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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Le videur d’une boîte de nuit lilloise accuse l’assistant parlementaire du député FN, Sébastien Chenu, d’insultes à caractère raciste et de violences légères.
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Propos racistes du numéro 2 du FNJ, Davy Rodriguez : la victime porte plainte

Le videur d’une boîte de nuit lilloise accuse l’assistant parlementaire du député FN, Sébastien Chenu, d’insultes à caractère raciste et de violences légères.



Le Monde
 |    12.03.2018 à 17h59
 • Mis à jour le
12.03.2018 à 18h18
   





                        



   


Le videur d’un bar, visé samedi soir par des propos racistes lancés par le numéro 2 du Front national de la jeunesse (FNJ), Davy Rodriguez, a décidé de porter plainte, lundi 12 mars, a annoncé le parquet de Lille à l’Agence France-Presse.
Il a accusé ce cadre du parti d’extrême droite, également assistant parlementaire du député FN Sébastien Chenu, d’insultes à caractère raciste et violences légères. L’enquête préliminaire ouverte par le parquet a été confiée à la sûreté urbaine de Lille. M. Rodriguez a été suspendu dimanche par le FN à titre conservatoire.
Dans une vidéo mise en ligne sur Twitter samedi, on voit M. Rodriguez visiblement agité à la sortie d’un bar de Lille où se tenait le congrès du FN tout le week-end. Les personnes qui l’accompagnent tentent de l’apaiser, en faisant référence à la présidente du Front national : « Mais calme-toi, Davy, tu n’as aucun intérêt à t’énerver ! Tu crois que Marine aimerait te voir comme ça ? » M. Rodriguez répond qu’il n’en a « rien à foutre ».
« Stop, t’es assistant parlementaire », lui rappelle ensuite un autre ami. Puis, le numéro 2 du FNJ semble prononcer « espèce de nègre de merde », à l’endroit d’une tierce personne, qui s’avère donc est le videur du bar dans lequel plusieurs membres du Front national ont passé la soirée de vendredi.
« Cabale politique »
Dans un tweet, M. Rodriguez a nié « formellement avoir tenu les propos racistes qui me sont prêtés ». Interrogé par le site d’information Buzzfeed News, il affirme ensuite que la vidéo est « un pur montage » et dénonce « une cabale politique ».
La Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) a par ailleurs annoncé lundi dans un communiqué vouloir saisir la justice pour que que « l’auteur de cette injure à caractère racial connaisse une sanction exemplaire ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ La présidente du Front national, Marine Le Pen, a proposé dimanche de rebaptiser le parti « Rassemblement national ». Une décision symbolique et politique.
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Cinq questions sur le changement de nom du FN

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a proposé dimanche de rebaptiser le parti « Rassemblement national ». Une décision symbolique et politique.



Le Monde
 |    12.03.2018 à 17h56
   





                        



   


Marine Le Pen a proposé dimanche 11 mars aux militants frontistes de rebaptiser le Front national « Rassemblement national » (RN) lors du congrès du parti d’extrême droite à Lille, présenté comme celui de la « refondation ». Une décision symbolique et politique.
Pourquoi Marine Le Pen a-t-elle proposé de changer le nom du FN ?
En rebaptisant le parti, Marine Le Pen veut s’adresser à une base électorale plus large en essayant de conjurer la méfiance que le FN inspire aux autres formations et à des électeurs, bien que la ligne politique reste identique. Pour Erwan Lecœur, sociologue et spécialiste de l’extrême droite :
« L’objectif est de donner le sentiment qu’elle rénove le FN pour l’ouvrir à de nouvelles alliances afin d’accéder au pouvoir, mais aussi de rassurer sur les fondamentaux, face au [président des Républicains] Laurent Wauquiez et [l’ancien bras droit de Marine Le Pen] Florian Philippot, qui lui disputent ses électeurs sur des bases proches. »

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Ce dernier souligne aussi la « dimension symbolique et familiale » du changement de nom : « Chez les Le Pen : le FN, c’est le parti de Jean-Marie. Le RN, c’est Marine, comme elle avait déjà créé le “Rassemblement Bleu Marine”. » Troquer le FN contre le RN est selon lui une façon de « marquer un changement d’époque ».
Ce faisant, la dirigeante du Front national entend aussi poursuivre l’entreprise de dédiabolisation qu’elle s’efforce de mener depuis qu’elle a succédé à son père à la tête du parti en 2011, et sortir du « trou d’air » qu’elle a connu après son débat raté face à Emmanuel Macron à la veille du second tour de l’élection présidentielle.

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D’où vient le nom « Rassemblement national » ?
Il s’agit d’une fusion sémantique de « Front national » et « Rassemblement Bleu Marine », une association de campagne créée pour les élections législatives de 2012.
La nouvelle dénomination du FN rappelle le nom du groupe parlementaire frontiste qui a existé à l’Assemblée nationale de 1986 à 1988, « Front national-Rassemblement national ». Jean-Marie Le Pen avait présenté des listes sous ce nom aux législatives de 1986 pour s’ouvrir, déjà, à l’ensemble de la droite.

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La même étiquette de parti avait été choisie en 1954 par Jean-Louis Tixier-Vignancour – il fut le candidat de l’extrême droite face au général de Gaulle à la présidentielle de 1965, avec Jean-Marie Le Pen pour directeur de campagne.
Le « rassemblement national » peut également rappeler le Rassemblement national populaire, un parti collaborationniste fondé en 1941 par Marcel Déat, et actif jusqu’en 1944. Une référence à contre-courant du travail de normalisation engagé au FN.
Le nom appartient-il déjà à quelqu’un d’autre ?
Un membre de l’association Rassemblement national, Igor Kurek, qui se présente comme « gaulliste », a déclaré dimanche que le « Rassemblement national » que propose Marine Le Pen était déjà pris.
« Et bien oui “chère” Marine, le RN [Rassemblement national] existe déjà et vous ne pouviez nier son existence quand celui-ci s’est retrouvé depuis 2014 face à vos candidats à plusieurs reprises », écrit-il dans un communiqué publié dimanche, dénonçant « l’amateurisme de la “première opposante” autoproclamée ». « Le RN est de droite gaulliste et républicaine, le FN est d’extrême droite. Le FN ne sera jamais le RN et le RN ne sera jamais le nouveau FN », ajoute-t-il.
La marque « Rassemblement national » a en effet été déposée en 2013 auprès de l’Institut national de la propriété industrielle, non pas par Igor Kurek mais par Frédérick Bigrat, qui se réclame de la même organisation politique. Ce dernier a publié un communiqué, lundi, dans lequel il écrit que « les droits de la marque Rassemblement national ont été cédés par acte sous seing privé le 22 février 2018 ». Il ajoute que l’association Rassemblement national est en cours de dissolution, avant de mettre en cause les propos d’Igor Kurek, qu’il juge « parfaitement inexacts ».

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Jean-Marie Le Pen, cofondateur du FN, approuve-t-il ce changement ?
Le cofondateur du Front national et père de la présidente du parti, Jean-Marie Le Pen, a jugé lundi que le changement du nom du parti était un « assassinat politique ».
« Je trouve désastreux que l’on abandonne le nom du Front national car c’est un repère inimitable et incontournable », a-t-il déclaré sur France inter. « Le Front national, qui a quarante-six ans, qui a mené bataille comme un brise-glace dans l’Arctique pendant des années et des années… C’est plus qu’une appellation, c’est plus qu’un groupement, c’est une âme. C’est une histoire, c’est un passé. Et faire fi de tout cela me paraît désastreux », a-t-il affirmé.
Jean-Marie Le Pen a assuré qu’il n’adhérerait pas au « Rassemblement national » et a ouvert la porte à l’idée de réutiliser le nom du Front national pour des projets à venir.
Quand le nouveau nom sera-t-il entériné ?
Marine Le Pen a déclaré que le principe d’un changement de nom du Front national avait déjà été validé par une « courte majorité » (52 %) de militants du parti d’extrême droite, invités à se prononcer dans un questionnaire.
« Rassemblement national » doit ensuite être soumis à un vote des militants par courrier, dont le résultat sera connu après au moins six semaines. Une consultation qui risque, selon le politologue Erwan Lecœur, d’être « polluée par les affaires juridiques et la longue histoire » du « Rassemblement national ».

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ La présidente du FN a prononcé, dimanche, un discours de plus d’une heure lors du congrès de son parti à Lille. Retour sur certaines de ses affirmations contestables.
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Libre-échange, santé, prisons : les exagérations de Marine Le Pen

La présidente du FN a prononcé, dimanche, un discours de plus d’une heure lors du congrès de son parti à Lille. Retour sur certaines de ses affirmations contestables.



