du rapporteur, Christian Jacob (LR), de la présidente de la commission des lois, Yaël Braun-Pivet (LRM), et de Naïma Moutchou (LRM), porte-parole du groupe sur ce texte.
« Une démarche à la québécoise »
Une mission, comme il le dit lui-même, destinée à « déblayer le terrain avant le déplacement du président de la République », qui devrait aller en Nouvelle-Calédonie début mai. Là-bas, l’ancien premier ministre n’a pas hésité à exprimer publiquement son souhait que la Nouvelle-Calédonie reste française, au risque de braquer ses interlocuteurs indépendantistes. « A titre personnel », tient-il à préciser, mais le propos n’avait rien d’anodin.
« Pourquoi j’ai fait ça ?, poursuit le député de l’Essonne. Parce qu’il faut chercher à enjamber le référendum. Or, tout ce qui n’aura pas été traité avant la consultation sera plus difficile à traiter après. Et je crains que, si le non à l’indépendance est fort, les tenants du non demandent à en tirer mandat pour les élections territoriales de 2019. »
L’ancien rocardien – Michel Rocard avait été l’artisan des premiers accords de Matignon du 26 juin 1988 entre Jacques Lafleur et Jean-Marie Tjibaou – puis conseiller de Lionel Jospin lorsque celui-ci, à Matignon, conclut l’accord de Nouméa, estime qu’« il faut savoir s’émanciper des accords qui ont conduit l’évolution de la Nouvelle-Calédonie depuis trente ans. S’il faut garder tous les acquis, il faut accepter l’idée qu’une période s’achève ».
Lui-même, quand il était à Matignon, confesse avoir « caressé l’idée d’un troisième accord mais ça n’a pas été possible ». Si M. Valls pense qu’il faut laisser aux Kanaks la possibilité d’un droit à l’autodétermination – « une démarche à la québécoise » –, il ne croit pas, en revanche, que, « dans l’avenir, on puisse continuer à vivre avec les textes actuels, trois types de citoyenneté, trois listes électorales ».
« Valls a quand même quelques atouts »
M. Jacob n’est pas loin de rejoindre M. Valls. En tout cas quand il s’agit de se prononcer pour le maintien de la Nouvelle-Calédonie dans le giron de la République française. « La prise de position de notre mission a suscité le débat, se félicite le président du groupe LR de l’Assemblée nationale. Tant mieux. » Il souhaite que M. Macron, lorsqu’il se rendra sur place, prenne clairement position.
« Imaginez que le référendum ait lieu en métropole et que le président de la République n’ait pas un avis sur le rattachement à la France. Ce n’est pas possible », défend-il. Et il sait gré à l’ancien premier ministre de ne pas avoir dissimulé son opinion : « Valls a quand même quelques atouts, il connaît la Nouvelle-Calédonie et il connaît les gens. Ça lui donne une stature particulière. Et il n’est pas timide. »
En tant que présidente de la commission des lois, Mme Braun-Pivet, elle, est plus réservée. « L’objet de la mission n’est pas de prendre position. En aucun cas, nous ne sommes là pour orienter ou influencer les décisions du gouvernement ou le choix de la consultation. En même temps, il est difficile de demander à des personnalités comme l’ancien premier ministre ou le président du principal groupe d’opposition de ne pas dire ce qu’ils pensent », reconnaît-elle, fataliste.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ La maison de ventes aux enchères présente le 13 mars une vente très complète issue d’une collection privée.
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Vente d’affiches de Mai 1968 chez Artcurial

La maison de ventes aux enchères présente le 13 mars une vente très complète issue d’une collection privée.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 07h15
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 16h26
    |

                            Clémentine Pomeau-Peyre








                        



   