Le Monde
 |    12.03.2018 à 17h50
 • Mis à jour le
12.03.2018 à 18h16
    |

            Adrien Sénécat








                        



   


Un nouveau nom, mais une ligne inchangée sur le fond. Marine Le Pen a prononcé, dimanche 11 mars lors du congrès de son parti à Lille, un discours dans la droite ligne de sa campagne présidentielle. Bien que plus mesuré que sa prestation teintée de mauvaise foi lors du débat qui l’opposait à Emmanuel Macron en mai, l’argumentaire déployé comportait plusieurs arrangements avec les faits.
Un argument fallacieux sur l’aide médicale d’Etat
CE QU’ELLE A DIT
« Quel est donc ce poste de dépenses qui ruine notre pays et dont on ne parle pas ? L’aide médicale d’Etat attribuée aux clandestins : un ou peut-être même deux milliards d’euros ! »
CONTESTABLE ET DANGEREUX
Supprimer l’aide médicale d’Etat (AME), c’était déjà l’engagement numéro 71 du programme de Marine Le Pen pendant la présidentielle. La présidente du FN présente depuis longtemps ce dispositif comme ayant un coût démesuré et, surtout, comme une source d’économies potentielles. Quitte à prendre quelques libertés avec les faits.
L’AME s’adresse principalement aux résidents étrangers en situation irrégulière et précaire qui sont en France depuis au moins trois mois et dont les ressources ne dépassent pas le plafond, qui est le même que pour la couverture maladie universelle complémentaire. Elle couvre notamment les soins médicaux, les frais d’hospitalisation et d’intervention chirurgicale, certaines vaccinations ou encore la contraception. Contrairement à une idée reçue persistante, elle ne donne, en revanche, pas droit à des soins de « confort », mais simplement à un panier restreint de soins.
Le projet de loi de finances pour 2018 fixe les crédits du dispositif à 931,7 millions d’euros, pour un peu plus de 300 000 bénéficiaires. On peut certes y voir, comme Marine Le Pen, un coût considérable pour les finances publiques. Mais il est fallacieux d’affirmer que supprimer cette aide permettrait d’économiser purement et simplement cette dépense.
L’idée de mettre en place un droit d’entrée de 30 euros à l’AME a, par exemple, été testée par la droite en 2011, avant que la gauche ne revienne dessus. Ce dispositif a engendré des retards « dans l’accès aux soins et in fine un renchérissement de la dépense », selon un rapport parlementaire publié en 2015. C’est-à-dire que l’état de certains patients s’était aggravé et que le coût final pour l’Etat avait été plus élevé que si les soins étaient intervenus plus tôt.
Au-delà des considérations économiques et éthiques (notamment pour le personnel médical) d’un tel choix, supprimer l’aide médicale d’Etat pourrait aussi poser de réels problèmes de santé publique. Ne pas accorder un minimum de soins aux personnes présentes sur le territoire français favorise la propagation de pathologies contagieuses.
Un gros raccourci sur les traités de libre-échange
CE QU’ELLE A DIT
« [Le] consommateur est soumis au dogme sacré du libre-échangisme qui fait entrer chez nous des denrées sans normes sanitaires, joue avec les OGM ou fait brouter aux vaches des farines animales. »
POURQUOI C’EST EXAGÉRÉ
La critique de la mondialisation et du libre-échange de Marine Le Pen est ici quelque peu hors sujet. La présidente du FN laisse entendre que les produits importés en Europe ne feraient l’objet d’aucun contrôle, ce qui est faux. En réalité, les normes européennes, notamment pour le commerce de produits agricoles, sont les mêmes pour les produits issus de pays membres de l’Union que pour les autres.
Cela veut donc dire qu’en théorie les produits importés doivent respecter le même cahier des charges que les produits français. Sauf à passer aux travers des contrôles, parfois jugés insuffisants (c’est l’une des inquiétudes récurrentes autour des accords comme le CETA entre l’Europe et le Canada).
Une exagération sur la réforme du système carcéral
CE QU’ELLE A DIT
« Un projet de loi qui va libérer les délinquants dans nos villes et nos campagnes au motif fallacieux de la surpopulation carcérale. »
POURQUOI C’EST EXAGÉRÉ
La présidente du FN fait ici référence au projet de réforme du système carcéral annoncé par Emmanuel Macron début mars. L’une des annonces présidentielles est que les peines inférieures à six mois de prison ne devront plus faire l’objet d’incarcérations mais plutôt de peines alternatives (bracelet électronique, travail d’intérêt général, etc.). Les peines de prison inférieures à un mois seront, quant à elles, supprimées.
Il s’agit d’une frange limitée de la population carcérale : selon les chiffres de l’Observatoire international des prisons, seuls 12,2 % des détenus incarcérés en France au 1er janvier 2017 (environ un sur huit) purgeaient une peine de moins de six mois. Il est également abusif d’affirmer que cette décision reviendrait à « libérer les délinquants » puisque, à défaut d’être incarcérées, les personnes visées effectueront bien une peine alternative.
Les 87,8 % de détenus qui purgent une peine de six mois ou plus sont également concernés par les annonces présidentielles, mais dans l’autre sens. Emmanuel Macron a déclaré vouloir restreindre les possibilités d’aménagement des peines de six mois à un an de prison et même les supprimer au-delà d’un an.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ A la suite du congrès de « refondation » du Front national à Lille dimanche, le politologue Erwan Lecœur a répondu aux questions des lecteurs du Monde.fr.
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Au FN, « le lien au nom n’est pas seulement politique, il est aussi affectif »

A la suite du congrès de « refondation » du Front national à Lille dimanche, le politologue Erwan Lecœur a répondu aux questions des lecteurs du Monde.fr.



Le Monde
 |    12.03.2018 à 15h35
 • Mis à jour le
12.03.2018 à 17h50
   





                        


Marine Le Pen, réélue à l’unanimité, dimanche 11 mars, à la présidence du Front national lors du congrès du parti, à Lille, a proposé à ses adhérents de rebaptiser le parti d’extrême droite « Rassemblement national ». La nouvelle appellation, conçue parallèlement à une retouche des instances, doit être soumise à un vote des adhérents organisé par correspondance dans les semaines à venir.
Au lendemain du congrès du parti, le sociologue et politologue Erwan Lecœur, coauteur du Dictionnaire de l’extrême droite (Larousse, 2007), a répondu aux questions des internautes lors d’un chat sur le site du Monde.fr.
Comment analysez-vous la venue de Stephen Bannon au congrès du FN ?
Erwan Lecœur : Steve Bannon, c’est un peu le magicien qui a fait gagner un populiste. Il est en tournée en Europe pour expliquer aux mouvements populistes nationalistes que le vent de l’histoire est avec eux et comment réussir à accéder au pouvoir, comme il l’a fait avec Donald Trump. Cette intervention a permis à Marine Le Pen de remplir deux objectifs urgents : en externe, polariser l’attention médiatique ; en interne, montrer à sa base radicale qu’elle n’avait pas renié certaines idées et que le changement (de nom) n’était pas reniement, mais volonté de gagner.

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Le nom « Rassemblement national » existerait déjà et serait un mouvement politique. Le nom aurait même déjà été déposé. Est-ce vrai ? Si oui, Marine Le Pen va devoir changer de proposition de nouveau nom pour le parti ? Peut-elle utiliser le nom « RN » si celui-ci a été déposé ? Merci d’avance.
Il semble, en effet, que ce nom ne soit pas disponible. Et que son propriétaire n’ait pas du tout envie de céder ses droits sur l’appellation déposée. Cela pose problème, car le nom avait une histoire. Il avait été utilisé par l’avocat d’extrême droite Jean-Louis Tixier-Vignancour (campagne de 1965, dirigée par un certain Jean-Marie Le Pen), puis par Le Pen en 1986 et ensuite : il servait à désigner l’ouverture du FN lors d’élections, notamment à des pans de la droite qui ne voulaient pas entrer au FN.
Du coup, la consultation lancée auprès des adhérents va être polluée par ces affaires et cette longue histoire. Le mélange entre politique et juridique n’est pas nouveau chez les Le Pen ; le nom de Front national avait lui aussi été contesté à Jean-Marie Le Pen par d’anciens militants dès 1973, puis par Bruno Mégret en 1999. Le Pen avait gagné à chaque fois. Mais il n’est pas impossible que, cette fois, Marine Le Pen perde devant les tribunaux, si elle essaie de passer en force. Ce serait une pierre de plus dans son jardin.

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Marine Le Pen a-t-elle évoqué au congrès une alliance avec Wauquiez ou Philippot pour les prochaines élections ?
Non, elle n’a pas évoqué d’alliance particulière, sauf en rappelant celle avec Dupont-Aignan, mais elle a martelé la nécessité d’une « ouverture » à d’autres forces politiques, pour pouvoir gouverner un jour. C’est toute la difficulté de l’exercice : elle estime que le clivage gauche-droite est dépassé, elle ne veut pas d’alliance privilégiée avec la droite (contrairement à une partie de ses cadres, et sa nièce), mais elle propose un nouveau nom qui rappelle la droite du Rassemblement pour la République (RPR). Et en face, Laurent Wauquiez espère attirer les électeurs déçus du FN, tout comme Florian Philippot. Au fond, le RN doit permettre de sortir de cette situation de faiblesse, en reprenant l’initiative, médiatique, puis politique.
Qu’en est-il de la scission avec Florian Philippot ? Marine Le Pen et Florian Philippot se parlent-ils encore ? Combien d’élus ont rejoint ce dernier ?
Pour le moment, le mouvement de Florian Philippot reste marginal et ne concerne que quelques milliers de militants et quelques élus. Il n’a pas réussi à faire une scission, comme Bruno Mégret en 1998, qui avait emporté la moitié du FN de l’époque.
On ne sait pas si Florian Philippot et Marine Le Pen se parlent. Ils laissent entendre que non, jouent la carte de la division et semblent vouloir s’ignorer. Elle fait comme son père avant elle : moquer les espoirs de tout challenger dans la « galaxie ». Elle espère pouvoir rebondir avec le changement de nom. Philippot connaît l’histoire, il pense avoir raison sur le fond et sur la stratégie, mais il sait que sa tentative doit rapidement prendre de l’ampleur pour réussir. Sinon, il sera un parmi les multiples mouvements issus du FN qui vivent et survivent dans cette famille politique.
Pourquoi Marine Le Pen veut-elle changer de nom ? Est-ce que ça signifie que la ligne politique du FN va changer ?
Non, il ne s’agit pas de changer la ligne politique mais plutôt de relancer une dynamique de « rassemblement » pour espérer arriver au pouvoir un jour. Il s’agit de rassurer les déçus de la dernière élection présidentielle en interne et de répondre aux critiques qui demandent de nouvelles alliances. Et il y a aussi une dimension symbolique et familiale, chez les Le Pen : le FN, c’est le parti de Jean-Marie. Le RN, c’est Marine, comme elle avait déjà créé le « Rassemblement Bleu Marine ».

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          Au FN, un nouveau nom pour une ligne dure



Quels sont les arguments des militants qui sont contre un changement de nom ?
Pour la plupart, les militants estiment que le nom fait partie de l’ADN de « leur » parti. Et que le changer serait renier ce qu’ils ont défendu depuis des années, contre le reste du « système ». Ils y sont attachés, comme ils restent attachés à la figure de Le Pen (père), même s’ils reconnaissent qu’il peut nuire à l’accession au pouvoir. Le FN est un parti « famille », qui encadre les militants, les forme, les rassure. Le lien au nom n’est pas seulement politique, il est aussi affectif.
Bonjour, y a-t-il eu consultation des adhérents pour proposer ce nouveau terme de « Rassemblement national » ?
Il y a eu un travail de consultation des adhérents (non public) ces derniers mois qui portait sur plusieurs sujets, dont l’opportunité de changer de nom. Le résultat est très serré, d’après la direction du FN : 52 % de personnes favorables à un changement. C’est peu. Et depuis hier, il y a une consultation en cours, par correspondance, sur le nouveau nom proposé. Il sera sans doute suivi par huissier et permettra de faire parler du FN-RN pendant quelques semaines.
Quand on fait des recherches sur le RN, on s’aperçoit qu’historiquement ce parti est d’idéologie fasciste, voire néonazie. Si un changement de nom du FN était nécessaire pour la dédiabolisation, c’est plutôt mal parti, non ? Comment le FN va-t-il faire pour redorer son image après cet événement, maintenant qu’on risque de l’associer avec cet ancien parti ?
En effet, l’expression « Rassemblement national » est déjà connotée historiquement. L’avocat d’extrême droite Jean-Louis Tixier-Vignancour, mais aussi le Rassemblement national populaire de Déat (1942), et le parti créé plus récemment qui porte déjà ce nom sont également issus de cette tradition de la droite antigaulliste. Mais le terme de « rassemblement » est aussi plus ouvert que celui de « front », qui avait une connotation guerrière, en même temps qu’une dimension de rassemblement électoral, voulue par ses créateurs d’Ordre nouveau, en 1972.
Pour Marine Le Pen, l’objectif est de donner le sentiment qu’elle rénove le FN pour l’ouvrir à de nouvelles alliances pour accéder au pouvoir, mais aussi de rassurer sur les fondamentaux, face à Wauquiez et Philippot, qui lui disputent ses électeurs sur des bases proches. Donc, un petit air de « radicalité historique » n’est pas forcément mauvais, pour cela.
Marine Le Pen a été réélue à l’unanimité à la tête du FN. Est-ce que ça signifie qu’elle a réussi à redorer son blason auprès des militants après son débat raté à la présidentielle face à Macron ?
Auprès des militants, elle apparaît comme incontournable et elle a réussi à resserrer les rangs, malgré les difficultés dans l’opinion, liées à la déception de la présidentielle. Cela veut aussi dire qu’elle a mené à terme la « marinisation » du parti dont elle a pris la tête fin 2010. Elle a désormais placé ses proches à tous les niveaux de pouvoir et elle tient le parti, sans opposition forte. Bruno Gollnisch et Marion Maréchal Le Pen ne pèsent plus beaucoup en interne. Par ailleurs, il n’y avait pas d’autre candidat(e), donc l’unanimité est plus aisée. Florian Philippot a choisi de créer son mouvement. Et Marion Maréchal Le Pen de faire une pause.
La ligne politique actuelle du FN est-elle celle d’avant ou d’après l’alliance avec Dupont-Aignan ? MLP a-t-elle définitivement abandonné certaines mesures, comme, me semble-t-il, la fin de la scolarité gratuite pour les enfants sans papiers ?
La ligne politique actuelle doit, en effet, revenir aux fondamentaux (protection, liberté, sécurité) et marquer la filiation du RN avec le FN sur quelques grandes mesures phares : préférence nationale, Europe des nations, etc. Il s’agit pour Marine Le Pen de laisser ouverte l’élaboration de propositions nouvelles, pour deux raisons : il faut « faire sérieux » et devenir un parti de gouvernement, et il faut pouvoir nouer des alliances, pour pouvoir espérer gagner les élections. Donc, on assiste dans un premier temps à un retour aux éléments structurants qui fondent le « lepénisme » (version Marine), avec quelques innovations qui datent de ces dernières années : liberté des petits entrepreneurs contre les gros (du CAC 40), protectionnisme et localisme de production, capitalisme national et « familial », intérêt pour les nouvelles technologies (le Google à la française, qui existe, mais ne fonctionne pas), et surtout l’idée de gouverner par grands référendums sur les grands sujets (peine de mort, euro, etc.) La ligne de Marine Le Pen, c’est d’abord de construire une proposition « ni droite ni gauche, nationale », en empruntant des éléments de programme aux deux camps, pour les mixer dans une proposition de « protectionnisme nationaliste ». Ensuite, sur cette base, elle pourra discuter avec d’autres forces politiques qui pourraient venir affirmer sa légitimité pour les prochaines échéances, dont les Européennes l’année prochaine. Mais on ne sait pas encore lesquelles, à ce stade.
Vu l’absence d’huissier, comment peut-on lire ce chiffre de 52 % ? Il est à peine en faveur d’un changement de nom, et vu ce qui est mis en avant avec le nom de « RN », est-ce que MLP se laisse une marge de manœuvre pour revenir en arrière si besoin ?
C’est une hypothèse, en effet. En tout cas, le lancement du nouveau nom n’est pas certain de réussir, à ce stade. En interne comme en externe, médiatiquement et juridiquement.
Que devient Marion Maréchal ? Est-elle impliquée d’une manière ou d’une autre aux réflexions actuelles ?
Non, a priori elle influe plutôt de l’extérieur, avec des amis à l’intérieur. Partisane d’une alliance avec la droite, elle attend de voir ce que la stratégie de Marine Le Pen va donner.  Le changement de nom ne vise-t-il pas principalement à écarter définitivement, Monsieur Jean-Marie Le Pen ?
C’est en effet une des principales conséquences – et peut-être une des raisons réelles – de ce changement de nom : marquer un changement d’époque. Le Front national était le parti du père, même s’il n’avait pas été parmi les « fondateurs » en 1972, son image était liée à celle du FN. Le RN sera le parti de la fille, dans la lignée du Rassemblement Bleu Marine, utilisé depuis quelques années.