Quelques semaines avant la célébration du cinquantenaire de Mai 1968, plusieurs maisons de vente proposent déjà d’acquérir des affiches de cette période. L’étude de Melun, sous la houlette de Maître Matthias Jakobowicz, en a ainsi proposé quelques-unes dans sa vente de début février : « Continuons la grève, le capital se meurt », par l’Atelier Populaire, adjugée 270 euros, ou une version de « Nous sommes tous des juifs et des Allemands », vendue 1 500 euros.
Graphiquement simples, monocolores, ces affiches placardées sur les murs de Paris durant quelques semaines entre mai et juin 1968 ont durablement marqué les esprits. Il en existe environ cinq cents différentes, avec pour certaines des variantes dans le slogan ou la couleur utilisée.
Artcurial présente le 13 mars prochain une vente très complète issue d’une collection privée, celle de Laurent Storch : « Je pense avoir réuni à peu près toutes les affiches existantes de cette période. Je les ai trouvées sur eBay, chez des marchands, ou encore des personnes qui les avaient conservées, y compris du côté des CRS… Certaines sont assez courantes, mais il y en a une cinquantaine qu’on ne trouvera plus. » Le collectionneur note que dès mai 1968, des amateurs récupéraient les affiches directement auprès des colleurs, de façon à les garder en bon état.

   


Les tirages ont été compris entre 1 000 et 2 000 exemplaires selon les modèles. La majorité est en effet en sérigraphie, une méthode simple mais qui ne permet pas des tirages aussi importants que l’offset. Les étudiants préfèrent renouveler tous les jours le message plutôt que d’imprimer plusieurs fois la même composition. Ils réagissent ainsi en temps réel aux derniers événements : « Nous sommes tous des juifs et des Allemands » (estimée chez Artcurial 2 500 à 5 000 euros) ou « Nous sommes tous indésirables » (estimée 600 à 1 200 euros) avec le portrait de Daniel Cohn-Bendit (dessin de Bernard Rancillac) lorsqu’il est interdit de séjour, « La lutte continue » avec un poing levé après les accords de Grenelle (estimée 300 à 600 euros), « Sois jeune et tais-toi » montrant un jeune, bâillonné par le général de Gaulle, au moment où le gouvernement organise de nouvelles élections à la fin du mois de juin, sans abaisser l’âge du droit de vote (estimée 600 à 1 200 euros).
Slogans et dessins sont chaque jour soumis à l’approbation d’une assemblée générale, et le travail des concepteurs reste le plus souvent anonyme. « Mais certains artistes ont signé leur œuvre, ou les ont reconnues plus tard, c’est le cas des membres de la figuration narrative tels que Rancillac ou Rougemont, ou d’indépendants parmi lesquels Zao Wou-ki, Calder ou encore Alechinsky », précise l’expert en affiches Frédéric Lozada.
Il a également présenté le 28 février une vente plus largement consacrée au « Graphisme engagé » : affiches politiques d’avant 1968 et de mai 1968, françaises et étrangères. Il s’amuse de la vision des acheteurs étrangers qui appellent ces créations celles de la French Revolution…

   


Du côté des formats, il s’agit principalement de 60 cm × 80 cm ou de 80 cm × 120 cm, « aux Beaux-arts, les affiches étaient mises à sécher sur des cordes à linge, du coup les formats supérieurs à un mètre n’étaient pas très faciles à manipuler » explique le collectionneur Laurent Storch. « Il existe aussi des formats réduits de 10 cm × 15 cm, précise Frédéric Lozada, destinés à être diffusés en grand nombre. » L’encre et le papier étaient livrés chaque jour aux ateliers, par des sympathisants. Chaque affiche pouvait être imprimée successivement en plusieurs couleurs, afin de relancer l’attention.