        Lire :
         

          Jean-Marie Le Pen qualifie le changement de nom du FN d’« assassinat politique »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Le mandataire de la marque dit en avoir cédé les droits à l’un des avocats du parti, un membre du FN affirme que Marine Le Pen ne peut utiliser ce nom, faute d’en être propriétaire.
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FN : la marque « Rassemblement national », objet d’un imbroglio juridique

Le mandataire de la marque dit en avoir cédé les droits à l’un des avocats du parti, un membre du FN affirme que Marine Le Pen ne peut utiliser ce nom, faute d’en être propriétaire.



Le Monde
 |    12.03.2018 à 13h39
 • Mis à jour le
12.03.2018 à 16h50
   





                        



L’un affirme que le Front national est désormais propriétaire de la marque « Rassemblement national » ; l’autre dit le contraire. Mais tous deux signent « président du Rassemblement national ».
La polémique a débuté dimanche 11 mars, pendant le congrès du Front national, à Lille. En cause, l’annonce de Marine Le Pen, qui dit vouloir changer le nom « Front national » en « Rassemblement national ». Ni une, ni deux, Igor Kurek, qui se dit président du parti du même nom, moque « l’amateurisme » de la militante d’extrême droite. « Eh bien oui, “chère” Marine, le RN (Rassemblement national) existe déjà et vous ne pouviez nier son existence quand celui-ci s’est retrouvé depuis 2014 face à vos candidats à plusieurs reprises », écrit-il dans un communiqué diffusé le même jour sur les réseaux sociaux, avant d’ajouter que « le RN est de droite gaulliste et républicaine, le FN est d’extrême droite. Le FN ne sera jamais le RN et le RN ne sera jamais le nouveau FN ». 

Alors il parait que Marine #LePen veut changer le #FN en " #RassemblementNational " " #RN" ? 😂Comment dire........… https://t.co/lCglAQEax6— RN_officiel (@RN Officiel☨)


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La marque « Rassemblement national » a en effet été déposée en 2013 auprès de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI), non pas par Igor Kurek mais par Frédérick Bigrat, qui se réclame de la même organisation politique. Ce dernier a publié un communiqué, lundi 12 mars, diffusé par L’Incorrect, un magazine à la ligne conservatrice, lancé par des proches de Marion-Maréchal Le Pen. Il y écrit que « les droits de la marque Rassemblement national ont été cédés par acte sous seing privé le 22 février 2018 ». Il ajoute que l’association Rassemblement national est en cours de dissolution, avant de mettre en cause les propos d’Igor Kurek. « Je tiens à préciser que les propos tenus par Igor Kurek, sur la base d’un communiqué rédigé par lui seul, sont parfaitement inexacts » écrit-il, en signant lui aussi « Président du Rassemblement national ».
« Tout est bordé »
Interrogée au micro de RFI, Marine Le Pen a confirmé les propos tenus par Frédérick Bigrat. « Le nom nous a été cédé le 22 février par acte sous seing privé [...] Il n’y a aucun problème juridique. Vous imaginez bien qu’on a tout bordé » a-t-elle affirmé.
La présidente du Front national a par ailleurs affirmé, sur RTL, qu’elle comptait poursuivre en justice Igor Kurek pour utilisation frauduleuse de la flamme du Front national qui figure dans le logo du parti Rassemblement national. Elle a également dit que le nom avait été déposé par son organisation politique en 1986. Si les termes apparaissent bien sur une affiche des élections législatives qui eurent lieu cette année-là, aucune trace du dépôt de nom n’est visible dans les données en ligne du site de l’INPI.

#RassemblementNational + maintien de la flamme = une image https://t.co/9DQJLSNWle— AbelMestre (@Abel Mestre)


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La base de données de l’INPI montre que le nom « RN Rassemblement national » a été déposé par Frédérick Bigrat en 2013, accompagné d’un logo représentant la croix de Lorraine au milieu de la même flamme que celle du Front national. Le terme « Alliance pour un rassemblement national » a été déposé, lui un an plus tôt, en 2012 par Louis Aliot, vice-président du Front national.

        Lire aussi :
         

                Congrès du FN : ce que l’on sait sur le changement de nom du parti






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Le Royaume-Uni, longtemps champion des PPP, a aujourd’hui presque arrêté ce genre de contrat, dont les remboursements s’étaleront jusqu’aux années 2040.
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Au Royaume-Uni, la mort des partenariats public-privé

Le Royaume-Uni, longtemps champion des PPP, a aujourd’hui presque arrêté ce genre de contrat, dont les remboursements s’étaleront jusqu’aux années 2040.



Le Monde
 |    12.03.2018 à 12h29
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            
Le Royaume-Uni, qui a été l’un des principaux leadeurs des partenariats public-privé, a désormais presque cessé d’y recourir. De 2002 à 2007, les autorités britanniques ont signé en moyenne 55 contrats de ce type par an. L’an dernier (avril 2016 à mars 2017), elles n’en ont passé qu’un seul, selon un récent rapport du National Audit Office, l’équivalent britannique de la Cour des comptes.
La quasi-disparition des private finance initiative (PFI), pour reprendre la terminologie officielle anglaise, est la conséquence logique de défauts de plus en plus apparents. Ce système permet de faire financer un investissement public – par exemple la construction d’un hôpital ou d’une école – par le secteur privé. L’Etat n’a pas besoin de débourser d’argent, donc l’emprunt n’apparaît pas dans les comptes publics. Mais au bout d’une dizaine d’années, les remboursements commencent, s’étendant sur des décennies.

C’est exactement ce qu’il se passe actuellement au Royaume-Uni. Après les années 2000, où ces investissements semblaient indolores, il est désormais l’heure de payer : 700 PFI sont actuellement en cours ; l’an dernier, les autorités publiques ont dû verser 10,3 milliards de livres (11,5 milliards d’euros) pour les honorer. En l’état actuel des choses, les remboursements vont s’élever au total à 199 milliards de livres, et s’étaleront jusqu’aux années 2040.
Impopulaires
Dans ces circonstances, les PFI sont devenus très impopulaires. Le gouvernement conservateur ose à peine les défendre – et n’y recourt plus. Quant au Parti travailliste, sous la houlette de son leadeur très à gauche Jeremy Corbyn, il a fait de la fin des PFI l’un de ses grands objectifs. Il propose de supprimer la majeure partie d’entre eux, en les ramenant directement sous le contrôle du secteur public. Le 8 février, John McDonnell, en charge de l’économie au Labour, estimait que les entreprises privées concernées ne seraient pas nécessairement compensées : « Le Parlement déterminera...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ La présidente du Front national a annoncé dimanche sa volonté de donner un nouveau nom au parti d’extrême droite.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Les rapports critiques de la Cour des comptes se succèdent et la ministre de la justice, Nicoles Belloubet, renonce à ces contrats pour le futur programme de construction de prisons.
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Trop coûteux, les partenariats public-privé n’ont plus la cote

Les rapports critiques de la Cour des comptes se succèdent et la ministre de la justice, Nicoles Belloubet, renonce à ces contrats pour le futur programme de construction de prisons.



Le Monde
 |    12.03.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
12.03.2018 à 12h30
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            
Les partenariats public-privé (PPP) pour construire les 7 000 places de prison prévues et des tribunaux, c’est terminé. La ministre de la justice l’a confirmé vendredi 9 mars. Nicole Belloubet a repris à son compte les critiques formulées par ses prédécesseurs socialistes et celles de la Cour des comptes dans son rapport de décembre 2017 sur l’immobilier de la justice, appelant à « mettre fin à la fuite en avant » que constitue le PPP « en raison de son coût et de son insoutenabilité financière ». Il n’aura donc pas vécu plus de quinze ans, en France, mais le dernier contrat signé par l’Etat, celui du Palais de justice de Paris, ne s’éteindra qu’en 2044.
Importé du Royaume-Uni en France au début des années 2000, le contrat de PPP permet à une collectivité locale, un ministère, de confier à un seul opérateur privé non seulement la conception, la construction et le financement d’un bâtiment ou d’un équipement public mais aussi son exploitation sur une longue période, de vingt-cinq à trente ans. L’utilisateur public paiera un loyer à compter de la réception du bien et tout au long de cette super-concession, puis en récupérera à terme la propriété. L’opérateur privé est, en général, un consortium formé d’une entreprise du BTP pour la conception et la construction, d’exploitants pour des services variés, chauffage, ménage, hôtellerie, sécurité, et d’un financeur, fonds d’investissement ou banque.
A ce jour, 250 contrats de partenariat au sens juridique strict, ont été conclus. Dès 2002, quatre ministères étaient précurseurs en utilisant ces formules approchées du PPP : ceux de la défense, de l’intérieur, de la santé, pour édifier ou rénover casernes, gendarmeries, commissariats, hôpitaux, et surtout de la justice, pour 14 établissements pénitentiaires et deux palais de justice, à Caen et Paris.
Nicolas Sarkozy aura été un ardent promoteur des PPP, en tant que ministre des finances puis comme président de la République, entre 2007...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Pour l’universitaire spécialiste de la violence politique, le groupe de Tarnac « incarne ce qu’il y a de plus radical aujourd’hui ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤                     
                                                   
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Isabelle Sommier : « Il n’y a pas, pour le moment, de menace d’ultragauche »

Pour l’universitaire spécialiste de la violence politique, le groupe de Tarnac « incarne ce qu’il y a de plus radical aujourd’hui ».



Le Monde
 |    12.03.2018 à 11h27
    |

            Abel Mestre








                        



                                


                            
Professeure de sociologie politique à Paris-I, spécialiste des mouvements sociaux et de la violence, Isabelle Sommier décrypte, dans un entretien au Monde, la réalité de l’ultragauche en France. Deux livres viennent de sortir sous sa direction : La Violence des marges politiques des années 1980 à nos jours (avec Nicolas Lebourg, Riveneuve, 2017) ; Marseille années 68 (avec Olivier Fillieule, Les Presses de Sciences Po, 25 euros, 612 pages). Elle participera, mardi 13 mars ,à un colloque consacré à l’ultragauche, organisé par la Fondation Jean-Jaurès.

Comment définir l’ultragauche ?
Aucun des différents groupes ou collectifs n’accepte l’appellation d’« ultragauche ». Je l’utilise pour distinguer l’extrême gauche, qui est composée de partis, de formations institutionnalisées. L’ultragauche est, elle, faite d’ensembles informels, de groupes affinitaires, souvent constitués autour de personnalités, comme c’est particulièrement net pour le groupe dit de Tarnac.
L’ultragauche a deux filiations historiques. D’abord l’opposition dite de gauche au marxisme-léninisme dans les années 1920 avec le conseillisme, Rosa Luxemburg, Karl Liebknecht, Anton Pannekoek, puis avec le groupe Socialisme ou barbarie. Ensuite avec le mouvement autonome qui puise ses racines dans le Parti communiste italien mais qui, en arrivant en France au milieu des années 1970, va avoir une inflexion beaucoup plus libertaire. Mais la matrice de l’ultragauche est dans le communisme. Elle s’est développée avec une hybridation de plus en plus forte avec la culture libertaire.
Quelles en sont les sous-familles ?
Certains sont, comme pour Tarnac, d’influence post-situationniste. Cela se note dans le jeu sur la langue, la dénonciation de la société de consommation. Il y a un autre ensemble, la famille anti-industrielle, plus de matrice anarchiste, qui se développe beaucoup – on l’a vu avec l’occupation de l’Ecole...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Le mouvement a éclaté le 20 février après de violents affrontements entre bandes rivales au lycée de Kahani. La ministre des outre-mer, Annick Girardin, est arrivée à Mayotte lundi matin.
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A Mayotte, la délinquance et la violence ont pris des proportions dramatiques

Le mouvement a éclaté le 20 février après de violents affrontements entre bandes rivales au lycée de Kahani. La ministre des outre-mer, Annick Girardin, est arrivée à Mayotte lundi matin.



Le Monde
 |    12.03.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
12.03.2018 à 11h27
    |

            Patrick Roger (Mayotte, envoyé spécial)








                        


C’est d’abord l’insécurité qui est à l’origine de ce mouvement, qui a débuté, le 20 février, après que de violents affrontements entre bandes rivales eurent éclaté au lycée de Kahani, provoquant le droit de retrait des enseignants et des chauffeurs de bus scolaire. La délinquance et la violence ont pris, ces dernières années à Mayotte, des proportions dramatiques. En 2015, 23,5 logements sur 1 000 ont ainsi été cambriolés à Mayotte (7 sur 1 000 en métropole). Les vols avec violence se multiplient et ce phénomène touche tout le territoire, sans exception.

        Lire aussi :
         

                Mayotte : la ministre des outre-mer en visite dans un département au bord de l’explosion



Tous les jours, la presse mahoraise se fait l’écho de ces faits divers violents. De nouveau, samedi 10 mars, un enseignant qui allait rendre visite à un ami à Mtsapéré, au sud de Mamoudzou, la préfecture, a pris un coup de chombo (couteau) dans le dos et s’est fait dépouiller. Le même jour, un jeune s’est également fait taillader la jambe à coups de machette. Se déplacer la nuit tombée est périlleux. Les « coupeurs de route », ces jeunes délinquants qui dressent des barrages sauvages sur les axes routiers pour racketter, parfois violemment, les automobilistes, font régner la terreur.
« Quand je me lève le matin, je regarde d’abord si les fenêtres sont encore fermées, raconte cette mère de famille de Chiconi, membre de l’association Les Mamans vigilantes. Mes enfants dorment avec moi, alors qu’ils ont leur chambre. L’aîné accroche son vélo au pied du lit de peur de se le faire voler. » « Dès qu’on entend un lézard, on a peur à Mayotte », résume-t-elle. Les Mahorais se terrent dans des logements transformés en bunker.
Systèmes débordés
Et ce sont deux mondes qui se font face : d’un côté ces habitations hérissées de barbelés et équipées de télésurveillance, de l’autre ces banga (cabanes) de tôle, qui s’entassent à flanc de colline, sur des terrains privés ou appartenant à la communauté, où logent sans droits les immigrés clandestins venus pour la plupart des Comores à partir de l’île d’Anjouan, distante de 70 kilomètres des côtes mahoraises. Comme à Hamouro, un ancien village de pêcheurs dans le sud de la Grande-Terre. Dans la partie haute vivent les Mahorais. La partie basse, de l’autre côté de la route, sur la zone côtière théoriquement inconstructible, est couverte de banga.

        Lire aussi :
         

                Cinq questions sur la situation à Mayotte



Des dizaines de milliers de Comoriens clandestins accostent chaque année à Mayotte, à bord de frêles embarcations, les kwassa-kwassa, parfois au péril de leur vie. Même si les reconduites à la frontière opérées à Mayotte représentent la moitié du total effectué par la France, une dizaine de milliers de clandestins demeurent chaque année, générant un très fort déséquilibre démographique. Les systèmes éducatifs et sanitaires sont débordés. Des milliers d’enfants abandonnés traînent dans les rues. L’économie formelle a été submergée par l’économie informelle.
Mayotte, de tradition accueillante et multiculturelle, est devenue « le déversoir des problèmes comoriens », comme le notaient des parlementaires mahorais dans une adresse au président de la République, François Hollande, en 2016. C’est à l’ensemble de ces défis, d’une ampleur inouïe, que l’Etat doit apporter des réponses urgentes et de long terme.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Le ministre de l’économie et des finances dévoile ses arbitrages sur l’objet social des entreprises, enjeu de la future loi Pacte.
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Bruno Le Maire : « Ne dilapidons pas le résultat de nos efforts »

Le ministre de l’économie et des finances dévoile ses arbitrages sur l’objet social des entreprises, enjeu de la future loi Pacte.



Le Monde
 |    12.03.2018 à 11h05
 • Mis à jour le
12.03.2018 à 14h46
    |

            Elise Barthet, 
Benoît Floc'h et 
Audrey Tonnelier








                        



                                


                            

A quelques jours de l’envoi au Conseil d’Etat du projet de loi « plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises » (Pacte) sur les entreprises, le ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, dévoile au Monde les arbitrages rendus sur la place de l’entreprise. Il ferme la porte à toute redistribution des surplus fiscaux issus de la croissance.

Vous avez commandé au patron de Michelin, Jean-Dominique Senard, et à l’ancienne secrétaire général de la CFDT, Nicole Notat, un rapport sur l’entreprise. Qu’en retient le gouvernement ?
Bruno Le Maire : Le président de la République l’a dit à plusieurs reprises durant sa campagne : pour être profitables, les entreprises ne peuvent plus se détourner des enjeux sociaux et environnementaux. C’est une demande des consommateurs et des citoyens comme des investisseurs. Nous proposerons donc dans Pacte une modification du code civil. Nous donnerons également la possibilité aux entreprises qui le souhaitent de se fixer des objectifs sociaux et environnementaux et de les retranscrire dans leurs statuts.