Deux ateliers parisiens
Les affiches parisiennes de mai 1968 sont principalement issues de deux ateliers. L’expert Frédéric Lozada précise : « L’Atelier populaire est plutôt de tendance maoïste, et celui des Arts décoratifs, dans la mouvance marxiste léniniste. » Le premier, l’Atelier populaire, naît à l’Ecole supérieure des Beaux-Arts. Sa première affiche, du 15 mai, est imprimée à 30 exemplaires. Son slogan est U-sines, U-niversités, U-nion. Le 19 mai, « La chienlit c’est lui » avec une silhouette caricaturée du général de Gaulle est tirée à 3 000 exemplaires.
L’autre atelier, celui des Arts décoratifs, débute sa production une dizaine de jours plus tard. Ses créations sont plus percutantes, mais aussi plus violentes. C’est des Arts décoratifs que sort l’affiche montrant Hitler qui retire son masque figurant de Gaulle.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Il y a dix ans, Brezovica attirait des touristes de toute l’ex-Yougoslavie. Aujourd’hui, hôtels délabrés et pistes à l’abandon sont le quotidien de cette station de ski serbe en territoire kosovar.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Un enregistrement de la conversation entre les pilotes et la tour de contrôle semble indiquer une confusion quant à la voie d’approche pour atterrir.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Crash d’avion au Népal : les communications radio au centre de l’enquête

Un enregistrement de la conversation entre les pilotes et la tour de contrôle semble indiquer une confusion quant à la voie d’approche pour atterrir.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 09h55
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 10h21
   





                        


Au lendemain de la pire catastrophe aérienne au Népal depuis un quart de siècle, l’enquête se concentrait mardi 13 mars sur d’apparents problèmes de communication entre l’avion qui s’est écrasé la veille à Katmandou, faisant 49 morts, et la tour de contrôle de l’aéroport de la capitale népalaise.
Quarante-neuf personnes ont été tuées et vingt-deux blessées dans le crash d’un Bombardier Dash 8 Q400 turbopropulseur de la compagnie bangladaise US-Bangla en provenance de Dacca. Les autorités aériennes népalaises ont dit avoir récupéré les boîtes noires de l’épave calcinée, l’avion ayant pris feu après s’être écrasé sur un terrain vague jouxtant l’aéroport. « Il reste à déterminer qui du pilote ou des contrôleurs aériens était en tort », a déclaré le directeur de l’aéroport Raj Kumar Chhetri, selon qui les investigations seraient menées conjointement avec le Bangladesh.
Un enregistrement de la conversation entre les pilotes et la tour de contrôle, publié par des médias, semble indiquer une confusion quant à la voie d’approche que devait emprunter l’avion pour atterrir sur l’unique piste de l’aéroport. Le vol devait initialement attendre à 27 kilomètres de Katmandou mais il a dépassé ce point, entrant dans l’espace encombré du seul aéroport international du pays himalayen.
Lundi, le PDG de la compagnie aérienne bangladaise, Imran Asif, avait dit qu’il y avait eu un « cafouillage de la part de la tour de contrôle ».
« L’avion était si bas et prenait des virages tellement brusques »
Des témoins ont rapporté que l’avion de la US-Bangla a brusquement changé de trajectoire juste avant l’accident, qui a coûté la vie aux quatre membres d’équipage et aux quarante-cinq passagers. Selon des survivants, le pilote n’avait donné aucun avertissement en cabine. « J’ai demandé à l’hôtesse de l’air ce qu’il se passait, si tout allait bien ? Elle a levé le pouce, mais je pouvais voir qu’elle était en panique », a raconté Ashish Ranjit, 35 ans, qui s’est échappé par un hublot situé sur le flanc droit. L’avion « était si bas et prenait des virages tellement brusques », a-t-il ajouté.
L’avion a heurté la piste, défoncé les grillages barbelés de l’aéroport, laissant derrière lui une traînée de carburant avant de s’arrêter dans les herbes, où il s’est enflammé. Vingt-deux passagers, principalement assis du côté droit de l’appareil, ont réussi à s’échapper des flammes en s’extirpant par les fenêtres ou en étant extrait de la carcasse par des secouristes. Parmi les voyageurs figuraient trente-trois Népalais, trente-deux Bangladais, un Chinois et un Maldivien.
Cet accident d’avion est le plus meurtrier au Népal depuis 1992. Ce pays montagneux pauvre a cependant connu une vingtaine d’accidents d’avion au cours de la dernière décennie, la plupart impliquant des petits avions effectuant des vols intérieurs. Le plus souvent, ces accidents ont été imputés à l’inexpérience des pilotes et à des problèmes de maintenance et de gestion. Les avions népalais sont interdits de vol dans l’espace aérien européen.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Le président américain est attendu mardi 13 mars dans le « Golden State », en conflit ouvert avec le gouvernement fédéral.
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Donald Trump visite la Californie, Etat en « résistance »

Le président américain est attendu mardi 13 mars dans le « Golden State », en conflit ouvert avec le gouvernement fédéral.