C’est un vrai choix de rupture. Aucune entreprise ne peut plus envisager son succès et son profit sans considérer les impacts de son activité. La modification du code civil, socle de notre droit depuis plus de deux cents ans, sera aussi dans l’intérêt des entrepreneurs.
Ces évolutions ne vont-elles pas entraîner, comme le craignent les organisations patronales, une explosion des contentieux ?
Nous avons entendu les inquiétudes. Nous serons vigilants pour que la rédaction retenue n’introduise pas d’insécurité juridique.
Qu’est-ce que ça va changer concrètement ?
Nous affirmons haut et fort que les entreprises doivent participer au bien commun. C’est une modernisation essentielle du capitalisme français. Celui-ci ne doit pas se limiter à la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Emmenés par les Pays-Bas, huit Etats plaident en priorité pour « le respect des règles communes », notamment du pacte de stabilité et de croissance.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤                     
                                                   
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Zone euro : la fronde des pays du Nord face aux ambitions de Macron

Emmenés par les Pays-Bas, huit Etats plaident en priorité pour « le respect des règles communes », notamment du pacte de stabilité et de croissance.



Le Monde
 |    12.03.2018 à 10h41
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Lundi 12 mars, l’Eurogroupe devait plancher à Bruxelles sur la préparation d’un sommet de la zone euro prévu à la fin du mois. Un sommet capital, au cours duquel Paris et Berlin pourraient enfin présenter une position commune sur l’avenir de l’eurozone, après six mois de tergiversations politiques en Allemagne pour former une coalition gouvernementale entre conservateurs de la CDU et sociaux-démocrates du SPD.
La réunion des ministres des finances de la zone euro, lundi, risquait cependant d’être plombée par une récente prise de position de huit pays du nord de l’Europe, emmenés par les Pays-Bas, aux côtés des trois Etats baltes (Lituanie, Lettonie, Estonie), de la Suède, de la Finlande, du Danemark et de l’Irlande.

Cette « alliance du Nord » défend une vision du futur de la zone euro nettement moins ambitieuse que celle d’Emmanuel Macron. Un avenir qui passe avant tout, soulignent ces pays dans une lettre commune diffusée le 6 mars, par « le respect des règles communes », à commencer par le pacte de stabilité et de croissance, et son fameux plafond d’un déficit public à 3 % du produit intérieur brut.
« Quand on a des visions, il faut aller chez le docteur »
Pas un mot sur la nécessité de se doter d’un ministre des finances, d’un budget commun et encore moins d’un Parlement de la zone euro, contrairement à ce qu’avait réclamé le président français dans son discours de la Sorbonne, fin septembre 2017. Il s’agit davantage de se concentrer sur les réformes dont « l’eurozone a besoin » plutôt que sur celles qu’il serait « sympathique d’avoir ».
Le premier ministre libéral néerlandais, Mark Rutte, a pris la tête de ce cercle des « pays vertueux »
La formule rappelle, en moins brutal, le « quand on a des visions, il faut aller chez le docteur » lancé en septembre par Mark Rutte, le premier ministre néerlandais, juste après un discours du président de la Commission, Jean-Claude Juncker, pourtant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Suite au congrès de « refondation » du Front national, le politologue Erwan Lecœur a répondu à vos questions.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ 
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Analyse. Pour l’éditorialiste Michel Noblecourt, si l’ancienne formation majoritaire, édifice en ruine, se dotera bien d’un nouveau « patron » – au plus tard le 29 mars –, elle restera un parti sans identité.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤                     
                                                   
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PS, la refondation déjà en panne

Analyse. Pour l’éditorialiste Michel Noblecourt, si l’ancienne formation majoritaire, édifice en ruine, se dotera bien d’un nouveau « patron » – au plus tard le 29 mars –, elle restera un parti sans identité.



Le Monde
 |    12.03.2018 à 10h30
    |

            Michel Noblecourt (Editorialiste)








                        



                                


                            

Analyse. Jeudi 15 mars, les 102 000 militants du Parti socialiste – selon des chiffres officiels très surestimés – sont invités à voter pour élire le premier secrétaire qui prendra les commandes au congrès d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), les 7 et 8 avril. Rachid Temal, le coordinateur du PS, attend 30 000 votants, espérant sans doute que ce chiffre sera dépassé grâce à l’événement médiatique qui s’est produit mercredi 7 mars. Ce soir-là, pendant plus d’une heure et demie, les quatre postulants à la direction de l’ancienne formation majoritaire – Luc Carvounas, Olivier Faure, Stéphane Le Foll, Emmanuel Maurel – ont débattu de l’avenir du parti d’Epinay.
En cinq ans, sous le quinquennat de François Hollande, le parti a été siphonné électoralement
Une première qui n’a pas répondu aux attentes. Le PS est sinistré. En 2012, il détenait tous les pouvoirs : l’Elysée, Matignon, l’Assemblée nationale, le Sénat, la quasi-totalité des régions, la majorité des départements et des grandes villes. En cinq ans, sous le quinquennat de François Hollande, il a été siphonné électoralement. En ruine, il a tout perdu. Inaudible, invisible, il risque d’être aspiré sur la même pente que le Parti communiste s’il ne se refonde pas d’urgence. C’est l’enjeu du congrès d’Aubervilliers, qui devrait être une première étape.

Les quatre aspirants au poste de « patron » du PS ont eu un débat à fleurets mouchetés, ne gommant pas leurs différences, mais évitant l’affrontement direct. Relancés fréquemment sur l’inventaire du quinquennat de M. Hollande, ils ont été interrogés comme s’ils étaient candidats à la présidence de la République. Ils ont ainsi déballé leurs programmes sur l’écologie, la laïcité, la fonction publique, la limitation de vitesse à 80 kilomètres/heure, le smic et le pouvoir d’achat, la fortune de Bernard Arnault, le statut des cheminots, la fiscalité, les lois sur le travail, l’immigration.
Stéphane Le Foll, grognard de la Hollandie
Ils...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ En Guyane, le député sortant, Lénaïck Adam, pour La République en marche, s’est imposé au second tour face à Davy Rimane (49,35 %), soutenu par La France insoumise
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤                     
                                                

Législatives partielles en Guyane et Haute-Garonne : LRM sauve un siège, La France insoumise fait grise mine

En Guyane, le député sortant, Lénaïck Adam, pour La République en marche, s’est imposé au second tour face à Davy Rimane (49,35 %), soutenu par La France insoumise



Le Monde
 |    12.03.2018 à 09h51
    |

                            Laurent Marot (Cayenne), 
Abel Mestre et 
Manon Rescan








                        


La France insoumise (LFI) voulait profiter des législatives partielles de mars pour s’imposer comme la principale force d’opposition à Emmanuel Macron. « Plus personne ne pourra dormir tranquille », avait promis, pendant la campagne, Jean-Luc Mélenchon. Sa formation n’est pas parvenue à transformer l’essai, dimanche 11 mars, lors des deux scrutins sur lesquels elle comptait le plus, en Guyane et en Haute-Garonne.
Dans une Guyane où M. Mélenchon était arrivé en tête lors du premier tour de la présidentielle, La France insoumise échoue au profit de la majorité, malgré la visite, de près d’une semaine, de son chef de file sur place pendant la campagne. Le député sortant, Lénaïck Adam (50,65 %), pour La République en marche (LRM), s’est imposé au second tour, face à Davy Rimane (49,35 %), soutenu par LFI. Ce dernier avait pourtant largement amélioré son score lors du premier tour, gagnant 15 points par rapport à son score de juin 2017. A l’époque, il n’était pas le candidat investi par les « insoumis ». Dimanche, l’écart entre les deux finalistes était faible, 213 voix, selon les premiers résultats communiqués par la préfecture, qui doivent être officialisés dans la journée de lundi 12 mars. « Il n’y a plus de doute sur la légitimité de notre victoire et de la volonté du peuple », a déclaré au Monde Lénaïck Adam, qui se réjouit d’avoir « creusé l’écart » avec son adversaire : en juin 2017, il n’avait que 56 voix d’avance, ce qui avait contribué à l’annulation de son élection par le Conseil constitutionnel.
Christophe Castaner, délégué général de LRM, a salué la victoire de M. Adam, dimanche soir. « Ce résultat conforte la volonté du gouvernement de mettre en œuvre l’accord de Guyane, une mise en œuvre réelle et non plus des promesses, car les Guyanais en ont soupé, des promesses », a-t-il confié au Monde. Signé le 21 avril 2017 par le gouvernement précédent, après cinq semaines de mouvement social, cet accord – un plan d’urgence d’un peu plus de 1 milliard d’euros – a été l’un des thèmes de la campagne, Davy Rimane pointant la lenteur de sa mise en place.
Ballottage très défavorable
Pour le parti d’Emmanuel Macron, cette victoire est un soulagement, après qu’il avait perdu l’une de ses députées dans le Val-d’Oise, début février, et que ses espoirs de remporter de nouvelles circonscriptions sont minces, au vu des cinq élections partielles à venir d’ici à la fin avril. En Haute-Garonne, LRM se trouvait ainsi dimanche soir en ballottage très défavorable. Le député PS sortant, Joël Aviragnet, est arrivé nettement en tête du premier tour (38,74 %), face au macroniste Michel Montsarrat (20,31 %). A quelques jours du vote des militants socialistes pour leur nouveau premier secrétaire, jeudi 15 mars, ce résultat est un coup de projecteur inattendu pour le parti de la rose, dont cette circonscription était la seule du département à ne pas avoir été conquise par LRM en juin.
Sur les terres de la présidente de la région Occitanie, Carole Delga, les socialistes confirment que, pour ces élections à la participation traditionnellement très faible, la mobilisation des réseaux militants historiques fait la différence. A quelques jours du scrutin, LRM n’était d’ailleurs guère optimiste quant à sa capacité à l’emporter au second tour face au PS. Une perspective qui s’éloigne d’autant plus que le score de son candidat s’est effondré depuis le mois de juin.
« Colère froide qui se traduit par une grève civique et par une forte sanction du candidat du gouvernement qui divise son score par deux par rapport à juin », a commenté Manuel Bompard, dirigeant de La France insoumise, dimanche soir, sur Twitter. Après les partielles de février, défavorables à la majorité, et les mauvais scores du PS, les « insoumis » se prenaient à rêver à un exploit, dans cette circonscription de gauche, en doublant les socialistes. Les figures du mouvement à l’Assemblée – Jean-Luc Mélenchon, Alexis Corbière, Clémentine Autain, François Ruffin – avaient multiplié les déplacements pour soutenir le candidat LFI, Philippe Gimenez. Las ! Ce dernier passe certes devant le FN, mais avec un score légèrement plus faible qu’en juin 2017.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ L’abandon du nom du parti d’extrême droite au profit de Rassemblement national « n’apporte rien de nouveau », a estimé lundi Jean-Marie Le Pen.
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Jean-Marie Le Pen qualifie le changement de nom du FN d’« assassinat politique »

L’abandon du nom du parti d’extrême droite au profit de Rassemblement national « n’apporte rien de nouveau », a estimé lundi Jean-Marie Le Pen.



Le Monde
 |    12.03.2018 à 09h33
 • Mis à jour le
12.03.2018 à 10h51
   





                        


Au lendemain de la proposition de sa fille Marine de changer le nom du Front national (FN), le fondateur du parti d’extrême droite a fait part de son opposition à cette décision soumise à l’approbation des militants FN, la qualifiant d’« assassinat politique » lundi 12 mars sur France Inter.
L’abandon du nom Front national au profit de Rassemblement national « n’apporte rien de nouveau », a estimé Jean-Marie Le Pen. Il est « désastreux qu’on abandonne le nom Front national, car c’est un repère inimitable et incontournable », a-t-il ajouté, en estimant que Marine Le Pen a « manqué d’imagination semble-t-il » en choisissant ce nouveau nom, qui a « déjà été utilisé deux fois, une fois aux cantonales de 1985 et une fois aux législatives de 1986 ». Le FN, c’est « une âme, une histoire, un passé. Faire fi de tout ça me paraît désastreux », a-t-il insisté.
Interrogé pour savoir s’il allait adhérer au Rassemblement national, Jean-Marie Le Pen a répondu « certainement pas », et « je fais toute réserve sur les possibilités que j’ai éventuellement pour reprendre le nom de Front national ». « Cela veut dire que si Mme Le Pen abandonne le titre de Front national je crois que j’ai plus le droit que quiconque à en user si j’ose dire », a-t-il ajouté.
Il a par ailleurs jugé qu’il conservait le titre de président d’honneur : il n’est « pas tout à fait supprimé », a-t-il estimé. « Le titre qui m’a été donné par le congrès de 2011, je le conserve », « il l’a été en vertu des services que j’ai rendus et il me paraît extrêmement difficile de me le retirer », a-t-il tranché.

        Lire aussi :
         

                Au FN, un nouveau nom pour une ligne dure






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Sur quatre ans, les camps politiques les plus représentés dans nos colonnes « fact-check » sont… la gauche et la droite, au coude-à-coude, suivies par l’extrême droite.
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Les Décodeurs ont-ils des cibles privilégiées ?

Sur quatre ans, les camps politiques les plus représentés dans nos colonnes « fact-check » sont… la gauche et la droite, au coude-à-coude, suivies par l’extrême droite.



Le Monde
 |    12.03.2018 à 09h00
    |

            Mathilde Damgé








                        


« Vous ne vérifiez que la droite », « que la gauche », « vous ne parlez jamais de » telle ou telle personnalité politique… Depuis la création des Décodeurs, nous sommes régulièrement confrontés à cette question de la « parité » de nos articles de vérification. Nous avons donc recensé l’ensemble de nos articles de « fact-checking » (« vérification des faits ») de la parole politique depuis le début de la rubrique, en mars 2014.
Premier enseignement : l’apparition du mouvement En marche !, lors de la présidentielle de 2017, a clairement rebattu les cartes jusque dans notre travail de vérification de la parole politique et a imposé un traitement plus important de la couleur « centriste ».


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« Fact-checking » : 2017, année charnière pour la vérification de la parole politique
L'apparition d'En Marche lors de la présidentielle de 2017 a rebattu les cartes jusque dans notre travail de vérification de la parole politique et imposé un traitement plus important de la couleur « centriste ».

Emmanuel Macron est classé au centre à partir du 19 août 2016 quand, ministre de l’économie de François Hollande, il a déclaré : « Je ne suis pas socialiste ». Il avait certes déjà fondé En Marche depuis le mois d’avril mais la ligne politique de ce nouveau parti n’avait pas encore été clairement définie. De même, les nouveaux ralliés à En Marche (Manuel Valls à gauche ou Bruno Le Maire à droite) sont classés dans leur parti d’origine jusqu’à la date de leur ralliement.
Source : Les Décodeurs



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      [
        "",
        44
      ],
      [
        "",
        46
      ],
      [
        "",
        62
      ],
      [
        "",
        23
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      [
        "",
        12
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      [
        "",
        27
      ],
      [
        "",
        13
      ],
      [
        "",
        32
      ]
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			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
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 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Nous adoptons la même méthodologie que lors de nos premiers décomptes : nous ne reprenons pas dans notre calcul les propos de « non encartés », comme les organisations patronales (le Medef, par exemple) ou syndicales, ni ceux de personnalités (Eric Zemmour, Alain Finkielkraut, blogs de libéraux…), qu’il serait problématique d’affilier à un parti dont elles ne se réclament pas ou qui ne les a pas adoubées.
Par ailleurs, ce comptage ne tient pas compte du blog Lui président, qui vérifie la tenue, ou pas, des engagements du candidat Emmanuel Macron. Ce blog, créé par trois anciens de l’Ecole de journalisme de Lille (ESJ), dont Maxime Vaudano (actuellement journaliste aux Décodeurs), est en partie animé par des élèves de l’école.
Gauche et droite les plus vérifiées
Sur quatre ans, les couleurs politiques les plus représentées dans nos colonnes « fact-check » sont la gauche et la droite, au coude-à-coude (182 contre 175 articles), suivies par l’extrême droite (84 articles). Les moins présents sont les Verts et la gauche radicale, même si cette dernière a beaucoup progressé en 2017, année de campagne présidentielle et législative pendant laquelle La France insoumise a multiplié les inexactitudes.


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		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
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« Fact-checking » : gauche et droite au coude-à-coude
Sur quatre ans, les couleurs politiques les plus représentées dans nos colonnes « fact-check » sont la gauche et la droite au coude-à-coude, suivies par l’extrême droite.

Source : Les Décodeurs



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	Highcharts.setOptions({
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	xAxis: {
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		},
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				y: ""
			}
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		plotBands: [{
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			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
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				x: "",
				y: 10
			}
		}]
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        "",
        175
      ],
      [
        "",
        84
      ],
      [
        "",
        36
      ],
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        22
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		},
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	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


De la même façon, le fait que l’extrême droite ait été plus représentée dans notre travail correspond à ses libertés fréquemment prises vis-à-vis de la vérité. Cela ne revient pas à dire que nous donnons toujours tort à l’extrême droite : nous avons ainsi rétabli la vérité sur l’hommage rendu par les députés FN lors de la tuerie de Charlie Hebdo et défendu Marine Le Pen, à qui on attribuait faussement une citation comparant François Hollande et Adolf Hitler.
Ce décompte ne reflète pas la part de plus en plus forte prise dans la « mal-information » par des sphères politisées, tant à l’extrême gauche qu’à l’extrême droite, sur les réseaux sociaux. Cette évolution nous a amenés à une extension du champ classique du fact-checking, qui inclut désormais la vérification de rumeurs et de fausses informations. C’est notamment l’objectif du Décodex, qui a soufflé cette année sa première bougie.