Le Monde
 |    12.03.2018 à 17h12
 • Mis à jour le
13.03.2018 à 06h31
    |

            Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)








                        



                                


                            

C’est la visite la plus tardive d’un président, à ce stade de son mandat, depuis Eisenhower. Et c’est certainement la moins désirée. Donald Trump doit arriver mardi 13 mars en Californie, pour un déplacement considéré comme une provocation dans un Etat qui s’est érigé en capitale de la « résistance » à son administration, que ce soit sur l’immigration, l’environnement ou la fiscalité.
Depuis l’installation de M. Trump à la Maison Blanche, en janvier 2017, le conflit n’a cessé de s’aggraver entre Washington et la Californie démocrate, au point que les politologues assurent qu’il faut remonter aux années 1955-1960 pour trouver un bras de fer comparable dans le fédéralisme américain. Il s’agissait alors de la déségrégation, que le gouvernement fédéral entendait faire respecter dans les Etats sudistes. Cette fois, les perspectives sont inversées. C’est le camp progressiste qui invoque les « droits des Etats », illustrant les tensions dans le fédéralisme à l’heure de Donald Trump.
Budget spécial « résistance »
En un an, l’attorney général (le procureur général) de l’Etat, Xavier Becerra, qui a obtenu un budget spécial « résistance » et embauché une vingtaine de juristes, a déjà déposé vingt-six plaintes contre le gouvernement fédéral à propos de sujets les plus divers : de la construction du « mur » à la frontière mexicaine à la fin du remboursement de la contraception par les assurances santé ; du retard dans les normes d’émissions des climatiseurs à la reprise des forages pétroliers offshore, un tabou en Californie depuis la grande marée noire de 1969 au large de Santa Barbara.
L’administration Trump, elle, a de son côté pris nombre de mesures qui ont été perçues comme des agressions. Alors que les ventes de cannabis récréatif venaient de commencer, le 1er janvier, le ministre de la justice a abrogé la circulaire de Barack Obama qui permettait aux Etats de développer un marché réglementé en dépit de la prohibition fédérale. Washington...




                        

                        


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Plus de 8,4 millions de produits de contrefaçon saisis en France en 2017

Jouets et équipements de sport arrivent en tête des articles interceptés aux frontières par les douanes françaises.



Le Monde
 |    13.03.2018 à 14h43
    |

                            Juliette Garnier








                        



   


Les jouets et les équipements de sport se rangent au premier rang des 8,4 millions de produits contrefaits saisis aux frontières par les douanes françaises en 2017. Les 17 000 douaniers ont intercepté plus de 1,2 million de boîtes de jeux, de jouets et d’articles de sport ainsi que 1,1 million de vêtements issus de la contrefaçon, d’après le rapport annuel des douanes, publié mardi 13 mars.
Ces deux familles de produits devancent les équipements électriques, électroniques et informatiques (1,1 million de produits saisis) et les chaussures (587 977 paires saisies).
« Pas de limites géographiques »
Le nombre de produits contrefaits interceptés recule de 7,7 % par rapport à l’an dernier, selon les services de l’Etat. Le chiffre demeure toutefois « impressionnant », note dans un communiqué l’Union des fabricants (Unifab). « Cette ampleur démontre que la contrefaçon, ne connaît pas de limites géographiques et continue d’envahir l’Europe et le quotidien des consommateurs en touchant tous les secteurs d’activité », observe cette association française de lutte anti-contrefaçon présidée par Christian Peugeot, héritier de la famille Peugeot, actionnaire du groupe PSA.
Les douanes françaises ont également saisi 238,2 tonnes de tabac de contrebande sur le territoire national (– 8 % par rapport à 2016) et 958 armes à feux (+ 11 %).



                            


                        

                        