        Voir l’infographie :
         

          Parcourez la galaxie des fausses informations qui circulent sur Facebook






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/12/19-18">
<filnamedate="20180312"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180312"><AAMMJJHH="2018031219">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Chaque semaine, « L’Epoque » paie son coup. Ce qu’a décliné le « Baron noir » du PS, tout en acceptant de faire, chez lui, un état des lieux de la famille socialiste.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤                
                                       
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Un apéro avec Julien Dray : « Je veux de nouveau exister tout seul »


                      Chaque semaine, « L’Epoque » paie son coup. Ce qu’a décliné le « Baron noir » du PS, tout en acceptant de faire, chez lui, un état des lieux de la famille socialiste.



Le Monde
 |    12.03.2018 à 08h39
    |

                            Laurent Telo








                              

                        

On ne va pas barguigner, il n’y a pas eu d’apéro. A l’heure dite, il était chez lui, un loft très confortable de l’Est parisien, il ne voulait pas en sortir, mais il voulait bien préparer le café. Demi-tour. Il n’y a pas eu d’apéro parce qu’il n’était pas trop d’humeur. Pour plusieurs raisons. Certaines n’appartiennent qu’à lui. 1) Julien Dray, dit « Juju », dit le « Baron noir », est un peu chagrin au lendemain du débat du 7 mars. Celui qui opposait les quatre candidats à la présidence du – de son – Parti socialiste et dont l’impact médiatique n’a pas semblé le détourner d’une calamiteuse fatalité. 2) Il ne boit pas, il est au régime et hypocondriaque. Il doit passer prochainement des examens médicaux pas glamour.
« Une photo trop décalée, ça peut vous poursuivre toute une vie. »
Les autres raisons n’appartiennent qu’à nous. 3) Le photographe, artiste taquin, lui a proposé de poser avec : a) une tasse à café de couleur rouge comme George Clooney ; b) un grand vase blanc avec des fleurs dedans ; c) un jéroboam – vide – de champagne ; d) à côté d’un cheval de manège d’intérieur offert par Marcel Campion, le forain. « Bof, non-non-non, bof, mouif… » A l’adresse du photographe, Dray a alterné bougonnements et regards noirs avant de délivrer, en guise de justification, une anecdote nostalgique qui l’a finalement décontracté : « Une photo trop décalée, ça peut vous poursuivre toute une vie. Quand j’étais tout jeune député, en 1988, on m’avait interviewé pendant les vacances dans le sud de la France. J’étais chez des potes, en famille. Et le photographe m’avait dit : “Plongez dans la piscine, ça va être rigolo.” Je me suis trimballé cette photo pendant des mois et des mois : “Z’avez vu sa piscine de luxe, gnagnagna…” Alors qu’elle n’était même pas à moi… » 4) On a cassé – cette fois, ce n’est pas la faute du photographe – une sculpture de valeur sentimentale, un grand oiseau en bois sénégalais décidément bien fragile, offert par Fodé Sylla,...




<article-nb="2018/03/12/19-19">
<filnamedate="20180312"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180312"><AAMMJJHH="2018031219">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Marine Le Pen propose que le FN devienne le Rassemblement national, un nom qui a déjà un long et sombre passé, explique l’historienne Valérie Igounet dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 11/03/2018
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« Le Front national ne s’affranchit en aucun cas de son histoire »

Marine Le Pen propose que le FN devienne le Rassemblement national, un nom qui a déjà un long et sombre passé, explique l’historienne Valérie Igounet dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    12.03.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
12.03.2018 à 13h05
    |

Valérie Igounet (historienne, co-directrice de l’Observatoire du conspirationnisme)







                        



                                


                            

Tribune. Certaines appellations peuvent susciter l’étonnement. Dimanche 11 mars, Marine Le Pen a annoncé le nouveau nom de son parti (qu’elle soumet au vote des adhérents) : le Rassemblement national (RN). Un terme – « rassemblement » – qui se substitue à celui de « front »… et un autre qui reste en place : « national ». Le logo perdure : la flamme bleu-blanc-rouge, adoptée à la création du mouvement et inspirée de celle du parti néofasciste italien, le Movimento sociale italiano (MSI).
Le « nouveau » parti lepéniste ne s’est donc défait que partiellement d’une dénomination, d’une image et d’une histoire. Lors de son discours de clôture, Marine Le Pen a apporté un début d’explication : le « nom Front national est porteur d’une histoire épique et glorieuse que personne ne doit renier, mais (…) il est pour beaucoup de Français (…) un frein psychologique pour nous rejoindre ou plus simplement pour voter ». La présidente de ce qui est encore le FN met donc en adéquation ce « rassemblement » avec l’espoir d’une renaissance, concrétisée par ce congrès de la « refondation ». Ce dernier a été présenté comme un « tournant de l’histoire du mouvement » et ses trois axes annoncés : s’implanter, s’allier et gouverner.
Rassemblement national… Ces deux termes accolés ont déjà une histoire. En premier lieu, ils ont été choisis – assortis d’un troisième – par Marcel Déat en 1941. Pendant l’Occupation, le Rassemblement national populaire (RNP) affiche comme objectif de devenir le parti unique du régime de Vichy. En 1954, ils désignent le parti de Jean-Louis Tixier-Vignancour… candidat à la présidentielle de 1965 avec comme directeur de campagne Jean-Marie Le Pen. Lors des législatives de mars 1986, les listes dans les différents départements sont bouclées sous le nom de « Listes du Rassemblement national présentées par le Front national ».

Bruno Mégret rêvait de cette grande structure de rassemblement...




                        

                        


<article-nb="2018/03/12/19-20">
<filnamedate="20180312"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180312"><AAMMJJHH="2018031219">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Placé sous le signe de la « refondation », le congrès qui s’est tenu à Lille ce week-end a fourmillé de références pas tout à fait en phase avec le travail de normalisation.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 11/03/2018
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Au FN, un nouveau nom pour une ligne dure

Placé sous le signe de la « refondation », le congrès qui s’est tenu à Lille ce week-end a fourmillé de références pas tout à fait en phase avec le travail de normalisation.



Le Monde
 |    12.03.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
12.03.2018 à 16h51
    |

            Lucie Soullier (Envoyée spéciale à Lille)








                        



                                


                            

Marine Le Pen a finalement ravivé la flamme de l’extrême droite. Au congrès des 10 et 11 mars à Lille, elle a tenté de conter la « refondation » du Front national en usant de quelques totems ; notamment la liquidation administrative de l’héritage du père – la présidence d’honneur qu’il détenait a disparu des nouveaux statuts du parti adoptés à 79,77 % – et, surtout, la révélation du nouveau nom qu’elle entend donner au parti.
Marine Le Pen l’a dévoilé dans les toutes dernières minutes de son discours de clôture, dimanche après-midi : « Je vous proposerai donc que le Front national devienne le Rassemblement national [RN]. » Chat perché sur le passé, le parti y gagnerait en respectabilité. Le service après-vente fut assuré, à la sortie du congrès, par sa garde rapprochée. Démonstration du député du Pas-de-Calais, Ludovic Pajot :
« Tout le monde s’est levé pour applaudir son discours, c’est bien qu’il y ait un engouement pour ce nouveau nom. »
C’est qu’il reste tout de même à l’entériner, ce nom, par un vote des adhérents, à qui Marine Le Pen promet un placement sans risque : la flamme et la ligne du FN maintenues, mais nichées dans la coquille du RN, plus rassurante pour de potentiels alliés. Une main tendue attrapée dès dimanche matin, par une autre issue des rangs du parti Les Républicains (LR). « Le FN a évolué. Regardons si un accord ou un rapprochement sont possibles », a lâché Thierry Mariani dans les colonnes du Journal du dimanche, ajoutant voir dans ce nouveau nom « un signe », avant même de le connaître. Voilà la digue percée, à droite, par un ancien ministre de Nicolas Sarkozy.
Le Pen père, Tixier-Vignancourt, Déat
Après une séquence post-présidentielle compliquée, Marine Le Pen aurait enfin pu souffler. Mais c’était sans compter sur la mémoire des anciens de son propre camp. Jean-Richard Sulzer, réélu par les adhérents au conseil national du FN (le « parlement »...




                        

                        

